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Spirou 4325 -  3 Mars 2021

 

 

Numéro spécial Animaux et compagnie

 

 

 

 

 

 

            Tout, tout, tout, vous saurez tout sur les animaux de compagnie des auteurs du journal. Ils nous présentent tous, ou presque, le leur dans les hauts de page. Les gags et récits complets sont aussi de couleurs animales. Pau nous présente le guépard de Tar-Sana. Le génial dessineux Dav nous amène au Moyen-Age avec des personnages comme chiens et chats. On veut du Dav dans une série régulière !

 

            Qu’ils aient un chat normal, un chien pas malin ou un poisson dangereux, les abonnés auront des autocollants à coller.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Dav, Libon, Louis – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Dans les yeux de Lya : Un coupable intouchable

Créatures : La grande nuit

Louca : E-Sport

Spirou, l’espoir malgré tout : Un départ vers la fin

 

 

Récits complets :

 

Comme chiens et chats (Dav)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Achille le hérisson (Sassine & Deglin)

Comme des bêtes

Crapule (La pause-cartoon)

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Family life

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Kermesse existentielle (La pause-cartoon)

Kid Paddle

Léon & Lena

Meilleur ami de l’homme (Le) (Terreur graphique)

Minions (Les)

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tar-Sana (Pau)

Vedettes du web (Les) (Libon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Dequier

En direct du futur : dans la peau du Marsu (Batem)

Jeux : Salon des animaux domestiques (Berkati)

Oncle Pop (L’) : Les animaux domestiques

Spirou et moi : Deglin

 

 

Supplément abonnés :

Autocollants : Les animaux de nos auteurs

 

 

En kiosques et librairies le 3 mars 2021.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 


 



Publié le 02/03/2021.


Source : Bd-best


Gary Larson est de retour.  Calembredaines

 

 

« - Je travaille dans un bureau…

-  Ah, dans quel tiroir ? »  

 

 

 

 

 

 

 

 

Des mimes qui jouent à 1, 2, 3, soleil, Bruce Banner qui fait caca, Archimède qui découvre la cuisine, les inconnus et les célébrités sont les acteurs de situations improbables, de jeux de mots finement à-peu-près-isés, de saynètes absurdes.

 

 

 

 

 © Hausman – La surprise du chef

 

 

Une calembredaine est un propos extravagant, une plaisanterie futile. Hugues Hausman aurait très bien pu appeler son livre Carabistouilles, Balivernes ou Galéjades. Il l’a titré Calembredaines. Carabistouilles, ça aurait fait trop Macron. Balivernes amenait plutôt vers les mensonges de mythomanes et Galéjades vers le rire simple et pur. Calembredaines, le mot a le mérite d’avoir l’éventail d’acceptions le plus large.

 

 

 

 

 © Hausman – La surprise du chef

 

 

Le dessin d’humour, avec le strip, est le code le plus complexe à réussir. Il y a les stars du dessin de presse comme Ranson, Iturria, Plantu,… Il y a les cadors du dessin intemporel comme Sempé ou Kiraz. Et puis, il y a les chantres du nonsense parmi lesquels Philippe Geluck ou Gary Larson. Il faudra à cette dernière liste dorénavant compter sur Hugues Hausman dont l’humour se rapproche de celui de l’auteur de The Far Side. Petit apparté : depuis les cinq albums publiés par Dupuis il y a une vingtaine d’années dans la collection au design le plus laid qui soit, feu la collection Humour libre, aucun éditeur n’a retenté de traduire et publier le génial Gary Larson en français. Finalement, heureusement qu’on a Hugues Hausman.

 

 

 

 

 © Hausman – La surprise du chef

 

 

Pour retrouver la joie de vivre et rire à gorge déployée, le meilleur vaccin du moment, c’est Calembredaines d’Hugues Hausman.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Calembredaines

 

Genre : Humour absurde

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Hugues Hausman

 

Éditeur : La surprise du chef

 

Nombre de pages : 120

 

Prix : 25 €

 

ISBN : 9782875954336

 



Publié le 01/03/2021.


Source : Bd-best


Toute l’élégance du genre.  Romance

 

 

« - J’ai beaucoup souffert. Je t’aime, mais j’ai peur que tu me fasses du mal.

-   J’ai du lubrifiant si tu veux. »

 

 

 

 

 

 

 

 

Une romance, qu’est-ce que c’est ? D’après le dictionnaire Larousse, c’est une mélodie accompagnée d’un style simple et touchant. C’est aussi une pièce instrumentale inspirée de la mélodie du même nom, de caractère intimiste et sentimental (Beethoven, Schubert, Brahms). C’est enfin une chanson à couplets dont les paroles, accompagnées d'une musique facile, ont un caractère tendre et sentimental.

Romance, c’est aussi un film de Catherine Breillat sorti en 1999 et dans lequel une jeune femme vit avec son compagnon une relation frustrante sur les plans émotionnel et sexuel. Elle rencontre un mec dans un bar qui va la décomplexer.

                Vous mélangez tout ça, les définitions, le film, vous ajoutez une grosse poignée d’humour, et vous obtenez ce petit album d’Elric.

 

 

 

 

 © Elric, Leprévost - Delcourt

 

 

                Dès la couverture, le ton est donné. Il pense à sa bite, elle pense à sa chatte. Elric ne tente pas de tromper ses lecteurs. Il annonce la couleur. Inspiré graphiquement par Roy Lichtenstein et détournant le principe des comédies romantiques des romans photos, Elric ose faire dire ou penser à ses personnages tout ce qui est sexuellement politiquement incorrect.

 

 

 

 

 © Elric, Leprévost - Delcourt

 

 

« Quelle heure est-il mon chéri ? » « L’heure de baiser »

« On ne peut pas, j’ai mes règles. » « Tu sais, ça n’empêche pas tout »

Vous l’aurez compris, c’est du sans filtre. La poilante collection Pataquès repousse encore une fois les limites du rire.

 

 

 

 

 © Elric, Leprévost - Delcourt

 

 

Ce sont des strips, mais c’est un beau roman, c’est une belle histoire. C’est une romance d’aujourd’hui.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Romance

 

Genre : Humour romatique

 

Scénario & Dessins : Elric 

 

Couleurs : Thierry Leprévost

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Pataquès 

 

Nombre de pages : 104

 

Prix : 9,95 €

 

ISBN : 9782413029809

 



Publié le 01/03/2021.


Source : Bd-best


Pas facile de ne pas être comme les autres.  Absolument normal 1 – Tous différents

 

« - Je ne sais pas quelle est la bonne solution, Océane. Cosmo a bien des qualités. Il est sensible, intelligent, mais il est fragile. L’an dernier, il s’est brisé la jambe en sport, il s’est brûlé les sourcils en classe de chimie, et j’en passe… Tu ne le laisses pas sortir sans son manteau en kevlar ni ses gants en amiante… voire carrément un casque ! Ses amis le mettent en danger chaque jour. Ils ne le font pas exprès, c’est sûr, mais il serait mieux avec des enfants comme lui.

-   Rufus, tu sais qu’ils rassemblent ces enfants dans des centres fermés coupés du monde…

-   D’accord, ma chérie, mais ne préfères-tu pas savoir ton fils loin mais heureux que proche et… mort ? »

 

 

 

 

 

 


                Les parents de Cosmo ont une lourde décision à prendre. Alors que ces copains adolescents sont en pleine transformation de leurs corps, lui, reste absolument normal. Et quand on parle de transformations, il s’agit ici de pouvoir de lévitation, de lasers qui jaillissent des yeux, de compétences aquatiques mutantes et autres pouvoirs physiquement visibles. Cosmo, lui, devant ses professeurs, présente un système solaire en papier mâché. Son père et sa mère sont désemparés : leur fils est… normal… absolument normal. Ils décident alors de l’envoyer dans un institut qui l’aiderait à développer un véritable pouvoir. Tout s’y passera-t-il comme prévu ?

 

 

 

 

© Kid Toussaint, Martusciello, Pizzetti - Dupuis

 

 

                Ne croyez pas lire un Magic Seven 2.0 ou un Télémaque futuriste, Kid Toussaint livre une jolie histoire sur la différence, l’exclusion, la solidarité et, au-delà de ça, les limites du système scolaire. Pas de prise de tête pour autant, tout simplement, plusieurs niveaux de lecture se cachent dans ce que les plus jeunes liront comme l’aventure fantastique d’un ado auquel ils peuvent s’assimiler, les plus grands verront entre les lignes ce qu’il y a de plus profond.

 

 

 

 

© Kid Toussaint, Martusciello, Pizzetti - Dupuis

 

 

                Pour les parents d’enfants différents, dans tout l’éventail que peut caractériser le mot « différent », de l’handicap physique au léger retard scolaire, de l’autisme au défaut de langage, Absolument normal s’annonce comme une série rassurante. On n’est jamais tout seul. Il n’y a honte de rien. Chacun trouve un jour sa voie. L’école inclusive, ça a peut-être des limites, mais ça existe. En retournant le problème et en faisant de son héros un « normal » parmi ceux qui seraient pour nous des « atypiques », Kid Toussaint pose cette question : au fond, normal, ça veut dire quoi ? En ajoutant le côté fantastique avec les super-pouvoirs, le scénariste allège et extrapole le propos à la fois.

 

 

 

 

© Kid Toussaint, Martusciello, Pizzetti - Dupuis

 

 

                Un duo italien est au dessin. Alessia Martusciello et Alberto Aurelio Pizzetti ont travaillé pour les grandes maisons Bonelli, Panini ou encore San Paolo. Martusciello met sa délicatesse féminine au service des émotions des personnages. Pizzetti, artiste numérique, apporte le côté moderne, numérique et futuriste à l’ensemble. Mention spéciale à la planche sur la promotion de l’institut « Nouvel horizon » montrant la palette des codes graphiques du duo.

 

                Qui est différent ? Qui est absolument normal ? Pas forcément ceux que l’on croit. Si les lecteurs assimilent ceci en ayant terminé l’album, le pari des auteurs est réussi.

 

 

 

Laurent Lafourcade 

 

 

 

 

 

 

Série : Absolument normal

 

Tome : 1 – Tous différents

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario : Kid Toussaint 

 

Dessins & Couleurs : Alessia Martusciello & Alberto Pizzetti 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 9,90 €

 

ISBN : 9791034747405

 



Publié le 28/02/2021.


Source : Bd-best


La petite mort vous va si bien.  La petite mort 1.5 – Une impression de déjà lu

 

« - Ah ! Non ! hein ! Ouste, le suicidaire. Non mais enfin !

-   Qu’est-ce qui se passe, mon chéri ?

-   Encore un suicidaire qui a voulu se pendre à notre arbre… Non mais c’est quoi cette mode débile ?

-   Tu sais bien que c’est la classe de mourir dans le jardin de la mort.

-   M’enfin ! J’adore les vidéos de Cyprien, c’est pas pour ça que je me téléporte chez lui pour faire un pouce vers le haut. »

 

 

 

 

 

 

 

A ben, ça alors, on ne peut pas être tranquillement chez soi sans qu’il y ait des gens qui viennent se pendre à votre arbre. Les suicidaires sont vraiment sans gêne. Monsieur et Madame la Mort n’en reviennent pas. Bon bref, et leur enfant, la petite Mort, qu’est-ce qu’elle fait en ce moment ? Elle se balade avec son pote Ludo ou elle joue avec son chat Séphi ? Tout simplement, elle vit sa vie, ou plutôt, elle mord sa mort.

 

 

 

 

© Mourier - Delcourt

 

 

Après quatre volumes de La petite mort, un épisode de La petite morte, Les petites morts, La petite mort Les origines du monde, Davy Mourier, sur le principe du « Et si… » restructure son univers. Si la petite mort avait fauché Ludo au lieu de Séphi, que se serait-il passé ? C’est le postulat de cette impression de déjà lu.

 

Davy Mourier ne présente pas une simple histoire linéaire, mais un petit album de BD avec tout le sens apporté au mot « album ». Les gags font évoluer l’action. Des illustrations s’intercalent, ainsi que des saynètes intégrées, comme Les histoires du Père Lamort, une publicité pour KilledIn, une photo du totem de Kill-Lanta, et autres joyeusetés… euh… morbidités.

 

 

 

 

© Mourier - Delcourt

 

 

Mario, Superman, les tortues ninjas, pikachu, Spock, Joe Exotic, San Goku, Harry Potter,… On ne compte pas tous ceux que La petite mort accroche à son tableau de chasse. Hippolyte Calys, rebaptisé Gérard (attention, Big Moulinsart is watching you !), apparaît aussi en guest star.

 

Qu’on ne s’y trompe pas : avec Mourier, la mort, c’est drôle, et peut-être qu’en plus, grâce à lui, ça fait moins peur. Il y aurait même quelques petits moments d’émotions.

 

 

 

 

© Mourier - Delcourt

 

 

On n’en finit pas de mourir. Rest in peace, peut-être, mais Rest in dead, c’est encore plus vrai parce que Davy Mourier n’en a certainement pas terminé avec cette petite mort si horrifiquement kawaï.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : La petite mort

 

Tome : 1.5 – Une impression de déjà lu

 

Genre : Humour morbide

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Davy Mourier

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 96

 

Prix : 15,50 €

 

ISBN : 9782413039204

 



Publié le 28/02/2021.


Source : Bd-best


Jaune devant !  Le grand livre du pipi

 

« - Faut que ça sorte.

-   J’ai une fuite à colmater.

-   Je vais où tu peux pas aller à ma place.

-   Je vais faire pleurer le colosse.

-   Trouve moi l’arbre le plus proche. »

 

 

 

 

 

 

 

                Il y a de multiples façons d’exprimer son envie d’uriner. La vidange, personne ne peut y échapper. Tout le monde fait pipi, du bébé au pépé, du balayeur au président. Emmanuel Macron fait pipi. Joe Biden aussi. Même le pape fait pipi. Tout, tout, tout, le grand livre du pipi nous apprend tout sur la chose, mais attention, uniquement chez les garçons.

 

 

 

 

© Plachy – Le castor astral

 

 

                Faire pipi, c’est expulser des déchets liquides (urine) à travers l’urètre depuis la vessie. Pourquoi fait-on pipi ? Parce qu’on boit. C’est un cercle sans fin. L’urine, c’est 95 % d’eau, 2,5 % d’urée et 2,5 % de minéraux, sels et enzymes. Le pipi est très clair si on boit beaucoup, très jaune si on ne boit pas suffisamment. Selon l’alimentation, les carences ou les excès, il peut prendre différentes couleurs.

 

                Ce grand livre du pipi est une véritable petite encyclopédie. Outre le côté scientifique de la chose, un chapitre historique détaille l’évolution de l’utilisation du pipi au fil des découvertes de ses propriétés. On apprend tout sur les différentes façons de faire pipi non seulement à travers les siècles mais aussi selon les origines géographiques des populations concernées. 

 

 

 

 

© Plachy – Le castor astral

 

 

                Le chapitre « comment faire pipi » est tellement drôle mais tellement vrai. Il est certain que plus personne n’ira aux toilettes, surtout publiques, comme avant après avoir lu cet opuscule. On terminera en apprenant comment les gens font pipi dans des conditions extrêmes. Thomas Pesquet, on sait !

 

Jakub Plachý est né à Prague en 1989. Il étudie à l'Académie des Arts, de l'Architecture et du Design de Prague. Il est l'auteur de nombreux livres prônant un esprit décalé. Il se concentre sur l'illustration, la typographie et la conception graphique : pour lui un livre est un tout. En parallèle, il travaille pour la célèbre galerie Xaoxax, un lieu d'avant-garde dédié aux livres d'images, aux comics et à l'illustration contemporaine.

 

 

 

 

© Plachy – Le castor astral

 

 

                Ludique, informatif et tout simplement rigolo, le grand livre du pipi est un petit bouquin à mettre dans toutes les mains, sauf quand on en a besoin d’une pour se soulager. Jakub Plachy n’a plus qu’à se pencher sur le cas des dames pour nous servir un tome 2.

 

 

 Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Le grand livre du pipi

 

Genre : Humour didactique

 

Scénario & Dessins : Jakub Plachy

 

Traduction : Anaïs Emeriau

 

Éditeur : Le castor astral

 

Nombre de pages : 112

 

Prix : 7,90 €

 

ISBN : 9791027802753

 



Publié le 28/02/2021.


Source : Bd-best


Les ados de la résistance.  L’école buissonnière

 

« - Hé là, petits voyous ! Ça va pas, non ? C’est une maison bourgeoise, ici !

- Excusez-nous, madame… Des boches ont embêté ma cousine et ils nous courent après.

- Dites donc, vous ne seriez pas plutôt des sales youpins ?

- Vous ne voudriez pas que je baisse ma culotte pour vous prouver le contraire ? Les caves ! C’est par où ? Vite ! Ou vous aurez des nouvelles de la résistance. »

 

 

 

 

 

 

 

Jacques, François et Jean sont des lycéens parisiens. Passer le bac en 1943, la période n’est pas des plus propices à des révisions sereines. Quand, en plein cœur d’un parc de la capitale, un soldat allemand cherche à ennuyer la cousine Colette et qu’il finit dans le lac glacé à cause d’eux, il est urgent de se carapater. Le jeune Jacques est juif, les rafles se multiplient. Il est temps de fuir. Il est l’heure de rejoindre la Corrèze et de prendre le maquis dans la résistance.

 

 

 

© Ordas, Mounier - Bamboo

 

 

 

Si Jacques avait su qu’en prenant anglais en première langue au lieu de l’allemand pouvait lui causer tant de soucis, il aurait peut-être fait un autre choix. Jean, fils d’un ancien poilu, craint d’être envoyé en travaux forcés en Allemagne. A cause d’un soldat teuton abusant de sa position dominante, ou est-ce grâce à lui, Colette rejoint les réseaux de la résistance. François, lui, a la honte d’avoir un père pétainiste. C’est une raison de plus pour lui de rejoindre la rébellion.

 

Avec L’école buissonnière, Patrice Ordas réunit les souvenirs de guerre de son père et de ses camarades dans une fiction empreinte de scènes vécues. Le scénariste de L’ambulance 13, disparu fin 2019, n’aura malheureusement pas vu l’édition de cette histoire sensible et réaliste, plus près d’Un village français que d’élucubrations tarantinesques. Les héros d’Ordas sont quelques uns des 100 000 maquisards qui ont rejoint la résistance. Vingt ans, ils avaient en moyenne vingt ans. Ils préféraient résister plutôt que de subir le STO ou  de périr sans avoir tenté le tout pour le tout.

 

 

 

 

© Ordas, Mounier - Bamboo

 

 

Alain Mounier accentue l’émotion, et du récit, et de la genèse de l’album, dans un graphisme tout en couleurs directes. On regrette juste quelques fioritures de découpages, avec des cases incrustées bordées de noir qui ne sont pas toujours bien placées. Le cahier graphique final présente de belles illustrations, façon photos de tournage, ainsi que les intéressantes recherches de couvertures de Laurent Hirn. Au final, que Mounier soit rassuré. Comme il l’espère dans sa post-face, il a bien donné aux mots de Patrice Ordas l’écrin qu’ils méritaient.

 

 

 

 

© Ordas, Mounier - Bamboo

 

 

On connaissait Les enfants de la résistance de Dugomier et Ers au Lombard. On a lu Le réseau Papillon chez Jungle. Les histoires mettant en scène des enfants pendant la seconde guerre mondiale sont nombreuses. Celles avec des adolescents, jeunes quasi adultes, sont beaucoup plus rares. L’école buissonnière entre dans cette catégorie finalement peu exploitée.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : L’école buissonnière 

 

Genre : Aventure historique 

 

Scénario : Patrice Ordas 

 

Dessins & Couleurs : Alain Mounier 

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand Angle

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 14,90 €

 

ISBN : 9782818976128

 



Publié le 27/02/2021.


Source : Bd-best


Le renouveau du space-opera.  UCC Dolores 3 – Cristal rouge

 

« - Alors ?

-   Ah ! Vous êtes là ! Je ne vous avais pas entendu entrer. 95 % sur cibles statiques, et 83 % sur cibles mouvantes.

-   83 %... Ben si on leur demande de pas trop bouger, on devrait s’en sortir.

-   Vous pensez vraiment que quelqu’un nous attend au bout de la piste ?

-   Franchement, avec tout le mal qu’ils se sont donné pour que le colis soit livré, je ne comprendrais pas qu’il n’y ait personne près de la boîte aux lettres. Et puis ça fait quand même 18 ans d’attente. Mais pour l’instant, j’aimerais que tu t’installes dans la tourelle de tir.

-   Pourquoi ? Qu’y a-t-il ?

-   Il semblerait que le Dolores veuille s’engager dans un goulet d’étranglement. Et, à voir tous les débris de vaisseaux qu’il y a, j’ai comme qui dirait les fesses qui se serrent. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                A bord de l’Unité Cosmo Corsaire Dolores, Mony et Kash s’apprêtent à être pris en embuscade. Cette zone de l’espace est l’endroit idéal. Pas d’erreur, les rasseths attaquent. Le vaisseau réussira-til à se sortir d’affaire ? L’ex-nonne et le baroudeur atteindront-ils le « Terminus dernière chance » ? Trouveront-ils le glaive de Tassili ? La loi du Cristal Rouge est la seule et unique loi. Certains l’apprendront à leurs dépens.

 

 

 

 

© Tarquin, Tarquin - Glénat

 

 

Lyse et Didier Tarquin ont réussi leur pari. Avec UCC Dolores, ils ont réalisé une trilogie à la George Lucas : présentation, action, réaction. Les personnages sont introduits, la problématique est présentée, les réponses aux questions sont données : la promesse est tenue. La tension et l’action montent crescendo. Mais attention, UCC Dolores n’est pas un simple blockbuster. Nous sommes dans une histoire pensée, réfléchie, avec un fond théologique et éthique à la Matrix.

 

 

 

 

© Tarquin, Tarquin - Glénat

 

 

                Graphiquement, les Tarquin en donnent plus que jamais aux lecteurs. Chaque planche d’UCC Dolores est minutieuse, fourmille de détails précis, encore plus que dans Lanfeust. On pourrait reprocher d’avoir donné à Mony une grande chevelure rousse bouclé à la Pelisse, mais on le pardonne. On découvrira dans ce troisième épisode qu’elles ont autre chose en commun. La quête de l’oiseau du temps fait partie des ingrédients ingérés par les auteurs, tout comme les Cosmocats auxquels les Rasseths semblent apparentés.

 

 

 

 

© Tarquin, Tarquin - Glénat

 

 

                Albator fait également partie des références de Tarquin. U.C.C. signifie Unité Cosmo Corsaire ; Albator est le corsaire de l’espace. Le vaisseau héritage de Mony, vu de face, a un petit air de l’Atlantis, vaisseau du célèbre borgne.

 

                Dans un final en apothéose, les Tarquin bouclent le premier cycle d’UCC Dolores avec horreur, maestria et, même si le voyage se poursuit, une vraie fin.

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=qQeY6xb6xoM&feature=emb_logo

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

Couverture de l'édition collector

 

 

 

 

Série : UCC Dolores

 

Tome : 3 – Cristal rouge

 

Genre : Space-Opera

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Didier Tarquin & Lyse Tarquin

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 13,90 €

 

ISBN : 9782344043387

 



Publié le 27/02/2021.


Source : Bd-best


Une mystérieuse disparition.  Jacques Gipar 9 – Le Christ de Saclay

 

« - Non !... Aucune nouvelle, absolument aucune ! Jacques a disparu depuis trois semaines ! J’ai appelé partout, fait jouer mes relations pour le rechercher, et rien, rien, rien ! Je ne comprends pas ! Il s’est littéralement volatilisé !

-   C’est incroyable c’t’histoire…

-   Et c’est plus qu’inquiétant !... Continue à chercher et, de mon côté, si j’apprends quelque chose, je t’appelle ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

Petit-Breton, fidèle ami du reporter de France Enquêtes Jacques Gipar, est au siège du journal. Depuis la disparition de Gipar, Monsieur Garry, le patron, est très inquiet. Accompagné par Yvette, la fiancée de Jacques, Petit-Breton va prendre les affaires en main pour tenter de retrouver son camarade qui était en pleine enquête au sujet de tensions entre russes blancs et communistes. Leurs recherches va les amener à dix-neuf kilomètres au sud-ouest de Paris, en Essonne, et plus particulière à Saclay, dont l’auberge Le Christ de Saclay est située juste à côté d’une usine d’étude atomique. Nos amis vont se retrouver mêlés à une affaire d’espionnage.

 

 

 

 

© Delvaux, Dubois, Constant – Paquet

 

 

Qui aurait dit qu’un jour on verrait dans un même album Gil Jourdan, Libellule et Queue-de-Cerise déjeûner dans un relais, Benoît Brisefer se balader dans la rue, Bill courir sur un trottoir, Monsieur Dussiflard embarquer un client dans son taxi et le jeune Albert lire en marchant ? L’exploit a été réalisé par Thierry Dubois et Jacques Delvaux dans ce – déjà – neuvième album de leur héros parisien des années 50. Bien sûr, ce ne sont que des caméos, comme le faisait Hitchcock dans ses films, mais ça contribue fortement à l’ambiance.

 

 

 

 

© Delvaux, Dubois, Constant – Paquet

 

 

Deuxième partie de l’enquête commencée avec L’écho de la Taïga, Le Christ de Saclay peut cependant tout à fait se lire indépendamment. Dubois transforme ce qui était en apparence une simple histoire de rapt en affaire d’espionnage et de contre-espionnage. Maigret laisse sa place à Bond. L’enquête simenonesque se transforme en polar d’action. Après une première partie mystérieuse où l’on est dans la peau de Petit-Breton cherchant des indices et des réponses, poursuites et tôles froissées sont au programme d’une deuxième moitié d’album dans laquelle Delvaux s’en donne à cœur joie. Graphiquement, les automobiles sont incontestablement la spécialité du dessinateur. Elles ne semblent pas, elles sont vivantes.

 

 

 

 

© Delvaux, Dubois, Constant – Paquet

 

 

                Comme les précédentes, cette aventure de Jacques Gipar bénéficie d’une belle édition des crayonnés limitée à 999 exemplaires, sublimant le graphisme automobile de Delvaux. Il n’y a pas à dire. Au crayon, les bagnoles (parce que ce ne sont pas des voitures mais des bagnoles dans le sens noble du terme) ont une vivacité impressionnante, malheureusement et inévitablement aplatie par l’encrage et la mise en couleurs, malgré tout le soin qui est apporté à ces deux étapes.

 

La série Jacques Gipar fleure bon la nostalgie tout en démontrant que la BD classique a encore sa place.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Couverture de l'édition collector

 


 

Série : Jacques Gipar

 

Tomes : 9 – Le Christ de Saclay

 

Genre : Polar 

 

Dessins : Jean-Luc Delvaux 

 

Scénario : Thierry Dubois

 

Couleurs : Béa Constant (Callixte pour la couverture) 

 

Éditeur : Paquet

 

Collection : Calandre

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix :  14 €

 

ISBN : 9782889325801 

 



Publié le 27/02/2021.


Source : Bd-best


A l’abordage !  Pilo 4 – Pilo et la fille pirate

 

« - Qu’est-ce qu’il se passe ? Nous avons entendu un cri depuis la salle voisine.

- Fabio ?

- Ah ! Sonia, vous êtes là ! C’est Fabio. Il a chuté et je crois qu’il s’est cassé le bras.

- Il faut faire venir une ambulance. Je vais appeler les secours.

- Très bien ! Je reste ici avec les enfants. »

 

 

 

 

 

 

 

                Que se passe-t-il ? Un drame vient de se dérouler ? Sommes-nous dans une histoire triste avec des enfants malheureux ? Une classe d’enfants visite un Musée et l’un vient de se faire très mal. Rassurez-vous, l’un des élèves de cette classe, c’est Pilo. Et avec Pilo, tout prend une dimension particulière. Son copain Fabio s’est cassé le bras. En attendant l’ambulance, Pilo propose du bouche-à-bouche. Sinon, il a de la colle méga forte dans sa trousse. Toujours est-il que cet événement va être l’élément déclencheur, le battement d’ailes du papillon qui va faire que, plus tard, en allant rendre visite à son camarade à l’hôpital où travaille justement sa maman qui est infirmière, Pilo va se faire une nouvelle amie : une fille pirate !

 

 

 

 

© Mariolle, Bekaert - Bamboo

 

 

                Après être allé chez sa mamie, puis avoir appris le karaté, Pilo va découvrir le monde hospitalier. Tiens, c’est l’hôpital où est soignée Zita (Boule à zéro) ! On la voit passer au fond d’une case. La plus grande rencontre que va faire Pilo, qui va mettre des papillons dans son petit cœur, c’est Anita. Amputée d’une jambe, la gamine lui raconte que, lors d’un abordage, un requin a surgi de l’eau et lui a croqué la jambe. Il n’en fallait pas moins pour faire déborder l’imagination de Pilo.

 

 

 

 

 

© Mariolle, Bekaert - Bamboo

 

                De toutes nos chères têtes blondes, comme le dit l’expression, Pilo est le garçon le plus rêveur de la galaxie. Quand il s’amuse, mais aussi dans toutes les situations de son quotidien, il vit à fond ses petits plaisirs et concrétise dans son esprit les scènes les plus folles qu’il pourrait connaître.

 

                Julien Mariolle réalise une série tendre et attachante. A mille lieux de personnages comme Titeuf ou le Petit Spirou, Pilo est un véritable petit garçon. Pas d’animaux comme dans Boule et Bill ou Cath et son chat, mais dans l’esprit et concernant le public ciblé, on en est déjà plus proche. Pilo est peut-être la série la plus réaliste mettant en scène des enfants. L’auteur nous immerge au cœur du cerveau du gamin pour mieux comprendre ses rêves, pour mieux comprendre tous ceux des enfants de son âge.

 

 

 

 

© Mariolle, Bekaert - Bamboo

 

 

                Les couleurs rassurantes de Benoît Bekaert contribuent à faire passer avec cet album un délicieux moment, comme un goûter pris en revenant de l’école.

 

                Alors, Pilo, le moussaillon, prendra-t-il la mer sur un galion pirate ? « Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve, une réalité. » Avec sa candeur et son imagination débordante, Pilo ne serait-il pas un Petit Prince des temps modernes égaré dans notre monde ?

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Pilo

 

Tome : 4 – Pilo et la fille pirate

 

Genre : Humour  

 

Scénario & Dessins : Julien Mariolle 

 

Couleurs : Benoît Bekaert 

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818976258

 



Publié le 27/02/2021.


Source : Bd-best


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