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Finie l’école buissonnière, Titeuf, le P’tit Spirou, Ducobu et Léonie sont bien rentrés dans leurs c(l)as(s)es part 3

Titeuf, à fond le slip… avec les traces de freinage de notre époque en prime.

On commence en force avec un gamin dont la mèche est inusable depuis 25 ans. Cela valait bien un quinzième album. Mais si la série se fait longue et que certaines perdent en qualité (ce serait bien normal après 650 planches), Zep a toujours de belles et grandes idées derrière la tête pour empêcher de ronronner et crier son incroyable vitalité. Après avoir fait un tour en adolescence, Titeuf semble s’être rendu compte qu’il ne serait jamais grand et que cela vaut mieux.

 

 

 

 

 

© Zep/Laurence Chevrier/Bruno Chevrier chez Glénat

 

Car oui, le monde des grands n’est pas forcément enviable. Et si le jeune trublion du Neuvième Art n’oublie pas de vivre son rêve d’enfant, à la poursuite de l’amour fou non plus avec Nadia mais avec Ramatou, les problèmes d’adultes et d’actualités ne peuvent s’empêcher d’entrer en collision avec son univers fait de fautes d’orthographe et de bêtises en tout genre.

 

 

 

 

© Zep/Laurence Chevrier/Bruno Chevrier chez Glénat

 

Passé une première planche où Zep emprunte avec brio un format bien connu des réseaux sociaux (avec un Titeuf tel que vu par les filles, la maîtresse ou encore Romuald-le-gros-QI), le génial auteur enchaîne avec la maestria qui le caractérise des gags qui ne vont avoir de cesse de se rapprocher de notre époque, au juste-au-corps de problèmes devenus chroniques. Au coin de la rue, c’est dans une manifestation Anti-IVG (pour ivégétariens ?) que Titeuf se retrouve avec Manu et Hugo.

 

 

 

 

© Zep/Laurence Chevrier/Bruno Chevrier chez Glénat

Mais ce n’est pas tout, il y a aussi des petits nouveaux à l’école qui pourraient bien être des… migrants. Kézako ? Et ces pétitions qu’il piétine de toute son insouciance mais qui visent à sortir du nucléaire ?

 

 

 

 

© Zep/Laurence Chevrier/Bruno Chevrier chez Glénat

 

De plein fouet, ce petit tricheur de blondinet va aussi faire les frais des pédophiles du net, ceux-là qui sous le pseudonyme de Bossdémaths veulent bien lui fournir les réponses à ses devoirs en échange de photo de son « zizi ». Sans parler de la gare où sa mallette abandonnée a dû être détruite par la sécurité anti-terroriste, de quoi lui donner une bonne excuse (la seule) pour arriver en retard à l’école.

 

 

 

 

© Zep/Laurence Chevrier/Bruno Chevrier chez Glénat

 

Sans jouer les grands moralisateurs mais amenant, sous prétexte du comique de situation, de vrais beaux sujets à débattre en famille à l’heure du souper, Zep joue pleinement et avec efficacité sa carte d’auteur de son temps, d’éveilleur de conscience même chez les plus petits. Cela ne l’empêche évidemment pas de distiller une parodie de Harry Potter hilarante, une déconvenue nudiste à la piscine et les révisions pour la prochaine… boum.

 

 

 

 

© Zep/Laurence Chevrier/Bruno Chevrier chez Glénat

 

Et dans notre coeur, ça fait justement boum car à travers le prisme de l’enfance et de l’humour pétaradant, Zep n’a pas fini de scruter les inquiétudes de ces contemporains et de les décomplexer tandis que Laurence et Bruno « Nob » Chevrier (le papa de Dad) y mettent les couleurs exactes. Résolument, on peut rire de tout, peut-être pas avec n’importe qui mais avec Titeuf, sans souci !

 

Alexis Seny

 

Série : Titeuf

Tome : 15 – À fond le slip !

Scénario et dessin : Zep (Facebook)

Couleurs : Laurence et Bruno Chevrier

Genre : Humour

Éditeur : Glénat

Collection : Tchô! la collec’ 

Nbre de pages : 48

Prix : 10,50€



Publié le 25/09/2017.


Source : Bd-best


Finie l’école buissonnière, Titeuf, le P’tit Spirou, Ducobu et Léonie sont bien rentrés dans leurs c(l)as(s)es  Part 2

Ducobu, côté face…

 

Les honneurs du cinéma, en v’là un autre qui les a connus… sans franchement convaincre. Ducobu est bien meilleur cancre en BD qu’ailleurs. Et celui qui a le même âge que Titeuf revient sur son terrain de prédilection pour un 23ème album. Et s’il est indécrottable de son bureau et de son coin de classe toujours aussi accueillant, le cinquième frère de pull des Dalton est bien décidé de vivre de sa passion : la triche.

 

 

 

 

© Zidrou/Godi/Laure Godi chez Le Lombard

 

Avec les intarissables Zidrou et Godi aux commandes, Profession : tricheur a tout de ce qu’on peut attendre d’un bon cru qui met un peu plus le chambard dans la classe la moins calme de l’école primaire de Saint-Potache. Et ce malgré le fait qu’elle compte en ses rangs la première de classe, Léonie Gratin (on y reviendra). Plus que jamais, tous les coups sont permis pour copier sur cette voisine irritante, quitte même à exploser le décor, à avoir recours aux chantres de l’anti-dopage, au chantage à l’héritage ou encore à des innovations technologiques galopantes.

 

 

 

 

© Zidrou/Godi/Laure Godi chez Le Lombard

 

Ce qui est le plus fou finalement, c’est qu’en 1000 planches (ça y est, elles sont dépassées avec ce nouvel album), le duo Godi-Zidrou (avec les couleurs de Laure Godi) ne s’est jamais éloigné du trio initial Ducobu-Léonie-Latouche (ajoutons-y Nénesse, quand même, qui continue de faire des vieux os). Si quelques planches introduisent bien l’un ou l’autre nouveau personnage, que Ducobu se travestit toujours aussi bien ; ce sont toujours les trois mêmes qui sont sous le feu des projecteurs. La dynamique à l’oeuvre entre eux pourrait s’éroder, pourtant il n’en est rien.

 

 

 

 

© Zidrou/Godi/Laure Godi chez Le Lombard

 

Et de sursauts en sursauts tragi-comiques, Zidrou a toujours de quoi rendre palpitant les quelques mètre carré de cette classe à peine rafraîchie en 25 ans de carrière. Tandis que Godi est toujours aussi prompt à donner vie aux délires de son comparse. Y compris dans les pétages de plomb de Latouche qui n’ont jamais été aussi monstrueux. Mention spéciale à cette fable loufoque « La poulette, le renard et le fermier » et à ce thriller à haute-tension autour du photocopieur en panne qui n’a rien à envier à Hollywood ni à Jean Doux !

 

Alexis Seny

 

Série : L’élève Ducobu

Tome : 23 – Profession : tricheur

Scénario : Zidrou

Dessin : Godi

Couleurs : Laure Godi

Genre : Humour

Éditeur : Le Lombard

Nbre de pages : 48

Prix : 10,95€



Publié le 22/09/2017.


Source : Bd-best


Finie l’école buissonnière, Titeuf, le P’tit Spirou, Ducobu et Léonie sont bien rentrés dans leurs c(l)as(s)es Part 1

Le petit Spirou monte à la toile

Rentrée des classes et rentrée des cases font cause commune. Chaque année, c’est pareil. Et si les mômes reprennent peu à peu leurs marques; pour le monde éditorial, c’est le sprint jusqu’à Noël avec dégoupillage en règle d’idoles pour moins jeunes et jeunes. Car les bambins ne sont jamais oubliés.

Le cinéma, Titeuf connaît ! Alors, sans doute, dans le petit monde de la BD et dans la proximité des rayons jeunesse, pourra-t-il expliquer au Petit Spirou (30 ans, cette année!) l’effet que ça fait. En effet, le grand écran s’empare de plus en plus de succès de la BD et le tour est venu pour Spirou de faire « action ». En attendant le grand, le petit débarque fin du mois dans les salles obscures (on entend déjà les « Mais qu’est-ce que tu fabriques » et les « T’as qu’à te retenir » dans le noir). Pourtant il n’était pas question d’éteindre les lumières du Neuvième Art. Pour fêter ce passage au live, pas de nouvel album à l’horizon mais une BD du film qui fait best-of et marie planches de bande dessinée bien connues et véritable making-of du film à venir.

 

 

 

 

 

 

 

© Dupuis

 

Et dans cet envers des décors au pays des cases, c’est le petit Martin qui est appelé à la caisse. Non parce que ses parents l’ont perdu mais parce qu’ils l’ont laissé gaiment se balader sur le plateau de tournage à la recherche du Petit Spirou et de ses proches. Ça, c’est pour le pitch. En vrai, c’est Damien Perez qui se sert de toute l’expérience glanée avec Groom pour livrer un travail de reporter (forcément promotionnel mais pas que, et ça c’est chouette) qui parle autant aux enfants qu’à leurs parents pour les entraîner dans les rouages d’un cinéma qui s’efforce de ne pas piétiner la BD (on n’a pas vu le film mais jusqu’ici on a eu de très bons échos et quelques autres très mauvais).

 

 

 

 

© Dupuis

 

Ainsi, si on relit avec plaisir les 3-4 planches de gag triés sur le volet pour présenter les personnages que les acteurs vont avoir la lourde tâche d’incarner, le dossier est bien fait.

 

 

 

 

© Tome/Janry/Stuf chez Dupuis

 

Et du réalisateur Nicolas Bary (dont on apprend qu’il voulait initialement adapter Soda, autre série phare de Tome, au cinéma) à la costumière Agnès Béziers en passant par Tome et Janry, François Damiens, Pierre Richard ou encore Philippe Katerine, sans oublier Sacha Pinault (qui, teint en roux, incarne le Petit Spirou); on se prend au jeu du feu des questions qui ne nous prennent pas pour des cons.

Sans lever le voile sur l’intrigue du film, sans en montrer de trop mais en approchant la sincérité qu’ont eu les intervenants à faire ce film, les petits trucs de Natacha Régnier, les croquis du story-boarder Éric Gandois, un L’Embrouille dans la peau d’un Mégot « à son idée ». Dans ses pages, on sent qu’il y a de l’envie et qu’elles ne forment pas un énième album du film sans saveur ni valeur ajoutée. Reste à voir le film !

Alexis Seny

 

Série : Le petit Spirou

Hors-série

Tome : La BD du film

Scénario : Tome

Dessin : Janry

Couleurs : Stuf et Stéphane de Becker

Contenu rédactionnel : Damien Pérez

Genre : Humour, Reportage, Making-of

Éditeur : Dupuis

Nbre de pages : 64



Publié le 21/09/2017.


Source : Bd-best


Chevalier Brayard : colossal, bestial et paillard saligaud mais aussi attachant héros qui n’a rien à envier à Godefroy de Montmirail !

À l’heure des armes à feu sans pitié, les grands récits d’aventure continuent d’entraîner une certaine vénération du cape et d’épée. Après avoir taillé… une bavette avec Renaud Farace pour son Duel, Zidrou et Francisco Porcel nous permettent de remonter encore un peu le temps pour remonter à l’époque de la grande et noble chevalerie, ou à peu près, en compagnie d’un trio infernal, à l’ombre des croisades.

 

 

 

 

 

 

 

© Zidrou/Porcel chez Dargaud



Résumé de l’éditeur : Le seigneur Brayard s’en revient de croisade, accompagné du jeune moine Rignomer. Sur leur chemin, ils croisent la route d’une adolescente, la princesse Hadiyatallah, qui se révèle être une otage en fuite. Brayard n’hésite pas un seul instant : il décide d’escorter la princesse en Orient pour la rendre à son père en échange d’une rançon, et entraîne Rignomer dans l’aventure. C’est le début d’un voyage qui s’annonce particulièrement rocambolesque…

 

 

 

 

© Zidrou/Francis Porcel

 

« En retournant à Jérusalem, lem ! Lem ! Je vais retrouver ma belle Nabila, la ! La ! Sous les remparts de Tessalonique, nique ! Nique ! Je lui montrerai ma grosse…  » Vous l’entendez l’inlassable et sans fins complainte de la b…rute ? Hé bien, bonne nouvelle, elle va vous accompagner tout au long de la route, sur ces 80 planches de grande aventure et d’aller-retour entre Porcelle-Sainte-Bertrude et Homs et Allep, prouvant s’il le fallait que ce Chevalier Brayard a beau être un héros de guerre avec un cri n’ayant rien à envier à Godefroy de Montmirail (« Carnage et pitié !« ), c’est aussi un colossal, bestial et paillard saligaud !

 

 

 

 

© Francis Porcel

 

De quoi réfréner bien vite toute envie de se lier d’amitié avec lui… et de se mettre du côté de ses souffre-douleurs. En l’occurrence le jeune moine  Rignomer en quête d’une divine relique et l’intrépide et tête brûlée Hadiyatallah qui possède plus d’un secret. Un trio mal assorti et c’est tant mieux puisqu’il va tenir toutes ses promesses.

 

 

 

 

© Francis Porcel 
 

Dans l’art de la gravité mêlée à un humour ravageur, Zidrou et Francis Porcel sont en train de passer maîtres. De vraies fines lames qui, après s’être immiscées dans les folies bergères et dans la triste vie d’un Bouffon, sont loin d’avoir fait le tour de leur art, que du contraire. Et chaque nouvel album, telle une nouvelle surprise, en apporte la preuve éclatante.

Et si on se plonge dans les coulisses, elles sont tout aussi palpitantes !

 

 

 

 

© Francis Porcel
 

En déjouant les attentes et en nous servant sur un plateau un trio d’anti-héros terriblement bruts de décoffrage, le duo d’auteur prend l’ambiance post-croisades comme prétexte d’une chevauchée à petit trot qui prend le temps du comique de situation… de répétition aussi (dans les savoureux mots, comptines et une panoplie de saints grotesques imaginés par Zidrou). Pourtant, à la fin, malgré tout le comique déployé, l’obscurité des hommes et de leurs combats reprend toujours sa part.

 

 

 

 

© Zidrou/Francis Porcel chez Dargaud

 

C’est improbable et c’est là que se trouve le génie. Alors que le trait de Porcel prend d’assaut les grands espaces, d’un château-fort à une forêt de brigand, où tout reste à conquérir. À la pointe de l’épée ou à la force du trait !

 

Alexis Seny

 

Titre : Chevalier Brayard

Récit complet

Scénario : Zidrou

Dessin et couleurs : Francis Porcel

Genre : Aventure, Humour, De cape et d’épée

Éditeur : Dargaud

Nbre de pages : 80

Prix : 14,99€



Publié le 19/09/2017.


Source : Bd-best


Alix Senator, Thierry Démarez passe de séquences de contemplation à des scènes d’une cruauté extrême

Kephren est aux portes de la folie, mais il a tellement souffert, a été tellement meurtri, qu’Alix est prêt à l’accompagner sur son chemin.

 

            Valérie Mangin poursuit sa série avec passion. Le lecteur ne peut que ressentir le bonheur qu’elle a à jouer avec les personnages de Jacques Martin. Jamais reprise n’aura été aussi pertinente. Alix est âgé, bien sûr, mais il reste lui-même. A un soldat qui lui propose d’exécuter des barbares, il rétorque : « Non. Nous allons les amener à l’oasis : il y a certainement une prison là-bas. ». Mangin connaît le gaulois sur le bout des doigts et respecte les fondamentaux. Martin peut reposer en paix. Il ne sera pas trahi, pas par cette équipe en tout cas.

 

 

 

 

 

 

            Thierry Démarez passe de séquences de contemplation à des scènes d’une cruauté extrême. Il ne tombe jamais dans l’horreur gratuite pour seulement dépeindre le strict nécessaire. La violence des sentiments n’en est que mieux mise en valeur. Les monuments et les salles obscures sont exemplaires de précision. Démarez manipule également son découpage au gré des besoins du scénario. Ainsi, lorsque Kephren pénètre dans un tombeau, les trois bandes usuelles se transforment en quatre afin de mieux rendre l’impression  d’exiguïté et de confinement. Quant aux couleurs de Jean-Jacques Chagnaud, le bougre, on peut dire qu’il est encore bien en forme. Le dessinateur et son coloriste sont en telle symbiose qu’on a du mal à imaginer qu’ils sont deux.

 

Pour en apprendre plus et jouer avec l’Histoire, n’hésitez pas à visiter le site officiel de la série : http://www.alixsenator.com/accueil.html.

 

            Alix Senator est un Alix aux auteurs Imperators.

 

 

Laurent Lafourcade

 

Série : Alix Senator

Tomes : 6 – La montagne des morts

Genre : Historique-Aventure

Scénario : Mangin

Dessins : Démarez

Couleurs : Chagnaud

Éditeur : Casterman

Nombre de pages : 48

Prix : 13,95 €

ISBN : 9782203115989



Publié le 19/09/2017.


Source : Bd-best


Jour J : le prince des ténèbres voulait croire que le 11 septembre… n’aurait pas lieu !

On ne le sait que trop bien : il y a quelques jours nous commémorions, occidentaux que nous sommes, la plus terrible des attaques contre l’Amérique. La fin du rêve et le début du cauchemar terroriste dans nos contrées qu’on pensait protégées. Sous les gravats, perdu à jamais, un homme qui aurait peut-être pu changer la face du drame et du monde de peur (amplifié par les médias) dans lequel on essaye de nous faire vivre : John O’Neill, un agent du FBI qui avait eu le nez jusqu’en Arabie Saoudite pour suivre l’ombre déjà nauséabonde de Ben Laden et Al Qaïda. Personne ne l’a cru, et voilà où nous en sommes. Qui sait ce qu’il se serait passé si l’avertissement de cet homme avait été pris au sérieux ? Peut-être bien Fred Duval, Jean-Pierre Pécau, Igor Kordey et Jérôme Maffre qui refont l’Histoire en trois actes.

Résumé de l’éditeur : L’histoire suit l’enquête d’un personnage ayant existé, John O’Neill, alias le « Prince des ténèbres », un agent du FBI ayant eu l’intuition que Ben Laden préparait une attaque d’envergure contre les USA et qui trouva la mort dans la destruction des tours du World Trade Center. Que se serait-il passé s’il avait eu l’occasion de traquer Ben Laden et s’il avait pu empêcher l’attaque du 11 septembre 2001 ?

À l’heure où Jean Dufaux annonce la fin des longues (trop ?) séries et qu’il faut être fortiche pour prédire quelle série ira loin (sauf quelques exceptions, chez Dupuis avec FRNCK ou Magic 7 et Grand Angle avec son adaptation de Tout Pagnol), Delcourt réalise des tours de force. Que ce soit avec les séries d’Héroïc Fantasy (chez Soleil, les Elfes et autres Nains) ou ses séries d’anthologie capables de compter très vite (et à la force de synergies d’auteurs qui roulent) un grand nombre de tomes en peu de temps. Comme la collection « 7 » qui se termine sur une troisième saison et un 21ème tome (on revient vous en parler) et la présente série/collection « Jour J » qui, inaugurée en 2010 en compagnie de Russes qui doublaient les Américains dans leur conquête lunaire, compte désormais trente tomes. Soit un rythme de quatre uchronies par an, dans toutes les directions possibles et imaginables et capables de se rapprocher très fort de notre présent.

 

 

 

 

© Duval/Pecau/Blanchard/Kordey/Maffre chez Delcourt

 

C’est encore plus le cas, ici, dans cette trilogie. Avec rigueur, Fred Duval et Jean-Pierre Pécau font leur enquête sur les prémisses de ce que certains appelleront la fin de l’insouciance et d’aucuns y voient la fin de l’innocence, d’un côté du globe comme de l’autre. Car si le capitole est resté sourd et aveugle trop longtemps ; John O’Neil, surnommé le Prince des Ténèbres (« Satan qui bosse tard et qui s’habille en Gucci »), a très vite fait preuve de perspicacité quant aux terribles événements qui accablent l’Arabie Saoudite dès le 25 juin 1996, lorsque les tours de Khobar explosent, en toute ignominie pour les survivants soufflés, dont les membres ont été arrachés. Commence alors une traque, entre les États-Unis et le territoire de l’obscure Oussama Ben Laden, pour présager du pire et l’empêcher. Mais est-ce raisonnable quand on est seul (ou presque car John sait s’entourer de « combattants » fiables) face aux hauts responsables du bureau ? Peut-être pas, mais John, à couteaux tirés, est prêt à tout sacrifier, à commencer par ses possibilités d’évolution au FBI. Rusé et avec la science du terrain, John et son équipe réduite mais increvable ne pourront pourtant pas éviter tous les pièges tendus sur la route. Entre le sel de l’exploit et l’effroi du spectacle à venir.

 

 

 

 

© Duval/Pecau/Blanchard/Kordey/Maffre chez Delcourt

 

Deux tomes bien différents (en attendant la conclusion, fin novembre), voilà ce que nous propose le trio (assisté par Fred Blanchard) bien rodé qui avait déjà fait ses preuves sur quatre autres tomes de la série. Si le premier se révèle assez fidèle à ce qu’on pourrait attendre d’un biopic de John O’Neill, imposant sa stature de seigneur de guerre courant d’avion en avion. Une mise en situation volubile mais nécessaire avant que ne vienne le traquenard et l’action qui nous entraînent vers un deuxième tome laissant place à une chasse à l’homme doublée d’une course contre-la-montre aux rythmes nettement plus soutenus. Desquelles se dégage immanquablement l’uchronie. Une uchronie bien réelle car finalement bien plus proche du cours de l’Histoire que d’autres précédents albums. Car dans tout attentat manqué ou réussi, le vacillement de la balance d’un côté ou d’un autre se joue à des détails.

 

 

 

 

© Duval/Pecau/Blanchard/Kordey/Maffre chez Delcourt

 

Et détaillée, cette petite histoire qui change le cours de la grande l’est assurément. Rien n’est laissé au hasard tandis que la force, la vigueur et l’expérience (bientôt quarante ans de carrière) d’Igor Kordey qui, sous la bannière des couleurs sobres mais efficaces, à tendance polar de Jérôme Maffre, font le reste. Appuyant le propos aussi bien dans les scènes « de bureau » que dans le feu explosif de l’action. Avec toujours cette gravité, cette intranquillité sur les visages. Sur le nôtre aussi car si la fin de ces deux premiers tomes nous emmène en 2005 et que le 11 septembre n’a pas eu lieu, le pire n’est peut-être pas pour autant évité.

 

Alexis Seny

 

Série : Jour J

Tome : 29 & 30 – Le prince des ténèbres 

Scénario : Fred Duval et Jean-Pierre Pécau assistés de Fred Blanchard

Dessin : Igor Kordey

Couleurs : Jérôme Maffre

Genre : Uchronie, Thriller politique

Éditeur : Delcourt

Collection : Neopolis

Nbre de pages : 62



Publié le 18/09/2017.


Source : Bd-best


Infinity 8 : au jour de l’apocalypse et avec ses zombies spatiaux, la série déjà culte trouve encore un peu plus de mordant !

Plus terrible que ça, en ce moment, tu meurs… et tu ressuscites aussitôt. Toujours aux abords d’une nécropole dont le secret semble bien difficile à percer, le peut-être submersible Infinity 8 entame son cinquième reboot en pays zombie (thème déjà frôlé avec la résurrection d’… Hitler, vous vous souvenez ?) et c’est peu dire qu’ils ont du mordant, ces morts-vivants ! Tout comme Lorenzo De Felici qui intègre l’équipage emmené par Lewis Trondheim et Davy Mourier et repousse une nouvelle fois l’infini et l’au-delà chers à Buzz l’éclair.


Résumé de l’éditeur : Tous aux abris : une horde de zombies décime les passagers de l’Infinity ! Non seulement leur morsure est contagieuse, mais l’arme expérimentale qui les a créés a touché la nécropole et l’a transformée en une inépuisable armée de morts vivants ! Ann Ninurta, élue du capitaine pour cette nouvelle boucle temporelle, échappera-t-elle au coup de dent fatal ? Modèle de droiture et jeune mère célibataire ne boudant pas les rencontres masculines, elle pourrait bien être la première agente à découvrir l’origine du cimetière… Choisira-t-elle sa fille ou sa mission ?

 

 

 

 

© Mourier/Trondheim/De Felici chez Rue de Sèvres

 

Les jours (même sans fin) se suivent et ne se ressemblent pas à bord du vaisseau spatial salutaire, véritable arche de Noé intergalactique. Mais depuis le jour 15, tout part en couille. Et le commandant de bord a du souci à se faire : arrivé à la moitié du nombre de reboots possibles, aucun agent spécial n’a réussi à démêler l’inextricable et à sortir le paquebot spatial de ce mauvais pas.

 

 

 

 

© Mourier/Trondheim/De Felici chez Rue de Sèvres

 

De ce pépin, que dis-je de cet os qu’une horde de zombies, qui se reproduisent comme des petits pains un jour de miracle, entend bien ronger. Mais dans ce boxon que va bien pouvoir faire Ann Ninurta, cette mère célibataire jamais contre une bonne partie de jambes en l’air.

 

 

 

 

© Mourier/Trondheim/De Felici chez Rue de Sèvres

 

Le climat est toujours mortifère mais il sait aussi être aurifère tant l’équipage de génie qui a conçu la série Infinity 8 continue de transformer le plomb en or. Toujours plus pop et toujours fort en pulp. Et comme s’il voulait contrecarrer le coup de mou qui peut arriver dans le ventre tout aussi mou d’une série, ce cinquième tome est frénétique, complètement expéditif par la grâce et la folie de sa recrue de choc Lorenzo De Felici.

 

 

 

 

© Mourier/Trondheim/De Felici chez Rue de Sèvres

 

Le jour de l’apocalypse laisse d’ailleurs place à l’expressivité sexy de son dessin (de la même famille impériale que celui d’Humberto Ramos) qui glisse sur l’histoire assez simple et nous entraîne à vitesse grand V dans l’espace intersidéral.

 

 

 

 

© Mourier/Trondheim/De Felici chez Rue de Sèvres

 

D’ailleurs, mieux vaut s’harnacher solidement à ce volume (toujours au format comics) si vous ne voulez pas qu’il vous échappe des mains. Vous ne seriez pas le premier, le trio d’auteurs maléfique prend un malin plaisir à balancer par-dessus bord les vieux et les enfants d’abord, saccageant tout, ne respectant rien… si ce n’est le lecteur à qui ils proposent un délire jusqu’au-boutiste, monumental et clairement virtuose.

 

 

 

 

© Mourier/Trondheim/De Felici chez Rue de Sèvres

 

On s’attendait à l’apocalypse, force est de constater que les auteurs ont été gentils dans leur… titre, cette cinquième aventure, c’est bien pire que l’apocalypse ! Et si un jour le cinéma devait se pencher sur ce berceau magnifique, on préférera à Luc Besson plutôt George Miller. Mais comme le spectacle BD se suffit amplement à lui-même, on espérera que le Septième ne touche pas au Neuvième ! En attendant, vivement le sixième opus dans lequel Franck Biancarelli entrera dans le moonwalk avec Emmanuel Guibert !


 

Alexis Seny

 

Série : Infinity 8

Tome : 5 – Le jour de l’apocalypse

Scénario : Davy Mourier et Lewis Trondheim

Dessin et couleurs : Lorenzo De Felici

Genre : Space opera, Action, Aventure

Éditeur : Rue de Sèvres / Comix Buro

Nbre de pages : 96

Prix : 17€



Publié le 18/09/2017.


Source : Bd-best


Un monde un peu meilleur,  Lapinot revient dans un des tout meilleurs albums de l’année

    « - Allô ?

-          Je… Je suis la personne qui vient de vous prêter son stylo.

-          Euh…Oui. Je vous l’ai rendu, non ?

-          Oui, oui… C’est pas pour ça. J’aurais besoin d’un service. (…) Vous pouvez m’aider ?

-          Je ne vous connais pas, mais oui… Si je peux vous être utile

-          J’ai besoin d’un endroit pour dormir. Même chez vous, par terre sur la moquette, ça irait. »

 

En acceptant de rendre service à cet individu, Lapinot ne se doutait pas qu’il venait de mettre la patte dans un engrenage surréaliste. Témoin d’un banal accrochage de voiture, le concept du battement d’ailes du papillon va entraîner notre héros dans une aventure urbaine ancrée dans la société des années 2010.

 

            Le lecteur est mis face à ses addictions, à ses travers, à ses manies. On ne peut qu’être touché par ce récit sensible, plus fort qu’il ne pourrait paraître lors d’une lecture rapide.

 

 

 

 

 

            Treize après sa disparition (N’oublions pas que Trondheim avait tué son personnage), Lapinot revient dans un des tout meilleurs albums de l’année. Depuis qu’on l’avait quitté, le téléphone portable et les réseaux sociaux ont pris une place inimaginable dans nos vies. Les attentats sont également passés par là et ont indéniablement changé les rapports entre les êtres. Dans ce monde « un peu meilleur », promesse du titre, on retrouve entre autres Richard, le copain parfois lourdingue, Nadia, l’ex qu’on n’aurait jamais dû quitter, mais aussi de nouveaux protagonistes comme Gaspard ou Cléa qui viennent enrichir une galaxie de personnages aux caractères bien trempés, avec leurs certitudes et leurs doutes.

 

L’auteur signe un récit où il ne se passe rien mais où il se dit tout, une histoire d’une banalité étonnante mais d’un intérêt exceptionnel, un paradoxe littéraire et un exploit scénaristique.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

Série : Les nouvelles aventures de Lapinot

Tomes : 1 – Un monde un peu meilleur

Genre : Comédie

Scénario & Dessins : Trondheim

Couleurs : Findlaky

Éditeur : L’association

Nombre de pages : 48

Prix : 13 €

ISBN : 9782844146717



Publié le 18/09/2017.


Source : Bd-best


Jost et Culliford trouvent encore un problème de société à aborder par le biais des petits lutins bleus

« - Ohé, Schtroumpf Paysan !

-          Ah, vous v’là d’retour, Grand Schtroumpf !

-          Je veux te montrer quelque chose ! Homnibus m’a schtroumpfé un petit trésor !

-          Un trésor ?! Il y a quoi là-d’dans ? Des perles ? Des diamants ?

-          Non. Pas du tout ! Tu vas voir… Il m’a schtroumpfé ces haricots secs ! Une nouvelle espèce de haricots mauves !

-          Je connais des haricots bruns et blancs, mais ceux-ci sont spéciaux !

-          Plus que tu ne crois ! Je vais te schtroumpfer pourquoi… »

 

En ramenant des graines de haricots mauves au village, le Grand Schtroumpf ne se doutait pas qu’il allait avoir à faire à un problème de poids…pour ne pas dire de poids. Evidemment, plus de soucis de famine à l’horizon des hivers difficiles. Mais les Schtroumpfs vont vite devenir totalement addicts à ces haricots préparés sous toutes les formes, mais les faisant prendre un peu d’embonpoint. Heureusement, la Schtroumpfette est là pour prendre le taureau par les cornes et remettre ses compatriotes dans le droit chemin. Gargamel, tiens le toi pour dit !

 

Jost et Culliford trouvent encore un problème de société à aborder par le biais des petits lutins bleus. Ici, les food-trucks à la nourriture grasse et l’alimentation non-équilibrée sont dans le collimateur des auteurs. Si les plus jeunes lecteurs peuvent se voir sensibiliser au phénomène, les plus grands retrouveront avec plaisirs les Schtroumpfs dans une aventure dans la plus pure tradition.

 

 

 

 

 

 

Ce livre est malheureusement un album posthume du dessinateur Pascal Garray qui nous a quittés prématurément il y a quelques mois. Fidèle au style du studio Peyo, il aura su durant six épisodes perpétuer la tradition. Un cahier graphique lui rend hommage en fin d’album. On peut y voir des crayonnés de planches et les projets de couverture. On y apprend également que le récit a changé de titre en cours de route. Il devait s’appeler « Les Schtroumpfeurs de haricots », titre plus énigmatique et en phase avec l’esprit de leur créateur. C’est dommage qu’il n’ait pas été conservé.

 

On ne connaît pas encore le nom du ou des futurs dessinateurs des Schtroumpfs. Si l’on peut exprimer un souhait, ce serait celui de revenir à un découpage en cinq bandes, comme dans les tous premiers albums de Peyo, où les Schtroumpfs y ont une dimension correspondant plus à leur échelle.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les Schtroumpfs

Tome : 35- Les Schtroumpfs et les haricots mauves

Genre : Aventure humoristique

Scénario : Jost & Culliford

Dessins : Garray

Couleurs : Studio Nine Culliford

Éditeur : Le Lombard

Nombre de pages : 56

Prix : 10,95 €

ISBN : 9782803671144



Publié le 15/09/2017.


Source : Bd-best


Shelton & Felter, lui le grand et l’autre le petit, duo éclatant sur la piste des grands mystères du drame oublié de Boston

Sheldon Cooper, c’est dépassé, place désormais à Shelton & Felter, un duo d’enquêteurs pas comme les autres qui entend concurrencer les hommes de loi dans le Boston de la prohibition. Y compris quand la mélasse revient jouer les trouble-fêtes et serial-killers, cinq ans après l’immense et improbable inondation qui coûta la vie à 21 personnes.

 

 

 

 

 

 

 

©Jacques Lamontagne

 

Résumé de l’éditeur : Boston, États-Unis, 1924. Isaac Shelton est un ex-boxeur, jeune journaliste à la plume encore mal dégrossie, qui traque le fait divers à la recherche du scoop qui pourrait booster sa carrière. Thomas Felter est quant à lui un libraire d’un certain âge, vivant seul avec ses chats, grand amateur de littérature policière et qui a aiguisé à travers ses lectures un esprit analytique hors du commun. Quand Shelton rencontre Felter, le premier convainc le second de l’aider à résoudre les grands mystères de la ville, ce qui lui permettra de pondre l’article qui fera de lui un journaliste reconnu.

 

 

 

 

©Jacques Lamontagne/Scarlett Smulkowski chez Kennes

 

Autant jouer cartes sur table, si Shelton et Felter ont bien l’intention de faire respecter la loi (enfin, leur loi), aucun des deux n’est droit dans ses bottes. D’abord, il y a Isaac Shelton dont la grande taille offre un maintien approximatif (aïe aïe les maux de dos quand il vieillira). Et Thomas Felter n’est pas en reste vu qu’il doit se tortiller dans tous les sens pour pouvoir mettre ses gouttes oculaires. Pour y voir plus clair ? Assurément.

 

 

 

 

 

©Jacques Lamontagne

 

Et s’ils sont cambrés à leur façon, c’est peut-être le seul point qui les réunit, lui le grand et lui le petit. Et la curiosité ! Sauf que, pas droits, les deux héros le sont aussi dans l’approche des meurtres qu’ils se sont lancé le défi de résoudre. S’éloignant des règles de l’ordre pour mixer empressement et déductions dans un cocktail qui fera bientôt ses preuves. Enfin, pour cela, l’un vis-à-vis de l’autre, ils vont devoir faire des concessions.

 

 

 

 

©Jacques Lamontagne/Scarlett Smulkowski chez Kennes

 

Mais attention ! La mort noire guette. Pas la peste mais plutôt la mélasse ! Celle qui a engendré le plus grand drame que Boston ait connu en ce début de XXème siècle et qui semble ne pas être repue puisque de sombres meurtres viennent hanter la nuit d’une ville qui cherche à acheter ses alcools sous le manteau. Des meurtres dont les limiers sont bien en peine d’expliquer. Encore plus lorsqu’un des actes criminels se pose dans une pièce qui n’a rien à envier à la célèbre chambre jaune de Leroux.

 

 

 

 

©Jacques Lamontagne/Scarlett Smulkowski chez Kennes

 

Alors Shelton et Felter, dans toute leur divergence d’esprit et de procédés, arrivent au bon moment. Et Jacques Lamontagne, seul aux commandes du scénario et du dessin (une première !) et aidé par les couleurs tellement imprégnée d’ambiance, imbibée (mais d’eau pure hein, pas d’alcool frelaté) de Scarlett, parvient à instituer un duo qui non seulement fonctionne mais a assez de ressources que pour ne pas souffrir de la comparaison avec d’autres binômes comme Sherlock et Watson, Adamsberg et Danglard, etc.

 

 

 

 

©Jacques Lamontagne

 

Il y a dans le ton, l’esprit et cette volonté d’aller à contre-courant des mystères, une vraie place trouvée par Lamontagne dans un monde qu’on pensait pourtant bouché. Car oui l’auteur nous amuse et nous surprend, brillant par son style (dans la même famille super-héroïque qu’un Denis Bodart) et renseigné. Jacques a marché sur les traces de ses personnages, enquêtant et se documentant minutieusement pour reconstituer le Boston des années 20 et la hantise de ce drame « mélassier » désormais oublié. Et ça ne fait qu’ajouter plus de cachet à cette enquête équilibrée entre humour et suspense, magnifiquement menée.

 

Alexis Seny

 

Série : Shelton et Felter

Tome : 1 – La mort noire

Scénario et dessin : Jacques Lamontagne (Facebook)

Couleurs : Scarlet Smulkowski

Genre : Polar, Histoire, Humour

Éditeur : Kennes

Nbre de pages : 48 (+ 8 pages de cahier graphique et documentaire)

Prix : 14,95€



Publié le 13/09/2017.


Source : Bd-best


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