Information générale concernant le monde de la BD
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La Kahina, la reine Berbère T.2/2

 

 

 

Second volume de cette sanglante course vers la mort de la Kahina, la reine rouge des Aurès, la reine Serpent de Barbarie qui fit trembler le tout puissant califat des Omeyyades de Damas au VIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors que la Kahina a réussi à unifier toutes les tribus de la région, qu’elles soient berbères mais également juives, chrétiennes et byzantines, de nouveaux dangers la menacent.

Aveuglée par son amour pour Khaled, neveu de son ennemi juré, elle n’arrive pas à interpréter objectivement ses visions. Cela risque-t-il de la mener à sa perte ?

 

 

 

 

 

 

© Treins – Panovic – Scarlett - Delcourt

 

 

 

 

Entretemps, Carthage tombe et est rasée au sol par le général Hassan Ibn Numan. Pas de prisonniers, ni de rescapés ! Désormais pour que tout le Maghreb soit sous la domination du Calife et des armées des Omeyyades, il ne reste plus qu’à « éliminer » la reine rouge !

La dernière bataille sera donc décisive pour le sort de l’Afrique du Nord.

La Kahina en connaît déjà l’issue, par ses visons. Elle y est prête, surtout que l’avenir de son peuple et son identité ne disparaîtront pas obligatoirement à son issue.

 

 

 

 

 

 

© Treins – Panovic – Scarlett - Delcourt

 

 

 

 

Un deuxième volume absolument épique, grandiose dans sa narration et surtout son dessin. Une énergie explosive qui fait prendre le lecteur à la gorge et le pousse « à croire au miracle » ! Autant nous avions adoré le premier volume, « Une baffe … tant au niveau graphique qu’au point de vue narratif ! », autant cette fin est à la hauteur de nos espérances. L’ensemble est à l’image de cette reine de sang !

 

 

 

 

 

© Treins – Panovic – Scarlett - Delcourt

 

 

 

 

Simon Treins, malgré le peu d’informations réellement précises sur son héroïne, lui donne non seulement vie, mais également passion, rage et une volonté farouche de vaincre pour son peuple. Impossible de ne pas ressentir cette dynamique qui la mènera à son destin. Quant à Dragan Paunovic, son crayon réaliste fait merveille ! Par sa mise en page éclatée, ses angles de vue, notamment sur ses scènes de bataille, toute l’énergie voulue par le scénariste est jetée aux yeux du lecteur. Une immersion violente et brutale dans cet enfer sanguinaire où la pitié n’a plus sa place. Un trait peut-être parfois rigide dans les visages ou postures, mais qui, à nos yeux, donne encore plus de puissance à l’ensemble.

 

 

 

 

 

 

© Treins – Panovic – Scarlett - Delcourt

 

 

 

Puissance clairement réhaussée par la palette de couleur de Scarlett, capable de souligner aussi bien la sauvagerie des affrontements que l’intimité d’une chambre. En un diptyque époustouflant, ce titre est très certainement l’un des meilleurs de la série. Et clairement, chaque page sent la chaleur, le sable, la sueur et le sang, mais aussi la rage, la douleur, la passion et la détermination de cette sublime « Reine de Sang » !

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

Titre : La Kahina, la reine Berbère T.2/2

 

Série : Les Reines de sang

 

Genre : Historique

 

Éditeur : Delcourt

 

Scénario : Simon Treins

 

Dessin : Dragan Paunovic

 

Couleurs : Scarlett

 

Nombre de pages : 54

 

Prix : 15,50 €

 

ISBN : 9782413043102

 



Publié le 31/01/2023.


Source : Bd-best


Spirou 4424 - 25 janvier 2023

 

 

Pourquoi il faut préférer les chats / Pourquoi il faut préférer les chiens

 

 

 

 

 

 

 

 

            Double couverture pour ce numéro spécial chiens/chats. Ça aboie et ça miaule dans tous les recoins du journal. Gags et récits complets sont félins ou canins. Il va y en avoir qui vont y laisser des plumes… euh, non,…plutôt des poils.

 

            Pendant ce temps, les abonnés vont devoir choisir le côté du poster de Jean-Luc Deglin ou celui signé Nob à afficher. Mouf ou Crapule ? Plutôt chien ? Plutôt chat ? Il va leur falloir décider.

 

Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Deglin/Nob – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Amis de Spirou (Les) : Un ami de Spirou est franc et droit…

Evrard / Morvan / BenBK

Champignac : Quelques atomes de Carbone

Etien / BeKa

Métier le plus dangereux du monde (Le) : Hypragirl

Lai / Bocquet / Alquier

 

 

Récits complets :

 

BD a du chien ! (La)

Pixel Vengeur / Bernstein

Douceur féline

Bouzard

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

C’est qui me meilleur ? (gags différents selon)

Trichet / Sti / Esteban

Chien chien (Le)

Terreur Graphique

Edito (L’)

Erre / Fabcaro

Entretien et chat

Dav

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Lécroart

Grotesque (La pause-cartoon)

Soulcié

Kiki (Willy Woob)

Moog / Bernstein

Paquet (Le)

Priou / Flamand

Psychotine

Cunha / Pujol

Spoirou & Fantasperge (Marges)

Sti

Strip dont vous êtes la star (Le)

Libon / Salma

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Dino

Tout savoir sans forcer (La pause-cartoon)

Caritte

Wouf et Miaou (x2)

Goum

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Bienvenue dans ma bibliothèque

Batem

Concours photo : Vos animaux lisent-ils Spirou ?

Caelys

En direct du futur : Dix ans d’imbattable

Jousselin

Jeux : Chiens versus chats

Berkati

Quiz : Etes-vous plutôt chien ou plutôt chat ?

Bernstein / Caelys

Tout ce qu’il faut savoir sur le chat/le chien pour briller en société

Lecrenier / De Moté

Tuto dessiné : le chat

Miss Prickly

 

 

Supplément abonnés :

 

Poster Mouf & Crapule

Deglin / Nob

 

 

 

En kiosques et librairies le 25 janvier 2023

2,70 €

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 



Publié le 30/01/2023.


Source : Boulevard BD


Durango  La Jeunesse,  Le premier homme que tu tueras T.1/3

 

 

 

Quel fan de BD et de western spaghetti ne connaît pas le plus célèbre chasseur de prime de l’ouest ? Avec son manteau de tueur et son inséparable Mauser, il arpente nos rayons de bibliothèque depuis plus de 42 ans ! Un âge respectable pour un homme vivant de la gâchette !

 

 

 

 

 

 

 

 

Il était donc temps pour nous de connaître enfin son histoire. Qui est-il à l’origine ? Quel est son passé ? Comment et pourquoi ce jeune vagabond que nous découvrons aujourd’hui au Texas, en 1886, va-t-il devenir ce si redoutable tireur au grand cœur ?

 

Témoin involontaire, mais gênant, d’un triple meurtre en pleine sierra, le jeune John Lane ne doit son salut qu’à l’abandon de son cheval en espérant que le tueur le suivra dans la rivière.

Pari gagnant ! Ramenant ensuite les 3 cadavres et les chevaux en ville, il est remercié par Old « Bull » Warren, leur patron et gros propriétaire et éleveur de la région. Ce dernier semble rencontrer quelques soucis comme du vol de bétail et des problèmes de trésorerie.

 

 

 

 

 

© Swolfs – Surzhenko – De Gennaro – Soleil

 

 

 

 

Néanmoins, reconnaissant, il engage John Lane à l’essai. Le jeune homme devant prouver ses compétences, démontre certaines aptitudes avec un colt. Et il risque d’en avoir bien besoin car un conflit entre les 3 gros éleveurs du coin se profile à grands pas.

 

Mais qui est derrière tout cela ? Pourquoi ?

« Bull » Warren lui-même ? Le « capitaine » Bellens, vieil officier confédéré refusant la défaite du Sud ou le clan des Wesburry, des métis Cherokees devenus éleveurs de moutons ? A moins que d’autres protagonistes, agissant encore dans l’ombre, ne cherchent à provoquer une guerre ouverte entre les 3 premiers avant de se découvrir pour récupérer … Mais récupérer quoi ? Ce territoire cacherait-il quelque chose ?

 

 

 

 

 

© Swolfs – Surzhenko – De Gennaro – Soleil

 

 

 

 

Yves Swolfs reste bel et bien un des maîtres du scénario d’aventure à rebondissements et du western, quand ce n’est pas du Moyen-Âge !

Si Durango était digne de séries réalistes telle « Comanche », il entre maintenant avec ce préquel dans la lignée des grands héros où la série phare ne suffit plus. Et pour n’en citer qu’un, dans le genre western justement, impossible de ne pas faire référence à « La jeunesse de Blueberry » !

A la différence notable qu’ici, il s’agira qu’un triptyque ! Pas besoin de plus visiblement pour comprendre ce qui fera de ce jeune vagabond gentil, doué pour le tir mais n’ayant encore jamais tué personne et pas disposé à le faire, un chasseur de tête implacable !

 

 

 

 

 

© Swolfs – Surzhenko – De Gennaro – Soleil

 

 

 

 

L’intrigue de départ aurait pu paraître un peu trop « classique », pour celles et ceux qui, loin de se laisser conduire par le bout du nez dans une BD, tentent d’en deviner le scénario après les premières planches. N’allait-on pas tomber dans une sorte de remake adapté du film « The Left Handed Gun » ? Mais très vite, le scénario se complexifie et Yves se fait un plaisir d’embrouiller, comme à chaque fois, le lecteur.

D’ailleurs, concernant son héros, peu d’informations nous sont fournies dans ce premier tome. Je dirai même qu’il semble de pas faire de réels liens entre lui et ce que nous savons déjà du passé de Durango, découvert dans la série-mère.

Et si John (mac) Lane, oups pardon lapsus innocent (?), ne flingue pas encore à tour de bras, les cadavres se comptent, eux, bien par dizaines (25 si pas d’erreur) ! Cependant, est-ce réellement son nom et contrairement à son futur Durango, ses réflexions semblent plus profondes et ses scrupules plus nombreuses ! Quel sera le déclic qui le poussera à réfléchir moins et à tirer plus ?

 

 

 

 

 

 

© Swolfs – Surzhenko – De Gennaro – Soleil

 

 

 

Mais un bon scénario ne suffisait pas. Encore fallait-il trouver le bon dessinateur !

Un crayon capable d’entrer dans l’univers western hyper réaliste d’Yves, avec notamment le respect pour son trait, ses visages (mais au fait celui du jeune Durango, voire de Samuel Belvins me font penser à quelqu’un ! Je dois me faire des idées !), ses décors et espaces grandioses, ses chevaux, … Et quitte à trouver la perle rare, Yves Swolfs va s’associer à Roman Surzhenko. Ayant déjà prouvé son immense talent avec les 18 tomes de « La jeunesse de Thorgall », tiens un autre spin-off, il se plonge ici dans ce nouvel univers avec succès et éclat.

 

 

 

 

 

© Swolfs – Surzhenko – De Gennaro – Soleil

 

 

 

 

Il serait injuste de notre part, dans cette chronique, de ne pas éclairer également le troisième partenaire indispensable dans toute BD, le travail de mise en lumière ! Jackie De Gennaro, que nous avions rencontrée, avec Yves justement, en novembre 2021 à l’occasion de la sortie de Lonesome 3 (https://www.bd-best.com/-derri-re-le-masque-yves-swolf-lonesome-t-3-les-liens-du-sang-news-12019.html), maîtrise désormais clairement ses palettes, reproduisant idéalement les ambiances, décors et autres imaginés par son scénariste de cœur !

 

 

 

 

 

© Swolfs – Surzhenko – De Gennaro – Soleil

 

 

 

 

Bref un premier tome plus que prenant et captivant pour les 2 suivants. Convaincus que nous sommes que le prochain, attendu déjà pour le printemps, nous apportera quelques pistes, voire réponses … en plus d’une montagne de macchabées !

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

 

Titre : Le premier homme que tu tueras

 

Série : Durango, la jeunesse

 

Tome : 1/3

 

Éditeur : Soleil Productions

 

Scénario : Yves Swolfs

 

Dessin : Roman Surzhenko

 

Couleurs : Jackie De Gennaro

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 12,00 €

 

ISBN : 9782302093706

 



Publié le 27/01/2023.


Source : Bd-best


Alix T.41 – La Reine des Amazones

 

 

 

Plus de doute à ce sujet, le féminin de « Jacques Martin » se prononce bien « Valérie Mangin » ! Quarante et unième tome  de la série « classique », nous voici replonger dans le plus pur univers martinien d’Alix !

 

 

 

 

 

 

 

 

Invité en Thessalonique (Macédoine) par son vieil ami Hémon, Alix défend les couleurs de ce dernier lors d’une course de char. Il y est notamment opposé à la championne locale, Délia qui se surnomme la « Reine des Amazones ». Propriétaire d’un domaine où les hommes sont exclus, ou esclaves, son rêve est de libérer la Macédoine et d’y créer son royaume ! 

 

 

 

 

 

© Mangin – Millien – Martin - Casterman

 

 

 

Après une lutte plus que disputée, Alix remporte la course et se fait par la même occasion une farouche ennemie. Mais la douce atmosphère de la capitale de cette province romaine est troublée par la disparition de jeunes femmes, voire le meurtre d’une aubergiste. La tension est donc à son comble. Cornelius Carbo, le propréteur romain, ne semble pas s’en inquiéter réellement ! Ceci augmente encore le mécontentement de la population.

Délia propose alors, avec ses Amazones, d’aider aux recherches et à la surveillance de la ville. Carbo s’en moque ouvertement et s’irrite même de cette ingérence mettant son autorité et ses capacités en doute.

 

 

 

 

 

© Mangin – Millien – Martin - Casterman

 

 

 

Il est vrai que l’animosité entre Carbo et Délia est plus que perceptible.

Alix lui-même voit sa proposition d’aide refusée.

Mais voilà que lors du banquet du vainqueur, Enak et Astéria, la fille d’Hémon, viennent à disparaître. S’en est trop pour Alix qui décide d’intervenir. De plus, tous les indices semblent se diriger vers le domaine de Délia !

 

 

 

 

 

© Mangin – Millien – Martin - Casterman

 

 

 

 

Un scénario purement classique, linéaire ? Pas si certain que cela ! Si la trame narrative est dès le départ agréable et facile à suivre, Valérie y apporte sa petite touche personnelle surprenante.

Et d’abord, quel plaisir de découvrir enfin un Enak ado, capable de se laisser entraîner par d’autres de son âge dans quelques « grosses » bêtises ! Je ne me rappelle pas de tomes précédents où il se comportait réellement comme un adolescent « normal » et donc parfois inconscient. Influencé par trois jeunes Romains, ils se retrouvent tous en bien mauvaise posture !

Tout le talent de Valérie ne s’arrête évidemment pas là et je m’en voudrais d’aller plus loin en vous privant ainsi des rebondissements et surprises éventuels indispensables à cet excellent scénario.

 

 

 

 

 

© Mangin – Millien – Martin - Casterman

 

 

Après sa prouesse du tome précédent (L’Œil du Minotaure), lié à son Alix Senator 13 (L’Antre du Minotaure), Valérie nous prouve une fois de plus, toute la magie de son imagination et sa capacité à donner à son Alix les traits de son créateur au travers sa propre vision de ce héros créé en 1948, ne l’oublions pas ! Et toujours à la page !

 

 

 

 

 

© Mangin – Millien – Martin - Casterman

 

 

 

 

Du côté dessin, pas de doute non plus ! Chrys est en parfaite symbiose avec le trait du Maître. Une ligne claire assumée et sans rature, ni transgression. Un dessin net et précis mit en valeur par la superbe palette de couleurs de Jean-Jacques Chagnaud. Ses ombres, teintes, nuances dans les reflets, ses ambiances et atmosphères donnent vie au dessin au fur et à mesure des pages.

Bref de l’excellent travail qui font de cet album un à ne pas louper !

 

Frais, innovant tout en étant dans la droite ligne de ce que Jacques Martin lui-même imaginait pour ses personnages, nous voici avec un 41e album sortant clairement du lot !

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Titre : La Reine des Amazones

 

Série : Alix

 

Tome : 41

 

Éditeur : Casterman

 

Genre : Histoire - Aventure

 

Scénario : Valérie Mangin

 

Dessin : Chrys Millien

 

Couleurs : Jean-Jacques Chagnaud

 

Nombre de pages : 48 pages

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9782203244542

 



Publié le 25/01/2023.


Source : Bd-best


Interview en ligne Katia Even pour  “Inguinis Origines – T.1 - Sanguis Mulieris”

 

 

 

A l’occasion de la sortie du 1er tome de ce nouveau diptyque, nous en avons profité pour poser quelques questions à Katia. C’est donc avant son départ pour Angoulême qu’elle s’est aimablement pliée à ce petit exercice. En voici la teneur … »

 

 

 

 

 

 

 


1) En 3 mots, qui est Katia ? (autre que dessinatrice – scénariste et éditrice)

En 3 mots c’est trop court : Femme Hyperactive Autrice…

 

2) D’où te vient ta passion pour la BD et surtout l’envie d’en faire ton métier ?

De Disney… On m’a amenée voir Fantasia au cinéma alors que j’étais toute petite, et j’ai tout de suite voulu travailler dans le dessin animé. Comme il faut storyboarder pour faire un dessin animé, j’ai très vite appris à faire des histoires séquentielles.

 

3) Quelle est la 1ère BD que tu as lue ?

Oulà, je crois que ça devait être Pif. En format carré.

 

4) Quels sont tes modèles en 9e Art ?

 

J’adore Calvin et Hobbes, pour ce trait simple et cette complexité des personnages. Sinon, mon scénariste préféré de tous les temps (le jour où il me demande de bosser avec lui, je pars en syncope), c’est Wilfrid Lupano.

 

5) Quel est ta BD ultime ? (celle qui t’a le plus marquée ?)

Saving Human Being, de Zhang Xia Yu. Pourtant je ne suis pas lectrice de manga.

Sinon, la BD dont j’aurais aimé être l’autrice, c’est Skydoll : ça implique des valeurs qui sont très proches des miennes.  

 

6) Trente et un albums dont plusieurs dans des séries, parfois simple scénariste, parfois scénariste-dessinatrice, parfois dans des collectifs. Dans toutes ces formules, laquelle préfères-tu ? Pourquoi ?

J’aime bien scénariser, parce que c’est très agréable de voir quelqu’un d’autre dessiner à ma place ahah !

J’ai toujours une appréhension à dessiner, parce que j’estime ne pas avoir un bon niveau. Mais une fois que je suis sur un dessin, je ne vois plus le temps passer, je suis dans ma bulle, et ça aussi j’aime ça. J’aimerais d’ailleurs essayer de rebosser avec un scénariste.

 

 

 

 

 

 

 

7) Avec « Inguinis Origines », tu lances un troisième diptyque sur ton univers romain. Est-ce ta période historique préférée ?

Non, c’est celle de mon dessinateur, Nicolas Guenet. Il voulait faire une série érotique, je lui ai demandé quelle période historique il préférait, pour qu’il s’éclate vraiment à dessiner cette série. Et ça se sent, qu’il s’éclate !

 

8) Péplum dramatique par excellence où plaisir charnel, voire érotisme hard se mêlent à intrigue politique. Comment classerais-tu toi-même ton scénario ?

Porno policier.

 

9) Ta nouvelle héroïne, Chrysanthe, court derrière sa liberté et est clairement une femme de caractère. Pourtant, elle ne semble pas savoir dans quel sac de nœuds elle vient de se fourrer. Comment l’as-tu imaginée ainsi ?

Je veux des personnages féminins maîtres de leurs décisions. Or, dans la Rome Antique, les femmes étaient des citoyens de seconde zone. Sauf dans de rares cas. J’ai donc pris l’exemple de quelques préceptrices qui arrivaient à être plus ou moins libres.

 

10) Nous retrouvons ici une Artémis enfant, elle était déjà présente, adulte, dans Inguinis. Est-elle la clé de voûte de cette série ?

C’est mon perso préféré. C’est son histoire que j’aime. Ce n’est pas la clé de voûte, mais plutôt le pivot de la série. On tourne autour d’elle, beaucoup. J’arriverais même à faire un autre dyptique sur la migration de sa famille, avant sa naissance, de leur Grèce natale à la cité romaine. Mais ça, c’est juste dans ma tête.

 

 

 

 

 

 

 

11) Un scénario léger (dans le sens orgie) mais prenant, qui se dévoile au fur et à mesure des pages en offrant de nouveaux indices pour une intrigue plus touffue et complexe. A quoi pouvons-nous nous attendre dans la suite ?

Je suis en train de fignoler le second tome, qui terminera l’histoire. Il est toujours plus difficile que le premier, car je dois dénouer l’enquête juste à bonnes doses pour que le lecteur ait tout sous les yeux pour deviner, mais ne pas deviner avant la dernière page.

 

12) Pour les séries Inguinis, toujours le même dessinateur, Nicolas Guenet qui excelle dans ces corps sculpturaux et ces ambiances de débauche torride. Comment se déroule votre collaboration ? Interviens-tu beaucoup dans son travail ?

J’interviens peu, Nicolas a beaucoup d’années dans le métier, il est très autonome. On s’est même mis d’accord pour que les scènes torrides soient de son cru, et non du mien.

 

13) Il est clair que tu te plais dans le genre « érotique », voire (légèrement) pornographique. N’aurais-tu pas « envie » de changer de genre parfois ? Si oui, pour quel type de récit ?

Si, j’ai des histoires plein les poches, avec souvent un discours écolo, ou SF. J’aime bien l’humour aussi. Mais on dirait qu’on ne m’attend qu’en érotique…

 

 

 

 

 

 

 

 

14) Petite question plus « personnelle », il y a 18 mois  (mai 2021), nous avions échangé car tu recherchais un co-scénariste. Pour quel projet était-ce ?

Honnêtement ? Je sais même plus… J’ai souvent des idées de scénar qui poppent, et pas le temps pour les développer. Donc je cherche souvent un co-scénariste.

15) Quels sont tes projets futurs, autre que la suite et fin de ce diptyque ?

Le tome 3 du Peuple des Brumes va bientôt sortir, ainsi que le tome 3 du Petit Derrière de l’Histoire. J’aimerais aussi reprendre une participation dans la presse BD, donc c’est en négociation pour l’instant. Et niveau contrats à venir, j’ai un tryptique sur l’Egypte Antique qui est accepté par l’éditeur Tabou mais qui n’a pas encore débuté, car on teste les dessinateurs. De toute façon, vu le nombre de projets que j’ai à développer, je ne suis pas prête d’être au chômage…

 

 

 

Titre : Sanguis mulieris

 

Série : Inguinis Origines

 

Éditeur : Tabou

 

Scénario : Katia Even

 

Dessin : Nicolas Guenet

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 17,00 €

 

ISBN : 2359541862

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Thierry Ligot

 



Publié le 24/01/2023.


Source : Bd-best


Tous contre une, une pour elle.  Complots à Versailles 6 – Mme de Maintenon

 

« - Oh, Cécile, très chère, venez nous éclairer… Vous qui connaissez bien Mme de Maintenon, pensez-vous qu’elle cherche à protéger ses coreligionnaires ?

-   C’est une protestante convertie par obligation, après tout…

-   Les dragonnades ne doivent pas laisser sans avis sur le sort des protestants… Vous en parle-t-elle à Noisy-le-Roi ?

-   Il paraît que Mme de Maintenon userait de son influence sur notre bon roi pour lui faire changer d’avis…

-   Qu’en pensez-vous, chère Cécile ? Mme de Maintenon est-elle le diable en personne ? »

 

 

 

 

 

 

 

                Le nom de Mme de Maintenon est celui que l’on cite avec le moins d’affection au palais. Elle aurait exigé des tenues aux couleurs moins chatoyantes et plus dévotes. Mme de Maintenon, la duchesse, l’épouse secrète du roi Louis XIV prône l’austérité. Serait-ce pour que ses rivales ne se mettent pas en valeur comme elles le souhaiteraient ? Cécile est étonnée. Mme de Maintenon est pourtant la gentillesse incarnée, avec tout ce qu’elle a fait pour les jeunes filles comme Coraline ou Annette, avec l’école qu’elle a créée. Par ailleurs, il se dit qu’elle souffre d’un cancer de la matrice, le col de l’utérus pour avoir des précisions scientifiques. Ragots ou vérité ? Toujours est-il que Cécile, en bonne guérisseuse, lui propose ses services pour la soigner par les plantes.

 

 

 

 © Carbone, Cee Cee Mia, Pierpaoli, Angelilli, Di Giammarino – Jungle

 

 

 

 

                Manifestement, on en veut à Mme de Maintenon. La Palatine, épouse du frère du Roi, voit en elle une sorcière. La haine entre chrétiens et protestants est attisée. Les dragonnades sont des conversions de force voulant amener le pays à une religion unique. Les complots s’ourdissent de toutes parts. A Cécile d’Altafuente de dénouer celui visant Mme de Maintenon. Mais elle va devoir le payer cher.

 

 

 

 © Carbone, Cee Cee Mia, Pierpaoli, Angelilli, Di Giammarino – Jungle

 

 

 

 

                Suite des Complots à Versailles initiés par Annie Jay. Comme pour le tome précédent, ce n’est pas à une adaptation que nous avons droit mais à un scénario original. Les quatre mains de Carbone et Cee Cee Mia sont encore une fois aux commandes de ces intrigues de cours, fort bien menées. Même si l’on a l’apparence d’une bluette, le contexte historique précis invite à s’intéresser à l’époque, sans se prendre la tête, mais en replaçant les personnages historiques les uns par rapport aux autres. Les autrices écrivent de véritables moments de vraie vie, quand elle ne fait pas de cadeau et où, pour les acteurs, tout n’est pas forcément toujours rose. On assiste également à une séquence d’accouchement, assez inattendue pour le public ciblé, mais réalisée tout en délicatesse. Au dessin, Roberta Pierpaoli et Mara Angelilli succèdent à Giulia Adragna sans que l’on s’en rende compte. Mimétique.

 

                Le suspens monte. La grande Histoire est en marche. L’édit de Fontainebleau sonnera-t-il le glas ou célèbrera-t-il la puissance de Mme de Maintenon ? Toujours est-il que cette aventure sonnera le signal d’un nouveau départ pour plusieurs personnages de la série.

  

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Complots à Versailles

 

Tome : 6 – Mme de Maintenon

 

Genre : Aventure historique

 

Dessins : Roberta Pierpaoli & Mara Angelilli

 

Scénario : Carbone & Cee Cee Mia

 

D’après : Annie Jay

 

Couleurs : Lucia Di Giammarino

 

Éditeur : Jungle

 

Collection : Miss Jungle

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 12,95 €

 

ISBN : 9782822237918

 

 



Publié le 22/01/2023.


Source : Boulevard BD


Dans la tourmente de la Grande Guerre. La fille de l’air 2 – « No woman’s land »

 

« - Bobards et bourrage de crânes… A quelques kilomètres d’ici, c’est un enfer indescriptible… Juliette, je crois que mon patriotisme faiblit. En tout cas, je perds mes certitudes.

-   Si la censure t’entendait… Il faut bien terminer cette guerre et le mieux est de la gagner ! »

 

 

 

 

 

 

 

12 août 1915. Marie Marillac lit dans le journal que les allemands tirent fort mal et fort bas et que les troupes françaises ne font même plus attention à leurs mitrailleuses. C’est ce qu’on appelle la méthode Coué. La situation est bien plus complexe sur le front. On peut même dire que c’est l’enfer. Infirmière et pilote d’aéroplane, Marie va se voir décerner la toute nouvelle croix de guerre. Son courage et son engagement ne plaisent pas à tout le monde. « Comment ? Une femme pilote ? Elle se prend pour qui ? C’est inconcevable. » La jeune femme compte bien prouver à ses détracteurs qu’elle mérite cette reconnaissance.

 

 

 

© Plateau, Davoz, Bayo - Idées plus

 

 

Pascal Davoz raconte la guerre de 14 par le prisme de cette infirmière qui rêve de devenir une pilote reconnue par ses pairs. Le scénariste ne lui fait aucun cadeau, la mettant dans des situations inextricables dans lesquelles elle devra user de stratégie ou de ses charmes pour en sortir. Et ce ne sont pas forcément les personnes dont elle est le plus proche qui seront ses principaux alliés. Davoz alterne scènes d’actions et scènes plus intimistes. Si celle de l’agression de Marie par des soldats français peut se justifier, le dialogue suivant avec le mitrailleur allemand est plus improbable. Ça fait penser aux passages pseudo-érotiques qui étaient un incontournable dans les albums de la collection Vécu chez Glénat dans les années 80. Ça ne fait pas vraiment avancer le schmilblick. On peut passer plus vite à autre chose, surtout qu’ici il y a tant à raconter. M’enfin, ne nous arrêtons pas à ce détail dans cette histoire où l’on suit le destin de cette fille qui n’a pas froid aux yeux, pour qui l’on vibre, pour qui l’on a peur, et dont on a envie de savoir ce qui va lui arriver.

 

Au dessin, Yves Plateau accorde de plus en plus de souplesse à ses personnages, mais il faut dire que ce qui paradoxalement a le plus de vie dans ses planches ce sont les avions. Les scènes aériennes sont impressionnantes. Il en est l’un des spécialistes. C’est la marque de fabrique, la particularité et l’originalité de la maison d’édition Idées Plus qui publie en parallèle bandes dessinées et merveilleux petits albums illustrés sur les véhicules, avions, bateaux d’époques. Aux couleurs, Max Bayo lorgne vers un sépia sans y être, parfait pour une ambiance réaliste datée dans le moment de l’histoire.

 

 

 

© Plateau, Davoz, Bayo - Idées plus

 

 

Être une femme dans un monde exclusivement masculin était loin d’être une sinécure il y a un siècle de cela. Si tout n’est pas gagné de nos jours, imaginez la situation plus de cent ans plus tôt. Misogynes, vexés, les militaires, entre autres, n’étaient pas prêts à accepter dans leur milieu des femmes ayant des compétences plus élevées que les leurs. Le courage et la bravoure de Marie leur donnent un sérieux coup de pied dans le derrière.

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

Série : La fille de l’air 

 

Titre : 2 – « No woman’s land »

 

Genre : Guerre

 

Scénario : Pascal Davoz 

 

Dessins : Yves Plateau 

 

Couleurs : Max Bayo

 

Éditeur : Idées plus

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14 €

 

ISBN : 9782374700342

 

 



Publié le 22/01/2023.


Source : Boulevard BD


Deux enfants, une mamie, et un auteur au milieu.  Paranormalement

 

« - Mais pourquoi c’est si important pour toi ? Admettons que la conscience soit extérieure au cerveau, qu’est-ce que ça va changer dans ta vie ?

-   Ben, tout ! Déjà, ça me permettrait de comprendre un peu mieux mes expériences de voyance et de télépathie quand j’étais ado… »

 

 

 

 

 

 

 

Une compagne, deux enfants, Fabrice, dessinateur, mène une belle petite vie de famille. Entre les mots rigolos de ses enfants tout petits et son penchant pour le paranormal, il avance dans sa vie de trentenaire entre les souvenirs de sa grand-mère et les instants présents, volés pour les garder pour l’éternité. Lou et Ulysse, les enfants, ont des réflexions déconcertantes. « Bonjour, moi c’est Ulysse, j’ai cinq ans et demi ! Et ça, c’est mon père, il est plus vieux, il a quarante-six ans ! Il est presque mort ! » ou encore « Le samedi, tous les petits enfants, ils se lèvent pour ne pas aller à l’école… ».

 

 

 

© Défontaines - Delcourt

 

 

 

Si les enfants de Fabrice sont au cœur de ce livre, il y a quelqu’un qui prend autant d’importance : sa mamie. La nuit avant sa mort, à 2 heures du matin, alors qu’il dessinait, l’auteur entend dans sa tête : « Mamie est morte ! ». Il s’angoisse, son cœur s’emballe. Il est persuadé que c’est vrai. Ça le sera, mais exactement pile poil douze heures plus tard. Dès lors, Fabrice s’intéresse de près au paranormal et tente de comprendre ce qu’il a vécu. Il écoute des témoignages sur les expériences de mort imminente. Il tente de faire des sorties hors du corps. Il revient toujours à des souvenirs mystérieux ou étranges avec sa grand-mère, dont il ressent la présence, comme à ce concert philarmonique qu’elle aurait tant aimé.

 

L’auteur de ce livre est loin d’être un inconnu. Le lecteur perspicace reconnaîtra le graphisme de celui qui, on l’apprendra dans l’album, a dessiné Spirou et illustré Astérix. Ne faisant rien comme tout le monde, il prend ici un pseudonyme pour raconter sa vraie vie, même si chez lui il est difficile de démêlé le vrai du faux. Paranormalement est un album dans lequel il n’est pas facile de rentrer parce qu’on ne sait pas sur quel pied danser. Vie de famille ou Questionnement paranormal ? Un coup l’un, un coup l’autre, parfois les deux. L’ensemble un peu décousu se comprend quand on le considère dans sa globalité et, là, on prend conscience que l’on est dans un concept de questionnement de vie. Ça aurait peut-être aussi bien marché, si ce n’est mieux, avec une famille de lémuriens.

 

 

 

© Défontaines - Delcourt

 

 

 

« Moi, je t’aimerai toujours ! Parce que t’es génial comme père… Et t’es un garçon fort et intelligent… », « Oooh, répond le père, moi, j’aimerais bien être aussi fort et intelligent que toi… », « Ce sera difficile, rétorque l’enfant, mais je vais t’apprendre… ». Ce dialogue incroyable reflète toute l’essence de ce livre dans lequel Fabrice Défontaines se positionne entre la génération d’avant, celle de sa grand-mère, et celle qui le pousse vers une inévitable vie d’adulte, celle de ses enfants. Touchant.

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Paranormalement 

 

Genre : Emotion 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Fabrice Défontaines

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Shampooing 

 

Nombre de pages : 152 

 

Prix : 15,95 €

 

ISBN : 9782413075899



Publié le 22/01/2023.


Source : Boulevard BD


Apprendre à partager.  Petit Poilu 27 – Tout pour moi, rien pour tous !

 

« Il est petit, il est poilu. C’est Petit Poilu ! Le v’là parti de bon matin. Le v’là parti et tout va bien. Mais ?... Que se passe-t-il ? ça se bouscule et tout bascule ! »

 

 

 

 

 

 


                Comme tous les matins, Petit Poilu quitte sa maison, cartable au dos. On ne sait pas s’il va à l’école, mais en tous cas, on sait qu’il n’y arrivera jamais. Aujourd’hui, il se met à neiger. Non pas quelques flocons, mais beaucoup, beaucoup, énormément. Petit Poilu met ses lunettes de ski et continue à avancer, jusqu’à être recouvert de neige. Il creuse, il creuse, jusqu’à découvrir un arbre sous la neige dans lequel vivent deux écureuils, Bégu et Grignard, qui l’invitent à prendre un jus de fruit. Petit Poilu sort un gâteau de son sac pour le partager. Mais voilà un mot que ne connaît pas bien Bégu. L’écureuil roux est assez…disons…possessif. A la limite, s’il connaît le partage, il ne connaît pas l’égalité. Grignard, l’écureuil blond, le sait, le vit et en souffre. Petit Poilu va-t-il réussir à sensibiliser Bégu à l’égalité ? Il faudra un petit coup de pouce du destin pour l’y aider.

 

 

 

© Bailly, Fraipont - Dupuis

 

 

                Comme toujours, un thème de discussion ressort de la lecture de l’histoire de Petit Poilu. Tout pour moi, rien pour tous ! est une ode au partage. Avoir, recevoir, c’est bien. Mais, donner, n’est-ce pas encore plus agréable ? Bégu rafle tout. S’il va aux champignons avec ses amis, il va tout ramasser ou presque et leur laisser le minimum. S’ils vont chercher des pignes de pin, il va faire pareil. Si ce sont des baies à manger, même chanson. Tout pour lui, rien pour tous les autres. En voilà un qui n’a pas bien lu Les trois mousquetaires. Il va falloir qu’il ait un problème pour qu’il s’en rende compte. Et c’est Petit Poilu, avec toute sa candeur, qui va lui démontrer qu’il y a un meilleur chemin dans la vie que d’avoir tout pour soi.

 

 

 

© Bailly, Fraipont - Dupuis

 

 

                Petit Poilu est la série unique survivante d’une collection de BD sans textes pour les tous petits lancée jadis chez Dupuis. La réponse est simple. Bailly et Fraipont n’ont jamais pris les enfants pour des idiots et leur ont parlé dès le départ de faits qui les intéressent, qui les touchent. Cécile Fraipont a mis en place une structure répétitive que les petits adorent retrouver d’album en album. Pierre Bailly a un graphisme rond et rassurant, au trait épais, facilement reproduisible et adaptable en dessin animé. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé. Même s’il n’y a pas de recette, tous les feux étaient au vert pour en faire le succès que l’on sait.

 

                Comme on l’a déjà dit, si vous passez à côté d’une série comme celle-ci, c’est que vous êtes malheureusement devenus adultes. Et ça, c’est grave parce que ça ne se soigne pas. 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

Série : Petit Poilu

 

Tome : 27 – Tout pour moi, rien pour tous !

 

Collection : Première BD

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario : Céline Fraipont 

 

Dessins & Couleurs : Pierre Bailly 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 32

 

Prix : 9,90 €

 

ISBN : 9791034762637

 

 

 

 



Publié le 22/01/2023.


Source : Boulevard BD


Dormez sur vos deux oreilles, une organisation secrète veille sur vous.  Le ministère secret 3 – Le sphincter de Moscou

 

« - On va pas se mentir, c’est tendu. A la moindre connerie, c’est la déstabilisation.

-   Qu’est-ce que vous voulez faire ? Le ministère secret ne peut tout de même pas orienter les votes.

-   C’est ce que je dis, c’est tendu. D’autant que pour truquer les votes avec huit mois d’avance, il faudrait un vrai magouilleur ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

Septembre 2021. A quelques mois de la présidentielle française, François Hollande craint ce qu’il pourrait se passer. Il en fait part à Mathieu Sapin qui a jadis suivi sa campagne électorale. C’est alors que surgit Nicolas Sarkozy, agacé par son bracelet électronique à la cheville. Les deux anciens présidents font partie du ministère secret, chargé de protéger la France des menaces qui pèsent sur elle et qui doivent rester cachées aux yeux de la population. Le logiciel Bygmalion va permettre à Sarkozy de se projeter dans l’inconscient collectif des français. L’ex-chef de l’état va se rendre compte que le racisme, l’intolérance et la haine sont dans les esprits. Ça pourrait ouvrir la porte à Zemmour. De son côté, alors que l’on croyait qu’Alexandre Benalla roulait pour Macron, on apprend qu’il bosse en fait pour le ministère secret. Alors quand il va apprendre qu’il est soupçonné de liens avec des oligarques russes, il va devoir prouver le contraire, d’autant plus que Le Pen, Zemmour et Mélenchon, entre autres, ont une puce russe dans le derrière.

 

 

 

© Sfar, Sapin, Walter - Dupuis

 

 

Troisième épisode du Ministère secret, la fantaisie politique signée Sfar et Sapin. Ils nous plongent au cœur de la dernière campagne présidentielle. Ils sont tous là, les candidats bien sûr, mais aussi les journalistes. Karim Rissouli organise un début sur la puissance, ou pas, de la gauche. Elise Lucet fait la justice sur Twitter tout en tentant de se présenter. Elle est interviewée par Léa Salamé au micro de France Inter. Côté seconds couteaux, Clémence Guetté joue un grand rôle. La coordinatrice du programme de Jean-Luc Méléchon, a un petit faible pour Mathieu Sapin. C’est n’importe quoi, mais après tout, la vraie vie politique sous-jacente, ne serait-ce pas encore plus n’importe quoi. Et si ce « Signé Furax » politique qu’est « Le ministère secret » ne serait pas en fait bien en deçà de la réalité ? En tous cas, qu’est-ce que c’est drôle.

 

 

 

© Sfar, Sapin, Walter - Dupuis

 

 

L’album est doté d’un bonus non négligeable : un jeu de rôle dans lequel le lecteur incarne un personnage. Il suffit de deux dés et d’un meneur de jeu et c’est parti. Serez-vous un complotiste de base, un professeur déprimé, une jeune excitée, un retraité en colère, une nationaliste un brin mystique ou un gros bras exalté ? Une feuille d’aventure recensera votre charisme, votre force, votre incrédulité, vos capitaux santé et mental. On y lit aussi la liste des objets de votre sac à dos et autres détails particuliers. Et c’est parti pour aller à la recherche du Piyouyou dans lequel vous ferez la connaissance d’un savant fou qui a créé une invention incroyable pour le compte du gouvernement qui va la lui spolier.

 

Qui va gagner la présidentielle ? Nul ne le sait mais les heures sont comptées. Tout va-t-il bien se passer ? Le ministère secret veille sur nous. 

   

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Le Ministère secret

 

Tome : 3 – Le sphincter de Moscou 

 

Genre : Fantaisie politique

 

Scénario : Joan Sfar

 

Dessins : Mathieu Sapin

 

Couleurs: Walter

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 84 

 

Prix : 16,95 €

 

ISBN : 9791034765546

 

 

 



Publié le 22/01/2023.


Source : Boulevard BD


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