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En financement participatif sur Ulule, Le coup de cafard, porté par les éditions iLatina s’annonce comme un album coup de poing. Voici l’interview de son autrice : Gato Fernandez, réalisée par son éditeur.
Peux-tu m’expliquer la genèse du projet ?
Il y a environ dix ans, je me suis convaincue qu'écrire sur ce qui m'est arrivé en valait la peine. À partir de ce moment, il y a eu mille versions. Cela m'a même servi de carotte pour continuer.
Un jour, ma soeur adoptive, peut-être dans la pire année de ma vie, m'a comparée à une fille qui avait des problèmes psychologiques et psychiatriques très similaires aux miens, mais qui avait fait mille choses. La comparaison m‘a fait très mal. Cette même semaine, j'ai lu l'histoire d'une adolescente qui s'était suicidée parce qu'elle ne croyait pas qu'elle avait été violée. Tout a changé pour moi.
En tant que militante féministe, j'étais en charge d'une plainte conjointe contre un musicien de rock et un violeur en série. J'ai regroupé les filles qui ont osé se déclarer et les ai accompagnées pour témoigner. Pendant que l'une d'elles faisait sa déclaration, je me suis questionnée sur mon propre cas.
La justice indiquait que mon cas était prescrit. Alors, avec beaucoup de colère intérieure, j'ai décidé de faire tout ce que les adultes ne faisaient pas pour moi quand j'étais enfant. Parmi ces choses, j'ai pu déposer une plainte qui, comme cela arrive souvent, a été rejetée.
Mais en tant qu'autrice mon regard a changé, J'ai décidé que je voulais et devais faire les livres qui m'auraient servi quand j'étais plus jeune. Le synopsis du Coup de Cafard est sorti en un après-midi. Il m'a fallu ensuite quatre mois pour faire le scénario.
Quel a été l’accueil de ton projet en Argentine ?
L'Argentine traverse une troisième vague de féminisme, très importante. Le projet a immédiatement attiré l'attention. Plusieurs éditeurs le voulaient. Finalement, j'ai choisi la personne la plus compréhensive et empathique à ce sujet. C’est quelque chose qui s'est passé aussi en Italie et en France. J'avais besoin que ce projet soit entre les mains de personnes qui se soucient vraiment de moi.
L’Argentine est une société machiste, comme beaucoup d’autres pays. Était-ce difficile d’y initier un projet comme le tien ?
L'Argentine, comme beaucoup d'autres pays, a une culture patriarcale établie et très étendue. La difficulté n'était pas de réaliser Le Coup de Cafard mais d'arriver à la conclusion que c'était nécessaire.
Je n'ai pas été féministe toute ma vie, je n’ai pas toujours eu les convictions que j'ai maintenant. Pendant de nombreuses années, ne pas en parler m'a semblé la chose la plus cohérente. Faire ce que la société patriarcale me disait allait dans le bon sens. Parler à voix haute est quelque chose qui est mal vu, par une femme surtout une dissidente.
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Qui t’a encouragé à réaliser ton livre ?
Économiquement, le soutien d’iLatina a été important. Quant à la création du livre ... Beaucoup de gens chers, mon partenaire à l'époque, mes amis et copines, mon psychologue m’ont aidé. C'était un livre vraiment difficile à faire, il m'a fallu trois ans d'attaques de panique, de dépression et d'anxiété. Y compris un lavage d'estomac.
À que point est-ce difficile de raconter une histoire sur soi même, tout particulièrement quand il s’agit d’un inceste ?
Comme je l'ai dit dans la question précédente, c'est TRÈS difficile. Surtout sous l'angle par lequel je l'ai abordé. Celui de Lucia, mon alter ego. Une fille d'environ quatre ans.
Pour en revenir à la chair de la gamine que j'étais, c'était extrêmement dur et douloureux. Quand le script est sorti si facilement, j'ai supposé que ce serait aussi facile pour le dessin. Erreur.
Quand j'ai commencé à concevoir les personnages, j'ai commencé à dessiner les traits de mon parent violeur. J'ai réalisé que ce serait extrêmement difficile, de mettre des détails dans des scènes douloureuses. Plusieurs pages ont été faites au milieu d'attaques de paniqu
Tu décris ton livre comme une sorte de thérapie, t'a-t-il aidé à aller de l’avant ?
J’aimerais pouvoir dire que toutes mes douleurs ont été surmontées grâce au livre, mais non. Je continue à souffrir de dépression chronique, de trouble anxieux et de trouble panique.
Ce que je peux vous assurer, c'est que conclure ce livre était magnifique. Pouvoir avoir cette histoire douloureuse dessinée, la garder entre deux couvertures et pouvoir saisir le livre entre les mains. Par-dessus tout, ce qu’a changé le livre, c'est que maintenant je connais l'importance de pouvoir parler à haute voix et que c'est plus fort que tous mes autres problèmes.
Peux-tu me parler de ton style de dessin ?
La vérité est que j'en ai plusieurs. J'ai choisi un style simple pour Le Coup De Cafard, parce que c’était une histoire très difficile à raconter à cause du contenu.
J'ai déjà pensé à un autre projet auto-publié avec un style tout à fait différent et avec un ton plus adulte en ce qui concerne le dessin.
En France actuellement, la parole sur l’inceste se libère, comment vois-tu la situation? Espères-tu que ton livre aide à la libération de la parole ?
Plus tu parles du sujet, plus tu guéris. C'est ce que la société ne veut pas que vous fassiez. Aller à l'encontre de ce mandat va dans le bon sens.
J'espère que ce livre aidera non seulement plus de garçons et de filles à en parler, mais aussi qu'ils pourront se sentir concernés ou simplement qu’ils ne se sentent pas seuls.
C'est un poids très difficile à porter seul.
Qu’espères-tu d’un premier crowdfunding en France ?
Publier en France est mon objectif depuis que je suis très jeune. J'espère que cela pourra devenir une réalité. Et que les gens pourront découvrir et s'intéresser à ce projet qui m'a coûté tant et qui ne fait que commencer.
Attention, il ne reste qu'une semaine pour y participer !
https://fr.ulule.com/le-coup-de-cafard/
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© Fernandez - iLatina
Fred Felder, codirecteur artistique quitte ses fonctions à l’issue d’une collaboration d’une dizaine de mois avec le Festival.
Le rapprochement espéré réciproquement n’a pas abouti à une démarche et à un projet pleinement partagés.
L’équipe du Festival le regrette et, ayant eu l’occasion d’apprécier ses qualités et sa créativité, elle remercie Fred Felder pour son engagement à ses côtés.
Une nouvelle codirectrice artistique ou un nouveau codirecteur artistique sera nommé.e à ce poste.
Par ailleurs et très prochainement, le Festival annoncera la nomination d’un directeur artistique adjoint en charge du secteur asiatique.
À ce jour, Sonia Déchamps, codirectrice artistique, assure l’intérim de la Direction Artistique et l’équipe du Festival travaille ardemment à la préparation de la 49e édition de janvier prochain (27 au 31).
Un an déjà !
Lancée le 15 avril 2020, Mâtin !, la revue en ligne des éditions Dargaud, fête son premier anniversaire. Tous les jours, à 7h59, Mâtin ! propose une BD inédite, au ton ludique, engagée et décalée.
Ces strips sont nourris par un collectif d’experts, de journalistes, d’auteurs confirmés et de jeunes dessinateurs. En vrac et dans le désordre, on parle féminisme, permaculture, complotisme, 5G, surconsommation, plastique, maltraitance animale ou encore… sorcellerie, mais oui ! Héritière spirituelle de l’hebdomadaire Pilote (celui qui «s’amusait à réfléchir »), Mâtin ! est une fenêtre quotidienne ouverte sur le monde. Depuis sa naissance, la revue digitale de Dargaud a conquis près de 40 000 abonnés, accueilli quarante auteurs et presque autant de séries.
Dans les multiples talents de Mâtin !, on compte Camille Bernard, Simon Boileau, Marie Boiseau, Hervé Bourhis, Guillaume Bouzard, Mathieu Burniat, Jean-François Comminges, Léane de Christen, Tiphaine de Cointet, Sonia Déchamps, Joe Decie, Sandrine Deloffre, Capucine Dupuy, Clément Fabre, Camille Gabert, Alexandra Garibal, Florent Gobet, Simon Hureau, James Kaye, Audrey Lainé, Kei Lam, Sarah Lecoq, Maxence Meheust, Mikankey, Clément Paurd, Florent Pierre, Charlie Poppins, David Prudhomme, Maïté Robert, Eva Roussel, Blanche Sabbah, Joseph Safieddine, Jean-Baptiste Saurel, Terreur Graphique, Emma Tissier, Marie Touly,…
Une tartine, un café, un strip : la journée commence avec Mâtin !

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Les deux lauréats du prix de la bande dessinée « Les Galons de la BD » ont été désignés par le jury parmi les 6 finalistes retenus le 14 janvier dernier.
Ce prix créé par la ministre des Armées, Florence Parly, vise à récompenser des ouvrages de bande dessinée consacrés au fait militaire, quel que soit leur angle.
Le Grand Prix, d’un montant de 6 000 €, a été attribué à Alcante, L.F. Bollée (scénaristes) et Denis Rodier (dessinateur) pour La bombe. Paru aux éditions Glénat en mars 2020, cet ouvrage retrace l’histoire de la bombe nucléaire.
Le Prix Histoire, d’un montant de 3 000 € a été, quant à lui, attribué à Raphaël Meyssan pour Les damnés de la Commune. Paru aux éditions Delcourt en novembre 2019, cet ouvrage a pour sujet l’insurrection de Paris en 1871.
Le jury considère que La bombe est un ouvrage indispensable pour cerner la genèse et les enjeux de l’arme atomique. Il salue notamment son accessibilité : les auteurs ont réussi à faire d’un sujet complexe un récit passionnant.

L’approche graphique des Damnés de la Commune, dont les planches sont réalisées à partir de gravures anciennes, est remarquable. La construction du récit est haletante et entraine le lecteur dans une véritable épopée historique.

En complément de ces deux prix, le jury tient à mentionner Napoléon doit mourir de Jean-Baptiste Bourgois (éditions Sarbacane), pour son ton décalé et son invitation poétique à la rêverie autant qu’à la réflexion sur l’art du commandement.

Le président du jury est Gilles Ciment, historien et théoricien de la bande dessinée, directeur adjoint de l’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD). Il est accompagné de :
Le jury s’est félicité de la diversité et de la qualité des titres reçus, et tient à remercier l’ensemble des auteurs et maisons d’édition qui ont participé. Il leur donne rendez-vous pour la seconde édition des « Galons de la BD » à laquelle pourront concourir les ouvrages parus entre novembre 2020 et octobre 2021.
Dès que la situation sanitaire le permettra, la remise des prix sera effectuée par Florence Parly, ministre des Armées, et Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, qui avaient annoncé la création des « Galons de la BD » le 5 octobre 2020.
Kris signera le scénario du tome 66 des Tuniques Bleues à paraître en octobre 2022
Souvenez-vous, en livrant le scénario du tome 64 des Tuniques Bleues à Willy Lambil, Raoul Cauvin lui a annoncé qu’il souhaitait prendre sa retraite sur cette série. Si après tant d’années de succès ininterrompu, le scénariste a bien mérité de se reposer, le dessinateur, lui, conserve la volonté farouche de rester en selle.
Les fans des Tuniques Bleues, lecteurs du Journal Spirou auront l’occasion de découvrir ce tome 64, le dernier scénarisé par Raoul Cauvin, "Où est donc Arabesque ?", dans le journal du 5 mai au 16 juin. Il paraîtra en album le 1er octobre.
Désormais, Willy Lambil prend les rênes de la série et, en concertation avec les Éditions Dupuis, décidera album après album du scénario qu’il souhaite mettre en dessin. Pour le tome 66, il a d’ores et déjà choisi l’histoire de Kris intitulée "Irish Melody" et pour laquelle il est actuellement attelé à sa table à dessins.
Cet épisode relate l’intervention des Irlandais qui ont intégré l’armée américaine durant la Guerre de Sécession. Ces Irlandais se retrouvant dans chacun des camps adverses, il a pu arriver que des frères se combattent. Le tome 66 des Tuniques Bleues, signé Lambil et Kris mettra en scène un de ces épisodes fratricides.
Kris : « Mon tout premier album des Tuniques Bleues, « L’or du Québec », est lié à ma première sortie, seul en ville, à prendre le bus par mes propres moyens pour me rendre à la librairie. J’ai dévoré cet album qui est un des meilleurs selon moi. La nuit suivante, j’ai rêvé qu’on m’offrait une vingtaine d’albums inédits des Tuniques Bleues. C’était un plaisir sans nom. Je me suis réveillé en croyant presque que ces albums existaient et me souviens encore aujourd’hui de leurs couvertures et leurs titres que mon imaginaire avait inventés. Ces albums dont ma mémoire garde la trace, on me donne aujourd’hui l’opportunité de les rendre réels en signant cette histoire pour Willy Lambil. Si on m’avait dit ça à l’époque ! »

Willy Lambil / Copyright Philippe Cauvin
Pour cette année 2021, le Festival d’Angoulême aspire
à faire vivre la bande dessinée dans toutes ses dimensions.
FAIRE VIVRE LE LIVRE ET LA LECTURE
Après avoir révélé ses Sélections Officielles, fortes de 75 livres, en novembre dernier, la manifestation va maintenant dévoiler son Palmarès le vendredi 29 janvier prochain - le Prix René Goscinny – Prix du Scénario sera également attribué à cette occasion, ainsi que le Prix Konishi.
Les dernières annonces du gouvernement relatives aux contingences sanitaires obligent aujourd’hui le Festival à renoncer à son projet de « TGV de la bande dessinée ». Ce dernier devait emmener physiquement et symboliquement à Angoulême, à la fin de ce mois, des représentants de l’écosystème du 9e art, dans le but, notamment, de leur permettre d’assister à la Cérémonie de Remise des Prix. Mais le Festival va s’adapter. Faute de se passer en public, sa cérémonie se déroulera sous la forme d’un talk show qui sera filmé sur la Scène Nationale d’Angoulême et retransmis en direct.
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Thomas VDB, comédien, sera le présentateur de cette cérémonie dont la vocation est de mettre en avant des livres qui comptent parmi les meilleurs de la bande dessinée actuelle.
Thomas Vandenberghe, dit Thomas VDB, est né le 1er mars 1977 dans la Somme. Passionné par la musique (et surtout Queen dont il est littéralement fan et intarissable sur le sujet), il se forme au Conservatoire de Tours et c'est dans la presse musicale qu’il se fait d’abord un nom et devient par la suite rédacteur en chef du magazine Rock Sound.
2009, il fait ses débuts sur France Inter dans l'émission de Stéphane Bern Le Fou du Roi, ce dernier séduit par son humour lui confie une chronique.Thomas VDB est l'une des figures incontournables de la station et excelle depuis quelques années dans la bande de Par Jupiter aux côtés d'Alex Vizorek et Charline Vanhoenacker.
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© Sophie Ebrard
« Le choix de Thomas VDB s’est imposé très naturellement, d’autant qu’il s’inscrit dans notre désir de croiser la bande dessinée avec les autres arts, en l’occurrence le spectacle vivant. Cela fait déjà un certain de temps que l’on suit et adore son travail de comédien et de journaliste – à ne pas manquer sur France Inter ! L’étincelle ? Sûrement cette balade dans Paris, où lorsqu’en évoquant son nom, nous sommes tombés sur une colonne Maurice (pas le dessinateur) avec Thomas VDB en train de croquer une pomme dans son bain ! Et si à la place d’un fruit défendu, il y avait un fruit à défendre... La bande dessinée ! On s’est tout de suite dit que ce serait la combinaison parfaite pour donner encore plus de vie à ce moment exceptionnel qu’est la Cérémonie de Remise des Prix ».
Fred Felder, Co Directeur artistique
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Au cours de cette cérémonie, sera attribué, pour la première fois le Fauve des Lycéens, créé en partenariat avec le Ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports et l’enseigne Cultura. 1000 lycéens désigneront leur bande dessinée préférée parmi une short list de 5 livres issus de la Sélection Officielle.
Pour mettre en avant tous ces Prix auprès des lecteurs, le Festival a fait parvenir en décembre dernier des kits à 821 libraires, en France et en Belgique. Composés d’un stop rayon, des stickers du Festival et des livrets de sa Compétition Officielle, ces kits permettent aux libraires de s’emparer des ouvrages en Sélections.
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FAIRE VIVRE LA RELATION AUX AUTRICES ET AUX AUTEURS
« Angoulême, c’est depuis bien des années un rendez-vous incontournable fin janvier. C’est une occasion unique pour beaucoup de médias de mettre en valeur la bande dessinée dans sa diversité. Beaucoup d’albums remarquables sont parus en 2020, certains sont passés inaperçus à cause des circonstances, et donc le jury, que j’ai le plaisir et l’honneur de présider cette année, va mettre en lumière quelques-uns de ces livres. En soi, la Sélection est déjà très intéressante. Dans l'énorme production de bandes dessinées, on a souvent tendance à foncer sur les valeurs sûres : les reprises de personnages, les auteurs et autrices les plus connus. Grâce à cette Sélection très diverse, on peut découvrir de nouveaux talents, avant même que le Palmarès soit proclamé. C’est une grande chance. »
Benoît Peeters, Président du Grand Jury (dans l'émission Le courrier
recommandé de la télévision belge Bx1, le 11 janvier 2021)
Le Festival propose en ligne, tout au long du mois de janvier, des vidéos qui mettent directement en avant les autrices et auteurs des Sélections Officielles via des interviews visibles sur le site internet du Festival.
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« Il est toujours passionnant d’écouter les auteurs et autrices parler de leur travail ! Il était important pour nous de permettre aux internautes de découvrir tous les albums des Sélections directement à travers la voix de celles et ceux qui les ont créés. Quand on regarde les Sélections dans le détail, on constate que plusieurs autrices sont présentes avec un tout premier album : Lucie Quéméner, Lucrèce Andreae, Lisa Mouchet, Maurane Mazars, Marine Levéel et Bérénice Motais de Narbonne. Il est très réjouissant de lire des premières œuvres aussi abouties et d’accompagner leur rencontre avec le public. »
Sonia Déchamps, Co Directrice artistique
Les artistes en devenir ont aussi répondu présent. Dépassant les difficultés générées par le confinement, ces jeunes créateurs ont participé en nombre aux actions de détection conduites par le Festival : le Concours de la bande dessinée scolaire (7500 planches), le Concours Jeunes Talents (1500 planches) et le concours digital FIBD challenge (200 participations) ont révélé des créations de grande qualité.
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FAIRE VIVRE DES EXPOSITIONS
En partenariat avec SNCF Gares & Connexions et avec le concours du Ministère de la Culture, de la Région Nouvelle-Aquitaine, de l’ALCA et de RAJA, le Festival a déployé et rendu visibles, depuis la fin du mois de décembre, les créations issues de 84 œuvres représentatives de la diversité de la bande dessinée et ce, dans plus d’une quarantaine de gares partout en France. Des millions de voyageurs peuvent ainsi les découvrir et redécouvrir au quotidien. Leur format exceptionnel interpelle le regard, et des textes de médiation facilitent l’approche des œuvres.
L’exposition consacrée au Grand Prix 2020, Emmanuel Guibert, qui devait être accessible au public le vendredi 29 janvier au Musée d’Angoulême est prête !
Elle ouvrira ses portes dès que les institutions culturelles seront de nouveau autorisées à accueillir des visiteurs. Elle proposera, à l’initiative de cet auteur humaniste, une approche inédite de sa démarche créative et invitera les plus jeunes à la parcourir avec Ariol au sein des collections permanentes du musée. Cette exposition sera visible jusqu’à la fin du deuxième temps du Festival (27 juin inclus).
En attendant, une autre exposition créée en partenariat entre la BPI du Centre Pompidou et le Festival, est visible au sein des espaces de la bibliothèque jusqu’au 25 janvier : Catherine Meurisse, la vie en dessin.
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FAIRE VIVRE LES ÉCHANGES INTERNATIONAUX
La pandémie actuelle empêche les artistes de voyager et de se retrouver. Il en est de même pour tous les interlocuteurs qui portent leurs créations (éditeurs, producteurs, institutions…). C’est la raison pour laquelle le Festival a décidé de donner une forme numérique à son Marché International des Droits. Un Marché dont il a accéléré le développement depuis maintenant deux ans, en partenariat avec le Centre national du livre (CNL) et la Nouvelle-Aquitaine, dans le but de contribuer au croisement de toutes les formes du 9e art à l’échelle mondiale, et de promouvoir plus spécialement la bande dessinée francophone.
Concrètement, les inscriptions au webservice ont été ouvertes fin décembre. La plateforme sera opérationnelle du 27 janvier au 27 juin. Ce Marché des Droits en ligne est accessible gracieusement à tous ses utilisateurs, vendeurs comme acheteurs. Il permet aux éditeurs de présenter leurs catalogues de ventes de droit, aux acheteurs de les consulter selon les critères de leurs choix, et à toutes les parties prenantes de correspondre les unes avec les autres via une messagerie personnalisée.
À cette heure, pratiquement tous les éditeurs français de bande dessinée se sont inscrits sur cette plateforme et de nombreux intervenants étrangers également (plus de 25 pays présents, venus d’Asie, du Moyen-Orient, d’Amérique ou d’Europe). A l’évidence, cette initiative répond à des besoins réels, ce que confirment les chiffres d’affaires liés aux échanges internationaux de ventes de droits, malheureusement en baisse de 20% en 2020 (source BIEF – Le Monde).
Les inscriptions sont ouvertes sur : https://angouleme-rights-market.com/
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FAIRE VIVRE LE VOLET ESTIVAL DU FESTIVAL !
Le Festival donne rendez-vous à Angoulême les 24, 25, 26 et 27 juin à tous les amateurs de bande dessinée pour leur permettre de retrouver le goût et le sens du partage de leur passion pour la bande dessinée.
L’annulation, depuis des mois, des événements culturels a montré à quel point ceux-ci jouent un rôle essentiel, dans le rayonnement des arts qu’ils présentent et de leurs artistes, non seulement en termes d’animation des territoires en matière sociale, économique et culturelle, mais aussi dans la vie des citoyens, des gens, des amis, des familles, des petits et des grands qui viennent y participer.
Tous ces évènements, ont en commun de réunir, de fédérer, de faire découvrir et aimer des œuvres, de créer des rencontres de toutes natures, des temps forts, des anecdotes, de susciter émotions, espérances, péripéties, voyages, débats, polémiques, consécrations, révélations… Ils ne sont pas « présentiels ». Ils sont la vie réelle.
C’est la priorité du Festival d’Angoulême que de renouer demain le fil de cette histoire. Et pour donner à tous ceux qui font de la bande dessinée « une passion française » un avant-gout de ce qui, pourra les réunir au mois de juin, il dévoilera, lors de sa cérémonie du 29 janvier, les premiers éléments de sa programmation – pour une fois ! – estivale.
Toutes les images de la mascotte du festival sont © Fauve Lewis Trondheim
AU PROGRAMME :

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Mercredi 27 janvier
Webinaire international d’ouverture sur les marchés Bande Dessinées en France et dans le monde.
Le matin outre-Atlantique, l’après-midi en Europe, le soir en Asie, des professionnels de 3 continents se réunissent en live pour livrer une analyse de leurs marchés Bande Dessinées respectifs en 2020.
Territoires invités : Allemagne, Canada, France, Hong-Kong, Italie, USA
Jeudi 28 janvier
Présentation du bilan annuel du marché Bande Dessinée français et analyse des tendances de demain.
L’institut GfK et les équipes du Festival International de la Bande Dessinée coproduisent une présentation de marché, un retour sur l’année 2020 pour se projeter vers l’avenir.
Le virage du numérique en Bande Dessinée : les effets de la pandémie et les perspectives sur la création, la diffusion et la promotion.
Des professionnels européens et américains de la Bande Dessinée discuteront des solutions numériques utilisées dans leurs branches et marchés respectifs. Ils pourront dresser un état des lieux et esquisser des perspectives pour le monde post-pandémique. Table ronde modérée par Calvin Reid (Publishers Weekly).
Vendredi 29 janvier
Présentation d’une étude paneuropéenne sur la distribution des e-comics en Europe.
Des représentants du consortium EUDICOM ainsi que de la Commission européenne présenteront les activités du projet EUDICOM pour les 18 prochains mois et sont heureux de partager les résultats de la première étude paneuropéenne sur l'état de la distribution des e-comics en Europe. Les partenaires d’EUDICOM sont Izneo, Italian Association of Book publishers (IT), Spanish Association of Book Publishers (SP), Polish association of comics (PL), Federation of European Publishers (BE).

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Avec une circulation gâchée par la visite du Président de la République, la première journée du festival a été un parcours du combattant pour aller d’un lieu à l’ordre. Les services d’ordre, sur les dents, fouillaient les sacs et passaient chaque personne au détecteur de façon particulièrement poussée ce qui entraînait des attentes anormalement longues et parfois sous la pluie. Au Quartier Jeunesse, aucune file d’attente n’ayant été mise en place, les groupes arrivaient les uns après les autres s’entassant devant les entrées de manière anarchique. Les organisateurs devraient aller faire un petit tour à Disneyland Paris pour savoir comment gérer ce genre de situation. Inadmissible pour un 47ème festival. Bref, une fois à l’intérieur, la qualité des expositions a vite fait oublier ces désagréments. Allons-y !
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Catherine Meurisse, chemin de traverse : De ses cahiers d’écolière aux couvertures de Charlie Hebdo, tendre, drôle et émouvante, l’exposition Meurisse retrace sa carrière jusqu’aux grands espaces, que l’on pouvait même intégrer. En place au Musée du Papier, la rétrospective de la carrière de cette future Grand Prix du Festival a quelque chose de magique.
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Jean Frisano, de Tarzan à Marvel, l’Amérique fantasmée : Comment un dessinateur destiné à mettre anonymement en valeur des héros et super-héros de comics américains est-il devenu l’icône de plusieurs générations ? Voilà la question à laquelle répond cette exposition. Les super-héros Marvel s’affichent sur les originaux des couvertures de Strange dont Frisano a réalisé la plupart. C’est là qu’on se rend compte à quel point l’auteur fait partie d’un imaginaire collectif. On a tous vu ces dessins, mais peu de gens connaissaient son nom. L’injustice est réparée.
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Dans la tête de Pierre Christin : La carrière du lauréat du prix Goscinny 2019 est retracée dans cette exposition. De ses premiers travaux avec Bilal à la consécration avec Mézières, de la finesse du trait d’Annie Goetzinger à la grâce cousine de celui de Juillard, l’œuvre d’un scénariste majeur de l’histoire du neuvième art est mise sur un piédestal plus que mérité.
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Calvo, un maître de la fable : Quand on parle de bande dessinée animalière, on pense immédiatement à Macherot et à Hausmann. Mais il ne faut pas oublier qu’avant il y a eu leur maître Calvo. Cette exposition raconte toute la carrière de l’auteur de La bête est morte ! et, notamment, montre de nombreuses planches originales issues d’autres séries de l’auteur comme Patamousse, Moustache et Trottinette, ou encore un abécédaire somptueux.
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Folklorique enfance, fantastique enfance : L’exposition en quatre parties fait honneur à quatre séries jeunesse : Yakari, Petit Vampire, Hilda et Naruto. Dans une esthétique certaine et des reproductions grandeurs natures de scènes et de personnages de ces séries, les enfants côtoient leurs idoles. Outre l’interview vidéo de Sfar, la partie la plus intéressante est celle consacrée à Yakari. C’est la seule qui montre les véritables planches originales de son auteur et non pas des reproductions. On peut y remarquer que les planches de Derib comportent très peu de retouches. Les trois autres séries n’ont pas eu droit à ce traitement de faveur. Et alors ? Ça veut dire que les enfants n’ont pas besoin de voir de vrais originaux ? Un petit faux pas.
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Voyages en Egypte et en Nubie de Giambattista Belzoni : C’est une véritable immersion dans ces pays à laquelle nous convient Grégory Jarry, Lucie Castel et Nicole Augereau. L’exposition présente des décors de l’album sous forme de dioramas grandeurs nature. Les visiteurs peuvent se faire prendre en photo dans des scènes de l’album, comme s’ils en faisaient partie.
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Lewis Trondheim fait des histoires : « C’est l’histoire d’un type qui ne savait pas dessiner… » Quelle phrase choc pour accueillir les visiteurs à l’entrée d’une exposition ! Et pourtant, elle est si vraie et si porteuse d’espoir. C’est en se lançant dans les 500 pages de Lapinot et les carottes de Patagonie que Trondheim a appris son métier sur le tas. On sait où il en est arrivé aujourd’hui. Touche-à-tout de génie, l’auteur s’adresse au visiteur tout au long de ce parcours jubilatoire aux plus de 150 originaux. Un coup de cœur.
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La maison de Gournah : A l’initiative de l’atelier Marsam, dans le hall du Vaisseau Moëbius, l’exposition nous amène sous le soleil de la Haute-Egypte avec les croquis et bandes dessinées réalisés pendant la résidence chez l'auteur de BD Golo à Gournah, Haute-Egypte, en novembre et décembre 2019, par Golo, Kathrine Avraam, Rojer Féghali, Valentina Principe, Mohamed Salah, Loïc Verdier et Mohamed Wahba, ainsi que les photographies de Didier Cottet. Eclectique et dépaysant.
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En extérieur, pour la première fois depuis bien longtemps, pas d’exposition sur le parvis de l’Hôtel de Ville. Dommage.
Kishiro, Kirkman, Claveloux, Tsuge, Wood, … : de nombreuses autres expositions parsèment les différents lieux de la ville. La difficulté quand on vient à Angoulême est de choisir ce que l’on sacrifie. Le choix peut être arbitraire, mais laisser faire le hasard est sûrement le meilleur moyen de ne rien regretter.
Conférence Emile Bravo : Dans un amphithéâtre accueillant des écoliers et des collégiens, Emile Bravo raconte la genèse de Spirou, l’espoir malgré tout. Répondant aux questions de l’animatrice, puis des élèves, l’auteur a expliqué s’être approprié les événements qui ont fait ce que deviendra Spirou plus tard. Il a précisé que cette vision lui est propre et qu’il ne s’est pas embarrassé de ce qu’ont fait les auteurs invités dans la série de spin-off, en particulier Le Groom vert-de-gris, qui est la version de Spirou pendant la guerre de Yann et Schwartz. La cohabitation des deux points de vue ne pose aucun problème vu qu’on est dans la série « Le Spirou de… ».
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La journée de dédicaces du samedi est menée tambour battant. Une organisation scientifique est nécessaire pour ne pas perdre de temps. Le planning des dédicaces des auteurs, publié par chacun des éditeurs, permet de planifier la journée, mais les changements de programmation et le hasard qui fait souvent bien les choses ont permis de faire des rencontres diverses et variées.
Intarissable. C’est ainsi que l’on peut qualifier le passionnant scénariste de Deux frères à Hollywood. Alex Nikolavitch ne s’arrête plus de raconter les anecdotes qu’il a découvertes en scénarisant son album sur Roy et Walt Disney.

Improbable. Telle est la trajectoire de Lili L’archi, architecte qui s’est retrouvée dessinatrice de l’album Ma grossesse tout le monde s’en mêle, alors que rien ne la prédestinait à faire de la BD. Son éditrice Marie Moinard est aussi la scénariste du bel album Les découvreuses, chroniqué dans ces colonnes l'été dernier.

Musicale. Stéphane Tamaillon et Priscilla Horviller signent la biographie BD de ce début d’année qu’il ne faut pas manquer. Du jazz, du swing, du jazz, on en prend autant plein les yeux que plein les oreilles.

Ibérique. Super-Patate, le héros d’Artur Laperla, est une bouffée d’air frais dans un genre battu et rebattu. Du tout public décalé, intelligent et drôle. A ses côtés, chez ce futur grand éditeur qu’est Bang ediciones, Bazil signe un American Dream à bride abattue.


British. La belge Nina Jacqmin donne toute la délicatesse de son trait à un épisode véridique et mystérieux de la vie d’Agathe Christie dont on vous parlera très prochainement dans ces colonnes.

Historique : Alors que Les enfants de la résistance trustent les articles concernant la résistance en général et les enfants y participant en particulier, il ne faut pas oublier qu’il y a aussi Le réseau papillon.

Préhistorique. Frnck est maintenant une valeur sûre et un pilier du catalogue Dupuis. Cossu et Bocquet en ont encore sous le capot et nous promettent encore quelques albums pour poursuivre la saga inter-siècles.

Moyenâgeuse. La série Le Royaume de Feroumont est aussi un must. Chaînon manquant entre l’âge d’or et l’époque contemporaine, c’est un indispensable pour tous ceux qui aiment les classiques franco-belges.

Lumineuse. La boîte à musique de Gijé est aussi bien dessinée que racontée, sous la plume de Carbone. Un rêve éveillé pour les enfants et leurs parents. Quand c’est bien et que c’est beau, que demander de plus ?

Poignante. Evrard, avec ses complices Morvan et Tréfouël, signe le cinquième et dernier tome d’Irena. La vie de cette femme ayant sauvé plus de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie est un indispensable à mettre dans toutes les bibliothèques, à côté de Maus, et à diffuser dans les CDI de tous les collèges et lycées de France, de Belgique et d’ailleurs. Tu m’entends, Education Nationale ?

Sauvage. Gloris et Lamontagne se retrouvent pour un western cruel et réel. La mise en couleur du dessinateur est époustouflante tant dans les tons que dans les éclairages.

Entraînant. Efa et Rubio nous entraînent dans l’enfance de Django Reinhardt. Les cordes de son banjo résonnent tout au long de cet album à lire en écoutant un disque du musicien.

Délicieux. David Dethuin est extrêmement rare en dédicaces. Venu à Angoulême à l’occasion de la nomination de son roi des Bourdons, il ne fallait pas manquer l’occasion de profiter de ses dessins animaliers fins, tendres et innocents.

Victorieux. Le fils de l’Ursari faisait parti des coups de cœur de BD-Best l’année dernière, mais aussi du festival d’Angoulême cette année. On nous copie ? Non, en adaptant ce roman, Cyrille Pomès a signé un cheg-d’œuvre.

Bref, cette journée a permis de récolter de beaux albums qui feront de beaux articles sur votre site préféré.
Elle s’est clôturée pour moi par un verre de l’amitié avec Moïse Kissous, président du syndicat national de l’édition, à l’occasion du succès de l’ouvrage pédagogique La BD en classe, faites entrer les monstres !, auquel votre serviteur a participé. N’étant jamais aussi bien servi que par soi-même, je vous en reparlerai un de ces jours.

Juste un mot sur le palmarès qui, comme traditionnellement, fait preuve de snobisme et dénigre les grandes productions qui permettent de publier les petites. Le détail est sur : http://www.bdangouleme.com/prix-palmares/competition-officielle/palmares-officiel. Sans remettre en cause la qualité des ouvrages primés, ils sont objectivement dans un circuit parallèle. Le Grand Prix de l’excellent Emmanuel Guibert sauve la mise.
Angoulême, on t’aime quand même. A l’année prochaine !
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Toutes les photos sont © Laurent Lafourcade

Batman 80 ans : un genre américain démasqué est sans conteste l’exposition incontournable de cette année. Une Batmobile ayant servi au cinéma accueille les visiteurs à l’extérieur du bâtiment. Après une première partie étonnante dans laquelle on traverse la rue dans laquelle ont été assassinés les parents de Bruce Wayne, son bureau, son laboratoire secret, on croise dans leurs cellules chacun des méchants emblématiques de la série. Clou du spectacle, le Joker dans sa cage de verre est effrayant de réalité. Une fois quitté Gotham City, de nombreuses planches originales et de nombreuses illustrations des plus grands dessinateurs sont exposées entre de ludiques panneaux explicatifs détaillant les différentes périodes dans l’histoire de Batman.

L’exposition Jérémie Moreau retrace la courte mais très diverse et variée carrière de l’auteur de La Saga de Grimr. Du singe de Hartlepool à Tempête au haras, de Max Winson àson futur projet, les planches originales démontrent la volonté de l’auteur de sans cesse remettre son travail en question. Ce garçon est certainement un futur Grand Prix du festival.

Jean Harambat aller-retour revient sur le parcours de l’auteur d’Opération Copperhead. Du rugby à la mythologie, on y comprend comment le dessinateur a mis ses racines et ses passions dans son œuvre. Le soin apporté à l’exposition des planches originales et les reproductions grands formats de personnages et de décors de l’auteur attestent de la qualité de la scénographie. Située à l’intérieur du Musée de la BD, l’exposition reste visible quatre mois.
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L’histoire des éditions Futuropolis permet de remonter aux sources de la création de la maison. Bien avant son revival des années 2000, « Futuropolis 1972-1994, aux avant-gardes de la bande dessinée » revient sur la genèse du laboratoire d’idées agité par Etienne Robial et Florence Cestac. Les mythiques albums à la maquette très Robalienne sont exposés. Sur les murs, les portraits et parcours des auteurs emblématiques de l’époque sont affichés : F’murr, Montellier, Golo, Baudoin, Loustal,… L’exposition verse dans le souvenir mais pas dans la nostalgie et témoigne de l’importance de cette aventure dans l’Histoire avec un grand H de la bande dessinée.
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Tous publics, l’exposition Tom-Tom et Nana présentent : Tout Bernadette Després dévoile l’étendu du talent de l’inépuisable véritable patronne du restaurant « A la bonne fourchette ». Le magazine J’aime Lire accueille les facéties de la famille Dubouchon depuis 1977, de quoi toucher plusieurs générations. Les décors grandeurs natures sont émouvants tellement on a l’impression d’être dans l’univers de la dessinatrice. Mais Bernadette n’a pas fait que ça. D’autres de ses productions sont visibles. En fin de parcours, une salle permet de dessiner et de jouer avec son univers, avant de profiter d’un épisode de la toute nouvelle série de dessins-animés qui va être diffusée sur Télétoon.
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En extérieur, l’exposition du parvis de l’Hôtel de Ville démontre que le handicap n’est pas du tout un frein à la création. Joli, sincère et émouvant.
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Corben, Manara, Matsumoto, Nihei … : de nombreuses autres expositions parsèment les différents lieux de la ville. La difficulté quand on vient à Angoulême est de choisir ce que l’on sacrifie. Le choix peut être arbitraire, mais laisser faire le hasard est sûrement le meilleur moyen de ne rien regretter.
Bill s’est promené tout le week-end pour fêter ses 60 ans.
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A l’espace rencontres, Jérôme Hamon et David Tako ont présenté aux collégiens leur nouvelle série survival qui débute aux éditons du Lombard. Green Class s’annonce comme un futur blockbuster.
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La journée de dédicaces du samedi est menée tambour battant. Une organisation scientifique est nécessaire pour ne pas perdre de temps. Le planning des dédicaces des auteurs, publié par chacun des éditeurs, permet de planifier la journée. Comme pour les visites d’expo, le hasard permet de rencontrer de jeunes auteurs vers lesquels on ne serait peut-être pas allé à priori, comme Glen Chapron, dessinateur de la sensible histoire Corse scénarisée par Dodo, James Christ qui signe une nouvelle série avec Carbone : les zindics anonymes, ou encore Emilie Plateau, auteur de Noire, dont on vous reparlera très vite dans ces colonnes.
Pour le reste, entre autres, se retrouver face à Don Rosa, l’homme qui a créé une jeunesse à Picsou, puis se faire dédicacer un Donald par Kéramidas permet un doublé exceptionnel. Faire un selfie avec Kid Noize. Discuter avec un des plus gros vendeurs de romans à suspens de France Michel Bussi. Echanger avec Philippe Goddin sur nos Tintin préférés et avec Philippe Collin, le petit neveu de Marcel Grob, qui a scénarisé un des albums les plus marquants de 2018. Obtenir un Spirou dédicacé par Schwartz. Prendre une photo avec Sophie Dumont. Délirer avec Berth, cartoonist chez Spirou. Encore et toujours retourner voir Trondheim depuis 30 ans.

Bref, cette journée a permis de récolter de beaux albums qui feront de beaux articles sur votre site préféré.
Juste un mot sur le palmarès qui, encore une fois, fait preuve de snobisme et dénigre les grandes productions qui permettent de publier les petites. Evidemment, le festival de pouvait pas passer à côté de « Moi, ce que j’aime, c’est les monstres. » d’Emil Ferris, paru aux éditions Toussaint Louverture. Mais il faut regarder le palmarès des prix découvertes, décerné par des écoliers, collégiens et lycéens, pour trouver des albums de grands éditeurs. Le détail est sur : http://www.bdangouleme.com/prix-palmares/competition-officielle/palmares-officiel. Inutile de s’y attarder. Avec tout le respect qu’on doit aux auteurs récompensés, si on faisait pareil au cinéma, « Les aventures de mon voisin qui attend le bus » et « La tristesse du lavabo dans lequel on épluche des oignons » se battraient pour l’Oscar du meilleur film. Mais après tout, n’est-ce pas ce que fait le festival de Cannes ?
Enfin, un des grands changements de l’année est l’importance de l’espace dédié aux mangas. Le genre prend une place imposante dans une nouvelle bulle créée pour eux à proximité du Musée.
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Angoulême, c’est Hollywood sur Charente.
Photos © Laurent Lafourcade
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