Information générale concernant le monde de la BD
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De l’art, pas du cochon. Un 6ème jour au Musée avec les Bidochon

«  - C’est marrant de s’appeler Canaletto et de peindre un canal !

- Pourquoi ?

- Ben… C’est comme si Trottoirello peignait des trottoirs !

- Aaaah d’accord ! Ou Carole Bouquet qui peindrait des fleurs ?

- Voilà ! C’est ça ! Enfin, si on veut ! »

 

 

 

 

 

Ce n’est pas à Raymonde et Robert Bidochon qu’on va en apprendre des choses sur l’art. Cela fait six albums maintenant qu’ils visitent des musées et commentent des tableaux divers et variés. Même que Robert aurait même des velléités à devenir lui-même artiste. Yves Klein trempait bien des femmes dans des pots de peinture avant de leur demander de se rouler sur une toile. Mais comme ça a déjà été fait, Robert va devoir trouver une autre idée. Pourquoi le père Bidochon ne tremperait-il pas sa femme dans du cambouis ?

 

 

 

 

© Binet - Dargaud

 

 

            Christian Binet, par le truchement de ses personnages universels, met l’art à porter de tous. Au travers de commentaires que l’on aurait pu sembler recueillis à la manière de brèves de comptoirs, l’auteur exprime des ressentis lambda, des sentences implacables et des jugements naturels et parfois lapidaires.

 

            Dans sa préface, Patrick Ramade démontre que le Patrimoine est en chacun de nous. On est tous un peu des Bidochon et les commentaires spontanés valent parfois plus que des exposés savants et iconoclastes. Les œuvres des musées ne sont pas réservés à une élite et appartiennent à ceux qui en franchissent le seuil, comme le dit si justement le conservateur de musées.

 

 

 

 

© Binet - Dargaud

 

 

            En collaboration avec Pierre Lacôte, poète-plasticien et médiateur-conférencier de musée, Ramade propose à la visite vingt œuvres d’art de grands peintres très ou peu connus. Du Modèle rouge du célèbre René Magritte au duo de l’oublié Hendrick Ter Brugghen en passant par La barricade, rue de la Mortellerie , juin 1848 d’Ernest Meissonier ou encore La grande vallée d’Optevoz du fédérateur Charles-François Daubigny, tous passent sous le crible des plus célèbres français du monde.

 

            Pour chacune des œuvres présentées sur une page entière, après une scénette entre le couple de visiteurs, un texte replace l’auteur et son tableau dans leur histoire, et d’autres tableaux du même auteur servent d’illustrations complémentaires.       

 

« L’art , c’est le reflet que renvoie l’âme humaine éblouie de la splendeur du beau. » disait Victor Hugo. Quand Raymonde et Robert regardent les œuvres, ce sont les tableaux qui sont éblouis par leurs réflexions.

             

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Un jour au Musée avec les Bidochon

 

Tome : 6 - Un 6ème jour au Musée avec les Bidochon

 

Genre : Humour artistique 

 

Scénario & Dessins : Christian Binet 

 

Textes : Patrick Ramade & Pierre Lacôte 

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 88

 

Prix : 24,99 €

 

ISBN : 9782205082838

 



Publié le 14/12/2019.


Source : Bd-best


Classique et efficace.  Les Schtroumpfs et le village des filles 3 – Le corbeau

« - Croâââ !

 

- Ha ! Ha ! Ha ! Regarde, Azraël ! On ne le dirait pas, mais cet insignifiant volatile sera la perte des Schtroumpfs !

- Croââ Croââ !

- Ce corbeau va enfin me permettre de réaliser ce que j’ai vainement attendu de toi ! Hahaha ! Pas la peine de faire la tête, sac à puces ! Il réussira là où tu as toujours échoué, car il aura bientôt quelque chose d’essentiel que tu n’as pas ! Il aura la parole ! »

 

 

 

 

 

            La dernière trouvaille de Gargamel est de donner la parole à un corbeau afin qu’il lui explique où se trouve le village des Schtroumpfs une fois qu’il l’aura déniché. Mais l’oiseau noir, d’une part, va se retrouver au village des filles, et, d’autre part, à son petit caractère bien à lui. Au lieu de retourner voir le sorcier, il va rester sur place et, s’érigeant en gourou-avocat exposant des conseils qui ne finiront que par semer la zizanie.

 

 

 

 

© Maury, Culliford, Maddaleni - Le Lombard

 

 

            Alain Maury se fond dans l’univers Peyo avec maîtrise et respect. Les couleurs en relief de Paolo Maddaleni donnent à la série dérivée une modernité relative comparable à celle du très bon long métrage de 2017 Les Schtroumpfs et le village perdu.

 

            Luc Parthoens et Thierry Culliford continuent l’œuvre de Peyo en gardant le concept de « parodier » notre monde humain. Ici, la mauvaise influence d’un étranger dans une communauté établie perturbe la sérénité d’un monde qui tourne en harmonie. Diviser pour mieux régner : ça rappelle certains gouvernements.

 

 

 

© Maury, Culliford, Maddaleni - Le Lombard

 

 

 

            La patte Culliford fait des clins d’œil au papa Peyo. La capture du corbeau, même si elle n’en a pas l’aura, rappelle celle d’un certain Cracoucass. L’incendie rappelle celui d’une réserve de nourriture qui a jadis provoqué un exode.

 

 

 

 

© Maury, Culliford, Maddaleni - Le Lombard

 

 

            D’aucuns critiqueront les Schtroumpfs en disant que c’est toujours la même chose, que ce n’est plus ce que c’était, que c’est une recette qui n’a plus d’intérêt. Faux. Même s’il est vrai qu’on ne reviendra jamais à l’âge d’or, les Schtroumpfs ont le mérite d’amener de jeunes lecteurs à la BD avec des histoires de qualité, bien ficelées et bien dessinées.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les Schtroumpfs et le village des filles

 

Tome : 3 – Le corbeau

 

Genre : Aventure schtroumpfante  

 

Scénario : Culliford & Parthoens

 

Dessins : Maury

 

D’après : Peyo 

 

Couleurs : Maddaleni 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782803673148

 

Publié le 14/12/2019.


Source : Bd-best


Montée verticale pour tir horizontal.  XIII 26 - 2132 mètres

« - Bill ? Tu es prêt ?... A mon signal, tu envoies l’image… Top ! Tu le reconnais au moins ?

- William Sheridan ?! Qui ne le reconnaîtrait pas ?...

- Active ! Pour une distance de 2132 mètres, la balle a besoin de 5 secondes et…

- Si tu pouvais la fermer, Tyler, ça m’aiderait déjà beaucoup…

BAAAMM

- Wow !...  Ton meilleur tir ! Sauf que c’est la first lady qui a pris la balle en pleine poire.

- Bon. Faut que j’y aille.

- C’est im-pos-sible, ce truc ! Combien de types dans le monde peuvent réussir un tir à cette distance, hein ?... »

 

 

 

 

 

            Réussir un tir de précision à 2132 mètres, on connaît quelqu’un qui en serait capable : Jason Mac Lane. C’est pile la distance qui séparait le président William Sheridan de l’arme de son assassin. Aujourd’hui membre de la fondation Mayflower, dont il est l’un des descendants, XIII doit prouver qu’il est capable de réaliser un tel exploit. Mais pourquoi la fondation lui demande-t-elle de réussir un tel challenge ? Pendant qu’en apparence l’on s’occupe du programme Beelovers qui vise à implanter des ruches dans les villes, des stratégies pour s’emparer du pouvoir se mettent en place.

 

 

 

 

© Sente, Jigounov - Dargaud

 

 

            Youri Jigounov maîtrise son sujet. Il tient les personnages bien en mains. Là où il est le plus fort, c’est quand il se trouve face à des situations qui n’ont pas été traitées par William Vance et pour lesquelles il n’a donc pas de modèle imposé. Ainsi, le visage impassible du djihadiste filmant une triple exécution est glaçant de terreur. A l’opposé, le visage du fou sadique qui a énucléé un infirmier et qui observe le lecteur à travers le hublot de sa cellule est tout autant horrifique.

 

 

 

 

© Sente, Jigounov - Dargaud

 

 

            Yves Sente change son fusil d’épaule. Finis les cycles interminables, les histoires de XIII se déclineront majoritairement dans des diptyques. Celui-ci réunit les afficionados de la première heure et du Jour du soleil noir avec les plus jeunes lecteurs ayant été embarqués directement sur le Mayflower. Mais, à l’instar de Jason Mac Lane, le lecteur ne sait pas très bien où on le mène et peut se sentir perdu. Le scénario passe plusieurs fois du coq à l’âne sans justification. Les trois pages avec Jones et Carrington sont par exemple là simplement pour qu’ils montrent leurs trognes, comme si c’était un passage obligé dans chaque album de la série. Cependant, après un démarrage poussif, la deuxième partie de l’histoire, justement tranchée par la scène Jones/Carrington, fait efficacement son job en tenant le lecteur en haleine jusqu’à un final surprenant. (Ne feuilletez pas l’album pour ne pas vous auto-spoiler.)

 

 

 

 

© Sente, Jigounov - Dargaud

 

 

            Avec un visuel de couverture où l’on voit XIII monter à la verticale sur une échelle de fer accrochée à une structure, le contraste est fait avec les 2132 mètres du titre et du tir horizontal.

 

            Avec l’inattendue et très bonne surprise The XIII history, sortie en août, et cet album plus « dans le moule » et moins surprenant, 2019 est une année que XIII ne pourra pas oublier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade 

 

 

Série : XIII

 

Tome : 26 - 2132 mètres

 

Genre : Thriller   

 

Scénario : Sente 

 

Dessins & Couleurs : Jigounov 

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 12 €

 

ISBN : 9782505069904

 



Publié le 13/12/2019.


Source : Bd-best


Spinoza À la recherche de la vérité et du bonheur.

 

 

 

Profondément déçu par la vie, Baruch Spinoza cherche un bonheur qui ne soit pas "vain et futile", mais au contraire qui lui procurerait "une joie continuelle et suprême pour l'éternité". Un vaste programme qui va amener progressivement le jeune homme sur la voie de la philosophie. Cette démarche est le sujet du Traité de la réforme de l'entendement, œuvre initiatique fondamentale pour aborder la pensée de Spinoza, ici vulgarisée avec talent et humour.

 

 

 

 

 

 

Bon, ben, je me lance.... Je me suis dit en voyant la couverture... aie.. aie.. aie, cela va être dur à comprendre et lourd à digérer "Spinoza : à la recherche de la vérité et du bonheur."
Ce fut l’inverse qui s'est produit.. J'ai pris une grande claque. Ne jamais, mais ne jamais juger un livre uniquement avec sa couverture.

 

 

 

 

 

© Philippe Amador  - Éditions Dunod

 

Nous avons tous en mémoire nos cours de philosophie avec un apprentissage laborieux des grands courants philosophiques, nos difficultés d'organiser un discours qui en plus est sur Spinoza.

 

 

 

© Philippe Amador  - Éditions Dunod

 

 

 

L'auteur Philippe Amador nous amène à aimer le personnage au fur et à mesure de son histoire pour nous faire discerner le vrai du faux, du fictif et du douteux. Si j'avais eu cette BD pour passer mon examen de philosophie, ma note finale (oui, je sais, cela date de 1985.), aurait été franchement supérieure à la moyenne.

 

 

 

 

© Philippe Amador  - Éditions Dunod

 

 

 

Je félicite les Éditions Dunod d'avoir osé publier l'auteur Philippe Amador. Si vous réalisez pour Freud : "malaise dans la civilisation", je suis preneur. Encore bravo pour cette belle découverte de fin d'année.

 

 

Horus 66

 

Titre : À la recherche e la vérité et du bonheur

 

Collection : Hors collection

 

Genre : Philosophie

 

Scénario : Philippe Amador

 

Dessins : Philippe Amador

 

Éditeur : Dunod

 

Nombre de pages : 128

 

Prix : 15,50 €

 

ISBN : 9782100802319 



Publié le 12/12/2019.


Source : Bd-best


Exposition Jean Marc Rochette Galerie Maghen Paris

 

La galerie Daniel Maghen a l’honneur de consacrer une vaste rétrospective à Jean-Marc Rochette, du 10 décembre 2019 au 11 janvier 2020, à l’occasion de la sortie de Vertiges, le tout premier artbook dédié à l’artiste (éd. Daniel Maghen).

 

 

 

 

 

Près de 300 originaux de bande dessinée, peintures et sculptures ont été rassemblés pour cette exposition qui retrace la carrière engagée et écologique du dessinateur Jean-Marc Rochette, devenu un incontournable du 9e Art. Elle reprend son travail depuis 1982, année de parution du Transperceneige (Casterman), sur un scénario de Jacques Lob. Ce récit de science-fiction post-apocalyptique, prépublié dans la revue (À suivre), s’est imposé comme une pierre angulaire de la bande dessinée d’anticipation, et fut adapté au cinéma par le réalisateur sud-coréen Bong Joon-ho (Palme d’or 2019). L’incroyable puissance graphique de Rochette et sa science du noir et blanc incarnent parfaitement cette série mythique qu’il poursuit après la mort de Lob avec le scénariste Benjamin Legrand pour les deux albums : L'Arpenteur (1999) et La Traversée (2000), puis avec Olivier Bocquet pour Terminus (2015), et Matz pour Extinctions acte 1 (2019). Une sélection de planches, illustrations et couvertures issues de ces albums sera exposée aux côtés de grandes peintures et sculptures inspirées de l’univers de la série.

 

 

 

 

 

 

©Rochette – Casterman - Daniel Maghen

 


L’exposition présentera également ses œuvres récentes à travers son sujet de prédilection : la montagne. Passionné d’alpinisme, Rochette a choisi de devenir dessinateur de bande dessinée après un accident qui a failli lui coûter la vie. En 2018, l’auteur, au sommet de son art, rencontre un grand succès critique et public avec Ailefroide, altitude 3954, récit autobiographique de ses années d’alpinisme, puis Le Loup (2019), récompensé récemment du prix Wolinski - Le Point 2019. Ses superbes planches noir et blanc sont le reflet d’une beauté sauvage à couper le souffle. Elles seront accompagnées dans l’exposition de magnifiques aquarelles de montagnes, peintures abstraites et sculptures animalières.

 

 

 

 

 

© Rochette – Daniel Maghen - Casterman

 

 

ATTENTION ! Vu les nombreux mouvements sociaux connus pour l’instant sur le territoire français, le vernissage de l’exposition prévu ce soir à Paris est reporté au jeudi 19 décembre, à partir de 19h.

L'exposition est accessible  au public depuis ce 10 décembre 2019.

Galerie Daniel Maghen

36 Rue du Louvre

75001 Paris

France

+33142843739

Ouvert de 10h30 à 19h00 (Fermeture les dimanches et lundis)



Publié le 12/12/2019.


Source : Bd-best


Rien ne peut l’empêcher de repartir à l’aventure.  Thorgal 37 – L’ermite de Skellingar

 « - Je suis Ivarr-le-glacé, Jarl du Sudreyjar… C’est donc toi le pèlerin qui a rudoyé mes hommes ? Pourquoi cette résistance ? Les disciples de l’anachorète de Skellingar ne sont-ils pas censés être non violents ?

- Mon nom est Thorgal ! Je suis un homme pacifique; mais je n’aime pas être menacé d’une arme, voilà tout !

- Je ne comprends pas… Ne devrais-tu pas être impatient de mourir afin d’être métamorphosé en mouette, macareux ou fou de bassan, comme tes congénères ?

- Seul un fou pourrait désirer mourir pour une raison aussi ridicule !

- Tiens ? Tu sembles plus lucide que tous ces benêts… Si tu ne crois pas à toutes ces sornettes, pourquoi alors viens-tu accomplir ce pèlerinage ici, avec le collier de cette secte à ton cou ?

- J’ai fait un serment à une mourante ! »

 

 

 

 

 

Thorgal doit racheter les vilénies de son double maléfique Shaïgan-sans-merci. Ce dernier a massacré la famille de Kilda, une jeune femme qui s’est tuée en chutant d’une falaise après avoir tenté d’éliminer Thorgal qu’elle a pris pour son double. Avant de mourir, elle a exigé le Weirgild, le prix du sang, une vie contre une vie. Voilà pourquoi le viking des étoiles va tenter d’extraire des griffes d’Ivarr-le-glacé les compatriotes de Kilda. Ivarr lui propose un marché : se rendre sur l’Ile de Skellingar pour défier Yngvi l’ermite en tentant de faire osciller le roc d’or, rocher géant recouvert de feuilles d’or. S’il y parvient, l’ermite sera vaincu et Ivarr libérera ses prisonniers.

 

 

 

 

© Vignaux, Yann – Le Lombard

 

 

Décidément, Thorgal a les fesses assises sur un ressort. A peine est-il rentré chez lui, à peine a-t-il retrouvé sa femme Aaricia et ses enfants que le voilà déjà reparti à l’aventure. Le Mike Horn des drakkars est incurable. L’appel de l’aventure et la force des serments sont plus fort que tout.

 

 

 

 

© Vignaux, Yann – Le Lombard

 

 

Après s’être fait la main sur les deux derniers épisodes de Kriss de Valnor, Fred Vignaux prend les rennes de Thorgal de main de maître. Cet épisode le met d’entrée dans le grand bain en lui faisant dessiner tout le panel des situations dans lesquelles Aegirsson pourrait se trouver : scènes maritimes, voire sous-marines, cauchemars et délires sous psychotropes, combats et poursuites. Espérons qu’il aura bientôt l’occasion d’en réaliser les couvertures. Même si les compositions de Rosinski sont superbes, le procédé est frustrant pour le dessinateur de l’album et malhonnête pour le lecteur.

 

 

 

 

© Vignaux, Yann – Le Lombard

 

 

Yann remet les choses à plat. Même s’il est agaçant de voir Aaricia se faire encore une fois abandonner par un mâle touché dans sa virilité et qui préfère l’appel de l’aventure à la vie de famille, il est bon de retrouver la malice d’un Thorgal qui va devoir user de diplomatie et d’astuce pour en arriver à ses fins. Le scénariste a l’idée géniale de boucler l’histoire en un one-shot. Finis les voyages interminables. L’heure des histoires interminables est révolue. Comme une Chute de Brek Zarith, un Alinoë ou un Maître des montagnes, cet Ermite de Skellingar a un concept jouissif.

 

 

 

 

© Rosinski, Vignaux, Yann – Le Lombard

 

 

Bon, Aaricia, on veut pas être pessimiste pour toi, mais il y a fort à parier que ton homme va encore te laisser en carafe à la maison   bien d’autres fois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Thorgal

 

Tome : 37 – L’ermite de Skellingar

 

Genre : Heroïc Fantasy 

 

Scénario : Yann

 

Dessins : Fred Vignaux

 

Couleurs : Gaëtan Georges

 

Couverture : Rosinski

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 12,45 €

 

ISBN : 9782803673728

 



Publié le 11/12/2019.


Source : Bd-best


Décès du scénariste Patrice Ordas

 

 

 

 

C'est avec une grande tristesse que nous avons appris à la rédaction le décès du scénariste Patrice Ordas, disparu hier à l’âge de 68 ans. Écrivain et romancier, il fut également mélomane passionné – pianiste, flûtiste et même chanteur. Il opta pour le dessin après son bac, entrant aux Arts Déco, et en 1973, diplôme en poche, il choisit de réaliser une thèse sur la « docimologie expérimentale attachée aux arts plastiques ».

 

 

 

 

Un succès, manifestement, puisque son directeur de thèse lui proposera un emploi à l’École de joaillerie de Paris… Mais Patrice Ordas préférera l’écriture et la bande dessinée…

 

 

 

 

 

© Cothias – Ordas - Mounier -Bamboo

 

Certaines de ses collaborations littéraires furent adaptées en bande dessinée : L’Ambulance 13 et L’Œil des Dobermans, chez Grand Angle. Il fut également scénariste de plus d’une quarantaine de bandes dessinées chez ce même éditeur et auteur de plusieurs romans : Hindenburg, les cendres du ciel, Le Fils de l’officier, La Rafale, Moses Rose, Nous Anastasia R., SOS Lusitania, la Vénitienne, les naufragés du métropolitain, la Nuit de l’empereur.
Son plus grand succès fut la série L’Ambulance 13 avec plus de 150.000 albums vendus.

 

 

 

 

 

© Cothias – Ordas -Zanat - Bamboo

 

 



« Tous ceux qui l’ont connu se souviennent d’un homme loyal, généreux et passionné par son travail. Nous nous associons à la douleur de sa famille et de ses amis », indique le groupe Bamboo.

 

 

 

 

 

© Cothias – Ordas - Tieko - Bamboo

 

 

 

L'ensembe de la rédaction présente à sa famille et à ses amis ses plus sincères condoléances.

 



Publié le 10/12/2019.


Source : Bd-best


Une histoire au poil… quand il en reste.  Ekhö monde miroir 9 – Abidjan-Nairobi Express

« - Cinq victimes de plus cette nuit, votre Sainteté. On en est à soixante-quinze répertoriées. Donc, à chaque fois, ils ont perdu leurs poils, mais on sait enfin de quoi ils sont morts exactement ?

- De honte, votre Sainteté.

- C’était inévitable.

- Le ridicule tue. Qui pourrait surmonter une telle déchéance ?

- Aucun survivant ?

- On ne peut exclure le cas d’individus terrés pour échapper à l’infamie. Nos services ont analysé et croisé tous les dossiers, il en ressort une information importante.

- Oui ?

- Trois des victimes vivaient à Abidjan, toutes les autres y sont passées dans les dernières semaines. »

 

 

 

 

 

            Quel est donc ce virus qui dépoile les Preshauns, les faisant, au propre, mourir de honte ? Il y a quelques indices. La maladie ne se transmet pas. Seuls les voyageurs sont atteints. Presque toutes les victimes appartenaient à l’obédience des Preshauns authentistes. Ces derniers sont sur le qui-vive. S’ils découvrent que des expériences visent à les éliminer, la guerre contre les humains et les Preshauns zeugma pourrait faire rage. La pontife Emily nie tout complot et envoie son héritière et son meilleur agent confidentiel Fourmille Gratule pour enquêter sans délai. Direction Abidjan en Dragojet privé, accompagné par le fidèle Yuri Podrov.

 

 

 

 

© Arleston, Barbucci, Lebreton – Soleil

 

 

            Ekhö monde miroir est peut-être la série la plus originale de Christophe Arleston. Basée sur un concept simple permettant d’écrire des histoires variées aux décors très différents les uns des autres, Ekhö offre un voyage fantastique à chacune des histoires. Dans ce miroir de la Terre, Arleston n’oublie jamais le pouvoir premier de Fourmille, celui d’être possédée par les âmes des morts. L’argument permet de complexifier les histoires et de relancer les intrigues. Ici, l’esprit de Niélé Balaka, griotte ivoirienne assassinée pour connaître les secrets de la Plante-qui-pue-des-pieds, celle qui fait tomber les poils des Preshauns.

 

Alessandro Barbucci quitte les univers urbains pour les villages et la jungle africaine. Des casemates aux taxis-brousse, du parc africain naturel dans la forêt primaire jusqu’à la canopée de celle-ci, le dessinateur dynamique envoie la sauce. On retiendra son Lord Greyzan, mix de Tarzan et de Lord Greystoke, fondant sur les intrus dans sa tenue aristico-sauvage accroché à une liane et escorté de mandrills Mahakalas.

 

 

 

 

© Arleston, Barbucci, Lebreton – Soleil

 

 

Les couleurs de Nolwenn Lebreton surfent sur les tons chauds des espaces africains en mettant en valeur le travail du dessinateur. On ne soulignera jamais assez l’importance du travail des coloristes, auteurs à part entière et tout autant responsables du succès (ou pas) d’une série que le scénariste et l’illustrateur.

 

Ekhö monde miroir reflète le talent de son trio d’auteurs.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Ekhö monde miroir 

 

Tome : 9 – Abidjan-Nairobi Express

 

Genre : Heroïc-Fantasy 

 

Scénario : Arleston

 

Dessins : Barbucci 

 

Couleurs : Lebreton

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782302078796

 



Publié le 09/12/2019.


Source : Bd-best


La claque de cette fin d’année.  Blueberry 1 - Amertume Apache

« - Sir !

- Blueberry… Vous venez m’annoncer quelque chose de grave, mh ? Naturellement !... Si vous êtes dans cet état, c’est que vous avez trempé dans quelque catastrophe.

- J’ai été témoin d’un incident qui risque d’embraser la région, Sir…

- Les apaches…

- Amertume, Sir…

- Ouch.

- Et la communauté de la mine de…

- Oui, les dingues, je sais qui c’est. Des dingues contre des sauvages… Lieutenant, je finis par me demander si vous ne portez pas la poisse. »

 

 

 

 


 

            Trois cow-boys, une fille et deux garçons, dont deux sont des enfants du prêcheur polygame R.G.Dahlstrom, viennent d’assassiner sauvagement la fille et femme d’Amertume, guerrier apache. La hache de guerre est déterrée. Blueberry, témoin du double meurtre, vient annoncer la nouvelle au Lieutenant-Colonel Benjamin Tyreen, commandant du Fort Navajo. L’officier voit sa partie d’échec contre un automate perturbée par l’événement qui risque d’embraser la région.

 

 

 

 

© Blain, Sfar - Dargaud

 

 

            Prendre la suite de Giraud et Charlier n’était pas une mince affaire. On attendait Sfar et Blain au tournant, certains se délectant d’avance du costume qu’ils allaient pouvoir leur tailler. Les « hateurs » n’auront pas d’os à ronger. Cet album est une pure réussite.

 

 

 

 

© Blain, Sfar - Dargaud

 

 

            Joann Sfar synthétise tout ce qu’il y avait de meilleur chez Charlier pour sortir un scénario parfait. Son Blueberry est à la fois dans une continuité et une symbiose entre celui de son créateur et Jerry Spring. L’ombre de Jijé, qui planait sur Gir, veille aussi sur Sfar et Blain. Mais un autre grand dessinateur complète la trinité Gir-Charlier-Jijé, c’est Franz, auteur trop tôt disparu qui a signé avec le scénariste Festin la seule reprise de Jerry Spring avec un album oublié, un « incunable » paru au début des années 90, intitulé…. Colère Apache ! De la colère à l’amertume, il n’y avait qu’un pas à franchir, ce qu’a fait Sfar pour son ami Blain. Dans Colère Apache, Jerry Spring tentait de maintenir la paix entre les apaches et les hommes de main du maire de la ville. Dans Amertume Apache, Blueberry occupe exactement la même fonction en servant, ou en tentant de servir, de médiateur entre les différentes parties. Mais devant la violence et la haine, est-il possible d’apaiser des esprits assoiffés de sang ?

 

 

 

 

© Blain, Sfar - Dargaud

 

 

            Christophe Blain n’est pas un novice dans le western. Son premier album, La révolte d’Hop-Frog en 1997, en était déjà un. Vingt-deux ans plus tard, Blain a acquis la maturité qui lui permet de réaliser cette reprise. Il ne joue pas dans la même cour qu’un Ralph Meyer ou un Paul Gastine. Tout en rendant hommage à Giraud, le dessinateur ne trahit pas son trait qui garde sa spécificité. Avec des mises en scène mettant en valeur le média BD comme la sublime planche 50, Blain s’installe définitivement comme un « grandprixmable » à Angoulême.

 

 

 

 

© Blain, Sfar - Dargaud

 

 

            Amertume Apache traite à la fois de sujets classiques de la grande époque du western, mais aussi de préoccupations modernes. Depuis les années 60, la place de la femme dans la société n’est plus la même. Ruthy, la femme du Lieutenant-Colonel, joue à la fois le rôle de l’épouse modèle et de la femme qui cherche à s’émanciper. Pour autant, les femmes n’ont pas toujours la part belle à l’instar de Bimhal, qui n’a ni remords ni regrets sur ses actes irréversibles.

 

            Cet album n’est ni un Blueberry « vu par... », ni un one shot. Il se termine comme à la belle époque en plein suspens, la dernière case annonçant de façon alléchante l’implacable titre de la suite : Les hommes de non-justice. En attendant, goûtez cette amertume qui n’a jamais eu aussi bon goût.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Blueberry

 

Tome : 1 - Amertume Apache 

 

Genre : Western 

 

Scénario : Sfar 

 

Dessins : Blain

 

D’après : Giraud & Charlier 

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 14,99 €

 

ISBN : 9782205077988

 



Publié le 09/12/2019.


Source : Bd-best


Dans le sillage de la balade de la mer salée.   Corto Maltesse T.15 Le jour de Tarowean

 

 

L’univers de Corto Maltese, on aime où on n’aime pas. L’album était disponible sur la table de la rédaction sans que nos chroniqueurs habituels ne semblent emballés pour en faire une chronique. C’est là que Vincent entre en scène, nous déclarant « je n’ai jamais lu de Corto Maltese et je ne veux pas mourir sans avoir tenté cette expérience ». Les lignes, ci-dessous reflètent son ressentit après sa lecture.

 

 

 

 

 

 

 

Première incursion pour moi dans le monde de Corto Maltese et pour un début, pourquoi ne pas commencer par le…début. Sauf qu’ici, le début, c’est la fin du nouvel album où l’on voit Corto attaché à un radeau et jeté dans la mer, sans autre forme de procès, juste avec la conviction que sa dernière heure n’est pas encore arrivée.

 

 

 

 

© Hugo Pratt – Juan Diaz Canales - Ruben Pellejero - Casterman

 

 

 

Comment Corto s’est-il retrouvé sur ce radeau ? C’est ce que va raconter « Le Jour de Tarowean », cette BD de plus de 70 pages qui verra Corto délivrer Calobeese d’un établissement pénitentiaire, faire un bout de chemin avec Raspoutine, rencontrer une magnifique… sirène, assister au début d’une improbable histoire d’amour,… le tout sur fond d’aventures.

 

 

 

© Hugo Pratt – Juan Diaz Canales - Ruben Pellejero - Casterman

 

 

 

 

Dévoiler plus concernant l’intrigue serait dommage pour le lecteur qui n’a pas encore découvert « Le Jour de Tarowean ». On retrouve dans cette BD tout ce qui fait le succès d’un bon roman d’aventure. Le fait de parler de roman n’est pas si innocent que cela car cette BD se dévore comme tel, ce qui peut être un peu déroutant au début, surtout pour celles ou ceux qui découvrent cet univers particulier.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vct

 

Titre : Le jour de Tarowean

 

Collection : Corto Maltesse

 

Genre : Aventure

 

Scénario : Hugo Pratt – Juan Diaz Canales

 

Dessins : Ruben Pellejero

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 82

 

Prix : 16,00 €

 

ISBN : 9782203185883

 

 



Publié le 09/12/2019.


Source : Bd-best


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