Information générale concernant le monde de la BD
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Un retour inattendu et inespéré.  Goldorak

 

« - Le signal a été coupé, Général !

-   Nous… nous ne recevons plus rien de l’expédition lunaire. Tout ce qu’on a maintenant, c’est ce vaisseau en approche.

-   On va rassembler tout ce qu’on a pour évaluation et interprétation…

-   Ne vous fatiguez pas, Lieutenant. Le message est très simple… Ils sont revenus. Mais cette fois, il n’y aura pas de géant d’acier pour nous protéger. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Un Golgoth vient d’arriver sur Terre. On croyait la guerre avec Vega bel et bien terminée depuis des années. Les forces du mal se sont réveillées. Cette fois-ci, il ne faudra pas compter sur Goldorak. Actarus est reparti sur Euphor depuis des années. Alors que le puissant Hydragon ravage le pays, Yros d’Arkhen, dernier général de la division Ruine propose un marché au gouvernement. Les survivants de Stykadès, son peuple, ayant besoin d’un espace vital, il laisse sept jours aux japonais pour quitter l’archipel. Le professeur Protion aurait-il les moyens de lutter contre l’invasion ? Alcor et Venusia sont prêts à reprendre le combat. Il ne manque qu’un Prince et son robot géant…

 

 

 

 

© 2021 Go Nagai / Dynamic Planning

© Dorison, Bajram, Cossu, Sentenac, Guillo - Kana

 

 

                En 1978, un robot créé par le japonais Go Nagai débarque sur les écrans français. Le succès part comme un feu de paille. Goldorak devient le sujet principal des discussions des cours de récréations, les fabricants de jouets se frottent les mains, les parents sont outrés par la violence (du pipi de chat à côté de ce que l’on peut voir aujourd’hui) et par la laideur du dessin animé. Les gamins, eux, ont trouvé leur nouveau héros. Jamais un dessin animé n’a eu et n’aura une telle aura.

 

 

 

 

© 2021 Go Nagai / Dynamic Planning

© Dorison, Bajram, Cossu, Sentenac, Guillo - Kana

 

 

                Il est des œuvres auxquelles il ne faut pas toucher comme il est des rêves qu’il vaut mieux ne pas réaliser sous peine d’être déçus ou désabusés après les avoir réalisés. Xavier Dorison et son équipe ont osé toucher au mythe, de quoi risquer être maudits pour plusieurs générations. Il n’y a pas de mots pour qualifier le résultat. Goldorak, l’album de bande dessiné, signé Dorison, Bajram, Cossu, Sentenac et Guillo est … Ex-cep-tion-nel. C’est une merveille. C’est un enchantement. L’équipe a été frappée par la grâce. Mais comment les auteurs ont-ils pu réussir un tel tour de magie ?

 

 

 

 

© 2021 Go Nagai / Dynamic Planning

© Dorison, Bajram, Cossu, Sentenac, Guillo - Kana

 

 

                Début 2016, Xavier Dorison envoie une note d’intention à Go Nagai. Le créateur accepte. A la manière de ce qui se fait au cinéma, Dorison s’entoure d’une équipe. Denis Bajram l’accompagne à la création de l’histoire. On le retrouve au dessin accompagné de Brice Cossu, dessinateur de Frnck, et d’Alexis Sentenac. Yoann Guillo est à la couleur. L’idée de génie de Dorison est de ne pas faire une adaptation mais une suite se déroulant plusieurs années après la fin du dessin animé. Au dessin, le trio fait des merveilles. Inutile de rentrer dans les détails. Pas besoin d’en dire plus. Enjoy. Il y a juste une question à laquelle on ne saurait répondre : la magie opère-t-elle de la même façon chez les lecteurs qui ne connaissent pas le dessin animé ?

 

 

 

 

© 2021 Go Nagai / Dynamic Planning

© Dorison, Bajram, Cossu, Sentenac, Guillo - Kana

 

 

 

                Complément indispensable, la revue Animeland sort un hors-série consacré à Goldorak et aux robots géants, de Mazinger à Evangelion.

 

 

 

 

© 2021 Go Nagai / Dynamic Planning

 

 

                Il traverse tout l’univers, bien plus vite que la lumière. Qui est-il ? D’où vient-il ? Formidable robot des temps nouveaux.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Goldorak 

 

Genre : Science-fiction 

 

Scénario : Xavier Dorison & Denis Bajram 

 

Dessins : Denis Bajram, Brice Cossu & Alexis Sentenac 

 

Couleurs : Yoann Guillo 

 

Éditeur : Kana

 

Nombre de pages : 168

 

Prix :  24,90 €

 

ISBN : 9782505078463

 



Publié le 28/10/2021.


Source : Bd-best


Une relecture des 7 boules de cristal.  Hergé ou le retour de l’indien

 

 « 1943, Bruxelles. Hergé a commencé à faire paraître en strips, dans Le Soir (dit « volé »), Les 7 boules de cristal. Ce récit d’archéologie-fiction, où rien ne filtre de ce qui fait l’actualité d’alors, sera repris, colorié et amendé pour se voir édité en album en 1948, chez Casterman. Dans ce récit, il est question, pour parler vite, du « Retour de l’Indien », ce phénomène diffus par le truchement duquel la mémoire, brûlée au fer rouge, des peuples amérindiens remonte après bien des vicissitudes. Les 7 boules de cristal réfère à un passé qui ne passe pas et à propos duquel les Occidentaux manquent encore, peu ou prou, de discernement !

 

 

 

 

 

 

 

Pierre Fresnault-Deruelle nous invite à découvrir tout ce que l’on n’a pas vu en lisant Les 7 boules de cristal. Sous l’aventure du héros à la houppe, l’auteur nous montre tout ce qui y est sous-jacent.

 

 

 

 

© Fresnault-Deruelle - Sépia

 

 

De la prestidigitation à la divination, le premier chapitre digresse autour de la scène mythique du Music Hall. Le chapitre deux traite du malheur qui vient, celui qui frappe les membres de l’expédition Sanders-Hardmuth. Le chapitre 3 est consacré à Rascar Capac, la momie, et à une autre scène mythique de l’album, celle qui en fait la couverture, à savoir la séquence où la boule de feu pénètre dans la pièce dans laquelle se trouvent nos héros. Pierre Fresnault-Deruelle décèle dans la suite un accent théâtral Grand-guignol. On est dans de la littérature policière surfant sur des volutes fantastiques. Le quatrième et dernier chapitre, la course-poursuite, met en comparaison le début et la fin du récit. Détail cocasse, on apprend que Jacques Van Melkebeke et Germaine Kieckens, première épouse d’Hergé, sont croqués page 57.

 

 

 

 

© Fresnault-Deruelle - Sépia

 

 

On trouve souvent la puissance dans la contrainte. Privé d’illustrations issues de l’œuvre du maître, l’auteur fait de la contrainte une force. Partant du principe que les cases de Tintin sont ancrées dans les esprits, il illustre ses propos par des œuvres apparentées au thème : tableaux, illustrations, affiches, photographies, … Il sème également des extraits de cases d’Hergé. (On ne pensait pas qu’il y aurait droit)

 

 

 

 

© Fresnault-Deruelle - Sépia

 

 

« Rien n’est nouveau chez Hergé, mais tout est rénové. » Un ouvrage comme celui-ci attise l’excitation d’une relecture approfondie de l’album. On attend avec impatience Hergé ou la malédiction déjouée, du même auteur, une (re-)lecture de sa suite : Le temple du soleil.

 

Quand on a fini de lire Tintin, on peut recommencer à lire Tintin. On y trouvera toujours quelque chose de nouveau.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Hergé ou le retour de l’indien 

 

Genre : Analyse d’œuvre

 

Auteur : Pierre Fresnault-Deruelle

 

Éditeur : Sépia

 

Collection : Zoom sur Hergé

 

Nombre de pages : 128 

 

Prix : 15 €

 

ISBN : 9791033401803

 

 

 



Publié le 28/10/2021.


Source : Bd-best


Spirou 4359 -  27 Octobre 2021

 

 

De toutes les couleurs pour Dad

 

 

 

 

 

 

 

            Il avait déjà fort à faire avec quatre filles. Avec un chien en plus, Dad n’a pas encore rangé la serpillière. On connaissait Milou, Rantanplan, Floyd, Snoopy, Grimmy, Idéfix. Il va falloir à présent faire avec Mouf parce qu’apparemment il n’a pas l’air près à quitter l’appartement.

 

            A part ça, fin d’épisode et de cycle pour La boîte à musique, et récit complet de la merveilleuse série La clairière s’amuse !, et ça fait un numéro de Spirou riche et varié comme on les aime.

 

Les abonnés ont des autocollants Psychotine. La bizarrerie pourra décorer leurs cahiers ou leurs journaux intimes.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Cunha, Pujol– Dupuis

 

 

Histoires à suivre :

 

Boîte à musique (La) : Les plumes d’aigle douce

Harmony : In fine

Louca : Game over

Seuls : Les âmes tigrées

 

 

Récit complet :

 

Le clairière s’amuse ! : La citrouille hanté

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Crapule (La pause-cartoon)

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Encyclopédingue (L’)

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Léon & Lena

Méthode Raowl (La)

Minions (Les)

Pernille

Poulettes (Les)

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tamara

Tash & Trash (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Darasse

En direct du futur : L’aventure Team Phoenix

Interview : Nob

Jeux : Dad Troubadour (Schmittmy)

Leçon de BD (La) : Domecq

 

 

Supplément abonnés :

Autocollants : Psychotine

 

 

En kiosques et librairies le 27 Octobre 2021.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 



Publié le 28/10/2021.


Source : Bd-best


Rendez-vous en terre inconnue.  Tananarive

 

« - Monsieur le Maire

-   Maître…

-   Dites… Ça en est où la succession ? C’est pas qu’il y ait urgence mais… C’est un beau terrain, quoi.

-   Faudrait demander à mon successeur…

-   Oui ben, justement, Maître Stora dit qu’il a rien. On pensait que vous vous étiez gardé ça sous le coude, vu que vous aviez des rapports privilégiés avec… le défunt. »

 

 

 

 

 

 

 

Amédée est un notaire retraité. Il vient de perdre son ami et voisin Joseph, un aventurier dans l’âme qui passait ses soirées à lui raconter sa vie trépidante. Joseph est mort à présent. Il paraît qu’il aurait eu un enfant. Avec qui ? Aujourd’hui adulte, où se trouverait-il ? C’est la mission que va se donner Amédée, moins pour que la maison lui soit attribué, mais plus pour lui léguer la collection des albums de Pinpin de son père.

 

 

 

 

© Vallée, Eacersall, Delf - Glénat

 

 

En enquêtant sur le passé de son ami, Amédée s’inscrit dans une quête initiatique où il va se chercher lui-même. Le fantôme de Joseph l’accompagne comme un ange gardien. Amédée a voyagé au travers des récits de Joseph. Ce dernier a fait ce que lui n’aurait jamais osé accomplir. Une vie pépère, marié, sans enfant,… Amédée a besoin de donner un sens à sa vie et c’est pour ça qu’il va se lancer dans ce « Perdu de vue ». Tananarive est la capitale de Madagascar. Le voyage d’Amédé l’amènera-t-il jusque-là ?

 

Dès qu’il est question de vieux dans une BD, on pense inévitablement aux Vieux Fourneaux. Il y a maintenant tellement d’albums mettant en scène le troisième âge qu’il est temps d’arrêter de faire des comparaisons. Si on devait parler de Lanfeust dès qu’il est question d’Heroïc Fantasy, on ne serait pas couchés. Bref, offrons à chaque album de vieux son autonomie. Et s’il en est un qui le mérite, c’est bien Tananarive.

 

 

 

 

© Vallée, Eacersall, Delf - Glénat

 

 

En deux albums aussi différents l’un que l’autre, Mark Eacersall, scénariste de télévision, fait une entrée fracassante dans le monde de la BD. Après Gost 111, polar pur et dur dessiné par Marion Mousse paru en 2020, il joue la carte de l’émotion et de l’humour avec Tananarive. Le scénariste prouve que les plus beaux voyages se font dans les livres. Les titres des ouvrages qui composent la bibliothèque de Joseph parlent d’eux-mêmes : Monfreid, Kessel, Conrad, London, et une série de BD dont les titres sont inspirés d’albums mythiques. Hommage à Spirou, à Blake et Mortimer, et surtout à Tintin, Tananarive est l’histoire d’un homme qui a parcouru le monde dans sa tête sans bouger de chez lui. On croit que Joseph est le pivot de l’aventure. C’est faux. C’est bel est bien en Amédée que réside tout l’intérêt de l’intrigue.

 

Sylvain Vallée est l’un des meilleurs dessinateurs de sa génération. Après deux séries indispensables, Il était une fois en France et Katanga, il revient pour un one shot qui s’inscrit dans la short list des meilleurs albums de l’année.

 

 

 

 

© Vallée, Eacersall, Delf - Glénat

 

 

Rarement un album parvient à balayer un tel panel de sentiments et d’émotions. Digne des meilleures comédies dramatiques dans lesquelles on prend autant de plaisir à rire qu’à pleurer, Tananarive nous cueille au plus profond du cœur.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

One Shot : Tananarive

 

Genre : Emotion 

 

Scénario : Mark Eacersall 

 

Dessins : Sylvain Vallée

 

Couleurs : Delf

 

Éditeur : Glénat

 

Collection : 1001 feuilles 

 

Nombre de pages : 88

 

Prix : 19,50 €

  

ISBN : 9782344038390

 

 

 



Publié le 27/10/2021.


Source : Bd-best


Quand le pouvoir n’est qu’illusion ou Sten à la chasse à ses démons ... Jylland T.2 L'illusion du pouvoir

Rappelez-vous, en avril dernier, nous chroniquions :  " Quoi de mieux, après une âpre mais fructueuse campagne de pillages, que de rentrer chez soi, de savourer la douceur de son foyer, les plaisirs de la victoire et des festins ?

Voilà ce qu’imagine Sten, le fils du Roi viking Magnulv, à bord de son drakkar en faisant route vers son royaume.

Mais voilà ! Entre espoirs et réalité, Sten découvre rapidement qu’il peut y avoir un fossé plus large que l’océan qu’il vient de braver ! "

Et ce fossé est encore plus large et profond quand on a enfin obtenu cette couronne tant désirée !

Nous avions ajouté : "Pourtant un proverbe ne dit-il pas de garder ses amis près de soi et ses ennemis encore plus près ? Par ailleurs qui est ton ami ? Qui est ton ennemi ? "

 

 

 

 

 


Sten, devenu Roi va s’en rendre plus que compte ! Il n’a le pouvoir que par le contrôle de ses guerriers … Il ne contrôle ces derniers, et surtout leur chef Mandyr, que par l’argent !

Or voilà, à la fin du premier tome, Sten se faisait voler, par son ami Gavnar, son trésor, son butin si âprement gagné !

Seul sur son trône, il ne fait plus confiance à personne. Ses nuits sont hantées par ses crimes passés. Ses alliés, … il n’en a plus réellement … Même sa compagne, son « conseiller » qui n’est autre que son beau-père, jusqu’à sa propre mère complotent contre lui ! Son peuple est menacé de famine … la révolte est proche !

 

 

 

 

 

© De Roover – Klosin - Anspach

 

 

Comment s’en sortir ? Comment reprendre la main ? Comment s’assurer du contrôle de ses guerriers ?

Bref, comment faire pour rester sur le trône ?

Sa seule solution, sa seule obsession : retrouver son trésor !

Il sait qu’un roi qui ne peut plus payer ses guerriers finit par perdre tout pouvoir !

Dès lors, l’étau de la révolte se resserre autour de lui. Plus tyrannique et sanguinaire au fur et à mesure qu’il sent sa chute proche, Sten a encore des ressources … et surtout, il veut s’accrocher à son pouvoir ! Il s’est battu pour l’obtenir. Il lui a sacrifié son âme.

Son esprit manipulateur, le destin seront-ils à nouveau là pour sauver le roi du Jylland ?

 

 

 

 

 

© De Roover – Klosin - Anspach

 

 

 

Telle est la situation initiale de ce second tome de Jylland.

Dans la digne ligne du tome 1, Bruno De Roover nous livre la seconde partie de sa saga « Viking » en maintenant rythme et suspense.

Pas de relâche, ni de pause … dans ce monde viking en pleine transformation. Entre royaumes restés fidèles aux dieux ancestraux et ceux qui se sont christianisés, la haine est également vivace.

Plongé dans un monde de violence, où les trahisons, les retournements, les alliances qui se font et se défont, le lecteur est transporté de page en page sans pouvoir reprendre son souffle.

Il faut avouer que le dessin de Przemys?aw K?osin rend parfaitement cette ambiance nerveuse et angoissante à la fois.

Son trait nerveux et réaliste nous offre un Sten complexe, angoissé, perdu dans ses cauchemars et dans l’illusion du pouvoir qui semble lui échapper de page en page ! Il réussit une fois de plus à donner au scénario toute sa dimension dramatique. Une réussite à m’en pas douter !

 

 

 

 

 

© De Roover – Klosin - Anspach

 

 

 

Impossible donc de ne pas dévorer ce deuxième tome de la saga « Jylland » en maudissant d’avance le fait de devoir attendre avril-mai 2022 pour en connaître le dénouement !

 

A coup sûr, un des cadeaux à placer sous le sapin !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

Titre : L’illusion du pouvoir

 

Série : Jylland

 

Tome : 2

 

Scénariste : Bruno De Roover

 

Dessinateur : Przemyslaw Klosin

 

Genre : Aventure historique

 

Éditeur : Anspach

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14,00 €

 

ISBN : 9782931105047



Publié le 26/10/2021.


Source : Bd-best


Un héros au XXIème siècle.  Tintin aujourd’hui, images & imaginaires

 

 « Mettre en lumière l’importance exceptionnelle de l’œuvre d’Hergé dans l’histoire artistique et culturelle du XXe siècle, et mesurer, à l’aune d’approches inédites, le caractère mythique et universeldes Aventures de Tintin et leurs prolongements dans l’imaginaire contemporain : tel est l’objectif de cet ouvrage, issu du colloque international « Tintin au XXIe siècle », ayant réuni scientifiques et tintinophiles en mai 2017 à Louvain-la-Neuve en Belgique. »

 

 

 

 

 

 

 

Pas moins de vingt-sept contributions composent ce pavé de quatre-cent-soixante pages. De Renaud Nattiez à Jean Rime, de Bertrand Portevin à Michel Porret, les plus grands exégètes de Tintin sont au rendez-vous. Ajoutez à cela une préface de Benoit Peeters et une postface de Jacques Langlois. Vous tenez bien dans les mains un ouvrage rédigé par des gens qui savent mieux que quiconque de quoi ils parlent.

 

Acte 1 : l’espace. L’univers de Tintin est cosmopolite dans tous les sens du terme. Non seulement, Tintin s’accommode de tous les pays qu’il traverse, mais son monde subit les influences de nombreux pays. Le magazine Géo l’a démontré. En ces temps ultra-modernes où les communications sont facilitées par la technologie, Tintin fait figure de précurseur. Bien avant, il a contribué à cartographier le monde dans nos imaginaires, nous faisant voyager à travers le globe, sauf bien sûr lors d’une affaire de bijoux volés. On ira à Saint-Nazaire, un des rares lieux très précis et existant où transitera Tintin, mais c’est paradoxalement dans un Saint-Nazaire qui n’existe plus et dans un temps qui n’existe pas qu’on l’y découvre. Avec le chapitre Nous n’irons plus au Congo, on voit comment l’œuvre est traduite et censurée en langue afrikaans.

 

 

 

 

© Georg / Moulinsart

 

 

Acte 2 : le temps. De son métier de reporter, toujours au « Petit Vingtième » et jamais au journal qui portera son nom, à ses rapports avec les animaux qu’ils soient sauvages ou apprivoisés, Tintin étonne et rassure par ses choix de vie. Des rapports d’Hergé à la culture grecque à sa dépression, on apprend comment l’auteur a traversé le siècle et l’a assimilé pour le régurgiter dans ses récits. Le chapitre se termine par une lecture de L’étoile mystérieuse et la réévaluation de l’antisémitisme d’Hergé.

 

 

 

 

© Georg / Moulinsart

 

 

Acte 3 : l’art. On connaît tous les rapports d’Hergé à l’art. De ses amitiés avec Tchang, sculpteur, et Andy Warholh jusqu’à l’inachevé Alph’Art, le créateur entretien un rapport privilégié et passionné avec ce domaine. Les auteurs contribuant à cet acte nous entraînent ailleurs que là où l’on pensait aller. Parmi les chapitres composant cette partie, soulignons les intrigantes questions « Hergé fut-il le père de l’école de Marcinelle ? » et « Enseigner Tintin ? ». On y parle aussi beaucoup de ligne claire et de la pérennité de l’œuvre et son aura.

 

 

 

 

© Georg / Moulinsart

 

 

Acte 4 : les métamorphoses. Charles Burns, Emile Bravo et Steven Spielberg sont tous les trois des descendants spirituels d’Hergé et de son œuvre. On apprend comment la presse spécialisée en art ou en géographie s’est emparée de Tintin et les adaptations de l’œuvre sont analysées.

 

 

 

 

© Georg / Moulinsart

 

 

Composé en quatre chapitres comme quatre étapes d’un menu de grand restaurant, Tintin aujourd’hui se déguste et s’apprécie. Quand on a fini de lire Tintin, on peut recommencer à lire Tintin. On y trouvera toujours quelque chose de nouveau.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Tintin aujourd’hui, images & imaginaires 

 

Genre : Analyse d’œuvre

 

Auteurs : Michel Porret, Fabrice Preyat, Olivier Roche, Jean-Louis Tilleuil & Co

 

Éditeur : Georg

 

Collection : L’équinoxe

 

Nombre de pages : 464 

 

Prix : 21 €

 

ISBN : 9782825712443

 

 

 



Publié le 25/10/2021.


Source : Bd-best


Les recherches, ça « Creuse » !      La brigade des souvenirs 2 – Mon île adorée

 

« - Il y a un garçon qui revient souvent sur les photos. Vous croyez que c’était lui le propriétaire de l’appareil ?

-   Peut-être ! Regardons les autres…

-   Je ne sais pas qui c’est, mais il a voyagé. Regardez, on dirait qu’il est sur une île.

-   Oui… C’est peut-être aux Antilles ?

-   Sur celle-là, y a pas de palmiers !

-   Si l’appareil était le sien, ce garçon voudrait peut-être récupérer ces clichés, non ? »

 

 

 

 

 

 

 

 

Accompagné par Tania, Alban et Théo, la brigade des souvenirs, Camille déniche un vieil appareil photo dans une brocante. C’est un bakélite Sport-Fex des années 60. A l’intérieur, une pellicule est en cours. Avec les poses qu’il reste, la petite bande s’en donne à cœur joie. Dans sa chambre noire, Camille initie ensuite ses jeunes amis à l’art du développement. Ils vont découvrir les clichés pris par l’ancien propriétaire de l’appareil. Le voyage dans le temps va commencer et va les mener bien plus loin dans le temps et dans l’espace que ce à quoi ils pensaient.

 

 

 

 

© Cee Cee Mia, Carbone, Marko – Dupuis

 

 

Après un premier les ayant menés jusqu’à la Grande Guerre, le deuxième épisode de La brigade des souvenirs traite du délicat sujet des enfants de la Creuse, événement politiquement et volontairement effacé des tablettes politiques. Mais il y a des cicatrices qui ne peuvent se cacher.

 

 

 

 

© Cee Cee Mia, Carbone, Marko – Dupuis

 

 

De 1962 à 1984, ils furent ainsi autour de 2000 enfants arrachés à leurs familles et envoyés en métropole, essentiellement en Creuse, soi-disant pour leur bien, soi-disant pour lutter contre la misère sociale gangrénant l’île de la Réunion. Réparer la misère en creusant des cicatrices dans les cœurs, était-ce la solution ? Tehem a récemment traité le sujet de ces enfants sacrifiés dans Piments Zoizos paru chez Steinkis. Carbone, Cee Cee Mia et Marko rebondissent dans Mon île adorée.

 

L’album est complété d’un dossier pédagogique permettant de replacer la petite histoire dans la grande. On y apprend comment les enfants de la Creuse ont voyagé depuis la Réunion pendant la députation de Michel Debré à partir de 1963. Et l’exode forcé durera jusqu’en 1984 ! La France n’a pas été le seul pays concerné par ce genre de pratique. En Angleterre, en Suisse, en Belgique, des enfants ont aussi été placés dans des familles. On nous rappelle enfin que le problème du déracinement existe encore dans certains endroits du monde. L’UNICEF et la Déclaration des droits de l’enfant sont aussi à l’honneur dans ce supplément.

 

 

 

 

© Cee Cee Mia, Carbone, Marko – Dupuis

 

 

 La brigade des souvenirs en a énormément à nous raconter. Elle sera bientôt de retour dans un troisième volet consacré au rôle des femmes dans l’univers automobile. 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : La brigade des souvenirs

 

Tome : 2 – Mon île adorée 

 

Genre : Emotion

 

Scénario : Cee Cee Mia & Carbone

 

Dessins : Marko

 

Couleurs: Maëla Cosson

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN :  9782800173993

 

 

 



Publié le 25/10/2021.


Source : Bd-best


Ninja Warrior.  Boruto, Naruto Next Generations 12 – L’identité

 

« - C’était Boruto ? En es-tu certaine ?

-                 Oui, j’en suis certaine ! Les motifs de son karma ont changé… Une sorte de corne a poussé sur sa tête et… Oui… ! Son œil droit est devenu un Byakugan ! Il a éliminé en un instant un adversaire qu’on n’a pas réussi à vaincre en s’y mettant tous ensemble… Il avait une puissance incroyable… ! On aurait dit qu’il n’était pas Boruto… On aurait cru voir…un Otsutsuki… »

 

 

 

 

 

 

 

 

Boruto est un ninja du village de Konoha. Naruto, son père, a trouvé un enfant, Kawaki, qu’il a décidé d’élever comme son fils. Dans cet épisode, Amado, membre de Kara, vient attacher un collier explosif autour du cou de Shikadai. Le père de Shikadai, Shikamaru, récupère son fils puis capture Amado. Ce dernier est amené devant Naruto, Sasuke et Shikamaru. Shikamaru, menace de faire du mal à Amado si ce dernier ne retire pas le collier attaché au cou de son fils. Naruto essaye de calmer Shikamaru, puis Naruto demande à Amado de lui donner des informations sur Jigen et Kashin Koji. Amado décide alors de tout dire à Naruto. Puis soudainement la marque maudite de Kawaki s’active. Que va-t-il se passer ?

 

 

 

 

© 2016 by Masashi Kishimoto, Mikio Ikemoto, Ukyô Kodachi

© KANA 2021

 

 

Mikia Ikemoto dessine les aventures de Boruto. Il a commencé sur Naruto comme assistant de son maître et créateur de la série Masashi Kishimoto. Mais il n’était pas un simple assistant. Il a aussi contribué à la conception de personnages et notamment leurs tenues de combat. Kishimoto dit de lui qu'il « travaille comme un “lutin” : dessiner les foules et les arrière-plans, ajouter les blancs aux effets de vitesse, les effets de lumière, les yeux des personnages, blanchir tout dessin qui sort de la case et dans la rainure, ainsi que mettre des étoiles dans le ciel nocturne et ajouter des demi-tons. » Le trait de Ikemoto est un soupçon plus raide que celui de Kishimoto mais les combats sont tout aussi efficaces.

 

 

 

 

© 2016 by Masashi Kishimoto, Mikio Ikemoto, Ukyô Kodachi

© KANA 2021

 

 

Avec 250 millions de ventes, Naruto est la quatrième série la plus vendue, devant Detective Conan (230 millions), derrière Golgo 13 (300 millions), Dragon Ball (330 millions) et l’inaccessible One Piece (490 millions). En terminant sa série, l’auteur a offert une vraie fin à son lectorat. En créant un spin off avec Boruto, il permet à la franchise de continuer à se développer.

 

 

 

 

© 2016 by Masashi Kishimoto, Mikio Ikemoto, Ukyô Kodachi

© KANA 2021

 

 

Une nouvelle génération de Ninjas débarque à Konoha. Les combats vont être rudes. Il est des coups dont il est difficile de se relever.

 

 

Anton & Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Boruto, Naruto Next Generations 

 

Tome : 12 – L’identité

 

Genre : Ninja

 

Scénario : Ukyô Kodachi 

 

Dessins : Mikio Ikemoto

 

Œuvre originale et supervision : Masashi Kishimoto

 

Éditeur : Kana

 

Nombre de pages : 1

 

Prix : 6,85 €

 

ISBN : 9782505086727

 

 

 



Publié le 25/10/2021.


Source : Bd-best


L’esprit Cauvin plane sur Bamboo.  Boulard 8 – En mode couple / Les petits mythos 12 – Hermès conditionné / Les gendarmes 17 – Silence, ça tourne ! / Enfin l’école 1

 

 

« - Dis, Thierry…

-   Oui, Chloé !

-   Et si on habitait ensemble ? Dis quelque chose, j’ai l’impression que tu as buggé !

-   Ensemble ? Tous les deux ? Tu veux dire toi et moi ?

-   Tu comprends vite, c’est ça que j’aime chez toi !

-   Mais euh… Le loyer on le paiera comment ?

-   T’inquiète, on se débrouillera, t’en as envie ?

-   Aaaah oui, c’est tentant… Je n’aurai plus ma mère sur le dos pour me dire de ranger ma chambre… »

 

 

 

 

 

 


 

Boulard quitte le cocon familial pour emménager avec Chloé. Sa mère va-t-elle tenir le choc ? Son poussinou va partir pour aller vivre avec sa copine. Les potes vont-ils aider à faire les cartons ? Maxime, son petit frère, va-t-il récupérer sa chambre ? La vie à deux va-t-elle être un long fleuve tranquille ? C’est en mode couple que les auteurs placent donc Boulard dans ce huitième opus de gags qui se lit comme une longue aventure.

 

 

 

 

© Stédo, Erroc, Guénard, Amouriq, Mirabelle – Bamboo

 

 

Chez les Petits Mythos, Hermès apporte à Totor une carte postale de Dédale. La diversification des services à la poste, vous croyiez que ça datait du XXIème siècle ? Pas du tout. Le messager de Zeus n’a pas que de simples lettres à distribuer. Entre autres, il doit apporter le bélier à la toison d’or à Néphélé, déposer une lyre à Amphion, livrer une grosse épée à Hercule, un casque d’invisibilité à Persée et le plan d’un bateau à Ulysse. Y’a de quoi saturer ! L’agenda d’Hermès est exposé dans les pages de garde. Il n’est pas près de s’ennuyer. En postface, les auteurs mythiques de la mythologie sont recensés dans le dossier La mythologie racontée par Les petits mythos.

 

 

 

 

© Cazenove, Larbier, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

Les gendarmes se mettent au cinoche ! Clovis, acteur de renom, débarque à la brigade pour se mettre en immersion. Dans son prochain film, il sera gendarme. Aux côtés des troupes de l’adjudant-chef Dugorgeon, le comédien va apprendre à se mettre dans la peau d’un flic. Alain Delon, prends garde à toi ! Et si Clovis veut jouer les malfrats, nos gendarmes favoris ont aussi de quoi le mettre dans l’ambiance.

 

 

 

 

© Jenfèvre, Sulpice, Cazenove, Lunven - Bamboo

 

 

Après Enfin parents, signé en solo, pour Enfin l’école, Cédric Ghorbani s’adjoint les services de Jérôme Derache au scénario. Les premiers jours à l’école, c’est une épreuve pour les enfants qui deviennent élèves. Mais pour les parents, ça en est aussi une. Par expérience, le tout premier jour d’école, ce ne sont pas tant les enfants qui pleurent que leurs parents. Il faut anticiper : se familiariser avec l’école, donner confiance à son enfant, lui apprendre à être autonome, prendre le temps de l’accompagner, gérer son stress de parents et préparer les affaires pour l’école. Et oui, Manu et Sophie, Julia n’est plus qu’à vous. Elle est à l’école, l’école est à elle !

 

 

 

 

© Derache, Ghorbani, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

Alors que le génialissime Raoul Cauvin, roi du gag de la maison Dupuis pendant des décennies, vient de nous quitter, son esprit est toujours présent. Mais plus trop à Marcinelle. C’est bien chez Bamboo qu’il a trouvé refuge. Ces quatre albums sont un panel non exhaustif de ce que l’éditeur propose dans le genre. 

 

Les gendarmes est la série de gags qui a lancé la maison. Enfin l’école est la nouveauté de l’année. Entre les deux, Boulard est le spin off qui réussit à être aussi drôle que sa série mère Les profs, et Les petits Mythos est la série qui prend une dimension pédagogique tentaculaire pour laquelle on ne compte plus les dérivées : podcast, exposition, ouvrages didactiques sur le thème.

 

Le comique Bamboo, c’est du Gros Nez universel comme on aime, avec tout le respect que l’on doit au genre. Du beau, du bon, du populaire, et qui marche à tous les âges. Y aurait-il pas quelque chose de magique ?

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Boulard

Tome : 8 – En mode couple

Genre : Humour lycéen

Scénario : Erroc

Dessins : Stédo

Couleurs : Jacqueline Guénard, Alexandre Amouriq & Mirabelle

Éditeur : Bamboo

Nombre de pages : 48

Prix : 10,95 €

ISBN : 9782818967041

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les petits mythos

Tome : 12 – Hermès conditionné

Genre : Humour

Scénario :  Christophe Cazenove

Dessins : Philippe Larbier

Couleurs : Alexandre Amouriq & Mirabelle

Éditeur : Bamboo

Nombre de pages : 48

Prix : 10,95 €

ISBN : 9782818947081

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les gendarmes

Tome : 17 – Silence, ça tourne !

Genre : Humour gradé 

Scénario : Olivier Sulpice & Christophe Cazenove 

Dessins : Jenfèvre 

Couleurs : David Lunven 

Éditeur : Bamboo

Nombre de pages : 48

Prix : 10,95 €

ISBN : 9782818947166

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Série : Enfin l’école

Tome : 1

Genre : Humour scolaire 

Scénario : Jérôme Derache 

Dessins : Cédric Ghorbani 

Couleurs : Alexandre Amouriq & Mirabelle 

Éditeur : Bamboo

Nombre de pages : 48

Prix : 10,95 €

ISBN : 9782818979211

 

 



Publié le 24/10/2021.


Source : Bd-best


Espion, lève-toi !  La guerre invisible 2 – Le comité

 

« - C’est une magnifique exposition que le Musée des Beaux-Arts de Stockhom inaugure aujourd’hui. Une occasion rare de découvrir des artistes majeurs tout droit venus d’Union Soviétique. Pour vous en parler, nous accueillons Varvara Klymova, dont plusieurs toiles sont exposées sur les cimaises du Musée. Bonjour, Madame Klymova et bienvenue en Suède.

-   Bonjour et merci de m’accueillir.

-   Cette exposition n’est-elle pas l’occasion de prouver au monde des arts que, finalement, les artistes soviétiques ne subissent aucun diktat ?

-   Cette exposition est une supercherie autant qu’un leurre. »

 

 

 

 

 


 

 

                Stockholm, octobre 1950, une artiste peintre soviétique participe à une exposition et en profite pour demander l’asile politique en Suède. Cette artiste dissidente, c’est Varvara Klymova. Son fils Klymov est soldat au sein de l’armée rouge. Il a déjà ramené des savants nazis qui tentaient de passer du côté américain, parmi eux Manfred Fürbringer. L’idée de l’Est est de relâcher ce dernier, qui se réfugie en Egypte, pour qu’il soit recruté par la CIA et serve de taupe en son sein. L’opération de la CIA pour faire main basse sur le scientifique a réussi, mais Fürbringer est un pion bien convoité par toutes les puissances internationales.

 

 

 

 

© Giroud, Galandon, Martin, Georges - Rue de Sèvres

 

 

                Laurent Galandon succède avec brio à Frank Giroud, hélas décédé. Ce deuxième volet débute avant les événements de la première partie et se termine après. L’agence, le tome 1, était lu par le prisme du faux couple Ingelmann qui intriguait pour « capturer » Fürbringer. Le comité, ce tome 2, suit la destinée de Klymov et son rôle complexe entre l’Union Soviétique et les Etats-Unis. C’est comme si dans la première partie on suivait l’araignée et que dans ce deuxième acte on marchait sur la toile qu’elle aurait fabriquée. La construction scénaristique est tout simplement magistrale. James Bond semble bien fade à côté de ce jeu de dupes où manigances et agents troubles mènent la danse.

 

 

 

 

© Giroud, Galandon, Martin, Georges - Rue de Sèvres

 


                Olivier Martin délaisse l’Egypte pour un voyage entre l’Est et l’Ouest en pleine guerre froide. Des ruines de Berlin au printemps 1945 au Port de New York au début des années 20, le trait souple du dessinateur s’habille des couleurs de Gaétan Georges qui propose un panel varié tout en gardant un fond d’ambiance sépia marquant l’époque.

 

 

 

 

© Giroud, Galandon, Martin, Georges - Rue de Sèvres

 

 

                En général, on a plutôt tendance à parler d’addiction pour des séries télévisées qu’on « binge-watche ». Cette Guerre invisible, aux multiples personnages, aux chausse-trappes et aux coups de théâtre, est construite sur le même principe. C’est la perfection en matière de BD d’espionnage.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : La guerre invisible

 

Tome : 2 – Le comité

 

Genre : Espionnage

 

Scénario : Laurent Galandon & Frank Giroud 

 

Dessins : Olivier Martin 

 

Couleurs : Gaétan Georges

 

Éditeur : Rue de Sèvres

 

Nombre de pages : 60 

 

Prix : 15 €

 

ISBN : 9782369814559 

 

 

 



Publié le 24/10/2021.


Source : Bd-best


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