En images et en bulles
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Indiana Jones à travers les siècles.  Oliver Page & les tueurs du temps 2

« - Cette main était la mienne. Je l’ai perdue quand… cette horreur, comme tu l’appelles… est parvenue à s’enfuir de mon époque avec… ton trône ! Les anneaux. Les trois anneaux qui sont sur la photo, où sont-ils ? Qu’en avez-vous fait ?

- Ils sont forcément au laboratoire avec les autres pièces que Beatriz va exposer.

- Pourquoi sont-ils si importants ?

- Quand on les frotte l’un contre l’autre, deux anneaux permettent de faire vibrer le parasite, de le chasser de sa cachette. Mais il faut les fréquences combinées des trois pour le tuer.

- Tu ne peux pas sortir ainsi en plein jour. La police doit certainement être en train de te rechercher.

- C’est la seule arme qui puisse vraiment le vaincre.

- Je vais essayer de les récupérer. J’en fait mon affaire. »

 

 

 

 

 

 

 

                Oliver Page et Wynn sont lancés dans une course contre la montre et contre le temps. L’archéologue et la femme du futur unissent leurs forces et leurs connaissances pour lutter contre le cupide Sir Prown qui a séduit Beatriz, au grand dam d’Oliver. Pendant ce temps, un mal étrange ravage Londres. Amroth ! Un parasite zombiefie ses victimes.

 

La deuxième partie du diptyque Oliver Page et les tueurs de temps est déjà dans les bacs. Une histoire complète en deux mois, en voilà une bonne idée. On se demande juste pourquoi alors n’avoir pas publié directement un unique et plus conséquent album ? Certainement pour des raisons économiques.

 

 

 

 

© Griffo, Desberg, Felideus - Glénat

 

 

Tif et Tondu, Mic Mac Adam, Jimmy Tousseul, La vache, Le scorpion, L’étoile du désert, Tosca, Les immortels, IRS,… La liste des succès du scénariste Stephen Desberg en ferait pâlir de jalousie plus d’un. Avec Oliver Page, il signe un riche one shot en deux parties, un two shots en somme. Pourtant, sans le dévoiler, le final pourrait laisser penser qu’Oliver Page aurait d’autres aventures à vivre. Si le public est au rendez-vous, aura-t-on la chance d’avoir une suite inattendue comme ce fut le cas pour L’étoile du désert ?

 

Beatifica Blues, Samba Bugatti, SOS bonheur, Monsieur Noir, Giacomo C., Vlad, L’ultime chimère, L’oracle Della Luna, Sherman, Golden Dogs, Dickens et Dickens,… Griffo n’a rien à envier au CV de son scénariste. Il faut qu’il veille cependant à ne pas dessiner parfois trop vite. M’enfin, on ne devient pas Chevalier des Arts et des lettres pour rien.

 

 

 

 

© Griffo, Desberg, Felideus - Glénat

 

 

Voyagez avec Oliver Page, juste histoire de tuer le temps pendant quelques heures.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Oliver Page & les tueurs du temps

 

Tome : 2

 

Genre : Anticipation 

 

Scénario : Stephen Desberg 

 

Dessins : Griffo 

 

Couleurs : Felideus 

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782344026518

 



Publié le 13/02/2020.


Source : Bd-best


La conclusion d’une série que l’on n’oubliera jamais. Irena 5 - La vie, après

« - Irena Sendlerowa ?

- C’est moi.

- Signez-moi cette décharge et je vous laisse les gamins.

- Ils ont mangé ?

- On n’a pas pris le risque de leur donner quoi que ce soit. Trop de déportés sont morts d’indigestion quand on les a nourris. On vous les amène directement d’Auschwitz-Birkenau et on repart.

- Bonjour mes petits chéris. Je m’appelle Irena , et avec mes camarades on va bien s’occuper de vous.

- Madame… Je peux te poser une question ?

- Bien sûr mon grand.

- Pourquoi nous on est vivants alors que tout le monde dans le camp ils sont morts ?

- Parce que tu as eu de la chance. Il ne faut jamais se sentir coupable d’avoir survécu, tu sais. Faites-moi confiance, à partir de maintenant, tout va aller de mieux en mieux. »

 

 

 

 

 

                1983. Après avoir planté un arbre sur la colline de Jérusalem, Irena se rend à Haïfa en voiture. Sur la route, les souvenirs remontent à sa mémoire. Des enfants dont les regards la hantent à la culpabilité de ne pas en avoir fait assez, Irena revient sur des moments de guerre et sur des instants d’après dans une Pologne complexe et dure.

 

 

 

 

© Evrard, Morvan, Tréfouël, Walter - Glénat

 

 

                « La vie, après ». Ce titre, coupé par une virgule comme un caillou sur lequel on trébuche sans pour autant tomber, montre combien il a été difficile de se reconstruire après la Seconde Guerre Mondiale. On apprendra que, pour Irena comme pour tant d’autres, ce ne sont pas des jours roses qui ont succédé aux jours noirs, même si le ciel s’était éclairci.

 

 

 

 

© Evrard, Morvan, Tréfouël, Walter - Glénat

 

 

                On a tout dit dans ces colonnes sur cette série et ses auteurs. Cet ultime épisode réunit toutes les qualités des précédents : aventure, émotion, tragédie et espoir. Avec la scène des enfants qui racontent leurs cicatrices en dessins, les auteurs poussent le concept consistant à raconter une histoire dramatique avec un graphisme enfantin, dans le sens noble du terme, comme une mise en abime. Quand Irena raconte le destin de Janusz Korczak et de sa « République des enfants », personne ne pourra retenir une larme lors de l’envol du train de Treblinka vers cette étoile qui brille et se reflète dans la mer.

 

 

 

 

© Evrard, Morvan, Tréfouël, Walter - Glénat

 

 

                La série se termine sur la rencontre entre Irena et Marek Halter, qui préface ce cinquième volume. Le cinéaste et romancier polonais recueillait des témoignages pour un documentaire de 2h 30 sorti en 1994 intitulé Les Justes.

                En voici la bande-annonce :

 

 

                Nominée pour le prix Nobel de la paix en 2007, Irena ne l’obtient pas, au profit d’Al Gore, alertant sur l’évolution du climat. Elle mourra l’année suivante. Ce prix, elle le mérite tant qu’il n’est même pas concevable qu’on puisse se demander si seulement elle en aurait été légitime. Alors, si le jury du Nobel est passé à côté, le jury des lecteurs de cette extraordinaire série le lui attribue à l’unanimité.

 

 

 

 

© Evrard, Morvan, Tréfouël, Walter - Glénat

 

 

                Parce que c’est une œuvre de mémoire, parce qu’on ne ressort pas indemne de sa lecture, et de par son sujet, son type de narration et son graphisme, Irena, cinq volumes scénarisés par Jean-David Morvan et Séverine Tréfouël, dessinés par David Evrard et colorisés par Walter, est et restera la plus grande série des années 2010-2020.

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Irena

 

Tome : 5 - La vie après

 

Genre : Drame historique 

 

Scénario : Morvan & Tréfouël 

 

Dessins : Evrard 

 

Couleurs : Walter 

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 72 

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782344033036

 



Publié le 12/02/2020.


Source : Bd-best


« Quand les murs saignent des secrets de famille enfouis... »  La maison aux souvenirs

 

« - Ben alors, tu dors gamin ? Reste pas planté là, c’est lourd tout ça. C’est beau ces vieilles baraques, hein ? Ça pousse aux rêves. C’est tout leur charme ! Viens… Je vais te montrer ta chambre. Il y a encore des cartons partout, faites pas attention. Je dois finir de ranger. Qu’est-ce que tu attends ? Tu peux nous suivre, Eléonore. »

 

 

 

 

 

 

                Quand Eléonore arrive chez son frère avec son fils Théo, la jeune femme semble bouleversée. Il faut dire que David, son aîné, s’est installé dans leur maison d’enfance, lourde de secrets familiaux. Le tonton leur apprend que leur père ou grand-père que l’on croyait mort est toujours vivant. Pourquoi a-t-il donc tout quitté du jour au lendemain ? Les voisins pourraient-ils apporter une explication au mystère ? Le plus à même pour trouver la clef est Théo qui a le pouvoir de lire dans les souvenirs.

 

 

 

© Delestret - Bamboo

 

 

 

                Nicolas Delestret écrit un récit intimiste sur un très léger fond fantastique. Après tout, le pouvoir de Théo ne serait-il pas une « simple » forme de mentalisme ? Cette maison démontre que le poids des souvenirs est bien plus lourd que celui des objets dont on s’embarrasse. Les personnages principaux sont ceux que l’on ne voit pas ou peu et en particulier ce fameux père. Les descendants voient leur enfance partir en strike. Mais si David ne semble pas perturbé par ce père retrouvé, Eléonore se trouve complètement déstabilisée. Quant à Théo, ces événements symboliseront pour lui le passage de l’enfance à l’adolescence, virage à ne pas rater.

 

 

 

 

© Delestret - Bamboo

 

 

 

                Graphiquement, Delestret est influencé par Miyazaki, et en particulier par les personnages du type de Lupin (Edgar détective-cambrioleur pour les afficionados). Les profils sont en droite filiation de ces animés. Pour les cadrages et les décors, le dessinateur de Adieu, monde cruel reste dans du classique franco-belge. Avec l’astuce de cadrer les souvenirs sur fonds noirs, le passage avec la réalité reste naturelle.

 

 

 

 

© Delestret - Bamboo

 

 

                La couverture est une composition fort originale. On y voit David et Eléonore discutant gaiement sur un sofa, une tisane à la main, alors que tout autour d’eux la demeure est en flammes. Pourtant, on ne s’inquiète nullement. On comprend avant d’ouvrir l’album que ce sont les souvenirs qui vont bouleverser les âmes.

 

 

 

 

© Delestret - Bamboo

 

 

                Avec son ambiance confinée et sa quasi unité de lieu, ses dialogues alternant non-dits et révélations, La maison aux souvenirs est un one shot puissant de ce début d’année et ferait une très bonne pièce de théâtre.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : La maison aux souvenirs 

 

Genre : Aventure intimiste 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Nicolas Delestret 

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand Angle

 

Nombre de pages : 120

 

Prix :  19,90 €

 

ISBN : 9782818966983

 



Publié le 12/02/2020.


Source : Bd-best


Vivre et survivre.  Green Class 2 - L’alpha

« - Allez, boys, en route !!! C’est Jane, on l’a trouvée.

- Quoi ??? Le colosse ?!

- Non. Sa piste…

- On vous rejoint !

- Vous êtes sûrs que c’était sa trace ?

- Des empreintes comme ça, espacées de quatre mètres. Et enfoncées dans le sol de 50 centimètres. Tu connais beaucoup d’infectés qui laissent ce genre de traces ? »

 

 

 

 

 

 

Alors que Jane et ses hommes sont sur les traces du géant contaminé, Lucas, Beth, Linda et Sato ont franchi l’enceinte du mur. Ils vont rapidement se rendre compte que le virus a fait des ravages dans la population. Naïa et Noah, son frère métamorphosé, quant à eux, tentent d’échapper à leurs ennemis. Et puis, il y a ce mystérieux être géant qui serait tombé...

 

 

 

 

© Hamon, Tako - Le Lombard

 

 

Les jeunes canadiens de Jérôme Hamon et David Tako poursuivent leur dramatique classe verte dans une Amérique dévorée par un mystérieux virus transformant les hommes en êtres arborescents. La tension ne faiblit pas dans ce deuxième opus où l’on souffre avec les héros, se demandant s’il y a une issue à la pandémie ou si, inéluctablement, le monde se dirige vers une contamination irréversible. Avec L’Alpha, on est entraîné aux origines du mal.

 

 

 

 

© Hamon, Tako - Le Lombard

 

 

Hamon gère les différents groupes de personnage avec une grande fluidité. Passer d’une scène à l’autre, d’un endroit à l’autre, d’un moment à l’autre, aurait pu rapidement perdre le lecteur. Il n’en est rien. Tout va vite, très vite. L’histoire est flippante, inquiétante, surtout en ces temps où notre monde cherche le remède au mortel Corona virus, mais les auteurs ne pouvaient pas se douter qu’ils seraient rattrapés par l’actualité. Bref, le scénario d’Hamon accroche son public façon velcro. Avec sa production riche et variée, le scénariste se positionne comme le nouveau Corbeyran.

 

 

 

 

© Hamon, Tako - Le Lombard

 

 

Tako a un graphisme puissant et dynamique. La scène du tunnel routier comporte en particulier une grande image, composition efficace et effrayante. Plusieurs fois dans le récit, par des travellings arrières, le dessinateur justifie l’étonnement des personnages. Un seul tout petit bémol : Sato et Lucas se ressemblent trop.

 

 

 

 

© Hamon, Tako - Le Lombard

 

 

Avec un final dont tout le monde ne sortira pas indemne, les auteurs capturent leurs lecteurs pour un troisième album dont l’attente va sembler longue.

 

Alors que les Stryges ont fini de chanter, cette classe verte semble être la série destinée à prendre leur suite dans le paysage bédévisuel.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Green Class

 

Tome : 2 - L’alpha

 

Genre : Survival

 

Scénario : Hamon 

 

Dessins & Couleurs : Tako

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 12,45 €

 

ISBN : 9782803673094

 



Publié le 11/02/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4270 -  12 février 2020

 

 

 

Zombillenium : famille d’enfer !

 

 

 

 

 

 

            Arthur De Pins présente la maman de Gretchen. Chanteuse dans un groupe de Heavy Metal, on découvre que la rebelle a signé un pacte avec le diable, lui cédant corps et âme en échange du génie musical. Les conséquences seront plus importantes qu’elle ne le croyait. Sa fille ne sera pas comme les autres… Ainsi est construit le premier chapitre de Vendredi noir, cinquième, et pas tout à fait dernier, tome de Zombillenium.

 

            Trois récits complets font le cœur de ce numéro : l’excellent Agent 212, le revigorant HOME et le mignon, mais pas abouti, Les twins.

 

            Pour les abonnés, un poster H.O.M.E. viendra décorer leur chambre, ou pourquoi pas le salon familial. Oui, c’est vrai ça ! Pourquoi pas le salon familial ?

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Spiessert, Bourhis - Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Seuls : Les révoltés de Néosalem

Sœurs Grémillet (Les) : Le rêve de Sarah

Spirou chez les Soviets

Zombillenium : Vendredi noir

 

 

Récits complets :

 

Agent 212 (L’)

H.O.M.E. : Apéro sur Proximox

Twins (Les) (Aude Mermilliod)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Comme des bêtes

Cramés

Dad

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Icônes hors classe (La pause-cartoon)

Matt

Minions (Les)

Nelson

Passe-moi l’ciel

Spoirou & Fantasperge

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tout savoir sans forcer (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Tebo

En direct du futur : Black Squaw, par Henriet et Yann

Interview : De Pins

Jeux : Bienvenue à Zombillénium (Caritte)

Leçon de BD (La) : Laurel

 

 

Supplément abonnés :

Poster : H.O.M.E.

 

 

En kiosques et librairies le 12 Février 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 11/02/2020.


Source : Bd-best


Dans la chaleur et le sang de la savane.  Le lion de Judah 1 - Livre 1

« - Je suis le Capitaine Sheridan. Veuillez satisfaire ma curiosité, Mr Wallace. Pourquoi un aristocrate comme vous, heureux propriétaire d’une plantation et futur marié, a-t-il tout gâché en tuant deux noirs sans la moindre importance ?

- Quelle différence cela fait-il ? On n’a pas jugé nécessaire de m’organiser un procès.

- Nierez-vous les faits ?

- Non. Mais aucun de mes droits n’a été respecté. Mes proches remueront ciel et terre pour me retrouver. Ma famille a de l’argent, je peux vous assurer que vous en entendrez parler.

- Permettez-moi de préciser les règles de ce camp avant qu’on vous emmène, Wallace. Cinq hommes par cellule. Chacun avec de bonnes raisons d’y être. Pourquoi avoir tué ces deux noirs ? Il doit y avoir une explication. Une chose à laquelle vous puissiez vous accrocher. Car vous allez avoir besoin de vous accrocher très fort pour survivre. Statistiquement, au bout de deux mois, il ne reste jamais plus d’un homme par cellule. Caporal McDermott. Emmenez cet homme. »

 

 

 

 

 

 


                Accusé d’un meurtre dont il est innocent, John Wallace est un colon anglais dont le destin bascule. Un compagnon de cellule va le mettre sur la piste d’un trésor. Son évasion va l’entraîner à la quête de cet espoir de fortune. Mais Wallace est traqué par Naïsha, une apprentie-sorcière qui a fait pénétrer dans son esprit et dans son cœur un lion qui lui donne sa force. Du Kenya au Soudan, thriller et quête archéologique, la fuite en avant de l’aventurier britannique est une aventure aux nombreux pièges qu’il devra éviter.

 

 

 

 

 © Labiano, Desberg, Maffre - Dargaud

 


                Après Black Op et le deuxième cycle de L’étoile du désert, Stephen Desberg et Hugues Labiano se retrouvent pour une série africaine, une histoire réaliste aux frontières du chamanisme.

 

                Les lieux sont familiers pour Desberg depuis Jimmy Tousseul, classique des années 90 du catalogue Dupuis dépeignant à hauteur d’enfant un décolonialisme inéluctable. Ici, l’époque est plus ancienne. Nous sommes dans les années 20. Mais l’atmosphère africaine transpire à travers les images et les mots. Le scénariste prend la main dans de nombreux récitatifs, méthode qu’il emploie également dans le récent Oliver Page avec Griffo.

 

 

 

 

 © Labiano, Desberg, Maffre - Dargaud

 

 

                Le dessin d’Hugues Labiano met en valeur l’histoire de Desberg. Ses personnages et ses décors prennent du volume sous son feutre-pinceau. Particularité dans sa méthode de travail, les aplats-noirs s’intègrent dans les couleurs de Jérôme Maffre, comme si l’album était à la fois en noir et blanc et en couleurs. Etonnant et efficace.

 

                Il y a du Joseph Kessel et du Blaise Cendrars dans Le lion de Judah. Les œuvres des auteurs du Lion, de L’or et de Moravagine filtrent dans les intercases de Labiano. On est dans de la grande et noble Aventure avec une majuscule.

 

 

 

 

 © Labiano, Desberg, Maffre - Dargaud

 

 

                Hugues Labiano et Stephen Desberg expliquent la genèse de la série dans les vidéos ci-dessous :

 

 

 

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Le lion de Judah

 

Tome : 1 - Livre 1

 

Genre : Aventure africaine

 

Scénario : Stephen Desberg

 

Dessins : Hugues Labiano

 

Couleurs : Jérôme Maffre

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 15 €

 

ISBN : 9782205078152

 



Publié le 09/02/2020.


Source : Bd-best


Opposée à son histoire d’amour, pourra-t-elle renouer avec sa fille ?   Ma fille, mon enfant.

-     « Figure toi qu’elle veut sortir avec un …

-          Un arabe

-          Comme si il n’y avait pas assez de français disponible !

-          Il est français

-          Tu veux parler d’Abdelaziz ? Il est sympa ce gosse !

-          Ah !

-          ça y est ? Il s’est déclaré ?

-          Ben … Plus ou moins. J’ai dû l’aider un peu  

-          Parce que tu étais au courant ! Et tu le connais ?

-          Oui, M’ Dame

-          Et il s’appelle Abdelaziz en plus !

-          T’aurais voulu qu’il s’appelle Jean- Marie ? »

 

 

 

 

Tout semble aller pour le mieux dans la famille de Chloé jusqu’au jour où elle annonce à Catherine, sa mère, qu’elle est tombée amoureuse d’un jeune garçon d’origine maghrébine. Alors que son père voit cette relation d’un bon œil et semble être heureux par le choix effectué par sa fille, Catherine va tout faire pour discréditer la relation naissante entre les deux adolescents.

 

 

 

 

© David Ratte -  Bamboo – Grand Angle

 

 

 

 

Quoi qu’elle en dise, Catherine est raciste et la perspective que sa fille tombe amoureuse d’Abdelaziz ne l’enchante guère. Elle va tout mettre en œuvre pour décourager l’idylle naissante entre les deux tourtereaux. Jusqu’au jour où notre jeune couple va être victime d’un tragique accident de voiture, séparant à tout jamais Chloé et son compagnon.

 

 

 

 

 

© David Ratte -  Bamboo – Grand Angle

 

 

 


À partir de cet événement, Catherine va se rendre compte que le lien « mère – fille » a totalement disparu, risquant par la même occasion, de ruiner sa propre relation de couple. Elle va tenter de reconstruire les relations avec sa fille, mais comment sortir vainqueur d’un combat lorsque l’adversaire est décédé ?

 

 

 

 

© David Ratte -  Bamboo – Grand Angle

 

 

 

David Ratte nous propose de retrouver un thème récurrent qui ne laisse personne insensible : le racisme. Il construit son récit avec tellement de finesse et de justesse qu’il est quasiment impossible de ne pas se positionner en faveur de la situation vécue par Chloé. Une histoire d’amour entre parents et fille, mais surtout une histoire faite d’incompréhension, de préjugés par rapport à l’autre et à une culture qui nous semble totalement étrangère.

 

 

 

 

© David Ratte -  Bamboo – Grand Angle

 

 

 


Un récit actuel que j’ai trouvé humoristique dans sa première partie, les différents préjugés racistes développés par la mère étant hyperréalistes, mais qui prend tout son sens, sa gravité et sa sensibilité lors de la disparition d’Abdelaziz. Une fin d’histoire traitée de façon magistrale par notre scénariste dessinateur.

 

 

Alain Haubruge

 

 

Titre : Ma fille, mon enfant

 

Genre : Société

 

Scénario : David Ratte

 

Dessins : David Ratte

 

Couleurs : David Ratte

 

Éditeur : Bamboo – Grand Angle

 

Nombre de pages : 96

 

Prix : 18,90 €

 

ISBN : 9782818969069 

 




Publié le 07/02/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4269 -  5 février 2020

 

 

 

Seuls, l’aventure démarre en trombe !

 

 

 

 

 

 

            Ça faisait un an et demi que l’on attendait le retour de Dodji, Leïla, Terry, Yvan et Camille. Les auteurs s’expliquent dans une interview. Gazzotti a connu quelques petits soucis de santé et le duo a repensé sa façon de travailler en plus étroite collaboration. Certains enfants s’apprêtent à retourner dans l’arène pour notre plus grand bonheur et leur plus grand malheur.

 

            Dans le cadre d’Objectif Terre, Mathieu Sapin et son Pinpin reporter ont rencontré l’activiste écologique Cyril Dion. C’est raconté dans un court récit autour d’un verre de jus d’abricot.

 

            Tofépi, un des meilleurs dans l’exercice, nous offre un mini-récit excellent.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Tofépi - Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Seuls : Les révoltés de Néosalem

Sœurs Grémillet (Les) : Le rêve de Sarah

Spirou chez les Soviets

SuperGroom : Chapitre 1

 

 

Récit complet :

 

Objectif Terre : Un jus d’abricot avec Cyril Dion (Sapin)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Comme des bêtes

Dad

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Matt

Minions (Les)

Passe-moi l’ciel

Spoirou & Fantasperge

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash et Trash  (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Obion

En direct du futur : Durieux, pour Pacific Palace

Interview : Vehlmann

Jeux : Seuls (Duclos)

Spirou et moi : Toulmé

 

 

Supplément :

Mini-récit : L’ours Zlata (Tofépi)

 

 

En kiosques et librairies le 5 Février 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 07/02/2020.


Source : Bd-best


Spirou Comics, un nouveau costume et une nouvelle narration.  Spirou SuperGroom 1– Justicier malgré lui

« - Monsieur le Comte ! Ça me fait un bien fou d’entendre une voix amicale, vous n’avez pas idée !

- Bonjour cher ami, dites, euh… Vous vous rappelez l’animation que nous avions imaginée, il y a quelques mois, pour égayer le journal Spirou ?

- Quand nous avons imaginé le personnage de SuperGroom ?! Oui, bien sûr : ce canular avait fini en désastre ! mais pourquoi me parlez-vous de ça ?

- C’était pour vous prévenir qu’une pétition avait circulé sur le net pour réclamer son retour. Elle a été signée par plus de 200000 internautes !

- Monsieur le Comte, je vais être clair : il est hors de question que je renfile ce bête costume pour faire plaisir à des cyber-gens !!! »

 

 

 

 

 

 

 

Spirou a l’air bien décidé à rester dans sa retraite pépère. Ras le calot de toujours devoir sauver tout le monde. Stop aux aventures à 200 à l’heure autour de la planète. Le groom a envie de vivre à échelle humaine et de cesser les contradictions entre ses convictions écolos et son mode de vie mondialisé. Le rouquin rêve de jardinage et d’implication dans de petites associations de quartier. Il laisse tout tomber jusqu’à ce fameux jour où le Comte de Champignac l’appelle et lui conseille d’allumer la télévision. Un imposteur a endossé le costume de SuperGroom. Notre (ex-?) héros international ne peut pas rester sans réagir.

 

 

 

 

© Vehlmann, Yoann, Alquier - Dupuis

 

 

Vehlmann et Yoann imposent une pause dans les aventures classiques de Spirou et Fantasio pour créer un énième spin-off avec la série SuperGroom. Personnage créé lors d’une histoire courte destinée à l’origine à le rester et parue dans le cinquième album d’histoires courtes hors-série, ce super-héros, à la manière de Fantomiald ou de Super-Dingo, propose une variation des aventures de son modèle.

 

 

 

 

© Vehlmann, Yoann, Alquier - Dupuis

 

 

Les auteurs se rapprochent de la narration type comics. Les cases sont plus grandes, les décors moins importants. Les séquences sont chapitrées.

Laissées aux soins de Fabien Alquier, les couleurs aux dominantes marron tranchent avec l’ambiance habituelle des aventures classiques.

 

 

 

 

© Vehlmann, Yoann, Alquier - Dupuis

 

 

Le jeu en valait la chandelle. Dynamique, intrigante, à suspens, l’histoire se lit d’un trait, à la vitesse d’un SuperGroom en fantacoptère. Spip, en costume de SuperEcureuil, vaut le détour et son pesant de noisettes.

 

Là où les cartes sont brouillées et le jeu complexe pour le lecteur, c’est que, avec « Les géants pétrifiés » et la série-mère, SuperGroom est la troisième incursion du duo Vehlmann/Yoann dans l’univers Spirou. L’éditeur a intérêt à veiller au grain avant qu’il soit difficile pour une truie d’y retrouver sa portée.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : SuperGroom

 

Tome : 1- Justicier malgré lui

 

Genre : Aventure

 

Scénario : Vehlmann

 

Dessins : Yoann

 

Couleurs : Alquier

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 88 

 

Prix : 13,95 €

 

ISBN : 9782800174723

 



Publié le 06/02/2020.


Source : Bd-best


# Balance ton rugbyman.  Les Rugbymen 18 – Le rugby, c’est un sport de gonzesses !

« - Allez les filles ! Alleeez ! Si vous continuez comme ça, vous serez vainqueurs !

- Vainqueu-ses !

- Ah ?... Euh… Ça se dit ?

- Oui, ça se dit !

- On est des filles, donc on est des vainqueu-ses !

- Eh, les meufs ! Pendant que vous discutez, on a pris un essai !

- Hein ?! On arrive, La Raclée !

- Désolée !

- Pfff !... Elles se laissent distraire comme des amateurs !

- Amateu-ses ! »

 

 

 

 

 

                Planquez-vous, les gars ! On est au XXIème siècle. La femme est l’égal de l’homme, et c’est tant mieux ! Le terrain de rugby de Paillar, la ville aux ronds-points ovales, n’est pas réservé aux hommes. L’équipe féminine de la commune est au top !

 

                « Rien ne sert de courir, il faut aplatir à point ! ». Telle est la devise de Grololo, l’entraîneure de l’équipe. Celle-ci est constituée de joueuses ayant chacune ses caractéristiques. La Raclée est fonceuse. Babylisse joue de son charme. La Bringue est la spécialiste de la troisième mi-temps. La Couette, à la carrure de pilier, est si défaitiste qu’elle démoralise même les troupes adverses.

 

 

 

 

© Beka, Poupard, Cosson - Bamboo

 

 

                Le duo BeKa tente l’originalité et transforme l’essai. Si l’on est au début surpris de ne pas retrouver nos gaillards habituels, on oublie vite leur absence tellement l’esprit « rugby » est au cœur de la série. Il fallait oser se passer de tous les personnages principaux pour se concentrer sur cette équipe féminine qu’on avait déjà croisé. Les filles n’ont rien à envier à leurs homologues masculins. Elles ont les mêmes qualités et les mêmes … défauts. Les auteurs assument un côté coquin à certains gags qui font que l’album n’est pas à mettre entre toutes les mains. Tout cela reste quand même bon enfant.

 

 

 

 

© Beka, Poupard, Cosson - Bamboo

 

 

                Les contes détournés façon rugby par Grololo pour endormir sa fille Laurette sont exceptionnels. On ne lira plus jamais comme avant Blanche-Neige, Cendrillon et Le petit chaperon rouge.

 

                Poupard fait subir aux joueuses les mêmes plaquages, les mêmes bains de boue et les mêmes mêlées qu’aux garçons. Son trait dynamique et enjoué est dans la plus pure tradition du gag franco-belge.

 

 

 

 

© Beka, Poupard, Cosson - Bamboo

 

 

                Au-delà de l’humour basique, ce dix-huitième album est celui de la maturité. 18, l’âge adulte. Contrairement à autrefois, les séries de gags n’hésitent pas à s’engager. En plein mouvement #MeToo, ces rugbywomen montrent qu’elles en ont sous le crampon. Les auteurs vont devoir maintenant transformer l’essai, soit en créant une série parallèle, soit en alternant les albums entre les filles et les garçons.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les Rugbymen

 

Titre : 18 – Le rugby, c’est un sport de gonzesses ! 

 

Genre : Humour sportif

 

Scénario : Béka 

 

Dessins : Poupard 

 

Couleurs : Maëla Cosson 

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818974926

 



Publié le 05/02/2020.


Source : Bd-best


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