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Quelques bulles dans de l’eau de mer, à bouquiner sur la plage. Vague 4.  Un sujet d’actualité dans une des dernières séries survivantes d’un âge d’or.  Le Scrameustache 44—La porte des deux mondes

 

 

« - J’adore votre architecture ! Votre maison particulièrement avec ses courbes harmonieuses, une vraie réussite !

- Merci ! Heureusement elle a ses assises sur la roche. La secousse sismique n’a emporté que le sable. Oh ! Nom d’un chat ! Je ne l’aurais jamais deviné !... Les trois quarts de l’édifice étaient cachés par le sable !...

- Extra…

- Qu’est-ce donc ? Un temple ?

- Non ! Depuis le temps qu’on la cherche, ce ne peut être que la porte des deux mondes ! »

 

 

 

 

 

En voyage de noces sur la planète des galaxiens, Oncle Georges et Astrid pensaient profiter d’un séjour idyllique et paisible sur la côté Ouest. Mais une secousse sismique a mis à jour un bâtiment depuis longtemps recherché : la porte des deux mondes. C’est ce que vient de découvrir l’Ancien chez qui nos terriens amènent un jeune galaxien blessé dans l’éboulement. La découverte est fantastique, extraordinaire, sensationnelle. La légende devient réalité.

 

 

 

 

© Gos, Walt, Labruyère - Glénat

 

 

Retrouver le Scrameustache est toujours un réel plaisir. Comme un copain d’enfance que l’on croise une fois tous les deux ou trois ans et avec qui l’on va prendre un verre en refaisant le monde même si l’on n’a plus assez d’affinités pour se revoir tous les jours, ouvrir un nouvel album du Scrameustache c’est profiter d’un bon moment entre amis. Même si, avouons le, nous ne sommes plus à l’époque mythique de La menace des Kromoks ou du Renégat, le Scrameustache a encore du potentiel sous le casque.

 

Gos est un des derniers dinosaures de l’âge d’or. Pour autant, sa série n’est pas figée dans une époque révolue. Avec un album comme celui-ci, le Scrameustache est une série résolument d’actualité. Cette « porte des deux mondes » est un symbole de passages de migrants. Sans qu’ils ne s’en rendent forcément compte, Gos inculque à ses jeunes lecteurs des valeurs de tolérance et de respect, voire d’œcuménisme.

 

 

 

 

© Gos, Walt, Labruyère - Glénat

 

 

On peut regretter que l’album soit un peu long à démarrer et que la bluette entre l’oncle Georges et Astrid fasse un peu mièvre, mais l’auteur mêle avec son savoir-faire indéniable aventure et humour.

 

Il y a quelques années, le Scrameustache a quitté l’écurie Dupuis. Gos ne souhaitait pas que son héros ne soit plus disponible qu’en intégrale. C’est franchement dommage car, d’une part, le travail patrimonial de Dupuis sur ses intégrales est remarquable, et d’autre part, depuis la disparition de la collection Paris-Bruxelles dont le Scrameustache était la figure de proue, on ne peut pas dire que Glénat fasse le moindre effort pour mettre la série en évidence.

 

Et quid de la série animée de 26 épisodes de 13 minutes que l’on nous promet depuis 2016 ? Le projet a-t-il avorté ?

 

 

 

 

© Gos, Walt, Labruyère - Glénat

 

 

Le Scrameustache est l’une des créations les plus originales en bande dessinée. Il a encore un potentiel certain qui ne demande qu’à être découvert par les nouvelles générations.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Le Scrameustache

 

Tome : 44—La porte des deux mondes

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario & Dessins : Gos

 

Couleurs : Labruyère

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,50 €

 

ISBN : 9782344023488

 



Publié le 09/07/2019.


Source : Bd-best


Quelques bulles dans de l’eau de mer, à bouquiner sur la plage. Vague 3.  Grandes scientifiques ou Femmes méconnues de l’Histoire de la science, mises en lumière.  Les découvreuses, 20 destins de femmes pour la science

 

 

« - C’est un grand honneur que l’académie suédoise des sciences nous ait décerné ce prix Nobel pour notre travail sur la synthèse des radioéléments, après l’avoir présenté à Pierre et Marie Curie en 1903, et à Marie Curie en 1911, pour la découverte des radioéléments. Je voudrais rappeler ici l’extraordinaire développement de la radioactivité, cette nouvelle science née, il y a mons de quarante ans, de l’œuvre d’Henri Becquerel et de Pierre et Marie Curie. La création artificielle de radioéléments ouvre un nouveau champ à la science de la radioactivité et fournit ainsi une extension du travail de Pierre et Marie Curie, mes parents... »

 

 

 

 

 

Quand Irène Joliot-Curie reçoit le prix Nobel de chimie en 1935 avec son mari sa première pensée est pour ses parents. Sa mère Marie a été par deux fois nobélisée : en physique en 1903 avec Pierre Curie et Henri Becquerel, en chimie en 1911. Mais quel chemin parcouru par cette polonaise venue rejoindre sa sœur en France pour y suivre des études supérieures, qui plus est quand on est au début du XXème siècle et que l’on est une femme.

 

Lorsqu’on dit Léonard, Albert, Thomas, les noms des inventeurs ou des scientifiques qui y sont associés viennent tout de suite à l’esprit. Injustement, l’Histoire a fait moins de place aux femmes. Mais grâce aux Découvreuses, Marie, Ada, Rosalind, Hedy et Mae n’auront plus besoin de se présenter.

 

 

 

 

© Moinard/Pécout/21g-BLP

 

 

S’il en est une qui a réussi à passer au travers des mailles de la notoriété, c’est bien Marie Curie. L’album s’ouvre sur l’histoire de sa vie, de son arrivée en France jusqu’à la consécration de sa fille. Cette entrée en matière invite à s’intéresser à d’autres femmes qui ont fait avancer le monde : Ada Lovelace, qui a posé les bases de la programmation informatique en plein milieu du XIXème siècle, Hedy Lamarr, cette actrice connue entre autres pour son rôle de Dalila, qui a été à la source du développement de la technologie de la communication sans fil, Rosalind Franklin, pionnière dans la recherche sur l’ADN, et enfin Mae Jamison, qui a prouvé qu’on pouvait atteindre les étoiles en visant la lune.

 

 

 

 

© Moinard/Pécout/21g-BLP

 

 

Entre ces portraits en BD, quinze autre scientifiques sont mises à l’honneur dans de courtes mais explicites biographies illustrées. De Françoise Barré-Sinoussi, dont, comme un acte manqué, le « e » final a été oublié dans la table des matières, à Xie Yi, de Dorothy Vaughan à Grace Murray Hopper, ces femmes reçoivent enfin la lumière avec laquelle elles ont éclairé le monde.

 

 

 

 

© Moinard/Pécout/21g-BLP

 

 

Marie Moinard va à l’essentiel. Non formatées, les biographies dessinées prennent la place dont elles ont besoin. La scénariste ne s’attarde pas sur des complexités scientifiques mais les explique simplement. Elle s’intéresse à la condition et à la force de femme de chacune d’entre elles.

Christelle Pécout adopte un trait réaliste, un peu froid, peut être pour que le dessin ne vole pas la vedette aux véritables héroïnes que sont toutes ces scientifiques.

 

 

 

 

© Moinard/Pécout/21g-BLP

 

 

On reste un peu frustrés sur certains portraits intermédiaires que l’on aurait souhaité voir développés en BD. « Les découvreuses » mériterait d’être une collection.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One Shot : Les découvreuses, 20 destins de femmes pour la science

 

Genre : Biographies scientifiques

 

Scénario : Moinard

 

Dessins & Couleurs : Pécout

 

Éditeur : 21 g

 

Collection : Destins d’histoire

 

Nombre de pages : 112

 

Prix : 17 €

 

ISBN : 9791093111384



Publié le 09/07/2019.


Source : Bd-best


Quelques bulles dans de l’eau de mer, à bouquiner sur la plage. Vague 2.  Tu tires ou tu pointes ? Les deux, Fanny !  Marcel Pagnol - La partie de boules

 

 

« - Oh Juuules, c’est Monsieur Vincent qui nous rend visite !

- Voilà ce qui se passe… Cette année, le concours de boules du cercle sera particulièrement important ! Le cercle donne un prix de deux cents francs, la maire nous a accordé une subvention de deux cent cinquante francs, ce qui fait quatre cent cinquante francs… Il faut y ajouter les mises ! Nous avons déjà reçu l’inscription de trente équipes, et je pense que dimanche nous serons à quarante. A dix francs par équipe, cela fait quatre cents francs de plus, soit, en tout, neuf cent cinquante. Nous avons diminué le second prix afin de gonfler le premier, qui sera de sept cent cinquante francs…

- Peste ! Ce n’est pas une bagatelle ! »

 

 

 

 

 

C’est un événement au village. Le traditionnel concours de boules est doté cette année d’un prix exceptionnel. Il est temps pour tous les hommes du village de former les équipes et de s’entraîner intensivement. Pour le petit Marcel, les vacances dans les collines provençales vont se transformer en un spectacle dans lequel personne ne restera « sur le carreau ». Son père et son oncle comptent parmi les joueurs. Vont-ils remporter la coupe ? Seront-ils humiliés au point d’« embrasser Fanny » ? Le chant des cigales va accompagner leur tournoi.

 

 

 

 

© Scotto, Stoffel, Hübsch & Cordurié - Bamboo

 

 

La collection Marcel Pagnol en bandes dessinées se poursuit avec la mise en avant d’une histoire dans l’histoire. À l’origine, cette partie de boules n’était qu’un encart narratif dans « Le temps des secrets ». Elle méritait un plus bel écrin. C’est chose faite avec cet album, récit estival par excellence, qui sent bon les herbes des hauteurs d’Aubagne et les après-midis d’été en Provence.

 

Les scénaristes Serge Scotto et Eric Stoffel prennent toutes les précautions nécessaires pour respecter l’œuvre de Marcel Pagnol. Comme deux enfants à qui l’on prête un jouet en leur disant d’y prendre grand soin, ils s’immiscent dans le récit pour mieux le sublimer.

 

 

 

© Scotto, Stoffel, Hübsch & Cordurié - Bamboo

 

 

Après Topaze, Eric Hübsch, qui s’est fait un nom avec Le chant d’Excalibur sur scénario d’Arleston, retrouve avec un plaisir non feint l’ambiance chantante des personnages de Pagnol. Aidée en cela par les couleurs douces et chaudes de Sandrine Cordurié, l’immersion est totale.

 

Un cahier final explique que le rythme narratif de Pagnol n’est pas si éloigné de la BD. Accompagné de photographies d’époque, il analyse la façon d’écrire de l’auteur.

 

 

 

© Scotto, Stoffel, Hübsch & Cordurié - Bamboo

 

 

Enfin, cette « partie de boules » ayant déjà été traitée en partie dans Le temps des secrets, les vues de scènes par Tanco et Hübsch sont comparées et l’on remarque que l’histoire ayant été si bien écrite, il n’y avait trente-six manières de l’interpréter. Quand la mise en scène est bonne, les acteurs n’ont plus qu’à se laisser porter. Mond des Parpaillouns, le plus illustre des braconniers, ne dira pas le contraire.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Titre : La partie de boules

 

Série : Marcel Pagnol

 

Genre : Chronique provençale

 

Scénario : Scotto & Stoffel

 

D'après : Marcel Pagnol

 

Dessins : Hübsch

 

Couleurs : Blanchot & Cordurié

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand Angle

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782818967164

 



Publié le 08/07/2019.


Source : Bd-best


Quelques bulles dans de l’eau de mer, à bouquiner sur la plage. Vague 1.  Une biographie passionnante.  Deux frères à Hollywood, la formidable histoire de Walt et Roy Disney

 

 

« - Tu entends ça ?

- Je l’ai entendue une bonne cinquantaine de fois, ta bande-son. Oui, elle est très bien. Je te l’ai déjà dit.

- Mais non, idiot ! Tu entends les gens ? On a réussi ! Ils adorent ! Cette fois, nous sommes lancés pour de bon ! »

 

 

 

 

 

                 Novembre 1928 : les frères Walt et Roy Disney se sont lancés dans le dessin animé parlant. Dans ce cinéma de quartier en plein cœur d’Hollywood, le public s’esclaffe devant Steamboat Willie, court métrage dans lequel Mickey conduit un bateau à aubes. Les deux frères ont monté des studios pour se lancer dans le cinéma, et ce n’est que le début. Le (futur) grand Walt a des idées plein la tête, notamment celle de fabriquer le premier dessin animé de long métrage pour le cinéma. Ce sera Blanche-Neige et les 7 nains.

 

 

 

 

© Ruiz, Nikolavitch - 21 g

 

 

Dans cette biographie dessinée, les auteurs prennent un parti pris annoncé d’entrée. Pour rendre la lecture vivante, le scénariste Alex Nikolavitch n’a pas cherché à tout prix la réalité des faits et des gestes mais, comme il l’annonce dans la préface, « la réalité des personnages ». La recette est d’une efficacité redoutable. L’album se lit comme une fiction, avec ses joies et ses peines, ses moments de suspens et ses débats à bâtons rompus sur la manière de gérer la société créée par les deux frères.

 

 

 

 

© Ruiz, Nikolavitch - 21 g

 

 

L’album est divisé en quatre chapitres. « Une souris et des hommes » nous immerge dans la genèse des studios. « Rêves d’enfants » recontextualise les frères Disney dans leur famille. C’est un chapitre sans concession qui, de l’enfance avec un père cruel, jusqu’à une certaine rencontre à Berlin, montre les ombres et les cicatrices de la Disneystie, la dynastie Disney. « Turbulences » montre la difficulté de dialogue entre un homme sûr de ses idéaux et des employés syndicalisés qui tiennent à faire valoir leurs droits. « Bâtisseurs d’Empire » raconte enfin comment Disney s’est fait une gloire par la télévision et les parcs d’attraction.

 

 

 

 

© Ruiz, Nikolavitch - 21 g

 

 

Le type de dessin de Felix Ruiz n’est pas à proprement parler celui auquel on peut s’attendre dans ce style d’ouvrage. On est loin du graphisme froid et réaliste des biographies habituelles. Le dessinateur est de l’école espagnole, celle du grand Francisco Ibanez. On est dans un cartoon qui raconte une histoire de cartoons, comme une mise en abyme et cela s’avère être une idée de génie. Seule la mise en couleur, très Comics 70’s, manque un poil de modernité et semble faussement dater le bouquin.

 

 

 

 

© Ruiz, Nikolavitch - 21 g

 

 

Le titre l’annonce de lui-même. Ce livre n’est pas l’histoire de Walt, mais bien celle des deux frères Walt et Roy.  L’un n’aurait jamais réussi sans l’autre. Ce sont le Yin et le Yang, les deux plateaux d’une balance à fléau qui s’équilibre par les caractères complémentaires de chacun. En quelque sorte, justice est rendue à Roy dont la carrière est éclipsée par la notoriété de son frère.

 

Après la mort de Walt, les auteurs clôturent leur récit par un final émouvant qui ne manquera pas d’arracher une petite larme à tous les enfants que les adultes sont encore.

 

Les biographies en BD font florès, mais s’il n’y en a qu’une à lire cette année, c’est incontestablement celle-ci.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One Shot : Deux frères à Hollywood, la formidable histoire de Walt et Roy Disney

 

Genre : Biographie

 

Scénario : Nikolavitch

 

Dessins & Couleurs : Ruiz

 

Éditeur : 21 g

 

Collection : Destins d’histoire

 

Nombre de pages : 112

 

Prix : 17 €

 

ISBN : 9791093111377

 



Publié le 08/07/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4237/4238 -  26 Juin 2019

 

 

 

 

Numéro double Spécial vacances : 50 ans du premier pas sur la lune

 

 

 

 

 

 

            Mais que fait donc Zorglub, vautré sur une bouée licorne sous un parasol alors qu’il fait nuit noire ? Le méchant mégalo est sur la lune. C’est ce que l’on découvre en déployant la double couverture du traditionnel numéro spécial vacances. Et cette année, la thématique est originale, place à l’anniversaire du petit pas pour l’homme. Les gags et récits complets sur la thématique se succèdent dans un grand pas pour l’humour, comme sait si bien le faire le groomonaute de Marcinelle.

 

            Une série arrive, une autre se termine. Le troisième volet du spin-off consacré à Zorglub signé Munuera débarque tandis que Le Royaume ferme ses portes sur un suspens insoutenable.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

© De Pins – Dupuis 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Ralph Azham : Lâcher prise

Royaume de Blanche-Fleur (Le) : Le complot de la reine

Six coups

Spirou : Un peu plus loin vers l’enfer

Zorglub : Lady Z

 

 

Récits complets :

 

Cavaliers de l’apocadispe (Les) : font une sortie pédagogique intéressante

Cédric : Course d’escargots

Cérès (Darasse & Lou)

Faut pas demander la lune ! (Dabs)

Grain de sable dans l’espace (Timothé Le Boucher)

Imbattable

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Alunissage (Clarke)

Appollo 11, 50 ans (Mo CDM)

Comme des bêtes

Dad

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Mamma Mia !

Marche sur la dune (Burniat)

Méthode Raowl (La)

Nelson

Spoirou & Fantasperge

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Un petit pas de géant (Fez, Darko & Cazot)

Vacheries des Nombrils (Les)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Aventure d’un journal (Une) : Il y a 50 ans, un concours Spirou pour Houston

Cahier de jeux vacances (Garouste, Schmitt, Lerouge, Priou & Blatte, Caritte, Joan)

Coin des lecteurs (Le) : Bienvenue dans mon atelier ! : Delaf

En direct du futur : Lya & La boîte à musique

Interview : Munuera

Leçon de BD (La) : Bianco

Spirou et moi : Ulysse Malassagne

 

 

 

En kiosques et librairies le 26 juin 2019.

2,90 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 26/06/2019.


Source : Bd-best


Je reprendrais bien un peu de vous-même.  Frnck 5 - Cannibales

 

« - Il faut vraiment que tu perdes l’habitude de rester bouche bée comme ça. Ça ne te met pas du tout en valeur.

- Tu es qui, exactement ?

- Tu sais très bien qui je suis, et franchement, je n’ai pas le temps de tout t’expliquer, mais tu finiras par comprendre. En revanche, j’ai trois instructions capitales à te donner. Premièrement, tu ne dois absolument jamais révéler aux autres la vérité sur ce qui est arrivé à Léonard et à Gargouille. Il en va de l’avenir de l’humanité. Deuxièmement, apprends à nager, crois-moi, ça va te sauver la vie. Je ne serai pas toujours là pour te secourir. Troisième truc hyper important… Ah ben ça c’est bête, j’ai complètement oublié ! »

 

 

 

 

 

 

Qui est donc ce jeune adulte qui vient de sauver Franck de la noyade et qui lui ressemble étrangement ? L’adolescent semble l’avoir deviné mais il n’en croît pas ses yeux. C’est lui ! Oui, c’est bien lui-même quelques années plus tard. De quoi y perdre son latin, ou plutôt son langage préhistorique. Sans tarder, son alter ego s’enfuit sans donner plus d’explications. Pas le temps pour Franck de reprendre ses esprits qu’il est capturé par une tribu de cannibales. Décidément, la vie préhistorique n’est pas un long fleuve tranquille.

 

 

 

 

© Bocquet, Cossu, Guillo - Dupuis

 

 

Mais quel retour fracassant ! Avec Cannibales, Frnck démarre sa cinquième aventure et un second cycle.  Brice Cossu est au meilleur de sa forme. Il est même encore plus fort que d’habitude. Depuis le début de la série, on aura vraiment assisté à la naissance d’un futur très grand artiste de la BD. La scène d’ouverture dans laquelle Frnck et sa tribu sur une embarcation de fortune se voient attaquer par un monstre marin est magistrale. Elle est à la hauteur d’une Claire Wendling ou d’un Régis Loisel. Ce sont quatre planches muettes é-pous-tou-fflantes.

 

 

 

 

© Bocquet, Cossu, Guillo - Dupuis

 

 

N’oublions pas que pour offrir de belles planches, il faut être servi par un scénario à la hauteur. Olivier Bocquet en est le responsable. Le lecteur est fauché dès le départ par cette histoire de « double ». Qui plus est, le héros se voit plus âgé amputé de deux doigts à la main gauche. Ça ne vous rappelle personne ? Même nez en trompette, même menton pointu. Mais on n’est pas à New-York. Soda reste Soda et Frnck reste Frnck. Le clin d’œil est joli.

 

 

 

 

© Bocquet, Cossu, Guillo - Dupuis

 

 

On pensait que Franck avait déjà croisé les humains les plus dangereux qu’il aurait pu rencontrer. Erreur ! Ils étaient des anges à côté des mangeurs d’hommes que lui opposent les auteurs.

 

 

 

 

© Bocquet, Cossu, Guillo - Dupuis

 

 

N’oublions pas que pour offrir de belles planches, il faut être servi par une colorisation à la hauteur. Yoann Guillo est l’homme de la situation. Un retour cendré d’éruption, la scène aquatique dont nous parlions d’un bleu-vert de fleuve faussement pacifique, une tribu violacée de cannibales, les séquences sont chapitrées de tons distincts, mais dont le passage de l’une à l’autre se fait avec naturel.

 

A tous les niveaux, et avec cet album en particulier, Franck reste un héros qui se déguste...

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Frnck

 

Tome : 5 - Cannibales

 

Genre : Aventure préhistorique

 

Scénario : Bocquet

 

Dessins : Cossu

 

Couleurs : Guillo

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 60

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9791034732104

 



Publié le 24/06/2019.


Source : Bd-best


Ces jeunes hommes qui ont choisi le nazisme. Berlin sera notre tombeau T.1 Neukölln

 

-          Bon dieu, ça n’arrête jamais de bourdonner au-dessus !!!

-          … Et on ne peut pas dire qu’ils soient empêchés de se balader …

-          Il n’y a plus de DCA dans Berlin.

-          Je croyais que c’était une forteresse…

 

 

 

 

 

 

 

Fin avril 1945, Berlin n’est plus qu’un champ de ruines. Dans la capitale d’un Reich à feu et à sang, un dernier carré de soldats protège la chancellerie et le bunker d’Hitler. Parmi eux se trouvent des Français. Ils font partie des derniers survivants de la 33e division d’infanterie SS « Charlemagne ».

 

 

 

© Michel Koeniguer – Éditions Paquet.

 

 

À leur tête, on trouve un ancien lieutenant de l’infanterie coloniale : Henri Fenet.  Son unité est la dernière à entrer dans la ville, le 24 avril 1945. Rattaché à la division Nordland, son bataillon est engagé à Neukölln le 26 avril, au sud-est de Berlin.

 

 

 

© Michel Koeniguer – Éditions Paquet.

 

 

 

Avec l’appui des chars du SS-Panzer –Rgt 11, l’unité composée de 320 hommes se lance à l’assaut des chars soviétiques, en en détruisant une soixantaine. Dans le même temps, la moitié des Waffen-SS  Français sont mis hors combat. La progression des chars Russes dans la Wilhemstrasse est stoppée net à de nombreuses reprises par les combattants Français.  

 

 

 

© Michel Koeniguer – Éditions Paquet.

 

 

 

Ce sont les derniers jours de la division Charlemagne qu’a choisi de nous faire vivre le scénariste dessinateur Michel Koeniguer. Aidé d’une solide documentation et des conseils d’un autre confrère (Olivier Speltens), Koeniguer nous fait partager les dernières heures de ces  jeunes Français ayant choisi de combattre aux côtés des nazis.  Le tout est bien structuré, le lecteur étant fréquemment invité à consulter les notes de renvoi en bas de page afin de pleinement savourer le récit. Le dessin est parfaitement adapté aux ambiances de fin de règne, les couleurs reflétant les ruines de la capitale d’un Reich qui devait durer mille ans.

 

 

 

© Michel Koeniguer – Éditions Paquet.

 

 

 

 

En résumé, une bande dessinée à placer dans votre collection aux côtés des albums d’Olivier Speltens  « L’armée de l’ombre » et « Afrikakorps ».

 

 

Haubruge Alain

 

 

Série : Berlin sera notre tombeau.

 

Tome : 1

 

Titre : Neukölln.

 

Genre : Histoire. 

 

Scénario, Dessins : Michel Koeniguer. 

 

Éditeur : Paquet. 

 

Nombre de pages : 48.

 

Prix : 14,00 € 

 

ISBN : 9782888908678



Publié le 20/06/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4236 -  19 Juin 2019

 

 

Les nombrils : La naissance d’un duo de choc

 

 

 

 

 

 

            Les nombrils font leur grand retour… ou plutôt leurs vacheries. Cette série flash-back de la série mère est franchement très drôle. La Bd nord-américaine en a sous le coude. C’est aussi prouvé par Mort et déterré dont le premier opus se termine cette semaine.

 

            On a droit à un tuto de Raowl qui nous explique comment avoir du succès avec les princesses.

 

            Pour les abonnés, un carnet de voyage de Joan nous transporte au Laos.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Joan – Dupuis 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Mort et déterré : Un cadavre en cavale

Ralph Azham : Lâcher prise

Royaume de Blanche-Fleur (Le) : Le complot de la reine

Six coups

Spirou : Un peu plus loin vers l’enfer

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Comme des bêtes

Cramés !

Dad

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Mamma Mia !

Méthode Raowl (La)

Nelson

Ob’sessions (La pause-cartoon)

Spoirou & Fantasperge

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Vacheries des Nombrils (Les)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Vous êtes mes auteurs préférés ! : Tome & Janry

En direct du futur : Black Squaw (Henriet & Yann)

Interview : Delaf

Jeu : Gare aux vacheries ! (Mouk)

Spirou et moi : Aimée de Jongh

 

 

Supplément abonnés :

Mini-Livre : Les carnets de voyage de Spirou : Joan au Laos

 

 

 

En kiosques et librairies le 19 juin 2019.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 19/06/2019.


Source : Bd-best


Les compagnons de la libération: Général Leclerc.

23 novembre 1944 : les hommes de la division du général Leclerc libèrent la ville de Strasbourg. Ce dernier  charge l’un d’entre eux « ancien de Koufra » de hisser les couleurs sur la flèche de la cathédrale.  Un drapeau composé des tissus de trois robes différentes sera le premier à flotter au-dessus de la ville libérée.

 

 

 

 

© Le Naour – Blier – Bamboo – Grand Angle.

 

 

 

Début août 40, Philippe de Hauteclocque (il prend le pseudonyme de Leclerc afin de protéger sa famille restée en France occupée)  est envoyé par Charles de Gaules en Afrique.  Il réussit à convaincre le Cameroun, le Tchad et le Congo de se désolidariser du gouvernement de Vichy pour rejoindre la France Libre. Ce sont les premiers territoires ralliant la France libre. 

 

 

 

© Le Naour – Blier – Bamboo – Grand Angle.

 

 

 

C’est à partir de ces positions qu’il va regrouper une série d’hommes, effectuant un périple de plusieurs milliers de kilomètres au milieu du désert, avec des équipements non adaptés aux conditions climatiques, se dirigeant vers Koufra aux mains des Italiens.

 

 

 

 

 

 

© Le Naour – Blier – Bamboo – Grand Angle.

 

Assiégeant l’oasis de Koufra, à la tête de 300 hommes et un seul canon, il obtient  le 28 février 1941 la capitulation des forces Italienne qui pensaient faire face des moyens beaucoup plus importants. C’est à cet endroit qu’il fait le serment de ne pas déposer les armes avant d’avoir vu le drapeau français flotter sur la cathédrale de Strasbourg.

 

 

 

© Le Naour – Blier – Bamboo – Grand Angle.

 

 

 

C’est cette première victoire française qui a été choisie par le scénariste Jean- Yves Le Naour  et l’illustrateur Frédéric Blier afin de vous présenter le premier tome de la série « Les compagnons de la libération ».  Le Naour nous livre un scénario concis mais très efficace, les illustrations de Frédéric Blier complétant parfaitement bien le travail effectué par le scénariste.À signaler en fin d’album, la présence d’un dossier documentaire rédigé par la fondation Leclerc décrivant les grandes étapes de sa bibliographie.

 

 

 

 

 

 

 

 

En attente avec impatiente du troisième tome de cette nouvelle collection, prévu pour la rentrée,  traitant de Jean Moulin.

 

 

Haubruge Alain

 

 

Série : Les compagnons de la libération.

 

Tome : 1

 

Titre : Général Leclerc.

 

Genre : Histoire. 

 

Scénario : Jean-Yves Le Naour

 

Dessins : Frédéric Blier.

 

Éditeur : Bamboo - Grand Angle. 

 

Nombre de pages : 48.

 

Prix : 14,50 € 

 

ISBN : 9782818966990



Publié le 17/06/2019.


Source : Bd-best


Les compagnons de la libération : Pierre Messmer.

 

-       Français !  À l’appel de monsieur le Président de la République, j’assume à partir d’aujourd’hui la direction du gouvernement de la France.

-       Je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur.

-       C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat.

-       Je me suis adressé cette nuit à l’adversaire pour lui demander s’il est prêt à rechercher avec nous, entre soldats, après la lutte et dans l’honneur, les moyens de mettre un terme aux hostilités.

 

 

 

 

 

 

17 juin 1940, deux jeunes hommes écoutent à la radio le discours du maréchal Pétain concernant la demande d’armistice aux forces Allemandes. Refusant cet état de fait, ils décident de continuer le combat. C’est sur une vieille moto reçue dans une ferme qu’ils tentent de rejoindre Marseille. Leur moto subissant une panne, ils rallient Tarascon en stop avant de prendre le train direction Marseille où ils arrivent le 18 juin au soir. 

 

 

 

 

© Catherine Valenti -Philippe Tarral – Grand Angle.

 

 

Le 20 juin 1940, nos deux amis font la connaissance du commandant du « Carpo Olmo ». Ce dernier cherche des hommes pour l’aider à détourner le bateau italien et sa cargaison vers l’Angleterre. C’est en lisant « Le Petit Provençal », que nos amis prennent connaissance de l’appel effectué par le général de Gaulle depuis Londres. Le 23 juin au soir, nos deux hommes montent à bord pour rejoindre dans un premier temps Gibraltar et ensuite l’Angleterre. Le sous-lieutenant Pierre Messmer et le lieutenant Jean Simon intégreront ensemble la Brigade de Légion étrangère participant ensemble aux combats en Érythrée, en Syrie, à Bir Hakeim et en Tunisie.

 

 

 

 

© Catherine Valenti -Philippe Tarral – Grand Angle.

 

 

 

Deuxième album de la série « Compagnon de la libération », l’histoire débute avec les funérailles de Charles de Gaulle. Messmer et Simon se retrouvent et évoquent leurs souvenirs de jeunesse au sein de la France Libre et leurs luttes communes à la Légion étrangère.

 

 

 

 

© Catherine Valenti -Philippe Tarral – Grand Angle.

 

 

Personnellement, je suis un peu déçu par le scénario car l’œuvre ne couvre qu’une partie de la vie de Pierre Messmer, oubliant la période après 1945. Il faut se rabattre sur le dossier présent dans les dernières pages pour en savoir plus sur le destin de ce grand personnage. Il aurait été judicieux de traiter cette dernière partie, ne fut-ce qu’en une ou deux pages.    

 

 

 

 

© Catherine Valenti -Philippe Tarral – Grand Angle.

 

 

Les illustrations confiées à Philippe Tarral partagent les différentes campagnes effectuées par les deux hommes qui seront tous deux décorés du titre de « Compagnons de la libération ».

 

 

 

 

 

 

En attente du prochain volume prévu à la rentrée qui devrait concerner Jean Moulin.

 

 

Haubruge Alain

 

Série : Les compagnons de la libération.

 

Tome : 2

 

Titre : Pierre Messmer.

 

Genre : Histoire. 

 

Scénario : Catherine Valenti.

 

Dessins : Philippe Tarral.

 

Éditeur : Bamboo - Grand Angle. 

 

Nombre de pages : 48.

 

Prix : 14,50 € 

 

ISBN : 9782818967096.



Publié le 14/06/2019.


Source : Bd-best


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