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Changement radical pour une ado de la ville.  La ferme Petit Pois 1 – La nouvelle vie de Jen

 

« - Comment c’était, le marché ?

-   Bien.

-   Tu en as de la chance ! Petite sortie au village, plein de monde partout ! Je parie que ça t’a rappelé la ville, hein ? Hé, il faut s’occuper du poulailler. Tu ferais bien d’aller voir tes petits copains et de ranger leur chambre.

-   Pfff !

-   Je l’aurais bien fait, mais c’est toi, la responsable. Salue les poussins de ma part ! »

 

 

 

 

 

 


 

                Pas évident la vie de campagne pour une ado de la ville comme Jen. Contrainte de quitter la civilisation pour s’installer dans une ferme avec sa mère et son beau-père, Jen va devoir s’habituer à s’occuper des poussins, tenir un stand au marché, mais aussi cohabiter certains jours avec ses belles-sœurs. Ce qui s’annonçait comme un enfer va se transformer en renouveau et lui ouvrir de nouveaux horizons.

 

 

 

 

© Knisley - Gallimard

 

 

                Quand elle était petite, les parents de l’autrice Lucy Knisley se sont séparés. Avec sa mère, elle a quitté New-York, et comme Jen, a emménagé dans une petite ferme à la campagne. Lucy-Jen / Jen-Lucy, l’une se confond avec l’autre. Comme Lucy, Jen voulait lire des BD dans une maison « propre ». Comme Jen, Lucy trouve son échappatoire dans un carnet de croquis qu’elle remplit d’observations. L’une comme l’autre n’ont pas eu d’autre choix que de suivre le mouvement familial. L’autre comme l’une ont dû cohabiter avec les filles du nouveau compagnon de leur mère. Toutes deux se sont étonnées de trouver petit à petit goût à cette nouvelle vie.

 

 

 

 

 

© Knisley - Gallimard

 

 

                Lucy Knisley se met en immersion, et place également le lecteur en immersion dans la peau de Jen. De l’observation des grenouilles au nettoyage du poulailler, des problèmes de calcul au marché au voyage à l’arrière du pick-up, Jen nous invite dans ce monde où elle ne voulait pas aller mais dans lequel elle déniche, presque malgré elle, de nombreux petits plaisirs.

                Knisley alterne une ligne claire pure avec les illustrations enfantines du carnet de croquis de son alter ego dessinée.

 

 

 

 

© Knisley - Gallimard

 

 

                Ode au retour au vert, La ferme petit pois est un témoignage rassurant pour tous ceux qu’un changement radical de vie peut inquiéter. Il y a toujours des points positifs à découvrir. 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : La ferme Petit Pois 

  

Titre : 1 – La nouvelle vie de Jen 

 

Genre : Chronique de campagne 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Lucy Knisley 

 

Traduction : Emmanuelle Casse-Castric

 

Éditeur : Gallimard

 

Nombre de pages : 224 

 

Prix : 18,40 €

 

ISBN : 9782075148535

 

 

 



Publié le 23/07/2021.


Source : Bd-best


Des hauts et des bas.  Montagnes russes

 

« - J’ai le résultat de votre prise de sang : la fécondation n’a pas marché. Vous devriez avoir vos règles naturellement dans quelques jours. C’était la quatrième tentative. On ne va pas pouvoir continuer indéfiniment. Tout cela coûte cher. C’est d’argent public dont il est question. Je ne vous dis pas qu’il faut faire le deuil, mais… commencez à y réfléchir. »

 

 

 

 

 

 

 

 

Aimée revient de sa consultation chez le médecin. Encore une fois, sa tentative pour tomber enceinte a échoué. Elle rentre l’annoncer à son mari Jean. Ça fait des mois qu’ils sont dans la même galère. Ils s’aiment. Ils se soutiennent. Elle est désolée. Ça n’a pas marché. Il a préparé le repas. Il va pouvoir ajouter une bouteille de vin…mais elle n’aura certainement pas de saveur.

 

 

 

 

© Morizur, Benyamina- Bamboo

 

 

Sans jamais donner de leçon ni de conseil, Gwénola Morizur et Camille Benyamina abordent le délicat sujet du parcours du combattant des couples qui tentent d’avoir un enfant mais qui n’y parviennent pas. On accompagne Aimée et Jean dans leur chemin semé d’embûches. Pour Aimée, travaillant dans une crèche, il est déchirant de voir certains parents qui amènent leurs enfants en se plaignant d’eux. Aimée va se lier d’amitié avec l’une de ces mamans dont elle va garder le petit en dehors de ses heures de travail. Les limites de son engagement vont lui revenir en pleine face.

 

 

 

 

© Morizur, Benyamina- Bamboo

 

 

 Morizur expose la complexité morale et physique de la PMA, la procréation médicalement assistée, et de la technique des FIV, les fécondations in vitro. On apprend que seulement 10 à 22 % des couples ayant recours à la PMA arrivent à avoir un enfant. Plus de 40 % des femmes suivant un parcours de PMA souffrent de troubles anxieux ou dépressifs. Et la sécurité sociale prend en charge jusqu’à quatre FIV, la France étant le seul pays européen à en prendre en charge autant. Avec une introduction et une conclusion dans une fête foraine, la scénariste fait le parallèle entre les manèges et les espoirs et déceptions des essais de maternité.

 

Benyamina dessine l’aventure de ce couple avec pudeur et sensibilité. Il y a des influences Lucy Mazel dans le traitement de certaines scènes et des influences Carole Maurel dans les regards qui font entrer dans les âmes des personnages. La dessinatrice signe également une couverture sobre et touchante. L’album est à ranger entre le merveilleux Col de Py d’Espé et le subtil Plongeon de Vidal et Pinel, parus tous deux également chez Grand Angle.

 

 

 

 

© Morizur, Benyamina- Bamboo

 

 

Il y a des albums dont le sujet nous semble si éloigné de nos préoccupations qu’on ne voit pas l’intérêt de les lire. Quand ils nous arrivent dans les mains et qu’on est cueilli de cette façon, c’est que quelque chose d’inhabituel s’est produit. On ne descend pas indemne des Montagnes russes.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Montagnes russes 

 

Genre : Emotion 

 

Scénario : Gwénola Morizur

 

Dessins & Couleurs : Camille Benyamina 

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand angle

 

Nombre de pages : 80

 

Prix : 16,90 €

 

ISBN : 9782818976005

 

 



Publié le 23/07/2021.


Source : Bd-best


Aux sources de la malédiction.  L’enfant et le maudit 10 / Tricotons avec l’enfant et le maudit

 

« - Quand j’ai ouvert les yeux, j’étais dans une forêt inconnue. Où suis-je ? Qu’est-ce que je fais ici ? Que s’est-il passé ? J’étais en train de fuir dans les bois avec ma femme… Et les soldats nous ont rattrapés… Ah oui… Où est ma femme ? Mon bébé va bien ? On dirait un cauchemar… Je ne sens plus rien. C’est horrible… Tout paraît si irréel… »

 

 

 

 

 

 


 

Pour stopper une malédiction, des soldats exterminent la population qui tente de fuir la ville. Parmi eux, un homme, sa femme et leur enfant. L’homme tombe sous les flèches et se réveille dans la peau d’un être branchu. Il ne s’en rendra compte qu’en voyant son reflet dans l’eau d’une rivière. La créature trouvera refuge chez un vieil homme qui vit seul avec son petit fils.

 

 

 

 

© Nagabe / MAG Garden

 

 

Avec ce dixième et avant-dernier volume, en remontant aux sources de ce qui a fait de ses personnages ce qu’ils sont, Nagabe donne les clefs du récit. On apprend comment le professeur s’est métamorphosé et comment il a trouvé Sheeva. Sheeva est aujourd’hui elle aussi maudite. La mémoire est au cœur de cet épisode, celle que l’on fuit, celle que l’on rattrape, celle que l’on essaye d’empêcher de s’enfuir. Dans un final ambigu, Nagabe rebat les cartes et ouvre les portes d’une conclusion inattendue.

 

 

 

 

© Nagabe / MAG Garden

 

 

Graphiquement, le mangaka alterne les noirs et blancs avec les blancs et noirs. Certaines planches semblent des cartes grattées. C’est fin, minutieux, splendide. Par l’interstice des paupières des personnages, Nagabe joue avec des compositions originales. La supplique du maudit pour être hébergé montre en quatre cases différentes position de mains. On pourrait faire un ouvrage de leçons de dessin avec des images de L’enfant et le maudit.

 

En parallèle à ce dixième volume, les éditions Komikku publient le troisième album jeunesse. Après L’enfant, le maudit et le goûter, Jardinons avec l’enfant et le maudit, voici Tricotons avec l’enfant et le maudit. Il fait froid. Sheeva apprend le tricot au professeur. Elle tricote une écharpe, mais elle sera pour lui. Réussira-t-il à en faire une pour elle ?

 

 

 

 

© Nagabe / MAG Garden

 

 

Un graphisme méticuleux et une histoire qui ne ressemble à aucune autre font de la série un incontournable à élever au rang de best-seller. Récit empreint d’humanité prônant la tolérance de la différence, « L’enfant et le maudit » est une œuvre majeure dans l’histoire du manga.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

© Nagabe / MAG Garden

 

 

Série : L’enfant et le maudit

Tome : 10

Genre : Fantastique 

Scénario & Dessins : Nagabe

Éditeur : Komikku

Nombre de pages : 164 

Prix : 7,99 €

ISBN : 9782372875219

 

 

 

 

 

© Nagabe / MAG Garden

 

 

 

Série : L’enfant et le maudit

Tome : HS - Tricotons avec l’enfant et le maudit

Genre : Fantastique 

Scénario & Dessins : Nagabe

Éditeur : Komikku

Nombre de pages : 32 

Prix : 10,99 €

ISBN : 9782372875233



Publié le 21/07/2021.


Source : Bd-best


Les dents du jurassique.  Les nouvelles aventures apeupréhistoriques de Nabuchodinosaure 5

 

« - Au fait, Nab, tu as des news de Manon, ça fait un bail que je ne l’ai pas vue !

-   Argl ! Manon !!!

-   Ben, qu’est-ce qui t’arrive ? T’as même pas terminé ton apéro !

-   C’est la cata ! J’ai complètement zappé que j’avais rencard avec elle aujourd’hui !!! »

 

 

 

 

 

 

 

 

Arriver en retard à un rendez-vous avec la jolie Manon, il ne peut pas y avoir pire pour Nab. Il vaut encore mieux se faire écraser par un brontosaure. C’est moins périlleux. Mais le monde jurassique est tellement imprévisible qu’il peut quand même tout se passer à la fois.

 

 

 

 

© Goulesque, Widenlocher, Franjou-Gille - Bamboo

 

 

Les (més)aventure apeupréhistoriques de Nab constituent une des meilleures séries de gags du moment. Il y a non seulement de l’humour, mais aussi une grosse louche de poésie. Quand Nab peint un tableau, il va chercher les couleurs dans ce qui est en fait la source la plus évidente. Quand il faut fournir un nœud papillon à un ami pour une soirée resto avec sa dulcinée, Nab sait là aussi rester premier degré. A part ça, on apprendra comment mettre les gaz sur un dirigeable original, comment faire une pêche plutôt miraculeuse et on saura pourquoi une migration peut finir en hécatombe.

 

 

 

 

© Goulesque, Widenlocher, Franjou-Gille - Bamboo

 

 

Roger Widenlocher est un dessinateur dont on entend peu parler. Avec Philippe Turk, dessinateur de Léonard, il est peut être le meilleur sur le marché actuellement. Il est à la BD ce que Tex Avery est au dessin animé : un bâton de dynamite qui rend fade le travail de bon nombre de ses contemporains.

Roger Widenlocher a créé Nab il y a plus de quarante ans. Après avoir eu Herlé comme co-scénariste, c’est Patrick Goulesque qui donne un coup de patte de dinosaure à Widenlocher. Ensemble, ils savent alterner les gags visuels et d’autres aux dialogues truculents, se positionnant en dignes héritiers de Bob de Groot. On constate donc que Léonard et Nabuchodinosaure sont dans le fond comme dans la forme deux séries intimement liées bien que dans des univers qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre.

 

 

 

 

© Goulesque, Widenlocher, Franjou-Gille - Bamboo

 

 

On connaissait le monde perdu dangereux de Michael Crichton auteur de Jurassic Park. Ici, s’il y a danger et que la baignade est interdite à cause de mégalodons, le principal péril avec Nab est de mourir de rire.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les nouvelles aventures apeupréhistoriques de Nabuchodinosaure

 

Tome : 5

 

Genre : Humour préhistorique

 

Scénario : Patrick Goulesque & Roger Widenlocher

 

Dessins : Roger Widenlocher

 

Couleurs : Anne Franjou-Gille

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 46

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818986370



Publié le 21/07/2021.


Source : Bd-best


Spirou 4345 -  21 Juillet 2021

 

 


Passe-moi l’ciel : tout est bon dans l’cochon !

 

 

 

 

 

 

 

            Tout est bon dans l’cochon ! C’est l’argument mis en avant par Passe-moi l’ciel dans une couverture hilarante. Ce que l’on peut ajouter, c’est que tout est bon dans l’Spirou. Cet été, pas d’opération spéciale, c’est un peu dommage. Mais Spirou reste quand même le meilleur magazine de l’univers. Les récits à suivre se taillent la part belle avec du Marsu, du Spirou, du Ministère, de la brigade et la seconde partie de l’histoire de H.O.M.E avec Les voisins de l’épouvante !

 

Pour les abonnés, Nicolas Fong a conçu un flipbook Passe-moi l’ciel magnifique.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Fong - Dupuis

 

 

Histoires à suivre :

 

Brigade des souvenirs (la) : La lettre de Toinette

H.O.M.E : Les voisins de l’épouvante

Marsupilami : SuperMarsu

Ministère secret (Le) : Trembler en France !

Spirou : Un départ vers la fin

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Cellule de petite crise

Crapule (La pause-cartoon)

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliott au collège

Estampille exotique

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Herbe est toujours plus verte ailleurs (L’) (Bercovici/Bernstein)

Kahl & Pörth

Kid Paddle

Méthode Raowl (La)

Microscoop

Minions (Les)

Nelson

Passe-moi l’ciel !

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

 

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Fabien Vehlmann

En direct du futur : Rentrée littéraire (Robber)

Jeux : Panique dans l’au-delà ! (Lerouge)

Spirou et moi : Chloé Wary

 

 

Supplément abonnés :

Flipbook : Saint-Pierre dans Un voyage inattendu (Fong)

 

 

En kiosques et librairies le 21 juillet 2021.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 



Publié le 21/07/2021.


Source : Bd-best


Derrière le masque ... Mélanie Andrieu Commissaire de l'exposition

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette année, la Belgique célèbre les 120 ans de ses relations diplomatiques avec la Corée du Sud. Le 23 mars 1901, la Belgique et la Corée ont signé un traité d'amitié, de commerce et de navigation. A cette occasion, Le Centre Belge de la Bande Dessinée de Bruxelles invite ses visiteurs à un voyage en Corée, à la découverte de son histoire et de sa culture. En retraçant 100 ans d’histoire du manhwa, le parcours propose un véritable voyage dans le temps à travers des étapes décisives : les premiers dessins parus dans la presse dès 1909, l’immersion dans un manhwabang des années 1960, la découverte d’auteurs majeurs, ou encore l’expérience de scrolling avec les webtoons et actualités les plus connectées ! Sur papier, sur Internet ou sur smartphone, la bande dessinée coréenne ne cesse d’évoluer pour divertir les lecteurs et les captiver, encore et toujours !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Roi Philippe & la Reine Mathilde visite officielle en Corée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Traductrice Korean – French, Mr. Kim Jae Hwan, directeur attaché culturel du Korean Center Bruxelles et Mélanie Andrieu, commissaire de l’exposition "Manhwa & webtoon - l'envol de la bande dessinée coréenne"au C.B.B.D

 

 

 

 

Propos recueillis par Thierry Ligot

Images : Axelle Coenen

 

 

 

 


 

 



Publié le 16/07/2021.


Source : Bd-best


Derrière le masque ... Morgan di Salvia, rédacteur en chef du journal Spirou

 

 

Dans le cadre de nos interviews « Derrière le masque », nous avons eu la joie de rencontrer Morgan di Salvia, rédacteur en chef du « Journal Spirou ». Ayant pris son poste en juin 2019, il a affronté de nombreux défis. En 2020, malgré la pandémie de Covid 19, l’ensemble de la rédaction a tenu à ne pas interrompre la publication du journal (ce qui aurait été une première depuis la seconde guerre mondiale), réalisant celui-ci en télétravail. Sans oublier les faillites de son imprimeur et de son distributeur pour la France provoquées par la crise sanitaire. A notre arrivée, le rédacteur en chef a immédiatement retourné un tableau blanc sur lequel était noté les projets futurs Spirou pour l'année 2022, dont un 75 ans sur ... secret !  Interview aussi émotion, lors de l'évocation d'un grand monsieur qui a choisi de nous prévenir de son prochain départ sur l'autre rive.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Propos recueillis par Thierry Ligot

Images : Axelle C




Publié le 14/07/2021.


Source : Bd-best


Le crime est son affaire.  La compil’ du chat assassin

 

«  - C’est affreux ! Tuffy ! ça ne peut plus durer. Ce pauvre petit lapin ! Regarde-le !

-   Petit ? Il n’a pas l’air sur son trente-et-un. Je reconnais…

-   Bouhou

-   Guili, guili, guili !!! Il est mort.

-   Bouh Hou

-   Comment on va faire avec les voisins ? »

 

 

 

 

 

 

 

                Après un oiseau, après une souris, Tuffy, le chat de la maison, vient de ramener le cadavre du lapin des voisins. Pour la petite famille, c’est le drame. Papa a une idée de génie : remettre le lapin en état, autant que faire se peut, et le déposer chez ses propriétaires, comme si de rien n’était. C’est Tuffy lui-même qui raconte ces aventures dans son journal de bord. C’est le journal d’un chat assassin. Tuffy est un chat au caractère bien affirmé. Ses maîtres habitent chez lui. Il a un second degré, ou plutôt carrément un premier degré, qui fait qu’il vit les situations à la fois avec détachement et détermination.

 

 

 

 

© Deiss, Fine – Rue de Sèvres

 

 

                Trois autres histoires composent cette compil’ assassine. 

                Dans « Le retour du chat assassin », Ellie et ses parents partent en vacances. Ils confient Tuffy au pasteur Barnham à qui le félin va en faire voir des vertes et des pas mûres. Il en verra lui-même des aussi colorées à cause de la petite Mélanie.

                Dans « La vengeance du chat assassin », Maman se met à l’art… pour le meilleur et pour le pire. Et dans « L’anniversaire du chat assassin », c’est en plein Halloween qu’on va souffler les bougies.

 

 

 

 

© Deiss, Fine – Rue de Sèvres

 

 

 

                Véronique Deiss, illustratrice attitrée des romans d’Anne Fine, les adapte en BD, conservant toute la saveur des histoires originelles. C’est comme si Reiser s’invitait chez Catherine Meurisse, autant graphiquement que moralement, dans des histoires tous publics. On pense aussi au merveilleux illustrateur Fernando Puig Rosado.

Les dessins de Deiss font rire au premier regard.

 

 

 

 

© Deiss, Fine – Rue de Sèvres

 

 

                Le chat assassin a encore de beaux jours devant les moustaches. Anne Fine a déjà publié quatre autres romans qui ne demandent eux-aussi qu’à être adaptés en BD.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Le chat assassin

 

Tome : La compil’ du chat assassin 

 

Genre : Aventures félines humoristiques 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Véronique Deiss

 

D’après : Anne Fine 

 

Éditeur : Rue de Sèvres

 

Nombre de pages : 184

 

Prix : 15 €

 

ISBN : 9782810219643

 



Publié le 13/07/2021.


Source : Bd-best


Radioactvity    Le fil de l'histoire raconté par Ariane et Nino Marie Curie

 

 

 

Laissez-moi vous présenter Ariane et Nino. En suivant les pas de ces deux enfants, vous allez être transporté au fil de l’histoire des grands faits de l’humanité, rencontrant des personnages incontournables ayant marqués leur époque respective. L’équipe formée par Fabrice Erre (scénariste, docteur en histoire et professeur d'histoire géographie au lycée Jean Jaurès de Montpellier) associé à Sylvain Savoia (dessinateur et coloriste) nous délivre des albums thématiques combinant humour et contenu pédagogique.

 

 

 

 

 


Paris, 20 avril 1995, les dépouilles de Pierre & Marie Curie sont transférés au Panthéon sur décision du président François Mitterrand et en présence du président polonais Lech Walesa. Conséquence de ses travaux sur les éléments radioactifs, le corps momifié de Marie Curie est placée dans un cercueil contenant une couche de plomb. Cette dernière est la première femme à entrer au Panthéon.

 

 

 

 

© Erre – Savoia - Dupuis

 

Née Maria Saloméa Sklodowska le 7 novembre 1867 à Varsovie, Marie est une physicienne et chimiste polonaise. Naturalisée française en 1895 lors de son mariage avec le physicien français Pierre Curie, le couple partage avec Henri Becquerel le prix Nobel de physique pour leurs recherches sur les radiations (radioactivité, rayonnement corpusculaire naturel). Le 19 avril 1906, son mari meurt, renversé accidentellement par une calèche.

 

 

 

 

 

© Erre – Savoia - Dupuis

 

 

En 1911, elle reçoit le prix Nobel de chimie pour ses travaux sur le polonium et le radium. Elle est la première femme à recevoir un prix Nobel, mais aussi la seule à avoir été récompensée dans deux domaines scientifiques différents.

 

 

 

 

 

© Erre – Savoia - Dupuis

 

 

On lui doit la « curiethérapie » utilisée dans le traitement de nombreux cancers. Elle s’éteint le 4 juillet 1934 à Passy, dans le sanatorium de Sancellemoz, victime des nombreuses expositions à des substances radioactives lors de ses travaux.

 

 

 

 

 

Pierre & Marie Curie Sépulture au Panthéon

 

 

Un livre à vocation pédagogique aussi bien destiné aux petits qu’à leurs ainés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Haubruge Alain

 

Série : Le fil de l’histoire raconté par Ariane et Nino

 

Titre : Marie Curie

 

Genre : Biographie

 

Scénario : Fabrice Erre

 

Dessins & Couleurs : Sylvain Savoia

 

Éditeur : Dupuis

 

Collection : Dupuis « Jeunesse »

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 5,90 €

 

ISBN : 9782390340720 



Publié le 13/07/2021.


Source : Bd-best


Lutèce est bien gardée.  Idéfix et les irréductibles 1 – Pas de quartier pour le latin !

 

 «  - Ch’est vrai qu’elle est chouette, chette balle !

-   Turbine ! C’est la balle de Chevrotine ! On n’est pas censés jouer avec ! C’est beaucouop trop précieux !

-   Encore une fois, elle n’a pas écouté Asmatix…

-   Mais euh, euh… Si, d’abord ! Enfin… Bon, d’ac d’ac ! Pas complètement jusqu’au bout… Bon, maintenant, je suis là ! On a une balle, alors, on joue ? »

 

 

 

 

 

 

 

                Idéfix et ses nouveaux amis débarquent pour une série d’aventures dans lesquelles on va jouer à la baballe, mais pas que ! Si les gaulois humains affrontent des romains humains, les chiens gaulois font face aux chiens romains. Trois histoires composent ce premier volume.

 

 

 

 

© Bastide, Fenech, Choquet, Coulon, Herbin – Albert René

 

 

                Dans « La baballe de Chevrotine », la fofolle Turbine, grande chienne dégingandée, joue avec une balle qui appartenait à Chevrotine, chienne d’un grand chef gaulois de Lutèce. La précieuse balle va arriver dans des pattes romaines. Dans une parodie de Mission Impossible, Idéfix et ses amis vont devoir échafauder un plan pour la récupérer.

                Dans « Fluctuat n’hic ! Mergitur ! », une épidémie de hoquet ravage Lutèce. Le concept de purification d’eau des fontaines mis au point par Anglaigus, le jeune architecte qui réalisera plus tard le Domaine des dieux, serait-il au point ? Il faudra faire appel au druide Amnésix pour tenter de trouver une solution.

                Enfin, « Labienus, tu m’auras pas ! » met en scène Goudurix, qui poussera la chansonnette dans Astérix et les Normands. Il le fait ici jusqu’aux catacombes de Lutèce, ce qui n’est pas du goût du Général romain Labienus qui fait main basse sur Lutèce.

 

 

 

 

© Bastide, Fenech, Choquet, Coulon, Herbin – Albert René

 

 

                Si on parle des personnages au futur, c’est que les aventures d’Idéfix se déroulent dans Lutèce avant qu’il ne fasse la connaissance d’Astérix et Obélix dans Le tour de Gaule. Les personnages qu’on y rencontre n’ont pas encore croisé la route des plus célèbres gaulois. Mais quel plaisir de les y trouver. On aperçoit également à plusieurs reprises Bonnemine et Abraracourcix qui font leurs emplettes.

 

Nous sommes en 52 avant Jésus-Christ. Idéfix et ses amis canins irréductibles résistent à l’envahisseur romain animal, tout comme les humains le font entre eux. Sous la houlette du directeur d’écriture Matthieu Choquet, Jérôme Herbin et Yves Coulon scénarisent ces trois histoires d’une vingtaine de planches. Accessibles dès le plus jeune âge, on y retrouve le second degré cher à la série. Au dessin, Philippe Fenech et Jean Bastide font des prouesses. L’un comme l’autre réalisent un travail magistral. Quand la bande dessinée pour enfants respecte à ce point les jeunes lecteurs en proposant une telle qualité de dessin, on ne peut qu’en être reconnaissant. Comme sur Boule et Bill, Bastide joue le caméléon avec talent. Fenech, dessinateur des Cop’s, se fond lui aussi dans le moule uderzien. Le seul bémol de l’album vient de son format réduit, 160 x 200 mm, qui ne permet pas de profiter de nombreux détails, bien que la définition d’impression soit de très haute qualité.

 

 

 

 

© Bastide, Fenech, Choquet, Coulon, Herbin – Albert René

 

 

                Ce premier volume d’Idéfix et les irréductibles prépare le terrain à la série animée qui va débarquer sur France Télévisions en septembre, l’occasion d’en vendre comme des petites croquettes.

 

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Idéfix et les irréductibles

 

Tome : 1 – Pas de quartier pour le latin ! 

 

Genre : Aventures humoristiques 

 

Scénario : Matthieu Choquet, Yves Coulon & Jérôme Herbin 

 

Dessins : Jean Bastide & Philippe Fenech

 

D’après : René Goscinny & Albert Uderzo 

 

Éditeur : Albert René

 

Nombre de pages : 72

 

Prix : 8,99 €

 

ISBN : 9782864975960

 



Publié le 12/07/2021.


Source : Bd-best


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