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Rencontre avec la Lauréate du Prix Raymond Leblanc : Hélène Vandenbussche
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Rencontre avec la Lauréate du Prix Raymond Leblanc :  Hélène Vandenbussche

Une fois n'est pas coutume, nous vous proposons l'interview de la lauréate du Prix Raymond Leblanc 2014, Hélène Vandenbussche pur son projet La Fille Cendrier.

Le monde dans lequel évolue Harriet Ashtray ressemble à l’Angleterre du XIXè siècle. À une exception près : de gigantesques monstres marins infestent les mers… Leur présence est en réalité le fait de l’existence de l’esprit des mers, que la population appelle Cétos, et qu’elle considère comme un Dieu.

À 11 ans, Harriet, la fille du capitaine Ashtray, a poignardé un homme lors d’une attaque de pirates dans un royaume du Maghreb. Pendant des années, elle va continuer de mener sa vie de jeune fille anglaise de bonne famille, aux côtés de sa grand-tante et de ses frères. Mais lorsque  11 ans plus tard, Harriet retrouve Alistair, son ami d’enfance, le meurtre qu’elle a commis va changer le cours de sa destinée…

 

Pourriez-vous en quelques mots, vous présenter à nos lecteurs ?

Alors, déjà, bonjour à tous! Je suis née en France et 1987 à Gravelines, sur le littoral de la mer du Nord. J'ai déménagé en 2005 en Belgique pour faire toutes mes études à l'Académie des Beaux-arts de Tournai, où j'ai rejoint Thierry Umbreit à la section illustration. Je suis sortie de là en 2011, et depuis, j'ai essayé plusieurs gagne-pain en tout genre mais je n'avais jamais encore été publiée.

Comment êtes-vous entrée dans le monde de la BD?


À l'école ! Ma section Illustration était en lien étroit avec la section Bande dessinée d'Antonio Cossu, de laquelle la plupart de mes amis viennent, et avec qui on échange beaucoup sur ce thème. Certains de mes professeurs théoriques, je pense à Jean-Louis Tilleuil ou Philippe de Pierpont, sont également des professionnels du milieu de la BD et m'ont beaucoup appris, et j'ai aussi eu des cours de "Fumetto" avec Otto Gabos lorsque je suis partie avec Erasmus à Bologne, en Italie.

Quelle a été la genèse de ce goût particulier pour la bande dessinée?


J'adore l'illustration, et je ne voudrais pas lui enlever la valeur que je lui porte, mais la bande dessinée a l'avantage de se rapprocher de l'animation. Lorsque j'écris, j'imagine les choses en mouvement et dans la bande dessinée, c'est possible de faire passer ces idées-là. Il y a donc quelque chose de cinématographique qui me plait beaucoup.

Pourriez-vous nous donner quelques détails au sujet de votre projet " La Fille  Cendrier" ...

La Fille Cendrier, ayant gagné le prix Raymond Leblanc 2014, a l'incroyable chance de sortir aux Éditions du Lombard, et si tout va bien, dans un an. Je suis seule sur le projet, pour faire le scénario, le dessin et la couleur. Le dossier pour participer au concours ne devait comprendre qu'une couverture et trois planches, et maintenant, il y a tout le reste à travailler. On m'a dit en riant que des journées de 14h de travail m'attendent, et je crois qu'au fond c'est ce qui va m'arriver ! Mais je suis prête, et je ne décevrais pas.

Avez-vous eu d'autres activités dans le neuvième art ?


Non, aucune, mise à part des projets scolaires, ainsi qu'une participation en 2009 en tant qu'étudiante aux 24h de la bande dessinée d'Angoulême.

 

 

 

 

 

Quelles sont vos préférences en matière d'auteurs, de publications?

La bande dessinée autobiographique sous forme de roman graphique me touche beaucoup - je peux citer le travail d'Aude Picault, de Marjane Satrapi ou de David B., par exemple. Au niveau des fictions, j'aime ce que fait Frederik Peeters, Bastien Vives, Christophe Blain et François Schuiten. Je suis aussi tombée amoureuse du travail de Daisuké Igarashi au Japon. Tous ces auteurs ont des styles très différents les uns des autres, une imagination débordante, et je sais que je peux acheter à l'aveuglette leurs œuvres sans jamais être déçue.

Une exposition envisagée dans un avenir proche? Quelques chose qui se passe  au moof de Bruxelles semble-t-il...


En effet les premières planches et la couverture de la Fille Cendrier seront exposées au MOOF, avec le travail de cinq autres lauréats. J'aimerais aussi proposer une exposition à des bars lillois, ou des centres culturels de ma région. Rien d'envisagé pour le moment, mais vous serez mis au courant via internet.

Peut-on te trouver sur le web ?


Bien sûr! N'hésitez pas à aller voir mon site : www.helenev.com, et mon blog : latheiere.blogspot.com.
 

 

Quel est ton hobby préféré ?

Dessiner !

 

Dans le contexte actuel de la vie, gardes-tu intact ton enthousiasme créatif ?


Oh oui. C'est vrai qu'aujourd'hui les auteurs ont du mal à vivre professionnellement, mais pour l'instant je peux enfin avancer sans avoir peur de ça. Donc je vais donner tout ce que j'ai dans La Fille Cendrier, et puis pour le après, on verra bien :) Heureusement, j'ai une famille, des amis et un compagnon qui me soutiennent tous, et ça, c'est très important.

Ta devise ?

Mmh... La sincérité, c'est la clef !

 


 

Interview © BD-Best- J J Procureur 2014

Photos © J J Procureur 2014

Images ©  Hélène Vandenbussche



Publié le 26/05/2014.


Source : Bd-best

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