En images et en bulles
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La cantatrice blonde.   Bianca Castafiore Celle qui rit de se voir si belle

 

"-Oui. Je chante ce soir au Kursaal de Klow… Vous plairait-il de m'entendre maintenant ?...

-Très volontiers…

-Ah ! Je ris de me voir si be-e-elle en ce miroir !... Est-ce toi Mar-gue-ri-te ?

-Heureusement, les vitres sont solides !..."

 

 

 

 

 


Lorsque Tintin monte dans la voiture de la Castafiore au beau milieu du Sceptre d'Ottokar, ni lui, ni Hergé, ni les lecteurs ne se doutaient qu'il venait de rencontrer celle qui deviendra l'un des personnages les plus mythiques du Neuvième Art. Après la biographie non autorisée signée Albert Algoud, Pierre Bénard, déjà auteur d'ouvrages sur Moulinsart et sur Tournesol, s'attaque à la cantatrice. Contrairement et complémentairement à la disgression humoristique d'Algoud, Bénard analyse objectivement la carrière et le caractère du rossignol milanais, "celle qui rit de se voir si belle" en son miroir.

© Bénard – 1000 sabords

"Casse-pieds émouvante, fléau secourable, grande artiste admirée, courtisée… et évitée", Pierre Bénard définit ainsi celle qui finalement apparaît seulement dans neuf albums, dont certains où elle fait des apparitions furtives. C'est dire si la Castafiore a une puissance hors du commun. C'est donc dans la forêt Syldave, au tout début de l'année 1939, que Tintin est amené par la Cadillac de la cantatrice de la Scala de Milan. Il n'y restera pas bien longtemps. Etourdi par son chant, il prétexte avoir oublié quelque chose dans une auberge pour se faire déposer.

© Bénard – 1000 sabords

L'auteur de l'essai compare ensuite cette rencontre avec celle faite par Tintin avec les autres personnages principaux de l'univers hergéen. On n'assiste pas à l'instant même du premier regard, ce qui laisse une impression un peu fabuleuse. La Castafiore "naît" dans la forêt, comme un personnage de conte.

Bianca ne peut se passer de chanter. C'est une boîte à musique. Bénard fait remarquer que l'air des bijoux du Faust de Gounod revient comme un écho d'album en album. Si la Castafiore ne peut pas être qualifiée d'affriolante, elle n'en reste pas moins femme, au moins en apparence ajoute l'exégète sans vraiment prendre position par rapport à la théorie d'Albert Algoud selon laquelle ce serait un homme. Lorsque Tintin la retrouve quelques pages plus loin, on assiste à l'une des scènes mythiques de la série où Tintin brise une verrière avant de tenter de prévenir le roi Muskar qu'un attentat se prépare.

La Castafiore reviendra donc épisodiquement dans les aventures de Tintin (et surtout dans les dernières) comme le fameux sparadrap du Capitaine Haddock qu'il n'arrive pas à se détacher des mains. Lequel Capitaine ne manquera pas d'imagination pour établir tout un tas de surnoms à la chanteuse, qui elle-même ne parvient jamais à dire correctement le patronyme du marin. Cataclysme, catastrophe ou autre cataplasme enfleuriront le patronyme de Bianca.

© Bénard – 1000 sabords

Dans une minutie impressionnante, Pierre Bénard se demande si elle est une fée ou une sorcière. Entre apparitions salutaires et mauvaises relations, Bianca gère sa carrière. Comment ne pas s'attarder sur cet album hors du temps qu'est Les bijoux de la Castafiore ? Le personnage explose en rayonnant dans le château. Elle y est mélodieuse et culottée. Igor, Irma, le ara, la pie, sont autant d'acteurs déterminants dans ce huis-clos qui fit figure d'album particulier dans la collection des aventures de Tintin. Bénard s'attarde ensuite entre autres sur les rapports entre la Castafiore et le Capitaine Haddock dans un chapitre judicieusement intitulé La signora Haddock. En conclusion, l'essayiste revient sur la personnalité multiple de cette Florence Foster Jenkins dessinée et termine avec une note d'émotion.

"Il faut absolument que je chante !" dit la Castafiore lors de sa dernière apparition officielle dans Tintin et les Picaros. Chantez, mais n'oubliez pas de lire. Quand on a fini de lire Tintin, on peut recommencer à lire Tintin. On y trouvera toujours quelque chose de nouveau.

 

Laurent Lafourcade

 


One shot : Bianca Castafiore Celle qui rit de se voir si belle

Genre : Ouvrage d'étude

Auteur : Pierre Bénard

Éditeur : 1000 sabords

ISBN : 9782494744158

Nombre de pages : 142

Prix : 15 €

 



Publié le 10/06/2024.


Source : Boulevard BD


Le jour le plus long.   La fine équipe 2 – Débarquement à Juno Beach !

 

"-Encore un p'tit dernier, collègue… Euh, comment tu t'appelles, déjà ?

-Fonce-Bouchure, pour vous servir !

-Approche, Fonche-Boussure, maintenant qu'on est cochons comme copains, j'vais te l'dire, mon secret… En Normandie, le 6 juin, va y avoir un grand ravalement, euh non, un grand chambardement, non, zut, euh…"

 

 

 

 

 


                Mai 1944, à Bricourt-sur-patte en pleine occupation allemande, Fonce-Bouchure arrive à vélo au petit bar de Babette. Une voiture percluse de balles façon gruyère est stationnée devant l'établissement. Elle appartient à Diane, une aristocrate pomponnée, et sa petite troupe, dont Loïc, un ami de longue date, costard-cravate, diplomate au Quai d'Orsay. Après quelques verres de Pousse d'Epine, un nectar local, ce dernier dévoile qu'un événement va se produire le 6 juin en Normandie : les Alliés s'apprêtent à débarquer. "Mais chut, c'est un secret…" Un débarquement, depuis le temps qu'on l'attendait. Faut prévenir Maurice ! La fine équipe décide de filer un coup de main aux alliés. Direction la Normandie ! Il ne faudrait pas que ce traître de quincailler qui a tout entendu au comptoir prévienne l'ennemi.

© Coicault, Fraiscinet, David - CasaBD

 

                La double bande, celle de Diane et la fine équipe, vont se diviser en deux. Une partie va partir avec la camionnette Citroën de Maurice pour faire sauter les ponts et ainsi empêcher les nazis d'avancer. Les autres vont rafistoler l'avion qu'ils ont piqué aux boches il y a trois ans. Il y a du boulot. Il est bancal et orné d'une Swastika. Opération bricolage et peinture en perspective, ce qui vaudra au moyen de transport une très originale couleur rose, ceci dit sans spoiler puisqu'on le voit en couverture.

                Fred Coicault et Jean-Christian Fraiscinet poursuivent les aventures des personnages issus du spectacle éponyme de plein air joué chaque année, en juin, à la ferme théâtre de Bellevue, à Villentrois-Faverolles en Berry dans l'Indre, fresque humoristique sur la résistance. Le scénario écrit à quatre mains est mené tambour battant et l'histoire se lit à la vitesse des événements. La lecture s'accélère sans qu'on ne puisse rien y faire. C'est étonnant. On est en pleine immersion. La scène de l'avion de la fine équipe le Day-D est un grand moment d'action et d'humour comme on en fait peu. On se surprend à rire tout fort. Les dialogues sont finement écrits. Audiard n'aurait pas renié certains d'entre eux. L'émotion est également au rendez-vous lorsque la camionnette des dynamiteurs traverse le village dévasté d'Evrecy.  Au dessin, Coicault est de ces dessinateurs au style franco-belge de la meilleure époque. Ça pulse.

 

 © Coicault, Fraiscinet, David - CasaBD

 

La série est aussi un hommage à de grands films du cinéma français. Quand les "plastiqueurs" s'occupent de dynamiter les ponts, on ne peut s'empêcher de se remémorer à la réplique culte de La septième compagnie : "Le fil rouge sur le bouton rouge, le fil vert sur le bouton vert." Ici, elle n'y est pas, mais les protagonistes ne sont pas tout le temps plus adroits. Quand il est question de bouquet de marguerites, on aperçoit case suivante Fernandel et la justement nommée Marguerite de "La vache et le prisonnier". Il y a aussi Bourvil, tout droit sorti du Mur de l'Atlantique. Clin d'œil également à Charles Trenet, à Roch Voisine (incroyable !), ainsi qu'à Benny Hill dans une dynamique et dynamitée scène de poursuite comme on en voyait en fin de chaque épisode sur la musique Yakety Sax de Boots Randolph et James Rich.

 

© Coicault, Fraiscinet, David - CasaBD

 

                A présent que la France se libère, on espère que La fine équipe n'a pas fini d'en découdre avec les troupes allemandes. Qui sait ? Peut-être qu'on les retrouvera quelques mois plus tard à la capitale ou bien en Allemagne au Nid d'Aigle ? En attendant, fêtons avec eux les quatre-vingt ans du débarquement.

 

Laurent Lafourcade

 


Série : La fine équipe

Tome : 2 – Débarquement à Juno Beach !

Scénario : Fred Coicault & Jean-Christian Fraiscinet

Dessins : Fred Coicault

Couleurs : Sophie David

Éditeur : CasaBD

ISBN : 9782380584837

Nombre de pages : 48

Prix : 15,95 € 

 



Publié le 10/06/2024.


Source : Boulevard BD


Il était une fois en Espagne.   Barcelona, âme noire

 

"-Le gamin ! Que quelqu'un éloigne le gamin !

-Faut pas qu'il voie sa mère comme ça !

-Allons, Carlitos. J'ai fait de buñuelos. Viens, j'te dis !

-Je m'en occupe, Cecilia !

-Ah, Don Alejandro, Dieu vous bénisse ! Vous arrivez à point nommé !"

 

 

 

 

 


 1948. Carlos Moreno Vargas est un jeune homme qui vient de quitter l'Espagne pour la France, espérant y trouver du travail. Dans le compartiment, une dame, Jocelyne, lui propose de travailler pour elle dans son épicerie à Perpignan. Quand ses camarades lui demandent d'où lui vient cette cicatrice qui traverse la paume de sa main gauche, Carlos repense à ce jour où, à Barcelone, il découvrait à huit ans le cadavre de sa mère, assassinée, dans les décombres de sa maison. Il était encore enfant. Son père, lui-même épicier, ne pouvant être très disponible pour lui, la riche famille catalane de Don Alejandro lui offre un second foyer. C'est là où il va lui-même se lacérer la main, tout comme le bas-ventre de sa mère était lacéré d'une croix. Elle n'est que la première victime d'un tueur en série. Il grandit dans une Espagne franquiste avant de quitter son pays natal pour la France où il ne restera pas longtemps. Son père le rappelle. S'il savait…

© Lapière, Jakupi, Pardo, Pellejero, Torrents - Dupuis

Comme souvent, c'est dans des périodes politiques troubles que les tueurs en série profitent des désordres publics pour œuvrer. Ils deviennent alors le symbole d'une société sous emprise, en l'occurrence le fascisme franquiste espagnol. Il faudra plus à Carlitos pour l'empêcher de tracer son destin. Il va se marier avec Paula, la fille de Don Alejandro, après s'être enrichi grâce à un trafic de marchandises entre la France et l'Espagne. Il deviendra un riche industriel catalan, n'hésitant pas à s'intégrer du côté obscur de la ville en devenant l'un des principaux artisans de la pègre barcelonnaise. En suivant le destin de Carlitos, on assiste à l'éclosion et au crépuscule d'une époque meurtrie de l'Histoire de l'Espagne, au milieu des politicards, des flics, des putes et des gangsters.

© Lapière, Jakupi, Pardo, Pellejero, Torrents - Dupuis

Denis Lapière et Gani Jakupi écrivent une fresque familiale dense. Prévu à l'origine pour une série de six albums, le projet a été reformaté pour un long one-shot publié la prestigieuse collection Aire Libre. Ça se ressent tellement les personnages sont nombreux, avec chacun une personnalité bien définie. Si on regrette la longueur qu'aurait pu prendre la saga collégiale, l'histoire a certainement gagné en efficacité. A la manière des romans d'Armistead Maupin faisant de San Francisco l'héroïne de ses récits, dans un tout autre style, c'est ici Barcelone qui est le personnage principal.

© Lapière, Jakupi, Pardo, Pellejero, Torrents - Dupuis

Trois dessinateurs se partagent les illustrations dans une unité parfaite. C'est le manque de disponibilité de Ruben Pellejero (à cause de sa reprise de Corto) qui a conduit au reformatage du projet. Il a cependant pu y participer aux côtés de Martin Pardo et de Eduard Torrents.

Histoire de filiation, histoire d'héritage lourd à porter, histoire de secrets lourds à cacher, Barcelona, âme noire est une histoire dans l'Histoire. Sergio Leone aurait pu en faire un Il était une fois en Espagne.

 

Laurent Lafourcade

 


One shot : Barcelona, âme noire

Genre : Polar

Scénario : Denis Lapière et Gani Jakupi

Dessins & Couleurs : Martin Pardo, Ruben Pellejero & Eduard Torrents

Éditeur : Dupuis

Collection : Aire Libre

ISBN : 9782800162218

Nombre de pages : 148

Prix : 27,95 €

 



Publié le 10/06/2024.


Source : Boulevard BD


Desperate Detectives.   Là où gisait le corps / Damn them all 1

 

"-Police ! Bouge pas, petit merdeux !

-Hé, mec… C'est pas ma faute… Ils me…

-Ferme ta gueule. Qui a commencé, je m'en tape… Le problème, c'est toi.

-Héé !"

 

 

 

 

 


                Pelican Road, été 1984. Une rixe oppose trois jeunes gens. Karina reproche à Sid de l'avoir larguée. Tommy s'en mêle. Sid gifle Karina. Tommy s'interpose. Sid lui explose la face. "On se sent impuissant quand la violence se déchaîne. Sauvé par le gong. Palmer, le flic du coin, se pointe et met les choses en ordre en ordonnant à Sid de se casser sous peine de l'envoyer en taule pour trafic de crack ou de coke. Missis Wilson, la commère du quartier, a tout vu, tout comme Toni, la femme délaissée du Docteur Ted Melville, psychiatre de son état. Mais elle n'est pas si délaissée que ça parce qu'elle se réchauffe dans les bras de Palmer. Ajoutons à tout ce petit monde Lila Nguyen, une gamine déguisée en super-héroïne qui fourre son nez partout, Ranko, un vétéran sans abri, et Jack Foster, un détective privé qui pose des questions auxquelles tout le monde n'a pas forcément envie de répondre.

© Brubaker, Phillips, Phillips – Delcourt

                Changement d'ambiance avec Damn them all. Place au thriller ésotérique. Oncle Alfie est mort. Sa nièce Ellie Hawthorne est détective de l'occulte. Elle est aussi révérende et s'est chargée des obsèques de son tonton. Ne quittant jamais son marteau, elle croît à toutes les superstitions. La bande de mafieux de Frankie Wax tient les rênes de la ville. Mais quand les soixante-douze démons de l'Ars Goetia se déchaînent, il va bien falloir que quelqu'un se charge de les renvoyer dans leurs foyers. Ellie Hawthorne va tenter de remplir la mission, aidée, ou pas, par la bande de Frankie Wax afin de renvoyer les esprits de la dimension des mortels, avec au milieu de tout ça une inspectrice qui, comme le lecteur, essaye de comprendre ce qui se passe.

© Spurrier, Adlard, Dodgson – Delcourt

                Les Desperate Housewives de Wisteria Lane n'ont rien à envier au microcosme de Pelican Road. Le scénariste Ed Brubaker offre un nouvel exercice de style incroyable. Commençons par le titre, énigmatique, "Là où gisait le corps". On s'attend à un whodunit tout ce qu'il y a de plus classique. Et bien non. Le corps va mettre 102 pages à apparaître. Toute la première partie est comme un puzzle que l'on commence en assemblant tous les contours. Un plan des lieux est placé en introduction, ainsi que les portraits des neuf principaux protagonistes du récit. On se plaît à essayer de deviner lequel d'entre eux sera le fameux corps, à moins que ce ne soit quelqu'un d'autre qui n'y est pas représenté ? Les personnages s'adressent aux lecteurs comme si ces derniers les interrogeaient. Après avoir découvert le final, désarmant, dans la postface, Brubaker expose sa démarche scénaristique. Ce type est un génie. Au dessin et aux couleurs, le père et le fils Phillips imposent leur style. Si le graphisme est irréprochable, il reste classique mais est transcendé par une colorisation qui prend une importante part artistique à l'album, avec ses aplats et ses ombres qui déstructurent parfois les images.

© Brubaker, Phillips, Phillips – Delcourt

                Avec Damn them all, à la manière de Robert Kirkman, le scénariste Simon Spurrier profite du sujet pour dénoncer des problématiques sociétales, et en particulier une Amérique gangrénée par une violence inouïe et la consommation de drogues dont tout le monde est responsable mais dont les coupables ne sont pas forcément qui l'on croit. Spurrier insuffle un côté ésotérique majeur au récit, intercalant des extraits d'archives d'Alfred Hawthorne, immergeant dans la mythologie démoniaque. Les zombies de The walking dead laissent place aux démons de l'Ars Goetia. Charlie Adlard relève le défi en les animant avec autant de tension que les zombies. Ce qui est étonnant, c'est de voir ses dessins en couleurs. Il faut dire qu'elles sont quasiment nécessaires pour mettre en vie ces forces de l'au-delà. Avec des effets colorimétriques stroboscopiques, Sofie Dodgson les met littéralement en relief.

© Spurrier, Adlard, Dodgson – Delcourt

                Charlie Adlard a redonné ses lettres de noblesses au Comics américain avec The Walking Dead. Il se remet en question et enfonce le clou, ou plutôt le marteau, avec Damn them all. Les auteurs de Reckless nous avaient déjà épatés avec Night Fever. Avec Là où gisait le corps, le trio Brubaker-Phillips-Phillips s'installe définitivement dans la liste des auteurs majeurs de la bande dessinée internationale. On pourrait inventer pour eux le premier grand prix d'Angoulême décerné à un groupe d'artistes indissociables.

 

Laurent Lafourcade

 


One shot : Là où gisait le corps

Genre : Thriller / Polar

Scénario : Ed Brubaker

Dessins : Sean Phillips

Couleurs : Jacob Phillips

Éditeur : Delcourt

Collection : Comics

ISBN : 9782413083054

Nombre de pages : 144

Prix : 17,95 € 


Série : Damn them all

Tome : 1

Genre : Thriller ésotérique

Scénario : Simon Spurrier

Dessins : Charlie Adlard

Couleurs : Sofie Dodgson

Éditeur : Delcourt

Collection : Comics

ISBN : 9782413082668

Nombre de pages : 188

Prix : 16,95 €

 



Publié le 10/06/2024.


Source : Boulevard BD


Over the Rambo.   John Rimbaud 1 – Une saison en enfer

 

"-Je dois reconnaître que les missions spéciales me manquent, mon colonel !

-Ah, ah, ah ! Sacré John ! Eh bien, figure-toi que je suis venu t'en donner une, de mission !

-C'est vrai ?"

 

 

 

 

 


                Reclus en pleine jungle, John Rimbaud s'occupe pendant sa retraite. Alors il pose des pièges partout, il tape sur plein de méchants, il sauve des gentils, il rattrape les bêtises de son éléphant Victor. Comme les missions spéciales lui manquent, lorsque le Colonel Troup arrive en hélicoptère pour lui en proposer une bien particulière qui pourrait être la plus éprouvante de sa carrière, il n'a même pas peur. Rimbaud se voit confier l'éducation de Jeanne, la propre fille du colonel. Elle a l'air ravie ! Elle voyait le héros militaire plus beau et mieux habillé. Elle préfère l'éléphant. Et puis, difficile de capter du réseau. Qu'à cela ne tienne ! Le paternel repart, laissant sa rejetonne dans les mains de l'aventurier. Entre les deux, ça va être "Je t'aime, moi non plus…"

© Dab's, Gom - Bamboo

                Dans la catégorie "BD dans la jungle catégorie humour", on n'avait jamais rien lu d'aussi chouette depuis Boulouloum et Guiliguili, rebaptisée plus tard Les jungles perdues, par Mazel et Cauvin. Le mini-Tarzan et son gorille laissent ici place à un ersatz de Rambo, cent kilos de muscles, le cerveau formaté pour survivre mais faut pas lui en demander plus, et son exact opposé, son alter ego antinomique, une gamine dont la vie se résume à son smartphone. Troisième pilier de ce duo, l'éléphant Victor joue le rôle de la coccinelle de Gotlib ou du chat de Léonard. La bestiole est à mourir de rire, se brossant les défenses avec du dentifrice ou cassant une liane à cause de son poids. Quelques vilains méchants pas beaux mettent un peu de piment en ajoutant, s'il en fallait, du danger dans ce milieu hostile.

© Dab's, Gom - Bamboo

                Après Tony et Alberto, puis Nino et Rebecca, Dab's créé un nouveau duo complètement barré. Comme d'habitude dans ses images hyper dynamiques, les coups, les chutes et les bosses pleuvent de tous côtés. Dab's, c'est le Tex Avery ou le Chuck Jones du franco-belge. Même si l'on se contentait de regarder les images sans lire, on est morts de rire. Contrairement aux autres séries, l'auteur se lance pour la première fois dans la grande aventure. Il aime les films de Stallone et de Bruce Willis, sinon il n'aurait jamais pu imaginer les aventures de John Rimbaud. Pour autant, le personnage n'est pas un Rambo qui ferait de la poésie. Chez lui, ce sont les uppercuts qui riment entre eux.

© Dab's, Gom - Bamboo

                Avec Crash Tex, série de gags publiée dans Spirou et dont on espère un album, et John Rimbaud, Dab's tient là deux séries qui pourraient bien devenir des best-sellers. Même si on a mal pour ses héros, on a un plaisir sadique à les voir prendre des coups et en donner.

 

Laurent Lafourcade

 


Série : John Rimbaud

Tome : 1 – Une saison en enfer

Genre : Humour

Scénario & Dessins : Dab's

Couleurs : Gom

Éditeur : Bamboo

ISBN : 9782818989005

Nombre de pages : 48

Prix : 11,90 €

 



Publié le 09/06/2024.


Source : Boulevard BD


Glouton 7 – Rencontre au saumon / La forêt de Louison 1 – Le mercredi, c'est magique ! / Chihuahua 4 - Une classe de neige bien givrée

 

"-Voyons quel goût ça a ?

-Non !  Ne me mange pas !

-Allons bon…

-C'est vrai qu'il est un peu petit… Tu pourrais le remettre à l'eau.

-J'avoue… Pour un champion de pêche, j'aurais pu faire mieux… Allez, file, petite larve !

-Non ! Pas la rivière ! C'est hyper dangereux !!"

 

 

 

 

 


Glouton vient d'attraper un saumon. Il s'apprête à le croquer lorsque celui-ci le supplie de ne pas le faire. Mèdor constate qu'il est effectivement un peu petit. Pour autant, le poisson, qui vient de la mer, ne veut pas être mis dans la rivière, c'est trop dangereux, et ne veut pas non plus rester hors de l'eau parce qu'il étouffe. Qu'est-ce qu'il est pénible ! Alors que Glouton décide de finalement le gober, le saumon l'attendrit en lui racontant qu'il a perdu sa bien-aimée Lulu33 dans la foule. KévinduYukon101, c'est ainsi qu'il s'appelle, a-t-il sauvé sa peau ? Avec des prénoms d'un tel ridicule, c'est pas gagné. Quand deux loups se moquent de Glouton pour une si petite prise semblable à une sardine, celui-ci est piqué au vif. Puisque c'est comme ça, il fait le pari d'amener Kévin au commencement de la rivière pour s'accoupler. C'est parti pour la remontada !

© B-Gnet - BD Kids

Après la fiesta à l'école, les élèves de Chihuahua partent en classe de neige. Les élèves sont tous des monstres, même s'ils n'en ont pas tous l'apparence, sauf Paul. Mais les autres pensent toujours qu'il est un loup-garou derrière son aspect de petit garçon. Gilbert, lui, c'est clair. Une grosse boule orange qui marche sur les mains, c'est moins commun dans le paysage. Les voilà donc partis en bus avec leurs camarades. Une fois sur place, il va falloir faire attention, surtout quand ils vont croiser une piste de ski du monde humain. Et quand la petite cyclope va se faire enlever, ses copains vont tout mettre en œuvre pour la retrouver.

© Nob – BD Kids

Mettons l'humour de côté pour un tout autre voyage. Tous les mercredis, Louison va chez sa mamie et son chat Gaspard. Elle y retrouve Noham, qui est un peu comme son petit frère et dont la mamie est une copine de celle de Louison. Leurs balades sont des petits voyages fantastiques, avec des rencontres magiques. Croiser un écureuil dans un chêne géant, échapper à un crapaud au fond d'un lac ou traverser la jungle au bout du jardin, c'est possible. Louison et Noham le font.

© Bordier, Rubini – BD Kids

Avec le septième tome de Glouton, B-Gnet invente le River Movie. Glouton et KévinduYukon101 vont rencontrer toutes sortes d'animaux : des ours, des castors, des aigles,… Le danger est dans le lit… de la rivière. B-Gnet est l'un des meilleurs scénaristes comiques du moment. Glouton est poilu. La série est poilante.

Le quatuor Jousselin-Nob-Obion-Trondheim ne ménage pas les élèves et les encadrants de l'école Chihuahua. Les auteurs se les renvoient les uns aux autres de planches en planches pour un délire enneigé. Les gagnantes du concours de dessins organisé précédemment voient leurs monstres intégrés dans l'album.

© B-Gnet - BD Kids
© Trondheim – BD Kids
© Bordier, Rubini – BD Kids

Si Glouton et Chihuahua jouent la carte de l'humour, La forêt de Louison joue celle de la poésie. Elsa Bordier a lu Maurice Carême et Erich Kästner. On pourrait presque y croiser une fourmi de dix-huit mètres avec un chapeau sur la tête le 35 mai. Avec ses personnages à mi-chemin entre Bernadette Desprès et Anne Hofer, Stéphanie Rubini met en image ce Louison au pays des merveilles.

Dans le Grand Nord canadien, à la neige ou en forêt, BD Kids amène les jeunes lecteurs dans des univers divers et variés, drôles et tendres. C'est bien qu'il y ait des éditeurs qui fassent encore rêver.

 

Laurent Lafourcade

 


Série : Glouton

Tome : 7 – Rencontre au saumon

Genre : Nature sauvage

Scénario, Dessins & Couleurs : B-Gnet

Éditeur : BD Kids

Nombre de pages : 64

Prix : 10,50 €

ISBN : 9791036366079


Série : Chihuahua

Tome : 4 - Une classe de neige bien givrée

Genre : Humour

Scénario, Dessins & Couleurs : Jousselin, Nob, Obion & Trondheim

Éditeur : BD Kids

ISBN : 9791036353116 

Nombre de pages : 64

Prix : 10,50 €


Série : La forêt de Louison

Tome : 1 – Le mercredi, c'est magique !

Genre : Humour

Scénario : Elsa Bordier

Dessins & Couleurs : Stéphanie Rubini

Éditeur : BD Kids

ISBN : 9791036366062 

Nombre de pages : 72

Prix : 10,50 €

 



Publié le 09/06/2024.


Source : Boulevard BD


Que dit la nature ?   Murmures des sous-bois

 

"-Pepper !!

-Là-bas ! Il est parti par là-bas !"

 

 

 

 

 

 


                Smartphone en main et casque sur les oreilles, Poppy, une jeune fille, adolescente, sort promener son chien Pepper. Attiré par un renard qui s'était aventuré dans le monde civilisé, le chien le prend en chasse et sa maîtresse ne peut contenir sa laisse. La voilà partie à la course dans la forêt derrière son chien lui-même aux trousses du goupil. Alors qu'elle l'appelle, elle est conseillée par Rob, un jeune homme qui lui dit l'avoir aperçu dans une direction. Le garçon semble bien connaître la zone et réussit à amadouer et rattraper le chien. Ce n'est que la première rencontre bucolique entre Poppy et Rob. Il y en aura d'autres. A chaque promenade. En attendant, Poppy rentre chez elle. Elle retrouve sa mère endormie sur le canapé. Elle lui retire un mug de thé des mains pour ne pas qu'il tombe et lui remonte une couverture jusqu'aux épaules.

© Kurimoto – Rue de Sèvres

                Le lendemain, c'est volontairement que Poppy entre dans la forêt. Pepper est ravi de retrouver Rob. Ce dernier vient de repérer l'empreinte d'un cerf. Pepper flaire sa trace. Les ados le suivent. Les voici en plein cœur d'une nature dominée par le monde animal. Un écureuil grimpe rapidement dans un arbre. Un troglodyte mignon, petit oiseau des bois, alerte ses compatriotes du danger humain qui avance. Ils ne retrouveront pas le cerf. Pepper est épuisé. De retour chez elle, Poppy propose à sa mère de les accompagner la prochaine fois dans cet endroit magique. Peut-être une autre fois… Pour l'instant, elle est trop perturbée par le décès de sa propre mère, la grand-mère de Poppy.

© Kurimoto – Rue de Sèvres

                Kengo Kurimoto est un auteur canadien. Il invite à une contemplation bucolique. Son livre à l'italienne est une ode à la nature sous la forme d'un retour aux sources. On passe de la ville bétonnée à la forêt profonde en quelques pas, comme Alice suivant le lapin blanc et se trouvant en quelques mètres au pays des merveilles. Dans un monochrome gris-brun, Kurimoto dessine une poésie qui est en train de se vivre par ses personnages, en particulier par Poppy, alter ego du lecteur. Les plantes, les arbres, les animaux et la météo démontrent comment il est nécessaire, vital et salvateur de retourner à la nature. On les entend, les murmures des sous-bois. Il y a quelque chose de magique et de merveilleux. Le deuil est aussi l'une des thématiques de cet album qui invite à se recentrer et à revenir à l'essentiel.

© Kurimoto – Rue de Sèvres

                Les murmures de la nature retentissent dans la vie de Poppy comme dans celle des lecteurs. C'est beau, c'est calme, c'est rassurant. Un médicament.

 

Laurent Lafourcade

 


One shot : Murmures des sous-bois

Genre : Emotion

Scénario, Dessins & Couleurs : Kengo Kurimoto

Éditeur : Rue de Sèvres

ISBN : 9782810207732

Nombre de pages : 216

Prix : 18 €


 



Publié le 09/06/2024.


Source : Boulevard BD


Odeurs dessinées.   Germaine Cellier L'audace d'une parfumeuse

 

"-Monsieur Carles est un génie !

-Ah ouais ? Ben moi je ne pense pas comme lui ! ses étapes, sa méthode, foutaise ! Un parfum, ça se fait d'instinct !

-Mais… Vous n'aimez pas Shocking ?

-Shocking, d'accord, il est plutôt bon ce parfum, mais moi j'en ferai de meilleurs !"

 

 

 

 

 


                La plupart des créateurs de parfums sont tombés dans l'oubli. Parmi eux, Germaine Cellier a eu un parcours remarquable. Née à Bordeaux en 1909, elle sera éduquée chez les sœurs. Elle est plutôt impertinente. En 1921, la famille déménage en région parisienne et elle a maintenant une petite sœur. Trois ans plus tard, à quinze ans, Germaine intègre l'école privée Scientia à Auteuil pour devenir laborantine ou aide bactériologiste. Lors de l'exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de Paris en 1925, elle découvre le pavillon des parfums. Quelques mois plus tard, diplômes en poche, elle décide de devenir créatrice de parfums. Sa carrière va réellement démarrer lorsqu'elle va intégrer une société grassoise basée à Argenteuil où elle va rapidement se faire repérer pour son nez.

© Egémar, Revel - Nathan

                On accompagne Germaine Cellier dans sa carrière et dans sa vie privée, tout au long d'un siècle ravagé par les guerres, de sa naissance à sa mort en 1976. Elle travaillera pour les plus grandes maisons : Balmain, Nina Ricci, Balenciaga, Piguet,… Son "nez" rivalisera avec ceux de ses concurrents essentiellement masculins. Elle révolutionnera la parfumerie française en créant ses propres fragrances. Elle apprendra avec Jean Carles la pyramide olfactive mais s'opposera à lui sur les méthodes de création. Cette pyramide est celle qui différencie pour un parfum les notes de tête que l'on sent en premier puis s'estompent, des notes de cœur qui s'installent pour quelques heures, et des notes de fond qui peuvent rester imprégnées toute une journée.

© Egémar, Revel - Nathan

                Béatrice Egémar n'est pas que scénariste. Elle est aussi designer olfactif et propose des causeries autour de ses livres sur le thème du parfum. Sous une couverture impeccablement maquettée, Sandrine Revel offre à la créatrice de parfums un parcours tout en délicatesse. Depuis quelques années, la dessinatrice ne cesse de progresser, de se diversifier, d'étonner. Ici, elle permet à grand fracas (de Robert Piguet) de faire sentir les fragrances dans des cases qui semblent olfactives. Les autrices complètent le cœur BD de l'album avec les coulisses de la création, dont un glossaire, un carnet de croquis et une interview imaginaire de Germaine Cellier. Cerise sur le gâteau, une carte imprimée sur des encres parfumées à Grasse est insérée dans l'album.

© Egémar, Revel - Nathan

                Le biopic est un genre qui sied parfaitement à la bande dessinée. L'audace de Germaine Cellier est ainsi enfin reconnue.

 

Laurent Lafourcade

 


One shot : Germaine Cellier L'audace d'une parfumeuse

Genre : Biopic

Scénario : Béatrice Egémar

Dessins & Couleurs : Sandrine Revel

Éditeur : Nathan

ISBN : 9782092494615

Nombre de pages : 160

Prix : 27 €


 



Publié le 09/06/2024.


Source : Boulevard BD


Spirou 4495 – 5 Juin 2024

 

 

Bas les masques ! XIII

 

 

 

 

 

 

 

XIII est né il y a quarante ans dans le journal de Spirou. Peu de gens s'en rappellent. C'est presque en catimini à l'été 1984 que le plus célèbre amnésique du monde a laissé sa mémoire de côté avant de prendre possession des pages de l'hebdomadaire. Ses trois premières aventures y ont été prépubliées avant qu'il ne soit l'exclusivité de Dargaud. Pour fêter ça, XIII est à l'honneur d'un récit complet complètement décalé de Romain Dutreix, qui signe aussi la couverture, et d'un mini-récit lui aussi particulier scénarisé par le maître Jean Van Hamme et dessiné par le Vance compatible Philippe Xavier.

 

            Pendant ce temps, les abonnés vont donc partager leur bonus avec tout le monde puisqu'il s'agit du mini-récit XIII.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Van Hamme, Xavier - Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Cœurs de ferraille (Les) : Sans penser à demain

Munuera / BeKa / Sedyas

Lieutenant Bertillon : Sedna

Pomès /Barth / Drac

Métier le plus dangereux du monde (Le) : Le temps suspendu

Lai / Bocquet / Alquier

Spirou et Fantasio : La baie des cochons

Elric / Lemoine / Baril

 

 

Récit complet :

 

XIII : Treize fois quarante : Groom total

Dutreix

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Crash Tex

Dab's / Gom

Dad Flashback

Nob

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Berth

Edito (L’)

Erre / Fabcaro / Greff

Fifiches du Proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Lécroart

Fish n chips (La pause-cartoon)

Tom

Game over

Midam / Adam / Patelin / BenBK

Nelson

Bertschy

Spoirou & Fantasperge (Marges)

Sti

Strip dont vous êtes la star (Le)

Libon / Salma

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Dino

Willy Woob

Moog / Bernstein

Willy Woob

Moog / Bernstein

XIII : Un sacré numéro

Sti

 

 

Rubriques :

 

Interview

Van Hamme

Coin des lecteurs (Le) : Bienvenue dans mon atelier !

Xavier

En direct du futur : Le prix Atomium

 

Jeux : Nouvelle attraction du Parc Spirou ! Parc Myspirium

Antoine / Morin

Spirou et moi

Mab

 

 

Supplément:

 

Mini-récit XIII : Bas les masques !

Van Hamme / Xavier

 

 

 

En kiosques et librairies le 5 Juin 2024

3,20 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 



Publié le 06/06/2024.


Source : Boulevard BD


Spirou 4494 – 29 Mai 2024

 

 

Vol de planches à la rédaction, Gaston est-il le dernier recours ?

 

 

 

 

 

 

 

Le chat et la mouette sont affolés. Mais eux, c'est pour une boîte de sardine. Gaston enfile sa veste. Des planches ont été volées à la rédaction. Un maître chanteur est à l'œuvre. C'est le grand final du très bon album de Gaston signé Delaf dans une histoire en six planches. Il sauve le journal et il revient. C'est juste dommage pour les lecteurs que ce soit de la post-publication. Autrefois, les lecteurs du magazine avaient le privilège de toutes les avant-premières. Il est vital que la rédaction y revienne. Espérons que ce soit l'un des objectifs du nouveau rédac'chef qui va bientôt débarquer.

 

            Pendant ce temps, les abonnés n'ont pas de privilège cette semaine.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

© Erre, Fabcaro - Dupuis

 

 

Histoires à suivre :

 

Cœurs de ferraille (Les) : Sans penser à demain

Munuera / BeKa / Sedyas

Lieutenant Bertillon : Sedna

Pomès /Barth / Drac

Métier le plus dangereux du monde (Le) : Le temps suspendu

Lai / Bocquet / Alquier

Spirou et Fantasio : La baie des cochons

Elric / Lemoine / Baril

 

 

Récit complet :

 

Gaston : Gare à Gaf-man

Delaf / BenBK

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Brad Rock

Jilème / David

Crash Tex

Dab's / Gom

Dad Flashback

Nob

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Berth

Edito (L’)

Erre / Fabcaro / Greff

Elliot au collège 

Grosjean / Riccobono 

Fifiches du Proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Lécroart

Fish n chips (La pause-cartoon)

Tom

Game over

Midam / Adam / Patelin / BenBK

Méthode Raowl (La)

Tebo

Spoirou & Fantasperge (Marges)

Sti

Strip dont vous êtes la star (Le)

Libon / Salma

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Dino

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Bienvenue dans mon atelier !

Bercovici

En direct du futur : Le passé de Dad

Nob

Jeux : La bataille d'Oursonville

Bataillon

Leçon de BD (La)

Marko

 

 

En kiosques et librairies le 29 Mai 2024

3,20 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 



Publié le 06/06/2024.


Source : Boulevard BD


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