Information générale concernant le monde de la BD
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Prévente exceptionnelle. Compendium, par Jorge Gonzalez

 


En août, iLatina édite Compendium, un livre unique du dessinateur culte Jorge González !

 

 

 

 

 

 

 


Cette œuvre est le résultat de plusieurs années de recherche graphique et narrative par le célèbre dessinateur argentin. Un livre qui compile ses récits journalistiques en BD et une partie ArtBook pour s’immerger dans son univers graphique.

Pour l’occasion, la maison d’édition iLatina lance une prévente exceptionnelle de l’ouvrage : 50 exemplaires dédicacés, numérotés et signés par Jorge González et 100 exemplaires accompagnés d’un print signé par l’auteur sont disponibles depuis le 25 juin sur les réseaux sociaux de la maison d’édition iLatina.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter ilatina.edition@gmail.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Compendium
Jorge González

200 pages. 30 €.

Sortie en librairie le 28 août.

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 03/07/2020.


Source : Bd-best


Indiana Jones, Tintin, profitez de votre retraite, la relève est assurée.  Inanna Djoun 1 - Au pays des français

« - Inanna ! Ton Musée perd de l’argent… Il n’y a plus de visiteurs. Je n’ai piétiné personne en venant !

- C’est que… Les trésors de Babylone et d’Egypte n’intéressent plus les gens. Ils sont lassés des représentations de dieux qu’ils voient tous les jours…

- Je sais. Ils veulent de l’exotisme. C’est pourquoi tu vas te rendre en France.

- En France ?

- C’est un pays d’Europe blanche, au nord d’Andorre. Il regorge de trésors archéologiques. Tu as une lune pour monter une exposition de ce que tu auras rapporté afin de sauver l’honneur du Musée de Babylone !

- Bien, ô grand adjoint.

- Ne faillis pas, ou tu seras crucifiée ! Et je couperai tes subventions ! »

 

 

 

 

 

 

 


L’adjoint au Maire à la culture de Babylone vient de donner une mission à la conservatrice du Musée départemental d’archéologie de la ville. Inanna Djoun doit tout faire pour mettre les lieux en valeur. Ce n’est qu’une exposition exceptionnelle qui pourra sauver la situation. Inanna se rend aussitôt en France afin de récolter des trésors qui pourraient être exposés. Evidemment, l’expédition ne sera pas de tout repos. Les dangers sont multiples et Inanna Djoun devra faire preuve de courage pour accomplir sa mission. Le Musée de Babylone brillera-t-il d’un nouvel éclat ?

 

 

 

 

© B-Gnet - Fluide glacial

 

 

Fille naturelle de Tintin et d’Indiana Jones (Qui a dit qu’ils ne pouvaient pas avoir d’enfants ensemble ? C’est de la discrimination !), Inanna Djoun est une aventurière sans peur et sans reproches. Flanquée de Demi-Pêche, un jeune acolyte qu’elle sauve à la manière d’un Tintin libérant Tchang d’une main blessante, Inanna n’hésite pas à tailler dans le lard. Elle croisera la route de champignons hallucinogènes, une société shamanique, des moines allumés, et même la bête du Gévaudan.

 

 

 

 

© B-Gnet - Fluide glacial

 

 

B-Gnet chapitre son histoire avec des parodies de couvertures de Tintin, mélangeant titres trafiqués et couvertures détournées d’histoires différentes. Les six gars du charbon met en scène Inanna dans un dérivé de Tintin au Congo, et non pas des Cigares du Pharaon. De même, Le rétro cassé entremêle L’oreille cassée et L’affaire Tournesol. B-Gnet se permet tous les délires pour le meilleur et pour le rire. Pour autant, l’aventure de son héroïne ne raconte pas n’importe quoi. Il y a bien un début, un milieu et une fin dans une cohérence, totalement foutraque certes, mais une cohérence.

 

 

 

 

© B-Gnet - Fluide glacial

 

 

 

Tiens, on vous laisse. On va faire un tour au Musée départemental d’archéologie de Babylone pour voir si tout ceci ne serait pas en fait un reportage.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Inanna Djoun

 

Tome : 1 - Au pays des français

 

Genre : Humour aventurier 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : B-Gnet 

 

Éditeur : Fluide glacial

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 12,90 €

 

ISBN : 9782378783754

 



Publié le 01/07/2020.


Source : Bd-best


Un grand cri d’amour ou l’improbable histoire d’un microbe émouvant. L’humanité a trouvé son antivirus.  Toajêne

« - Hé, toi ! Tu sais combien ça fait 1 + 1 ?

- Hein ? 1 + 1 ?

- Oui. Combien ça fait ?

- 1 + 1 ?

- Oui ! 1 + 1 !

- Ben, ça fait quelque chose…

- Oui, mais combien ?!!

- Quelque chose en plus… Quelque chose en plus que 1.

- Ces espèces de monstres ne comprennent rien à rien. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Rien ne prédestinait ce petit microbe fasciné de calcul mental à devenir le sauveur de l’humanité. La vision du Tarzan de 1932 avec Johnny Weissmuller a changé sa vie. Tombé sous le charme de Maureen O’Sullivan, le minuscule bonhomme n’a plus qu’une idée en tête, rencontrer l’actrice américaine qu’il nomme Toajêne. Récupéré par un chercheur, Moatarzan, car c’est comme ça qu’il se fait appeler, possède un pouvoir miraculeux qui permet de reconstituer des visages qui s’effacent mystérieusement.

 

 

 

 

© Panaccione, Bozzetto – Delcourt

 

 

                Bruno Bozzetto écrit une histoire qui ne ressemble à aucune autre. Mais qu’est-ce que ça fait du bien de lire des choses comme ça ! C’était à se demander si ça pouvait encore exister. S’il y avait un prix de l’originalité, cet album sera incontestablement le vainqueur. Bozzetto présente son personnage dans des premières pages dans lesquelles ont se demande ce que l’on va bien pouvoir nous raconter. L’intérêt se construit savamment, pas à pas grâce à la recette : j’intrigue, je ferre, j’accroche. Qui est ce petit bonhomme qui pose des questions de calcul mental à des êtres bizarroïdes ? C’est le film vu par le petit personnage qui se charge de la deuxième étape, la troisième étant assurée par ce professeur qui, à la fois nous apprend que le personnage que l’on suit depuis le début est un microbe, et nous interpelle sur la façon dont il va l’utiliser.

 

 

 

 

© Panaccione, Bozzetto – Delcourt

 

 

                Grégory Panaccione met tout l’amour de Moatarzan pour Toajêne dans son trait en noir et blanc. Ce microbe au graphisme humoristique intègre un monde réaliste et parvient à tirer des larmes tellement le dessinateur met de l’émotion dans le personnage.

                Le parti pris de ne pas coloriser l’histoire accentue le rapprochement entre Toajêne et Maureen O’Sullivan, égérie de ce film en noir et blanc.

 

 

 

 

© Panaccione, Bozzetto – Delcourt

 

 

                Si vous pensiez rester insensible à une histoire de microbe, vous vous fourrez le doigt dans l’œil jusqu’au coude ou que vous n’avez pas une once d’humanité.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

One shot : Toajêne 

 

Genre : Histoire d’amour

 

Scénario : Bruno Bozzetto 

 

Dessins : Gregory Panaccione

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 94 

 

Prix : 19,99 €

 

ISBN : 9782413027515

 



Publié le 29/06/2020.


Source : Bd-best


Une vie dans un cri silencieux.  Contes des cœurs perdus 4 - Jeannot

 

« Je me fiche d’à peu près tout. Et le temps n’a rien fait à l’affaire. Tout ce qui m’intéresse, c’est l’ordre. J’aime que tout soit à sa place. Ranger est le seul truc qui apaise un peu cette colère terrible que je ressens en permanence. Alors, après une vie à tailler, couper, tronçonner dans les espaces verts, je garde le pli, je prends soin de mon jardin. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Jeannot est un vieil homme solitaire. Passionné de jardinage, il parle aux végétaux qui semblent lui répondre. Sa rencontre dans un parc avec Josette va bouleverser sa vie. Mais à son âge, qu’est-ce qui peut encore toucher son cœur ? Surtout quand celui-ci semble meurtri d’une blessure impossible à cicatriser.

 

 

 

 

© Maurel, Clément – Delcourt

 

 

                Jeannot, la soixantaine bien tassée, vit seul. Alors qu’il semblait en être préservé, il va se retrouver au cœur d’une histoire d’amour. Dans ce scénario de Loïc Clément, le mot cœur cité précédemment prend une dimension toute particulière. Ce n’est pas seulement celui de Jeannot, narrateur omniscient du récit, qui va être touché, mais celui de tous les lecteurs de cette histoire. On dit souvent qu’il est plus facile dans la fiction de faire pleurer que de faire rire, mais ici Clément ne fait pas pleurer, il émeut à un point tel qu’on n’en sort pas indemne. Il nous apprend que toutes les cicatrices, même si elles n’ont pas la faculté de s’effacer, peuvent se soigner.

 

 

 

 

© Maurel, Clément – Delcourt

 

 

                Carole Maurel dessine et peint cet album avec la même délicatesse que son adaptation très réussie d’En attendant Bojangles. Les éclairages de mi-saisons apportent des impressions de chaleur doucereuse. Elle joue avec les yeux des personnages et les lunettes de ceux qui en ont pour traduire les sentiments d’incertitude, d’interrogation, de surprise, d’inquiétude ou d’amour et d’amitié des différents protagonistes. Aidée par les textes de son scénariste, Carole Maurel donne de la vie aux végétaux.

 

 

 

 

© Maurel, Clément – Delcourt

 

 

                Inscrit dans la toute nouvelle collection Les contes des cœurs perdus regroupant des histoires signées Loïc Clément, Jeannot est l’inédit qui accompagne les rééditions de Chaque jour Dracula, Chaussette et Le voleur de souhaits.

 

                A lire en écoutant « Dis, quand reviendras-tu ? » de Barbara, Jeannot est une histoire d’amour merveilleuse, d’amour de l’autre et d’amour de la vie, magnifique message d’espoir pour tous ceux qui auraient vu un jour leur vie basculer.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Contes des cœurs perdus

 

Tome : 4 - Jeannot

 

Genre : Histoire d’amour

 

Scénario : Loïc Clément

 

Dessins & Couleurs : Carole Maurel

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Jeunesse

 

Nombre de pages : 40

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782413019657

 



Publié le 29/06/2020.


Source : Bd-best


Une affaire de famille.  Danthrakon 2 - LyreleĂŻ la fantasque

« - Ah ! Vous voilà ! Inutile de raconter la pousuite, nous vous avons observé dans l’éther : vous avez échoué. Nous allons déterminer votre degré de responsabilité dans cette affaire, Waïwo, et décider des sanctions appropriées. Le Danthrakon doit être retrouvé et la menace que constitue ce garçon éliminée.

- Sans parler des autres ouvrages abusivement détournés que leurs propriétaires veulent retrouver ! »

 

 

 

 

 

 


                Le mage Waïwo est attendu par l’inquisiteur Amatu dans la cité. Nul ne sait comment le Danthrakon, ce grimoire, est entré dans le corps de Nuwan, pourtant simple marmiton. Et comme le dit le jolie Lerëh, la place de l’encre, c’est sur du papier, pas dans les veines. L’ouvrage appartient au mage mais il a choisi d’habiter chez le jeune homme. Il faut à tout prix trouver le moyen de s’en débarrasser. Pour Amatu, le grimoire a besoin d’un maître. A bord du Leviathan, la chasse peut commencer. 

 

 

 

 

 © Arleston, Boiscommun, Guth, Torta - Drakoo/Bamboo

 

 

                Avec ce deuxième tome, Danthrakon s’affirme comme la figure de proue des éditions Drakoo, filiale de Bamboo. Christophe Arleston joue dans le grand classique. C’est propre, c’est net, c’est efficace. Le scénariste réunit les poncifs du genre. Il complète son univers de créations originales comme il sait le faire. Ici, la Mygatule, une araignée faite de chair et de mécanique sert de véhicule aux ennemis de Nuwan et les siens.

                Arleston navigue entre les codes. Il n’hésite pas à utiliser aussi de grands personnages mythologiques classiques, comme des sirènes redoutables avides de viande humaine. Il sait tout autant surprendre en n’hésitant pas à sacrifier des personnages importants, mais toujours au profit du scénario.

 

 

 

 

 © Arleston, Boiscommun, Guth, Torta - Drakoo/Bamboo

 

 

                Olivier Boiscommun fait le job en marchant sur les pas de Tarquin, mais il a parfois des difficultés à garder le cap. Est-ce parce que ce graphisme n’est pas naturel pour lui ? Toujours est-il que si les personnages principaux sont irréprochables, certaines attitudes ne sont pas maîtrisées. Par exemple, les mains qui tiennent les espèces de peignes qui servent à diriger la Mygatule n’ont pas les positions qui permettent de serrer les objets. Plus loin, un bras est désarticulé. Quant aux décors, on était peut être mal habitué, mais ils mériteraient d’être plus travaillés. On attend un tome 3 élevant le niveau et mettant en valeur les capacités graphiques de son dessinateur.

 

 

 

 

 © Arleston, Boiscommun, Guth, Torta - Drakoo/Bamboo

 

 

                Danthrakon est aussi le récit d’un fardeau lourd à porter. Tel un Hulk mal-à-l’aise dans son corps de monstre, Nuwan montre sa force, sa détresse et sa mélancolie dès la couverture le mettant en position de force inquiète. Danthrakon est également une histoire de famille, une quête d’identité qui va se transformer en schizophrénie perturbante. Bref, on le voit, l’univers est riche et gagne à être visité.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Danthrakon

 

Tome : 2 - Lyreleï la fantasque

 

Genre : Heroïc-Fantasy 

 

Scénario : Christophe Arleston 

 

Dessins : Olivier Boiscommun 

 

Couleurs : Claude Guth & Florence Torta 

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Drakoo

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782490735150

 



Publié le 29/06/2020.


Source : Bd-best


Entretiens avec Christian Godard – Le feuilleton Godard, épisode 8 : Godard, un scénariste pas très ordinaire.

 

Huitième et dernière partie de l’entretien avec Christian Godard par Laurent Lafourcade. On retrouve Godard, scénariste d’une série concept, d’une reprise de Charlier et de guides humoristiques. Christian jette un regard sur l’ensemble de sa carrière. Et des projets, il en a encore…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec Une folie très ordinaire en 2002, vous êtes le maître d’œuvre d’une série concept avec plusieurs dessinateurs : Bonnet, Rossi, Mounier, Jarbinet, Moynot, Malès, Plumail. Comment est-elle née et quel est ?

 

Alors là, sa naissance… Je suis incapable de me souvenir de ce qui s’est passé avant que ça existe. C’est impossible. Je ne peux pas me souvenir de ce que je pensais avant que j’ai fait les choses. C’est comme si vous demandiez à une mère de douze enfants ce qu’elle pensait avant qu’elle ait fait le premier. J’arrive à penser après que j’ai fait les choses ; je pense après coup. Pourquoi ? Parce que ce métier est un métier de création. Il fait que, quand on commence à créer quelque chose, on le découvre en le faisant. On ne sait pas avant de l’avoir fait.

 

 

 

 

 

 

Quel est le concept de cette série hors du commun ?

 

Le concept de cette série a été initié par Henri Filippini. Ce serait bien de lui poser la question. C’était dans la collection Bulle noire, dont on a déjà parlé. Cela donne une idée de ce que ça allait être. On y découvre l’histoire par les points de vue différents de 7 personnages.

 

 

 

 

Henri Filippini

 

 

 

Vous réussissez à garder le suspense jusqu’à la dernière page du dernier album.

 

Oui. Je me suis intégré à la cervelle d’un tueur et de m’exprimer comme si je pouvais penser comme un vrai. Je ne sais pas si j’ai réussi. C’est à vous de me le dire. C’était en tout cas très intéressant à conceptualiser.

Cette série était une manière de faire un album choral pour la première fois. Mais je me souviens que ce qui m’attirait dans tout ça, c’était de travailler avec Alain Mounier que j’aime beaucoup. Il faisait un travail tout à fait exceptionnellement bon. J’étais aussi ravi de travailler avec Jarbinet, Plumail et les autres.

 

 

 

 

 

 

A-t-il été complexe de faire avancer le récit sans se répéter et en restant cohérent ?

 

C’est un souci constant. La problématique de ne pas se répéter est effectivement quelque chose qui m'habite en permanence, depuis toujours. Raconter quelque chose que je n’avais pas encore raconté a toujours été mon but. Vous touchez là à un point intéressant, quelque chose qui m’a toujours préoccupé par rapport à mes confrères. Je vais vous livrer ce qui me différencie de mes amis qui font le même métier que moi. Je me suis toujours posé la question de faire en sorte de ne pas fonctionner comme eux. Quand vous regardez un album de Tintin, vous savez d’avance que les deux abrutis qui disent toujours la même phrase vont intervenir dans le récit. J’ai toujours eu le souci à la fois de ne pas me répéter et à chaque fois de découvrir des trucs sur ce que j’ai en tête, ce qui fait que j’ai toujours eu beaucoup de plaisir à faire ce métier. C’est un métier dans lequel je souhaitais ne pas me répéter. Je pense que, dans une certaine mesure, j’y suis en partie parvenu. Si, par exemple, vous prenez ma série la plus représentative Martin Milan, il n’y a pas de personnages récurrents. C’est volontaire, Martin change d’endroit en permanence et, en permanence, le décor change aussi. Les personnages changent également à chaque fois et sont nouveaux dans chaque histoire. J’ai volontairement essayé de faire de ce métier quelque chose qui ne soit pas installé sur des rails, de telle manière que je sois en situation de découvrir à chaque fois une histoire qui ne soit pas la répétition morne d’un système déjà établi. Je pense que je serais tombé raide mort s’il avait fallu que je sois l’auteur des Schtroumpfs, pour prendre un exemple… J’ai essayé de travailler avec Peyo une fois pour qui j’avais fait des gags des Schtroumpfs. Il les a trouvés trop méchants. 

 

 

 

 

 

 

Le début de ces années 2000 aura vu le succès de plusieurs de ces séries concept avec Le triangle secret et Le décalogue. Etait-ce un phénomène de mode ?

 

Quand on découvre un filon, si je puis dire, c’est un peu comme les chercheurs d’or qui creusent un peu partout avant de trouver un endroit qui mérite qu’on se démolisse le dos. La BD, c’est un peu la même chose. Il faut trouver des sujets nouveaux en permanence. Une voie a été ouverte et donc il y a eu pas mal de tentatives dans ce registre.

 

 

 

 

 

 

Votre dernier album inédit paru date de décembre 2018. Il s’agit d’une aventure de Michel Brazier, suite d’une histoire créée par Chéret et Charlier en 1979 dans Spirou. Comment vous êtes-vous trouvé embarqué dans cette aventure ?

 

C’était une nouveauté. Charlier avait écrit un scénario pour un feuilleton télévisé Les diamants du président, en 1977. Sur une commande de l’hebdomadaire TéléStar, il l’a adapté en bande dessiné en 1978. C’est finalement passé dans Spirou, avec des dessins de Chéret, l’auteur de Rahan étant alors en procès avec les éditions Vaillant.

Charlier était quelqu’un de très proche. Il a orienté mes possibilités de dessinateur à un certain moment. C’est lui par exemple qui m’a commandé Norbert et Kari alors que je balbutiais dans Pilote où j’avais illustré des textes de Goscinny. C’est Charlier qui le premier m’a dit un jour, j’étais tout jeune à l’époque, « Christian, et si vous passiez aux choses sérieuses ? ». C’est lui qui m’a ouvert la porte et m’a permis de faire ma première série dans Pilote. Et, très naturellement, quand il est parti, on s’est adressé à moi. En 2015, Chéret avait été contacté pour faire la suite de Brazier et on m’a demandé si je voulais prendre le relais avec lui. Je le connaissais bien et il m’a semblé tout à fait naturel de travailler pour Chéret. En plus, ça me plaisait bien.

Les choses se sont très mal passées avec l’éditeur. Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé entre eux, mais l’éditeur a demandé à Chéret de refaire plusieurs fois des planches. Au bout d’un moment, Chéret l’a envoyé se faire voir chez les grecs. J’avais accepté de travailler avec Chéret et brusquement je me suis retrouvé à devoir collaborer avec quelqu’un que je ne connaissais pas. C’est la raison pour laquelle ça a tourné très vite au vinaigre. Etant donné que j’avais accepté de reprendre la série en 2015 et que c’était quelque chose qui émanait initialement de Charlier, je ne devais pas le trahir. C’était pour moi essentiel. Je lui devais tout. Je me retrouvais en situation de faire quelque chose pour que si Charlier avait été là, il m’aurait dit “Oui c’est exactement comme ça qu’il fallait faire”. J’ai eu cette idée en tête du début jusqu'à la fin. Le problème est que je travaillais avec Mankho, un dessinateur que je ne connaissais pas. Il n’avait pas une antériorité dans le métier qui fasse que je tienne compte de ce qu’il avait déjà réalisé. A un certain moment, il s’est mis à tout changer, en plein milieu de l’album, inventant des passages entiers à sa manière pour que ce soit paraît-il plus vivant. Il ne s’était pas aperçu qu’il y avait des bas de pages destinés à créer un certain suspens incitant à continuer la lecture. Il décalait les cases. Je ne le connais pas. Je ne l’ai jamais vu. J’avais écrit le scénario en restant fidèle à l’idée de Charlier. Je pense qu’il n’avait pas la moindre idée de la situation. Il a pris possession en quelque sorte du travail initial de Charlier qui avait été fait pour la télé. J’ai piqué une colère noire et demandé que l’on retire mon nom de la série. C’est comme ça que ça s’est arrêté.

 

 

 

 

 

 

Vous avez également scénarisé de nombreux guides en BD.

 

J’en ai fait une douzaine. Il s’agissait de faire quelque chose de différent à chaque fois. Je me suis bien amusé. Je pensais à mon plaisir à moi. Je m’y suis mis grâce à Goupil. Je changeais à chaque fois de sujet. Il y en a qui m’ont amusé, intéressé (le guide du mariage, le guide du ras-le-bol, le guide des sportifs, le guide des femmes, ...). C’était une occasion de changer de thème tout en restant dans la même position narrative. J’aurais bien aimé continué à en écrire mais le directeur de collection de l’époque est parti. Un autre est arrivé. Goupil est parti s’exprimer ailleurs, il me semble dans le domaine du théâtre. Son remplaçant est venu avec sa propre équipe et ne m’a pas sollicité.

 

 

 

 

 

 

On peut remarquer dans votre carrière exceptionnelle que vous avez travaillé dans tout un tas de journaux et magazines : Charlie Mensuel, Circus, GommeFluide GlacialHop !, Intrépide, PiloteRecordSpirou, Pif,… Même à l’époque, une telle diversité était rare.

 

Oui, peut être bien. Je ne pense pas que ce soit exceptionnel de multiplier les collaborations, surtout dans notre métier ou l’on se fait plaisir en permanence. Le fait de changer de partenaire, c’est intéressant au possible. Le fait de changer de volonté narrative en fonction des endroits dans lesquels on se trouve, ça aussi, c’est quelque chose de tout à fait intéressant à vivre. Ce sont des endroits où, tout simplement, on me demandait de passer Je ne vois pas pourquoi j’aurais refusé. C’est vrai que c’est un côté de mon parcours qui ne ressemble pas à celui des copains. C’est vrai qu'à chaque fois que se présentait de faire quelque chose de nouveau, ça m’intéressait parce que, justement, c’était quelque chose de nouveau.

 

 

 

 


 

Les auteurs d’aujourd’hui n’ont plus la chance de bénéficier de magazines pour « se faire la main » ou tout simplement se faire connaître. Pensez-vous que la presse BD connaîtra un jour un nouvel essor ?

 

C’est une question extrêmement complexe, parce qu’elle ne met pas en cause que les auteurs, scénaristes, dessinateurs, etc… La situation est complétement à revoir par rapport à l’époque bénie des dieux que j’ai bien connue, où il y avait deux ou trois journaux où l’on avait envie d’être et de produire. Aujourd’hui, on n’est plus du tout dans la même situation. Le paysage a complètement changé. Il y a tous les ans des centaines d’auteurs qui ont travaillé chacun de leur côté pour un album. Il y a une multitude de prétentions dans le métier que la situation des éditeurs a complètement changé.

 

 

 

 

 

 

Ces dernières années, il y a plus de 5000 parutions par an, ce qui correspond à peu près à seize nouveautés par jour.

 

La situation dans laquelle, je me suis plu, moi, à travailler, je ne la retrouve pas du tout. On est plus du tout en face des mêmes éditeurs, des mêmes directeurs de collection, ... Ça ne ressemble plus à rien. Il y avait à une certaine époque trois ou quatre hommes qui décidaient de l’année qu’il convenait d’occuper. Henri Filippini, par exemple, jouait un rôle très important chez Glénat. Guy Vidal, c’est la moitié de ma vie, tenait ce rôle chez Dargaud. Quand vous connaissiez ces individus qui faisaient la BD de l’année et que vous aviez envie de faire quelque chose, vous saviez que vous aviez trois ou quatre interlocuteurs qui étaient toujours les mêmes. Aujourd’hui, cette situation a totalement disparu. Ça ne ressemble plus du tout à la profession telle que moi je l’ai pratiquée pendant très longtemps.

 

 

 

 

Guy Vidal

 

 

Avez-vous une nostalgie particulière dans votre carrière ?

 

J’en ai plusieurs. Je regrette l’arrêt de Toupet dans Spirou par exemple.

 

 

 

 

 

 

On a déjà parlé de cela précédemment dans cet entretien, mais je ne vous ai pas demandé pourquoi vous n’êtes pas allé voir un autre éditeur lors de cette interruption ?

 

Nous étions tellement étonnés… Blesteau était réduit en cendres. Il était ma première préoccupation. On a travaillé sur un autre projet, une série qui devait se passer dans un square, avec ses habitués, le jardinier, les passants qui le traversent, … On l’a proposée à droite et à gauche, mais elle est restée en rade. Blesteau a été littéralement pulvérisé. Il est rentré chez lui et n’en est plus ressorti.

Je n’ai pas démarché d’autres éditeurs non plus parce que j’avais une grosse production à cette époque-là. Je faisais Les postiers chez Bamboo, Shamira chez Glénat, … Je sortais un album sur Attila avec Christian Gine dans la collection BDVD chez Seven Sept. J’en avais un autre en projet avec Moëbius, qui était très heureux de travailler avec moi, mais auquel il a dû finalement renoncer à cause de la récidive de son cancer. C’était l’occasion de travailler ensemble alors que nous nous étions croisés tout au long de nos carrières respectives.

 

 

 

 

 

 

 

Les cahiers de la BD vous ont mis deux fois à la une, en 1972 et en 1984. C’était un honneur exceptionnel.

 

Initialement, c’était une idée de Numa Sadoul qui avait été mon co-équipier.

Quand on vient vers moi et que l’on souhaite me consacrer une interview, je n’y échappe pas et je fais ce que je peux pour y répondre, comme ici.

 

 

 

 

 


 

Durant toute votre carrière, vous avez essentiellement travaillé pour la BD. On a parlé de littérature, de théâtre et de télévision. Vous n’avez jamais été tenté ou approché par le cinéma ?

 

Il s’en est fallu de très peu. J’ai écrit un polar qui s’appelle “Pavane pour un catcheur défunt”. Ce polar était écrit d’une manière tout à fait réaliste. J’ai eu dans le temps un ami très très cher avec lequel je faisais de l’entretien physique dans une salle de sport. Cet ami était devenu par la suite catcheur. Le fait qu’il ait pris cette voie m’avait incité à écrire l’histoire d’un catcheur. J’ai donc écrit un polar qui a été publié aux Presses de la cité. Puis le temps a passé. Je m’entrainais dans une salle de culture physique où j’avais fait la connaissance de l’acteur Mario David. Il jouait systématiquement dans les films de Louis de Funès, ce qui m’a amené à penser que je pourrais faire une adaptation de « Pavane pour un catcheur défunt », non pas de manière réaliste, mais humoristique, qui irait parfaitement à Louis de Funès. Je raconte à Mario David que j’ai écrit une continuité dialoguée dans laquelle Louis de Funès deviendrait ce qu’on appelle un match maker. Je le voyais très bien prendre la direction d’une équipe de catcheurs tous trois fois plus gros que lui, mais qui auraient filé doux en face d’un Louis de Funès devenu le dirigeant de leur équipe. Je demande donc à Mario David s’il peut faire parvenir cette continuité dialoguée à Louis de Funès. Il accepte et la lui fait passer. Louis de Funès lui dit que je dois prendre contact avec Audiard dont il me donne le numéro de téléphone. Je téléphone à Audiard, je lui explique mon projet et nous prenons rendez-vous chez son producteur. N’ayant pas de bureau assez grand, nous étions reçus dans la salle à manger. Nous nous sommes vus deux ou trois fois. A sa demande, je lui écris une continuité complète, rapidement parce que Louis était disponible en septembre pour tourner. Je l’ai écrite au galop. Il fallait qu’Audiard ait le temps d’écrire ses dialogues derrière. Il m’a dit : “Ok, on y va ! “. Et je n’en ai plus jamais entendu parler. J’ai appris plus tard par l’intermédiaire de son fils qu’Audiard était en procès avec son producteur. C’était au début des années 80.

 

 

 

 


 

Vous nous avez révélé ne pas être lecteur de bandes dessinées.

 

Si j’avais lu des bandes dessinées, je me serais rendu compte que je n’en faisais pas. Quand j’écris pour mon compte, je fonctionne à partir d’éléments qui me sont personnels. J’essaye de ne jamais raconter deux fois la même chose. Si un lecteur tente de prouver que je l’ai fait, qu’il me le démontre. Je cherche toujours un sujet que je n’ai pas traité. C’est la seule chose que j’ai trouvée pour m’intéresser à ce que je fais. Qu’est-ce je me serais ennuyé à dessiner les Schtroumpfs ! Ils se ressemblent tous. Il ne se passe rien qui ne soit prévisible. Il faut que chaque album ressemble au précédent. C’est insupportable à faire… sauf pour gagner sa vie, peut-être plus que nécessaire.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, je ne suis pas très malin. Des confrères beaucoup plus futés que moi utilisent des méthodes commerciales. Quand je fais le calcul de mes moyens, je m’aperçois que parmi les préoccupations qui sont les miennes, ne figure jamais la question : comment vais-je faire pour gagner du fric ? Ce n’est pas un motif de fierté. Je le constate. C’est un défaut dont je n’ai pas su me défaire.

 

 

C’est tout à votre honneur.

 

Je ne sais pas. Ça été la seule façon pour moi de faire ce métier. Evoluer en continuant à m’intéresser à ce que je faisais. Mais c’était commercialement mortel. Je n’ai pas gagné une fortune comme mes confrères, les bons. Les comiques sur scène ne changent pas de style. Quand il en a un, il le garde. Moi, j’en change. Vous trouvez que c’est intelligent ?

 

 

Avec une telle carrière, on ne s’imagine pas que vous puissiez vous arrêter. Quels sont vos projets ?

 

En ce moment, je suis en train de faire de grandes illustrations qui sont en format demi raisin. Je n’ai jamais eu le temps de faire ça au long de ma vie car j’avais trop de choses à faire. Je me donne le temps. Je n’essaie pas de monter un projet et de le faire à droite ou à gauche, ou bien de reprendre La jungle en folie ou la suite du Vagabond des limbes.

Pour le Vagabond, je me suis posé la question après tout d’écrire la suite car il s’est arrêté le jour où Julio a eu l’idée saugrenue de casser sa pipe, et non parce que l’histoire était finie. Dans ma tête, il y a la suite. Alors, si je trouve un partenaire pour la faire, et si je trouve un éditeur pour la publier, j’ai en réserve tout un tas de suites potentielles.

 

 

 

 

 

 

Claude Plumail ne serait-il pas l’homme idéal pour cette reprise ?

 

C’est un bon. Il a pris une direction différente. Il enseigne le dessin à Paris. On s’est vu. Mais j’avais le sentiment que le feu chez lui s’était éteint. Il serait très capable de reprendre le Vagabond, mais je ne l’ai pas interrogé là-dessus. On est toujours resté en très bon termes. Il pourrait être un « client ». La question se pose avec évidence pour moi.

 

 

 

 

Claude Plumail

 

 

Quand on a une œuvre aussi conséquente que la vôtre, pense-t-on à sa pérennité ?

 

J’avais pensé à faire un site de lecture en ligne. C’était autour de 2014-2015. J’ai travaillé là-dessus pendant pas mal de temps avec Mircea Arapu, qui œuvrait entre autres à Pif Gadget et qui a fait les couleurs des Nouvelles aventures de la jungle en folie. Ça m’a demandé deux ans de travail intensif, et puis il y a eu une panne informatique qui m’a obligé à repartir à zéro. Cette idée de mettre tout un catalogue en ligne, ce qui aurait été une belle manière de finir le travail, a été réduite à néant et je n’ai pas eu le courage de tout recommencer. 

 

 

 

 

Mircea Arapu

 

 

Vous êtes à la tête d’un site https://www.godard-christian.org et d’un blog http://christiangodard.canalblog.com. D’une part, c’est une mine d’informations sur votre carrière, d’autre part, on peut voir sur le blog des dessins que vous inspire l’actualité. Est-ce que le monde moderne vous inspire au quotidien ?

 

Je ne regarde pas la télévision. Je n’achète pas de journaux. Par contre, vous avez remarqué que je suis l’actualité de très près sur le net. C’est vrai qu’il y aurait à dire. Est-ce que ça m’inspire ? Oui, ça m’inspire. Par exemple, ça m’a inspiré un projet qu’on essaye de monter avec Curd Ridel, qui s’appelle « Les Robots sexuels ». Vous savez qu’aujourd’hui on peut acheter des femmes en caoutchouc avec lesquelles on peut avoir des ébats proches de ce que l’on a avec des vraies. C’est un sujet sur lequel j’ai écrit.

 

 

 

 

Curd Ridel

 

 

Pourquoi ne faites-vous pas une campagne de financement participatif sur le net ?

 

Curd m’en a parlé. Pour le moment, le projet est là, il est quasiment prêt. Si l’occasion se présente et qu’un éditeur se met à genoux devant moi et me dit : « S’il vous plaît, Monsieur Godard, vous qui avez tant fait pour la bande dessinée, est-ce que vous accepteriez de travailler pour moi, humble d’éditeur d’aujourd’hui ? », je répondrais : « Ben écoutez, je vais faire un effort. Oui, avec plaisir. ». Ha, ha !

 

 

Rester dans l’air du temps, est-ce que ça a été votre secret pour durer ?

 

J’en ai un qui n’est pas partagé par mes confrères. Je vous le livre mais ça coûte cher : j’ai toujours refusé de m’emmerder.

 

 

 

 

Entretien réalisé par Laurent Lafourcade

Sauf indication, les dessins sont © Godard

La photo de titre d’article est © Laurent Mélikian

Les aquarelles ci-dessous sont © Godard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le feuilleton Godard a été la plus belle aventure que j’ai vécue jusqu’à présent grâce à BD-Best. Je tiens à remercier évidemment Christian Godard pour les presque dix heures d’entretiens qu’il m’a accordées et pour ses relectures avisées, Elisabeth pour sa mémoire et ses précisions, ainsi que Marie Mauve pour son aide à la retranscription de ces discussions.

 

Pour ceux qui ont raté l’un ou l’autre des huit épisodes que constituent le feuilleton Godard, voici les liens vers les 7 précédents :

 

Episode 1 : https://www.bd-best.com/entretiens-avec-christian-godard-ae-le-feuilleton-godard-pisode-1-des-d-buts-jusquae-au-journal-pilote-news-11100.html

 

Episode 2 : https://www.bd-best.com/entretiens-avec-christian-godard-ae-le-feuilleton-godard-pisode-2-martin-milan-news-11113.html

 

Episode 3 : https://www.bd-best.com/entretiens-avec-christian-godard-ae-le-feuilleton-godard-pisode-3-la-jungle-en-folie-news-11134.html

 

Episode 4 : https://www.bd-best.com/entretiens-avec-christian-godard-ae-le-feuilleton-godard-pisode-4-toute-une-vie-avec-julio-ribera-news-11151.html

 

Episode 5 : https://www.bd-best.com/entretiens-avec-christian-godard-ae-le-feuilleton-godard-pisode-5-godard-sc-nariste-dae-autres-partenariats-news-11166.html

 

Episode 6 : https://www.bd-best.com/entretiens-avec-christian-godard-ae-le-feuilleton-godard-pisode-6-godard-sc-nariste-multicartes-polar-humour-anticipation-et-fantastique--news-11179.html

 

Episode 7 : https://www.bd-best.com/entretiens-avec-christian-godard-ae-le-feuilleton-godard-pisode-7-hommage-albert-uderzo-news-11241.html

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 



Publié le 27/06/2020.


Source : Bd-best


Quand savoir tout n’est pas un cadeau.  Les omniscients 1 - Phénomènes

« - C’est merveilleux !... Un peu effrayant, mais surtout merveilleux !...

- Cesse ton cinéma, Albert ! T’es lourd à la longue !

- C’est la stricte vérité, ça a débuté tôt ce matin avec…

- Avec des acouphènes ! Ça fait quatre heures que tu le dis en boucle ! Ecoute, Einstein ! T’as deux années d’études d’avance sur ton âge ! A chaque discussion, tu sais toujours tout ! Et là, tu veux me faire avaler que…

- Je sais que c’est difficile à croire. D’ailleurs, ce qui m’arrive est arrivé à une autre personne… Une fille… Il faut que je la retrouve ! »

 

 

 

 

 


James, Jessica, Amber, Albert et Diego sont cinq adolescents qui n’avaient rien de commun. Absolument rien ne les prédestinait à se rencontrer jusqu’au jour où ils se réveillèrent avec le savoir absolu. Devenus omniscients, ils connaissent à présent tout sur tout. Une chance ? Pas si sûr. Le fardeau est lourd à porter. Les jeunes gens font l’objet d’études scientifiques. Mais tout le monde leur veut-il du bien ? Et qui est cet homme qui burine leur prénom sur une stèle de pierre ?

 

 

 

 

© Dugomier, Castellani - Le Lombard

 

 

A l’instar d’Harmony chez Dupuis et de Terence Trolley chez Drakoo, la série Les Omniscients met à l’honneur des adolescents aux compétences particulières. Chaque série se distingue bien l’une de l’autre. Celle-ci a la particularité de ne pas mettre les jeunes face à des pouvoirs qu’ils ne maîtrisent pas, mais leur attribue un don sorti de la cuisse de Jupiter. Dans ce tome introductif, ils apprennent à vivre avec, avec plus ou moins de facilités.

 

 

 

 

© Dugomier, Castellani - Le Lombard

 

 

Vincent Dugomier passe du réalisme des Enfants de la résistance à un récit contemporain qui s’annonce de longue haleine et à qui l’on prédit sans prendre trop de risques le même succès que sa série précédente avec Benoît Ers, ou même que Seuls. Le scénariste met en place un univers actuel, ouvre des portes et pose tout un tas de questions. Comme dans Les démons d’Alexia, un mystère récurrent rythme l’album. Ici, c’est cette stèle gravée aux prénoms des ados par un inconnu.

 

 

 

 

© Dugomier, Castellani - Le Lombard

 

 

Renata Castellani est une nouvelle venue. Avec un graphisme franco-belge incluant quelques légers codes mangas, son dessin efficace se situe entre Ers et Urasawa.

 

Les omniscients font une entrée remarquée dans une année BD dont on se rappellera.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les omniscients

 

Tome : 1 - Phénomènes

 

Genre : Thriller fantastique 

 

Scénario : Vincent Dugomier  

 

Dessins & Couleurs : Renata Castellani  

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782803674961

 



Publié le 27/06/2020.


Source : Bd-best


Martin a trouvé sa digne héritière : Valérie Mangin.  Alix Senator 10 – La forêt carnivore

« - Père ? On ne va pas entrer dans la forêt, n’est-ce pas ?

Non, Lucius, ne t’inquiète pas.

Il y a des hommes-loups dans les bois et ils mangent les enfants pas sages ! C’est la nourrice qui l’a dit !

Ils parlent des derniers ennemis de César, Alix. Ceux qui se sont retranchés dans Uxellodunum après la défaite de Vercingétorix. Une fois vaincus, ils ont été renvoyés dans leurs tribus mais elles ont été exilés avec leurs familles. » 

 

 

 

 

 

 

 

                Alix et Vanik arrivent en forêt d’Alesia. Ce dernier a l’intention d’ériger une ville gallo-romaine symbole de l’unité des deux peuples. Mais cette nouvelle Alesia n’est pas du goût de tout le monde, et en particulier des guerriers vaincus de Vercingétorix que César a isolé du monde en leur coupant les mains, un châtiment pire que la mort faisant d’eux des parias. Humiliés, ils se sont installés en ces lieux avec leur malédiction. Menés par Ollovia, la dernière épouse de Vercingétorix, ce sont des hommes-loups. Une alliance est-elle possible ?

 

 

 

 

 © Démarez, Mangin, Chagnaud - Casterman

 

 

                Valérie Mangin poursuit le destin du héros de Jacques Martin avec respect et originalité. Alix va comme à l’accoutumée devoir faire montre de toute sa diplomatie pour se sortir d’une situation en apparence inextricable. Vanik voit son projet saboté par ces gaulois exilés, aux mains amputées transformées en sabres tranchants.

                La scénariste répare astucieusement une erreur de Jacques Martin. Ce dernier avait raconté le siège d’Alésia en le situant par erreur au cœur de l’hiver alors qu’il a eu lieu en réalité en été. Par un tour de passe-passe, Mangin parvient à corriger l’erreur du maître sans l’accuser de faute.

 

 

 

 

 © Démarez, Mangin, Chagnaud - Casterman

 

 

                Thierry Démarez immerge ses lecteurs dans la forêt gauloise du premier siècle avant Jésus-Christ. Le dessinateur retranscrit toute la détresse et la cruauté de ces hommes et des loups qui défendent leur territoire. Il ne fait aucune concession dans la violence lorsqu’il est nécessaire de la montrer. Ça peut paraître parfois cru mais cela semble si proche de la réalité de l’époque.

 

 

 

 

 

 

A noter qu’il existe une version de luxe à dos toilé de ce neuvième volet des aventures du sénateur Alix. Tirage limité à 3000 exemplaires.  (18,95 €)

 

                Avec un destin de personnage et un final dans les chaussons de Martin, Thierry Démarez et Valérie Mangin, avec déjà dix albums au compteur, ont déjà fait d’Alix Senator un classique de demain.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Alix Senator

 

Tome : 10 – La forêt carnivore

 

Genre : Aventure historique

 

Scénario : Mangin

 

Dessins : Démarez

 

Couleurs : Chagnaud

 

D’après : Jacques Martin

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 13,95 €

 

ISBN : 9782203192621

 



Publié le 26/06/2020.


Source : Bd-best


Concours Prix Atomium Spirou 2020.

 

Chaque année à la mi-septembre, la Fête de la BD fait vibrer Bruxelles. C’est le plus grand rendez-vous de la bande dessinée en Belgique. Ce moment privilégié pour les fans de bulles connaît son point d’orgue avec la remise des Prix Atomium. Durant cette cérémonie, on distingue les albums marquants de l’année écoulée dans plusieurs catégories. Le Journal Spirou renouvelle le palmarès en vous proposant un format différent pour 2020 : il va récompenser des histoires courtes (maximum 4 planches) qui mettront en scène Spirou et Fantasio.

 

 

 

 

 

 

Depuis 2017, le Journal Spirou s’est associé aux prix Atomium, pour récompenser de jeunes talents. Cette année, le concours est lancé avec un thème imposé : Spirou et Fantasio !

Selon votre âge, il y aura deux catégories pour participer :

 -  Si vous avez moins de 18 ans, vous pourrez concourir dans la catégorie des juniors. Le lauréat remportera le prix Atomium Spirou junior, accompagné d’un abonnement d’un an au journal (ou 10 albums s’il est déjà abonné).

- Si vous avez plus de 18 ans et que vous avez publié au maximum 3 albums, vous pourrez concourir dans la catégorie des jeunes auteurs. L’imposé pour cette édition : votre histoire doit mettre en scène Spirou et Fantasio. Le lauréat remportera le Prix Atomium Spirou et verra son histoire publiée par le journal Spirou. Le jury décernera également des mentions si plusieurs récits l’ont séduit. Toutes les publications seront rémunérées au tarif professionnel.

 

 

 

 © Spirou.com

 

 

 

Une fois n’est pas coutume, vous avez l’autorisation de vous emparer de nos personnages emblématiques. Alors surprenez-nous avec votre propre aventure humoristique de Spirou et Fantasio !

 

Vous pouvez envoyer vos participations jusqu’au 31 août à minuit, soit par courrier postal au 52 rue Destrée, B-6001 Marcinelle, soit par courriel à spirou@dupuis.com.

Le règlement complet du concours est disponible sur Spirou.com.

Les résultats seront annoncés lors de la Fête de la BD à Bruxelles.

 

 

 

 © Spirou.com

 

 

Haubruge Alain

 

 

 



Publié le 25/06/2020.


Source : Bd-best


 Dupuis Air Libre L'age d'or T.2   Une épopée féerique et médiévale qui ré-enchante l’utopie politique.

 

 

 

Avec l’hiver, la guerre a commencé. Tandis que les insurgés rassemblent leurs troupes et remontent depuis la Péninsule, la princesse Tilda tient le siège devant le château de son frère pour reconquérir son trône. En haut des remparts, en première ligne, les « gueux » se préparent à l’assaut. Ce deuxième et dernier volume conclut en majesté l’épopée flamboyante de l’Âge d’or, ce livre assez puissant pour déchainer la tempête et la révolution, la force d’une utopie qui donne envie de croire en l’avenir.  

 

 

 

 

 

 

 

 

Afin de vous faire patienter jusqu’à la sortie de l’album prévue en novembre 2020, nous vous invitons  à découvrir ci-dessous le clip «  Paladines » interprété par Lenparrot & Sarah Maison et réalisé par Cyril Pedrosa.

 

 

 

 

 

 

Haubruge Alain

 

 

 

 



Publié le 25/06/2020.


Source : Bd-best


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©BD-Best v3.5 / 2020