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Polar ou Love Story ? Les deux, commissaire !  Brigade Verhoeven 1 - Rosie

« - C’est vous qui avez posé une bombe rue Joseph Merlin ?
-          Un obus, c’était un obus. Je l’ai placé pendant les travaux, avant qu’ils ne referment la tranchée.
-          Mais pourquoi ? Vous avez une revendication ? Vous…
-          Oui ! La bombe qui a explosé est la première. La prochaine doit exploser demain lundi. Et après, une par jour. Je veux qu’on libère ma mère, qu’on me donne cinq millions d’euros et deux billets pour l’Australie. C’est ça que je veux, et rien d’autre. »
 

            Sa mère ayant « accidentellement » tué sa fiancée, un jeune homme exige sa libération. En échange, il dira où il a posé des bombes dans tout Paris. Sinon, Boum, Boum, Boum !

 

 

 

 

 

 

 

© Bertho, Corboz, Blanchot & Bouët -  Rue de Sèvres

 

Après l’excellente série L’assassin qu’elle mérite, réalisée chez Vents d’Ouest avec Wilfrid Lupano, Yannick Corboz change d’univers, bien que Jean-John, poseur de bombes dans Rosie, ait une ambiguïté qui se serait très bien intégrée au monde de L’assassin. Corboz bondit de près d’un siècle, mais son trait légèrement charbonneux continue à faire des prouesses, notamment dans les explosions, mais aussi dans les attitudes des personnages.

 

 

 

 

© Bertho, Corboz, Blanchot & Bouët -  Rue de Sèvres

 

 

 

Avec Rosie, Bertho adapte Rosy & John, quatrième et dernier volume des romans de Pierre Lemaître consacrés à Camille Verhoeven. Les autres devraient suivre. Il transfère avec succès le polar de l’écrivain, depuis lors Prix Goncourt avec son livre Au revoir là-haut. Le personnage du commissaire chauve de 1m45 est bien représenté, mais le court format de la BD ne permet pas d’exploiter complètement les autres membres de sa brigade. La série se serait appelée tout simplement Verhoeven, sans le terme brigade, le lecteur de la BD ne se serait rendu compte de rien. Mais il est aussi clair que dans un épisode d’introduction, on ne peut pas présenter tout le monde à fond. Les autres tomes étant plus longs, il serait judicieux d’étaler chacun d’entre eux sur plusieurs albums. L’intérêt de la collection est d’en apprendre chaque fois un peu plus sur la vie privée des personnages, ce qui rend les personnages attachants, ou détestables, mais dans tous les cas, le désir de mieux les connaître se développe.

 

Rosie, avant d’être un polar, est une histoire d’amour, non pas celle de Camille et Irène, le commissaire et sa fiancée, mais celle d’une mère et de son fils, Rosie et John.

 

La bande originale de l’histoire est signée Gilbert Bécaud et Maurice Vidalin, mais dans leur chanson, John parle de Rosy, son amour parti, mort ou envolé, le texte en garde le doute. On peut l’écouter sur : https://www.youtube.com/watch?v=bPlfUw1VF1M.

 

 

Est-ce que c'est par hasard
Que t'es au promenoir ce soir ?
Ou bien est-ce que t'as vu
Mes affiches dans les rues ?
c'est plus Rosy and John,
c'est seulement John and John,
Et John, il va très bien,
Et John, il n'a besoin de rien.
D'ailleurs, tu n'as qu'à voir
Si t'as payé pour voir ce soir.
c'est pas plus mal qu'avant,
c'est même plus dans le vent.
Tu te souviens de ce pas ?
Tu n'y arrivais pas.
Faut partir du pied droit comme ça.
Excusez-moi, messieurs mesdames :
c'est Rosy, c'était ma femme.
Elle était dans mon numéro,
c'était, quoi, un duo.
Elle dansait comme personne.
c'était nous, Rosy and John,
Mais la vie...

Mais la vie...

Mais la vie...

Depuis que t'es partie, la maison a grandi, tu sais.
Pour deux, c'était petit, mais pour moi ça suffit, tu sais.
J'ai appris la cuisine : le sandwich aux sardines, c'est bon.
Et je change de chemise quand je change de chemise, pardon.
Histoire de rigoler, je me suis pas privé, tu sais.
Tiens, dimanche avec Gaston
On a fait des cartons, bon bon, c'est bon.
J'ai gagné plein de joujoux alors,
Et toi, toi t'as une veine de coucou.
Ce qu'il est rigolo, salaud !
Excusez-moi, messieurs mesdames,
c'est Rosy, c'était, ma femme.
Elle était dans le numéro,
c'était, quoi, un duo.
On s'aimait comme personne.
c'était bon, Rosy and John,
Mais la vie, c'est la vie, et la vie...

 

 

            Rosie et Jean vont-ils avoir un destin semblable à celui de Rosy & John ? La brigade Verhoeven mène l’enquête.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série :Brigade Verhoeven

Titre : 1 - Rosie

Genre : Polar

Scénario : Bertho

Adapté de : Pierre Lemaître

Dessins : Corboz

Couleurs : Blanchot & Bouët

Éditeur : Rue de Sèvres

Nombre de pages : 76

Prix : 16 €

ISBN : 9782369813118



Publié le 23/02/2018.


Source : Bd-best


Boucq seul dans les plaines du Far West.  Bouncer 10 – L’or maudit

« - Oh, Blabbermouth, tu tombes bien, toi ! Tu peux m’en dire plus sur ce qui s’est passé ici ? (…)

            - L’horloger a été agressé chez lui cette nuit. Il a eu le crâne brisé. C’est complètement inconscient qu’on l’a découvert ce matin, juste après qu’on a retrouvé le corps mutilé de sa petite fille Gretel qui avait été caché dans les ordures de chez Sam le boucher. Ceux qui ont commis ça n’ont pas fait dans la demi-mesure, ils se sont acharnés sur la petite jusqu’à aller la scalper !... »

 

            Pourquoi la fille de l’horloger de Barro-City a-t-elle été massacrée ? L’après-midi même, elle s’amusait innocemment avec son amie Panchita. Elle demandait à son amie de lui reproduire le tatouage qu’elle portait sur le visage. Il n’en faudra pas plus au Bouncer pour se mettre sur la piste de l’inquiétant harangueur de foule venu présenter dans la ville un monstre de foire. Les visiteurs se sont trompés de victime. Panchita a sur le corps le plan menant au trésor volé de Maximilien. Elle est en danger.

 

 

 

© Boucq, Jodorowsky - Glénat

 

 

 

 

            Avec ce dixième tome, François Boucq prouve qu’il n’a besoin de personne pour prendre en mains le destin de Bouncer. Trop affairé par ses autres activités, Alessandro l’a laissé exceptionnellement tout seul et le dessinateur s’en sort très bien.

            L’or maudit est une chasse au trésor, c’est aussi un road movie dans lequel tout un aréopage de protagonistes grandit et se développe dans une poursuite impitoyable.

            Boucq rend hommage à tout un réseau BD, influences, amis ou hasards.

            Bouncer se rend dans le Sonora. Tiens, c’est là où se rendait Jerry Spring dans une de ses dernières aventures Les vengeurs du Sonora.

            Bouncer cherche à sauver une jeune fille enlevée à cause d’un trésor caché contenant des pièces d’or à l’effigie de l’empereur du Mexique Maximilien. Tiens, XIII a également marché (ou marchera plus tard) sur les pas du même trésor dans L’or de Maximilien.

 

 

 

© Boucq, Jodorowsky - Glénat

 

 

 

            Bouncer effraye un troupeau de bisons pour semer la panique parmi ses poursuivants. Tiens, les ancêtres de Yakari chassaient les bêtes en les épouvantant aussi dans les canyons dans Les seigneurs des plaines.

           

            Graphiquement, Boucq est un maître. Les scènes de rêves, oniriques, sont là, pour ne pas faire oublier l’univers jodorowskien. Epaulé par son fils Alexandre pour les couleurs, Boucq nous présente un album parfait dont le seul défaut est la couverture qui n’est pas franchement fantastique et ne contribue à ouvrir l’album pour qui ne connaît pas la série.

 

            L’or maudit est la première partie d’un diptyque dont la deuxième partie va paraître seulement deux mois après la première. Un exploit et un respect du lecteur sont à souligner. On peut féliciter les éditions Glénat pour cela.

 

 

Laurent Lafourcade

 

Série : Bouncer

Titre : 10 – L’or maudit

Collection : Grafica

Genre : Western

Scénario & Dessins : Boucq

Couleurs : Boucq & Boucq

Éditeur : Glénat

Nombre de pages : 80

Prix : 18 €

ISBN : 9782344009604



Publié le 23/02/2018.


Source : Bd-best


Dieu que c’est haut, Macao… à en filer vertiges et malaises

Il y a des rêves de grands espaces et des cauchemars de grandes villes. Avec Macao, cité où les voiles des jonques semblent s’être figées avec les années pour devenir des buildings et des architectures d’acier, ça impressionne. Voir Macao et puis mourir, diraient certains. Et ils ne croiraient pas si bien dire !

 

 

 

 

 

 

 

© Thirault/Duraffourg/Nardo/Battistutta

 

Résumé de l’éditeur : Macao, de nos jours. L’ancienne colonie portugaise de Chine est devenue la capitale mondiale du jeu. Les obscurs casinos d’arrière-salle tenus par la mafia ont laissé la place à d’immenses complexes dernier cri, proposant 24h/24 à leur riche clientèle le rêve, le luxe et le vice. León, un jeune journaliste hongkongais, est retenu dans l’un de ces mégacasinos par son propriétaire, Kwan Tao, un richissime magnat qui lui a commandé l’écriture de ses mémoires. Ce chef de la plus puissante des triades a des ambitions électorales et a besoin de se racheter une vertu. León lui servira de nègre pour écrire sa légende.

 

 

 

 

© Thirault/Duraffourg/Nardo/Battistutta

 

Il y a des boulots qu’on ne peut refuser. Encore plus quand ils s’implantent dans un palace qui fait office de ville dans la ville. Plus besoin d’air frais, la clim’ fonctionne à merveille dans cette mégalopole aux mille et un secrets, avec des jungles, des machines à sou, pas de place pour l’ennui, le tapis rouge pour la fête et de la nourriture et des boissons pour tenir mille et une nuits. Et plus si affinités… Non, résolument, il faudrait être fou pour refuser un boulot dans cette tour d’ivoire, dans cette « couronne de Macao ».

 

 

 

 

© Thirault/Duraffourg/Nardo/Battistutta

 

Fou… ou conscient, justement. Et León a beau être né de la dernière pluie et un peu en perte de vitesse au sein d’un journal, d’un « torchon », spécialisé dans les frasques des people; il ne sent pas la proposition forcément alléchante du magnat de ce méga-casino. Kwan Tao se cherche un nègre et il n’est pas de ceux à qui l’on peut dire non. « Une offre que vous ne pouvez pas refuser », vous connaissez la chanson.

 

 

 

 

© Thirault/Duraffourg/Nardo/Battistutta

 

Pourtant, à mesure que ce premier tome se déroule (et le dessin de Federico Nardo lui fait gagner en fluidité), c’est pourtant à un autre film que nous pensons. Un Ghost Writer dégagé de son air pur de Nouvelle Angleterre, de sa solitude et fait mondain, au coeur de la civilisation et des enjeux de pouvoirs, de l’argent, du sexe et de l’influence. Au plus près de cette relation entre un homme et… son chien. Les auteurs traversent l’espace, de haut en bas, d’étage en étage, loin de se perdre dans les couloirs de cet édifice. Il y a des enjeux à chaque porte et ce premier tome installe ce qu’il faut pour profiter pleinement de ce thriller en grand huis-clos. C’est classique mais ça marche et ça donne envie de connaître la suite.

 

 

Alexis Seny

 

Série : Macao

Tome : 1 – La Cité du dragon

Scénario  : Willy Duraffourg et Philippe Thirault

Dessin : Federico Nardo

Couleurs : Aretha Battistutta

Genre: Thriller

Éditeur: Glénat

Collection : Grafica

Nbre de pages: 54

Prix: 14,50€



Publié le 22/02/2018.


Source : Bd-best


Et ça continue, en gore et en gore…  La petite souriante


            « - Puisque je te dis que je l’ai tuée ! Je l’ai frappée avec la masse. Elle avait le visage en bouillie. Je l’ai tuée. Et puis, quand je suis revenu à la maison, elle…elle était là. Tu sais très bien que je ne bois jamais la moindre goutte d’alcool ! Ou alors… Mais oui, bien sûr ! C’est la seule explication possible : je suis devenu cinglé ! Je me suis imaginé que je l’avais fait. Un peu comme dans un rêve prémonitoire, tu sais… Alors qu’en réalité… Pas d’initiative, d’accord ! Tes instructions ? D’accord ! Non, je… Pardon, mon ange !... Pardon ! »
 

Pep, éleveur d’autruches, trucide sa femme, se débarrasse de son corps, et la retrouve bon pied bon œil lorsqu’il rentre chez lui…comme si rien ne s’était passé. Isabela, sa maîtresse, et accessoirement belle-fille, doutant dans un premier temps de son amant, va devoir se rendre à l’évidence : sa maman n’est pas si facile que ça à éliminer. Et cette dernière continue sa vie comme si de rien n’était, au grand dam du couple illégitime. Il y a vraiment de quoi péter un câble.

 

 

 

 

© Zidrou, Springer, Lambour - Dupuis

 

 

 

Zidrou sème le trouble dans l’esprit du lecteur. Mais où veut-il donc le mener ? Une sordide histoire sanguinolente se transforme en drame cocasse et surréaliste. C’est une pièce de théâtre à trois personnages : le mari, la femme et la maîtresse, cette dernière étant d’une cruauté inouïe.

 

En 1908, sur des paroles d’Edmond Bouchaud, dit Dufleuve, et une musique de Raoul Georges, la chanson tragico-comique Elle était souriante fait rire dans les cabarets. La voici interprétée par Montel en 1929 : https://www.youtube.com/watch?v=ULre3NSWQOE. L’intégralité des paroles est reproduite en fin d’album.

C’est l’argument de cette chanson qui a inspiré le scénariste. Trucidée à chaque couplet, une jeune femme ressuscite comme par magie à chaque refrain pour arroser ses petites fleurs grimpantes, avec de l’eau de son arrosoir. Ici, point de fleurs grimpantes ni d’arrosoir, mais une épouse pas physiquement gâtée par la nature et un élevage d’autruches.

 

 

 

 

© Zidrou, Springer, Lambour - Dupuis

 

 

 

Le style réaliste de Springer rend le récit encore plus glauque. La couverture, innocente vue de loin, est aussi sordide que le conte noir qu’elle renferme. La scène d’ouverture est d’une violence rare, contrebalancée par une explication didactique sur les mœurs des autruches, improbable compte tenue de la situation. Le cahier graphique complémentaire est riche en croquis et montre le travail du dessinateur à partir de photos.

 

Plus encore que le graphisme, les couleurs de Benoît Springer et de sa co-coloriste Séverine Lambour jouent un rôle déterminant, avec une palette extrêmement resserrée, utilisant diverses bichromies.

 

L’album est dans une mise en page plus proche d’une série comme Walking Dead que d’une BD européenne. Il a un goût de Comics. La maquette, originale, est particulièrement soignée.

 

            La petite souriante aurait trouvé une place merveilleuse dans la série Histoires fantastiques, créée au milieu des années 80 par Steven Spielberg pour la télévision.

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : La petite souriante

Genre : Polar horrifique

Scénario : Zidrou

Dessins : Springer

Couleurs : Springer & Lambour

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 72

Prix : 14,50 €

ISBN : 9782800168593



Publié le 22/02/2018.


Source : Bd-best


Dans un univers steampunk où science et conscience s’affrontent.  Mickey et l’océan perdu

 « - Cette expédition est en train de tourner au cauchemar ! Y a intérêt à ce que ces réservoirs ne nous déçoivent pas ! Je dois descendre à quelle profondeur ?
-          30 mètres, peut-être 35. L’eau est à -6°C.
-          Génial ! Tu as programmé mon scaphandre à quelle température, Dingo ?
-          Le fluide est à 38°C. Le générateur auxiliaire a assez de coralite pour maintenir un delta de 3°C pendant 30 minutes.
-          Ça va utiliser presque toutes nos réserves de combustible, ça !
-          Oui, il nous en restera juste assez pour ramener le dirigeable à la base. On jette toutes nos dernières forces dans la bataille ! »
 
            Mickey, aidé par Dingo et Minnie, parcourt les fonds marins à la recherche d’un combustible précieux : la coralite, mais Pat Hibulaire leur met des bâtons dans les roues. Ne se laissant pas abattre, nos amis vont s’équiper d’un autoscaph, scaphandre se pilotant par la pensée, pour tenter de gagner le concours national du Times visant à remonter un artéfact immergé dans la fosse des Néméïdes. Mais Pat Hibulaire pirate leur équipement. Les deux ennemis vont vite se retrouver face au professeur Enigmus et à son équipe de scientifiques. Ils vont devoir se serrer les coudes face à une certaine inconscience de la science.

 

 

 

© Filippi, Camboni, Bodart - Glénat

 

 

 

 
Denis-Pierre Filippi s’érige décidément en maître de l’aventure. Il y a du Jules Verne et de l’Indiana Jones dans ses scenarii. Il sait intéresser les petits avec des personnages grâce auxquels ils peuvent s’assimiler, tout en gardant l’intérêt des plus grands par le truchement d’histoires intelligentes et savamment construites. Il applique son savoir-faire au monde de Disney avec ce récit plein de références et dont le principal atout est la présence du professeur Mirandus, rebaptisé Enigmus, créé en 1936 par Floyd Gottfredson dans Mickey et l’île volante.

 

 

 

 

© Filippi, Camboni, Bodart - Glénat

 

 

 
Dans le graphisme de Silvio Camboni, on retrouve l’ambiance steampunk de la série Le voyage extraordinaire que les deux auteurs viennent de terminer chez Vents d’Ouest. Son style est généreux. Sans surcharger les pages, le dessinateur n’est pas avare en détails. Il propose de belles planches comportant parfois de grands décors avec cases incrustées. Il n’hésite pas à s’étaler sur des doubles pages pour de magnifiques compositions sous-marines et/ou psychédéliques.

 

 

 

 

© Filippi, Camboni, Bodart - Glénat

 

 

 
En signant avec les éditions Glénat, l’empire Disney ne s’est pour l’instant pas trompé de cheval.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Mickey Mouse

Titre : Mickey et l’océan perdu

Genre : Aventure sous-marine

Scénario : Filippi

Dessins : Camboni

Couleurs : Bodart

Éditeur : Glénat

Nombre de pages : 64

Prix : 15 €

ISBN : 9782344025055



Publié le 20/02/2018.


Source : Bd-best


Les Louves, Flore Balthazar nous présente l’histoire vécue par une famille Louvièroise sous l’occupation

Comment vit-on lorsqu'on est une femme belge sous l'occupation allemande ? C'est ce que vont apprendre Marcelle et Yvette, deux filles de La Louvière, au cours de ces longues années de guerre. Aux côtés de leurs frères et de leurs parents, elles grandiront jusqu'à devenir peu à peu des femmes soucieuses de préserver leur monde, des Louves prêtes à se battre pour vivre et à vivre pour être elles-mêmes.

Si la Seconde Guerre mondiale a laissé d'innombrables séquelles sur les corps des soldats, elle a aussi infligé son lot de tourments au coeur des femmes à l'arrière du front. Flore Balthazar dépeint le quotidien de ces femmes dans cette fresque hautement symbolique inspirée de l'histoire de ses proches. On tremble, on respire, on s'émeut avec elles : les Louves toujours continueront de hurler.

 

 

 

 

 

© Flore Balthazar - Dupuis

 

 

 

La Louvière, premier septembre 1939. Le peuple belge apprend via la radio l’envahissement de la Pologne par les troupes de la Wehrmacht. Deux septembre 1939, la France et le Royaume-Uni adressent un ultimatum à l’Allemagne afin de retirer ses troupes de Pologne. Trois septembre 1939, Hitler rejette l’ultimatum des alliés. Avec le jeu des alliances, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l’Allemagne. La Belgique déclare sa neutralité pendant que le roi Léopold III assume personnellement le commandement des forces armées belges ; la mobilisation générale est déclarée, 650 000 hommes doivent rejoindre leurs unités.

 

 

 

 

© Flore Balthazar - Dupuis

 

 

C’est le départ de ce que l’on appelle la drôle de guerre qui se terminera le 10 mai 1940 avec l’envahissement de la Belgique, des Pays-Bas et du Luxembourg par les armées du troisième Reich. Dix-huit jours plus tard, Léopold III va signer la reddition des troupes belges sous son commandement. Désormais, la population belge va devoir vivre sous domination germanique.

 

 

 

© Flore Balthazar - Dupuis

 

 

 

Flore Balthazar nous présente l’histoire vécue par une famille Louvièroise sous l’occupation. Avec le regard porté par Marcelle et Yvette (deux jeunes filles passant de l’adolescence à l’âge adulte) sur les différents évènements quotidiens, l’auteure nous livre un témoignage précieux sur les difficultés rencontrées par nos grands-parents durant cette période noire. Une époque où les femmes vont se substituer aux taches masculines en remplaçant les hommes captifs. Elle nous délivre un devoir de mémoire ayant pour but de ne jamais oublier le prix payé par nos ancêtres afin que nous puissions vivre à l’heure actuelle dans une société où chacun est libre d’exprimer son opinion.

Pour rappel, en Belgique ce n’est qu’en 1948 que les femmes obtiendront le droit de vote étant enfin reconnues et considérées sur le même pied d’égalité par rapport aux hommes. En résumé, une BD historique à faire découvrir aux plus jeunes; remémorant de lointains souvenirs aux plus anciens d’entre nous.


Alain Haubruge



Titre : Les Louves

Scénario, dessins et couleurs :  Flore Balthazar

Histoire complète

Genre :  Historique

Éditeur : Dupuis

Collection : Aire Libre

Age du lectorat : 12+

Pages : 200 en couleurs

ISBN: 9782800167787

PVP : 18.00 €



Publié le 20/02/2018.


Source : Bd-best


Quand une souris rend hommage à un marin d’eau pas douce.  Mickey Maltese : La ballade de la souris salée

   « - Capitaine Patspoutine ! Un naufragé droit devant ! (…)
-          Ce type, c’est Mickey Maltese ! (…) Laisse-moi deviner… Ton équipage s’est mutiné.
-          Comment lui donner tort ? Ces mers sont parfaites pour s’adonner à la piraterie !
-          En tout cas, le Moine Noir ne va pas être content : ton navire était indispensable pour accomplir la mission qu’il nous avait confiée ! »
 
Le Capitaine Patspoutine récupère à son bord Mickey Maltese, ligoté sur un radeau à la dérive dans l’océan Pacifique, en Mickronésie, non loin de la Nouvelle-Rataguignée.  Sur le navire, la jolie Mindora Gruyerenore, fille d’un riche armateur, tenue captive par Patspoutine. Ce dernier ne va pas tarder à arraisonner un cargo non loin, dans lequel se trouve le Maori Taradingo. Quand tout ce beau monde va croiser la route du sous-marin pirate d’Orangünter, ce sera cap vers l’île d’Escondidada, repaire du Moine Noir.

 

 

 

 

© Cavazzano, Zemolin, Enna - Glénat

 

 

 
Hommage ou parodie, parodie ou hommage ? Peu importe, les auteurs de cette Ballade de la souris salée sont de véritables amoureux de l’œuvre d’Hugo Pratt. Comme au théâtre, des acteurs endossent les rôles de leurs prédécesseurs. Ici, Mickey joue Corto Maltese, Pat Hibulaire endosse le rôle de Raspoutine et Minnie celui de Bouche Dorée. En guest stars, Dingo, le fantôme noir et le commissaire Finot complètent la distribution.
 
Le scénario de Bruno Enna met la narration de Pratt à un niveau tous publics. Les afficionados de la souris seront ravis de retrouver leurs personnages favoris dans une longue et belle aventure exotique. Les adeptes du marin italien s’amuseront de la transposition.

 

 

 

 

 

© Cavazzano, Zemolin, Enna - Glénat

 

 
Au dessin, assisté de Sandro Zemolin, Giorgio Cavazzano fait des prouesses. Il est sans conteste l’un des meilleurs dessinateurs de chez Disney. Le vénitien a fait ses armes comme encreur chez le déjà génial Romano Scarpa. Il a apporté un dynamisme étonnant au style Disney, et a fait la même chose dans l’univers de Pif.
Avec le vénéré Floyd Gottfredson, l’incontournable Carl Barks, l’inventif Don Rosa et le tendre Claude Marin, Cavazzano restera l’un des rares, non pas à avoir un graphisme influencé par le style Disney, mais un style qui laissera des traces dans les BD inévitablement signées Disney.
Pour cette ballade, le dessinateur s’éclate sur la mer avec de magnifiques cases comme celle où la vague légendaire Oond-Asta s’abat sur la felouque de nos héros.
 
L’Italie est la patrie qui signe les meilleures histoires Disney. Mais attention, amis transalpins, la France est en embuscade.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Mickey Mouse

Titre : Mickey Maltese : La ballade de la souris salée

Genre : Aventure exotique

Scénario : Enna

Dessins : Cavazzano et Zemolin

Éditeur : Glénat

Nombre de pages : 88

Prix : 17 €

ISBN : 9782344027455



Publié le 20/02/2018.


Source : Bd-best


Deux des meilleurs épisodes d’une série culte.  Les Tuniques Bleues présentent 10 – Leurs voyages


            « - Ils gagnent sur nous !
-          La frontière ne doit pas être loin !... On a peut-être une chance !
-          Là !
-          Bon Dieu !... Il était temps !... Les chevaux sont à bout !... »
 
Dans El Padre, Blutch et Chesterfield, poursuivis par une horde de confédérés, n’ont plus qu’une solution : franchir le Rio Grande pour rejoindre le Mexique. Déguisés en prêtre flingué de son acolyte, le sergent et le caporal vont se retrouver à l’arbitrage d’un conflit entre deux bandes rivales. Entre Indiens et Mexicains, qui aura le choix des armes ?


 Un vieux chercheur d’or a décidé de léguer toutes sa fortune à l’armée du Sud. Comment l’en empêcher ? Le général Alexander charge nos uniques tuniques de retrouver cet homme pour le faire changer d’avis, ou à défaut, de s’arranger pour que les confédérés ne mettent jamais la main dessus.

 

 

 

 

© Cauvin, Lambil - Dupuis

 

 

 
            Ces deux voyages sont deux des toutes meilleures aventures de Blutch et Chesterfield, tant au niveau du scénario que du dessin.
 
            Raoul Cauvin construit El Padre avec une foule de personnages, beaucoup plus que dans la moyenne de la série. En plus des militaires, les ecclésiastiques en prennent pour leur grade.
Cauvin fait de L’or du Québec un Walk Movie aux dialogues fins, avec un personnage culte, Raynald, sale et pathétique coureur des bois chargé de mener les tuniques bleues à destination.

 

 

 

© Cauvin, Lambil - Dupuis

 

 

 

 
Quant à Lambil, il est au sommet de son art. Cet auteur a tant apporté à la bande dessinée, du dessin semi-réaliste de Sandy et Hoppy au graphisme gros nez typique de l’école de Marcinelle des Tuniques Bleues, il est certainement l’un des plus grands oubliés du Grand Prix d’Angoulême. (La liste est longue ; on peut y ajouter Walthéry, Fournier, Dodier, le regretté Tibet et bien d’autres auteurs sûrement trop populaires pour intéresser une certaine intelligentsia) Dans le premier album ici présent, datant à l’origine de 1981, il offre des cases fouillées avec de nombreux figurants. Dans le second, six ans plus tard, ce sont de magnifiques espaces forestiers qui sont dépeints.
 
            Lambil s’opposant à la publication d’une véritable intégrale de la série -seuls les deux volumes consacrés à la période Salvérius sont parus-, les fourbes éditions Dupuis (n’y voyez là qu’un clin d’œil amical) biaisent en regroupant les aventures de nos militaires préférées par paires témathiques. Le tout est accompagné d’un dossier rédigé par Philippe Tomblaine, l’auteur même de l’excellent ouvrage Aux sources du S, consacré à Spirou. Le spécialiste replace les récits dans leurs contextes historiques et accompagne son discours de références littéraires, bédéphiles et cinématographiques formant un corpus thématique.
 
            Chaaarrrrgggggeeeeeeeeeeeeeeeezzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz !!!!!!!!!!!!!!!!!!
 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les Tuniques Bleues présentent

Titre : 10 – Leurs voyages

Genre : Aventures humoristiques

Scénario : Cauvin

Dessins : Lambil

Couleurs : Léonardo

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 112

Prix : 14,50 €

ISBN : 9782800174020



Publié le 19/02/2018.


Source : Bd-best


Dans l’antre de la pénitence, au coeur du cauchemar Winchester

J’espère que vous n’avez pas peur du sang, parce que vous allez être servi. À moins que ce soit votre imagination ? De toute manière, sanglant ou pas, vous n’avez pas le choix de vous engouffrer dans l’oeuvre aussi magnétique que répugnante que nous offrent Peter J. Tomasi et Ian Bertram avec Dans l’antre de la pénitence. Parce que quand on veut faire avancer les choses, il faut savoir aller au turbin, se salir les mains (et celles du lecteur), être jusqu’au-boutiste pour dénoncer l’absurdité du monde qui nous empoisonne. Vous n’aimez pas la violence ? Ça tombe bien, le collègue qui m’a fait découvrir cet album non plus, ça ne l’a pas empêché d’être ébahi. Bienvenue dans ce que d’aucuns appellent la maison la plus hantée du monde.

 

 

 

 

 

 

 

© Tomasi/Bertram/Stewart chez Glénat

 

Résumé de l’éditeur : 1905, San José en Californie. Suite à la perte de son mari et de sa fille, Sarah Winchester se lance dans la construction compulsive de la « Winchester House » : une demeure aussi étrange que démesurée. Un chantier perpétuellement troublé par les lubies de sa commanditaire, qui réveille ses domestiques en pleine nuit, ou ordonne à ses ouvriers de construire des portes et des escaliers ne menant nulle part. On la prétend folle, hantée par les esprits de ses proches disparus. Mais le jour où un étranger fait son apparition sur le pas de sa porte, les démons de Sarah pourraient bien devenir réels…

 

 

 

 

© Tomasi/Bertram/Stewart chez Glénat

 

Dans l’antre de la pénitence (House of penance, en original chez Dark Horse Comics), c’est la vision très forte de Peter J. Tomasi et Ian Bertram sur la Maison Winchester (avant le film des frères Spierig avec Helen Mirren et Jason Clarke qui a l’air moins fin), fameuse maison érigée comme expression du deuil de Sarah Winchester après les morts successives de son fils et de son mari, William, unique héritier de l’empire Winchester dont les armes du même nom font encore couler le sang. Profondément marquée par ce drame, la veuve richissime va alors entrer dans une quête de pardon et de résilience face aux morts (aux fantômes ?) ayant fait office de chair à canons.

 

 

 

 

© Tomasi/Bertram/Stewart chez Glénat

 

Elle aurait pu être seule dans cette aventure, c’était sans compter un voyant de Boston qui l’avertit que, au-delà de la mort, les chers défunts de Sarah étaient traqués par les fantômes de toutes les victimes des horribles carabines de cette famille au funeste nom. Pour expier, le médium ne voyait qu’une issue : il fallait à la survivante créer une maison capable de la loger elle, son équipe de chantier et toutes ces âmes errantes. C’est en Californie qu’elle trouvera l’écrin de cette maison dont le chantier ne serait jamais fini, les douze travaux d’Hercule en un seul.

 

 

 

 

© Tomasi/Bertram/Stewart chez Glénat

 

Dans ce carcan déraisonné, les ouvriers ne sont rien d’autres que des âmes damnées et condamnées à la tâche presque 24h/24, mais vivante malgré tout. Tous ont sans doute quelque chose à se reprocher que pour rester dans cet enfer sur Terre. Sans doute ont-ils tué, haï leur prochain, fait parler la haine et la violence plus que la bonté et la grandeur d’âme. Ce n’est pas pour rien que la maîtresse de ces lieux exige de ceux qui la suivent qu’ils respectent trois lois : ni violence, ni mensonge, ni retard. Ne doivent résonner dans cette demeure gigantesque et sans queue ni tête que les coups de marteaux en réponses aux coups de feu.

 

 

 

 

© Tomasi/Bertram/Stewart chez Glénat

 

Et tant pis si ces coups de marteaux ne mènent à rien, s’il y a des pièces sans portes, des portes sans pièces, des escaliers sans destination… et qu’il y a un paquet de sang dans les tuyauteries, plus que de raison, par boyaux et viscères. De quoi nourrir le cancer monstrueux de cette maison maléfique. Les lianes d’une pieuvre, prête à étouffer les vivants, à les assécher, à les faire sombrer.

 

 

 

 

© Tomasi/Bertram/Stewart chez Glénat

 

Puis, un étranger est arrivé, durement blessé. Un salopard prêt à se ranger mais pas trop. Dans ses pas, le duo nous permet d’accéder au cauchemar, d’entrer dans ce palace dont on ne sait s’il abrite plus de vivants que de morts. Et c’est absolument dingue ce que le duo (qui a appelé en renfort, Dave Stewart, excusez du peu, pour les couleurs) arrive à faire passer, déboussolant le lecteur pour le noyer dans un bain de sang.

 

 

 

 

© Tomasi/Bertram/Stewart chez Dark Horse Comics

 

Dans les visages tirés, les yeux au beurre noir, les plaies béantes de cette maison condamnée à être inachevée, dans le ciel irréconciliable, dans ce tohu-bohu de tous les diables et dans mille autres détails; Peter J. Tomasi et Ian Bertram réussissent une oeuvre de fous furieux, accaparées par la violence la plus crue, la plus insoutenable et, pourtant, la plus salvatrice.
Un joli carnet de croquis conclut l’album © Bertram chez Glénat

Dans l’antre de la pénitence, c’est la libération en pointillé, un plaidoyer pour enterrer les armes à jamais, au plus profond de la terre et de nos existences.

 

Alexis Seny

 

Titre : Dans l’antre de la pénitence

Récit complet

Scénario  : Peter J. Tomasi

Dessin : Ian Bertram

Couleurs : Dave Stewart

Traduction : Philippe Touboul

Genre: Drame, Psychologique, Histoire, Huis-clos, Horreur

Éditeur: Glénat

Éditeur VO : Dark Horse Comics

Nbre de pages: 192

Prix: 19,95€



Publié le 15/02/2018.


Source : Bd-best


Le dynamisme des cartoons dans une dangereuse série vikings.  Drâak 2 – Tout feu tout flemme !

« - Personne pour venir m’enquiquiner à me demander si ça mord… Le village est d’un calme, ce matin… C’est quoi ça, un bateau ?... UNE… UNE ATTAQUE !!! Oh lala, oh lala, oh lala ! Faut prévenir le chef, là !!! »
 
            La partie de pêche de Groslev ne s’avère pas aussi calme que ce qu’il avait prévu. Prends garde à toi, Thorgal ! Dans le village du chef Olav, vivent les vrais vikings sanguinaires, terrorisant les mers et effrayant les landes !
            Bon, on ne va pas vous mentir, le monde de Drâak est plus proche de celui d’Hägar Dünor ou de Vic le Viking, que d’Asgard ou Saga Valta.
            Ici, les fiers guerriers sont plus bêtes que méchants, leurs femmes sont plus terrifiantes que les armes de leurs époux et les enfants plus malins et perspicaces que leurs parents. Ici, les animaux de compagnie sont des dragons, balourds et flemmards.

 

 

 

 

© Glaz, Schmidt, Renault -  Jungle

 

 

 
            Le graphisme de Renault fait penser à celui d’Oliver Supiot dans Marie Frisson, mignonne petite série monstrueuse qui a fait les beaux jours de Tchô ! Le dessinateur se montre aussi grand fan de dessins animés, avec en premier plan la saga Dragons de chez Universal. On retrouve dans son trait tout ce qui est rond et rigolo, avec des attitudes délibérément exagérées, qui fait le dynamisme des cartoons.
 
            Le duo de scénaristes Glaz et Schmidt surfe du comique de situation à la parodie. Entre le village d’Astérix et celui de Victor MacBernik dans Famille Pirate, celui de leurs vikings trouve une place légitime qui rend hommage à ses prédécesseurs. Lorsque l’on apprend qu’Antoine de Minimy demande à venir dormir chez eux, on se doute qu’il va se positionner en observateur venant vivre en immersion comme son homologue de la célèbre émission « J’irai dormir chez vous » Antoine de Maximy. L’idée d’intercaler les gags par des pages du journal de bord du voyageur donne un côté reportage décalé original.
 
            L’album se clôt par une longue histoire de quinze planches « Les attaques des dragons des neiges » dans laquelle les auteurs peuvent se défouler, proposer un délire nordique et rendre hommage à l’une de leurs références : L’âge de glace.
 
            Drâak confirme le bon virage que prennent les éditions Jungle qui, avec des séries aussi diverses que La brigade des cauchemars ou Le réseau papillon, et des One shot comme l’adaptation de L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa, se positionne comme un éditeur avec lequel il va falloir compter dans les années à venir.
 
 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Drâak

Titre : 2 – Tout feu tout flemme !

Genre : Humour nordique

Scénario : Glaz & Schmidt

Dessins & Couleurs : Renault

Éditeur : Jungle

Nombre de pages : 48

Prix : 10,95 €

ISBN : 9782822220330



Publié le 15/02/2018.


Source : Bd-best


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