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Quatre pattes pour un bleu, le meilleur ami de l’homme.  Les Tuniques Bleues 62– Sallie.

            « - D’où venez-vous ?

-          De Pennsylvanie, Sergent. On fait partie du onzième régiment d’infanterie. Grant nous a envoyés ici… Paraît que bientôt vous allez avoir besoin de renfort. On est là pour vous donner un coup de main.

-          … Pas au courant !... C’est quoi, ça ?

-          Ah ! Ah ! Ah ! Jusqu’à preuve du contraire, il s’agit d’un chien !

-          Vous le baladez avec vous ?

-          Ouais, il ne nous quitte pas !

-          Comment se fait-il ?

-          Oh, c’est toute une histoire ! »

 

 

 

 

 

 

C’est un drôle de compagnon qui fait partie du régiment d’infanterie qui arrive au campement. Le Sergent Cornélius Chesterfield n’en croit pas ses yeux : une chienne. Un type en civil la leur a porté dans un panier puis s’en est allé. La petite bull-terrier a été baptisée Sallie, du nom d’une jolie fille qui habitait non loin du camp. Depuis, elle ne les a jamais quittés et a déjà participé à un tas de campagnes : Bull Run, Antietam, Fredericksburg, Chancellorsville, Gettysburg,… Elle déteste les confédérés. Chesterfield ne pouvait pas trouver meilleure complice pour s’approcher des lignes ennemies et ramener un prisonnier qui leur permettrait de savoir comment sont déployées leurs troupes.

 

 

 

 

© Lambil, Cauvin, Leonardo - Dupuis

 

Raoul Cauvin a encore réussi à dégotter une anecdote authentique pour asseoir les fondements de ce nouvel épisode des Tuniques Bleues, celle de la présence d’animaux sur des champs de bataille.

As du dialogue, le scénariste assure des joutes oratoires habituelles entre les deux plus célèbres soldats de l’armée américaine, que l’on attend comme des marronniers. Qui plus est, Blutch et Chesterfield vont retrouver leur plus fidèle ennemi.

 

 

 

 

© Lambil, Cauvin, Leonardo - Dupuis.

 

 

 

Willy Lambil reste un dessinateur hors pair. Il varie les cadrages ce qui fait que le lecteur n’a pas l’impression de voir deux fois la même case, même dans une scène qui pourrait paraître statique.

Le dessinateur le dit, il aime la spontanéité du premier jet du dessin. Lorsqu’il se trouve confronté à une difficulté, il se met devant un miroir et prend la pose ou l’attitude du personnage qu’il a à dessiner. Ainsi, ces protagonistes incarnés semblent encore plus « vivants ».

 

 

 

 

© Lambil, Cauvin, Leonardo - Dupuis.

 

            Les Tuniques Bleues ont encore de belles années devant elles. On ne voit pas ce qui pourrait arrêter la charge de leur cavalerie.

 

 

Laurent Lafourcade.

 

 

Série : Les Tuniques Bleues.

 

Tome : 62– Sallie.

 

Genre : Aventure/Histoire/Humour.

 

Scénario : Cauvin.

 

Dessins : Lambil.

 

Couleurs : Leonardo.

 

Éditeur : Dupuis.

 

Nombre de pages : 46.

 

Prix : 10,95 €.

 

ISBN : 9782800174389

 



Publié le 07/11/2018.


Source : Bd-best


Les Editions du Lombard au centre de l'actualité. -->  La petite Bédéthèque des savoirs.

 

 

Les commémorations prochaines du 10 décembre pour le septantième anniversaire de la Déclaration des droits de l’Homme, ainsi que le septantième anniversaire de la création de l’état d’Israël, nous incitent à attirer votre attention  sur deux bandes dessinées didactiques parues dans « La petite Bédéthèque  des savoirs », une collection éditée aux Édition du Lombard.

 

 

 

 

 

Les droits de l’Homme. Une idéologie moderne, le philosophe François de Smet et le dessinateur Thierry Bouüaert signent un ouvrage illustré qui nous explique l’histoire de cette équipe qui a couché sur papier un rêve commun : un monde dans lequel l’homme ne serait plus une proie pour l’homme.

En 1948, dans la foulée de la guerre et de la découverte de la Shoah, un comité de rédaction exceptionnel dirigé par Eleanor Roosevelt et René Cassin tentait de rédiger la toute première déclaration des droits de l'homme à vocation universelle. Cet évènement s'avérera être une confrontation constante entre plusieurs visions du monde : Orientaux et Occidentaux, Américains et Européens, Nord et Sud..

 

 

 

 

© François De Smet - Thierry Bouüaert - Le Lombard.

 

 

Le conflit israélo-palestinien. Deux peuples condamnés à cohabiter ! Philosophe et pacifiste Vladimir Grigorieff (décédé en août 2017) et Abdel de Bruxelles signent un ouvrage illustré qui nous explique et met en lumière toute la complexité de la question « l’histoire prendra-t-elle enfin la voie de compromis raisonnables ? »

Le peuple judéo-israélien a réussi la restauration de son indépendance nationale qui met fin à deux mille ans d'exil, d'impuissance et à l'inimaginable Shoah (catastrophe en hébreu). Le peuple palestinien, autochtone, est entré dès le début en résistance devant la menace du sionisme politique. La Nakba (catastrophe en arabe) scella son destin et l'impossible retour en ses foyers. L'Histoire, toujours imprévisible et pour l'heure inachevée, prendra-t-elle enfin la voie de compromis raisonnables ?

 

 

 

 

 

© Vladimir Grigorieff - Abdel de Bruxelles - Le Lombard.


Deux bandes dessinées à lire et à placer sous le sapin pour mieux appréhender l’actualité de ces derniers mois.

 

Série : La petite bédéthèque des savoirs.

 

Édition : Le Lombard.

 

Prix : 10,00 €

 




Publié le 07/11/2018.


Source : Bd-best


Des vies avec mon ennemi.  To your eternity 7

 

 

            « - Je t’ai enfin trouvé, Imm ! Ravie de te rencontrer, je suis Hisame ! Tu as bien connu ma grand-mère Hayase, n’est-ce pas ?

-          Tu es la petite fille d’Hayase ?

-          Oui ! Exactement ! Je l’ai remplacée à la tête de la garde chargée de te protéger. Alors, je suis venue me présenter.

-          Attends un peu, comment m’as-tu trouvé ? »

 

 

 

 

 


 

Depuis des années, endeuillé par la mort de Piolan, Imm s’est isolé sur une île déserte. Mais cet exil n’est pas fortuit. Il cherche à éloigner les knockers des humains, ces entités polymorphes et parasites, sources du mal et de la destruction.

Et voilà que la descendante de l’une de ses pires ennemies apparaît. Ajoutant à cela l’attaque d’un village voisin par ces fameux knockers, il n’en faudra pas plus pour sortir Imm de sa retraite.

 

 

 

 

© Oima – Pika

 

Yoshotoki Oima poursuit avec élégance ce manga à la forte puissance spirituelle. Cet épisode s’étale sur de nombreuses années et voit se succéder des générations de personnages, principe totalement inédit de matérialisation du temps qui passe, mais en aucun cas, n’efface. Les compagnons disparus d’Imm continuent de vivre en lui, dans son souvenir et dans ses métamorphoses.

 

 

 

© Oima – Pika

 

En fin de volume, l’apparition d’un nouveau personnage, extravagant, excentrique, loufoque, fantasque, azimuté et furieux, relance une intrigue qui semblait se tarir. Le prince du royaume d’Uralius, Bonshen Nicoli La Tastypeach Uralius entrave la route de l’immortel avec la folie et l’inconscience d’un tyran, ridicule enfant gâté. Ça promet.

 

 

 

© Oima – Pika

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : To your eternity.

 

Tome : 7.

 

Genre : Fantastique émouvant.

 

Scénario & Dessins : Oima.

 

Éditeur : Pika.

 

Nombre de pages : 192.

 

Prix : 6,95 €.

 

 

ISBN : 9782811644192

 



Publié le 06/11/2018.


Source : Bd-best


Lucky Luke, un cow-boy à Paris: je flinguerai ton nom, liberté, et plus vite que ton ombre !

Ça y est, la fin d’année approche et, comme toujours, entre saint Nicolas et le Père Noël, elle apporte ses chocs de héros. Comme toujours certains font l’impasse, d’autres reviennent à la charge. C’est le cas du bisannuel Lucky Luke qu’on aurait très bien pu croiser au… Parc Astérix (Astérix qui fixe rendez-vous dans les salles obscures avec Le secret de la potion magique mais aussi dans un album illustré adapté du film par Fabrice Tarrin, mais revenons à nos chevaux) parce que le cowboy de moins en moins solitaire fait escale… à Paris dans son nouvel album, à nouveau scénarisé par Jul et dessiné par l’indécrotable (indésellable, même) Achdé, depuis 15 ans. Un album qui sort le cowboy de sa zone de confort et de ses terres de western pour faire la part belle à la Ville-Lumière mais, surtout, à une grande dame enflammée, la statue de la liberté.

 

 

 

 

 

 

 

© Jul/Achdé/Mel chez Lucky Comics/Dargaud

 

Résumé de l’éditeur : Le sculpteur français Auguste Bartholdi fait une tournée spectaculaire aux États-Unis pour lever des fonds qui lui permettront d’achever la future Statue de la liberté. Mais plusieurs incidents visent la statue et même directement Bartholdi. Lucky Luke est missionné pour escorter le Français, et ce, jusqu’à Paris. C’est un choc culturel pour le cowboy qui, non content de traverser l’Atlantique pour la première fois, découvre la splendeur de la ville lumière, et le mode de vie de ses autochtones, les parisiens.

 

 

 

 

© Jul/Achdé/Mel chez Lucky Comics/Dargaud

 

Un titre qui joue les références cinéphiles; un album qui commence par la fin; des Dalton qui jouent les figurants de luxe avant qu’un gigantesque cornet de glace, le bras de la Statue de la liberté tenant sa légendaire torche (décidément multifonctionnel puisqu’elle fera aussi un nid-de-pie tout trouvé), ne leur vole la vedette (à Averell, surtout); des Indiens furax et ayant le scalp facile; Lucky Luke, dont le chemin sera encore bien long pour regagner sa maison, qui doit jouer de la gâchette; c’est clair ce huitième tome ne gâche rien et part dans tous les sens. Mais, pour l’heure, c’est encore le désert (avec un seul « s », Averell) et jouer les Gene Kelly, ça se mérite. Hein, Luke ?

 

 

 

 

© Jul/Achdé/Mel chez Lucky Comics/Dargaud

 

Mélangeant habilement l’Histoire et la fantaisie humoristique, Jul retrace le périple des morceaux de La liberté éclairant le monde, emmené à travers l’Ouest à la rencontre des peuples pour lever des fonds. Un véritable crowdfunding avant l’heure dans un univers où les hommes passent allègrement du bon au mauvais côté de la Loi. C’est le cas du directeur du pénitencier de Cross Junction, où justement les Dalton ont atterri, qui avait des vues sur Oyster Island (ou Bedloe’s Island), pour y implanter sa prison. Justement là où Bartholdi verrait bien sa monumentale statue. Alors, cet îlot rocheux sera-t-il l’île de la liberté ou celle de la captivité ? Les bagnards ont choisi leurs camps (sur fond d’une chanson bien connue de La reine des neiges) et le bras-de-fer est engagé et tous les (six-)coups (et plus si affinités) sont permis.

 

 

 

 

© Jul/Achdé/Mel chez Lucky Comics/Dargaud

 

Finalement, le héros à la brindille ne verra Paris que le temps de vingt planches, de quoi nous laisser sur notre faim ? Sans doute. Pourtant, ce tome qui accumule les bons mots et les références détournées est un excellent cru. Après une Terre Promise agréable mais sans plus, Jul perpétue beaucoup mieux l’identité du lonesome cowboy et s’autorise des disgressions caustiques, dans la voie de Goscinny. Mettant à mal le nouveau héros de son catalogue en lui faisant prendre l’eau et la nausée, Jul intensifie la drôlerie une fois sur le plancher des vaches bleu-blanc-… rouge qui ne regardent pas les trains passer puisque les cheminots sont forcément en grève. Pique et pique et collé-vanne, Jul a trouvé le moyen de flinguer plus vite que son ombre et tout y passe : l’ère sécuritaire dans laquelle nous vivons, la folie des parcs d’attraction et des fresques autour des héros de BD ou encore… les pourboires dans les restaurants que les « bouseux de Bruxelles » oublient trop souvent.

 

 

 

 

© Jul/Achdé/Mel chez Lucky Comics/Dargaud

 

Alors que Mel ne trahit pas l’identité picturale de la série (et réussit de beau compromis dans la nuit et alors que Lucky Luke tente de voler la vedette au Spiderman français en escaladant la statue); l’humour graphique n’est pas en reste et nous fait des french kiff. S’offrant l’oxygène et la pureté de Paris (kof kof), Achdé s’en donne à coeur-joie dans des décors nouveaux pour notre justicier. Bref, un très chouette album qui écrit en filigrane, ton nom, liberté qui, elle, guide le peuple. Ou tente de le guider, car apparemment elle a trumpé les Américains et grugé les Brésiliens. Peut-être faudrait-il la récurer un bon coup pour qu’elle éclaire à nouveau le monde ? Du moment qu’il nous reste l’humour, tout n’est pas perdu. Et ce nouvel album de la légende de l’Ouest est bon comme du pain… français, forcément.

 

 

 

 

 

 

© Jul/Achdé/Mel chez Lucky Comics/Dargaud

 

Alexis Seny

 

Série: Les aventures de Lucky Luke d’après Morris

Tome: 8 – Un cow-boy à Paris

Scénario: Jul

Dessin: Achdé

Couleurs: Mel

Genre: Aventure, Humour, Western

Éditeur: Lucky Comics

Nbre de pages: 48

Prix: 10,60€



Publié le 04/11/2018.


Source : Bd-best


Spirou 4203  31 octobre 2018  Crapule : 50 % insupportable, 50 % irrésistible, 100 % chat.

 

 

 

            On dit que les chats noirs portent malheur. On ne peut pas vérifier aisément cet adage. Ce que l’on peut dire en tous cas c’est que lorsqu’il s’agit d’une petite « Crapule » on ne risque pas de s’ennuyer à la maison. Entre catastrophes programmées et vie de chat chez qui l’on habite, Crapule raconte la vraie vie d’un vrai chat.

 

 

 

 

 

 

 

            Là où ça rigole beaucoup moins, c’est chez Roger et ses humains où la vie de famille va connaître un sérieux coup de théâtre. Heureusement que le PaperToy (réservé aux abonnés) est là pour détendre l’atmosphère.

 

 

 

 

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

Histoires à suivre :

Louca : Confrontations

Pebble’s Adventures

Boîte à musique (La) : Le secret de Cyprien

Tuniques bleues (Les) : Sallie

 

Récits complets & Gags :

Boni

Capitaine Anchois

Cédric

Cramés !

Crapule

Entretien d’ébauche

Kahl & pörth

MiniMythes (Les)

Minions (Les)

Nelson

Nombrils (Les)

Page 2 (La)

Petite Lucie (La)

Rob

Roger et ses humains : La dispute

Tash & Trash

Zeu Bestioles

 

Rubriques :

Edito

Interview : Deglin

En direct de la Rédac

Jeux : Une teuf monstre ! (Antoine & Morin)

 

Supplément abonnés :

PaperToy Roger

 

Laurent Lafourcade

 

En kiosques et librairies le: 31 octobre.

 

Prix: 2,50 €.

 

 

Laurent Lafourcade



Publié le 29/10/2018.


Source : Bd-best


A barbare, barbare et demi.  Conan le cimmérien 3 – Au-delà de la rivière noire

 

 

            « - Conan ! Tu as quitté le fort peu avant l’aube… Je commençais à craindre que les pictes ne t’aient finalement capturé.

-          Le jour où ils fumeront ma tête, on entendra les femmes pictes se lamenter et pleurer leurs morts bien au-delà de la colonie… J’étais parti en exploration. Je n’arrivais pas à dormir, j’écoutais les tambours sur l’autre rive…

-          Ils parlent chaque nuit, désormais… depuis que Zogar est reparti. »

 

 

 

 

 

 

Province de Conajohara, les meilleures terres des pictes sont colonisées. Les soldats sont retranchés dans un fort et contrôlent la région. Mais c’est sans compter la vengeance de Zogar Sag, un sorcier picte, prisonnier évadé qui sème la mort aux alentours de la garnison. Conan, qui connaît la région comme sa poche, compte bien contrôler la situation. Il est le seul à être allé de l’autre côté de la rivière noire. Sa mission, s’il l’accepte, est d’y retourner, de tuer le sorcier et envoyer ainsi un message clair aux pictes. Il sera accompagné dans sa tâche par Balthus, jeune voyageur envers qui il jouera un rôle de précepteur.

 

 

 

 

© Gabella, Jean, Howard - Glénat

 

 

            Cet épisode de Conan a 84 ans. Ecrit par Robert E.Howard en 1934, il est considéré par les fans comme l’un des meilleurs épisodes de la saga. On y retrouve Conan, en véritable héros, Schwarzenegger de la jungle affrontant le Predator, que rien ne semble pouvoir faire plier. Tel Davy Crockett défendant Fort Alamo, le cimmérien joue le rôle d’ange gardien pour les soldats de Fort Tuscelan. La mort ne lui fait pas peur. Il accomplira sa mission coûte que coûte.

.

Le duo de La Licorne s’est reformé à l’occasion de cette adaptation. Mathieu Gabella et Anthony Jean succèdent ainsi aux paires Pierre Alary/Jean-David Morvan et Vincent Brugeas/Ronan Toulhoat. Les auteurs restent dans la logique de la collection tout en gardant leurs personnalités.

 

 

 

 

 

© Gabella, Jean, Howard - Glénat

 

Gabella, scénariste du Bourreau, respecte la prose d’Howard. Il intègre des récitatifs sans en abuser, mais apportant la dimension littéraire de l’œuvre.

 

Balthus est un personnage idéal pour que le lecteur puisse s’assimiler à l’un des protagonistes. En effet, Conan est presque trop puissant, avec un passé marqué et lourd, pour endosser ce rôle.

 

Jean fait naviguer son crayon dans la jungle hostile et impitoyable. Les visages cauchemardesques des pictes espionnent dans le fleuve des soldats en pirogues. Le sorcier aux yeux vides commande un supplice avec une haine exceptionnelle. Avec grandiloquence, le serpent géant, Kraken de ce monde, est un majestueux messager de la mort.

 

            Un cahier complémentaire clôture d’album. On y trouve un texte explicatif sur la genèse de l’histoire d’Howard, des croquis et dessins d’Anthony Jean, ainsi que 5 grandes illustrations hommages de dessinateurs maîtrisant le sujet.

 

 

 

 

© Gabella, Jean, Howard - Glénat

 

            Cette histoire apporte deux messages. L’un est plutôt pessimiste : « La barbarie finira toujours par triompher. » L’autre se veut rassurant pour tout un chacun qui n’est pas né avec une cuilère en argent dans la bouche : « Il n’y a pas moins libre qu’un roi. »

 

Troisième opus de Conan le Cimmérien, loin d’être une série bête et bourrin, ce parti pris du retour aux origines est une réelle réussite.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Conan le cimmérien.

 

Tome : 3 – Au-delà de la rivière noire.

 

Genre : Aventure.

 

Scénario : Gabella.

 

Dessins & Couleurs : Jean.

 

D’après : Howard.

 

Éditeur : Glénat.

 

Nombre de pages : 64.

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782344012581

 

 



Publié le 29/10/2018.


Source : Bd-best


La mafia du café ne fait pas dans les sentiments.  Alto Plano 3- New-York.

 

            « -  Hernan, ça me fait plaisir de te revoir mon ami !

-          Moi aussi, Otavio ! ça fait une éternité !

-          Tu te souviens d’Estrella ?! Et je te présente Albane, une amie… Tu bois quelque chose avec nous ?

-          ça aurait été avec plaisir, mais je n’ai pas le temps… Ce commerce appartient à mon frère et il n’est pas très bon avec la paperasse ! Je suis débordé !

-          Alors j’irai droit au but… Que dirais-tu de t’associer avec nous dans l’acquisition d’une nouvelle exploitation ? »

 

 

 

 

 

 

Après l’empoisonnement des jacus, l’incendie d’une dizaine d’hectares et la perte de leur principal client, Hernan et Estrella espèrent redémarrer une exploitation de café ailleurs. Otavio, lui, est une victime collatérale du scolyte des grains, un petit coléoptère responsable de dégâts monumentaux dans les plantations de caféiers à travers le monde.

A Wall Street, une malversation boursière implique le directeur général d’Ethic Coffee. Albane va-t-elle continuer à travailler pour une société aux intentions louches ?

 

 

 

 

© Brahy, Postec, Corbeyran, Saint-Blancat - Delcourt

 

 

 

 

Clap de fin pour le polar caféiné. L’ensemble des trois albums forme un récit classique très bien construit. La lecture d’une traite de toute l’histoire fait l’effet d’un bon thriller américain.

Luc Brahy a fait le job. Avec Alto Plano, Etoilé et Irons, 2018 est définitivement l’année qui a fait de lui un des dessinateurs sur qui les équipes éditoriales peuvent compter. Ici, il livre quelques belles grandes planches à case unique et parvient à rendre beau un grisâtre ciel parisien dans lequel s’envolent des pigeons sous la pluie au-dessus des toits.

 

 

 

 

 

© Brahy, Postec, Corbeyran, Saint-Blancat - Delcourt

 

 

Corbeyran, dans les écritures à quatre mains comme ici avec Postec, trouve une émulation et un second souffle, rendant autant de services aux jeunes scénaristes que, eux, ne lui en rendent.

Alto Plano est une série bien plus économique qu’on ne pourrait le croire au premier abord. Elle démontre que la mafia n’est pas l’apanage de la Sicile, mais bien une engeance mondiale qui s’attaque à tous les marchés, quels qu’ils soient.

 

 

 

© Brahy, Postec, Corbeyran, Saint-Blancat - Delcourt

 

 

Après avoir fait la connaissance des jacus, oiseaux qui digèrent les grains de café, les scénaristes poursuivent notre instruction animalière en nous présentant le candiru, un poisson de la taille d’un stylo à bille, mais qui peut faire des dégâts considérables à qui se baigne avec eux.

 

Alors, après le vin et le café, est-ce qu’il est à présent l’heure du thé ?

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Alto Plano.

 

Tome : 3- New-York.

 

Genre : Thriller caféiné.

 

Scénario : Corbeyran & Postec.

 

Dessins : Brahy.

 

Couleurs : Saint-Blancat.

 

Éditeur : Delcourt.

 

Nombre de pages : 48.

 

Prix : 12 €.

 

ISBN : 9782756071978



Publié le 25/10/2018.


Source : Bd-best


Si on veut, on peut.     Louca 6 - Confrontations.

 

 

            « - Non.

-          Bon… Tu ne me laisses donc pas le choix ! Je te propose un duel, et si je le remporte, tu…

-          J’ai dit : Non.

-          Mais ! Non, attends ! Tu… Bah, mince alors… J’me suis pris un gros vent, là.

-          Ne t’inquiète pas, tout n’est pas perdu… S’il n’a pas changé, je sais comment tu vas pouvoir le coincer. »

 

 

 

 

 

 

 

Nathan est prêt à tout pour aider Louca à recruter les anciens membres du club de foot du lycée afin de constituer une nouvelle équipe. Mais pour cela, Louca doit les battre dans leurs nouveaux sports respectifs. Après le tennis, le footballeur va devoir se confronter à de nouveaux sports.

 

 

 

 

© Dequier – Guillo – Dupuis.

 

 

Duel n°2 : Face au basketteur Gervais, Louca parviendra-t-il à dunker ?

 

Duel n°3 : Contre l’athlète Mathis, Louca sera-t-il à la hauteur ?

 

Duel n°4 : Opposé au golfeur Jordan, Louca puttera-t-il dans la bonne direction ?

 

Il pourra heureusement compter sur Nathan, mais un fantôme reste un fantôme et ses pouvoirs sont limités.

 

 

 

 

© Dequier – Guillo – Dupuis.

 

Parallèlement, on apprend que Ripaton, le proviseur, n’est pas tout blanc dans la mort de Nathan.

 

Bruno Dequier marche sur les pas de Raymond Reding. Mais là où il va plus loin, c’est quand il fait parler les sentiments. La naïveté de Louca et sa détermination sont d’excellents atouts face à la polyvalence sportive dont il aurait fallu qu’il ait la maîtrise.

 

 

 

 

 

© Dequier – Guillo – Dupuis.

 

 

Dequier a vu Olive et Tom (Captain Tsubasa en VO) ou autres productions japonisantes. Les scènes d’action sportives en sont imprégnées. Les visages sont parfois exagérés, juste ce qu’il faut, sur le fil entre un graphisme franco-belge et manga.

 

 

 

 

 

 

© Dequier – Guillo – Dupuis.

 

 

 

Le travers scénaristique de ce genre d’histoires, où un héros doit accomplir différentes tâches à la manière des travaux d’Hercule, est que ça se transforme vite en catalogue de situations. Alternées avec flash-backs ou scènes pénitentiaires, la pilule passe plus facilement et le jeune lecteur n’en tiendra pas rigueur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fonce, Louca, tu peux y arriver à constituer ton équipe de choc !

 

 

 

Laurent Lafourcade.


 

Série : Louca.

 

Tome : 6 - Confrontations.

 

Genre : Aventure sportive.

 

Scénario & Dessins : Dequier.

 

Couleurs : Guillo.

 

Éditeur : Dupuis.

 

Nombre de pages : 56.

 

Prix : 12,50 €.

 

ISBN : 9782800174877



Publié le 25/10/2018.


Source : Bd-best


Y aurait-il pire que le bouton atomique ?  King of Eden 4

 

            « - Le « loup » est en train de bouleverser la politique internationale ?

-          Racontez-moi !

-          L’information reste à vérifier, mais les trois plus grandes puissances de la planète auraient passé un marché avec le roi-loup ! Les imbéciles !

-          Ce monstre ne veut pas d’une cohabitation pacifique. Seule la survie du virus l’intéresse ! Pour lui, l’être humain n’est qu’une enveloppe confortable à parasiter pour l’éternité !

-          Il faut vous mettre à l’abri… La chasse à l’homme a déjà commencé ! »

 

 

 

 

 

 

 

Teze Yoo joue une course contre la montre et contre la propagation du virus faisant des hommes de sanguinaires loups-garous. On apprend qu’après l’expédition meurtrière qui a libéré le « loup », Teze a été initié par un subbotnik pour affronter les infectés. Aujourd’hui, c’est à lui d’agir.

Lua Itsuki et Taizo Yamada vont faire une rencontre effrayante avec le « maître ». Le Roi-Loup veut leur montrer à qui ils ont à faire.

A présent, les heures sont comptées, il va falloir s’unir pour sauver l’humanité.

 

 

 

 

© Nagasaki, Ignito – Ki-Oon

 

 

Ignito a du mal à y croire, mais il est bel et bien dessinateur professionnel. Le modeste auteur s’en rend compte au gré des sorties de ses livres. Il en rêvait depuis tout petit. Et quand le rêve devient réalité, c’est que le pari est réussi. La rencontre avec le lectorat s’est faite et c’est mérité. Son graphisme réaliste rend le virus du loup aussi effrayant que le poison se trouvant dans les seringues d’Ikigami.

 

 

 

© Nagasaki, Ignito – Ki-Oon

 

            Takashi Nagasaki maîtrise l’alternance entre suspens, action et explications. King of eden n’est pas de ces mangas popcorn aussitôt lus, aussitôt oubliés, avec plaisir mais sans réflexion. King of eden est touffu, fouillé, complexe. Chaque personnage est la pièce d’un échiquier mortel sur lequel il est urgent de faire mat.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : King of Eden.

 

Tome : 4.

 

Genre : Thriller Fantastique.

 

Scénario : Nagasaki.

 

Dessins : Ignito.

 

Éditeur : Ki-Oon.

 

Nombre de pages : 192.

 

Prix : 7,90 €

 

ISBN : 9791032702604



Publié le 24/10/2018.


Source : Bd-best


Pas de pitié dans la vie de lycée.  Les profs 21 – Rentrée des clashs.

 

 

« - Les choses vont changer, ici !

-          Gladys proviseure : j’y crois pas !

-          Ça va être un carnage !

-          Je vais demander l’asile politique dans un autre bahut !

-          Moi, je vais me couper un bras pour être dispensé de cours ! Non, les deux ! »

 

 

 

 

 


 

Que l’on se rassure, inutile de s’affoler, Gladys proviseure, ça ne durera pas autant que le déluge. Sans casser le suspens, sa première conférence de presse dans la cour aura des effets dévastateurs sur sa carrière.

Les profs sont de retour pour une vingt-et-unième rentrée. Polochon est toujours aussi féru de Napoléon, Tirocu est plus que jamais fidèle à son nom et Eric, le prof de sport, a retrouvé sa chérie : la machine à café.

Les vieux briscards du lycée laissent un peu de place aux petits nouveaux que le dernier mouvement des enseignants a nommé au lycée fanfaron : une jeune prof de maths, qui surkiffe la nouvelle calculette graphique, le prof d’option, Robinson Crusoë pas vraiment de première fraîcheur, qui cherche à remplir sa salle de classe d’élèves, Madame Berthot, la jolie prof de comptabilité qui a un penchant malsain pour l’alcool, ou encore  le sorti de promo qui découvre les joies de l’exercice alerte attentats. N’oublions pas la femme de Polochon, prof d’allemand, mais qu’on ne voit pas en classe, permettant de s’amuser de la vie d’un couple d’enseignants.

 

 

 

© Léturgie, Sti, Erroc - Bamboo

 

 

Parmi tout ça, les rubriques habituelles « Vive les élèves ! » et « Bienvenue à Shopping prof !!! » se moquent gentiment des travers, qui des lycéens, qui de leurs précepteurs.

 

Erroc s’adjoint la complicité de Sti, se partageant les gags ou les écrivant à quatre mains. Le souffle nouveau est là, sans qu’on n’arrive pour autant à discerner lequel des deux compères est à l’origine de telle ou telle situation.

Au milieu de tant de rigolade, les scénaristes n’hésitent pas à ouvrir une parenthèse qui, sous couvert d’humour, traite du sujet sérieux de l’addiction à la boisson.

 

 

 

 

 

© Léturgie, Sti, Erroc - Bamboo

 

 

 

Simon Léturgie se lâche de plus en plus. Il intègre les nouveaux personnages dans un monde qu’il fait sien, avec un dynamisme certain dans les attitudes des personnages. Mentions spéciales à sa Gladys, terrifiante et ridicule, et à son Polochon à qui il attribue toute une panoplie d’expressions dont on pourrait faire une petite bible.

 

 

 

 

 

© Léturgie, Sti, Erroc - Bamboo

 

 

Après 21 albums, Les profs sont plus que jamais en forme. Dans la plupart des séries humoristiques, le lecteur sourit. Ici, il peut se surprendre à rire plus d’une fois à gorge déployée.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les profs.

 

Tome : 21 – Rentrée des clashs.

 

Genre : Humour pédagogique.

 

Scénario : Sti & Erroc.

 

Dessins : Léturgie.

 

Couleurs : Guénard.

 

Éditeur : Bamboo.

 

Nombre de pages : 48.

 

Prix : 10,95 €.

 

ISBN : 9782818946800

 



Publié le 23/10/2018.


Source : Bd-best


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