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En 1969, au cœur de la guerre du Vietnam, l’armée américaine doit faire face à une menace inhabituelle : des dragons utilisés comme armes de guerre. Quelque part, au-dessus de la jungle, 3 hélicoptères sont détruits par l’une de ces créatures. Le seul survivant découvre alors stupéfait que son maître est un gosse ... juste avant de se faire dévorer.
En planque avec son spotter, Nick, un tireur d’élite expérimenté, assiste à la scène.
" - La cible est dégagée de tout obstacle, distance 327 mètres, plongée à 12 degrés, vent latéral gauche négligeable ... Tu ne peux pas rater ton coup, Nick ! Qu'est-ce que t'attends ?
- C'est qu'un gamin, Don !
- Un gamin qui commande à un foutu dragon ! Une fois que le môme sera mort, sa bête ne sera plus une menace pour nos gars ! Bute-le !"
Un dilemme le traverse alors ... éliminer le maître du dragon ... mais, c'est un gamin ! Somsak est un jeune laotien contraint de combattre aux côtés des forces vietnamiennes.
Marqué par un drame familial et incapable d’abattre un enfant, Nick tire mais ne fait que le blesser. Désobéissant aux ordres, il se refuse de l'achever et prend même la décision de le soigner.
" Une part de moi voulait croire que j'avais croisé ce morpion pour une bonne raison ... mais une autre part savait que c'étaient des conneries."
Après avoir assisté aux violences commises contre des civils, il vient également en aide à Phuong, une jeune Vietnamienne qui devient son alliée et son interprète. Ensemble, ils entreprennent de ramener Somsak dans son village natal, au Laos, afin qu’il puisse retrouver sa famille et échapper à la guerre.
Mais leur voyage est semé d’embûches. Les forces vietcongs, appuyées par d’autres maîtres de dragons, se lancent à leur poursuite pour récupérer le garçon, dont les pouvoirs représentent un atout stratégique. Entre affrontements, trahisons et choix difficiles, Nick doit protéger ses compagnons tout en remettant en question le sens de son engagement militaire.

© Jarry - Bervas - Prianto - Soleil 2026
Avec Vietnam, cinquième volume de la série Guerres & Dragons, Nicolas Jarry ouvre un nouveau cycle tout en restant fidèle au concept fondateur de la saga : lorsque les grandes guerres secouent le monde, des dragons s’éveillent et se lient à des êtres humains appelés à influer sur le destin des nations. Après un premier cycle consacré à différents conflits historiques, ce nouvel album nous transporte au cœur de la guerre du Vietnam, dans une uchronie où les dragons font désormais partie intégrante de l’arsenal militaire.
Une nouvelle porte d’entrée dans la série
L’un des atouts de Vietnam réside dans son accessibilité. Comme les précédents volumes, l’album propose un récit complet qui peut être découvert indépendamment. Toutefois, il marque également le lancement d’une seconde saison et apporte une évolution intéressante à l’univers. Les dragons ne sont plus seulement des créatures extraordinaires surgissant au détour du récit ; ils sont pleinement intégrés aux stratégies de guerre et influencent directement les rapports de force entre les camps.
Mais ici, lorsque Nick découvre que sa cible n’est qu’un enfant, quelque chose se brise en lui. Au lieu d’exécuter ses ordres, il choisit de protéger le garçon et de le reconduire jusqu’à son village natal au Laos. Cette décision déclenche une traque implacable où soldats américains, Vietcongs et dragons convergent vers les mêmes fugitifs.

© Jarry - Bervas - Prianto - Soleil 2026
Une histoire de rédemption au milieu du chaos
Sous ses dehors de récit d’aventure guerrière, Vietnam développe avant tout une réflexion sur la culpabilité, le pardon et l’humanité. Nick n’est pas un héros traditionnel. Marqué par un traumatisme personnel et lassé des violences qu’il observe autour de lui, il incarne le soldat qui commence à remettre en question les ordres qu’il reçoit.
" Je savais désormais ce que j'allais faire.
- On va devoir trouver une carte. les miennes s'arrêtent à quelques kilomètres de la frontière.
- Une carte pour quoi faire ?
- Dites-lui que je vais le ramener chez lui. Lui et son putain de dragon.
- Vous êtes un homme bien.
- Arrêtez avec ça !"
La relation qui se noue entre le sniper américain, le jeune Somsak et la jeune femme Phuong constitue le véritable cœur du récit. À travers ce trio improbable, Nicolas Jarry explore plusieurs thèmes forts : l’innocence sacrifiée par la guerre, la possibilité de choisir sa propre voie malgré les circonstances, mais aussi la capacité de conserver un reste d’humanité lorsque tout pousse à la brutalité.
" - Tuer un enfant ne demande aucun courage... Pour ça, il suffit d'être un monstre."
Le conflit vietnamien se prête particulièrement bien à cette approche. L’auteur ne cherche pas à présenter une vision manichéenne de la guerre. Les atrocités commises contre les populations civiles, les exactions militaires et les conséquences psychologiques du conflit sont montrées sans complaisance. Les dragons deviennent alors une métaphore des pulsions destructrices que les hommes libèrent lorsqu’ils sont emportés par les conflits.

© Jarry - Bervas - Prianto - Soleil 2026
Un récit rythmé et efficace
La force du scénario tient à sa construction solide. L’intrigue adopte la forme d’une longue fuite à travers une jungle hostile, créant une tension constante. Chaque étape du voyage confronte les personnages à de nouveaux dangers et les oblige à faire des choix difficiles.
L’auteur maîtrise parfaitement les codes du récit de guerre : embuscades, progression dans un environnement oppressant, affrontements spectaculaires et menace permanente. Mais il évite que l’action ne prenne totalement le dessus sur les personnages. Derrière chaque combat se cache un dilemme moral qui enrichit l’histoire.
Certes, certains ressorts narratifs peuvent sembler familiers, notamment la figure du soldat désabusé qui se retourne contre sa propre armée. Pourtant, la présence des dragons et le traitement psychologique des protagonistes permettent au récit de conserver sa personnalité. Le mélange entre guerre historique et fantasy continue de fonctionner grâce à un équilibre bien dosé entre spectaculaire et émotion.

© Jarry - Bervas - Prianto - Soleil 2026
Le travail de Nicolas Jarry au scénario
Depuis le lancement de la série, Nicolas Jarry démontre sa capacité à utiliser le fantastique non comme un simple gadget mais comme un outil narratif. Dans Vietnam, les dragons ne servent pas uniquement à multiplier les scènes d’action. Ils sont directement liés aux enjeux humains du récit.
Chien, le dragon vert associé au jeune Somsak symbolise autant une puissance destructrice qu’une innocence détournée à des fins militaires. À l’inverse, l'autre créature, à 2 têtes, plus monstrueuse de l'album incarne la démesure et la sauvagerie de la guerre. Cette utilisation symbolique renforce la portée du récit et lui donne une profondeur supérieure à celle d’un simple divertissement fantastique.
Jarry parvient également à maintenir un bon équilibre entre dimension historique, aventure et introspection. Son écriture donne naissance à des personnages imparfaits, tourmentés et crédibles, qui évoluent au fil des événements plutôt que de subir passivement l’intrigue.

© Jarry - Bervas - Prianto - Soleil 2026
Un graphisme réaliste et immersif
Pour ce tome, Stéphane Bervas succède aux dessinateurs des précédents albums et propose une approche graphique résolument réaliste. Son trait dynamique s’adapte particulièrement bien au cadre vietnamien. La jungle apparaît dense, étouffante et omniprésente, devenant presque un personnage à part entière.
Les scènes d’action constituent l’un des points forts du dessin. Les combats sont fluides, lisibles et bénéficient d’un découpage efficace qui entretient la tension. Les expressions des personnages sont travaillées et traduisent avec justesse leurs doutes, leurs peurs ou leur détermination.
Les dragons impressionnent par leur intégration naturelle dans les paysages et les affrontements. Cependant, contrairement aux tomes précédents, les créatures occupent cette fois-ci moins d'espace visuel. Toutefois, ce choix sert le récit : ici, l’attention reste centrée sur les personnages et sur leur parcours humain.
Le travail d’Arif Prianto à la couleur mérite également d’être souligné. Sa palette dominée par les verts profonds, les brumes tropicales et les teintes chaudes des explosions restitue parfaitement l’atmosphère oppressante de la guerre du Vietnam. Les couleurs renforcent l’immersion et participent largement à la personnalité visuelle de l’album.

© Jarry - Bervas - Prianto - Soleil 2026
Avec Guerres & Dragons : Vietnam, Nicolas Jarry signe l’un des épisodes les plus humains et les plus émouvants de la série. Derrière le spectaculaire des dragons et des combats se cache un récit de rédemption, de culpabilité et d’espoir. L’album réussit à mêler aventure, réflexion morale et fantasy dans un contexte historique authentique et sans jamais perdre son efficacité narrative.
Une quête de liberté et d’humanité dans un conflit où les frontières entre héros et monstres sont souvent floues.
Porté par le dessin réaliste et énergique de Stéphane Bervas, ce cinquième tome constitue une excellente entrée dans le second cycle de la saga. Une uchronie originale qui rappelle que, même au cœur des pires conflits, la véritable bataille reste souvent celle que l’on mène contre soi-même.
Thierry Ligot
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Série : Guerres & Dragons
Tome : 5 - Vietnam
Scénario : Nicolas Jarry
Dessin : Stéphane Bervas
Couleurs : Arif Prianto
Éditeur : Delcourt
Label : Soleil
Genre : guerre fantastique
Thèmes : histoire, uchronie, guerre du Vietnam, rédemption
Parution : 5 mars 2026
Format : 23,5 x 32,5 x 1,2 cm
Page : 56
ISBN : 978
Prix : 15,95 €
" Aux abords de l'île de Philae, Haute-Égypte.
- Où es-tu ? Je te cherche dans ce désert, celui de mon âme autant que celui de ce monde où j'erre en t'espérant. Mon aimé ... divin amour que le tien. Où es-tu ? Osiris ... dis-le-moi ? Où t'a-t-il caché ? Je te sais mort mais pourtant là, bien là ..."
"Isis, les mystères dévoilés", entre mythe, sensualité et quête initiatique, une immersion fascinante dans l'univers de la mythologie égyptienne, qui s'intéresse à l'une de ses figures les plus emblématiques.
Ce premier volet d'un diptyque de Winona et Emka revisite librement la légende de la déesse Isis, épouse d'Osiris et gardienne des savoirs sacrés. Il mêle à la fois aventure, fantastique et sensualité.
L'album s'articule autour de la célèbre quête menée par Isis pour retrouver les fragments du corps de son époux assassiné par Seth.
En parallèle, le récit suit Géroam, un jeune marchand chargé de rapporter de précieuses marchandises depuis Byblos.
" - Je n'y crois pas ! Missionné par le Pharaon en personne ... Du bois de cèdre pour les temples, de l'huile d'olive, de la pourpre ... Il faudra se méfier des pirates ... Longe bien la côte. Ton père serait fier."
Son destin bascule lorsqu'il retrouve Alya, un amour de jeunesse devenue prêtresse d'Astarté, et qu'une mystérieuse jeune femme ailée surgit d'un œuf découvert dans une amphore. Se faisant appeler Ama, celle-ci semble liée aux desseins de la déesse, ouvrant la voie à une traversée semée d'embûches et de révélations.

© Winona - Emka - Tabou BD 2026
Au-delà de son intrigue, l'ouvrage développe plusieurs thématiques fortes : le pouvoir du féminin, la spiritualité, le rapport entre l'humain et le divin, mais aussi la sensualité envisagée comme une force sacrée. Isis apparaît ici comme une figure complexe, à la fois magicienne, amante, guérisseuse et protectrice. Cette relecture met particulièrement en avant sa dimension symbolique, celle d'une femme capable de restaurer l'équilibre du monde face au chaos incarné par Seth.
L'atmosphère de ce récit est particulièrement prenante. Les auteurs parviennent à recréer une Égypte ancienne empreinte de mystères, où les croyances, les légendes et la vie quotidienne s'entremêlent constamment. Cette frontière floue entre le monde des dieux et celui des mortels nourrit un sentiment permanent d'étrangeté et contribue à l'attrait du récit.

© Winona - Emka - Tabou BD 2026
Un scénario ambitieux mais parfois nébuleux
Emka choisit de ne pas livrer une simple adaptation de la mythologie égyptienne. Son scénario emprunte autant au récit initiatique qu'à la fantasy mythologique. Il construit une œuvre où les événements historiques et religieux servent de toile de fond à une aventure plus romanesque. Cette approche offre une réelle liberté narrative et permet d'enrichir le mythe d'éléments inédits.
Toutefois, cette richesse a parfois son revers. La multiplicité des enjeux, les allers-retours entre les personnages humains et divins ainsi que les nombreuses références ésotériques peuvent rendre certains passages difficiles à appréhender. Le lecteur doit accepter de se laisser porter par les mystères plutôt que d'obtenir immédiatement toutes les réponses. Cette part d'ombre est sans doute volontaire, mais elle peut créer une légère frustration à la lecture de ce premier tome, qui joue davantage le rôle d'une mise en place avant les révélations attendues dans le volume conclusif.
Malgré cela, le récit conserve suffisamment de tension dramatique et de zones d'incertitude pour susciter l'envie de découvrir la suite. L'identité d'Ama, les manœuvres de Seth et le destin d'Isis constituent autant de fils narratifs prometteurs pour la conclusion du diptyque.

© Winona - Emka - Tabou BD 2026
Un graphisme séduisant et sensuel
Au dessin, Winona confirme ses qualités d'illustratrice. Son trait possède une identité forte qui évoque parfois le croquis rehaussé de couleurs aquarellées. Les planches dégagent une grande richesse visuelle et une véritable chaleur graphique, parfaitement en accord avec l'univers oriental et mystique du récit.
Les personnages féminins bénéficient d'un soin particulier. Les corps, les costumes, les parures et les maquillages participent à l'élaboration d'une esthétique sensuelle sans jamais perdre de vue la dimension mythologique de l'ensemble. Cette sensualité diffuse constitue l'une des signatures visuelles de l'album et contribue largement à son pouvoir de fascination.
Certaines limites apparaissent néanmoins. Les expressions faciales manquent parfois de nuances, ce qui peut atténuer la force émotionnelle de certaines scènes. De même, les personnages secondaires bénéficient d'un traitement moins détaillé que les protagonistes principaux. La colorisation, très vive et saturée par moments, pourra également diviser les lecteurs. Si elle renforce le caractère onirique et flamboyant de l'œuvre, elle tend parfois à alourdir certaines compositions.
Ces réserves n'enlèvent cependant rien à la qualité générale du travail graphique, qui demeure l'un des principaux attraits de l'album. Winona offre une vision personnelle et immédiatement reconnaissable d'une Égypte fantasmée, entre rêve, mythe et érotisme.

© Winona - Emka - Tabou BD 2026
Une entrée prometteuse dans un diptyque mythologique
Ce premier tome d'Isis séduit avant tout par son univers riche et sa volonté d'explorer la mythologie égyptienne sous un angle original. En privilégiant la dimension spirituelle et symbolique de la déesse tout en développant un récit d'aventure empreint de mystère, Emka et Winona proposent une œuvre singulière qui trouvera naturellement son public parmi les amateurs de mythologie, de fantasy historique et de bande dessinée sensuelle.
Malgré quelques hésitations narratives et certaines imperfections graphiques, l'album possède suffisamment de charme, d'ambition et de personnalité pour retenir l'attention. Il pose les bases d'un récit dont le second volume devra désormais confirmer toutes les promesses.

© Winona - Emka - Tabou BD 2026
Cette édition étant celle de Tabou BD, une dizaine de pages plus "adultes" viennent enrichir la version "tout public" de Graph Zeppelin. N'oublions pas qu'Isis est la déesse de la maternité, de la magie et de la fidèlité conjugale ... Cela offre bien quelques ébats plus chauds et torrides ici et là !
Une plongée envoûtante dans les mystères de l'Égypte antique, portée par un univers visuel séduisant et une relecture libre de la légende d'Isis. Un premier acte intrigant qui privilégie l'atmosphère et le symbolisme, en attendant une conclusion capable de donner toute sa mesure à cette ambitieuse fresque mythologique.

© Winona - Emka - Tabou BD 2026
Pour les impatients, le tome 2 soft (donc chez Graph Zeppelin), suite et fin, est annoncé pour le 10 septembre prochain, donc demain ! ... "Celle qui est et sera".
Thierry Ligot
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Version hard :
Série : Isis, les mystères dévoilés
Tome : 1/2 - Chair Divine
Scénario : Emka
Dessin & couleurs : Winona
Éditeur : Tabou BD
Genre : érotique
Thèmes : mythologie égyptienne, amour perdu, quête initiatique, passions
Public : adulte averti
Parution : 5 février 2026
Format : 23,5 x 32,3 cm
Page : 64
ISBN : 978 2 35954 227 1
Prix : 19 €
Version soft :
Éditeur : Graph Zeppelin
Parution : 20 novembre 2025
Public : ado - adulte
Page : 48
ISBN : 978 2 38038 038 5
Prix : 17 €
Bruxelles, 1949. Alors que la jeune Léonie Cooreman, dite Nini Cordy, triomphe au cabaret du Bœuf sur le Toit, un trompettiste russe est assassiné après lui avoir laissé une mystérieuse partition.
" - Un indice ! Il faut laisser un indice à Nini ! C'est la seule à qui faire confiance ... Elle seule osera ..."
En tentant d'en percer le secret, la future Annie Cordy se retrouve entraînée dans une affaire d'espionnage liée à une œuvre interdite de Dmitri Chostakovitch.
Entre cabarets, agents soviétiques et musique censurée, la chanteuse devient malgré elle l'héroïne d'une enquête où se joue bien davantage que le destin d'un simple manuscrit.
Avec cet album, Bernard Swysen et Christophe Alvès signent un récit singulier qui mêle biographie romancée, polar historique et comédie populaire. Loin d'une simple évocation de la carrière d'Annie Cordy, "Nini Cordy 1949" s'intéresse à la jeune femme qu'elle était avant la célébrité, à un moment charnière de son existence, alors que Paris s'apprête à lui ouvrir les portes du succès.
" - Je suis Francis Lopez et vous venez de chanter "Tchi-ki-tin", une de mes chansons.
- Ha ! Ha ! La bonne blague ! C'est une chanson de Luis Mariano !
- Vous chantez une chanson qu'interprète Luis Mariona. Moi, j'en suis l'auteur ...
- ?!
- ... Et vous la chantez si joliment que je vous propose un rôle dans ma prochaine opérette à Paris.
- Paris ? Ho non monsieur, c'est gentil mais ça ne m'intéresse pas."

© Swysen - Alvès - Anspach 2026
L'équilibre entre la fiction et la réalité est parfait et rend la lecture idéalement captivante. L'intrigue policière constitue un fil conducteur efficace, mais elle sert surtout à révéler la personnalité de Nini. On découvre une jeune artiste débordante d'énergie, spontanée, audacieuse et profondément attachante. Son tempérament volontaire la pousse à enquêter elle-même sur le meurtre du musicien russe, quitte à se mettre en danger.
" Il ne fallait pas que les autres voient ce papier dissimulé sous le bœuf ... adressé à mon nom, et à ne montrer à personne. Qu'est-ce que cela peut bien signifier ? Il y a sûrement un rapport avec l'assassinat de Sergueï. C'est drôle ! Ces notes ... L'air me dit quelque chose !"
Cette liberté de ton correspond parfaitement à l'image que l'on conserve d'Annie Cordy : celle d'une femme incapable de rester spectatrice des événements.

© Swysen - Alvès - Anspach 2026
Le scénario de Bernard Swysen avance avec une remarquable fluidité. Les rebondissements s'enchaînent naturellement sans alourdir le récit. L'auteur ne cherche jamais à transformer son héroïne en détective invincible ; il privilégie au contraire son instinct, sa débrouillardise et son enthousiasme communicatif.
Derrière le suspense se dessine également un portrait affectueux de la future vedette, nourri par un solide travail de documentation et enrichi par les souvenirs et archives mis à disposition par Michèle Lebon-Cooreman. Ceci se retrouve de plus dans le très riche dossier "Annie avant Cordy" qui clôture l'album. Un véritable voyage dans le passé ... indispensable à plus d'un point pour s'immerger dans cette époque d'après-guerre.
Photos privées, parfois jamais publiées, textes explicatifs, brèves biographies de protagonistes clés, anecdotes et plongées dans le coulisses du récit, ... une véritable mine d'informations passionnantes !
Cette proximité avec le sujet apporte au récit une authenticité appréciable, notamment dans l'évocation du cadre familial, des débuts artistiques et de l'environnement culturel de l'époque.
" - Le Roi de l'opérette lui propose un contrat et mademoiselle lui dit : "Ho non, merci !" Je rêve ! Tu es folle Nini ! Complètement folle !
- Mais monsieur Omer, ne vous fâchez pas !
- Écoute ma petite, tu peux rester au 'Bœuf' autant que tu veux. Tu es ici chez toi ! Mais te garder ne serait pas honnête de ma part.
- Snif !
- Ton avenir est ailleurs ! Et puis une petite Belge qui réussit à paris ... Tu imagines ?"
L'autre personnage central de l'album est sans nulle doute Bruxelles elle-même. Les auteurs restituent avec beaucoup de tendresse une capitale en pleine renaissance après les années de guerre. Les cabarets, les salles de spectacle, les rues animées, les tramways et les quartiers populaires composent un décor vivant qui participe pleinement au charme de l'histoire. Cette plongée dans un Bruxelles disparu nourrit constamment la nostalgie sans jamais tomber dans la simple carte postale.

© Swysen - Alvès - Anspach 2026
Graphiquement, Christophe Alvès confirme tout son talent. Son dessin, inspiré de la grande tradition de la ligne claire belge, se distingue par sa lisibilité, sa précision et son élégance. Chaque décor témoigne d'un important travail de reconstitution historique. Les façades, les monuments, les enseignes, les véhicules ou encore les costumes recréent avec crédibilité l'atmosphère de la fin des années 1940. Cette rigueur documentaire n'empêche jamais la narration de rester fluide et dynamique.
Les personnages bénéficient d'une expressivité remarquable. Nini irradie littéralement les planches grâce à une gestuelle vive et des expressions constamment animées. Son énergie contraste avec la raideur presque caricaturale des espions qui la poursuivent, ce qui renforce la dimension légère et souvent humoristique du récit.
" - Et comme ça, vous êtes artiste ? savez-vous qu'il y en a un très connu qui est né une rue plus bas ? Il invente des histoires pour les enfants.
- Ha ? Qui ça ?
- Attendez ça va me revenir ... Gégé ! Oui c'est ça, Gégé !
- Gégé ?
- Oui, qui dessine Rintintin et Mildou !
- Ha ! Hergé ! Tintin et Milou, j'adore !
- A votre âge ?!? Enfin, comme on pit, chacun ses goûts, n'est-ce pas ?! Moi c'est le crochet."
Les couleurs de Drac apportent quant à elles une chaleur bienvenue, notamment dans les scènes de cabaret où les jeux de lumière et les tonalités chaleureuses participent pleinement à l'immersion.

© Swysen - Alvès - Anspach 2026
Au-delà de son intrigue policière, "Nini Cordy 1949" est surtout un hommage réussi à une personnalité populaire qui a marqué durablement la culture belge et francophone. En associant un récit d'aventure accessible à une reconstitution historique soignée, l'album parvient à faire redécouvrir Annie Cordy sous un jour nouveau, bien avant qu'elle ne devienne l'icône que l'on connaît.
© Swysen - Alvès - Anspach 2026
Drôle, vivant, documenté et porté par un dessin d'une grande finesse, ce one-shot constitue une excellente surprise. Une lecture aussi divertissante qu'attachante, qui célèbre avec beaucoup de tendresse une artiste hors norme et un Bruxelles aujourd'hui disparu.
Du cabaret aux espions, Nini Cordy chante ... et déjoue les complots !
Une première aventure qui en appelle d'autres ? A voir et espérer !
Notre rencontre avec Mimi Lebon : Derrière la palette ...
Le podcast de Laurent Lafourcade : ici
Thierry Ligot
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Titre : Nini Cordy 1949
Scénario : Bernard Swisen
Dessin : Christophe Alvès
Couleurs : Drac
Editeur : Anspach
Genre : polar, espionnage, semi-biographique
Thèmes : Annie Cordy, Bruxelles, Belgique, musique, composition
Public : tout
Parution : 24 avril 2026
Format : 24 x 32 cm
Page : 56
ISBN : 978 2 9311 0555 9
Prix : 16,5 €
" Paris, le 1er mai 1884, 1er arrondissement. Familistère du crime, rue de la Grande-Truanderie.
- Madame Fourier a été enlevée !
- Et où qu'ils l'ont emmenée ?
- Il y a forcément des Familistes, mendiants, prostituées, qui les ont vus passer. Quand on aura remonté leur trace, on les libérera ... et ce qu'on laissera derrière nous en partant fera passer à quiconque l'envie de s'en prendre à nous !"
Entre rêve social et vengeance intime, l'utopie vacille !
Un petit rappel du tome 1 avant d'arriver à sa conclusion.
Issue d'un milieu très modeste, Glannes a été receuillie enfant par Jean-Baptiste Godin, un riche et célèbre industriel visionnaire aux idées utopiques, à l'origine d'une communauté ouvrière innovante, le "Familistère de Guise", dans l'Aisne. Son but était d'offrir aux ouvriers "l'équivalent de la richesse".
Devenue adulte, elle s'enfuit sans explication et, sous le nom de madame Fourier, elle fonde à Paris un établissement similaire destiné à offrir une seconde chance aux marginaux ... tout en développant un gigantesque réseau criminel, rappelant la "Cour des Miracles".
Lorsque plusieurs résidents disparaissent sans explication, son compagnon, Célestin, mène l'enquête. capturé puis manipulé par hypnose, il est contraint d'attirer Glannes dans un piège. Tous deux se retrouvent liés à un sombre complot ourdi par Emile Godin, désormais connu sous le nom de Maître Caïus.
La plus belle des utopies peut-elle survivre aux passions humaines ?

© Morvan - Rousseaux Perin - Ooshima - Grand Angle 2026
Une intrigue entre captivité, révélations et affrontement d'idéaux
Le tome 2 s'ouvre sur l'enlèvement de Glannes, commandité par son demi-frère. ce dernier voue une adoration sans limite à son père et à son œuvre. Animé par une jalousie ancienne et incapable d'accepter le destin de cette sœur adoptive qui a reçu l'affection paternelle qu'il estime lui avoir été refusé, il cherche à anéantir tout ce qu'elle a construit.
" - Ne compte pas sur moi pour te donner la moindre information sur mon familistère.
- Toujours à te croire supérieure aux autres ... Mais je vais te prouver que tu es comme tout le monde. Tu parleras !"
Retenue prisonnière et soumise à des séances d'hypnose destinées à briser sa résistance, Glannes replonge dans ses souvenirs. Ces retours en arrière permettent de comprendre son départ du Familistère de Guise, son retour dans la misère parisienne et la naissance de son propre projet communautaire au cœur de la rue de la Grande Truanderie.
Pendant ce temps, Jean-Baptiste Godin découvre les agissements de son fils et se retrouve confronté à une question essentielle : son idéal peut-il survivre lorsqu'il est adapté à un monde qu'il n'avait jamais envisagé, celui des marginaux et des hors-la-loi ?
A mesure que les secrets émergent, le récit évolue vers une conclusion sombre où les destins individuels rejoignent le destin des utopies.

© Morvan - Rousseaux Perin - Ooshima - Grand Angle 2026
Des thèmes riches et profondément humains
Sous les apparences d'une aventure historique, le récit développe plusieurs réflexions particulièrement stimulantes.
La première concerne l'héritage. Chacun des protagonistes revendique à sa manière la pensée de Godin. mais transmettre une idée ne signifie pas forcément en préserver l'esprit. le récit montre combien une même philosophie peut engendre des interprétations radicalement différentes ... voire incompatibles !
" - Pourtant, je ne m'intéresse guère à ce qu'il adviendra, mais à faire le bonheur de mes administrés au jour le jour. Contrairement à toi, je ne suis pas un rêveur. je transforme mes idées en choses concrètes, ces murs en sont la preuve.
- Mais je ... Je fais tout pour propager vos idées en dehors de notre petite ville. Je porte vos valeurs aussi haut que possible !
- Crois-tu que le rapt fasse partie de ce que tu appelles mes valeurs ?"
L'exlusion sociale constitue un autre thème mjeur. Là où le Familistère de Guise cherchait à améliorer l'existence des ouvriers, Glannes tente d'appliquer les mêmes principes à ceux que la société juge irrécupérables. Ce déplacement de perspective nourrit toute l'originalité de l'œuvre.
Et si une utopie conçue pour les ouvriers pouvait être réinventée pour les exclus, les criminels et les oubliés de la société ? c'est l'idée audacieuse au cœur de ce second et ultime volet. Entre thriller historique, drame familial et réflexion sociale, l'album confronte 2 visions du progrès humain, portées par des personnages dont les convictions vont se heurter à la réalité.
La jalousie et la filiation occupent également une place centrale. derrière le conflit idéologique se cache un drame familial fait de frustrations, de belssures affectives et de reconnaissance impossible. Emile n'est pas seulement l'adversaire de Glannes ; il est aussi un homme écrasé par sa figure paternelle.
" - Si tu avais considéré ton père comme un homme, et pas comme un dieu, tu aurais été moins pétrifié en sa présence. Ta vie en aurait été moins sclérosée. Tu ne peux pas me reprocher d'voir réussi là où toi, tu as échoué ...
- Allez, renvoie-la dans les limbes."
Enfin, la trame interroge le destin des utopies elles-mêmes. peut-on réellement transformer la société ? Toute expérience sociale est-elle condamnée à être détournée, récupérée ou détruite par les passions humaines ?

© Morvan - Rousseaux Perin - Ooshima - Grand Angle 2026
Entre réalité historique et fiction romanesque
L'une des grandes qualités du scénario réside dans la manière dont il s'appuie sur des événements réels pour construire une fiction convaincante.
Le Familistère de Guise, fondé par Jean-Baptiste Godin a bel et bien existé. Cette expérience sociale unique visait à offrir aux travailleurs des conditions de vie radicalement innovantes pour l'époque. les auteurs utilisent ce socle historique avec sérieux et intelligence.
A l'inverse, le "Familistère du crime" imaginé par Glannes relève de la pure fiction. pourtant, il apparaît comme une extension logique et fascinante des réflexions sociales de son temps. Ce dialogue entre réalité documentée et invention romanesque donne au récit une profondeur particulière, tout en permettant de revisiter l'histoire sociale sous un angle original.
Loin d'être un simple décor, le contexte historique influence directement les enjeux du récit et nourrit les débats idéologiques qui traversent l'histoire.

© Morvan - Rousseaux Perin - Ooshima - Grand Angle 2026
L'aspect documentaire du récit
L'album bénéficie d'un solide travail de documentation. L'époque, les lieux et les mentalités sont restitués avec crédibilité sans jamais ralentir la narration. Le petit dossier informatif clôturant l'album est d'une aide plus que précieuse pour bien comprendre et s'immerger dans cette époque et le principe même du "familistère".
Autre réussite notable : la confrontation entre les trois figures centrales. Glannes, Émile et Jean-Baptiste incarnent trois manières différentes de concevoir l'émancipation collective. Aucun ne détient totalement la vérité, ce qui donne aux débats une réelle épaisseur.
Enfin, la dimension émotionnelle gagne en intensité dans ce second tome grâce aux révélations sur le passé de l'héroïne et aux tensions qui déchirent la famille Godin.

© Morvan - Rousseaux Perin - Ooshima - Grand Angle 2026
Un scénario ambitieux malgré quelques fragilités
Jean-David Morvan construit son récit comme une enquête sur les origines d'un idéal. Les nombreuses révélations permettent d'éclairer progressivement les motivations des uns et des autres, tout en enrichissant la portée historique de l'ensemble.
La narration alterne habilement confrontation présente et exploration du passé. Cette structure évite la linéarité tout en maintenant l'intérêt du lecteur.
Le traitement d'Émile constitue sans doute l'un des aspects les plus réussis du scénario. Bien qu'il endosse le rôle de l'antagoniste, il apparaît moins comme un simple méchant que comme un homme dévoré par ses blessures d'enfance.
On peut toutefois regretter que certaines idées fortes soient parfois développées plus rapidement qu'elles ne le mériteraient. Quelques transitions paraissent abruptes et le dénouement laisse volontairement une impression d'amertume qui pourra diviser les lecteurs. Mais cette conclusion cohérente renforce finalement le propos de l'œuvre sur la fragilité des rêves collectifs.

© Morvan - Rousseaux Perin - Ooshima - Grand Angle 2026
Une réalisation graphique d'une remarquable maîtrise
Le travail de Romain Rousseaux Perin impressionne par sa précision et son sens de l'espace. Sa formation d'architecte transparaît dans la représentation des bâtiments, des rues et des grands ensembles urbains.
Le Paris populaire du XIXe siècle est reconstitué avec un niveau de détail remarquable. Les ruelles, les cours intérieures et les façades témoignent d'un important travail documentaire. Certaines vues en plongée offrent même une ampleur spectaculaire à plusieurs séquences clés.
Les personnages bénéficient eux aussi d'un traitement soigné. Les expressions traduisent efficacement les émotions et contribuent à la crédibilité des échanges.
La mise en couleurs d'Hiroyuki Ooshima vient compléter cet ensemble avec beaucoup de finesse. Les ambiances varient selon les lieux et les situations : teintes plus chaleureuses lors des souvenirs, atmosphères plus froides et oppressantes durant les scènes de captivité. Cette palette participe pleinement à l'immersion et à la force émotionnelle du récit.

© Morvan - Rousseaux Perin - Ooshima - Grand Angle 2026
En bref, avec "La Mort de l'utopie", les auteurs concluent un diptyque aussi original qu'ambitieux. En réunissant une page méconnue de l'histoire sociale française et une intrigue romanesque nourrie de rivalités familiales, ils prposent bien davantage qu'un simple thriller historique.
Si quelques choix narratifs peuvent susciter la discussion, le diptyque séduit par la richesse de ses thèmes, la pertinence de sa réflexion sur l'héritage des idéaux et la qualité graphique exceptionnelle.
Surtout, elle pose une question passionnante qui confirme de résonner longtemps après la lecture : une utopie peut-elle survivre lorsqu'elle cherche à inclure ceux que le reste du monde refuse d'accueillir ?
Une conclusion forte, mélancolique et intelligente pour un dyptique qui mérite autant l'attention des amateurs de BD historique que celle des lecteurs curieux des grandes expérimentations sociales du XIXe siècle.
Thierry Ligot
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Série : Rue de la Grande Truanderie
Tome : 2/2 - La Mort de l'utopie
Scénario : Jean-David Morvan
Dessin : Romain Rousseaux Perin
Couleurs : Hiroyuki Ooshima
Éditeur : Bamboo
Label : Grand Angle
Genre : Histoire - thriller - biographie romancée
Thèmes : social, société, utopie, héritage spirituel
Public : ado - adulte
Parution : 28 janvier 2026
Format : 24,4 x 32,2 cm
Page : 56
ISBN : 978 2 81899 628 7
Prix : 15,90 €
Dans un futur où l’humanité a épuisé la Terre pour rendre habitable une nouvelle planète baptisée Providence, une fracture sociale abyssale sépare deux mondes : d’un côté, l’élite providencine installée sur cette planète rouge technologiquement avancée ; de l’autre, les Terriens condamnés à survivre sur une planète exsangue.
" - Comment renouer le dialogue entre la Terre et Providence ? Ça devrait être notre seul angle d'attaque. Le dialogue d'humain à humain. Et au lieu de ça. La Concorde assomme les Terriens de questionnaires générés par la machine ! Et tout le monde s'étonne des tensions qui explosent ..."
Au cœur de cette société à deux vitesses, Keren Kepler incarne l’exception. Originaire de la Terre, il a réussi à intégrer les rangs des privilégiés et travaille désormais pour la Concorde, un programme censé favoriser le dialogue entre les deux peuples. Mais ...
" - Nos chers voisins ne sont pas en odeur de sainteté ici.
- Maintenant qu'ils ont eu ce qu'ils voulaient, ça serait bien qu'ils retournent sur leur saloperie de planète.
- Vous pourriez développer ?
- "Terraformer Providence. Faire de la Planète Rouge un paradis pour l'Homme. Des océans, des prairies, de super stations de ski ..." Eh ben, ça y est. Ils s'le sont offert. mais si j'me souviens bien, c'est nous qu'avons casqué pour leur terraformation, non ? Et j'parle pas que des massacres. ces sangsues ont essoré nos ressources pendant plus de cinq cents ans.
- C'est vrai. Et les Providencins souhaitent se racheter. leurs nouveaux dirigeants ont fondé la Concorde pour qu'elle serve de médiatrice. On y œuvre pour une humanité unie. Ça passe par une Terre rebâtie, dans l'intérêt des terriens."
Néanmoins, ce beau projet est-il réellement si "humanitaire" pour les terriens ou n'est-ce qu'un trompe-l'œil afin de conserver leur supériorité et leur mainmise sur la planète Bleue ... quand elle l'était encore ?
C'est alors qu'un drame personnel va pousser le père de Keren à rechercher ce qui se cache derrière la Concorde ! Elle qui ne cesse de rassembler toutes les données sur chacun, chacune, de dresser leur "profil". Derrière ses bonnes intentions ... derrière cet écran de fumée ... y aurait-il des peurs, des objectifs, des craintes ? A moins que ???
" - Pardon ? Mon "profil" ? Parce que vous croyez vraiment savoir ce que j'ai dans la tête ?
- Votre profil est dressé à partir des données personnelles que vous acceptez de partager en utilisant votre terminal. Habitudes de consommation, déplacements, historiques de navigation. On ne juge pas les pensées qui vous traversent l'esprit. Seules vos actions sont prises en compte."
Avec Providence, Nicolas Dehghani signe une ambitieuse fresque de science-fiction qui dépasse largement le simple récit d’anticipation.

© Dehghani - Sarbacane 2026
Sous ses allures de récit d’ascension sociale, Providence interroge pourtant des questions bien plus profondes. La liberté individuelle existe-t-elle encore dans un monde gouverné par les données, les algorithmes et l’intelligence artificielle ?
" - Nos algorithmes se nourrissent de siècles de datas humaines. Comportements d'achat, réflexes, gestuelles, inflexions dans la voix. Jusqu'à la manière de cligner des yeux. Quelles précisions apporteraient vos impressions personnelles lors de vos ... discussions de comptoir ?"
Jusqu’où une société peut-elle aller au nom du bien commun ? Le contrôle des pensées, la surveillance, les inégalités sociales, l’épuisement des ressources naturelles ou encore les dérives technologiques nourrissent une réflexion particulièrement actuelle.
La Concorde, présentée comme un outil de compréhension mutuelle, apparaît progressivement comme un gigantesque système de collecte de données destiné à anticiper et neutraliser toute contestation.
L’auteur questionne ainsi notre rapport aux technologies décisionnelles et aux algorithmes auxquels nous accordons une confiance grandissante dans nos sociétés contemporaines.
" - Monsieur Kepler, vous êtes un homme raisonnable. Vous avez la responsabilité de ...
- La ferme, j'ai dit ! Plus personne prend la responsabilité de rien ! Tous vos putains d'algorithmes décident à votre place et ..."
L’album trouve également une résonance émotionnelle forte lorsqu’un drame bouleverse son intrigue et fait glisser le récit vers l’exploration du deuil, de la culpabilité et de la résilience.

© Dehghani - Sarbacane 2026
Nicolas Dehghani ne se contente pas d’exposer une opposition classique entre dominants et dominés. Il construit un univers complexe où les bonnes intentions peuvent masquer des mécanismes de domination particulièrement efficaces.
" - Quand les Providencins en auront marre de jouer les bons samaritains ... vous croyez qu'ils hésiteront une seconde avant de reprendre les massacres ? Regardez l'échec pathétique de leur Concorde ... Ils sont bien meilleurs quand il s'agit de nous exterminer.
- Et donc vous dites qu'ils n'attendent que l'occasion pour nous réprimer à nouveau ?
- Mais à quoi vous penser servir ?"

© Dehghani - Sarbacane 2026
La scénarisation impressionne d’abord par la solidité de son univers. Les premières pages demandent un certain investissement au lecteur, tant les codes, les institutions et les rapports de force de cette civilisation future sont nombreux. Mais cet effort est récompensé par une immersion remarquable dans un monde cohérent et crédible. Dehghani développe patiemment ses personnages et leurs relations, en particulier celles qui lient Keren à sa famille et à ses collègues providencins. Lorsque survient l’événement charnière qui bouleverse l’histoire, le récit change alors de nature.
La fresque politique cède ainsi une large place au drame intime. Ce basculement pourra surprendre certains lecteurs, tant il modifie le rythme et les priorités narratives, mais il permet aussi d’explorer avec finesse des émotions universelles et profondément humaines.
Aucun protagoniste n’est réduit à une fonction ou à une idéologie. Chacun possède ses fragilités, ses contradictions et ses aspirations. Cette humanité rend les enjeux particulièrement incarnés et favorise l’empathie du lecteur. Derrière les débats sur l’intelligence artificielle ou les conflits de classes, ce sont avant tout des êtres confrontés à leurs propres blessures qui occupent le devant de la scène.

© Dehghani - Sarbacane 2026
Graphiquement, Providence témoigne d’une évolution spectaculaire du talent de Nicolas Dehghani. Déjà remarqué avec Ceux qui brûlent, l’auteur franchit ici un véritable cap. Son dessin semi-réaliste se distingue par une maîtrise impressionnante des architectures futuristes, des environnements industriels et des paysages urbains. Chaque décor participe à l’immersion dans cet univers crépusculaire où la technologie la plus avancée côtoie la misère sociale.
Son travail sur la couleur mérite également d’être souligné. Fidèle à une palette dominée par les nuances d’orange et de gris, l’auteur construit une identité visuelle immédiatement reconnaissable. Ces choix chromatiques ne relèvent pas uniquement de l’esthétique : ils renforcent constamment l’atmosphère du récit, opposant chaleur humaine et froideur technologique, espoir et désillusion. Certaines planches presque monochromes deviennent de véritables respirations visuelles, accompagnant les moments les plus intenses de l’histoire avec une remarquable efficacité narrative.

© Dehghani - Sarbacane 2026
La mise en scène bénéficie enfin de l’expérience de Dehghani dans le domaine de l’animation. Son découpage dynamique, son sens du rythme et sa capacité à faire ressentir les émotions à travers l’organisation des cases démontrent une maîtrise affirmée du langage de la bande dessinée. Les silences, les regards et les espaces vides y ont souvent autant d’importance que les dialogues.

© Dehghani - Sarbacane 2026
Au final, Providence s’impose comme une œuvre dense, intelligente et profondément contemporaine. Derrière son décor de science-fiction et ses enjeux interplanétaires se cache une réflexion saisissante sur les dérives possibles de nos sociétés connectées. Nicolas Dehghani livre un récit ambitieux qui conjugue critique sociale, émotion et spectacle visuel avec une rare maîtrise.
Une dystopie vertigineuse où l'élite règne et les algorithmes décident. Sous les couleurs de la science-fiction, une mise en garde contre nos propres excès.
Une lecture exigeante parfois, mais particulièrement stimulante, qui confirme l’auteur parmi les voix les plus prometteuses de la bande dessinée francophone actuelle.
Thierry Ligot
NB : "Providence" est également le coup de cœur de Reynold, de la librairie Brüsel dans sa "20e Minute de Rey - Aoüt 2026"
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Titre : Providence
Scénario, dessin & couleurs : Nicolas Dehghani
Éditeur : Sarbacane
Genre : S.-F. dystopique
Thèmes : nouvelles technologies, deuil, vengeance, IA
Public : ado - adulte
Parution : 19/8/2026
Format : 22,5 x 32 cm
Page : 336
ISBN : 978 2 3773 1913 8
Prix : 29 €
" VRRR VRRR VRRR
- Pas maintenant ... c'est pas possible ! Allô !
- C'est Ox, j'ai un nouveau travail pour toi ! Tu pars demain. Ton vol est déjà réservé.
- Partir ? Mais pour où ? Et pendant combien de temps ?
- Je t'enverrai tes instructions bientôt par une autre voie.
- Qu'est-ce que tu veux que j'invente pour disparaître du jour au lendemain ?
- J'y ai déjà pensé."
Quelques heures plus tard, Ramba débarque à l'aéroport Adolfo-Suárez Madrid-Barajas. Direction la Sierra de Guadarrama et le mystérieux couvent des Sœurs de la Charité du Haut-Val, perdu dans les montagnes espagnoles.
Une nouvelle mission l'attend : vérifier l'état de santé d'une jeune femme dont les parents, de riches industriels italiens, sont sans nouvelles.
" S'assurer de la bonne santé d'une jeune femme ... parents inquiets ... un couvent isolé. Famille riche ... fille dévolue à Dieu ... Mmmmm"
Sur le papier, l'affaire semble relativement banale. Un établissement religieux isolé, une héritière partie consacrer sa vie à Dieu et des proches inquiets. Pourtant, dès les premiers instants, quelque chose sonne faux.
" - Le Saint couvent de Las Hermanas de la Caridad del Alto Valle ! Il est aussi sinistre que la renommée qui l'accompagne ..."
Et ce n'est encore rien par rapport à ce qui s'y déroule réellement derrière ces murs épais et sombres. Le monastère apparaît comme une forteresse austère dressée au milieu d'un paysage sauvage. Son atmosphère pesante et sa réputation inquiétante intriguent immédiatement la mercenaire. Mais ce qui se déroule réellement derrière ses murs dépasse largement les soupçons initiaux.
À la tête de l'institution règne l'énigmatique Torque Madré, abbesse aussi autoritaire que charismatique, qui applique une conception très personnelle du second vœu monastique : la chasteté.

© Delizia - Bulgarelli - Xan - Tabou BD 2026
Dans ce décor oppressant, Ramba se retrouve confrontée à un univers clos où la dévotion affichée masque des pratiques bien plus troubles. La mission de sauvetage devient rapidement une plongée dans un environnement où se mêlent manipulation, domination et perversion. Fidèle à elle-même, l'héroïne devra une nouvelle fois s'impliquer corps et âme, quitte à payer de sa personne pour atteindre son objectif.
Une héroïne culte de la bande dessinée érotique italienne
Série emblématique de la BD érotique italienne, créée à la fin des années 1980 sous le titre "Ramba la Mercenaria", Ramba appartient à cette génération de personnages issus de l'âge d'or des fumetti pour adultes italiens. Sorte de réponse féminine aux héros d'action bodybuildés popularisés par le cinéma américain, elle combine violence, humour irrévérencieux et sensualité décomplexée.
La série n'a jamais cherché à rivaliser avec les grandes sagas d'aventure sur le terrain de la profondeur psychologique. Son attrait repose ailleurs : une héroïne au caractère volcanique, une liberté de ton totale et une succession d'aventures où l'action et l'érotisme avancent main dans la main. Cette identité forte lui a permis de conserver au fil des décennies un statut particulier parmi les grandes figures de la bande dessinée érotique européenne.

© Delizia - Bulgarelli - Xan - Tabou BD 2026
Un récit plus ambitieux que le précédent album
Après "Une heure à tuer", qui proposait une intrigue relativement simple malgré ses qualités visuelles, "Pardonne mes offenses" gagne en ampleur grâce à son cadre gothique particulièrement inspiré. Le choix d'un monastère isolé offre un décor riche en possibilités narratives et visuelles.
Avec ces thèmes familiers mais efficaces, le scénario de Marco Delizia, créateur historique de la série, exploite efficacement l'opposition entre la liberté absolue incarnée par Ramba et l'autorité étouffante exercée par Torque Madré.
Sans chercher la complexité d'un thriller, l'intrigue maintient l'intérêt grâce à un rythme soutenu, des révélations régulières et un antagonisme bien construit.
L'abbesse constitue d'ailleurs l'un des principaux atouts de l'album. Son influence sur les pensionnaires du couvent, son aura inquiétante et son ambiguïté morale en font une adversaire bien plus mémorable que la plupart des ennemis croisés par Ramba jusque-là.

© Delizia - Bulgarelli - Xan - Tabou BD 2026
Entre érotisme transalpin et imagerie gothique
L'un des grands intérêts de cet album réside dans son utilisation d'un imaginaire traditionnel de la littérature érotique européenne : le lieu clos, retiré du monde, où derrière une façade de vertu prospèrent les pulsions les plus inavouables.
Le monastère devient ainsi un espace de fantasmes, mais aussi de domination et de transgression. Cette atmosphère particulière donne une véritable personnalité au récit et lui permet de dépasser le simple enchaînement de scènes provocatrices. L'univers dépeint ici repose sur un contraste permanent entre apparence pieuse et réalité beaucoup plus trouble, créant une tension constante tout au long de la lecture.
Andrea Bulgarelli, l'atout maître de la série
Si le scénario remplit parfaitement son rôle, c'est surtout la prestation graphique d'Andrea Bulgarelli qui impressionne. Né en 1973, ce dessinateur et peintre italien autodidacte a longtemps travaillé dans les domaines du fantastique, de l'horreur et de la bande dessinée pour adultes avant de reprendre le personnage de Ramba.
Son travail se distingue par une précision remarquable et une maîtrise évidente de l'anatomie. Les personnages possèdent une présence physique constante, tandis que les décors bénéficient d'un souci du détail qui enrichit considérablement l'ambiance du récit.
Les scènes d'action gagnent en intensité grâce à une mise en scène énergique et parfaitement lisible. Quant aux séquences sensuelles, elles s'inscrivent pleinement dans la tradition du classicisme érotique italien. Plusieurs compositions évoquent d'ailleurs l'héritage de John Buscema, notamment dans le traitement des corps, la dynamique des poses et le sens du mouvement.
Bulgarelli parvient à trouver un équilibre séduisant entre réalisme, exagération et efficacité narrative. Ses planches donnent tout leur relief à un univers qui oscille constamment entre aventure populaire, humour excessif et fantasme assumé.

© Delizia - Bulgarelli - Xan - Tabou BD 2026
Une confirmation réussie
Une suite supérieure au premier volume (c'est un avis personnel), avec "Pardonne mes offenses", Ramba poursuit son retour de manière convaincante. Le monastère espagnol et son inquiétante abbesse offrent un terrain de jeu idéal à cette héroïne indomptable, tandis que Marco Delizia affine sa formule narrative en proposant une aventure plus ambitieuse que la précédente.
Surtout, Andrea Bulgarelli confirme album après album qu'il est aujourd'hui l'un des meilleurs interprètes graphiques du personnage. Son dessin élégant, puissant et généreux apporte à cette série patrimoniale une nouvelle jeunesse particulièrement séduisante.

© Delizia - Bulgarelli - Xan - Tabou BD 2026
Un univers pervers caché dans un lieu clos enveloppé par une image pieuse, de dévotion que nul ne mettrait en doute.
Entre classicisme érotique transalpin, ambiance gothique, action musclée et provocations assumées, cette aventure de Ramba s'adresse clairement à un public averti.
Les amateurs du genre y trouveront un divertissement solide, porté par une héroïne toujours aussi excessive et par un dessinateur dont le talent éclate à chaque planche.
Thierry Ligot
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Série : Ramba
Tome : 2 - Pardonne mes offenses
Scénario : Marco Delizia
Dessin : Andrea Bulgarelli
Couleurs : Niina Xan
Traduction : Master Tabou
Éditeur : Tabou BD
Public : adulte
Genre : aventure érotique (poussée)
Parution : 19 février 2026
Format : 23,5 x 32,3 cm
Page : 48
ISBN : 978 2 35954 225 7
Prix : 17 €
Après les événements du premier volume, les jeunes héros franchissent enfin la frontière qui les mène vers le mystérieux royaume de Tiketone. Mais leur entrée dans cet univers ne se déroule pas comme prévu.
" - Je me fiche du jeu des morts vivants ! J'en ai assez ! Je vais chercher la relique de la mort. Vous n'avez qu'à jouer de votre côté, si ça vous amuse ! Je ne vous ai jamais demandé de me suivre !"
Propulsés dans un monde dont ils ignorent tout, les six adolescents sont dispersés dès leur arrivée et doivent désormais avancer sans repères, chacun confronté à ses propres défis. Entre créatures énigmatiques, règles inconnues et dangers imprévisibles, leur quête prend une tournure bien plus sombre que ce qu'ils avaient imaginé.
" Entre sans peur, Ô, Voyageur, dans la quête du présent
Au bout du tunnel, ta première épreuve
Tiketone est la clé de la Porte du Ciel."
Après un 1er tome en 2024 aussi captivant que surprenant et dépaysant, voici la seconde partie de la trilogie "Les Royaumes de Tiketone".
Ce deuxième tome approfondit les thèmes qui faisaient déjà la richesse de la série. Au-delà du simple récit d’aventure fantastique, Mélissa Morin explore les blessures de l’enfance, le deuil, la solitude et la difficulté de grandir face à la perte. Le personnage de Thomas reste au cœur de cette réflexion. Marqué par la disparition de sa famille, il semble de plus en plus happé par Tiketone et nourrit une relation ambiguë avec cet univers dont il paraît connaître davantage de secrets qu’il ne veut bien l’admettre. Cette dimension psychologique apporte une profondeur bienvenue à un récit qui oscille constamment entre rêve et réalité.

© Morin - Casterman 2026
L’un des principaux atouts de l’album réside dans sa capacité à entretenir le mystère.
L’autrice ne livre que progressivement les clés de compréhension de son monde imaginaire. Chaque nouvelle étape soulève davantage de questions qu’elle n’apporte de réponses, créant une tension permanente qui nourrit la curiosité du lecteur. La séparation du groupe constitue également un choix narratif pertinent puisqu’elle permet de suivre plusieurs parcours simultanément et d’enrichir la découverte de Tiketone sous différents angles. Les personnages gagnent en épaisseur au fil de leurs expériences respectives et certaines révélations viennent modifier subtilement les dynamiques établies dans le premier opus.

© Morin - Casterman 2026
Sur le plan de la scénarisation, Mélissa Morin construit habilement un récit d’exploration qui emprunte par moments aux codes du jeu vidéo. Les protagonistes progressent à travers une succession d’épreuves, de rencontres et d’énigmes qui structurent leur avancée dans ce monde parallèle. Cette mécanique pourrait sembler classique, mais elle est constamment renouvelée par l’étrangeté des situations rencontrées et par l’incertitude qui entoure la véritable nature de Tiketone.
Le scénario maintient ainsi un équilibre intéressant entre aventure, suspense et réflexion plus intime. Le rythme demeure soutenu tout au long de l’album, tandis que la conclusion ouvre de nouvelles perspectives qui donnent immédiatement envie de découvrir la suite.

© Morin - Casterman 2026
Graphiquement, ce second tome impressionne par sa créativité et son identité visuelle affirmée. Mélissa Morin déploie un imaginaire foisonnant où chaque décor semble animé d’une vie propre. Les paysages prennent des formes inattendues, les lumières jouent un rôle narratif essentiel et les couleurs participent pleinement à l’ambiance du récit. Plus l’histoire s’enfonce dans l’étrange, plus la palette chromatique gagne en intensité, passant de teintes relativement douces à des compositions beaucoup plus audacieuses et hypnotiques.
Le dessin semi-réaliste de l’autrice favorise l’immersion et conserve une grande lisibilité malgré la richesse des détails. Les planches respirent grâce à une mise en page claire, tandis que l’intégration des onomatopées et des effets graphiques apporte une sensation de mouvement et de musicalité particulièrement originale. L’eau, le vent, les ombres ou encore les phénomènes magiques semblent presque prendre forme sous les yeux du lecteur grâce à un travail visuel particulièrement soigné.

© Morin - Casterman 2026
Avec L’École de la nuit, Mélissa Morin confirme tout le potentiel de son univers. Ce deuxième volet élargit considérablement les horizons de la série, approfondit ses personnages et renforce le mystère qui entoure Tiketone.
Porté par une narration efficace et un graphisme d’une grande inventivité, l’album s’impose comme une étape majeure de la trilogie et laisse présager un dénouement riche en révélations.
Une lecture captivante qui séduira autant les amateurs de fantasy jeunesse que les lecteurs en quête d’univers originaux et fascinants.
Thierry Ligot
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Série : Les Royaumes de Tiketone
Tome : 2 - L'école de la nuit
Scénario, dessin & couleurs : Mélissa Morin
Éditeur : Casterman
Genre : fantastique, aventure
Thèmes : amitié, exploration, mystère, pouvoirs, enfance
Public : jeunesse
Parution : 22 avril 2026
Format : 17,7 x 24,8 cm
Page : 200
ISBN : 978 2 2032 8390 9
Prix : 19 €
Depuis le 12 octobre 1939, Moscou est en pourparlers avec Helsinki afin d'obtenir notamment de nouveaux territoires garantissant sa propre protection. Helsinki rejette toutes les propositions russes. La tension monte entre les 2 capitales.
Le 26 novembre, une salve d'artillerie finnoise tue plusieurs soldats russes sur la frontière de l'isthme de Carélie. La Finlande refusant de retirer ses troupes de la frontière, chose exigée par Staline, ce dernier utilise ce prétexte pour rompre tous les accords liant les 2 pays ...
Et le 30 novembre 1939, la Russie soviétique envahit la Finlande. La guerre finno-russe, désignée plus fréquemment la "Guerre d'Hiver" est déclarée ...
Elle s'achèvera le 13 mars 1940 après une résistance héroïque de l'armée finlandaise, seule face à l'ogre soviétique. Par le traité de Moscou y mettant fin, la Finlande devra céder notamment un dixième de son territoire.
De nombreux actes héroïques eurent lieu durant ce conflit. Et certains parfois "solitaires" ...

© Kid Toussaint - Holgado - Blanchard - Grand Angle 2026
Avec "Mort Blanche", Kid Toussaint et Iñaki Holgado proposent un récit de guerre qui mêle habilement réalité historique et fiction. L'album plonge le lecteur au cœur de la guerre d'Hiver.
À travers le destin de Riku, jeune Finlandais devenu un tireur d'élite redouté, les auteurs s'intéressent autant aux ravages du conflit qu'à la construction d'une légende nourrie par la peur, la solitude et la violence.
« Ses frères d’armes tiennent les comptes de ses cibles.
Et on peut dire qu’il fait des dégâts.
Les soviétiques l’ont surnommé « Mort blanche ».
Ils ont mis sa tête à prix, et ont même formé un escadron pour l’arrêter. »
L'ouvrage trouve son origine dans deux figures historiques fascinantes.
D'un côté, Simo Häyhä, le célèbre sniper finlandais surnommé « la Mort Blanche » par ses ennemis soviétiques.
De l'autre, Hiroo Onoda, soldat japonais qui continua à se considérer en guerre durant plusieurs décennies après la capitulation du Japon.
Kid Toussaint fusionne librement ces deux destins exceptionnels pour créer un personnage fictif, Riku, dont l'existence devient progressivement une réflexion sur l'obsession guerrière et l'incapacité à retrouver une vie normale après les combats.

© Kid Toussaint - Holgado - Blanchard - Grand Angle 2026
L'album développe plusieurs thèmes forts. La violence est omniprésente, d'abord à travers l'enfance de Riku, élevé par un père brutal qui confond apprentissage et maltraitance.
" - Garde les deux yeux ouverts pour viser. [...] Garde les deux yeux ouverts, bon sang !
- Arrête ... arrête, papa, tu me fais mal !"
Cette éducation laisse des traces profondes et participe à façonner un homme capable d'endurer l'impensable.
" - T'as quoi sous les yeux ?
- Quoi ? ... Euh ... Rien !
- C'est encore une fois ton père, pas vrai ? Comme la fois où il t'a cassé le bras ... ou la semaine dernière quand Eiki n'est pas venu à la messe parce qu'il ne pouvait plus s'asseoir tant ton père l'avait frappé !"
La guerre agit ensuite comme un révélateur, transformant un jeune homme fragile en une machine à tuer redoutablement efficace. Mais derrière les exploits militaires se cache surtout une réflexion sur la perte des repères, la solitude et l'effacement progressif de l'humanité chez ceux qui vivent trop longtemps dans la violence.

© Kid Toussaint - Holgado - Blanchard - Grand Angle 2026
L'un des points forts de l'album réside dans son cadre historique. La guerre d'Hiver demeure relativement peu représentée en bande dessinée, alors qu'elle constitue un épisode marquant du XXe siècle. L'opposition entre l'immense puissance soviétique et la résistance acharnée des Finlandais offre un terrain idéal pour mettre en scène des combats de guérilla dans des paysages enneigés où chaque arbre peut dissimuler un ennemi. Cette toile de fond donne à l'histoire une atmosphère singulière et immersive.

© Kid Toussaint - Holgado - Blanchard - Grand Angle 2026
Sur le plan scénaristique, Kid Toussaint construit un récit fluide et accessible qui alterne scènes de guerre et retours sur le passé du personnage principal. Cette construction permet de comprendre progressivement comment Riku est devenu cet homme traqué autant par ses ennemis que par ses propres souvenirs.
Le décompte régulier des victimes abattues, affiché au fil des pages, 544 au total, renforce la dimension presque mythologique du personnage tout en soulignant la déshumanisation progressive qu'entraîne la guerre.
" - Mort Blanche ... Tu as tué tellement de gens.
- Je n'ai fait que mon devoir.
- Ça t'a fait quoi ?
- Rien. Ça ne me fait rien. Je défends notre ville, notre pays, ma vie ..."
Il est à noter d'ailleurs que ce décompte débute à "2" ! Quel est donc le premier ? Qui était sa première fois ? Le lecteur a le droit de l'imaginer tout au long du récit ... jusqu'à sa réponse dans les dernière page ... avant un clifhanger "réhumanisant" (ou non) Riku !
Le récit sait également maintenir une tension constante grâce aux nombreuses embuscades et opérations clandestines.
Toutefois, le scénario prend dans sa dernière partie une direction plus romanesque qui pourra diviser les lecteurs. En cherchant à prolonger la trajectoire de son héros bien au-delà de la guerre d'Hiver, l'auteur s'éloigne davantage du réalisme historique pour explorer une dimension plus symbolique. Cette évolution a le mérite d'approfondir les thèmes de l'isolement et de l'obsession, même si elle peut parfois donner l'impression d'un basculement un peu abrupt par rapport à l'approche initiale du récit.

© Kid Toussaint - Holgado - Blanchard - Grand Angle 2026
Graphiquement, Iñaki Holgado livre une prestation particulièrement convaincante. Son dessin semi-réaliste offre une lecture claire et efficace, tout en accordant une grande importance aux expressions des personnages.
L'évolution physique de Riku apparaît avec beaucoup de subtilité : le jeune garçon timide des premières pages laisse progressivement place à une silhouette dure et marquée par les épreuves.
Les scènes de combat sont dynamiques et parfaitement lisibles, sans jamais sombrer dans la surenchère spectaculaire.
Les environnements constituent également l'une des grandes réussites de l'album. Les forêts enneigées, les lacs gelés et les étendues blanches deviennent de véritables personnages du récit. Holgado parvient à restituer la rudesse du climat nordique et l'immensité des paysages finlandais.
Le travail des couleurs, assuré par Raphaël Bauduin et Anaïs Blanchard, joue un rôle essentiel dans cette immersion. Les teintes froides dominent naturellement l'ensemble, tandis que les explosions, les incendies et le sang viennent ponctuellement rompre cette blancheur glaciale, accentuant la brutalité des affrontements.

© Kid Toussaint - Holgado - Blanchard - Grand Angle 2026
Au final, Mort Blanche se révèle être une bande dessinée solide et ambitieuse. En s'appuyant sur des figures historiques réelles tout en assumant sa part de fiction, l'album interroge la fabrication des héros de guerre et le coût humain de leurs exploits.
Malgré quelques facilités dans sa conclusion, il séduit par son contexte historique original, la profondeur de ses thèmes et la qualité de sa réalisation graphique.
Une lecture prenante qui rappelle que derrière chaque légende militaire se cache souvent un homme hanté par ce qu'il a vécu et par ce qu'il a été contraint de devenir.
Thierry Ligot
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Titre : Mort Blanche
Scénario : Kid Toussaint
Dessin : Iñaki Holgado
Couleurs : Raphaël Bauduin
Aplats : Anaïs Blanchard
Éditeur : Bamboo
Label : Grand Angle
Type : one-shot
Genre : aventure, guerre
Thèmes : courage, solitude, honneur, traumatisme, Russie, Finlande
Parution : 25 février 2026
Format : 24,3 x 32,1 cm
Page : 64
ISBN : 979 1 0411 1037 7
Prix : 15,90 €
S'il est bien une aventure de Tintin qui m'a, dans ma jeunesse, impressionné c'est bien le diptyque "Le secret de la Licorne" et "Le trésor de Rackham le Rouge" !
Avec le onzième volume de la collection "Les Coulisses d'une œuvre", publié par Prisma et Moulinsart, les lecteurs sont invités à redécouvrir l'un des albums les plus marquants de la saga de Tintin : "Le Secret de la Licorne". Prépublié dans les pages du Soir volé entre le 11 juin et 5 juillet 1942, puis entre le 16 juillet et le 14 janvier 1943, en 174 strips noir et blanc, ce récit représente une étape décisive dans l'évolution narrative d'Hergé.
Sa mise au format album avec la réalisation des bleus de coloriage, eux, datent de cette année 1943.
Plus qu'une simple chasse au trésor, cette aventure combine enquête policière, fresque maritime et quête identitaire dans un récit d'une remarquable maîtrise, conçu dès le départ pour se prolonger dans "Le Trésor de Rackham le Rouge".
Ce premier diptyque de la série ouvrira la voie à d'autres grandes aventures en deux parties, devenues parmi les plus célèbres de l'œuvre. Pensez notamment à "Les 7 boules de cristal" / "Tintin et le temple du Soleil" et surtout aux mythiques "Objectif Lune" / "On a marché sur la Lune" !

© Hergé - Tintinimaginatio 2026
L'album repose sur une intrigue d'une efficacité remarquable. Tout commence par un objet apparemment insignifiant : une maquette de trois-mâts achetée par Tintin pour l'offrir au capitaine Haddock.
" - Dis donc, Milou, voilà un joli navire. Il est très beau. J'ai bien envie de l'acheter et de l'offrir au capitaine haddock ..."
Lorsque plusieurs inconnus cherchent à tout prix à s'en emparer, le mystère s'épaissit et entraîne les héros sur les traces de l'énigmatique Licorne, navire commandé autrefois par le chevalier François de Hadoque.
Derrière la recherche d'un trésor enfoui se dessine alors une histoire familiale qui permet à Haddock de découvrir ses propres origines. Cette dimension personnelle donne une profondeur nouvelle au personnage et contribue à l'une des grandes forces de l'album.
En effet, "Le Secret de la Licorne" marque un tournant dans le rôle du capitaine Haddock. Apparue quelques albums plus tôt, la figure du marin colérique et attachant cesse ici d'être un simple compagnon d'aventure pour devenir l'un des véritables piliers de la série. Son passé, sa lignée et son héritage occupent désormais le cœur du récit. Cette évolution renforce considérablement la dynamique du duo qu'il forme avec Tintin et annonce la place centrale qu'il occupera dans les albums suivants.

© Hergé - Tintinimaginatio 2026
Le volume consacré aux coulisses de l'œuvre met également en lumière l'apparition d'éléments appelés à devenir emblématiques. C'est notamment dans cette aventure que les lecteurs découvrent pour la première fois le château de Moulinsart, futur point d'ancrage de l'univers tintinesque.
Inspiré du château de Cheverny, Hergé en simplifie volontairement l'architecture en supprimant les ailes latérales pour ne conserver que le bâtiment central. L'album introduit aussi Nestor, discret mais indispensable majordome dont la présence deviendra familière aux amateurs de la série.

© Hergé - Tintinimaginatio 2026
L'un des aspects les plus passionnants de cet ouvrage réside dans l'exploration du travail documentaire d'Hergé. Le dessinateur se montre particulièrement exigeant lorsqu'il s'agit de représenter les navires et l'univers maritime. Depuis les débuts de Tintin, les embarcations occupent une place essentielle dans son imaginaire, mais jamais encore elles n'avaient été aussi centrales. Plans de voiliers, ouvrages spécialisés, iconographie historique : l'auteur accumule les références afin de donner crédibilité et précision aux scènes de navigation, de combat naval et d'abordage. Cette rigueur contribue à l'impression de réalisme qui caractérise l'aventure.
Le livre rappelle également que l'album est conçu dans un contexte particulièrement difficile. En pleine Occupation, Hergé doit composer avec les restrictions matérielles, notamment les pénuries de papier qui affectent la presse et l'édition. Pourtant, ces contraintes n'altèrent en rien son ambition narrative. Soucieux d'éviter tout affrontement direct avec la censure, il privilégie une aventure intemporelle, tout en laissant transparaître discrètement certains aspects du quotidien bruxellois de l'époque. L'absence fréquente d'automobiles dans les rues ou encore la présence de nombreux voleurs à la tire constituent ainsi des échos subtils à une réalité que les lecteurs de l'époque connaissaient bien.

© Hergé - Tintinimaginatio 2026
L'ancrage belge de l'album apparaît d'ailleurs comme l'un de ses charmes les plus durables. La célèbre scène du marché aux Puces plonge le lecteur dans une atmosphère typiquement bruxelloise. Ceci avec un brin d'humour lorsque Milou se gratte entre les travées !
Hergé y observe la vie quotidienne tout en enrichissant son récit de détails familiers. Plusieurs expressions et références locales seront même adaptées dans les éditions ultérieures afin d'être mieux comprises par un public international de plus en plus large.
"Allez, c'est bon ... 40 francs et il est pour vous." devenant "C'est entendu ... 40 francs et il est à vous."
Tout comme : "Ça veut juste réussir, monsieur ! Je viens de le vendre à ce jeune homme ..." réécrit plus tard : "Je regrette, monsieur ! Je viens de le vendre à ce jeune homme."
Cette nouvelle livraison des Coulisses d'une œuvre s'attarde enfin sur les nombreuses inspirations de l'auteur, dévoilant croquis préparatoires, esquisses et documents qui ont nourri sa création. Elle met également en lumière les innovations graphiques et scénaristiques que Hergé apporte à son style !

© Hergé - Tintinimaginatio 2026
La narration de Haddock du combat de son aïeul contre les pirates de Rackham le Rouge en mêlant présent et passé est impressionnante. Superposant Haddock et Hadoque, le lecteur est projeté au milieu même de l'action. Une immersion totale captivante !
À l’instar des volumes précédents, les auteurs retracent l’origine de certains personnages en identifiant les proches et connaissances d’Hergé qui les ont inspirés. Ils s’intéressent également aux lieux ayant servi de modèles pour les décors, ainsi qu’aux nombreuses modifications et corrections apportées au fil des rééditions.
Ces documents permettent de mieux comprendre la méthode d'un créateur obsédé par la clarté du récit et la précision du dessin.
Évidemment, impossible ici de révéler l'ensemble des anecdotes ou informations diverses reprises et expliquées dans ce volume. Le plus simple est d'y plonger avec l'album à côté pour une relecture éclairée ...

© Hergé - Tintinimaginatio 2026
Au final, ce volume confirme pourquoi Le Secret de la Licorne demeure l'un des sommets de la bibliographie d'Hergé. Par l'équilibre parfait entre suspense, humour, aventure et émotion, l'album marque l'entrée de Tintin dans une forme de maturité narrative.
Quant à cet opus consacré à sa genèse, il offre aux passionnés un éclairage précieux sur la fabrication d'un classique intemporel de la bande dessinée franco-belge, dont l'influence reste intacte plus de quatre-vingts ans après sa création.
Thierry Ligot
_____________________________________________________________________________________________-
Collection : Tintin Hergé - Les Coulisses d'une œuvre
Tome : 11 - Le secret de La Licorne
Scénario - dessin : Hergé
Commentaires - étude : Philippe Goddin
Avec la participation de : Dominique Maricq
Éditeur : Éditions Moulinsart / Prisma
Parution : 26/8/2026
Format : 25,5 x 25,5 x 1,3 cm
Pages : 88
ISBN : 978 2 81044 348 2
Prix : 19,95 €
Pendant que nous étions en vacances, Spirou ne s'est pas reposé. Voici les sommaires des six numéros du coeur de l'été, du 15 juillet au 19 août.

Spirou 4605 – 15 Juillet 2026
Imbroglio météo Des héros qui n’ont pas froid aux yeux !
Max Beaumont héberge Rose, sa jeune voisine. Il a longtemps été son baby-sitter. Sa mère ayant un travail très prenant et ne voulant pas que sa fille reste seule, une chambre pour elle a été aménagée chez Max. Avec son drone, elle a l’œil sur tout. Le trio décide d’aller chez Simon pour voir si sur son ordinateur il n’aurait pas d’autres photos du bandit. C’est là qu’ils surprennent un cambrioleur en flagrant délit. Celui-ci s’échappe avec le fruit de son larcin dans une étonnante tornade à l’intérieur même de l’appartement du journaliste. Il pleut dans son salon ! Quel imbroglio météo !
Spirou, ami, partout, toujours.
Histoires à suivre :
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Cavaliers de l’apocadispe (Les) sont hyper sages à la mer |
Libon |
|
Max Beaumont : Imbroglio météo |
Nicoby / Jousselin / Croix |
|
Spirou & Fantasio : Capsule temporelle |
Juanungo / Trondheim / Mariano Luengo / Findlaky |
|
Stagiaire (Le) |
Pomès |
|
Tuniques Bleues (Les) : Les bleus sur la corde raide |
Lambil / Neidhardt / Léonardo |
Récit complet :
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Ark Atlass |
Peroz / Pujol / Christo |
Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :
|
Boulette |
Picault / Trondheim / Findakly |
|
Coin Perdu (Le) |
De Souza |
|
Des gens et inversement (La pause-cartoon) |
Berth |
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Edito (L’) |
Erre / Fabcaro / Greff |
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Fifiches du Proprofesseur (Les) (La pause-cartoon) |
Lécroart |
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Filles (Les) |
Nob |
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Fish n chips (La pause-cartoon) |
Tom |
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Freuby (Le) (La pause-cartoon) |
Gally |
|
Gaston |
Delaf / Trondheim / BenBK |
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Kid Paddle |
Midam / Dairin / Patelin / Angèle |
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Nelson |
Bertschy |
|
Orbit |
Petrossi / Ronconi |
|
Spoirou & Fantasperge (Marges) |
Sti |
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Strip dont vous êtes la star (Le) (En direct de la rédac) |
Libon / Salma |
|
Willy Woob |
Moog / Bernstein |
|
Working dead |
Lory / Dubuisson / Chesneau |
Rubriques :
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En direct de la rédac (dont Courrier des lecteur, 3 infos, 2 vraies, 1 fausse & Abonné de la semaine) |
Saive / Bercovici / Bernstein |
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En direct du futur : Mi-Mouche |
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Interview : Dans la tête de… |
Nicoby |
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Interview : les strips du Coin perdu |
De Souza |
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Jeux : Max Beaumont sur la piste de l’ordi |
Schmitt |
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Résultats du concours de dessins Gaston |
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Ta leçon de BD : Le scénario |
Marko / Beka |
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Vacances de Jeanne (Les) |
Delaf / Bocquet |
En kiosques et librairies le 15 Juillet 2026
3,20 €
Spirou 4606 – 22 Juillet 2026
Les Tuniques Bleues lâchent les chevaux
Alors que Chesterfield cherche dans l’infirmerie si son camarade Blutch ne ferait pas partie des blessés ramenés de la dernière charge, ce dernier et son cheval Arabesque font les morts au milieu des cadavres sur le champ de bataille. Pendant que les confédérés inspectent les lieux de l’assaut, Arabesque se relève et tombe en pamoison devant Traveller, le cheval du Général Lee. Après avoir tenté de la chasser, le gradé, n’ayant pas le cœur de séparer les tourtereaux, décide de la ramener au camp avec eux. Ça fera toujours une monture de plus pour la cavalerie. Observant discrètement la manigance, Blutch, fusionnel avec sa bête, n’a pas l’intention de laisser faire. En pleine nuit, il la récupère. Mais, deux problèmes : Traveller, cheval amoureux, file avec eux, et Cancrelat tente de les rattraper. Ça, c’est le tout début de la soixante-dixième aventure des Tuniques Bleues qui se poursuit cette semaine !
Spirou, ami, partout, toujours.
Histoires à suivre :
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Cavaliers de l’apocadispe (Les) sont hyper sages à la mer |
Libon |
|
Max Beaumont : Imbroglio météo |
Nicoby / Jousselin / Croix |
|
Spirou & Fantasio : Capsule temporelle |
Juanungo / Trondheim / Mariano Luengo / Findlaky |
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Stagiaire (Le) |
Louis |
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Tuniques Bleues (Les) : Les bleus sur la corde raide |
Lambil / Neidhardt / Léonardo |
Récits complets :
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Au coin de ma rue : Le figurant |
Bodart / Zabus / Turon |
|
Au coin de ma rue : L’espion |
Clérisse / Zabus / Turon |
|
Perdus à l’aéroport |
Pochep / Mandel / Chesneau |
Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :
|
Des gens et inversement (La pause-cartoon) |
Berth |
|
Ecole des mauvais parents (L’) |
De Poortere |
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Edito (L’) |
Erre / Fabcaro / Greff |
|
Epée de bois (L’) Comment devenir tueur de dragons |
Muñoz / Thibaut-Jouvray |
|
Fifiches du Proprofesseur (Les) (La pause-cartoon) |
Lécroart |
|
Filles (Les) |
Nob |
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Fish n chips (La pause-cartoon) |
Tom |
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Freuby (Le) (Marges) |
Sti |
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Gaston |
Delaf / Trondheim / BenBK |
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Huguette & Croquette |
Théoschu |
|
Kid Paddle |
Midam / Dairin / Patelin / Angèle |
|
Nelson |
Bertschy |
|
Pendant de temps, au Coin Perdu |
De Souza |
|
Pernille |
Trichet / Dav / Esteban |
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Strip dont vous êtes la star (Le) (En direct de la rédac) |
Libon / Salma |
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Tash & Trash (La pause-cartoon) |
Dino |
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Titan Inc. |
Boisteau /Martin |
Rubriques :
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En direct de la rédac (dont Courrier des lecteur & Abonné de la semaine) |
Saive / Bercovici / Sti |
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En direct du futur : Oui, votre voix compte |
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Interview : L’arrière-boutique |
Neidhardt |
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Jeux : L’amour est dans les prés |
Frefon |
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Ta leçon de BD : La composition |
Marko / Loisel |
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Vacances de Jeanne (Les) |
Delaf / Bocquet |
Supplément abonnés :
|
Stripbook : Bienvenue en enfer |
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En kiosques et librairies le 22 Juillet 2026
3,20 €

Spirou 4607 – 29 Juillet 2026
Entrez sur le ring avec Mi-Mouche
Elle s’appelle Colette. Elle a quatorze ans et a perdu sa sœur jumelle Lison. Sa mère la saoule pour qu’elle fasse de la danse comme sa sœur en faisait, mais elle préfère la boxe. Elle cohabite avec son ombre qui lui parle depuis la mort de sa sœur. Harcelée par Astrid, la caïd du collège, elle a ainsi des armes pour se défendre. Elle prend sa vie en mains et avance coûte que coûte. Si sa mère n’est pas ravi, son père, lui, soutient ses choix. A présent, c’est l’heure de son tout premier combat sur le ring. Véro Cazot et Carole Maurel sont de retour pour le troisième tome de Mi-Mouche.
Spirou, ami, partout, toujours.
Histoires à suivre :
|
Max Beaumont : Imbroglio météo |
Nicoby / Jousselin / Croix |
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Mi-Mouche : Deux sœurs sur le ring |
Maurel / Cazot |
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Orbit : Opération poulailler |
Petrossi / Ronconi |
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Spirou & Fantasio : Capsule temporelle |
Juanungo / Trondheim / Mariano Luengo / Findlaky |
|
Stagiaire (Le) |
Gally / Cazot |
|
Tuniques Bleues (Les) : Les bleus sur la corde raide |
Lambil / Neidhardt / Léonardo |
Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :
|
Boulette |
Picault / Trondheim / Findakly |
|
Des gens et inversement (La pause-cartoon) |
Berth |
|
Edito (L’) |
Erre / Fabcaro / Greff |
|
Elliot au collège |
Grosjean / Mallo |
|
Epée de bois (L’) Comment devenir tueur de dragons |
Muñoz / Thibaut-Jouvray |
|
Fifiches du Proprofesseur (Les) (La pause-cartoon) |
Lécroart |
|
Filles (Les) |
Nob |
|
Fish n chips (La pause-cartoon) |
Tom |
|
Gary C.Neel Mon papy à l’Ouest |
Gorobei / Ced |
|
Gaston |
Delaf / Trondheim / BenBK |
|
Huguette & Croquette |
Théoschu |
|
Kid Paddle |
Midam / Dairin / Patelin / Angèle |
|
Manoir à louer |
Juanungo / Trondheim |
|
Nelson |
Bertschy |
|
Pendant de temps, au Coin Perdu |
De Souza |
|
Spoirou, Fantasperge et le Freuby (Marges) |
Sti |
|
Strip dont vous êtes la star (Le) (En direct de la rédac) |
Libon / Salma |
|
Tash & Trash (La pause-cartoon) |
Dino |
|
Titan Inc. |
Boisteau /Martin |
Rubriques :
|
En direct de la rédac (dont Courrier des lecteur & Abonné de la semaine) |
Saive / Bercovici / Louis |
|
En direct du futur : Game over dans l’espace |
Midam / Adam |
|
Jeux : Mi-Mouche en remet une couche ! |
Sti |
|
Ta leçon de BD : Le storyboard |
Marko / Loran |
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Vacances de Jeanne (Les) |
Delaf / Bocquet |
En kiosques et librairies le 29 Juillet 2026
3,20 €
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Spirou 4608 – 5 Août 2026
Yoko Tsuno affronte l’intelligence intemporelle
On ne mène pas une série depuis plus de cinquante ans par hasard. Leloup a toujours l’intelligence (naturelle) de ne pas laisser sa série dans la naphtaline. Le créateur avance avec son temps. Aujourd’hui, il s’inquiète de l’utilisation de l’intelligence artificielle. Pouvant être utilisée autant pour faire le bien que le mal, Leloup la compare aux drones, jouets innocents employés sur les champs de bataille. Il voit en ces dérives la maladie humaine de la domination.
Chez Dupuis, il reste peu de séries de plus de 30 ans. Cédric, L’agent 212, Jérôme K.Jérôme Bloche en font partie. En remontant encore le temps, Les Tuniques Bleues et Yoko Tsuno sont les derniers dinosaures. Alors, lorsque l’on ouvre un nouvel album de Willy Lambil ou de Roger Leloup, même si graphiquement l’âge entraîne quelques petites imperfections, on ne peut s’empêcher d’avoir un pincement au cœur en pensant à tout ce qu’ils nous ont offert.
Spirou, ami, partout, toujours.
Histoires à suivre :
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Max Beaumont : Imbroglio météo |
Nicoby / Jousselin / Croix |
|
Mi-Mouche : Deux sœurs sur le ring |
Maurel / Cazot |
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Spirou & Fantasio : Capsule temporelle |
Juanungo / Trondheim / Mariano Luengo / Findlaky |
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Stagiaire (Le) |
Pochep / Mandel / Chesneau |
|
Tuniques Bleues (Les) : Les bleus sur la corde raide |
Lambil / Neidhardt / Léonardo |
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Yoko Tsuno : L’intelligence intemporelle |
Leloup / Leonardo |
Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :
|
Brad Rock The gold digger |
Jilème / David |
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Capitaine Anchois |
Floris |
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Des gens et inversement (La pause-cartoon) |
Berth |
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Edito (L’) |
Erre / Fabcaro / Greff |
|
Epée de bois (L’) Comment devenir tueur de dragons |
Muñoz / Thibaut-Jouvray |
|
Fifiches du Proprofesseur (Les) (La pause-cartoon) |
Lécroart |
|
Filles (Les) |
Nob |
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Fish n chips (La pause-cartoon) |
Tom |
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Gary C.Neel Mon papy à l’Ouest |
Gorobei / Ced |
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Gaston |
Delaf / Trondheim / BenBK |
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Huguette & Croquette |
Théoschu |
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Kid Paddle |
Midam / Dairin / Angèle |
|
Nelson |
Bertschy |
|
Spoirou, Fantasperge et le Freuby (Marges) |
Sti |
|
Strip dont vous êtes la star (Le) (En direct de la rédac) |
Libon / Salma |
|
Tash & Trash (La pause-cartoon) |
Dino |
|
Titan Inc. |
Boisteau /Martin |
|
Working dead |
Lory / Dubuisson / Chesneau |
Rubriques :
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En direct de la rédac (dont Courrier des lecteur & Abonné de la semaine) |
Saive / Bercovici / Dodier |
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En direct du futur : Sacha, Trop cool ou méga gênant ? |
Lory / Tithaume |
|
Interview |
Leloup |
|
Jeux : Panique à Loch Castle |
Bataillon |
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Ta leçon de BD : La création de personnages |
Marko / Munuera |
En kiosques et librairies le 5 Août 2026
3,20 €
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Spirou 4609 – 12 Août 2026
Game over La pire contre-attaque
Eclipse oblige, depuis la lunette astronomique d’un observatoire, le petit barbare découvre que la princesse est prisonnière d’aliens sur une planète apparemment hostile. Il dégotte une soucoupe pour s’y rendre et arrive sur place après une bataille interstellaire à côté de laquelle les combats de Star Wars, c’est de la gnognotte. Va-t-il sauver sa dulcinée ? Une fois n’est pas coutume, l’histoire s’étale sur quatre planches et c’est l’hilarant Jacques Louis qui se charge du scénario. Celui-ci explique sa manière de travailler dans un entretien d’arrière-boutique. Pendant ce temps, fin de charge pour les Tuniques Bleues. Le général Lee aura-t-il récupéré son cheval ?
Spirou, ami, partout, toujours.
Histoires à suivre :
|
Max Beaumont : Imbroglio météo |
Nicoby / Jousselin / Croix |
|
Mi-Mouche : Deux sœurs sur le ring |
Maurel / Cazot |
|
Spirou & Fantasio : Capsule temporelle |
Juanungo / Trondheim / Mariano Luengo / Findlaky |
|
Stagiaire (Le) |
Leclercq / Dubuisson |
|
Tuniques Bleues (Les) : Les bleus sur la corde raide |
Lambil / Neidhardt / Léonardo |
|
Yoko Tsuno : L’intelligence intemporelle |
Leloup / Leonardo |
Récit complet :
|
Game over |
Adam / Louis / BenBK |
Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :
|
Des gens et inversement (La pause-cartoon) |
Berth |
|
Edito (L’) |
Erre / Fabcaro / Greff |
|
Fifiches du Proprofesseur (Les) (La pause-cartoon) |
Lécroart |
|
Filles (Les) |
Nob |
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Fish n chips (La pause-cartoon) |
Tom |
|
Gary C.Neel Mon papy à l’Ouest |
Gorobei / Ced |
|
Gaston |
Delaf / Trondheim / BenBK |
|
Huguette & Croquette |
Théoschu |
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Manoir à louer |
Juanungo / Trondheim |
|
Spoirou, Fantasperge et le Freuby (Marges) |
Sti |
|
Strip dont vous êtes la star (Le) (En direct de la rédac) |
Libon / Salma |
|
Tash & Trash (La pause-cartoon) |
Dino |
|
Willy Woob |
Moog / Bernstein |
|
Working dead |
Lory / Dubuisson / Chesneau |
Rubriques :
|
En direct de la rédac (dont Courrier des lecteur, 3 infos, 2 vraies, 1 fausse & Abonné de la semaine) |
Saive / Bercovici / Bernstein |
|
En direct du futur : Une entrée enfant gratuite au parc Spirou |
|
|
Gaston : Un cas, des colles |
Delaf / Fabcaro |
|
Interview : L’arrière-boutique |
Louis |
|
Jeux : Soirée apéro gaming |
Mouk |
|
Podcast : L’île de Minuit |
Grebil |
|
Ta leçon de BD : La création de personnages |
Marko / Erre |
En kiosques et librairies le 12 Août 2026
3,20 €

Spirou 4610 – 19 Août 2026
Chassé-croisé pour les Schtroumpfs
Les Schtroumpfs viennent trop rarement faire un petit tour dans Spirou. Et pourtant, de nombreuses histoires sont encore inédites ou presque, à l’image de cette « Circulaschtroumpf » qui date de 1997 (!) et qui a pour auteurs Marc Wasterlain et Philippe Delzenne. Il serait temps que le studio Peyo fasse comme chez Disney et cite officiellement à présent les créateurs de chacune des histoires des Schtroumpfs, comme dans leurs albums. On réclame donc plus de bleu dans le rouge !
Spirou, ami, partout, toujours.
Histoires à suivre :
|
Max Beaumont : Imbroglio météo |
Nicoby / Jousselin / Croix |
|
Mi-Mouche : Deux sœurs sur le ring |
Maurel / Cazot |
|
Spirou & Fantasio : Capsule temporelle |
Juanungo / Trondheim / Mariano Luengo / Findlaky |
|
Stagiaire (Le) |
Gally / Cazot |
|
Yoko Tsuno : L’intelligence intemporelle |
Leloup / Leonardo |
Récit complet :
|
Attila : Chapitre 10 : Le pont |
L’Abbé |
|
Les Schtroumpfs : La circulaschtroumpf |
Studio Peyo |
Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :
|
Brad Rock The gold digger |
Jilème / David |
|
Des gens et inversement (La pause-cartoon) |
Berth |
|
Edito (L’) |
Erre / Fabcaro / Greff |
|
Epée de bois (L’) Comment devenir tueur de dragons |
Muñoz / Thibaut-Jouvray |
|
Fifiches du Proprofesseur (Les) (La pause-cartoon) |
Lécroart |
|
Filles (Les) |
Nob |
|
Fish n chips (La pause-cartoon) |
Tom |
|
Gaston |
Delaf / Trondheim / BenBK |
|
Kid Paddle |
Midam / Dairin / Benz / Angèle |
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Manoir à louer |
Juanungo / Trondheim |
|
Spoirou, Fantasperge et le Freuby (Marges) |
Sti |
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Strip dont vous êtes la star (Le) (En direct de la rédac) |
Libon / Salma |
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Tash & Trash (La pause-cartoon) |
Dino |
Rubriques :
|
En direct de la rédac (dont Courrier des lecteur & Abonné de la semaine) |
Saive / Bercovici |
|
En direct du futur : Louca : temps additionnel |
|
|
Gaston : Un cas, des colles |
Delaf / Fabcaro |
|
Jeux : Les Schtroumpfs |
Studio Peyo |
|
Ta leçon de BD : La création de personnages |
Marko / Bonhomme |
En kiosques et librairies le 19 Août 2026
3,20 €
Laurent Lafourcade
| © BD-Best v3.6 / 2026 |