En images et en bulles
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Chacun à sa place, les bureaux seront-ils bien gardés ?  Stop work, les joies de l’entreprise moderne

« - Ah, Fabrice ! Tiens, lui c’est Hugo, en stage de troisième. Il est là pour trois semaines, tu dois le chapeauter.

- Bonjour.

- Impossible, trop de boulot. Refile-le aux mecs des devis, ils en branlent pas une.

- Ça vient du boss.

- Guillaume ?

- En personne !

- Ok, génial. Allez, viens mon grand ! C’est comment ton blase déjà ?

- Mon quoi ?

- Ton blase ! Ton nom quoi ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Acheteur dans une entreprise de « rondelles », Fabrice ne rêve que de gravir les échelons. Alors quand il s’agit de faire plaisir au patron, il est prêt à tous les sacrifices, comme celui de s’occuper d’un stagiaire de troisième. Le poste de responsable des achats se libérant, il paraît tout naturel à Fabrice que la place lui revienne de droit. Mais quand le boss lui annonce qu’il recrute en externe, la vie de Fabrice va s’en trouver toute chamboulée.

 

 

 

 

© Navarro, Schwartzmann – Dargaud

 

 

Il fallait toute la connaissance du milieu par l’écrivain Jacky Schwartzmann pour montrer la poutre qu’a dans l’œil le monde de l’entreprise moderne et qu’elle refuse de voir. Le cynismo-réalisme de Stop work tourne en dérision un fonctionnement absurde faisant la part belle aux phraseurs, opportunistes et autres margoulins prêts à écraser leur voisin de bureau pour la moindre petite promotion dans la boîte. Fabrice est de ceux-là. Il l’est tellement qu’il en devient la caricature de lui-même. Il apprendra à ses dépends que, s’il sait que personne ne peut lui faire confiance, il ne peut faire confiance à personne. Si pour les gens comme lui, rien n’est jamais gagné, rien n’est jamais perdu non plus. Ceux qui font la plus grande preuve de recul sont les personnels de l’entretien. Du bas de leur échelle, ils observent et commentent à bon escient. Le petit stagiaire de troisième fait aussi preuve de recul. Quant au représentant syndical, il joue à merveille son rôle d’empêcheur d’évoluer en rond.

 

 

 

 

© Navarro, Schwartzmann – Dargaud

 

 

Morgan Navarro marche sur les pas graphiques de Dupuy-Berbérian. Son anti-héros pourrait être un personnage secondaire de Monsieur Jean. Dans une bichromie donnant une impression d’absence de couleurs, il met dans les attitudes de ses personnages tout le ridicule qu’ils comportent, ridicule comme le film de Patrice Leconte dont l’essence n’est pas si éloignée de cet album.

 

 

 

 

© Navarro, Schwartzmann – Dargaud

 

 

Avec une bande originale signée Souchon, Jackson, Higelin, Prince et NTM, Stop work est un voyage en immersion, un parcours en terre inconnue drôle et caustique pour ceux qui ne font pas partie de ce monde. C’est un chemin de croix dans lequel se reconnaîtront certainement ceux qui travaillent dans une telle entreprise. "Tu la voyais pas comme ça ta vie. Pas d'attaché-case quand t'étais petit. Ton corps enfermé costume crétin..."

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Stop work, les joies de l’entreprise moderne 

 

Genre : Chronique du monde du travail

 

Scénario : Jacky Schwartzmann 

 

Dessins & Couleurs : Morgan Navarro

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 136 

 

Prix : 18 €

 

ISBN : 9782205082005

 



Publié le 21/05/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4284 -  20 Mai 2020

 

 

Family life : les parents gèrent !

 

 

 

 

 

 

            Il n’y a pas que vos parents qui ont pété (ou pas) un câble avec leurs enfants pendant le confinement. Pas facile à gérer non plus pour les héros de la Family Life de Jacques Louis. Il n’y a qu’à voir comment les enfants ont ravagé la couverture de notre hebdomadaire préféré. Après Le chômeur et sa belle, l’auteur signe une nouvelle série réalisticomique tendre et marrante.

 

            Les abonnés vont accrocher au mur de leur chambre un superbe poster Dad avec, entre autres, Bébérénice masquée.

.

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Nob – Dupuis

 

 


Histoires à suivre :

 

Créatures : La ville qui ne dort jamais

Frnck : Prisonniers

Mort et déterré : Pas de quartier pour les macchabées 

Spirou : Pacific Palace

Super-Groom : Chapitre 3

 

 

Récits complets :

 

Cédric : Histoire de vaches

Family life

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Comme des bêtes

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Estampille

Fifiches du professeur (les) (La pause-cartoon)

Game over

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Minions (Les)

Passe-moi l’ciel

Spoirou & Fantasperge

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Salma

En direct du futur : Tebo (pour Raowl)

Interview : Jacques Louis

Jeux : Raymonde perdue (Frantz)

Leçon de BD (La) : Domecq

 

 

Supplément abonnés :

Poster : Dad

 

 

En kiosques et librairies le 20 mai 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 20/05/2020.


Source : Bd-best


Une saga familiale à l’avènement du chemin de fer.  Kilomètre Zéro, une épopée ferroviaire 1

« - Regarde notre ville… il y a tant de cheminées de fabrique que tu ne peux plus les dénombrer. Pourtant,  nous n’avons ni mines de fer ni de charbon, et nous sommes très loin des ports d’importation du coton… Alors, comment devient-on les meilleurs, malgré de telles faiblesses ?

- En travaillant d’arrache-pied chaque jour que Dieu fait… ?

- En étant visionnaire ! En se projetant 30 ans devant soi. Bientôt, les immenses convois que tu as croisés ne seront qu’un souvenir. Bientôt, ces diligences dans lesquelles on est bringuebalés jusqu’à l’épuisement rouilleront dans un coin. Binetôt, notre chère Alsace aura un autre visage, grâce à nous.

- Qu’allons-nous accomplir, père ?

- Ce que personne n’a osé avant nous. »

 

 

 

 

 

 

 

1830. a Mulhouse, Nicolas Koechlin dirige une usine prospère de filature de coton. Pour lui succéder, il compte sur ses fils Ferdinand, prêt à reprendre l’affaire, et Léo, qui avait l’intention de se marier au Brésil mais qui va devoir changer son fusil d’épaule. Salomé, la  fille de Nicolas est institutrice. Son seul avenir est d’être promise à un fils de noble famille. La jeune femme a la tête sur les épaules. Elle se rêve rédactrice dans un journal. Les enfants dont elle s’occupe ne sont pas que des élèves. Ils sont aussi des ouvriers qui doivent rapporter de l’argent à la maison. En ce début de révolution industrielle, pour faire fructifier l’entreprise, le développement du chemin de fer est le meilleur atout. Mais tout est à construire. Il faut partir du kilomètre zéro.

 

 

 

 

© Piatzszek, Bossard - Bamboo

 

 

Stéphane Piatzszek construit une saga familiale et historique et s’érige en digne successeur de Jean Van Hamme. Alors que ce dernier serait peut-être entré plus vite dans le cœur du sujet, Piatzszek prend le temps d’installer l’univers et les personnages avant de donner en milieu d’album le coup de volant, l’argument de scénario, qui envoie les personnages vers un destin que, pour nombre d’entre eux, ils n’imaginaient pas. Piatzszek garde donc son originalité par rapport au créateur des Maîtres de l’orge tout en marchant sur ses pas. Les nombreux personnages ont tous leur importance et leur particularité. Les moindres rôles secondaires ont leur caractère du chef de groupe qui abuse d’employées soumises au patron de la gazette locale.

 

 

 

 

© Piatzszek, Bossard - Bamboo

 

 

Florent Bossard est à la base coloriste. Le premier volume de cette nouvelle série est seulement son cinquième album en tant que dessinateur. Son graphisme est très légèrement charbonneux, comme une machine à vapeur. Le coloriste est au service du dessinateur pour jouer avec les ombres qui apportent du mystère ou du caractère aux différents protagonistes.

 

 

 

 

© Piatzszek, Bossard - Bamboo

 

 

Kilomètre zéro est annoncé comme un triptyque, mais son univers est tellement dense et riche que l’histoire risque de s’y trouver vite à l’étroit. Il en reste 140 à parcourir !

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Kilomètre Zéro, une épopée ferroviaire

  

Tome : 1 

 

Genre : Aventure historique 

 

Scénario : Stéphane Piatzszek 

 

Dessins & Couleurs : Florent Bossard 

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand Angle

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 14,90 €

 

ISBN : 9782818968024



Publié le 19/05/2020.


Source : Bd-best


Dans l’ombre de Fred.  Une aventure de Mystère et Boule de Gomme

« - Il y a quelqu’un ?

- Avancez de trois pas. Mmmmmmm… Votre nom ?

- B… Boule de gomme.

- Vous savez faire la matelote de lotte ?

- Oui, je… Bien entendu…

- Eh bien il va falloir le prouver… Je vais vous montrer les cuisines. Quelques explications. Je suis le baron Mystère et à mon sujet, moins vous en saurez, mieux vous vous porterez… En somme, je cherche un majordome, pas un concierge. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                En postulant pour un emploi de majordome, Boule de gomme ne se doutait pas qu’il allait pénétrer dans le mystérieux manoir du non moins mystérieux Baron Mystère. L’homme masqué cherche un employé d’une discrétion exemplaire et qui n’a pas le droit de lui poser une seule question. Mais lorsqu’un cambrioleur pénètre dans la bibliothèque et arrache la page d’un livre, les deux hommes vont devoir faire équipe pour partir à sa poursuite dans la ville des bars et des jeux, de la débrouille et des embrouilles.

 

 

 

 

© Malma, Le Gouëfflec - Delcourt

 

 

                Mystère et Boule de gomme n’est pas pris ici dans le sens de l’expression bien connue. Il s’agit bel et bien des deux personnages principaux de ce polar étonnant dans lequel Fred rencontre Jean-Pierre Jeunet. Boule de gomme fait partie de ces personnages sans âge. Il est très proche de sa maman avec qui il entretien une relation épistolaire et aux yeux de qui il restera toujours son bébé. Mystère est un aristocrate au look de Fantômas dont les seuls points qu’ils ont en commun sont des zones d’ombre de leurs personnalités. Mystère n’est pas un truand. C’est un solitaire, amoureux des livres, annoteur compulsif. Le maître et son valet sont deux hommes formant un duo atypique s’équilibrant dans un antagonisme efficace.

 

 

 

 

© Malma, Le Gouëfflec - Delcourt

 

 

                Arnaud le Gouëfflec, habitué des biographies depuis Le chanteur sans nom, enfile son costume de scénariste fantasque qu’on lui connaît dans Mondo reverso. Avec cette aventure de Mystère de Boule de gomme, one shot qui ne demande qu’à devenir une série, il marche sur les pas de Philémon et rend hommage à Fred.

 

                Après une participation à un collectif en 2017, cet album est le premier en solo de Pierre Malma. Le brestois frappe fort. Son graphisme original se rapproche tout doucement de celui de Fred au fur et à mesure que le scénario en prend la direction. Ce sont tout d’abord un ciel et des étoiles qui font penser au maître, puis des décors et des personnages secondaires comme ces soldats arrivant en troupe tout droit sortis de Philémon, le genre de scène qui procure chez le lecteur une émotion intense.

 

 

 

 

© Malma, Le Gouëfflec - Delcourt

 

 

                Qu’on ne s’y trompe pas, les auteurs ne sont pas dans le plagiat. Ils sont dans un ton et un habillage commun avec Fred mais le récit n’a rien à voir avec l’univers. Mystère et Boule de gomme sont dans un monde bien à eux qui a le potentiel d’une série au long cours. Il est dommage que la couverture ne reflète pas du tout cette ambiance. Elle n’invite pas à ouvrir le livre ce qui est regrettable par les temps qui courent. Si par bonheur la série continuait, il faudra rapidement changer son fusil d’épaule quant à la maquette de la collection.

 

                Cerise sur le gâteau, l'application Delcourt Soleil permet de découvrir l'album en réalité augmentée. Ne passez pas à côté de Mystère et Boule de gomme. Si les secrets aiment l’obscurité, c’est pour une bonne raison.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Une aventure de Mystère et Boule de Gomme 

 

Genre : Polar humoristique 

 

Scénario : Arnaud Le Gouëfflec 

 

Dessins & Couleurs : Pierre Malma

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 96

 

Prix :  16,50 €

 

ISBN : 9782413017561



Publié le 19/05/2020.


Source : Bd-best


Etre soi-mĂŞme son pire cauchemar...  The killer inside 1

« - Je peux te demander un truc ?

- P… Pourquoi est-ce que… Tu as choisi de sortir avec un type comme moi ?

- Voyons voir… Ce qui m’a éblouie en premier… C’est le moment où tu es apparu pour me défendre contre ce voyou ! On ne croirait pas en te voyant, mais tu es le genre de garçon sur qui on peut compter !

- Ah bon ?

- Ensuite, il y a ton côté très mystérieux !

- Tu trouves que je suis comme ça ? »

 

 

 

 

 


 

                Eiji n’en revient toujours pas. Il a réussi à séduire Kyoka Yukimura, l’une des plus belles filles du campus. Le hic, c’est qu’il ne se souvient absolument pas comment il a fait. Il aurait maté un butor un peu trop pressant auprès de la jeune fille, ce qui lui a valu de recueillir les faveurs de la belle.

 

 

 

 

© 2018 Shinai naru boku e satsui wo komete vol.1

© 2018 Hajime Inoryu, Shota Ito. All rights reserved.

 

 

 

                Si Eiji a des trous de mémoire, c’est qu’il semble souffrir d’un dédoublement de personnalité. Des filles sont assassinées de façon particulièrement barbare. Etant le fils d’un serial killer notoire, le jeune homme se pose de plus en plus de questions, d’autant plus que des indices troublants l’amènent à s’inquiéter grandement sur lui-même. Entre la mystérieuse Rei Shinmyoji qui semble savoir des choses, une triade qui le prend pour un maître et une copine qui n’a d’yeux que pour lui, Eiji cherche qui est en lui.

 

 

 

 

© 2018 Shinai naru boku e satsui wo komete vol.1

© 2018 Hajime Inoryu, Shota Ito. All rights reserved.

 

 


Vous aimez My Home Hero ? La série dans laquelle un père de famille cache l’assassinat du petit copain de sa fille, dangereux truand, a déniché sa petite sœur. Dans The killer inside, on retrouve la même ambiance anxiogène, les mêmes héros meurtriers malgré eux ou presque, les mêmes gangs de malfrats prêts à torturer ou à tuer qui de droit. Le scénario de Hajime Inoryu diffère cependant car il met en avant le profil schizophrène d’Eiji. Son héros n’est pas tout blanc et il le sait. Il s’interroge sur lui-même et cherche à savoir qui il serait, à son grand dam. Inoryu fait monter la tension et distille les indices. Il ne met pas le lecteur dans la même position que le personnage principal, il fait le contraire. Il met le personnage principal dans la même position que le lecteur. La différence est subtile mais importante.

 

 

 

 

© 2018 Shinai naru boku e satsui wo komete vol.1

© 2018 Hajime Inoryu, Shota Ito. All rights reserved.

 

 

 

Shota Ito a un graphisme sombre et charbonneux qui sied parfaitement à cette histoire réalistico-horrifique. Le mangaka n’hésite pas à assumer les scènes de crime et de sexe. On n’est clairement pas dans un shonen. En fin d’ouvrage, Ito raconte la genèse du design des divers personnages principaux

 

 

 

 

© 2018 Shinai naru boku e satsui wo komete vol.1

© 2018 Hajime Inoryu, Shota Ito. All rights reserved.

 

 

 

Edité au japon par Kodansha, The killer inside se positionne comme un seinen puissant, un Seven graphique.

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=yGFe8WEXJ1c

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : The killer inside

 

Tome : 1

 

Genre : Thriller 

 

Scénario : Hajime Inoryu 

 

Dessins : Shota Ito

 

Traduction : Alex Ponthaut

 

Éditeur : Ki-Oon

 

Nombre de pages : 224 

 

Prix :  7,90 €

 

ISBN : 9791032705667

  

Publié le 17/05/2020.


Source : Bd-best


Le ciel de notre promesse.  Blue Thermal 5

« - C’est quoi le problème ?

- Le problème ? Eh bien, ce sont les règles. Il faut les respecter scrupuleusement…

- Comment ça « scrupuleusement » ? J’ai scrupuleusement payé les frais liés au dortoir ! Pourquoi j’ai pas le droit de me faire un shampooing dès le matin ?

- Ça fait partie des règles du dortoir.

- Rah ! Quelle chieuse tu peux être avec tes règles ! Tsurutama ! Je viens à peine d’en finir avec les examens d’entrée… Et je me retrouve bloquée sur les berges d’une rivière asséchée où tout m’est interdit ! Je pensais pouvoir m’amuser librement, quand on m’a proposé de voler dans le ciel. »

 

 

 

 

 

 

 

Azusa Muto n’est pas tendre avec Tamaki Tsurutama. Elle ne se rend pas compte qu’intégrer un club de planeur comporte des contraintes de discipline et de rigueur. Tsurutama, elle, cherche à transmettre la passion du vol à voile aux étudiants de première année. Pour cela, il faut parfois savoir se montrer ferme avec les nouveaux, même si ça peut en dégouter certains comme Azusa. Il est primordial de leur apprendre à respecter les règles. Seuls les plus motivés resteront.

 

 

 

 

© Kana Ozawa 2015 / SHINCHOSHA PUBLISHING CO.

 

 

 

Transmettre la beauté du ciel et le bonheur de piloter un planeur. Adorer le ciel et les avions en commençant par les contempler. Tout ça, c’est magnifique. Mais les novices doivent aussi savoir que le vol à voile est un sport dans lequel on peut perdre la vie à tout moment. Chaque petit détail doit être respecté afin d’éviter tout accident. Rien n’est certain dans le royaume du ciel.

 

 

 

 

© Kana Ozawa 2015 / SHINCHOSHA PUBLISHING CO.

 

 

 

Dans cet ultime tome, Tamaki atteint une légitimité qu’elle n’aurait jamais espéré avant. Le trio qu’elle forme avec Jun  et Monsieur Asahina repose sur un équilibre justifié dans ce final émouvant par un événement qui s’est passé longtemps avant.

 

Kana Ozawa a réussi l’exploit de passionner ses lecteurs pour une activité hors du commun. Quel intérêt pour le vol à voile quand on ne connait rien au sujet ? Le mangaka tire son épingle du jeu par des ciels où l’on voit du bleu et démontre que la poésie est là, sous nos yeux, dans l’immensité de cet azur pur et innocent.

 

 

 

 

© Kana Ozawa 2015 / SHINCHOSHA PUBLISHING CO.

 

 

 

Blue Thermal enseigne une autre notion du temps. On l’a déjà dit dans ces colonnes, Blue Thermal a quelque chose d’incompréhensiblement envoûtant, magique et fascinant. Vole, Tamaki Tsurutama. On veut voir le même ciel que toi ! Aujourd’hui, il est parfaitement bleu.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Blue Thermal

 

Tome : 5

 

Genre : Aviation 

 

Scénario & Dessins : Kana Ozawa  

 

Éditeur : Komikku

 

Nombre de pages : 224 

 

Prix : 7,99 €

 

ISBN : 9782372874465



Publié le 15/05/2020.


Source : Bd-best


Poilant Whodunit en entreprise.  Meurtre Ă  la compta

« - Vous étiez le supérieur hiérarchique de la victime, c’est bien ça ?

- Tout à fait.

- Aviez-vous déjà remarqué un comportement particulier chez elle ? Des agissements étranges ?

- Je l’ai vu sourire une fois, il y a 4-5 ans. J’en fais encore des cauchemars.

- Avait-il des ennemis en interne ?

- Qui n’en a pas ? »

 

 

 

 

 

 

 

                Qu’est-il donc arrivé au comptable Paul Essapet ? Il ne bouge plus du tout. Mais après tout, un comptable ne bouge jamais. Même pris par les sentiments des termes professionnels que sont la balance positive, l’amortissement des immobilisations ou encore le résultat net, rien ne le fait réagir. Pas de doute, il doit être mort. L’entreprise est en émoi. La police est dépêchée sur les lieux. La commissaire Linguine et son adjoint Pichard vont mener une enquête qui va les conduire jusqu’aux tréfonds du mystère.

 

 

 

 

© De Thuin, James - Delcourt

 

 

                Rassurez-vous tout de suite. On est plus proche d’une enquête du Commissaire Bougret et de son fidèle coéquipier Charolles que d’un épisode des Experts. Enfin, tout dépend du point de vue de qui l’on se place. Si les personnages sont persuadés du sérieux de leur travail, qu’ils soient employés en bas de l’échelle, supérieurs hiérarchiques ou membres des forces de l’ordre, le lecteur voit bien qu’ils ont tous une haute opinion d’eux-mêmes et de leur travail. On découvre le monde décalé de l’entreprise par le petit bout de la lorgnette. Diego réussira-t-il à conclure avec Cynthia à la machine à café ? N’est-ce pas là le véritable enjeu du récit ?

 

 

 

 

© De Thuin, James - Delcourt

 

 

                James ne dévoile pas pour la première fois les dessous du monde du travail. Il l’a déjà fait dans la série Open Space, mais il y mêle ici une enquête policière… ou presque. James adopte le procédé complexe de la suite de gags qui forment une histoire. Il s’en sort avec maestria. Chaque planche est une sorte de strip carré qui se suffit à lui-même, avec une chute, tout en faisant avancer le propos. C’est l’une des techniques les plus complexes en bande dessinée pour que tout reste cohérent.

 

                Au dessin, David De Thuin, auteur du formidable Roi des bourdons, fait croire à ses personnages qu’ils sont importants et nécessaires dans leurs tâches. Dans une ligne claire sobre et efficace, il laisse la part belle aux dialogues très second degré de son scénariste.

 

 

 

 

© De Thuin, James - Delcourt

 

 

                Meurtre à la compta est intégré dans la poilante collection Pataquès dirigée par James lui-même. Avec des albums comme entre autres Pan ! T’es mort ! ou El Chipo, il fait partie du meilleur cru du catalogue.

 

                Comme une terre étrangère, le monde de l’entreprise parle une langue différente et a des codes qui lui sont propres. Quoiqu’il en soit, le feedback sera positivement marrant.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Meurtre à la compta 

 

Genre : Polar humoristique 

 

Scénario : James 

 

Dessins & Couleurs : De Thuin

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Pataquès

 

Nombre de pages : 104

 

Prix :  9,95 €

 

ISBN : 9782413019992

 



Publié le 13/05/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4283 -  13 Mai 2020

 

 

Des applaudissements pour Les femmes en blanc

 

 

 

 

 

 

 

            Spirou se met à l’heure des remerciements. Comme le font tous les gens à vingt heures à leurs balcons, notre magazine préféré applaudie le personnel soignant. A cette occasion, une petite interview de Maître Raoul Cauvin permet de découvrir les diagnostic erronés (ou pas) sur son cas. Dans les hauts de marge de l’histoire complète des Femmes en blanc, divers héros du journal les acclament. Bonus track dans la pause-cartoon avec les hommages de Midam, De Pins et Nob.

 

            La première partie du nouveau chapitre de Super-Groom met en scène un personnage qui restera dans les annales de la série : le classieux Fantastik le mirifique, au look emprunté au Fantômas des romans de Souvestre et Allain.

 

            Les abonnés vont continuer à apprendre à devenir des as de la survie grâce à la fiche de Seuls : Le manuel de survie qui montre comment gérer les stocks de survie.

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            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Gazzotti, Vehlmann, Hamo – Dupuis

 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Créatures : La ville qui ne dort jamais

Frnck : Prisonniers

Mort et déterré : Pas de quartier pour les macchabées 

Spirou : Pacific Palace

Super-Groom : Chapitre 3

 

 

Récits complets :

 

Femmes en blanc (Les) : Quand la police s’en mêle !

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Cartoons de Nob, Midam et De Pins (La pause-cartoon)

Comme des bêtes

Dad

Edito (L’)

Game over

Givrés

Katz

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Minions (Les)

Passe-moi l’ciel

Spoirou & Fantasperge

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Trondheim

En direct du futur : Kid Toussaint (pour Télémaque)

Interview : Cauvin

Jeux : Panique aux urgences ! (Lerouge)

Spirou et moi : Laurel

 

 

Supplément abonnés :

Seuls : Le manuel de survie : Fiche 3 : Stocks de survie 1

 

 

En kiosques et librairies le 13 mai 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 13/05/2020.


Source : Bd-best


Une lumière dans un camp de la mort.  Les anges d’Auschwitz

« - Il s’agit certainement de vérifications administratives. Tout va bien se passer.

- Dehors. Tout le monde dans la rue ! Je t’ai dit… Dans la rue ! Hors de cette maison ! Tout de suite !

- Il doit y avoir une erreur. Cette maison appartient à notre famille depuis quatre générations…  Si vous le permettez… Je peux vous montrer nos titres de... »

 

 

 

 

 

 

 

                Un coup de feu retentit. Le père de David vient d’être abattu par un soldat allemand. La vie de David ne sera plus jamais la même. S’apprêtant à vivre toute une existence d’amour avec Hannah, le jeune homme va connaître la déportation et l’enfer des camps de concentration. Mais David croît aux anges gardiens. Cette force, celle des rêves et celle des mots, est un atout majeur. Il possède là une arme terrifiante qui terrorise le commandant nazi d’Auschwitz.

 

 

 

 

© Desberg, Van Der Zuiden - Paquet

 

 

                Stephen Desberg s’est enfoncé dans les secrets les plus inavouables de l’humanité. Lors d’une visite d’Auschwitz, les photos de prisonniers regardant leurs morts annoncées l’ont pris à témoin de cet enfer sur terre. Il a imaginé l’histoire d’un de ces hommes, vu sur une de ces photos, faisant de lui un colosse spirituel. Ce héros juif, c’est David. Sa mère lui a appris qu’il existe une prière pour que les anges descendent des nuages et veillent sur eux. Lorsqu’il va parler de ces anges dans le camp et que cela viendra aux oreilles de l’oberstumführer Karsten, le sang de ce dernier ne fera qu’un tour. Il veut savoir qui sont ces anges. Il est persuadé que David parle de personnes physiquement présentes dans le camp. Administré par la haine et l’incompréhension, le militaire entamera avec son prisonnier une guerre psychologique jusqu’à un point de non retour.

 

                Desberg construit son récit en deux parties. Après la déportation et la vie dans le camp, un long épilogue se déroulant plusieurs années après conclue le récit de façon poignante.

 

 

 

 

© Desberg, Van Der Zuiden - Paquet

 

 

                Le dessin ligne claire d’Emilio Van Der Zuiden est de la même famille que celui d’un Javi Rey (Violette Morris). La netteté de son trait contraste avec la crasse du camp de concentration. Cela axe un peu plus le récit, très théâtral, sur les personnages et sur leurs âmes, qu’elles soient lumineuses ou noires. Le duo antagoniste David/Karsten fonctionne sur un principe de Yin et de Yang pernicieux. Van Det Zuiden les utilise comme des marionnettes dont il tire les ficelles pour leur faire jouer leurs rôles respectifs au mieux. Preuve en est le dernier strip de la planche 43 où les ombres exacerbent les personnalités.

 

                Deux mini bémols. Les onomatopées sont parfois mal appropirées. Un tir de pistolet qui fait CRACK, on n’avait jamais entendu ça. Un coup de crosse qui fait SOK, c’est également étonnant. La couverture, bien qu’originale, a le tort de ne pas mettre en avant le duo principal.

 

 

 

 

© Desberg, Van Der Zuiden - Paquet

 

 

                La Seconde Guerre Mondiale est un des sujets de prédilection du neuvième art. On ne peut que saluer la qualité de certaines productions : Maus évidemment, mais aussi Irena, ou encore Si je reviens un jour. Avec Les anges d’Auschwitz, Desberg et Van Der Zuiden contribuent à ce devoir de mémoire avec tous les avantages que peut apporter la bande dessinée.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

PS : Nous devons tous rester chez nous, sauf nos amis de la santé et de la distribution alimentaire à qui nous pensons très fort. En ces temps compliqués, quoi de mieux que de lire des BD. Pour acheter ces beaux albums, si les librairies ont dû fermer leurs rideaux, n’oubliez pas que beaucoup d’entre elles proposent des services de vente par correspondance sur leurs sites. Alors, avant de vous précipiter sur les sites d’Amazan ou de la Fnoc, vérifiez si votre libraire de quartier ou de plus loin le fait.

 

 

One shot : Les anges d’Auschwitz 

 

Genre : Drame historique

 

Scénario : Stephen Desberg 

 

Dessins : Emilio Van Der Zuiden

 

Couleurs : Fabien Alquier

 

Éditeur : Paquet

 

Nombre de pages : 80 

 

Prix : 17 €

 

ISBN : 9782888909781

 



Publié le 08/05/2020.


Source : Bd-best


Un autre journal d’une femme de chambre.  Bolita

« - Rosmery, Rosmery, c’est ça ?

- Oui, Rosmery Ajata.

- Moi, je m’appelle Erica Wucherpfenning Zwerg. Hé hé, n’aie pas peur, dis-moi juste « Madame ». J’ai besoin de toi huit heures, du lundi au vendredi, comme tu le sais, pour nettoyer, cuisiner deux repas pour deux personnes, laver le linge, repasser, ranger, enfin tout ça… Viens que je te montre un peu. La maison te plaît, Rosmery ?

- Très… Euh, bien entretenue, Madame. Par où je commence ?

- Ton nom m’a été donné par l’Evêque. Il semblerait qu’un curé de ton quartier te recommande chaudement. Tu n’as pas d’antécédents judiciaires. Bon… Je crois que tout est bon. »

 

 

 

 

 

 

 

                Engagée comme bonne à tout faire dans une villa des beaux quartiers de Buenos Aires, Rosmery Ajata, 27 ans, jeune bolivienne issue d’un bidonville argentin, ne se doutait pas qu’elle mettait les pieds chez un « couple » un peu particulier. Erica et Rody sont frères et sœurs mais ils couchent dans la même chambre. Quelques photos exposées sont un peu particulières, comme celles où l’on voit un certain Docteur Mengele. Rosmery va dès lors s’ériger en détective-amatrice. La curiosité est-elle un vilain défaut ? La femme de ménage fera son expérience.

 

 

 

 

© Risso, Trillo – iLatina

 

 

 

                Ultime collaboration entre Eduardo Risso et Carlos Trillo, Bolita raconte un morceau de l’histoire de l’Amérique du Sud, pas le plus glorieux, celui où les nazis ont fui l’Europe pour se dissimuler de l’autre côté de l’Atlantique. Les parents d’Erica et de Rody ont eu des accointances avec Joseph Mengele, tristement célèbre médecin d’Auschwitz qui faisait des expériences génétiques sur les juifs. Bolita, c’est aussi  l’histoire d’une société où il y a encore des castes. Les riches et les pauvres ne se mélangent pas. Bolita est le terme péjoratif utilisé par les argentins pour désigner un bolivien. Rosmery est l’une de ces « petites boules ». Mais on peut être issue de Villa Miseria (bidonville) mais être quand même quelqu’un.

 

 

 

 

© Risso, Trillo – iLatina

 

 

 

                On ne compte pas les partenariats entre Trillo et Risso de peur d’en oublier. De Fulù à Je suis un vampire, de Simon, une aventure américaine, à Point de rupture, en passant par Chicanos ou autre Vidéo noire, les deux auteurs ont des carrières indissociables. Après quelques années de séparation professionnelle, Bolita signait leur retour. Malheureusement, disparu en 2011, Trillo n’en verra jamais la fin dessinée., cette fin qui est justement ouverte, comme si leur collaboration ne devait jamais s’arrêter.

 

                Eduardo Risso a fait honneur à son scénariste fétiche. A l’instar d’un Domingo Mandrafina, Risso est un maître du noir et blanc,avec des contre-jours impressionnants et des cadrages originaux comme cette planche dans laquelle une vue aérienne montre plusieurs pièces de la maisonnette de Bolita et de celle mitoyenne de ses voisins.

 

 

 

 

© Risso, Trillo – iLatina

 

 

 

                Il aura fallu dix ans pour que Bolita puisse bénéficier d’une édition française. A l’heure du net et d’une culturalisation internationale, ça fait beaucoup. Merci aux éditions iLatina de permettre à Carlos Trillo de boucler son œuvre en Europe.    

                A noter qu’il vous est possible de commander d’ores et déjà l’album sur le site de l’éditeur.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

PS : Nous devons tous rester chez nous, sauf nos amis de la santé et de la distribution alimentaire à qui nous pensons très fort. En ces temps compliqués, quoi de mieux que de lire des BD. Pour acheter ces beaux albums, si les librairies ont dû fermer leurs rideaux, n’oubliez pas que beaucoup d’entre elles proposent des services de vente par correspondance sur leurs sites. Alors, avant de vous précipiter sur les sites d’Amazan ou de la Fnoc, vérifiez si votre libraire de quartier ou de plus loin le fait.

 

 

One shot : Bolita 

 

Genre : Polar 

 

Scénario : Carlos Trillo 

 

Dessins : Eduardo Risso 

 

Traduction : Thomas Dassance 

 

Éditeur : iLatina

 

Nombre de pages : 76

 

Prix :  15 €

 

ISBN : 9782491042059



Publié le 06/05/2020.


Source : Bd-best


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