Information générale concernant le monde de la BD
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Le jeu de la vérité.  Fake news, l’info qui ne tourne pas rond

 

« - Nous, on n’est pas comme ces pourris de journalistes des Mainstream media. On veut nous faire passer pour des sans-cœurs, mais je n’insulte personne, je pose juste des questions. Je ne suis pas sûr qu’il y ait eu des morts à Sandy Hook.

-   Mais j’ai vu les tombes des enfants ! J’ai rencontré les parents en deuil !

-   Avez-vous vu les corps ? Non ! Quant aux parents, ce sont de très bons acteurs. C’est la plus grande conspiration. Est-ce que vous êtes capable de me prouver scientifiquement que la Terre est ronde ?

-   Mais… Attendez… QUOI ?! »

 

 

 

 

 

 


 

Doan Bui est journaliste à L’Obs depuis 2003. Lauréate du prix Albert Londres en 2013, elle mène ses enquêtes en recueillant des témoignages de tous bords, de manière totalement objective. Dans Fake news, l’info qui ne tourne pas rond, elle a rencontré des platistes, des climatosceptiques, des trumpistes et tout un aréopage d’illuminés et d’illuminati dont elle démonte les arguments en reconstituant le trajet des Fake news, emmenant où elles trouvent leurs sources et montrant comment et pourquoi elles sont créées.

 

 

 

 

© Bui, Plée - Delcourt

 

 

Qu’est-ce qu’une fake news ? Littéralement, c’est une fausse information. Le mot-valise a été créé à partir d’information et d’intoxication. C’est une information mensongère délibérée répandue pour favoriser un parti politique au détriment d’un autre, pour salir une réputation ou pour contredire une vérité scientifique établie. Dans ce livre, les autrices ne vont pas aller à la recherche de fake news comme celle qui disait que Sheila était un homme. Elles s’intéressent aux informations internationales incroyablement développées. Leur ouvrage est un livre d’investigation, une plongée dans les méandres du mensonge mondial organisé.

 

 

 

 

© Bui, Plée - Delcourt

 

 

Plus qu’à Tintin, Doan Bui se compare à Alice au pays des merveilles. Pour elle, partir en reportage, c’est aussi bizarre qu’un trip de l’héroïne de Lewis Caroll. On y rencontre des personnages aussi déjantés que le chat de Chester, le lièvre de Mars ou le chapelier fou. Mais là où le voyage d’Alice était en apparence futile, celui de Doan Bui est parfois pathétique quand elle se trouve en face de personnes niant l’évidence. On interviewera avec elle des truthers niant des tueries de masse dans des écoles américaines, prétendant qu’elles n’ont jamais eu lieu et que les parents des enfants décédés sont des acteurs. Ils nient aussi les attentats du 11 septembre. On apprendra que pour certains la terre est plate. Ces gens-là tenteront de nous le prouver à coups d’arguments…implacables. Les climatosceptiques, Claude Allègre en tête, sont également de la fête. Plus concrètement, Doan Bui nous amène dans la jungle des algorithmes informatiques, jusqu’aux sources organisées de création de fake news dans le petit pays de la Macédoine du Nord. C’est ainsi que fut organisée l’élection de Donald Trump. Bref, tout y passe, du Deep State à la Redpill, du 4chan aux Qanon, jusqu’aux anti-vaccins.

 

Leslie Plée dessine les « aventures » de sa scénariste dans un style naïf accentuant la gravité du propos. Trump est ridiculement drôle. Les témoins et victimes de drames niés sont émouvants aux larmes. Le livre se lit, comme on dit parfois, comme un roman, tout simplement passionnant, dans tous les sens du terme, étymologique et contemporain.

 

 

 

 

© Bui, Plée - Delcourt

 

 

Après avoir lu Fake news, l’info qui ne tourne pas rond, vous ne recevrez plus les flux d’informations de la même façon. Doan Bui et Leslie Plée démontrent que la bande dessinée divertit mais apprend aussi à réfléchir. Indispensable.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Fake news, l’info qui ne tourne pas rond 

 

Genre : Reportage

 

Scénario : Doan Bui

 

Dessins & Couleurs : Leslie Plée

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 168

 

Prix : 22,95 €

 

ISBN : 9782413028789

 



Publié le 10/05/2021.


Source : Bd-best


Histoires noires.  Scènes du quotidien 2 – La soupe au sang et autres scènes mortelles du quotidien

 

« - Il est dans le parc ! Vite ! Evacuez cette voiture ! Et fermez le portail !!

-   Où est-il ?

-   Disparu, ma parole !

-   Voilà qui est fâcheux, Paterson !! Vous faites bien votre boulot, mon vieux. Le monstre est dans la ville, par votre faute !

-   Euh… Docteur… Je… Je crois qu’il a emporté mon arme !!

-   Alors ça devient vraiment très fâcheux. Oui, très fâcheux… »

 

 

 

 

 

 

 

Un meurtrier s’évade d’un hôpital en emportant l’arme de l’agent de faction, tout cela pour revenir sur les lieux de son crime. C’est A demain pingouin, l’une des scènes mortelles du quotidien offertes par Benoi dans ce recueil d’histoires courtes et glauques à souhait. L’ouvrage s’ouvre par celle qui donne son titre au recueil : La soupe au sang. On y suit le parcours dans le New Jersey de Vito, rentré dans une famille de mafieux, qui va se brûler les ailes pour des beaux yeux. Pour lui, Noël ne sera plus jamais comme avant. A.F.V.A. est tristement d’actualité puisque c’est une histoire de virus devenant incontrôlable. Notons pour cette histoire la participation de Luc Vandenheede.

 

 

 

 

© Benoi – Editions du Tiroir

 

 

Partie gratuite & Rien ne va plus mettent en scène le commissaire Wallace Doogport…pour le pire… oui, pour le pire. On y voit la face sombre d’un policier qui aurait très bien pu croiser la route d’un certain Canardo. Ces histoires de Benoi plairont certainement à l’autre Benoit, Sokal celui-là, celui de l’inspecteur palmé.

Inspirée d’une histoire vraie, La petite est certainement le récit le plus âpre. Une gamine incite à la violence, semant la mort autour d’elle. Glaçant. On terminera la dégustation de « la soupe » par deux affaires de séquestration : Ma chère Luce nous emmène au cimetière, tandis que La démission est un huis-clos en appartement.

 

 

 

 

© Benoi – Editions du Tiroir

 

 

Benoi Lacroix, alias Benoi, est professeur de BD à l’académie des Beaux-Arts de Namur. Au début des années 80, dans un style graphique proche de Sergio Salma, il a signé un certain nombre de récits complets dans divers magazines dont « ça pue » qui deviendra « Kapout », ou encore Spirou qui à l’époque osait des histoires sombres, en marge, comme celles d’Antonio Cossu.

 

 

 

 

© Benoi – Editions du Tiroir

 

 

Après Mao et autres scène anormales du quotidien, La soupe au sang et autres scènes mortelles du quotidien est le deuxième recueil signé Benoi édité par les éditions du Tiroir. Leur excellent magazine L’Aventure est l’écrin parfait pour accueillir de nouvelles nouvelles du quotidien signées Benoi.

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Scènes du quotidien

 

Tome : 2 – La soupe au sang et autres scènes mortelles du quotidien 

 

Genre : Thriller

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Benoi

 

Éditeur : Editions du Tiroir

 

Collection : L’aventure

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 16 €

 

ISBN : 9782931027240

 



Publié le 10/05/2021.


Source : Bd-best


La reine des scuds.  Mortelle Adèle 18 – Toi, je te Zut !

 

« - Tu ne te poses jamais de questions sur tes parents ?

-   Quel genre de questions ?

-   Bah, par exemple, lequel des deux t’a donné cette intelligence ?

-   Oh, c’est facile… Ça, je pense que c’est Papa qui me l’a donnée… Suffit de les observer, Maman a toujours la sienne ! »

 

 

 

 

 

 

 

Dans son costume d’écolière modèle, Adèle n’épargne rien à personne. La petite rousse est sans filtre. S’il y a bien quelqu’un qui dit ce qu’elle pense, c’est bien elle. Papa et Maman sont les premiers à en faire les frais. Il faut dire que ce sont deux vrais tortionnaires : ranger la chambre, manger des légumes, faire les devoirs, aller au lit,…. Qu’est-ce qu’ils sont exigeants ! Alors, leur fille le leur rend bien. Elle n’hésite pas à traiter son père d’andouille, à leur présenter une machine à bonnes idées de son invention, à électrifier la porte, à créer un lave-linge qui détruit les taches tenaces… et pas qu’elles.

 

 

 

 

© Mr Tan, Le Feyer – Bayard jeunesse

 

 

Les camarades d’école d’Adèle sont aussi barjots. Les pestes Jade et Miranda ne seraient-elles pas pires qu’elle ? La petite Jennyfer, qui pense être la meilleure amie d’Adèle, ne possède-t-elle pas l’innocence qui la désarmerait ? Ou bien Geoffroy, amoureux éperdu, n’aurait-il pas ce pouvoir ? Et bien, non ! Adèle est inflexible. Elle maîtrise absolument toutes les situations, au grand dam de sa maîtresse ou de son chat Ajax. Seul Magnus, son Jiminy Cricket imaginaire, trouve grâce à ses yeux. Normal, c’est un peu elle-même.

 

 

 

 

© Mr Tan, Le Feyer – Bayard jeunesse

 

 

Après dix-huit albums, Mr Tan, alias Antoine Dole, démontre que sa mortelle Adèle en a encore sous le coude. La petite fille n’est pas prête de flancher. En moins de dix ans, l’auteur a fait de sa série un univers. On ne compte plus les goodies et autres produits dérivés. Il y a même une application pour mobiles et tablettes. Les lecteurs pourront ainsi tester leur niveau de mortellitude pour savoir s’ils appartiennent bien au Club des Bizarres.

 

Au dessin, Diane Le Feyer s’amuse avec son petit théâtre de personnages victimes d’une héroïne aux sourcils froncés mais indéniablement attachante. On pourrait même dire attachiante. Vu le succès de la série, un passage aux couleurs naturelles enlèverait la froideur d’une colorisation numérique qui aplatit trop les arrières plans. Avec plus de cinq millions d’albums vendus, un petit effort de ce côté-là, sans dénaturer l’univers, serait bienvenu.

 

 

 

 

© Mr Tan, Le Feyer – Bayard jeunesse

 

 

Mortelle Adèle catapulte une nouvelle salve de gags impitoyables. Même si elle nous dit Zut, on lui répond Encore !

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Mortelle Adèle

 

Tome : 18 – Toi, je te Zut ! 

 

Genre : Humour

 

Scénario : Mr Tan

 

Dessins & Couleurs : Diane Le Feyer

 

Éditeur : Bayard jeunesse

 

Nombre de pages : 80

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9791036333392

 



Publié le 10/05/2021.


Source : Bd-best


Entre alcool et KKK … Queen Bess poursuit son vol .... Black  Squaw T.2 Scarface

 

 

Rappelez-vous : Bessie Coleman, jeune fille passionnée d’aviation, née à la fin du XIXe siècle au Texas, d’un père shérif Cherokee et d’une mère noire! Mauvaise idée que de vouloir devenir aviatrice dans une Amérique ségrégationniste !

 

 

 

 

 

 

A la fin du premier tome, ayant obtenu son brevet en France, Bessie trouve du « boulot » comme pilote pour Al Capone … en pleine période de prohibition ! Un truc de « tout repos » où elle pourrait exceller ! Et vu l’époque, son franc-parler, son indépendance, son culot lui mettent, en prime, à dos le KKK ! Le décor était planté. Restait à découvrir ce qui allait lui arriver … dans ce tome 2 qui ne va pas nous décevoir !

 

 

 

 

© Yann – Henriet – Usagi - Dupuis

 

 

Tout comme « Dent d’ours », les auteurs s’inspirent très librement de la vie d’une aviatrice célèbre pour y greffer une pure fiction. Par ailleurs, tout oppose physiquement (bien que chacune mignonne), socialement et idéologiquement ces deux femmes de caractère, excepté leur passion pour l’aviation évidemment ! Dans des contextes différents, comme l’explique lui-même Yann, leur « volonté hors du commun et leur force de caractère incroyable leur permettent de surmonter les difficultés, les coups du sort, les chausse-trappes, les injustices et les handicaps que leur destin leur réserve ».

 

 

 

 

 

 

© Yann – Henriet – Usagi - Dupuis

 

 

Sur le même rythme, parfois lent, parfois rapide, que le tome 1, les nombreux flash-back plongent le lecteur dans l’enfance de Bessie … avant d’accélérer dans des scènes d’action, souvent aériennes, où l’on sent s’exprimer le plaisir d’Alain Henriet à les dessiner. Le cadre spatio-temporel du récit continue à être multiple et mélangé … enfance – adolescence – actuel / France – Terre-Neuve – Oklahoma - Waxahachie Creek - … Mais avec un peu d’attention, le lecteur s’y retrouve assez vite !

 

 

 

 

 

© Yann – Henriet – Usagi - Dupuis

 

 

L’album s’ouvre sur un long mais essentiel flash-back plongeant le lecteur dans les tranchées françaises en 14-18 ! Moment clé dans le rêve de Bessie à devenir aviatrice ! Ensuite, lentement mais surement, Yann pose les jalons pour une fin de cycle explosive. La tension monte crescendo. Les ingrédients et différentes pièces de puzzle se regroupent et se recoupent dans ce nouveau tome. Entre Al Capone qui règle ses comptes avec la concurrence, le KKK qui tente de retrouver le pilote d’un biplan Curtis noir, ses souvenirs d’enfance et d’adolescence, notre héroïne voit ses mondes s’entrechoquer.

 

 

 

 

 

 

© Yann – Henriet – Usagi - Dupuis

 

De son côté, Alain Henriet continue à jouer avec la structure de ses planches. Les cases de différents formats se superposant à certains endroits rythment l’action de nos personnages. Pas de doute, il maîtrise parfaitement son espace de création. Entre les scènes d’aviation, les décors naturels dont cette mer qui semble tellement inspiré le crayon d’Alain Henriet, nous découvrons à nouveau quelques gros plans de visage superbes. Par ailleurs, que dire de cette sublime couverture ? Cette Bessie, dans une attitude à la fois nostalgique, mélancolique mais tournée résolument vers l’avenir dans des teintes pastels saumon … Un très bel équilibre de tout ce qu’elle est !

 

 

 

 

 

© Yann – Henriet – Usagi - Dupuis

 

Un bon scénario, bien construit, pas trop linéaire. Un dessin ligne clair agréable tout en étant précis … et une mise en couleur d’Usagi, voire en lumière, sublime tant les teintes et la palette des nuances soulignent parfaitement l’ambiance du récit.

 

 

 

 

© Yann – Henriet – Usagi - Dupuis

 

 

L’album s’achève sur l’annonce d’un début de tome 3 orageux pour les ennemis de Bessie … à moins que … Réellement pas déçu … et désormais impatient de lire la suite.

 

 

Thierry Ligot

 

 

 Série : Black Squaw

 

Tome : 2 Scarface

 

Genre : Aviation 

 

Scénario : Yann

 

Dessins : Alain  Henriet

 

Couleurs : Usagi

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9791034754113

 



Publié le 10/05/2021.


Source : Bd-best


Les cavaliers de l’apocadispe .....    T.3  vont bien »

 

« Sans rire, c’est pas complètement génial de pouvoir ressortir à nouveau ? Vous sentez le bon air, là ? »

Quelle parole prophétique idéale en ce 8 mai, jour de réouverture des terrasses, cafés, restos, … en Belgique !

Après ces confinements, couvre-feux et autres (même si on n’en est pas encore tout à fait sorti !), c’est ainsi que débute ce 3e tome des aventures des Cavaliers de l’Apocadispe. Une bonne tranche de rire décalé, loufoque et drôlissime. Ou comment, après une dure journée de cours (ou de boulot), se replonger dans l’univers impitoyablement ubuesque de ces 3 chenapans uniques ! Libon vous y téléporte en 17 petits récits plus déjantés les uns que les autres.

 

 

 


 

Les Cavaliers de l’Apocadispe vont bien, très bien même … Pour ce nouvel opus, Ludo le koala, Jérôme le perroquet et Olivier le poulet, les (antis) héros de la série ne sont pas à une bêtise près d’ailleurs ! Entre la balade en forêt, la cour de récré, les interros, l’école, les visites scolaires, le festival BD, Noël, la technologie à 4 sous, … ces garnements, tantôt promeneurs, tantôt lutins bleus ou aviateurs maladroits mais ingénieux ont bien raison « Il faut vraiment les laisser s’occuper de rien, les adultes ! »

 

 

 

 

 

© Libon - Dupuis

 

 

Mais derrière le burlesque de certaines situations se cache parfois des chutes plus surprenantes. Car leur but reste le même : s’amuser autant que possible … en évitant de se faire prendre et gronder ! Et pour cela, la malchance est (souvent) de la partie !

 

 

 

 

 

 

 

 

© Libon - Dupuis

 

Pour redoubler au plaisir des gags, le graphisme de Libon nous prouve parfaitement qu’en BD, rien ne doit jamais être pris au sérieux. Une poule avec des dents ? Pourquoi pas puisque cela permet plus de libertés d’expression ! Une délicieuse soupe de Franquin-Gotlib-Muppets Show-Monty Python qui met nos zygomatiques à rude épreuve.

 

 

 

 

 

© Libon - Dupuis

 

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

Série : Les cavaliers de l’apocadispe

 

Tome : 3 – Vont bien

 

Genre : Humour, Action, Aventure 

 

Scénario & dessins : Libon 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 72 

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9791034747788



Publié le 10/05/2021.


Source : Bd-best


Père Noël, Fou furieux, Caméleon & Comédie musicale : Happy birthday, Deadpool !  Deadpool

 

« - Vous plaisantez, n’est-ce pas ?

-   Pourquoi ? On peut pas être sérieux parce qu’on est des enfants, c’est ça ? Toi, il paraît que tu te crois très drôle. Ben, devine quoi… je rigole pas.

-   Ouah ! On se détend petite ! Quelqu’un a fait pipi dans tes céréales, ou quoi ?

-   T’es bouché ou quoi ? Je viens de te dire que, métaphoriquement, ouais, on a pissé dans nos céréales ! Et c’est… le Père Noël ! 

-   Et vous voulez tous que je le tue ?

-   Oui. »

 

 

 

 

 

 

Wade Wilson, alias Deadpool, se voit confier une mission par une bande de gamins furax. Le Père Noël les a oubliés. Scandaleux ! Eux n’ont pas oublié d’amener le pognon pour payer l’anti-héros afin qu’il dézingue le vieillard à la houppelande rouge. Avec des arguments comme ça, Deadpool est bien prêt à le buter. C’est la première des quatre histoires qui sont recueillies dans ce recueil qui sort à l’occasion des trente ans du mercenaire.

 

 

 

 

© Panini Comics

 

 

On retrouvera ensuite Deadpool sur le toit d’un immeuble en compagnie de quelqu’un d’encore plus barjot que lui : Madcap. Thor et Powerman viendront faire un petit coucou. Deadpool viendra après au secours de Spiderman à qui le Caméléon fait péter un câble. Enfin, Deadpool, se remémorant les événements marquants de son passé, décide d’en faire une comédie musicale.

 

 

 

 

© Panini Comics

 

 

Si quatre dessinateurs sont au générique de cette compilation, Nic Klein se détache du lot. Les scenarii sont trashs et drôles, pas toujours politiquement corrects. C’est ça qui fait la spécificité et l’intérêt de Deadpool. Les autres super-héros qui apparaissent au casting font fadasses à côté. Si Spiderman garde sa force, il lui faudra la malice et la nonchalance de son camarade pour qu’il se sorte d’affaire.

 

 

 

 

© Panini Comics

 

 

Le printemps 2021 met Deadpool à la fête. Outre cette compil Marvel-Verse : Deadpool, on le retrouve dans l’anthologie Je suis Deadpool, le Deluxe Deadpool-Retour aux affaires et le 100 % Marvel Deadpool Assassin. Et pour deux titres achetés, un magnifique fac-similé est offert ! Deadpool, mais Super-héros alive !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Deadpool

 

Tome : Marvel-verse-Deadpool

 

Genre : Super-héros 

 

Scénario : Skottie Young, Ben Acker, Ben Blacker, Christopher Hastings & Daniel Way 

 

Dessins : Nic Klein, Evan Shaner, Jacopo Camagni & John Mc Rea 

 

Couleurs : Nic Klein, Veronica Gandini & Matt Milla

 

Traduction : Makma/Mathieu Auverdin & Jérémy Manesse 

 

Éditeur : Panini Comics

 

Nombre de pages : 112 

 

Prix : 6,95 €

 

ISBN : 9782809496246

 



Publié le 09/05/2021.


Source : Bd-best


Himalayhighlander.  Chandrahas – La légende de l’immortel 1

 

« - Je lui ai arraché l’arrière de la tête mais restons vigilants… Pour tuer un dragon, il faut lui briser les eaux du visage.

-   (Ses blessures ont encore disparu, alors que les crocs du dragon s’étaient enfoncés dans sa chair. C’est comme si rien ne s’était passé…) Qui…es-tu ?

-   Je suis comme toi princesse chasseuse de dragons. Tu as le même visage que Garhwal, la « danse de la ronde »…

-   Tu… Tu connais mon père ?

-   Je vais maintenant te montrer à quoi ressemble une vraie chasse au dragon… »

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a quinze ans, sept héros ont sauvé le royaume des griffes des dragons. La Princesse Himalaya est la fille de l’un d’eux. Elle a hérité du pouvoir de son père, mais elle a été abandonnée et vendue comme esclave. Elle est elle-même chasseuse de dragons. Sa flûte permet de les dompter. Arjuna l’« immortel », quant à lui, est revenu à la vie après quinze ans pour mettre fin à la lignée des héros. Les Chandrahas n’étaient pas sept mais huit. Trahi par les sept autres, il est ce huitième héros. Il a combattu les dragons pour le royaume. Tous deux cherchent à savoir pourquoi leur destin a un jour basculé. La « danse de la ronde » ne fait que commencer.

 

 

 

 

© 2020 Yuki Monji

 

 

Après l’adaptation du jeu vidéo The idolm@ster million live !, Chandrahas, la légende de l’immortel est la première véritable série de la japonaise Yuki Monji. La mangaka propose une courte série en trois volumes plongeant dans un univers heroïc-fantasy himalayen. Le dépaysement est total dans cette histoire. C’est un récit, non pas de vengeance aveugle, mais de quête de compréhension. Entre Kill Bill et Full Metal Alchemist, Chandrahas montre le cheminement de héros qui cherchent les clefs de ce qui leur est arrivé.

 

 

 

 

© 2020 Yuki Monji

 

 

Avec Arjuna et Himalaya, Yuki Monji a l’intelligence de créer des personnages s’adressant aux garçons et aux filles. Chandrahas est de ces séries qu’on lit quand on n’est plus tout à fait enfant, quand on est presque ado et pas encore jeune adulte. Il y a de l’action, un peu d’amour, un peu de violence, juste ce qu’il faut pour dire qu’on lit des mangas pour les grands.

 

 

 

 

© 2020 Yuki Monji

 

 

Chandrahas, la légende de l’immortel, est une histoire nouvelle qui a la saveur des contes traditionnels. Arjuna s’inscrit d’emblée dans la mouvance de héros éternels.

 

 Laurent Lafourcade

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=Na7h6wWvzGA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Chandrahas – La légende de l’immortel

 

Tome : 1

 

Genre : Heroïc-Fantasy 

 

Scénario & Dessins : Yuki Monji  

 

Éditeur : Kana

 

Nombre de pages : 224 

 

Prix : 6,85 €

 

ISBN : 9782505111399

 



Publié le 09/05/2021.


Source : Bd-best


Robot après tout.  H.O.M.E 1 - Restez chez vous

 

« - Heureusement, notre famille ne vit pas dans un environnement hyper technologique… Et c’est pas demain la veille que ça sera le cas. Et voilà notre nouveau quartier !

- Elle est belle, hein, notre nouvelle maison !

- Laquelle ? Ah, suis-je bête, elles sont toutes pareilles…

- Tiens, je vois pas une fissure, là ? C’était dans l’état des lieux, ça ?

VVVVVV ! BROOOOM ! Dzzi Dzzzi Dzzi Clac !

- C’est fini votre bazar ? C’est un quartier tranquille, ici ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Le moins que l’on puisse dire, c’est que le quartier ne va rester longtemps tranquille. A la place du pavillon dans lequel allaient emménager Papa, Maman, Ariane et Arthur, trône un gigantesque robot. Il vient de s’installer à cet endroit précis, réduisant en poussière le « Home sweet home » tant espéré. Les quatre membres de la famille Kadic, comme un certain Philip, ne vont pas se laisser démonter. Il y a un robot à la place de la maison ? Pas grave, on va s’installer dedans. Ils y découvrent tout un tas de technologies nouvelles, inédites sur Terre, mais - car il y a un mais - l’androïde est un robot-tueur géant.

 

 

 

 

 © Spiessert, Bourhis - Dupuis

 

 

                H.O.M.E signifie Humanoïde obsolète mégalactique électronique. Ce robot de guerre provient du système Gonagaï à sept milliards d’années-lumière du système solaire. Il a atterri sur ce qui aurait dû être le pavillon familial, s’est « endormi », puis a été réactivé par un signal reçu sur une console de commande par Ariane. La gamine va donc pouvoir lui intimer les ordres qu’elle veut, mais les situations ne vont pas toujours être faciles à gérer.

 

                Bourhis et Spiessert n’en sont pas à leur première collaboration, loin de là. Le stéréo club, Ingmar, Naguère les étoiles, mais aussi le one shot Hélas et le didactique Cyberbook sont autant d’histoires qu’ils ont partagé. Avec H.O.M.E., ils démontrent les dérives de la cybernétique dans une société où les gens sont tellement rivés sur leurs smartphones et autocentrés sur eux-mêmes qu’ils ne se rendent même pas compte de ce qu’il se passe. Ici, la petite Ariane domine la situation. Elle est née avec cette société et s’empare tout naturellement des technologies à sa disposition.

 

 

 

 

 © Spiessert, Bourhis - Dupuis

 

 

                Le dessin tout en rondeur de Spiessert est tout prêt à servir de bible graphique pour une adaptation en dessins animés. Le ton original et le décalage moderne de la série pourraient en faire un succès du petit écran.

 

                Nourri à Star Wars, au Géant de fer et à 2001, régénéré par Stranger Things, le scénariste mêle une culture geek à une analyse de la société. Outre de la technologie, Bourhis se moque gentiment des bobos, de cette mode de quitter la ville pour un retour à la terre qu’ils n’arrivent pas à assumer.

 

 

 

 

 © Spiessert, Bourhis - Dupuis

 

 

                H.O.M.E, comme dirait Philippe Katerine à qui la série plairait, ce n’est qu’un « robot après tout ».

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : H.O.M.E

 

Tome : 1 - Restez chez vous

 

Genre : Humour invasif

 

Scénario : Bourhis

 

Dessins & Couleurs : Spiessert

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 60

 

Prix : 10,50 €

 

ISBN : 9791034741298

 



Publié le 09/05/2021.


Source : Bd-best


Après Donjons et Dragons, Labyrinthe et Ptérodactyles.  Adelin & Irina 2 – L’épée de la domination

 

« - Tu dis être marin, petit mâle… Tu dois avoir beaucoup de choses à raconter…

-   Tu l’as dit ma jolie ! Accroche-toi à ton maillot…

-   Eh, tête de gobelin ! C’est à la princesse Irina que tu parles ! Un peu de respect !

-   … Et ta sœur, elle est princesse aussi, larbin ? J’ai voyagé sur toutes les mers moi, alors couché !

-   Oh là ! Je peux me défendre toute seule, esclave ! Laisse parler ton congénère qu’il nous raconte ses voyages !

-   Ouais, alors voilà : j’étais second à bord de l’Indéboulonnable. Le Capitaine Smork et moi-même avions entrepris la quête de l’épée de la domination car nous avions découvert l’emplacement de l’île où elle était cachée…

-   L’épée de la domination ? Qu’est-ce que c’est ? »

 

 

 

 

 

 

 

Il y a 500 ans, régnait en Almérye la belle et cruelle reine Dévorah la superbe. De nombreux prétendants espéraient ses faveurs. Le mage Magul, lui, travailla sans relâche trente jours et trente nuits, vendant une partie de son âme à un démon, pour obtenir un alliage miraculeux lui permettant de forger une épée à la lame enchantée. Cette épée, il l’offrit à Dévorah qui s’en servit pour soumettre les royaumes voisins. Se rendant compte de son erreur, après avoir été emprisonné par Dévorah, le mage Magul réussit à s’emparer de l’épée et l’enferma au centre d’un labyrinthe qu’il fit construire sur une île.

Aujourd’hui, Zark le marin négocie sa liberté et quelques pièces d’or contre la carte permettant d’arriver sur cette île. Malgré les mises en garde de son compagnon de voyage Adelin, la princesse Irina décide de participer à l’expédition, un peu contrainte et forcée parce que sa cousine perfide la livre à la Reine des Capes Noires.

 

 

 

 

© Nicolas Van de Walle – Editions du Tiroir

 

 

Après avoir auto-édité deux albums d’Adelin et Irina en 2018 et 2019, Nicolas Van de Walle, dit Nico, les voit mis en avant chez un véritable éditeur qui monte : les éditions du Tiroir. Dans la tradition de l’héroïc-fantasy parodique, Nico créé un monde rigolo, se moquant des poncifs du genre, tout en les respectant. La princesse Irina est habillée comme ces héroïnes mettant leurs formes en avant, mais elle ne se sert jamais de ses atouts. Elle paraît cruche mais a la tête sur les épaules. Elle apprendra à composer entre traîtres et pièges. Dans l’aventure, des têtes volent mais ce n’est jamais choquant.

Une histoire courte, le volontaire, complète l’album, à la manière de ces récits qui n’existent que dans la merveilleuse presse BD presque disparue, hormis Spirou et depuis quelques temps L’Aventure, auxquels on peut rajouter Fluide glacial pour les plus grands.

 

 

 

 

 

© Nicolas Van de Walle – Editions du Tiroir

 

 

Nico a lu Peyo, Tolkien et Jonathan Swift. Il a joué aux livres dont vous êtes le héros et a vu Taram et le chaudron magique. Son graphisme vient tout droit du fanzinat ; il en a encore l’essence. Ça respire la sincérité et l’amour du genre. Signalons que le dessinateur réalise ici un grand écart. N’oublions pas que ce diplômé de Saint-Luc a signé dans un style réaliste deux voyages de Jhen : Carcassonne et Bruxelles.

 

 

 

 

© Nicolas Van de Walle – Editions du Tiroir

 

 

Quand Donjons et dragons font place à Labyrinthe et ptérodactyles, ça donne le drôle, frais et pétillant Adelin et Irina. Après les rééditions des deux premières aventures, la série ne demande qu’à être relancée.

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Adelin & Irina

 

Tome : 2 – L’épée de la domination 

 

Genre : Heroïc Fantasy 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Nicolas Van de Walle 

 

Éditeur : Editions du Tiroir

 

Collection : L’aventure

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 16 €

 

ISBN : 9782931027233

 



Publié le 09/05/2021.


Source : Bd-best


Derrière le masque … Pascal Jousselin « Imbattable »

 

Lors de notre dernière chronique sur « Imbattable », nous avions contacté Pascal Jousselin afin de lui poser trois petites questions existentielles essentielles ! Il nous a fait le plaisir d’y répondre en se mettant « à nu » et sans détour. Nous vous offrons ici ses réponses intégrales et sans censure. Attention, c’est du chaud ! Imbattable n’aurait pas fait mieux !!!! Belle lecture.

 

 

 

 

 

1) Quels étaient vos super-héros de jeunesse ? Plutôt américains ? japonais ? autres ?


« J’ai grandi entouré de bandes dessinées classiques franco-belge. Mes héros s’appelaient Astérix, Tintin et Lucky Luke… Pas de «super-héros » à proprement parler donc. Beaucoup de franco-belge. Puis en grandissant, comme n’importe quel lecteur passionné, j’ai découvert les bandes dessinées d’autres genres et d’autres pays. Concernant les américaines, je me suis essentiellement intéressé aux daily strips et aux bandes dessinées alternatives, ma culture en matière de super-héros reste donc assez primitive. Lorsque j’ai griffonné un personnage pouvant s’affranchir des limites de cases, je me suis dit que cette capacité était un véritable super-pouvoir. Il m’a paru dès lors assez évident de faire de ce personnage un super-héros… »

 

 

 

 

 

© Jousselin - Dupuis

 

 


2) Imbattable ne pouvant boire d’alcool, quel est son cocktail préféré ? … et le vôtre ? 

 

« Vous êtes très bien renseigné et avez bonne mémoire, car cette histoire où on apprend que l’alcool est la «kryptonite» d’Imbattable est parue dans Spirou il y a 7 ans et n’a pas été reprise en album depuis… Imbattable est un héros pépère et un peu décalé. Il préfère une tisane à un cocktail même sans alcool. Sa préférée : l’infusion de camomille avant d’aller au lit ».

 

 

 

 

© Jousselin - Dupuis

 


3) Comment vous est venue l'idée de cette série … et des aventures de ce tome 3 ?

 

« J’ai toujours aimé jouer avec les contraintes et ce qui fait la spécificité de la bande dessinée m’a toujours intéressé. J’ai été très marqué lorsque, jeune adolescent, j’ai découvert Fred ou plus tard, Marc-Antoine Mathieu pour n’en citer que deux… Des centaines d’auteurs se sont amusés avec le langage de la BD et ça a commencé dès la naissance de ce médium.

L’idée de faire quelque chose ne pouvant fonctionner qu’en bande dessinée est donc venue assez naturellement, même si je ne me souviens plus du contexte exact. J’ai fait ça de manière assez légère et instinctive. Je pensais qu’avec une idée aussi simple, je ne ferai qu’une dizaine de page, c’est d’ailleurs ce que j’avais dit à l’époque au rédac’ chef de Spirou lorsqu’il a accepté les deux premières pages…

Mais en avançant, j’ai réalisé que ce petit pouvoir permettait beaucoup plus de choses que j’imaginais, et surtout, que si je ne me limitais pas à des histoires en une page et faisais intervenir des personnages ayant d’autres pouvoirs eux aussi liés à la bande dessinée, je pourrais développer des aventures et des principes plus complexes… J’ai donc continué, tant que de nouvelles idées arrivaient, mais à mon rythme… Aujourd’hui, il me reste quelques pistes, je vais les laisser mûrir tranquillement et comme j’ai fait jusqu’alors, si elles débouchent sur quelque chose que j’estime assez intéressant, je les réaliserai. »

 

 

 

 

 

© Jousselin - Dupuis

 

 


Propos recueillis par Thierry Ligot



Publié le 05/05/2021.


Source : Bd-best


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