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Il y a toujours quelqu’un pour t’apprendre à nager. Les brûlures
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Il y a toujours quelqu’un pour t’apprendre à nager.                                   Les brûlures

 

 

«  - Ils lui ont d’abord donné des cours d’apnée… Puis, comme ça ne suffisait pas, ils sont passés à la leçon de cuisine. Un barbecue Ardor 2500 chauffé à blanc, la pauvre gamine a dû chanter tout un opéra ! Puis, quand ils ont obtenu ce qu’ils voulaient… Pang ! Pang ! Pang ! Elle devait protéger quelque chose auquel elle tenait beaucoup.

- Quelque chose ou … quelqu’un. Putain, Light ! Comment peux-tu bouffer ces saloperies face à un spectacle pareil ?

- Ben quoi ?! Elle est morte. Je suis vivant. Faut bien que je mange ! »

 

 

Le cadavre d’une prostituée est retrouvé calciné dans la piscine d’une villa. L’inspecteur Assane Ndiaye, dit Nutella, vient d’arriver sur la scène de crime. Light, son collègue, lui décrit les faits avec une nonchalance grasse. Ce crime n’en est qu’un parmi d’autres. Toutes des prostituées…  Entre des longueurs de piscine et une enquête complexe, Nutella va se trouver confronté au plus complexe des dilemmes face auquel un policier peut faire face.

 

 

 

 

© Zidrou, Bonneau - Bamboo

 

 

Zidrou perturbe à dessein les codes du polar. Pendant la première partie du récit, on navigue entre les découvertes de corps assassinés et des séquences à la piscine où le « héros » tente de dragouiller une nageuse. Très vite, ces scènes en apparence anodines s’avèrent plus importantes dans la direction vers laquelle le scénariste veut nous amener. Et quand des sentiments vont venir perturber l’éthique de sa profession, l’inspecteur va devoir faire des choix. Ceux-ci seront-ils les bons ?

 

Zidrou renforce son scénario avec des personnages secondaires forts comme Light, moins falot qu’il n’y paraît, ou bien Edith, la vieille dame du bassin.

 

 

 

 

© Zidrou, Bonneau - Bamboo

 

 

Laurent Bonneau n’est pas un simple dessinateur de bande dessinée. C’est un artiste polymorphe. Son site en témoigne. Allez donc jeter un coup d’œil du côté de http://www.laurentbonneau.com/index.html. Vous y découvrirez l’étendue de son travail. Avec Les brûlures, Bonneau utilise plusieurs types de graphismes et diverses techniques de colorisation. Les couleurs se mêlent aux personnages pour les fondre dans les situations dans lesquelles ils se trouvent. Mais là où l’auteur laisse éclabousser son talent, ce sont dans toutes les scènes à la piscine. L’eau est peinte avec toutes ses ondulations et montre les reflets à sa surface.

 

 

 

© Zidrou, Bonneau - Bamboo

 

 

La couverture offre un angle de vue inédit qui fonctionne à merveille et ne peut qu’inciter à ouvrir l’album. Le nageur avance en crawl vu du fond de la piscine. S’il y avait un prix de la meilleure couverture de l’année, celle-ci serait parmi les favoris.

 

Les brûlures est une histoire sombre, un polar noir. Les auteurs en ont fait un récit d’un genre nouveau : le polar bleu.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Les brûlures

 

Genre : Thriller

 

Scénario : Zidrou

 

Dessins & Couleurs : Bonneau

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand angle

 

Nombre de pages : 120

 

Prix : 19,90 €

 

ISBN : 9782818966778

 



Publié le 07/05/2019.


Source : Bd-best

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