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Marc Wasterlain semble immortel tant il parvient encore à envoyer son lectorat aux confins de l'imaginaire

Voici le retour tant attendu du Docteur Poche. Ce personnage qui à marqué toute une génération et qui continue à fasciner les plus jeunes. A nouveau, le fabuleux Marc Wasterlain nous livre un conte avec tout le talent qui le caractérise.

 

Résumé de l'éditeur :

Les infâmes cochons verts ont décidé d'envahir la planète des chats. La situation est dramatique. Le Docteur poche arrive après bien des péripéties spatio-temporelles pour remettre sur son trône Ury le petit chat. Mais l'alliance des chiens et des chats dans cette bataille sans merci ne sera pas de tout repos... Les cochons verts envahissent la planète des chats. Docteur Poche arrive pour rétablir Ury sur le trône mais l'alliance avec les chiens s'avère délicate dans cette bataille décisive.

Marc Wasterlain, le magicien, recrée, pour notre plus grand plaisir, l'univers poétique et loufoque de la planète des chats.

Nous sommes donc de retour sur la planète des chats. Cette fois, avec l'aide de précieux amis qui grâce à leurs connaissance scientifique vont aider le docteur et lui permettre de s'opposer à l'invasion de la planète des chats par de méchants cochons de l'espace. De nouvelles alliances vont se former afin de sauver la situation d'un péril certain. Wasterlain nous offre à nouveau magie et émerveillement. Il n'a perdu aucun atome de la maestria qu'il emploie à nous faire rêver.

 

 

 

 

 

Les rebondissements se succèdent et nous entraine au cœur du récit avec un plaisir sans limite. Le découpage est resté dynamique, le trait de l'auteur n'a lui non plus pas prit une seule ride. Sa mise en scène reste impeccable et la lecture est d'une infinie efficacité.

Marc Wasterlain semble immortel tant il parvient encore à envoyer son lectorat aux confins de l'imaginaire. L'histoire ne s'arrête pas à cet opus et nous promet une suite tout aussi passionnante.

 

 

 

 

L'humour n'a lui aussi pas prit la moindre poussière et reste intemporel. Un magnifique retour d'un auteur encore au top de sa forme pour le plus grand plaisir de ses fans.

 

Marc Gautier

 

Titre : Retour sur la planète des chats

Série : Docteur Poche

Scénario et dessin : Marc Wasterlain

Couleurs : Olivier Dekeyser

Genre : Fantastique

Éditeur : Mosquito

Nbre de pages: 64

Prix : 14 €

ISBN : 9782352834250



Publié le 10/10/2016.


Source : Bd-best


Fog de Roger Seiter et Cyril Bonin: les mystères de Londres n’ont rien à envier à ceux de Paris!

Il y a quelques mois, Cyril Bonin nous épatait, une fois de plus, avec The Time Before, un nouvel acte dans une oeuvre personnelle empreinte de préoccupations modernes. Pourtant, ce serait oublier que ses premiers pas dans la bande dessinée, il les a faits en compagnie de Roger Seiter dans le « Fog » londonien de l’époque victorienne, entre Sherlock Holmes et les récits de l’ami (moins connu) de Charles Dickens, Wilkie Collins. Ainsi, entre les Indiens navajos, les fanas de spiritisme, les effrayants démons, les marins qui éclusent les tavernes jusqu’à plus soif, les prostituées qui font valoir leurs atouts, les amours contrariés ou des meurtres plus sinistres les un que les autres; les deux auteurs ont signé pas moins de huit albums en huit ans, chez Casterman. Les quatre premiers font l’objet d’une nouvelle intégrale en deux actes aux Éditions du Long Bec. Une excellente idée tant l’univers développés par les deux auteurs reste une référence et dans lequel on n’aurait bien tort de ne pas se replonger.

 


(c) Bonin

(c) Bonin

 

 

Londres l’embrumée, Londres la Victorienne, Londres la… criminelle. En cette deuxième partie du XVIIIème siècle, la capitale britannique est en pleine évolution et entre doucement dans une autre ère. Pourtant, englués dans les brumes, ses mystères sont toujours aussi épais que le Fog ambiant et la pluralité des classes et des castes qui ne jouent pas vraiment toujours en la faveur des enquêteurs de Scotland Yard.

 

 

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Des gars résistants mais soumis à un tyrannique directeur et oppressés par une presse qui n’a rien à envier aux médias populistes actuels répandant la terreur. Non, la tâche n’est pas simple pour Andrew Molton et Julian Harwood. D’autant plus, lorsque deux vikings tueurs sont sortis de leur sommeil éternel par des archéologues trop curieux ou qu’un démon « vampirique » semble s’être échappé du petit monde spirite londonien. Heureusement, sur la route de ces deux enquêteurs, le destin brumeux va leur envoyer le journaliste Ruppert Graves et la splendide et pleine de jugeote Mary Launceston. Mais le quatuor issu du commun des mortels peut-il lutter avec des puissances étranges et occultes?

 

 

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Lancée en 1999, Fog a très vite trouvé son rythme avec deux albums composant à chaque fois une histoire complète, soit quelque 120 planches d’ambiance et de voyage dans le temps. Car Roger Seiter n’a pas son pareil pour visiter une époque dont il semble féru (en témoigne Spécial Branch qu’il réalisera, plus tard, avec Hamo) et le scénariste avait trouvé en Cyril Bonin, une perle qui ne demandait qu’à révéler son éclat et son talent. Du rictus d’un personnage à la démesure horrifique de ce Londres bien loin de celui que nous visitons parfois le temps d’un long week-end.

 

 

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Ainsi, Fog, c’est non seulement des intrigues passionnantes préférant s’immiscer dans les rues sombres et dans les cafés mal famés, au plus près de la mort qui guette, que de lézarder sous le soleil des bons vivants. Sociologique sur les bords, Fog, avant même d’être une fiction et un divertissement à choyer, est une enquête des auteurs eux-mêmes, retraçant et documentant le Londres d’après 1850, recomposant ses strates sociales et la misère, les mauvaises fortunes, qui forgent les destins et font plonger certains dans les affres de la violence et de l’inconscience meurtrière.

 

 

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Dans cette voie, Seiter et Bonin sont même jusqu’au-boutistes, n’hésitant pas à supprimer certains de leurs personnages et à en amener d’autres, quitte à explorer d’autres horizons (des Navajos à Londres, vous aviez déjà vu ça?). Côté dessin, tour à tour lugubre, lancinant, sanglant, parfois lumineux, Bonin posait là les clés d’une voûte qui n’allait cesser de tutoyer les hauteurs, voire même de les repousser. Qui aurait pu dire que le Fog si cher à Carpenter allait accoucher d’un génie graphique dont on n’allait cesser de parler de plus en plus.

 

 

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De bout en bout, cette première intégrale (chez les Éditions du Long Bec, car Casterman avait déjà publié ses propres recueils) se révèle intrigante et bénéficie d’un page-turning jamais démenti. Mais en plus, plus loin que de compiler les quatre premiers albums, cette réédition va plus loin et propose un avant-propos documentaire de Roger Seiter mais aussi, et surtout, une novelisation inédite d’une partie de la seconde histoire. Certes, cela lève un peu le pouvoir à l’imagination qui était donné aux lecteurs à l’époque,  mais ce nouveau chapitre permet aussi de mieux comprendre l’histoire. C’est judicieux. Vous l’aurez compris, si vous ne connaissez pas la série ou que vous l’aviez peut-être (mauvais que vous êtes) oublié dans un coin de votre tête embrumée, il n’y a pas de quoi bouder votre plaisir.

 

Alexis Seny

 

Titre: Fog

Intégrale: Livre 1/2

Scénario: Roger Seiter

Dessin et couleurs: Cyril Bonin

Genre: Mystère, Polar, Enquête, Fantastique

Éditeur: Les éditions du Long Bec

Nbre de pages: 272

Prix: 34,50€

 

 



Publié le 10/10/2016.


Source : Bd-best


Les Tuniques bleues présentent, t.6 : Les enfants dans l’armée (baby blue et drummer boy)

   « - Alors, Blutch ?... Qu’est-ce que c’est ?... »

            « - Bon Dieu !... »

            « - Mais… Mais c’est un bébé !... »

            « - Bravo, sergent !... Un instant, j’ai eu peur que vous le confondiez avec un serpent à sonnette !... »

            « - Bon sang de bon sang ! Mais que fait-il ici tout seul en plein bled ?!... »

 

            Quand un bébé est seul abandonné en pleine campagne, sur qui tombe-t-il ? Blutch et Chesterfield. C’est ainsi qu’un « baby » se retrouve aux milieux des yankees.

 

            Après les grandes batailles, les chevaux, les personnages réels, les indiens et la photographie, les Tuniques bleues présentent « Les enfants dans l’armée », reprenant les albums 24 et 31 de la série.

 

 

 

 

 

            Baby Blue est une compilation de 5 courts récits tournant autour d’un bébé. Blutch et Chesterfield l’amènent à Fort Bow où Amélie Appletown tombe sous le charme du bambin. Mais il n’y a pas qu’elle qui en sera gaga : de Tripps à Bryan en passant par l’ensemble de la garnison, tous les bleus se sentiront investis de la mission de s’occuper de l’enfant. Comme une madeleine délicieuse, tous les épisodes se déroulant à Fort Bow ont une saveur particulière rappelant les débuts de la série.

 

            Drummer boy est un récit qui se fait poser bien des questions sur les tenants et aboutissants de la guerre et, en particulier, sur le rôle que pouvaient jouer les enfants. Les auteurs signent un scénario émouvant, dur et grave. Comme quoi, même avec des apparences légères, on peut faire passer des messages forts. Pucky, adolescent de seize ans, est engagé comme tambour chez les bleus. Mais lorsque, lors d’une charge, les soldats tombent comme les mouches autour de lui et qu’il continue, impassible, à faire rouler ses baguettes sur son instrument, Blutch et Chesterfield se posent des questions.

 

 

 

 

 

            Déjouant le refus de Willy Lambil de voir la série publiée en intégrales, les éditions Dupuis ont imaginé une sorte de collection thématique regroupant les albums par deux, réunis par leurs points communs. Toute la série ne pourra pas être éditée ainsi, mais cela permet de rebooster le fond du catalogue. Malin ! Fourbe, mais malin !

            Raoul Cauvin montre en deux albums toute l’étendue de son talent : drôle, caustique, tendre.

            Charrrgggeeezzzzz !

 

 

Laurent Lafourcade

 

Série : Les tuniques bleues présentent

Tome : 6 – Les enfants dans l’armée

Scénario : Cauvin

Dessin : Lambil

Couleurs : Leonardo

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 112

Prix : 14,50 €

ISBN : 9782800166957

 

 



Publié le 05/10/2016.


Source : Bd-best


Les Petits hommes Intégrale 8 :  ingéniosité et idées originales

« - Lapoutre ! Je te cherche partout !... Tu t’amènes, oui ?! Tu es inconscient, as-tu oublié que nous avons un « job » important cette nuit ?! »

« - Tu l’ouvres encore et je ne réponds plus de mes poings !... »

« - L’appareil est prêt ? »

« -Euh…Oui !... Renaud, à ta place, je resterais ici !... La météo annonce du brouillard cette nuit »

 

 

 

 

 

Mais Brice Renaud est prêt à tout pour aller au secours de la veuve et de l’orphelin. Ce n’est pas une météo capricieuse qui va l’empêcher d’accomplir sa mission. Et lorsqu’il s’agit de sauver ou de protéger ses compatriotes de petite taille, réduits à la suite de la chute d’une météorite, rien ne l’arrête.

 

C + C = boum reste bizarroïde pour le lecteur pendant 38 des 44 planches. Un Renaud habillé en vert et un Renaud habillé en rouge, à la tête de « grands » truands, enchaînent les mauvais coups et les peaux de bananes. Seron n’hésite pas à tuer des personnages. Même s’ils sont secondaires, c’est rare dans du « tout publics ». Que signifie ce titre énigmatique ? Impossible d’en dire plus sans trop en dévoiler. C’est la suite directe d’un album de la série paru quelques années plus tôt.

Dans Les Catherinettes, qui s’ouvre sur une case d’une planche avec une fille au chapeau rendant un hommage grandiose au neuvième art, Renaud va retrouver son Olrik : le machiavélique Duc de la Fourrière. Le jour de la Sainte-Catherine, les jeunes filles célibataires de 25 ans sont mises à l’honneur. Le vœu de l’une d’entre elles est d’aller faire un tour chez les grands. Contre l’avis de Renaud, elle embarquera ses copines dans une villa de rêve, mais de tous les dangers.

18 ans après Les guerriers du passé, Choucroute Melba met les aviateurs oubliés sur le devant de la scène. Deux d’entre eux s’uniront dans l’adversité pour faire face à des mantes religieuses géantes qui, hommage au Cracoucass, sont nées de la chute d’une fiole dans la nature.

 Bébé Tango est une histoire plus « réaliste ». Suite à un accident de voiture ayant tué ses parents (là encore Seron n’hésite pas tuer des personnages), un bébé est recueilli à Eslapion. En manque de maternité, une petite femme enlèvera l’enfant et s’enfuira dans le monde des grands.

La double aventure suivante, Tchakakahn et Melting Pot, retourne dans la veine complètement fantastique. Un mystérieux vaisseau surplombe le ciel. Renaud y retrouvera le Scrameustache et découvrira le peuple des Bouillabises, extraterrestres pacifiques mais soumis. Des avions et des voitures parcourent les intercases, des bulles venant de l’extérieur présentent une mystérieuse conversation entre deux êtres. Seron invente, provoque le lecteur, titille sa curiosité. La deuxième partie du récit entraînera les PH à l’intérieur de jeux vidéos, bien avant Les mondes de Ralph des studios Disney.

 

 

 

 

 

Pierre Seron est un des meilleurs auteurs de sa génération. Accusé de faire du sous-Franquin, il est passé à côté d’une grande notoriété à cause de son talent. Sa seule erreur est peut-être que Renaud ressemble physiquement à Gaston. Mais au niveau compétences graphiques, Seron est bien au sommet. Les critiques contre lui sont conséquences de jalousies. Il avait même été pressenti à une époque pour reprendre Spirou.

           

Par ailleurs, si l’on peut accorder à Seron une qualité, c’est qu’il se remet en question à chaque album. En particulier dans cette intégrale, il rivalise d’ingéniosité pour trouver une idée originale à toute nouvelle aventure. Est-ce à cause de cela que le lectorat s’est délité petit à petit dans ces années 90 ? Pas une histoire des petits hommes ne ressemble à une autre. Aujourd’hui, le procédé paraîtrait avant-gardiste. Est-ce à cause d’un manque de motivation de l’éditeur pour mettre la série en avant, chose qui est faite aujourd’hui, mais si tard ? Encore deux volumes devraient compléter cette intégrale.

 
Il ne manque plus qu’une seule chose à Seron : une monographie digne de ce nom.

 

Laurent Lafourcade

Série : Les Petits hommes

Tome : Intégrale 8

Scénario & Dessin : Seron

Couleurs : Leonardo

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 338

Prix : 28 €

ISBN : 9782800167282



Publié le 04/10/2016.


Source : Bd-best


La manufacture des belles enveloppes, bientôt inconnu à cette adresse

Le métro-boulot-dodo a du bon, du moins quand pire encore vous attend: la faillite, la perte de sens totale du travail accumulé pendant des années, le déboussolement. Un état d’esprit plus vraiment proche de l’Ohio que décrit à merveille l’OVNI et pas si facile d’abord « La manufacture des belles enveloppes », premier roman graphique de Chris Oliveros, fondateur des éditions canadiennes et anglophones Drawn & Quaterly.

 


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Résumé de l’éditeur: L’action se déroule en Amérique du Nord, dans les années 1950. Chef d’entreprise, Jack Cluthers ne parvient plus à joindre les deux bouts. Petit à petit, il perd pied. Face à la concurrence industrielle, le commerce artisanal des belles enveloppes de papier est voué à disparaître. Cluthers délaisse sa vie familiale et s’acharne, envers et contre tout. Jusqu’à l’issue fatale.

 

 

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Quand ça ne veut plus, ça ne veut plus. La courroie de la machine vient de casser pour la énième fois, et la petite manufacture de Jack n’a plus les finances pour la remplacer. Pire, il est acculé par les dettes. Ils sont loin les temps florissants, désormais les enveloppes, belles ou pas, sont dépassées. C’est d’un ringard d’en envoyer, quand des moyens autrement plus hype existent (Oliveros ne parle ni de sms ni d’internet, pourtant on y pense forcément). Et en attendant, la maison ne fait plus crédit et ça tombe bien ses créanciers ne le lui font plus non plus. Et c’est la dégringolade, dure et rapide.

 

 

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Dans le livre de Chris Oliveros, on a l’impression de se retrouver dans un vieux jeu vidéo tout pourri, dépassé depuis des lustres, et ces couleurs trop vintage nous laissent penser que trop longtemps cette fabrique et ses trois artisans ont vécu dans l’insouciance, se sentant intouchables. Et le quotidien répétitif de se métamorphoser en monstre infernal. Le fantastique et le métaphysique s’invitent, la poésie suicidaire de la désespérance aussi. Et l’imaginaire d’Oliveros flirte avec celui, infernal, de Boris Vian. Dommage qu’à force de mécanique, l’auteur nous laissez assez froids.

 

Alexy Seny

 

Titre: La manufacture des belles enveloppes

Récit complet

Scénario, dessin et couleurs: Chris Oliveros

Traduction: Laurent Triou

Genre: Drame, Fantastique

Éditeur: Delcourt

Collection: Outsider

Nbre de pages: 104

Prix: 15,50€



Publié le 03/10/2016.


Source : Bd-best


 	Prométhée et la boîte de Pandore tome 1 : Tension et aventure
 Comme la guerre contre les Titans s’est bien terminée, les dieux de l’Olympe vivent dans la paix. Dans ces conditions, l’ennui gagne les dieux. C’est alors que Zeus va charger Prométhée de créer de nouvelles espèces inoffensives pour les dieux. Une vie nouvelle est créée. Le résultat : on a fait naître tous les animaux qui peupleront la terre avec toutes les qualités permettant aux espèces de cohabiter. Bref, un équilibre parfait. Mais, Prométhée se rend compte que pour l’espèce humaine, il n’y a plus aucun don pour survivre aux animaux. Il va alors commettre un acte irréparable.

 

Résumé de l'éditeur :


Olympe. La guerre contre les Titans vient de s'achever. Mais l'euphorie de la victoire laisse vite place à l'ennui, et les dieux ont besoin de se trouver une nouvelle occupation. Aussi Zeus a l'idée d'une source de divertissement infinie, en constante évolution : la vie ! Il charge le Titan Prométhée de sa conception en créant l'harmonie sur ce nouveau monde à sa disposition. Mais très vite, Prométhée imagine une espèce qui dépasserait toutes les autres. Une espèce à qui il donnerait un pouvoir rivalisant avec celui des dieux. Quitte à s'attirer les foudres de Zeus... Symbole de l'apport de la connaissance aux hommes, Prométhée est l'un des mythes fondateurs de la civilisation européenne, et probablement celui dont on retrouve le plus de versions équivalentes chez les autres peuples. Il semblait inévitable qu'il inaugure cette collection des grands mythes grecs en bande dessinée.

 

 

 

 

Tension et aventure.

 
La scénariste Clotilde Bruneau crée une tension palpable au sein de l’album. Les passages autour du vol de Prométhée et de la création de Pandore sont très réussis. Le dessinateur Giuseppe Baiguera s’en tire très bien. On retrouve une dimension philosophique, un souffle épique et une réflexion. La collection patronnée par Luc Ferry nous propose un one-shot captivant.
Une réussite dont on espère une suite…

Jean Goossens

 

Titre:  Prométhée et la boîte de Pandore

Scénario: Clotilde Bruneau

Dessin: Guiseppe Baiguerra / Luc Ferry

Genre: Aventure

Éditeur: Glénat

Collection: la sagesse des mythes

Nombre de pages:  56

Prix:  14.50 €

 

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Publié le 29/09/2016.


Source : Bd-best


Stravaganza, la reine au casque de fer

« Un écrin de verdure, havre des esprits où chaque être vivant trouve sa place. Une forêt, nichée au creux d’un royaume infime partie d’un univers. Et sous ses branches, une intrépide jeune fille. »

 


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Le royaume d’Auroria est gouverné par la reine Viviane qui ne quitte pas son château. Elle est aussi appelée la reine au casque de fer car elle ne sort jamais sans. Cependant, cette reine est en réalité une jeune fille intrépide, qui arrive à faucher compagnie à ses serviteurs pour aller explorer les environs sans son casque, se faisant alors appeler Claria. Un beau jour Mitera, la capital, se fait attaquer par des bêtes féroces qui mettent à sang toute la ville.

 

 

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La reine Viviane, ou Claria, est une jeune fille qui n’a pas froid aux yeux. Elle aime explorer son royaume pour découvrir comment son peuple vit ou les menaces en dehors des remparts du château. Elle sait manier l’épée comme un soldat et se donnerait corps et âmes pour sauver son peuple.

 

 

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Les Wumbas sont des animaux féroces et redoutés dans la forêt. Auparavant, ils attaquaient séparément et les soldats pouvaient les repousser facilement. Lors de leur dernière attaque, ils ont unis leur puissance et ont réussi à franchir les mûrs séparant la ville de la forêt.

 

 

 

 

 

Que d’aventures attendent la reine ! Ce manga est composé d’une petite touche de perversité mettant en scène quelques dessins nus ou certaines scènes assez drôles mais plus coquines.

 

 

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Akihito Tomi relie le drame avec l’humour. Même si celui-ci est présent durant toute la lecture, l’histoire n’est pas nouvelle. Il s’agit d’un royaume, d’une menace ennemie et d’une reine qui essaye de sauver son peuple. Cependant, la mise en oeuvre de son histoire est assez bien faite, nous pouvons trouver des scènes amusantes presque à chaque page.

 

Alexis Seny

 

Titre: Stravaganza

Tome: 1 & 2

Scénario et dessin: Akihito Tomi

Noir et Blanc

Genre: Heroic fantasy

Éditeur: Casterman

Collection: Sakka

Nbre de pages: 180-190

Prix: 8,45€



Publié le 28/09/2016.


Source : Bd-best


Seuls 10 : La machine à démourir, Les auteurs arrivent encore à nous surprendre et à nous effrayer.

« - J’en ai assez, Koupchou… On sait pas où sont nos amis, on est pourchassés de partout, on a toujours peur… Y en a marre d’être morts ! Ce qu’il faudrait, c’est pouvoir revenir en arrière…que tout r’vienne comme avant, comme dans les films où… Oh, puniase, Koupchou… Je sais ! Dans les films, les savants, tous ils arrivent à faire démourir les gens ! On va faire comme eux !! »

            « - … Hhaaan ? »

            « - On va fabriquer une machine à démourir ! Ben nan, j’sais pas encore comment, mais on va trouver, t’inquiète ! »

 

            On le sait depuis quelques tomes maintenant, ce n’est un secret pour personne. Les personnages de la série sont morts. C’est pour cela qu’ils sont dans un monde parallèle sans adulte. Mais Terry en a marre. Il n’a qu’un but : démourir !

 

Pour ce nouvel épisode, la série aurait pu être rebaptisée « 5 fois Seul » au lieu de « Seuls ». Terry ère dans un salon du jouet avec le maître des couteaux qu’il a rebaptisé Koupchou. Dodji vient d’être envoyé dans un royaume de limbes par le Maître-Fou. Leïla est plongée dans un sommeil sans rêve sous la surveillance du défiguré Toussaint. Yvan semble être dans une faille spatio-temporelle pas loin de la maison de vacances de son père quand il était plus petit. Et Camille ? Camille est re-morte… L’enfant-Minuit se sent tellement seule sans ses amis.

 

 

 

 

 

 

            On croyait avoir tout subi dans « Seuls ». Les auteurs arrivent encore à nous surprendre et à nous effrayer.

 

            Fabien Vehlmann, grâce à un découpage quasi-scientifique, nous fait suivre les destins de chacun des personnages en parallèle. On soufre, on transpire, on a peur avec eux. Et quand la tension devient trop forte, qu’il faut que le lecteur souffle ou comprenne. Le personnage d’Anton apporte une explication aux événements.

 

            Bruno Gazzotti ne jouera plus jamais aux Legos comme avant. Comme il a dû transpirer dans le salon du jouet dans lequel Terry et le maître des couteaux croiseront la route de Camille. Ça va un petit peu agacer le maître qui va s’énerver avec une tronçonneuse, démantibulant un Empire State Building de Legos. Les petites briques vont voler en éclats. Gazzotti signe là une scène qui restera dans les annales de la bande dessinée et qui pourra être étudiée dans les écoles de dessin.

 

 

 

 

 

 

On peut  voir un reportage sur le tournage du film qui sortira sur les écrans le 8 février :  http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19563932&cfilm=229867.html. Sofia Lesaffre joue le rôle de Leïla et Stéphane Bak incarne Dodji. Le film est réalisé par David Moreau à qui l’ont doit les terrifiants « Ils » et « The eye » (avec Jessica Alba), ou, dans un autre genre, la comédie romantique « 20 ans d’écart » avec Virginie Efira et Pierre Niney. Tout ça pour dire que « Seuls » n’a pas été confié à n’importe qui.

 

            « Seuls » est une saga au riche passé et à l’avenir prometteur. Il semble que les auteurs connaissent le final de la série. Où vont-ils nous amener ? Jusqu’où nous surprendront-ils ?

 

Laurent Lafourcade

 

Série : Seuls

Tome : 10 – La machine à démourir

Scénario : Vehlmann

Dessin : Gazzotti

Couleurs : Usagi

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 48

Prix : 10,60 €

ISBN : 9782800167176



Publié le 27/09/2016.


Source : Bd-best


Bizu Intégrale tome 2, une carrière mouvementée

« - Vite, Schnokbul, vite ! Il faut quitter cet endroit. »

            « - Allez-vous enfin m’ecfpliquer ?! »

            « - La décrue a commencé, nous allons embarquer sur cette planche… Trouvez de quoi faire des pagaies. »

            « - Bivu, f’est pas poffible, nous ne pouvons pas abandonner fette veune fille ! »

            « - Je vous dis, cornandouille, que c’est Keryna. La fée Keryna, la fée la plus maléfique de toute la celtie, voyons ! »

 

            Dans quel guêpier, nos amis se sont-ils encore fourrés ? Tout ça va encore nous entraîner dans des histoires féériques que sait si bien raconter Jean-Claude Fourneir.

 

            Nul besoin d’être breton ou adepte des crêpes et du chouchen pour adorer Bizu. Ce petit bonhomme de Brocéliande habite dans un lieu rêvé, vit des aventures palpitantes et est accompagné d’amis originaux comme Mukès, champignon domestique, ou Schnockbul, râleur au grand cœur qui fait pousser des fleurs à chacun de ses pas. Quel gamin n’a jamais rêvé de dormir dans un lit clôt ? Qui n’a jamais imaginé converser avec des lutins ou autres créatures bizarroïdes ?

 

 

 

 

 

 

            Bizu a connu une carrière mouvementée qui se découpe clairement en trois parties. Les débuts, comme une enfance de création, étaient présentés dans l’intégrale 1. La maturité fera l’objet du troisième volume. Dans ce tome 2, c’est une sorte d’adolescence à la fois graphique et scénaristique de la série.

            Exclu à l’époque du giron Dupuis, Jean-Claude Fournier semble libéré. Il s’épanouit et donne à sa série une dimension qui ne cessera de grandir, hélas pour une trop courte vie.

 

            Dans « Le signe d’Ys », un déluge dévaste la forêt. Dans le calme après la tempête, Bizu et Schnockbul rencontrent Keryna, fée maléfique qu’ils reconnaissent à son médaillon : le signe d’Ys ! Celle-ci réduit Schnockbul. Les esprits de la forêt, qui seront plus tard appelés les Bilzigs, ne lui rendront sa taille initiale qu’à condition que Bizu leur ramène ce médaillon disparu.

 

            La rencontre de Bizu avec « Le fils de Fa Dièse » est au cœur du deuxième grand récit. A la recherche de Schnockbul, ils vont arriver jusqu’au repaire lacustre du Blévis Noir, sombre seigneur qui détient Keryna prisonnière.

 

            Enfin, « Le grand désordre », aventure inédite et inachevée raconte la vengeance du Blévis Noir . Décidemment, Fournier n’a pas de chance. Pour la deuxième fois, après l’aventure de Spirou « La maison dans la mousse », il laisse un récit en plan après avoir longuement travaillé dessus.

 

Une des caractéristiques de la série est aussi la force de présence des personnages secondaires comme Lomig, sorte de chien dinosaurien rose, le Grand Karnablem, chef des esprits de la forêt, demandant à son valet Karig qu’il lui amène son sceptre, ou encore les crapauds Léon et Léone, dont la boule de cristal peut-être d’un grand secours.

 

            Flaubert disait : « Madame Bovary, c’est moi. ». Fournier peut se définir ainsi : « Bizu, c’est moi. ». Alors, Monsieur Fournier, racontez-nous de nouvelles belles histoires de vous…

 

Laurent Lafourcade

 

Série : Bizu

Tome : Intégrale 2

Scénario & Dessin : Fournier

Couleurs : D’Authenay

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 192

Prix : 24 €

ISBN : 9782800160887



Publié le 26/09/2016.


Source : Bd-best


Fog de Roger Seiter et Cyril Bonin: les mystères de Londres n’ont rien à envier à ceux de Paris!

Il y a quelques mois, Cyril Bonin nous épatait, une fois de plus, avec The Time Before, un nouvel acte dans une oeuvre personnelle empreinte de préoccupations modernes. Pourtant, ce serait oublier que ses premiers pas dans la bande dessinée, il les a faits en compagnie de Roger Seiter dans le « Fog » londonien de l’époque victorienne, entre Sherlock Holmes et les récits de l’ami (moins connu) de Charles Dickens, Wilkie Collins. Ainsi, entre les Indiens navajos, les fanas de spiritisme, les effrayants démons, les marins qui éclusent les tavernes jusqu’à plus soif, les prostituées qui font valoir leurs atouts, les amours contrariés ou des meurtres plus sinistres les un que les autres; les deux auteurs ont signé pas moins de huit albums en huit ans, chez Casterman. Les quatre premiers font l’objet d’une nouvelle intégrale en deux actes aux Éditions du Long Bec. Une excellente idée tant l’univers développés par les deux auteurs reste une référence et dans lequel on n’aurait bien tort de ne pas se replonger.

 


(c) Bonin

(c) Bonin

 

 

Londres l’embrumée, Londres la Victorienne, Londres la… criminelle. En cette deuxième partie du XVIIIème siècle, la capitale britannique est en pleine évolution et entre doucement dans une autre ère. Pourtant, englués dans les brumes, ses mystères sont toujours aussi épais que le Fog ambiant et la pluralité des classes et des castes qui ne jouent pas vraiment toujours en la faveur des enquêteurs de Scotland Yard.

 

 

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Des gars résistants mais soumis à un tyrannique directeur et oppressés par une presse qui n’a rien à envier aux médias populistes actuels répandant la terreur. Non, la tâche n’est pas simple pour Andrew Molton et Julian Harwood. D’autant plus, lorsque deux vikings tueurs sont sortis de leur sommeil éternel par des archéologues trop curieux ou qu’un démon « vampirique » semble s’être échappé du petit monde spirite londonien. Heureusement, sur la route de ces deux enquêteurs, le destin brumeux va leur envoyer le journaliste Ruppert Graves et la splendide et pleine de jugeote Mary Launceston. Mais le quatuor issu du commun des mortels peut-il lutter avec des puissances étranges et occultes?

 

 

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Lancée en 1999, Fog a très vite trouvé son rythme avec deux albums composant à chaque fois une histoire complète, soit quelque 120 planches d’ambiance et de voyage dans le temps. Car Roger Seiter n’a pas son pareil pour visiter une époque dont il semble féru (en témoigne Spécial Branch qu’il réalisera, plus tard, avec Hamo) et le scénariste avait trouvé en Cyril Bonin, une perle qui ne demandait qu’à révéler son éclat et son talent. Du rictus d’un personnage à la démesure horrifique de ce Londres bien loin de celui que nous visitons parfois le temps d’un long week-end.

 

 

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Ainsi, Fog, c’est non seulement des intrigues passionnantes préférant s’immiscer dans les rues sombres et dans les cafés mal famés, au plus près de la mort qui guette, que de lézarder sous le soleil des bons vivants. Sociologique sur les bords, Fog, avant même d’être une fiction et un divertissement à choyer, est une enquête des auteurs eux-mêmes, retraçant et documentant le Londres d’après 1850, recomposant ses strates sociales et la misère, les mauvaises fortunes, qui forgent les destins et font plonger certains dans les affres de la violence et de l’inconscience meurtrière.

 

 

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Dans cette voie, Seiter et Bonin sont même jusqu’au-boutistes, n’hésitant pas à supprimer certains de leurs personnages et à en amener d’autres, quitte à explorer d’autres horizons (des Navajos à Londres, vous aviez déjà vu ça?). Côté dessin, tour à tour lugubre, lancinant, sanglant, parfois lumineux, Bonin posait là les clés d’une voûte qui n’allait cesser de tutoyer les hauteurs, voire même de les repousser. Qui aurait pu dire que le Fog si cher à Carpenter allait accoucher d’un génie graphique dont on n’allait cesser de parler de plus en plus.

 

 

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De bout en bout, cette première intégrale (chez les Éditions du Long Bec, car Casterman avait déjà publié ses propres recueils) se révèle intrigante et bénéficie d’un page-turning jamais démenti. Mais en plus, plus loin que de compiler les quatre premiers albums, cette réédition va plus loin et propose un avant-propos documentaire de Roger Seiter mais aussi, et surtout, une novelisation inédite d’une partie de la seconde histoire. Certes, cela lève un peu le pouvoir à l’imagination qui était donné aux lecteurs à l’époque,  mais ce nouveau chapitre permet aussi de mieux comprendre l’histoire. C’est judicieux. Vous l’aurez compris, si vous ne connaissez pas la série ou que vous l’aviez peut-être (mauvais que vous êtes) oublié dans un coin de votre tête embrumée, il n’y a pas de quoi bouder votre plaisir.

 

Alexis Seny

 

Titre: Fog

Intégrale: Livre 1/2

Scénario: Roger Seiter

Dessin et couleurs: Cyril Bonin

Genre: Mystère, Polar, Enquête, Fantastique

Éditeur: Les éditions du Long Bec

Nbre de pages: 272

Prix: 34,50€



Publié le 23/09/2016.


Source : Bd-best


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