Information générale concernant le monde de la BD
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Si Charles Bronson avait été cow-boy, il aurait été celui-ci. Lonesome 2 – Les ruffians

«  - Je vous rends vos colts et la carabine… Très efficace… Je l’aurais bien gardée, mais je crois que vous en aurez plus l’usage que moi !... Ceci dit, à votre place, je ne jouerais pas trop avec ma chance !... Je pars pour l’Oregon et Lucy m’accompagne… Vous lui avez fait forte impression !...

- Le Marshal doit porter sur lui une liasse de mille dollars… Le prix que Harper l’a payé pour me descendre… Prenez-les pour Lucy et vous… Et veillez sur elle…

- Mais bon sang, pourquoi s’obstiner à traquer cette ordure ?!

- Laissez-le patauger dans la fange… Faites comme-moi, offrez-vous un nouveau départ. Dans un pays neuf où l’or nous attend au fond des rivières, où les forêts, les chevaux sauvages, les prairies vierges n’attendent que nous… Et le ranch que je rêve d’y construire !...

- Je vous souhaite de réaliser ce rêve et de trouver la paix… mais en ce qui me concerne, je n’y ai pas droit ! »

 

 

 

 

 

 

               

                Le cow-boy solitaire n’a pas droit au rêve et à la paix. Meurtri dans son enfance, les cicatrices qu’il garde en son âme pourront-elles un jour se refermer ? Plus que le chemin de la vengeance, c’est celui de la justice qu’il recherche. Le prêcheur qu’il traque et ses sbires peuvent numéroter leurs abattis.

 

 

 

 

© Swolfs, Swolfs - Le Lombard

 

 

                Yves Swolfs n’a pas créé un énième western. Il ne raconte pas les aventures d’un justicier solitaire qui dessoude les outlaws et défend corps et âme la veuve et l’orphelin. Il ne cherche pas à entraîner le lecteur sur une piste dont il ne connaît pas les issues. Le scénariste offre au dessinateur, son autre lui-même, une histoire sur mesure dans un domaine dont il est le spécialiste.

 

                Lonesome glisse du pur western vers un conflit mafieux. Les ennemis que doit affronter le cavalier sont bien plus dangereux que de simples tueurs sans foi ni loi. Là est l’originalité du concept. La politique vient se mêler, non pas à la justice, mais à l’injustice. Certains l’apprendront à leurs dépens.

                Petit à petit, l’auteur donne les clefs. Il justifie ses choix et ceux de son personnage. Rien n’est innocent. On apprend pourquoi il ne nomme pas son héros. Le lecteur découvre des informations en même temps que certains acteurs du récit.

 

 

 

 

© Swolfs, Swolfs - Le Lombard

 

 

                Swolfs travaille en famille. Les couleurs de sa fille Sophie accompagnent une histoire qui change de décors.

 

                En donnant des indices, Swolfs installe une tension et un suspens inquiétants. A cause de (ou grâce à) cela, il n’est plus concevable de laisser autant de temps entre deux albums. Dix-mois ont séparé la parution des tomes 1 et 2.

                En grand professionnel de la BD, en vieux briscard du neuvième art, Yves Swolfs construit sa nouvelle série de façon maline à la manière des séries télévisées. Il faut en assumer le rythme sous peine de perdre du monde en route. Question de génération.

 

 

 

 

© Swolfs, Swolfs - Le Lombard

 

 

Les éditions du Lombard publient en parallèle une belle édition en noir et blanc qui permet d’apprécier le trait souple et précis d’Yves Swolfs.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Lonesome

 

Tome : 2 – Les ruffians

 

Genre : Western 

 

Scénario & Dessins : Yves Swolfs 

 

Couleurs : Julie Swolfs 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 14,45 €

 

ISBN : 9782803672868

 



Publié le 19/01/2020.


Source : Bd-best


Angoulême 2020. Les trois auteurs·trices en lice pour le Grand Prix

Depuis 2014, le Grand Prix est attribué à la suite d’un vote de la communauté des auteurs et autrices professionnels de bande dessinée.

Tous les auteurs et autrices de bande dessinée professionnels, quelles que soient leurs nationalités et dont les œuvres sont traduites en français et diffusées dans l’espace francophone, sont admis à voter pour l’élection du nouveau Grand Prix du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême.
Le vote s’effectue en deux tours et sous forme électronique. Le lauréat est un auteur ou une autrice vivant au moment du vote, récompensé(e) pour l’ensemble de son œuvre et son empreinte sur l’histoire de la bande dessinée.

L’ensemble de la communauté des autrices et auteurs est éligible, à l’exception de ceux déjà récompensés par un Grand Prix, qu’il soit exceptionnel (prix du 10e, 20e, 40e anniversaire ou du millénaire – sauf le prix du trentenaire dit prix des fondateurs) ou non.

PREMIER TOUR

Un vote en ligne a été ouvert du mardi 7 au dimanche 12 janvier 2020 à minuit. Il est demandé à chaque votant de donner librement, sans ordre de préférence, trois noms d'auteurs·trices pour concourir au titre de Grand Prix.
Voici donc les trois auteurs·trices en lice pour le Grand Prix cette année.

 

 

 

 

Emmanuel Guibert

Né en 1964 à Paris (France), Emmanuel Guibert débute sa carrière avec une œuvre exigeante sur la montée du nazisme, Brune, qui lui prendra sept ans de travail. Au contact de ses camarades de l'atelier des Vosges, il décide de changer de technique et publie, entre 2000 et 2008, une série de planches inspirées par les souvenirs de son ami Alan Ingram Cope, La Guerre d'Alan. Fort de ce succès critique et commercial, il continue dans cette veine inspirée de vies avec Le Photographe, d'après des entretiens avec Didier Lefèvre, qui reçoit un Prix Essentiels du Festival en 2007. Grand technicien, reconnu par ses pairs comme un dessinateur innovant et précurseur, Guibert est également un scénariste prolifique.

Il crée avec Joann Sfar Les Olives noires, La Fille du Professeur et Sardine de l'Espace, ainsi qu'Ariol, avec Marc Boutavant, et ces deux dernières séries jeunesse vont mettre en lumière ses talents de conteur et de narrateur. Il est lauréat 2017 du Prix René Goscinny et a été mis à l'honneur par le Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême en 2018 à travers une exposition rétrospective.

La série culte Sardine de L'Espace de Emmanuel Guibert, Joann Sfar et Mathieu Sapin, sera mise à l'honneur à l'occasion du lancement du dessin animé au Festival cette année. Avant-première dimanche à 11h30 au CGR.

Catherine Meurisse

Embauchée à Charlie Hebdo en 2005, à 25 ans, alors qu’elle est tout juste diplômée des Arts Déco, Catherine Meurisse débute sa carrière par la bande dessinée d’humour. L’histoire de l’art et la littérature sont ses terrains de jeux préférés et au fil de ses différents albums – Mes hommes de lettres, Le pont des Arts, Moderne Olympia –, elle offre une relecture érudite et irrévérencieuse de la culture française. Cette fine critique se pose aussi en observatrice du monde contemporain. Son trait vif et malin sublime ses albums pleins de fantaisie, mais sait aussi se faire précis et fouillé lorsqu’il s’agit de reproduire des œuvres d’art.

Après l’attentat de Charlie Hebdo, auquel elle échappe, Catherine Meurisse met de côté son rôle de spectatrice critique. Se posant la question de l’identité, elle ne cherche plus à se cacher derrière l’art même si elle va alors rechercher « la beauté comme antidote à l’horreur ». Elle devient un personnage vivant et incarné de ses bandes dessinées, se reconstruisant en plaçant sa propre personne au cœur de ses récits – sans pour autant abandonner l’humour. Dans La légèreté, Catherine Meurisse se met en scène sans masque, expliquant comment elle utilise l’art pour se retrouver, se sortir du chaos. Son approche picturale évolue. Elle se dessine dans des décors sereins, où le beau règne (musées, paysages dépouillés). Son trait comme libéré se fait virtuose et onirique. Une approche plastique qu’elle développe encore dans Les Grands espaces, autre récit autobiographique et très personnel qui revient sur son enfance à la campagne, où, bien entendu, les livres et l’art sont aussi formateurs que la nature. Catherine Meurisse est désormais une artiste qui utilise la bande dessinée comme lieu où comprendre son rapport au monde.

Exposition : Catherine Meurisse, chemin de traverse, Musée du Papier du 30 janvier au 30 mars 2020
Masterclass Catherine Meurisse : samedi 1er février à 15h30, salle Buñuel, Espace Franquin

Chris Ware

Né en 1967 à Omaha (États-Unis), Chris Ware est publié très tôt dans RAW, la revue d’avant-garde d’Art Spiegelman et Françoise Mouly. Il entame au début des années 1990 une œuvre d’envergure avec la série des Acme Novelty, vraie-fausse revue à la forme et à la pagination changeante qui installe les personnages bientôt fameux de l’auteur : Quimby the Mouse, Rusty Brown et surtout Jimmy Corrigan. Tous se démarquent par leur timidité, par leur fragilité et par l’empathie immédiate qu’ils suscitent chez le lecteur… Depuis 25 ans, c’est ainsi une œuvre originale, qui oscille entre une douce mélancolie et une profonde tristesse, que propose Chris Ware, s’attachant toujours à regarder au microscope le quotidien de ses personnages et leurs gestes les plus dérisoires. Par ailleurs, ses livres se distinguent par leur générosité, avec un graphisme immédiatement reconnaissable et une fabrication soignée. La force et la densité de cette œuvre n’ont jamais échappé à la critique. Salué à chaque nouvelle parution, Chris Ware a reçu de très nombreux prix, dont 28 Harvey Awards et 22 Eisner Awards. L’auteur publie en 2012 le remarqué Building Stories, un livre-objet impressionnant constitué d’une quinzaine de livres de formats divers pouvant être lus dans un ordre choisi par le lecteur – ce dernier livre a reçu le Prix Spécial du Jury au Festival d’Angoulême en 2013.  Fin 2020 paraîtra aux Éditions Delcourt son nouvel ouvrage, déjà paru aux États-Unis, Rusty Brown.


SECOND TOUR

 
Les trois auteurs·trices ayant obtenu le maximum de suffrages au premier tour sont soumis au vote du même collège du mercredi 15 au dimanche 20 janvier 2020 à minuit.
Le lauréat sera celle ou celui qui aura obtenu le nombre de votes le plus élevé.
Le nom du nouveau Grand Prix sera annoncé le mercredi 29 janvier 2020 vers 18 heures à l'occasion de l'ouverture officielle du Festival.




Publié le 17/01/2020.


Source : Bd-best


Melany road d'Olivier Marin chez Original Watts

Mélangez dans un shaker : des voitures mythiques des années 60/70, d’élégantes tenues d’époque, une intrigue à la frontière du réel et du fantastique et quelques personnages historiques.

Secouez énergiquement... vous obtenez un Melany Road !

La recette paraît facile, mais méfiez-vous, car tout est dans le juste dosage des ingrédients. L’auteur vous transporte dans les sixties avec son dessin moderne en ligne claire, influencé par les strips américains de cette même époque. Coté scénario, vous ne serez pas déçus. Olivier Marin jongle habilement entre réel et fantastique sur un fond d’énigme à élucider, très bien ajusté. Dans ce premier épisode, partez sur la route avec Melany afin d’enquêter sur l’accident mortel d’Albert Camus...

Après la Variant Edition en noir & blanc (épuisée) voici 2 nouvelles versions couleurs avec les Limited Edition et Blank Cover toujours accompagnées de bonus inédits avec un photomaton et un polaroïd !

 

 

 

 

 

Collection Comics OW!


Dessin & scénario : Olivier Marin
Format : Souple - 17,1 cm X 25,9 cm - Pages couleurs
Papier : Qualité offset 115 grammes

 

Caractéristiques :

Premier épisode de la série Melany Road suivi d’annexes avec en bonus inédit un photomaton pour la version Limited Edition et un polaroïd couleurs pour la Blank Cover.

Tirage numéroté et signé, livré sous blister avec certificat d’authenticité.

1. Version Blank Cover – 69 exemplaires - Prix : 30 euros
Couverture blanche dédiée aux dédicaces de l’auteur.

ISBN : ISBN 979-10-93063-66-9 EAN : 9791093063669

2. Version Limited Edition – 125 exemplaires - Prix : 15 euros
Illustration couleurs de la couverture officielle.

ISBN : ISBN 979-10-93063-70-6 EAN : 9791093063706

La collection Comics OW! est un format souple inspiré du format
Comics à l’américaine au papier de qualité offset 115 gr.

Un format original idéal pour retrouver les épisodes de ses séries préférées accompagnés d’un bonus inédit.

Chaque tirage est numéroté et signé, livré sous blister avec un certificat d’authenticité.





Publié le 17/01/2020.


Source : Bd-best


China 1989   L'homme de l'année 1989 L'inconnu de la place Tiananmen

 

 

« - Pourquoi êtes-vous là ?  

- Ma ville est en chaos à cause de vous !

-  Faites demi-tour et arrêtez de tuer mon peuple !

-  Partez ! »

 

 

 

 

 

 


 

Pékin, 5 juin 1989 Place Tiananmen

Un homme, portant un sac de couleur claire dans chaque main, est seul debout au milieu de la route lorsqu’une colonne de dix-sept chars de l’armée populaire chinoise s’approche. Ils s'arrêtent devant lui. L’homme semble leur faire signe de repartir. En réponse, le char de tête essaie à plusieurs reprises de contourner l'homme mais celui-ci se place à nouveau sur sa route. Ensuite, l'individu grimpe sur le char de tête et a une brève conversation avec l’un des membres d'équipage. Cette scène est immortalisée par des journalistes étrangers depuis les balcons de l'hôtel Pékin. Trente années plus tard, l’identité de cet homme reste toujours inconnue. En 2019, l’opposant chinois Yang Jianli  a fait circuler une pétition demandant au président Xi Jinping de révéler ce qui est arrivé à l’homme de Tiananmen.

 

 

 

 

 

© Pécau – Gin – Scarlett - Delcourt

 

 

 

C’est sur base de ce fait historique que Pécau construit le scénario du seizième album de la série « l’homme de l’année ». Il y fait intervenir Lee Lang, une jeune fille revenue à Pékin dix ans après les faits ayant un étrange rendez –vous avec Monsieur Sheng plus connus sous le sobriquet de l’ombre jaune !

 

 

 

© Pécau – Gin – Scarlett - Delcourt

 

 

 

 

L’étrange dialogue s’établissant entre l’ancienne étudiante et le responsable du massacre va tenter de mettre en lumière l’inexplicable : comment un gouvernement peut arriver à tirer sur son peuple ? (cela me rappelle étrangement des faits se produisant en France face à des gens en jaune !). Uchronie, oui en ce qui concerne la filiation de l’homme inconnu avec l’ombre jaune, par contre scénario de répression tout à fait envisageable au point de vue historique !

 

 

 

 

© Pécau – Gin – Scarlett - Delcourt

 

 


Les illustrations signées par Gin et magnifiquement colorisées par Scarlett font de cet épisode l’un des meilleurs issus de cette série.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alain Haubruge

 

Série : L’homme de l’année

 

Tome : 16 – 1989 L’inconnu de la place Tiananmen

 

Genre : Uchronie

 

Scénario : Pécau Jean Pierre

 

Dessins : Gin

 

Couleurs : Scarlett

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 15,50 €

 

ISBN : 9782413011255

 

 

 



Publié le 17/01/2020.


Source : Bd-best


Toutes les vérités sont-elles bonnes à dire ?  Dans les yeux de Lya 2 – Sur les traces du coupable

« - Alors, tu as trouvé quelque chose ?

- J’ai pas regardé, j’ai juste tout pris en photo ! Regarde !

- Et le dossier ?! Il est où ?

- Juste là !

- Ça va être chaud pour le remettre ! On dirait qu’ils se sont donnés le mot pour tous revenir au bureau ! Si je reste, ça va faire louche! En plus, je suis censé finir bientôt !

- Merde ! Qu’est-ce qu’on fait ? Faut absolument le remettre à sa place !

- Oui, je sais… Mais je crois que c’est mort pour aujourd’hui ! Alors on fait quoi ?

- On se retrouve chez Antoine pour regarder ce fichu dossier ! »

 

 

 

 

 

 

                Lya, avec l’aide d’Adèle, à réussi à mettre la main sur le dossier du drame qui a failli lui coûter la vie à la veille de ses dix-sept ans, et qui l’a laissée clouée dans un fauteuil roulant. En stage chez Maître de Villegan, Lya cherche à découvrir pourquoi ses parents ont reçu et accepté un chèque conséquent afin de retirer leur plainte après l’accident de leur fille. Antoine, qui est bien étudiant en informatique et pas réparateur de clim, devrait les aider à étudier cette affaire. Malheureusement, le dossier est moins fourni qu’il ne devrait être. Un post-il avec inscrit « Merci pour lui. » et une signature illisible, voilà la maigre récolte d’indices. Il va falloir à présent remettre le dossier en place avant que l’avocat ne remarque sa disparition. Et ça, ça ne va pas être une mince affaire...

 

 

 

 

 © Carbone, Cunha - Dupuis

 

 

                Carbone est avec Kid Toussaint la scénariste qui monte chez Dupuis. Avec en particulier La boîte à musique et Dans les yeux de Lya, elle tient deux bijoux dont les joyaux brillent sous la plume de deux dessinateurs exceptionnels. Un récit complètement fantastique d’un côté, une histoire ultra-réaliste de l’autre, mais toujours cette même enveloppe littéraire et graphique qui font que ces deux séries se font écho. Bien sûr, Carbone a d’autres cordes à son arc (Les zindics anonymes, Complots à Versailles,…), mais La boîte à musique et Dans les yeux de Lya ont une essence identique.

 

 

 

 

 © Carbone, Cunha - Dupuis

 

 

                Cunha n’a pas une tâche facile. Dans un décor souvent uniforme qui aurait pu être lassant pour elle et pour le lecteur, et comme l’indique le titre, elle fait passer toutes les émotions, toutes les variations, par les yeux de son héroïne et des personnages secondaires. Dans des cases en couleurs directes et sans bordures, elle transforme une histoire dramatique en une belle aventure, paradoxe efficace.

 

 

 

 

 © Carbone, Cunha - Dupuis

 

 

                Compte tenu du développement de l’histoire, il pourrait être pertinent et judicieux de transposer Dans les yeux de Lya sur des planches. Ça ferait un formidable « Whodunit » théâtral.

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Dans les yeux de Lya

 

Tome : 2 – Sur les traces du coupable

 

Genre : Drame psychologique, polar

 

Scénario : Carbone

 

Dessins & Couleurs : Cunha

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9791034736867

 



Publié le 17/01/2020.


Source : Bd-best


La première claque de 2020.  Aldobrando

« - Comment m’as-tu appelé ?

- Messire, Messire.

- Messire. Peut-être es-tu plus dégourdi qu’il n’y paraît. Tu me paieras ton affront en me servant. Je serai ton seigneur et toi mon écuyer et fidèle serviteur. Mon nom, écuyer, est Sire Gennaro Montecapoleone des deux fontaines. Et toi, manant, tu as un nom ou dois-je en forger un pour toi ?

- Aldobrando, Messire.

- Alors dorénavant tu seras Aldobrando des trous d’autrui. Qu’en penses-tu ?

- Aldobrando me suffisait.

- Malheur à qui se contente de ce qu’il a ! Allons-y ! Voici l’aube. Une longue route nous attend. Une route semée d’embûches. »

 

 

 

 

 

 

Une route semée d’embûches, tel est le concept de la geste d’Aldobrando.

 

 

 

 

© Critone, Gipi, Daniele, Palescandolo - Casterman

 

 

Un enfant est confié à un vieux sorcier. Son père le lui abandonne et file vers son destin pour la mort. Le précepteur l’éduque et on le retrouve jeune homme, disciple de son maître. Un jour, à la suite d’une préparation de potion tournant mal, le maître est blessé à l’œil. Pour le guérir, Aldobrando doit lui rapporter de l’herbe du loup. Traversant les forêts, le jeune novice arrivera en ville où un drame vient de se jouer. Le valet du roi a grièvement blessé le fils du roi avant de prendre la fuite, laissant pour mort le petit prince. A la suite d’un quiproquo, Aldobrando est accusé d’avoir pris part au méfait. Mis aux fers, il y rencontre un géant assassin qui va l’entraîner dans son évasion. Aldobrando réussira-t-il à prouver son innocence et à rapporter à son maître cette mystérieuse herbe du loup ?

 

 

 

 

© Critone, Gipi, Daniele, Palescandolo - Casterman

 

 

On n’attendait pas Gipi dans une aventure romanesque. L’auteur de Notes pour une histoire de guerre et de La terre des fils signe une œuvre magistrale, formidablement bien construite, une histoire d’amour à grand spectacle où les mots donnent plus de force que les actes. Les personnages sont bien campés, avec une personnalité qui leur est propre : un adolescent sur le chemin de la vie, un monstre qui cache un cœur gros comme ça, une amoureuse improbable prête à braver tous les dangers, un soi-disant seigneur, Messire de pacotille qui se ridiculise pour un monde qui ne veut pas de lui, un roi adipeux et sot qui n’est qu’un porc à balancer, un Sire conspirateur qui ne se doute pas qu’il pourrait tomber dans son propre piège, un vieux sorcier qui, victime avérée, est en fait un philosophe et un père adoptif montrant tout simplement à son « fils » la voie à suivre,…

Le scénariste alterne les scènes sans aucun temps mort. De l’action, des dialogues choisis, le lecteur assiste à un drame théâtral à ciel ouvert dans de multiples décors.

 

 

 

 

© Critone, Gipi, Daniele, Palescandolo - Casterman

 

 

Dans un style à la Griffo, Luigi Critone entraîne le lecteur des chemins enneigés à la chambre sobre d’une princesse triste, des geôles humides dans des bas-fonds miteux jusqu’à une clairière idyllique, pour finir dans une arène, fosse dans laquelle le destin de chacun va se jouer.

 

En parallèle à la version classique, les éditions Casterman publient une luxueuse version en tons de gris. Mais il serait regrettable de se priver des couleurs exceptionnelles de Francesco Daniele et Claudia Palescandolo qui sont tout simplement magnifiques. Elles illuminent de manière aquarellée cette histoire flamboyante, démontrant que les coloristes sont bien des auteurs à part entière prenant part intégrante aux œuvres auxquelles ils participent.

 

 

 

 

© Critone, Gipi - Casterman

 

 

Une route semée d’embûches, tel est le concept de la geste d’Aldobrando. Un album indispensable, telle est la définition d’Aldobrando.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Aldobrando 

 

Genre : Conte moyenâgeux. 

 

Dessins : Luigi Critone 

 

Scénario : Gipi 

 

Couleurs : Francesco Daniele & Claudia Palescandolo

 

Traduction de l’italien : Hélène Dauniol-Remaud 

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 204 

 

Prix : 23 €

 

ISBN : 9782203166677

 



Publié le 16/01/2020.


Source : Bd-best


Les bronzés 4.  Avec ou sans moustache ?

« - Ah, P.J., enfin ! T’as pas changé ! T’as pas eu mes messages ?

-  Si, si, mais tu sais…

- T’as vu l’émission de Drucker, hier ?

- Pas la fin… J’ai raté un truc… Apparemment.

- On fait un nouveau « Les copains ». Un quatrième, P.J., tu te rends compte ?!

- Rhoôo, my god !

- Alors, t’es partant ?

- Laisse-moi réfléchir, Willy… C’est non.

- Mais… Il y aura tout le monde !

- Mais justement, Willy… Justement. »

 

 

 

 

 

 

Pierre-Jean Rochielle a été star de cinéma. Maintenant, tout ça est derrière lui. Vivant une existence pépère et heureuse dans son petit quartier, ses plus grands bonheurs sont de faire ses courses chez les commerçants du coin avec son caddie, de promener son chien Dolfi et de boire un café chez Mado. Alors, la reconstitution d’une bande de copains acteurs pour faire une resucée de succès passés, très peu pour lui. C’est niet ! Le projet se fera sans lui. Jusqu’au jour où Dolfi pète sa bouffarde… P.J. a besoin de retrouver un sens à sa vie. Et si un sosie de Rochielle acceptait le rôle ? Et si, mise en abyme, ce rôle de sosie, il ne le jouerait pas lui-même ? Avec ou sans moustache ?

 

 

 

 

© Efix, Courty - Bamboo

 

 

Efix et Courty signent une petite perle de tendresse. Mettant en scène la schizophrénie de l’acteur, poussant le vice jusqu’à jouer son propre rôle en faisant croire qu’il est quelqu’un d’autre, les auteurs creusent l’âme des plus grands comédiens qui, malgré tout, ne cesseront jamais de l’être.

 

Hommage à Jean Rochefort et à Jean-Pierre Marielle (N’allons pas chercher plus loin le nom de Pierre-Jean Rochielle), le récit de ces retrouvailles voit aussi planer l’ombre de monstres sacrés du cinéma français comme Philippe Noiret, Roger Hanin, Jean Yanne et bien d’autres. Mais le scénariste n’oublie pour autant pas les femmes. Jeanne Moreau, Claudia Cardinale, Mireille Darc et autres Marie Dubois ont aussi laissé leurs traces. Au milieu de tous ces hommes, elles jouent un rôle crucial et montrent qu’elles ont été aussi importantes dans la vraie vie de leurs homologues masculins que dans leur vie de personnages de fiction.

 

 

 

 

© Efix, Courty - Bamboo

 

 

Nicolas Courty a trouvé la genèse de son histoire dans un épisode de la vieille série télévisée L’île fantastique dans lequel une femme se déguise et invite ses amis à ses propres obsèques afin de savoir ce qu’ils pensent d’elles. Pierre-Jean se retrouve dans une situation similaire.

 

Efix dessine ces Grands Ducs avec émotion et drôlerie. Le dessinateur de Mon amie la poof les met en scène avec un dynamisme leur faisant oublier qu’ils ont de l’arthrose. Au fil des saisons, ses couleurs donnent les températures d’un quartier de ville en hiver jusqu’aux fin d’après-midi d’été en rebord de piscine.

 

 

 

 

© Efix, Courty - Bamboo

 

 

Si Patrice Leconte voulait bien effacer le ratage des Bronzés 3, il a les acteurs pour faire un quatrième volet et, à présent, il a aussi le scénario. Et il a le choix, Gérard Jugnot ou Michel Blanc, avec ou sans moustache.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

One shot : Avec ou sans moustache ? 

 

Genre : Comédie 

 

Dessins & Couleurs : Efix 

 

Scénario : Courty 

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand angle

 

Nombre de pages : 104 

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782818974759

 



Publié le 16/01/2020.


Source : Bd-best


Les Ă©ditions du Lombard Ă  AngoulĂŞme

Commençons le programme avec l'exposition Folklorique Enfance Fantastique qui se déroule du 30 JANVIER au 2 FÉVRIER 2020 au
Quartier Jeunesse

À travers une exposition immersive et familiale, le Festival d’Angoulême dresse le panorama des grands héros pour la jeunesse d’aujourd’hui : l’attachant Petit Vampire de Joann Sfar, la pétulante et perspicace Hilda de Luke Pearson, Yakari le papoose ami des animaux de Derib et le facétieux ninja Naruto.

En revenant sur les racines mythologiques et culturelles de ces différentes œuvres, l’exposition rappelle comment les folklores et les grands mythes d’hier restent les matrices des plus populaires mondes imaginaires d’aujourd’hui. Marianne Chaillan, autrice et philosophe, se prête pour l’occasion au rôle de commissaire d’exposition et propose une réflexion profonde à hauteur d’enfant.



Programme

jeudi 30 janvier

10H – 11H45 > DUCOBU 3 EN AVANT-PREMIÈRE scolaire
Quartier BD-Ciné-Série, Cinéma CGR Sur inscription
samedi 1er février
Centre Commercial Champ de Mars

15H > LA DICTÉE DE L’INSTIT LATOUCHE

16H > GOÛTER DUCOBU

16H / 18H > DÉDICACE

 

Dimanche 2 février

10H30 – 12H30 > ATELIERS Quartier Jeunesse
13H – 15H > DUCOBU 3 EN AVANT-PREMIÈRE
Quartier BD-Ciné-Série, Cinéma CGR

16H – 17H > PARADE DUCOBU Quartier Jeunesse
UN DIMANCHE TURBULENT AVEC L’ÉLÈVE DUCOBU!
L’élève Ducobu fait son retour, dans la salle de classe et dans les salles obscures !


Dimanche 2 février, la journée commencera de façon presque studieuse à l’auditorium du Musée au Quartier jeunesse, où Falzar, alias l’Instit Latouche, donnera un cours, à sa façon ! En début d’après-midi aura lieu une avant-première publique au CGR de Ducobu 3.0, nouveau film adapté de la série de GODI et ZIDROU, en présence des auteurs ainsi que d’Elie SEMOUN (réalisateur et acteur), de Matthis Gros (Ducobu) et de Leeloo Eyme (Léonie).

La projection sera suivie par une rencontre au Quartier Jeunesse avec un Ducobu géant, un goûter en jaune et noir, et d’autres surprises qui donneront envie d’aller à l’école le dimanche !

 

 

 

 

25 auteurs en dédicaces sur notre stand – Espace Le Monde des bulles

PHILIPPE AYMOND
Les nouvelles aventures de Bruno Brazil

BOUCQ
Jérôme Moucherot

DANIEL CASANAVE
Hubert Reeves nous explique Les Océans

CRISSE
Gunblast Girls

VINCENT DUGOMIER
Les enfants de la Résistance

BENOÎT ERS
Les enfants de la Résistance

FALZAR
L’instit Latouche

GODI
Ducobu

GUILHEM
Les Trois fantômes de Tesla

JEF
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Les nouvelles enquêtes de Ric Hochet






Pays : France

Date de l'événement : du 30/01/2020 au 02/02/2020.

Publié le 15/01/2020.


Source : Bd-best


Par ici la sortie… ou pas !  Game Over 18 - Bad cave

 

 

                Le jeu commence façon casse-tête. Pour atteindre la sortie du jeu, le petit barbare doit trouver dans le décor un rond, un triangle, un carré et un cœur. Tiens, un cœur ! Un cœur ? La princesse pourrait l’aider à le dénicher. Euh… Non… Finalement, non, il ne vaudrait mieux pas…. Aaaarrglll ! Trop tard.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                Ça fait dix huit albums que chacun des gags du petit barbare se termine de la même façon : Game over ! Et pourtant, même si on sait comment ça va se finir, on continue à les lire et on en redemande. C’est paradoxal, mais ça marche.

 

 

 

 

 © Midam, Adam, Thitaume, Ben BK - Dupuis

 

 

                Le concept de la série dirigée par Midam repose sur un principe simple et efficace. Toute une génération, voire même plusieurs, a été addict à une série télévisée qui fonctionnait sur un concept similaire : Columbo. Mais quel peut donc être le rapport entre le lieutenant-détective borgne et le personnage de jeu vidéo ? Dans Columbo, le coupable est connu dès le début de l’épisode. Dans Game Over, on sait que le jeu va échouer avant la fin. Dans un cas comme dans l’autre, le but n’est pas la solution (ou l’absence de solution) de l’énigme, mais la façon pour y arriver. Comment Columbo va-t-il confondre le coupable ? Comment le petit barbare et la princesse vont-ils faire échouer leur mission ?

 

 

 

 

 © Midam, Adam, Thitaume, Ben BK - Dupuis

 

 

                Dans cette Bad cave, on apprendra entre autres qu’il est dangereux de porter un Bindi, de jouer à la pétanque, de prendre l’ascenseur après un cassoulet, de faire des exercices de musculation, de proposer des bandes dépilatoires à une princesse et bien d’autres choses.

 

 

 

 

 © Midam, Adam, Thitaume, Ben BK - Dupuis

 

 

                La série a vraiment décollé depuis que Midam, aidé par Adam au dessin, a décidé de multiplier les scénaristes. Ce tome est essentiellement pris en charge par Thitaume. Les gags sont variés, inventifs. Tantôt la bêtise de la princesse mène les personnages à l’échec, tantôt c’est une gaffe du petit barbare qui conduit à l’issue fatale.

 

                Mention spéciale pour la couverture à la maquette en léger relief. Un joli travail d’édition.

 

                Les héros meurent et on se marre. Mais ce n’est pour autant pas malsain pour deux sous.

 

 

 

 

 

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Game over

 

Tome : 18 - Bad cave

 

Genre : Humour geek

 

Dessins : Midam & Adam

 

Scénario : Midam & Thitaume

 

Couleurs : Ben BK

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9791034743575

 



Publié le 15/01/2020.


Source : Bd-best


La vengeance est un plat qui se mange froid, très froid.  Yakari 40 - L’esprit des chevaux

« - Comment t’es-tu retrouvé là ?

- J’ai voulu boire mais la glace a cédé… Tu m’as sauvé la vie…

- Entre frères, nous de devons nous entraider. Tu es loins de ton troupeau ?

- Je n’ai pas de troupeau. Je voyage seul.

- Alors bonne route, jeune mustang solitaire.

- Tu repars déjà ?

- Il le faut. Je cherche un ami qui a disparu.

- je peux t’aider à le retrouver ! Pour te remercier de m’avoir sauvé.

- Hum… Si tu veux.

- Qui cherchons-nous exactement ?

- Yakari, un papoose. Il a disparu depuis ce matin et je suis inquiet. »

 

 

 

 

 

                Petit Tonnerre vient de sauver la vie à un jeune mustang, piégé au milieu d’un lac gelé dont la surface était en train de se briser. Son nouveau compagnon se propose de l’aider à retrouver Yakari qui a disparu. Mais ce que Petit Tonnerre ignore, c’est que c’est le cheval qu’il vient de sauver qui a piégé Yakari dans une grotte refermée par la neige. Pourquoi a-t-il agit ainsi ? Yakari réussira-t-il à sortir du mauvais pas dans lequel il se trouve ?

 

 

 

 

© Derib, Chamblain - Le Lombard

 

 

                Deuxième épisode de Yakari scénarisé par Joris Chamblain et deuxième réussite. L’auteur des épatants Carnets de Cerise a parfaitement saisi l’ADN de la série de Derib et Job. Le scénariste d’origine lui a cédé sa place. L’élève réussit, encore mieux avec ce tome qu’avec le précédent, à égaler son mentor. Les animaux tiennent une place prépondérante dans l’histoire. On retrouve les castors avec plaisir, mais ce sont ici les chevaux qui tiennent la vedette. Yakari, avec tout son savoir-faire, sans dévoiler la clef de l’énigme, va découvrir comment les animaux peuvent s’organiser en symbiose pour montrer leur force et gérer, peut-être mieux que les humains, un des leurs qui dévie.

 

 

 

 

© Derib, Chamblain - Le Lombard

 

 

                Derib dessine ses animaux préférés dans de magnifiques paysages enneigés. Le dessinateur suisse, avec ses albums qui ont la particularité d’avoir peu de textes et d’être vite lus, que ce soit dans le réalisme avec Buddy Longway ou dans le tout-public avec Yakari, permet plus aisément aux lecteurs de s’attarder sur ses belles cases.

 

 

 

 

© Derib, Chamblain - Le Lombard

 

 

                Qu’on se le dise : 2020 sera une année Yakari. Après son succès en bandes dessinées et à la télévision, le jeune indien et ses animaux vont envahir le grand écran. On pourra le retrouver au cinéma le 30 septembre prochain.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Yakari

 

Tomes : 40 - L’esprit des chevaux

 

Genre : Aventure 

 

Dessins : Derib  

 

Scénario : Joris Chamblain

 

Couleurs : Rébekah Paulovich & Dominique 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782803673735

 



Publié le 15/01/2020.


Source : Bd-best


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