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Interview

 

 

 

 

Collaboration entre Zidrou et David Merveille pour nous proposer neuf histoires baignées de culture italienne mélangeant séduction, tentation, passion et séparation. Impossible de rester insensible face à ces histoires d’amour illustrées par David Merveille.

 

 

 

 

 

Nous  avons rencontré ce dernier et partageons avec vous cette entrevue ci-dessous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Remerciements à la Galerie Huberty & Breyne pour leur acceuil.

 

 

Exposition consacrée à David Merveille jusqu'au 13 novembre 2021

Place du Chatelin 33

1050 Bruxelles

+3228939030

 

 

 

 

 

Propos receuillis par Thierry Ligot

Images : Axelle Coenen



Publié le 02/11/2021.


Source : Bd-best


Interview

 

 

 

Né en 1845 dans la région de Manosque (Haute-Provence), Jean Giono va passer toute sa vie dans cette contrée. Au début de la seconde guerre mondiale, il refuse la mobilisation et sera emprisonné pour pacifisme. À la Libération, accusé de sympathie avec le gouvernement de Vichy, Il sera à nouveau emprisonné.

 

 

 

 

 

Écris en 1946 sur une période de 27 jours, publié en 1947, « Un Roi sans divertissement » met en scène un village isolé des Trièves  en proie à de sombres sentiments devant des disparitions inexpliquées. On finit par mettre la main sur le tueur : un homme d’apparence tranquille qui tue pour se divertir. L’enquête terminée, le capitaine de gendarmerie Langlois, qui en était chargé, décide de s’installer au village, mais son comportement parait suspect aux yeux des villageois.

Adaptation illustrée par Jacques Terpant qui, comme précisé dans l’entretien, avait débuté seul le travail de cette aventure avant de faire appel à Jean Dufaux afin de l’aider à mener à bien cette entreprise à son terme. Nous vous laissons découvrir ci-dessous les propos de Jacques Terpant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Remerciements à la Librairie Brüsel Waterloo pour son accueil

 

 

 

 

 

 

 

 

Propos recueillis par Thierry Ligot

Images : Alain Haubruge



Publié le 02/11/2021.


Source : Bd-best


Des clefs pour comprendre les clebs.  Bon chien ! 3

 

« - Brutus !!

-   C’est moi !

-   C’est toi qui as mangé la mousse de l’accoudoir de mon fauteuil ?

-   Pas de panique… Il pose une question donc il ne sait rien… L’enquête piétine, prends un air innocent et c’est l’acquittement !

-   Ah ne me regarde pas comme ça, hein ! Je sais que c’est toi !

-   La vache ! Quel fin limier ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Hurler parce qu’on se fait couper les griffes par sa maîtresse, passer l’après-midi avec le chien des voisins tout ça parce que les proprios veulent qu’on fasse des petits ensemble, faire des roulades pour faire plaisir aux humains qui savent très bien les faire eux-mêmes, grignoter le coussin du canapé et se faire accuser alors que personne ne nous a vraiment vu le faire, faire du mentalisme pour tenter de se faire offrir une chips au fromage, voici quelques exemples de ce que peuvent vivre les chiens, les bons chiens, les bons toutous à son pépère et à sa mémère.

 

 

 

 

© Lapuss’, Baba, Tartuff - Kennes

 

 

                Le trio Baba-Tartuff-Lapuss’ se place à hauteur canine, comme si chacun d’eux était capable d’aboyer, de perdre ses poils, de rattraper un bâton ou de remuer de la queue. A lire la série Bon chien !, ils savent bien faire tout ça. Inside dog brain. Soit ils sont la réincarnation de chiens, soit ils ont voyagé à l’intérieur de leurs cerveaux, un peu comme dans le film « L’aventure intérieure ».

 

 

 

 

© Lapuss’, Baba, Tartuff - Kennes

 

 

                Faisons un focus sur le jeu de la baballe. Ce jeu est le symbole de la domination de l’humain sur la race canine. Les deux pattes lancent une balle et les chiens la leur ramènent comme des idiots. Et ils la relancent… Chiens, révoltez-vous ! Il est temps de mettre un terme à ce joug imposé par des tyrans. Il est plus que temps d’aboyer un « Non ! ». Par contre, si c’est un frisbee à la place d’une baballe, ça peut vraiment être un gros kiff.

 

 

 

 

© Lapuss’, Baba, Tartuff - Kennes

 

 

                D’accord, un humain, ça peut confondre son chien avec une poubelle en lui refilant les restes. D’accord, un humain, ça a beaucoup moins de poils. Mais un humain, ça peut écrire des BD plus que poilantes sur les chiens et ça, ces derniers ne peuvent pas le faire eux-mêmes.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 


© Laurent Lafourcade

 


 

 

 

 

 

 

Série : Bon chien !

  

Tome : 3 

 

Genre : Humour canin 

 

Scénario : Lapuss’ 

 

Dessins : Baba 

 

Couverture : Tartuff 

 

Éditeur : Kennes

 

Nombre de pages : 64

 

Prix :  9 €

 

ISBN : 9782380754889

 

 

 



Publié le 31/10/2021.


Source : Bd-best


E-games pour Real-sport.  Louca 9 – Game over

 

« - On trouvera peut-être quelques armes ici. Parce qu’à passer tout notre temps à se planquer, on n’en a pas ramassé beaucoup.

-   Allons-y, mais restons prudents.

-   T’inquiète. Il n’y a aucun danger ici. Suis-moi !

-   STOP ! Désolé, Louca. Je ne voulais pas intervenir dans votre partie, mais je n’arrive pas à me résoudre à vous voir perdre si proches du but. Joe et Killian arrivent juste derrière vous ! Vous devriez vous planquer, et vite, si vous voulez éviter une confrontation directe. »

 

 

 

 

 

 

 

 

Nathan, fantôme de son état, intervient en pleine compétition de E-Sport Masters pour conseiller Louca. Epaulé par Adel et Julie, si l’équipe de Louca bat celle de Killian et Joe, ces derniers rejoindront l’équipe de foot que notre héros doit constituer. Rappelons que Louca doit battre chacun de ses adversaires dans son sport de prédilection pour qu’ils intègrent sa dream team. Si c’était la seule préoccupation de Louca, avec un peu de concentration, il pourrait y arriver. Mais il est poursuivi par un tueur à gages qui veut l’empêcher de faire la lumière sur l’assassinat de Nathan, affaire dans laquelle Ripaton, le proviseur, n’est pas tout blanc.

 

 

 

 

© Dequier, Guillo - Dupuis

 

 

Bruno Dequier marche sur les pas de Raymond Reding. Mais là où il va plus loin, c’est quand il fait parler les sentiments. La naïveté de Louca et sa détermination sont d’excellents atouts face à la polyvalence sportive dont il aurait fallu qu’il ait la maîtrise.

 

 

 

 

© Dequier, Guillo - Dupuis

 

 

Dequier a vu Olive et Tom (Captain Tsubasa en VO) ou autres productions japonisantes. Les scènes d’action sportives en sont imprégnées. Les visages sont parfois exagérés, juste ce qu’il faut, sur le fil entre un graphisme franco-belge et manga. Idée de génie : en ralliant les fanas des jeux vidéos aux aficionados du sport physique, Dequier réalise un strike. Ce n’est pas pour rien que la série vient de passer le million d’albums vendus.

 

 

 

 

© Dequier, Guillo - Dupuis

 

 

                Aventure sur le dépassement de soi, le respect de l’autre et contre l’injustice, Louca n’est pas une BD sur le foot (même si les fans du ballon rond s’y retrouveront). C’est bien plus que ça. Fonce, Louca, tu vas y arriver à constituer ton équipe de choc !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=6-eirIu95Rk

 

 

 

Série : Louca

 

Tome : 9 – Game over

 

Genre : Aventure sportive 

 

Scénario & Dessins : Bruno Dequier 

 

Couleurs : Yoann Guillo 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9791034754373

 

 

 



Publié le 31/10/2021.


Source : Bd-best


Comme un vol d’alouettes.  Meadowlark

 

« -Mais, si papa était aussi doué, pourquoi est-ce qu’il a fini gardien de prison ? Sans vouloir te vexer. Mon père veut que je réussisse, que je sois ambitieux, alors qu’il ne l’a jamais été.

-   Pas de conclusions hâtives, Coop… Ton père est comme tous les parents… Il souhaite que tu sois tout ce qu’il n’a jamais pu être. On pense que le moment le plus dur dans l’éducation des enfants, c’est lorsqu’ils sont bébés. Les nuits blanches, les dents, les couches… Mais, en fait, c’est le plus facile. C’est à ton âge, quand vous êtes suffisamment âgés pour faire des conneries que ça se complique. Les parents projettent leurs pires angoisses sur leurs enfants. »

 

 

 

 

 

 


 

                Cooper Johnson est un adolescent texan. Il vit avec sa mère et son nouveau compagnon. Le gamin a été renvoyé de l’école. Jack, son père, ne peut donc pas le déposer dans l’établissement et l’amène avec lui au boulot. Jack est gardien de prison. Et comme une mutinerie se prépare, cette journée en prison ne va pas s’avérer aussi calme que prévue. Jack va dévoiler à son fils sa véritable face. Il n’est pas celui que tout le monde croit.

 

 

 

 

© Hawke, Ruth - Robinson

 

 

                Quand on parle de BD américaine, de Comics, on pense tout de suite aux Super-héros, à Marvel, à DC, et toutes ces sortes de choses fantastiques. Mais il est loin d’y n’y avoir que ça. Le polar noir fait partie de ce qu’il est intéressant d’observer de l’autre côté de l’Atlantique. On l’a vu récemment avec Un été cruel de Sean Philips et Ed Brubaker paru chez Delcourt. Récit noir et initiatique, Meadowlark est un uppercut, une histoire bien ficelée aux rebondissements inattendus. Le huis-clos se transforme en road movie pour une chasse à l’homme dans laquelle proies et chasseurs changent de rôles.

 

 

 

 

© Hawke, Ruth - Robinson

 

 

                Après Indeh, une histoire des guerres apaches, Ethan Hawke signe son deuxième album de bande dessinée. On n’attendait pas cet acteur-réalisateur célébrissime dans ce domaine. Le cercle des poètes disparus, Croc-Blanc, De grandes espérances, Bienvenue à Gattaca, il y a pire comme filmographie. Hawke écrit un polar addictif qui, paradoxalement, à la fois va très vite et prend son temps.

 

                Greg Ruth reste dans une ligne dure, très réaliste. L’imposante pagination lui permet de faire éclater son trait dans de grandes cases. La violence est exacerbée. Les regards sont appuyés. Le dessinateur laisse aussi une grande place au vide ce qui donne à certaines scènes des dimensions et des angles de vues inattendus.

 

 

 

 

© Hawke, Ruth - Robinson

 

 

                Réalisé par Clint Eastwood avec Ethan Hawke himself dans le rôle de Jack et Anthony Ramos ou Joe Cole dans celui de Cooper, Meadowlark ferait un malheur, dans tous les sens du terme, au cinéma.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

One Shot : Meadowlark

 

Genre : Polar 

 

Scénario : Ethan Hawke 

 

Dessins : Greg Ruth

 

Éditeur : Robinson

 

Nombre de pages : 256

 

Prix : 22 €

  

ISBN : 9782016291122

 

 

 



Publié le 31/10/2021.


Source : Bd-best


7 salopards pour une fleur ... Ennemis T.1 & T.2

 

 

L’avantage d’attendre parfois avant de foncer sur une sortie est de pouvoir lire plusieurs tomes en même temps ! Et si de plus, il n’y a que 2 tomes, c’est alors de pouvoir lire l’histoire au complet du premier coup …

C’est un peu ce que je viens de m’offrir comme plaisir en dévorant le tome 1 d’Ennemis pour ensuite prolonger mon avidité de connaître immédiatement la suite avec le tome 2 !

 

 

 

 

 

De manière simple, nous sommes en 1862, la Guerre de Sécession bat son plein aux Etats-Unis déchirés entre Nordistes et Sudistes.

Tous les coups sont permis et de nombreuses troupes irrégulières, d’un camp comme de l’autre, sèment le chaos derrière les lignes ennemies.

 

 

 

 

 

 

© Toussaint – Josse – Daviet – Bamboo

 

 

En Virginie, la menace du Sudiste Jeb Stuart et de sa compagnie de cavaliers n’est considérée que comme mineure par le général de l’Union McClellan. Cela n’empêche qu’il faut l’éliminer ! Le colonel Cooke ne peut confier cette mission qu’à un officier expérimenté, le lieutenant Kane. Seul hic, ce dernier ne reçoit que 5 hommes pour la mener à bien, et même pas des cavaliers !

Quatre hommes du 6e Régiment de Brooklyn et un enfant ! Une « troupe de choc » !!!

Wyatt Livington, le Don Juan ; Emmanuele Noto, le colosse ; Vitaly Kaverin, l’anarchiste artificier ; le caporal Alistair Reilly, le fou du couteau et Joshua Watkins, l’orphelin tambour !

Les chances de succès sont donc plus que minimes … d’autant plus qu’au détour d’une tente, le colonel apprend qu’un traître s’est glissé parmi le groupe !

Et les soldats parient sur celui qui serait ce traître !

 

 

 

 

 

© Toussaint – Josse – Daviet – Bamboo

 

 

 

Une double course-poursuite s’engage alors …

D’abord, Kane et sa troupe contre Jeb Stuart afin de l’arrêter. Pas chose facile vu que ce dernier semble avoir toujours un coup d’avance.

Ensuite, Cooke, qui avec une 2e patrouille, tente de rattraper Kane pour découvrir qui est le traître !

 

 

 

 

 

 

© Toussaint – Josse – Daviet – Bamboo

 

 

D’embûches en embuscades, de révélations en recoupements, l’intrigue se corse. Entre humour bien dosé, non exubérant et actions, les 2 tomes nous entraînent sans répit dans une intrigue à tiroir. Loin de ne se centrer que sur la chasse du Rebelle Stuart, nous découvrons au fur et à mesure l’histoire de chacun des protagonistes … Le décors de la Guerre de Sécession n’est plus qu’une toile de fond, un décors où chacun a de bonnes raisons de s’être engager. Lesquelles ? Le lecteur va les découvrir par brides, emporté dans un scénario bien plus complexe et tordu qu’imaginé au départ. Le « pire », c’est que le tout se tient, est cohérent. Nous en arrivons à « abandonner » toute envie de tenter d’imaginer la suite pour se laisser guider dans cette trame schakespearienne par la main de maître de Kid Toussaint. Chaque élément trouve sa place dans un final dantesque !

 

 

 

 

 

 

© Toussaint – Josse – Daviet – Bamboo

 

 

Mais au fait, découvrirez-vous le traître au travers ces flashbacks individuels ?

 

Que dire également du dessin ? Le graphisme de Tristan Josse, léger et élancé, soutient parfaitement l’ambiance du récit. Une mise en page rythmée emporte le lecteur dans le feu de l’action. Entre « Tuniques Bleues » de l’époque Salvérius et celle de Munuera, son trait nous offre un western nerveux, vivant, tout en restant de la bande dessinée classique. Véra Daviet y ajoute LA touche idéale par sa palette de couleurs.

 

 

 

 

 

 

 

© Toussaint – Josse – Daviet – Bamboo

 

 

Nous avons pris un réel plaisir à nous immerger dans ce diptyque bien ficelé qui présenterait si bien dans un petit coffret !

 

 

"C’est une bonne chose que la guerre soit si terrible, sans quoi, nous y prendrions goût." Général Robert E. Lee

 

 

« Si vous cherchez le mal parmi les hommes, vous le trouverez.

Si vous cherchez le bien … vous le trouverez aussi. »

Abraham Lincoln

 

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Titre : Noir / Blanc

 

Série : Ennemis

 

Tome : 1 & 2

 

Genre : Historique

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand Angle

 

Scénariste : Kid Toussaint

 

Dessinateur : Tristan Josse

 

Couleurs : Véra Daviet

 

Nombre de pages : 48 / 56

 

Prix : 14,50 € / 14,50 €

 

ISBN : 9782818968406  /  9782818975084



Publié le 30/10/2021.


Source : Bd-best


Et soudain, surgit face au vent…  Bob Morane 1 – Les 100 démons de l’Ombre Jaune

 

« - Douze robustes parachutistes éliminés en un claquement de doigts par trois diablesses… Je devrais avoir du mal à croire à votre histoire, Ballantine ! Pourtant, je suis persuadé que vous dites vrai !

-   C’est le cas, mon Général…

-   La vérité, c’est que d’étranges bruits courent depuis quelques temps dans ce coin perdu à propos de ce genre de massacres… Plus personne n’ose pointer le bout de son nez dehors… La moindre patrouille est décimée ! Moi-même, j’ai bien failli y passer ! »

 

 

 

 

 

 

 

1952. Bob Morane et Bill Ballantine sont parachutés en Indochine, à l’origine pour aider les troupes françaises à combattre les viets d’Hô Chi Minh. Dans les faits, leur mission va être plus que perturbée par leur ennemi juré : Ming, alias l’Ombre Jaune. Non seulement, il a créé une armée de clones ninjas féminines maniant le sabre encore mieux que Beatrix Kiddo, la mariée dans Kill Bill, mais il projette de conquérir le monde en faisant éclore des œufs déposés par des aliens il y a plus de 3000 ans.

 

 

 

 

© Bec, Corbeyran, Grella - Soleil

 

 

L’aventurier le plus célèbre de la bande dessinée (et de la chanson française) a 68 ans, et pas une ride. Qu’importe ! Il a toujours 33 ans et les éditions Soleil ont décidé de rebooter sa carrière. Exit Coria, beau-frère de William Vance, qui lui avait succédé sur la série. Exit Henri Vernes, le père fondateur, récemment disparu. Exit le trio Brunschwig-Ducoudray-Armand et son un peu injustement controversé Bob Morane Renaissance.

 

 

 

 

© Bec, Corbeyran, Grella - Soleil

 

 

Christophe Bec et Corbeyran écrivent une histoire permettant de rallier tous les fans de la série et les nouveaux venus amateurs de BD d’action. Henri Vernes, avant de nous quitter, leur a apporté sa bénédiction en préface. Il peut reposer en paix. On dirait une histoire qu’il aurait écrit lui-même. Aux côtés de Morane, on retrouve son comparse de toujours, l’irlandais Bill Ballantine, qui apporte la dose d’humour irlandais qui lui est caractéristique. Est également au générique l’ennemi de toujours : L’Ombre Jaune, toujours aussi énigmatique et cruel. Les auteurs apportent quand même un petit peu de leur ADN. Le scénariste de Carthago et celui du Chant des Stryges unissent leurs forces. Ils prouvent, et peut-être même découvrent, qu’ils sont des enfants d’Henri vernes. Dans la jungle au Sud d’Annam, ils font se côtoyer des personnages fondateurs de la BD et du roman populaire du XXème siècle avec de nouveaux venus comme le professeur Borulnik, ponte en anthropologie et en neurologie, avatar de Boris Cyrulnik, qui a établi le concept de la résilience, capacité d’adaptation d’une personne suite à un traumatisme. Et des traumatismes, ce n’est pas ça qui va manquer dans « Les 100 démons de l’Ombre jaune ».

 

 

 

 

© Bec, Corbeyran, Grella - Soleil

 

 

Au dessin, Paolo Grella fait le job dans un graphisme à mi-chemin entre celui de Vance et de Coria. Même si on lui aurait ajouté quelques kilos, son Ombre Jaune est inquiétante à souhait. Les couleurs de Sébastien Gérard vert-jungle, bleu-nuit, rouge-sang ou orange-feu offrent un habillage blockbuster. Et que dire de la couverture ? Un hommage parfait aux romans Marabout.

 

Tout comme celui de Goldorak, ce retour de Bob Morane est une balle de jokari qui revient en pleine figure pour notre plus grand bonheur. « Il n’y a pas de victoire sans sacrifice, Général ! » assène Ming. Le vrai héros de tous les temps n’a qu’à bien se tenir.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Bob Morane 

 

Tome : 1 – Les 100 démons de l’Ombre Jaune

 

Genre : Aventure

 

Scénario : Christophe Bec & Corbeyran 

 

Dessins : Paolo Grella

 

D’après : Henri Vernes

 

Éditeur : 56

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782302091078

 

 

 



Publié le 29/10/2021.


Source : Bd-best


La liste de mes envies.  100 bucket list of the dead 2

 

« - Tu sais vraiment tout faire, Kencho… Pas étonnant que tu aies autant la côte avec les filles.

-   Idiot ! C’est normal pour un homme, d’avoir cette corde à son arc ! C’est pour ça que les filles ne s’intéressent pas à toi.

-   Je vais me trouver une petite amie, tu vas voir ! Aujourd’hui même !

-   Je vois… « 100 choses à faire avant d’être un zombie… » Dis donc… En ce qui concerne ton envie de… boire un verre des hôtesses de l’air… tu ne trouves pas que c’est un peu irréalisable ? »

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis que le Japon a été envahi par les zombies, Akira Tendô, un employé de bureau de vingt-quatre ans, retrouve la joie de vivre. Le rythme de sa vie sombre et monotone d’employé de bureau se voit chamboulée par l’événement. Il procrastine et profite de la vie. Mais il s’est quand même une liste des cent choses à faire avant de devenir lui-même un mort-vivant. Parmi ces choses, il y a « boire un verre avec des hôtesses de l’air » et « devenir un super héros ». Va-t-il réussir à prouver à son ami Kenichiro qu’il peut y arriver ?

 

 

 

 

© 2019 Haro ASO, Kotaro TAKATA

© KANA 2021

 

 

100 bucket list of the dead n’est pas une énième série sur les zombies. C’est en fait une comédie sur le burn out. On connaît le rapport spécifique qu’ont les japonais au travail. Les auteurs s’en moquent dans cette parodie ultime de leur système.

D’après le dictionnaire médical Le Vidal, « l’épuisement professionnel, également appelé burn out, est un trouble psychique résultant d’un stress chronique dans le cadre du travail. Il se développe progressivement chez certaines personnes exposées à des conditions de travail frustrantes et démotivantes : face à la fatigue, au sentiment d’échec et aux difficultés de concentration, celles-ci tendent à travailler toujours davantage pour essayer de retrouver satisfaction et confiance en elles. Si les conditions de travail restent difficiles, un cercle vicieux s’installe jusqu’à l’épuisement. » Akira a trouvé son salut dans l’invasion des macchabées qui l’ont libéré de toutes contraintes. Il peut à présent réaliser ses rêves.

 

 

 

 

© 2019 Haro ASO, Kotaro TAKATA

© KANA 2021

 

 

Sans déflorer l’intrigue, évidemment, Akira réussira, non sans mal, à boire un verre avec des hôtesses et à devenir un super-héros, mais ça ne va pas se faire dans les conditions dans lesquelles il l’aurait voulu. Vous adorez Walking Dead ? Vous allez adorer 100 bucket list of the dead car en plus c’est drôle. Vous détestez Walking Dead ? Vous allez adorer 100 bucket list of the dead car en plus de parodier le « burn out », le scénariste Haro Aso parodie dans une mise en abime les histoires de zombies. Au dessin, Kotaro Takata est parfait, nous gratifiant en particulier d’un requin zombie incroyable.

 

 

 

 

© 2019 Haro ASO, Kotaro TAKATA

© KANA 2021

 

 

                La liste d’Akira Tendo comprend cent lignes. Il ne nous tarde pas qu’il arrive à la fin.

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : 100 bucket list of the dead

 

Tome : 2

 

Genre : Zombies

 

Scénario : Haro Aso 

 

Dessins : Kotaro Takata 

 

Éditeur : Kana

 

Collection : Big Kana

 

Nombre de pages : 160 

 

Prix : 7,45 €

 

ISBN : 9782505110019

  

 

 



Publié le 29/10/2021.


Source : Bd-best


Le peintre mène la danse.  Degas, la danse de la solitude

 

« -Si vous aviez la moindre décence, vous écririez à Monsieur Ingres pour lui annoncer le prêt de son tableau ! Ne croyez pas qu’en entrant dans cette maison, vous vous débarrasserez de moi ! Je vous attendrai jusqu’à…

-   Oui… ? Monsieur Valpinçon ! Quel bon vent vous amène ?

-   Bonjour, Monsieur Ingres…

-   Monsieur… Ingres ?!

-   Je suis venu vous dire que j’ai changé d’avis. J’accepte de vous prêter La Baigneuse.

-   En voilà une bonne nouvelle ! Merci, Monsieur Valpinçon.

-   En réalité, c’est ce jeune homme que vous devez remercier. Son… enthousiasme… a fini par me convaincre.

-   Merci beaucoup, mon garçon. Comment vous appelez-vous ?

-   Euh... Je m’appelle Edgar Degas… »

 

 

 

 

 

 


 

                Samedi 29 septembre 1917, cimetière de Montmartre. Mary Cassatt se recueille sur la tombe d’Edgar Degas. Machiste, antidreyfusard, antisémite, le solitaire intransigeant a passé sa vie à peindre des danseuses, des blanchisseuses et des prostituées. Il ne s’est jamais marié. On ne lui a jamais connu d’aventure. Il était arrogant, insolent et désagréable. Pourtant, Mary Cassatt, peintre américaine, a, non pas partagé sa vie, mais l’a côtoyé de très près. Elle retrace sa carrière avec objectivité et émotion. Comme le lui a conseillé Ingres, Degas s’est consacré corps et âme à la peinture. Il a vécu pour sa peinture, en a fait sa maîtresse, sa fiancée, son épouse.

 

 

 

 

© Efa, Rubio - Le Lombard

 

 

                Par le truchement de la peintre Mary Cassatt, Rubio raconte la vie d’Edgar Degas. On le découvre lycéen et on suit toute sa carrière, son accession à la gloire, ses derniers jours. Le scénariste a effectué un pointilleux travail d’historien pour coller au plus près à la réalité. Sans concession, sans flagornerie, il présente l’homme qu’il était, aigri, capable d’aimer mais pas d’être amant ni aimant. En postface, Salva Rubio revient sur la façon dont il a construit sa biographie, comment il a mené son enquête.

 

 

 

 

© Efa, Rubio - Le Lombard

 

 

Ricard Efa transcende le scénario de Salva Rubio en fondant son graphisme dans le style de Degas, si bien que l’on ne sait pas parfois s’il s’agit de cases dessinées par l’auteur ou de fragments de toiles. Le dessinateur espagnol invite au voyage dans des décors lumineux, des coulisses de l’opéra à l’atelier du peintre, en passant par les expositions de refusés et les salons où cause le Tout Paris de l’époque. Tout en couleurs directes, chaque case est soignée dans les moindres détails. Les personnages respirent par leurs regards. Il n’y a qu’à voir la scène dans laquelle Degas se rend dans un lieu interlope masqué pour s’en rendre compte.

 

 

 

 

© Efa, Rubio - Le Lombard

 

 

                Pour prolonger l’aventure, mêlant danse et dessin, un court-métrage réalisé en 2019 par Arnaud des Pallières, avec Michaël Lonsdale et Bastien Vivès (!) lève le voile sur la part d’ombre de l’artiste. On peut le voir en intégralité sur le net.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

One Shot : Degas, la danse de la solitude

 

Genre : Biographie 

 

Scénario : Salva Rubio 

 

Dessins & Couleurs : Ricard Efa

 

Éditeur : Le Lombard

 

Collection : Contrechamp 

 

Nombre de pages : 88

 

Prix : 17,50 €

 

ISBN : 9791034731244

 

 

 



Publié le 29/10/2021.


Source : Bd-best


Quand le Diable se cache là où on ne l’attend pas !  ... Les enquête de Machiavel T.1 La voie du mal

 

 

 

Que le travail de copiste est lassant, ennuyant et peu exaltant se dit Niccolo Machiavel, au fond de sa cave … désolé, sombre bureau du Palais du Chancelier Scala à Florence !

« Un état solide est un état ordonné. Les archives sont le cœur d’une administration efficace. »

ne cesse de lui répéter ce dernier.

 

 

 

 

 

 

Nous sommes en mars 1498. Un manteau blanc recouvre Florence, son fleuve est gelé. Pourtant c’est plus qu’empressé qu’il accepte la mission de secrétaire auprès d’un commissaire désigné par les prieurs ! Un cadavre a été repêché dans l’Arno, près du Ponte Vecchio. Son euphorie initiale à sortir de son triste sous-sol retombe malheureusement immédiatement ! Le commissaire n’est autre que Piero Soderini, l’homme qui a fait arrêter son père quelques années plus tôt ! Il l’enverra en exil et provoquera sa mort !

Bref, de quoi brouillé dès le départ une entende indispensable dans la mission qui leur incombe.

 

 

 

 

© Rivière - Adrade  - De Cock - Glénat 

 

 

Car il reste le cadavre ! Qui est-il ? Pourquoi cet inconnu a-t-il été assassiné ? Personne ne semble le connaître. Rien sur lui, si ce n’est un papier caché dans la doublure de son vêtement !

Il viendrait de Pontassieve, village proche …

Par ailleurs, Niccolo n’est pas qu’un simple copiste. La nuit, il a également certaines « activités » moins légales. Ces dernières pourraient lui amener quelques ennuis si les autorités les apprenaient.

Toujours est-il que de devoir côtoyer l’accusateur de son père sera l’occasion pour le jeune Machiavel d’en parler avec lui. Et peut-être d’en apprendre plus sur son père et les véritables raisons qui ont poussé le Conseil des Huit à le faire arrêter et condamner à l’exil.

 

 

 

 

 

© Rivière - Adrade  - De Cock - Glénat 

 

 

 

Les investigations, quant à elles, s’avèrent plus complexes que prévues. Des questions sans réponse qui en amènent d’autres. Une enquête pleine de rebondissements démarre dans une ambiance lourde. Car l’atmosphère en ville est loin d’être sereine !

Un frère dominicain, Savonarole, prêche le repentir à outrance car le Jour du jugement est proche ! Le nombre de ses adeptes ne cessent d’augmenter … comme la menace qu’il représente pour les élites de la ville. Mais voilà qu’il serait coupable de trahison envers Florence.

Des émeutes, une révolte ne saurait tarder !

Où est la vérité ? Est-elle bonne à dire ? A révéler ?

 

 

 

 

 

© Rivière - Adrade  - De Cock - Glénat 

 

 

 

Voilà donc les prémices d’une aventure réellement exaltante, elle ! Un premier tome qui fixe idéalement les décors et protagonistes de cette série historico-policière prometteuse.

Nous y découvrons un Machiavel jeune, benêt maladroit (dixit Soderini), naïf face aux réalités politiques et exubérant mais dont les événements font faire grandir sa réflexion, sa maturité, sa pensée future !

Entre flashbacks et présent, la narration est fluide, sans accroc, accrocheuse même.

 

 

 

 

 

 

 

© Rivière - Adrade  - De Cock - Glénat 

 

 

Par conséquent, pour son second passage dans la BD, Jean-Marc Rivière est ici clairement dans son élément ! Loin de sa 1ère série, « SuperWorld », ce spécialiste de la Renaissance italienne, enseignant, historien et romancier, nous plonge dans l’univers florentin du XVe siècle, centre de cette intrigue politico-policière. Son côté romancier se retrouve naturellement dans ses dialogues et sa manière de faire évoluer l’action.

Pourtant un scénario tel que celui-ci, dans un cadre aussi réel et historique que Florence à la Renaissance ne risquait pas de retenir l’attention des lecteurs si le graphisme n’était pas à la hauteur. Et pour cela, le crayon de Gabriel Andrade ainsi que les couleurs d’Elvire De Cock font merveilles.

Le trait plus que réaliste de Gabriel Andrade explose notamment dans les visages, leurs expressions, les décors soignés, riches en détails, …

Le mariage des deux est parfait !

Impossible de ne pas espérer rapidement le tome deux … s’il est d’aussi bonne facture !

« S’il le peut, un prince ne doit pas se départir du bien, mais il doit savoir prendre la voie du mal si cela lui est nécessaire. »

Niccolo Machiavel, Le Prince, XVIII, 15

 

 

 

Les Enquêtes de Machiavel - Tome 01

 

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Titre : La voie du mal

 

 

Série : Les enquêtes de Machiavel

 

 

Tome : 1

 

 

Genre : Histoire – Thriller/policier

 

 

Scénariste : Jean Marc Rivière

 

 

Dessinateur : Gabriel Andrade

 

 

Couleurs : Elvire De Cock

 

 

Éditeur : Glénat

 

 

Nombre de pages : 56

 

 

Prix : 14,95 €

 

 

EAN : 9782344036082



Publié le 28/10/2021.


Source : Bd-best


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