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Alors que les élections américaines viennent de donner leur résultat, l'époque du Far West n'est peut-être pas aussi lointaine que cela.
Une campagne agressive, brutale où poésie (si cela pouvait exister en politique) et bonnes manières ont été peu de mise.
Dans ce grand Ouest américain, de 1813 à 1902, les hommes de loi n'avaient pas pour autant plus facile face à des hors-la-loi sans pitié ni éducation.
Le plus fort, le plus rapide ou le plus fourbe l'emportait souvent !
Mais ce n'est pas pour autant que shérifs, marshals, chasseurs de prime ou Minutemen ont abandonné leur tâche. Tout comme des juges et même des bourreaux ... Le chemin sera long pour apporter loi et ordre (celle de l'homme blanc) à ces territoires sauvages, parfois même pas encore des États reconnus !
"Dans l'Ouest américain, l'homme de la frontière naît libre, un fusil à portée de main pour garantir sa sécurité et ses droits, voilà son état d'esprit."
Et dans cette sauvagerie qui petit à petit va se "civiliser", un nouveau "pouvoir" apparaît afin de donner un visage "vainqueur" à cette avancée : la presse. Cette dernière va relater certains faits, certains destins d'hors-la-loi ou d'hommes de loi ...
Si aujourd'hui des noms sont passés à la trappe de l'Histoire, d'autres ont marqué à tout jamais la mémoire collective !

© Tiburce Oger - Gastine - Grand Angle 2024
Tiburce Oger nous en fait (re)découvrir 14 dans ce 4e opus de sa désormais collection "Go West". Pas forcément les plus connus (ouf !), mais tous ont marqué de leur empreinte ce chemin vers le respect de la loi !
Entre les Minuteman du mi XVIIIe siècle qui se défendaient contre les terribles raids des Indiens, Jim Werner, ancien esclave devenu Texas Ranger, le shérif Henry Plummer qui joua sur les 2 tableaux et le juge Parker, dit "l'homme qui pend", une longue et sanglante évolution marqua ces hommes chargés de faire la "loi" !

© Tiburce Oger - Toulhoat - Grand Angle 2024
Comme à son habitude, Tiburce a fait appel à ses "Rangers du crayon" pour mettre en images ... en dessins ces 14 récits palpitants au travers d'une trame cohérente ... Celle d'un carnet d'un malheureux journaliste tombé sous les tirs de 2 bandits.
Nous sommes en 1925, la route d'Isaac Stein, écrivain et reporter, s'arrête sur une piste en plein désert de l'Utah. Du sujet de ses notes, "La loi dans l'Ouest sauvage, chroniques et héros", il en devient involontairement l'objet du dernier chapitre ... celui qu'il n'écrira jamais !
Bob le vieux et Jeb l'édenté vont lire ces notes et nous emmener dans des événements parfois méconnus du grand public, mais toujours véridiques ! C'est là l'une des grandes qualités de cette série : tout est vrai !

© Tiburce Oger - Astier - Grand Angle 2024
14 styles parfois différents qui nous prouvent une fois de plus, si c'était nécessaire, que la veine du Far West est loin d'être morte dans le 9e Art. Mais qu'au contraire, elle a de superbes beaux jours devant elle avec tant de talents différents.
Évidemment cette brigade de "Rangers du crayon" a accueilli quelques nouveaux tels Richard Guerineau, Mario Milano, Xavier Besse et Alain Mounier. Ces derniers se sont prêtés au jeu d'une histoirette "western" alors que leur terrain de prédilection peut être tout autre. Mais quel plaisir visuel justement que de les découvrir dans un univers qui n'est pas obligatoirement celui où le lecteur les attend !
D'autres néanmoins semblent y prendre goût et y reviennent pour la seconde (Chris Regnault et Dimitri Armand), voire troisième fois (Laurent Hirn, Jef et Corentin Rouge) ... quand ce n'est pas carrément la 4e (Dominique Bertail, Paul Gastine et Ronan Toulhoat) !

© Tiburce Oger - Meyer - Grand Angle 2024
Bref un 4e opus qui sent à nouveau bon l'authenticité, la poudre et la poussière, avec un petit goût de chanvre bien mordant !
À s'immerger sans tarder dans cet univers de violence, éventuellement avec un bon whisky (mais avec modération) en attendant le volume 5 de la saga. Celui-ci sera consacré aux femmes de l'Ouest ... et verra de nombreuses dessinatrices de talent tenir les crayons !

Couverture du tirage de luxe noir et blanc © Tiburce Oger - Hirn - Grand Angle 2024
Et pour les collectionneurs, il existe plusieurs éditions, dont une superbe en tirage de luxe noir et blanc.
Thierry LIGOT
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Série : Saga "Go West"
Tome : 4 - Lawmen of the West - Histoire complère
Scénario : Tiburce Oger
Dessins & couleurs : Richard Guerineau, Mario Milano, Xavier Besse, Alain Mounier, Chris Regnault, Dimitri Armand, Laurent Hirn, Jef, Corentin Rouge, Dominique Bertail, Paul Gastine et Ronan Toulhoat
Couleurs uniquement sur 3 récits : Anaïs Blanchard, Raphaël Bauduin, Jack Manini,
Éditeur : Bamboo
Collection : Grand Angle
Genre : western, aventure, policier
Parution : 6/11/2024
Page : 120
Format : 24,3 x 32 cm
ISBN : 979 1 0411 0675 2
Prix : 19,9 €
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Tirage de luxe, n & b
Page : 128
Format : 25,8 x 36 cm
ISBN : 979 1 0411 1074 2
Prix : 29,9 €
Automne 1877, Tokyo, Otama a 16 ans.
Un étranger, portant le kimono (chose assez rare à l'époque) ne cesse de passer devant la propriété de son père pour en admirer le jardin.
Il s'agit de Vincenzo Ragusa, sculpteur italien, enseignant à l'université de Kobu, académie impériale des arts appliqués.
A cette époque, les Samouraïs venaient de perdre leur influence auprès de l'Empereur. Leur ère était révolue. Le nouveau gouvernement cherchait à ouvrir l'Empire du Soleil Levant au monde afin de le moderniser. Il invitait ainsi Français pour l'organisation de l'armée, Allemands pour le domaine médicale et évidemment Italiens pour les questions d'art !
Admirant le trait d'Otama, il lui propose néanmoins d'apprendre à dessiner de façon plus réaliste, plus à l'européenne.
C'est ainsi que chaque jour, il lui apporte une fleur pour la reproduire sur feuille. Viendront ensuite une multitude d'objets les plus divers que Vincenzo doit inventorier.
De là va naître une passion dépassant de loin l'art de dessiner ...
"Mais que vas-tu penser là ? Tu es bien trop jolie pour te comparer à une machine !"
... à dessiner !
Chaperonnée par sa grande sœur, elle accepte ensuite de poser comme modèle pour son mentor.
La suite est "logique" même si difficilement à entendre pour ses parents ... fiançailles, suivies d'une cérémonie nuptiale japonaise. Otama a 19 ans.
Pourtant son espoir d'une vie commune au Japon va être contrarié par un changement de mentalité au sein du gouvernement japonais. Une vague de nationalisme prône la défense de l'art traditionnel national. Vincenzo risque de perdre son emploi et décide de rentrer en Italie, à Palerme ... avec son épouse ! Elle a 21 ans !

© 2024 Keiko Ichiguchi – Andrea Accardi – KANA (Dargaud-Lombard s.a)
50 ans plus tard, Otama se rappelle sa première rencontre avec ce gaijin aimant le dessin et la botanique.
"Il me manque tellement que je peine à respirer"
Nous sommes en février 1936.
De retour à Tokyo depuis 4 ans, son chemin croise le jeune Atsushi, 7 ans. Un gamin désœuvré, d'une famille pauvre, mais possédant un réel intérêt et don pour le dessin. Otama se lie d'amitié pour lui et le prend sous son aile. Pour lui, elle va revivre son odyssée en Italie, tout en tentant de le protéger des événements de son époque.
Une odyssée de 50 ans où elle va s'intégrer dans un pays qu'elle ne connaît pas, au point d'en oublier son Japon natal ... et de s'en faire oublier pareillement. Devenue artiste reconnue, elle suivra et poussera son mari dans toutes les entreprises culturelles qu'il entreprendra.
Vivant intensément la "Belle Époque" palermitain de la fin du XIXe siècle, ils traverseront ces années plus intimement fusionnel jour après jour.
"Je ne ressentais jamais la solitude ... malgré la distance qui me séparait du Japon."
"- Regardez ! C'est le professeur Ragusa et son épouse japonaise.
- C'est une peintre exceptionnelle.
- Ils sont toujours ensemble. Quel beau couple !"
Malheureusement, le 13 mars 1927, à l'âge de 86 ans, ce dernier meurt. Elle a 65 ans et se sent abandonnée par son pays d'origine. Elle est alors convaincue qu'elle finira sa vie dans son pays d'adoption.

© 2024 Keiko Ichiguchi – Andrea Accardi – KANA (Dargaud-Lombard s.a)
Pourtant la vie peut réserver de belles surprises. A 70 ans, suite à un heureux concours de circonstances, son vœu de retour se réalise enfin.
"J'avais traversé les mers au bras de l'homme de ma vie. Et voilà que je faisais le chemin inverse en compagnie de ma petite-nièce.
J'ai toujours vécu dans le sillage de l'amour ..."
Mais ce sera pour réaliser que le Japon de son enfance a bien changé. De nouveaux troubles se préparent et une révolte militaire éclate. En 4 jours, elle sera néanmoins mâtée pour ne plus exister que sous le nom des "incidents du 26 février 1936".

© 2024 Keiko Ichiguchi – Andrea Accardi – KANA (Dargaud-Lombard s.a)
Et quoi de mieux pour réaliser ce one-shot qu'une auteure japonaise, Keiko Ichiguchi et un dessinateur italien, lui-même de Palerme, Andrea Accardi !
Un récit de vie poignant, raconté avec passion et amour, inspiré de l'extraordinaire parcours d'Otama Kiyohaha (1861 - 1939) entre son Japon natal et son Italie d'adoption.
Un scénario sensible et poétique sur le choc de 2 cultures que tout oppose mais que l'amour de 2 êtres, de 2 artistes réunira durant un demi-siècle. Ils traverseront moultes épreuves, connaîtront des chamboulements historiques et politiques majeures dans un Japon qui se cherche et se recherche.
Un seinen complexe et réaliste à la fois qui aborde de façon humaine et sentimentale la vie hors norme de cette femme, première peintre japonaise de style occidentale et Japonaise ayant été le modèle d'un artiste occidental. Loin d'être uniquement un "conte de fée" à la sauce italo-japonaise, Keiko Ichiguchi ne tait pas pour autant les aspects moins romantiques de cette passion : le regard parfois moqueur des Italiens à Palerme, leur humour grivois, les sentiments plutôt hostiles de sa belle-mère, l'opposition sociale entre les Japonais pauvres et les plus riches ou aisés, les tensions sociales qui secoueront le Japon et l'entraineront en partie dans un second conflit mondial, ...
© 2024 Keiko Ichiguchi – Andrea Accardi – KANA (Dargaud-Lombard s.a)
Évidemment, le dessin, dans un style manga raffiné et pur, traduit toute la tendresse qui émane des protagonistes et de leur existence. Le trait léger, fin, doux au regard d'Accardi sublime cette narration en la rendant encore plus fascinante.
Il serait enfin difficile de passer son silence la superbe jaquette reprenant en couleur pastel le dessin de la couverture.
Un très joli ouvrage sélectionné notamment dans le cadre de l'opération "Lisez-vous le belge" 2024, chez l'éditeur Kana : site
Thierry Ligot
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Titre : La vie d'Otama
Scénario : Keiko Ichiguchi
Dessin : Keiko Ichiguchi / Andrea Accardi
Editeur : Kana
Collection : Made In
Type : Seinen
Genre : historique, drame, récit de vie
Public : ado, adulte
Parution : 7 juin 2024
Page : 136
Format : 17 x 24 cm
ISBN : 978 2 5051 1719 3
Prix : 15,5 €
Savez-vous ce que font les super-héros quand ils ne sauvent pas la planète ?
Difficile à dire car ils ne portent pas forcément leur super costume dans ces moments de "calme", me direz-vous ! Et vous n'avez pas tout à fait tort.
"Au moment où commence notre histoire, l'année se termine à Donaldville. L'automne est doux et l'hiver semble encore loin. Les habitants vaquent à leurs occupations et coulent des jours tranquilles. C'est le calme plat, tout est paisible. Bref, il ne se passe absolument rien de particulier."
Mais en cette fin d'année, à Donaldville, un drame se joue ! Le magazine "Flouz" va décerner son prix au gagnant de son classement des plus riches milliardaires du pays. Or, pour la première fois, Picsou n'est plus sur la première marche ! C'est Flairsou, son éternel concurrent qui remporte enfin le trophée !
Cependant, si le calcul des avoirs est clôturé, une solution existe encore pour Picsou afin de rattraper son léger retard ! Que quelqu'un lui fasse un don ! Mais qui serait assez fou pour lui faire un don ?
Picsou a évidemment la réponse ! Donald, son neveu ! Ce dernier ne profite-t-il pas d'un logement gratuit ? Il lui suffirait de payer un "loyer" sous forme de don à son oncle et le tour serait joué. Seul hic, Donald n'a pas de revenu puisqu'il ne travaille pas !
S'il ne paie pas, Onc' Picsou n'hésitera pas à le mettre dehors pour revendre la maison.

© Pothier - Batem - Walt Disney / Glénat 2024
Inimaginable pour Donald car son identité secrète serait alors découverte !
"Non, je ne peux pas déménager ! Si je déménage, Onc' Picsou découvrira mon armoire ! Et s'il ouvre mon armoire, il va s'apercevoir qu'elle cache un ascenseur ... un ascenseur qui débouche directement sur le repaire de Fantomiald ! Il découvrira mes gadgets, mes masques et mes costumes, et il comprendra que j'ai pris la place du justicier Fantomius quand j'ai découvert le journal intime de celui-ci dans la Villa Rosa ! Bref, il saura que Fantomiald, c'est moi !"
Bref, en désespoir de cause, il n'a d'autres solutions que de faire appel au génial Géo Trouvetou et à sa dernière invention, le BINZ (Brouillad à Idée Nouvelle pour Zozos).
Et malgré tout, Donald se retrouve à l'Agence pour le Travail pour enchaîner sans succès les petits boulots : facteur, peintre en bâtiment, cantonnier, videur, plongeur, déménageur, ...
Mais s'il ne réussit à n'en conserver aucun, c'est bel et bien sous le masque de Fantomiald qu'il excelle ! Pour contrecarrer le plan machiavélique de la "Bande déguisée" ou encore le cambriolage du musée par les Rapetou, ou tout simplement sauver les habitants de Donaldville, qui pourrait arrêter Fantomiald ? Personne !

© Pothier - Batem - Walt Disney / Glénat 2024
Un one-shot pur "Disney" dans ses scénarios et son graphisme. Ses personnages, ses décors, son esprit, son humour ... se dévoilent en 4 petites histoires plus savoureusement disney les unes que les autres et s'impliquant de façon hilarante dans une trame cohérente.
Un bain de jouvence pour les plus âgés, une magie pour les plus jeunes, Nicolas Pothier et Batem nous offrent un voyage imaginaire "hors du temps".
18e album de la collection Disney - Glénat, Nicolas Pothier, après son tout récent "Mickey contre l'alliance maléfique", le voilà qui pose sa plume à Donaldville, invitant Batem dans un nouvel univers pour ce dernier.
L'auteur du Marsu ne se prive cependant pas d'apporter sa petite touche personnelle au graphisme de l'album. Mais rien de choquant ni d'iconoclaste, rassurez-vous ! Codes et références sont bien présents et respectés !
Ceci dit, les clins d'œil, traits d'humour et autres pleuvent dans de nombreuses cases, pour notre plus grand plaisir de lecture !
Intégrant adroitement tous les éléments de cet univers, nous y croisons à la fois Donald et ses maladresses, ses neveux futés et débrouillards, l'Onc' Picsou avec son avarie et sa duperie, les Rapetou malchanceux ou encore un Dingo devenu également super-héros, ...

© Pothier - Batem - Walt Disney / Glénat 2024
Pour info, Donald, né un certain 9 juin 1934, est l'un des personnages de la franchise Disney les plus aimés du public. A la fois distrait, fainéant, colérique, maladroit et toujours fauché dans la vie, il représente l'anti-Mickey par excellence !
Fantomiald, lui, est un personnage crée en 1969 par les Italiens Guido Martina (scénariste) et Giovan BattistaCarpi (dessin) pour Disney. Donnant enfin un rôle de "gagnant" au malheureux Donald face à son richissime oncle Picsou et même à Gontran Bonheur, son nom français s'inspire de ... devinez ? Le célèbre et démoniaque "Fantômas" !
Héritant par erreur de la Villa Rosa, Donald y découvre le journal secret de son ancien propriétaire. Ce dernier avait une identité secrète à Donaldville : celle de Fantomius, gentleman-cambrioleur.
Rentrant dans la peau de ce dernier, Donald devient la nuit Fantomiald afin de se "venger" de son oncle, de Gontran, de la société au début, puis des "méchants" en général. La journée, il reste ce canard maladroit et incompétent, moqué de tous.
Entre "vengeur masqué" et "super-héros", Donald est le Batman sans le sou de la BD.

© Pothier - Batem - Walt Disney / Glénat 2024
Petit bonus dans ce tome-ci, style comics US, à la fin de l'album, des couvertures alternatives des 4 chapitres et 5 pages de croquis et d'esquisses des personnages principaux.

© Pothier - Batem - Walt Disney / Glénat 2024
Halloween passé, les fêtes de fin d'année pointent déjà leur nez à l'horizon. Ici et là, les premières décos fleurissent dans nos rues. Alors bonjour la chasse aux cadeaux ... Et cet album a toutes les qualités pour en faire un qui fera, sans hésitation, plaisir à toutes et tous.
Sans compter l'attrait de sa couverture un rien brillante et de son dos toilé !
Thierry LIGOT
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Titre : Un travail pour Fantomiald
Scénario : Nicolas Pothier
Dessin : Batem
Couleurs : Cerise
Type : One-shot
Éditeur : Glénat
Collection : Disney
Genre : Disney, humour, aventure, super-héros
Public : tout âge
Parution : 9/10/2024
Page : 56
Format : 24 x 32 cm
ISBN : 978 2 344 04445 2
Prix : 15,5 €
Tout semble débuter à Sakhara, la cité du Nil qu'une pluie de météorites a détruite lors de la venue d'Alix et d'Enak, dans un album précédent "Le Prince du Nil".
Qaâ, le frère du défunt pharaon menkharâ de la cité, Ramès, rôde toujours dans ses ruines, à les "protéger" de tout intrus. Accompagné de ses guépards et hyènes, il veille à la quiétude de cette cité maudite.
Pourtant, un mystérieux seigneur le capture, lui promettant d'expier ses fautes dans la douleur ainsi que la renaissance de la ville.
A Rome, loin de se douter de ces événements, Marc-Antoine tente de convaincre Alix et Enak de rejoindre César pour une campagne au Pont. Au même moment, Enak échappe de peu à deux tentatives d'assassinat (ou d'enlèvement ?) fromentées par des Égyptiens. Ces derniers, échouant, préfèrent se suicider plutôt que de se faire capturer.
Certaines de leurs paroles, comme "Prince du Nil", "Kiya" ou encore le "Gardien", inquiètent profondément Alix qui décide de partir à la recherche de celui qui serait derrière cette menace sur son ami.
Le début de son enquête le mène à Ostie où il interroge, sans succès, le capitaine du navire égyptien ayant débarqué les 2 meurtriers.
Après leur départ, une altercation a lieu entre ce capitaine et un de ses marins, Tamès. Le premier, un Alexandrien, reproche au second, un Sakharien, d'avoir amené le doute des Romains sur lui et son navire. Il préfère rentrer en Égypte le plus tôt possible.
Tamès, furieux, clairement au courant et complice des deux meurtriers, vomit la lâcheté de son capitaine.

© Mangin - Millien - Martin - Casterman 2024
Entretemps, convaincu que c'est en Égypte que se trouve la réponse à ses questions, Alix décide de s'y rendre, avec Enak, afin de découvrir qui est ce fameux "Gardien".
C'est ainsi que les 2 amis embarquent le lendemain sur un navire romain, direction Alexandrie. Ils quittent Ostie juste après le départ du bateau égyptien, dont le capitaine, convaincu que ce n'est pas un hasard tente alors de les distancer à tout prix !
Mais à son bord, la situation se dégrade et les Sakhariens prennent le contrôle. Une nouvelle fois, ils font tenter de s'emparer d'Enak ... pour la ramener à Sakhara !

© Mangin - Millien - Martin - Casterman 2024
Voici donc Alix et Enak entraînés dans une sombre histoire de vengeance et de mystification. Forcés de se rendre en Égypte pour y percer ce mystère, ils se retrouvent plonger en pleine "lutte" de pouvoir entre Ptolémée et sa sœur-épouse Cléopâtre. Mais également entre Alexandriens et Sakhariens ! Les premiers détestent les seconds qu'ils ont vaincus et dont bon nombre de survivants n'ont toujours pas accepté leur défaite. Un jeu dangereux où les têtes pensantes avancent "masquées" face au jeune Gaulois. Qui sont réellement ses "amis et alliés" ?
Derrière leurs ambitions se cachent un espoir de renaissance et de vengeance contre ceux qui seraient à l'origine de la destruction de l'ancienne capitale des Menkharâ !

© Mangin - Millien - Martin - Casterman 2024
Ce nouveau scénario de Valérie Mangin nous ramène quelques années après les albums "Le Prince du Nil" (n°11), "Ô Alexandrie" (n° 20) où Alix rencontre pour la première fois Cléopâtre), "Le démon du Pharos" (n°27) et quelques temps après "L'ombre des Sarapis" (n°31) où Enak croise Isadora, la servante de Cléopâtre et en tombe probablement légèrement amoureux !
Comme à son habitude désormais dans la franchise "Alix", Valérie apprécie entremêler ses propres scénarios avec ceux des albums précédents, qu'ils soient directement du père de la série, Jacques Martin, ou des scénaristes suivants. Une agréable manière de maintenir une unicité dans les aventures de ce héros, ancien esclave, devenu citoyen romain, ami ou ayant fréquenté des puissants tel César, Pompée, Cléopâtre, Vercingétorix, un empereur chinois, ... et futur sénateur ...
Si ce scénario-ci nous fait retourner en Égypte, il nous offre également le plaisir de revoir l'étrange et surprenant prophète roux, Qaâ. Par ailleurs, il nous plonge dans les origines familiales de Cléopâtre (tiens, c'est amusant, dans ses apparitions précédentes, elle n'y avait jamais fait allusion et donc jamais marqué d'animosité vis-à-vis d'Enak !).
S'appuyant sur la méfiance, pour ne pas dire la haine, entre Alexandriens et Sakhariens, un sombre projet de résurgence de la gloire passée d'une dynastie vaincue, mais pas disparue, Valérie Mangin redonne à Cléopâtre, comme espoir final, le projet de réussir à se débarrasser de la domination romaine !
L'alternance des scène Qaâ/Sakhara - Alix/périple permet de maintenir un rythme soutenu au récit ainsi que son intérêt. On avance dans l'intrigue, sur les 2 tableaux, sans en dévoiler trop tôt le dessous des cartes.

© Mangin - Millien - Martin - Casterman 2024
Côté dessin, Chrys Millien n'a plus d'inquiétudes à donner aux adeptes de la série et de Jacques Martin. Son trait est précis, clair, élégant : les torses et pectoraux fins et puissants (bien que ceux d'Alix et Enak, parfois ... !), les visages fermes et expressifs, les chevaux naturels dans des cadrages offrants de belles vues sur des décors et architectures soignés !
Les nombreux flash-back, suppositions et attitudes hypothétiques de l'un et l'autre auraient néanmoins pu être plus "visibles" par une mise en couleur différente ou nuancée. Ceci aiderait à mieux visualiser ces instants "narratifs" dans le fil scénaristique des actions.
Côté ambiance et atmosphère, Florence Fantini respecte parfaitement le cahier des charges "martinien". Couleurs et jeux d'ombres sont dans le plus pur style du père de la série.
Un nouvel opus, bien dans les canons de la ligne claire graphiquement et dans la construction narrative au niveau du scénario ... sans nous donner l'impression d'un "déjà lu". Un scénario original qui devrait ravir les fans d'Alix.
Thierry Ligot
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Série : Alix
Scénario : Valérie Mangin - d'après les personnages de Jacques Martin
Dessin : Chrys Millien
Couleurs : Florence Fantini
Éditeur : Casterman
Public : ado - adulte
Genre : histoire, Antiquité, aventure
Parution : 13/11/2024
Page : 48
Format : 22,6 x 30,3 cm
ISBN : 978 2 203 25705 4
Prix : 12,5 €
Pour rappel, Connie, une barbare délurée, si pas carrément dévergondée, fille illégitime d'un certain Cimmérien et d'une Hyrkanienne, dont les noms seront tus, est engagée par un mystérieux commanditaire pour une mission à haut risque.
Avec quelques autres compagnons plutôt disparates en qualités et dons, elle devra se rendre dans le Royaume de Transistan afin d'y dérober un bijou bien particulier.
Inconscient de cette menace, le prince des lieux s'apprête à épouser la princesse du royaume voisin. Ceci un rien à l'encontre de ses penchants intimes. Mais une tradition transistanienne impose une reine à la tête du royaume. La reine venant de passer l'arme à gauche, elle n'a comme descendance qu'un héritier ... A lui donc de trouver rapidement une reine !
Voici donc les actes 4 à 7 de cette quête, à la recherche des pendelogues du prince, fabuleux bijoux au pouvoir de maintenir la paix dans le royaume en reconnaissant le sang royal !
Connie et ses compagnons réussissent à pénétrer discrètement dans le palais du prince Albut'envu par les jardins suspendus du harem royal.
Mais loin de suivre les conseils de leur mystérieux commanditaire, ils s'approchent de ce dernier provoquant par-là même le réveil de son terrifiant gardien, un gigantesque djinn cyclope vert !

© Gianluca Maconi - Tabou BD 2024
Entre tentative de vol du bijou, complot du mystérieux commanditaire, comportement bizarre du prince vis-à-vis de sa promise, attitude louche de cette dernière qui semble ne pas être celle qu'elle prétend être, ... chacune et chacun payant charnellement de sa personne dans l'une et l'autre des péripéties rocambolesques de ce final, les événements s'accélèrent pour arriver à un dénouement explosif de jouissances pas forcément partagées !
Fin de cette trilogie, mais pas pour autant des aventures sensuello-érotiques de Connie, chacun des protagonistes dévoile enfin son rôle exact ... et sa véritable nature, voire sa passion pour l'un l'autre.

© Gianluca Maconi - Tabou BD 2024
Gianluca Maconi s'amuse réellement avec ses personnages. Que ce soit le valeureux Valério, Al Bricor et Founette avec les autres compagnons d'aventure de Connie, le vizir, le prince lui-même, sa prétendante ainsi que sa vieille bique de "dame de compagnie", Shabby Chic, la gardienne du trésor, Mirliva, la généralissime transistane, ... un méli-mélo chaud chaud chaud ! Usant adroitement de son talent, il réussit à donner amoureusement à chacun toutes les qualités visuelles nécessaires pour faire naître chez le lecteur le sentiment désiré.
Outre l'humour des situations et dialogues, le rythme des actions et les scènes plus "adultes", Gianluca Maconi donne à sa série ce ton adéquat permettant une lecture savoureuse, insouciante, sans prise de tête.
Un dessin rond, joyeux, des couleurs vives créent les ambiances bon enfant mais pour public averti.
Un ensemble érotico-fantasy-humoristique cohérent qui se clôture sur un message d'ouverture, de tolérance et d'égalité.

© Gianluca Maconi - Tabou BD 2024
Finalement, on s'amuse, on sourit et on se délecte de ce scénario léger, mais qui tient la route avec ses rebondissements, dans un graphisme mêlant ligne claire italienne et effets mangas !
Thierry Ligot
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Série : Connie, la Barbare
Tome : 3 - L'héritage de Kalbutplin
Scénario, dessin, couleurs : Gianluca Maconi
Editeur : Tabou BD
Public : averti - adulte
Genre : érotique, humour, aventure
Parution : 23/10/2024
Page : 136
Format : 16,5 x 24 x 1,1 cm
ISBN : 978 2 35954 202 8
Prix : 15 €
Un bain de jouvence, une machine à remonter le temps, une madeleine bédéesque ... Voilà le cadeau que nous offre Casterman avec ce premier volume de l'anthologie "Les 4 As" de Georges Chalet, mis en dessin par François Craenhals.
Imaginé en 1956, sous forme de roman jeunesse, avec "Le Fantôme de Campaville", Georges Chaulet crée un quatuor bien dans l'air de son temps. 4 jeunes, chacun avec son "stéréotype" d'ado des années '60, vont ainsi résoudre des énigmes policières gentillettes ayant un léger côté fantastique.
Lastic, le fonceur-mécano-farceur. Débrouillard et sportif de la bande, il semble en être le leader sans en avoir le "titre".
"A partir du port, nous longerons la falaise sur un kilomètre. Je plongerai de temps en temps pour explorer le fond. Ensuite, nous ferons demi-tour, mais en nous éloignant plus de la côte ... Et ainsi de suite, de manière à balayer l'Océan."
Doct est l'intellectuel. Féru de citations et de références littéraires, scientifique ingénieux, ce rat de bibliothèque est une encyclopédie bien utile pour apporter un regard plus sérieux aux enquêtes des 4 As.
"Si "l'union fait la force", comme l'affirme Métalapse d'Antonyme, "la division fait parfois la ruse", comme l'a dit Asyndète d'Anacoluthe ...
Ciel ! Que vois-je ? ... Les "Mémoires d'un amnésique" ... Les "Œuvres complètes du professeur Tournesol" ... C'est passionnant ..."
Bouffi, est à l'image de son nom : gaffeur toujours affamé, c'est le petit "gros" de la bande. Il représente le côté "comique" qui ne pense qu'à manger.
"Attends, c'est la première fois que je vois des concombres farcis de rillettes ..."
Ces trois-là pourraient être la version plus "enfantine" de 4 héros plus ados, portant foulards et sacs à dos ! Vous voyez de qui je parle ? "La Patrouille des Castors" avec un mélange de Poulain/Chat pour Lastic, Faucon pour Doct et évidemment Tapir pour Bouffi !
Même graphiquement, la ressemblance pourrait être frappante !

© Chaulet - Craenhals - Casterman 2024
Vient alors Dina, la jeune fille de son époque ! Elle apporte un peu de légèreté au groupe par ses préoccupations futiles ... (attention, à bien remettre dans la mentalité des années '60 et la place qu'on y accordait aux jeunes filles !). Mais entre ses disputes (volontaires) avec Lastic, Dina est convaincue de la supériorité de la femme sur l'homme !
"Comme ceci, ne suis-je pas vachement dans le vent ? Je suis aussi jolie qu'une téléspeakerine."
La bande serait "classique" sans un membre plus "distrayant" pour le jeune lectorat. C'est l'époque d'or d'un certain reporter à la houppette ... Or par qui est-il dès le départ accompagné ? Qui lui donne ce petit "plus" sympathique et jouette, un rien "philosophe" à certains moments ? Milou !
(A remarquer que Tintin et Milou apparaîtront au détour d'une case dans l'album "Les 4 As et la vache sacrée" alors qu'ils poursuivent une voiture verte ... cela vous fait-il penser à quelque chose ?)
Ici, ce sera le rôle d'Oscar, un petit chien également, assez semblable graphiquement à son modèle d'ailleurs. Si ce n'est sa couleur, disons beige, et une auréole noire autour de son œil droit.
"Bof ! Une vache, c'est une espèce de chat, en plus gros !"

© Chaulet - Craenhals - Casterman 2024
C'est en 1956 que Georges Chaulet imagine son quatuor, "Les 4 As super-détectives". C'est l'époque des "Bibliothèque Rose" pour enfants, "Bibliothèque Verte" pour ados, ... chez Hachette. Ce dernier refuse le projet, venant de signer avec la romancière anglaise Enid Blyton pour la version française de "The Famous Five" (Le Club des Cinq).
Par contre, Casterman est enthousiasmé et publie la première aventure des "4 As" dans sa collection "Le Rameau Vert". Il sortira en librairie en août 1957 !

© Chaulet - Craenhals - Casterman 2024
Pour assurer le succès littéraire auprès du public, les héros seront être à la fois éducatifs, amusants et proches de l'image du jeune parfait de l'époque ! Ni politique, ni religion, ni sexe, ni injures et grossièretés !
Les jaquettes et illustrations intérieures sont confiées à François Craenhals. Celui-ci se fait, depuis 1948, petit à petit, une place dans le monde de la caricature et de la BD franco-belge. Crayon talentueux, il est capable de varier ses styles et les genres, passant sans difficulté d'un dessin semi-réaliste (Karan, Pom et Teddy, Chevalier Ardent, ...), voire réaliste (Le cas étrange de Mme de Bonneval, ...), à un dessin plus humoristique (Primus et Musette, Fantômette, ...).
Usant de son graphisme ligne clair classique, il s'inspirera d'ailleurs de ses Primus, Musette et Pardaf pour donner vie aux héros de Chaulet, Lastic, Dina et Bouffi.
© Chaulet - Craenhals - Casterman 2024
Mais il faudra encore du temps pour que le nouveau duo, Chaulet - Craenhals, ne réussisse à convaincre la maison Casterman de sortir les romans des "4 As" en bande dessinée ! Ce sera chose faite en 1964 avec "Les 4 As et le serpent de mer".
Ce sont ainsi les 4 premiers albums de la série que Casterman vient de décider de republier en un 1er volume "Anthologie".
"Les 4 As et le serpent de mer" (1964), "Les 4 As et l'aéroglisseur" (1964), "Les 4 As et la vache sacrée" (1964) et "Les 4 As et le visiteur de minuit" (1965).
Au total, le duo d'auteurs publiera ensemble 39 aventures des "4 As". Le dernier commun, "Les 4 As et Halloween" paraîtra en 2002.
4 autres aventures complèteront la série, mais avec des équipes différentes. François Craenhals seul, ou séparément au scénario mais avec un autre dessinateur (Jacques Debruyne), soit carrément 2 nouveaux auteurs (Sergio Salma & Alain Maury).
Georges Chaulet nous quittera le 13 octobre 2012, François Craenhals, le 2 août 2004.

© Chaulet - Craenhals - Casterman 2024
Augmenté par un dossier richement illustré de 30 pages, de la plume experte de Patrick Gaumer, nous (re)découvrons dans un style vivant la passionnante épopée de création de ce quatuor sympathique. Une mine incroyable d'informations qui nous permet de comprendre et de revivre autrement cette extraordinaire aventure éditoriale des années '50-'60.
Une idée de cadeau, à coups sûrs, pour la Saint-Nicolas de nos plus jeunes ... ou plus âgés, comme "madeleine de Proust" !
Thierry Ligot
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Série : Les 4 As - Anthologie
Volume : 1 - "Les 4 As et le serpent de mer", "Les 4 As et l'aéroglisseur", "Les 4 As et la vache sacrée" et "Les 4 As et le visiteur de minuit"
Scénario : Georges Chaulet
Dessin : François Craenhals
Dossier : Patrick Gaumer
Éditeur : Casterman
Public : jeune, ado
Parution : 23/10/2024
Page : 231
Format : 22,6 x 30,3 cm
ISBN : 978 2 203 28099 1
Prix : 35 €
Alors qu'Halloween pointe son nez, que St-Nicolas est encore loin dans les rayons mais que certaines communes (belges) ou municipalités (françaises) commencent à arborer leurs premières décos de Noël, il serait temps de penser à nos agendas, calendriers et almanach 2025 !
En parlant d'almanach, le "Grand Double belge dit de Liège" est à n'en pas douter LA référence.
Ami de l'agriculteur depuis plus de 2 siècles, nous en sommes à la 201e édition, aucune fête, aucun calendrier des plantations potagères n'y manquent !
Chaque mois est détaillé en travaux à réaliser, en phénomènes naturels à observer, les horaires solaires et lunaires, les pleines lunes, les marées, ... et évidemment le calendrier des saints/saintes !

© Casterman 2024
Et si cela ne suffisait pas, les journées internationales, les fêtes régionales, patronales, religieuses, ... ou encore les jours et lieux de marchés hebdomadaires, des tableaux de contenance et de conversion de poids et mesures, des informations sur la Belgique, notre dynastie, ... ou les horoscopes chinois, ...
Sans oublier 1945-2025 ... le 80e anniversaire de la libération de la Belgique !
Les gourmets ne sont pas oubliés avec quelques recettes bien belges, chicons et bières ...

© Casterman 2024
Bref une mine incroyable d'informations dans tous les domaines pour rendre 2025 plus intéressante, vivante et passionnante écologiquement et humainement !

© Geluck - Casterman 2024
Du côté agenda, de poche ou de bureau, comment passer à côté de ceux du Chat ? Pratique, clair et subtilement illustré, agréable en main (ce qui ne gâche rien !), le Chat illuminera par son humour, sa facétie et sa dérision chacune des 52 prochaines semaines.
Sur votre bureau ou dans votre poche, vous pourrez aisément gérer rendez-vous, dates de festivité, ... bref organiser vos journées, vos semaines, vos mois ... 2025 !
"C'est parce que l'avenir nous appartient qu'il nous appartient de le faire vivre !"

© Geluck - Casterman 2024
Plaisant, beau, on retrouve toutes ces qualités dans le grand calendrier mural du Chat. Douze mois, douze illustrations et de quoi égayer vos journées rien qu'en regardant la page du mois !
Pour soi ou pour un ami, un proche, 3-4 petites idées de cadeau à faire juste "comme ça", pour le plaisir de (se) faire plaisir en offrant ... en s'offrant de quoi voir en rose, en légèreté et en humour l'année qui vient !

© Geluck - Casterman 2024
Thierry Ligot
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Le grand Double Almanach belge dit de Liège - 2025
Éditeur : Casterman
Genre : informations générales - almanach
Public : tout
Parution : 2/10/2024
Page : 192
Format : 11 x 14 cm
ISBN : 978 2 203 28411 1
Prix : 5,95 €
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Agenda de poche "Le Chat 2025"
Éditeur : Casterman
Scénario - Dessin : Philippe Geluck
Genre : humour - papeterie
Public : tout
Parution : 25/09/2024
Page : 136
Format : 9,8 x 16,6 cm
ISBN : 978 2 203 28109 1
Prix : 12 €
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Agenda de bureau "Le Chat 2025"
Éditeur : Casterman
Scénario - Dessin : Philippe Geluck
Genre : humour - papeterie
Public : tout
Parution : 25/09/2024
Page : 128
Format : 18,6 x 22,7 cm
ISBN : 978 2 203 28108 0
Prix : 17 €
Voilà, Sherlock Holmes est mort ! Il s'est suicidé !
Afin de lui rendre hommage et de respecter la promesse faite à son frère, Arsène Lupin a "enfilé" la célèbre redingote de son vieil ennemi depuis 1 mois afin de "sauver" l'Angleterre et son jeune Roi, Georges V du chaos.
Car si ...
"Lupin n'a ni Dieu, ni Maître ! ... Il a du cœur !"
Aux yeux de tous, le subterfuge est parfait ! Personne ne devine la supercherie ... pas même son vieil "acolyte", le docteur Watson.
Et Arsène résout des enquêtes, des mystères aussi brillamment que son regretté adversaire ... mais également plus rapidement, efficacement ! Il faut reconnaître que Lupin ne se drogue pas ! Son esprit est plus vif, son raisonnement plus acéré, ses conclusions plus percutantes ... Arsène Lupin est clairement le plus fort !
Ainsi lorsque Irène Adler arrive au 221B Baker Street pour faire appel au talent du célèbre détective anglais, elle ne s'attend pas à retrouver le jeune cambrioleur qu'elle avait croisé ... et volé ... plusieurs années auparavant : Arsène Lupin !
© Félix - Janolle - Walter - Bamboo 2024
Il faut dire que ce qu'elle vient lui demander à de quoi désarçonner et intriguer à la fois le gentleman-cambrioleur !
Un : elle va rentrer dans les ordres et consacrer le reste de sa vie à Dieu.
Deux : avant de le faire, elle doit voler un dernier tableau ! Son auteur y aurait caché la date de la fin du monde, le dernier secret de Nostradamus !
Mais au Saint-Siège, ce secret attise également les passions.
"Deux pensées s'affrontent concernant la date de la fin du monde. Il y a ceux qui veulent la révéler et ceux qui sont certains que cela déclencherait une panique mondiale."
Et ce d'autant plus si c'est le Pape lui-même qui fait cette annonce apocalyptique !
Lupin devra ainsi trouver ce tableau, le voler et percer son secret ! Décryptage et interprétation d'indices ... les clés de sa victoire ...
Mais ces "concurrents" du Vatican sont prêts à tout pour le prendre de vitesse, y compris lui "voler" ce qu'Arsène Lupin a de plus précieux au monde ... sa ... !
© Félix - Janolle - Walter - Bamboo 2024
Probablement le "Arsène Lupin" le plus profondément intimiste et humain. Un scénario brillant intégrant l'ensemble de l'ADN du héros de Maurice Leblanc.
Un côté "cœur" attachant, un côté "mystère" palpitant, un côté "nébuleux" face à un adversaire prêt à tout pour vaincre, une enquête complexe au premier abord où les indices ne se dévoilent qu'au compte-goutte ! Un plaisir de lecture accru par un rythme narratif soutenu.
Retour également sur un "premier" amour de jeunesse d'un Lupin apprenti-cambrioleur ! Non, pas la "vampirique" Comtesse de Cagliostro ! Irène Adler ... qui fera également craquer intellectuellement l'impassible Sherlock Holmes.

© Félix - Janolle - Walter - Bamboo 2024
Ainsi, ce récit complet, librement inspiré des romans initiaux de Maurice Leblanc, en respecte non seulement tous les codes, mais les enrichit de nouvelles dimensions. Des personnages intrigants et attachants à la fois, des rebondissements captivants, des adversaires machiavéliques au besoin, ... et toujours des valeurs et qualités de courage, d'honneur et de cœur !
Un dosage idéal pour conserver à ce héros tout son capital "sympathie", voire "gendre idéal" !
Tout commence par une séance de spiritisme pour se poursuivre par une sorte de "Da Vinci Code" pictural à la sauce Lupin !
Bref un scénario de Jérôme Félix bien équilibré, rythmé à certains moments, plus lent à d'autres, une course à la date fatidique de la fin du monde cachée par un peintre dans ses tableaux marqué d'une bizarrerie dans sa signature !
Quant au dessin d'Alain Janolle et sa mise en couleurs par Walter (p 5 à 59) puis François Fleury (p 60 à 70), que du plaisir visuel par un trait ligne claire agréable et bien dans le ton du mystère et de l'énigme. Les personnages, leur visage, leurs expressions ... notamment les yeux, traduisent à la perfection l'ambiance de tension régnante à certains instants ou au contraire l'intimité et la connivence entre Lupin et Irène à d'autres.
Des décors, des paysages et bâtiments, ruines soignés offerts à nos yeux par des angles de vues plongeants ou panoramiques ... dans un découpage fort cinématographique des actions maintiennent le suspense tout au long des pages.

© Félix - Janolle - Walter - Bamboo 2024
Une nouvelle aventure au final distrayante et agréable, qui apporte son lot d'indices et d'intrigues pour de futurs développements ... même s'il ne s'agit ici que d'un one shot.
Petit "bonus", actuellement à l'achat d'un album de la série (Cagliostro, L'Aiguille Creuse, ... contre Sherlock Holmes 1 & 2, Dernier secret de Nostradamus), "L'Escape Game - Arsène Lupin" est offert ! L'occasion pour chacun de se glisser dans la peau du célèbre Gentleman Cambrioleur le temps d'un jeu !
Thierry Ligot
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Série : Arsène Lupin
Titre : Arsène Lupin et le dernier secret de Nostradamus
Type : one shot
Scénario : Jérôme Félix
Dessin : Alain Janolle
Couleurs : Walter (p 5 à 59) puis François Fleury (p 60 à 70)
Éditeur : Bamboo
Collection : Grand Angle
Public : ado - adulte
Genre : policier
Parution : 16/10/2024
Page : 70
Format : 24 x 32 x 1,1 cm
ISBN : 979 1 0411 0463 5
Prix : 16,9 €
Elle est jeune, blonde, avec un caractère bien trempé, téméraire et audacieuse, garçon manqué avec une féminité assumée et a réussi à faire chavirer le cœur du plus grand pilote américain de F1 du 9e Art, Steve Warson !
Née en 1976 du crayon de Jean Graton, Julie Wood a marqué son époque dans le monde de la BD automobile. Seule femme pilote de moto des années '70, elle connut 8 albums avec un certain succès en 4 ans !
De "Une fille nommée Julie Wood" au "Bol d'or", elle marqua les esprits des fans de Jean Graton, au point de réapparaître dans quelques albums de "Michel Vaillant". Le temps pour elle de faire succomber le charmeur de Steve Warson ... à moins que ce ne fut l'inverse !
Depuis de nombreuses années, une petite vague de fond semblait souhaiter, réclamer désirer, fantasmer son retour !
C'est désormais chose faite. Alors que la saison 2 de MV est désormais bien sur les pistes, tout comme les autres "franchises" ou spin off de la série, "Légendes" et "Histoires courtes", l'heure est venue pour l'équipe autour de Jean-Louis Dauger de s'attaquer à la résurrection de la jeune Californienne.

© Stassi - Pelaez - 2024
Il ne s'agira pas de la remettre dans "Michel Vaillant" mais bien de lui faire vivre de nouvelles aventures propres. A 18 ans (l'avantage du 9e Art pour les héros/héroïnes ... ne pas forcément vieillir avec les années !), elle a le monde à découvrir, une place à se faire, une famille dont nous allons enfin en savoir un peu plus, ...
Bref, elle est n'est pas encore championne du monde de motocross mais est déjà reconnue dans son monde !
C'est tout cela que le numéro 50 de Moto Heroes traite dans un fort long article "Julie Wood, retour en piste".

© Stassi - Pelaez - 2024
Retour sur Jean Graton, ses passions pour le dessin et le sport automobile et moto. N'a-t-il pas été "élevé à l'huile de ricin", comme il le dira lui-même ?
Après notamment Michel Vaillant en 1959, il donnera ainsi naissance à une héroïne de 18 ans en se servant comme modèle d'une amie de son fils Jean-Claude, rencontrée sur un campus universitaire. Elle a 17 ans, fait des études de médecine et se nomme Dominique Biarent !
Julie Wood fera quelques apparitions dans l'univers de Michel Vaillant à partir de l'album "Paris-Dakar" (1982), mais sans plus.
Petite question pour les vrais fans : pourquoi ce nom de famille de "Wood" ? (* réponse en bas de l'article)
Ici, la saison 2 de Julie Wood démarrera à la fin de l'album 8 de sa S1.
Au guidon, Philippe Pelaez au scénario et Claudio Stassi au dessin et comme guest star au storyboard ... Marc Bourgne.
Le titre de ce premier album de la S2 ? "Mortel Rodéo". Parution annoncée pour janvier 2025 ! Un tirage de 15.000 exemplaires et 3 albums "sous contrat" au départ : 2025 - 2026 & 2027.
Envie d'en savoir plus ? Alors n'hésitez pas ... "Moto Heroes, n° 50 / octobre - décembre 2024".
Pour recevoir un mail le jour du lancement de la saison 2 de Julie Wood, suivez ce lien : Julie Wood - S2
Et pour les impatients, c'est l'occasion de se replonger dans les 8 albums de la saison 1 ... cela tombe bien, ils sont justement réédités en intégral !

© Stassi - Pelaez - 2024
Maintenant pour le reste, ce numéro 50 offre de nombreux autres articles qui passionneront tous les bikers.
Parmi ceux-ci, une très longue rencontre avec Florent Pagny. Sa "liberté de rouler" a débuté avec une Triumph Thunderbird 650 6T des années 60 ! Plaisir de lecture non feint de ma part lorsque Florent parle de ses Harley ... L'Américaine évidemment, une Knucklehead de 1939, excusez du peu, modèle qui apportait tant d'améliorations et d'innovations pour la marque de Milwaukee, ou encore une Electra Glide de 1978 ...
Son épouse, elle, roule avec une Softail Deluxe ! Un modèle racé, élégant mais puissant ... tout à l'image toujours prônée par la marque !
D'autres entretiens nous présentent, par exemple, Olivier Laban. Ostréiculteur sur le bassin d'Arcachon, à côté de sa passion pour les huîtres, se développe celle des motos. Il en possède 3, dont une Harley également pour les balades entre copains ou en famille.

© Moto Heroes - 2024
Un quatrième article qui a tout particulièrement notre attention, l'interview du réalisateur Kelly Blatz. Il nous parle de la genèse de son second long-métrage, "One Fast Move" dont l'histoire se déroule dans le monde des courses de ... moto évidemment !
Petit dossier "encyclopédique" sur les "livreurs de gaz", ces pilotes qui se sont faits un nom sur 2 roues avant de devenir des champions en F1 ... Jean-Pierre Beltoise, Patrick Depailler, Jean Behra, Jackie Ickx, Guy Ligier, ... et bien d'autres !

© Moto Heroes - 2024
Pour le reste, les sujets traditionnels, mais toujours innovants et des plus intéressants sur les nouveautés et innovations technologiques, l'équipement, ses concepteurs, ses adeptes, ...
Clairement quelques bonnes heures de lecture pour se remettre de cette météo plus qu'automnale !
Thierry Ligot
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Magazine : Moto Heroes
Numéro : 50 - Octobre à décembre 2024
Éditeur : SAS Heroes Publising
Parution : septembre 2024
Et donc, afin de pouvoir vous procurer plus facilement ce tonitruant n°50 de Moto Heroes, n'hésitez pas à vous rendre sur le site KIOSK de Heroes : Chapitre 50
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* Le nom de "Wood" fait référence au dessinateur de Julie au Studio Graton en 1976 : Robert Scott WOOD !!! Dessinateur américain spécialisé dans les motos, son divorce en 1979 l'incita à rentrer chez lui ... ce qui "provoqua" directement la fin de la série avec un 9e tome jamais achevé !
"Lors de la très grande exposition à l'École des Beaux-Arts de Paris en 2003, nous avons accueilli jusqu'à 3.500 visiteurs certains dimanches. Et un jour, dans la salle dite du "grenier", une pauvre dame pousse un cri et tombe par terre. Les gardiens s'affolent mais le mari les rassure : "Je suis docteur et je sais ce qu'elle a : c'est le col du fémur qui a lâché. Appelez les pompiers et restez près d'elle. Comme je ne suis d'aucune utilité pendant les 7 minutes qu'ils vont mettre à arriver, je vais en profiter pour parcourir la fin de l'expo."
(Le Chat s'expose)
Octobre, l'automne arrive (d'accord l'été a été disons "automnal" à certains moments ou au contraire "caniculaire" à d'autres cette année), les jours raccourcissent, se font plus froids, un brin de spleen frôlera bientôt nos humeurs.
Une lecture pourrait bien être le remède adéquat ... une lecture du Chat par exemple, du "papa" du Chat pour être exact.

© Geluck - Casterman 2024
Philippe Geluck nous sort un gros carnet de confidences, de confessions, d'anecdotes brèves, uniques, personnelles, privées ici publiques là ... !
150 tirées de sa vie ... reliées par un fil rouge : toutes sont authentiques !
Issues de sa jeunesse, de ses années de comédien, d'animateur TV, de dessinateur, de chroniqueur, ce touche-à-tout du rire et de l'humour parfois grinçant, dérangeant mais ne dépassant jamais les limites qu'il s'est lui-même fixées.
"Quand mon père est mort, nous avons fait publier un avis de décès dans le journal. Il nous avait demandé de préciser qu'il avait fait don de son corps à la science auprès de la faculté de médecine de l'ULB (Université Libre de Bruxelles) et de mentionner de sa part : "Comme ça au moins, j'aurai été à l'université !"
(Mon père, ce héros)

© Geluck - Casterman 2024
En revenant sur ses années de chroniqueur chez Drucker, il aurait été dommage de ne pas ressortir quelques-unes des questions posées à tel ou tel invité de l'émission.
Comme à Serge Lama :
"Vous avez dit un jour : "Je suis d'un genre bâtard : Brel pour la force de conviction, Aznavour pour la sensualité, Brassens pour l'amour des mots, Bécaud pour la gaieté, Piaf pour le style réaliste ..." Et qui, pour la modestie ?"
Ou encore, Christian Clavier :
"Depuis votre éblouissante réussite au cinéma, beaucoup de journalistes vous parlent d'argent et vous n'aimez pas trop. Et je vous comprends. Donc, moi je ne vais pas vous emmerder avec ça. Juste une chose : avec l'argent gagné dans "Les Visiteurs", vous avez bien fait de vous faire soigner les dents après le tournage."
Les politiques n'étaient pas épargnés dans ces échanges. Nicolas Sarkozy (alors simple ministre) l'a vécu :
"Lorsque vous étiez adolescent, vous étiez, je crois, plutôt chahuteur et turbulent, donc limite voyou. Et quand on voit que vous êtes devenu ministre de l'Intérieur, on se dit que ça représente un formidable espoir pour les jeunes délinquants."

© Geluck - Casterman 2024
Entre ces 150 "aveux" et questions à ses invités, une centaine de dessins remis dans leur contexte d'époque. Plus que de la nostalgie ou une galerie de "vieux" souvenirs, l'occasion de se les rappeler, de se remémorer également leur raison d'être à leur époque ! Certains feront encore et toujours sourire, d'autres moins ... mais n'est-ce pas aussi une des fonctions des dessinateurs de presse ? Mettre la société face à elle-même en utilisant la drôlerie, la cruauté réfléchie et assumée ... comme l'est malheureusement trop souvent notre monde !
Un peu comme les "fous" des rois d'antan ...

© Geluck - Casterman 2024
Cependant toutes ces "révélations" anodines ne concernent pas uniquement Philippe Geluck. Ce dernier nous relate aussi des détails drôles ou touchants sur ses parents et grands-parents, ses connaissances, ...
"Mon grand-père Boya était invité à une réception de mariage où il ne connaissait pas grand monde. Dans un des salons, pour entamer la conversation, il dit à la personne qui regardait un tableau :
- Sacrée tronche, la bonne femme !
- C'est ma femme.
- Euh ... je me suis sans doute mal exprimé. ce que je voulais dire, c'est qu'un peintre pareil mériterait la prison !
- C'est moi qui l'ai peint."
(Pas mieux)

© Geluck - Casterman 2024
Bref, excellent appétit de bonne humeur. A lire et savourer sans modération ...
"A une réception de l'ambassade d'Union Soviétique, mon père a vu une dame vider un saladier de caviar dans son sac à main."
(Bref mais historique)
Thierry Ligot
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Titre : Tout est vrai
Auteur : Philippe Geluck
Éditeur : Casterman
Genre : humour, confidence, mémoire
Parution : 16 octobre 2024
Page : 144
Format : 17 x 22,5 cm
ISBN : 978 2 203 28084 7
Prix : 22 €
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