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Très grande aventure pour toutes petites héroïnes.  Les Schtroumpfs et le village des filles 5 - Le bâton de Saule

 

« - Saule a vaincu la plante !

- Merci de m’avoir sauvée !...

- Je… Je…

- Saule ?! Regardez ! Elle a été blessée par la plante !!

- Il faut schtroumpfer quelque chose, vite !! »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Lors d’une cueillette en forêt, Menthe se fait attaquer par une drôle de plante à gros bulbe et feuilles bizarres, avec comme du duvet rose poilu. En allant lui porter secours, Saule, la grande schtroumpfette, est blessée et son bâton se brise. C’est la cataschtroumpf ! Lui seul pouvait aider à sa guérison. Il faut en resculpter un et le tremper dans l’eau de la source du pays des Pierres schtroumpfantes. Menthe est prête à aller jusqu’au bout du monde pour sauver sa cheffe. Ses amies ne vont pas la laisser partir seule. Tempête et Bouton d’or décident de l’accompagner. Les voilà embarquées à dos d’araignée dans une mission où elles vont affronter les plus grands périls.

 

 

 

 

© Cagniat, Parthoens, Culliford, Maddaleni - Le Lombard

 

 

                Luc Parthoens et Thierry Culliford lancent leurs héroïnes dans un triptyque. Voilà les filles du village embarquées dans une grande aventure au format XXL, l’occasion pour les auteurs de développer les personnages et leur univers parallèle à celui de leurs homologues masculins que nous connaissons bien. Cette première partie pose les bases de l’histoire et déclenche l’expédition. C’est un peu la « communauté de l’anneau » des schtroumpfettes. Il leur faudra traverser un champ de champignons prouteurs, franchir les Monts-Hurlants, puis se sortir d’un labyrinthe de pierres miroirs. La route est longue et périlleuse. Parthoens et Culliford prennent leur temps sans pour autant délayer leur histoire.

 

 

 

 

© Cagniat, Parthoens, Culliford, Maddaleni - Le Lombard

 

 

                Au dessin, Laurent Cagniat confirme son aisance dans l’univers de Peyo. Il propose des cadrages et des points de vue plus variés qu’à l’accoutumée chez les petits lutins bleus. D’une bourrasque de vent à une envolée de chauves-souris, Cagniat dynamise la série dans une dimension qui se développe. Quand on pense au mini-récit des Schtroumpfs noirs qui a donné naissance à la collection, on mesure le chemin parcouru pour cet univers dont chaque époque a son charme.

 

 

 

 

© Cagniat, Parthoens, Culliford, Maddaleni - Le Lombard

 

 

                Dans quelques mois, on retrouvera Menthe et ses compagnes de voyage dans « L’île vagabonde ». Un rythme de parution plus serré pour les épisodes du triptyque serait le bienvenu.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 


 

Série : Les Schtroumpfs et le village des filles

 

Tome : 5 - Le bâton de Saule 

 

Genre : Aventure schtroumpfante  

 

Scénario : Thierry Culliford & Luc Parthoens

 

Dessins : Laurent Cagniat

 

D’après : Peyo 

 

Couleurs : Paolo Maddaleni 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782808203456

 

 

 



Publié le 19/05/2022.


Source : Bd-best


Quand un solo pour un duo constitue un trio indissociable.  Jacobs, Blake & Mortimer - Les pièges diaboliques

 

« Lire les albums de Blake & Mortimer, c’est plonger en abyme dans la vie de Jacobs ; une vie tourmentée, déchirée, meurtrie. S’y devine le portrait d’un homme en ruines, un homme décollé de son temps, un homme harcelé par les désillusions. (…) Derrière chaque récit, Jacobs est omniprésent. Sous son œuvre, il faut deviner sa vie. C’est dans cette perspective que cet ouvrage se propose de relire Les aventures de Blake et Mortimer. »

 

 

 

 

 

 


                Il est des auteurs indissociables de leurs œuvres. Si Tintin n’est rien sans Hergé, si Gaston est un double de Franquin, si Corto Maltese n’est plus lui sans Hugo Prat, Blake et Mortimer, bien qu’ils aient été repris, sont les héros de papier d’un seul homme : Edgar P. Jacobs. Père fondateur de la bande dessinée moderne, il a contribué à l’éclat de la bande dessinée dans un âge d’or qui aura dépassé les limites de l’espace et du temps. Parlons en du temps. C’est le sujet principal de captivant ouvrage d’étude signé Xavier Mauméjean et Nicolas Tellop.

 

                Une introduction raconte dans ses grandes lignes la vie de Jacobs, et notamment la transition entre le deuil d’une carrière de chanteur d’opéra et la naissance de l’auteur de bande dessinée. L’autobiographie de Jacobs avait un titre explicite : Un opéra de papier. Revenant avec amertume sur sa carrière avortée de baryton, sur ses années de vache enragée, il démontre que ses deux passions sont intimement liées. L’essai est ensuite divisé en deux parties distinctes : Temps, puis Ruines.

 

 

 

 

© Aedon

 

 

                Temps aborde la notion de temporalité dans la vie et l’œuvre de Jacobs. La bande dessinée est un art qui dépend de l’espace et du temps. Album après album, Mauméjean et Tellop développent la façon dont ce second concept a dominé l’ensemble de la bibliographie de Jacobs. Emerge bien sûr Le piège diabolique et ses voyages spatio-temporels. Mais ce n’est que l’arbre qui cache la forêt. Entre destruction d’un monde moderne, amnésies ou mécanismes de reconduction, chaque album engage le temps dans son processus de création. L’analyse est pointue. Les références cinématographiques et littéraires sont pléthoriques. Entre réminiscences et reviviscences, les remémorations naviguent de souvenirs fortuits en choix de résiliences pour les personnages. Les auteurs démontrent que l’œuvre de Jacobs est une achronie, autrement dit est située hors du temps, de la durée et du discontinu. Elle s’inscrit dans l’intemporel et le continu, comme dans un temps parallèle.

 

 

 

 

© Aedon

 

 

                Ruines traite de la façon dont Jacobs se représentait sa vie. La vie d’auteur de bande dessinée de Jacobs repose sur les ruines de celle de chanteur lyrique. Est-ce pour cela que le final de chacune des aventures du duo annule le récit qui vient d’être vécu ? La destruction revient comme un rituel dans les aventures de Blake et Mortimer, sous diverses formes : destructions de mondes (L’espadon, L’Atlantide), accidents (Marque jaune, SOS météores), triomphe des ténèbres (Grande pyramide), ...

 

                Xavier Mauméjean et Nicolas Tellop font une analyse introspective par un biais inédit et envoûtant. On découvre ainsi que, comme le souligne le titre de l’essai, la vie et l’œuvre d’Edgar P. Jacobs ont été parsemées de pièges diaboliques. S’il a connu la gloire essentiellement après sa mort, il laisse une œuvre magistrale dont toutes les reprises, même si certains albums sont fort honorables, n’arrivent pas à la cheville de l’original.

 

 

 

 

© Aedon

 

 

En complément de ce livre, on ne peut que conseiller lire Le Mystère Edgar P.Jacobs, livre signé Jean Knoertzer aux éditions Maïa, afin de pénétrer dans l’intimité du maître, visiter sa maison, partir en vacances et admirer des expositions avec lui, à travers de nombreuses photos inédites et documents, de découvrir sa vie et ses projets, ainsi que la bibliographie signée Benoît Mouchart & François Rivière : Edgar P.Jacobs, un pacte avec Blake et Mortimer.

 

  

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Jacobs, Blake & Mortimer - Les pièges diaboliques 

 

Genre : Ouvrage d’étude 

 

Auteurs : Xavier Mauméjean & Nicolas Tellop

 

Éditeur : Aedon

 

Collection : Le club de la bande dessinée

 

Nombre de pages : 120

 

Prix :  9,90 €

 

ISBN : 9791096613106

 

 

 

 



Publié le 19/05/2022.


Source : Bd-best


Le club des 6.  La clique 1 - La clique passe à l’attaque

 

« - Mais !? Je t’ai jamais vu, toi… T’es nouveau aussi ?

- Oui, c’est mon premier jour…

- Et comment tu t’appelles ?

- Hugo, sans « r » !

- Beuh… Y’a pas de « r » dans Hugo…

- Ben non, c’est ce que j’ai dit... »

 

 

 

 

 

 

 

                Plus vraiment une crèche, pas encore une école. Voilà le lieu qui accueille les bambins si attachants de la clique. Téa est l’intellectuelle de la bande. Elle sait tout sur tout, ou presque, et rêve de porter un appareil dentaire. Son petit frère Jojo porte encore la couche. Il n’est pas encore propre et le fait savoir. Max est le « grand » du groupe. Lunettes noires et chemise hawaïenne, on sait qu’il va déjà à l’école, comme Tim, le casse-cou au casque américain fou de vitesse. Il y a aussi Nénette, véritable licorne dansante, et La Zouille, ventre sur pattes pour qui Téa est un modèle.

 

 

 

 

© Sti, Eparvier - Glénat

 

 

                Hervé Eparvier constitue une nouvelle bande de gamins qui font leurs premiers pas dans la vie en autonomie. On suppose qu’on est dans une garderie car certains enfants vont à l’école (ils parlent de la maîtresse) et d’autres portent encore la couche. Il y a la cantine. Entre crottes de nez et spaghettis bolognaises, on va s’en mettre plein la panse. Il y a la récré, avec bac à sable, panier de basket et tourniquet.

 

 

 

 

© Sti, Eparvier - Glénat

 

 

                Après quelques années où on l’a plus lu en tant que scénariste, Sti revient à ses premières amours : le dessin. On retrouve avec plaisir son graphisme rond et enfantin dans lequel il a simplifié les décors pour aller à l’essentiel. Les personnages de Sti sont drôles au premier regard. On a tout de suite envie de faire partie de leurs amis.

 

 

 

 

© Sti, Eparvier - Glénat

 

 

                Il y a des BD classiques tous publics (Boule et Bill, Les Schtroumpfs, …). Il y a celles sans textes pour ceux qui ne savent pas encore lire (Petit Poilu, Esope le loup,…). Il manquait encore quelque chose pour les enfants qui commencent à entrer en lecture. Sti et Eparvier s’engouffrent avec talent dans le créneau. 

               

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : La clique

 

Tome : 1 - La clique passe à l’attaque

 

Genre : Humour 

  

Scénario : Hervé Eparvier

  

Dessins & couleurs : Sti 

 

Éditeur : Glénat

 

Collection : La collec’

 

Nombre de pages : 80 

 

Prix : 9,90 €

 

ISBN : 9782344048412

 

 

 



Publié le 19/05/2022.


Source : Bd-best


Vivre dans la clandestinité.  Le réseau Papillon 6 - Une guerre sans fin

 

« - Cela fait des semaines qu’on se cache dans la forêt.

- On meurt de faim…

- Je m’en doute. Venez, il ne faut pas rester là. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Aux alentours de Flers, Mars 1942. André retrouve un groupe de résistants caché en forêt. Son poste-émetteur est cassé. Il n’a pas pu donner de nouvelles depuis plusieurs jours. Les boches ratissent les bois. Il faut changer de planque. Bien sûr, ils vont pouvoir rester quelques jours dans l’ancienne cabane du réseau Papillon, mais la solution n’est que provisoire. En attendant, il faut trouver de la nourriture. Difficile quand les nazis n’arrêtent pas de réquisitionner chez les paysans. Alors quand l’une des réfugiées tombe malade et qu’il faut absolument trouver un médecin, la situation se complique encore plus…

 

 

 

 

© Otéro, Dumanche - Jungle

 

 

                Ce sixième épisode du réseau Papillon raconte la vie dans la clandestinité des résistants. Il était plus aisé de se cacher dans les bois qu’en ville. On l’a vu dans l’excellente série télévisée Un village français. Revers de la médaille, il fallait vivre avec les aléas de la nature : le froid, les intempéries, les bêtes sauvages, … Le soutien des paysans locaux était primordial pour  aider les maquisards à survivre en échappant aux autorités. On le voit également dans l’album, la vie en ville était rude pour les habitants dans les zones occupées. La population vivait dans la misère car les allemands profitaient de leurs biens et de leurs productions. Les tickets de rationnement ne concernaient pas que la nourriture, mais aussi le charbon et les vêtements. On apprend également dans l’histoire quelque chose que l’on savait peu. Certaines zones de résistance étaient si bien organisées qu’il existait par endroit des hôpitaux du maquis où étaient soignés en cachette des blessés.

 

 

 

 

© Otéro, Dumanche - Jungle

 

 

                Franck Dumanche et Nicolas Otéro font du Réseau Papillon une chronique d’Histoire. Chaque épisode nous en apprend plus sur la vie quotidienne des français pendant la période la plus trouble de l’Histoire de l’humanité. On vit et l’on vibre avec Chef, Princesse, Doc, Bouboule et L’instit. Le carnet documentaire signé François Mathivet montre que tout ce qu’ils ont vécu était malheureusement la triste réalité.

 

 

 

 

© Otéro, Dumanche - Jungle

 

 

                Loin d’être en concurrence, la série est complémentaire avec Les enfants de la Résistance. On reverrait d’un cross-over permettant aux jeunes héros de se rencontrer.

 

               

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Le réseau Papillon

 

Tome : 6 - Une guerre sans fin

 

Genre : Aventure historique 

 

Dessins : Nicolas Otéro 

 

Scénario : Franck Dumanche

 

Couleurs : 1ver2anes 

 

Éditeur : Jungle

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9782822235624

 

 

 



Publié le 19/05/2022.


Source : Bd-best


Les héros d’une jeunesse bretonne.  Hoëdic !

 

 « - Imagine que tu rencontres le dessinateur Gos, en librairie, tu lui dis quoi ?

- J’adore ce que vous faites !

- Et si c’est M’sieur Maurice, en dédicace ?

- Je suis super fan de ce que vous faites !

- Et si c’est Walthéry ?

- J’adore… les jambes de Natacha ! Ha Ha Ha ! Et toi, Bubu, si tu croises Anne ?

- Hein ?!! Heuuu... »

 

 

 

 

 

 


                Années 70, Teddy, Bubu, Anne, Franck et leurs potes sont élèves d’un collège de Bretagne. Bubu est fan de maquettes et de BD. Il est amoureux d’Anne, un peu comme tout le monde. Elle voudrait l’ouvrir à l’écologie et aux problèmes de société, mais il est tout le temps le nez dans ses bouquins. Ses modèles sont Blueberry et Archie Cash. Teddy est lui aussi un dévoreur de BD. Sa bible, c’est Spirou. Il en pince pour Natacha. Par-dessus tout, son dessinateur préféré est Maurice Tillieux, l’auteur de César et surtout de Gil Jourdan. Teddy ne lit pas que ça. L’empire des 1000 planètes, de Valérian, est l’un de ses albums de chevet. Franck, lui, a déjà une mobylette et lit L’écho des savanes. C’est un peu le grand frère idéal. Tout ce petit monde va vivre les seventies, au rythme du collège et de l’actualité, pas toujours rose.

 

 

 

 

© Bazile, Stibane - Editions du Tiroir

 

 

                Le passage de l’enfance  à l’adolescence est un cap compliqué à passer. C’est l’heure des premières amours, des premières sensibilisations aux actualités et à la politique. On prend conscience qu’on grandit et que le monde avance. Les parents ne sont pas toujours compréhensifs. Ils sont dans leurs bulles de fatalité. Alors, quoi de mieux que les héros et héroïnes de bande dessinée pour s’évader dans des univers parallèles ? A travers Bubu, Bazile se souvient de son enfance, des matins d’hiver à la Lenorman. Il revoit ses rêves d’îles où il fait toujours beau, où tous les jours sont chauds, avec Le Flagada, Tif et Tondu, Gaston, Sophie, les Schtroumpfs et tous les autres. Un jour, la prof de français rendit les rédactions. Franck avait choisi d’écrire sur Hoëdic, une île proche qui semble particulièrement lui tenir à cœur. C’était si beau que la prof en a lu des passages à la classe. Hoëdic, c’est le rêve à quelques encablures, une centaine d’habitants et pas une seule auto. Ça serait le décor parfait pour une histoire de Tillieux.

 

 

 

 

© Bazile, Stibane - Editions du Tiroir

 

 

                Hêdic ! Ohédic ! Heüdic ! Wêdic ! Whöödic ! Bubu a toutes les peines du monde à prononcer le nom de l’île. Peut-être doit-elle rester imaginaire… L’album de  Bazile est un hommage à toute cette BD des années 70, fin d’un âge d’or  incroyable, peut-être le plus bel hommage qu’il n’y ait jamais eu. C’est aussi une ode à l’imaginaire. Hoëdic démontre aussi comment se construit la personnalité d’un adolescent, entre une marée noire et un deuil… On grandit, on vit, on meurt… Oui, on meurt. On se croit invincible mais le destin ne regarde pas l’âge de ses victimes. A côté, il faut continuer à vivre...

 

 

 

 

© Bazile, Stibane - Editions du Tiroir

 

 

                « Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve. » Cette citation issue du Petit Prince de Saint-Exupéry irait très bien à Bubu, qui a rêvé, comme d’autres, toute son enfance grâce aux plus grands héros de BD. Hoëdic ! est la chronique d’une jeunesse qui s’enchante pour ne pas être désenchantée. Un des meilleurs albums de l’année. Imagine que je croise le dessinateur Bazile, en librairie,… Je lui dis : J’adore ce que vous faites !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Hoëdic ! 

 

Genre : Souvenirs de jeuness 

 

Scénario & Dessins : Bruno Bazile 

 

Couleurs : Stibane

 

Éditeur : Editions du Tiroir

 

Collection : Roman

 

Nombre de pages : 144

 

Prix : 18 €

 

ISBN : 9782931027486

 

 

 



Publié le 19/05/2022.


Source : Bd-best


Un mot, un geste, une attitude, un regard ... Ces petits riens qui changent tout

 

J’ai découvert l’existence de cet album le 10 mars dernier. Par un post de Jérôme Félix sur Facebook. Il nous expliquait le « plaisir » qu’il avait de créer une couverture d’album … qu’il devait changer ensuite car « ses » amis libraires l’avaient … disons …

Sa conclusion était, à cet instant, « faites des albums mais pas des couvertures ! ».

Bref, c’était avec beaucoup de curiosité que j’attendais sa sortie afin de savoir si cela allait changer mon avis dessus ! Si la couverture est évidemment essentielle pour attirer le lecteur, comme le titre d’ailleurs, les 3 noms d’auteur le sont tout autant … Et nous ne sommes pas déçus, bien au contraire de cette association. Un album qui sent le feel-good, la détente et le relax.

 

 

 

 

 

 

Inspiré d’un moyen-métrage tourné avec les habitants de Blainville-sur-Orne, un village normand, Jérôme Félix et Dominique Legeard ont pondu un scénario vrai, touchant, ampli d’émotions et de vécu.

Pour dynamiser une fête de village, quelle excellente idée que de tenter un record du monde : celui du plus grand puzzle ! Encore faut-il que tout le monde s’y attèle ! 30.000 habitants à motiver pour Roger ! Pas une mince affaire quand de plus on est timide. Pourtant, voilà que toute la commune s’y met, chacun apportant ses compétences, ses talents, mais également ses humeurs ou espoirs. C’est aussi l’occasion pour certains de se découvrir … dans les 2 sens du terme … à eux-mêmes et aux autres !

 

 

 

 

 

© Legeard – Félix – Janolle – Daviet - Bamboo

 

 

 

Comme pour Isa, la baby-sitter de Roger qui se découvrent 2 prétendants, Hippolyte, l’instit’ de village, et son skipper de fiancé rêvant de grand large, sa grand-mère a bien du travail à jouer les entremetteuses ! ou encore, les relations humaines vont parfois prendre un fameux coup de fraîcheur. On en sourit, on en rigole parfois en se laissant emporter aisément de page en page. Et le pire là-dedans, c’est que Roger, à l’initiative du projet … Non, je vous laisse le découvrir par vous-même !

 

 

 

 

 

© Legeard – Félix – Janolle – Daviet - Bamboo

 

 

Et le dessin est à l’image du scénario, doux, gentil, tendre, joyeux et rond. Et dire que c’est via une annonce postée sur Facebook qu’Alain Janolle a été « engagé » pour ce projet !

Plutôt connu pour ses séries de SF telles Babel, H.O.P.E., Nemesis ou Fédération, Janolle a réussi ce défi d’adoucir son trait au point d’y faire transparaître toute la tendresse du scénario.

 

 

 

 

 

© Legeard – Félix – Janolle – Daviet - Bamboo

 

 

 

Bref, romantique à souhait et sentant bon la chaleur humaine, jouissif même, « Ces petits riens qui changent tout » est surtout une petite perle qui changera certainement votre regard d’une journée pourrie ou d’une actualité désespérante.

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Titre : Ces petits riens qui changent tout

 

 

Genre : Tranche de vie

 

 

Éditeur: Bamboo

 

 

Collection : Grand angle

 

 

Scénario : Dominique Legeard – Jérome Félix 

 

 

Dessin : Alain Janolle

 

 

Couleurs : Véra Daviet

 

 

Nombre de pages : 65 

 

 

Prix : 16,90 €

 

 

ISBN : 9782818975657



Publié le 18/05/2022.


Source : Bd-best


Waterloo BD Festival Virginie Vertonghen donne vie aux NemoS de la BD

 

 

 

Dans le cadre du WBDF, Virginie Vertonghen a réalisé les statuettes des NemoS (en étain), sur base d’un dessin réalisé par Frank Pé. La capsule publiée ci-dessous nous donne l’occasion de mieux la découvrir, ainsi que son métier.

 

 

 

 

 

 

Pour en savoir plus, regarder la vidéo ci- dessous

 

 

 

 

 

 

Propos recueillis par Thierry Ligot

 

Images : Axelle Coenen

 

Mise en ligne : Alain Haubruge




Publié le 17/05/2022.


Source : Bd-best


Le plus beau cadeau de la vie ... L'année zéro

 

 

 

La fête des pères approchant, il aurait été dommage de ne pas s’arrêter à l’un ou l’autre album les mettant à l’honneur ! Quoi de mieux pour rappeler à tous les papas les plaisirs et surprises, les doutes, les questionnements, mais également les souvenirs de leurs longues nuits de première année dans leur plus beau rôle : celui de père !

 

 

 

 

 

 

 

Si la période de la grossesse est plus « savoureuse » ou « intense » pour la maman (je sens que je vais me faire des « amies »), elle peut aussi l’être pour les papas … Les débuts de paternité, voire même de l’idée de paternité, ne manquent en général pas de charme ! Dans toute relation amoureuse sincère, il y a forcément un jour la question : « Veux-tu avoir un enfant ? » … « Voulons-nous avoir un enfant ? » … « Et moi, est-ce que je veux en avoir un ? »

 

 

 

 

 

© Meeuwsen – Éditions Anspach

 

 

Ce récit démarre donc gentiment par une promenade familiale. Frenkel, sa compagne Zaza et leur tout jeune fils profitent de ce moment à trois lorsque l’idée lui vient de mettre en BD sa première année de « papa ». Conseil de Zaza, le faire immédiatement afin de ne rien oublier. Le temps passe si vite et les bébés grandissent tellement rapidement !

 

 

 

 

 

© Meeuwsen – Éditions Anspach

 

Retour en arrière ! Quelques années plus tôt, le seul but dans la vie de couple de Frenkel était simplement de vivre pleinement aux côtés de Zaza. Pas de contrainte, ni d’obligation et donc … pas de bébé ! Mais voilà, avec le temps, la routine amenant une certaine monotonie, un questionnement apparaît … Quelques rêves bizarres également, difficilement interprétables … Et un jour, il est prêt ! « Oui, je veux avoir un bébé ! »

Commence alors pour chacun le temps des doutes, des questions, des inquiétudes … sur son âge, sa capacité à être un bon père, une bonne mère, de bons parents …

Père à 50 ans ! Pas forcément facile … Mère à 30 ans ! C’est le bon âge …

Vient ensuite la grossesse … période remplie de joies, de curiosités, de découvertes mais aussi de moments plus pénibles … où Frenkel ne peut qu’être là, impuissant aux douleurs, nausées, … de Zaza.

 

 

 

 

© Meeuwsen – Éditions Anspach

 

 

 

Après 9 mois, c’est la naissance, les nouvelles joies accompagnant les contraintes, plaisirs des nuits blanches, des soins, des langes, … ou les barrières désormais inévitables. Bref, tout ce qui rend cette aventure de la paternité tellement unique !

 

 

 

 

 

© Meeuwsen – Éditions Anspach

 

 

 

 

Frenk Meeuwsen, cet amoureux du Japon et de sa culture, nous invite ici à suivre chacun de ces instants, échanges, … Tel un paparazzi, nous sommes là, témoin de son cheminement intérieur, de ses expériences, de cette vie nouvelle qui s’ouvre, s’offre à lui.

Une merveilleuse « épopée » intimiste dans les méandres d’une année zéro divisée en 4 parties : l’avant avec « la » décision, la grossesse, l’accouchement et enfin la vie à 3 « année 1 ».

 

Cependant, malgré le sujet authentique et personnel, le style reste léger avec ses traits d’humour, d’ironie. On sourit à certaines pages en se mettant à la place de Frenkel face à ses états d’âme. En dehors de l’intime ou des moments forts, les réactions de son entourage, de ses amis, la visite des copains à l’hôpital avec leurs commentaires, sa culpabilité d’abandonner Zaza, pendant la grossesse, afin d’aller boire un verre au bistrot ou d’enfin y retourner après la naissance, … Tous ces instants, teintés d’émotions, décrits de façon si bienveillante ! Chaque papa peut s’y retrouver, se revoir à cette période de sa propre vie !

Quant au dessin, au rythme, aux couleurs, l’ensemble s’harmonise idéalement avec l’ambiance du récit. Une semi-autobiographie du point de vue du père, et non de la mère pour une fois, dans un style graphique précis, allant à l’essentiel.

 

Un tel événement marque une vie, cela valait bien ce superbe et tendre roman-graphique.

Et quelle merveilleuse idée de cadeau pour la fête des pères toute proche !!!!

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

 

Titre : L’année zéro

 

 

Éditeur : Anspach 

 

 

Genre : Roman graphique 

 

 

Scénariste : Frenk Meeuwsen 

 

 

Dessinateur :Frenk Meeuwsen

 

 

Nombre de pages : 233

 

 

Prix : 27,50 € 

 

 

ISBN : 9782931105078 



Publié le 17/05/2022.


Source : Bd-best


Les Éditions Dupuis suspendent la parution du nouvel album de Gaston Lagaffe

 

 

 

Isabelle Franquin, la fille de l’auteur, a porté l’affaire en justice déclarant que son père ne souhaitait pas la poursuite des aventures de Gaston sous le crayon d’un autre dessinateur. En attendant la décision judiciaire du tribunal de première instance de Bruxelles prévue en septembre, les Éditions Dupuis ont décidé de suspendre toute nouvelle publication des planches afin de permettre un débat serein et objectif. L’album prévu en octobre 2022 est reporté en 2023.

 

 

 

 

 

 

 

 

© Franquin – Delaf - Dupuis



Publié le 16/05/2022.


Source : Bd-best


Waterloo BD Festival Lorsque Ducobu décore Ducobu

 

 

Les plus gourmands d’entre vous auront remarqué, ce jeudi 12 mai, dans le cadre du WBDF, la décoration de la vitrine du pâtissier Ducobu était modifiée à l'image de notre inégalable cancre, de son professeur préféré et de sa pétillante voisine.

 

 

 

 

 

 

Les images de cette transformation ci-dessous ...

 

 

 

 

 

 

 

 

Réalisation & images : Thierry Ligot & Axelle Coenen


Mise en ligne : Alain Haubruge



Publié le 16/05/2022.


Source : Bd-best


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©BD-Best v3.5 / 2022