En images et en bulles
Flux RSSFlux RSS

1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


Le scénario de Rodolphe avait déjà du charme, et le trait de Léo de l’éclat.  Le charme du presbytère

«  - Bonjour Monsieur Darzac ! Joseph Joséphin, reporter à « L’époque » ; on m’appelle également Rouletabille… Et voici mon ami Sainclair chroniqueur judiciaire au « Cri du boulevard ».

-            Hum !... Que puis-je pour vous ? Vous laisser entrer ? Mais c’est impossible, voyons ! La police et le juge d’instruction sont là, et puis le Docteur et son équipe ! Mlle Stangerson est entre la vie et la mort ! Ce n’est vraiment pas le moment pour…

-            N’ayez crainte, Monsieur Darzac. Nous sommes vos amis… Nous venons ici avec pour seul but de découvrir l’agresseur de votre fiancée !

-            Je… Soit !... Martin, ouvrez la grille ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Rouletabille et Sainclair viennent d’arriver aux portes de la magnifique propriété des Stangerson. La jeune femme, fille d’un célèbre physicien, a été agressée dans sa chambre. Elle a été retrouvée gisant dans son sang. L’assassin s’est enfui. Mais comment ? La chambre jaune de Mathilde n’a aucune issue. Il y a une seule fenêtre fermée par une grille. Choquée, la jeune fille est incapable de raconter ce qui a bien pu se passer. Rouletabille devra user de toute sa perspicacité pour dénouer le mystère.

 

 

 

 

© Léo, Rodolphe – Une idée bizarre

 

 

                « Le presbytère n’a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat. » Cette phrase culte du roman de Gaston Leroux aurait dû servir de base aux titres du diptyque de Léo et Rodolphe tiré du « Mystère de la chambre jaune », au tout début des années 90. A cause de déboires éditoriaux, on peut même parler d’escroquerie comme l’explique Rodolphe en postface, seulement la première partie sera dessinée, sans être jamais publiée jusqu’à aujourd’hui.

 

 

 

 

© Léo, Rodolphe – Une idée bizarre

 

 

                Comment un livre de deux auteurs majeurs de la bande dessinée « classique » avec tout le respect que l’on doit au genre est-il resté oublié pendant près de trente ans ? Il aura fallu la géniale idée bizarre d’un micro-éditeur du même nom « Une idée bizarre » pour mettre en lumière cet incunable. Au-delà de non pas la réédition mais l’édition du travail de Léo et Rodolphe, Une idée bizarre réalise un travail d’éditeur d’exception. L’album en grand format et en noir et blanc permet aux lecteurs de s’immerger dans les lieux du récit. On rentre dans la demeure des Stangerson. On marche dans le jardin. On converse avec les différents protagonistes. Trois décennies plus tard, le trait de Léo apparaît d’une fraîcheur étonnante. Quelques pages de croquis terminent l’album, accompagnant les explications de Rodolphe sur la genèse de cette transposition en bande dessinée d’un chef-d’œuvre de la littérature française paru en 1907.

 

 

 

 

© Léo, Rodolphe – Une idée bizarre

 

 

                La publication de ce « Chant du presbytère » entrouvrera-t-elle la réalisation de « L’éclat du jardin » ? Ce serait inespéré. En attendant, trois solutions s’offrent aux lecteurs pour connaître la solution de l’énigme. La plus évidente est de se tourner vers le roman de Gaston Leroux. La deuxième est de regarder l’une des adaptations cinématographiques qui en ont été tirées, le film de 1930 étant disponible en intégralité sur YouTube. La troisième est de lire une autre adaptation en BD, celle parue en 2018 chez Soleil par Gaudin et Slavkovic, ou bien celle qui était directement en concurrence avec Léo et Rodolphe au début des années 90, celle signée Swysen et Duchâteau, dans un style totalement opposé mais au charme certain.

 

                Attention, seulement 300 exemplaires du Charme du presbytère ont été édités. Vous pouvez vous procurer l'album sur le site de l'éditeur : https://uneideebizarre.wixsite.com/accueilAlors, n’attendez pas pour profiter du charme du scénario de Rodolphe et de l’éclat du trait de Léo.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Le charme du presbytère 

 

Genre : Polar

 

Scénario : Rodolphe 

 

D’après : Gaston Leroux 

 

Dessins : Léo 

 

Éditeur : Une idée bizarre

 

Collection : Hors cadre

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 50 €

 

ISBN : 9782953919776

 



Publié le 17/11/2020.


Source : Bd-best


Au cœur de l’Afrique subsaharienne, la féérie d’un voyage.  Aduna, Monde visible/Monde invisible

«  Cet ouvrage n’a aucune visée ethnologique, ce ni un dictionnaire des coutumes africaines, ni un ouvrage à valeur anthropologique. Il ne s’agit pas non plus d’un livre sur « LA » culture africaine, car l’Afrique foisonne de cultures différentes. Même si la religion traditionnelle y semble commune, chaque ethnie en a son interprétation propre, ses us et coutumes, ses rites et ses croyances. »

 

 

 

 

 

 

 

                Dans le monde visible, il y a des masques, il y a un baobab. Il y a une case. Dans le monde visible, il y a aussi le chef du village, le devin, le griot et les anciens.

                Dans le monde invisible, on peut voir, ou pas, des ancêtres, des fétiches et le Kankourang. Il y a aussi Sango et les Trowos, Mami Wata et Mawu Lisa.

 

 

 

 

© ByMöko - Soleil

 

                ByMöko nous invite au cœur d’une Afrique légendaire et réelle. Dans la première partie, celle du monde visible, il nous fait visiter un village au cœur de la savane. On ressent la douce chaleur d’une fin d’après-midi. On touche le tronc d’un gigantesque baobab. On construit la case avec les villageois. Et alors, comme par magie, on entend tomber les pierres du devin et la musique de la kora du griot résonne à travers les images. Dans ce livre illustré, aux cours textes et sans bulles, ByMöko réussit l’exploit d’arrêter le temps, de ralentir la lecture, de laisser le temps d’observer, de méditer, d’écouter les images. Ecouter les images…comme l’on s’arrête à la page des anciens pour écouter leurs souvenirs.

 

 

 

 

© ByMöko - Soleil

 

 

                Bien plus grand est le monde invisible. Sous la pleine lune éclatante, les légendes s’écrivent dans une crédulité fascinante. Les esprits des ancêtres servent d’intermédiaires entre les hommes et les dieux. On est effrayé par le Kankourang et ses longs coupe-coupe poursuivants la population dans les rues. Et comment ne pas être envouté par Mami Wata, mère des mers, qui nous entraîne au fin fond des eaux noires ?

 

 

 

 

© ByMöko - Soleil

 

 

                Les deux mondes, le visible et l’invisible, sont en écho. Ils sont en parallèle, en harmonie et en fusion. L’un interagit sur l’autre. L’un ne peut pas exister sans l’autre. Ils sont deux faces d’une pièce qui s’appelle la vie.

 

                Complément à l’album Au pied de la falaise paru en 2017, invitation au voyage, dépaysement total, réalité féérique, Aduna est de ces livres magiques à l’aura inexplicable.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Aduna, Monde visible/Monde invisible 

 

Genre : Voyage

 

Scénario, Dessins & Couleurs : ByMöko 

 

Éditeur : Soleil

 

Collection : Noctambule

 

Nombre de pages : 40 

 

Prix : 18,95 €

 

ISBN : 9782302081772

 



Publié le 15/11/2020.


Source : Bd-best


C’est sans doute ainsi que naissent les contes.  Castelmaure

«  - Ma mère disait : « Si le Roi se présente à toi, triple tes honoraires ».

-   Ton tarif sera le mien…

-   Les rois ne viennent que pour deux raisons. Une maladie honteuse ou pour avoir un enfant…

-   Je suis fidèle à mon épouse…

-   C’est son ventre qui est sec, ou votre outil qui ne marche pas ?

-   On a tout essayé sans succès… »

 

 

 

 

 


 

                Par les chemins des campagnes, des villages et des cités, le mythographe recueille les contes et les légendes que l’on veut bien lui narrer. Mais ces histoires sont-elles vraiment imaginaires ? Qu’en est-il de celle de cette sorcière qui vit dans les bois ? Un Roi qui n’arrivait pas à avoir d’enfant avec son épouse est allée la consulter dans sa masure. Une séance de chamanisme plus tard, voici la Reine enceinte. Pas seulement elle, mais aussi toutes les femmes du Royaume. Quel sortilège s’est-il abattu sur la contrée ?

 

 

 

 

© Alfred, Trondheim - Delcourt

 

 

                Le problème avec des auteurs comme Lewis Trondheim ou Joann Sfar, c’est qu’ils produisent tellement d’albums qu’il est impossible de tout lire et qu’il est complexe de séparer le bon grain de l’ivraie, si ivraie il y a. Castelmaure n’est pas de l’ivraie, Castelmaure n’est pas du bon grain. Castelmaure est mieux que ça. C’est un nectar. C’est l’un des tous meilleurs albums du stakhanoviste qu’est Trondheim.

 

                Une sorcière gobe des yeux de lapins observée par un enfant inquiétant. Un harangueur de foule invite la populace à admirer un monstre de foire moitié homme moitié femme. Un gentilhomme qui se fait arracher sa bourse par un mendiant devient ivre de violence tel un Dr Jekyll. Une jeune fille entend des voix dans sa tête qui lui ordonnent de tuer tous les hommes qui s’approchent. Une Reine pleure de voir son ventre plat. Tous ces personnages aux destins croisés sont quelques-uns des protagonistes de cette geste d’un Roi qui ne rêvait que de donner un héritier à son Royaume.

 

 

 

 

© Alfred, Trondheim - Delcourt

 

 

                Trondheim écrit un conte comme on ne croyait plus pouvoir en lire. Dans un Moyen-Âge tout ce qu’il y a de plus classique, il nous invite au cœur d’un drame familial. Les éléments sont introduits les uns après les autres avant de se mêler ou de se démêler dans une construction scénaristique exemplaire, car au-delà d’être une histoire passionnante Castelmaure peut aussi être un cas d’étude de conception d’un scénario avec un grand S.

 

 

 

 

© Alfred, Trondheim - Delcourt

 

 

                Alfred ne se contente pas de dessiner ce conte. Il l’enlumine. Entre des scènes qu’on aurait pu lire dans Messire Guillaume de Matthieu Bonhomme et d’autres plus proches d’une Belle au bois dormant, entre des colorisations dignes de Hubert et des cases grandioses, Alfred garde sa personnalité dans cette histoire dont les personnages sont empreints d’une violente sensibilité.

 

 

 

 

© Alfred, Trondheim - Delcourt

 

 

Les contes sont éternels. Les contes sont merveilleux et maléfiques. Les contes sont empiriques. Les contes sont aussi renouvelables. C’est ce que prouvent ici Trondheim et Alfred avec l’un des meilleurs albums de l’année.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Castelmaure 

 

Genre : Conte moyenâgeux 

 

Scénario : Lewis Trondheim

 

Dessins : Alfred 

 

Couleurs : Alfred & Lou 

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Shampooing

 

Nombre de pages : 144 

 

Prix : 18,95 €

 

ISBN : 9782413028901

 



Publié le 14/11/2020.


Source : Bd-best


Les univers des Terres d’Arran.  Elfes 28 ; Nains 19 ; Orcs et Gobelins 10

«  - C’est paumé comme coin… Je croyais que tous les mages devaient servir un seigneur…

-   C’est le cas, il est au service du roi de Kelbek… Mais le vieux a tellement peur de son mage qu’il lui fiche une paix royale.

-   Hé ! Ax’Aaztarom ! On a ta marchandise !

-   Je le sens pas, je vous dis… Il va nous la faire à l’envers cet ensorceleur de malheur !

-   Tu sens jamais rien, Lygdr !!! A t’écouter, on pourrait croire que tout ce que j’entreprends finit mal… »

 

 

 

 

 

 

 


Tagdar et ses compagnons d’infortune vont trouver plus malin qu’eux. Les escrocs vont se la faire mettre à l’envers par un nécromancien. Ils vont se retrouver avec tout un tas d’ennemis aux trousses, mais ne vont pas se contenter de subir, mais bien de tenter de retourner la situation en leur faveur. C’est le sujet de l’aventure de Tadgar des Errants, dix-neuvième album de la série des Nains.

 

                Après le raz de marée destructeur, l’Elfe Alyana est de retour dans la cité. Mais son retour ne fait pas que des heureux. Alyana devra compter sur La Poisse, son compagnon Orc, pour l’aider à déjouer les manigances de ses détracteurs. C’est l’histoire d’Au royaume des aveugles. Vingt-huitième opus de la série des Elfes.

 

 

 

 

Elfes © Peru, Bileau, Jacquemoire, Duarte - Soleil

 

 

                Le dixième tome d’Orcs et Gobelins, Dunnrak, est l’histoire d’un Orc qui trouve un pendentif dans un lac sur lequel, chaque fois qu’un nom s’y inscrit, la personne concernée meurt. Le Gobelin Hidden l’accompagne dans l’aventure. C’est un hommage à peine dissimulé à un certain Hobbit et un non moins certain anneau, ainsi qu’à, grand écart, Destination finale.

 

 

 

 

Orcs et gobelins © Istin, Sierra, Nanjan - Soleil

 

 

                Une aventure autour de manigances plutôt politiques, un blockbuster d’action, une quête plus personnelle, voici les trois menus de cette nouvelle fournée des Terres d’Arran. L’univers créé par Jean-Luc Istin en 2013 compte à présent quatre séries parallèles sur soixante-et-un albums. Outre les trois séries qui sont aujourd’hui présentées, il en existe une supplémentaire, la dernière née Mages. Epaulé par Nicolas Jarry, Istin a posé les bases d’un univers entre Tolkien et Arleston. Ce dernier fait d’ailleurs partie du pool de scénaristes avec les deux créateurs, ainsi que Eric Corbeyran et Olivier Peru. Directeur de collection, Istin dirige l’univers d’héroïc-fantasy qui n’est autre que le reflet de notre monde. Par le prisme de personnages féériques ou monstrueux, on y traite finalement de sujets qui concernent les hommes, dans tout ce qu’ils ont de plus loyal et de plus fourbe.

 

 

 

 

Nains © Jarry, Bordier, Powelle, Goux - Soleil

 

 

                On retrouve toute la richesse des scenarii dans le travail graphique des dessinateurs. Chacun d’entre eux relève le défi avec application et précision. Les planches sont fouillées, minutieuses, fournies. Châteaux et forêts sont représentés avec finesse. Tous les albums sont d’une qualité de dessin égale. La maquette des collections uniformise le tout, sans que pour autant les couvertures ne soient dessinées par un même auteur. Chaque auteur reste le dessinateur de sa couverture en préservant cette unité. Que les concepteurs de séries à plusieurs dessinateurs qui confient les dessins de couvertures à un même auteur se le tiennent pour dit.

 

                Les mondes croisés des Elfes, des Nains, des Orcs, des Gobelins et des Mages n’ont pas fini de nous raconter des histoires. C’est logique, étant le reflet du nôtre, ils ne sont pas prêts d’arrêter de tourner.

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=5kGnv4VRJTw 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

Série : Elfes

Tome : 28 – Au royaume des aveugles 

Genre : Héroïc-Fantasy 

Scénario : Peru

Dessins : Bileau 

Couleurs : Jacquemoire

Storyboard : Duarte 

Éditeur : Soleil  

Nombre de pages : 52 

Prix : 14,95 €

ISBN : 9782302089327

 

 

 

 

 

 

Série : Nains

Tome : 19 – Tagdar des errants 

Genre : Héroïc-Fantasy 

Scénario : Nicolas Jarry

Dessins : Jean-Paul Bordier 

Couleurs : Vincent Powell

Designer : Pierre-Denis Goux

Éditeur : Soleil  

Nombre de pages : 60

Prix : 15,50 €

ISBN : 9782302090231

 

 

 

 

 

Série : Orcs & Gobelins

Tome : 10 – Dunnrak 

Genre : Héroïc-Fantasy 

Scénario : Jean-Luc Istin

Dessins : Alex Sierra 

Couleurs : J.Nanjan

Éditeur : Soleil  

Nombre de pages : 60

Prix : 15,50 €

ISBN : 9782302083141

 



Publié le 13/11/2020.


Source : Bd-best


Une pépite exhumée.  Astérix – Le menhir d’or

« - Eh, vous autres, là-bas ! Venez vite ! C’est la meilleure ! Astérix ! Obélix ! Venez !

-   Mais ? Que se passe-t-il ? Les Romains nous attaquent ?

-   Les Romains ? Chic, chic, chic ! Dis Astérix, je vais livrer mon menhir, et puis je reviens ! Commencez pas sans moi, hein ! Faites-les patienter !

-   Non, Obélix ! C’est encore plus drôle que les Romains ! C’est Assurancetourix qui veut se présenter au concours de bardes gaulois ! Ah ! Ah ! Ah !

-   C’est vrai, Assurancetourix ? Tu veux te présenter au concours ?

-   Parfaitement, Astérix ! Oui, je veux me présenter, mais j’obtiendrai le Menhir d’Or ! Parce que le jury n’est pas composé d’ignares, de barbares, de forgerons ou de livreurs de menhirs ! J’en ai assez qu’on se moque de moi ! »

 

 

 

 

 

 


 

                Cétautomatix a beau se moquer de lui, le barde Assurancetourix a bien l’intention de se présenter à un concours de chant et de remporter le trophée : un menhir d’or. La compétition a lieu au fin fond de la forêt des Carnutes. Astérix ne veut pas lui laisser prendre le risque d’y aller seul. D’autant plus que s’il chante aussi faux que d’habitude, et on ne voit pas ce qui changerait, les membres du jury sont capables de le massacrer. Armés d’une gourde de potion magique, pour Astérix, Obélix n’en ayant pas besoin, le trio de gaulois quitte le village pour se rendre au concours, sur une route parsemée de brigands… et de Romains.

 

 

 

 

© Uderzo, Goscinny – Albert René

 

 

                Récit publié en 1967 sous forme de livre-disque, Le menhir d’or est une histoire originale qui n’avait jamais connu d’autre publication. A la grande époque, les 33 tours de chez Philips étaient le moyen d’évasion pour les enfants qui ne connaissaient ni les tablettes, ni les vidéos, ni tous les supports omniprésents dans la société des années 2020. Ces grands disques faisaient la part belle aux illustrations. Pour l’occasion, Uderzo en avait réalisés 13, en plus de la couverture. Il fallait donc leur rendre hommage en déterrant cet incunable.

 

 

 

 

© Uderzo, Goscinny – Albert René

 

 

Avant sa disparition en mars dernier, le dessinateur a supervisé la réalisation de cet album. Les couleurs des dessins ont été rafraîchies pour mettre en évidence le trait inégalable d’Uderzo. Pour rajouter des images, des personnages ont été extraits de certaines scènes pour les mettre en plans plus serrés, bonne idée. Mais voilà, car il y a un « mais », la maquette de l’album a massacré une bonne partie des dessins du maître. L’éditeur a tellement souhaité faire un album du même format que tous ceux de la collection que plusieurs illustrations se trouvent coupées par la pliure de la page. Un véritable carnage. Tout ça pour ça, quel dommage ! Il fallait soit l’éditer à l’italienne, soit garder le format 33 tours, même si cela se serait fait au grand dam des collectionneurs.

 

 

 

 

© Uderzo, Goscinny – Albert René

 

 

Il n’en reste pas moins que sans ce travail, on n’aurait jamais redécouvert cette histoire. Rendons justement à César ce qui lui appartient, avec une pointe d’émotion sachant que ce livre restera le dernier sur lequel Uderzo a travaillé.

 

 

 

Enregistrement original de 1967 avec Roger Carel et Jacques Morel dans les rôles d’Astérix et d’Obélix, et une narration de Bernard Lavalette :

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=DKPY13oKjq8

 

 

 

 

Réenregistrement 2020 avec entre autres les voix de Jean-Claude Donda pour Astérix et de Bernard Alane pour la narration :

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=LRCvEt8TLjc

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Astérix

 

Tome : Hors-série - Le menhir d’or

 

Genre : Aventure humoristique

 

Scénario : René Goscinny

 

Dessins : Albert Uderzo 

 

Éditeur : Albert René

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 9,99 €

 

ISBN : 9782864973461

 



Publié le 11/11/2020.


Source : Bd-best


Le seul virus qui passe par lui est celui du rire.  Le chat 23 – Le chat est parmi nous

« - Ma femme est coiffeuse.

- Ah oui ? Et où exerce-t-elle ?

- Sur la tête.

- Pauvre taré, va ! » 

 

 

 

 

 

 

 

                On s’en souviendra de 2020 ! Un milliard d’animaux cramés en Australie, une presque guerre mondiale Iran-USA, une épidémie de coronavirus, la mort de Michou… et surtout le vingt-troisième album du chat. En ces temps troublés où le monde ne sait pas trop vers quoi il se dirige, Philippe Geluck s’érige en sauveur de l’humanité. Pas besoin de rire sous cape, ni derrière un masque. L’humour du chat est nécessaire, bénéfique et salvateur.

 

 

 

 

© Geluck, Dehaes - Casterman

 

 

                Le chat assène vérités que personne ne pense à dire. Il met les gens face à leur bêtise. Il démontre l’absurdité de tautologies ubuesques. Il vaut mieux choisir le verre à moitié vide que celui à moitié plus si, de base, il est beaucoup plus gros. Les poissons n’ont pas d’oreille car sous la mer il n’y a pas de bruit. Pourquoi Jésus, qui a rendu la vue à un aveugle et guéri un paralytique n’a-t-il jamais rien fait pour les cons ?

 

 

 

 

© Geluck, Dehaes - Casterman

 

 

                Peut-on rire du nom des gens ? Voilà une des réflexions récurrentes de l’opus. Picard, Thiers, Négrier,… Devinez si on peut s’amuser de leurs patronymes.  A part ça, la théorie du milieu du saucisson et la reconnaissance des codes-barres n’auront plus de secrets pour vous. Et si on savait que Fumer tue, on apprend que Tuer fume.

 

 

 

 

© Geluck, Dehaes - Casterman

 

 

                Comme pour le volume précédent, on peut aussi faire personnaliser celui-ci. Cette année, vous pouvez avoir votre nom ou celui d’un ami à qui l’offrir sur la couverture, et recevoir l’album chez vous. Rendez-vous sur : https://lechat.com/boutique/fr/

 

                Lisez Le chat est parmi nous, un album pas cher de Philippe Geluck paru aux éditions Casterman. Ça vaut mieux que de pisser dans un Stradivarius.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Le chat

 

Tome : 23 – Le chat est parmi nous 

 

Genre : Humour humain de félin 

 

Scénario & Dessins : Philippe Geluck 

 

Couleurs : Serge Dehaes 

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 11,95 €

 

ISBN : 9782203218475

 



Publié le 10/11/2020.


Source : Bd-best


True comics detective.  L’homme bouc

«  - Elle faisait du jogging ?

-   Non. Elle se baladait.

-   Toujours dans le même secteur ?

-   Les environs sont très jolis.

-   Elle n’a jamais fugué auparavant ?

-   Fugué ? Quelle idée ! Adèle est interne à Limoges… Elle ne rentre que le week-end… Je suis contente d’avoir un peu de compagnie…

-   On peut exclure qu’elle se soit perdue ?

-   Elle a grandi ici…

-   Vous dites que votre chien l’accompagnait ?

-   C’était son chien… Lucky… Je lui avais offert pour ses treize ans… Mais c’est moi qui le garde…

-   Il a disparu, lui aussi ?

-   Oui… »

 

 

 

 

 

 


 

                Adèle a disparu. Ni elle ni son chien ne sont revenus de leur promenade en forêt. Gaëlle Demeter mène l’enquête. La lieutenant dans la gendarmerie interroge sa mère. En fouillant la chambre de la lycéenne de dix-sept ans, l’enquêtrice trouve comme seul maigre indice un attrape-rêve lugubre orné d’un crâne d’oiseau. Epaulée par son collègue de brigade Damien Fabre, Gaëlle va tenter de résoudre l’énigme. Elle va faire appel à Blanche, une amie chamane, afin de se pencher avec elle sur ce mystère aux frontières de l’occultisme.

 

 

 

 

© Corbeyran, Morinière - Robinson

 

 

                Pour son quatre centième album, Eric Corbeyran signe un thriller angoissant. Le scénario pourrait faire l’objet d’une saison de la série HBO True Detective. Un duo d’enquêteurs, des meurtres ou des disparitions et un univers sombre, Corbeyran applique la recette efficace d’une histoire qu’on ne peut arrêter avant la fin.

Gaëlle n’est pas une enquêtrice lambda. Elle a un passé, des troubles et des failles. On ne sait pas tout de ses relations passées avec Blanche. Elle n’est pas une super-héroïne. Elle demande de l’aide si elle se trouve confrontée à des problèmes qui ne sont pas dans ses cordes. Elle est tout simplement humaine, et donc parfaitement crédible.

 

 

 

 

© Corbeyran, Morinière - Robinson

 

 

Corbeyran sème des indices d’ambiance. La chambre d’Adèle est décorée de posters entre autres de Radiohead, de Kurt Cobain et de Beyonce, dont on pourrait faire la bande son de l’album. Le livre de S-F Le maître des illusions de Tanith Lee, dans la collection Le Dit de la Terre Plate, est dans la table de nuit de la jeune fille. Dans cette histoire, un prince traite les hommes comme des jouets. Le parallèle est assumé avec L’homme bouc.

 

 

 

 

© Corbeyran, Morinière - Robinson

 

 

C’est justement le dessin d’un homme à tête de bouc dans un Artbook d’Aurélien Morinière qui a donné l’idée du scénario à Corbeyran. Le limousin de résidence de Morinière sert de décor au thriller qui en est issu. Le dessinateur, pour qui Le Horla a été un choc de lecture, illustre ce récit aux ambiances fantastico-forestières, où on ne sait jamais si on va tomber du réel à l’irrationnel… ou pas.

Les personnages de Morinière sont dans la filiation Guérineau tandis que ses décors lorgnent plus vers Charlie Adlard. Le traitement en niveau de gris accentue le côté lugubre des événements. Un cahier graphique clôt l’album et permet au dessinateur d’exposer son talent dans de grandes images.

 

 

 

 

© Corbeyran, Morinière - Robinson

 

 

L’homme bouc est de ses histoires dont il ne faut rien dévoiler pour mieux être surpris par les virages successifs que prend le scénario. Les amateurs de David Fincher et de Jonathan Demme s’y retrouveront dans une ambiance glauque et mystique avec un final à la Blair Witch laissant des mystères apparents et amenant à un climax jusqu’à la dernière planche.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : L’homme bouc 

 

Genre : Thriller 

 

Scénario : Eric Corbeyran 

 

Dessins & Niveaux de gris : Aurélien Morinière 

 

Éditeur : Robinson

 

Nombre de pages : 192 

 

Prix : 29,95 €

 

ISBN : 9782017044574

 



Publié le 09/11/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4309 -  11 Novembre 2020

 

 

Le mythe Télémaque

 

 

 

 

 

 

 

 

On se rappelle de la chanson générique : Ulysse revien-en-ent ! Chez Spirou, c’est Télémaque revien-en-ent ! Quel plaisir de retrouver cette revisite mythologique signée Kenny Ruiz et Kid Toussaint. Le retour de l’épopée sera-t-il possible ?

 

            Vous aimez découper ? Un poptastic Black Squaw est là pour vous déconfiner. Vous préférez lire des récits complets ? Suivez la vie de la Family Life et lisez La bonne pêche, histoire de l’excellent auteur Nicoby !

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Mathieu, Yann, Henriet – Dupuis

 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Ministère secret (Le)

Télémaque : L’impossible retour

 

 

Récits complets :

 

Cédric : La première fois

Family life

La bonne pêche (Nicoby)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Aliens explorers

Capitaine Anchois

Comme des bêtes

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliott au collège

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Kid Paddle

Maz le canard furibard (La pause-cartoon)

Millborough (La pause-cartoon)

Nelson

Strip dont vous êtes la star (Le)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Jorge Bernstein

En direct du futur : Family life (Jacques Louis)

Interview : Kid Toussaint

Jeux : Télémaque, ça balance pas mal à parte (Garouste)

Spirou et moi : Floris

Oncle Pop (L’) : Mythologie grecque

 

 

Supplément abonnés :

Poptastic : Black Squaw

 

 

 

En kiosques et librairies le 11 novembre 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 



Publié le 08/11/2020.


Source : Bd-best


Prendre la mesure de ses talents et la responsabilité de son bonheur.  Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une

«  - L’Abbé Pierre disait : « Nous avons autant besoin de raisons de vivre que de quoi vivre. » Tout cela a beaucoup d’importance. Les maux de l’âme ne sont pas à prendre à légère. A vous écouter parler, je crois même savoir de quoi vous souffrez.

-   Ah, oui, vraiment.

-   Vous souffrez probablement d’une forme de routinite aiguë.

-   Une quoi ?

-   Une routinite aiguë. C’est une affection de l’âme qui touche de plus en plus de gens dans le monde, surtout en Occident. Les symptômes sont presque toujours les mêmes : baisse de motivation, morosité chronique, perte de repères et de sens, difficulté à être heureux malgré une opulence de biens matériels, désenchantement, lassitude, …

-   Comment savez-vous ça ?

-   Je suis routinologue. » 

 

 

 

 

 

 


 

                Par un soir pluvieux, en rentrant du travail, Camille, working girl trentenaire, fait une sortie de route. Ça n’est pas bien grave, mais la voiture est dans le fossé et, comme un fait exprès, il n’y a pas de réseau. La voilà contrainte de sonner à la première maison venue. Elle va y rencontrer Claude. Il est routinologue. Sorte de coach mental, de psy particulier, il va l’aider à débroussailler le chemin de son existence, à sortir de la routine, à revoir sa vision sur son destin et sur les autres. Pour cela, Camille va devoir tout d’abord porter un regard sur elle et faire un travail introspectif.

 

 

 

 

© Lylian, Ruffieux, Giordano – Soleil

 

 

                Quand Raphaëlle Giordano publie en 2015 le roman Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, elle était loin de se douter qu’elle atteindrait trois millions de lecteurs. Avant son adaptation cinématographique, ce succès ne demandait qu’à être transposé en bande dessinée.

 

                Graphiste de formation, après échec et burn-out, Raphaëlle Giordano se lance dans le coaching créatif, puis dans l’écriture avec pour concept, comme elle le dit elle-même, d’« explorer des thèmes au plus proche de l’humain, et partager des idées qui puissent donner du sens, créer des déclics, faire du bien… ». Giordano est devenue une philosophe de la vie, pour le plus grand bien de ses lecteurs.

 

 

 

 

© Lylian, Ruffieux, Giordano – Soleil

 

 

                En adaptant cette histoire, Lylian, qui connaît la difficulté de ta tâche puisqu’il a déjà transposé La quête d’Ewilan de Pierre Bottero, était attendu au tournant. Il réussit à conserver la force des sentiments tout en s’appropriant le récit. Bien que Raphaëlle Giordano lui en ait laissé la totale liberté, il ne trahit jamais l’autrice en marchant sur ses pas. Lylian ne rabote rien, ou pas grand-chose, il prend son temps : l’album dépasse les deux cents planches.

 

                Sophie Ruffieux s’empare du récit et s’efface discrètement pour permettre à l’histoire d’être celle de tout le monde. Son trait girly-réaliste est idéal pour que le roman dessiné atteigne son objectif : se sentir concerné, et savoir que chacun possède en soi une solution pour faire quelque chose de bien de sa vie. Ruffieux est en quelque sorte l’obstétricienne de l’aventure. Giordano l’a conçue, Lilian l’a portée, elle l’a accouchée.

                La planche dans laquelle Camille s’imagine en Isabelle Huppert est un exercice d’expressions graphiques à retenir.

 

 

 

 

© Lylian, Ruffieux, Giordano – Soleil

 

 

                A la question : Quel intérêt de traduire en BD une histoire qui a déjà eu tant de lecteurs ?, on peut répondre par une autre : Pourquoi ne pas faire du bien à un nouveau public et à encore plus de monde ? Cet album est de ceux qui peuvent éviter des heures de psy, se donner de la force psychologique et, ne le négligeons pas, passer un bon moment de lecture.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

Laurent Lafourcade & Raphaëlle Giordano

 

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une 

 

Genre : Feel good story 

 

Scénario : Lylian 

 

D’après : Raphaëlle Giordano 

 

Dessins & Couleurs : Sophie Ruffieux 

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 204 

 

Prix : 21,50 €

 

ISBN : 9782302083189

 



Publié le 07/11/2020.


Source : Bd-best


Planète Germinal.  Charbon 1 – L’espoir

«  - Alors, Apollo, tu n’as pas entendu la sirène ? Ton père va s’inquiéter. Tu as pu vérifier les couloirs d’aération de la zone sept ?

-   Oui, Monsieur Kloups, rien à signaler sur la partie Est. Demain, je ferai ceux du Sud qui ont l’air en bien mauvais état.

-   Ça ne m’étonne pas. La zone Sud, c’est le coin des ouvrières et des ouvriers qui travaillent pour le palais. Ils ne font pas d’efforts en haut lieu pour améliorer leur oxygène. Enfin, quand je parle d’oxygène, je devrais plutôt parler de ce maudit Ziblom X.

-   Mais avant la création de ce gaz artificiel, on achetait l’oxygène à quelle planète ?

-   Mon pauvre Apollo, tu n’as malheureusement pas connu l’époque où notre planète fabriquait elle-même le fameux oxygène. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                La planète Charbon ne produit plus d’oxygène. Et pour cause, la nature a totalement disparu. Plus d’arbre, plus de fleurs,… Il en reste des témoignages dans des livres, mais l’empereur Toxico les a interdits. Ceux qui jadis ont tenté de sauver des arbres ont échoué dans les prisons du palais.

                Contrairement à son père qui respire de la poussière de charbon dans les mines à longueur de journée, le jeune Apollo travaille à l’abri dans les couloirs d’aération. Un jour, Apollo trouve quelque chose de bien étrange. Monsieur Kloups lui apprendra que c’est…une feuille !

 

 

 

 

© Colline – Paquet

 

 

                Dans une ligne claire mise en scène dans un univers sombre, Michel Colline signe une histoire pleine d’humanité. Alors que pour ses personnages, l’avenir s’annonce comme un éternel Germinal, l’auteur leur offre un espoir. Charbon est une fable écologique. La politique en prend pour son grade. Toxico est un empereur d’opérette. Il veut tout gérer mais on s’aperçoit vite que sa femme a bien plus de poigne que lui. C’est peut-être pour cela qu’aux yeux de tous il veut paraître inflexible. Le couple dirigeant a une fille, Asila. Les chemins d’un môme du peuple et celui d’une enfant née avec une cuillère d’argent dans la bouche vont-ils se croiser ?

 

 

 

 

© Colline – Paquet

 

 

                L’histoire de Michel Colline est de celles qui auraient trouvé une place de choix à la grande époque du journal Tintin. C’est une aventure à auteur d’enfant intrépide. Les yeux des personnages, grands ovales noirs, laissent transparaître des émotions inattendues. Colline prouve que de simples « masses » bien orientées peuvent faire plus d’effets que des représentations alambiquées ou surchargées. Colline admire Chaland. Bravo fait partie de ses influences, tant dans le graphisme que dans l’histoire. Et le nom du rat, Anthracite, n’est-il pas un clin d’œil bien pensé à Macherot dans cet univers charbonneux ?

 

 

 

 

© Colline – Paquet

 

 

                Charbon s’annonce comme un diptyque. Après L’espoir, on attend La révolte. Bien que l’on soupçonne ce qui va s’y passer, le traitement qu’en fera Michel Colline est attendu avec émotion.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=kWV34gnZrhU&fbclid=IwAR2f2DC3zA_nE1ZUhFTrZmBWPfKM96XxheVlniNrrC7RFiPwGAoVGt4rIxU

 

 

 

 

 

 

 

Série : Charbon

 

Tome : 1 – L’espoir

 

Genre : Aventure 

 

Scénario & Dessins : Michel Colline & Valentina Grassini 

 

Couleurs : Michel Colline 

 

Éditeur : Paquet

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 14 €

 

ISBN : 9782889325788

 



Publié le 06/11/2020.


Source : Bd-best


1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


©BD-Best v3.5 / 2020