Information générale concernant le monde de la BD
Flux RSSFlux RSS

1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


Une femme, un enfant, une ombre et un pilote.  Martin Milan, pilote d’avion-taxi Intégrale 3

« - Bonjour, Papa N’Boulay !... Puis-je m’asseoir quelques instants à tes côtés ?

- Mêler la fumée de sa pipe à celle d’un ami est l’un des plus grands plaisirs de l’existence, Martin. Sois le bienvenu à l’ombre de mon arbre.

- As-tu vu de belles choses, aujourd’hui, Papa N’Boulay ?

- Le monde regorge de merveilles, Martin.

- Dis-moi, s’il te plaît, dis-moi les merveilles que tu as vues ! »

 

 

 

 

 

 

 


                Martin Milan discute avec un vieux sage africain, au pied d’un arbre, au milieu de la savane. Si l’ancien en a vu des merveilles, Martin a lui-même bien des choses à raconter. Ce troisième volume de l’intégrale Martin Milan, comme le précédent, réunit six aventures de Martin : trois grands récits, ainsi que trois histoires courtes.

 

 

 

 

© Godard - Le Lombard

 

 

Dans Adeline du bout de la nuit, Martin Milan doit convoyer un colis un peu spécial. Ce colis hurle et semble complètement hystérique. C’est une jeune femme, elle s’appelle Adeline Sanderson. Sa famille veut la faire interner. D’après la police, elle est folle à lier, ratant des tentatives de meurtre lors de crises de démence. Dans sa jeunesse, Martin a connu une Adeline qui avait aussi très mauvais caractère. Aujourd’hui, Martin est adulte. Enfant, il avait laissé son amie se faire enfermer. Hors de question pour lui que la même chose se reproduise.

 

 

 

 

© Godard - Le Lombard

 

 

Dans L’enfant à la horde, Martin accompagne une meneuse de revue fraîchement divorcée qui, pour changer d’air, vient en Afrique. Brigitte Guinguett se rend au fin fond de la brousse pour un safari en compagnie du chevalier Dorgeleickx, un grand chasseur. Vous vous doutez bien que la chasse à l’éléphant, ce n’est pas vraiment la passion de Martin. Ça aurait même le don de l’irriter quelque peu. Mais notre pilote perclus de dettes est contraint d’accepter la mission. De surcroît, les intentions de la star sont plus pernicieuses qu’en apparence. Miss Guinguett veut capturer l’enfant-loup.

 

 

 

 

© Godard - Le Lombard

 

 

Une ombre est passée amène Martin en Transylvaquie, sur les terres du comte Krapula. Frère Ronehald Fouillegras a rendez-vous avec lui… pour opérer. Et il y a cette ombre furtive qui erre dans les ruines d’un vieux château en chantant tristement une mélodie d’autrefois. 

 

 

 

 

© Godard - Le Lombard

 

 

                Trois courts récits complètent ce troisième opus de l’intégrale de Martin Milan. A la grande époque où les hebdomadaires BD connaissaient le succès, de nombreuses séries proposaient des histoires courtes, soit pour des numéros spéciaux, soit pour faire patienter les lecteurs entre deux aventures de longue haleine. Martin Milan est de celles-ci. Pourtant, grâce à son auteur, la série Martin Milan se distingue en tous points des autres dans ce procédé. Sa force est que c’est la seule et unique série dont les récits courts sont d’une qualité et d’un intérêt aussi important que les 46 planches. Ainsi, Tant qu’un chien t’attendra, Le visiteur et Comme un bruit d’ailes au fond du cœur, ce dernier étant inédit jusqu’à ce jour en album, font partie de ces petites pépites, ces joyaux discrets dont l’éclat éblouit à la lecture.

 

 

 

 

© Godard - Le Lombard

 

 

                Le dossier introductif de Patrick Gaumer revient sur les années Pilote de Christian Godard avant d’aborder la suite de Martin Milan et le tournant des années 80. Passionnant.

 

 

 

 

© Godard - Le Lombard

 

 

Pour en savoir plus sur l’œuvre de Christian Godard et sur Martin Milan en particulier, n’hésitez pas à lire ou relire le Feuilleton Godard que lui a consacré BD-Best au printemps dernier, et notamment le deuxième épisode sur : https://www.bd-best.com/entretiens-avec-christian-godard-ae-le-feuilleton-godard-pisode-2-martin-milan-news-11113.html

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Martin Milan

 

Tome : Intégrale 3

 

Genre : Aventures 

 

Scénario & Dessins : Christian Godard 

 

Dossier introductif : Patrick Gaumer 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 208 

 

Prix : 29 €

 

ISBN : 9782803675586

 



Publié le 26/09/2020.


Source : Bd-best


Comme dans ces merveilleux contes d’antan...  Vagabondage en contrées légendaires 1 - Tracnar & Faribol

« - J’en ai assez, je perds tout le temps.

- Si vous le souhaitez, je peux vous proposer un autre jeu…

- Est-il drôle au moins ?

- Assurément, c’est une expérience unique, vous ne le regretterez pas. Suivez-moi et profitons du calme de la nuit… Voilà l’endroit est idéal.

- J’ai un peu froid, j’aurais dû prendre un manteau.

- Regardez l’immensité du ciel ! N’avez-vous jamais rêvé de prendre votre élan et de vous envoler ?

- C’est un désir commun, il me semble… Qui n’aimerait pas ?

- Ce vœu est accessible grâce à une petite liqueur de ma fabrication. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Perfidy, la nouvelle épouse du Roi, propose une expérience nouvelle à la princesse Félicity. Une potion permet de séparer son corps et son esprit. Ainsi, l’esprit peut folâtrer pendant que le corps se repose. La princesse se laisse tenter, mais son esprit se fait aussitôt capturer par la fourbe Reine. En effet, cette dernière veut écarter celle que le Roi a décidé d’ériger en héritière du Royaume, sa fille. Le plan de Perfidy semblait parfaitement huilé sauf qu’allaient se dresser sur sa route un renard chapardeur et facétieux nommé Faribol et un loup brigand de grands chemins appelé Faribol.

 

 

 

 

 © Du Peloux - Bamboo

 

 

                On connaissait Benoît du Peloux, spécialiste de la bande dessinée chevaline humoristique, quinze albums de Triple Galop au compteur, de bonne facture, classique et propre. Qui aurait pu imaginer qu’il soit capable d’être l’auteur d’un album comme celui-ci ? Hommage au Roman de Renart, à Grimm, Perrault, Rabelais, Molière et à Disney, ce vagabondage en contrées légendaires résulte de nobles influences imprégnées dans un imaginaire collectif. Depuis la magnifique relecture de Robin des Bois par les studios Disney, le Moyen-Âge est un cadre privilégié pour des récits animaliers. De Macherot à Guarnido, on pensait que tout avait été fait en bande dessinée de ce genre. Du Peloux a osé s’attaquer à ces monuments et s’en sort avec brio.

 

 

 

 

 © Du Peloux - Bamboo

 

 

                L’histoire, somme toute relativement classique, est rondement menée. L’auteur présente son univers, expose l’argument principal de l’intrigue, et ne présente qu’ensuite les deux personnages principaux. Niveau efficacité, le procédé est payant. La narration est fluide, rapide. Il n’y a aucune longueur. Graphiquement, Benoît du Peloux fait encore plus fort. Il s’invente et s’invite en Bruegel l’ancien faisant de l’animalier dans le neuvième art avec des couleurs directes maîtrisées.

 

 

 

 

 © Du Peloux - Bamboo

 

 

                Il y a des albums qui sont attendus, qui sont des merveilles, mais dont on pouvait prédire le succès d’avance. Et puis il y a ceux qu’on n’avait pas vu poindre et qui sont d’excellentes surprises : Tracnar et Faribol se classe dans cette seconde catégorie.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

Série : Vagabondage en contrées légendaires

 

Tome : 1 - Tracnar & Faribol

 

Genre : Conte médiéval 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Benoît du Peloux

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 14,90 €

 

ISBN : 9782413019848

 



Publié le 26/09/2020.


Source : Bd-best


L’homme est un animal comme les autres.  [La vérité nue]

« - Alors professeur, c’est bon ? Vous avez trouvé le vaccin contre la connerie ?

- Oui, il fonctionne sur toutes les souches de la maladie, mais…

- Oh, c’est formidable ! Grâce à vous, on va enfin pouvoir éradiquer la connerie de la surface de la Terre !

- Malheureusement, non… C’est un vaccin. Et il restera toujours les antivax... »

 

 

 

 

 

 

                Le vaccin contre la connerie a été trouvé, mais on n’est pas tiré d’affaire pour autant. Il y aura toujours des réfractaires qui refuseront qu’on ne leur inocule. En plus, le virus est extrêmement contagieux.

 

 

 

 

© James - Delcourt

 

 

                Tout, tout, tout, on va enfin tout savoir. James nous promet toute la vérité, pure, sans chichi ni tralala. On veut nous cacher des choses ? L’auteur va tout nous révéler. L’entreprise, la mort, la séduction, le yoga, l’amour sont des sujets parmi d’autres qui passent à lamoulinette-James. Les strips carrés sont toujours amusant, quelques fois marrants et aussi parfois hilarants. Qui n’a jamais assisté à une réunion d’entreprise avec des cases et un organigramme incohérents ? Qui n’a jamais rêvé de rencontrer son créateur après son décès ? Qui n’a jamais voulu ramener chez son libraire un livre décevant ?

 

 

 

 

© James - Delcourt

 

 

                James adopte un graphisme animalier réaliste. L’homme est un animal comme les autres. Tel est l’adage de cet ouvrage. A l’opposé de son trait dans Dans mon open space, James s’interdit de faire rire ou sourire avec ses seuls dessins. Cela l’oblige à ciseler son découpage et ses dialogues car c’est sur ces deux seuls procédés que reposent les arguments comiques de cette vérité nue. Directeur de la collection humoristique Pataquès dans laquelle prend place ce livre, James, comme un adepte d’un Oubapo, montre l’exemple, s’impose des contraintes et démontre qu’on peut toujours repousser les limites de l’humour dans des directions encore inexploitées.

 

 

 

 

© James - Delcourt

 

 

                Encrée dans son époque, [La vérité nue] est la première BD humoristique post-COVID dont on attend toujours le vaccin. On ne sait pas si la connerie pourra un jour se vacciner, mais on est sûrs que l’humour, lui, ne pourra jamais se soigner et c’est tant mieux. Born to be a James’s fan !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : [La vérité nue] 

 

Genre : Humour

 

Scénario, Dessins & Couleurs : James

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Pataquès

 

Nombre de pages : 104 

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782413026358 

 



Publié le 24/09/2020.


Source : Bd-best


Le tempo s’accélère pour…  Harmony 6 - Metamorphosis

« - Lève-toi ! Je t’ai à nouveau sauvé la vie, Harold.

- Megan et Vereist, ils sont…

- Peu importe. Ils n’étaient plus d’aucune utilité.

- Et Harmony ?

- Elle ne sera plus un obstacle. Je m’occuperai des autres plus tard. »

 

 

 

 

 

 

 

                Harmony étant laissée pour morte après une explosion, la voie est libre pour Harold et Mika, dont l’esprit d’Azhel a pris le contrôle. Quelques jours plus tôt, Karl amenait Harmony et Mah pour se cacher chez Walt. La jeune fille ne va pas laisser indifférent Chester, l’adolescent de la maison. Pendant ce temps, Payne et Eden, prisonniers de Richards, ne comptent pas rester inactifs dans leurs cellules...

 

 

 

 

© Reynès, Vernay - Dupuis

 

 

                Pour ce sixième épisode, Mathieu Reynès remet Harmony au cœur du récit. Il la met dès le départ dans une situation inextricable avant d’expliquer les tenants et les aboutissants du problème. Côté « méchants », Harold est relégué au second plan par un redoutable Mika possédé. Reynès contrebalance avec le personnage de Chester, apportant une dose d’humour. Quatrième angle d’abordage, c’est Payne. Les visions du télépathe punk offrent des récréations graphiques qui permettent au dessinateur d’éclater sa narration et ses cases.

 

 

 

 

© Reynès, Vernay - Dupuis

 

 

                Harmony se positionne de plus en plus comme une série franco-internationale. Réalisée par un auteur français, elle se suit comme une série américaine et intègre quelques légers codes du manga. L’ensemble est cohérent. Le seul problème vient des onomatopées, rajoutées informatiquement, posées comme un cheveu sur la soupe, pas du tout intégrées au graphisme.

 

                Les couleurs de Valérie Vernay donnent du volume aux décors et aux acteurs, avec des ombres portées et des lumières indirectes.

 

 

 

 

© Reynès, Vernay - Dupuis

 

 

                La passionnante série Le chant des Stryges s’est conclue il y a deux ans. D’un point de vue de la narration, du graphisme et des couleurs, Harmony occupe dignement la place laissée vacante.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Harmony

 

Tome : 6 - Metamorphosis 

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario & Dessins : Mathieu Reynès

 

Couleurs  : Valérie Vernay 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 979103473

 



Publié le 24/09/2020.


Source : Bd-best


Le retour de « Duel ».  Effet miroir

« - Allô… Camille…

- Camille Bonneval… Laissez-moi un message. Merci et à bientôt… Tiiiii…

- Camille…. C’est moi. Pourquoi tu ne réponds pas ?... On peut se parlerquand même… Camille, décroche s’il te plaît ! J’ai… J’ai encore fait mon cauchemar, toujours le même. Celui où j’ai une boucle d’oreille et je me bats avec des ombres dans une prison sordide… Tu te rappelles ?... Tu me disais que ça me faisait une drôle de tête au réveil. Camille… Allez, décroche… A la fin, je m’éclipsais avant que tu te lèves, pour que tu ne voies pas cette tête-là, justement… Je te disais que l’amour est trop fragile. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Louis Ferrant est un directeur d’entreprise. Quadra sportif, sa vie de couple n’est pas au beau fixe. Et ces cauchemars qui se répètent sans cesse ne l’aident pas à psychologiquement s’apaiser. Alors, rien de tel qu’un petit footing en forêt pour se changer les idées. La balade va rapidement se transformer en cauchemar quand un motard mystérieux va pourchasser le coureur pour une raison inconnue.

 

 

 

 

© Makyo, Laval NG - Delcourt 

 

 

                Effet miroir a un pitch d’une simplicité exemplaire. En trois lignes, l’histoire est résumée. Très peu de personnages, un quasi huis-clos forestier, voilà de quoi penser que les auteurs ont joué la carte de la simplicité. Pourtant, comme souvent, une apparente simplicité cache des rouages plus complexes et finement pensés.

 

                Dans sa dédicace, le scénariste  Pierre Makyo remercie Guy Delcourt pour avoir repêché son scénario dans une piscine. On comprend par là que l’histoire n’a pas été acceptée du premier coup et a dû subir des transformations, ou tout du moins des évolutions. Makyo fait courir une chasse à l’homme sur 72 des 86 planches de son récit. Il marche ainsi sur les pas de Steven Spielberg qui utilisa le même procédé dans « Duel », le téléfilm qui a lancé sa carrière et dans lequel un camion poursuit une voiture sans que le conducteur de cette dernière ne sache pourquoi. Makyo réussit à faire monter la tension, même si une ou deux petites incohérences se sont glissées. Ferrant ne se rappelle plus du numéro de la police. Ne sait-il pas que tout téléphone, même verrouillé, permet d’appeler un numéro d’urgence ? Mais ne pinaillons pas, l’ensemble est de très bonne facture.

 

 

 

 

© Makyo, Laval NG - Delcourt 

 

 

                Ce n’est pas la première fois que Laval NG collabore avec Pierre Makyo. Les deux hommes ont partagé tout un cycle de Balade au bout du monde, ainsi qu’un one shot Cercles de mystère. Les personnages sont élancés à la manière de ceux de Chauzy, avec une connotation plus réaliste. Les décors sont oppressants à souhait, que ce soit la prison des cauchemars de Louis ou la forêt à la digne ambiance de films d’horreur. L’horreur ici reste psychologique et est amplifiée par les couleurs automnales et crépusculaires. Dans une couverture percutante, Laval NG montre la proie dans la visière du chasseur

 

 

 

 

© Makyo, Laval NG - Delcourt 

 

 

                La collection dans laquelle s’inscrit ce one shot, Machination, colle au plus près à cet Effet miroir, dont le titre est lui-même finement choisi. Il est à présent impossible d’en dire plus sans risquer de spoiler quoi que ce soit. Alors, même si vous n’êtes pas poursuivi par un motard, courrez lire cet album au final indevinable.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Effet miroir 

 

Genre : Polar

 

Scénario : Makyo 

 

Dessins & Couleurs : Laval NG

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Machination

 

Nombre de pages : 88  

 

Prix : 18,95 €

 

ISBN : 97824120170997 

 



Publié le 23/09/2020.


Source : Bd-best


Les fruits de mer ont parfois un goût bizarre.  Léo Loden 27 - Sète à huîtres

« - Léo Loden ! Quelle coïncidence !

- On se connaît ?

- Vous, non, mais moi oui ! Comment ne pas reconnaître le commissaire Loden quand on est dans le crime ! Enfin, j’me comprends…

- Je suis un ami d’Etienne. Il lui est arrivé quelque chose ?

- Oui ! Désolé, refroidi ! Couic ! La tasse de trop ! Ou un concours d’apnée qui a mal tourné… On hésite... »

 

 

 

 

 

 

 

                Le gendarme chargé d’éclaircir la mort d’un ostréiculteur ne manque pas d’humour. En vacances en famille du côté de l’étang de Thau, Léo Loden va prendre les choses en main. Marlène va s’occuper des jumeaux et lui laisse le champ libre pour trouver qui a aidé Etienne à boire la tasse de trop. Tonton reste sur place pour aider… euh… accompagner son neveu. Entre vol d’huîtres, rivalités entre producteurs et magouilles mafieuses, c’est une enquête fine et pas claire que va devoir mener notre privé marseillais.

 

 

 

 

 © Carrère, Nicoloff, Cerise - Soleil

 

 

                Loïc Nicoloff succède depuis maintenant plusieurs albums à Arleston sur les scénarios de Léo Loden. Après quelques albums en duo, le scénariste vedette de chez Soleil, et maintenant de chez Drakoo, a laissé son bébé entre de bonnes mains. Nicoloff mêle humour et suspens dans un dosage parfait. Léo Loden est au polar ce que Chick Bill est au western : un mélange savant entre une histoire concrète, sérieuse, et des dialogues sachant être drôles quand il le faut grâce à des personnages secondaires au potentiel humoristique travaillé. Alors que les auteurs auraient pu s’appuyer sur le principe de Ric Hochet, ils ont choisi l’« autre » grande série de Tibet pour leur création.

 

 

 

 

 © Carrère, Nicoloff, Cerise - Soleil

 

 

                Serge Carrère est un dessinateur qui ne se présente plus. Il dessine comme il respire. Il sait placer les décors qui ancrent l’histoire dans une région, et pas n’importe laquelle. N’allez pas croire par là que la série est réservée aux Bouches-du-Rhône et à ses alentours, mais les locaux y décèleront des clins d’œil qui leur feront plaisir et leur prouvant que les auteurs ont travaillé sérieusement.

 

 

 

 

 © Carrère, Nicoloff, Cerise - Soleil

 

 

                Léo Loden est la preuve que l’avenir de la bande dessinée franco-belge populaire n’est pas encore derrière elle. Du beau, du bon, du populaire.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Léo Loden

 

Tome : 27 - Sète à huîtres

 

Genre : Policier/Humour 

 

Scénario : Nicoloff 

 

Dessins : Carrère 

 

Couleurs : Cerise 

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782302081789

 



Publié le 23/09/2020.


Source : Bd-best


Un conte africain dans toute sa splendeur.  Le repas des hyènes

« - Qui es-tu ? Nomme-toi qu’on te connaisse ! Nous sommes protégés, tu ne peux rien contre nous !

- Qui a dit que je te voulais du mal ?... Je suis juste perdue et je demande mon chemin.

- Où veux-tu aller ? Parle et je te renseignerai.

- Ah, si c’était si simple il y a longtemps que je serais rendue ! Crois-moi, l’endroit où je vais n’est pas facile à indiquer.

- Alors poursuis ta route et marque un détour à la vue de notre village.

- Donne-moi un guide et je m’éloignerai de ton village.

- Je n’ai pas de guide pour toi. Passe ton chemin.

- Et ton jeune apprenti ? Il a l’air assidu à ton enseignement. Je crois qu’il ferait un bon guide. Donne-le moi. Qu’est-ce pour toi un apprenti de plus ou de moins ? »

 

 

 

 

 

 

 

                Kubé et Kana sont deux jeunes enfants. Les jumeaux vivent au fin fond de l’Afrique. Un seul d’entre eux, Kubé, celui né le premier, a le droit d’assister avec son père à la cérémonie destinée à faire revenir les défunts du monde des morts : le repas des hyènes. Mais tout ne se passe pas comme prévu. Sous la forme d’une hyène géante, un yéban apparaît. L’esprit maléfique qui s’est perdu propose un marché au père et à son fils. Kubé le guide jusqu’où il a besoin d’aller. En échange, il épargne son village. Kana, assistant à la scène, va quitter sa cachette et s’interposer. Aux côtés du yéban-hyène, la quête initiatique du petit garçon à travers la savane va le mener sur des pistes qu’il était loin de penser emprunter.

 

 

 

 

© Ducoudray, Allag - Delcourt 

 

 

                Aurélien Ducoudray est un scénariste qui ne fait jamais deux fois la même chose, même si le monde soviétique est le décor privilégié de plusieurs de ses histoires. Il nous amène ici en Afrique. Ses personnages ont le point commun d’être amenés sur des routes qui vont les obliger à prendre leurs destins en mains. Ça va être le cas de Kana. Avec Le repas des hyènes, Ducoudray renouvelle et honore le conte africain. La gemellité, l’amour, la paternité, et dans une certaine mesure la décolonisation sont au coeur du voyage. Bien sûr, on ne peut s’empêcher de penser à Kirikou. Celui-ci fait partie intégrante de l’imaginaire collectif, Il est logique qu’il fasse partie des influences, mais l’aventure de Kana et de sa famille a les caractéristiques qui lui sont propres.

 

 

 

 

© Ducoudray, Allag - Delcourt 

 

 

                Après L’anniversaire de Kim Jong-il paru en 2016, Le repas des hyènes est la deuxième collaboration entre Aurélien Ducoudray et Mélanie Allag. La dessinatrice s’est investie dans le projet jusqu’à sa conception graphique éditoriale. Dans un graphisme polymorphe, Allag passe d’un dessin au crayon à un encrage classique et va jusqu’à la technique de la carte à gratter. Elle rend hommage à une bande dessinée africaine injustement méconnue en Europe. On retrouve dans certaines de ses planches ce type de dessins aux abords du naïf typique d’une culture proche de la nature, de la terre, des animaux.

 

 

 

 

© Ducoudray, Allag - Delcourt 

 

 

                On ne peut s’empêcher de penser à Kirikou : l’Afrique, l’enfance, la magie des griots. Les hyènes du Roi Lion auraient aussi pu s’inviter à la fête. Mais l’histoire de Ducoudray et Allag est d’une originalité complète. Avec une couverture mystérieuse et magnifique, Le repas des hyènes démontre qu’il est possible d’innover en respectant une culture empirique.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Le repas des hyènes 

 

Genre : Fantastique

 

Scénario : Aurélien Ducoudray 

 

Dessins & Couleurs : Mélanie Allag

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Mirages

 

Nombre de pages : 112 

 

Prix : 19,99 €

 

ISBN : 9782413002116

 



Publié le 21/09/2020.


Source : Bd-best


Le retour du Parrain… des inventions !  Léonard 51 - Génie du crime

« - Puisque je vous dis que c’est lui !

- Tu es certaine ?

- Je le croyais plus vieux !

- V… Vous êtes bien Léonard ? L’inventeur invétéré ?

- Qui a remporté 7 fois le Vinci’s got talent ?!?

- Je peux vous demander un autographe ?

- Moi aussi !

- Mon petit nom à moi, c’est Christina !

- Que voulez-vous disciple, je suis une célébrité ! Il faudra d’ailleurs que je songe à inventer les selfies de manière à ce que mes fans puissent se photographier en ma géniale compagnie ! »

 

 

 

 

 

 


                Qui ne connaît pas Léonard ? Le génie est en pleine gloire. Les groupies l’arrêtent en pleine rue pour signer des autographes. Il est au sommet de sa célébrité et le prouve. Ce bon vieux Disciple n’a pas fini d’en être étonné. Léonard n’est le génie du crime que dans le titre. Et s’il est le parrain d’une certaine mafia, ce n’est que celle des inventions.

 

 

 

 

© Turk, Zidrou, Kaël - Le Lombard

 

 

                51 albums ! Incroyable ! Léonard est la première série humoristique de gags et récits complets à dépasser la cinquantaine de volumes. Alors, comment se renouveler après tant d’albums ? Zidrou est maintenant dans ses chaussons avec ce cinquième album dont il est le scénariste. Il a introduit la petit Mozzarella, fille adoptive du génie. Il n’hésite pas à pratiquer une certaine mise en abîme avec un inventaire d’inventeur. Disciple est capable de citer dans quel album et à quelle page telle ou telle invention a été conçue. Epatant !

 

 

 

 

© Turk, Zidrou, Kaël - Le Lombard

 

 

                Turk est à la BD franco-belge ce que Francisco Ibanez est à la BD ibérique : un dessinateur de génie dont le seul trait est un éclat de rire. Alors, même si certaines situations pourraient sembler répétitives, Turk trouve toujours un argument graphique, un détail en fond de case aussi bien qu’un gros plan, qui va amuser.

 

 

 

 

© Turk, Zidrou, Kaël - Le Lombard

 

 

                Le génie a encore de beaux jours devant lui. Des inventions ne cessent d’être inventées justement, comme le Smiley dont Zidrou et Turk nous expliquent l’origine. Léonard invente aussi dans cet album la crème anti-rides. A notre grand soulagement, il n’est pas prêt de mettre au point une potion anti-rires.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Léonard

 

Tome : 51 - Génie du crime

 

Genre : Humour ingénieux  

 

Scénario : Zidrou 

 

Dessins : Turk 

 

Couleurs : Kaël 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782803674657

 



Publié le 21/09/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4302 -  23 Septembre 2020

 

 

Un envoyé spécial chez les Bleus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            Vous vous souvenez de l’histoire de l’album de Gaston numéro 5 qui n’existait pas et qui un jour a été publié ? Les tuniques bleues font une histoire du même type. Voici l’épisode 65, avant le numéro 64. Lambil prenant son temps pour fignoler son dessin sur le dernier des scénarii de Raoul Cauvin, Dupuis ne laisse pas traîner les choses et prend les devants avec une histoire dessinée par le stakhanoviste Munuera sur une histoire qu’il a co-écrite avec le couple Beka. Un bon moyen de tester ce qui pourrait être une nouvelle équipe pour prendre en mains la destinée de Blutch et Chesterfield.

 

            Deux récits complets sont au sommaire : l’indémodable Cédric et la fantastique Family Life.

 

            Abonnés, à vos ciseaux et à vos tubes de colle ! Un fantastique Poptastic des Tuniques Bleues vous attend.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Mathieu, d’après Lambil, Cauvin,

Salvérius, Munuera, Beka – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Atom Agency : Petit Hanneton

Boîte à musique (La) : La mystérieuse disparition

Harmony : Metamorphosis

Tuniques bleues (Les) : L’envoyé spécial

 

 

Récits complets :

 

Cédric

Family life

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Comme des bêtes

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliot au collège

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Kermesse existentielle (La pause-cartoon)

Léon & Lena

Minions (Les)

Nelson

Spoirou & Fantasperge

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Tebo

En direct du futur : Djief & Betbeder (Créatures dans la brume)

Interview : Munuera & Beka

Jeux : Pas de répit pour les Bleus ! (Antoine & Morin)

Leçon de BD (La) : Jouvray & Jouvray

 

 

Supplément abonnés :

Poptastic : Les Tuniques Bleues

 

 

 

En kiosques et librairies le 23 septembre 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 



Publié le 21/09/2020.


Source : Bd-best


L’étoile, le croissant et la croix ... L'épopée de la Franc-maçonnerie T.1 L'ombre d'Hiram

 

 

 

Pour une grande majorité de la population, la Franc-maçonnerie est une société occulte véhiculant beaucoup d’inquiétudes, d’idées préconçues et de rites obscurs. Selon ses membres, elle a pour objectif de former des hommes libres, tolérants essayant de s’améliorer tout en faisant progresser notre société. Depuis de nombreux siècles, elle a rassemblé des hommes et des femmes de toutes croyances, de toutes religions, de toutes couleurs de peau, de toutes origines résolus à fraterniser en dépit de ce qui peut les diviser.

 

 

 

 

 

 

 

En cette année 2020, Didier Convard (scénariste & directeur d’ouvrage) débute une nouvelle série « L’Épopée de la Franc-maçonnerie » racontant en bande dessinée son histoire et ses légendes. À travers douze tomes traités par différents illustrateurs et scénaristes, il espère faire découvrir au grand public cette société discrète qui lutte contre l’obscurantisme, l’extrémisme et l’intolérance. 

 

 

 

 

© Convard – Falque Glénat

 

 

 

Le premier tome débute avec la mort du roi David. Il confie Israël à Salomon, le plus sage de ses fils. Il le charge de faire bâtir la Maison de Dieu, un temple pouvant accueillir l’Arche d’Alliance contenant les tablettes laissées à Moïse par Dieu. Salomon va se mettre à la recherche d’un maître en architecture capable de faire face à un tel défi. Envoyé par le roi de Tyr, Hiram va prendre la tête de la construction de cette bâtisse. La suite de l’album traite de la légende d’Hiram apparue au début du XVIIIe siècle, ce dernier devenant le légendaire fondateur de l’Ordre.

 

 

 

 

© Convard – Falque Glénat

 

 

 

Ce premier tome, scénarisé par Didier Convard est illustré par Denis Falque. Les deux hommes ont déjà collaboré ensemble pour la réalisation de la période moderne du Triangle Secret et ainsi que pour les saisons suivantes de cette série. Un bon moment de lecture instructive pour des lecteurs à partir de 16 ans.

 

 

 

 

© Convard – Falque – Glénat

 

Ci dessous, une version lyrique de la légende d'Hiram

Cantate "Hiram". La légende d'Hiram

Soprano, ténor, basse, clarinette, violoncelle et piano

Musique : Thierry Pélicant 

 

 

 

 

 

 

Haubruge Alain

 

 

Série : L’épopée de la Franc-Maçonnerie

 

Titre : L’ombre d’Hiram

 

Tome : 1

 

Genre : Histoire – Légende.

 

Scénario : Didier Convard 

 

Dessins : Denis Falque

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782344030431   

 



Publié le 21/09/2020.


Source : Bd-best


1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


©BD-Best v3.5 / 2020