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Destination sans retour.  L’île infernale Saison 2 - 1

 

 « - J’espère que votre dernier voyage en avion s’est bien passé. Désormais, vous allez vivre au sein de ces installations. Vous avez été condamnés à un bannissement de rang 1. vous ferez donc votre peine sur l’île polaire. Une île qui n’a de territoire japonais que le nom. Un bout de terre où croupissent les criminels qui, comme vous, ont vu la justice leur enlever  le droit de coexister avec leurs semblables. Une île dont personne ne peut s’échapper. Tant que vous ne causez aucun trouble, vous aurez de quoi vous habiller, manger et dormir, et ce jusqu’à votre mort que je vous promets paisible. »

 

 

 

 

  Qu’a donc bien pu faire Jin Sunosaki ? Reconnu coupable de meurtre sans la moindre circonstance atténuante, il a été condamné au bannissement et à la déportation sur l’île la plus lointaine, une île polaire, au large des côtes de la région d’Hokkaïdo. Sur cette île, croupissent les criminels que la société a exclu. Personne ne peut s’en échapper.

 

 

 

© Yusuke Ochiai 2018

 

 

  Jin y débarque en compagnie d’un prêtre, du docteur Todo, accusé pour avoir pratiqué l’euthanasie sur certains de ses patients, et d’un molosse craintif dont la force n’a d’égal que la terreur qui se dégage de son visage.

 

 

 

 

© Yusuke Ochiai 2018

 

  Très vite, Jin va se rendre compte que les gardiens de l’île sont bien énigmatiques et que les visites médicales institutionnalisées ont un but bien précis. Entre les souvenirs qui lui reviennent par bribes et les mystères qui se dévoilent,  Jin se demande si son arrivée sur l’île n’est pas l’étape d’une mission qu’il doit accomplir ?

 

 

 

 

© Yusuke Ochiai 2018

 

 

L’île infernale est une des séries phares de Komikku. Le jeune éditeur a pris son envol et sa légitimité grâce à elle. Après une saison 1 palpitante, elle fait son retour. L’enfer est encore au rendez-vous.

 

 

 

 

© Yusuke Ochiai 2018

 

 

Yusuke Ochiai décrit une société sombre. Avec un pessimisme voisin de celui de Motoro Mase dans Ikigami, il dépeint une société japonaise à bout de souffle. Comme le Survival, le thème de la prison isolée est un genre presque à part entière dans le manga. On l’a vu avec entre autres Area D paru chez Pika.

 

 

 

 

© Yusuke Ochiai 2018

 

 

Ancien assistant de Satoshi Yoshida, Ochiai, dans un trait réaliste inquiétant, mise tout sur les regards. Il caractérise ainsi toute une panoplie de personnages secondaires, galerie redoutablement efficace asseyant les bases d’une histoire finement construite. Les yeux fixes de Miss Laymie traduisent aussi bien sa froideur que sa détermination et son insensibilité. Le professeur Mizusawa, leader de l’équipe de recherche, a le profil d’un Docteur Mengele et une petite moustache à la Hitler qui lui donnent l’apparence d’un scientifique rescapé du nazisme. Yuri Sugihara, gardien chef de la zone B, a les yeux exorbités d’un soldat fidèle prêt à aller jusqu’au bout de ce qu’on lui demanderait.

 

 

 

 

© Yusuke Ochiai 2018

 

Embarquez pour l’île infernale, vous n’en reviendrez pas !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : L’île infernale

 

Tome : Saison 2 - 1

 

Genre : Thriller

 

Scénario & Dessins :  Yusuke Ochiai

 

Éditeur : Komikku

 

Nombre de pages : 224

 

Prix : 8,50 €

 

ISBN : 9782372874038

 



Publié le 10/04/2019.


Source : Bd-best


Pourquoi faudrait-il écrire le mot fin ?  L’amour n’a pas d’âge

 

« - Les premiers jours sont toujours les plus compliqués. On en veut à tout le monde. A la famille de nous avoir amené ici, aux personnels de toujours devoir leur demander dès qu’on veut faire la moindre chose, aux autres, ceux qui sont « dehors » et vivent leur vie sans se soucier de nous… Mais surtout, on s’en veut à soi-même de ne plus être capable de se débrouiller seul, comme avant. L’important, ici, c’est d’avoir des activités. Un peu de lecture ?

- Non merci.

- C’est dommage, on y apprend des choses passionnantes.

- permettez ?

- Allez-y cher ami, madame n’en veut pas. »

 

 

 

 

  Colette Buisserond vient d’arriver à l’EPHAD, établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes. On ne peut pas dire que son moral soit au beau fixe. Jean Tessier, lui, y est depuis quelques temps déjà. Il l’accueille avec lucidité et bienveillance. Entre les deux, le courant va faire plus que passer. Mais est-ce que tout le monde est capable de le comprendre ?

 

  Les ateliers d’activités, les animations, les visites de la famille et les résidants avec chacun leur petit caractère, on vit la vie en immersion dans la maison de retraite, comme si on y était.

 

 

 

 

© Lambert - Des ronds dans l’O

 

 

  Après Au coin d’une ride, sur la maladie d’Alzheimer et l’homosexualité, puis De rose et de noir, traitant des violences conjugales, Thibaut Lambert signe sont troisième album chez Des ronds dans l’O. D’un sujet grave et triste, il tire un album drôle et émouvant. Alors qu’il aurait pu facilement tomber dans le pathos, il entraîne le lecteur dans une comédie romantique réaliste.

 

  On dit toujours qu’en littérature, en chanson ou au cinéma, il est beaucoup plus facile de faire pleurer que de faire rire. Essayez donc dans un EPHAD. Lambert y parvient avec un naturel qui ne peut être feint. Et pour cause. L’album a été co-écrit lors d’ateliers BD avec les pensionnaires d’une maison de retraite. Colette et Jean existent mais n’existent pas. Ils sont un mélange des pensionnaires de la résidence. Scène par scène, ils ont dirigé et validé le scénario. Il en résulte une vraie « intrigue » avec situation de départ, problématique et résolution, comme dans une « vraie » histoire. Peut-être est-ce parce qu’elle est tout simplement « vraie » ?

 

 

 

 

© Lambert - Des ronds dans l’O

 

 

  Graphiquement, Thibaut Lambert est dans un semi-réalisme délicat. A la manière de Troub’s dans Mon voisin Raymond, son trait effleure les personnages pour mieux les respecter, respecter leurs passés et leurs rides. Les regards simples en points noirs retranscrivent étonnamment toutes les émotions. Enveloppé par une aquarelle privilégiant le printemps à l’automne, L’amour n’a pas d’âge est un album résolument optimiste.

 

  Si tous les directeurs d’EPHAD souhaitent aider leurs pensionnaires dans leur quotidien, mieux les accueillir, leur redonner le sourire et l’espoir alors qu’ils pensent prendre le dernier chemin de leurs vies, qu’ils mettent L’amour n’a pas d’âge sur une table basse, dans le hall d’entrée, sur une table basse.

 

 

 

 

© Lambert - Des ronds dans l’O

 

 

  Avec Les collectionneurs de sciences, Et pourtant elles dansent, Sur l’autre rive, et à présent L’amour n’a pas d’âge, quatre ouvrages aussi différents que sensibles, 2019 ne serait-elle pas l’année Des ronds dans l’O ?

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : L’amour n’a pas d’âge

 

Genre : Comédie réaliste

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Lambert

 

Éditeur : Des ronds dans l’O

 

Nombre de pages : 92

 

Prix : 18 €

 

ISBN : 9782374480687

 



Publié le 09/04/2019.


Source : Bd-best


Pourquoi faudrait-il écrire le mot fin ?  L’amour n’a pas d’âge

 

« - Les premiers jours sont toujours les plus compliqués. On en veut à tout le monde. A la famille de nous avoir amené ici, aux personnels de toujours devoir leur demander dès qu’on veut faire la moindre chose, aux autres, ceux qui sont « dehors » et vivent leur vie sans se soucier de nous… Mais surtout, on s’en veut à soi-même de ne plus être capable de se débrouiller seul, comme avant. L’important, ici, c’est d’avoir des activités. Un peu de lecture ?

- Non merci.

- C’est dommage, on y apprend des choses passionnantes.

- permettez ?

- Allez-y cher ami, madame n’en veut pas. »

 

 

 

 

  Colette Buisserond vient d’arriver à l’EPHAD, établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes. On ne peut pas dire que son moral soit au beau fixe. Jean Tessier, lui, y est depuis quelques temps déjà. Il l’accueille avec lucidité et bienveillance. Entre les deux, le courant va faire plus que passer. Mais est-ce que tout le monde est capable de le comprendre ?

 

  Les ateliers d’activités, les animations, les visites de la famille et les résidants avec chacun leur petit caractère, on vit la vie en immersion dans la maison de retraite, comme si on y était.

 

 

 

 

© Lambert - Des ronds dans l’O

 

 

  Après Au coin d’une ride, sur la maladie d’Alzheimer et l’homosexualité, puis De rose et de noir, traitant des violences conjugales, Thibaut Lambert signe sont troisième album chez Des ronds dans l’O. D’un sujet grave et triste, il tire un album drôle et émouvant. Alors qu’il aurait pu facilement tomber dans le pathos, il entraîne le lecteur dans une comédie romantique réaliste.

 

  On dit toujours qu’en littérature, en chanson ou au cinéma, il est beaucoup plus facile de faire pleurer que de faire rire. Essayez donc dans un EPHAD. Lambert y parvient avec un naturel qui ne peut être feint. Et pour cause. L’album a été co-écrit lors d’ateliers BD avec les pensionnaires d’une maison de retraite. Colette et Jean existent mais n’existent pas. Ils sont un mélange des pensionnaires de la résidence. Scène par scène, ils ont dirigé et validé le scénario. Il en résulte une vraie « intrigue » avec situation de départ, problématique et résolution, comme dans une « vraie » histoire. Peut-être est-ce parce qu’elle est tout simplement « vraie » ?

 

 

 

 

© Lambert - Des ronds dans l’O

 

 

  Graphiquement, Thibaut Lambert est dans un semi-réalisme délicat. A la manière de Troub’s dans Mon voisin Raymond, son trait effleure les personnages pour mieux les respecter, respecter leurs passés et leurs rides. Les regards simples en points noirs retranscrivent étonnamment toutes les émotions. Enveloppé par une aquarelle privilégiant le printemps à l’automne, L’amour n’a pas d’âge est un album résolument optimiste.

 

  Si tous les directeurs d’EPHAD souhaitent aider leurs pensionnaires dans leur quotidien, mieux les accueillir, leur redonner le sourire et l’espoir alors qu’il pensent prendre le dernier chemin de leurs vies, qu’ils mettent L’amour n’a pas d’âge sur une table basse, dans le hall d’entrée...

 

 

 

 

© Lambert - Des ronds dans l’O

 

 

  Avec Les collectionneurs de sciences, Et pourtant elles dansent, Sur l’autre rive, et à présent L’amour n’a pas d’âge, quatre ouvrages aussi différents que sensibles, 2019 ne serait-elle pas l’année Des ronds dans l’O ?

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : L’amour n’a pas d’âge

 

Genre : Comédie réaliste

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Lambert

 

Éditeur : Des ronds dans l’O

 

Nombre de pages : 92

 

Prix : 18 €

 

ISBN : 9782374480687

 



Publié le 09/04/2019.


Source : Bd-best


Le dernier western.  Hollywood Menteur

 

 

« - Tu es prête ?

- Il est encore trop tôt pour arriver en retard, Arthur…

- Mais la réception a déjà commencé il y a une heure, Darling. Les gens s’impatientent de te voir.

- … Les gens… D’ici, on dirait des p’tits cailloux… Des p’tits cailloux poussés par le vent du désert… John, Clark, Eli, Monty… Tout le monde est là. Tu aimes bien Monty, hein ? Monty…

- Bon, je monte à la skyroom leur dire que tu arrives ! Et je te rapporte une coupe de champagne, ok ?

- Si tu veux. Laisse la porte ouverte, on étouffe ici. »

 

 

 

 

 

Mapes Hotel, juillet 1960. Arthur Miller et Marylin Monroe viennent d’arriver à Reno. Le tournage des Misfits, les « paumés », traduit en France par Les désaxés, va débuter. Miller en a signé le scénario, Marilyn en est la star. Ils ne se doutent pas encore que le projet va se transformer en chant du cygne d’un âge d’or. Avec des acteurs encore plus torturés que les personnages qu’ils jouent, la réalisation du film va s’avérer complexe. Le metteur en scène John Huston devra jongler avec les états d’âme de chacun. Il apprendra que les chevaux s’apprivoisent plus facilement que les acteurs. Entre une Marilyn Monroe dépressive, un Clark Gable alcoolique et un Montgomery Clift ayant dû mal à faire accepter son homosexualité, The Misfits rentrera à peine dans ses frais et mettra des années à devenir le film culte qu’il est aujourd’hui.

 

 

 

© Luz - Futuropolis

 

 

Clark Gable mourra quelques jours après la fin du tournage. Marilyn Monroe n’achèvera pas son film suivant. Montgomery Clift quittera quelques années plus tard Hollywood pour New-York à cause du regard de l’industrie cinématographique sur ses penchants. Seul Eli Wallach tirera son épingle du jeu, avec à la clef une belle carrière couronnée par un Oscar d’honneur en 2011 et par son rôle du truand dans Le bon, la brute et le truand.

 

 

 

© Luz - Futuropolis

 

 

Luz semble enfin sorti du drame Charlie Hebdo pour retrouver son statut d’auteur « libre », si tant est que cela soit possible. Toujours est-il qu’on le sent immergé dans cette histoire de l’histoire d’un film. Projet à la base prépublié dans Les Cahiers du Cinéma, Luz a lié les séquences pour en faire un récit fluide.

 

 

 

 

© Luz - Futuropolis

 

 

Hollywood Menteur fait figure de tragédie antique. Il y a du Racine dans ce drame. Mais Luz n’oublie pas qu’il est humoriste. Paula Strasberg, la dame de compagnie et coach de Marilyn, est finalement la meilleure actrice parmi les stars de l’époque. Elle apporte un comique réaliste et crédible, assénant des vérités et des sentences aussi courtes que transparentes. Elle est finalement la seule à dire la vérité, à être la vérité.

 

 

 

 

© Luz - Futuropolis

 

 

Luz fait des yeux de Marilyn le miroir intime d’une femme perdue, comme si elle était déjà morte. Sa pupille et son iris se transforment en disque microsillon sur lequel se jouent les dialogues du film qu’elle regarde se tourner de l’intérieur comme si quelqu’un d’autre agissait à sa place.

 

 

 

 

© Luz - Futuropolis

 

 

La post-face de Virginie Despentes apporte un éclairage et une justification au récit. Intitulée Sainte Marilyn, vierge des désirs défoncés…, elle montre comment Luz a ouvert le capot de l’usine à rêves. On y assiste à la crucifixion des mythes, à la chute des anges et à l’auto-destruction d’un monde en carton-pâte.  Despentes, avec tout son talent littéraire, compare Marilyn à une adolescente d’aujourd’hui, encore plus photographiée qu’une instagrammeuse addict.

 

 

© Metro-Goldwyn-Mayer Studios Inc.

 

 

Jusqu’au 4 mai, la galerie Huberty & Breyne, 91, rue Saint-Honoré, Paris 1°, accueille une exposition de planches originales de l’album et de portraits de Marilyn.

 

 

 

© Metro-Goldwyn-Mayer Studios Inc.

 

 

En ajoutant Hollywood menteur à sa bibliographie, Luz s’installe définitivement comme un futur grand prix potentiel du festival international de la BD d’Angoulême.

 

« Rouler en décapotable avec la clim à fond, ça, c’est le rêve américain. » Mais de l’autre côté du rêve, la face cachée recèle les tourments.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Hollywood Menteur

 

Genre : Drame

 

Scénario & Dessins : Luz

 

Éditeur : Futuropolis

 

Nombre de pages : 112

 

Prix : 19 €

 

ISBN : 9782754824224

 



Publié le 09/04/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4226 -  10 Avril 2019

 

 

 

Le Psy ne décroche jamais !

 


 

 

 

 


            Le Docteur Médard a le moral dans les chaussettes. Le fondu du Tour de France court toujours après les vélos; la fillette possédée a toujours le démon en elle; la toquée du ménage aspire de plus belle; le passe-muraille tente toujours vainement de traverser les murs; l’agent fiscal est toujours obsédé par le redressement fiscal. Ce ne sont que des exemples parmi d’autres. Ces échecs ont conduit le psy le plus célèbre du neuvième art à ranger son divan et à se lancer dans l’élevage de chèvres. Mais un bon psy fait-il un bon berger ?

 

            Les histoires complètes sont complétées (elle est pas mal, celle-là) par une histoire de Cédric et par un conte signé Kid Toussaint et Fabio Ruotolo.

 

            Hugues Dayez signe un petit livret collector réservé aux abonnées : Les Psy de A à Z. Il y revient sur la genèse de la série, leurs auteurs et quelques secrets de fabrication.

 

 

 

 

© Bédu, Cauvin – Dupuis 

 

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

Histoires à suivre :

 

Frnck : Cannibales

Marsupilami (Le) : Bienvenido a Bingo !

Raowl : La belle et l’affreux

Six coups

 

 

Récit complet :

 

Cédric : Aux poils !

Géants (Les) (Ruotolo & Toussaint)

Psy (Les) : Fin de séance

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Dad

Dessous marins

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game Over

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Minions (Les)

Nelson

Spoirou & Fantasperge

Millborough (La pause-cartoon)

Willy Woob

XXIème siècle est parmi nous (Le) (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Vous êtes mon auteur préféré ! : Reynès

En direct du futur : L’agent 212

Interview : Bédu & Cauvin

Leçon de BD (La) : Nix

Jeu : Panique sur le rallye ! (Lerouge)

 

 

Supplément abonnés :

Mini-Livre : les Psy de A à Z

 

 

En kiosques et librairies le 10 avril 2019.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 



Publié le 07/04/2019.


Source : Bd-best


Le lever de soleil de la pleine conscience dans une méditation politiquement incorrecte.  Sri-Raoul le petit yogi

 

« - Oooh putain !

- La télé ! Il a pété la télé !!!

- Un pas de plus vers la conscience… Rien ne peut me détourner de mon chemin…

- Mais t’es pas un peu malade !?

- Bon… C’est quoi ce bordel ?

- C’est Raoul ! Il a explosé la télé…

- Ces crétins prétendaient me détourner de la voie… Comme si le braiment de l’âne pouvait surpasser le cristal mélodieux qui berce l’esprit éveillé !! »

 

 

 

 

Quand on joue gentiment à « Death Mekong Ultra Holocaust fighter » et qu’on a pour frère Raoul, il faut s’attendre à se faire salement niquer par sa conscience yogique. Le dernier de la famille se prend pour un bouddhiste depuis qu’il a vu Little Bouddha. Flanqué de Lucien, son ours en peluche qui ne le quitte jamais, le « chercheur intégral » fait régner la conscience dans la maison pour une paix indestructible. Mais pour atteindre la perfection, l’obstacle est sa seule chance de progrès. Et ici, il s’appelle la famille.

 

 

 

 

© Gaudelette- Fluide Glacial

 

 

Après la trilogie Radada la méchante sorcière, Gaudelette publie en 1999 l’unique album des aventures de Sri-Raoul le petit yogi. Témoignage d’une des meilleures époques de Fluide Glacial, il est aujourd’hui réédité pour notre plus grand bonheur… mais pas pour celui de la famille de Raoul.

 

Raoul a trois frères, dont Lorenzo qu’il trouve raté, alors qu’il est « juste mongolien ». Qui plus est, Maman est enceinte. Mais Raoul en est sûr, elle trimballe dans son tiroir la septième réincarnation de Gohlam Tabatâviah Rinpoché. Comment son incapable de père a-t-il été choisi pour élever le futur Grand Lama ?

 

 

 

 

© Gaudelette- Fluide Glacial

 

 

Les méditations de Sri-Raoul prennent corps dans des délires psychologiques. L’ours en peluche Lucien devient son compagnon de route. Papa prend corps sous forme d’un menaçant aigle noir à lunettes. Raoul lui-même s’imagine papillon à oreilles tentant d’échapper aux prédateurs. Soit c’est la catastrophe, soit on passe à un cheveu de yogi du drame, soit pour lui-même, soit pour les siens.

 

 

 

 

© Gaudelette- Fluide Glacial

 

 

Sri-Raoul n’aura vécu que le temps de six courtes histoires. Politiquement incorrect, il est dommage que l’hilarant petit bouddha n’ait pas connu une destinée plus longue. C’est même une histoire à part qui termine l’album dans laquelle Gaudelette se met en scène, préfigurant l’album qui suivra sur La vie des festivals.

 

Petite pépite d’humour noir, Sri-Raoul démontre qu’il n’est pas facile d’avoir une conscience éveillée dans une famille de nazes. On ne médite pas à table !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Sri-Raoul le petit yogi

 

Genre : Humour spirituel

 

Scénario & Dessins : Gaudelette

 

Éditeur : Fluide Glacial

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782378782559

 



Publié le 06/04/2019.


Source : Bd-best


Les héritiers du Quattrocento.  Tosca des Bois 3

 

« - Dites-moi au moins combien de temps encore ? Jusqu’à quand comptez-vous me retenir captive ? Dites-le !

- Captive ? Mais vous m’offensez, Duchesse ! Vous êtes mon invitée. Je vous ai réservé la plus belle chambre du palais, au sommet de la tour ! Savez-vous qu’il fut un temps où elle appartenait à la Marquise de Montelupo ? Et vous ne manquez de rien, il me semble. Mais si vous le permettez, je dois prendre congé…

- Non, un instant ! Je vous en prie, je vous en conjure, faites au moins savoir à mon père que je vais bien ! »

 

 

 

 

  Gauthier de Brienne, seigneur de Florence, tient Lucilla, la fille du Duc de Castelguelfo, dans sa prison dorée. Son père, le Duc Granito Ficramosca, est inquiet. Il n’ose pas assiéger la ville ennemie, craignant pour la survie de sa fille dont il ignore si elle est encore en vie.

 

  Tosca et son frère Rinaldo tentent par tous les moyens de la retrouver pendant qu’elle tente de s’évader.

 

 

 

 

© Radice, Turconi—Dargaud

 

 

  Mais le cœur de l’intrigue de cette dernière partie ne réside pourtant pas dans la libération de Lucilla.  Une autre énigme vient prendre place au premier plan. Les deux jeunes enfants de Gioacchino, frère aîné de Montelupo, ont-ils réellement été assassinés avec leurs parents lors d’une partie de chasse ?

 

  Conte moyenâgeux, la trilogie Tosca des Bois se conclut. Teresa Radice a écrit une fable sur l’amitié entre classes sociales. Tosca montre qu’entre des gens de naissances différentes une complicité n’est pas si improbable. Par ailleurs, vaut-il mieux être riche et emprisonné ou pauvre et en liberté ? Comme le dit Rinaldo, « Même un roi est pauvre si son royaume ne lui suffit pas. ». L’histoire démontre que les richesses sont dans les âmes avant d’être dans les biens.

 

 

 

 

© Radice, Turconi—Dargaud

 

 

  Stefano Turconi réalise Tosca dans un style disneyien descendant en ligne directe de La belle au bois dormant. En particulier, le faucon de Tosca semble « découpé » dans les images du long métrage. Les personnages sont très expressifs. Les vues d’ensemble sont magnifiques.

 

  L’histoire de Tosca se termine. Pourtant, on rêve déjà d’une possible suite. Les cartes ayant été rebattues, cela pourrait donner un récit complétement différent tout en profitant de l’ambiance et des décors de l’époque.

 

 

 

 

© Radice, Turconi—Dargaud

 

 

  En attendant, il reste une duchesse à sauver. Tremble, Brienne. Tu vas bientôt payer le tribut de l’affront que tu fais !

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Tosca des Bois

 

Tome : 3

 

Genre : Aventure moyenâgeuse 

 

Scénario : Radice

 

Dessins & Couleurs : Turconi

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 9,99 €

 

ISBN : 9782205079296

 



Publié le 05/04/2019.


Source : Bd-best


Tout le monde connaît une Isabelle Samain.  C’est aujourd’hui que je vous aime

 

 

« - Isabelle Samain, ma puce, mon oiseau des îles, mon lapin, ma libellule, ma gazelle, ma gerboise, ma loutre… De tout temps et sous toutes les latitudes les amoureux à leur amour ont donné des petits noms, souvent des termes d’animaux considérés comme mignons ou gracieux, mieux encore des petits noms de petits animaux. Mon chaton, ma chatonne, mon ourson, mon oursonne. Mon oisillon, mon oisillonne. Résolument on a évité mon chiot, ma chiotte. Pour des raisons culturelles, mais inexpliquées, on a préféré ma coccinelle à mon charançon, mon dauphin à mon phoque, mon puceron à mon phylloxéra des vignes. »

 

 

 

 

  Le jeune François a douze ans. Il est amoureux. Très fleur bleu, il aime Isabelle Samain. Il dort Isabelle Samain, il mange Isabelle Samain, il respire Isabelle Samain, il vit Isabelle Samain. Mais Isabelle Samain ne le sait pas.

 

  Isabelle Samain est dans le même collège que François, dans la même classe. Elle a une beauté incomparable, une grâce inouïe, une intelligence indépassable. François rêve de toucher ses seins, de plonger dans ses yeux verts, d’effleurer sa bouche rosée. Il voudrait serrer ses doigts graciles et caresser ses cheveux longs. Tel un fétichiste, François collectionne des morceaux d’Isabelle Samain : une mèche de cheveux trouvée dans les dents d’un peigne oublié, une photo de classe ou autre socquette blanche égarée. Mais François n’ose pas l’aborder tellement il l’aime.

 

 

 

 

© Morel, Rabaté - Les arènes BD

 

 

  François Morel adapte le petit roman qu’il a publié l’année dernière aux éditions du Sonneur. Avec sa sensibilité, sa délicatesse et son humour, le comédien raconte ses amours naissantes. Chimère ou réalité ? C’est clair, Isabelle Samain existe bel et bien. Mais n’est-ce pas François  qui la pense irréelle ? Alors, c’est la peur de conclure, la chasse aux fragrances, les « je ne suis pas assez bien pour elle » ou les « elle est trop bien pour moi ». Morel fait d’un roman d’amour une BD d’amour. Adorable.

 

  François Rabaté adapte l’inadaptable. Histoire de sentiments, quoi mieux que des mots, qui plus est ceux d’un artiste de la trempe de François Morel, pouvaient la traduire ? Il fallait un poète comme Rabaté pour y arriver. Il fait de François un grand adolescent dégingandé. Il introduit ses sentiments par la figuration de trois alter ego, le bleu, le rouge et le jaune, qui lui servent de consciences et de béquilles, traduisent les entrelacs de ses états d’âme. François réussira-t-il à s’en débarrasser et à assumer ses desiderata ?

 

 

 

 

© Morel, Rabaté - Les arènes BD

 

 

  La couverture montre un personnage prêt à enfreindre les lois pour aimer. Il barbouille un mur où il est clairement indiqué qu’il est défendu d’afficher (ses sentiments). François y peint le titre dans des couleurs dégoulinantes, prêt à tomber, comme s’il était déterminé à avancer coûte que coûte, au gré des papillons qu’il a dans le cœur, même si ça devait le faire chuter.

 

  Avec ses pages de garde bleues à la manière de la première version des pages de garde de Tintin, avec sa quatrième de couverture (dans les deux cas, le François Morel adolescent y joue tous les rôles), l’album revendique son côté madeleine de Proust. Rajoutons-y une planche de carte géographique semblable à la page d’introduction des Astérix et le clou est enfoncé.

 

 

 

 

© Morel, Rabaté - Les arènes BD

 

 

  Bien sûr, la Isabelle Samain de ce livre n’est pas que celle de François Morel. C’est celle de tout le monde. Tout ceux qui ont été, qui sont ou qui seront amoureux, ont eu, ont ou auront une Isabelle Samain dans leur vie.

 

  Un dernier régal avant de quitter Isabelle Samain et de la retrouver dans ce tendre album, écoutez François Morel interpréter un extrait de son texte :

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : C’est aujourd’hui que je vous aime

 

Genre : Histoire d’amour

 

Scénario : Morel & Rabaté

 

Dessins & Couleurs : Rabaté

 

Éditeur : Les arènes BD

 

Nombre de pages : 72

 

Prix : 18 €

 

ISBN : 9782711200092

 



Publié le 04/04/2019.


Source : Bd-best


Développer sa créativité en s'amusant... La grande fabrique à idées.

 

Qu’est-ce qui est rouge et qui vole ?

Comment la reine d’Angleterre a épousé son chien ?

Qu’y a-t-il de commun entre une pomme et un bébé ?

Imaginer le lit du futur en s’inspirant des comtes de fée.

« L’esprit est comme un parachute. Il ne fonctionne bien que s’il est ouvert. » (Franck Zappa)

« L’imagination est plus importante que la connaissance. Car la connaissance est limitée, tandis que l’imagination embrasse l’univers tout entier.» (Albert Einstein)

 


 

 

 

 

 

 

 

Avec « La grande fabrique à idées », Philippe Brasseur associé aux éditions Casterman nous propose un livre jeu destiné aussi bien aux enfants (dès 5 ans) qu’à leurs grands-parents. Les plus anciens répliqueront que les livres jeux existaient déjà à leur époque ! La particularité de cet ouvrage est qu’il encourage la créativité au moyen d’activités basées sur les associations d’idées.

 

Le livre est divisé en quatre parties bien distinctes :

            -  L’atelier des « multi-devinettes » invite les lecteurs à trouver des réponses à des questions associant deux fiches totalement indépendantes. Ex : Qu’est-ce qui est rouge et dangereux ? (Un médicament, le feu, …), Qu’est-ce qui est rouge et qui vole ? (Un ballon, un perroquet, …). Être créatif, c’est MULTIPLIER les idées.

 

 

 

 

© Brasseur – Baas - Casterman

 

 

-  Le « brigoleur d’histoires » invite les participants à imaginer des histoires extraordinaires en combinant « personnages » et « actions ».  Ex : Comment la reine d’Angleterre a épousé son chien ?, Comment Gaston le lion a déplacé la tour Eiffel ? Être créatif, c’est ASSOCIER avec audace.

 

 

 

 

 

© Brasseur – Baas - Casterman

 

 

-  Le « comparateur zinzin » vous demandera de trouver les points communs entre deux choses n’ayant rien à voir entre elles. Ex : Quel est le point commun entre un poisson et un bouton ? (ils terminent tous les deux en son « on », on peut les mettre en boîte, ils vivent en groupe, …). Quel est le point commun entre un bébé et une pomme ?  Être créatif, c’est CHANGER de point de vue.

 

 

 

 

 

© Brasseur – Baas - Casterman

 

 

- Le « labo des inventions » vous invite à inventer les produits du futur. Ex : « les toilettes du futur » en vous inspirant des « contes de fées » ou des romans policiers. Cette dernière activité est fréquemment utilisée en brainstorming lorsqu’il faut imaginer de nouveaux produits ou service. Être créatif, c’est IMAGINER l’impossible.

 

 

 

 

 

© Brasseur – Baas - Casterman

 

 

 

Les quatre jeux sont chacun illustré par une double page d’exemples. C’est ensuite au lecteur de jouer en combinant les 8X8 demi-pages, soit 64 associations pour imaginer une infinité d’idées.

 

Les illustrations dans un style moderne très « lisibles »  ont été réalisées par Thomas Baas.

La grande fabrique à idées, un livre à tester en famille, entre amis, à l’école et aussi en entreprise.

 

 

 

 

 

 

Alain Haubruge

 

 

Titre : La grande fabrique à idées

Tome : One shot

Genre : Familial (jeu)

Scénario : Philippe Brasseur

Dessins : Thomas Baas

Éditeur : Casterman

Nombre de pages : 92

Prix : 16,95 €

ISBN : 9782203165441

 

 



Publié le 04/04/2019.


Source : Bd-best


La maladie, l’amour et l’art.  Les jours qui restent

« - Merci, c’est gentil de me dépanner.

- Comme si c’était la première fois !

- Bah, je repasserai demain au secrétariat de l’hôpital chercher la prescription et je vous la ramène, promis !

- Je vous fais confiance, Monsieur Mercier. Comme le mois dernier et le trimestre précédent… Ça s’est toujours bien passé !

- Tant qu’on a la santé comme on dit !

- Ne parlez pas de malheur ! Ce serait mauvais pour les affaires ! »

 

 

 

 

 

  Le pharmacien de Daniel Mercier est bien gentil. Il a bien voulu lui délivrer ses médicaments sans ordonnance.

 

  Comme Charlotte, comme Catherine, Daniel a une maladie grave. Comme Charlotte, comme Catherine, Daniel a un traitement. Trois destins croisés, trois façons différentes d’appréhender les troubles.

 

 

 

 

© Dérian, Foutrier - Delcourt

 

 

  Daniel est célibataire. Il a l’impression d’être devenu transparent. Catherine parle avec le fantôme de sa mère. Hospitalisée à domicile, elle vient de mourir. Catherine a toujours vécu avec sa maman. La vieille fille se retrouve aujourd’hui avec un vide à combler. Charlotte est beaucoup plus jeune. Elle vient de jeter son petit copain qui ne comprend pas pourquoi. Quand on est étudiante, on ne dit pas qu’on est malade. Ça ne se peut pas…

 

  Ceux qui ne savent pas sont parfois maladroits. L’ex de Charlotte, qui la traitait de tous les noms après son largage, s’inquiète maintenant que personne n’ait de ses nouvelles.

 

 

 

 

© Dérian, Foutrier - Delcourt

 

 

  La méchanceté de ceux qui ne savent pas est encore plus impardonnable. Les collègues de bureau de Catherine sont des « Catherine et Liliane » à gifler.

 

  Et Daniel, personne ne l’attend… Alors il boit…

 

  A la manière d’un film chorale, Dérian croise les destins de trois personnes bouleversées par la maladie. Et nous, que ferions-nous si l’on pouvait mourir demain ? Le scénariste joue la carte de l’émotion sans jamais abattre la carte du larmoyant.  Les membres du trio principal avancent en parallèle. Ils se croisent furtivement en début d’album, mais leurs destins vont se lier.

 

  Dérian, à la base dessinateur humoristique (Remember Turalo le petit lapin), ose poser des petites notes d’humour dans la tragédie. Finement placées et jamais ridicules, elles offrent de petites bouffées de respirations. L’allégorie du squelette dans la salle d’attente de l’Hôpital Saint-Placide en témoigne, ainsi que dans un autre style Cookie, le chien de la gardienne de l’immeuble de Charlotte.

 

 

 

 

© Dérian, Foutrier - Delcourt

 

 

  Foutrier apporte toute sa sensibilité avec la rondeur de son trait à mi-chemin entre celui de la dessinatrice Laurel et celui du duo Dupuy et Berbérian. Il ne manquerait plus que l’on croise Monsieur Jean au détour d’une rue. Immeubles haussmanniens, escaliers de Montmartre, on est bien à Paris. La représentation de Charlotte roulée en boule de douleur comme sur la couverture revient plusieurs fois dans l’album comme un refrain tragique.

 

  Eric Dérian et Magalie Foutrier signent un des albums les plus émouvants de ce début d’année et font rimer Art avec Espoir.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Les jours qui restent

 

Genre : Drame

 

Scénario : Dérian

 

Dessins & Couleurs : Foutrier

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Mirages

 

Nombre de pages : 136

 

Prix : 18,95 €

 

ISBN : 9782756042138

 



Publié le 03/04/2019.


Source : Bd-best


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