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Une fresque aérienne.  Mickey & La terre des anciens

«  - Maître cordier Mickey, ta présence est exigée au château ! Tu as entendu ou dois-je répéter ?

-   Sa Seigneurie veut me voir ?

-   La convocation dit juste que ta présence est exigée au château sans délai !

-   Je ferai mon possible.

-   Tâche plutôt de faire l’impossible, tu t’éviteras bon nombre de fâcheux désagréments.

-   Pour ce qui est d’éviter les désagréments, je crois que c’est raté. »

 

 

 

 

 

 

 


 

                Mickey vit sur des îles flottantes dans le ciel. Il est cordier. Sa fonction est de tenir entre eux les différents morceaux de ces terres volantes. Une horde de gardes-corbeaux est dépêchée chez le cordier pour le convoquer au château où le Seigneur Fantôme Noir veut le voir. Afin de se préserver de futures tempêtes, le Seigneur demande à Mickey des cordages permettant de mieux lier les îles. Le tyrannique Fantôme, qui spolie des terres aux gens du peuple, l’ordonne. Mickey doute de l’efficacité de sa mission, d’autant plus qu’il est très perturbé par sa brouille avec Minnie et la disparition de son ami de toujours Dingo.

 

 

 

 

© Filippi, Camboni – Glénat/Disney

 

 

                Après Mickey et l’océan perdu, le duo Filippi-Camboni est adoubé une deuxième fois par les studios Disney. Denis-Pierre Filippi entraîne nos héros dans une histoire sombre et merveilleuse. Les relations entre Mickey, ses camarades et ses ennemis sont déstructurées. Les liens d’amitiés et d’inimitiés sont remis, pour certains, en question. Filippi intègre une dimension politique où des alliances improbables doivent se mettre en place pour s’allier contre des ennemis communs. Ainsi, Pat Hibulaire apparaît dans un fourbe rôle stratégique. Cerise sur le gâteau, Horace et Clarabelle apparaissent en guests stars.

 

 

 

 

© Filippi, Camboni – Glénat/Disney

 

 

                Sylvio Camboni est tout simplement magistral dans ce zootopie des airs. Il s’empare de l’univers Disney à la manière des meilleurs dessinateurs de la firme qui sont sans conteste les italiens. En France, seul le regretté Claude Marin pouvait rivaliser avec eux. Les décors sont tout simplement incroyables. Camboni ne néglige aucun coin de ciel dans des compositions gigantesques à fonds perdus. On pense à la mythique île volante du professeur Mirandus, même si l’histoire est d’une autre époque. La cité du Seigneur Fantôme et son palais font visuellement le grand écart entre le monde d’un Paul Grimault et celui de Black Panther. Les messagers corbeaux, quant à eux, semblent être ceux qui raillaient Dumbo l’éléphant-volant dans le long métrage éponyme.

 

 

 

 

© Filippi, Camboni – Glénat/Disney

 

 

                Si petit bémol il devait y avoir, c’est dans les couleurs de certaines scènes qui sont un peu sombres. Si elles respectent le ton du récit, c’est, sur quelques planches, au détriment du trait du dessinateur.

 

                Mickey et la terre des anciens semble attendre une suite. Vu le travail minutieux et qualitatif des auteurs, nul doute qu’elle doit déjà être sur les rails.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Mickey 

 

Titre : Mickey & La terre des anciens 

 

Genre : Aventure 

 

Scénario : Denis-Pierre Filippi

 

Dessins: Sylvio Camboni

 

Couleurs : Samuel Spano & Jessica Bodart 

 

Éditeur : Glénat

 

Collection : Disney

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 11,95 €

 

ISBN : 9782344038314001

 



Publié le 22/11/2020.


Source : Bd-best


Des liens de famille plus forts que des liens du sang.  Maïana 2 – L’anniversaire de Jules

«  - Super ! Je vais être grande sœur !

-   Tu l’étais déjà un peu, tu ne crois pas ?

-   Des fois, je me demande : Jules n’arrête pas de bouder. Hein Jules, pourquoi tu boudes ?

-   Toi, je te parle plus ! T’es plus ma sœur !

-   Tu sais que tu es comme mon frère !

-   Eh ben non, j’suis pas ton frère !

-   Arrête, Jules…

-   J’arrête si tu es là… pour mon anniversaire ! »

 

 

 

 

 


 

                C’est bientôt l’anniversaire de Jules. Il est tout excité mais une ombre assombrit cette perspective. Sa demi-sœur Maïana sera absente pour la fête, elle doit partir chez son papa. Jules n’avale pas la dragée, d’autant plus que la vie de la famille recomposée est en plein bouleversement. La maman de Maïana et le papa de Jules attendent un heureux événement.

 

 

 

 

© Carbone, Berdal - Jungle

 

 

                Maïana est l’aînée d’une famille recomposée. Elle adore son nouveau petit frère et est très peinée que le partage qu’elle doit faire entre ses deux familles attriste autant Jules. Alors, elle va tout mettre en œuvre pour lui démontrer que ce n’est pas parce qu’on ne peut pas être présent un certain jour que la personne concernée par la fête est moins aimée. Maïana va organiser un rébus géant sur plusieurs jours pour amener Jules à découvrir une surprise de taille.

 

 

 

 

© Carbone, Berdal - Jungle

 

 

                On parle souvent d’œuvre cohérente pour un dessinateur, rarement pour un scénariste. Carbone a ceci de particulier que c’est une scénariste à l’œuvre cohérente. Tout le monde connaît ses succès de chez Dupuis avec en tête d’affiche sa série star La boîte à musique. On connaît moins les univers qu’elle développe ailleurs, et notamment chez Jungle : Le pass’temps, récemment chroniqué dans ces pages, Complots à Versailles et Maïana. Carbone met les aventures à hauteur d’enfants : les fantastiques comme celles de Nola, mais aussi celles de tous les jours comme Maïana. La vie est une aventure et les mômes voient l’avenir comme tel. En tant qu’ancienne institutrice (Carbone, pardonne moi l’emploi de ce terme, mais il est infiniment plus beau que Professeur des écoles), la scénariste connaît les enfants mieux que quiconque.

 

                Carbone conserve aussi une cohérence dans le choix de ses dessinateurs et dessinatrices. La plupart, comme Gijé, Cunha ou Berdal ont ce style de dessins couleurs directes, avec des cases sans bords et des personnages aux grands yeux. Maïana est la première série BD de l’illustratrice Pauline Berdal. La couverture est magnifique. Comment ne pas être touchés par ces papiers dorés qui volent, emportés par une légère bise, comme s’ils venaient nous chercher pour nous asseoir sur le pont au-dessus de la mare aux côtés de Jules et Maïana ?

 

 

 

 

© Carbone, Berdal - Jungle

 

 

                Même si cette aventure cible particulièrement les enfants de familles recomposées, elle intéressera évidemment les autres car elle leur démontre que les liens du cœur sont plus forts que tout.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Maïana 

 

Titre : 2 – L’anniversaire de Jules 

 

Genre : Bonheurs du quotidien 

 

Scénario : Carbone

 

Dessins & Couleurs : Pauline Berdal 

 

Éditeur : Jungle

 

Collection : Miss Jungle

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 11,95 €

 

ISBN : 9782822231053

 



Publié le 21/11/2020.


Source : Bd-best


Avant que le Renard Rusé ne fasse sa loi.  Don Vega

«  - Miguel a été stupide.

-   Au moins, lui n’a pas été lâche comme certains.

-   Il est bien avancé, maintenant.

-   Il a fait sa part, comme les autres.

-   Ah oui… Les autres…

-   Et ils étaient où, les autres ? Les Zorros ?

-   Il n’y a qu’un seul Zorro. Il réapparaît toujours, Rafaela. Sous une forme ou une autre. Un jour, il n’y aura plus de souffrances. Ce jour-là, nous pourrons tous revenir. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                1848, en Californie, le señor Gomez, ancien général, s’est approprié pour des bouchées de pain différents domaines et terrains qu’il est en train d’exploiter, sous le contrôle de Borrow, son homme de main. Les habitants locaux ne l’entendent pas de cette oreille. Sous le couvert de la cagoule de Zorro, mythe populaire, certains péons comptent bien mener la rébellion. Parmi eux, Don Vega, de retour d’Espagne, prend les rênes de la contestation pour rendre au peuple ce qu’on lui a spolié.

 

 

 

 

© Alary - Dargaud

 

 

                Après ses deux adaptations des romans de Sorj Chalandon, Pierre Alary revient à la grande BD d’aventures. Il revisite à cette occasion le mythe de Zorro, dont la série télévisée issue des Studios Disney a bercé quelques générations. Mais Alary va plus loin et remonte aux sources du personnage créé en 1919 par le feuilletoniste Johnston McCulley. Celui-ci s’était inspiré d’un bandit mexicain des années 1840 en Californie qui s’en prenait aux colons blancs et à leurs mines. Alary place son action à l’époque de la ruée vers l’or, métal précieux que s’accaparent les envahisseurs anglo-saxons.

 

 

 

 

 

© Alary - Dargaud

 


                Alary brouille les pistes en faisant de Zorro un concept pour les péons. N’importe qui, ou presque, peut s’accaparer le personnage pour lutter contre l’injustice. Un véritable héros va cependant se détacher du lot, pour lutter contre un vrai méchant comme on les aime dans les bonnes histoires.

 

                Dans son traitement autant graphique que scénaristique, l’ombre de Jijé surplombe Alary penché sur sa table de travail. Au détour d’une ruelle ou entre deux cases, on image Pancho et Jerry Spring observant les personnages de l’album, comme s’ils voulaient participer à l’action.

 

 

 

 

© Alary - Dargaud

 

 

Don Vega est à ne pas confondre avec Don Diego de la Vega. Ici, pas de Bernardo, de Sergent Garcia, ni de Tornado. Ils appartiennent à la firme aux grandes oreilles. Qu’importe ! Pierre Alary remet les pendules à l’heure pour ce qui pourrait n’être que l’introduction d’une série à succès.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Don Vega 

 

Genre : Aventure

 

Scénario & Dessins : Pierre Alary

 

Couleurs : Pierre Alary & Benoit Bekaert 

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 96 

 

Prix : 16,50 €

 

ISBN : 9782505084976

 



Publié le 19/11/2020.


Source : Bd-best


Satyre et humour noir contre Covid-19     Faut pas prendre les cons pour des gens T.2

 

-          Chéri, cet homme est en train de se noyer.

-          Si nous ne lui portons pas secours, nous ferons de la prison pour non-assistance à personne en danger.

-          Oui, mais si c’est un migrant nous ferons de la prison pour aide à l’immigration clandestine.

-          Tu as raison, demandons lui ses papiers !

 

 

 

 

Sorti en septembre 2019, le premier tome de « Faut pas prendre les cons pour des gens » s’est écoulé, à la surprise générale,  à plus de 60.000 exemplaires.  Pour ce second opus, on utilise la même recette, de l’humour noir, plus particulièrement caustique. Personne n’est épargné par Reuzé et Rouhaud, nos deux compères nous délivrent un livre totalement décalé dans une période qui semble se diriger vers un possible deuxième confinement.

 

 

 

 

© Reuzé – Rouhaud – Fluide Glacial

 

 

Dans la lignée de Desproges qui déclarait : « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde », dans la perspective de Franquin avec le recueil  « Idées noires », l’album décrit la bêtise humaine  dans toute sa splendeur. Si vous n’avez pas peur du second degré et de l’humour grinçant, cette série vous est particulièrement destinée.

 

 

 

 

 

 

 

Haubruge Alain.

 

 

Série : Faut pas prendre les cons pour des gens

 

Tome : 2

 

Genre : Humour noir et satyrique.

 

Scénario : Nicolas Rouhaud 

 

Dessins : Emmanuel Reuze

 

Éditeur : Fluide glacial

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 12,90 €

 

ISBN : 9791038200210

 

 

 



Publié le 18/11/2020.


Source : Bd-best


Attachez vos ceintures, le commandant Turbo est heureux de vous accueillir à bord !  Natacha Intégrale 6 - 1997-2007

 

« - Ah ! C’est merveilleux, quelle chance de voyager avec une hôtesse aussi jolie !

- Et compétente ! Intelligente, spirituelle et efficace ! Sollicitée par toutes les compagnies aériennes ! La perle des hôtesses de l’air ! Ah, oui, vous avez de la chance de voyager avec moi ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Dix ans de carrière de Walthéry sont réunis à travers quatre grands récits de Natacha dans ce nouveau diamant de la collection Dupuis Patrimoine.

 

                Alors qu’on pensait être embarqué dans l’histoire d’une vamp croqueuse de milliardaires, La veuve noire brouille les pistes pour nous entraîner dans ce qui semblait être un trafic d’animaux exotiques, pour au final se rapprocher de la signification imagée du titre. On y suit Natacha jusqu’aux ruelles pauvres des favellas. Georges Van Linthout y démontre ses talents de décoriste. Le scénario signé Michel Dusart remet Natacha au cœur de son métier d’hôtesse de l’air.

 

 

 

 

 © Walthéry - Dupuis

 

 

                Sur un scénario de Marc Wasterlain, Natacha et les dinosaures réécrit le mythe de la vallée perdue cher à Conan Doyle, auteur du Monde perdu. L’histoire surfait sur le succès de Jurassic Park. Il faut plus la lire comme un hommage à ce blockbuster américain. Les paysages sauvages rappellent l’excellente Ile d’outre-monde qui, tient donc, était déjà un scénario de Wasterlain. On reconnaît la patte de ce dernier sur les dinosaures qu’il a dessinés. Une fin ouverte laissait la possibilité d’une suite qui n’a jamais vue le jour.

 

 

 

 

 © Walthéry - Dupuis

 

 

                « Souviens-toi, François, de tous les bons moments passés ensemble. Les Schtroumpfs, Benoît Brisefer, Jacky et Célestin… et les steaks au Saphir à trois heures du matin. Bien amicalement. Peyo ». Tout le monde connaît le créateur de tous ces personnages, mais peu de monde sait qu’il a offert un scénario de Natacha en cadeau de mariage à Walthéry. Ce scénario, c’est  La Mer de rochers. En bon chineur, Walter acquiert un roman de la Série Noire chez un bouquiniste. Le livre semble bien convoité. Walter et Natacha se retrouve avec des malfrats aux trousses pour récupérer l’ouvrage qui contient une mystérieuse disquette. Peyo a écrit un polar qui amène l’hôtesse de l’air en Bretagne, occasion pour les auteurs de saluer le régional de l’étape Jean-Claude Fournier. Affecté par la mort de Peyo, Walthéry a mis vingt ans avant de s’atteler à la réalisation de cette aventure.

 

 

 

 

 © Walthéry - Dupuis

 

 

                Atoll 66 se déroule en Polynésie. Natacha est chargée, au profit d’un vol, de porter un paquet, comportant à priori des babioles, à un cuisinier de l’île. Inutile de préciser que le contenu est moins anodin que cela. Dans ce scénario tiré d’un récit écrit par Guy d’Artet, Natacha subit l’action. Accompagné d’une belle autochtone, Walter tire son épingle du jeu et apparaît comme le véritable héros de l’histoire. Gaston s’invite en guest star. Bruno Di Sano s’éclate dans les décors exotiques.

 

 

 

 

 © Walthéry - Dupuis

 

 

                Ces quatre récits de Natacha ne sont pas les plus célèbres. Si Les dinosaures surprend moins par son traitement, les autres sont d’excellentes aventures qui, même si elles sont parues bien après, sont dignes de rejoindre les meilleures histoires de l’âge d’or de la meilleure BD franco-belge.

 

                Avec le sixième tome de cette intégrale Natacha, Christelle et Bertrand Pissavy-Yvernault prennent la main pour un fascinant dossier introductif qui, rien qu’à lui seul, vaut l’acquisition de cet album, même pour les lecteurs fidèles possédant déjà tous les titres. Les auteurs n’ont pas mené des recherches d’historiens, mais un épatant travail d’enquêteurs à la recherche du moindre indice, de la moindre anecdote permettant d'en apprendre plus dans la genèse de chacune des histoires, et Dieu sait si, avec l’œuvre de Walthéry, c’est en soi toute une aventure tellement cet auteur a côtoyé tous les grands noms de Marcinelle. On apprendra entre autres comment et pourquoi la maison Marsu Productions a séduit des auteurs emblématiques de chez Dupuis. On verra que certaines histoires étaient destinées à d’autres héros ou se sont trouvées re-formatées pour la plus belle hôtesse de l’air.

 

 

 

 

 © Walthéry - Dupuis

 

 

                Début 2019, François Walthéry a été interviewé par BD-Best. Vous pouvez retrouver cet entretien sur : https://www.bd-best.com/news.php?page=2&limit=10&categorie=9

 

 

                Natacha a cette année 50 ans, mais le ciel n’a-t-il pas le pouvoir de suspendre le temps ?

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Natacha

 

Tome : Intégrale 6 - 1997-2007

 

Genre : Aventures aériennes, et pas que...

 

Scénario : Michel Dusart, Wasterlain, Peyo, Guy d’Artet

 

Dessins : François Walthéry 

 

Décors : Georges Van Linthout, Bruno Di Sano 

 

Couleurs :

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 264

 

Prix : 36 €

 

ISBN : 9791034749119

 



Publié le 18/11/2020.


Source : Bd-best


Le scénario de Rodolphe avait déjà du charme, et le trait de Léo de l’éclat.  Le charme du presbytère

«  - Bonjour Monsieur Darzac ! Joseph Joséphin, reporter à « L’époque » ; on m’appelle également Rouletabille… Et voici mon ami Sainclair chroniqueur judiciaire au « Cri du boulevard ».

-            Hum !... Que puis-je pour vous ? Vous laisser entrer ? Mais c’est impossible, voyons ! La police et le juge d’instruction sont là, et puis le Docteur et son équipe ! Mlle Stangerson est entre la vie et la mort ! Ce n’est vraiment pas le moment pour…

-            N’ayez crainte, Monsieur Darzac. Nous sommes vos amis… Nous venons ici avec pour seul but de découvrir l’agresseur de votre fiancée !

-            Je… Soit !... Martin, ouvrez la grille ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Rouletabille et Sainclair viennent d’arriver aux portes de la magnifique propriété des Stangerson. La jeune femme, fille d’un célèbre physicien, a été agressée dans sa chambre. Elle a été retrouvée gisant dans son sang. L’assassin s’est enfui. Mais comment ? La chambre jaune de Mathilde n’a aucune issue. Il y a une seule fenêtre fermée par une grille. Choquée, la jeune fille est incapable de raconter ce qui a bien pu se passer. Rouletabille devra user de toute sa perspicacité pour dénouer le mystère.

 

 

 

 

© Léo, Rodolphe – Une idée bizarre

 

 

                « Le presbytère n’a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat. » Cette phrase culte du roman de Gaston Leroux aurait dû servir de base aux titres du diptyque de Léo et Rodolphe tiré du « Mystère de la chambre jaune », au tout début des années 90. A cause de déboires éditoriaux, on peut même parler d’escroquerie comme l’explique Rodolphe en postface, seulement la première partie sera dessinée, sans être jamais publiée jusqu’à aujourd’hui.

 

 

 

 

© Léo, Rodolphe – Une idée bizarre

 

 

                Comment un livre de deux auteurs majeurs de la bande dessinée « classique » avec tout le respect que l’on doit au genre est-il resté oublié pendant près de trente ans ? Il aura fallu la géniale idée bizarre d’un micro-éditeur du même nom « Une idée bizarre » pour mettre en lumière cet incunable. Au-delà de non pas la réédition mais l’édition du travail de Léo et Rodolphe, Une idée bizarre réalise un travail d’éditeur d’exception. L’album en grand format et en noir et blanc permet aux lecteurs de s’immerger dans les lieux du récit. On rentre dans la demeure des Stangerson. On marche dans le jardin. On converse avec les différents protagonistes. Trois décennies plus tard, le trait de Léo apparaît d’une fraîcheur étonnante. Quelques pages de croquis terminent l’album, accompagnant les explications de Rodolphe sur la genèse de cette transposition en bande dessinée d’un chef-d’œuvre de la littérature française paru en 1907.

 

 

 

 

© Léo, Rodolphe – Une idée bizarre

 

 

                La publication de ce « Chant du presbytère » entrouvrera-t-elle la réalisation de « L’éclat du jardin » ? Ce serait inespéré. En attendant, trois solutions s’offrent aux lecteurs pour connaître la solution de l’énigme. La plus évidente est de se tourner vers le roman de Gaston Leroux. La deuxième est de regarder l’une des adaptations cinématographiques qui en ont été tirées, le film de 1930 étant disponible en intégralité sur YouTube. La troisième est de lire une autre adaptation en BD, celle parue en 2018 chez Soleil par Gaudin et Slavkovic, ou bien celle qui était directement en concurrence avec Léo et Rodolphe au début des années 90, celle signée Swysen et Duchâteau, dans un style totalement opposé mais au charme certain.

 

                Attention, seulement 300 exemplaires du Charme du presbytère ont été édités. Vous pouvez vous procurer l'album sur le site de l'éditeur : https://uneideebizarre.wixsite.com/accueilAlors, n’attendez pas pour profiter du charme du scénario de Rodolphe et de l’éclat du trait de Léo.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Le charme du presbytère 

 

Genre : Polar

 

Scénario : Rodolphe 

 

D’après : Gaston Leroux 

 

Dessins : Léo 

 

Éditeur : Une idée bizarre

 

Collection : Hors cadre

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 50 €

 

ISBN : 9782953919776

 



Publié le 17/11/2020.


Source : Bd-best


Au cœur de l’Afrique subsaharienne, la féérie d’un voyage.  Aduna, Monde visible/Monde invisible

«  Cet ouvrage n’a aucune visée ethnologique, ce ni un dictionnaire des coutumes africaines, ni un ouvrage à valeur anthropologique. Il ne s’agit pas non plus d’un livre sur « LA » culture africaine, car l’Afrique foisonne de cultures différentes. Même si la religion traditionnelle y semble commune, chaque ethnie en a son interprétation propre, ses us et coutumes, ses rites et ses croyances. »

 

 

 

 

 

 

 

                Dans le monde visible, il y a des masques, il y a un baobab. Il y a une case. Dans le monde visible, il y a aussi le chef du village, le devin, le griot et les anciens.

                Dans le monde invisible, on peut voir, ou pas, des ancêtres, des fétiches et le Kankourang. Il y a aussi Sango et les Trowos, Mami Wata et Mawu Lisa.

 

 

 

 

© ByMöko - Soleil

 

                ByMöko nous invite au cœur d’une Afrique légendaire et réelle. Dans la première partie, celle du monde visible, il nous fait visiter un village au cœur de la savane. On ressent la douce chaleur d’une fin d’après-midi. On touche le tronc d’un gigantesque baobab. On construit la case avec les villageois. Et alors, comme par magie, on entend tomber les pierres du devin et la musique de la kora du griot résonne à travers les images. Dans ce livre illustré, aux cours textes et sans bulles, ByMöko réussit l’exploit d’arrêter le temps, de ralentir la lecture, de laisser le temps d’observer, de méditer, d’écouter les images. Ecouter les images…comme l’on s’arrête à la page des anciens pour écouter leurs souvenirs.

 

 

 

 

© ByMöko - Soleil

 

 

                Bien plus grand est le monde invisible. Sous la pleine lune éclatante, les légendes s’écrivent dans une crédulité fascinante. Les esprits des ancêtres servent d’intermédiaires entre les hommes et les dieux. On est effrayé par le Kankourang et ses longs coupe-coupe poursuivants la population dans les rues. Et comment ne pas être envouté par Mami Wata, mère des mers, qui nous entraîne au fin fond des eaux noires ?

 

 

 

 

© ByMöko - Soleil

 

 

                Les deux mondes, le visible et l’invisible, sont en écho. Ils sont en parallèle, en harmonie et en fusion. L’un interagit sur l’autre. L’un ne peut pas exister sans l’autre. Ils sont deux faces d’une pièce qui s’appelle la vie.

 

                Complément à l’album Au pied de la falaise paru en 2017, invitation au voyage, dépaysement total, réalité féérique, Aduna est de ces livres magiques à l’aura inexplicable.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Aduna, Monde visible/Monde invisible 

 

Genre : Voyage

 

Scénario, Dessins & Couleurs : ByMöko 

 

Éditeur : Soleil

 

Collection : Noctambule

 

Nombre de pages : 40 

 

Prix : 18,95 €

 

ISBN : 9782302081772

 



Publié le 15/11/2020.


Source : Bd-best


C’est sans doute ainsi que naissent les contes.  Castelmaure

«  - Ma mère disait : « Si le Roi se présente à toi, triple tes honoraires ».

-   Ton tarif sera le mien…

-   Les rois ne viennent que pour deux raisons. Une maladie honteuse ou pour avoir un enfant…

-   Je suis fidèle à mon épouse…

-   C’est son ventre qui est sec, ou votre outil qui ne marche pas ?

-   On a tout essayé sans succès… »

 

 

 

 

 


 

                Par les chemins des campagnes, des villages et des cités, le mythographe recueille les contes et les légendes que l’on veut bien lui narrer. Mais ces histoires sont-elles vraiment imaginaires ? Qu’en est-il de celle de cette sorcière qui vit dans les bois ? Un Roi qui n’arrivait pas à avoir d’enfant avec son épouse est allée la consulter dans sa masure. Une séance de chamanisme plus tard, voici la Reine enceinte. Pas seulement elle, mais aussi toutes les femmes du Royaume. Quel sortilège s’est-il abattu sur la contrée ?

 

 

 

 

© Alfred, Trondheim - Delcourt

 

 

                Le problème avec des auteurs comme Lewis Trondheim ou Joann Sfar, c’est qu’ils produisent tellement d’albums qu’il est impossible de tout lire et qu’il est complexe de séparer le bon grain de l’ivraie, si ivraie il y a. Castelmaure n’est pas de l’ivraie, Castelmaure n’est pas du bon grain. Castelmaure est mieux que ça. C’est un nectar. C’est l’un des tous meilleurs albums du stakhanoviste qu’est Trondheim.

 

                Une sorcière gobe des yeux de lapins observée par un enfant inquiétant. Un harangueur de foule invite la populace à admirer un monstre de foire moitié homme moitié femme. Un gentilhomme qui se fait arracher sa bourse par un mendiant devient ivre de violence tel un Dr Jekyll. Une jeune fille entend des voix dans sa tête qui lui ordonnent de tuer tous les hommes qui s’approchent. Une Reine pleure de voir son ventre plat. Tous ces personnages aux destins croisés sont quelques-uns des protagonistes de cette geste d’un Roi qui ne rêvait que de donner un héritier à son Royaume.

 

 

 

 

© Alfred, Trondheim - Delcourt

 

 

                Trondheim écrit un conte comme on ne croyait plus pouvoir en lire. Dans un Moyen-Âge tout ce qu’il y a de plus classique, il nous invite au cœur d’un drame familial. Les éléments sont introduits les uns après les autres avant de se mêler ou de se démêler dans une construction scénaristique exemplaire, car au-delà d’être une histoire passionnante Castelmaure peut aussi être un cas d’étude de conception d’un scénario avec un grand S.

 

 

 

 

© Alfred, Trondheim - Delcourt

 

 

                Alfred ne se contente pas de dessiner ce conte. Il l’enlumine. Entre des scènes qu’on aurait pu lire dans Messire Guillaume de Matthieu Bonhomme et d’autres plus proches d’une Belle au bois dormant, entre des colorisations dignes de Hubert et des cases grandioses, Alfred garde sa personnalité dans cette histoire dont les personnages sont empreints d’une violente sensibilité.

 

 

 

 

© Alfred, Trondheim - Delcourt

 

 

Les contes sont éternels. Les contes sont merveilleux et maléfiques. Les contes sont empiriques. Les contes sont aussi renouvelables. C’est ce que prouvent ici Trondheim et Alfred avec l’un des meilleurs albums de l’année.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Castelmaure 

 

Genre : Conte moyenâgeux 

 

Scénario : Lewis Trondheim

 

Dessins : Alfred 

 

Couleurs : Alfred & Lou 

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Shampooing

 

Nombre de pages : 144 

 

Prix : 18,95 €

 

ISBN : 9782413028901

 



Publié le 14/11/2020.


Source : Bd-best


Les univers des Terres d’Arran.  Elfes 28 ; Nains 19 ; Orcs et Gobelins 10

«  - C’est paumé comme coin… Je croyais que tous les mages devaient servir un seigneur…

-   C’est le cas, il est au service du roi de Kelbek… Mais le vieux a tellement peur de son mage qu’il lui fiche une paix royale.

-   Hé ! Ax’Aaztarom ! On a ta marchandise !

-   Je le sens pas, je vous dis… Il va nous la faire à l’envers cet ensorceleur de malheur !

-   Tu sens jamais rien, Lygdr !!! A t’écouter, on pourrait croire que tout ce que j’entreprends finit mal… »

 

 

 

 

 

 

 


Tagdar et ses compagnons d’infortune vont trouver plus malin qu’eux. Les escrocs vont se la faire mettre à l’envers par un nécromancien. Ils vont se retrouver avec tout un tas d’ennemis aux trousses, mais ne vont pas se contenter de subir, mais bien de tenter de retourner la situation en leur faveur. C’est le sujet de l’aventure de Tadgar des Errants, dix-neuvième album de la série des Nains.

 

                Après le raz de marée destructeur, l’Elfe Alyana est de retour dans la cité. Mais son retour ne fait pas que des heureux. Alyana devra compter sur La Poisse, son compagnon Orc, pour l’aider à déjouer les manigances de ses détracteurs. C’est l’histoire d’Au royaume des aveugles. Vingt-huitième opus de la série des Elfes.

 

 

 

 

Elfes © Peru, Bileau, Jacquemoire, Duarte - Soleil

 

 

                Le dixième tome d’Orcs et Gobelins, Dunnrak, est l’histoire d’un Orc qui trouve un pendentif dans un lac sur lequel, chaque fois qu’un nom s’y inscrit, la personne concernée meurt. Le Gobelin Hidden l’accompagne dans l’aventure. C’est un hommage à peine dissimulé à un certain Hobbit et un non moins certain anneau, ainsi qu’à, grand écart, Destination finale.

 

 

 

 

Orcs et gobelins © Istin, Sierra, Nanjan - Soleil

 

 

                Une aventure autour de manigances plutôt politiques, un blockbuster d’action, une quête plus personnelle, voici les trois menus de cette nouvelle fournée des Terres d’Arran. L’univers créé par Jean-Luc Istin en 2013 compte à présent quatre séries parallèles sur soixante-et-un albums. Outre les trois séries qui sont aujourd’hui présentées, il en existe une supplémentaire, la dernière née Mages. Epaulé par Nicolas Jarry, Istin a posé les bases d’un univers entre Tolkien et Arleston. Ce dernier fait d’ailleurs partie du pool de scénaristes avec les deux créateurs, ainsi que Eric Corbeyran et Olivier Peru. Directeur de collection, Istin dirige l’univers d’héroïc-fantasy qui n’est autre que le reflet de notre monde. Par le prisme de personnages féériques ou monstrueux, on y traite finalement de sujets qui concernent les hommes, dans tout ce qu’ils ont de plus loyal et de plus fourbe.

 

 

 

 

Nains © Jarry, Bordier, Powelle, Goux - Soleil

 

 

                On retrouve toute la richesse des scenarii dans le travail graphique des dessinateurs. Chacun d’entre eux relève le défi avec application et précision. Les planches sont fouillées, minutieuses, fournies. Châteaux et forêts sont représentés avec finesse. Tous les albums sont d’une qualité de dessin égale. La maquette des collections uniformise le tout, sans que pour autant les couvertures ne soient dessinées par un même auteur. Chaque auteur reste le dessinateur de sa couverture en préservant cette unité. Que les concepteurs de séries à plusieurs dessinateurs qui confient les dessins de couvertures à un même auteur se le tiennent pour dit.

 

                Les mondes croisés des Elfes, des Nains, des Orcs, des Gobelins et des Mages n’ont pas fini de nous raconter des histoires. C’est logique, étant le reflet du nôtre, ils ne sont pas prêts d’arrêter de tourner.

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=5kGnv4VRJTw 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

Série : Elfes

Tome : 28 – Au royaume des aveugles 

Genre : Héroïc-Fantasy 

Scénario : Peru

Dessins : Bileau 

Couleurs : Jacquemoire

Storyboard : Duarte 

Éditeur : Soleil  

Nombre de pages : 52 

Prix : 14,95 €

ISBN : 9782302089327

 

 

 

 

 

 

Série : Nains

Tome : 19 – Tagdar des errants 

Genre : Héroïc-Fantasy 

Scénario : Nicolas Jarry

Dessins : Jean-Paul Bordier 

Couleurs : Vincent Powell

Designer : Pierre-Denis Goux

Éditeur : Soleil  

Nombre de pages : 60

Prix : 15,50 €

ISBN : 9782302090231

 

 

 

 

 

Série : Orcs & Gobelins

Tome : 10 – Dunnrak 

Genre : Héroïc-Fantasy 

Scénario : Jean-Luc Istin

Dessins : Alex Sierra 

Couleurs : J.Nanjan

Éditeur : Soleil  

Nombre de pages : 60

Prix : 15,50 €

ISBN : 9782302083141

 



Publié le 13/11/2020.


Source : Bd-best


Une pépite exhumée.  Astérix – Le menhir d’or

« - Eh, vous autres, là-bas ! Venez vite ! C’est la meilleure ! Astérix ! Obélix ! Venez !

-   Mais ? Que se passe-t-il ? Les Romains nous attaquent ?

-   Les Romains ? Chic, chic, chic ! Dis Astérix, je vais livrer mon menhir, et puis je reviens ! Commencez pas sans moi, hein ! Faites-les patienter !

-   Non, Obélix ! C’est encore plus drôle que les Romains ! C’est Assurancetourix qui veut se présenter au concours de bardes gaulois ! Ah ! Ah ! Ah !

-   C’est vrai, Assurancetourix ? Tu veux te présenter au concours ?

-   Parfaitement, Astérix ! Oui, je veux me présenter, mais j’obtiendrai le Menhir d’Or ! Parce que le jury n’est pas composé d’ignares, de barbares, de forgerons ou de livreurs de menhirs ! J’en ai assez qu’on se moque de moi ! »

 

 

 

 

 

 


 

                Cétautomatix a beau se moquer de lui, le barde Assurancetourix a bien l’intention de se présenter à un concours de chant et de remporter le trophée : un menhir d’or. La compétition a lieu au fin fond de la forêt des Carnutes. Astérix ne veut pas lui laisser prendre le risque d’y aller seul. D’autant plus que s’il chante aussi faux que d’habitude, et on ne voit pas ce qui changerait, les membres du jury sont capables de le massacrer. Armés d’une gourde de potion magique, pour Astérix, Obélix n’en ayant pas besoin, le trio de gaulois quitte le village pour se rendre au concours, sur une route parsemée de brigands… et de Romains.

 

 

 

 

© Uderzo, Goscinny – Albert René

 

 

                Récit publié en 1967 sous forme de livre-disque, Le menhir d’or est une histoire originale qui n’avait jamais connu d’autre publication. A la grande époque, les 33 tours de chez Philips étaient le moyen d’évasion pour les enfants qui ne connaissaient ni les tablettes, ni les vidéos, ni tous les supports omniprésents dans la société des années 2020. Ces grands disques faisaient la part belle aux illustrations. Pour l’occasion, Uderzo en avait réalisés 13, en plus de la couverture. Il fallait donc leur rendre hommage en déterrant cet incunable.

 

 

 

 

© Uderzo, Goscinny – Albert René

 

 

Avant sa disparition en mars dernier, le dessinateur a supervisé la réalisation de cet album. Les couleurs des dessins ont été rafraîchies pour mettre en évidence le trait inégalable d’Uderzo. Pour rajouter des images, des personnages ont été extraits de certaines scènes pour les mettre en plans plus serrés, bonne idée. Mais voilà, car il y a un « mais », la maquette de l’album a massacré une bonne partie des dessins du maître. L’éditeur a tellement souhaité faire un album du même format que tous ceux de la collection que plusieurs illustrations se trouvent coupées par la pliure de la page. Un véritable carnage. Tout ça pour ça, quel dommage ! Il fallait soit l’éditer à l’italienne, soit garder le format 33 tours, même si cela se serait fait au grand dam des collectionneurs.

 

 

 

 

© Uderzo, Goscinny – Albert René

 

 

Il n’en reste pas moins que sans ce travail, on n’aurait jamais redécouvert cette histoire. Rendons justement à César ce qui lui appartient, avec une pointe d’émotion sachant que ce livre restera le dernier sur lequel Uderzo a travaillé.

 

 

 

Enregistrement original de 1967 avec Roger Carel et Jacques Morel dans les rôles d’Astérix et d’Obélix, et une narration de Bernard Lavalette :

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=DKPY13oKjq8

 

 

 

 

Réenregistrement 2020 avec entre autres les voix de Jean-Claude Donda pour Astérix et de Bernard Alane pour la narration :

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=LRCvEt8TLjc

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Astérix

 

Tome : Hors-série - Le menhir d’or

 

Genre : Aventure humoristique

 

Scénario : René Goscinny

 

Dessins : Albert Uderzo 

 

Éditeur : Albert René

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 9,99 €

 

ISBN : 9782864973461

 



Publié le 11/11/2020.


Source : Bd-best


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