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« Le crime en local clos est le seul mystère dont la raison accepte avec plaisir le défi. »  Le Detection Club

 

 

« - Bienvenue chers amis, bienvenue ! Ha ha ! Capital ! Capital ! Ha ha ! Mes amis, je vous connais si bien ! Les reines du crime, les philosophes du roman à énigme, les aventuriers du mystère… Je suis Roderick Ghyll ! Bienvenue à la Briarcliff villa. Vous êtes ici chez moi, vous êtes ici chez vous ! Ha ha ! Quelle joie de vous recevoir toutes et tous ! Capital ! Capital ! Venez, venez ! Please, veuillez me suivre ! Please ! Laissez-moi vous montrer la voie ! Ha ha ha ! »

 

 

 

 

 

 

Années 30 : les professionnels du coup de théâtre vont devoir se préparer à une surprise de taille. Si le milliardaire Roderick Ghyll a invité les sept membres du Detection Club dans son domaine sur une île des Cornouailles, c’est pour leur présenter la dernière de ses inventions. Avec le professeur Zumtod, il a conçu Eric, un automate-détecteur qui démêle les fils des intrigues et défait le mécanisme des polars. Il suffit de lui lire le synopsis d’un « detective novel » pour qu’il donne le nom du coupable. Epatant ! Mais quand on réunit les meilleurs auteurs de romans policiers britanniques de la première moitié du vingtième siècle dans un lieu clos, en l’occurrence une île, s’il n’y avait pas un mystère insoluble à résoudre, ça ne servirait à rien.

 

 

 

 

© Harambat, Rouger - Dargaud

 

 

Fondé par Anthony Berkeley Cox, le Detection Club a réellement existé. Il compte parmi ses membres fondateurs Agatha Christie, Dorothy L. Sayers, G. K. Chesterton, Freeman Wills Crofts, John Rhode et la Baronne Orczy. Les auteurs réunis se retrouvent régulièrement lors de dîners pour disserter sur les codes et techniques du genre littéraire qu’ils pratiquent. L’un de leurs membres, le père Ronald Knox, rédigea un code de déontologie permettant de donner aux lecteurs des chances de démasquer le coupable. Ce « cahier des charges » en dix règles d’or est repris ici par Harambat. Dans l’histoire ici présente, on retrouve certains des membres fondateurs : Chesterton, Christie, Orczy, ainsi que le premier prêtre écrivain de romans policiers qui a justement rédigé le fameux code, auxquels se sont joints Dorothy L. Sayers, le major Mason et John Dickson Carr, le premier auteur non britannique à intégrer le groupe. Ce « club » existe encore aujourd’hui.

 

 

 

 

© Harambat, Rouger - Dargaud

 

 

Après le remarquable et remarqué Opération Cooperhead, Jean Harambat change son fusil d’épaule pour rendre hommage à un genre qu’il affectionne tout particulièrement : le roman policier anglo-saxon. En utilisant des créateurs pour protagonistes principaux, Harambat prend du recul  et analyse le genre. Il se complexifie la tâche car il ne peut se permettre aucune erreur. Au final, il offre une enquête originale de laquelle il se sort avec brio, pouvant grâce à cela prétendre à intégrer lui-même le cercle du Detection Club. Qui plus est, il manie l’art du dialogue avec un grand talent. S’il y avait un prix du dialogue, quelque chose qui serait tout à fait justifié de créer, Jean Harambat l’emporterait cette année.

 

 

 

 

© Harambat, Rouger - Dargaud

 

 

Le graphisme juste essentiel de l’auteur est d’une finesse et d’un charme british incroyables. Dans une ligne claire qu’on pourrait penser enfantine, il utilise des codes particulièrement efficaces. Les vaguelettes de la mer, les ustensiles de laboratoire, tout prend vie et place sans surcharge et avec précision. Les personnages jouent et se déplacent comme des acteurs de théâtre afin de mieux attirer le lecteur. Les couleurs de Jean-Jacques Rouger rendent à merveille les tons des salons où l’on cause , des nuits d’orage et des après-midi aux abords d’une falaise.

 

Un décor digne des Dix petits nègres, une énigme à la hauteur d’une certaine Chambre jaune, Le Detection Cub est une élégie à tous les maîtres du mystère. On n’avait jamais vu et lu une telle « ambiance » depuis Albany de Floc’h et Rivière.

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

One shot : Le detection club

 

Genre : Polar

 

Scénario, Dessins : Harambat

 

Couleurs : Rouger

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 138

 

Prix : 19,99 €

 

ISBN : 9782205079432

 



Publié le 09/10/2019.


Source : Bd-best


Ars longa, vita brevis ! L’art est long, la vie est brève !  Bouvaert, élégie pour un âne

« - Aah ! Très cher ! Approchez, approchez ! J’ai de bonnes nouvelles, très cher ! Réflexion faite, il nous a plu de vous envoyer à Rome.

- Vo… Votre Grâce ?

- Pour continuer à couler, un fleuve doit se renouveler à sa source. Allez donc vous renouveler auprès des maîtres d’antan ! Michel-Ange, Raphaël et euh… les autres.

- Ils vous inspireront peut-être des sujets plus relevés. Votre répertoire à notre cour nous semble plutôt limité.

- Votre Grâce ? Je ne comprends pas, Sa Gr…

- Bon, bon… En ces temps mouvementés, il n’est pas inutile de renforcer notre représentation auprès du Pape. Nous avertirons notre homme à Rome de votre visite. Le signor Malegnani règlera les aspects pratiques de votre séjour... » 

 

 

 

 

 

 

 

 

Italie, en plein cœur de la Lombardie, Jan Bouvaert est le peintre officiel de Vincent de Gonzague, Duc de Mantoue. L’artiste flamand né à Anvers en 1577 rêve d’entreprendre un voyage d’étude à Rome. Après hésitation, le Duc lui octroie ce droit. Bouvaert va y réaliser le retable de l’église Santa Maria in Vallicella, la partie arrière décorée de l’autel.

Pendant ce temps, à Anvers, son frère Pieter s’occupe de leur vieille mère malade de la phtisie. Son cas s’aggrave. Jan va prendre la route pour la ville flamande. Il y restera. Il vivra de son art et les années passeront jusqu’à sa mort en 1640.

 

 

 

 

© Spruyt - Casterman

 

 

  Simon Spruyt sème le trouble avec cette biographie imaginaire. D’aucuns taperont dans un moteur de recherche le nom de Jan Bouvaert. Ce sera en vain. Ce peintre chrétien de tradition classique hissé au rang des peintres baroques les plus en vue du début du XVIIème siècle n’existe pas. A travers lui, Spruyt rend hommage à l’école flamande et à Rubens dont les œuvres inspirent plusieurs de ses cases. Quant à l’âne, il sert à l’auteur pour écrire une légende d’Anvers car il paraît que le lait d’ânesse changea la face de la ville. Véridique ou pas, comme le dit Pieter, elle était trop belle pour rester dans l’oubli.

 

 

 

 

© Spruyt - Casterman

 

 

Entre Pieter Bruegel et Jérôme Bosch en passant par Jan Van Eyck, l’école flamande est mise à l’honneur jusqu’à un final percutant qui embarque jusqu’aux démons de Goya qui n’apparaîtront qu’un siècle plus tard en Espagne.

 

Spruyt prétend écrire une œuvre de fiction et ne dépeindre nulle autre réalité que celle construite par son récit. Paradoxal. Si son récit a une réalité, où est la fiction ? Les pistes sont brouillées dès l’introduction. La supercherie (ou pas) s’étend jusqu’à la dernière ligne de la dernière page, en dessous des œuvres du même auteur et des tableaux dont il s’est inspiré. Ode à l’âne et Epilogue seraient adaptés d’un manuscrit de Godfried Bouvaert à l’abbaye de Bornem vers 1760.

 

 

 

 

© Spruyt - Casterman

 

 

Graphiquement, le style de Simon Spruyt ne s’apparente à aucun autre. Avec un magnifique crayon gras, l’auteur offre un voyage dans le temps dans lequel il adopte un style théâtral. Il invite le lecteur dans des gaufriers dans lesquels des personnages s’adressent à d’autres comme si le spectateur interprétait le hors champ. Spruyt joue avec les contre-jours n’hésitant pas à dissimuler des visages en gros plan si une lumière extérieure vient du fond de la case. La couverture, dans un relief étonnant, donne l’impression de tenir en mains un retable en bois sculpté.

 

Cette élégie exprime avant tout l’expression d’une souffrance amoureuse due à une absence, celle d’un fils pour une mère, absent afin de s’épanouir dans une carrière pour l’amour de l’art, mais qui reviendra dans son berceau fort d’une expérience incroyable.

 

 

 

 

© Spruyt - Casterman

 

 

Supercherie réussie, Bouvaert, élégie pour un âne, en traitant de l’art de cette façon, contribue à ce que la bande dessinée en soit un.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

One shot : Bouvaert, élégie pour un âne

 

Genre : Fausse biographie de peintre

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Simon Spruyt

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 200

 

Prix : 25 €

 

ISBN : 9782203164390

 



Publié le 08/10/2019.


Source : Bd-best


« Comment peut-il ne m’être rien, celui qui m’a engendré ? », écrivait Sophocle dans Œdipe Roi.  Lie-de-vin

 

 

« - Pourquoi tu trimbales toujours ce bouquin ?

- Je cherche un record à battre.

- Quel genre ?

- Chais pas encore. Avaler un max de vers de terre, s’immerger des heures dans le purin ou dégommer le plus de fantômes le long de la voie ferrée. Faut trouver un truc qu’a jamais été fait. C’est ça qu’est compliqué…

- Pourquoi tu bats pas un record qu’existe déjà ?

- C’est débile ton truc ! Pourquoi tu perds ton temps avec ça ?

- Bin… C’est pour ma mère… Si elle me voyait en photo dans le livre, elle serait sans doute fière de moi et ça lui donnerait sûrement envie de me revoir. Je serais une sorte de héros.

- Tu s’rais aussi une sorte de monstre qu’on exhibe pasqu’il est différent des autres... »

 

 

 

 

 

 

Dans un petit village isolé, quelque part dans le sud de la France, un jeune homme dont le visage est en partie recouvert d’une tâche de vin fait la connaissance de Maïs, la fille de la ferrailleuse, jolie blonde aussi entreprenante que mystérieuse. Lui, le seul nom qu’on lui connaît, à cause de sa tâche, c’est Lie-de-vin. Abandonné dès l’enfance, il est resté solitaire et passe son temps à s’enregistrer sur un appareil à cassettes. Passionné par le livre des records, il rêve d’y figurer un jour. Peut-être que sa mère se manifesterait…

Mais le jour où Lie-de-Vin va vouloir franchir le mur de la villa de Marie-Mystère afin de savoir pourquoi la propriétaire n’apparaît jamais, sa vie, ainsi que celle de tous les habitants du village, va basculer.

 

 

 

 

© Berlion, Corbeyran - Dargaud

 

 

A la fin des années 90, le duo Corbeyran/Berlion a déjà prouvé son efficacité sur deux séries tous publics : Le cadet des Soupetard et Sales mioches. En intégrant la collection Long Courrier chez Dargaud, pendant à l’« Aire Libre » de chez Dupuis, les deux auteurs signent un album plus « adulte », un one shot émouvant et dur dans un décor estival et ensoleillé, comme pour mieux opposer la noirceur des âmes et la clarté d’un soleil éblouissant.

 

 

 

 

© Berlion, Corbeyran - Dargaud

 

 

Eric Corbeyran donne à Lie-de-vin une ambiance de fin du monde, presque apocalyptique. Il y a peu de personnages. Les gens restent cloîtrés chez eux. Est-ce parce qu’ils ont des choses à cacher ou plutôt pour se protéger de l’astre aride ? Certainement les deux. A la manière d’un enquêteur, Lie-de-vin va-t-il trouver les origines de sa naissance et de son abandon au milieu de bruyants non-dits qui pèsent sur ses épaules. Monsieur Gautrot, le boucher, lui sert de père et cherche à le faire grandir, pour qu’il se débrouille dans la vie. Avec cette histoire, Corbeyran traite du douloureux sujet de comment grandir quand on ne peut pas terminer son enfance.

 

 

 

 

© Berlion, Corbeyran - Dargaud

 

 

Avec cet album, Olivier Berlion a durcit son trait, l’a rendu plus sombre, plus anguleux. Comme l’a dit son scénariste dans un échange épistolaire entre eux deux, ses ambiances sont empreintes de réalisme et de mystère, de tendresse et de cruauté, de beauté et de désespoir, de vie et d’immobilité. La magie de la couleur directe fait partie du dessin.

 

 

 

 

© Berlion, Corbeyran - Dargaud

 

 

L’album a vu le jour en 1999 et a été réédité en 2004. En 2019, cette troisième édition est proposée avec une toute nouvelle couverture, moins convaincante que la précédente dans laquelle le personnage principal faisait face au lecteur de façon à la fois déterminée et presque insolente., les yeux chargés de mystère qui invitaient les lecteurs à chercher à l’intérieur du livre ce que cela cachait. Ici, Lie-de-vin semble plus fataliste et les couleurs chaudes d’un après-midi d’été caché font place à une fin de journée comme résignée.

 

 

 

 

© Berlion, Corbeyran - Dargaud

 

 

Il n’empêche qu’un éditeur ne réimprime pas deux fois un album pour rien. Lie-de-vin est une chronique villageoise à la manière des drames familiaux chers à Marcel Pagnol. Il fait aujourd’hui figure de classique dans le catalogue Dargaud et dans l’œuvre des auteurs.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Lie-de-vin

 

Genre : Thriller campagnard

 

Dessins & Couleurs : Berlion

 

Scénario : Corbeyran

 

Éditeur : Dargaud

 

Collection : Long courrier

 

Nombre de pages : 88

 

Prix : 19,99 €

 

ISBN : 9782205082456

 



Publié le 07/10/2019.


Source : Bd-best


John Blake emmène Philip Pullman dans un bateau fantôme à la croisée des… arts

Alors que l’adaptation d’À la croisée des mondes en BD poursuit sur sa belle lancée, que l’adaptation télé sur HBO se fait désirer, c’est avec une oeuvre inédite que Philip Pullman change de format. Le fait de voir des auteurs comme Thomas Gilbert et Clément Oubrerie, en compagnie de Stéphane Melchior, faire leurs son univers l’a inspiré ? Toujours est-il que c’est en BD, format classique mais pagination XXL (160 pages) que le fabuleux auteur s’associe à Fred Fordham pour donner naissance à John Blake. Un garçon et son équipage perdus dans les temps et qui au rythme des marées changent d’époque. Jamais loin des thèmes de prédilection de Pullman mais un pas, un miles, plus loin.

 

 

 

 

 

 

 

© Pullman/Fordham chez Glénat

 

Résumé de l’éditeur : Au cœur de l’océan, dissimulé par le brouillard du temps, vogue le Mary Alice, un vaisseau fantôme dont l’équipage cherche inlassablement et depuis des années le moyen de rentrer chez eux. Mais le mystérieux navire reste perpétuellement chassé par une terrible menace… De nos jours, alors qu’une tempête frappe un yacht de plaisance, une jeune fille est projetée par-dessus bord. Promise à une effroyable noyade, elle ne doit son salut qu’au capitaine John Blake qui plonge pour la sauver et la mener à son bord. La voici désormais membre à son tour du Mary Alice. Trouvera-t-elle le moyen de retrouver sa famille, alors que revenir à son époque signifie pour John Blake et son équipage retourner au seul endroit où ils risquent de se retrouver totalement anéantis ?

 

 

 

 

© Pullman/Fordham chez Glénat

 

Comme dans un James Bond, voilà un album qui nous fait voir de la mappemonde. De Londres à San Francisco en passant par les Fidji et des hectolitres d’eau salée, Philip Pullman livre une oeuvre mondiale sans besoin de passer dans des dimensions parallèles mais avec la possibilité de jouer avec le temps et ses paradoxes (surprises à l’appui). Le Mary Alice semble se perdre au fil de l’eau depuis la nuit des temps. Sous l’égide du capitaine Quayle, le fier mais désormais damné voilier a recueilli à son bord, pèle-mêle, un Chinois du XIXe siècle ayant fait fortune dans la soie, un ingénieur de l’armée de l’empereur Severus Septimus, un esclave du Devon et quelques autres. L’équipage vient d’ailleurs d’accueillir un nouveau membre, Serena Henderson, lycéenne de Sydney ultra-connectée et sauvée de justesse de la noyade. Aussi déconcertée soit-elle par cette rencontre avec des hommes d’hier et d’avant hier, c’est peut-être elle qui va leur permettre de résoudre leur problème.

 

 

 

 

© Pullman/Fordham chez Scholastic/Graphix

 

Commençant son récit comme une vieille légende que des loups de mer se raconteraient, Philip Pullman n’en oublie pas son amour des technologies. Pas d’aliéthomètre, ici, mais une nouvelle technologie addictive, l’apparator que tout un chacun se doit de posséder. Mais aussi, une drôle de sphère en trois dimensions et semblant animée d’une puissance inconnue, qui ne doit surtout pas tomber entre les mauvaises mains. Car forcément, un sinistre personnage convoite tout ça. De quoi remonter à la célèbre expédition Einstein-Carmichael, en 1929.

 

 

 

 

© Pullman/Fordham chez Scholastic/Graphix

 

Crédibilisant son histoire en attirant des éléments de réel à lui et à la fiction et offrant toujours un rôle héroïque aux plus jeunes (là où les adultes sont parfois indignes de leur savoir), Philip Pullman livre ici un vaste récit romanesque et scientifique, avec quelques pointes d’horreur et de vaisseau hanté pour entamer son histoire. Avec son écriture assurément pas BD, mais bien réglée pour tout faire fonctionner, le romancier a trouvé un véritable récit évocateur et qui se vit par images. Avec son lot d’actions mais aussi de réflexions, des confrontations cruelles et un final intense.

 

 

 

 

© Pullman/Fordham chez Scholastic/Graphix

 

De son côté, Fred Fordham est particulièrement à son aise au creux de l’océan ou dans les brumes, quand le décor s’éclipse et qu’il se centre sur ses personnages. Il est un peu moins efficace sur les scènes modernes et actuelles, dans les soirées mondaines ou dans la ville, ses cases font parfois un peu vide. Mais l’ambiance dans laquelle il baigne, il hante, le tout est imparable. Et les premières planches de cet album suffisent à prouver l’intensité dont le gaillard est capable.

 

 

 

 

© Pullman/Fordham chez Glénat

 

Oserait-on dire qu’on reste sur notre faim tant on aimerait que cette histoire, même si elle se résout dans cet album, se prolonge ?

 

 

Alexis Seny

 

Titre : John Blake

Récit complet

Scénario : Philip Pullman

Dessin et couleurs : Fred Fordham

Genre : Aventure, Fantastique, Science-fiction

Éditeur : Glénat

Collection : Log-In

Nbre de pages : 160

Prix : 18,50€



Publié le 07/10/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4252 -  9 Octobre 2019

 

 

 

La science en tête

 

 


 

 

 

 

 

            Découvrez un Spectre Polarimètre InfraROUge nommé Spirou.

            Dans ce numéro spécial sciences, Mathieu Burniat osculte en couverture la mécanique du gag à la loupe. On le retrouve à l’intérieur dans une histoire co-scénarisée avec Jérôme Loreau où les quatre forces fondamentales revêtent des costumes de super-héros.

            Côté sciences toujours, Libon nous parle de la radio du futur et Jean-Yves Duhoo nous amène dans le secret des labos.

            Côté émotion, Salma et Navarro signent une histoire courte comme on aime en lire dans la presse BD, car il n’y a que là que ce genre de choses se passent.

 

            En bonus, expériences scientifiques pour les abonnés qui pourront reproduire à la maison une véritable explosion volcanique. Planquez le chat et la télé !

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Pic - Dupuis 

 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Boîte à musique (La) : A la recherche des origines

Jérôme K.Jérôme Bloche : Contrefaçons

Spirou chez les Soviets

Télémaque : La cité des hommes

Tif et Tondu : Mais où est Kiki ?

Tuniques Bleues (Les) : La bataille du cratère

 

 

Spécial sciences :

Dans le secret des labos (Duhoo)

Fantastic Forces (Burniat et Loreau)

Radio du futur (La) (Libon)

 

 

Récit complet :

 

Carine et Amadeo (Salma et Navarro)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Cartoon par Johan de Moor  (La pause-cartoon)

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Kahl et pörth

Game over

Petit Spirou (Le)

Spoirou & Fantasperge

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Duhoo

En direct du futur : Tome (Soda)

Leçon de BD (La) : Dab’s

 

 

Supplément abonnés :

L’éruption du volcan avec Pic et Zou (Pic)

 

 

En kiosques et librairies le 9 octobre 2019.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 06/10/2019.


Source : Bd-best


Le voyage ne se fait pas toujours dans le même sens.  La boîte à musique 3 - A la recherche des origines

 

 

« - Ah, tu es là, ma puce ! Et je vois que tu as de la compagnie !

- Coucou Papa ! Je te présente Igor !

- Bonjour Monsieur !

- Et sa sœur Andréa !

- Bonjour !

- ça faisait longtemps que tu n’avais pas invité d’amis à la maison !

- On s’entraîne pour le spectacle de l’école.

- Vous préparez une comédie musicale ? Alors vous êtes dans la même classe ? Vous venez d’arriver ? Vous êtes nouveaux dans le quartier ? »

 

 

 

 

 

 

Mais il a bientôt fini de poser trois milliards de questions, Papa ? Nola est en train de lui mentir comme un arracheur de dents. Igor et Andréa ne sont pas ses camarades de classe, mais des habitants de Pandorient. Ils viennent de pénétrer dans l’Hexomonde afin de retrouver ce satané Cyprien qui a suivi le chemin emprunté par Nola pour rentrer chez elle. Ils ne vont pas être les seuls à franchir les mondes. Quelques heures plus tard, ce sont trois personnages sataniques qui pénètrent dans la chambre de Nola par l’intermédiaire de la boîte à musique. Ils se croient à Pandoccident et filent par la fenêtre. Il semble qu’il y ait des fausses notes dans la boule magique.

 

 

 

 

© Carbone, Gijé - Dupuis

 

 

Carbone développe la mythologie qu’elle est en train de créer autour de cette merveilleuse boîte à musique. Après l’Hexomonde et Pandorient, on apprend l’existence de Pandoccident. Qui sont les habitants de ce monde ? Quel est le lien d’Annah, la mère disparue de Nola, avec ce « pays » duquel semblent provenir des personnages pas très recommandables ? La scénariste embarque ses personnages et ses lecteurs aux sources d’un conflit qui a laissé des traces.

 

 

 

 

© Carbone, Gijé - Dupuis

 

 

Gijé n’a décidemment qu’un seul défaut : son pseudo, homonyme d’un père fondateur du neuvième art. C’est d’ailleurs très étonnant que Dupuis ne lui ait pas demandé d’en changer. Bref, inutile de s’arrêter à ce détail. Dans un tout autre style que Jijé avec un J, Gijé avec un G est aussi un virtuose du dessin. Alors que le premier excellait dans les grands paysages du Far West, les chevaux et les poursuites en voitures, le second se distingue dans ses personnages féérico-énigmatiques, ses décors forestiers et ses mises en couleur éblouissantes.

 

 

 

 

© Carbone, Gijé - Dupuis

 

 

En quelques années, avec des scénaristes comme Kid Toussaint ou Carbone, des dessinateurs comme Gijé ou Ruiz, des as de l’humour comme Nob ou Bertschy, des metteurs en scène comme Jousselin ou Feroumont, les éditions Dupuis en général et le journal de Spirou en particulier ont su constituer une nouvelle génération d’auteurs, basée sur des fondations solides, et eux-mêmes cimentant l’avenir.

 

La boîte à musique fait partie de ces valeurs sûres qui promettent des lendemains qui chantent chez Dupuis.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : La boîte à musique

 

Tome : 3 - A la recherche des origines

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario : Carbone

 

Dessins & Couleurs : Gijé

 

Éditeur : Dupuis

 

Parution : 4 octobre

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9791034736904

 



Publié le 02/10/2019.


Source : Bd-best


En communion avec la forêt, une vraie vie.  Mentawaï !

 

« - ça fait longtemps que tu es guide ? 

- Quelques années. À la mort de mon père, j’ai dû m’occuper de mes petits frères, et très vite aussi de mes propres enfants… Etre guide pour les touristes est un bon moyen de gagner de l’argent sans avoir à quitter la forêt.

- Comment as-tu appris l’anglais ?

- Avec les touristes qui venaient de notre uma (maison communautaire traditionnelle) lorsque j’étais adolescent. »

 

 

 

 

 

 

 2018, en Indonésie, sur l’île de Siberut, Tahnee Juguin, jeune française de 27 ans, vient filmer une tribu locale,  en s’immergeant dans leur monde, apprenant leur langue, leurs coutumes. Elle avait 18 ans la première fois qu’elle a débarqué sur l’île. Tahnee, guidée par Teo Jartho, un Mentawaï, réalise un reportage avec naturel et objectivité, sans mise en scène comme tentent de le faire certains. Elle nous amène dans la jungle de Siberut, à l’intérieur des umas, ces maisons communautaires dans lesquelles vivaient jusqu’à une cinquantaine de personnes avant d’être contraints de rejoindre des villages, mais dont certaines sont encore habitées. Elle nous guide à travers la verdure et sur le fleuve, au-delà des frontières de la civilisation qui ronge un havre d’innocence.

 

 

 

 

© Pendanx, Juguin - Futuropolis

 

 

Alors que le gouvernement indonésien veut assimiler les Mentawaï à leur société, la tribu est protégée par le tourisme, curieux de leur culture. Mais le combat avec le pouvoir continue. Les écoles sont dans les villages. L’histoire et la langue enseignés font abstraction de leurs origines. C’est une absorption pernicieuse, alors que, comme l’explique Teo Jartho dans l’avant-propos, la forêt, les rivière, la terre et la mer sont essentiels à la vie. C’est leur richesse. En servant de guide à Tahnee, en supervisant ce livre, Teo veut créer un lien entre les lecteurs et l’île. Il veut montrer que la mémoire est garante de l’indépendance pour les siens.

 

 

 

 

© Pendanx, Juguin - Futuropolis

 

 

La couverture montrant un Mentawaï perché au sommet d’un arbre en train de filmer reflète parfaitement le concept de Tahnee. Elle permet aux autochtones de s’exprimer à travers l’écriture de la voix, dans leur langue, et à travers les yeux de la caméra.

 

 Après un début de carrière « classique » dans lequel il s’est fait connaître avec la série Labyrinthe sur scénario de Dieter, puis Les corruptibles avec Brézault, le dessinateur Jean-Denis Pendanx a acquis une véritable personnalité grâce à Jéronimus avec Christophe Dabitch. Aucun de ses albums suivants ne ressemble à un autre, chacun avec son style, sa spécificité, son originalité, jusqu’au remarqué Les oubliés de Prémontré.

 

 

 

 

© Pendanx, Juguin - Futuropolis

 

 

Avec Mentawaï !, Pendanx marche sur les traces d’Emmanuel Lepage. Depuis La terre sans mal paru chez Aire Libre en 1999 où il nous avait amené en plein cœur de la forêt paraguayenne, l’auteur, voyageur invétéré a fait des émules, dont Pendanx qui relève le gant avec talent. Dans des couleurs directes absorbantes, il recrée la jungle de l’Asie du Sud-Est.

 

Mentawaï ! n’est pas une fiction, ce n’est pas non plus un carnet de voyage, ce n’est pas une BD reportage non plus. Mentawaï ! est un témoignage de voyage : un voygnage. Marchant dans les pas de Tahnee, immergé dans un village au cœur de la jungle, Pendanx embarque le lecteur dans ses valises pour le faire participer à la vie des locaux.

 

 

 

 

© Pendanx, Juguin - Futuropolis

 

 

Le site https;//mentawaistorytellers.com permet de prolonger l’aventure en suivant le projet de réalisation de films Mentawaï.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Mentawaï

 

Genre : Chronique de voyage

 

Dessins & Couleurs : Pendanx

 

Scénario : Pendanx et Juguin

 

Éditeur : Futuropolis

 

Nombre de pages : 160

 

Prix : 25 €

 

ISBN : 9782754827690

 

Publié le 02/10/2019.


Source : Bd-best


Des femmes et des hommes qui ont voulu changer le monde... Les combattants.

 

 

 

Agenda chargé pour Jean- Michel Billioud qui nous propose deux nouvelles parutions aux Éditions Casterman. Je m’attarde plus particulièrement ce jour sur « Les combattants », un livre où l’auteur nous emmène à la découverte du destin d’hommes et de femmes ayant chacun mené leur combat pour défendre leurs convictions, permettant de changer le monde.

 

 

 

 

 

 

© Jean-Michel Billioud - Nicolas André - Casterman

 

 

Chacune  des personnalités nous est présentée suivant le même schéma : une mini biographie des personnages couplée au contexte de l’époque dans laquelle elles évoluent, une bande dessinée de quatre planches  reprenant pour chacun d’entre eux un fait marquant de leurs existences.

 

 

 

 

© Jean-Michel Billioud - Nicolas André - Casterman

 

 

L’auteur propose ensuite de prendre connaissance de la situation immédiate après la période retenue et termine avec un constat sur notre époque actuelle.

 

 

 

 

© Jean-Michel Billioud - Nicolas André - Casterman

 

 

Vous trouverez  ci-dessous une liste des protagonistes rencontrés lors de la lecture :

-          Victor Hugo, combat contre la peine de mort.

-          Émile Zola, Défense lors de l’affaire Dreyfus (J’accuse).

-          Sœur Emmanuelle, la petite sœur des chiffonniers.

-          Ludwik Zamenhof, initiateur de l’espéranto.

-          Maria Montessori, pédagogue étudiant le développement des enfants.

-          Sophie Scholl, opposante allemande au régime nazi (la rose blanche).

-          Gandhi, l’indépendance de l’Inde conquise  par la non-violence.

-          Ernesto Che Guevara, l’icône révolutionnaire.

-          Martin Luther King, défenseur des droits civiques des noirs (I have a dream).

-          Mohamed Ali, refusant de partir en guerre au Vietnam.

-          Beate Klarsfeld, traque des criminels nazis.

-          Nelson Mandela, combat contre l’apartheid.

-          Simone Veil, droit des femmes à disposer de leur corps (avortement).

-          Anna Politkovskaïa, droit à la presse.

-          Nadia Murad, combattant les bourreaux de Daesh

-          Et bien d’autres…

 

 

 

 

© Jean-Michel Billioud - Nicolas André - Casterman

 

 

 

L’avantage de cet ouvrage didactique, c’est qu’il est multi usage, la description des personnalités étant faite de façon à ce que chaque niveau scolaire soit rencontré dans un même chapitre.

À partir de 8 ans.

 

 

Haubruge Alain.


 

Titre : Les combattants (Des femmes et des hommes qui ont voulu changer le monde)

 

Genre : Biographie – Didactique

 

Scénario : Jean-Michel Billioud

 

Dessin : Nicolas André.

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 128

 

Prix : 18,50 €

 

ISBN : 9782203172432 



Publié le 01/10/2019.


Source : Bd-best


Un vide enfin comblé, un auteur enfin reconnu.  Tif et Tondu Intégrale 3 - 1960-1962

 

 

 

« - Et puis, zut et rezut ! Voilà trois semaines qu’on passe dans l’inactivité !... C’en est trop ! Je m’ennuie !...

- Fais comme moi : travaille !

- Travailler !... Tu en parles à ton aise ! Tu travailles, toi, peut-être ?... Dis plutôt que tu joues, que tu t’amuses avec cette fichue caméra depuis notre arrivée ici ! La barbe !... C’est exaspérant à la fin ! Ta marotte du cinéma se fait vraiment trop envahissante : on va au cinéma tous les jours ! On ne lit plus que des revues de cinéma ! On ne discute plus que de caméras, d’objectifs, de films, de cellules, de télémètres et que sais-je encore !... Tiens ! Je parie que ta sale barbe elle-même est pleine de pellicules ! »

 

 

 

 

 

 

 

Tif est sur les nerfs. Depuis que Tondu s’est pris de passion pour le cinéma, il en mange matin, midi et soir. C’en est trop. Mais Tif a beau fuir le septième art, il est embarqué dans une mission spéciale : aller à Hollywood pour une affaire « très intéressante ». Big Sicklet, le directeur de la Metropolis, désire tourner un film relatant les aventures de Tif et Tondu. Entre tours de manivelle et mafia locale, tout ne va pas se passer comme prévu dans Tif et Tondu à Hollywood.

 

 

 

 

© Denis - La vache qui m'édite

 

 

Ne tirez pas sur « Hippocampe » ! Et pour cause, comme le clame le titre de cette deuxième aventure, Tif est coincé à l’intérieur, aux mains d’une bande de terroristes qui se sont emparés de ce sous-marin. Tondu arrivera-t-il à sortir son alter ego des griffes des malfrats ?

 

 

 

 

© Denis - La vache qui m'édite

 

 

Un récit inachevé complète cette intégrale : Les Saucisses du Docteur Snoss auront été abandonnées par l’auteur après seulement treize planches.

 

 

 

 

© Denis - Dupuis

 

 

Entre Le fantôme du samouraï et Choc au Louvre, épisodes dessinés par Will, Marcel Denis prend le relais de son camarade parti « à l’ennemi ». Il a été nommé directeur artistique du journal Tintin. Rosy a alors proposé à Denis de reprendre Tif et Tondu, mais curieusement n’a pas signé de scénarios pour lui. Rosy attendra le retour de Will pour s’y remettre.

 

 

 

 

© Denis - Dupuis

 

 

Denis prend un virage burlesque, se rapprochant des personnages tels qu’ils avaient été conçus par Fernand Dineur. Les récits de Denis sont cependant bien mieux construits. Il fait du théâtre de boulevard en bande dessinée. Les portes claquent et les quiproquos s’enchaînent. Jusqu’à ce jour, seules les éditions La vache qui médite (si l’on excepte une édition pirate de Tif et Tondu à Hollywood en 1983) avaient rendu hommage à Marcel Denis en éditant ses deux récits en 2007 et 2008. Aujourd’hui, les éditions Dupuis comblent un vide de leur catalogue.

 

 

 

 

© Denis - Dupuis

 

 

Lors du retour de Will en 1962, Denis rend les clefs de la boutique Tif et Tondu à son prédécesseur. Il signera des mini-récits et collaborera avec Marcel Remacle sur Le Vieux Nick et Hultrasson le viking, deux séries qui mériteraient amplement leur réédition dans cette fabuleuse collection Dupuis Patrimoine.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Tif et Tondu

 

Tome : Intégrale 3 - 1960-1962

 

Genre : Aventures humoristiques

 

Scénario & Dessins : Denis

 

Éditeur : Dupuis

 

Parution : 4 octobre

 

Nombre de pages : 144

 

Prix : 35 €

 

ISBN : 9791034737284

 



Publié le 30/09/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4251 -  2 Octobre 2019

 

 

Les Tuniques sous le Choc !

 

 

 

 


 

            Alors que l’on vient d’apprendre que Raoul Cauvin allait arrêter les Tuniques Bleues au 64ème album, le démarrage cette semaine de son avant-dernier scénario a un petit goût émouvant.  Pour l’occasion, les auteurs sont mis sur le grill d’une interview. Joan leur rend un bel hommage dans une rigolote double page de jeux : Tuniques Bleues versus Tuniques Rouges !

 

            Les abonnés vont aller faire un petit tour en Roumanie avec le carnet de voyage signé Nicoby

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Nicoby - Dupuis 

 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Boîte à musique (La) : A la recherche des origines

Jérôme K.Jérôme Bloche : Contrefaçons

Spirou chez les Soviets

Télémaque : La cité des hommes

Tif et Tondu : Mais où est Kiki ?

Tuniques Bleues (Les) : La bataille du cratère

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Cramés !

Dad

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Macadam Valley  (La pause-cartoon)

Petit Spirou (Le)

Spoirou & Fantasperge

Tash & Trash  (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Neidhardt

En direct du futur : Erre

Interview : Lambil & Cauvin

Jeux : Tuniques Bleues versus Tuniques Rouges

Spirou et moi : Hamo

 

 

Supplément abonnés :

Mini-livre : Les carnets de voyage de Spirou – Nicoby en Roumanie

 

 

En kiosques et librairies le 2 octobre 2019.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 30/09/2019.


Source : Bd-best


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