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La fortune des Winczlav T.1 Vanko 1848

 

 

 

Et donc comme le dit la maxime « la pomme ne tombe jamais loin de l’arbre » … ou plutôt ici « l’arrière-petit-fils et son aïeul ».

Mais Largo, d’où viens-tu ? A quelle famille appartiens-tu réellement ? Car même si nous savons que Néro n’est que ton père adoptif, bon sang ne saurait mentir ! Voilà donc l’idée de départ de cette trilogie « La Fortune des Winczlav » dont le premier tome vient de paraître.

 

 


 

Jean Van Hamme, le scénariste « pensionné », nous offre ici un préquel des plus entraînants de son richissime aventurier globe-trotter de la Bourse, Largo Winch.

De son Monténégro natal à l’Oklahoma profond, Vanko Winczlav nous invite à le suivre dans ces sagas familiales dont Jean Van Hamme a le secret. Comment, en effet, ne pas se rappeler des maîtres de l’orge ?

 

 

 

 

© Van Hamme – Berthet – David – Versaevel - Dupuis

 

 

Vanko, révolutionnaire recherché, immigré sans le sou, médecin non reconnu, condamné coupable ou innocent mais finalement en fuite à nouveau, son parcours s’entrecoupe avec celui des femmes qu’il croisera, de ses 2 « fils » au destin si différent mais probablement pas terminé.

Bref, fuites, intrigues, suspenses, rebondissements jusqu’à la dernière page, amours contrariés ou par intérêt, nous courons de 1848 à 1888 à la recherche de … nous le saurons dans les tomes suivants.

Une fois de plus, un scénario remarquablement ficelé. Le lecteur se surprend, au fur et à mesure des pages, à imaginer la suite … ou plutôt à tenter de le faire.

De nombreuses portes sont ouvertes, des pistes sont lancées. Au lecteur de découvrir où cela le mènera dans le tome 2, puis dans le 3.

 

 

 

 

 

© Van Hamme – Berthet – David – Versaevel - Dupuis

 

Mais, et là est l’un des traits de génie de cette trilogie, Jean Van Hamme s’est associé pour cette aventure au crayon magique de Philippe Berthet. Changement de style rafraîchissant pour l’épopée des ancêtres de Largo. Il n’est plus utile de présenter la ligne « Berthet », qui à nouveau, n’est ni tout à fait la même que pour ses propres albums, ni totalement différente. Son trait si particulier, sa vision des scènes couplée à son découpage rythmé des pages soulignent admirablement l’intensité du scénario.

 

 

 

 

 

© Van Hamme – Berthet – David – Versaevel - Dupuis

 

 

 

Je serais cependant malhonnête de ne pas relever également l’évidente symbiose existante entre Philippe Berthet et Dominique David. Cette complice discrète mais oh combien talentueuse a mis tout son art dans les innombrables détails graphiques. Entre paysages urbains et grandes plaines ou scènes de batailles, elle apporte une profondeur, une perspective aux décors de cette saga.

La touche finale est apportée par la somptueuse mise en couleur de Meephe Versaevel. Ne dit-elle pas sur son profil Facebook : « j'ai choisi de mettre en valeur par la couleur le plus beau de notre métier, les histoires sublimées par le dessin » !

En conclusion, la conjugaison de tous ses talents nous met en main une BD à dévorer sans tarder.

 

 

 

 

 

NB: pour ne rien gâcher de notre plaisir, nous serions plongés dans une bulle Berthet que nul ne s’en étonnerait. Entre la sortie de ce premier tome, la réédition de « L’œil du Chasseur » (scénario Philippe Foerster) aux Editions Anspach, la réédition en intégral de la série « Le privé d’Hollywood » (de Berthet- Bocquet José-Louis – Rivière) chez Dupuis, et une expo des planches du tome 1 de « La Fortune des Winczlav » chez Huberty & Breyne (à voir absolument avant le 24 avril), faites-vous plaisir !

 

 

Thierry Ligot

 

Série : La fortune des Winczlav

 

Tome : 1 – Vanko 1848

 

Genre : Aventure historique 

 

Scénario : Jean Van Hamme 

 

Dessins : Philippe Berthet, avec la participation de Dominique David 

 

Couleurs : Meephe Versaevel

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 15,95 €

 

ISBN : 9791034751761

 

 



Publié le 08/04/2021.


Source : Bd-best


Un pavé pour un monument.  Joseph Gillain, une vie de Bohème

 

« Quand nous l’avons connu il avait lutté des années et réussi à faire, de la bande dessinée, un métier possible. Il nous y a propulsés avec un désintéressement total. Il partageait son temps, son expérience. Nous ne lui avons jamais rien « rapporté ». Il était accueillant et généreux. Il faisait de la BD en pensant à sa peinture. Mais il avait assez d’enthousiasme pour la faire aussi splendidement. Son talent était généreux comme lui. Il n’a pas exploité patiemment un seul et même filon. Il s’est dispersé. Il avait le tempérament trop riche pour s’enfermer longtemps dans une routine à finance. Il voyait notre métier comme il dessinait, largement, sans petitesses ni chipotages. C’est un grand dessinateur. C’est notre grand frère. Il nous aidera encore, à mesure que nous comprendrons combien il avait raison, Jijé le généreux. »

 

 

 

 

 

 


 

                Ces mots là datent de septembre 1980. Ils sont signés André Franquin, en hommage à son mentor Jijé qui s’est éteint trois mois plus tôt. L’auteur de Spirou, de Blondin et Cirage, de Jean Valhardi, de Jerry Spring et de tant d’autres choses fait partie des pères fondateurs de la bande dessinée moderne. Pourtant, les profanes connaissent Hergé, Uderzo, Morris,… mais Jijé n’est jamais cité. Parmi les auteurs de bande dessinée, certains jeunes n’en ont jamais entendu parler. Avec Joseph Gillain, une vie de bohème, François Deneyer corrige ces anomalies.

 

 

 

 

© Deneyer – Musée Jijé

 

 

                Créateur du Musée Jijé, exploité de 2003 à 2005, commissaire d’expositions, François Deneyer est un véritable éxégète de l’œuvre du Maître. Dans un pavé passionnant, il détaille avec minutie la vie et l’œuvre de Jijé, de ses racines jusqu’à sa succession. Richement iconographié, par des photos de famille et par des dessins de l’auteur, le plus ancien étant une huile sur toile datant de ses onze ans, l’ouvrage est le plus complet qui n’ait jamais été réalisé sur l’auteur et représente pour Jijé ce que Lignes de vie, par Philippe Goddin, représente pour Hergé.

 

 

 

 

© Deneyer – Musée Jijé

 

 

                Parmi les dessins remarquables, on s’arrêtera sur une encre de Chine et aquarelle sur papier datant de 1932. Jijé a dix-huit ans et se représente sur un pilier des jardins de l’abbaye de La Cambre. En 1942, Jijé réalise une illustration pour le théâtre du farfadet, avec Spirou, Tif et Tondu, restée inédite jusqu’à ce livre. Et saviez-vous qu’il avait réalisé des illustrations pour le célébrissime livre J’élève mon enfant, de Laurence Pernoud ?

 

                Complément indispensable à Quand Gillain raconte Jijé, biographie en image par le même François Deneyer parue en 2014 chez Dupuis, cette Vie de bohème n’est pas parue chez l’éditeur historique de ce merveilleux dessinateur qui n’a pas voulu le publier. C’est assez incompréhensible car sans Jijé Dupuis n’aurait jamais été Dupuis.

 

 

 

 

© Deneyer – Musée Jijé

 

 

                Jijé était très croyant. Avec ce livre, il a désormais sa bible. Plus qu’un auteur, il était un personnage dans tous les sens du terme, haut en couleurs et au talent inestimable. On ne peut que remercier François Deneyer de lui offrir un piédestal avec Joseph Gillain, une vie de bohème, ouvrage indispensable non seulement aux admirateurs de son œuvre mais aussi à tous ceux qui veulent en savoir un peu plus sur l’Histoire de la bande dessinée.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Joseph Gillain, une vie de Bohème 

 

Genre : Biographie 

 

Auteur : François Deneyer

 

Éditeur : Musée Jijé

 

Nombre de pages : 448

 

Prix :  39 €

 

ISBN : 9782960189216

 



Publié le 07/04/2021.


Source : Bd-best


Un petit singe pédagogique.  Willy Wild à la découverte de l’écologie - Le cycle de l’eau / Les fruits et légumes

 

«  - Toute l’eau qui réussit à passer au travers de ton barrage, elle va où ?

-   Ah ça mon petit, ce n’est plus de mon ressort !

-   Hmmm… Eh bien moi, j’aimerais bien savoir ! Viens Scarlett, on va enquêter. On se reverra peut-être !

-   Ne tombez plus dans l’eau !

-   Waouh, mais il y a des milliers de choses par ici en fait !

-   Eh oui, là où il y a de l’eau, il y a de la vie ! »

 

 

 

 

 

 

 


                Willy Wild le petit ouistiti et son amie Scarlett le colibri quittent le castor qu’ils viennent de rencontrer et avec qui ils ont consolidé son barrage. Mais où va donc l’eau de la rivière ensuite ? Willy Wild va le découvrir et expliquer à ses lecteurs le cycle de l’eau. Dans un autre album, Les fruits et les légumes, le singe et l’oiseau vont découvrir un potager. L’occasion pour eux de traiter de la germination, la saisonnalité et la consommation responsable.

 

 

 

 

 © Unique Héritage Editions

 

 

                Le cycle de l’eau et Les fruits et légumes ne sont que deux exemples d’une série qui comporte déjà une douzaine d’albums. Outre les deux cités, on trouve Les énergies renouvelables, Les tempêtes, Les fourmis, La vie marine, La fonte des glaces, Les abeilles, Les saisons, La migration, Le plastique et La déforestation.

 

 

 

 

 © Unique Héritage Editions

 

 

                Chacun des livres est composé de quatre parties. Une bande dessinée de seize planches introduit le sujet. On y retrouve nos deux héros, le ouistiti Willy Woob et le colibri Scarlett. Au fil de leurs aventures, ils rencontrent des « locaux », des animaux dont ils partagent le mode de vie. Cela soulève à chaque fois une problématique explicitée dans la suite qui comprend une partie documentaire, des défis à réaliser chez soi pour initier son âme au développement durable, un petit quizz pour faire le point sur ce que l’on a retenu et un lexique.

 

 

 

 

 © Unique Héritage Editions

 


                Sensibiliser les enfants de 6 à 10 ans à la protection de la nature et leur donner les clés pour en comprendre les enjeux, tel est l’objectif affiché de la collection Willy Wild à la découverte de l’écologie. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cet objectif est atteint. Alors que de nombreux éditeurs ont tenté des aventures de ce type, pas forcément sous la forme de collections, il a toujours manqué quelque chose : soit les récits étaient trop didactiques, soit les graphismes étaient moches ou les textes imbitables. Prenant soin de ne tomber dans aucun de ces travers, les éditions Unique Héritage réalisent un quasi sans faute. Du graphisme à la mise en page, la maquette est fort agréable. Qui plus est, l’impression est écologique.

 

                Intelligente et dans l’air du temps (pour ne pas dire indispensable), Willy Wild à la découverte de l’écologie est une collection à lire pour de ludiques moments de plaisir et à mettre dans toutes les salles de classes.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Willy Wild à la découverte de l’écologie 

 

Tomes : Le cycle de l’eau / Les fruits et légumes

 

Genre : Education au développement durable 

 

Scénario : Pascale Baugé & Héloïse Lirquet 

 

Dessins : Bruno Wennagel, Mathieu Ferret, Emilie Bourgade, Mathilde Tuffin, Guillaume Biasse 

 

Éditeur : Unique Héritage Editions

 

Nombre de pages : 36 

 

Prix : 7,90 €

 

ISBN : 9782377581047/9782377580972

 



Publié le 07/04/2021.


Source : Bd-best


iLatina sur Ulule. Le Coup de Cafard

 

Le roman graphique percutant de la victime d'un inceste intrafamilial.

 Quels stratagèmes, quels mondes doit s'inventer une enfant victime d'un inceste ? 

 

 

 

 

 

 

 

Le Coup de Cafard raconte le quotidien de Lucia. Une petite fille qui est l'alter ego de l'autrice, Cecilia "Gato" Fernández. Chez elle, il y a sa mère, son frère. Mais il y a aussi Alberto, son père, qui abuse d’elle.

 

Avec ce livre, l’autrice témoigne de son vécu. Elle raconte tous les moyens auxquels un enfant a recours pour essayer d'échapper à un abus dont il ne sait pas qu'il n'est pas "normal". L’autrice aborde l’inceste qu’elle a subi de façon subtile sans pour autant recourir au récit autobiographique.

 

Gato Fernández a choisi un style simple, qui s’inscrit dans la ligne du réalisme magique, ce style très sud-américain, qui lui permet de valoriser l’expressivité des personnages et de rendre l’histoire supportable. Son dessin très moderne sert une narration dynamique qui nous emmène dans l’univers sombre et inquiétant de cet appartement de Buenos Aires. L'impossible est raconté par des métaphores et des séquences oniriques qui viennent s’imbriquer dans l’histoire.

 

 

 

 

 

 

 Le Coup de Cafard est une autofiction, ou fausse autobiographie en bande dessinée que Gato Fernández a longtemps maturé. Dès 2011 on en trouve les prémices sur son blog avec un dessin où son frère lui montre un cafard dans la rue, légendé ainsi "ayez peur de lui". Le cafard, cette image tirée de ses phobies, dont elle se sert pour décrire l’indicible.

En 2016, elle découvre la prescription juridique des viols qu’elle a subis et la colère qui en découle est pour elle un déclencheur. Fernández se promet de dessiner son histoire et de marquer en gras pour tout le monde le droit de dénoncer les abus qu’ils ont subis.

Cette histoire est née d’une volonté, celle de ne pas se taire. En dépit de la prescription, de la société patriarcale dans laquelle elle vit, de ses crises de panique, Gato Fernández a voulu parler ; pour vaincre ses démons, mais aussi pour transmettre son histoire, aider les victimes et confondre les prédateurs.

Le Coup de Cafard est, selon ses mots est, selon ses mots, une demi-thérapie de choc qu’elle offre au lecteur, qui ne la libère pas de la douleur mais qui l’aide à avancer. Un témoignage honnête et douloureux des situations que produit un abus intrafamilial, qui par sa forme vise à être lu par un large public.

À l’heure où les paroles se libèrent enfin, Gato Fernández espère que son histoire aura des retours pédagogiques pour aider d’autres victimes à briser le tabou de l’inceste. 

 

 

 

 

 

 

À quoi va servir le financement

Le Coup de Cafard est la première création entièrement financée par iLatina dans la collection Novela Gráfica.

L'objectif est de faire de Novela Gráfica un véritable espace de création et d'expérimentation pour les nouvelles générations d'auteurs sud-américains et leur permettre de voir leurs créations diffusées auprès du public français.

En contribuant à ce projet, vous permettez à cette jeune maison d’édition de donner une chance aux jeunes auteurs sud-américains de créer des projets personnels, uniques et qui portent la voix de leurs auteurs.

 

Née en 1987, Cecilia "Gato" Fernández est une autrice argentine. Disciple de Carlos Trillo, elle a collaboré avec de nombreux scénaristes argentins (Carlos Trillo, Diego Agrimbau, Pablo de Santis, Alejandro Farías, etc.). Son pseudonyme est tiré d’un personnage d’El Loco Chavez.

Elle a participé à plusieurs revues et anthologies : Revista Fierro, Clitoris, Animals, etc. Elle est ainsi devenue une autrice de référence du mouvement féministe en Argentine. Elle participe au mouvement Ni Una Menos en 2015 où l’un de ses dessins dénonçant les violences faites aux femmes devient viral.

Victime d’abus sexuel dans son enfance, elle a aidé d’autres femmes à mener leur combat judiciaire avant de se décider à raconter son histoire à travers ce premier roman graphique, à la fois témoignage et récit de reconstruction personnelle.

 

Participez au financement du Coup de Cafard édité par iLatina sur : 

 

https://fr.ulule.com/le-coup-de-cafard/

 

 

 

 



Publié le 06/04/2021.


Source : Bd-best


Les origines du mythe.  La fortune des Winczlav 1 – Vanko 1848

 

« - Suivants ! Vanko Winczlav… De quel trou sors-tu avec un nom pareil ?

-          Je suis un serbe du Montenegro, dans les Balkans.

-          N’importe quoi. Enfin, tu baragouines l’anglais, c’est déjà ça. Je t’inscris comme Winx, d’accord ? Ça fait plus américain.

-          Je préfèrerais garder mon nom, Monsieur. C’est celui qui est écrit sur mon diplôme de médecine.

-          Ce diplôme n’est pas valable aux Etats-Unis d’Amérique.

-          Tu as compris, Winczmachin ? Si tu veux être docteur chez nous, tu devras avoir un diplôme américain, c’est clair ?

-          Très clair, Monsieur ! » 

 

 

 

 

 

 

 

                Après avoir fuit l’Europe avec l’aide de Veska Stojanova, Vanko Winzlav débarque sur le Nouveau Continent. Ils se sont mariés sur le bateau. Elle est couturière. Le bureau d’immigration leur délivre une attestation de résidents. Ils doivent maintenant trouver un logement et commencer leur nouvelle vie. Ne pouvant faire valoir son diplôme de médecin, Vanko va travailler en tant qu’infirmier. Veska donne naissance à un enfant, fruit d’un viol, que Vanko considèrera plus qu’elle comme son fils. Leurs destins vont marcher sur les pas de l’Histoire de l’Amérique.

 

 

 

 

© Berthet, Van Hamme, Versaevel - Dupuis

 

 

                Ayant laissé les rennes de Largo Winch à Eric Giacometti, Jean Van Hamme se penche sur les origines de la fortune du groupe W et remonte plusieurs générations avant Largo, plus de cent cinquante ans auparavant, aux sources européennes de l’arbre généaloque Winch. Van Hamme utilise l’Histoire pour raconter cette histoire. Des balkans en feu au mi-temps du XIXème siècle à la guerre de Sécession, l’Europe et l’Amérique sont les décors de l’aventure. Van Hamme, fidèle à sa réputation d’aller directement à l’essentiel, saccade son histoire de façon rapide. Trop ? Non. Les scènes se succèdent à un rythme effrené comme le train de la vie qu’on ne peut pas arrêter et qui ne peut pas faire marche arrière. En cinquante-quatre planches, on sait tout de la vie, non seulement de Vanko, mais aussi de ses enfants, son fils adoptif, et son cadet qu’il aura avec une infirmière, fille d’un richissime marchand de whiskey.

 

 

 

 

© Berthet, Van Hamme, Versaevel - Dupuis

 

 

                Au dessin, un Philippe laisse la place à un autre. Le trait dynamique et anguleux de Philippe Francq laisse place à la ligne claire réaliste de Philippe Berthet. Jamais froid et toujours pur, son graphisme sert aussi bien les réceptions mondaines que les massacres belliqueux. Sa compagne Domnique David lui a donné un coup de main sur cet album. Leurs styles sont tellement proches qu’on le remarque à peine, c’est ce qui est remarquable. Si on ne se trompe pas, on le décelerait peut-être dans la scène de l’attaque de l’ours.

 

 

 

 

© Berthet, Van Hamme, Versaevel - Dupuis

 

 

                On pourrait penser ce préquel comme une opportunité commerciale. Détrompez-vous. De Largo Winch, on connaissait la maison. Les auteurs nous font visiter les fondations dans une lecture passionnante et fluide, avec des personnages ayant chacun des défauts et des qualités, comme dans la vraie vie. En bref, avec La fortune des Winczlav, Van Hamme crédibilise l’univers de Largo.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : La fortune des Winczlav

 

Tome : 1 – Vanko 1848

 

Genre : Aventure historique 

 

Scénario : Jean Van Hamme 

 

Dessins : Philippe Berthet, avec la participation de Dominique David 

 

Couleurs : Meephe Versaevel

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 15,95 €

 

ISBN : 9791034751761

 



Publié le 06/04/2021.


Source : Bd-best


Spirou 4330 -  7 Avril 2021

 

 

Black Squaw Contrebande aérienne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            Black Squaw arrive et Louca s’en va. Le ballon laisse sa place à l’avion. Super-Groom est aussi de retour. Tout doucement, les épreuves du groom s’approchent de leur fin. Côté récit complet, après l’avoir fait dans Magic 7, Kid Toussaint détourne une nouvelle fois Le joueur de flûte de Hamelin.

 

            Léon et Lena, ces deux sales gosses, vous ne savez pas ce qu’ils font cette semaine ? Ils offrent des autocollants aux abonnés.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

 

© Perrault, Cerq – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Black Squaw : Scarface

Louca : E-Sport

Spirou, l’espoir malgré tout : Un départ vers la fin

Super-Groom : Chapitre 6

 

 

Récit complet :

 

Dent pour dent (Kid Toussaint & Jurion)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Comme des bêtes

Crapule (La pause-cartoon)

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliot au collège

Encyclopédingue (L’)

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Kermesse existentielle (La pause-cartoon)

Kid paddle

Léon & Lena

Méthode Raowl (La)

Nelson

Petit Spirou (Le)

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Bravo

En direct du futur : Robots à gogo

Interview : Yann & Henriet

Jeux : En attendant Bessie (Mouk)

Leçon de BD (La) : Dutreix

 

 

Supplément abonnés :

Autocollants : Léon & lena

 

 

En kiosques et librairies le 7 avril 2021.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 



Publié le 06/04/2021.


Source : Bd-best


Quintuplement de personnalités.  Elles 1 – La nouvelle(s)

 

« - Eh bien, mesdemoiselles ? Vous êtes en retard !

-   Euh… Oui… C’est parce que… Euh… En fait, on a… euh… Je…

-   Bonjour Madame Rodriguez, je m’appelle Elle et je suis nouvelle. J’étais perdue dans les couloirs. Maëlys m’a aidée à m’y retrouver.

-   Bien sûr ! Sois la bienvenue, Elle. »

 

 

 

 

 

 


 

                Elle vient d’arriver dans son nouveau lycée. Si elle arrive en retard en cours, c’est parce que les salles ne sont pas faciles à trouver dans un établissement qu’on ne connaît pas. Heureusement que Maëlys l’aide à s’y retrouver. Très rapidement, Elle se forge un groupe de camarades sympas. Outre Maëlys, il y a Otis, charmant et attentionné, Line, la petite rêveuse et Farid, fashion victim. Face à eux, il y a Elle, ou plutôt Elle(s), parce qu’elle n’est pas toute seule dans sa tête.

 

 

 

 

© Toussaint, Stokart – Le Lombard

 

 

                L’adolescence, c’est la période de l’insouciance, celle où l’on peut faire plus de choses que les enfants et où l’on n’a pas encore les problèmes des adultes. L’adolescence, c’est aussi la période des tourments et des interrogations, un corps qui change, un métier auquel il va falloir songer. Alors, toutes ces émotions adolescentes que l’on partage avec sa famille, avec ses groupes d’amis, chez Elle, elles prennent vie au travers de ses cinq alter egos qui se manifestent. Blondie maîtrise les situations et fonce comme un bélier. C’est une combattante. Brune, à la fois introvertie et à l’écoute de l’autre, est la timidité incarnée. Verte a du recul. Elle est muette et réfléchit avant d’agir. Violette est une boule d’humour. Enfin, Rose a une personnalité nuancée, à l’équilibre entre défauts et qualités. Tour à tour, elles se mettent au premier plan dans la vie d’Elle, au fil de la journée et selon les sentiments…

 

 

 

 

© Toussaint, Stokart – Le Lombard

 

 

                Kid Toussaint met en exergue les universelles interrogations adolescentes qui ont bouleversé ou bouleversent tout un chacun. Elle est née de sa frustration de ne pas avoir pu développer les deux personnalités de Farah dans Magic 7. Inspirée des chansons Léa de Louise Attaque et She’s a rainbow des Rolling Stones, Elles invite à plonger dans un monde, non pas schizophrénique, mais dans lequel des personnalités multiples se succèdent chez une jeune fille hyperimaginative. Qui est Elle, réellement ? Le mystère reste entier. On le découvrira au fil des albums.

 

                Aveline Stokart signe son premier album de bande dessinée. Très active sur Instagram (300 000 followers), la dessinatrice est une infographiste hors pair. Les personnages sont finement personnalisés. Les décors contemporains gardent une très légère raideur numérique, sauf, les trop rares décors exotiques ou oniriques dans lesquels résident les différentes personnalités de Elle. Les couleurs, quant à elles, sont tout simplement somptueuses et sont l’un des points forts, en réelle osmose avec le récit, rendant l’album splendide.

 

 

 

 

© Toussaint, Stokart – Le Lombard

 

 

                A ranger entre Olive (par Mazel et Cazot, chez Dupuis) et Dans les yeux de Lya (par Cunha et Carbone, également chez Dupuis), Elles met les sentiments au premier plan et donne aux émotions le rôle principal.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Elles

 

Tome : 1 – La nouvelle(s) 

 

Genre : Sentiments lycéens 

 

Scénario : Kid Toussaint 

 

Dessins & Couleurs : Aveline Stokart 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 12,45 €

 

ISBN : 9782803678242

 



Publié le 06/04/2021.


Source : Bd-best


Te souviens-tu du nom du bal perdu ?  Sur un air de fado

 

« - Attends un peu, tu vas voir…

-   Besoin d’aide, Messieurs ? Quoi qu’il ait fait, je suis sûr qu’il ne recommencera pas. Pas vrai, petit ?

-   Allez, fous le camp, microbe ! Et que je te revoie plus traîner dans le secteur !

-   A bas Salazar ! Viva a liberdade ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Lisbonne, 1968. En pleine rue, le docteur Fernando Pais vient de tirer le jeune João des griffes de la police. Le gamin était en train de recevoir une solide correction. Il faut dire qu’il l’avait cherchée. Mettre du papier journal enflammé rempli de crottes devant la porte du commissariat, c’était la meilleure idée pour qu’un flic se retrouve plein d’excréments en essayant d’éteindre le paquet surprise. Mais encore faut-il courir vite. Bref, l’intervention du médecin tombe à point, et le moins que l’on puisse dire, c’est que le môme n’est pas spécialement reconnaissant. Il n’en fallait pas moins pour rappeler à Fernando Pais son passé militant.

 

 

 

 

© Barral - Dargaud

 

 

                Pour son premier album en tant qu’auteur complet, Nicolas Barral signe une œuvre politique historique magistrale. Partant d’une bête chute du dictateur Antonio de Oliveira Salazar le 3 août 1968, Barral raconte la vie d’un médecin très tranquille qui voit son existence remonter à rebours à cause de, ou grâce à, une rencontre fortuite avec une graine de révolutionnaire. Le petit João lui fera rencontrer sa sœur, militante communiste. Le passé de Fernando va lui revenir à la face… comme un boomerang.

 

 

 

 

© Barral - Dargaud

 

 

                Barral pose ouvertement la question de l’engagement politique et de ses conséquences dans ce qui n’est rien d’autre qu’une dictature. Sur un air de fado est l’épopée chevaleresque d’un héraut discret. Sur un air de fado est l’haïku d’un samouraï solitaire. Sur un air de fado est la chanson d’un astronaute qui regarde la terre d’en haut du ciel et qui se demande s’il ne devrait pas y retourner pour arranger les choses. Concrètement, Sur un air de fado dénonce le régime de Salazar et invite à se projeter sur ce que l’on ferait face à l’arrivée au pouvoir d’un parti fasciste dans son pays.

 

 

 

 

© Barral - Dargaud

 

 

                On connaissait le Nicolas Barral dessinateur parodique de Baker Street et de Philip & Francis. On connaissait l’adapteur, après Tardi, du Nestor Burma de Léo Malet. On connaissait le scénariste tendre et humoristique de Mon pépé est un fantôme. Il faudra dorénavant compter sur l’auteur avec un grand A, écrivant ici une incroyable histoire de politique et d’amour, émouvante jusqu’aux larmes.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Sur un air de fado 

 

Genre : Histoire 

 

Scénario & Dessins : Nicolas Barral

 

Couleurs : Nicolas & Marie Barral

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 160

 

Prix :  22,50 €

 

ISBN : 9782205079593

 



Publié le 05/04/2021.


Source : Bd-best


Le final d’une série réjouïssante.  Aspic, détectives de l’étrange 8 – Trois petits tours et puis s’en vont

 

«  - Bon vent, les esprits !

-   Bien joué, ma nièce ! Vous avez mérité votre chèque.

-   Gardez votre foutu argent ! Vous êtes irrécupérable.

-   Mais..

-   Ma part du marché est remplie, mère momie, à vous !

-   J’ai été assassinée. Le poison était dissimulé dans un parfum qui m’avait été offert lors de mon dernier anniversaire. Juste avant d’expirer, j’ai eu le temps de dissimuler le flacon. Il est caché sous une latte du plancher de la buanderie de mon logis parisien. Voici l’indice qui te manquait pour débuter ton enquête, ma fille… »

 

 

 

 

 

 

 


                Après avoir résolu le problème de sa tante dont le logis bordelais était perturbé par des manifestations d’ectoplasmes agressives et dangereuses, tant et si bien que ses domestiques quittaient leurs fonctions les uns à la suite des autres, Flora regagne Paris, accompagné évidemment de Hugo, afin d’éclaircir la mort de sa mère devenue momie bavarde. Enquêter dans le milieu familial est loin d’être la chose la plus aisée, surtout lorsque de lourds secrets sont dissimulés…

 

 

 

 © Gloris, Despujol, Saint-Blancat - Soleil

 

 

                Littérature, BD, cinéma, télévision, les influences des auteurs sont multiples. Mais ingurgitées et digérées à la sauce Gloris, il en ressort un plat bien savoureux.

                Dans le shaker, mettons donc Mary Shelley, Bram Stoker, Sir Arthur Conan Doyle, Eugène Sue et Edgar Allan Poe. Des monstres à la Frankenstein, des dents longues à la Dracula, de la perspicacité à la Sherlock Holmes, des mystères à la parisienne et des histoires extraordinaires, tels sont les ingrédients littéraires que l’on a pu retrouver tout au long des huit albums d’Aspic.

                Dans le shaker, rajoutons du Robin, du Krahen, du Derib. Les ectoplasmes de Koblenz et la parade des bêtes de foire de Bout d’homme sont revisités, ainsi que -et oui- l’esprit chamanique présent dans Yakari. C’est ce savant mélange BD aux frontières de l’enfance, de l’adolescence et de l’âge adulte qui est jouissif lorsqu’on lit Aspic.

                Dans le shaker, il y a aussi le cinéma de Browning et Murnau, celui de Baz Luhrmann et Cecil B.DeMille. Les deux premiers pour diverses créatures cauchemardesques issues de Freaks ou Nosferatu, les deux suivants pour le côté cirque ou grand spectacle de Sous le plus grand chapiteau du monde et Moulin Rouge, sans oublier l’humour présent dans ce dernier, comme cette série.

                Enfin, dans le shaker, il y a le poste de télévision duquel sont sortis un chapeau melon et des bottes de cuir, de drôles de dames et les brigades d’un tigre.

 

 

 

 

 © Gloris, Despujol, Saint-Blancat - Soleil

 

 

                Aspic, détectives de l’étrange, tire sa révérence au terme de huit albums. Le dessin aura servi à merveille le récit. Emmanuel Despujols et son prédécesseur Jacques Lamontagne ont été tous les deux aussi à l’aise dans les gueules, les tronches et toutes expressions de visages que dans de nombreuses et magnifiques grandes cases occupant les deux tiers de fort belles planches. Tous les détails ont été soignés ; aucun coin de case n’a été négligé. Il y a à regarder partout et à découvrir à chaque relecture.

                Les couleurs de Lorien Aureyre et de Cyril Saint-Blancat auront su créer une ambiance spécifique qui servira de référence.

 

 

 

 

 © Gloris, Despujol, Saint-Blancat - Soleil

 

 

                Les auteurs, et l’éditeur, ont l’élégance d’apporter une vraie conclusion. On regrette de quitter Flora et Hugo. On se souviendra de leurs enquêtes paranormales. La fin d’une série n’est-il pas le prix à payer pour qu’elle devienne culte ? 

  

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Aspic, détectives de l’étrange

 

Tome : 8 – Trois petits tours et puis s’en vont

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario : Thierry Gloris 

 

Dessins : Emmanuel Despujol 

 

Couleurs : Cyril Saint-Blancat 

 

Éditeur : Soleil

 

Collection : Quadrants

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782302089396

 



Publié le 04/04/2021.


Source : Bd-best


L’homme qui croyait aux rêves.  Alvar Mayor 2 – L’origine des mythes

 

« - Alvar Mayor ! Tu es Alvar Mayor !

- Oui. C’est moi.

- Louée soit ma chance. Je suis chroniqueur, chroniqueur des Indes. Je peux t’interroger pour que les prochains siècles et l’Histoire connaissent ta vie et tes exploits ?

- Ces derniers temps, je suis enclin à me remémorer mon passé. Dommage que ma vie ne soit pas aussi intéressante que celles de Pizarro et Cortès.

- Oh, mais je connais des choses sur toi qui permettraient d’écrire un livre entier. »

 

 

 

 

 

 

 


 

Après avoir mené conquistadors, aventuriers, chercheurs d’or et contrebandiers de tous poils par les sentiers et à travers les jungles sud-américaines, Alvar Mayor mène à présent une quête plus introspective, mais aussi plus fantastique, qui le mènera jusqu’à ses morts possibles.

 

 

 

 

© Breccia, Trillo – iLatina

 

 

                Alvar Mayor est un Indiana Jones nonchalant. Il est l’un des premiers blancs nés en Amérique, fils de l’un des hommes qui accompagna Pizarro au Pérou. Seul blanc de la région capable d’interpréter une carte, il prenait dix pour cent de ce qui était découvert lors d’une expédition. Délaissé par Lucia qui, fatiguée, veut devenir une dame, Alvar Mayor se cherche, voudra fuir, mais n’y arrivera jamais. On ne peut pas s’échapper de soi-même…

 

 

 

 

© Breccia, Trillo – iLatina

 

 

                A travers les histoires d’Alvar Mayor, Carlos Trillo raconte un crépuscule précolombien, avec une dose d’onirisme. Les conquistadors n’ont pas le beau rôle. Leur cruauté est toujours punie, que ce soit par un hasard divin ou par leurs ennemis. Trillo n’hésite pas à montrer leur violence mais il instille une moralité en avance sur son temps pour une série datant de la fin des années 70.

 

                Enrique Breccia est le fils de son père Alberto. Le dessinateur signait avec Alvar Mayor sa première série. Compte tenu du talent paternel, l’atavisme a bien fonctionné. La maîtrise du noir et blanc est exceptionnelle, avec notamment des nuits d’encre de plomb au travers desquelles se découpent personnages et bâtiments comme sur un négatif.

 

 

 

 

© Breccia, Trillo – iLatina

 

 

                Alvar Mayor, c’est cinquante-sept histoires parues entre 1977 et 1983. En deux volumes, les éditions iLatina en ont ressorties trente-sept. Il devrait donc rester de quoi faire un troisième volume pour clore ce qui serait une trilogie.

 

                « Qu’est-ce qui différencie vraiment un rêve de la réalité ? Et où finit l’un pour que commence l’autre ? » dit Alvar Mayor. Cette confusion entretenue fait de cette série un recueil de contes et légendes envoûtants, invitant au voyage dans l’espace et dans le temps.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Alvar Mayor

 

Tome : 2 – L’origine des mythes

 

Genre : Aventures sud-américaines 

 

Scénario : Carlos Trillo 

 

Dessins : Enrique Breccia 

 

Traduction : Thomas Dassance 

 

Éditeur : iLatina

 

Collection : Grandes Autores

 

Nombre de pages : 232

 

Prix :  30 €

 

ISBN : 9782491042189



Publié le 04/04/2021.


Source : Bd-best


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