En images et en bulles
Flux RSSFlux RSS

1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


Attention, chef d’œuvre.  La grande arnaque

« - Je vais tout vous dire, mais attendez un peu. J’ai la tête sens dessus dessous et j’essaie de mettre en ordre mes idées. Je vous raconterai toute l’affaire, Donaldo. Pedro a été mon amant, rien de sérieux, quelques coupes dans ma chambre au palais du gouvernement, quelques nuits au Motel Ciénaga. Celui de la route aveugle. Quelqu’un nous a pris en photo pendant que nous étions ensemble au Motel.

- Je commence à comprendre.il s’agit d’une extorsion.

- Nous croyons que oui. Que quelqu’un veut obtenir de l’argent en échange de ces clichés. Ils arrivent à raison d’un par jour, par courrier, au bureau de Pedro. Vous voulez les voir ? C’est terrible. Si ces photos tombent entre les mains de mon oncle, la tête de Pedro tombera pour trahison et la mienne aussi pour l’avoir fait cocu. Pedro m’a demandé que vous l’appeliez par téléphone. Il veut que vous soyez celui qui entriez en contact avec les maîtres chanteurs et que vous lui payiez ce qu’ils demanderont pour ces photos»

 

 

 

 

 

 

                En Amérique centrale, le suprême gouvernant dirige le pays d’une poigne de fer. Afin de réguler la population qui ne pense qu’à enfanter, il érige sa nièce Malinche Centurion, dont il use et abuse, en vierge intouchable, modèle pour ses concitoyens. Ainsi, le peuple la prendra pour exemple. Sauf que… Sauf que…. La soi-disant « exemple pour le peuple » est victime d’un maître chanteur qui l’a prise en photo dans une situation plus qu’indélicate avec Pedro Reynoso Artus, Ministre de l’Intérieur. Elle fait alors appel à Donaldo, ex-policier et frère de ce dernier, pour éviter qu’un grand scandale n’éclate. Ajoutez à cela un colonel nazi revanchard, un théâtreux écrivain du peuple, un tueur à sang froid et tout ça fait un joyeux bordel dans tous les sens du terme.

 

 

 

 

© Trillo, Mandrafina– iLatina

 

 

                Le deuxième récit, L’iguane, revient sur les traces du tueur éponyme à travers le parcours d’une journaliste nord-américaine nymphomane qui enquête sur ce grand assassin du régime. « Aucune victime ne lui échappe et après les avoir tuées, il boit quelques gouttes de sang de leur cou avec cette langue à deux pointes qu’il a. ». Ainsi le décrit le dramaturge Méliton Bates. Question reptile, Godzilla peut aller se rhabiller. L’iguane est bien plus effrayant et dangereux.

 

                Même si une unité est conservée, les deux récits appartiennent à deux catégories différentes. La grande arnaque, entre les mains de Tarantino, ferait indéniablement un grand film style Pulp Fiction. L’iguane, chez Almodovar, serait une tragi-comédie à plusieurs degrés.

 

 

 

 

© Trillo, Mandrafina– iLatina

 

 

                Carlos Trillo écrit son scénario comme une pièce de théâtre filmée. Les personnages n’hésitent pas à s’adresser au lecteur comme pouvaient le faire des acteurs de Molière. Trillo invente la didascalie expliquée par les protagonistes de son histoire.

                Il place les morceaux du puzzle de son intrigue mais pas forcément en commençant par les bords. Les causes des événements sont expliquées au moment où cela est nécessaire à la compréhension du lecteur, ni trop tôt, ni trop tard, une manière originale et exemplaire de mener l’aventure. L’histoire a également une dimension politique. Même si elle se passe dans un pays imaginaire, il ne faut pas oublier qu’au moment de sa création, l’Argentine sortait tout juste d’une dictature sanglante.

 

 

 

 

© Trillo, Mandrafina– iLatina

 

 

                Domingo Mandrafina a le talent d’un Jordi Bernet. Son nom n’est pas assez connu en Europe. Il fait indubitablement partie des grands maîtres du noir et blanc. Ses personnages portent le fardeau de leurs passés. Les hommes sont marqués par leur violence ou leur bêtise pendant que les femmes, si belles, prennent graphiquement le pouvoir. Mandrafina transpose dans leurs représentations ce que sont les personnages dans leurs âmes, l’Iguane transcendant ce concept. Le final de La grande arnaque, avec cette nuit fantastique qui n’en finit pas, démontre toute l’efficacité et la puissance de son trait. Dans L’Iguane, réalisé sept ans plus tard, il s’amuse en plus en intégrant des photographies à quelques unes de ses images. Encore une fois magistral.

 

                Il était temps qu’un éditeur réédite ce diptyque. Vingt-neuf ans après sa création et vingt-deux ans après sa première édition en France par L’écho des savanes/Albin Michel, les éditions iLatina, spécialisées dans la BD d’Amérique du Sud, lui redonnent sa juste place dans une toute nouvelle traduction signée Thomas Dassance. Cette intégrale pourrait bien rafler le prix du Patrimoine au prochain festival d’Angoulême.

 

 

 

 

© Trillo, Mandrafina– iLatina

 

 

                Trillo et Mandrafina signent une farce tragique haletante où tout se règle dans le sexe et dans le sang. N’ayons pas peur des mots, La grande arnaque est un chef-d’œuvre autant scénaristique que graphique du Neuvième Art de la bande dessinée pour adultes au même titre qu’un Silence, qu’un Déclic ou qu’un Grand pouvoir du Schninckel. Indispensable.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

PS : Nous devons tous rester chez nous, sauf nos amis de la santé et de la distribution alimentaire à qui nous pensons très fort. En ces temps compliqués, quoi de mieux que de lire des BD. Pour acheter ces beaux albums, si les librairies ont dû fermer leurs rideaux, n’oubliez pas que beaucoup d’entre elles proposent des services de vente par correspondance sur leurs sites. Alors, avant de vous précipiter sur les sites d’Amazan ou de la Fnoc, vérifiez si votre libraire de quartier ou de plus loin le fait. Ben tiens, dans ce cas-ci, vous pouvez le commander sur le site de son éditeur iLatina.

 

 

One shot : La grande arnaque 

 

Genre : Polar 

 

Scénario :  Carlos Trillo 

 

Dessins : Domingo Mandrafina 

 

Traduction : Thomas Dassance 

 

Éditeur : iLatina

 

Nombre de pages : 210

 

Prix :  28 €

 

ISBN : 9782491042035

 



Publié le 25/03/2020.


Source : Bd-best


Trois morts pour une vie.  Far away Paladin 1

« - Ne t’avise plus d’utiliser ta magie quand tu es seul… C’est bien clair ? S’il t’arrivait quelque chose, je…

- Marie, désolé de t’avoir causé du souci. Mais rassure-toi, je ne l’emploierai plus jamais sans Gas à mes côtés.

- Bien. Tu feras ainsi car tu dois prendre soin de toi. N’oublie pas que tu es un être humain.

- Je sais... »

 

 

 

 

 

 

 

Entouré de Marie la momie, Blood le guerrier squelette et Gas le sorcier fantôme, le jeune Will aurait tôt fait d’oublier qu’il est vivant. Ses trois acolytes sont là pour l’initier, lui apprendre la vie, la magie, le combat et la foi. Comment est-il arrivé dans ce château aux bas-fonds infinis ? Il ne le sait pas vraiment, mais ce qu’il sait c’est qu’il a eu une vie avant et il a des bribes de souvenirs. Il était une ordure et ne souhaite pas le redevenir.

 

 

 

 

©2018 Mutsumi Okubashi.     
©2018 Kanata Yanagino/ OVERLAP

 

 

Far away paladin est un shonen d’Heroic-Fantasy. Le scénario de Kanata Yanagino intègre une certaine dimension philosophique sur le savoir Comment le cerveau associe-t-il un mot à une chose et comment le range-t-il dans des catégories ? Les mots permettent au monde d’établir sa singularité. Ce premier volume ressemble à d’autres premiers tomes de mangas dans lesquels les héros apprennent à se découvrir. Mais, dans Far away paladin, le jeune novice en sait plus que le lecteur sur son sujet mais ne dit pas tout. Juste quelques indices sont distillés. Le scénariste les distille dans des dialogues à des moments parfois inattendus, sans qu’on ne s’en rende parfois compte.

 

 

 

 

©2018 Mutsumi Okubashi.     
©2018 Kanata Yanagino/ OVERLAP

 

 

Mutsumi Okubashi a un trait classique à mi-chemin entre celui de Hiromu Arakawa (Full Metal Alchemist) et Takeshi Obata (Death Note). Son graphisme applique une technique plus rigide façon marbre lorsqu’il s’agit de représenter des statues de dieux.

 

 

 

 

©2018 Mutsumi Okubashi.     
©2018 Kanata Yanagino/ OVERLAP

 

 

Far away paladin s’annonce comme une saga au long cours. Ce premier tome est classique mais le secret de la vie passé de Will annonce une suite plus originale.

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

PS : Nous devons tous rester chez nous, sauf nos amis de la santé et de la distribution alimentaire à qui nous pensons très fort. En ces temps compliqués, quoi de mieux que de lire des BD. Pour acheter ces beaux albums, si les librairies ont dû fermer leurs rideaux, n’oubliez pas que beaucoup d’entre elles proposent des services de vente par correspondance sur leurs sites. Alors, avant de vous précipiter sur les sites d’Amazan ou de la Fnoc, vérifiez si votre libraire de quartier ou de plus loin le fait.

 

 

Série : Far away paladin

 

Tome : 1

 

Genre : Fantastique 

 

Scénario : Kanata Yanagino 

 

Dessins : Mutsumi Okubashi 

 

Éditeur : Komikku

 

Nombre de pages : 192 

 

Prix : 7,99 €

 

ISBN : 9782372875073

 



Publié le 25/03/2020.


Source : Bd-best


Cernés de tous côtés.  Sales mômes sales vieux

« - Bon, vous serez sages hein. On va chez Mémé pour son anniversaire.

- Mémé qui pue ou Mémé qui colle ?

- C’est vrai que ta mère sent.

- Oui. Mais elle ne bave pas, elle. »

 

 

 

 

 

 

 

 Jusqu’à vingt cinq ans, on est emmerdés par ses parents. Les vingt-cinq années suivantes, on est emmerdés par ses enfants. Et les vingt-cinq d’après, on est de nouveau emmerdés par ses parents. C’est à partir de ce constat pathétique et implacable que James et Domecq ont construit leur album de gags. De l’humour noir bien fluide comme on l’aime.

 

 

 

 

© Domecq, James - Fluide glacial

 

 

Personne n’est épargné. Aucune génération ne sort indemne de ces portraits de familles, dans lesquelles il y a en forcément une qui ressemble à la vôtre. On croisera le mari geek pour qui sa femme enceinte est un boulet, le petit bébé à sa maman chérie qui a dépassé la cinquantaine (le bébé, pas la maman), la famille soi-disant modèle avec le père, la mère et les deux gosses, le couple gay, les vieux de la maison de retraite, et bien d’autres encore. Bref, vous apercevrez tout un tas de « Chicouf », car que ce soit du côté des enfants, des parents ou des grands-parents, c’est « Chic, ils arrivent ! », « Ouf, ils repartent ! ».

 

 

 

 

© Domecq, James - Fluide glacial

 

 

James a fait sa notoriété dans un Open Space. Tantôt scénariste, tantôt dessinateur, tantôt en collaboration ou tantôt auteur complet, il est l’un des chantres de l’humour moderne, incisif et percutant. Ce n’est aps pour rien qu’il dirige l’hilarante collection Pataquès chez Delcourt, dont l’ADN fusionne avec celui de Fluide.

 

Mathilde Domecq a fait ses classes dans Tchô ! avec entre autres Basile et Melba. L’autrice de Shaker Monster adopte ici un trait simple (en apparence) et efficace. L’honneur est fait aux dialogues. Les décors sont réduits à leur plus simple expression pour mieux se focaliser sur les diatribes courtes et sentencieuses des acteurs de ce théâtre de la vie. Les couleurs pastels monochromes alternent de situations en situations dans des aplats numériques. Simple et joli.

 

 

 

 

© Domecq, James - Fluide glacial

 

 

Sales mômes, sales vieux fait déjà figure de cadeau idéal à l’occasion des fêtes des pères et des mères pour les kamikazes. L’intergénération n’a pas que des bons côtés, sauf celui de nous faire rigoler quand il est mis à la sauce Fluide Glacial. C’est drôle et c’est pétris de vérités.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Sales mômes sales vieux 

 

Genre : Humour  

 

Scénario : James 

 

Dessins : Mathilde Domecq 

 

Éditeur : Fluide glacial

 

Nombre de pages : 96 

 

Prix : 9,90 €

 

ISBN : 9782378783419

 



Publié le 23/03/2020.


Source : Bd-best


Papaoutai, Mamanoutai.  Bajka 1 - Le dernier jardin / 2 - La maison abandonnée

« - C’est une journée tellement morose que je ne souhaite qu’une chose, qu’elle finisse. Snif… Bouh ! Je voudrais qu’elle finisse tout de suite, maintenant !

- Mais rassure-moi… Nous allons bien dîner d’abord ?

- D’habitude nous sommes très courageuses toutes les deux, n’est-ce pas ? Mais parfois quand on se fait entourlouper ou que quelque chose va de travers… Alors, là… Je me dis que je n’y arriverai pas. Snif. Et que nous ne retrouverons jamais les parents car ils sont déjà trop loin... »

 

 

 

 


 

                Dans un monde post apocalyptique, la petite Wiktoria et le chien Bajka errent à la recherche des parents de la gamine. La terre est sèche et les rencontres peu nombreuses. Réalistes (un tapir) ou fantastiques (une drôle de forme qui change), elles égayent ou effraient la route de nos amis pour qui, pour l’instant, ne restent que les souvenirs.

 

 

 

 

© Podolec - Paquet

 

 

                Rares sont les auteurs polonais publiés sur le marché francophone. Pourtant, la bande dessinée polonaise est riche. Preuve en est le livre De Birek, Machlajewski, Rusek et Szylak paru en décembre 2019 aux éditions PLG. Marzena Sowa (Marzi, avec Sylvain Savoïa chez Dupuis) est l’arbre qui cache la forêt. Marcin Podolec est un auteur polonais renommé. Après quatre one shot édités en France, Bajka est sa première série. Il vit à Lodz en Pologne. Bajka est son vrai chien. Il la promène tous les jours dans un parc. On peut la voir en photo en fin d’album.

 

 

 

 

© Podolec - Paquet

 

 

                Bajka a la poésie de ces dessins animés de l’Est au graphisme rond, aux décors dépouillés et aux peu de personnages en scène mais attachants. On pense bien sûr à Topek et à Lolek & Bolek, mais la comparaison s’arrête là. Bajka est une série plus profonde et ne s’adresse pas qu’aux enfants. Fable proche de thèmes chers à Perrault ou Andersen, Bajka explore l’angoisse de l’abandon. L’inquiétude de la fillette est contrebalancée par l’humour du chien. Bajka sert de béquille, non seulement à Wiktoria, mais aussi aux jeunes lecteurs qui évitent de plonger abruptement dans une ambiance de fin du monde qui pourrait paraître anxiogène.

 

 

 

 

© Podolec - Paquet

 

 

                Le lecteur avisé remarquera une petite curiosité. Les deux tomes paraissent simultanément mais le tome 2 est estampillé Paquet alors que le tome 1 porte le logo EP des défuntes éditions Emmanuel Proust. Les premiers ayant acheté les seconds, ceci explique cela.

 

 

 

 

© Podolec - Paquet

 

 

                Etape suivante après une initiation à la BD avec Petit Poilu, Bajka est une aventure qui peut être lue dès 6 ans et être apprécié différemment selon les âges jusqu’à bien plus tard.

 

 

 

 

© Podolec - Paquet

 

 

                « Je pourrais raconter ton histoire à l’école, si elle existait toujours... » dit Wiktoria au tapir. C’est drôle comme cette phrase sonne étrangement par les temps qui courent.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

PS : Nous devons tous rester chez nous, sauf nos amis de la santé et de la distribution alimentaire à qui nous pensons très fort. En ces temps compliqués, quoi de mieux que de lire des BD. Pour acheter ces beaux albums, si les librairies ont dû fermer leurs rideaux, n’oubliez pas que beaucoup d’entre elles proposent des services de vente par correspondance sur leurs sites. Alors, avant de vous précipiter sur les sites d’Amazan ou de la Fnoc, vérifiez si votre libraire de quartier ou de plus loin le fait.

 

 

 

Série : Bajka  

 

Tomes : 1 - Le dernier jardin / 2 - La maison abandonnée

 

Genre : Seuls au monde 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Marcin Podolec 

 

Éditeur : Paquet

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 12 € le titre

 

ISBN : 9782889330980 /  9782889331024

 



Publié le 23/03/2020.


Source : Bd-best


Toutes les chansons ont une histoire, toutes les histoires ont des chansons.  Le chanteur perdu

Voilà, c’est moi, là… Je suis devenu bibliothécaire dans une médiathèque… Moi, le rebelle… Je classe, je répertorie, j’archive…. Un peu comme si James dean était devenu chauffeur d’autobus...

« - Vous avez le dernier Musso ? »

La cassette a disparu...et le chanteur aussi. Personne n’avait jamais entendu parler du corniaud, du quatorzième à table… j’ai fait des recherches très poussées : plus aucune trace de Rémy Bé, ni même du disque… est-ce que je l’avais inventé ? Et j’aurais peut-être fini par l’oublier moi-aussi, s’il n’y avait eu ce jour…

« - Hé ! Jean ! Tu fais quoi ? »

Ça, c’est moi au sol… Oui je sais, c’est ridicule… Jusque-là, je méprisais les gens qui faisaient des malaises… Pour attirer la compassion sur soi, la ficelle est un peu grosse… Le médecin a été formel.

« - Vous faites un burn out... »

 

 

 

 

 

 

                Le sens de la vie de Jean vient de changer le jour où il a fait ce burn out. Il ne vivra dorénavant que dans un but : retrouver ce chanteur dont il écoutait sans cesse la cassette. Qu’est devenu Rémy Bé ? Jean va s’ériger en véritable enquêteur globe-trotter pour rencontrer cet homme dont les chansons ont marqué sa jeunesse. L’auteur-interprète semble avoir disparu de tous les écrans radars. Il faudra beaucoup de patience et d’abnégation au bibliothécaire pour retrouver sa « star » au terme d’une enquête minutieuse et inattendue.

 

 

 

 

© Tronchet - Dupuis

 

 

                « Madame Bovary, c’est moi. », disait Flaubert. On pourrait dire de même que Jean, c’est Didier Tronchet. Quant à Rémy Bé, il existe bel et bien. C’est le chanteur Jean-Claude Rémy. Il a sorti un disque en 1975, produit par Pierre Perret. Prof de Sciences Naturelles, il quitta l’Education Nationale pour se lancer dans la chanson. Ses chansons naturelles, réalistes et pessimistes pour certaines, n’ont pas rencontré grand succès. Elles sont de la famille de chanteurs comme Yvan Dautin ou François Béranger, qui eux aussi ont disparu dans les limbes d’un oubli musical malgré des compositions remarquables. Dans le cas de Rémy, ce fut un choix. Il n’insista pas dans le métier, préférant la pêche aux hit-parades. Les chansons de Jean-Claude Rémy sont disponibles sur le site de Tronchet : http://www.jeanclaudetergal.fr/index.php/le-chanteur-perdu

 

 

 

 

© Tronchet - Dupuis

 

 

                Le chemin de Jean est une quête de soi. Que veut-il trouver en rencontrant Rémy ? Ne risque-t-il pas d’être déçu ? Jean, comme Tronchet, finira par le rencontrer. Ils apprendront à se connaître, à se découvrir à s’apprécier. Dans la postface de l’album, Tronchet raconte son voyage sur une île de l’Océan Indien avec son fils, et comment leurs pérégrinations ont donné lieu aux deux livres que sont ce Chanteur perdu et Robinsons, père et fils, paru en roman chez Elitys et en BD chez Delcourt. Avec ses personnages aux bouches immenses comme celles des Muppets, Tronchet signe une enquête attendrissante et pleine de suspens, car même si l’on se doute fortement dès le départ que la rencontre se fera, on se demande quels seront les indices qui le mettront sur la voie.

 

 

 

 

© Tronchet - Dupuis

 

 

                Voici le premier passage à la télévision de Jean-Claude Rémy dans l’émission de Jacques Martin Musique et Music en 1977 :

 

 

 

                Et voici Jean-Claude Rémy et Didier Tronchet chantant ensemble Dom Juan :

 

 

 

                Le chanteur perdu est une histoire d’amitié qui prouve que l’on peut donner à sa vie une direction que l’on a choisie.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

PS : Nous devons tous rester chez nous, sauf nos amis de la santé et de la distribution alimentaire à qui nous pensons très fort. En ces temps compliqués, quoi de mieux que de lire des BD. Pour acheter ces beaux albums, si les librairies ont dû fermer leurs rideaux, n’oubliez pas que beaucoup d’entre elles proposent des services de vente par correspondance sur leurs sites. Alors, avant de vous précipiter sur les sites d’Amazan ou de la Fnoc, vérifiez si votre libraire de quartier ou de plus loin le fait.

 

 

 

One Shot : Le chanteur perdu

 

Genre : Enquête réaliste et musicale 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Didier Tronchet

 

Éditeur : Dupuis

 

Collection : Aire Libre 

 

Nombre de pages : 184

 

Prix : 23 €

 

ISBN : 9782800174839

 



Publié le 22/03/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4276 -  25 mars 2020

 

 

 

Banc public. A chacun son spot !

 

 

 

 

 

 

 

            «  Oouaaaaah, les mecs ! C’est l’apocalypse totale, sur la planète, là… »

            «  Heureusement, c’est tranquille ici ! »

 

            Ils ne croyaient pas si bien dire, les ados héros de la nouvelle série Banc public qui démarre cette semaine dans Spirou. Gilles Rochier et Yannick Grossetête mettent les collégiens et lycéens en scène. Qui seront les premiers à atteindre le banc qui permet de geeker tranquille à la fin des cours ? Le suspens est à son comble. Les portables sont greffés dans les paumes des mains.

 

            H.O.M.E. raconte une « histoire archi-bizarre ». pendant que ça castagne dur chez L’agent 212.

 

            Pour les abonnés, la deuxième fiche du manuel de survie de Seuls apprend à réagir face à une zombie pandémie.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Gazzotti, Vehlmann, Hamo - Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Black Squaw : Nighthawk

Créatures : La ville qui ne dort jamais

Spirou chez les Soviets

Super-Groom : Chapitre 2

 

 

Récit complet :

 

H.O.M.E. : Une histoire archi-bizarre

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Agent 212 (L’)

Banc public

Capitaine Anchois

Dad

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Estampille

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Millborough (La pause-cartoon)

Nelson

Passe-moi l’ciel

Spoirou & Fantasperge

Strip dont vous êtes la star (Le)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Kid Toussaint

En direct du futur : Jacques Louis, la vie de famille

Hommage : Hubert

Interview : Grossetête & Rochier

Jeux : Panique au parc ! (Lerouge)

Leçon de BD (La) : Dutreix

Oncle Pop (L’) : Robots géants

 

 

Supplément :

Seuls, le manuel de survie : fiche 2 : Zombie épidémie ! 1

 

 

En kiosques et librairies le 25 mars 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 22/03/2020.


Source : Bd-best


L’histoire d’un mouchoir rouge.  Mary Jane

« - Vous êtes des romanis, c’est ça ? Des rôdeurs ?

- Des rôdeurs, oui…

- D’où venez-vous, comme ça ?

- De partout, gamine, et nos rangs grossissent chaque jour. Les rôdeurs se regroupent pour survivre. Tu les vois, tes romanis, ce sont d’honnêtes gens. Tout ce qu’ils veulent, c’est garder leur famille et avoir un travail. Et du travail, on en trouvera tous à Londres !

- A Londres ?

- C’est là que je les emmène. Mais toi ?

- Moi ? Je m’appelle Mary Jane et je vais à Cardiff. »

 

 

 

 

 

 

                Pays de Galles, fin XIXème. Mary Jane a dix-neuf ans et elle est veuve. Son mari vient de mourir d’un accident à la mine. Afin de ne pas être prise en charge par un organisme de bienfaisance, Mary quitte son village pour rejoindre sa sœur à Cardiff.  Mais, comme les rôdeurs dont elle croisera la route, ses pas la mèneront à Londres où des rabatteurs la mèneront à la prostitution. Puis, de mauvaises rencontres en mauvaises rencontres, il y aura un jour fatal.

 

 

 

 

© Le Gall, Cuvillier - Futuropolis

 

 

                Plutôt que d’écrire une énième resucée de l’histoire de Jack l’éventreur, Frank Le Gall et Damien Cuvillier centrent leur récit sur le sombre destin de Mary Jane Kelly, cinquième et dernière victime du meurtrier de Whitechapel. Le Gall porte cette histoire en lui depuis plus de vingt. Les affres de la création étant ce qu’elles sont, l’accouchement fut difficile et ce scénario qu’il se destinait s’est retrouvé dans les mains d’un autre dessinateur.

 

 

 

 

© Le Gall, Cuvillier - Futuropolis

 

 

                Dès le départ, le scénariste annonce la couleur. Mary est morte. C’est ce que rapportent les témoignages de ceux qui l’ont croisé. Comment cette jeune femme en est-elle arrivée là ? C’est la question à laquelle les auteurs vont répondre en traçant le cheminement de la victime depuis le décès accidentel de son mari jusqu’à ce fameux soir de 1888 où elle perdit le mouchoir rouge qui représentait tant pour elle. On savait toute la sensibilité qu’était capable d’insuffler Le Gall dans ses histoires, preuve en est certains instants dans Théodore Poussin, mais on n’aurait jamais cru qu’il était possible d’émouvoir autant avec une histoire dont on connaît la fin dès la première planche.

 

 

 

 

© Le Gall, Cuvillier - Futuropolis

 

 

                Le destin de Mary Jane est poignant. Jack l’éventreur est-il le responsable de sa mort ou bien est-elle victime d’une société impitoyable du « Marche ou crève » ? Là est la question sous-jacente. Se trouver réduite à voler la gamelle d’un chien,

 

                Damien Cuvillier prend en main cette histoire qui n’aurait pas due être pour lui. Le Gall a évidemment adapté son histoire pour que son dessinateur puisse mieux se l’approprier. Londres lumineuse, ses rues grouillantes et scintillantes dans lesquelles se pressent les gens de la haute sortant des théâtres pour entrer dans les grands cafés. Londres sombre, les entrelacs de ses ruelles et de ses passages où pour quelques shillings les pouilleuses, jeunes ou vieilles, perdent leur dignité. Cuvilier réalise un grand écart magistral dans des couleurs directes maîtrisées. Preuve en sont ces lieux de Londres, les campagnes britanniques ou les interrogatoires sur fond noir des témoins. La dernière planche est un cas d’école que l’on vous laisse découvrir par vous-même et sur laquelle on pourrait disserter pendant des heures tant au niveau graphique que scénaristique. Magistral.

 

 

 

 

© Le Gall, Cuvillier - Futuropolis

 

 

                Mary était venue du pays de Galles à pied chercher du travail à Londres. Elle croyait trouver un nouveau berceau, elle s’enfermera dans un cercueil en chantant cette chanson « This small violet I plucked from mother’s grave... »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

PS : Nous devons tous rester chez nous, sauf nos amis de la santé et de la distribution alimentaire à qui nous pensons très fort. En ces temps compliqués, quoi de mieux que de lire des BD. Pour acheter ces beaux albums, si les librairies ont dû fermer leurs rideaux, n’oubliez pas que beaucoup d’entre elles proposent des services de vente par correspondance sur leurs sites. Alors, avant de vous précipiter sur les sites d’Amazan ou de la Fnoc, vérifiez si votre libraire de quartier ou de plus loin le fait.

 

 

 

One shot : Mary Jane 

 

Genre : Destin brisé 

 

Scénario : Franck Le Gall 

 

Dessins & Couleurs : Damien Cuvillier 

 

Éditeur : Futuropolis

 

Nombre de pages : 88

 

Prix :  18 €

 

ISBN : 9782754828482

 



Publié le 22/03/2020.


Source : Bd-best


Des esprits et des âmes, histoires d’une culture proche de la nature.  Chroniques amérindiennes

« Chez les Hurons, comme dans tant d’autres peuples, il existe une infinité d’histoires qui sont racontées de génération en génération, de père en fils, de grand-père en petit-fils. Il y a des histoiresqui se racontent seulement autour des feux de l’hiver, des histoires qui racontent comment les esprits ont appris aux hommes quoi manger et que chasser. Des histoires pour chaque situation de la vie, qui offrent une morale et un enseignement qui sont plus suivis que les conseils des anciens. Des histoires qui doivent être écoutées seulement par les hommes, ou les femmes. Des histoires secrètes que le chaman raconte seulement à son disciple. Mais il y a aussi des histoires sombres, gardées au plus profond du cœur de leurs protagonistes. Des histoires qui ne souhaitent pas être entendues. Des histoires qui ne devraient jamais être racontées. »

 

 

 

 

 

 

                Des indiens, des esprits, des animaux et une nature, voici les quatre angles de ces dix contes amérindiens qui nous immergent dans une culture respectueuse de tout ce qui les entoure, ainsi que de ses ancêtres.

 

 

 

 

© Schimpp, Alcatena– iLatina

 

 

                Des chasseurs rivalisent d’exploits. Des masques prennent possession de ceux qui les portent. Les âmes des humains se mêlent à celles des animaux. Windigo, Waukheon et Cheeno défient les vaillants guerriers. Les frontières entre la magie et les éléments se dissolvent dans des quêtes de soi que tentent de mener des indiens déterminés.

 

                Ode à une culture, à la nature et à ses mystères, Chroniques amérindiennes a la saveur de ces gros livres de contes et légendes que l’on nous lisait enfants. Gustavo Schimpp accroche le lecteur dans ces fables fidèles à une tradition orale qui a traversé les générations. Dans cette thématique indienne, une telle retranscription n’avait pas été faite depuis le début des années 80 et la série télévisée « Légendes indiennes » qui mettait à l’honneur les tribus du Canada, dans la mythique émission Récré A2.

 

 

 

 

© Schimpp, Alcatena– iLatina

 

 

                Dans un graphisme hachuré, Enrique Alcatena met dans ses personnages et ses décors toute la puissance de la nature. En quelques traits noirs, chaque ride des vieux chamans est dessinée une par une, chaque poil d’ours en furie est hérissé sur son dos. Certains planches pourraient paraître trop touffues lors d’un premier survol, mais on se rend vite compte que chaque indice graphique est savamment placé. La forêt et les personnages, humains ou animaux, se mêlent dans des compositions que n’auraient pas renié ces artistes de la hachure qui font des merveilles au stylo Bic comme le ghanéen Enam Bosokah, le chinois Liu Kaï, le coréen Il Lee ou le français Olivier Michel. Chez Alcatena, les hachures noires contribuent à cette confusion voulue entre décors et acteurs pour mieux immerger le lecteur dans le monde amérindien.

 

                Nouvelles venues, les éditions iLatina ont pour objectif d’éditer en français des bandes dessinées d’Amérique du Sud, nouveautés, classiques oubliées ou perles passées inaperçues. Nous reviendrons très prochainement sur leurs autres parutions, aussi variées qu’attrayantes.

 

 

 

 

© Schimpp, Alcatena– iLatina

 

 

                Si Yakari est une excellente série de BD pour les enfants, elle contribue à initier un intérêt pour les indiens que les passionnés poursuivront, toujours sous la plume de Derib, avec le très réaliste Celui-qui-est-né-deux-fois. Pour creuser le sujet, ces Chroniques amérindiennes sont l’étape suivante pour rester dans cet univers en faisant le grand écart entre une civilisation spécifique et l’imaginaire qui y est attaché.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

PS : Nous devons tous rester chez nous, sauf nos amis de la santé et de la distribution alimentaire à qui nous pensons très fort. En ces temps compliqués, quoi de mieux que de lire des BD. Pour acheter ces beaux albums, si les librairies ont dû fermer leurs rideaux, n’oubliez pas que beaucoup d’entre elles proposent des services de vente par correspondance sur leurs sites. Alors, avant de vous précipiter sur les sites d’Amazan ou de la Fnoc, vérifiez si votre libraire de quartier ou de plus loin le fait.

 

 

One shot : Chroniques amérindiennes 

 

Genre : Contes et légendes 

 

Scénario :  Gustavo Schimpp 

 

Dessins : Enrique Alcatena 

 

Traduction : Thomas Dassance 

 

Éditeur : iLatina

 

Nombre de pages : 160

 

Prix :  24 €

 

ISBN : 9782491042028

 



Publié le 21/03/2020.


Source : Bd-best


Une passion dans le rétro !  Les fondus de voitures de collection 1

« - En voiture, Simone ! C’est moi qui klaxonne, ah, ah !

- Allez, Thierry, en voiture !

- P’pa, ça bouge trop derrière, j’ai mal aux fesses ! Les sièges sont en béton, sans parler des sacs qui prennent toute la place !

- Dis pas de mal des suspensions et du coffre ! Compte les camions tu n’y penseras plus ! Vide le cendrier par la fenêtre, chérie… Il dégueule de mégots. On dirait ton fils dans deux minutes ! »

 

 

 

 

 

 

                Ah, le bon temps des voitures à la papa ! Thierry se rappelle avec nostalgie de ces virées en voiture sans ceinture de sécurité à l’arrière et  avec des manivelles pour monter les vitres. Alors, quand il retrouve le même modèle dans une brocante, il se doit de l’acheter, au grand dam de Regina pour qui la passion de son mari est plus encombrante qu’autre chose. Et c’est qu’en plus, le Thierry, il a plein de copains qui ont la même passion que lui. Entre sorties dominicales et bourses d’échanges, toutes les occasions sont bonnes pour réunir les fondus d’une même passion.

 

 

 

 

© Richez, Cazenove, Bloz - Bamboo

 

 

                Le courant youngtimer est destiné à des passionnés d’une catégorie d’automobiles dont la production s’est arrêtée il y a plus de quinze ans mais qui ne sont pas assez vieilles pour être considérée comme étant de collection. Les passionnés se retrouvent autour de leur amour pour ces véhicules stars des années 70, 80, voire maintenant 90. Les concentrations les réunissant chaque week-end ou presque dans tous les coins de France démontrent l’intérêt grandissant pour cet engouement populaire. La plus connue de ces réunions est le salon Rétromobile qui accueille chaque année plus de 130000 visiteurs, dont, sans aucun doute, Thierry et ses potes.

 

 

 

 

© Richez, Cazenove, Bloz - Bamboo

 

 

                Richez et Cazenove alignent un album de gags sur ces vieilles voitures comme on écrit un poème d’amour. On ne peut pas écrire un tel ouvrage sans être soi-même amoureux de ces véhicules dans lesquels les auteurs ont posé leurs culottes courtes. Il en va de même pour Bloz dont les dessins humoristiques se précise lorsqu’il s’agit de représenter les différentes cylindrées.

 

 

 

 

© Richez, Cazenove, Bloz - Bamboo

 

 

                Etre respectueux tout en étant drôles, les auteurs démarrent une série qui réunira les amateurs de gags en BD et les férus de cylindrées old school.

 

 Laurent Lafourcade

 

 

PS : Nous devons tous rester chez nous, sauf nos amis de la santé et de la distribution alimentaire à qui nous pensons très fort. En ces temps compliqués, quoi de mieux que de lire des BD. Pour acheter ces beaux albums, si les librairies ont dû fermer leurs rideaux, n’oubliez pas que beaucoup d’entre elles proposent des services de vente par correspondance sur leurs sites. Alors, avant de vous précipiter sur les sites d’Amazan ou de la Fnoc, vérifiez si votre libraire de quartier ou de plus loin le fait.

 

 

 

Série : Les fondus de voitures de collection

 

Tome : 1

 

Genre : Humour mécanique 

 

Scénario : Richez & Cazenove 

 

Dessins : Bloz 

 

Couleurs : Pierre Schelle

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818976296

 



Publié le 21/03/2020.


Source : Bd-best


Une autre histoire de notre genèse. Et si c’était vrai ?  Anunnaki

« - Ramassez toutes les sphères et amenez-les au lanceur.

- D’accord, Enlil. Ce sera fait.

- J’ai du mal à croire qu’une telle chose puisse fonctionner. C’est comme… un miracle…

- Non. C’est juste de la science. Mais je te comprends…

- Je suis ému moi aussi. C’est probablement la plus belle chose que j’ai fait de toute ma vie… Féconder une planète… Féconder bleue…

- L’insémination est un succès.

- Dans quelques années, il y aura un nouveau monde ici. »

 

 

                Depuis l’espace intersidéral, des serpents et des lézards antropomorphisés décident de féconder une planète accueillante pour y installer une nouvelle civilisation, des êtres génétiquement créés de toutes pièces que l’on appellera « humains ». Mais, comme dans chaque mécanique bien huilée, tout ne se déroule jamais comme prévu. Les reptiles de V envahissaient la Terre, ceux d’Anunnaki remontent à ses origines.

 

 

 


© Montalbà- Bang

 

 

                Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Où allons-nous ? Ces questions ont agité nombre de grands philosophes et théologiens de tous poils. Le peintre Gauguin également s’est posé la question. Tous ceux qui sont allés au catéchisme ont reçu une réponse biblique. Les chercheurs et historiens se sont axés sur des réponses pragmatiques avec un maximum de preuves formelles, surtout pour la deuxième de ces questions. Se basant sur le mythe sumérien, Vicente Montalbà prend tout ce petit monde à contre-pieds en proposant sa version des faits. Et si c’était vrai ?

 

 

 

© Montalbà- Bang

 

 

                Dans la mythologie sumérienne, Anunnaki signifie progéniture du père des dieux Anu, le seigneur de la création et maître de l’univers. Montalbà imagine une humanité créée de toutes pièces par des lézards et des serpents. Mais une controverse va vite apparaître entre eux. Les uns vont essayer de prendre le pas sur les autres, pendant que le petit monde qu’ils ont créé se développe et que quelques scènes de rébellion se font sentir. L’auteur soulève des problèmes d’éthique et de morale. Anunnaki est un livre tout autant scientifique que théologique. Ajoutons à cela une histoire d’amour compliquée comme il y en a dans chaque superproduction et voici une nouvelle Bible 2.0. Un final aussi abrupt que terrifiant boucle cette originale histoire de création originelle, dans laquelle de petites touches d’humour sont disséminées.

 

 

 

 

© Montalbà- Bang

 

 

                Le graphisme de Vicente Montalbà a quelque chose de reptile à sang froid. Il est assez rigide et les décors sont géométriques. Les humains sont tout de suite plus souples. Les lézards et les serpents humanisés ne sont pas très beaux, mais, après tout, est-ce qu’on le leur demande ?

 

                Vous croyiez tout savoir sur les origines de l’humanité ? Détrompez-vous ! Oubliez toutes les fadaises qu’on vous a apprises. La vérité est dans Anunnaki.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

PS : Nous devons tous rester chez nous, sauf nos amis de la santé et de la distribution alimentaire à qui nous pensons très fort. En ces temps compliqués, quoi de mieux que de lire des BD. Pour acheter ces beaux albums, si les librairies ont dû fermer leurs rideaux, n’oubliez pas que beaucoup d’entre elles proposent des services de vente par correspondance sur leurs sites. Alors, avant de vous précipiter sur les sites d’Amazan ou de la Fnoc, vérifiez si votre libraire de quartier ou de plus loin le fait.

 

 

One shot : Anunnaki 

 

Genre : Science-fiction 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Vicente Montalbà 

 

Traduction : Léa Jaillard 

 

Éditeur : Bang ediciones

 

Nombre de pages : 104

 

Prix :  20 €

 

ISBN : 9788417178819

 



Publié le 20/03/2020.


Source : Bd-best


1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


©BD-Best v3.5 / 2020