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La mort comme moyen de combattre.  Mobius 2 - La ville qui rĂŞve

 

« - Qu’est-ce que c’est que ça, bon sang ?!!

- Un masque, c’étaient des éclaireurs de l’armée des masques, vous n’écoutez pas ce qu’on vous dit ?!

- Je me doutais qu’on les croiserait, mais pas de si tôt.

- Mais pourquoi il a les yeux cousus ?

- Il vient des limbes. Sans les yeux, il est soumis à son mettre qui peut en faire ce qu’il souhaite… Il voit à travers lui, ou plutôt à travers son masque.

- On les a signalés sur plusieurs terras, on ne connaît pas leurs intentions, sauf que lorsqu’ils arrivent sur un monde, généralement ils s’en emparent. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Recueillis dans une caravane de gitans, Berg et Lee affrontent une horde d’hommes masqués qui les attaquent. Ils les font rapidement fuir et se rendent comptent que sous leurs masques blancs les tueurs ont les yeux cousus. Ils viennent des limbes et n’en ont pas besoin pour voir. Les limites sont le monde où atterrissent les corps trop abîmés. Avant, se trouvent ces fameuses limbes, enfer gris dont les parques pensaient qu’on ne revenait jamais. Berg et Lee vont à présent arriver à Kadath, la ville qui rêve. Mettront-ils la main sur Deng, le voyageur qu’ils doivent intercepter ? Entre vies et morts, entre passages d’un monde à l’autre, la mission n’est pas prête d’arriver à son terme.

 

 

 

 

 © Pécau, Kordey, Anubis - Delcourt

 

 

                Jean-Pierre Pécaud embarque ses héros dans une aventure où la mort n’est pas la fin. A moins d’avoir le corps en charpie, les personnages peuvent renaître dans l’instant. Dans ce monde implacable, il n’est pas suffisant de tuer, il faut savoir comment le faire. Sa propre mort peut même être un moyen stratégique soit de tromper l’ennemi, soit de se rendre dans un endroit différent car lorsque l’on décède, on peut choisir où l’on renaît. Ainsi, Lee utilise la technique du flip-flap pour aller se servir dans une armurerie. Pour autant, le scénariste n’en profite pas pour faire n’importe quoi avec le procédé. Il s’en sert pour relancer l’action et pour surprendre à des moments où l’on ne s’y attend pas forcément.

 

 

 

 

 © Pécau, Kordey, Anubis - Delcourt

 

 

                Igor Kordey est un dessinateur stakhanoviste. Dans Mobius plus qu’ailleurs, il s’amuse et ça se voit. Preuve en est la bande des neuf acolytes qui accompagnent Deng. Ces neuf démons ont une apparence aussi terrifiante que leurs noms : Melano le sale, Lilyl la visqueuse, Tchulo le gros, Tchridyl l’embrasée, Shilayi le froid, Bitoso le jeûneur, Lolmisho la souris rouge, Poreskoro le multianimal et l’incroyable Minseckre la fente. Tout est dit. Ces créatures apportent les maladies aux gitans et les tourmentent dans tous les mondes. Kordey s’éclate à les mettre en scène, et si toutes ne prennent pas encore partie au combat, leur implication dans la fin de la trilogie promet. Le cliffhangher final laisse supposer un troisième tome bien pulsé.

 

 

 

 

 © Pécau, Kordey, Anubis - Delcourt

 

 

                Mobius est une série qui navigue sur le Styx, cette frontière entre la vie et la mort. Plus profonde qu’au premier abord, Mobius est une BD d’action haletante faisant transpirer le lecteur autant que ses héros.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Mobius

 

Tome : 2 - La ville qui rêve

 

Genre : Fantastique

 

Scénario : Jean-Pierre Pécau

  

Dessins & supervision des couleurs : Igor Kordey

 

Couleurs : Anubis

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 19 €

 

ISBN : 9782368464281

 

 

 

 



Publié le 13/03/2022.


Source : Bd-best


San Francisco s’éveille...  Chroniques de San Francisco 2

 

« - Tu n’as pas eu de nouvelles de Mona ?

- Non, pourquoi ? Elle ne vous a pas appelée depuis son départ ?

- Pas une fois. Je m’inquiète. Elle a tendance à se montrer imprudente et… et…

- Madame Madrigal, ça va ?

- Oui, c’est juste que… Je crains d’avoir été moi-même irréfléchie et je… J’espère qu’il n’est pas trop tard.

- Trop tard pour quoi ?

- Mona est ma fille, Brian.

- Hé ! Je sais que vous nous considérez tous comme vos enfants, mais Mona a une mère. Elle habite à…

- Je ne suis pas sa mère. Je suis son père. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                1977. C’est la Saint-Valentin à San Francisco. Au 28, Barbary Lane, Mme Madrigal est bien seule. Mona ne se doute pas encore que Mme Madrigal est… son père. Mona a accepté un job de réceptionniste dans un hôtel de passe. Mary Ann et Michael, quant à eux, font une croisière vers Acapulco. L’un et l’autre espèrent trouver l’homme de leur vie. Dans son nouvel appartement à la pension Madrigal, Brian observe quelqu’une dans l’immeuble d’en face. 

 

 

 

 

 © Bauthian, Revel - Steinkis

 

 

                Saison 2 et deuxième année de vie pour les pensionnaires de San Francisco. Armistead Maupin a raconté en neuf romans leurs histoires d’amour et de vie, leurs apprentissages de vie pour les uns, un point d’étape pour d’autres et un bilan pour certains. San Francisco est une ville internationale. Populations japonaises, chinoises, russes, irlandaises, italiennes, françaises et autres forment le melting-pot franciscanais. Foyer de la culture hippie, source du mouvement des black panthers, berceau du beatnik, elle fut également l’emblème de la cause homosexuelle dans les années 70, années de ces chroniques. Plus tard, elle sera même précurseur dans la lutte contre le réchauffement climatique. C’est cette diversité multicuturelle et la libération des mœurs qui intéresse Maupin et celles qui l’ont adapté.

 

 

 

 

 © Bauthian, Revel - Steinkis

 

 

                Isabelle Bauthian et Sandrine Revel apportent toute leur sensibilité à ces tranches de vie. Les Chroniques de San Francisco sont à la fois ancrées dans les années 70 tout en proposant un discours que l’on voudrait assimilé dans les années 2020. C’est là qu’on mesure tout le trajet qu’il reste à faire pour que chacun puisse vivre avec ses mœurs sans que le voisin n’en soit indigné. La série est une œuvre de tolérance, drôle, tendre et réaliste. Il y a des joies, il y a des peines. Quelqu’un a appelé ça du blues, c’est peut-être tout simplement la vie.

                Et alors qu’on ne peut que se réjouir qu’une femme soit sacrée grand Prix du festival d’Angoulême, il manque quand même Sandrine Revel dans la short list des possibles. Sans vouloir juger du talent des autres, la variété de ses productions, la richesse de son trait et sa remarquable bibliographie font d’elle une autrice plus complète dans le média bande dessinée qui est censé allier des histoires et des dessins de qualité. Revel est un futur Grand Prix en puissance.

 

 

 

 

 © Bauthian, Revel - Steinkis

 

 

                Les chroniques de San Francisco est un This is us avant l’heure. Une histoire où l’on pourrait croire qu’il ne se passe rien mais où il se dit tout.

 


Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Chroniques de San Francisco

 

Tome : 2

 

Genre : Chroniques

 

Scénario : Isabelle Bauthian

 

D’après : Armistead Maupin

 

Dessins & Couleurs : Sandrine Revel

 

Éditeur : Steinkis

 

Nombre de pages : 120

 

Prix : 19 €

 

ISBN : 9782368464281

 

 



Publié le 13/03/2022.


Source : Bd-best


BD Best y Ă©tait pour vous ... Vernissage de l'exposition

 

 

 

BD Best y était pour vous ... Vernissage de l'exposition "En route vers l'Ouest" à la Galerie Passerelle Louise.

 

 

 

 

 

 

De superbes planches de Fourquemin, Ersel et Mundet à découvrir jusqu'au 26 mars 2022 !

 

 

 

 

A noter qu'une prochaine opération de Créabulles sera destinée à récolter des fonds pour l'Ukraine. De nombreux auteurs, dessinateurs ont des liens personnels avec l'Ukraine, tel Ivan Gil. Ils mettront en vente planches, dessins, esquisses. Les fonds récoltés seront intégralement versés à la Croix-Rouge pour l'Ukraine. Une opération à soutenir et encourager. Participez sans hésitation !

 

Plus d'information en suivant le lien ci-contre : http://www.creabulles.be/agenda/expo-en-route-vers-l-ouest.html

 

 

Propos recueillis par Thierry Ligot

Photos © Thierry Ligot

 

Images : Axelle Coenen

 

 

 

 

 

 

 

 

Galerie Passerelle Louise

34 Rue Dejonckere

1060 Bruxelles


 



Publié le 12/03/2022.


Source : Bd-best


Zemmour préZident. ElyZée

 

« - Sarah, cette victoire, elle te doit tout… Comment on fait pour la suite ? Je ressens un vertige. Je ne sais pas si j’ai plus peur de perdre que de gagner. Tu es là, mais je me sens seul face à toutes ces responsabilités…

- Repense à Philippe Martel. Que te dirait-il aujourd’hui ? Il faut te battre pour tous les gens qui ont placé leur confiance en toi, mais aussi pour lui…

- Je n’ai pas oublié nos rendez-vous dans notre café d’adoption. J’aurais tant besoin de ses analyses acérées et de son ironie cinglante, aujourd’hui. »

 

 

 

 

 

 

 

Avril 2022. Eric Zemmour accède au second tour de l’élection présidentielle. Sarah Knafo, la tête pensante de sa candidature et la compagne d’Eric Zemmour, l’encourage à se battre pour gagner les présidentielles. Pendant ce temps, un radeau de réfugiés tente de regagner les côtes françaises. A son bord se trouve Saïda Zemmour qui doit aller voir son cousin. C’est très important pour elle. Au QG de Reconquête - c’est le nom du parti politique de Zemmour - c’est le branle-bas de combat. Il faut mettre en œuvre la stratégie qui permettra de battre Emmanuel Macron au second tour. Il y a là les ex-ténors du Rassemblement National Gilbert Collard et Damien Philippot, l’ultra-conservatrice Christine Boutin, ainsi que, entre autres, Philippe De Villiers et son ancien soutien Guillaume Peltier. Tous se voient déjà dans le futur gouvernement.

 

 

 


© Durpaire, Boudjellal - Mourad Maurice éditions

 

 

François Durpaire et Farid Boudjellal imaginent l’accès à la présidence d’Eric Zemmour, le polémiste politique que personne n’attendait là il y a quelques mois encore. La dystopie, ou l’utopie pour certains, commence au lendemain du premier tour. On assiste au jour le jour à ce qui sera, et ce n’est pas dévoiler l’intrigue, la victoire du candidat surprise. En parallèle, on suit l’arrivée en France de celle qui se prétend sa cousine. On vivra de l’intérieur le débat de l’entre-deux tours, la passation de pouvoirs et la composition du gouvernement. L’histoire sur termine sur les premiers actes du nouveau pouvoir en place et leurs conséquences immédiates, avant de se conclure sur la rencontre entre Eric et Saïda, point d’orgue justifiant à lui seul l’intérêt de l’album.

 

 

 

 

© Durpaire, Boudjellal - Mourad Maurice éditions

 

 

François Durpaire est universitaire et historien. Consultant média aux Etats-Unis, il a prédit la victoire de Barack Obama. Militant d’une République multiculturelle, il a suivi de près la montée de Marine Le Pen et à présent celle d’Eric Zemmour. Avec un maximum d’objectivité, il imagine l’accession au pouvoir du polémiste. Le scénariste ne cherche ni à faire du sensationnel ni à se positionner en opposant. Il se contente de montrer la conséquence logique de ce qui pourrait arriver si Reconquête accédait au pouvoir. Au dessin, Farid Boudjellal détoure des photographies donnant au récit un côté reportage, une impression d’être en immersion. C’est impressionnant, c’est parfois aussi glaçant. Les auteurs démontrent également que tout autant que leurs adversaires politiques les médias jouent un rôle sur l’échiquier politique. Le meilleur politicien est définitivement celui qui réussit à les dompter.

 

 

 

 

© Durpaire, Boudjellal - Mourad Maurice éditions

 

 

Après La présidente, le duo Durpaire/Boudjellal poursuit ses prospections politico-dystopiques en inaugurant la nouvelle maison d’éditions de Mourad Boudjellal, créateur jadis des éditions Soleil.  ElyZée restera-t-il une dystopie ou bien l’histoire a-t-elle été écrite avec quelques semaines d’avance ? Réponses les 10 et 24 avril 2022.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Elyzée 

 

Genre : Dystopie 

 

Scénario : François Durpaire 

 

Dessins & Couleurs : Farid Boudjellal

 

Éditeur : Mourad Maurice éditions

 

Nombre de pages : 104

 

Prix : 18,50 €

 

ISBN : 9782384450022

 

 



Publié le 10/03/2022.


Source : Bd-best


Leçons de mises en scènes.  Les secrets d’Hergé dessinateur ou l’art de composer les images

 


 « Créer une bande dessinée, pour moi, c’est avant tout raconter une histoire. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est ainsi que Hergé décrit la création d’une planche de BD dans 50 ans de travaux fort gais paru en 1978. Une bonne bande dessinée, c’est avant tout une bonne histoire. Mais on peut avoir les meilleurs ingrédients, si on n’a pas le meilleur cuistot, le plat manquera de saveur. Quand le maître d’œuvre s’appelle Hergé, on peut être assuré qu’on est dans un quatre étoiles. Dans Les secrets d’Hergé dessinateur, Bruno Cassiers démontre la façon qu’avait le créateur de Tintin de composer les images.

 

 

 

 

© Cassiers - Sépia

 

 

Si l’on donne à dix dessinateurs le même scénario, on obtiendra dix résultats bien différents. On ne parle pas là de style de dessin, mais de mise en scène et de cadrage. Il y a tout d’abord le cadre et le contenu. Que se passe-t-il et où ? Hergé démontra qu’une fois le décor planté, on peut s’en passer. Les variantes permettent de changer de point de vue. On trouve des variantes en azimut. Les personnages sont représentés de face, de profil, de dos. Une ligne de direction oriente la direction prise par le personnage et par conséquent l’œil du lecteur. Les variantes en hauteur indiquent la hauteur naturelle du regard dans la case. Plongées et contre-plongées dirigent la lecture. Tintin tombe d’un avion dans Le sceptre d’Ottokar. Une vedette de police fonce vers L’île noire. Hergé dynamise ses découpages dans une cadence exemplaire. Décentrement du sujet, distance à celui-ci, profondeur de champ, éléments hors cadre, champ et contrechamp, on ne se doute pas de toutes les façons possibles d’assaisonner une histoire. Une filature dans une ruelle marocaine dans Le crabe aux pinces d’or ou Haddock débarquant sur l’île de son ancêtre dans Le trésor de Rackham le rouge sont deux exemples remarquables. Bruno Cassiers nous explique la règle des 180° pour éviter qu’une discussion entre deux personnages ne soit trop statique.

 

 

 

 

© Cassiers - Sépia

 

 

L’auteur de l’essai nous démontre également comment Hergé prenait en compte la présence implicite du lecteur. Celui-ci est présent dans toutes les aventures de Tintin. C’est peut-être aussi pour cela qu’elles ont cette aura particulière par rapport à bon nombre de séries excluantes. Le lecteur est au balcon du Music-Hall quand Haddock rentre sur scène dans Les 7 boules de cristal, aussi bien que dans le poste de pilotage de l’avion du Vol 714 pour Sidney. Cassiers revient aussi sur les interludes tragi-comiques qui relativisent les scènes tendues et il dissèque les différentes versions de L’île noire.

 

 

 

 

© Cassiers - Sépia

 

 

Les droits des images de Tintin étant verrouillées par Moulinsart, Bruno Cassiers, loin d’être n’importe qui, il a travaillé aux Studios Hergé en 1970 sur les décors de Tintin et les Picaros, a eu l’idée de génie de silhouetter toutes les cases dont il parle. La magie Hergé faisant le reste associé à l’imaginaire du lecteur fidèle, on oublie très rapidement que ce ne sont pas les dessins d’origine qui illustrent le livre. L’ouvrage terminé, on jurerait avoir vu les images d’Hergé lui-même.

 

Les secrets d’Hergé dessinateur ou l’art de composer les images est un ouvrage nécessaire non seulement à tout tintinophile qui se respecte mais aussi à bon nombre de dessinateurs en herbe ou confirmés. Quand on a fini de lire Tintin, on peut recommencer à lire Tintin. On y trouvera toujours quelque chose de nouveau.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

One shot : Les secrets d’Hergé dessinateur ou l’art de composer les images 

 

Genre : Analyse d’œuvre

 

Auteur : Bruno Cassiers

 

Éditeur : Sépia

 

Collection : Zoom sur Hergé

 

Nombre de pages : 128 

 

Prix : 15 €

 

ISBN : 9791033402008

 

 

 



Publié le 10/03/2022.


Source : Bd-best


Houba Houba Hop !  Une vie en dessins - Batem Le Marsupilami

 

« - Ma perception de la planche réussie n’a pas changée avec le temps. Je garde à l’esprit tous les bons conseils de Franquin, mais il est clair que la façon de dessiner de la BD a évolué. Si je reste d’un grand classicisme, je me suis quelque peu adapté, aidé par le découpage de Stéphan Colman, notamment. Mais l’essentiel - la géométrie, l’efficacité, le dosage des expressions - suit la ligne franquinienne. » 

 

 

 

 

 

 

 

Quand, en 1996, Franquin prédit à Batem qu’il aura des années de plaisir à dessiner et inventer des histoires pour faire rire et sourire bon nombre de lecteurs, son successeur ne se doutait pas que vingt-six plus tard, il y serait encore. A l’époque, Batem dessine le Marsupilami depuis déjà neuf ans. Batem a adopté le Marsupilami depuis déjà trente-cinq ans ! Ce n’est pas parce qu’on prend la suite d’un des meilleurs dessinateurs du monde qu’on est condamné à rester dans son ombre. En association, les éditions Dupuis et Champaka offrent à Batem une rétrospective sur sa carrière au dessin de l’animal bondissant dans un magnifique livre. Batem n’est pas que l’auteur du Marsupilami, mais c’est sa vie en tant que père adoptif de la bête qui nous intéresse ici.

 

 

 

 

© Batem - Dupuis / Champaka

 

 

Lorsqu’en 1968, Franquin abandonne Spirou et Fantasio, il a l’idée de génie de garder les droits du Marsupilami, personnages qu’il a créé. Il l’animera pendant quelques gags et histoires courtes, mais le succès de Gaston l’empêchera d’exploiter le Marsu comme il le méritait. En 1987, il prit donc Luc Collin alias Batem sous son aile pour lancer une série-titre autour de l’animal, avec Greg au scénario. Le chasseur Bring M.Backalive allait avoir du souci à se faire. Yann prendra la suite de Greg au troisième épisode en mettant en vedette un Marsupilami noir. Suivront d’autres scénaristes comme Xavier Fauche et Eric Adam, Batem lui-même, Olivier Saive, Vincent Dugomier, puis depuis quinze albums Stéphan Colman.

Le Marsupilami ne s’est pas contenté d’une carrière en bande dessinée. Séries de dessins animés, adaptation live, tout cela a rythmé la carrière de Batem. Entre model sheet, bible graphique pour les producteurs de dessin animé, et mise en BD du film d’Alain Chabat : Sur la piste du Marsupilami, Batem n’a pas eu le temps de s’ennuyer.

 

 

 

 

 

© Batem - Dupuis / Champaka

 

 

Après une première partie consacrée à la carrière palombienne de Batem, la suite survole les albums un par un. Planches originales en noir et blanc, cases agrandies, illustrations en couleurs directes, la qualité d’impression éditoriale est remarquable. Au milieu de tout ça, Batem fait des clins d’œil à l’art dans des dessins façon estampe japonaise, à la Kandinski ou bien Miro. Même si l’histoire fusionnelle entre Batem et le Marsupilami est loin d’être terminée, un chapitre de conclusion aurait été bienvenu pour parfaire ce splendide livre d’art.

 

 

 

 

© Batem - Dupuis / Champaka

 

 

Batem Le Marsupilami Une vie en dessins est un Artbook indispensable à tous les amoureux de l’école Franquin. Enfin un livre rend hommage au travail fidèle et rigoureux de Batem, celui qui a été adoubé par le Maître en personne.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Une vie en dessins

 

Tome : Batem Le Marsupilami

 

Genre : Artbook

 

Éditeur : Dupuis / Champaka

 

Nombre de pages : 256 

 

Prix : 45 €

 

ISBN : 9782390410140   

 

 

 



Publié le 09/03/2022.


Source : Bd-best


Cinq prétendants pour un trône.  Percevan 17 - La couronne du crépuscule

 

« - Je suis le maître de ce château et vous aurez à répondre de vos actes !

- Vous faites erreur mon cher, le Seigneur de ce château, c’est moi !

- D’ailleurs… Je le suis aussi !!!

- Ainsi que moi au féminin, bien entendu !

- Et le Duc l’était avant de chuter de la tour !

- J’ai par devers moi un parchemin qui prouve que…

- Le Roi vous a fait cadeau du château comme à nous tous ! »

 

 

 

 

 

 

 

                En route pour le château qu’il vient de recevoir en cadeau par le Roi, Percevan, accompagné de son fidèle compagnon Kervin, tombe sur un vieil homme courant dans la forêt. Ce mécréant s’est enfui du château. C’est du moins ce que disent les gardes qui arrivent et qui comptent bien le ramener contre son gré. Percevan se présente aussitôt comme propriétaire du château. Il apprend que les lieux ont également été « offerts » à quatre autres personnes : le Duc de Rochecombes, le Seigneur de Blorimond, le mage Mabon et la Comtesse Cordille. Lorsque le Roi débarque, il leur annonce que le château sera à celui qui retrouvera, la couronne de Konogan, premier Roi de ce Royaume et qui ne le fut que le temps d’un crépuscule. Entre sortilèges et malédictions, Percevan va se trouver au cœur de bien des convoitises.

 

 

 

 

© Luguy, Léturgie, Rypert - Editions du Tiroir

 

 

Après une histoire très voire trop classique (La magicienne des eaux profondes), Percevan revient dans un excellent épisode. Les poncifs de la série sont au rendez-vous : de l’heroïc-fantasy avec, non pas tant des créatures fantastique, mais de la magie, beaucoup de magie et de sorcellerie. Pour autant, les auteurs n’ont pas tenté de faire rentrer avec des forceps tous les personnages de la série comme ça a pu être le cas dans certains tomes. Pas de Mortepierre et Polémic par exemple. On les retrouvera plus tard avec encore plus de plaisir.

Percevan n’a jamais été un simple héros spectateur. Jean Léturgie n’a jamais hésité à lui faire mouiller sa tunique. Là encore, et peut-être plus que d’habitude, Percevan est impliqué personnellement dans l’aventure. Il est au même niveau que les éphémères personnages secondaires avec qui il recherche la fameuse couronne. Il risque autant qu’eux. Il n’a pas de super-pouvoirs qui lui permettront plus que les autres de franchir les obstacles. Il est peut-être tout simplement plus intelligent que certains, étant capable de faire le choix de la raison plutôt que celui du profit.

 

 

 

 

© Luguy, Léturgie, Rypert - Editions du Tiroir

 

 

Le trait de Philippe Luguy est toujours aussi minutieux. Il a toujours privilégié la qualité à la quantité. 17 albums en quarante ans. On ne peut pas dire que l’auteur soit prolifique. Mais quel plaisir à chaque fois de pénétrer dans de sombres forêts sombres, d’entrer dans des châteaux somptueux ou délabrés par le temps.

Luguy glisse plusieurs clins d’œil dans cet album. François Walthéry apparaît en guest star, gardien de geôle. Le délire de Kervin avec le chaudron a un petit goût de celui d’Obélix dans Les 12 travaux d’Astérix. Quand l’appétit va, tout va ! Enfin, la petite fille de l’exorciste joue dans le final inquiétant.

 

 

 

 

© Luguy, Léturgie, Rypert - Editions du Tiroir

 

 

La sombre couronne du crépuscule offre à Percevan un retour brillant. Rubine, Caroline Baldwin, Percevan : démontrant que le patrimoine n’est pas une affaire du passé, les éditions du Tiroir sont le nouvel écrin de séries qui ont passionné des milliers de lecteurs.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Percevan

 

Tome : 17 - La couronne du crépuscule

 

Genre : Heroïc-Fantasy

 

Scénario : Jean Léturgie 

 

Dessins : Philippe Luguy 

 

Couleurs : Fabien Rypert

 

Éditeur : Editions du Tiroir

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 12 €

 

ISBN : 9782931027400  

 

 

 



Publié le 09/03/2022.


Source : Bd-best


Double face.  Jekyll & Hyde

 

« - Très bien ! Si vous avez décidé de me faire payer pour cet accident, je suis sans défense. Tout bon gentleman sait qu’il se doit d’éviter une scène. Donnez-moi votre prix. D’accord, cent livres pour la famille. Attendez-moi un moment devant cette porte.

- J’espère qu’il ne se moque pas de nous.

- Ne vous en faites pas, il ne pourrait pas aller bien loin.

- Un chèque signé par le Docteur Jekyll ? Comment savoir que ce n’est pas un faux? Et vous, qui êtes-vous ?

- Maintenant, vous savez où j’habite. Le Docteur Jekyll répond de moi. Mon nom est Edward Hyde. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Londres, le Docteur Jekyll semble protéger Edward Hyde, un sombre bonhomme. Ce type vient de molester une pauvre gamine qui l’a heurté au détour d’un angle de rue. Un bon chèque fera bien taire la famille. Un autre jour, ce Hyde embrasse de force une femme avant de fracasser une bouteille sur la tête d’un homme qui tente de le raisonner. En fait, Jekyll et Hyde ne font qu’un. Une potion préparée par le Docteur Jekyll transforme le timide médecin en un type abject osant tout. Le jour où Monsieur Utterson, notaire londonien, va voir son ami Jekyll pour qu’il prenne enfin conscience de la mauvaise fréquentation qu’est Hyde, il trouve un cadavre et une lettre. C’est une lettre confession qui avoue que le Docteur Jekyll et Mister Hyde sont une seule et même personne.

 

 

 

 

© Alba - Bang

 

 

                Ce n’est pas la première fois que la nouvelle de Robert Louis Stevenson est adaptée en bande dessinée. Guido Crepax l’a fait, ainsi que Lorenzo Mattotti. Il y a pire comme références. L’espagnol Tyto Alba s’y frotte avec élégance. Dans un style proche de Jean Harambat, il fait ressortir toute l’essence psychologique du récit. L’album est divisé en deux parties. La première est relativement classique. La bourgeoisie britannique s’étonne et s’inquiète des agissements d’un homme en noir qui bafoue la bienséance et le respect. Le deuxième acte est remarquable. Tyto Alba s’approprie le duo maudit pour le retranscrire en dessin. Une planche met deux cases en miroir montrant la face cachée de Hyde. Une case démontre que la tête de Jekyll est occupée par plusieurs entités multiples, antinomiques et autonomes. L’un est le complément de l’autre, comme le jour et la nuit, comme le yin et le yang. L’autre sort des entrailles de un comme si ses boyaux hurlaient. Tout ça, Tyto ne le raconte pas qu’avec des mots, il le concrétise en dessin. On rêverait de le voir adapater ainsi Le Horla de Maupassant.

 

 

 

 

© Alba - Bang

 

 

                L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde, titre originel donné par Stevenson, a été également adapté à la télévision, au théâtre et au cinéma, soit in extenso, soit en en reprenant les personnages, avec plus ou moins de réussite. Une de ces adaptations se détache des autres. Elle n’a pas eu le succès qu’elle méritait. Il s’agit de Mary Reilly, l’excellent film de Stephen Frears, avec John Malkovich dans le double rôle et Julia Roberts dans celui de sa servante. 

 

 

 

 

© Alba - Bang

 

 

                Ça fait quelques années que les éditions Bang nous font découvrir différents auteurs espagnols. La bande dessinée ibérique est en grande forme. Bang s’attaque à présent aux classiques revisités. Si les titres suivants sont de la même trempe que Jekyll & Hyde, cela promet une bien belle collection.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Jekyll & Hyde 

 

Genre : Fantastique

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Tyto Alba

 

D’après : Robert-Louis Stevenson

 

Traduction : Léa Jaillard

 

Éditeur : Bang

 

Collection : BD classique

  

Nombre de pages : 52

 

Prix : 15 €

 

ISBN : 9788413714172

 

 

 



Publié le 09/03/2022.


Source : Bd-best


Le taureau par les cornes.  Alix 40 - L’œil du Minotaure

 

« - Calme-toi, Brutus !

- Me calmer alors que ma mère meurt d’avoir porté cette perle ?! Tu ne la reconnais pas ?!

- Bien sûr que si, c’est la « perle de feu » ! C’est bien moi qui la lui ai offerte autrefois. Je revenais de la guerre des Gaules… Il y avait des mois que nous ne nous étions pas vus… Elle est toujours aussi lourde, aussi chaude aussi… Est-ce qu’il y a toujours cette petite flamme à l’intérieur qui brille dans la nuit ? »

 

 

 

 

 

 

 

                Rome, nuit d’orage. Une pluie diluvienne s’abat sur la capitale. Servilia est réveillée par le pendentif de son collier qui la brûle. Affolé, son fils le lui arrache et va voir son père. Ce fils, c’est Brutus. Son père s’appelle César. C’est lui qui a offert le bijou à sa maîtresse Servilia. Quelqu’un aurait-il empoisonné le joyau afin de cibler César ? Brutus est décidé à retrouver les coupables. Son père choisit deux hommes de confiance, loyaux et courageux, pour partir avec lui : Alix et Enak.

 

 

 

 

© Mangin, Millien, Martin - Casterman

 

 

Direction Massilia. C’est dans cette vieille ville grecque que César a acheté la perle de feu. Le trio y débarque en toute discrétion. « La cité a été conquise il n’y a pas longtemps et beaucoup doivent encore en vouloir aux Romains. » explique Alix. La situation est plus complexe que cela. Les grecs en veulent surtout aux légions de César car ce dernier a pris le parti de Pompée pendant la guerre civile. Alix et ses compagnons vont réveiller les foudres des orfèvres de la mort dans une course poursuite qui va les mener jusqu’en Crète.

 

 

 

 

© Mangin, Millien, Martin - Casterman

 

 

Valérie Mangin, l’incroyable scénariste de l’excellent Alix Senator, se frotte aux aventures du héros de Jacques Martin dans la série classique. Elle y instille tout le dynamisme de ses récits sur un fond historique précis. Alix n’est pas un héros avec lequel on peut faire n’importe quoi et elle l’a très bien compris, quitte à parfois semer le trouble aux frontières d’un fantastique tangent. Martin lui-même l’a fait avec des albums comme Le Dieu sauvage. Ce n’est pas étonnant que ce soit l’épisode préféré de Valérie Mangin. L’œil du Minotaure bénéficie d’une construction scénaristique impeccable. Pas un temps mort. L’action et la tension montent crescendo jusqu’à un final grandiose.

 

Nouveau venu dans la famille Alix, Chrys Millien adopte un graphisme époque milieu de carrière de Jacques Martin. Les visages sont fidèles. Les décors sont minutieux. Les cases sont peut être un peu plus zoomées, ce qui nous rapproche de l’habillage d’Alix Senator. Et cela n’est certainement pas innocent car le prochain Alix Senator ramènera Alix sur les traces du Minotaure. Millien n’a pas eu la tâche facile. Il s’en sort avec brio dans des scènes parfois très compliquées à représenter comme celle où Alix est pourchassé par un troupeau de taureaux en tentant de rattraper Deucalion et son masque de Minotaure.

 

 

 

 

© Mangin, Millien, Martin - Casterman

 

 

En voyant Alix face au Minotaure, on ne peut s’empêcher de penser à un autre héros mythique qui l’a affronté et qui mériterait lui aussi un aussi bon revival : Papyrus, de Lucien De Gieter. Qui sait ? Cela donnera peut-être des idées. En attendant, Alix est en forme, en très grande forme, ce qui prouve que les héros sont éternels.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Alix

 

Tome : 40 - L’œil du Minotaure

 

Genre : Histoire Antiquité

 

Scénario : Valérie Mangin 

 

Dessins & Couleurs : Chrys Millien

 

D’après : Jacques Martin

 

Éditeur : Casteman

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 11,95 €

 

ISBN : 9782203221765  

 

 

 



Publié le 09/03/2022.


Source : Bd-best


Dieu seul peut pardonner.  Maudit sois-tu 3 - Shelley

 

« - John ?! Que vous arrive-t-il ?

- C’est une idée de génie, Mary…

- Je vous l’avais dit : je n’arrivais pas à dormir, hier soir, et mon imagination s’est mise à vagabonder… Mais c’est vous, John ! C’est vous !

- Moi ?!

- Vos expériences ! Le galvanisme, Aldini, Darwin, l’électricité ! Faire revenir des corps à la vie, créer la vie… C’est vous ! Je n’ai fait qu’imaginer la suite de vos expériences ! 

- Non, Mary ! Vous avez eu une idée de génie, celle de l’assemblage de membres humains ! »

 

 

 

 

 

 

 

                1815, une femme serre dans ses bras sa fille morte. Sa jolie joue ne prolongera pas le galbe de sa poitrine gonflée. Ses grands yeux bleus ne sonderont plus le tréfonds de son âme. C’est en fait un linceul vide qu’elle tient au creux de ses mains. Sa fille est morte l’année dernière déjà. Cette femme s’appelle Mary Shelley. A-t-elle été punie d’avoir séduit un homme marié et déjà père ? Lorsque Percy lui promet d’autres enfants, elle lui répond qu’elle rêve de ramener celui qu’elle a perdu à la vie. Quatre ans plus tard, à Rome, c’est son troisième enfant qu’elle perdra. Son salut et ses espoirs viendront de John Polidori dont elle s’éprendra. Il a réussi à donner la vie à des tissus morts grâce au courant électrique. Mais à jouer avec la vie, on risque d’atteindre les frontières de la folie.

 

 

 

 

© Pelaez, Puerta - Ankama

 

 

                Philippe Pelaez poursuit sa trilogie à rebours qui a débuté par un Zaroff dont l’action se passait en 2019 et s’est poursuivie en 1848 avec Moreau, l’histoire d’un savant fou se prenant pour un dieu et qui joue avec les manipulations génétiques. Avec Shelley, il prend en otage l’autrice de Frankenstein pour justifier toutes les expériences humaines menées dans les histoires précédentes. Il en donne ainsi une toute autre lecture. Si le scénario de Pelaez semble parfois abrupt, on en lit une autre dimension lorsqu’on le resitue dans la trilogie Maudit sois-tu. Si les trois albums peuvent être lus indépendamment, tout l’intérêt est cette trilogie qu’ils constituent.

 

 

 

 

© Pelaez, Puerta - Ankama

 

 

                Carlos Puerta joue dans l’hyperréalisme. Et comme l’histoire flirte avec le fantastique, tout en gardant un côté scientifique, le résultat n’en est que plus efficace et inquiétant. La scène du cobaye recevant l’impulsion électrique dans la cuve est particulièrement impressionnante. Puerta va jusqu’à représenter une éblouissante lumière divine à travers un vitrail ensoleillé. Lorsque le révérend dit à John Polidori : « Je ne peux que vous consoler, pas vous pardonner, seul Dieu le peut. », on lit sur le dessin la confirmation du créateur. Le final en mer est digne des meilleures planches maritimes d’un Follet ou d’un Lepage. Un cahier graphique final montre les couvertures de la trilogie à l’état de crayonnés.

 

 

 

 

© Pelaez, Puerta - Ankama

 

 

Maudit sois-tu est une série qui donne envie de se replonger dans toutes les références dont elle se nourrit. Elle prouve la puissance de ces œuvres. Les bonnes histoires ne traversent pas les époques pour rien. Maudit sois-tu est aussi une série qui se relit, en l’occurrence en sens inverse de parution pour mieux comprendre les conséquences des actes des personnages sur leurs avenirs.

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Maudit sois-tu

 

Tome : 3 - Shelley

 

Genre : Fantastique 

 

Scénario : Philippe Pelaez 

 

Dessins & Couleurs : Carlos Puerta

 

Éditeur : Ankama

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 15,90 €

 

ISBN : 9791033512967

 

 

 



Publié le 09/03/2022.


Source : Bd-best


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