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Après les chats de Matsumoto…  Les souris du Louvre 1- Milo et le monde caché

 

 

            « - C’est quoi ton histoire de souris, là ?

-          Je te montre. C’est une copine qui a remarqué ça. Tu vois ici ? Et là ? On dirait une petite souris ! C’est bizarre, hein ? … Tu veux bien me dire pourquoi tu m’as amené là, maintenant ?

-          Je n’ai plus vraiment le choix de toute façon. Je vais te révéler un grand secret, mais tu dois me promettre de ne le répéter à personne. »

 

 

 

 

 

 

Ce qu’Henryk s’apprête à révéler au jeune Milo va bouleverser le petit garçon. Milo est passionné du Louvre. Il faut dire que Sara, sa mère, en est l’une des conservatrices. Il passe son temps à arpenter les couloirs et à faire des photos. Jusqu’au jour où l’une de ses camarades de classe lui fait remarquer qu’on peut y voir des souris en arrière-plan.

 

Un soir, Henryck, surveillant au Musée, a vu deux clans de souris s’affronter : les phalanges grecques contre les légions romaines. Esope, le souriceau qui se fait remarquer sur les photos, fait partie du cercle des conteurs dont une des missions est de protéger les œuvres. Mais au milieu des affrontements et des dangers, la tâche est périlleuse.

 

 

 

 

© Chamblain, Goalec, Drac - Delcourt

 

 

            Dans un style proche de celui de Cyril Pedrosa à ses débuts, Sandrine Goalec invite au voyage dans les couloirs du Louvre. Les personnages humains, dans un style gros nez, sont aussi réussis que les souris humanisées. Mention spéciale pour Henryk, agent de surveillance du Musée à la retraite. Les couleurs de Drac accentuent le parfum antique des travées des lieux.

 

            Joris Chamblain, créateur des formidables carnets de Cerise et repreneur des scenarii de Yakari, devient la valeur sûre du scénario intelligent pour enfants.

 

 

 

 

© Chamblain, Goalec, Drac - Delcourt

 

 

            Depuis quelques années, le Louvre profite de la bande dessinée pour entrer dans les foyers. Les albums co-édités par Futuropolis sont tous plus réussis les uns que les autres. En collaboration avec les éditions Delcourt, ils s’adressent à des lecteurs plus jeunes. La cible est atteinte.

 

 

 

 

© Chamblain, Goalec, Drac - Delcourt

 

 

Après les poétiques chats du diptyque signé Matsumoto chez Futuropolis : Les chats du Louvre, ce sont leurs compères souris qui envahissent les lieux.

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les souris du Louvre

 

Tome : 1- Milo et le monde caché

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario : Chamblain

 

Dessins : Goalec 

 

Couleurs : Drac 

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 32 

 

Prix : 9,95 €

 

ISBN : 9782413011491

 

 

 



Publié le 18/01/2019.


Source : Bd-best


Le conte de fées existe encore.  Aristophania 1 – Le royaume d’Azur

            « - Qui êtes-vous ?

-          J’étais une amie de Clément et je lui dois d’être encore en vie.

-          Qu’est-ce que vous voulez ?

-          Vous apporter d’autres mauvaises nouvelles. Vous devez quitter Marseille dès ce soir ! Et ne jamais parler de votre relation avec Clément. Il en va de votre vie, et, plus encore, de celle de vos enfants. Je ne peux vous en dire plus.

-          Madame, j’ignore quel était le secret de Clément, mais pour le garder auprès de moi, j’ai accepté de vivre caché, de ne pas me marier, et de ne le présenter à personne. J’ai élevé mes enfants seule, sans jamais rien devoir… à personne ! »

 

 

 

 

 

Marseille 1900. Aristophania Bolt, vieille dame respectable et chic, vient mettre en garde la famille de Clément. Cet ouvrier qui lui a sauvé la vie en perdant la sienne n’était pas le simple homme que l’on croyait qu’il était. A présent, sa famille est en danger. Il faut fuir, disparaître dans la région parisienne.

 

Quelques années plus tard, alors que leur mère est emprisonnée, Aristophania prendra les trois enfants, Basile, Calixte et Victor, sous son aile pour les amener dans le Sud de la France, au Royaume d’Azur. Ceux-ci découvriront en elle une magicienne les protégeant et luttant contre un mystérieux Roi banni.

 

 

 

 

© Dorison, Parnotte– Dargaud

 

 

Xavier Dorison prouve qu’il est encore possible d’écrire de nouveaux comptes de fées. Perrault et les frères Grimm n’en ont pas l’apanage. Peut-être que dans 300 ans, on lira Aristophania comme on lit aujourd’hui les grands classiques du conte traditionnel.

 

Aristophania est une héroïne atypique. Une vieille dame ridée qui envoie valdinguer des bonshommes dans la fleur de l’âge, il fallait oser. La mystérieuse fée devient rapidement attachante et crédible.

 

 

 

 

© Dorison, Parnotte– Dargaud

 

 

Les personnages secondaires sont le ciment d’une histoire réussie. En cela, plusieurs d’entre eux contribuent à l’affaire, comme le mystérieux Monsieur Cayenne, Black Butler de son état, collant comme le sparadrap du capitaine Haddock, ou encore Barboza, le chasseur de rats, faisant passer le Terminator du premier film pour un enfant de cœur.

 

Les auteurs ont eu la bonne idée et l’originalité de placer leur histoire en France. Alors que ce genre de récit se passe soit dans une Angleterre victorienne, soit dans un lieu sciemment indéfini, ils installent avec ce subterfuge une crédibilité inattendu à une histoire fantastique, comme un concept d’heroïc-fantasy locale.

 

 

 

 

© Dorison, Parnotte– Dargaud

 

 

Joël Parnotte s’inscrit dans l’arbre généalogique de Régis Loisel. Avec Vincent Mallié, et dans un autre style Sylvain Vallée, Parnotte fait partie des dessinateurs sur lesquels il faut compter… et conter. Son trait réaliste est tout aussi efficace dans la crasse de la ville que dans la beauté de la nature du Royaume d’Azur. Parfois trop hachuré sur les visages, il sait se faire évanescent lors des moments de magie. Le décor somptueux d’Azur en pleine planche est splendide.

 

 

 

 

© Dorison, Parnotte– Dargaud

 

 

Aristophania touche l’âme du lecteur qui, enfant, aimait avoir peur sous ses draps après qu’on lui ait lu son conte du soir avant d’éteindre la lumière.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Aristophania

 

Tome : 1 – Le royaume d’Azur

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario : Dorison

 

Dessins & Couleurs : Parnotte

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 14,99 €

 

ISBN : 9782505070047

 



Publié le 17/01/2019.


Source : Bd-best


Ucc Dolores: vers l’infini et roux-delà

Après avoir mis sur pause Lanfeust sans en avoir fini (loin de là) avec lui, son dessinateur se la joue solo tout en continuant de Ta(r)quiner le goujon intergalactique et l’héroïsme rouquin.

 

 

 

 

 

 

 

© Tarquin/Tarquin chez Glénat

 

Cette fois, s’en allant voir chez Glénat ce qu’il s’y passe (historique tant l’auteur n’a jamais quitté Soleil), Didier Tarquin nous met en présence d’une héroïne féminine, rappelant l’inoubliable Pelisse (et aussi Lyse Tarquin, elle-même, non ?).

 

 

 

 

© Tarquin/Tarquin chez Glénat

 

Une femme dans un monde de brutes (ne croyez pas si bien dire) et élevée à l’écart de la gravité (au figuré plus qu’au propre) spatiale par des soeurs. Un couvent situé dans un écrin de verdure moyennageux (un peu Sherwood) que Mony va devoir quitter pour accomplir son destin et son héritage.

 

 

 

 

© Tarquin/Tarquin chez Glénat

 

 

 

 

© Tarquin/Tarquin chez Glénat

 

L’héritage d’un père disparu matérialisé par l’imposante vieille carcasse d’un vaisseau mythique: l’Unité Cosmo Pirate Dolores. Un cheval fou que Mony va devoir apprivoiser avec une équipe dépareillée et peut-être pas aussi efficace qu’elle veut l’entendre (une sorte d’Ewok wolverinien et un malabar fumant comme un pompier et adorant les marcels). Et comme il est question d’un trésor, le trio va vote être rejoint par quelques drôles de gaillards mal-intentionnés.

 

 

 

 

 
© Tarquin/Tarquin chez Glénat

 

Parfaitement incarné entre western, récits de pirates , héroïc fantasy et science-fiction, Didier et Lyse Tarquin trouvent leur voie avec une bonne dose d’énergie et sans temps mort. Très vite dans le feu de l’action, ce nouvel univers se révèle foisonnant (trop que pour trois tomes seulement) et surprenant, n’évitant pas le déjà-vu mais s’en accommodant très bien.

 

 

 

 

© Tarquin/Tarquin chez Glénat

 

On reste cependant sur notre faim, mal assis sur l’à suivre tant on est stoppés dans notre élan de lecture. L’adrénaline est là mais les 46 pages étaient peut-être trop courtes (dix pages en plus?) que pour mettre totalement sur orbite cette première partie un rien expéditive. De quoi nourrir encore plus de mystères et d’attentes, d’un autre côté.

 

 

 

 

© Tarquin/Tarquin chez Glénat


Alexis Seny

Série : UCC Dolores

Tome : 1 – La Trace des nouveaux pionniers

Scénario, dessin et couleurs : Didier et Lyse Tarquin

Genre : Aventure, Science-fiction, Western

Éditeur : Glénat

Nbre de pages : 48

Prix : 13,95€



Publié le 16/01/2019.


Source : Bd-best


Chacun a un dossier sur lui.  XIII 13 – L’enquête – Deuxième partie

 

 

            « - Bon sang, Danny, comme ton frère avant toi, tu fais partie du New York Daily, nom d’un chien écrasé !

-          Oui, et il en est mort, comme Warren Ce qui n’a pas empêché votre foutu président de refuser leur reportage.

-          Je suis là Finkelstein. Stephen Dundee, le foutu président de l’American News Inc., groupe proopriétaire du New York Daily. Finalement, nous l’avons publié, ce formidable reportage sur l’énigmatique XIII. Quelles sont vos conditions pour retravailler pour nous, Danny ?

-          L’exclusivité, votre soutien pour avoir accès aux archives gouvernementales, et la totalité des droits d’auteur si je tire de cette enquête un nouveau livre. »

 

 

 

 

 

Danny Finkelstein enquête sur le dossier XIII. Le journaliste prend la succession de son frère afin d’enquêter sur les personnes qui ont croisé la route du fameux numéro XIII dans les tomes 14 à 19 de la série principale de livres illustrés consacrés à l’amnésique le plus célèbre du 9ème art. Certains des portraits qu’il livre donnent des informations capitales sur les individus concernés. On vous en laisse la surprise.

 

 

 

 

© Van Hamme, Vance, Xavier - Dargaud

 

 

Six courts passages en BD alternent avec les dossiers. Après une introduction lançant le contrat de Danny Finkelstein, on obtient des indices sur les parcours de vie d’Irina Svetlanova, Liam Mac Lane, Benjamin Carrington et Ciaran O’Neil.

 

Quelques semaines à peine après la clôture de la collection XIII Mystery, le « quand il n’y en a plus, il y en a encore » se met déjà en branle avec ce deuxième – trop court - épisode de l’enquête, sorte d’album XIII bis.

 

 

 

 

© Van Hamme, Vance, Xavier - Dargaud

 

 

Philippe Xavier fait le job dans son style proche de celui de William Vance. Les courts épisodes de bandes dessinées sont autant de bonbons, mais les scoops ou révélations se font surtout dans les portraits écrits par Danny Finkelstein sous le pseudonyme de Jean Van Hamme.

 

Même si Bruno Tatti signe une mise en couleurs correcte et classique, on regrette que la fidèle Bérengère Marquebreucq ait été écartée de la fin (?) de l’aventure.

 

 

 

 

© Van Hamme, Vance, Xavier - Dargaud

 

 

            Allez, on parie qu’en plus du cycle signé Sente/Jigounov, la saga XIII n’a pas fini de se ramifier ?

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : XIII

 

Tome : 13 – L’enquête – Deuxième partie

 

Genre : Thriller 

 

Scénario : Van Hamme

 

Dessins : Xavier & Vance

 

Couleurs : Tatti

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 32

 

Prix : 11,95 €

 

ISBN : 9782505072676

 

 



Publié le 16/01/2019.


Source : Bd-best


Juste un simple viking des Orcades…  Serpent Dieu 1- Les larmes d’Odin

 

 

            « - Cet homme est-il un danger pour notre village, sorcière ? Parle ! Dois-je le rendre à la mer ?

-          Ce viking est un guerrier-fauve, Seigneur Ulf. Un soldat d’Odin. Il est l’un des trois… Il porte la marque. Sa présence attire le regard de Loki. Le Serpent Dieu est en colère… Le sang coulera bientôt sur Islandia.

-          Alors il faut le tuer.

-          Tu n’as pas le droit de le faire. Odin le protège. Le guerrier-fauve est à lui. »

 

 

 

 

 

Rivage sud de l’Islande. Il y a fort longtemps. Un homme est retrouvé attaché à l’épave d’un drakkar qui s’est échoué. Le seigneur de l’île, Ulf Keludar, accompagné par son fils Olaf, vient de recueillir Elrik. L’homme s’avère être l’un des trois « berserks » choisis par le roi des dieux. Mais l’urgence est ailleurs. Björn le brûlé s’apprête à attaquer le village avec sa troupe de barbares.

 

 

 

 

© Dellac, Le Gris, Bouet– Glénat

 

 

            On a connu Thorgal et son épopée familiale, le serment auquel assistèrent Johan et Pirlouit, la série télévisée portant leur nom. Les vikings de Serpent Dieu sont la synthèse de tout ce qu’on a pu lire sur eux.

 

            Jérôme Le Gris n’écrit pas une histoire, mais une chanson de geste. Ça commence comme XIII : un homme est recueilli en bord de mer, mais il n’est pas amnésique. La comparaison s’arrêtera là. Le Gris invente une mythologie. Il fait son (Vi)King of Thrones.  

 

Elrik, héros au sens noble du terme, a été banni par le roi Hàkon de Norvège. Il n’a qu’une idée en tête : se venger. Mêlé malgré lui à un conflit entre deux tribus vikings, il rencontrera l’amour au milieu de la mort.

 

Le Gris dissémine des indices sur le passé complexe d’Elrik. Pourquoi a-t-il été banni ? Qui sont les autres guerriers-fauves ? Le scénariste piège intelligemment le lecteur dans une saga dont il voudra connaître les origines, puis l’évolution.

 

 

 

 

© Dellac, Le Gris, Bouet– Glénat

 

 

            Benoît Dellac montre la barbarie viking et les décors islandais avec un lyrisme évident. Là où son graphisme trouve son originalité, c’est dans des compositions et des découpages inédits. Lorsque la sorcière Freyda prend soin d’Elrik, le combat ayant éveillé le fils d’Odin est exposé dans des cases en rayons de soleil. Quand Elrik tombe dans l’eau glacée en plein combat, sa pelisse devient les cases de ses souvenirs. Le dessinateur est aidé en cela par les couleurs tranchées de Sébastien Bouet.

 

 

 

 

© Dellac, Le Gris, Bouet– Glénat

 

 

            Les deux albums suivant du cycle d’Islandia sont prévus pour cette année. La bande dessinée européenne se met quasiment au rythme de parution nippon. Quand c’est fait avec talent et respect du lecteur comme ici, c’est tant mieux.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Serpent Dieu 

 

Tome : 1 – Les larmes d’Odin

 

Genre : Epopée viking 

 

Scénario : Le Gris

 

Dessins : Dellac 

 

Couleurs : Bouet 

 

Éditeur : Glénat

 

Collection : Grafica

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 13,90 €

 

ISBN : 9782344011751

 

 

 



Publié le 16/01/2019.


Source : Bd-best


Duo pour un Space-Thriller.  Hope One 1

 

            « - Qu’est-ce que je fais-là ?... Que s’est-il passé ?...

-          Calmez-vous. Je vais répondre à toutes vos questions. Votre tension est basse, mais c’est normal. Tout va très vite rentrer dans l’ordre. Nous sommes à bord du vaisseau Hope, en orbite géostationnaire autour de la terre depuis 1971. Votre réveil était programmé dans l’ordinateur pour aujourd’hui. Et vous voilà.

-          Quel… Quel j… ? Je… ! Je dors depuis longtemps ?!?

-          On est en 2010, Megan. Vous avez dormi quarante-neuf ans.

-          C’… C’est une blague ?!! »

 

 

 

 

 

 

Megan Rausch, originaire de Cando, Dakota du Nord, se réveille dans l’espace après 49 ans de sommeil. Elle fait partie du programme Hope lancé par les USA en 1971, année où un conflit planétaire issu des tensions entre les blocs de l’Est et de l’Ouest a fini par déclencher une série de frappes nucléaires. Mais depuis les années 50, une coalition alliée travaillait déjà à un vaste projet de survie autonome dans l’espace. Lorsque la guerre a éclaté, le projet Hope a été finalisé à la hâte et lancé. Ainsi, plusieurs navettes Hope ont été envoyées avec des couples dans l’espace.

 

Adam explique tout ce programme à Megan qui a des troubles de mémoire. Les deux humains sont l’équipage du vaisseau Hope One.

 

 

 

 

© ‘Fane, Rabarot – Glénat

 

 

            Alors que le film Gravity brillait par son esthétisme mais souffrait d’une absence cruelle de scénario, Hope One redore le blason des récits d’astronautes.

 

            Le premier album de ‘Fane, Skud, était un récit de science-fiction, mais dans un tout autre style que celui-ci. Il n’en était que le dessinateur. Il a ensuite connu le succès en reprenant le Joe Bar Team, succédant à Bar2 qu’il avait côtoyé dans une agence de publicité. Depuis quelques années, il se lance dans des productions personnelles en tant qu’auteur complet.

 

 

 

 

© ‘Fane, Rabarot – Glénat

 

 

            Graphiquement, ‘Fane se positionne entre Marvano et Charlie Adlard. Scénaristiquement, on peut aussi placer cette histoire entre La guerre éternelle et Walking Dead : les survivants de l’espace fuient la destruction et reconstruisent une communauté. Hope one est entre les deux mais ne ressemble ni à l’un ni à l’autre.

 

            L’encrage rapide donne un effet « crayon » apportant aux personnages à la fois un dynamisme et une vitalité qui s’oppose au statisme de l’espace vide.

 

 

 

 

© ‘Fane, Rabarot – Glénat

 

 

            Les couleurs d’Isabelle Rabarot amènent du relief dans le décor intime de la capsule spatiale. Elle y fait pénétrer la lueur des étoiles apportant ombres et lumières sur les visages et les matériaux. Plus que dans d’autres albums où la variété des décors apporte une variété de lecture, Rabarot permet d’éviter la monotonie d’un récit en un lieu unique.

 

 

 

 

© ‘Fane, Rabarot – Glénat

 

 

            Avec Hope One, ‘Fane signe son meilleur album. Le concept réunissait tous les éléments pour que ce soit ennuyeux et poussif. L’auteur le transforme en huis-clos sous haute tension. ‘Fane invente le space-thriller.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Hope One

 

Tome : 1

 

Genre : Science-fiction 

 

Scénario & Dessins : ‘Fane 

 

Couleurs : Rabarot 

 

Éditeur : Glénat

 

Collection : Comix Buro

 

Nombre de pages : 72 

 

Prix : 15,50 €

 

ISBN : 9782344031407

 

 



Publié le 14/01/2019.


Source : Bd-best


Y’a pas de miaouw à se faire du bien, y compris quand on s’appelle Franquin et Gotlib

Quand deux grands esprits se rencontrent, certaines collaborations changent le monde. D’autres sont juste plus expérimentales et sans aucune autre prétention que celle de divertir le peuple. Que pouvait-on donc attendre de la collaboration fracassante entre Gotlib et Franquin, complètement déprimé, à l’aube de l’année 1977? Tout ou rien. Ou plutôt tout et rien tant les deux génies de Fluide Glacial et Spirou allaient livrer un improbable gag.

 

 

 

 

 

 

 

 

© Gotlib/Franquin chez Fluide Glacial

 

Un slowburn gag, un gag à retardement, doublé d’un exercice collaboratif, sorte de cadavre exquis réduit, dans laquelle Franquin devait faire entièrement confiance à son compère en admiration mais capable de tout. C’est ainsi que 20 dessins de Franquin ont trouvé onomatopées et phylactères dans les mains de Gotlib. Mais qu’ils ont aussi été transformés, inclinés, coupés pour devenir un ensemble de trois pages et 60 cases jamais publiées officiellement jusqu’ici.

 

 

 

 

© Gotlib/Franquin chez Fluide Glacial

 

Mais qu’est-ce que ça raconte alors? Tout et rien, on l’a dit. Ainsi le papa de Gai-Luron et celui de Gaston cherchent le point G de deux félins en pleins ébats. Les idées noires ne sont pas loin et l’esprit fluide bat son plein à fond la gomme… Ou plutôt le trait.

 

 

 

 

 

© Gotlib/Franquin chez Fluide Glacial

 

Une histoire anecdotique vue sous les angles les plus indécents et, pourtant, pour les jeunes comme moi qui ne l’avaient pas lue il y a quarante ans, obsédée et obsédante. Plaisir coupable? Rhâ lovely.

 

 

 

 

© Gotlib/Franquin chez Fluide Glacial

 

Avec, en prime, un petit éclairage sur les coulisses d’une collaboration qui n’en est pas restée à ce coup… de queue.

 

 

 

 

© Gotlib/Franquin chez Fluide Glacial

 

 

 

Alexis Seny

 

Titre : Slowburn

Récit complet et analyse

Scénario : Gotlib

Dessin : Franquin

Adaptation et retouches : Gotlib

Préface : Gérard Vitry-Babel

Genre : Animalier,Coquin, Humour

Éditeur : Fluide Glacial

Nbre de pages : 56

Prix : 9,90€



Publié le 14/01/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4214 -  16 Janvier 2019

 

Raowl débarque !

 

            Shrek peut aller se rhabiller. Le nouveau héros des contes de fées détournés moyenâgeux, c’est une sorte de gros matou barbare : Raowl. Prêt à tout pour défendre les princesses esseulées, il ne faut surtout pas l’énerver. Ah, non, surtout pas !

 

 

 

 

 

            Le papa de ce matou tout punch, c’est l’homme qui faisait caca dans les cases de l’atelier Mastodonte : le grand, le seul, l’unique, le formidable Tebo.

 

 

 

 

 © Tebo – Dupuis 


 

            Les deux autres grands moments de la semaine sont la suite de Télémaque et la fin de Champignac, avec une dernière planche à ne pas manquer.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

Histoires à suivre :

 

Champignac : Enigma

Pebble’s Adventures

Télémaque : Aux portes de l’enfer

 

 

Récits complets :

 

Raowl : La belle et l’affreux

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Boni

Cramés !

Crapule

Dessous marins

Entretien d’ébauche

Game Over

Millborough

Minions (Les)

Nelson

Page 2 (La)

Psy (les)

Tash et Trash

Zeu Bestioles

 

 

 

Rubriques :

 

Edito

Interview : Tebo

En direct de la Rédac

Jeu : Le cimetière des dragons (Ztnarf)

 

 

 

En kiosques et librairies le 16 Janvier.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 13/01/2019.


Source : Bd-best


Chacun cherche son chat.  Une terrifiante aventure de Mickey Mouse - Horrifikland

 

 

            « - Si vous m’expliquiez ce qui vous amène, Madame Gravier… Un vol ? Un mystère ? Une filature ?

-          J’ai perdu mon chat.

-          Ah… Un chat ? Euh… Nous sommes les spécialistes pour retrouver les chats !

-          Parfait…. Il traîne souvent dans le vieux parc Horrifikland. Vous l’y trouverez certainement. »

 

 

 

 

 

 

L’agence de détectives associés Mickey-Dingo-Donald a du pain sur la planche. Nos amis vont devoir retrouver le greffier fugueur d’une pauvre mamie désœuvrée. Mais le hic est que l’animal traîne ses guêtres dans un parc d’attraction terrifiant abandonné. Brrrrr……

 

 

 

 

© Trondheim, Nesme, Disney - Glénat

 

 

 

Pour ce huitième opus de la série de créations originales Disney et le troisième dont il signe le scénario, Lewis Trondheim frappe fort. Il met en scène les trois personnages phares Disney ensemble, chose qui a rarement été faite. On pense à quelques courts métrages comme celui où les compères sont nettoyeurs d’horloge, ou plus encore Les revenants solitaires, datant de 1937. Le trio va si bien ensemble.

 

 

 

 

© Trondheim, Nesme, Disney - Glénat

 

 

Trondheim touche à la corde sensible en faisant dans la nostalgie, mais pas dans le regret. Mickey et ses amis vont avoir affaire avec le vrai Pat Hibulaire, celui à la jambe de bois, avec son acolyte l’historique Maître Ratineau. On assiste également au retour du Mad Doctor, méchant du dessin animé éponyme de 1933 réalisé par Dave Hand.

 

 

 

 

© Disney

 

 

Mickey est sûr de lui et déterminé. Donald est pleutre et couard. Dingo est hilarant. En particulier, la scène dans laquelle ce dernier se déguise en vieille dame et qu’il croît que personne ne va le reconnaître est un grand grand moment.

 

Alexis Nesme, dans un graphisme hors d’âge, offre un écrin sur mesure à cette histoire horrifiquement drôle. Il apporte une patte très personnelle au graphisme des personnages tout en respectant les codes de leurs personnalités et de leurs attributs. Les décors touffus donnent à voir dans tous les coins faisant de l’album un livre qui peut se lire et se relire sans lassitude. Là est la richesse du média bande-dessinée. Les en-têtes chapitrant l’histoire nous invitent dans les années 30 comme dans les plus beaux cinémas-théâtres de l’époque.

 

 

 

 

© Trondheim, Nesme, Disney - Glénat

 

 

Nesme place des clins d’œil au reste de l’univers Disney. Du poisson dragon des abysses aperçu dans Nemo aux arbres cauchemardesques de Blanche-Neige, des clowns du parc d’attraction de Pinocchio aux crocodiles cousins du Tic-Tac de Peter Pan, voulues ou impromptues, les références sont multiples.

 

            Entrez dans le parc Horrifikland. Quand vous en sortirez, vous n’aurez qu’une seule envie, reprendre un ticket.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Mickey Mouse 

 

Tome : Horrifikland 

 

Collection : Disney créations originales

 

Genre : Aventure humoristique 

 

Scénario : Trondheim 

 

Dessins & Couleurs : Nesme 

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 15 €

 

ISBN : 9782344024638

 

 



Publié le 10/01/2019.


Source : Bd-best


Vice, scandale, corruption, bière et fräulein au cœur de Weïmar.  Babylon Berlin

 

 

            « - Si tu veux faire ton chemin, ici, faut pas hésiter !

-          Mon chemin ? Aux mœurs ?

-          Oh, pardon ! Môssieur a des visées plus mabitieuses ?! On est pas si mal que ça, nous ! On se trimballe la nuit dans les boîtes de la ville la plus dépravée du monde, on entre gratuitement dans les maisons les plus chics et on a le meilleur café de l’Alexanderplatz ! »

 

 

 

 

 

            Berlin 1929, grâce à un coup de pouce et aux connaissances de son père, Gereon Rath a intégré la Préfecture de police, dans la brigade des mœurs. Son patron, Bruno Wolter, dit « Tonton », le guide dans ses premiers pas dans la ville du péché, au milieu des meurtres, des filles et de la nuit. Pas évident de se faire une place dans ce milieu où les relations entre les uns et les autres sont plus que troubles.

 

 

 

 

© Jysch, Kutscher – Glénat

 

 

Babylon Berlin est l’adaptation de romans de l’auteur allemand Volker Kutscher. Né en 1962, l’historien de Cologne a créé le personnage du commissaire Gereon Rath, héros de trois enquêtes : Le Poisson mouillé, La Mort muette et Goldstein, parus en France entre 2011 et 2013 aux éditions du Seuil. La BD s’axe essentiellement sur le premier volume.


            Arne Jysch, issu du milieu du cinéma, publie son deuxième album. En adaptant Kutscher, il nous plonge dans une Allemagne en crise morale dans laquelle la politique amène le pays sur une pente dangereuse. Du communisme à l’extrême-droite, nous sommes dans une ère qui s’apprête à mettre le nazisme sur un piédestal.

 

 

 

 

© Jysch, Kutscher – Glénat

 

 

Avec un graphisme réaliste proche de celui de Gérard Goffaux dans la série Max Faccioni, Jysch montre la ville dans des courses poursuites faisant la part belle aux vues sur Berlin. Tout en niveaux de gris, l’empreinte de l’album immerge dans une époque représentée dans les images d’alors dans ces tons.

 

 Comme l’a dit Holger Kreitling, journaliste à Die Welt, l’équivalent allemand du journal Le Monde, à propos du roman d’origine, « Ce livre marie intelligemment fiction et faits historiques sans tomber dans les travers de l‘érudition. »

 

 

 

 

© Jysch, Kutscher – Glénat

 

 

Babylon Berlin, c’est aussi une série télévisée.

En voici la bande annonce :

 

 

Babylone fut le prestige de la Mésopotamie au début de notre ère, avant de connaître le déclin, la chute et l’abandon. Berlin, fin des années 20, est le prestige du monde germanique. The place to be. Tout le monde sait aujourd’hui que viendront ensuite le déclin et la chute.

 

            Babylon Berlin, les plus pourris ne sont pas toujours ceux à qui l’on pense.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Babylon Berlin

 

Genre : Polar historique

 

Scénario & Dessins : Arne Jysch

 

D’après : Volker Kutscher

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 216

 

Prix : 15,50 €

 

ISBN : 9782344033104

 



Publié le 09/01/2019.


Source : Bd-best


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