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Waterloo, nouvelle capitale du 9ième Art ?       Ouverture d’un magasin Little Nemo Waterloo

 

Depuis quelques semaines, alors que la Belgique semble reprendre petit à petit le mode de vie d’avant la crise sanitaire, la commune de Waterloo vient d’attirer coup sur coup sur son territoire  deux nouveaux magasins consacrés au  9ième Art.

 

 

 

 

 

Alors que Reynold Leclerq nous accueillait dans son magasin Brüsel situé 225 Chaussée de Bruxelles début juillet 2021, quel ne fut pas notre surprise de voir éclore juste en face de l’Espace Bernier (centre culturel de Waterloo), Little Nemo, une enseigne bien connue des amoureux de la BD d’occasion de la région bruxelloise.

 

 

 

 

© Little Nemo

 

 

 

 

 

 

© Little Nemo

 

 

Le nouveau-né se situe au 11 Rue François Libert à 1410 Waterloo. Aux commandes de ce dernier, Jérémie Crochelet se fera un plaisir de vous accueillir et de guider le plus judicieusement possible vos choix.

 

 

 

 

 

© T. Ligot - Little Nemo

 

 

L’occasion aussi d’admirer la fresque signée Frank Pé située à gauche de l’entrée du magasin.

 

 

 

 

© Frank Pé - Little Nemo

 

 

 

 

 

Les heures d'ouvertures sont disponibles ci-dessous.

 

 

 

 

 

 

© Little Nemo

 

 

 

Si vous êtes dans la région ce weekend, profitez-en pour aller leur rendre une petite visite !

 

 

 

 

 

© T.Ligot - Little Nemo

 

 

 

 



Publié le 28/08/2021.


Source : Bd-best


Ne jamais oublier ...  Madeleine, Résistante T.1 La Rose dégoupillée

 

 

 

« Et j’ai commencé à me souvenir. On avait un message à transmettre, celui de l’esprit de la Résistance : Ne jamais pleurer sur l’état de son pays ou sur son propre sort. Aucune cause n’est jamais perdue, sauf si on abandonne. JE NE SUIS PAS UNE VICTIME JE SUIS UNE RESISTANTE »

 

 

 

 

 

 

 

Telles sont les paroles de Madeleine Riffaud dans son introduction à cet album. On peut faire passer tous les messages que l’on désire par la bande dessinée … y compris celui de la Mémoire ! Et contrairement à ce que nous pourrions croire, il a fallu du temps et des arguments à cette grande Dame pour s’en rendre compte. Il a fallu la convaincre … que la BD n’est pas que pour les mômes ! La Mémoire à transmettre, c’est la sienne, celle de la résistance, de celles et ceux qui durant la Seconde Guerre mondiale ont eu le cran et le courage de ne pas abandonner !

 

 

 

 

© Morvant – Riffaud – Bertail – Dupuis

 

 

 

Ce premier opus commence en août 1931. Divisé en chapitres, nous découvrons comment cette petite fille de 6 ans, au caractère déjà bien trempé, va voir son enfance disparaître sous l’explosion d’un obus oublié de 14-18. Puis à peine, ado, c’est l’Exode, la fuite devant l’invasion allemande, la tuberculose qui l’oblige à aller se faire soigner dans les Alpes, la guérison, l’Occupation, … Et comment, pourquoi à 17 ans, elle décide de se battre … Au travers ses souvenirs, ses émotions, ses états d’âme, nous découvrons le cheminement qui la mènera à rejoindre effectivement la Résistance ainsi que ses premiers pas de résistante. Rainer est née dans la douleur, la rage, la tristesse de la vie de Madeleine.

 

 

 

 

 

© Morvant – Riffaud – Bertail – Dupuis

 

 

 

D’une narration fluide, riche en détails, le lecteur est pris par le récit, son rythme et sa facilité à rentrer dans la tête de Madeleine, à voir par ses yeux, à être dans ses pas. Jean David Morvan et Madeleine Riffaud nous livrent ici une autobiographie instructive, vivante et non moralisatrice. Un scénario qu’il n’était pas utile d’inventer, mais des événements historiques qu’il était indispensable de structurer, de traduire en story-board, puis en BD ! Nous pourrions presque en oublier qu’il s’agit d’un récit de vie authentique ! Oui, la BD permet de faire passer tous les messages, de raconter toutes les histoires, même les plus authentiques, les plus intenses. Cependant, une BD, ce n’est pas qu’un scénario. C’est aussi un dessin, une couleur, une ambiance à faire passer. Comment transmettre tant d’émotions, de sentiments sans les trahir, les réduire en un trait impersonnel ? Tel a dû être le défi de Dominique Bertail en s’attaquant à cette tâche. Et ce dernier n’est pas dessinateur à fuir les défis ! Son style réaliste colle parfaitement avec l’objectif de ce récit. A la fois, précis et clair, son trait rend le récit plus intense, sublimé par sa mise en couleur bleutée. A la fois nuancée, froide aux moments dramatiques, douce aux moments de bonheur, elle rend l’ensemble élégant et s’accorde sans hésitation avec ce travail de Mémoire.

 

 

 

 

© Morvant – Riffaud – Bertail – Dupuis

 

 

 

 

 

D’une narration fluide, riche en détails, le lecteur est pris par le récit, son rythme et sa facilité à rentrer dans la tête de Madeleine, à voir par ses yeux, à être dans ses pas.

Jean David Morvan et Madeleine Riffaud nous livrent ici une autobiographie instructive, vivante et non moralisatrice. Un scénario qu’il n’était pas utile d’inventer, mais des événements historiques qu’il était indispensable de structurer, de traduire en storyboard, puis en BD ! Nous pourrions presque en oublier qu’il s’agit d’un récit de vie authentique !

Oui, la BD permet de faire passer tous les messages, de raconter toutes les histoires, même les plus authentiques, les plus intenses.

Cependant, une BD, ce n’est pas qu’un scénario. C’est aussi un dessin, une couleur, une ambiance à faire passer. Comment transmettre tant d’émotions, de sentiments sans les trahir, les réduire en un trait impersonnel ? Tel a dû être le défi de Dominique Bertail en s’attaquant à cette tâche. Et ce dernier n’est pas dessinateur à fuir les défis !

Son style réaliste colle parfaitement avec l’objectif de ce récit. A la fois, précis et clair, son trait rend le récit plus intense, sublimé par sa mise en couleur bleutée. A la fois nuancée, froide aux moments dramatiques, douce aux moments de bonheur, elle rend l’ensemble élégant et s’accorde sans hésitation avec ce travail de Mémoire.

Pour les fans qui n’ont pu attendre le 20 août (date de sortie officielle) et s’étaient rués sur les 3 Cahiers publiés préalablement chez Aire Libre, aucun regret à avoir en achetant l’album. Ces derniers reprenaient une partie didactique riche en explications, chronologie et éléments supplémentaires, de superbes jaquettes, … impossible à joindre à ce 1er opus.

Par ailleurs, les lecteurs attentifs n’auront aucune difficulté à constater qu’il existe également des différences entre les 2 versions (Cahiers et album). Planches modifiées, voire carrément rajoutées, qu’ils n’hésitent pas à se lancer dans un petit relevé de celles-ci.

 

 

 

 

 

© Morvant – Riffaud – Bertail – Dupuis

 

 

 

Petit bonus ou cerise sur ce gâteau. L’album s’achève sur le « récit inédit » de sa genèse … sous forme de BD évidemment et raconté par Dominique Bertail him self ! Entre humour (dans le dessin) et narration, la rencontre Madeleine – Jean David et Dominique … un vrai régal ! Ainsi que quelques souvenirs supplémentaires narrés par Madeleine Riffaud.

 

 

 

 

 

© Morvant – Riffaud – Bertail – Dupuis

 

 

 

 

 

Bref, l’ensemble est à la fois tendre, léger malgré les propos souvent durs à lire et homogènes. Pas de sentimentalisme gnangnan ou d’autres artifices « bien-pensants » dans ce 1er tome, et c’est tant mieux. Du vrai, du brut, du « à fleur de peau » … Cela n’augure que du bien pour les 2 prochains tomes de cette trilogie.

Oui, Madame, vous avez eu raison de faire confiance à votre ami réalisateur, Jorge Amat, à José-Louis Bocquet, à Jean David Morvan et à Dominique Bertail en vous lançant dans cette nouvelle aventure pour transmettre votre mémoire, votre leçon de vie :

« Aucune cause n’est jamais perdue, sauf si on abandonne.

JE NE SUIS PAS UNE VICTIME

JE SUIS UNE RESISTANTE »

 

 

 

 

 

 

Thierry Ligot

 

Série : Madeleine Résistante

 

Titre : T.1 La Rose dégoupillée

 

Collection : Aire Libre

 

Genre : Biopic Action / aventure Histoire

 

Âge du lectorat : à partir de 15 ans

 

Scénario : Jean David Morvan & Madeleine Riffaud

 

Dessin & mise en lumière : Dominique Bertail

 

Date de parution : 20/08/2021

 

Nombre de pages : 128

 

Prix : 23,50 €

 

ISBN : 9791034742752



Publié le 17/08/2021.


Source : Bd-best


Interview

Aire Libre est un espace éditorial unique dans le monde de la bande dessinée, un point de ralliement où ont toujours coïncidé les exigences de la création contemporaine et les référents de la fiction traditionnelle.

 

 


Dans quelques jours, plus précisément le 20 août 2021,  parait une nouvelle réalisation de la collection Aire Libre (Madeleine, résistante T.1 La Rose dégoupillée) Nous avons eu l’immense plaisir de rencontrer Julie Jonart, secrétaire d’édition chez Aire Libre (Dupuis).

 

Depuis plus de trente ans, dessinateurs et scénaristes de tous horizons inventent une nouvelle ère pour ce qu'il est convenu d'appeler le neuvième art, avec pour seule exigence de satisfaire celles du lecteur et pour seule ambition d'embarquer celui-ci vers des territoires graphiques et narratifs inexplorés. Et si Aire Libre s'avère être le label le plus prestigieux de la bande dessinée, il le doit à ces auteurs qui ont su se l'approprier, transcender les codes, proposer leur vision sans exclusion de genres ou d'inspiration. De la fiction au documentaire, en passant par l'autofiction, l'autobiographie ou la biographie, du drame à la comédie. C'est qu'Aire Libre ne se veut pas de la littérature minuscule, mais de la bande dessinée majuscule. Là où le roman du monde se dessine.

 

 

 

 

 

 

Prochaines parutions Aire Libre:

 

20 août 2021

 

 

 

© Bertail - Morvan - Riffaud  -  Dupuis -  Aire Libre

 

 

24 septembre 2021

 

 

 

 

© Nicoby - Joub -  Dupuis – Aire Libre

 

 

 

01 octobre 2021

 

 

 

© Servais - Dupuis - Aire Libre

 

 

 

Propos receuillis par Thierry Ligot

Images: Axelle Coenen



Publié le 11/08/2021.


Source : Bd-best


Nouvelle République Terrienne    « Hot Space  T.1 Crash Program & T.2 Rage»

 

 

 

L’avantage des vacances quand on est fan de BD, c’est de pouvoir rattraper notre retard de lecture … et de découvertes ! Et en voici une ou plutôt une double : « Hot Space », tome 1 (Crash Program) & 2 (Rage) ! L’histoire ? Déroutante et hyper speedée dés les premières pages … nous sommes projetés dans un futur où la « Nouvelle République Terrienne » explore les galaxies lointaines à la recherche de l’ultime possible !

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lieutenant Lohraïa Kovalski, indisciplinée mais excellente pilote, est envoyée sur la nouvelle station orbitale Ouranos, proche d’Aoba, planète sans réel intérêt stratégique, aux confins de la bordure de la Voie Lactée. A peine arrivée, elle est envoyée en mission d’observation. Paraît-il, il y aurait des activités terroristes des autochtones autonomistes … C’est une mission de routine, prétend le colonel Tower, commandant d’Ouranos ! Kovalski décolle aussitôt avec un chasseur non armé …

 

 

 

 

© Lepixx – Daviet - Kamini

 

 

 

 

Mais si tout cela semble fait dans la précipitation, rien n’est innocent en réalité ! Elle est immédiatement abattue … Par qui ? Pourquoi ? Comment a-t-elle été si vite repérée ? L’officier Spector, responsable du poste d’écoute d’Ouranos, se pose des questions, a des doutes … Elle sent l’attentat ! Avec l’accord de son colonel, elle vérifie secrètement toutes les communications sortantes de la station orbitale.

 

 

 

 

 

© Lepixx – Daviet - Kamini

 

 

Et nous voilà plongé dans un complot bien mené et structuré afin de pouvoir prendre le contrôle d’Aoba. Ce dernier semble tellement gros qu’il est insoupçonnable.

 

 

Kovalski (le pion réunissant toutes les conditions pour être sacrifiée), Spector (la fouineuse « grain de sable »), Tower (le colonel manipulé), l’autochtone Kadisse (sauveuse de Kovalski) … qui s’en sortira et surtout comment ? Le tome 1 s’achève sur certaines réponses mais surtout une sensation de faim … Les tomes 2 et 3 promettent d’éclaircir toutes ces zones d’ombre.

 

 

 

 

 

© Lepixx – Daviet - Kamini

 

 

Et le tome 2, paru en juin 2021, ne m’a pas démenti ! Ni déçu !

Démarrant sur une brève mais utile « remise en contexte », ce second opus s’ouvre sur la mésaventure d’un certain Herv, mineur sur Aoba. Lors d’une exploration dans une grotte, il entre en contact avec un mystérieux cristal. Le lecteur attentif se rappellera celui du tome 1, utilisé par la Kadisse pour soigner Kovalski … avec ce que cela avait provoqué.

Spector continue, elle, à chercher un moyen de diffuser au grand public les informations qu’elle détient sur le complot en cours sur Aoba.

 

 

 

 

 

© Lepixx – Daviet - Kamini

 


Les auteurs de ce dernier décident d’ailleurs d’en déclencher la phase 2, tout en faisant appel à leurs « opérations spéciales » pour résoudre les problèmes imprévus au départ … car les grains de sable s’accumulent. Le lieutenant Lohraïa est conduite dans un inquiétant centre médical pratiquant des recherches illégales. Nous y apprendrons un peu plus sur les propriétés de ce mystérieux cristal et surtout sur les raisons de ce complot terrien.

 

 

 

 

 

 

© Lepixx – Celestini - Kamini

 

 

 

De manière générale, les événements se suivent, sans repos, sur le double plan « Kovalski » et « Spector ». Un 3e plan apparaît dans le second tome, celui d’un tueur à la recherche de Kovalsky … Un nouveau personnage y fait également une entrée discrète, une dangereuse major des « opérations spéciales » … Mais il est certain que le 3e et dernier tome de la série verra l’ensemble des protagonistes de cette saga intersidérale passionnante se rejoindre, s’allier ou se combattre férocement.

 

 

 

 

 

© Lepixx – Celestini - Kamini

 

 

« Hot Space » est à la fois haletant et ingénieux. Les séquences d’action et d’accalmie s’alternent, permettant aux lecteurs de rester à chaque page accroc. Au fur et à mesure, les éléments qui, au départ, semblaient décousus, voire dispersés, s’assemblent créant une ambiance captivante. Entre scènes sanglantes, explosives d’actions menées à 100/h, d’ellipses narratives et trame géopolitique intergalactique noyée dans un contexte scientifique aux desseins métaphysiques, le lecteur pourrait s’y perdre. Le scénario se joue ainsi de ses éventuelles prédictions ! Il est clair qu’il a été mûrement réfléchi et construit pour éviter le « déjà lu » du lecteur. Quel plaisir d’être surpris par les rebondissements et pistes ouvertes par un tout grand Le Pixx … ou plutôt Pierre le Pivain. Ses antécédents d’illustrateur d’ouvrages de jeu de rôle ne peuvent être ignorés. L’énergie de son dessin est parfaitement mise en lumière par Véra Daviet (tome 1), puis Andréa Celestini (tome 2). L’alternance de petites et grandes cases, voire carrément de panoramiques double-page entraîne le lecteur au rythme voulu par Le Pixx. Il en est de même pour le texte. Entre planches sans (les 4 premières, de 25 à 28 ou encore 57 et 61 du tome 1 ; 27 à 31, 62 à 64 du tome 2) et au contraire celles envahies de phylactères explicatifs en longueur (pages 8, 18, 32 ou 75 du tome 1 ; 36, 52, 68 & 69 du tome 2), nous trouvons de sublimes pleines pages (21, 25, 41, 48 & 49, … pour le tome 1 ; 27, 40 & 41, 70 et 80 pour le tome 2) reposantes, illustratives. Bref Le Pixx jonglent merveilleusement avec l’esthétisme narratif de ses pages. Il nous offre ici un régal de S-F que tous les fans du genre ne pourront que dévorer.

 

 

 

 

 

© Lepixx – Celestini - Kamini

 

Nous sommes impatients d’en découvrir l’apothéose dans le tome 3 …

 

A signaler également la chronique du second tome effectuée par Laurent Lafourcade disponible ci-dessous:

https://www.bd-best.com/white-crystal-hot-space-2-rage-news-11808.html

 

Thierry Ligot

 

 

Série : Hot Space

 

Tome : 1 – Crash  Program

 

Genre : Science-fiction 

 

Scénario & Dessins : LePixx 

 

Couleurs : Véra Daviet

 

Éditeur : Kamiti

 

Nombre de pages : 80 

 

Prix : 15,90 €

 

ISBN : 9791097477042

 

 

 

Série : Hot Space

 

Tome : 2 - Rage 

 

Genre : Science-fiction 

 

Scénario & Dessins : LePixx 

 

Couleurs : Andrea Celestini

 

Éditeur : Kamiti

 

Nombre de pages : 80 

 

Prix : 15,90 €

 

 

 



Publié le 10/08/2021.


Source : Bd-best


Spirou 4346 -  28 Juillet 2021

 

 

Léon & Lena : l’enquête qui piétine (le chat)

 

 

 

 

 

 

 

            Changement (ou presque) de format pour les deux chenapans Léon & Lena. Les gamins politiquement incorrects arrrivent en récit complet sous forme de suite de strips. Leur chat, le pauvre (ou le chanceux, ça dépend de quel côté on se place) a disparu. Le frère et la sœur se transforment en Sherlock Holmes en herbe pour le retrouver. L’enquête s’avère complexe. Hercule Poirot, prend garde à toi.

 

Pour les abonnés, Nicolas Fong a conçu un superbe phénakistiscope Petit Poilu.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Fong - Dupuis

 

 


 

Histoires à suivre :

 

Brigade des souvenirs (la) : La lettre de Toinette

Marsupilami : SuperMarsu

Ministère secret (Le) : Trembler en France !

Spirou : Un départ vers la fin

 

 

Récit complet :

 

Léon & Lena

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Cédric

Cellule de crise Alerte jaune

Crapule (La pause-cartoon)

Crumble Club (Le) (La pause-cartoon)

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliott au collège

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Kid Paddle

Microscoop

Minions (Les)

Petit Spirou (Le)

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Willy Woob

 

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Fabien Vehlmann

En direct du futur : Le voyage d’Olive (Cazot)

Jeux : Avez-vous vu notre chat ? (Berkati)

Leçon de BD (La) : Dutreix

 

 

Supplément abonnés :

Phénakistiscope : Petit Poilu (Fong)

 

 

En kiosques et librairies le 28 juillet 2021.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 


 



Publié le 26/07/2021.


Source : Bd-best


White Crystal.  Hot Space 2 - Rage

 

« - Alors ?

-   Alors, rien… Que des cristaux… Des cristaux géants à perte de vue. Ça ne nous rapportera rien, ce bordel, sauf si on se lance dans le tourisme écologique. Bon… Je remon… Attends ! Il y a un truc différent !

-   Qu’est-ce qu’il se passe ? Tu as trouvé de l’eau ?

-   Attends… J’arrive !... Tu as trouvé quelque chose ?

-   Ouais… Il y a un cristal vraiment… bizarre ! »

 

 

 

 

 

 


Planète aride Aoba, dans une grotte aux parois ornées de cristaux, Herv vient de découvrir un octaèdre lumineux. Dégagé de sa gangue, l’objet s’élève dans les airs, puis, dans un éclair de lumière, rend la vue à son œil borgne avant de l’achever. Parallèlement, Nohraïa Kovalski a du monde à ses trousses. Depuis la destruction par arme à feu de son bras, sa régénération grâce au cristal, puis son amputation salvatrice par une mystérieuse kadisse, sorte de touareg locale, le cas de la jeune femme suscite les interrogations et les convoitises.

 

 

 

 

© LePixx, Celestini - Kamiti

 

 

        “Les années 80 ont été déterminantes pour l’espèce humaine… D’un côté, l’homme commençait à s’installer dans l’espace pendant que de l’autre il découvrait les “particules de Dieu”, changeant alors la compréhension du cœur de la matière, et de l’énergie. L’homme accédait à un pouvoir immense, fait d’énergie pure, au-delà de son imagination avec plus ou moins de réussite !” L’introduction de ce tome 2 résume à elle seule le propos de l’auteur. A force de se rapprocher du soleil, on risque de se brûler les ailes. Sous couvert d’une classique histoire de S-F, Hot Space traite de sujet aussi variés que les progrès technologiques et les manipulations génétiques. C’est un thriller et un space opera, un survival et une chasse au trésor. Entre 2001 et le cinquième élément, entre Indiana Jones et Mad Max, LePixx invite Cronenberg chez Jodorowsky. Hot Space se range dans de multiples catégories ce qui le rend en fait inclassable. Il serait à rapprocher du WebComic La fin des Irin dont nous vous avons déjà parlé (https://www.bd-best.com/concept-webcomic-la-bande-dessin-e-3-0-la-fin-des-irin-news-11445.html). Comme cette série, Hot Space est un concept dont les héros s’effacent derrière un argument, ici ce cristal aux vertus ambiguës.

 

 

 

 

© LePixx, Celestini - Kamiti

 

 

Graphiquement, Le Pixx marche sur les pas de Moëbius, au moins en ce qui concerne les décors. Ses personnages sont plus personnels. Le découpage est axé comics. Le dessinateur prend son temps n’hésitant pas à ne mettre qu’une seule case dans certaines pages. Les scènes d’action sont saccadées et violentes. Walking Dead est passé par là. Pour ce deuxième épisode, pour les couleurs, Celestini succède à Véra Daviet dans une unité à la fois futuriste et poussiéreuse, lumineuse ou nocturne.

 

 

 

 

 

© LePixx, Celestini - Kamiti

 

 

Ayant bénéficié d’une campagne Ulule, Rage est disponible sous trois versions : la classique, ainsi que deux versions collector. Une version couleur est agrémentée d’un cahier supplémentaire de croquis et d’explications sur la série, avec une couverture Pulp, bien plus belle et efficace que la couverture de base, savamment construite (voir vidéo ci-dessous) mais franchement pas vendeuse. Enfin, une version noir et blanc sublime le trait du dessinateur.

 

 

 

 

© LePixx, Celestini - Kamiti

 

 

Dans la chaleur de l’espace, la petite planète d’Aoba n’a pas fini de cacher ses mystères et d’attirer du monde.

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=rs-BQUmkKX8

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=nlDG2oMI234&t=1s

 

 

 

https://youtu.be/oLmn7dTugck

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Hot Space

 

Tome : 2 - Rage 

 

Genre : Science-fiction 

 

Scénario & Dessins : LePixx 

 

Couleurs : Andrea Celestini

 

Éditeur : Kamiti

 

Nombre de pages : 80 

 

Prix : 15,90 €

 

ISBN : 9791097477172

 



Publié le 26/07/2021.


Source : Bd-best


« Derrière le masque … »,  C.B.B.D la Bd coréenne  « Exposition Manhwa & webtoon »

 

 

 

Dans le cadre du 120e anniversaire des relations diplomatiques entre la Corée du sud et la Belgique, plusieurs évènements sont prévus tout au long de cette année. Nous y reviendrons plus particulièrement lors de la prochaine interview « derrière le masque …» consacrée à Monsieur Kim Jae Hwan (directeur du Centre Culturel Coréen de Bruxelles).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Petit arrêt sur l’un de ces évènements, l’exposition « Manhwa & webtoon » qui se tient actuellement au Musée de la bande dessinée (20 Rue des Sables à 1000 Bruxelles) jusqu’au 9 janvier 2022. Notre équipe y a envoyé son reporter afin de vous la faire découvrir en compagnie de Mélanie Andrieu (commissaire de l’exposition) et de Monsieur Kim Jae Hwan (directeur du Centre Culturel Coréen de Bruxelles). Un tout grand merci à Madame Jihye Hong pour la traduction des diverses interventions effectuées par Monsieur Kim Jae Hwan.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Jihye Hong (traductrice) - Monsieur Kim Jae Huang (directeur du Centre Culturel Coréen de Bruxelles) - Madame Mélanie Andrieu (commissaire de l'exposition)

 

 

 

 

Propos receuillis par Thierry Ligot

Images Axelle Coenen



Publié le 26/07/2021.


Source : Bd-best


Un écrin bien original pour une ode à la lecture.  La baleine bibliothèque

 

« - Quelle maladroite je fais ! Veuillez m’excuser ! Je ne remonte respirer à la surface qu’à la nuit tombée. A cause des chasseurs de baleines… Vous comprenez ? Les chasseurs de baleines tuent les baleines. Tuer est leur raison de vivre, en quelque sorte. Chasseur est un métier dangereux. Surtout pour les baleines ! »

 

 

 

 

 

 

 

Tout le monde connaît les services postaux. Il y a la poste terrestre avec les facteurs en voiture, à moto, à pied ou à vélo. Il y a la célèbre aéropostale portée au pinacle par des gens comme Saint-Exupéry ou Mermoz. Ce que l’on sait moins, c’est qu’il y a aussi la poste maritime qui porte des missives à des bateaux de pêche mouillant en haute mer ou à des gardiens de phares isolés de la civilisation. Le héros de cette histoire exerce cette profession. Sur sa frêle embarcation, il est le messager des mers. Mais un jour, sa barque est malencontreusement renversée par une baleine pas comme les autres. C’est une baleine bibliothèque. Elle abrite en elle des tonnes de livres que l’on peut emprunter.

 

 

 

 

© Zidrou, Vanistendael – Le Lombard

 

 

Entre l’album illustré et la bande dessinée, Zidrou et Judith Vanistendael écrivent une poésie maritime. Un métier improbable, un animal exceptionnel, un décor inattendu, voilà les ingrédients de ce conte merveilleux.

 

 

 

 

© Zidrou, Vanistendael – Le Lombard

 

 

 

Zidrou est le scénariste qui surprend. Il va toujours là où on ne l’attend pas. De l’humour classique aux reprises à la fois vintages et modernisées, il est un véritable touche-à-tout. On le retrouve ici aux commandes d’un livre polymorphe qui s’adresse à un très large public. De l’enfant à l’adulte, chacun y trouvera son compte et son conte. Il revisite ici une histoire qu’il avait écrite pour David Merveille pour un album jeunesse paru en 1997 : La baleine et le corsaire. Ledit corsaire est remplacé ici par un facteur.

 

Judith Vanistendael « aquarellise » l’histoire. Ses images sentent l’iode. Elle nous immerge dans tous les sens du terme. On n’a qu’une envie : entrer dans le ventre de cette baleine et y choisir un livre. Ou alors être un de ces petits poissons qui écoutent une histoire lue par cet énorme mammifère chaussé de ses lunettes.

 

 

 

 

© Zidrou, Vanistendael – Le Lombard

 

 

 

Si comme le narrateur vous détestez les histoires qui finissent mal, vous adorerez détester la fin de celle-ci qui, semblant se conclure tristement, apporte une touche supplémentaire qui surprend, comme quand on arrive au fond d’une piscine et qu’un coup de pied au sol nous ramène à la surface.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : La baleine bibliothèque 

 

Genre : Emotion 

 

Scénario : Zidrou

 

Dessins & Couleurs : Judith Vanistendael

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 96

 

Prix : 14,75 €

 

ISBN : 9782803677962

 



Publié le 25/07/2021.


Source : Bd-best


Tuer la mère.  To your eternity 14

 

« - Pourquoi as-tu tué ta mère ?

-   Je ne sais pas. Je n’ai aucun souvenir de ce qui s’est passé. Je me rappelle juste avoir été déçue par maman. Elle m’avait offert un élastique auquel elle tenait soi-disant beaucoup…sauf que c’était un mensonge. En réalité, j’ai trouvé le même à trois cents yens dans une boutique du quartier.

-   Je ne connais pas ta mère, alors je m’avance un peu, mais peut-être qu’elle t’aimait tellement qu’elle s’est sentie obligée de te mentir ?

-   Là, tu fais fausse route. Quand on aime quelqu’un, on ne lui ment pas ! »

 

 

 

 

 

 


 

Mizuha, élève de 4ème et descendante d’Hayase, vient de tuer sa mère pour une futilité. Elle s’en confie à Imm qu’elle admire. Seulement voilà. Sa mère, qu’elle a vu gisant dans son sang sur le sol de leur maison, semble bel et bien vivante, comme si rien ne s’était passé. Quel est donc ce mystère ? Ces âmes, les knockers, que l’on croyait exterminés jusqu’au dernier, seraient-ils de retour ? Faudra-t-il recommencer le combat gagné quelques siècles plus tôt ? 

 

 

 

 

© Oima - Pika

 


Après avoir rebattu les cartes au tome précédent, la mangaka Yoshitoki Oima replace doucement les éléments qui font le sel de la série. Il fallait oser ce bond de plusieurs années qu’elle a fait subir à ses personnages. Elle a osé profiter des pouvoirs de Imm l’immortel pour ressusciter tous les personnages secondaires qui nous ont fait vibrer dans les premiers épisodes. On se souviendra toujours de la mort poignante de la petite March que l’on ne pouvait espérer revoir. Et la voilà, comme Googoo et son masque, comme l’ours Oniguma, comme d’autres… En les plaçant dans le monde moderne, Oima leur fait jouer des rôles d’acteurs. Ils s’insèrent dans ce qui est pour eux une nouvelle société, ce qui donne des situations parfois cocasses. Googoo va au lycée avec son masque qui n’étonne personne.

 

 

 

 

© Oima - Pika

 

 

L’un des intérêts du manga par rapport à la bande dessinée européenne est de prendre son temps. Si l’action avance lentement sur certains tomes, comme ici, ça permet aux auteurs de s’aventurer sur des pistes scénaristiques que l’on ne voit que dans ce genre. Clairement, cet épisode relève plus du Shojo que du Shonen pour, dans les derniers chapitres, revenir à l’essence même de la série avec notamment une scène avec une tortue, renvoyant au tout premier tome de To your eternity.

 

 

 

 

© Oima - Pika

 

 

Preuve de son succès et de son potentiel, To your eternity arrive en anime. Les épisodes sont disponibles sur les plateformes Crunchyroll et ADN.

 

https://www.youtube.com/watch?v=Z2AkT9vZpvs

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : To your eternity

 

Tome : 14

 

Genre : Fantastique émouvant 

 

Scénario & Dessins : Yoshitoki Oima

 

Éditeur : Pika

 

Nombre de pages : 192

 

Prix : 6,95 €

 

ISBN : 9782811658908

 



Publié le 25/07/2021.


Source : Bd-best


« Le rock est mort ! Vive le rock ! »  Sold out 1 – Face A

 

« - A la tienne, mon pote, et au rock’n roll !

-   Aaah ! Les Stones ! Toute notre jeunesse…

-   C’est sûr, c’était de la musique !

-   Et toi, avec tes enfants, ça va ? Ta fille a l’air de s’inquiéter pour toi.

-   Ah, t’as remarqué ! Tu veux que je te dise : elle m’emmerde ! Depuis un an, elle me tanne pour aller au club des retraités qui bavent et jouent au bridge en se bâfrant de biscuits. Elle a peur que je m’encroûte, que je me laisse aller, alors elle me propose plein d’activités de vieux. J’… J’ai un truc à te montrer. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                A 73 ans, Georges a perdu sa femme il y a un an. A l’occasion d’une fête commémorative organisée par sa fille, il retrouve son vieux pote Jean-Pierre qu’il n’a pas vu depuis trente ans. Mais un vieux démon va vite rappeler à l’ordre ces vieux fourneaux : celui du Rock n’roll. Il n’en fallait pas moins pour que les deux compères aient envie de remonter un groupe. Il ne leur manque plus qu’un batteur ainsi que quelqu’un pour pousser la chansonnette.

 

 

 

 

© Castaza - Soleil

 

 

                Décidément, les vieux en BD ont le vent en poupe. Plus que de surfer sur le succès des Vieux fourneaux de Cauuet et Lupano, Phil Castaza rend hommage au bon vieux rock des années 60/70. L’action se situe à Bordeaux et aux alentours. On reconnaît l’architecture locale dans la scène où les deux compères entendent la voix de Colette en provenance d’une fenêtre ouverte.

 

 

 

 

© Castaza - Soleil

 

 

Castaza signe un scénario tendre, drôle et émouvant qui fera à de nombreux lecteurs l’effet d’une madeleine de Proust quand sont évoqués ACDC, les Clashs et d’autres étoiles du rock. Mother’s little helper, Stupid girl et Lady Jane des Rolling Stones, Armenia City in the sky des Who, Ramble on de Led Zeppelin et Girl you really got me des Kinks composent la bande originale de l’album. Y’a quand même pire pour faire saigner les oreilles quand on lit un album. Castaza met en avant ces groupes mythiques dans des scènes où on n’a même pas besoin de les écouter pour les entendre. Le rêve psychédélique de Georges en fin d’album transcende le concept.

 

 

 

© Castaza - Soleil

 

 

                On peut jouer dans un groupe de Rock et regarder Questions pour un champion. Ce n’est pas incompatible. Sold out démontre qu’il n’y a pas d’âge, ni pour vivre ses passions, ni pour tomber amoureux. 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Sold out

 

Tome : 1 – Face A

 

Genre : Comédie musicale

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Phil Castaza 

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 52

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782302090095

 



Publié le 25/07/2021.


Source : Bd-best


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