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Histoires du Vendée Globe, l’Everest des mers dans toute sa splendeur !

Ce dimanche 6 novembre 2016, trente des meilleurs skippers au monde ont prit le départ du Vendée Globe aux Sables d’Olonne. Se déroulant tous les quatre ans, ce tour du monde en solitaire, sans assistance et sans escale, est une expérience dantesque et unique. À cette occasion, quatre ans après « Seul autour du monde », Alexandre Chenet et Renaud Garreta nous livrent un second opus retraçant l’aventure exceptionnelle d’une dizaine de skippers ayant bouclé cet Everest des mers.

 

 

 

© Chenet/Garreta chez Dargaud

 

 

© Chenet/Garreta chez Dargaud

 

Quatre ans, c’est le temps qui sépare deux Vendée Globes. Quatre ans, c’est aussi ce qu’il aura fallu à Alexandre Chenet et Renaud Garreta pour nous livrer Et parfois il y a des moments magnifiques… Histoires du Vendée Globe. Avec Seul autour du Monde, ils nous racontaient l’histoire fictive d’un marin engagé dans cette course mythique. Cette fois, ce sont des fragments de l’aventure extraordinaire d’une dizaine de skippers qu’ils proposent.

 

 

 

© Chenet/Garreta chez Dargaud

 

 

© Chenet/Garreta chez Dargaud

Pendant ces quatre années de labeur, ils se sont entretenus avec onze des meilleurs skippers mondiaux, préparant le terrain pour ce livre fascinant, tant par ses dessins plus vrais que nature, que par les récits admirables de ces hommes et ces femmes hors normes. Samantha Davies, Michel Desjoyeaux, François Gabart, Tanguy de Lamotte, Armel Le Cléac’h, Jean Le Cam, pour ne citer qu’eux, se sont confiés sur leurs aventures respectives, décrivant des faits de courses emblématiques et mettant également en lumière le quotidien difficile des skippers.

 

 

 

 

© Chenet/Garreta chez Dargaud

 

 

 

© Chenet/Garreta chez Dargaud

 

Les témoignages se croisent, se recoupent et s’entremêlent pour donner naissance, sur papier, à cette aventure au but simple ; boucler ce tour du monde. Les skippers se confient et semblent finalement vivre tous la même chose. S’ils sont rivaux dès lors qu’ils franchissent la ligne de départ, ils n’en restent pas moins des êtres humains, prêts à s’entraider au moindre pépin. Naviguant entre hyper-réalisme et expressionnisme, Renaud Garreta nous offre le plus beau des documentaires sur cet Everest des mers.

 

 

 

© Chenet/Garreta chez Dargaud

 

 

© Chenet/Garreta chez Dargaud

 

Les planches sont entrecoupées de pages de textes où un narrateur révèle les secrets du Vendée Globe. Cette voix off évoque à merveille le rapport à l’océan, l’extrême solitude, mais aussi l’influence des sponsors et le légendaire passage du Cap Horn. Cette folle aventure se dévoile alors de manière complète, tanguant tantôt du côté intime et psychologique, tantôt du côté technique nécessaire.

Un dossier final d’une dizaine de pages clôt d’ailleurs en beauté cet ouvrage riche et beau, expliquant tous les termes techniques de la voile et se penchant également  sur l’édition 2016. On y découvre les neuf voiles autorisées à bord, les skippers engagés pour cette nouvelle édition, quelques explications sur les bateaux les plus performants et même une rétrospective du parcours de ces Imoca en compétition.

 

 

 

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© Chenet/Garreta chez Dargaud

 

Parmi ceux qui ont accepté de se confier à Chenet et Garreta, on retrouve notamment, Tanguy de Lamotte, le skipper au grand coeur qui a pris le départ et bouclé son premier Vendée Globe en 2012 à bord de son bateau Initiatives-Coeur. Ce sportif d’exception, navigateur chevronné met ses qualités humaines au service des enfants malades. Ainsi, cette année encore, son tour du monde permettra d’opérer et de soigner des enfants malades. Tanguy raconte dans Histoires du Vendée Globe un incident particulièrement intense pour lequel il aura évité de justesse un chavirage. Pour cet épisode comme pour tant d’autre les dessins sont des plus réalistes, nous immergeant en plein cœur de l’action.
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© Chenet/Garreta chez Dargaud

 

Plus loin, nous assistons à une série de mauvaises décisions prises par Yann Eliès, le menant inexorablement  vers une grosse frayeur lors du Vendée Globe 2008. Une mauvaise décision lui aura presque coûté la vie au large de l’Australie. Projeté hors de son bateau et fort heureusement toujours attaché, le navigateur parvient à remonter à bord. Sa jambe est très gravement fracturée et il souffre de multiples contusions. Malgré la gravité de son état, il devra attendre les secours pendant deux jours avant de  voir arriver des secours. Marc Guillemot s’est dérouté pour porter secours à son ami, tandis qu’une frégate australienne est envoyée le secourir. Cet incident aurait pu coûter la vie au skipper, mais par un heureux coup du sort, il s’en est sorti et sera d’ailleurs au départ de cette édition 2016. C’est ça aussi le Vendée Globe, de grandes et belles histoires.
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© Chenet/Garreta chez Dargaud

 

Les pages se tournent et le voyage est de plus en plus passionnant, extraordinaire même. On navigue avec Bilou, alias Roland Jourdain, soudainement ébranlé par une rencontre inattendue avec une baleine. On assiste au sauvetage du Roi Jean Le Cam par Vincent Riou. On admire des couchers et des levers de soleil plus grandiose les uns que les autres. Et, finalement, on revit l’un des événements phares du Vendée Globe 2012, le coude à coude entre François Gabart et Armel Le Cléac’h. Au passage du Cap Horn, les deux hommes sont largement en tête. Mieux encore, François Gabart ne possède que 75 minutes d’avance sur Le Cléac’h, soit un temps qui ne représente que 0,07% de ce que sera le chrono final du vainqueur. Un bord à bord mémorable, qui amènera les deux concurrents à se toiser depuis leur hublot après 50 jours de courses, et plus de 25 000 kilomètres parcourus, un phénomène plutôt rare !
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© Chenet/Garreta chez Dargaud

 

Enfin, le Cap Horn est passé, nous laissons les mers du Sud derrière nous et après avoir côtoyé quelques icebergs, nous naviguons en plein Atlantique direction les Sable d’Olonne et cette ligne d’arrivée qui fait tant rêver. Nous la franchissons d’ailleurs aux côtés de François Gabart, grand vainqueur de l’édition 2012. L’émotion est au rendez-vous. C’est un voyage d’une étonnant intensité qui se termine et déjà, on est prêt à rempiler…

 

 

 

end

 

 

 


© Chenet/Garreta chez Dargaud

 

Ouvrir cette bande-dessinée c’est plonger corps et âme dans l’univers intense de l’océan, c’est faire connaissance avec une course à la fois fascinante et dangereuse où l’Homme en plus d’affronter les éléments, s’affronte lui-même. Mais c’est aussi apprendre ; mieux comprendre les stratégies de course, les choix de trajectoire, les avaries et même les indications météo. Si tout comme moi, la voile vous passionne, il n’y a pas de doute, ce livre est fait pour vous. Et si au contraire cet univers vous est inconnu, ne passez surtout pas votre chemin, embarquez avec ces marins, la découverte vous ravira…

 

Alizée Seny

 

Titre: Et parfois il y a des moments magnifiques… Histoires du Vendée Globe

D’après des histoires vraies

Recueil d’histoires courtes/ Guide officiel

Scénario: Alexandre Chenet

Dessin et couleurs: Renaud Garreta

Genre: Documentaire, Aventure

Éditeur: Dargaud

Nbre de pages: 128

Prix: 17,95€



Publié le 07/11/2016.


Source : Bd-best


Petit Poilu tome 19, Céline Fraipont aborde à hauteur d’enfants un thème complexe

  Il a rencontré un yéti. Il s’est trouvé confronté à un autre lui-même. Il a affronté un super-héros. Il a déjà vécu de nombreuses péripéties. Aujourd’hui, Petit Poilu a pour mission de tirer le prince des oiseaux des griffes d’un sombre corvidé.

 

            Comme dans chacune de ses aventures, Petit Poilu se réveille guilleret, puis part pour la journée après un bon petit déjeuner et un gros bisou de sa maman chérie. Bien sûr, il n’oublie pas son baluchon. A peine sorti de chez lui, quatre petits oiseaux aux couleurs chatoyantes viennent virevolter autour de lui. Les volatiles l’embarquent aussitôt dans une grande cage grise gardée par Topor le corbeau noir. A l’intérieur, se trouvent un arbre blanc, une fontaine blanche et un fauteuil blanc sur lequel un grand oiseau blanc déprime. Aidé par le quatuor musical qui l’a amené là, Petit Poilu va remettre des couleurs dans la vie du prince des oiseaux.

 

 

 

 

 

 

            Céline Fraipont aborde à hauteur d’enfants un thème complexe et leur prouve, ainsi qu’à leurs parents, que le bonheur est à portée d’elle. Elle rend un bel hommage à Roland Topor, touche-à-tout de génie, illustrateur, dessinateur, peintre, écrivain, poète, cinéaste, ayant passé sa jeunesse Rue Corbeau dans le dixième arrondissement de Paris.

 

            Le trait rond et rassurant de Pierre Bailly n’a jamais aussi bien servi la série. Après dix-neuf tomes, il invente encore et se sert des couleurs comme éléments narratifs. Les notes chantées par les oisillons sont rouges, jaunes, bleues, oranges, vertes,… C’est aussi un artifice lié aux couleurs qui permettra au prince de s’envoler.

 

            Alors que ce qu’il manque la plus à de nombreuses séries d’aujourd’hui, c’est la poésie, on ne peut pas accuser Petit Poilu d’avoir ce défaut-là.  

            Longtemps, longtemps, longtemps, après que les poètes ont disparu, heureusement qu’il reste Petit Poilu.

            Si vos enfants ont passé l’âge de lire la série et que vous continuez à le faire, alors il y a quelque chose de l’âme d’un poète en vous : vous êtes sauvé.

 

Laurent Lafourcade

 

Série : Petit Poilu

Tome : 19 - Le prince des oiseaux

Scénario : Céline Fraipont

Dessin & Couleurs : Pierre Bailly

Collection : Puceron

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 32

Prix : 9,50 €

ISBN : 9782800167053



Publié le 07/11/2016.


Source : Bd-best


L’assassin qu’elle mérite 4 : Les amants effroyables

« - Je te connais par cœur. Je sais parfaitement ce que tu es en train de faire. »

            « - Ah oui ? »

            « - Oui. Tu mélanges des choses qu’il ne faut pas mélanger. Tu sais très bien que ce ne sont pas ces gens que nous allons frapper. L’événement aura lieu à dix-huit heures, pendant le grand banquet des industriels du secteur électrique. Le grand public aura évacué le palais. Et quand bien même il en resterait quelques-uns… des esclaves volontaires ! Prêts à tous les sacrifices pour aller s’extasier devant leur nouvelle cage, pourvu que les lumières soient jolies… »

 

            En 1900, Paris resplendit sous l’exposition universelle dont la vedette est la fée électricité. Mais un couple d’anarchistes prévoit de frapper. Parallèlement, Victor a quitté Vienne pour Paris afin de se venger d’Alec, aidé par Klément qui profite des joies de la capitale. Léna, cible des attractions coupables a, quant à elle, commit l’irréparable.

 

 

 

 

 

 

            Le quatrième tome de cette série de très bonne facture sort dans ce qui semble être l’indifférence générale. Quel Dommage ! Il fallait frapper un grand coup pour la fin d’une telle série. L’éditeur ne fait pas son travail de la défendre jusqu’à son dernier souffle, jusqu’au choix trop classique de la couverture alors que les trois premiers volumes en avaient de vraiment magnifiques. Un cahier graphique finalise cependant l’album.

 

Les auteurs avaient pourtant imaginé un sujet fort original, avec l’un des meilleurs titres que l’on pouvait imaginer, traité dans un style hachuré, parfois charbonneux, parfois au trait semblant doublé. Mais deux écueils sont apparus : d’une part, la lenteur, ou le perfectionnisme, de Yannick Corboz, dont la conséquence fut deux ans d’écart entre chaque album, d’autre part, le rebond scénaristique de Wilfrid Lupano dans le dernier tome qui fait de personnages nouveaux les principaux individus, dans toute une première partie, sur lesquels le focus se porte. Même si tout est lié, peut-être aurait-il mieux valu répartir l’action par rapport au trio Victor-Alec-Klément. On notera la finesse avec laquelle est traité l’acte horrifique de Léna, tout en suggestion et retenue, qui rend le tout bien plus percutant. Un exemple.

 

En bref, l’ensemble est quand même de bien bonne tenue. Nul doute qu’une intégrale dans les années à venir proposera à L’assassin qu’elle mérite l’écrin qu’elle mérite.

 

 

Laurent Lafourcade

 

Série : L’assassin qu’elle mérite

Tome : 4 - Les amants effroyables

Scénario : Wilfrid Lupano

Dessin : Yannick Corboz

Couleurs : Sébastien Bouet

Éditeur : Vents d’Ouest

Nombre de pages : 56

Prix : 14,50 €

ISBN : 978-2-7493-0818-0



Publié le 04/11/2016.


Source : Bd-best


Dépassés les trafics d’armes, place aux trafics de prises d’… otages!

Alors qu’on sort à peine de Vértigo et de ses gangs sud-américains, Nathalie Sergeef nous sert une nouvelle dose de virilité avec Tiago Solan, en compagnie Fabio Pezzi et Céline Labriet. On change d’horizons pour se frayer en chemin dans la poussière des combats modernes, loin des yeux de l’Occident qui y est pourtant partie intégrante et militaire. Loin des yeux, sauf quand une prise d’otages européens a lieu. Alors, branle-bas de combat, il faut à tout prix sauver ses ressortissants. À tout prix? Vous ne croyez pas si bien dire.

 

 

 

 

© Sergeef/Pezzi/Labriet chez Glénat

 

© Sergeef/Pezzi/Labriet chez Glénat

 

Résumé de l’éditeur: Des vallées afghanes au Sahel, les prises d’otages enrichissent chefs de guerre et émirs djihadistes. Tiago Solan, tireur d’élite vétéran, est engagé comme mercenaire par la séduisante et impétueuse Ophelia Conti. Cette jeune et fortunée veuve italienne lui confie une mission audacieuse et périlleuse : s’emparer d’une rançon de plusieurs millions d’euros destinée à de dangereux terroristes, au cœur du désert libyen. Son véritable but : se venger des meurtriers de son mari… En la mémoire d’un époux, au nom d’un frère d’armes, Ophelia et Tiago ont chacun leurs raisons de faire payer les bénéficiaires de ce business juteux et sanglant.

 

 

 

 

© Sergeef/Pezzi/Labriet chez Glénat

 

 

© Sergeef/Pezzi/Labriet chez Glénat

 

C’est connu, nos médias ont la mémoire sélective, et même le présent sélectif. Animé par la loi du mort-kilomètre (au plus c’est prêt et impressionnant, au plus ça va intéresser le lecteur), nos chers informateurs passent bien souvent à la trappe tout ce qui n’a que peu de rapport avec nos pays. Bon, c’est vrai, avec la folie meurtrière qui a frappé Bruxelles, Nice ou Paris, ces derniers mois, on parle un peu plus des attentats qui prennent place quotidiennement dans certains pays d’Afrique ou du Moyen Orient… mais sinon? On se voile la face. Sauf, aussi, quand les victimes de prises d’otages des seigneurs de guerre et des djihadistes sont des Belges, des Français… Alors là, les priorités changent, ça s’agite en haut-lieu et la libération des malheureux revêt un caractère primordial. Mais si les dés de ce jeu de pouvoir étaient pipés?

 

 

 

© Sergeef/Pezzi/Labriet chez Glénat

 

 

© Sergeef/Pezzi/Labriet chez Glénat

 

Tiago, c’est un tireur d’élite vétéran mais aussi une victime collatérale. Touchons du bois, physiquement, il n’a pas eu à souffrir des outrages de la guerre. On ne peut pas en dire autant de son pote Nico à qui l’ennemi a pris les deux jambes et condamné au fauteuil roulant lors d’une opération d’extraction. Ça arrive, les risques du métier. Mais Tiago ne s’en est jamais remis vraiment et trotte le souvenir de cette épouvantable journée. Jusqu’à ce qu’une journaliste, femme d’un ingénieur agronome un peu trop militant que pour rester en vie et assassiné dans un traquenard, vient chercher ce brave soldat et lui assène que l’opération qui a coupé les ailes de son ami n’était qu’une mise en scène, une diversion visant à camoufler une rançon bel et bien payée. Un trafic en quelque sorte dont Tiago et Ophélia n’auront de cesse de traquer l’homme de l’ombre, le businessman de l’horreur militaire et responsable du mari de la journaliste.

 

 

© Sergeef/Pezzi/Labriet chez Glénat

 

 

 


© Sergeef/Pezzi/Labriet chez Glénat

 

Si l’histoire commence comme un banal récit de guerre, le lecteur se rend vite compte qu’en grattant un peu, les langues se délient pour qu’une intrigue et un propos inédit se dégagent, moins surprenants que totalement crédibles, aussi amorale soient-ils. Mais trêve de bavardage, Tiago Solan est aussi, et avant tout, une série mercenaire ou les héros sont en territoire de guerre et susceptibles de se ramasser une balle à tout moment. Très immersif, le dessin de Fabio Pezzi est bien en place. Voilà un divertissement allié à un fond troublant, et ça ne se refuse pas, que du contraire. On est bien curieux de voir quelle allure va prendre cette série.

 

Alexis Seny

 

Série: Tiago Solan

Tome: 1 – Rançon d’état

Scénario: Nathalie Sergeef

Dessin: Fabio Pezzi

Couleurs: Céline Labriet

Genre: Guerre, Thriller

Éditeur: Glénat

Nbre de pages: 48

Prix: 13,90€



Publié le 04/11/2016.


Source : Bd-best


Héros français à l’ancienne ou super-héros à l’américaine? Gihef ne vous laisse pas le choix!

Tout-terrain, y compris entre scénario et dessin, Gihef nous revient avec deux albums faisant la part belle aux héros. L’un est français, vieille école, les autres sont à l’américaine, un peu à la « Indestructibles », nouvelle école. Entre OSS 117 et les jeunes pousses de Justices, il y a un gouffre que Gihef n’hésite pas à franchir. Et il le fait bien.

À lire aussi| Gihef: « Je me suis davantage tourné vers le scénario pour explorer des univers totalement différents »
Mieux vaut être bath que De La Bath, sinon gare aux ennuis

Après un premier tome mis en images par Pino Rinaldi, Gihef change de compagnon de route et emmène Andréa Cuneo s’éclater à Athènes. Sans rien perdre de sa verve, de sa patte mais aussi de son respect pour le personnage créé par Jean Bruce. Avec en prime, une ouverture très Jamesbondienne (comme la couverture de Stéphane Perger). Ça ne gâche pas le plaisir.

 

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© Gihef/Cunéo chez Soleil

 

Résumé de l’éditeur: Ordre de mission à l’attention de l’agent OSS 117. STOP. Localiser officier de la marine hellénique disparu. STOP. Contacter et séduire soeur de l’officier. STOP. Récupérer plans top secret. STOP. Prévoir maillot de bain. STOP.

 

 

© Gihef/Cunéo chez Soleil

 

© Gihef/Cunéo/Usagi chez Soleil

Et hop, c’est reparti pour un tour. Notez que sous le soleil grec, vivre de grandes aventures, c’est plaisant. Mais encore faut-il avoir la peau dure, car il n’est pas rare que les balles (quand ce ne sont pas des harpons) aient à y ricocher. Pas de James Bond Girl à l’horizon, cette fois, c’est un Catalan bedonnant, Enrique Sagarra qui accompagne le plus arrogant des agents de la CIA Français. Les slips de bains sont de sortie mais encore faut-il ne pas les tâcher de sang ou les faire griller. Car les voitures en flammes ne sont pas rares quand OSS est dans les parages. Mais tant qu’à faire, vaut-il mieux risquer ces tympans dans cet hôtel bourdonnant de travaux ou partir à la rescousse, une nouvelle fois, du monde insouciant.

 

 

 

© Gihef/Cunéo chez Soleil

 

© Gihef/Cunéo/Usagi chez Soleil

 

Athènes en nid d’espions, des jolies femmes sculpturales, des coups de feu à gogo, pas de quoi douter, c’est bien dans une trépidante aventure d’OSS 117 que le lecteur se retrouve plongés sans demander son reste. Car dans cet univers pétillant et tonitruant, cette bulle bien à part de ce qui se fait aujourd’hui en matière d’espionnage, la version proposée par Gihef et l’inconnu au bataillon (jusqu’ici et par chez nous) mais très à son affaire Andrea Cuneo, respecte les bonnes vieilles recettes de grand-mère et se rallie à la folie des récits comme on n’en fait plus (comme nos amis Chanoinat et Loirat, mais en nettement moins audiardesque). Ici, Gihef n’a pas l’intention de moderniser son héros (et de l’emmener dans le futur comme un certain Bob Morane) mais retrouve l’atmosphère et l’ambiance des romans de Jean Bruce. Un coup d’aspirateur judicieux à quelques endroits, et voilà, c’est tout un charme vintage, fort en gueules et en action qui vous tend les bras! En attendant le troisième tome: Opération Hindou Trois.

 

Alexis Seny

 

Série: OSS 117

Tome: 2 – Bon mezzé d’Athènes

D’après les romans de Jean Bruce

Scénario: Gihef

Dessin: Andrea Cuneo

Couleurs: Usagi

Couverture: Stéphane Perger

Genre: Espionnage

Éditeur: Soleil

Nbre de pages: 48

Prix: 11,95€



Publié le 03/11/2016.


Source : Bd-best


Le Bruxellois Mauricet dépoussière les fous du volant, Satanas et Diabolo, avec Garth Ennis!

C’est une nouvelle surprenante qui nous vient tout droit de la London Comic Con et qui est répercuté sur le site Bleeding Cool, le talentueux dessinateur belge va jouer à la fine équipe avec Garth Ennis pour offrir aux Fous du volant une nouvelle vie.

C’était dans l’air depuis un moment, à l’instar de Scooby-Doo (le très déstabilisant Apocalypse), DC Comics agit comme un aimant avec les personnages créés par Hanna-Barbera. Et l’on savait depuis le mois de juin que le tandem Ken Pontac-Leonardo Manco faisaient chauffer les moteurs d’une version très cuir cuir moustache et lorgnant plus vers Mad Max que vers Mario Kart des Fous du volant: Wacky Raceland.

 

 

 

 

Par contre, on est tombé de notre chaise en apprenant que Garth Ennis (l’auteur de The Preacher, entre beaucoup d’autres, quand même!) préparait lui aussi sa version, Stop The Pigeon… Très aérienne puisque Satanas et Diabolo ont lâché le volant pour jouer aux filles de l’air, et plus sérieusement, des pilotes de chasse. Au dessin, me direz-vous? Le non moins aérien (ben oui, du Manneken Pis à la Statue de la Liberté, il y a quelques heures de vol) Alain Mauricet dit Momo. Le dessinateur de Mort de trouille, Cosmic Patrouille, Basket Dunk, Une bien belle nuance de rouge (qui était là bien avant Cinquante nuances de grey et dont on attend désespérément la suite) et plus récemment des Profs et de Boulard.

 

 

 

 

 

Mauricet, un auteur surdoué qui n’avait de cesse d’être appelé par les sirènes du comics américain. Après Crossover chez CrossGen en 2003, sans suite, le rêve s’est finalement un peu plus réalisé  avec Harley Quinn and Her Gang of Harleys, publié outre-atlantique cette année. Comme Robin War. La belle aventure continue donc et l’éditeur Dan Didio n’a pu cacher son enthousiasme en dévoilant un court aperçu de ce que seraient ces fous du volant… de l’air, modernisé tout en gardant un certain aspect vintage. Un peu à la Tanguy et Laverdure, tiens. Vous nous croyez si on vous dit qu’on a hâte?

 

 

 

 

 

Alexis Seny



Publié le 02/11/2016.


Source : Bd-best


Aspic 5.Whodunnit à l’opéra

    « - Monsieur Jomini, quel est votre souci ? »

            « - Je suis le directeur de l’opéra de Paris. Je monte actuellement le « Faust » de Gounod. Malheureusement, des événements fâcheux sont venus tout compromettre. Au départ anodins, ils se sont soldés par un suicide la semaine dernière… Et je crains que cela ne soit pas fini ! »

            « - Décrivez-nous les incidents. »

            « - Tout a commencé dans la loge d’Olympe de Fiortakas, ma cantatrice vedette. Une inscription des plus explicites y fut retrouvée sur un miroir… »

 

            L’agence Aspic est de retour. Il s’en est fallu de peu. Flora était bien mal en point après le Vaudeville chez les vampires. Mais c’était compter sans Hugo pour qui il était inconcevable que l’affaire périclite. Et après la réapparition d’un père glacial, un deuil familial, puis un nouveau mystère, Flora redevient l’enquêteuse de choc, la Rouletabille du Paris XIXème. Gaston Leroux, tiens-toi bien ! On ne croit pas si bien dire… A l’opéra, des événements fâcheux compromettent le « Faust » de Gounod. Mais qui veut faire taire la Fiortakas, cantatrice vedette ?

 

 

 

 

 

            Thierry Gloris est décidément l’un des scénaristes les plus prometteurs de sa génération. Il peut et il sait toucher tous les publics. Historien de formation, il prouve ses compétences dans Isabelle la Louve de France ou dans l’excellente série Malgré nous. Avec Tokyo Home, il touchait un public extrêmement large allant de l’amateur de manga, à la petite fille en passant par le lecteur féru de culture asiatique. Le Codex Angélique le faisait rentrer dans la cour des grands. On en passe et des meilleures. Il participe même au collectif Tuniques Bleues.

            Aspic permet à Gloris de signer une série classique on l’espère au long cours. Tout est dit dans le sous-titre : Détectives de l’étrange. Fans de Sherlock Holmes, de Rouletabille ou de X-files, Aspic est une série faite pour vous. Entre énigmes, personnages torturés ou tortueux, vampires et toutes sortes d’ectoplasmes, le mystère est au coin de la rue. Les aventures se présentent sous forme de diptyques. La psychologie des personnages principaux est développée au fil des épisodes parallèlement aux enquêtes.

 

            Emmanuel Despujols succède au dessin à Jacques Lamontagne. Mission bien compliquée. Il s’en tire avec les honneurs, bien aidé par la mise en couleurs de Lorien Aureyre. Après tout, pour boucler la boucle, les tuniques bleues ont connu un changement de dessinateur après quelques tomes pour aboutir au succès que l’on sait. Dans un autre style, souhaitons la même carrière à Aspic, détectives de l’étrange.

 
Laurent Lafourcade

 

Série : Aspic, détectives de l’étrange

Tome : 5 - Whodunnit à l’opéra

Scénario : Thierry Gloris

Dessin : Emmanuel Despujols

Couleurs : Lorien Aureyre

Éditeur : Soleil

Collection : Quadrants

Nombre de pages : 48

Prix : 14,50 €

ISBN : 978-2-3020-5390-8



Publié le 02/11/2016.


Source : Bd-best


Chapeau melon, bottes de cuir… et claques venturesques, mais ne nous fâchons pas

Qui a dit que le 31 octobre avait le monopole du retour des morts? Après les mortelles festivités, pourquoi ne servirait-on pas les restes, le 2 novembre? Du réchauffé? Même pas! Et pour preuve, on en veut Raoul Fracassin. Fraca… quoi? Fracassin, l’aura immortelle d’un Lino Ventura plus vrai que dessin. Pour sa troisième aventure, on repart en Amérique, côté Nevada et mafia, avec une bonne dose de virilité, un casting une nouvelle fois d’enfer et la folie des films français qui osaient ruer dans les brancards, peu importe les pertes, Chanoinat et Loirat s’en fracassent, s’en Palance et s’en balancent!

Résumé de l’éditeur: Raoul Fracassin est de retour et il est très en colèr6e. Des malfaisants du style excité ont dérobés une bombe nucléaire à l’armée Américaine et veulent s’en servir pour redessiner la carte de France. Chez les Ricains la mafia va découvrir que Fracassin n’est pas du genre à chasser le gros gibier au lance pierre, quant aux possédés de l’explosion intempestive, ils vont s’apercevoir que quand Raoul est dans le secteur, c’est compliqué de transformer l’hexagone en carré ou en cercle.

 

 

 

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© Chanoinat/Loirat chez Jungle!

 

Une musique italienne non loin de la Statue de la Liberté, et un cri enfantin qui vient troubler le calme de cette villa écartée. Le décor est planté, la chaumière familiale nous accueille. Enfin, familiale, oui, mais mafieuse aussi. Car le Parrain est un padrino (Marlon Brando, forcément) qui pourrait faire trembler le monde entier. Et le nouveau venu, Frank Esposito (qui a les traits de Jack Palance), n’en a pas moins la gueule de l’emploi, reconnaissable entre tous. Le pacte est vite scellé et voilà qu’un traquenard est vite monté à Rio Bravo, ne laissant même pas le temps au convoi emmené par James North (déjà vu dans les deux premiers épisodes, très Constantin-ien)  de se préparer au don de sang à profusion. Et hop, envolée la bombe nucléaire. L’histoire pourrait s’arrêter là, mais c’est sans compter Raoul Fracassin et sa fine équipe qui entendent bien ne pas rester longtemps anonymes au pays des « perfusés de la mozzarelle ». Et quitte à faire des pizzas, dans sa grande gentillesse, Fracassin a apporté de quoi préparer la sauce tomate en deux temps, trois claques et quatre mouvements de mitraillettes.

 

 

 

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© Chanoinat/Loirat

 

Et c’est peu dire que le ballet proposé par les deux est infernal. Naviguant dans la démesure de la classe américaine, on sent à chaque case tout le plaisir qu’on Chanoinat et Loirat à prolonger les films qui les ont tant marqués. Avec l’art et la manière. Chez Raoul Fracassin, le temps s’est arrêté, on n’est pas fâchés, ni pressés, même si la troisième guerre mondiale est peut-être en marche. Une broutille qui ne risque pas d’augmenter la cadence de ses ténors des bons mots qui prennent toujours le temps de balancer une expression juteuse, une punchline qui claque, dont ils ont le secret.

 

 

 

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© Chanoinat/Loirat

Mais quand faut y aller, faut y aller, et en matière de spectaculaire, les deux héros de notre histoire (rejoints entre mille autres par… Diana Rigg en Bond Girl qui ferait mouiller le plus solide des glaciers) ne font pas dans les détails, zaï zaï zaï zaï… On rigole à tout bout de champ du début au final délirant de ce troisième opus qui cultive l’art du gag et la manière explosive de faire du cinéma imprégné par Audiard, Lautner et les autres en bd. Les codes ont changé mais le plaisir est identique. Le petit Lino en culotte de velours, quoi!

 

Alexis Seny

 

Série: Les aventures de Raoul Fracassin

Tome: 3 – Les flingueurs attirent la foudre

Scénario: Philippe Chanoinat

Dessin et couleurs: Philippe Loirat

Genre: Revival, Action, Humour

Éditeur: Jungle

Nbre de pages: 48

Prix: 11,95€



Publié le 02/11/2016.


Source : Bd-best


Un bruit étrange et beau: quand le vacarme des sentiments vous ramène à la vi(ll)e

Après plus de trente ans dans le monde du Neuvième art, Zep fait partie de ces auteurs qu’on a pris l’habitude de ne plus attendre au tournant mais qui, pourtant, tentent régulièrement de quitter leur zone de confort pour nous surprendre. C’était le cas l’année passée avec une histoire pornographique « Esmera » qu’il laissait au soin du dessin de Vince. Pour 2016, le papa de Titeuf nous livre une histoire bien dans l’air du temps, qui nous plonge dans l’eau de la Seine, le temps d’une baignade. À l’abri de la ville et de ses bruits incessants? Que du contraire.

 

 

 

 

 

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© Zep chez Rue de Sèvres

Résumé de l’éditeur: Où est la valeur d’une vie? Dans le bruit et la fureur ou dans le recueillement du silence? Dans ses batailles ou ses renoncements? William, lui, a choisi la solitude et le silence il y a 25 ans en intégrant l’ordre religieux des chartreux. Quand un héritage le contraint à quitter le monastère pour Paris, c’est tout un monde nouveau qu’il doit apprivoiser, des certitudes longuement forgées à interroger et surtout, son ancienne vie, laissée là, qu’il va retrouver…
 

 

 

 

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© Zep chez Rue de Sèvres

 

Dans cette histoire étrange, si la couverture nous emmène déjà à Paris, c’est pourtant bien plus loin et plus haut que Zep nous emmène. Au pays des rocailles et des chamois, quelque part en Suisse. Deux hommes avancent inlassablement malgré la montagne qui s’effrite. Sans un mot, ils marchent. Ils ont laissé leurs vies, il y a bien longtemps en bas, et Zep se sépare de son style « gros nez » pour retrouver le réalisme qui nous avait tellement plus dans Une histoire d’hommes (chez le même éditeur, Rue de Sèvres). Et comme les deux hommes arrivent à la source, le temps de se mirer et de retrouver un bref instant leur visage, oublié depuis longtemps, dans le reflet aquatique; il est déjà temps de rentrer, pressé par la pluie.

 

 

 

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© Zep chez Rue de Sèvres



Pour Marcus (William, dans une autre vie), peut-être est-ce la fin de son insouciance et de sa quiétude monacale. Un courrier est arrivé à la chartreuse et le père supérieur le convoque. Une tante parisienne a eu la bonne (et embêtante) idée de mettre William sur la liste de ses héritiers. Le pactole, quoi! Pas vraiment pour William qui a fait vœu autant de silence que de pauvreté mais pour la chartreuse. Problème? Pas de procuration possible, le moine, qui a tôt fait de se qualifier comme un revenant, doit monter jusqu’à Paris.

 

 

 

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© Zep chez Rue de Sèvres

Même en tentant de dire le moins de mots possible, l’homme encapuchonné et anachronique devra revivre le passé qu’il a fui, saisir le présent et ses bonheurs fugaces et faire un choix, arrivé à la croisée des chemins, qui déterminera son futur. Une nouvelle fois, Zep n’a pas son pareil pour construire ses histoires avec des petits bouts de personnages. On ne sait pas grand-chose d’eux mais on en sait suffisamment et, peu à peu, l’histoire se construit, simple et pure à la fois. Forcément il y a une femme qui va faire douter notre ecclésiastique. Pas une femme fatale, une femme qui doute et qui a ses problèmes, dont un gros qui vient obscurcir ses beaux horizons, mais qui ne lâche rien. Une rencontre et aussi une leçon pour le moine qui doit à présent accepter tout de sa propre vie et non uniquement celle qu’il a condamnée et murée dans le silence.

 

 

 

© Zep chez Rue de Sèvres

 

 
© Zep chez Rue de Sèvres

 

Coule la Seine et coulent nos vies, voilà un sujet bien contemporain (et universel) que Zep nous apporte avec finesse et simplicité. Comme ses couleurs minimalistes que l’auteur utilise comme des filtres sur les différents passages de son récit. Comme un dieu mais tout en questionnant les croyances, religieuses ou pas, et leurs conséquences, Zep fait face aux existences qui font « zip » et glisse vers la douleur pour en tirer le meilleur, la douceur et le recueillement bénéfique, ne fût-ce que quelques moments, le temps de faire trempette dans la Seine. C’est beau, chaud, tellement inspirant. Cerise sur le gâteau, Zep laisse vivre son récit sans regard inquisiteur, sans jugement, et c’est encore mieux!

 

Alexis Seny

 

Titre: Un bruit étrange et beau

Récit complet

Scénario, dessin et couleurs: Zep (et son blog)

Genre: Drame

Éditeur: Rue de Sèvres

Nbre de pages: 88

Prix: 19€



Publié le 31/10/2016.


Source : Bd-best


La grande guerre des mondes: oubliez les cowboys… place aux Poilus contre les Envahisseurs

Comment ça? Avec tous les récits catastrophes (mais loin d’être catastrophiques, que du contraire) qu’on vous a proposé ces dernières semaines (là ou là), vous n’êtes toujours pas rassasiés? On ne sait pas ce qu’il vous faut alors. Ou alors si, peut-être La grande guerre des mondes. Ça vous fait penser à du Wells? C’est normal. Mais pourquoi grande? Parce que Nolane et Vladetic ont fait encore plus le plein d’alien? À vue de nez, on ne sait pas. Toujours est-il que La grande guerre des mondes est un « crossover », la rencontre pas si improbable entre la Grande Guerre de 14-18 et le récit de Wells. Et c’est là que ça devient intéressant!

 

 

 

 

 

 

© Nolane/Vladetic/Folny chez Soleil

Résumé de l’éditeur: En 1916, durant la bataille de Verdun, une super mine allemande fait sauter un important fort français et tue le général Nivelle. Surgit alors une étrange machine géante enterrée profondément depuis des siècles. Protégée par un champ de force, elle se déploie soudain pour lancer un message vers l’espace qui va réveiller ce qui est tapi sous les cités mortes de la planète Mars…
 

 

 

© Nolane/Vladetic/Folny chez Soleil

 

© Nolane/Vladetic/Folny chez Soleil

Sous le soleil rien de nouveau, mais par contre sous les nuages de poussière suintant la mort au-dessus des tranchées, c’est une autre paire de manches. Comme si les moyens humains et les ignobles innovations guerrières ne suffisaient pas, voilà qu’une arme ultime semble être enterrée depuis des siècles sous l’actuel front. Bien sûr, ce n’est pas la première fois que les scientifiques abordent cette étrange chose venue du ciel, certains ont même fait route jusqu’en Sibérie pour tenter d’en percer le secret. Pourtant cet engin déterré et qui semble se protéger par une cloison hermétique aux plus grosses rafales, personne n’a encore eu la possibilité d’en étudier. Et vu la dangerosité de la chose, non seulement la trêve est déclarée et les Français comme les Allemands doivent collaborer mais ces derniers doivent aussi s’allier les services d’un certain… Einstein. Vous imaginez le comble?


 

 

© Nolane/Vladetic/Folny chez Soleil

 

© Nolane/Vladetic/Folny chez Soleil

On connaissait cowboys et envahisseurs, voilà désormais poilus et envahisseurs, et sur papier la rencontre et le duel promettent d’être explosives. D’ailleurs, les deux auteurs ne se perdent pas en chemin et au champ d’honneur de ce premier tome (l’histoire sera bouclée en une trilogie), tombent déjà des dizaines d’hommes. Et pas un seul alien, si ce n’est la pluie de vaisseaux fulgurants qui s’abat sur la Terre. C’est sûr, on aurait sans doute aimé en savoir un petit peu plus. Mais comme tout vient à point à qui sait attendre, on attend. D’autant plus qu’il est question d’enjeu touchant au monde d’aujourd’hui.


 

 

© Nolane/Vladetic/Folny chez Soleil

 

© Nolane/Vladetic/Folny chez Soleil

 

La maîtrise scénaristique et tensionnelle de Nolane adjointe à la découverte un peu plus profonde de ce que peut réaliser Zeljko Vladetic (qui trouve ici un deuxième album totalement différent de son premier sur la voiture Coccinelle et de sa collaboration sur Wunderwaffen), donnent envie de rester en spectateur tout en trouvant un bon abri pour éviter les obus.

 

Alexis Seny

 

Série: La grande guerre des mondes

Tome:  1 – La chose sous les tranchées

Scénario: Richard D. Nolane

Dessin: Zeljko Vladetic

Couleur: Aurore Folny

Genre: Science-fiction, Uchronie, Guerre

Éditeur: Soleil

Collection: Fantastique

Nbre de pages: 48

Prix: 14,50€



Publié le 31/10/2016.


Source : Bd-best


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