Information générale concernant le monde de la BD
Flux RSSFlux RSS

1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


Spirou 4580 – 21 janvier 2026

 

 

L’étrange monde des boutiques fantastiques de la rue Fracastic

 

 

 

 

 


                Après le succès de La boîte à musique, la scénariste Carbone est de retour dans Spirou avec deux co-autrices, Sydélia Guirao au scénario et Hortense Pien au dessin. Les boutiques fantastiques de la rue Fratastic s’annoncent tout aussi qualitatives.

            Trois récits complets sont au cœur de ce numéro, dont une histoire de Spirou et Fantasio avec de nouveaux auteurs, encore. Etait-ce bien nécessaire ?

 

                Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

© Marko - Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Boutiques fantastiques de la rue Fratastic (Les) : La boutique carnivore

Pien / Carbone / Guirao

Dina et le millimonde : Le peuple du grenier

Dalena / Lapuss’ / Giumento

 

 

Récits complets :

 

Maîtresse ne sait pas tout ! (La) : Les démons du docteur dément

Piquet / De la Taille

Perdus à l’hôpital

Pochep / Mandel / Chesneau

Spirou & Fantasio : Histoire sans distinction

Danier / Gerben Valkema

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Floris

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Berth

Edito (L’)

Erre / Fabcaro / Greff

Epée de bois (L’) Comment devenir tueur de dragons

Muñoz / Thibaut-Jouvray

Fifiches du Proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Lécroart

Fish n chips (La pause-cartoon)

Tom

Game over

Adam / Patelin / BenBK

Gary C.Neel Mon papy à l’Ouest

Gorobei / Ced

Kid Paddle

Midam / Dairin / Patelin / Angèle

Manoir à louer

Juanungo / Trondheim

Nelson

Bertschy

Otaku

Maria-Paz / Nena

Spoirou & Fantasperge (Marges)

Sti

Strip dont vous êtes la star (Le) (En direct de la rédac)

Libon / Salma

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Dino

Titan Inc.

Boisteau /Martin

Working Dead

Lory / Dubuisson

 

 

Rubriques :

 

Abonné de la semaine (L’) (En direct de la rédac)

 

Dad’s not dead !

 

En direct de la rédac (dont Courrier des lecteurs)

 

En direct du futur : Des champignons à Champignac

 

Interview

Pien / Carbone / Guirao

Jeux : La potion

Priou

Spirou et moi

Pien

 

 

Supplément abonnés :

 

Les carnets de voyage de Spirou : A l’ombre de l’Andalousie

Marko

 

 

En kiosques et librairies le 21 janvier 2026

3,20 €

 

Laurent Lafourcade

 

 



Publié le 21/01/2026.


Source : Boulevard BD


"Voilà 13 nuits que, sitôt après le crépuscule, un brouillard rouge se lève sur la ville ... Un brouillard qui monte des entrailles de la capitale et se dissipe avant l'aube. [...] 

L'Académie Alchimique Royale a déclaré que ce brouillard, pour mystérieux qu'il puisse être, ne présente aucun danger. Les Parisiens préfèrent néanmoins le craindre. Ils l'évitent et lui ont donné un nom ... 

... L'Haleine du Diable."

 

Automne 1634, Paris, la peur s'est petit à petit installée sur la capitale de Louis XIII. Nul ne sait encore ce qu'est cette brume diabolique. Il y a bien quelques pistes ... Elle n'entre ni dans les églises, ni dans les maisons habitées, reste dans les quartiers bas de la ville, ...

Des silhouettes s'y devinent ... mais est-ce des "spectres" ?

Toute cette magie viendrait du Roi des Tombes. Mais quel est son but ? Son objectif ? Son dessein réel ?

 

 

Le Cardinal de Richelieu ne sait plus non plus à quel saint se vouer ... Peut-être qu'une messe précédée d'une procession avec les reliques de Sainte Geneviève pourra calmer le peuple quelques temps ?

Pour le reste, que l'Épéiste aille demander conseil à La Veuve !

Des derniers survivants du Zodiaque sortira la réponse !

La Veuve, L'Oiseleur, L'Épéiste ... 3 cartes de la même triade, la troisième. Mais sont-ils alliés pour autant ?

Gueule-de-Cuir n'a plus beaucoup de temps pour percer ces secrets et déjouer les complots qui semblent prendre de plus en plus de corps !

 

 

© Pevel - Créty - Maffre - Drakoo 2026

 

Malgré les circonstances, restant au service du Cardinal rouge, ce Batman du XVIIe siècle jouera son rôle jusqu'à l'ultime page.

Qui en sortira vainqueur ? Gueule-de-Cuir ? Le Cardinal ? Le Roi des Tombes ? Personne ? Ou simplement Nostradamus ?

La réponse se trouverait-elle dans la cave secrète de ce dernier ? A moins que ...

 

"- La salle de magie de Nostradamus ... Je la croyais perdue, ensevelie à jamais.

- Elle n'était que condamnée et oubliée, tout comme une partie du tunnel de l'ancien donjon du Louvre. C'est ce tunnel que le Roi des Tombes a rejoint depuis les caves de l'Hôtel des Loups.[...]

- Les aiguilles des horloges zodiacales sont désormais l'une et l'autre sur le signe du Diable. selon vous, à quoi devons-nous nous attendre ?

- J'ignore à quoi nous devons nous attendre, Monseigneur."

 

 

© Pevel - Créty - Maffre - Drakoo 2026

 

Pierre Pevel, maître-romancier es-fantasy, débute cet ultime opus par une page de rappel de ce qu'est le Zodiaque du Diable. Excellente idée qui nous permet de nous replonger aisément dans les arcanes du mystère. Si nous y ajoutons les 3 premières pages, conversation privée entre Richelieu et Gueule-de-Cuir, nous voici naturellement prêts pour la suite.

 

Un final aussi macabre qu'époustouflant. Entre l'âcre odeur du sang et de la mort, le héros va enfin rencontrer le Roi des Tombes pour un combat épique. Un duel entre les derniers rescapés du Zodiaque et l'âme, l'ombre protectrice de Paris.

 

Néanmoins, le dénouement pourrait décevoir certains lecteurs, le trouvant peut-être trop rapide, voire légèrement simpliste !

 

Le carnet de l'Épéiste, lui, reste des plus prenant, captivant à sa lecture. Ce sera cette fois l'histoire d'Elise, dit Lisa.

Ouvrant d'éventuels suites ou possibilités d'exploitation future, il y aurait largement de quoi conter ses aventures dans des tomes parallèles !

Donc ce 3e opus est-il réellement la fin de la série ?

 

© Pevel - Créty - Maffre - Drakoo 2026

 

Personnellement, et intimement, je serais bien partant pour un nouveau cycle ...

Stéphane Créty, au crayon, continue avec brio et talent à donner corps aux décors de ce Paris du XVIIe siècle.

Le rythme qu'il réussit à donner aux actions est quasi "cinématographique". Ses angles de vue sont vertigineux. Sa main mise sur la structure de la planche offre une cadence de lecture phénoménale.

 

© Pevel - Créty - Maffre - Drakoo 2026

 

Mais que serait cet excellent final sans une ambiance adéquate ? Les couleurs de Jérôme Maffre, fortement teintées de rouge et de teintes sombres, ne font dès lors qu'accentuer le côté "fin du monde" et "apocalypse" du récit.

Les ambiances nocturnes ou d'intérieure, dans une pièce éclairée par un foyer brûlant, les jeux d'ombre, les ciels, ... chaque case est chaude et intimiste.

 

En conséquence, une trilogie des plus saisissantes par son scénario, sa mise en dessin et en lumière ... nous a captivés. Le respect du rythme de parution a également été un atout au maintien de son intérêt.

A relire du premier tome sans hésitation.

 

 

Thierry Ligot

 

____________________________________________________________________________________________________________________ 

 

Série : Gueule de Cuir

Titre : 3 - Le Roi des Tombes

Scénario : Pierre Pevel

Dessin : Stéphane Créty

Couleurs : Jérôme Maffre

Éditeur : Bamboo

Collection : Drakoo

Genre : fantasy - aventure - action

Thème : Histoire - ésotérisme - Paris XVIIe

Parution : 7/1/2026

Pages : 64

Format : 24,3 x 32,1 cm

ISBN : 978 2 3823 3333 4

Prix : 15,9 €



Publié le 19/01/2026.


Source : Bd-best


" Dans "alcool", il y a "cool" comme dans le Banga, il y a des fruits.

En réalité, il n'y a pas plus de fruits dans le Banga que de cool dans alcool ... Par contre dans "alcoolique", il y a "colique". Ça, ça se tient.

Moi, alcoolique ? Tout de suite les grands mots."

 

Voilà, le décor est planté ! Il n'y a plus qu'à en ouvrir la bouteille, s'en servir délicatement un verre, le humer, le faire tourner légèrement pour en observer la couleur, et enfin le déguster par petites lampées pour en savourer les arômes ...

 

 

 

 

Roman graphique, confession, journal intime, témoignage personnel, ... Terreur Graphique, de son nom de baptême Fred Lassagne, nous fait vivre le parcours d'un gamin qui en grandissant va devenir "alcoolique" !

 

© Terreur Graphique - Casterman 2026

 

Un parcours, son parcours ! Et pour bien le comprendre, nous remontons à son enfance. Un père alcoolique, lui TDAH ... à cette époque on disait simplement "gosse chiant", un environnement sociétal où la boisson, l'alcool était "normal ... naissance, mariage, fêtes, ... Tout était occasion, sans oublier les "aprioris" vantant les qualités de telle ou telle boisson pour ceci ou cela !

 

"Dis-moi comment tu bois, je te dirais si tu l'es !"

 

C'est donc un portrait percutant, sans enluminure ni dorure qui nous est dresser par un "héros" ayant vaincu ses démons.

 

"Le pénultième ou l'ultime ?"

 

Et cela commence par sa propre représentation ! Pas celle d'un "vainqueur", d'un super-héros Marvel ! Non, par celle d'un chien ! Un toutou qui va mordre sans détour dans le vif de son sujet.

 

© Terreur Graphique - Casterman 2026

 

Si nous devions en retenir 3 points, nous pourrions dire :

D'abord, la narration s'articule autour de ses entretiens avec un médecin en CSAPA (Centre de Soins, d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie). Ce dernier lui offre un cadre clinique à son introspection débridée.

Terreur Graphique explore également les raisons pour lesquelles la boisson était "vitale" à son existence. L'une d'entre-elle était ... la peur de la mort !

 

"L'alcool était une potion magique. Ce n'est pas que je n'avais plus peur, j'en avais juste plus rien à foutre, de la mort. Et même de la vie, en fait."

 

Ensuite, malgré la dureté du sujet ... ou justement à cause d'elle ... Fred use de l'humour comme bouclier. Un humour caustique, noir, faisant de chaque page un plaidoyer pour son combat. Fidèle à son style dans "Libération", il l'utilise comme les références à la pop culture des années 80 pour rendre supportable le récit de sa déchéance physique et psychique. A sa lecture, c'est à la fois drôle et tragique !

Parmi ses nombreuses références et allusions à des films, chansons, livres, nous pouvons retrouver Renaud, Balavoine, Bowie, Deleuze, Marguerite Duras, Jim Carrey dans "The Mask", ... La liste est longue et variée.

 

Enfin, Fred est honnête sur la dure réalité du sevrage. Il ne s'agit pas pour lui de nous "vendre" un remède miracle mais d'illustrer la réalité de l'abstinence totale — la règle du "premier verre" à ne jamais reprendre — tout en soulignant l'importance des aides de la Sécurité Sociale.

 

© Terreur Graphique - Casterman 2026

 

C'est une lecture qui, au-delà du "Dry January", agit comme un miroir sur notre propre rapport à la pression sociale et à la fête.

 

"Plus qu'un réseau, nous étions une communauté réunie autour de valeurs communes ... Nous étions une famille. Une famille dont j'étais un des tontons relous, toujours plus saoul que les autres : la Communauté de la gnole !"

 

Un récit intimiste, rempli d'émotions et percutant qui nous oblige à nous regarder également dans un miroir afin d'y découvrir notre propre relation à l'alcool !

Un témoignage bouleversant d'un homme conscient de sa dépendance et ayant lutter pour s'en défaire, s'en libérer !

 

"L'obsession pour l'eau de feu a fini par me rendre fou. Je ne vivais plus que pour boire. Et malheur à qui se mettait sur le chemin entre moi et mon verre."

 

Et donc également et surtout un encouragement pour celles et ceux qui connaissent le même mal et sont engagés dans un combat identique !

Oui, il y a moyen de s'en sortir. Ce n'est pas une lutte perdue d'avance ...

 

© Terreur Graphique - Casterman 2026

 

Son album "L'Addiction, s'il vous plaît !", né sur Instagram,  s'impose comme une pièce maîtresse de la bande dessinée de témoignage.

 

Pour que le "retour à la case départ" ne devienne plus jamais un "retour à la case des bars" !

 

 

Thierry Ligot

 

_______________________________________________________________________________________________________________________________

 

Titre : L'Addiction s'il vous plait - Les Confessions d'un alcoolique qui se soigne

Scénario - dessin - couleurs : Terreur Graphique

Editeur : Casterman

Catégorie : roman-graphique

Genre : autobiographie

Thème : témoignage, alcoolisme, addiction, société

Parution : 7/1/2026

Pages : 144

Format : 18,6 x 25, 9 cm

ISBN : 978 2 2032 9793 7

Prix : 23 €



Publié le 18/01/2026.


Source : Bd-best


"- Mais ça va pas la tête ! Quel con ce mec !

- Qu'est-ce qui lui a pris ? Alors là, je ne comprends pas ! La classe, non ? Honnêtement. Mesdames, à la place de cette demoiselle, vous auriez été séduites par mon physique d'acteur américain ... n'est-ce pas ?"

 

Mais quel est donc le problème de Pierrot avec les filles, facteur de son village et Apollon dans sa tête ... ? Mais dans sa tête seulement car sa laideur n'a d'égale que sa certitude d'être le "tombeur de ces dames".

Il faut avouer qu'il n'a pas tout à fait tort ... si sa mère ne lui avait pas lancer un sort vaudou pour le convaincre de sa "beauté" ! Pour lui masquer à ses yeux sa véritable laideur !

 

C'est donc fort innocemment qu'il ne peut comprendre les râteaux sur râteaux qu'il se prend à chaque tentative de rendez-vous.

 

 

 

C'est vrai qu'il y a bien Lola, le mannequin de la boutique de lingerie, qui ne semble pas troublée ou offusquée par sa véritable apparence. Malheureusement, ce n'est qu'un mannequin !

 

"Ahhh ... Lola, Lola ! Heureusement que vous êtes là. Toujours fidèle, à m'attendre dans vos dessous affriolants. Chaque soir, je me présente à vous, le moral dans les chaussettes, mais je suis là, à vous déclarer ma flamme ... Je sais, Lola, qu'il ne vous manque pas grand-chose pour céder à mes avances. Juste une petite étincelle de vie ... peut-être que si je lui demandais, maman pourrait remédier à ça. Elle en est capable, vous savez ..."

 

Pour mieux comprendre ce qui lui arrive, il décide de profiter du pont du 14 juillet pour rentrer à la maison familiale, la dernière juste avant la forêt. C'est justement l'anniversaire de son père et il espère en profiter pour demander à sa mère quelques explications.

 

 

© Loisel - Djian - Tatti - Rue de Sèvres 2025

 

En effet, Yvette, sa maman adorée, semble posséder quelques pouvoirs vaudou. N'hésitant pas à avoir ressuscité, en un buste de pierre, son colonel de mari, infidèle et queutard, elle tient bien à s'en venger.

Elle a aussi "transformé" ses serviteurs en créatures surprenantes. Sa "ménagerie" comme elle l'appelle ! Parmi elle, Frimousse, petite "femme" hybride follement et maladivement amoureuse du fils de la maison ! Au moins une qui ... Mais ce n'est qu'une créature aux yeux de Pierrot et sa mère n'est pas fort d'accord avec cette relation un rien "spéciale".

Parmi les autres membres surprenants du personnel, Gildas Paterne, sorte de majordome noir, ramené d'Afrique pour le couple lors de ses lointains voyages coloniaux. Son rôle sera celui de centralisateur entre chaque acteur. Mais toujours au service de sa patronne !

Et que dire de ses "damoiselles" devenues plantes carnivores dans la serre de madame !

 

En gros, Yvette régente son petit monde en fonction de ses humeurs.

 

Et pour rendre l'ensemble plus complexe encore, le père est convaincu que son fils est un grand avocat, parcourant le monde pour tel ou tel grand procès.

 

 

"Heureusement que tu es là pour sauver l'honneur des de Cormolan. Ah fils, quelle fierté d'être le père du plus grand avocat du barreau de Paris."

 

Pourtant l'arrivée inopinée de Mimi, prostituée de son état et cadeau d'anniversaire pour le colonel, va venir troubler toute la quiétude du manoir des de Cormolan.

Il faut avouer que Mimi ressemble comme deux gouttes d'eau à ..., le ... de ...

 

A partir de ce moment-là, tout va partir en vrille. Pierrot, "son" amoureuse Frimousse, Mimi, la mère, ...

Les péripéties secondaires vont s'accumuler, s'entremêler au point de voir chaque protagoniste tout faire pour tenter de "garder la tête hors de l'eau".

Une famille de Cormolan à la fois exceptionnelle et unique, déjantée et classique dans sa structure !

 

 

© Loisel - Djian - Tatti - Rue de Sèvres 2025

 

 

Un régal que ce "La Dernière Maison juste avant la forêt".

 

A ce sujet, le titre pourrait nous rappeler un certain film d'horreur, celui de Wes Craven "La Dernière maison à gauche". Mais la ressemblance s'arrêtera quasi au titre. Bien que les deux se repaissent de quelques crimes plus gore les uns que les autres, un certain humour et un côté plus fantastique agrémentent ce scénario !

 

© Loisel - Djian - Tatti - Rue de Sèvres 2025

 

Voici donc Loisel de retour aux affaires ... au stylo, comme au crayon !

Avec son vieux comparse, ils nous offrent un scénario agréable, surprenant et bien ficelé ! Bien que souvent légèrement saugrenu, voire carrément loufoque et absurde, les coups de théâtre semblent amuser les 2 co-scénaristes.

Néanmoins, un récit peut-être un rien trop long ... diront certains.

Tous ces rebondissements farfelus en valaient-ils réellement la peine ? N'y avait-il pas moyen, pour éviter d'éventuellement lasser le lecteur, d'en rassembler quelques-uns ?

Au pire, il y avait matière à en faire 2 tomes !

Cependant, dans cette course effrénée, pas de temps mort ! Alors accrochez-vous, lecteur !

 

En y prêtant une attention particulière, les clins d'œil sont également nombreux à des œuvres littéraires, séries télévisées ou films ... Pour n'en citer qu'un ou deux, le suspicieux inspecteur Ratier, avec son chien ... Colombo ! Ou la tournée du facteur Pierrot qui fait bizarrement penser à une certaine scène de "Bienvenue chez les Ch'tis" !

 

 

© Loisel - Djian - Tatti - Rue de Sèvres 2025

 

Entre fantastique et humour noir, ce huis clos burlesque ne pourra que vous arracher quelques sourires. Est-ce l'effet de la magie vaudou d'Yvette ? Je ne sais ! Mais le ton de ce "conte" original mené avec brio par le duo ne laissera personne indifférent. Un peu comme l'arrivée de Mimi !

 

Le trait est du pur "Loisel", énergique, vivant, faisant la part belle aux visages et expressions. On y retrouve toute la laideur qu'il est capable de donner à ces personnages, tout en les rendant sympathiques. Les décors, notamment végétaux, et ambiances, qu'elles soient nocturnes ou feutrées, ... nous rappellent à quel point l'auteur de "Peter Pan" et "La Quête de l'Oiseau du temps" est un véritable maître du 9e Art.

 

 

© Loisel - Djian - Tatti - Rue de Sèvres 2025

 

Cet album, malgré sa longueur, a été un de mes coups de cœur de la fin 2025. Et vu la météo maussade et changeante actuellement, un brin de bonne humeur, d'humour noir dans un écrin joyeux n'est pas à refuser !

 

A lire ou relire avec une tisane bien chaude ou un bon grog.

 

 

 

Thierry Ligot

 

________________________________________________________________________________________________________________

 

 

Titre : La Dernière Maison juste avant la forêt

Scénario : Régis Loisel & Djian (Jean-Blaise Mitildjian)

Dessin : Régis Loisel

Couleurs : Bruno Tatti

Éditeur : Rue de Sèvres

Public : ado-adulte

Genre : fantastique - humour - satire

Parution : 19/11/2025

Pages : 168

Format : 25,5 x 34 cm

ISBN : 978 2 8102 0153 2

Prix : 35 €



Publié le 17/01/2026.


Source : Bd-best


Le sort d'Ilona n'a rien d'enviable. Vivant misérablement dans une masure délabrée, elle doit s'occuper de sa mère malade.

Objet sexuel des hommes du village, elle est néanmoins ignorée et rejetée par tous, y compris le prêtre de la paroisse. Ne pouvant espérer une vie meilleure, elle envisage la mort comme sortie ... jusqu'à l'apparition d'une démone sculpturale : Suspiria, celle qui murmure dans l'obscurité.

 

Cette dernière a le don de pouvoir séparer physique et esprit !

Elle lui ouvre alors les portes des plaisirs de la chair et d'un éveil sensuel, quasi surnaturel inconnu d'elle.

 

 

 

Son destin n'en devient que plus fascinant. Visant à la recherche constante de la "petite mort", Ilona n'a de cesse de dépasser la souffrance et la douleur humaine pour atteindre une sorte de transcendance spirituelle et physique provoqué par l'orgasme ultime.

 

Elle se libèrera du mépris villageois pour s'épanouir dans l'étreinte sexuelle de Suspiria.

 

 

© Montagliani - Bulgarelli - Tabou BD 2025

 

Inspiré très librement du chef-d'œuvre de Dario Argento, Luca Laca Montagliani en fait une fable érotique, voire légèrement mystico-pornographique, gothique et sombre. Dans un cadre fantastique pur, le profane et les réflexions plus spirituelles sur la souffrance humaine se mêlent adroitement. La vie, la mort, notre monde, celui de l'au-delà, Ilona devra s'émanciper et trouver son chemin pour échapper à sa condition misérable, mais par quel chemin y parviendra-t-elle ?

Pour l'y aider, la guider, Suspiria, personnification de la "petite mort" sera présente tout au long de son initiation.

 

Si Dario Argento avait placé son histoire dans une école de danse allemande, ici nous nous retrouvons dans un village perdu au Moyen-Âge. La jeune danseuse américaine devient une misérable jeune paysanne, sorte de cendrillon ou plutôt de Cosette. Et la mère des soupirs, la vieille sorcière de l'internat de danse allemand, est désormais une démoniaque beauté tirée des Enfers. Cette transposition intéressante rend l'approche des différents thèmes plus existentielle.

 

© Montagliani - Bulgarelli - Tabou BD 2025

 

Andrea Bulgarelli, par son trait rappelant celui de Sal Buscema ou encore des fumetti sexy italiens, nous offre un régal visuel en noir et blanc superbe. Travaillant sublimement les contrastes, il rend hommage aux corps, aux visages, tout en soignant les décors et les scènes "d'action". Une esthétique riche en détails, nuancée par des jeux d'ombres, des clairs-obscurs subtils, rend également les scènes érotiques légèrement poétiques. Pas de pornographie hard et vulgaire, mais un réalisme cru (parfois) qui nous plonge ainsi pleinement dans l'atmosphère érotico-fantastique du scénario.

Un hommage dessiné au style des années '70-'80 !

 

© Montagliani - Bulgarelli - Tabou BD 2025

 

Un premier tome inspirant qui en annonce d'autres certainement tout aussi palpitants.

 

 

 

Thierry Ligot

 

_____________________________________________________________________________________________________

 

Série : Suspiria de la Cour des Ténèbres

Titre : 1 - La petite Mort

Scénario : Luca Laca Montagliani

Dessin - couleurs : Andrea Bulgarelli

Éditeur : Tabou BD

Public : adulte et averti

Genre : érotique - horreur

Parution : 6/11/2025

Pages : 96

Format : 21 x 29,7 cm

ISBN : 978 2 3595 4224 0

Prix : 22 €



Publié le 15/01/2026.


Source : Bd-best


Alors que la période des fêtes est désormais derrière nous pour 11 mois, voici de quoi poursuivre dans un esprit de légèreté et de frivolités.

Rassemblant 2 recueils de petites nouvelles hot, hot, hot, cette intégrale est de toute saveur !

 

"Parfum de Printemps" et "Chaleurs estivales" nous invitent à suivre quelques jeunes libertines dans leurs fantasmes, exploits, expérimentations sexuelles et ébats parfois débridés.

 

Là où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisirs, dit le dicton ... Il est clair qu'Ikna a clairement adopté ce dicton comme ligne de conduite dans ces nouvelles pour adultes.

 

 

 

 

 

Le premier met en scène ceux de jeunes jouvenceaux, jouvencelles sentant bon la fraîcheur et l'innocence à pervertir ... à moins que cela soit déjà trop tard !

 

"- En tout cas, cette gonzesse a quelque chose d'incroyable : elle fait perdre la tête à tous les mecs.

- Et à ton avis, c'est à qui qu'elle fait perdre la tête actuellement ?

- A personne : elle est en train de réviser une interro de langue vivante avec Sonia, banane."

 

Quant au second, la chaleur de l'été n'est pas prête à calmer les ardeurs de cette jeunesse avide de sensations charnelles.

 

"Celle qui désire la perfection de l'âme doit vénérer le lingam, dit le sage."

 

 

© Ikna - Tabou éditions 2025

 

Comme le printemps, synonyme de montée de la sève et de naissance de nouveaux parfums, et les chaleurs estivales qui en suivent, les libertinages et autres frivolités osées des protagonistes les poussent vers des plaisirs et jouissances encore naissants mais avides de jouissances explosives.

 

Ces dix historiettes érotico-comiques qui s'illustrent dans un graphisme coloré, offrent à nos yeux des "créatures" sexy dans des situations plus que grivoises.

Usant d'un ton humoristique et léger, Ikna met en pratique ses années d'apprentissage. Que ce soit celles du dessin séquentiel, du cinéma ou de l'animation, il ajoute ce petit plus d'humour à chacun de ses scénarii, donnant ainsi plus de personnalité et de consistance à ses héroïnes et à leurs péripéties.

 

© Ikna - Tabou éditions 2025

 

Par ailleurs, l'un des intérêts artistiques de cette intégrale est qu'elle rassemble des nouvelles de différentes époques de création. Cela nous permet de profiter de l'évolution du style d'Ikna.

 

Par conséquent, une intégrale bien sympathique pour un public plus qu'averti ! Scénarii agréables et originaux, dessins et graphisme attirants, colorés et vivants ... un plaisir visuel et sensuel !

Bonne humeur et légèreté assurées à la lecture de ces 96 pages chaudes, chaudes, chaudes !

 

 

Thierry Ligot

 

__________________________________________________________________________________________________________________--

 

Titre : Parfum de Printemps et Chaleurs estivales - intégrale

Scénario - dessin - couleurs : Ikna

Editeur : Tabou BD

Public : adulte et averti

Parution : 6/11/2025

Pages : 96

Format : 23,1 x 31,7 x 1,6 cm

ISBN : 978 2 3595 4231 8

Prix : 25 €



Publié le 14/01/2026.


Source : Bd-best


Spirou 4579 – 14 janvier 2026

 

 

Marsupilami Les coulisses du film

 

 

 

 

 


                Alors que se clôt la première aventure BD de ce renouveau Marsupilami, la bête est à l’honneur du magazine car début février sort le film qui lui est consacré, réalisé par Philippe Lacheau. Outre une interview de Philippe Lacheau en personne, Jamel Debouzze et Elodie Fontan, Coline et Alice de la rédac ont accompagné Ced et Batem pour un reportage bédessiné dans les coulisses du film. C’est l’occasion dans apprendre plus sur les trucages réalisés.

                A part ça, n’étant jamais bien servi que par soi-même, la star du strip dont vous êtes la star, cette semaine, c’est moi ! Merci à la rédac, à Libon et à Salma de s’être occupé de mon sort. J’adore !

 

                Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

© Libon, Salma - Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Dina et le millimonde : Le peuple du grenier

Dalena / Lapuss’ / Giumento

Marsupilami : La dernière chasse

Batem / Kid Toussaint / Ced / Cerise

 

 

Récits complets :

 

Attila : Chapitre 4 : La forge

L’Abbé

Marsupilami : Les coulisses du film

Batem / Ced / Cerise

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Floris

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Berth

Edito (L’)

Erre / Fabcaro / Greff

Fifiches du Proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Lécroart

Fish n chips (La pause-cartoon)

Tom

Game over

Adam / Patelin / BenBK

Kid Paddle

Midam / Dairin / Patelin / Angèle

Manoir à louer

Juanungo / Trondheim

Marges Chat sur toît

?

Nelson

Bertschy

Pernille

Trichet / Dav / Esteban

Spoirou & Fantasperge (Marges)

Sti

Strip dont vous êtes la star (Le) (En direct de la rédac)

Libon / Salma

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Dino

Willy Woob

Moog / Bernstein

Working Dead

Lory / Dubuisson

 

 

Rubriques :

 

Abonné de la semaine (L’) (En direct de la rédac)

 

Dad’s not dead !

 

En direct de la rédac (dont Courrier des lecteurs)

 

En direct du futur : La Saint-Valentin de Spirou

 

Interview ; Dans la peau de…

Batem

Jeux : Silence, ça tourne !

Mouk

Leçon de BD (La)

Marko

Podcast : Working Dead

 

Reportage : Marsupilami le film

 

 

 

En kiosques et librairies le 14 janvier 2026

3,20 €

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 



Publié le 13/01/2026.


Source : Boulevard BD


Toujours à la recherche de son père, un artisan disparu lors d'une manifestation contre la baisse des salaires, Michel se retrouve dans la montgolfière de Barouche à survoler Paris. Son but, avec ses amis, entrer discrètement et de nuit dans la redoutable prison de la Bastille et rejoindre Marie afin de libérer le père de Michel.

 

Nous sommes le 13 juillet 1789, la petite bande déambule ainsi dans cette vaste prison sans savoir exactement où chercher.

Entre rencontres "surprenantes" et événements historiques, leur nuit ne sera pas de tout repos !

 

"- Oh, mais toi tu es trop jeune pour rêver d'être prisonnier à la Bastille ! Il te reste encore tellement de choses à rater !

- Il a cet air de vieux chiffon fatigué depuis qu'on est arrivés sur le chemin de ronde.

- On est venus en montgolfière. C'était mon plus grand rêve, et maintenant, j'en ai plus.

- Hu hu hu ! Pour détruire un homme, donne-lui ce qu'il désire le plus !"

 

 

 

 

Et cela commence pour une espèce de vieux fou (il prétend que non !) philosophe ...

Présent depuis plus de 10 ans, sa famille paie pour qu'il reste là ... pour son plus grand plaisir et désir d'ailleurs.

 

Jouant au chat et à la souris avec les 32 gardes suisses et la soixantaine d'invalides (soldats invalides de guerre) chargés de surveiller les quelques prisonniers présents en ce 13 juillet 1789, les enfants perchés n'ont que la nuit pour réussir leur mission. Mais cette prison est immense et la nuit ne suffit pas.

 

A l'extérieur, les événements se précipitent. Les Parisiens veulent avoir accès à la poudre stockée à la Bastille. Le Gouverneur refuse ... La situation dégénère et les enfants perchés y prennent part involontairement ! Nous sommes désormais le 14 juillet 1789 !

 

 

© Bordas - Casterman 2026

 

Jean-Sébastien Bordas continue ainsi à revisiter les jours majeurs de la Révolution française au travers les péripéties de ses petits héros.

Après les premières journées d'émeutes, voici celle qui a conduit à la chute de la Bastille.

 

Symbole, depuis Richelieu, de l'arbitraire et du despotisme du régime, la quarantaine de cellules de la Bastille va alors "accueillir", au cours des ans, des prisonniers célèbres.

Michel de Montaigne, Nicolas Fouquet, Voltaire, le mystérieux "homme au masque de fer" et le sulfureux Marquis de Sade !

 

Par un scénario qui s'inscrit de façon anecdotique dans les journées historiques de juillet 1789, la narration reste légère et plaisante. Ou quand la "petite" histoire vient se greffer sur la "grande" Histoire !

Facilement accessible aux plus jeunes, le récit se lit sans prise de tête, comme une jolie petite comédie d'aventure. Entre séquences de doute et d'action pour les différents personnages, le lecteur ne s'ennuie pas. Les touches d'humour sont nombreuses et rafraîchissantes.

Les personnages sont attachants, chacun apportant un plus à l'ensemble. Petits chenapans devant se débrouiller seuls pour survivre, leur amitié et sens de l'entraide rendent la quête de Michel plus passionnante.

Petite préférence au plus inattendu ... le rat qui galope dans toute la prison afin de délivrer les messages permettant à chacun de se tenir informer des avancées dans les recherches des autres de la bande.

 

© Bordas - Casterman 2026

 

Finalement, à l'image de ses personnages, son trait "ligne claire" est cocasse ! Bordas garde un dessin à la fois vivant, drôle et cartoonesque. Mettant en avant les expressions faciales, les mimiques et autres, son style est attirant pour le public plus jeune qui y trouvera de quoi l'en amuser ... tout comme, une fois encore, sa palette de couleurs. Cette dernière, légèrement pastelle, accentue les ambiances et l'aspect "comique" des scènes.

 

© Bordas - Casterman 2026

 

Tout comme les tomes précédents, un fort intéressant dossier pédagogique clôture l'album. Notamment centré sur l'historique de la bastille, il fournit les informations essentielles sur la construction, les modifications et attributions au cours des siècle de ce bâtiment emblématique du pouvoir royal de l'époque.

De quoi ravir les lecteurs plus adultes qui y trouveront de quoi satisfaire leur appétit de connaissances historiques.

 

 

© Bordas - Casterman 2026

 

Avec ce 3e tome, la série s'inscrit clairement et définitivement dans la lignée du "Peter Pan" de Régis Loisel et "La Guerre des Lulus" de Hardoc et Hautière ... Néanmoins, il pourrait également être accessible, dessin aidant, à un public légèrement plus jeune, dès 6-7 ans !

 

Série prévue en 4 tomes, Michel retrouvera-t-il son père dans le dernier ? Et si oui, apprendra-t-il pourquoi et comment il a disparu ? Nous le saurons d'ici peu !

 

 

Thierry Ligot

 

_______________________________________________________________________________________________________________-

 

Série : Les Enfants perchés de la Révolution

Tome : 3 - Dans la Bastille

Scénario & dessin / couleurs : Jean-Sébastien Bordas

Éditeur : Casterman

Public : jeune

Parution : 14/01/2026

Pages : 64

Format : 24 x 32 cm

ISBN : 978 2 2032 5490 9

Prix : 12,5 €



Publié le 13/01/2026.


Source : Bd-best


Spirou 4578 – 7 janvier 2026

 

 

Frank Pé Une bête de dessin

 

 

 

 

 

 


                C’est un numéro plein d’émotion qui commence l’année 2026. Il y a quelques semaines l’immensément talentueux Frank Pé nous a quitté alors qu’il travaillait sur le tome 3 de La Bête. Un récit complet situé entre les tomes 2 et 3 était prévu et terminé. Il est dans le magazine cette semaine avec une couverture inédite de l’auteur. Un dossier retrace sa carrière. On y trouve aussi des hommages des auteurs du journal à l’artiste.

Le traditionnel calendrier de l’année est offert avec ce premier numéro. Nob, s’il arrête Dad, le représente quand même avec sa famille complète en couverture.

 

                Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

© Nob - Dupuis

 

 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Dina et le millimonde : Le peuple du grenier

Dalena / Lapuss’ / Giumento

Marsupilami : La dernière chasse

Batem / Kid Toussaint / Ced / Cerise

 

 

Récits complets :

 

La bête : Lange Staart

Frank Pé / Zidrou / De Cock

Perdus à la fête foraine

Pochep / Mandel / Chesneau

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Annabelle Pirate rebelle

Ghorbani / Sti / Cerise

Brad Rock The gold digger

Jilème / David

Capitaine Anchois

Floris

Edito (L’)

Erre / Fabcaro / Greff

Epée de bois (L’) Comment devenir tueur de dragons

Muñoz / Thibaut-Jouvray

Game over

Adam / Patelin / BenBK

Gary C.Neel Mon papy à l’Ouest

Gorobei / Ced

Kid Paddle

Midam / Dairin / Benz / Angèle

Manoir à louer

Juanungo / Trondheim

Spoirou & Fantasperge (Marges)

Sti

Strip dont vous êtes la star (Le) (En direct de la rédac)

Libon / Salma

Titan Inc.

Boisteau /Martin

 

 

Rubriques :

 

Abonné de la semaine (L’) (En direct de la rédac)

 

Concours Working dead : les résultats

 

Dad’s not dead !

 

En direct de la rédac (dont Courrier des lecteurs)

 

En direct du futur : Bienvenue en enfer (et sur nos réseaux)

Ami Inintéressant / Couët

Hommage : Frank Pé, la vie dessinée

 

Jeux : Cher et Doc’

Casters / Emeriau

Tuto dessiné : Epée de bois (L’) 

Muñoz

 

 

En kiosques et librairies le 7 janvier 2026

3,20 €

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 



Publié le 07/01/2026.


Source : Boulevard BD


"Ils n'appartiennent à aucune tribu. Personne ne pourra dire que je m'entoure des Ageyls ou des Howeitates ... Ils sont comme moi, ce sont des orphelins ..."

 

Ainsi parlait non pas Zarathoustra, mais un petit homme de 1,65 m, de son nom de baptême, Thomas Edward Lawrence, lorsqu'il choisit comme gardes du corps 3 gamins voleurs, fripouilles n'appartenant à aucune tribu bédouine !

 

Officier des services de renseignements dans l'armée britannique en Égypte, archéologue de formation, loin d'être un homme de guerre au départ, il était amoureux du désert et surtout de ses hommes libres, les Bédouins !

 

 

 

 

Élément clé de la révolte arabe, il rêvait d'un état arabe indépendant. Il en sera un électron libre ... du moins le croit-il ! Car au final, la dure réalité de la politique, de la diplomatie internationale prendra le dessus sur ses rêves, le reléguant au rôle de pion "inutile", une fois la guerre finie. Néanmoins, son action servira les intérêts arables et l'apparition d'une nation "arabe" ... indispensable pour la fixation future de frontières territoriales.

 

Par sa témérité, son audace stratégique ou sa folie utopique, il forcera l'impossible ... l'unification des tribus bédouines afin de réaliser des coups de force impensables ! Le plus spectaculaire fut la prise d'Aqaba après une traversée jugée pour tous impossible du désert du Wadi Araba, soit plus de 1.000 km dans un enfer de sable, sans point d'eau sous un soleil de plomb ! Un véritable coup de génie ... car il réussit ... le 6 juillet 1917 !

 

© Pécau - Davidenko - Meloni - Delcourt 2025

 

Jean-Pierre Pécau s'attaque donc ici, pour cette collection "Les Maîtres de guerre" a une figure emblématique de la Première Guerre Mondiale au Proche-Orient. Mais comment résumer son épopée syrienne en 64 pages ? Un choix a donc dû être réalisé pour n'en retenir que les événements le plus importants, les plus marquants, ceux qui auront la plus grande influence sur le déroulé des faits. L'attaque ratée sur Médine, la prise d'Aqaba, les renforts et armements fournis après cette victoire, l'épisode controversé de sa capture et son emprisonnement avec tortures et sévices par les Turcs à Deraa, les attaques de trains de ravitaillement turcs pour Médine, obligeant ces derniers à mobiliser d'énormes quantité de troupes pour assurer la sécurité de cette voie de communication vitale à la ville, ...

 

 

© Pécau - Davidenko - Meloni - Delcourt 2025

 

Évidemment, pour celles et ceux qui ont vu la remarquable évocation de cet officier au cinéma (ou plutôt à la télévision désormais), le film "Lawrence d'Arabie" de David Lean (1962) avec un casting 5 étoiles (Peter O'Toole dans le rôle de Lawrence, Omar Sharif dans celui de Shérif Ali Ibn el Kharish, Alec Guinness pour Fayçal ibn Hussein, Anthony Quinn dans la peau d'Auda Abu Tayi, Jack Hawkins jouant le général Allenby, ...), difficile de ne pas comparer certaines planches et cases avec certaines scènes du film mythique !

La similitude est d'autant plus troublante si nous y ajoutons les ressemblances visuelles des personnages de l'album avec les acteurs correspondants.

 

 

© Pécau - Davidenko - Meloni - Delcourt 2025

 

Néanmoins, notons que ce récit n'est pas la "version BD" exacte du film. Le déroulé n'est pas identique et plusieurs faits (authentiques) sont relatés alors qu'absent dans le film et inversement.

Prenons comme exemple, l'envoi de renforts de soldats français, des zouaves algériens qui trahiront rapidement les Alliés pour rejoindre les forces ottomanes. Repris dans la BD mais totalement absent dans le film.

 

Bref, une narration basée à 2/3 sur les actions militaires et 1/3 seulement sur les pourparlers politiques et diplomatiques.

Mais représenter une telle période en si peu de pages allait obligatoirement forcer Jean-Pierre Pécau à faire des choix, des ellipses, des raccourcis ou carrément à ne pas approfondir certains aspects vitaux. C'est malheureusement le cas pour la personnalité même de Lawrence, trop peu détaillée et fouillée !

Les palabres et pourparlers politiques sont également fort peu développés. Dommage ces derniers ont eu des conséquences majeures sur la situation géopolitique actuelle de la région. Mais ceci est compréhensible à nouveau vu la limitation du nombre de planches.

 

De son côté, comme nous l'avons déjà écrit, Vladimir Davidenko reste proche de la réalité dans son dessin. Tant au niveau des personnages, facilement reconnaissables, que des décors, ... Un joli trait réaliste bien mis en valeurs par la palette sableuse et chaude d'Andrea Meloni.

 

 

© Pécau - Davidenko - Meloni - Delcourt 2025

 

Comme pour les tomes précédents, un important dossier documentaire clôture l'album. Détaillé, clair et relevant les informations capitales, il permet de mieux suivre et comprendre le cheminement, les réflexions et l'évolution psychologique de cet "ami anglais des Arabes".

 

 

En conséquence, un 3e opus des "Maîtres de guerre" intéressant sur un homme devenu "guerrier" sans le vouloir ...

 

 

Thierry Ligot

 

____________________________________________________________________________________________________________

 

Série : Les Maîtres de guerre

Tome : 3 - Lawrence d'Arabie

Scénario : Jean-Pierre Pécau

Dessin : Vladimir Davidenko

Couleurs : Andrea Meloni (Arancia Studio)

Éditeur : Delcourt

Collection : Histoire & Histoires

Genre : Histoire, biographie, guerre

Public : ado, adulte

Parution : 8/10/2025

Pages : 64

Format : 23,3 x 32,2 cm

ISBN : 978 2 413 03889 4

Prix : 16,5 €



Publié le 07/01/2026.


Source : Bd-best


1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


©BD-Best v3.5 / 2026