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Quintuplement de personnalités.  Elles 1 – La nouvelle(s)

 

« - Eh bien, mesdemoiselles ? Vous êtes en retard !

-   Euh… Oui… C’est parce que… Euh… En fait, on a… euh… Je…

-   Bonjour Madame Rodriguez, je m’appelle Elle et je suis nouvelle. J’étais perdue dans les couloirs. Maëlys m’a aidée à m’y retrouver.

-   Bien sûr ! Sois la bienvenue, Elle. »

 

 

 

 

 

 


 

                Elle vient d’arriver dans son nouveau lycée. Si elle arrive en retard en cours, c’est parce que les salles ne sont pas faciles à trouver dans un établissement qu’on ne connaît pas. Heureusement que Maëlys l’aide à s’y retrouver. Très rapidement, Elle se forge un groupe de camarades sympas. Outre Maëlys, il y a Otis, charmant et attentionné, Line, la petite rêveuse et Farid, fashion victim. Face à eux, il y a Elle, ou plutôt Elle(s), parce qu’elle n’est pas toute seule dans sa tête.

 

 

 

 

© Toussaint, Stokart – Le Lombard

 

 

                L’adolescence, c’est la période de l’insouciance, celle où l’on peut faire plus de choses que les enfants et où l’on n’a pas encore les problèmes des adultes. L’adolescence, c’est aussi la période des tourments et des interrogations, un corps qui change, un métier auquel il va falloir songer. Alors, toutes ces émotions adolescentes que l’on partage avec sa famille, avec ses groupes d’amis, chez Elle, elles prennent vie au travers de ses cinq alter egos qui se manifestent. Blondie maîtrise les situations et fonce comme un bélier. C’est une combattante. Brune, à la fois introvertie et à l’écoute de l’autre, est la timidité incarnée. Verte a du recul. Elle est muette et réfléchit avant d’agir. Violette est une boule d’humour. Enfin, Rose a une personnalité nuancée, à l’équilibre entre défauts et qualités. Tour à tour, elles se mettent au premier plan dans la vie d’Elle, au fil de la journée et selon les sentiments…

 

 

 

 

© Toussaint, Stokart – Le Lombard

 

 

                Kid Toussaint met en exergue les universelles interrogations adolescentes qui ont bouleversé ou bouleversent tout un chacun. Elle est née de sa frustration de ne pas avoir pu développer les deux personnalités de Farah dans Magic 7. Inspirée des chansons Léa de Louise Attaque et She’s a rainbow des Rolling Stones, Elles invite à plonger dans un monde, non pas schizophrénique, mais dans lequel des personnalités multiples se succèdent chez une jeune fille hyperimaginative. Qui est Elle, réellement ? Le mystère reste entier. On le découvrira au fil des albums.

 

                Aveline Stokart signe son premier album de bande dessinée. Très active sur Instagram (300 000 followers), la dessinatrice est une infographiste hors pair. Les personnages sont finement personnalisés. Les décors contemporains gardent une très légère raideur numérique, sauf, les trop rares décors exotiques ou oniriques dans lesquels résident les différentes personnalités de Elle. Les couleurs, quant à elles, sont tout simplement somptueuses et sont l’un des points forts, en réelle osmose avec le récit, rendant l’album splendide.

 

 

 

 

© Toussaint, Stokart – Le Lombard

 

 

                A ranger entre Olive (par Mazel et Cazot, chez Dupuis) et Dans les yeux de Lya (par Cunha et Carbone, également chez Dupuis), Elles met les sentiments au premier plan et donne aux émotions le rôle principal.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Elles

 

Tome : 1 – La nouvelle(s) 

 

Genre : Sentiments lycéens 

 

Scénario : Kid Toussaint 

 

Dessins & Couleurs : Aveline Stokart 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 12,45 €

 

ISBN : 9782803678242

 



Publié le 06/04/2021.


Source : Bd-best


Te souviens-tu du nom du bal perdu ?  Sur un air de fado

 

« - Attends un peu, tu vas voir…

-   Besoin d’aide, Messieurs ? Quoi qu’il ait fait, je suis sûr qu’il ne recommencera pas. Pas vrai, petit ?

-   Allez, fous le camp, microbe ! Et que je te revoie plus traîner dans le secteur !

-   A bas Salazar ! Viva a liberdade ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Lisbonne, 1968. En pleine rue, le docteur Fernando Pais vient de tirer le jeune João des griffes de la police. Le gamin était en train de recevoir une solide correction. Il faut dire qu’il l’avait cherchée. Mettre du papier journal enflammé rempli de crottes devant la porte du commissariat, c’était la meilleure idée pour qu’un flic se retrouve plein d’excréments en essayant d’éteindre le paquet surprise. Mais encore faut-il courir vite. Bref, l’intervention du médecin tombe à point, et le moins que l’on puisse dire, c’est que le môme n’est pas spécialement reconnaissant. Il n’en fallait pas moins pour rappeler à Fernando Pais son passé militant.

 

 

 

 

© Barral - Dargaud

 

 

                Pour son premier album en tant qu’auteur complet, Nicolas Barral signe une œuvre politique historique magistrale. Partant d’une bête chute du dictateur Antonio de Oliveira Salazar le 3 août 1968, Barral raconte la vie d’un médecin très tranquille qui voit son existence remonter à rebours à cause de, ou grâce à, une rencontre fortuite avec une graine de révolutionnaire. Le petit João lui fera rencontrer sa sœur, militante communiste. Le passé de Fernando va lui revenir à la face… comme un boomerang.

 

 

 

 

© Barral - Dargaud

 

 

                Barral pose ouvertement la question de l’engagement politique et de ses conséquences dans ce qui n’est rien d’autre qu’une dictature. Sur un air de fado est l’épopée chevaleresque d’un héraut discret. Sur un air de fado est l’haïku d’un samouraï solitaire. Sur un air de fado est la chanson d’un astronaute qui regarde la terre d’en haut du ciel et qui se demande s’il ne devrait pas y retourner pour arranger les choses. Concrètement, Sur un air de fado dénonce le régime de Salazar et invite à se projeter sur ce que l’on ferait face à l’arrivée au pouvoir d’un parti fasciste dans son pays.

 

 

 

 

© Barral - Dargaud

 

 

                On connaissait le Nicolas Barral dessinateur parodique de Baker Street et de Philip & Francis. On connaissait l’adapteur, après Tardi, du Nestor Burma de Léo Malet. On connaissait le scénariste tendre et humoristique de Mon pépé est un fantôme. Il faudra dorénavant compter sur l’auteur avec un grand A, écrivant ici une incroyable histoire de politique et d’amour, émouvante jusqu’aux larmes.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Sur un air de fado 

 

Genre : Histoire 

 

Scénario & Dessins : Nicolas Barral

 

Couleurs : Nicolas & Marie Barral

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 160

 

Prix :  22,50 €

 

ISBN : 9782205079593

 



Publié le 05/04/2021.


Source : Bd-best


Le final d’une série réjouïssante.  Aspic, détectives de l’étrange 8 – Trois petits tours et puis s’en vont

 

«  - Bon vent, les esprits !

-   Bien joué, ma nièce ! Vous avez mérité votre chèque.

-   Gardez votre foutu argent ! Vous êtes irrécupérable.

-   Mais..

-   Ma part du marché est remplie, mère momie, à vous !

-   J’ai été assassinée. Le poison était dissimulé dans un parfum qui m’avait été offert lors de mon dernier anniversaire. Juste avant d’expirer, j’ai eu le temps de dissimuler le flacon. Il est caché sous une latte du plancher de la buanderie de mon logis parisien. Voici l’indice qui te manquait pour débuter ton enquête, ma fille… »

 

 

 

 

 

 

 


                Après avoir résolu le problème de sa tante dont le logis bordelais était perturbé par des manifestations d’ectoplasmes agressives et dangereuses, tant et si bien que ses domestiques quittaient leurs fonctions les uns à la suite des autres, Flora regagne Paris, accompagné évidemment de Hugo, afin d’éclaircir la mort de sa mère devenue momie bavarde. Enquêter dans le milieu familial est loin d’être la chose la plus aisée, surtout lorsque de lourds secrets sont dissimulés…

 

 

 

 © Gloris, Despujol, Saint-Blancat - Soleil

 

 

                Littérature, BD, cinéma, télévision, les influences des auteurs sont multiples. Mais ingurgitées et digérées à la sauce Gloris, il en ressort un plat bien savoureux.

                Dans le shaker, mettons donc Mary Shelley, Bram Stoker, Sir Arthur Conan Doyle, Eugène Sue et Edgar Allan Poe. Des monstres à la Frankenstein, des dents longues à la Dracula, de la perspicacité à la Sherlock Holmes, des mystères à la parisienne et des histoires extraordinaires, tels sont les ingrédients littéraires que l’on a pu retrouver tout au long des huit albums d’Aspic.

                Dans le shaker, rajoutons du Robin, du Krahen, du Derib. Les ectoplasmes de Koblenz et la parade des bêtes de foire de Bout d’homme sont revisités, ainsi que -et oui- l’esprit chamanique présent dans Yakari. C’est ce savant mélange BD aux frontières de l’enfance, de l’adolescence et de l’âge adulte qui est jouissif lorsqu’on lit Aspic.

                Dans le shaker, il y a aussi le cinéma de Browning et Murnau, celui de Baz Luhrmann et Cecil B.DeMille. Les deux premiers pour diverses créatures cauchemardesques issues de Freaks ou Nosferatu, les deux suivants pour le côté cirque ou grand spectacle de Sous le plus grand chapiteau du monde et Moulin Rouge, sans oublier l’humour présent dans ce dernier, comme cette série.

                Enfin, dans le shaker, il y a le poste de télévision duquel sont sortis un chapeau melon et des bottes de cuir, de drôles de dames et les brigades d’un tigre.

 

 

 

 

 © Gloris, Despujol, Saint-Blancat - Soleil

 

 

                Aspic, détectives de l’étrange, tire sa révérence au terme de huit albums. Le dessin aura servi à merveille le récit. Emmanuel Despujols et son prédécesseur Jacques Lamontagne ont été tous les deux aussi à l’aise dans les gueules, les tronches et toutes expressions de visages que dans de nombreuses et magnifiques grandes cases occupant les deux tiers de fort belles planches. Tous les détails ont été soignés ; aucun coin de case n’a été négligé. Il y a à regarder partout et à découvrir à chaque relecture.

                Les couleurs de Lorien Aureyre et de Cyril Saint-Blancat auront su créer une ambiance spécifique qui servira de référence.

 

 

 

 

 © Gloris, Despujol, Saint-Blancat - Soleil

 

 

                Les auteurs, et l’éditeur, ont l’élégance d’apporter une vraie conclusion. On regrette de quitter Flora et Hugo. On se souviendra de leurs enquêtes paranormales. La fin d’une série n’est-il pas le prix à payer pour qu’elle devienne culte ? 

  

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Aspic, détectives de l’étrange

 

Tome : 8 – Trois petits tours et puis s’en vont

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario : Thierry Gloris 

 

Dessins : Emmanuel Despujol 

 

Couleurs : Cyril Saint-Blancat 

 

Éditeur : Soleil

 

Collection : Quadrants

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782302089396

 



Publié le 04/04/2021.


Source : Bd-best


L’homme qui croyait aux rêves.  Alvar Mayor 2 – L’origine des mythes

 

« - Alvar Mayor ! Tu es Alvar Mayor !

- Oui. C’est moi.

- Louée soit ma chance. Je suis chroniqueur, chroniqueur des Indes. Je peux t’interroger pour que les prochains siècles et l’Histoire connaissent ta vie et tes exploits ?

- Ces derniers temps, je suis enclin à me remémorer mon passé. Dommage que ma vie ne soit pas aussi intéressante que celles de Pizarro et Cortès.

- Oh, mais je connais des choses sur toi qui permettraient d’écrire un livre entier. »

 

 

 

 

 

 

 


 

Après avoir mené conquistadors, aventuriers, chercheurs d’or et contrebandiers de tous poils par les sentiers et à travers les jungles sud-américaines, Alvar Mayor mène à présent une quête plus introspective, mais aussi plus fantastique, qui le mènera jusqu’à ses morts possibles.

 

 

 

 

© Breccia, Trillo – iLatina

 

 

                Alvar Mayor est un Indiana Jones nonchalant. Il est l’un des premiers blancs nés en Amérique, fils de l’un des hommes qui accompagna Pizarro au Pérou. Seul blanc de la région capable d’interpréter une carte, il prenait dix pour cent de ce qui était découvert lors d’une expédition. Délaissé par Lucia qui, fatiguée, veut devenir une dame, Alvar Mayor se cherche, voudra fuir, mais n’y arrivera jamais. On ne peut pas s’échapper de soi-même…

 

 

 

 

© Breccia, Trillo – iLatina

 

 

                A travers les histoires d’Alvar Mayor, Carlos Trillo raconte un crépuscule précolombien, avec une dose d’onirisme. Les conquistadors n’ont pas le beau rôle. Leur cruauté est toujours punie, que ce soit par un hasard divin ou par leurs ennemis. Trillo n’hésite pas à montrer leur violence mais il instille une moralité en avance sur son temps pour une série datant de la fin des années 70.

 

                Enrique Breccia est le fils de son père Alberto. Le dessinateur signait avec Alvar Mayor sa première série. Compte tenu du talent paternel, l’atavisme a bien fonctionné. La maîtrise du noir et blanc est exceptionnelle, avec notamment des nuits d’encre de plomb au travers desquelles se découpent personnages et bâtiments comme sur un négatif.

 

 

 

 

© Breccia, Trillo – iLatina

 

 

                Alvar Mayor, c’est cinquante-sept histoires parues entre 1977 et 1983. En deux volumes, les éditions iLatina en ont ressorties trente-sept. Il devrait donc rester de quoi faire un troisième volume pour clore ce qui serait une trilogie.

 

                « Qu’est-ce qui différencie vraiment un rêve de la réalité ? Et où finit l’un pour que commence l’autre ? » dit Alvar Mayor. Cette confusion entretenue fait de cette série un recueil de contes et légendes envoûtants, invitant au voyage dans l’espace et dans le temps.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Alvar Mayor

 

Tome : 2 – L’origine des mythes

 

Genre : Aventures sud-américaines 

 

Scénario : Carlos Trillo 

 

Dessins : Enrique Breccia 

 

Traduction : Thomas Dassance 

 

Éditeur : iLatina

 

Collection : Grandes Autores

 

Nombre de pages : 232

 

Prix :  30 €

 

ISBN : 9782491042189



Publié le 04/04/2021.


Source : Bd-best


Réunion de famille.  Boule à zéro 9 – Le combat du siècle

 

« - Ça fait neuf ans, grosse brute peinturlurée, que t’essayes de m’envoyer… « au tapis », comme tu dis ! Neuf ans que je te tiens tête ! Toute seule !

-   Je te remets à présent : tu es la dure-à-cuire de la chambre 612, à l’hôpital Le Goff ! Je retire ce que j’ai dit, fillette : tu es une adversaire à ma taille ! Mais toute seule, vraiment, t’as pas la moindre chance ! Crève ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

Zita rêve qu’elle affronte sa maladie sur un ring de boxe. Tel une allégorie, Joe Kansser, surnommé le concasseur de cellules, s’apprête à asséner le coup fatal. Ça fait neuf ans qu’il essaye d’envoyer la petite leucémique au tapis. Va-t-il réussir cette fois-ci ?

Tout l’hôpital est mobilisé autour de la chambre 612. Le Docteur Semoun vient de faire commencer à Zita un nouveau traitement révolutionnaire venu d’Angleterre. Les premiers effets vont-ils se faire ressentir ? Entre un père qui a enfin envie de devenir définitivement présent et une mère qui se blesse dans un accident de travail, la petite malade va voir sa vie chamboulée.

 

 

 

 

© Ernst, Diaz, Zidrou, Carpentier - Bamboo

 

 

Après le succès d’estime de William Lapoire, les plus franches reconnaissances avec Clin d’œil et Les zappeurs, Serge Ernst atteint la consécration avec Boule à zéro. Dans un trait rond et des décors épurés, le dessinateur va à l’essentiel, sans fioritures et avec vérité. Les aventures hospitalières de cette petite fille malade sont une œuvre de bienfaisance. Ernst fait d’ailleurs le nécessaire pour que ses albums soient distribués dans les hôpitaux. Comme pour les tomes précédents, 2000 albums sont offerts aux enfants atteints du cancer. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.2000BD.org.

 

 

 

 

© Ernst, Diaz, Zidrou, Carpentier - Bamboo

 

 

Zidrou traite avec respect et réalité de la maladie chez les enfants. Il raconte la vérité de la vie. Mais il n’y a pas de fatalité. L’humour est une arme pour se battre contre le mal. Il se moque gentiment des clowns d’hôpitaux dont la tâche est aussi complexe que leur dévouement est avéré.

Le scénariste joue également avec les clins d’œil. Le papa de Zita travaille pour la compagnie de taxis Dussiflard (hommage à Benoît Brisefer) et on rencontre le dessinateur Batem à l’aéroport de Nice (hommage au Marsupilami).

 

 

 

 

© Ernst, Diaz, Zidrou, Carpentier - Bamboo

 

 

A noter que le tome 1 est réédité avec un cahier pédagogique à destination des enfants sur la maladie, l’hôpital ou encore la solidarité.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Boule à zéro

 

Tome : 9 – Le combat du siècle

 

Genre : Humour tendre hospitalier 

 

Scénario : Benoît Zidrou 

 

Dessins : Serge Ernst & Miguel Diaz 

 

Couleurs : Laurent Carpentier 

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818978443



Publié le 03/04/2021.


Source : Bd-best


21st century girl.  Asadora ! 4

 

« - Monsieur A-Kura ? Que faites-vous là sous la pluie ?

-   Rien de spécial… Allez, file !

-   Et votre voiture ?

-   Je m’étais garé là 30 minutes, le temps de petit-déjeûner…  et elle a été enlevée par la fourrière.

-   Vous étiez en stationnement interdit ?! Vous ?

-   La veille de la cérémonie officielle, les policiers sont intransigeants…

-   Hi hi hi !

-   Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle…

-   C’est quand même rigolo que vous, vous ayez affaire à la police…

-   Lors d’une mission top secrète, ça arrive…

-   Plus c’est secret, plus ça devient bizarre ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

Octobre 1964. Au service de Minoru Jissôji, ex-officier supérieur de Kasuga travaillant dans l’ombre pour le gouvernement, A-Kura surveille Asa, qui est plus préoccupée par sa camarade de classe Yone qui veut faire une carrière artistique que par tout ce qui se passe autour du « monstre ». La réalité va vite rattraper la jeune fille. Avec Monsieur Kasuga, pilote chevronné de la deuxième guerre mondiale et aujourd’hui gérant une société d’aviation, Asa est chargée d’intervenir lors de la prochaine apparition de la « chose ». Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est imminente…comme l’ouverture des jeux olympiques.

 

 

 

 

ASA DORA! ©2021 Naoki URASAWA/N WOOD STUDIO

 

 

Entre espionnage et intempéries, Naoki Urasawa propose un épisode de transition dans lequel la tension monte crescendo. On voit là toute l’ambition qu’il a pour Asadora ! car on ne peut pas se permettre des volumes comme ça dans de courtes séries. Le mangaka en profite pour développer les personnages secondaires. Keiichi Nakaido, disciple du professeur Yodogawa passe au premier plan. Il a archivé tous les documents concernant le monstre. Un mystérieux journaliste enquête pour le Daily Every. Les clics de son appareil photo sont plutôt dérangeants. Enfin, Monsieur Noro, oncle de Nakaido, apporte une touche décalée avec son ambition d’ouvrir un musée de l’érotisme. Il a pourtant les pieds sur terre et ses réflexions sont plutôt censés.

 

 

 

 

ASA DORA! ©2021 Naoki URASAWA/N WOOD STUDIO

 

 

Comment fait donc Naoki Urasawa pour enchaîner les séries exceptionnelles ? Après Master Keaton, le sublime Monster (un des meilleurs mangas de tous les temps), 20th Century Boys, Pluto ou encore Billy Bat pour ne parler que des plus célèbres, en cinq volumes, Asadora ! confirme son statut de nouvelle claque-Urasawa. A la base, Asadora est le surnom d’un soap-opera japonais, NHK : Renzoku Terebi Shôsetsu, diffusé depuis 1961 mettant en scène, dans diverses séries, une héroïne qui doit se battre pour accomplir ses rêves. Urasawa s’est emparé de ce concept pour sa saga.

 

 

 

 

ASA DORA! ©2021 Naoki URASAWA/N WOOD STUDIO

 

 

Asa fait-elle preuve de courage ou d’inconscience ? Nullement perturbée ni effrayée par tout ce qui se passe autour d’elle, Asa est avant tout une jeune femme qui vit une histoire de passion pour l’aviation. C’est cela qui lui donne sa force et sa condition d’héroïne.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Asadora !

 

Tome : 4

 

Genre : Aventure Shonen 

 

Scénario & Dessins : Naoki Urasawa 

 

Éditeur : Kana

 

Collection : Big Kana

 

Nombre de pages : 178 

 

Prix : 7,45 €

 

ISBN : 9782505085270

 



Publié le 03/04/2021.


Source : Bd-best


Ma meilleure copine n’est pas celle des autres.  Purgatory Girl 1Ma meilleure copine n’est pas celle des autres.  Purgatory Girl 1

 

« - Oh… Désolée ! Ça va ? Je suis Kirié Seo… Je viens du collège Kuredo… Salut !

-   Ah… Et moi, Shion Urabe ! (Ah c’est vrai ! C’est la nouvelle…)

-   Pouah, vous avez vu ? Elle a serré la main de pisseuse !

-   Trop dégueu !

-   Beurk !

-   Mais comment elle peut la toucher ?

-   Hi hi… Vous êtes tellement… puérils !

-   Ah… Euh… Ça fait longtemps que tu es dans cette école ? Je ne connais personne ici… Tu ne veux pas qu’on soit copines ? »

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est la rentrée des classes. Une nouvelle élève arrive en classe de Seconde. Elle vient du collège Kuredo où un meurtre horrible a été commis le mois dernier. Une jeune fille a été retrouvée en position christique, suspendue par des cordes et énucléée vivante. Cette nouvelle élève, c’est Kirié Seo. Dès son arrivée, elle se lie d’amitié avec Shion Urabe. Et gare à qui voudra du mal ou simplement fera des réflexions déplacées à Shion.

 

 

 

 

©Masane Muroi 2017

© 2021 Omaké Books

 

 

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Kirié tient à son amie Shion. Elle est prête à tout faire pour son bonheur et son bien-être, jusqu’à dépasser les limites. Tout se passe dans l’ombre et le non-dit. On ne voit jamais la coupable passer à l’action mais ses regards disent tout. Et après tout, qu’est-ce qui prouve que ce soit bien elle la responsable ?

 

 

 

 

©Masane Muroi 2017

© 2021 Omaké Books

 

 

 

Entre Seven et Harry, un ami qui vous veut du bien, Masane Muroi entretient une ambiance glauque et malsaine pour un thriller horrifique. Les lieux sont de la plus pure banalité. L’action prend place dans un lycée comme il y en a des tas. Shion et Kirié sont deux adolescentes fascinées l’une par l’autre. Si l’une admire en l’autre sa force morale et son implacabilité, on se demande pourquoi l’autre s’octroie la mission de protéger coûte que coûte son alter ego.

 

 

 

 

©Masane Muroi 2017

© 2021 Omaké Books

 

 

 

Purgatory Girl est annoncée en quatre volumes. Ça promet une série dense sans temps mort et c’est tant mieux. Les séries courtes sont souvent beaucoup plus puissantes et mémorables que les collections interminables. Espérons que les éditions Omaké manga enchaîneront avec Shishûgoku, la prison des morts autre série de Muroi inédite en France et succès au Japon.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Purgatory Girl

 

Tome : 1

 

Genre : Horreur 

 

Scénario & Dessins : Masane Muroi 

 

Éditeur : Omaké Manga

 

Nombre de pages : 160 

 

Prix : 7,50 €

 

ISBN : 9782379890659

 



Publié le 02/04/2021.


Source : Bd-best


Holiday cats.  Putain de chat 8

 

« - On va chez le vétérinaire, Maman ?

-          Nan ! J’ai calculé sur mes coussinets, on est partis depuis forts longtemps…

-          Je pense qu’il va nous balancer à la flotte… Si c’est le cas, rappelez-vous que les neuf vies des chats, c’est du pipeau !

-          Si ça se trouve, on part tous en vacances en famille !

-          Ha ha ! Mais oui bien sûr ! Dans une villa avec piscine… Mais ferme-là !

-          Laisse-moi lui défoncer le museau, Maman, elle est trop con… » 

 

 

 

 

 

 

 

 

                Quand un putain de chat part en vacances avec son humain et ses petits, un putain de séjour s’annonce pour toute la famille. La maison louée est encerclée par un grand mur, comme ça, ils peuvent sortir sans danger. Mais le concept de vacances d’humain n’est pas le même que le concept félin. Si les hommes sont prêts à payer une fortune pour ne rien glander, les chats ont envie de profiter du pays. En passant de l’autre côté du mur, « Pomponette » va goûter à une liberté qui n’a pas de prix et rencontrer un chat sauvage qui va lui faire découvrir la région.

 

 

 

 

© Lapuss’ - Kennes

 

 

                Vous aimez les chats ? Cette série est faite pour vous. Vous détestez les chats ? Cette série est faite pour vous. Votre chat vous déteste ? Cette série est faite pour vous. Lapuss’ nous entraîne en plein milieu du cerveau des chats, avec tout ce que cela représente comme sincérité, fourberie et indépendance. Les chats sont cashs et francs. Ils ne sont pas politiquement corrects. Qu’il s’agisse de parler de sexe ou de démolir dans les dernières vingt-quatre heures le canapé de la maison de location, ils sont no limit.

 

 

 

 

© Lapuss’ - Kennes

 

 

                Discrètement mais sûrement, Lapuss’ est devenu une valeur sûre de l’humour. De Tchô à Spirou, il a participé à de nombreuses séries et notamment l’humour absurde sans paroles avec l’hilarante série Le piou avec son comparse Tartuff, celui qui signe ici la couverture de Putain de chat. Lapuss’ joue dans la parodie avec Game of crowns, décalage de la célèbre série au nom proche. Il touche aussi à l’adaptation (à différencier de retranscription) des Minions et de Comme des bêtes en séries de gags chez Dupuis.

 

 

 

 

© Lapuss’ - Kennes

 

 

                En sept tomes, Putain de chat a dépassé les 300 000 exemplaires vendus. Nul doute que ce huitième opus va continuer à mettre des croquettes dans la gamelle.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Putain de chat

  

Tome : 8 

 

Genre : Humour félin 

 

Scénario & Dessins : Lapuss’ 

 

Couverture : Tartuff 

 

Éditeur : Kennes

 

Nombre de pages : 64

 

Prix :  9 €

 

ISBN : 9782380753325

 



Publié le 02/04/2021.


Source : Bd-best


Dans l’intimité de l’un des plus grands auteurs.  Le mystère Edgar P.Jacobs

 

 

Edgar P. Jacobs, le créateur de Blake et Mortimer est un des maîtres de la bande dessinée belge. Plutôt solitaire (on le surnommait l’Hermite du Bois des Pauvres, en référence au lieu où il habitait), peu de gens ont eu l’occasion de l’approcher. Il a travaillé avec Hergé sur certains albums de Tintin. Cet ouvrage unique permet, à travers de nombreuses photos inédites et documents, de découvrir sa vie et ses projets.

 

 

 

 

 

 


 

                Jean Knoertzer est un passionnée de la vie et de l’œuvre d’Edgar P.Jacobs. Son livre n’est pas une biographie comme on peut en lire tant. On n’y lira pas la genèse minutieuse de chacun des albums du maître, mais nous allons pénétrer dans son intimité, visiter sa maison, partir en vacances et admirer des expositions avec lui. Et ça, c’est complètement inédit.

 

 

 

 

© Knoertzer - Maïa

 

 

                Le livre débute par le témoignage de Jacques Labeye, assureur, le métier à de l’importance dans leurs relations, qui échangea quelques lettres avec Jacobs au tout début des années 80. L’une d’entre elles est même reproduite. Une biographie courte et précise y fait suite. Côté jardin et côté intérieur, au travers de nombreuses photos, Jean Knoetzer guide le lecteur dans chacune des pièces de la maison dans laquelle vivait Jacobs à Lasne en Belgique. On suit ensuite le père de Blake et Mortimer dans des séances de travail. On l’accompagne pour s’occuper de sa succession et de la création de la fondation Jacobs.

 

 

 

 

© Jacobs - Blake & Mortimer

 

 

                Jacques Van Melkebeke, Jacques Laudy, Bob de Moor, Eddy Paape, Paul Cuvelier, Peyo et Tibet, tous ces auteurs qui ont accompagné ou croisé Jacobs dans sa carrière sont tous portraitisés. Il est également aussi beaucoup question d’Hergé et de Raymond Leblanc.

 

                Knoetzer nous montre aussi un Jacobs détendu en vacances, nostalgique sur les traces de son enfance, curieux lors de vernissages et sorties culturelles. Avant de l’accompagner pour son dernier voyage, on découvre le site qui a servi de décor au mythique album Le piège diabolique.

 

 

 

 

© Knoertzer - Maïa

 

 

                Le mystère Edgar P.Jacobs a le mérite de dévoiler l’homme caché derrière l’auteur. Les très nombreuses photos donnent l’impression de le connaître intimement. On pardonnera les quelques coquilles et la mise en page pas toujours logique. Ce mystère se lit d’une traite avec fluidité et il atteint son but : donner l’envie de se replonger dans Le Rayon U et l’intégrale des albums de Blake et Mortimer signés du baryton-dessinateur.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

One shot : Le mystère Edgar P.Jacobs 

 

Genre : Témoignage biographique 

 

Auteur : Jean Knoertzer

 

Éditeur : Maïa

 

Nombre de pages : 136

 

Prix :  19 €

 

ISBN : 9782379165610

 

 



Publié le 02/04/2021.


Source : Bd-best


Coûte que coûte.  Kilomètre Zéro, une épopée ferroviaire 2 – Les Koechlin, une saga familiale

 

« - Tu es pressé, Nicolas… Trop pressé ! Cette ligne jusqu’à Thann ne coûte qu’une poignée de millions alors tu peux bien y aller sans la SIM, mais jusqu’à Bâle ?! La ligne Mulhouse-Thann n’est même pas construite ! Une fois de plus, mon vieil ami, permets-moi de te mettre en garde contre ton excessive dispersion et ton manque d’organisation !

-   Sais-tu qu’une ligne de chemin de fer sur la rive droite du Rhin entre Mannheim et Bâle est en discussion devant le parlement du grand duché de Bade ? Sais-tu que le roi du Wurtemberg s’apprête à concéder à la Suisse et à la ville de Bâle des avantages commerciaux si elles le favorisaient ? Si nous, français et alsaciens, ne créons pas cette ligne aujourd’hui, nous serons morts industriellement et économiquement demain ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1836. A Mulhouse, Nicolas Koechlin compte bien créer la première ligne internationale de chemin de fer au monde, entre Strasbourg et Bâle. L’industriel s’est associé avec Lloyd, entrepreneur anglais, qui a mis au point une locomotive. Il n’y a pas de temps à perdre. Les locos fabriquées par Stehelin & Huber de Bitschwiller sont en commande chez les frères Pereire pour la compagnie du Paris-Saint-Germain. D’ici à ce qu’ils emportent le marché… De son côté, Salomé découvre que son père est le principal actionnaire du journal pour lequel elle travaille. Alors, lorsqu’elle dénonce des disfonctionnements dans les relations entre ouvriers et contremaître, ça apparaît comme une trahison aux yeux de la famille.

 

 

 

 

© Piatzszek, Bossard - Bamboo

 

 

La majorité des histoires de chemins de fer se passe lors de la conquête du Far West. Peu ou pas traitent de la création de la première ligne internationale de chemin de fer européenne. Stéphane Piatzszek met en scène la réelle et très nombreuse famille Koechlin avec toutes les aventures et avanies qui en découlent. On est à l’aube de la révolution industrielle. Le train est en marche dans tous les sens du terme. Piatzszek s’intéresse tout autant aux riches entrepreneurs qu’aux petits ouvriers dont les difficiles conditions de travail et de vie sont mis en exergue. Des personnages comme le jeune Fink ou Jacky qui cache une crise d’épilepsie pour ne pas perdre son travail montrent une réalité du marche ou crève.

 

 

 

 

© Piatzszek, Bossard - Bamboo

 

 

Le graphisme de Florent Bossard est très légèrement charbonneux, comme une machine à vapeur. Certaines cases sont magistrales comme celle, en plongée, du manœuvre remplissant de charbon une bouche incandescente. Le coloriste est au service du dessinateur pour jouer avec les ombres qui apportent du mystère ou du caractère aux différents protagonistes. Le peintre Monsieur Théodore qui peint une voie ferrée qui n’existe pas encore apporte sa touche de poésie.

 

 

 

 

© Piatzszek, Bossard - Bamboo

 

 

En partenariat avec la Cité du train de Mulhouse, on peut découvrir pendant un an différentes planches tirées de la BD et des extraits du cahier pédagogique. Trente-cinq planches de près d’un mètre soixante-dix seront exposées devant les trains du XIXème siècle. La Cité du train conserve l’un des patrimoines ferroviaires les plus importants d’Europe.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Kilomètre Zéro, une épopée ferroviaire

  

Tome : 2 – Les Koechlin, une saga familiale 

 

Genre : Aventure historique 

 

Scénario : Stéphane Piatzszek 

 

Dessins & Couleurs : Florent Bossard 

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand Angle

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 14,90 €

 

ISBN : 9782818978634



Publié le 02/04/2021.


Source : Bd-best


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