En images et en bulles
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Rien n’est jamais définitivement  acquis ! … Feminists in progress

 

 

 

 

Frais, éducatif, clair, sérieux sur le fonds mais léger sur le ton, ce roman graphique de Lauraine Meyer est impressionnant. D’ailleurs est-ce réellement un roman graphique dans le sens attendu en BD ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Non, probablement pas … je dirais plutôt un recueil de clichés, un abécédaire légèrement « acide » pour les machos. Un essai graphique portant, sur un ton que certains n’hésiteront pas à prendre mi-figue mi-raisin, sur ces illusions d’égalités hommes-femmes. Car si des progrès existent, Lauraine Meyer se rend vite compte que rien n’est jamais acquis définitivement dans ce domaine.

Cela démarre d’ailleurs de façon « anodine ». Une simple phrase tirée d’un livre trouvé au hasard d’une bouquinerie à Amsterdam, « Ainsi soit-elle » de Benoite Groult.

 

« A toutes celles qui vivent dans l’illusion que l’égalité est acquise et que l’Histoire ne revient pas en arrière, je voudrais dire que rien n’est plus précaire que les droits des femmes ».

 

 

 

 

 

 

© Lauraine Meyer - Casterman

 

 

Sur cette révélation, elle va regarder le monde avec un nouveau filtre, celui de la « feminist in progress », celui de l’anti-sexisme.

Et tout va y passer, le féminisme, le sexisme, le genre, les relations, le corps, la sexualité, la maternité, … Et pour ceux, ou celles qui auraient des « problèmes » de compréhension, un lexique clair, une bibliographie, une filmographie, des idées de séries, de podcasts, … et forcément de BD. Il y en a pour tous les goûts et tous les médias ! Impossible après avoir dévoré cette petite brique d’ignorer les facettes de cette lutte, jamais définitivement gagnée !

 

 

 

 

 

 

© Lauraine Meyer - Casterman

 

 

Bref, une véritable « bible » féministe … Pourtant rien de revendicatif ou d’agressif ! Son avatar BD nous invite à la suivre dans ses réflexions et ses constats. Elle y va même de propositions concrètes pour lutter contre certaines discriminations faites aux femmes.

 

 

 

 

 

 

© Lauraine Meyer - Casterman

 

Illustratrice de métier et directrice artistique dans la publicité, Lauraine Meyer arrive à garder un ton léger grâce à son dessin joyeux, ses couleurs jaune-bleu-rose douces à la mode pop. Une mise en page complètement libérée du carcan des cases « traditionnelles » offre malgré tout une lecture fluide, riche de commentaires, amusante parfois.

250 pages de féminisme 2.0 drôle, enthousiaste, à la portée de toutes … mais surtout de tous !

Bref, un guide à mettre entre toutes les mains …

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Titre : Feminists in Progress

 

 

Genre : BD documentaire

 

 

Éditeur : Casterman

 

 

Scénario & dessins : Lauraine Meyer

 

 

Nombre de pages : 245

 

 

Prix :  19,00 €

 

 

ISBN : 9782203242333



Publié le 08/06/2022.


Source : Bd-best


Lorsqu’un vêtement libére la personne qui le porte  … Le chemisier Bastien Vivès

 

 

 

 

Comment un chemisier peut-il devenir le personnage central d’un récit tellement « anodin » ? Mais anodin en apparence seulement !

 

 

 

 

 

 

 

Séverine Armand, étudiante en Lettres à Paris, est une jeune fille banale, que rien ne distingue des autres étudiants de son cours. Elle le suit en journée, vit avec son copain geek dans une monotonie de vieux couple avant l’heure, rend visite à ses parents à Meaux certains week end. Bref, une vie banale …

Certains soirs, elle fait également du baby sitting. Elle doit bien gagner un peu sa vie pour améliorer son quotidien.

 

 

 

 

 

© Bastien Vivès – Casterman

 

 

 

Et justement, un de ces soirs, sa vie bascule « stupidement ». La fille qu’elle garde tombe malade et vomit sur elle ! Son père lui prête alors un chemisier en soie de sa femme pour se changer avant de rentrer chez elle !

Voulant le rendre ensuite, cela tarde et elle se met à le porter. Il est beau, de couleur perle, avec un joli col. Il lui plaît et la rassure.

Il n’en fallait pas plus pour que subitement le regard de son entourage change à son égard. Les hommes ne la regardent plus de la même manière. Loin de la déranger, Séverine apprend à s’épanouir, à prendre confiance en elle, en sa féminité, en sa beauté, en son envie de sortir de ce quotidien norme.

 

 

 

 

 

© Bastien Vivès – Casterman

 

 

 

La vie va alors s’accélérer, s’intensifier au risque de la brûler. Mais qu’importe, elle se sent enfin « vivre ». Et de péripéties et incidents joyeux ou non, expériences libertines et amours sauvages, son chemisier va prendre « ses coups » !

Où cela va-t-il mener Séverine, cette étudiante qui s’ouvre enfin à la vie en portant le chemisier d’une autre ?

 

 

 

 

 

© Bastien Vivès – Casterman

 

 

 

Bastien Vivès nous offre ici un récit intimiste, rempli d’émotions et de tendresse. Presque un conte moderne à partir d’un simple vêtement de soie.

Son dessin est minimaliste, simple, efficace, se centrant sur l’essentiel … au point d’en oublier les yeux de Séverine dans certaines cases, voire le décor des lieux. Mais cela ne fait que renforcer l’intensité de son regard dans des moments forts.

A moins évidemment que cette « absence » de regard ne soit là que pour mieux faire ressortir d’autres détails !

Nous pourrions néanmoins nous interroger sur certains aspects de fonds … le rôle que Bastien accorde à la femme, le fait qu’elle n’existe « réellement » que par le port de ce si sensuel chemisier en soie, … A chacun son avis sur la question !

 

 

 

 

 

© Bastien Vivès – Casterman

 

 

 

Récit contemporain, féministe, actuel, alliant sensualité et grâce, ce roman graphique épuré en noir & blanc sonne terriblement vivant.

Un plaisir de s’y plonger …

 

Paru en 2018, cette fable contemporaine est rééditée par Casterman dans le cadre d’une action « Les incontournables du roman graphique à prix découverte » (10,00 €). On retrouve d’autres titres tels « Josephine Baker » (Catel & Boquet), « Le muret » (Céline Fraipont & Pierre Bailly), « In waves » (Al Dungo), « Hicksville » ( Dylan Horrocks) et « Ailefroide - Altitude 3954 m » ( Jean Marc Rochette & Olivier Boquet).

 

 

 

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

 

Titre : Le chemisier

 

 

Genre : Roman graphique

 

 

Éditeur : Casterman

 

 

Scénario & dessin : Bastien Vivès

 

 

Couleurs : N/B

 

 

Nombre de pages : 198

 

 

Prix : 10,00 €

 

 

ISBN : 9782203168770



Publié le 07/06/2022.


Source : Bd-best


Chant du cygne d’un truand.  Allan Thomas Scott Le marin bandit

 

 « - Allez bouge-toi, Scott ! Tu es libre ! L’individu qui a payé ta caution t’a laissé ce petit message…

- Qu’est-ce qu’il me veut ?

- Ne pose pas de questions, Scott. Tu es libre. Tout ce que tu as à faire, c’est de reprendre ta vie sans faire la moindre vague. Et ça vaut mieux pour toi. Fais gaffe à ce que tu trafiques, ton généreux sauveur a des projets pour toi. Il te recontactera en temps et en heure. En attendant, fais-toi oublier. »

 

 

 

 

 

 

 

Allan Thomas Scott fait toujours le même cauchemar. Il flotte dans un océan tempétueux avant d’être englouti par une vague qui le réveille. Pour l’instant, Allan croupit au fond d’un cachot sous quarante degrés. Mais un bon samaritain a payé la caution qui lui rend la liberté, après six mois de taule. Allan se rend alors sur le seul lieu de son destin : un port. Le soir, il ne fait jamais bon traîner sur les docks. C’est l’heure et l’endroit pour les truands de régler leurs petites affaires.

 

 

 

 

© Belmas - Sépia

 

 

Première bande dessinée autour de l’univers de Tintin publiée par les éditions Sépia, Allan Thomas Scott inaugure un nouveau concept. Le petit album n’est pas une fausse biographie du marin, comme on a pu lire celle du Senhor Oliveira Da Figuera par Albert Algoud, parue chez Chandeigne. Ici, l’autrice Sarah Belmas choisit de raconter les tourments d’un homme dont le passé pèse lourd sur ses épaules. En quête de sérénité mais incapable de faire table rase de sa personnalité violente et impulsive, Allan va retrouver la femme qu’il aime depuis cette escale en France et de laquelle il a été trop longtemps séparé. Cet amour sera-t-il synonyme de rédemption ? Ou bien les démons reviendront-ils frapper à son hublot ?

 

 

 

 

© Belmas - Sépia

 

 

Sarah Belmas publie son deuxième album, après Lever l’ancre paru chez Côte-à-cas éditions. Elle est une vraie tintinophile. Elle connaît sur le bout des doigts le personnage dont elle s’empare du destin. Son histoire est un récit d’ambiance. Il se lit rapidement mais avec lenteur. La réalité est une traversée sur une mer d’huile. Mais ce n’est qu’une apparence. Les tempêtes sont dans l’esprit d’Allan. Belmas réalise une mise en abime. L’amour d’Allan, ne serait-ce pas elle-même ? La colorisation entre le bleu et l’orange, se mêlant dans des tons inédits, traduit cette frontière entre la violence et la sérénité. L’histoire se lit sur ce fil, comme si le lecteur était un funambule cherchant l’équilibre. On aurait juste apprécié un peu plus de densité dans l’intrigue.

 

 

 

 

© Belmas - Sépia

 

 

La collection Zoom sur Hergé s’inscrit définitivement comme « la » référence qui permet à l’univers de Tintin d’être toujours vivant. Quand on a fini de lire Tintin, on peut recommencer à lire Tintin. On y trouvera toujours quelque chose de nouveau.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Allan Thomas Scott Le marin bandit 

 

Genre : Drame

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Sarah Belmas

 

Éditeur : Sépia

 

Collection : Zoom sur Hergé

 

Nombre de pages : 104 

 

Prix : 12,90 €

 

ISBN : 9791033402039

 

 

 

 



Publié le 07/06/2022.


Source : Bd-best


Histoire de la droite en BD.  A tribord, toute !

 

« - Je suis gaulliste !

- Je ne l’étais pas et finalement je le suis un peu !

- Moi, je suis venu plusieurs fois sur la tombe du Général.

- Imagine-t-on le Général de Gaulle oublié des français ?

- Moi aussi je dis que je l’admire depuis 2020 même si mon père le détestait.

- Mais de qui parlez-vous bon sang ? »

 

 

 

 

 

 


                Tous se réclamaient ou se réclament de lui. Chirac, Mitterrand, Sarkozy, Fillon, Le Pen fille,… Seul Emmanuel Macron semble négliger la référence. Le Général de Gaulle est la figure de proue de la droite française. Mais c’est bien des années avant son avènement que remontent Jean-Yves Le Naour et Marko dans leur histoire de la droite en BD.

 

 

 

 

© Marko, Le Naour – Dunod

 

 

                L’ouvrage commence par une sentence démontrée. « Dieu est de droite. D’ailleurs, quand Dieu aime quelqu’un, il l’assoit à la droite de lui-même. » Mais comme Jésus est de gauche, ça a tout de suite été la pagaille au paradis. D’autant plus que lorsque les philosophes des lumières ont apporté leur grain de sel, le pouvoir religieux fut remis en question. C’est donc en la personne de l’anti-Lumières Giambattista Vico, dès 1725, que l’on trouvera les premières réflexions d’une pensée de droite. « L’égalité est une chimère. Les droits naturels de l’individu, cela n’existe pas. »

 

 

 

 

© Marko, Le Naour – Dunod

 

 

                La Révolution de 1789 sera le premier drame de l’histoire de la droite. Ce Roi, Louis XVI, pour qui lever de nouveaux impôts était la solution pour rétablir les finances du Royaume, aura la tête coupée. Avec Napoléon, la droite se trouvera rapidement un nouveau fer de lance : retour au pouvoir personnel et fondation d’une nouvelle droite autoritaire et populaire à la fois. On suivra par la suite l’avènement de chacune des Républiques jusqu’à la Vème qui anime encore le pays aujourd’hui : deux cents ans de disputes et d’alternances, avec ses coups d’Etat, ses scandales et ses élections. Un trafic de décorations par le député Daniel Wilson, gendre du président Jules Grévy ou la plus célèbre Affaire Dreyfus ne sont que des exemples parmi tant d’événements au cœur de la vie politique. Au XXème siècle, ajoutons le nationalisme, idéologie nouvelle d’une droite qui se veut patriote. Puis, ce sont les guerres mondiales et leurs conséquences qui pèseront lourd sur l’échiquier politique français, et international bien sûr, avec l’arrivée au pouvoir du Général de Gaulle. Pompidou, Giscard d’Estaing, Chirac, Sarkozy arriveront au pouvoir à droite, en alternance avec Mitterrand et Hollande à gauche, sous les yeux d’une extrême-droite qui ne cesse de gagner des électeurs, pour arriver à l’élection du cambrioleur qui va couper l’omelette : Emmanuel Macron, et son hold-up centriste ratissant large, parce que c’est son projet, et semant la zizanie dans tous les partis.

 

                C’est en analysant le passé que l’on comprend le présent. Tout comme dans le volume précédent, Le Naour, docteur en Histoire, est parfois didactique, mais sans jamais être ennuyeux. Dans un graphisme drôle, dynamique, à la fois tendre et parfois moqueur, Marko établit un équilibre qui fait de l’ouvrage un manuel d’Histoire fluide et passionnant, sur un sujet précis. De Gaulle qui évite les balles de l’OAS comme Keanu Reeves dans Matrix, ça vaut le détour.

 

 

 

 

© Marko, Le Naour – Dunod

 

 

                Comme pour le tome de « gauche », les pages de garde de l’album sont impressionnantes. Le dessinateur a réalisé une photo de famille des acteurs de l’album, avec 193 personnalités (38 de plus que dans le volume précédent). De Dieu à Le Pen, une légende les nomme toutes. Il ne manque que Zemmour, apparu trop tard dans le paysage politique, mais que l’on aperçoit cependant en fin d’album. Les auteurs le réservent peut-être pour un « A droite de la droite, toute ! ».

 

                Mieux que La politique pour les nuls, le diptyque A babord, toute ! / A tribord, toute ! est une anthologie permettant de comprendre la situation politique française actuelle… mais malheureusement pas de résoudre ses problèmes. 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : A bâbord, toute !

 

Genre : Histoire

 

Scénario : Jean-Yves Le Naour 

 

Dessins : Marko 

 

Éditeur : Dunod  

 

Nombre de pages : 128

 

Prix : 18,90 €

 

ISBN : 9782100815203

 

 

 



Publié le 07/06/2022.


Source : Bd-best


L’anthologie de l’absurde.  Absurdo est sur Kiss Kiss Bank Bank

 

 

En financement participatif sur Kiss Kiss Bank Bank, après Miss Endorphine et Regards (voyages dans les reflets), ABSURDO est le nouvel événement des éditions Miss Endorphine dirigées par Patrice Verry. 

 

 

 

 

 

 


                Absurdo … Ce sont des réflexions et des observations à travers l’absurde… nostalgique, moqueur, autodérision, bêtise, non-sens, ridicule, joyeux burlesque mâtiné de désespoir, l’infini détail ou par extension ce qui pourrait paraître absurde mais ne l’est pas forcément. Le tout pimenté de quelques vertiges métaphysiques, de confidences et d’un soupçon de non-sens. Sans oublier l’absurde du réel. Voilà le programme !

 

 

 

 

© Gromain Machin - Miss Endorphine

 

 

Plus de 60 artistes embarquent à bord :

Célina Grimardia, Véro Davidson, Manolo Prolo, Zvonkine Eugénie, Pat Pujol, Gromain Machin, Guillaume Sanrankune, Esther, Richard Aeschlimann, Gaby Ratoschlagos, Sada la Rouge, Dreaglon, Nathalie Sougnoux, Tôma Sickart, Mia Ou alias Caca Hontas, Vivien Duval, Guillaume de Cock, Evelyne Postic, Nuke Tanukibayashi, Fabien Guy feat. Roméo, Jef Benech, Jigé, Benoît Baldwin / Benoit Bedrossian, Gwen Tomahawk, Kabinet de Kuriosités, Filipo Tetedevo,…

Et Helen Pivette, VEL, Ida Polo, Chad Iya / Chadia Jeljoul, Alexandrine Elle, Lulu Moon Zifer, Jean-François Caritte, Chester Blood, Benoit Serrou, Vero Delorme, Grimm, Alain Lachartre, Paul Bessis, Marija Nielsen, Sanu Wah, Fanfan B., Natasha Kikx, Sébastien Jokoko Papillon, Marine Klaa, Damien Boulanger, Yannick D, Nils Bertho, Jérémie Garcin, BB Coyotte, Manuela Araceli Barron Algar et nos bienveillants Fred Le Pop et Thierry Guitard !

Ainsi qu’ Anastassia Eliasnotre graphiste (couvertures, création graphique et mise en page)

Et sans doute des surprises de dernière minute !

 

 

 

 

© Manolo Prolo - Miss Endorphine

 

 

Au programme, l’absurde à travers une cinquantaine de récits. Les artistes, venus de tous horizons, vous proposent leurs visions de l’absurde. Un vrai kaléidoscope de beaux-arts.

 

 

 

 

© Caritte - Miss Endorphine

 

 

Absurdo ne pourra exister que grâce à vous et c’est pour cette raison que chaque participant aura son nom à l’intérieur du livre. Une façon de vous associer au projet et de vous remercier. 

 

Les préventes du livre ABSURDO sont lancées sur KissKissBankBank :

https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/apres-miss-endorphine-et-regards-voici-notre-nouveau-livre-illustre-absurdo?fbclid=IwAR1vEO-bIDcXx9tNlNoeRkWklc-FEV8APlHXr8lW5vE7qYBxi1O1rCEiV4E

 

 

 

Laurent Lafourcade 

 

 

 

 

 



Publié le 05/06/2022.


Source : Bd-best


Spirou 4390 -  1er juin 2022

 

 

Black Squaw Souvenirs de France

 

 

 

 

 

 

 

            A demi-inconsciente dans une soue, entourée de cochons, Bessy se remémore de ses années de formation en France. C’est là-bas qu’elle a fait ses classes dans l’aviation, là-bas où les femmes étaient autorisées à prendre le manche. C’est à l’école Caudron du Crotoy que notre héroïne a vécu quelques temps au milieu de garçons frimeurs et vantards. Mais quand ceux-ci vont se rendre compte qu’ils ont en Bessy une collègue pilote d’exception, ça leur fera rabattre leurs caquets. Yann et Henriet poursuivent la biographie romancée de Bessy Coleman. La série est bien différente de Dent d’ours, leur précédente collaboration. Passionné par le personnage grâce à une biographie signée Jacques Béal, L’ange noir, Yann avait prévu à la base d’en faire une héroïne de polar humoristique, avec Al Capone, le Ku-Klux-Klan et tutti quanti. On aurait été alors plus proche de Sammy, ou d’Odilon Verjus que Yann scénarisait pour Laurent Verron. Quand Alain Henriet est arrivé sur le projet, l’histoire a fait un looping plus réaliste. Les auteurs définissent Black Squaw, non pas comme une série d’aviation, mais comme l’histoire d’une femme aviatrice. La nuance est de taille. Les avions sont au second plan, derrière la femme et le contexte historique.

 

            Pour les abonnés, fin de la prépublication en trois mini-livrets de la nouvelle série de Joann Sfar et Benjamin Chaud : Héliotrope.

 

Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Sfar, Chaud – Dupuis

 

 

Histoires à suivre :

 

Black Squaw : Le Cotroy

Cœurs de ferraille (Les) : Debry, Cyrano et moi

Sœurs Grémillet (Les) : Le trésor de Lucille

Spirou, l’espoir malgré tout : Une fin et un nouveau départ

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Cédric

Coach (Le)

Crash Tex

Croquidou

Professeur Foldogon (La pause-cartoon)

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Houba gags

Kid paddle

Méthode Raowl (La)

Nelson

Pernille

Petit Spirou (Le)

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Tebo

En direct du futur : Superino, une légende italienne !

Interview : Henriet & Yann

Jeux : Camembert haute voltige

Leçon de BD (La) : Laurel

 

 

Supplément abonnés :

Mini BD : Héliotrope (3/3)

 

 

 

En kiosques et librairies le 1er juin 2022.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 



Publié le 05/06/2022.


Source : Bd-best


Une année avec Migali.  Migali 3 – Une araignée trop perchée !

 

« - C’est le grand jour ! C’est aujourd’hui qu’on part au camp Royal ! On va pouvoir retrouver tous nos amis en colonie de vacances ! Regarde, Mille-pattes, le sac à dos est prêt ! De l’eau ! Une couverture de survie ! Un sachet de nourriture ! Et voilà le package complet pour l’aventure ! Tadaaa !

- Migali ? Tu sais, tu pars un mois entier. C’est pas trop petit comme sac ? »

 

 

 

 

 

 

 

Migali part en colonie au Camp Royal ! Elle ne part pas toute seule. Son chat Mille-pattes l’accompagne. Il faut aussi lui préparer son sac à dos. Les dernières affaires réglées, comme le rangement de la chambre, ou presque, et le câlin des familles, voilà qu’il est déjà l’heure de prendre le bus et de retrouver tous ses amis. Il y a Lucile; il y a Gredin. Mais il n’y a pas qu’eux. Sont aussi présents tous les princes et princesses des dix Royaumes : Azzo, le prince des Ténèbres, Vera du royaume des Marais, Corentin, le pro du dessin, Orson, le prince des Neiges, et… Oh non… Rex-Emilien vient aussi. Il est bête comme ses pieds. Les vacances au Camp Royal ne vont pas être de tout repos. Entre l’arbre d’or, le rocher du diable, le marécage, les galeries souterraines et un volcan prêt à exploser, nos amis ne vont pas s’ennuyer. Ah, ça, non ! Et nous non plus !

 

 

 

 

© Arlène, Lambert – Auzou BD

 

 

Migali est une des séries les plus drôles du moment. Alexandre Arlène et Fabien Öckto Lambert ont créé un monde hilarant. La série n’a pas l’air de payer de mine comme ça, mais c’est une petite pépite. Les auteurs écrivent une série de gags qui se suivent pour constituer un long récit avec un début, un milieu et une fin, fin d’album, mais pas fin de série parce que Migali est incontestablement « le » succès des encore jeunes éditions Auzou. Arlène frappe dans tous les coins, envoyant le gag pas forcément de la direction dont on s’attendrait. Ainsi, Firmin, le petit prince fourmi, est l’acteur, ou plutôt la victime, d’une série d’avanies.

 

 

 

 

© Arlène, Lambert – Auzou BD

 

 

Lambert est fan du Monde incroyable de Gumball et ça se voit. On retrouve ici l’esprit graphique de la série. Les têtes des personnages ont une expressivité inouïe. Elles sont si rigolotes qu’on se marre avant même de commencer à lire la planche. Les double-pages comme lorsque les personnages sont perdus en forêt ou quand le volcan explose sont merveilleuses. L’une d’elles se transforme même en jeu dans le lac souterrain. Bref, on peut perdre le Nord, on peut perdre son slip de bain, mais on ne peut pas perdre son sens de l’humour.

 

 

 

 

© Arlène, Lambert – Auzou BD

 

 

Les auteurs développent le réseau Migali en instaurant un dialogue permanent avec les lecteurs qui sont invités à envoyer leurs dessins de la petite fille araignée et ses amis pour figurer, comme ici, en fin d’album.

Migali enferme dans sa toile des milliers de lecteurs qu’elle n’est pas prête de laisser repartir. Longue vie à Migali !

  

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Migali

 

Tome : 3 – Une araignée trop perchée !

 

Genre : Humour arachnide

 

Scénario : Alexandre Arlène 

 

Dessins & Couleurs : Fabien Öckto Lambert

 

Éditeur : Auzou BD

 

Nombre de pages : 104 

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9791039503594 

 

 

 

 



Publié le 04/06/2022.


Source : Bd-best


La vie en bleu.  HĂ©liotrope 1 - Les voleurs de magie

 

« - Je suis voleuse d’objets magiques et c’est un grand secret.

- Pourquoi tu me le dis, alors ? Y avait un truc dans ton sandwich ?

- Euh… Je sais pas. Parce que je suis lesbienne et je suis amoureuse de toi et je tiens à t’offrir quelque chose de précieux alors je t’offre le secret du Wesh.

- Attends ! C’est beaucoup d’informations d’un coup. Et de toute façon, le secret du Wesh, c’est nul.

- Tu veux que j’organise un vrai truc magique par amour pour toi ? »

 

 

 

 

 


 

                Avant de s’appeler Héliotrope, elle était une jeune fille comme les autres… comme les autres, ou presque. Amoureuse d’une de ses copines de classe, elle lui avoue être voleuse d’objets magiques et, pour preuve d’amour, l’emmène dans son immeuble où elle vit avec sa grand-mère. Mémé est très à cheval sur la politesse. Elle a le tromblon facile et n’est pas tout à fait d’accord pour que sa petite fille dévoile à n’importe qui leurs secrets de famille. L’invitée, n’appréciant pas d’être entraînée dans des trucs extravagants, préfère prendre ses jambes à son cou. Qu’importe ! En séchant ses larmes sur un livre de magie, notre héroïne découvre qu’il existe un bijou très rare, immatériel, une couleur dont aucun squelette ne garde trace, bref, quelque chose qui pourrait charmer ses amours. Elle se reprend en mains et part donc trouver Aspirine, vampire se son état. Ensemble, elles vont trouver cette couleur, la plus belle d’entre elles, dans la lampe d’un phare d’Ostende : c’est un bleu nommé Héliotrope. Mais lorsque la main de la petite rousse va se refermer sur la flamme bleuâtre, c’est elle qui va prendre cette couleur et son nom. On ne sait pas comment elle s’appelait mais dorénavant elle se nommera Héliotrope. Sa vie va prendre un nouveau départ.

 

 

 

 

 © Chaud, Sfar - Dupuis

 

 

                Encore une fois, c’est en faisant croire qu’il fait n’importe quoi que Joann Sfar ne fait pas n’importe quoi. Héliotrope part sur un rythme déjanté où les rebondissements magiques emportent chaque fois l’histoire dans une direction dans laquelle on ne s’attend pas. Comme à la grande époque du Borgne Gauchet ou de Petit Vampire, les personnages secondaires ont une consistance spécifique qui n’appartient qu’à Sfar : ici, un gardien de phare capable de jouer du sabre en téléphonant, une grand-mère prête à tout pour élever correctement sa petite fille, ou encore Aspirine, personnage qui a eu sa série chez Rue de Sèvres. Sfar parle aux enfants devenant ados. Héliotrope est lesbienne et le dit sans retenue, avec naturel, comme ça devrait être le cas dans notre société. Son monde est cruel comme l’est celui des adultes. Il y a même un meurtre de sang froid.

 

 

 

 

 © Chaud, Sfar - Dupuis

 

 

                Au dessin, on retrouve un as de l’illustration jeunesse : Benjamin Chaud. Le dessinateur a fait relativement peu de bandes dessinées. Il sfarise ici son trait. Il entre dans son univers comme dans des chaussons. Ses images sont fines et détaillées. Héliotrope est un personnage moderne qu’il élance et lance dans l’aventure et dans un univers qui, espérons-le, aura l’occasion de se développer.

 

 

 

 

 © Chaud, Sfar - Dupuis

 

 

                Les aficionados de Joann Sfar ne pourront pas être déçus par cette série. On connaissait le bleu marine, le bleu azur, le bleu Klein et bien d’autres encore. Il faudra à présent compter avec le bleu Héliotrope.

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Héliotrope

 

Tome : 1 - Les voleurs de magie

 

Genre : Fantastique

 

Scénario : Joann Sfar

 

Dessins : Benjamin Chaud

 

Couleurs : Isabelle Rabarot

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 13,95 €

 

ISBN : 9791034760381 

 

 

 

 



Publié le 04/06/2022.


Source : Bd-best


Olivier Gay, de l’autonomie à l’adoubement.  Les maléfices du Danthrakon 1 - La diva des pics / Démonistes 2 - Tillie

 

« - Qu’est-ce que tu veux ? Tu n’as rien à faire ici !

- Et pourquoi ? Mam’zelle fait un concert, et Mam’zelle se croit célèbre ? A l’abri, p’têt ?

- Aïe ! Aïe ! Non ! Pardon !

- Des années qu’tu travailles pour nous, et c’est maint’nant qu’ça devient juteux. Alors, tu vas continuer, on a fait ce qu’il faut pour en être sûrs. Le chef a fait enlever tes parents.

- Mes parents ? Laissez-les en dehors de ça ! Vous voulez quoi ? Faire les poches des spectateurs, comme d’habitude ? Allez-y ! A l’opéra, ils sont riches !

- Nan nan. Ce soir, on joue plus gros ! »

 

 

 

 

 

 


                A Karyelle, citée perchée sur un pic montagneux, Ptolomelle est une jeune cantatrice reconnue de tous. Sa sœur Méliandre l’accompagne à la harpe. Tout allait pour le mieux jusqu’à ce que l’Archimage Modrevol n’invite la chanteuse à une réception dans son manoir. La guilde des voleurs, qui a enlevé les parents des deux sœurs, la fait chanter, à juste titre, et compte bien profiter de l’occasion pour s’introduire dans la demeure de l’hôte. C’est en chantant dans la bibliothèque que Ptolomelle séduit le Danthrakon, grimoire magique tout émoustillé par sa voix de cristal, à tel point qu’il va s’en emparer.

 

 

 

 

© Gay, Arleston, Boiscommun - Bamboo

 

 

                Pour ce nouveau cycle du Danthrakon, intitulé Les maléfices du Danthrakon, Christophe Arleston s’est adjoint les services, ou plutôt la complicité d’Oliver Gay. Le romancier a déjà fait ses preuves chez Drakoo; étant aux commandes de trois séries : Démonistes, sur laquelle nous allons revenir, Nécromants et Les gardiennes d’Aether. Comme il l’a fait avec Loïc Nicoloff sur Léo Loden qui vole à présent de ses propres ailes, Arleston le généreux (tiens, ça fait nom de héros d’Heroïc-Fantasy) met le pied à l’étrier à un jeune scénariste. Le maître ayant créé l’univers dans un premier cycle de trois albums, il accompagne son page pour une série de one-shots autour du Danthrakon, ce grimoire vivant au caractère ambigu. On retrouve au dessin Olivier Boiscommun qui redonne un peu à son trait de la finesse qui faisait défaut dans le premier triptyque.

 

 

 

 

© Gay, Arleston, Boiscommun - Bamboo

 

 

                Il faut dire qu’Arleston n’a pas pris tant de risques que ça en enrôlant Olivier Gay. L’univers de ses autres séries, et en particulier celui de Démonistes, était déjà Arlestono-compatible. Le tome 2 paru il y a quelques semaines le prouve. Pas un temps mort, de l’humour, de l’action, des barbares et des crétins, il ne manque rien. On y retrouve Vlad, le démoniste dans le coma, accompagné par Borel, le garde rescapé, Hepsar, le démon majordome, et Tillie, son amour d’adolescence. Pendant que les aventuriers font route vers la capitale, Hepsar raconte ce qu’il s’est passé vingt ans auparavant et qui risque de mener le monde à sa perte. Sauront-ils aujourd’hui empêcher le portail démoniaque de s’étendre ? Gay joue à fond la carte jeu de rôles. L’imprévu peut surgir à tout moment. Le second degré et la mise en abîme font partie de l’ADN de la série. Comme le dit Vlad, « Si un jour les bardes racontent notre histoire, ils vont trouver que ça va trop vite, là ! ». Ce à quoi Hepsar répond : « Faut tout caler en deux chants, c’est pas gagné, mais après, si le public suit et achète assez d’albums, les bardes écrivent une suite.. ». Il n’y a plus qu’à espérer.

 

 

 

 

© Gay, GeyseR, Gibie - Bamboo

 

 

                Avec des séries comme Danthrakon, Démonistes, mais aussi La baroque épopée du monde qui ne voulait plus tourner, Les gardiennes d’Aether, Le grimoire d’Elfie ou encore Nécromants, le tandem Arleston-Gay est le doublé gagnant pour le label Drakoo.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 


 

Série : Les maléfices du Danthrakon

Titre : 1 - La diva des pics  

Genre : Heroïc Fantasy 

Scénario : Christophe Arleston & Olivier Gay 

Dessins : Olivier Boiscommun 

Couleurs : Claude Guth

Éditeur : Bamboo

Collection : Drakoo

Nombre de pages : 56 

Prix : 15,90 €

ISBN : 9782382330432

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Démonistes

Titre : 2 - Tillie 

Genre : Heroïc Fantasy 

Scénario : Olivier Gay 

Dessins : GeyseR 

Couleurs : Gibie

Éditeur : Bamboo

Collection : Drakoo

Nombre de pages : 48 

Prix : 14,50 €

ISBN : 9782490735341

 

 

 

 



Publié le 04/06/2022.


Source : Bd-best


Trésors d’un dieu du neuvième art.  Pif hors-série collector - René Goscinny

 

« - Dick Dicks ! Dicks !

- A vos ordres, chef !

- Dicks ! Vous allez vous occuper de cette affaire de statues. C’est une histoire qui commence à prendre une envergure dangereuse. Je veux une solution rapide !

- Bien chef.

- Et surtout, Dicks, pas de bêtises ! Votre consigne est de vous occuper strictement de cette affaire. Compris ?

- Oui chef. Bien chef. » 

 

 

 

 

 

 

 

C’est peut-être le plus grand scénariste de tous les temps. Historiquement, c’est en tous cas l’un de ceux qui aura laissé une empreinte indélébile dans l’Histoire du Neuvième Art, avec un grand H. Pif, le magazine qui ne cesse de revenir, lui consacre un numéro hors série. C’est l’occasion de revenir sur la carrière de ce pionnier, cet homme d’exception, dont Astérix n’est dans sa bibliographie que la partie émergée de l’iceberg.

 

 

 

 

 © Goscinny - Vaillant

 

 

Anne Goscinny et Aymar du Chatenet ont offert à Pif le mag et aux éditions Vaillant de véritables trésors. Ici, pas d’extraits d’Astérix, Oumpah-Pah, Lucky Luke, Iznogoud, les Dingodossiers ou Le petit Nicolas. Pour une fois, c’est à tout le reste que l’on s’intéresse, à commencer par Dick Dicks, détective new-yorkais, dessiné par Goscinny lui-même. Parmi tous les bijoux présentés, il y a une histoire du Signor Spaghetti, dessinée par Attanasio, et une autre de Strapontin, le chauffeur de taxi, avec Berck (et dont on attend une intégrale digne de ce nom). Ces deux-là sont les plus connus des méconnus. Mais il y a aussi La forêt de Chênebeau, dessinée par Mic Delinx, ancêtre de La jungle en folie que le dessinateur signera pendant des années avec le génial Christian Godard. On retrouve ce même Godard ici dessinateur pour  Goscinny avec Tromblon et Botaclou. Ce ne sont que quelques exemples dans ce florilège dont le point d’orgue est l’intégralité des planches de Record et Véronique, dessinées par Will pour le magazine Record.

 

 

 

 

 © Berck, Goscinny - Vaillant

 

 

L’œuvre de Goscinny est présentée ici en quatre chapitres : ses débuts touche-à-tout, sa période chef d’orchestre où il développe de multiples projets, son apogée en tant que scénariste de séries vedettes, puis une nouvelle période touche-à-tout mais dans d’autres univers comme le cinéma. Pas de longs articles, mais beaucoup d’iconographie. On est comme sur une frise chronologique illustrée. On n’est pas du tout dans un magazine sur Goscinny mais dans un magazine de Goscinny. La nuance est importante. L’opus se termine par un retour sur l’exposition René Goscinny, scénariste, quel métier ! qui s’est tenue à Angoulême, les lauréats 2022 des prix de scénarii à son nom et une inoubliable grille de mots croisées rédigées par lui-même. Un poster rétrospectif est encarté. Il n’est pas des plus esthétiques mais il a le mérite d’exister. La seule chose que l’on puisse vraiment reprocher à cette revue est sa maquette pas très belle et sa couverture plutôt moche présentant sous un angle distordu la fresque angoumoise dessinée par Catel, autrice d’une formidable biographie dessinée parue chez Grasset.

 

 

 

 

 © Will, Goscinny - Vaillant

 

 

Complément indispensable à toutes les biographies de René Goscinny, ce Pif Paf Pop Culture est une mine d’or de BD oubliées signées de ce grand homme.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Pif hors-série collector Pif Paf Pop Culture

 

Tome : René Goscinny

 

Genre : Recueil

 

Rédactrice en chef : Charlotte Chaussegros

 

Éditeur : Vaillant

 

Nombre de pages : 130

 

Prix : 8,95 €

 

En kiosques

 

 



Publié le 04/06/2022.


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