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Spirou 4318 -  13 Janvier 2021

 

 

 Nelson tout schuss !

 

 

 

 

 

 

 

 

            Le diablotin fait des siennes. Nelson prend les commandes avec pas moins de cinq pages de strips ! Floyd, planque-toi !

 

            Plus que jamais, Spirou est un agitateur d’idées. Chaque série de la semaine est accompagné de sa bande originale. Une simple visite sur Spirou.com vous permettra d’écouter les titres à entendre au fil du magazine.

 

            Côté histoires à suivre, clap de fin pour Télémaque. Côté récits complets, une piqûre de Femmes en blanc accompagne une émouvante fable sur les migrants signée Fabio Ruotolo.

 

            Autocollants Game Over pour les abonnés ! Décorez vos ordis et vos consoles de jeux comme il se doit !

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Midam – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Champignac : Le patient A

Louca : Foutu pour foutu

Télémaque : L’impossible retour

 

 

Récits complets :

 

Femmes en blanc (Les)

Une nouvelle ère (Ruotolo)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Comme des bêtes

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliot au collège

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Kid Paddle

Kermesse existentielle (La pause-cartoon)

Nelson

Passe-moi l’ciel

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Bande originale de vos séries (La)

Coin des lecteurs (Le) : Bourhis

En direct du futur : Que devient Tamara ? (Lou & Darasse)

Jeux : Nelson, farceur de charme (Caritte)

Spirou et moi : Cunha

 

 

Supplément abonnés :

Autocollants : Game over

 

 

En kiosques et librairies le 13 janvier 2021.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 



Publié le 12/01/2021.


Source : Bd-best


Le tireur d’élite règle ses comptes.  XIII 27 - Mémoire rechargée

« - Il semblerait que les pompiers ont dû se replier face à un gaz diffusé par une seconde vague de drones. Les chances de survie à l’intérieur du Capitole étaient déjà quasiment nulles après que. Notre gaz à base de toxine botulique ne leur laissera aucune chance. Il faut lancer l’annonce politique avant que…

- Trop tard. Regardez. Il n’a pas traîné, l’animal…

- … Nous apprenons à l’instant que… Oui ! Le designated survivor va s’adresser à la nation d’une minute à l’autre. Pour rappel, le « survivant désigné est ce membre du gouvernement que le président met à l’abri lorsqu’il réunit le Congrès et l’ensemble de ses successeurs prévus par la constitution. En cas de catastrophe, c’est ce secrétaire, placé en haute sécurité dans un bunker secret semblable à celui que vous voyez à l’écran, qui reprend les fonctions présidentielles et… Ah ?... On me dit que… Oui. L’antenne est à vous…. »

 

 

 

 

 

 

 

L’Amérique est en émois. Une vague d’attentats vient de frapper Washington. Une armée de drones s’est abattue sur le Capitole juste après que Jason McLane ait tiré sur le Pape. Aux ordres de la fondation Mayflower, XIII a été contraint de s’exécuter sinon les enfants Colin et Annika étaient abattus. La fondation réussira-t-elle à prendre le pouvoir aux Etats-Unis ? Jason McLane héritera-t-il de la fondation en compagnie de Janet Fitzsimmons, veuve du président Sheridan ? Et Jones et Carrington, dans tout ça, réussiront-ils à démontrer les manigances visant à tout faire passer sur le dos de pseudo-terroristes ?

 

 

 

 

© Sente, Jigounov – Dargaud

 

 

Suite directe de 2132 mètres, Mémoire rechargée est une aventure de pure action comme on les aime, à 100 à l’heure et sans temps mort. Jason McLane marche sur les pas de Jack Bauer. Ça tire et ça explose dans tous les sens. XIII se sort de situations hautement improbables mais on s’en fiche royalement. C’est un héros. Comme Thorgal dans des tempêtes effrayantes sortant vivant de tous les naufrages, l’amnésique le plus célèbre du monde s’extrait des pires pièges avec maestria.

 

 

 

 

© Sente, Jigounov – Dargaud

 

 

Yves Sente clôt le diptyque en posant de solides bases pour la suite. Le titre de cet album trouve son sens en toute fin d’album. D’un côté, on pourrait penser qu’il tire sur la corde. D’un autre, il n’oublie pas le concept de la série, ce pourquoi on l’a aimée, ce pourquoi on l’aime encore, la façon dont le personnage XIII a été conceptualisé. Son point de vue est au final cohérent.

 

Iouri Jigounov dessine des scènes d’action de plus en plus époustouflantes avec puissance et efficacité. Il y a de plus en plus de Vance dans ses personnages. Soit un mimétisme s’est instauré, soit on a intégré sont trait à la famille XIII maintenant qu’il en est à son huitième album.

 

 

 

 

© Sente, Jigounov – Dargaud

 

 

Avec Mémoire rechargée, les auteurs assurent à leur lectorat un avenir conséquent à leur héros. XIII n’a pas fini  de ne pas savoir qui il est, d’où il vient, ni ce qu’il sait.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : XIII

 

Tome : 27 - Mémoire rechargée

 

Genre : Thriller   

 

Scénario : Yves Sente 

 

Dessins : Iouri Jigounov 

 

Couleurs : Bruno Tatti 

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 12 €

 

ISBN : 9782505083320

 



Publié le 12/01/2021.


Source : Bd-best


Quatre femmes pour un seul homme.  Dad 7 – La force tranquille

« - Tu fais quoi ?

- Je fixe une… Pfff !... Barre de traction ! Pour me muscler les bras. Bientôt, vous pourrez m’appeler Captain Biceps !

- Ça changera de Mister Bide !

- Ou de Briocheman !

- Vous pouvez rigoler, mais croyez-moi, j’y arriverai ! Quand on veut, on peut ! Tout est dans le mental, mfff ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors, est-ce que Dad a tout dans le mental ? Accrocher une barre de tractions à l’encadrement d’une porte, c’est bien, mais en faire c’est mieux. Encore faut-il que tout soit bien installé et que le tout supporte la fameuse brioche du Dad !

 

 

 

 

© Nob - Dupuis

 

 

Dad va avoir besoin de mental dans ce septième album : du mental physiquement, car, outre les tractions, il devra assumer les cours de zumba et les balades en poussette avec Bébérénice, et du mental moralement, car quatre gamines à la maison, de l’adolescente acariâtre au bébé qui fait ses premiers pas, il faut pouvoir supporter le grand écart. Panda est lymphatique à souhait. Blasée de tout, seules ses séries l’intéressent. Ondine vit sa première histoire d’amour. Dad espère bien profiter des...retombées. Roxane est la petite gamine déterminée qui ne se laisse pas faire et sait très bien ce qu’elle veut. Quant à Bérénice, il lui faut toutes les attentions.

 

 

 

 

© Nob - Dupuis

 

 

A côté de ça, Dad a sa vie à lui. Outre la cour qu’il fait à son médecin, il monte son one man show. : Même pas mâle ! La première est un grand moment. Et son propre père n’est pas mal pour le combler de louanges. Mais il fallait bien le faire, sinon, plus de quoi payer le loyer.

 

Nob signe une des meilleures séries de gags actuelle. Chaque page se suffit à elle-même tout en faisant évoluer les personnages dans leurs vies privées. Les filles grandissent légèrement ce qui engendre des situations nouvelles, mais l’ADN de l’univers ne change pas. C’est drôle, tendre et réaliste à la fois.

 

 

 

 

© Nob - Dupuis

 

 

A noter, la série est en cours de développement pour une adaptation en dessins animés sur M6 sous le titre Les filles de Dad. Le pauvre bougre n’a pas fini de s’en voir !

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Dad

 

Tome : 7 – La force tranquille 

 

Genre : Humour familial 

 

Scénario & Dessins : Nob 

 

Couleurs : Nob & Laurence 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9791034747887

 



Publié le 11/01/2021.


Source : Bd-best


Des finitions de définitions.  Le gros Robert 2

 

 «  - Le cousin du beau-frère de mon gendre a attrapé le Covoïd 19 !

- Le conarovirus ! Il faut le placer en peaufinement ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

Saviez-vous que le conarovirus, à la base, a été fabriqué par les Chinois pour tuer toute l’humanité sauf eux ? Le problème, c’est juste qu’il y en a un qui s’est échappé du laboratoire et qui les a attaqués en premier. Et ces fourbes, après le Covoïd 19, ils vont sortir le Covoïd 20, comme pour les I-Phone. Ce n’est pas le confinement qui va nous sortir d’affaire. C’est pas la porte à côté parce que le désert de Gobi se situe au confinement de la Chine et de la Mongolie.

 

 

 

 

© Lindingre – Rouquemoute

 

 

Tout cela et bien d’autres choses, vous allez l’apprendre en vous cultivant grâce au tome 2 du dictionnaire illustré de ce bon vieux gros Robert. Comme le dit son auteur, « Le Gros Robert compile des mots ratés, martyrisés gratuitement, fruits (écrasés) d’une sortie de route verbale aussi malencontreuse qu’inévitable. Des mots qui ont loupé le virage de la prononciation parce que la langue et le palais se tournaient le dos. ».

 

 

 

 

© Lindingre – Rouquemoute

 

 

Si on a un tennis elbow, on se soigne avec une genouillère du coude. On peut faire du potage avec les femmes de carottes. Quand il y a plein de dossiers sur le Destop, l’ordi est rempli. Le cyclotouriste change de comportement d’une seconde à l’autre. L’apéro au Ricard sec crame les papis gustatifs. De A à Z, Lindingre est le nouveau prince des mots tordus.

 

Lindingre a été rédac’chef de Fluide Glacial de 2012 à 2018. Sa série Chez Francisque est un succès. Il écrit des sketchs pour Groland. Il dessine pour le Canard Enchaîné et scénarise pour Lefred-Thouron, Planchon, Ju/Cdm et autres stars de la BD. Avec le Gros Robert, il emboîte le pas de tordeurs de mots comme Jean-Loup Chiflet, Jean-Louis Fournier, Pef ou autres Philippe Geluck. Lindingre a de plus un côté sale gosse qui fait qu’il peut tout se permettre : lisez sa définition de Yoyo ou de Goulash.

 

 

 

 

© Lindingre – Rouquemoute

 


Le Gros Robert est plus petit que le Petit Robert, mais il est moins cher, plus drôle et tout aussi instructif. Alors pourquoi se priver d’un peu de culture ? Ça va cent dires mais savate mieux même si on n’a pas dix ans.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Le gros Robert illustré

 

Tome : 2

 

Genre : Humour lexical

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Yan Lindingre

 

Éditeur : Rouquemoute

 

Nombre de pages : 68 

 

Prix : 7 €

 

ISBN : 9791096708543

 



Publié le 11/01/2021.


Source : Bd-best


1+1=6.  Photo de famille recomposée 1

« - Ça ne va pas, Gabin ? Qu’est-ce qui se passe ?

- Ben, notre nouvelle vie, c’est beaucoup de changements… Moi, j’aimais bien celle d’avant, on avait nos habitudes…

- Oui, je comprends…

- Notre routine, le soir, on se couchait pour huit heures et demie, tu nous lisais une histoire, puis je t’entendais parler dans le salon, ça me berçait… Avec le nouvel appartement et l’arrivée de Nicolas et des filles, c’est plus pareil, tout est chamboulé.

- Tu sais, ok, il y a du changement, mais ça ne nous empêchera pas de garder nos petites habitudes… Je peux te lire notre livre fétiche, si tu veux, il est dans ce carton…

- Oh oui, cool !

- HE ! Le dernier film de super-héros en Blu-ray et des bonbecs maintenant dans le salon ! Y en a que ça intéresse ?

- Et nos petites habitudes ?

- Je vois pas de quoi tu parles, m’man ! »

 

 

 

 

 

 


                Quand beau-papa vient proposer une soirée home-ciné à la place de la tendre lecture du soir avec maman, Gabin n’hésite pas une seconde, au grand désespoir de sa mère. Recomposer une famille, ce n’est pas seulement vivre tous ensemble dans un même lieu, appartement ou maison, c’est aussi apprendre à « composer » les uns avec les autres.

 

 

 

 

 © Sti, Armelle – Bamboo

 

 

                Nicolas et Sophie ont chacun deux enfants. Manon et Sarah sont la lycéenne et la collégienne de Nicolas. Gabin et Emma sont les écoliers de Sophie. Dans ce petit monde, chacun a son petit caractère, pour le meilleur et pour le rire. Il suffit qu’un seul des enfants n’arrive pas à s’endormir pour que la famille se retrouve à six dans le lit. Et quand, comme ici, il y a des enfants des deux côtés, les mettre en compétition dans les tâches ménagères est le meilleur moyen pour arriver à ses fins. 

                La garde alternée une semaine sur deux, c’est long. Mais c’est laquelle des semaines la plus longue ? Celle où l’on se languit de ses enfants, ou bien celle où ils mettent le bazar à la maison ? La composition des repas, notamment, est un réel casse-tête. Mais parfois, on a prévu compliqué alors qu’il suffisait de faire simple.  

 

 

 

 

 © Sti, Armelle – Bamboo

 

 

                L’album de Sti et Armelle respire, ou plutôt transpire, le vécu. Sti raconte sa façon de vivre. Nicolas lui ressemble d’ailleurs physiquement un petit peu. On n’est pas loin de l’autofiction. Pour la dessinatrice Armelle, la situation est un brin différente. Son compagnon a des enfants. Elle doit donc se positionner pour intégrer une famille. Les auteurs jouent la carte de l’humour dans des situations parfois compliquées dont ils se moquent avec tendresse ou dont ils s’amusent avec recul. Ils ne cherchent en aucun cas à être moralisateurs ni à imposer une recette pour vivre en harmonie dans une telle famille. Chacun doit trouver sa solution. Si les auteurs cherchaient à démontrer quelque chose, c’est que cette solution se trouve plus facilement avec le sourire.

 

 

 

 

 © Sti, Armelle – Bamboo

 


                Le titre de la série est trop long. « Famille recomposée » aurait été amplement explicite et suffisant. Mais s’il y a quelque chose que l’on souhaite long à la série, c’est sa durée de vie. Elle ne s’adresse pas seulement aux familles concernées. Tout le monde y trouvera son compte. C’est drôle, c’est frais, c’est dans l’air du temps.

 

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Photo de famille recomposée

 

Tome : 1

 

Genre : Humour familial

 

Scénario : Sti

 

Dessins & Couleurs : Armelle

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818975503

 

 



Publié le 10/01/2021.


Source : Bd-best


Les tuer tous… ou pas.  The promised neverland 17 - La bataille de la capitale

« - Tu sens ?

- Une présence ?

- Oui, on est suivis. Mais curieusement, ils restent à distance… Pourtant, ils ont dû remarquer les traces qu’on laisse délibérément depuis trois jours.

- Ils ne nous pourchassent peut-être pas ?

- Difficile à dire.

- Attendons encore un peu, on verra bien. S’ils en ont après nous, comme d’habitude... 

- Je leur réglerai leur compte. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Mis à mort par la maison royale, les démons Sonju et Mujika ont survécu dans le plus grand secret. Ils sont les seuls de leur race pouvant survivre sans devoir manger d’humains. En pleine forêt, ils sont retrouvés par Don et Gilda. Alors que le plan de Norman est d’exterminer toute la famille royale pendant la cérémonie de Tifari, Emma et se amis s’opposent à cette décision radicale. Nous sommes le 7 novembre 2047. Norman est déjà en route pour la capitale. Sera-t-il arrêté à temps avant le génocide ? Si les nobles se font tuer, c’est tout le système politique des démons qui va s’écrouler et avec lui les possibilités de négociation.

 

 

 

 

© Shirai, Demizu – Kazé

 

 

                Kaiu Shirai accélère le rythme. Pas une seconde de répit dans ce dix-septième volume de TPN. Emma et ses camarades n’ont pas le temps de souffler. Une course contre la montre est engagée contre Norman, qui n’est pourtant pas un ennemi mais qui a une vision particulière pour se sortir de l’emprise des démons. Accords et désaccords. Amis et ennemis. Enfants et démons. Même si le meilleur arc narratif reste le premier, dans l’orphelinat de Gracefield House, surprenant parce qu’on ne savait absolument pas dans quelle aventure on allait être embarqué, cet arc amenant vers le dénouement n’en reste pas moins empli de tensions. La série s’est a chevée au vingtième tome au Japon. Il n’en reste plus que trois chez nous après celui-ci.

 

 

 

 

© Shirai, Demizu – Kazé

 

 

                Posuka Demizu fait le grand écart entre les doux et émouvants visages des enfants parfois terrorisés mais qui ne comptent pas baisser les bras et les horribles démons sans yeux et d’une cruauté impassible. Et lorsque le démon Geelan attaque, Demizu ne lésine pas dans le trash avec têtes coupées et corps mutilés. C’est supportable dans le genre manga, en noir et blanc dans une lecture rapide au rythme de l’action. Ça le serait certainement moins dans le franco-belge.

 

 

 

 

© Shirai, Demizu – Kazé

 

 

                Bien que pas tout à fait à jour, le site consacré à la série est bien fichu : http://minisites.kaze.fr/the-promised-neverland/index.html.

 

                La galaxie The promised neverland ne s’arrête pas au seul manga, loin de là. Après la série anime, un film live est prêt à sortir sur grand écran.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : The promised neverland

 

Tome : 17 - La bataille de la capitale 

 

Genre : Survival 

 

Scénario : Kaiu Shirai  

 

Dessins: Posuka Demizu 

 

Éditeur : Kazé

 

Nombre de pages : 192

 

Prix : 6,89 €

 

ISBN : 9782820338679

 



Publié le 10/01/2021.


Source : Bd-best


Walking animals.  Le temps des mitaines 3 - La nuit des croque-souris

« - T’as pas l’air dans ton bol !

- J’ai fait un drôle de cauchemar…

- Quel cauchemar ?

- J’ai rêvé que maman et Jean-Robert me mordaient dans mon lit et qu’ensuite, j’avais moi aussi envie de mordre… mordre… mordre…

- Allez, c’est tip top l’antilope tout ça. Mais on est en r’tard pour l’école !

- Et ce soir, c’est Halloweeeeen ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Aujourd’hui, c’est Halloween ! La fête des sorcières, des monstres et des morts-vivants. Ce matin n’est pas comme les autres chez Pélagie, la souris. Sa mère et son beau-père ne sont toujours pas levés. Il faut accompagner les petits à l’école et l’un d’eux a fait un cauchemar. Mais était-ce réellement un cauchemar ?

 

 

 

 

 © Montel, Clément – Dargaud

 

 

                La nuit dernière, Pélagie a été témoin de l’arrivée d’une mystérieuse « météorite » colorée en pleine forêt, amenant quelqu’un qu’elle connaît bien… Mais est-ce vraiment lui ? Pélagie n’a pas été la seule observatrice du phénomène. Arthur et Kitsu étaient aussi pas loin. Ils ont vu la traînée lumineuse dans le ciel qui a précédé le grand Boum. Ils amènent le professeur sur place pour qu’il analyse le cratère.

 

                Loïc Clément sème la panique dans la vallée des Mitaines. Après l’enquête policière du premier tome La peau de l’ours, puis l’histoire plus sentimentale du deuxième épisode Cœur de renard, il verse dans l’horreur avec une histoire de zombies dans laquelle il ne manque que Sibylline. Le grand Raymond Macherot n’aurait pas renié ce scénario horrifiquement déjanté comme il en a écrit en fin de carrière. Clin d’œil également à Hergé, Tintin et à L’étoile mystérieuse en particulier avec ce corbeau prédicateur qui fait penser à Philippulus le prophète.

 

 

 

 

 © Montel, Clément – Dargaud

 

 

                Le scénariste sait parler aux enfants d’aujourd’hui avec également des références contemporaines. Stranger things fait partie de la liste, mais également Walking Dead, inaccessible pour les plus jeunes, mais dont ils peuvent avoir leur version grâce à cette nuit des croque-souris.

 

                Anne Montel prend un réel plaisir à animer ces animaux contaminés. C’est drôle et effrayant à la fois. Il faut aussi regarder ses décors en arrière-plans. On ne les remarque presque pas, mais les maisons sont faites de cafetières et de briques de lait, de bocaux et de fioles. Enfin, l’OVNI traversant le ciel montre tout son magnifique talent de coloriste.

 

 

 

 

 © Montel, Clément – Dargaud

 

 

                Après la réédition des deux premiers tomes, c’est le premier épisode totalement inédit publié chez Dargaud. En parallèle, Le mystère de la chambre morne sort chez Little Urban, roman illlustré se déroulant trente ans plus tôt dans le même univers. La vallée des mitaines n’a pas fini de nous raconter de belles histoires.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Le temps des mitaines

 

Tome : 3 - La nuit des croque-souris

 

Genre : Aventure animalière

 

Scénario : Loïc Clément

 

Dessins & Couleurs : Anne Montel

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 80

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782205083064

 



Publié le 09/01/2021.


Source : Bd-best


Hollywood effaceur.  Black-out

« - Maximus ! Je t’ai cherché partout. Quelle fournaise, je transpire comme Mae West dans une chambrée de bidasses.

- On m’a dit d’aller au plateau 7.

- Plateau 16. Les gens d’Hollywood ne savent pas compter en dessous d’un million.

- C’est quoi, ici ?

- Une des plus grosses usines à rêves. Tous les gosses de ce pays vendraient leurs petites cuisses roses pour travailler là… La majorité ira s’échouer sur les trottoirs sans même franchir le portail. Mais toi, tu as le ticket gagnant.

- Comment ça ?

- Quelque chose qui marche quand on ne le sait pas.

- Vous me prenez pour un demeuré ? C’est pas parce que j’ai pas de parents que je suis un cake. J’ai un cerveau, j’ai lu des livres et je le sens pas votre truc…

- Mon truc, c’est un raccourci. Je t’évite un itinéraire long, humiliant et sale. A Hollywood, tout est possible, le pire comme le meilleur. Si tu t’accroches, tu peux accéder au sommet. »

 

 

 

 

 

 

 

 

Hollywood, 1936. Maximus Wyld, de son vrai nom Maximus Ohanzee Wildhorse, souhaite devenir comédien. Métis issu de familles noire, chinoise et amérindienne, son charisme va lui ouvrir les portes du cinéma. Bien avant que Sidney Poitier ne vienne dîner,  avant que Harry Belafonte ne triomphe dans la comédie musicale JohnMurray Anderson’s Almanac, également avant que Yul Brynner ne devienne le roi de Deborah Kerr, Wyld accèdera au rang de star. Pourtant, aucun générique ne mentionne son nom.

 

 

 

 

 

© Micol, Hui Phang – Futuropolis

 

 

Loo Hui Phang et Hugues Micol visitent la grande fabrique du rêve hollywoodien à travers le destin romancé d’un acteur imaginaire. Comme immergés dans un vrai film du vrai cinéma, on marche sur un fil tout au long de l’album, ne sachant jamais si ce que l’on nous raconte tient du mythe ou de la réalité. Syndrome de Münchhausen cinématographique ? Carrière effacée ? On ne sait pas s’il faut y croire. On aimerait que tout soit vrai. Mais tout n’est pas si faux que ça.

 

La scénariste Loo Hui Phang imagine la biographie d’un personnage étant le combiné de plusieurs acteurs ayant fatalement existé. Maximus Wyld synthétise une catégorie de gens qui ont fait l’histoire du cinéma. On y croise entre autres des pontes de l’industrie comme le producteur David Selznick, des stars de l’époque comme l’actrice Vivien Leigh. L’ambiance semble bien plus réaliste que dans la série sophistiquée de Ryan Murphy, au charme certes esthétique mais au scénario poussif.

 

 

 

 

© Micol, Hui Phang – Futuropolis

 

 

On apprend comment cinéma et ségrégation ont été deux éléments constitutifs de l’Amérique. On découvre qu’il y a eu des films produits, réalisés et interprétés par des noirs pour un public noir : les race movies. Entre 1915 et 1950, cinq cents films de ce type ont été produits. Seule une centaine existent encore de nos jours.

 

Après l’exceptionnel Saint-Rose - A la recherche du dessin ultime, le nom moins exceptionnel Hugues Micol passe d’un délire aventureux à une fausse réalité, ou une vraie fiction, dans un noir et blanc oscillant entre la caricature et un réalisme immergeant dans l’époque. C’est parfois volontairement froid comme un roman-photo, c’est surtout impitoyable comme le fonctionnement du système Hollywoodland.

 

 

 

 

© Micol, Hui Phang – Futuropolis

 

 

Après l’excellent Hollywood menteur de Luz paru chez le même éditeur et racontant le tournage du film Les désaxés avec Marilyn Monroe, Clark Gable et Montgomery Clift, Black-out montre un autre pan de l’usine à rêves.

 

« Hollywood est une fiction. Il se nourrit d’histoires, fabrique des héros, les célèbre et les brûle. » Maximus Wyld entre en scène. Silence, on tourne !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Black-out

 

Genre : Fiction cinématographico-historique

 

Scénario : Loo Hui Phang 

 

Dessins : Hugues Micol

 

Éditeur : Futuropolis

 

Nombre de pages : 200 

 

Prix : 28 €

 

ISBN : 9782754828048

 



Publié le 09/01/2021.


Source : Bd-best


Il Ă©tait une fois un conte magnifique.  Le loup dans la lune

Il est une histoire très ancienne que l’on raconte les soirs où la lune devient rouge.

Jadis, la lune s’ouvrit comme un œuf et toutes les terreurs nocturnes en sortirent. Elles descendirent sur la Terre en grandes hordes, et il semblait alors impossible de les arrêter.

Voyant cela, les loups désignèrent le plus puissant d’entre eux pour les combattre : un loup noir comme la nuit, féroce et implacable. Il bondit jusqu’à la lune et parvint à contenir en son sein les terreurs les plus redoutables, les obligeant à battre en retraite et à retourner à leur torpeur.

 

 

 

 

 

 

 

 

                Ceci est l’histoire du loup gardien des terreurs de la lune. Un jour où il était descendu sur Terre pour se désaltérer, il aperçut une louve blanche qui l’observait. Effrayée par une ombre, la demoiselle s’enfuit. Le loup décida de la retrouver pour l’aider. Il fallait faire vite avant que les terreurs qu’il contenait sur la lune ne se réveillent.

 

 

 

 

© Wehrhahne, Smicht - Bang Ediciones

 

 

                Pamela Wehrhahne écrit un conte dans la plus pure tradition populaire, réunissant les poncifs et les thèmes mythiques inhérents au genre. Avec le loup, on apprendra à se méfier des apparences. L’union fera la force. On domptera ses peurs. On verra que le monde manichéen, avec un côté tout blanc et un autre tout noir, n’est en fait qu’utopie, et que c’est peut-être mieux comme ça pour pouvoir faire face à toutes les situations.

 

 

 

 

© Wehrhahne, Smicht - Bang Ediciones

 

 

                Les dessins de Hernan Smicht sont somptueux. Trois tons : noir, blanc, rouge. Les sommets de ce triangle colorimétrique sont les pivots d’un équilibre graphique merveilleux. Les yeux vides des animaux contribuent au mystère. Les ombres et lumières sous un ciel nocturne lumineux sont magiques.

 

 

 

 

© Wehrhahne, Smicht - Bang Ediciones

 

 

                Le loup dans la lune n’est pas une bande dessinée mais un album illustré. La frontière entre les genres est de plus en plus ténue. Certaines BD sont des suites illustrées de cases. Cet art n’est-il d’ailleurs pas né comme ça ? Certains livres jeunesse sont emplis de dialogues. On ne pouvait passer à côté de l’empreinte de ce loup dont le graphisme est à tomber. 

 

Le loup est dans le lune. Il nous protège. Nous pouvons lire sur nos deux oreilles.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

One shot : Le loup dans la lune

 

Genre : Conte animalier

 

Textes : Pamela Wehrhahne 

 

Dessins : Hernan Smicht

 

Traduction : Léa Jaillard

 

Éditeur : Bang Ediciones

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 15 €

 

ISBN : 9788418101267

 



Publié le 08/01/2021.


Source : Bd-best


Huis clos à l’hôtel.  Spirou - Pacific Palace

« - Arrête, Fantasio ! Tu sais bien qu’on ne peut pas sortir.

- M’en fous !

- A l’heure qu’il est, l’hôtel est cerné…

- Pourquoi tu prends cette voix stupide ?

- C’est pas moi, idiot, c’est la télé… Viens voir.

- Les accès sont coupés dans un rayon de plusieurs kilomètres. Le Pacific Palace est prêt à accueillir le président Korda en toute tranquillité. »

 

 

 

 

 

 

 

 

Devant les grilles du Pacific Palace, hôtel de luxe dans lequel Spirou et Fantasio sont tous les deux grooms, cette peste de Seccotine est en duplex pour la chaîne de télévision pour laquelle elle travaille. Le parc de l’hôtel cache un imposant dispositif de sécurité avec gendarmes et tireurs d’élite. Iliex Korda, un dictateur en fuite et sa fille Elena vont investir les lieux. Ne sont plus présents à l’intérieur que quelques membres du personnel triés sur le volet. Inutile de préciser que le séjour ne va pas être de tout repos.

 

 

 

 

© Durieux - Dupuis

 

 

C’est au tour de Christian Durieux de proposer sa version de Spirou. L’auteur sait aussi bien s’adresser aux enfants (Oscar) qu’aux adultes (Des gens honnêtes). Alors, il ne devrait pas avoir de problèmes avec le tout public. Pourtant, il est très rare qu’il ait été auteur complet dessin-scénario-couleur. Ça ne lui est arrivé que deux fois : avec Le pont en 2007, ainsi que le somptueux Un enchantement, en 2011, tous deux parus chez Futuropolis. Durieux remet Spirou au cœur de son métier. Il travaille comme groom. Ce n’est plus au Moustic Hôtel mais au Pacific Palace, et Fantasio exerce la même profession que lui.

 

 

 

 

© Durieux - Dupuis

 

 

La première version du scénario traîne depuis vingt-cinq ans dans les tiroirs de son auteur, jusqu’au jour où il a l’idée de faire de Spirou le personnage principal de l’aventure. L’introduction de Fantasio en qualité de second groom lui permet d’apporter un équilibre humoristique. Au départ, Spip et Zantafio étaient de la partie, mais, comme on dit au cinéma, ils ont été coupés au montage. Le président Korda est inspiré à la fois de Nicolae Ceausescu, dictateur roumain déchu en 1989, et de Jean-Claude Duvalier, Bébé Doc, tyran haïtien. Celui-ci était venu se réfugier dans un hôtel en France après sa chute en 1986. Enfin, avec Elena, Durieux ajoute la dose de romantisme nécessaire à tout bon récit.

 

 

 

 

© Durieux - Dupuis

 

 

L’hôtel lui-même apparaît comme un personnage de l’histoire. Il est un mix de l’hôtel Art nouveau bruxellois Métropole, du Ritz, du Crillon et d’un hôtel croate de Zagreb. Leurs murs sont témoins de tout ce qu’ils ont vu, leurs couloirs résonnent des pas de tous ceux qui les ont fréquenté.

 

Au cinéma, Wes Anderson nous avait embarqué dans son Grand Budapest Hôtel. En bande dessinée, Christian Durieux nous invite au Pacific Palace. La classe ! Ça, c’est Palace !

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Spirou - Pacific Palace

 

Genre : Aventure

 

Scénario, Dessins & Couleurs: Christian Durieux

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 80 

 

Prix : 16,50 €

 

ISBN : 9791034732692

 



Publié le 07/01/2021.


Source : Bd-best


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