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Spirou 4271 -  19 février 2020

 

 

Spécial cinéma d’animation

 

 

 

 

 

 

 

            24 Spirou par Feroumont se baladent sur la couverture de ce numéro spécial dans lequel le lecteur sera plongé dans les vies de Walt Disney, Emile Cohl et Osamu Tezuka. Ce numéro est vraiment exceptionnel. Outre les récits complets sur les cinéastes pré-cités, on apprendra comment est né le dessin animé de Petit Poilu et bien d’autres choses avec des auteurs invités.

 

            Le supplément est original. C’est un phénakistiscope, autrement dit un appareil cinématographique rudimentaire destiné à donner l’illusion du mouvement, grâce à l’expérience super déformante du Comte de Champignac.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Fong - Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Seuls : Les révoltés de Néosalem

Sœurs Grémillet (Les) : Le rêve de Sarah

Spirou chez les Soviets

 

 

Récits complets : Spécial Animation

 

Aventures en volume (La Corneille & Salva)

Fantasmagorie (Duval & Campi)

Tezuka Osamu, Manga no kamisama (Ohm & Bourhis)

The life of Walt Disney (Feroumont & Bernstein)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) : Spécial Animation

 

Animation pour les débutants (L’) (Libon)

Dessous du dessin animé (Les) (Clerfaÿt)

Marges spécial animation (Burniat)

Monulphe le tenace (Bailly)

Un film d’animation… animé ! (Dab’s)

Vocation (Cunha & Pujol)

 

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Aliens troubadours (La pause-cartoon)

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Passe-moi l’ciel

Spoirou & Fantasperge

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Patar & Aubier

En direct du futur : Un abonné à New-York

Jeux : Le Musée de l’anim (Priou et Miss Blatte)

Spirou et moi : Louis Clichy

 

 

Supplément abonnés :

Le phénakistiscope : l’expérience super déformante du Comte de Champignac.

 

 

En kiosques et librairies le 19 Février 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 16/02/2020.


Source : Bd-best


Banjo Reinhardt.  Django Main de feu

« - Le bébé, le bébé est arrivé !

- C’est un garçon, regardez comme il est beau !

- Il est brun et tout potelé !

- C’est à elle qu’il ressemble, regardez ses cheveux, son visage !

- Comment il s’appelle ?

- Quels grands yeux, quels grands yeux noirs !

- Ça va être un sacré petit diable !

- Comment tu vas l’appeler, Négros ?

- Il s’appelle Django ! »

 

 

 

 

 

 

 

                23 janvier 1910, à Liberchies près de Charleroi en Belgique, à l’intérieur d’une roulotte dans un campement tzigane, la belle Négros vient de donner naissance à une future légende. On le verra grandir et rencontrer son destin. Enfant, caché sous une table à écouter des musiciens, la passion prend sa source. Soutenu par sa mère, il pourra l’assouvir, obtenir son premier banjo et apprendre, apprendre, apprendre, observer et apprendre. Jeune adulte, galvanisé par la musique, il prouvera aux médecins que sa main meurtrie dans l’incendie de sa caravane ne l’empêchera pas de poursuivre sa carrière.

 

 

 

 

© Efa, Rubio - Dupuis

 

 

                Ricard Efa met de la musique dans le scénario de Salva Rubio. Des bars à concerts à l’hôpital Lariboisière,  le dessinateur espagnol invite au voyage dans des décors lumineux. Tout en couleurs directes, chaque case est soignée dans les moindres détails. Les personnages respirent par leurs regards. Les doigts de Django voguent sur les cordes de son banjo avec précision.

 

                Côté édition, la double-page de rêve, juste avant l’incendie fatidique, est gâchée par la pliure centrale. Il aurait fallu trouver une astuce éditoriale. Les petits chanceux qui se sont procurés l’album à Angoulême ont pu bénéficier de la reproduction de cette image en ex-bris signé par les auteurs.

 

 

 

 

© Efa, Rubio - Dupuis

 

 

                Rubio concentre son histoire sur l’enfance de Django, son adolescence, son mariage, son accident, sa rééducation et s’arrête sciemment aux portes de sa gloire. Avec ce parti pris, le récit se focalise sur les origines de la carrière de Django, les éléments déclencheurs et la volonté hors normes du jeune tzigane. Le scénariste a effectué un pointilleux travail d’historien pour coller au plus près à la réalité. Pas flagorneuse, cette biographie présente Django sous un angle rude, plutôt prétentieux et pas franchement aimable.  Mais n’est-ce pas le prix qu’il a choisi de payer pour atteindre son but ?

 

                L’album est préfacé par celui qui est comme un manouche sans guitare Thomas Dutronc, pour qui Django n’était rien moins qu’un dieu. En postface, Salva Rubio dit tout sur la vie de Django dans un riche dossier documenté de 16 pages intitulé : Django Reinhardt, du mystère à la légende...en passant par l’Histoire.

 

 

 

 

© Efa, Rubio - Dupuis

 

 

                Pour prolonger l’aventure, un biopic réalisé par Etienne Comar sorti en 2017 avec Reda Kateb dans le rôle titre et Cécile  de France s’axe sur les années de guerre pendant l’occupation allemande.

 

 

 

 

 

                Django main de feu est aussi disponible en édition collector limitée à 777 exemplaires avec frontispice inédit, numéroté et signé, imprimé sur papier d'art. Il ne manque qu’une chose pour faire de cet album un objet idéal : une playlist spotify à l’instar de ce qu’ont fait les éditions Steinkis avec La baronne du jazz, à écouter en lisant.

 

 

 

 

                A tous ceux qui ont un rêve, le destin de Django est porteur d’espoir. Avec une volonté de fer, on peut gravir des montagnes. Django l’a fait.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One Shot : Django Main de feu

 

Genre : Biographie 

 

Scénario : Salva Rubio 

 

Dessins & Couleurs : Efa

 

Éditeur : Dupuis

 

Collection : Aire Libre 

 

Nombre de pages : 88

 

Prix : 17,50 €

 

ISBN : 9791034731244

 



Publié le 15/02/2020.


Source : Bd-best


Un piège inattendu sur la route de Bragon.  La quête de l’oiseau du temps : Avant la quête 6 - Kryll

« - Epargnez-moi vos jérémiades, conseiller. Si nos hommes avaient la moindre chance de pénétrer dans la cité des gris grelets et d’en revenir sans se faire massacrer, je n’embaucherais pas ces mercenaires les guerriers Llirs. Depuis la mort du prince Humoun, le ciel est lourd de menaces… La situation exige que nous frappions un grand coup ! Quand la conque de Ramor sera en votre possession, bien des choses changeront. Nos fidèles viendront ici en foule se prosterner devant elle. La cité deviendra un lieu de pèlerinage.

- Beaucoup s’interrogent sur les circonstances de la mort du prince Humoun votre altesse.

- Je n’en sais pas plus qu’eux. Tout ça, c’est du passé. Ce qui compte désormais, c’est régler le problème Bragon. J’ai entendu dire qu’il s’en prenait à nos prédicateurs. C’est insupportable ! Cet homme doit bien avoir un point faible. »

 

 

 

 

 

 


                Nous avions laissé Bragon meurtri par son meurtre du père de Mara. Nous le retrouvons errant, accompagné de son fidèle ami et disciple Bulrog, s’étant donné pour mission d’éradiquer les prédicateurs responsables de son acte et qui cherchent à soumettre la population. Mais la secte de l’Ordre du Signe ne compte pas le laisser atteindre son but et cherche par tous les moyens à l’éliminer. Leur arme : Kryll. Bragon tombera-t-il sous le charme irréversible de la belle jeune femme ?

 

 

 

 

© Loisel, Le Tendre, Etien, Lapierre - Dargaud

 

 

                Avec Kryll, comme avec le précédent tome L’emprise, les auteurs présentent une aventure quasi indépendante de La quête avant la quête. Et à la manière de Star Wars dont les spin-off sont meilleurs que les suites directes, cet épisode est un très bon cru.

 

                Régis Loisel et Serge Le Tendre veillent à garder la puissance de leur série. Avec un scénario simple et efficace, ils nous entraînent dans une quête vengeresse sans concessions. Les têtes volent et les boyaux sortent. Malheur à qui voudrait s’en prendre à Bragon. Et pourtant, celui-ci n’est pas ménagé. Compte-tenu de la capacité des auteurs à surprendre leurs lecteurs, on n’est à l’abri de rien. Si on ne savait pas qu’il y a « La quête » par derrière, on aurait eu encore plus peur pour leur héros. Avec Kryll, Loisel et Le Tendre insèrent un personnage étrange et ambigu, aussi attirante que mystérieuse, qui pourrait tout autant être un atout qu’un caillou dans la chaussure du Chevalier.

 

 

 

 

© Loisel, Le Tendre, Etien, Lapierre - Dargaud

 

 

                David Etien signe son deuxième numéro de la série. L’unité graphique est tellement contrôlée par Loisel que le profane ne descellerait aucune différence entre les quatre dessinateurs de ce cycle et celui du cycle originel. Le dessin d’Etien, comme celui des autres, est bordé par une charte graphique précise tant au niveau des cadrages que des traits. Pour autant, il n’en perd pas son âme. Le jeu en vaut la chandelle. La scène de l’attaque du Trivulge est largement aussi bonne que ce qu’aurait pu faire Loisel lui-même. Etien sera aux commandes du tome 7 et c’est tant mieux.

 

 

 

 

© Loisel, Le Tendre, Etien, Lapierre - Dargaud

 

 

                Aux couleurs, Lapierre succède à Tatti, toujours dans un même soucis de continuité.

 

                Avant la quête de l’oiseau du temps, suivez celle du chevalier Bragon dans une extraordinaire œuvre d’Heroïc-Fantasy.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : La quête de l’oiseau du temps : Avant la quête

 

Tome : 6 – Kryll

 

Genre : Heroic-Fantasy 

 

Scénario : Serge Le Tendre & Régis Loisel 

 

Dessins : David Etien 

 

Couleurs : Lapierre 

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 15 €

 

ISBN : 9782205075786

 



Publié le 15/02/2020.


Source : Bd-best


Rencontre  entre « Jan van Eyck » & « Bob et Bobette »   Bob et Bobette  Le van Eyck volatilisé

 

 

 

Cette année 2020 est, l’occasion de fêter deux événements au Nord de notre pays. Je voudrais débuter avec le septante cinquième anniversaire des héros créé par  Vandersteen « Suske en Wiske» plus connu chez nous sous le nom de « Bob et Bobette ». 

 

 

 

 

Le second est l’année à thème « Jan van Eyck » et notamment l’exposition des œuvres de ce peintre de la renaissance flamande se tenant au Musée des Beaux-Arts de Gand (MSK) du 1 février au 30 avril 2020. 

 

 

 

 

© Van Gutch – Morjaeu – Vandersteen – Edition Standaard

 

 

 


À cette occasion, les visiteurs de l’exposition "Van Eyck. Une révolution optique" auront la chance de découvrir les volets extérieurs restaurés du retable de « L’adoration de l’Agneau mystique ». Ces joyaux seront mis en valeur avec la présence d’autres œuvres de ses contemporains les plus talentueux, originaires d’Allemagne, de France, d’Italie et d’Espagne.

 

 

 

 

 

© Van Gutch – Morjaeu – Vandersteen – Edition Standaard

 

 


C’est l’opportunité choisie par les Éditions Standaard et le studio Vandersteen afin d’organiser la rencontre de nos deux héros de bande dessinée avec Jan van Eyck. Ces derniers  remontent à l’époque de Philippe le Bon, le souverain chargeant le peintre d’exécuter le portrait de sa future épouse : Isabelle de Portugal. Bob et Bobette (passagers clandestins) accompagnent Jan  van Eyck dans un voyage où de mystérieux opposants leur mettront des bâtons dans les roues : le mariage de Philippe et d’Isabelle n’est, en effet, pas approuvé de tous ! Ce n'est pas la première fois que les aventures de Bob et Bobette se mêlent au parcours de peintres flamands. 

 

 

 

 

 

 

© Van Gutch – Morjaeu – Vandersteen – Edition Standaard

 

Dans "Le rapin de Rubens", les deux héros rencontraient Peter Paul Rubens et Pieter Bruegel l'Ancien jouait un rôle central dans "Margot la folle".


« Le van Eyck volatilisé », 351e album des aventures de Bob et Bobette est disponible dans toutes les bonnes librairies depuis ce mercredi 12/02/2020.

 

Alain Haubruge


Série : Bob & Bobette

 

Tome : 351 – Le van Eyck volatilisé

 

Genre : Jeunesse

 

Scénario : Peter Van Gutch

 

Dessins & Couleurs : Luc Morjaeu

 

Éditeur : Standaard

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 6.99 €

 

ISBN : 9789002026553



Publié le 14/02/2020.


Source : Bd-best


Les personnages à la Macherot sont toujours vivants.  Le temps des mitaines 1 - La peau de l’ours

« - Les enfants, l’heure est grave… J’ai bien peur d’avoir de mauvaises nouvelles à vous annoncer. Votre camarade Badjer n’est pas rentré chez lui hier soir, il a disparu. La police pense à une fugue…

- Quoi ?

- Disparu ?

- Comment ça ?

- C’est qui Badjer ?

- Il a dit que c’était une fugue !

- J’ai envie de faire pipi.

- Allons, allons, un peu de calme je vous prie. Comprenez qu’il s’agit d’une situation très grave. Nous demandons à chacun d’entre vous, s’il dispose de la moindre information, de nous la communiquer... »

 

 

 

 

 


                Le directeur de la nouvelle école d’Arthur est très inquiet. La veille au soir, sur le chemin du retour, un des élèves n’est jamais arrivé chez lui. Il a disparu dans la forêt. Pour Arthur, le petit ours, qui vient d’emménager dans la région avec sa mère qui tient un salon de thé, l’arrivée n’est pas simple. La psychose s’installe dans le village. Entre des enfants innocents et des adultes qui se regardent en chiens de faïence, il va falloir mener l’enquête, et vite, d’autres victimes rallongent la liste.

 

 

 

 

 © Montel, Clément - Dargaud

 

 

                Loïc Clément signe un scénario que n’aurait pas renié le grand Raymond Macherot qui, avec Chlorophylle et Sibylline. Le roi de la bande dessinée animalière a fait relativement peu d’émules. Il faut dire que le genre n’est pas si simple à mettre en œuvre. En effet, les histoires de ce style se doivent d’être des transpositions de la vie humaine, avec tout le second degré que cela implique. Il faut parler à la fois aux enfants lecteurs, mais aussi aux adultes qui doivent desceller tout le second degré qui s’y trouve. Clément parle aux enfants du XXIème siècle avec l’histoire de cet ourson qui vit seul avec sa mère et qui prend le mystère à bras le corps. Clément parle aux adultes qui vont se prendre au jeu, chercher des indices et relever les allusions que fait le scénariste. N’est-ce pas, Mademoiselle Dahl ?

 

 

 

 

 © Montel, Clément - Dargaud

 

 

                Anne Montel dessine tout en sensibilité. Son graphisme lorgne plus du côté enfantin que vers Macherot. Ses personnages sont adorables ou détestables et respirent tous d’humanité ou de dés-humanité. A part de belles forêts, il n’y a quasiment pas de décors. La colorisation à l’aquarelle habille les cases.

 

 

 

 

 © Montel, Clément - Dargaud

 

 

                Le temps des mitaines et sa suite Cœur de renard sont parus en 2014 et 2016 chez Didier Jeunesse, éditeur d’albums illustrés pas du tout spécialisé dans la BD. Cet épisode réédité aujourd’hui faisait partie de la sélection jeunesse 2015 à Angoulême et a reçu le prix BD des 9-13 ans Canl BD J’aime lire Max 2015. Dargaud reprend aujourd’hui la série en main dans une version cartonnée avec, pour ce premier volume, une toute nouvelle couverture. Le deuxième épisode est annoncé, ainsi qu’un troisième totalement inédit.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Le temps des mitaines

 

Tome : 1 - La peau de l’ours

 

Genre : Aventure animalière

 

Scénario : Loïc Clément

 

Dessins & Couleurs : Anne Montel

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 128

 

Prix : 16 €

 

ISBN : 9782205083040

 

Publié le 13/02/2020.


Source : Bd-best


Indiana Jones à travers les siècles.  Oliver Page & les tueurs du temps 2

« - Cette main était la mienne. Je l’ai perdue quand… cette horreur, comme tu l’appelles… est parvenue à s’enfuir de mon époque avec… ton trône ! Les anneaux. Les trois anneaux qui sont sur la photo, où sont-ils ? Qu’en avez-vous fait ?

- Ils sont forcément au laboratoire avec les autres pièces que Beatriz va exposer.

- Pourquoi sont-ils si importants ?

- Quand on les frotte l’un contre l’autre, deux anneaux permettent de faire vibrer le parasite, de le chasser de sa cachette. Mais il faut les fréquences combinées des trois pour le tuer.

- Tu ne peux pas sortir ainsi en plein jour. La police doit certainement être en train de te rechercher.

- C’est la seule arme qui puisse vraiment le vaincre.

- Je vais essayer de les récupérer. J’en fait mon affaire. »

 

 

 

 

 

 

 

                Oliver Page et Wynn sont lancés dans une course contre la montre et contre le temps. L’archéologue et la femme du futur unissent leurs forces et leurs connaissances pour lutter contre le cupide Sir Prown qui a séduit Beatriz, au grand dam d’Oliver. Pendant ce temps, un mal étrange ravage Londres. Amroth ! Un parasite zombiefie ses victimes.

 

La deuxième partie du diptyque Oliver Page et les tueurs de temps est déjà dans les bacs. Une histoire complète en deux mois, en voilà une bonne idée. On se demande juste pourquoi alors n’avoir pas publié directement un unique et plus conséquent album ? Certainement pour des raisons économiques.

 

 

 

 

© Griffo, Desberg, Felideus - Glénat

 

 

Tif et Tondu, Mic Mac Adam, Jimmy Tousseul, La vache, Le scorpion, L’étoile du désert, Tosca, Les immortels, IRS,… La liste des succès du scénariste Stephen Desberg en ferait pâlir de jalousie plus d’un. Avec Oliver Page, il signe un riche one shot en deux parties, un two shots en somme. Pourtant, sans le dévoiler, le final pourrait laisser penser qu’Oliver Page aurait d’autres aventures à vivre. Si le public est au rendez-vous, aura-t-on la chance d’avoir une suite inattendue comme ce fut le cas pour L’étoile du désert ?

 

Beatifica Blues, Samba Bugatti, SOS bonheur, Monsieur Noir, Giacomo C., Vlad, L’ultime chimère, L’oracle Della Luna, Sherman, Golden Dogs, Dickens et Dickens,… Griffo n’a rien à envier au CV de son scénariste. Il faut qu’il veille cependant à ne pas dessiner parfois trop vite. M’enfin, on ne devient pas Chevalier des Arts et des lettres pour rien.

 

 

 

 

© Griffo, Desberg, Felideus - Glénat

 

 

Voyagez avec Oliver Page, juste histoire de tuer le temps pendant quelques heures.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Oliver Page & les tueurs du temps

 

Tome : 2

 

Genre : Anticipation 

 

Scénario : Stephen Desberg 

 

Dessins : Griffo 

 

Couleurs : Felideus 

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782344026518

 



Publié le 13/02/2020.


Source : Bd-best


La conclusion d’une série que l’on n’oubliera jamais. Irena 5 - La vie, après

« - Irena Sendlerowa ?

- C’est moi.

- Signez-moi cette décharge et je vous laisse les gamins.

- Ils ont mangé ?

- On n’a pas pris le risque de leur donner quoi que ce soit. Trop de déportés sont morts d’indigestion quand on les a nourris. On vous les amène directement d’Auschwitz-Birkenau et on repart.

- Bonjour mes petits chéris. Je m’appelle Irena , et avec mes camarades on va bien s’occuper de vous.

- Madame… Je peux te poser une question ?

- Bien sûr mon grand.

- Pourquoi nous on est vivants alors que tout le monde dans le camp ils sont morts ?

- Parce que tu as eu de la chance. Il ne faut jamais se sentir coupable d’avoir survécu, tu sais. Faites-moi confiance, à partir de maintenant, tout va aller de mieux en mieux. »

 

 

 

 

 

                1983. Après avoir planté un arbre sur la colline de Jérusalem, Irena se rend à Haïfa en voiture. Sur la route, les souvenirs remontent à sa mémoire. Des enfants dont les regards la hantent à la culpabilité de ne pas en avoir fait assez, Irena revient sur des moments de guerre et sur des instants d’après dans une Pologne complexe et dure.

 

 

 

 

© Evrard, Morvan, Tréfouël, Walter - Glénat

 

 

                « La vie, après ». Ce titre, coupé par une virgule comme un caillou sur lequel on trébuche sans pour autant tomber, montre combien il a été difficile de se reconstruire après la Seconde Guerre Mondiale. On apprendra que, pour Irena comme pour tant d’autres, ce ne sont pas des jours roses qui ont succédé aux jours noirs, même si le ciel s’était éclairci.

 

 

 

 

© Evrard, Morvan, Tréfouël, Walter - Glénat

 

 

                On a tout dit dans ces colonnes sur cette série et ses auteurs. Cet ultime épisode réunit toutes les qualités des précédents : aventure, émotion, tragédie et espoir. Avec la scène des enfants qui racontent leurs cicatrices en dessins, les auteurs poussent le concept consistant à raconter une histoire dramatique avec un graphisme enfantin, dans le sens noble du terme, comme une mise en abime. Quand Irena raconte le destin de Janusz Korczak et de sa « République des enfants », personne ne pourra retenir une larme lors de l’envol du train de Treblinka vers cette étoile qui brille et se reflète dans la mer.

 

 

 

 

© Evrard, Morvan, Tréfouël, Walter - Glénat

 

 

                La série se termine sur la rencontre entre Irena et Marek Halter, qui préface ce cinquième volume. Le cinéaste et romancier polonais recueillait des témoignages pour un documentaire de 2h 30 sorti en 1994 intitulé Les Justes.

                En voici la bande-annonce :

 

 

                Nominée pour le prix Nobel de la paix en 2007, Irena ne l’obtient pas, au profit d’Al Gore, alertant sur l’évolution du climat. Elle mourra l’année suivante. Ce prix, elle le mérite tant qu’il n’est même pas concevable qu’on puisse se demander si seulement elle en aurait été légitime. Alors, si le jury du Nobel est passé à côté, le jury des lecteurs de cette extraordinaire série le lui attribue à l’unanimité.

 

 

 

 

© Evrard, Morvan, Tréfouël, Walter - Glénat

 

 

                Parce que c’est une œuvre de mémoire, parce qu’on ne ressort pas indemne de sa lecture, et de par son sujet, son type de narration et son graphisme, Irena, cinq volumes scénarisés par Jean-David Morvan et Séverine Tréfouël, dessinés par David Evrard et colorisés par Walter, est et restera la plus grande série des années 2010-2020.

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Irena

 

Tome : 5 - La vie après

 

Genre : Drame historique 

 

Scénario : Morvan & Tréfouël 

 

Dessins : Evrard 

 

Couleurs : Walter 

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 72 

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782344033036

 



Publié le 12/02/2020.


Source : Bd-best


« Quand les murs saignent des secrets de famille enfouis... »  La maison aux souvenirs

 

« - Ben alors, tu dors gamin ? Reste pas planté là, c’est lourd tout ça. C’est beau ces vieilles baraques, hein ? Ça pousse aux rêves. C’est tout leur charme ! Viens… Je vais te montrer ta chambre. Il y a encore des cartons partout, faites pas attention. Je dois finir de ranger. Qu’est-ce que tu attends ? Tu peux nous suivre, Eléonore. »

 

 

 

 

 

 

                Quand Eléonore arrive chez son frère avec son fils Théo, la jeune femme semble bouleversée. Il faut dire que David, son aîné, s’est installé dans leur maison d’enfance, lourde de secrets familiaux. Le tonton leur apprend que leur père ou grand-père que l’on croyait mort est toujours vivant. Pourquoi a-t-il donc tout quitté du jour au lendemain ? Les voisins pourraient-ils apporter une explication au mystère ? Le plus à même pour trouver la clef est Théo qui a le pouvoir de lire dans les souvenirs.

 

 

 

© Delestret - Bamboo

 

 

 

                Nicolas Delestret écrit un récit intimiste sur un très léger fond fantastique. Après tout, le pouvoir de Théo ne serait-il pas une « simple » forme de mentalisme ? Cette maison démontre que le poids des souvenirs est bien plus lourd que celui des objets dont on s’embarrasse. Les personnages principaux sont ceux que l’on ne voit pas ou peu et en particulier ce fameux père. Les descendants voient leur enfance partir en strike. Mais si David ne semble pas perturbé par ce père retrouvé, Eléonore se trouve complètement déstabilisée. Quant à Théo, ces événements symboliseront pour lui le passage de l’enfance à l’adolescence, virage à ne pas rater.

 

 

 

 

© Delestret - Bamboo

 

 

 

                Graphiquement, Delestret est influencé par Miyazaki, et en particulier par les personnages du type de Lupin (Edgar détective-cambrioleur pour les afficionados). Les profils sont en droite filiation de ces animés. Pour les cadrages et les décors, le dessinateur de Adieu, monde cruel reste dans du classique franco-belge. Avec l’astuce de cadrer les souvenirs sur fonds noirs, le passage avec la réalité reste naturelle.

 

 

 

 

© Delestret - Bamboo

 

 

                La couverture est une composition fort originale. On y voit David et Eléonore discutant gaiement sur un sofa, une tisane à la main, alors que tout autour d’eux la demeure est en flammes. Pourtant, on ne s’inquiète nullement. On comprend avant d’ouvrir l’album que ce sont les souvenirs qui vont bouleverser les âmes.

 

 

 

 

© Delestret - Bamboo

 

 

                Avec son ambiance confinée et sa quasi unité de lieu, ses dialogues alternant non-dits et révélations, La maison aux souvenirs est un one shot puissant de ce début d’année et ferait une très bonne pièce de théâtre.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : La maison aux souvenirs 

 

Genre : Aventure intimiste 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Nicolas Delestret 

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand Angle

 

Nombre de pages : 120

 

Prix :  19,90 €

 

ISBN : 9782818966983

 



Publié le 12/02/2020.


Source : Bd-best


Vivre et survivre.  Green Class 2 - L’alpha

« - Allez, boys, en route !!! C’est Jane, on l’a trouvée.

- Quoi ??? Le colosse ?!

- Non. Sa piste…

- On vous rejoint !

- Vous êtes sûrs que c’était sa trace ?

- Des empreintes comme ça, espacées de quatre mètres. Et enfoncées dans le sol de 50 centimètres. Tu connais beaucoup d’infectés qui laissent ce genre de traces ? »

 

 

 

 

 

 

Alors que Jane et ses hommes sont sur les traces du géant contaminé, Lucas, Beth, Linda et Sato ont franchi l’enceinte du mur. Ils vont rapidement se rendre compte que le virus a fait des ravages dans la population. Naïa et Noah, son frère métamorphosé, quant à eux, tentent d’échapper à leurs ennemis. Et puis, il y a ce mystérieux être géant qui serait tombé...

 

 

 

 

© Hamon, Tako - Le Lombard

 

 

Les jeunes canadiens de Jérôme Hamon et David Tako poursuivent leur dramatique classe verte dans une Amérique dévorée par un mystérieux virus transformant les hommes en êtres arborescents. La tension ne faiblit pas dans ce deuxième opus où l’on souffre avec les héros, se demandant s’il y a une issue à la pandémie ou si, inéluctablement, le monde se dirige vers une contamination irréversible. Avec L’Alpha, on est entraîné aux origines du mal.

 

 

 

 

© Hamon, Tako - Le Lombard

 

 

Hamon gère les différents groupes de personnage avec une grande fluidité. Passer d’une scène à l’autre, d’un endroit à l’autre, d’un moment à l’autre, aurait pu rapidement perdre le lecteur. Il n’en est rien. Tout va vite, très vite. L’histoire est flippante, inquiétante, surtout en ces temps où notre monde cherche le remède au mortel Corona virus, mais les auteurs ne pouvaient pas se douter qu’ils seraient rattrapés par l’actualité. Bref, le scénario d’Hamon accroche son public façon velcro. Avec sa production riche et variée, le scénariste se positionne comme le nouveau Corbeyran.

 

 

 

 

© Hamon, Tako - Le Lombard

 

 

Tako a un graphisme puissant et dynamique. La scène du tunnel routier comporte en particulier une grande image, composition efficace et effrayante. Plusieurs fois dans le récit, par des travellings arrières, le dessinateur justifie l’étonnement des personnages. Un seul tout petit bémol : Sato et Lucas se ressemblent trop.

 

 

 

 

© Hamon, Tako - Le Lombard

 

 

Avec un final dont tout le monde ne sortira pas indemne, les auteurs capturent leurs lecteurs pour un troisième album dont l’attente va sembler longue.

 

Alors que les Stryges ont fini de chanter, cette classe verte semble être la série destinée à prendre leur suite dans le paysage bédévisuel.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Green Class

 

Tome : 2 - L’alpha

 

Genre : Survival

 

Scénario : Hamon 

 

Dessins & Couleurs : Tako

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 12,45 €

 

ISBN : 9782803673094

 



Publié le 11/02/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4270 -  12 février 2020

 

 

 

Zombillenium : famille d’enfer !

 

 

 

 

 

 

            Arthur De Pins présente la maman de Gretchen. Chanteuse dans un groupe de Heavy Metal, on découvre que la rebelle a signé un pacte avec le diable, lui cédant corps et âme en échange du génie musical. Les conséquences seront plus importantes qu’elle ne le croyait. Sa fille ne sera pas comme les autres… Ainsi est construit le premier chapitre de Vendredi noir, cinquième, et pas tout à fait dernier, tome de Zombillenium.

 

            Trois récits complets font le cœur de ce numéro : l’excellent Agent 212, le revigorant HOME et le mignon, mais pas abouti, Les twins.

 

            Pour les abonnés, un poster H.O.M.E. viendra décorer leur chambre, ou pourquoi pas le salon familial. Oui, c’est vrai ça ! Pourquoi pas le salon familial ?

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Spiessert, Bourhis - Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Seuls : Les révoltés de Néosalem

Sœurs Grémillet (Les) : Le rêve de Sarah

Spirou chez les Soviets

Zombillenium : Vendredi noir

 

 

Récits complets :

 

Agent 212 (L’)

H.O.M.E. : Apéro sur Proximox

Twins (Les) (Aude Mermilliod)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Comme des bêtes

Cramés

Dad

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Icônes hors classe (La pause-cartoon)

Matt

Minions (Les)

Nelson

Passe-moi l’ciel

Spoirou & Fantasperge

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tout savoir sans forcer (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Tebo

En direct du futur : Black Squaw, par Henriet et Yann

Interview : De Pins

Jeux : Bienvenue à Zombillénium (Caritte)

Leçon de BD (La) : Laurel

 

 

Supplément abonnés :

Poster : H.O.M.E.

 

 

En kiosques et librairies le 12 Février 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 11/02/2020.


Source : Bd-best


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