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Rencontres à la BRAFA avec Frank Pé, Guarnido, André Juillard & Ever Meulen
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Rencontres à la BRAFA avec Frank Pé, Guarnido, André Juillard & Ever Meulen

La Galerie CHAMPAKA fait entrer la bande dessinée au Grand Sablon, un quartier traditionnellement dédié aux arts 'anciens', 'modernes', 'contemporains' et 'premiers'.

Dans une maison de maître, sur deux niveaux, la galerie témoigne que les créateurs actuels de la bande dessinée sont les héritiers des grands maîtres du passé, tout en perfectionnant sans cesse une technique de narration qui fait de la bande dessinée un art contemporain majeur.


A l’occasion de la BRAFA, la Foire International de l’Art et de l’Antiquité de Bruxelles, la Galerie CHAMPAKA a dédié son espace à une double expo focalisée d’une part sur l’influence des grands maîtres de la BD US sur la bande dessinée européenne des années ’30 et ’50.


D’autre part, CHAMPAKA proposait aux visiteurs du salon de découvrir « Sept Bâtisseurs d’Univers ». Sept artistes majeurs du Neuvième Art, tous bâtisseurs d’univers et toujours en force de création.

 
Christian MISSIA a rencontré pour vous cinq de ces sept artistes mis à l’honneur par la galerie CHAMPAKA : Frank Pé, Juanjo Guarnido, André Juillard, Ever Meulen et François Schuiten.

Bonjour Frank Pé, vous êtes un artiste complet car en plus de votre carrière dans la BD, vous êtes aussi un illustrateur et un sculpteur. Quel regard portez-vous sur un salon tel que la BRAFA ?


Frank Pé : C’est évidemment assez étrange de se retrouver dans un salon des antiquaires car c’est un regard vers le passé.
Avec un travail de bande dessiné. Un travail d’illustration. Quel est le lien ? Je crois qu’il y a plusieurs raisons que cela se passe cette année-ci. Il y a la raison que la bande dessinée s’échappe de plus en plus des cases et devient de plus en plus des images, mais avec de vrais belles techniques à l’ancienne. Donc, on glisse petit à petit vers les beaux arts, alors que ceux-ci glissent aussi vers le narratif. Les deux se rencontrent.
Il y a aussi la raison que la BD est de plus en plus regardée par les collectionneurs. On peut aussi y inclure les investisseurs. Elle a donc sa place dans un salon comme celui-ci. Il y a donc pleins de raisons objectives qui expliquent que la BD se retrouve sur le même terrain que la peinture, la sculpture, les arts décoratifs, etc.

 

 

Frank Pé

 


Comment avez-vous interprété la thématique proposée sur le stand CHAMPAKA ?


Frank Pé : Je n’étais pas du tout au courant de ce qui allait se passer dans le stand.
CHAMPAKA m’a dit : « on va exposer à la BRAFA. Est-ce que tu peux nous faire des œuvres originales pour cette occasion ? » Evidemment, ils ont ajouté : « Est-ce que tu pourrais faire du haut de gamme, car le public y est select ? Il ne faudrait pas montrer n’importe quoi. Pas des croquis. »
Il y a directement une pression quand même, parce que l’on ne fait pas comme ça des œuvres, des dessins réussis sur commande. Quand on fait une expo, en général il y a une ou deux choses qui dénotent mais avant de les faire on ne sait pas lesquels ce sera. C’est toujours un peu un mystère. Donc, j’ai relevé le défi. Il fallait en plus que ce soit fait assez rapidement. Et puis, CHAMPAKA s’est occupé de toute l’organisation. Moi, je n’y ai pas participé.
Sauf que, le but du jeu était de convier, soit des gens qui nous avaient marqué, nous les sept auteurs qui exposons là. Soit, des amis, des âmes sœurs, disons, pour être bien entouré. Et là, je suis ravi d’être aux côté de Claire Wendling, de Burne Hogarth, de Franquin. De Guarnido. D’Yslaire. De Schuiten. Enfin, c’est du beau monde, quoi !

Nous l’avons dit, tout à l’heure : vous ne faites pas que de la BD, vous réalisez aussi des sculptures. Avez-vous déjà exposé vos œuvres dans une manifestation de cette ampleur ?


Frank Pé : Non, bien sur. Ce serait très prétentieux de ma part. Mais j’ai déjà eu la chance de montrer des sculptures dans de très beaux lieux. Notamment, la prochaine occasion aura lieu au centre d’arts du Rouge-Cloître en février et mars (du 17 février au 13 mars 2011, ndr). Et là, il y aura les seize bronzes que j’ai fait jusqu’à présent. Plus les dessins de Mucha que j’ai fait pour une expo il y a deux ou trois mois, qui se passait dans un château. C’était aussi une opération intéressante. Ca allait très bien avec le thème : Mucha, le début du 20ème siècle. Plus, tout ce que j’ai fait dans les salons de BD et ailleurs. Toutes ces œuvres seront réunies pour faire un ensemble, je crois, assez intéressant et vivant. Je pense que ce sera bien pêchu (rires).

Quels sont vos prochains projets BD ?


Frank Pé : Mon prochain bouquin sera un Spirou et Fantasio dans la collection des one-shots, chez Dupuis. Je travaille sur le scénario depuis un certain temps. Je n’ai pas encore commencé le dessin mais c’est imminent.


Quand sortira-t-il ?


Frank Pé : Il n’y a pas encore de dates. C’est vraiment trop tôt pour dire n’importe quoi. Autant s’abstenir…
Pour Zoo, rien n’est sur. Nous pensions faire un quatrième tome mais tout cela est un peu à l’arrêt.

Tiens, pourtant l’histoire de Zoo était terminée ?!


Frank Pé : C’est vrai, mais on eu une idée pour la suite. Enfin, ce n’est pas vraiment une suite mais plutôt un rebond. Mais là je crois que… Nous avons beaucoup parlé avec le scénariste mais là je crois que l’on va arrêter.
Et puis… Et bien, j’aimerais bien reprendre Broussaille, justement !

 

 


Toujours avec Bom au scénario ou avec quelqu’un d’autre ?


Frank Pé : Tout est possible. Bien sur, Bom sera le premier à vouloir replonger dedans. C’est le co-créateur de la série. Broussaille existait un peu avant qu’il n’arrive mais c’est lui qui a donné de la chair à cet univers là. Broussaille c’est aussi lui quand même !
On verra si ça colle car c’est un défi pour nous deux quand même. Même sur le plan du dessin, je ne sais pas trop ou je me situe dans la bande dessinée de maintenant. C’est un univers assez agité, qui se commercialise de plus en plus aussi… Ca a beaucoup changé depuis que je fais de la BD (rires) !

Rappelons à nos chers internautes que lors de la création de Broussaille, Bom et vous étiez dans une logique anti commerciale. Votre credo étant de sortir un album uniquement quand vous aviez une bonne histoire à raconter.


Frank Pé : Oui, je n’ai jamais été dans des considérations de production, c’est sur et l’éditeur l’a tout de suite senti ! Et puis, Broussaille est né dans l’après 68. Il y avait une sorte d’évidence de ne pas rentrer dans des schémas commerciaux et de viser plutôt la qualité que la quantité.
Maintenant, est ce que ce personnage, avec toutes ses caractéristiques. Son univers. Tout ce que l’on a pu aimer à l’époque trouverait encore échos auprès, non pas de nostalgiques mais de jeunes de maintenant ? Ca, c’est la grande question ! On s’est cassé la tête. On n’a pas trouvé de réponse et je crois que la meilleure manière de le savoir c’est d’en sortir un et de voir ce qu’il va se passer.
Broussaille, ça a été surtout trois albums jusqu’à « la Nuit du Chat ». « Les Baleines Publiques », l’album des « Sculpteurs » (Les Sculpteurs de Lumière, ndr), « la Nuit du Chat ».  Les deux albums suivant n’étaient pas traditionnels mais plus des essais. Un sur le thème des voyages, mais qui était beaucoup plus léger. Et l’autre, un vrai essai mais plus spirituel ou j’ai utilisé Broussaille pour balader le lecteur dans un sujet. Mais si on faisait un numéro six maintenant, on reviendrait à la première formule qui est de proposer une vrai histoire avec un fil rouge.

 

 

Bonjour Guarnido. Est-ce votre première participation à une expo telle que la BRAFA ?


Guarnido : Un salon d’antiquaires en particulier, oui mais j’ai déjà exposé à Paris avec la galerie le 9ème Art. Donc, les grandes foires d’art ne me sont pas étrangères. On n’en fait pas tout les jours mais c’est quelque chose que je connais.
Pourtant, cet évènement est très impressionnant. Ce lieu en particulier a un énorme niveau de qualité. Les choses que l’on peut voir. Les stands sont quasiment des musées en miniatures.

 

 

 

Guarnido

 


Comment avez-vous interprété la thématique du stand CHAMPAKA dans vos œuvres exposées ici ?


Guarnido : Effectivement, j’ai donné quelques noms. Parmi ceux-ci, il y avait aussi des américains. Des illustrateurs. Des gens dont on ne peut pas obtenir facilement des œuvres pour qu’elles soient présentées à la BRAFA. Mais effectivement, il y a quelques « compagnons graphiques », comme disait Bernard Mahé, qui me sont chers et que j’ai l’honneur d’en compter dans mon club d’amis et c’est très intéressant. En tout cas, c’est une approche très sympa.

On le sait, vous êtes un auteur à succès. Est-ce que votre présence à un événement tel que la BRAFA trahit-elle un souhait personnel ou au contraire, cela s’est fait petit à petit, sans calculs ?


Guarnido : Non, cela s’est fait petit à petit parce qu’en principe, moi je ne voulais pas vendre mes originaux. C’est peut être dû au fait que je viens du dessin animé et que je conservais toujours les originaux de mon travail.
Et donc par principe, quand j’ai commencé à faire de la BD, j’ai conservé mes originaux. Mais bon, au fur et à mesure, on est entré dans le marché pour des occasions particulières. Des dons pour des ventes de bienfaisance... Et du coup, il y a quelques œuvres qui ont commencé à circuler dans le marché. On a travaillé sans trop vendre non plus afin de maintenir une quote qui est nécessaire à tout artiste.

 

 

A combien se vend une de vos œuvres ?


Guarnido : C’est très large parce qu’il y a des petits dessins. Des petites recherches, jusqu’aux planches ou des illustrations un peu exceptionnelles. Donc, c’est une fourchette très large. Ca va de 800 euros à quelques milliers d’euros. Ca dépend de la pièce.

Comment êtes vous perçu, en tant qu’auteur de BD, dans le milieu de l’art ? Y a-t-il du snobisme de la part de certaines personnes ?


Guarnido : Je ne sais pas trop parce que je ne côtoie pas ce genre de milieux. Il faudrait poser cette question aux galeristes parce que c’est eux qui côtoient les milieux de l’art et des marchands d’art contemporains.
J’imagine que malgré le dédain que certains pourraient avoir, le fait de voir des artistes de BD et des illustrateurs présents dans ce genre d’évènement et que les collectionneurs d’art contemporains s’intéressent à ces artistes est une bonne chose et ça commence à faire son chemin. Et aux gens plus réticents dans le marché, il faut leur montrer qu’il y a une véritable pépinière qu’ils ignoraient.

Avez-vous prévu d’autres expositions dans les prochaines semaines, les prochains mois ?


Guarnido : Non, rien pour l’instant mais au mois de juin, j’ai une exposition à l’occasion du festival de la BD d’Amiens. Ce sera la prochaine expo et je pense aussi que ce sera la dernière pour un moment.

 

 

 

Bonjour André Juillard, est-ce la première fois que vous venez à la BRAFA ?


André Juillard : Oui, absolument. A vrai dire, avant cette année je ne connaissais pas l’existence de la BRAFA. Et je dois dire que je suis très impressionné par tout ce que l’on peut voir ici. C’est extraordinaire!

 

Vous avez surement eu l’occasion de visiter l’un ou l’autre stand. Il y en a-t-il qui vous a plus marqué que d’autres ?


André Juillard : C'est-à-dire que j’ai commencé - puisque j’avais rendez-vous dans ce stand consacré à la BD - J’ai commencé par la 1ère allée là. J’ai passé 15 minutes dans un premier stand ou l’on voyait des peintures flamandes du 17ème siècle. D’ailleurs, il y a encore beaucoup d’artistes que je ne connais pas. Après, il y a eu une galerie d’art contemporain. Moderne disons, qui était étonnamment riche. En somme, je suis impressionné ! De toute façon, j’espère avoir le temps de voir le reste ou une bonne partie de ce salon que je trouve exceptionnel. Je ne vois pas d’équivalent chez nous à Paris.

 

 

 

André Juillard

 


Vous participez à la thématique de CHAMPAKA et pour ce faire, vous avez réalisé une œuvre reprenant des héros de BD franco-belges tels que Blake & Mortimer, Gaston Lagaffe, Clifton, etc. Tout ce beau monde se retrouve au marché aux puces de la place du Jeu de Balle à Bruxelles. Pourquoi avez-vous réalisé cet œuvre ?

André Juillard : En fait, c’était un travail de commande réalisé pour le compte de la Ville de Bruxelles. C’était à l’occasion d’un anniversaire, les 20 ans de la Communauté Française de Belgique. Je devais représenter ce que m’évoquait Bruxelles. Et pour moi, en 1er lieu c’est la bande dessiné. C’est la patrie de la BD moderne. J’ai voulu rendre hommage à la BD de mon enfance. Celle qui m’avait faite. Je voulais rendre hommage à tous ces héros dont je lisais les aventures dans les journaux de Tintin et Spirou quand j’étais gamin.
Et par ailleurs, j’ai placé cette scène sur la place du Jeu de Balle parce qu’il y a une trentaine d’années, je venais à Bruxelles pour chercher de vieilles BD parce que j’étais collectionneur. Il y en a beaucoup que l’on ne trouvait plus. Je voulais lire tout ça et donc je venais avec mes amis pour voir ce que l’on pouvait trouver au marché aux puces.

Que pensez-vous du succès de la BD sur le marché de l’art ?


André Juillard : Moi, cela ne me choque pas.
Mais dans la mesure où tout est art, pourquoi la BD ne le serait pas ? On dit que c’est le 9ème art. Je trouve que les meilleurs artistes de BD sont largement au niveau des artistes des temps passés. J’ai vu certaines œuvres d’artistes des temps passés qui étaient à la limite de la médiocrité. Je dis cela de mon point de vu. Par exemple, tout ce qui été peint au 17ème siècle n’a pas à être considéré comme étant des chefs d’œuvres. Et il me semble que dans la BD, il y a une sorte de sélection de tout ce qui sort et elle ne palie pas par rapport à ce que l’on peut voir ailleurs.
En BD, comme dans tout, que ce soit en littérature. En peinture. En musique. Il y a le meilleur et il y a le pire. Et là c’est plutôt  quand même du tout bon (rires).

 

 


Exposez-vous souvent ?


André Juillard : Oui. Depuis très longtemps, en fait.
Au départ, c’était dans les librairies spécialisées. Puis, dans des musées. Dans des pays étrangers. Dans des instituts français, des choses comme ça. J’ai pas mal voyagé à une époque dans des lieux plus ou moins prestigieux. Mais il y a quand même de plus en plus de demandes pour des expositions. Et chaque fois que j’expose, j’essaie de faire quelque chose d’un petit peu pédagogique. C'est-à-dire, non seulement montrer le travail mais aussi montrer la préparation. Et je me suis aperçu que c’était assez intéressant pour le public et valorisant pour nous. Pour notre travail. Parce que, quelques fois, on a l’impression que le lecteur de BD imagine que la bande dessinée est réalisée à peu près dans le temps qu’il la lu. Mais quand il s’aperçoit qu’il y a un travail de préparation. De recherche et de documentations. De croquis préparatoires. Qu’une BD que nous aimons lire, dans le meilleur des cas, en une heure, qu’il aura fallu 350 jours pour la faire. Ca force un petit peu le respect du public. Non pas en ce qui concerne votre talent mais au moins, c’est du boulot, quoi.

Quels sont vos prochains projets ?


André Juillard : J’ai une exposition qui est prévu dans la même galerie, CHAMPAKA, situé près du Sablon, au mois d’avril. Qui tournera autour de ma prochaine BD, qui devrait sortir dans la même période au Lombard. Ce sera une histoire écrite par Yann intitulée « Mezek ». C’est une histoire d’aviateurs. De mercenaires qui ont combattu pendant la 1ère guerre d’Israël en 1948. C’est en fait le nom que donnaient les Tchèques aux avions  Messerschmitt allemands qu’ils avaient récupéré après la guerre et qu’ils avaient plus ou moins transformé. Tellement mal transformé qu’ils étaient devenus extrêmement difficile à piloter. Et « mezek » signifie mule en tchèque.
Quand au projet suivant, ce sera un Blake & Mortimer.

 

 

 

Bonjour Ever Meulen. Est-ce votre première visite à la BRAFA ?


Ever Meulen : Ah oui, c’est la 1ère fois !
On m’a parlé de la BRAFA il y a quelques années. Je n’y avais jamais été avant mais je suis impressionné par tout ce que j’ai vu.
Avant d’entrer dans le stand CHAMPAKA, j’ai vu « du vrai art » (rires). Mais il y a de très belles choses aussi sur le stand de CHAMPAKA !

Vous avez utilisé le terme de « vrai art ». Donc, considérez vous que la BD ne soit pas vraiment de l’art ?


Ever Meulen : Justement, je crois que l’on reste à côté. Nous sommes des dessinateurs et pas des peintres ! Il y a des peintures ici sur le stand CHAMPAKA, mais bon en ce qui me concerne, je me considère plus comme un dessinateur. Je n’ai pas l’ambition d’être un vrai « artiste ». Je fais mes propres trucs, les autres font d’autres choses. Mais, je ne me prends pas la tête à savoir si je suis un artiste ou pas. Je fais mon truc sur papier et je suis heureux comme ça.

 

 

 

Ever Meulen et son épouse

 


Comment avez-vous interprété la thématique du stand CHAMPAKA dans vos œuvres exposées ici ?


Ever Meulen : Et bien justement, voici un dessin que j’ai fais concernant Anvers en 1993. Il y a beaucoup d’influences dans ma manière de dessiner. Je travaille toujours dans un style un peu « ligne claire » si on peut dire. Je travaille à l’encre de chine. Mes compositions sont très graphiques, avec des traits géométriques.
Comme j’ai fais des études artistiques, je suis un peu au courant de tout ce qui concerne l’histoire de l’art. Pas mal d’artistes du 20ème siècle m’ont influencé. Il y a des références aux années 30. Il y a des formes. Je joue avec la composition. Des choses qui basculent. J’essaie de faire des images avec des surprises. Des images intrigantes.

A combien sont côté vos œuvres sur le marché de l’art ?


Ever Meulen : Justement, j’avais une exposition chez CHAMPAKA il y a un mois basée sur le thème de la voiture. J’ai réalisé des dessins spécialement pour l’expo. Une quinzaine de dessins de grande taille d’un mètre sur un mètre et demi. Ca a très bien marché car tout a été vendu !
De manière générale, mes œuvres se vendent assez bien dans les galeries

 

 


Quels sont vos prochains projets ?


Ever Meulen : Et bien, je prépare actuellement un bouquin reprenant toutes mes illustrations de voitures et qui sortira fin de cette année.

 

Propos recueillis par Christian Missia

 

Ci-dessous quelques photographies de l'exposition Brafa à la galerie Champaka se trouvant 31, avenue Gounod à 1070 Bruxelles.

 

Long John Silver

 

 

 

 

 

 

Interview © Graphivore-Christian Missia 2011

Photos © Christian Missia 2011

Crédits Images : Champaka, Dargaud, Dupuis, Frank Pé, Guarnido, Ever Meulen, Juillard tout droits réservé.



Publié le 22/02/2011.


Source : Graphivore

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