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Tosca des bois n’a rien à envier à Robin et s’évade d’un Moyen Âge guerrier pour retrouver l’insouciance de la jeunesse téméraire

Qu’elles sont belles et apaisées les villes italiennes. Solaires. Il n’en a pas toujours été ainsi et fut une époque où ces jolis bastions se la jouaient frère ennemis et se menaient des guerres sans relâche et à qui mieux mieux. Que voulez-vous, la soif de pouvoir et de territoires. Et tous les coups étaient permis. Sur cet échiquier médiéval, on ne saurait en vouloir à la princesse Lucilla d’avoir besoin d’évasion et de voyage avec ses nouveaux amis pas forcément de sa classe seigneuriale mais complices. Sauf que les ennemis de son père entendent bien mettre la main sur elle pour faire levier.

 

 

 

 

 

 

 

© Radice/Turconi chez Dargaud

 

Résumé de l’éditeur : Alors que le seigneur de Castelguelfo se prépare hardiment à la guerre contre l’infâme Gautier de Brienne, sa fille, Lucilla, fuit le château familial pour explorer le monde en compagnie de ses amis Tosca et Rinaldo. Les merveilles qui’ils croisent sur leur chemin sont innombrables mais en ces temps de guerr, le danger guette…

 

 

 

 

© Radice/Turconi chez Dargaud

 

Toujours sous le charme du premier opus de cette série, on se laisse embarquer sans méfiance dans l’histoire que nous destine le duo toujours aussi magique, Teresa Radice et Stefano Turconi. Les couleurs ont changé dans les derniers reflets de l’automne et ceux de l’hiver. Peu importe les armées qui en souffriront. Les enfants, quelle que soit leur condition, laissent la misère de la guerre aux grands inconséquents pour faire leurs expériences et traverser les bois.

 

 

 

 

© Radice/Turconi chez Dargaud

 

Après tout, pourquoi n’y aurait-il que les scouts qui aimeraient vivre au fond des bois. Hue, dada. Turconi n’a pas son pareil pour mettre de l’étincelle et de la malice dans les regards de ses héros, de l’insouciance aussi. Celle-là même qui fait qu’ils n’ont pas vu venir le danger. Hippique et épique.

 

 

 

 

© Radice/Turconi chez Dargaud

 

Recyclant des éléments bien connus du genre (comme le traquenard en forêt) avec facétie, pugnacité et frénésie graphique, Radice et Turconi livre un nouveau one-shot qui ne s’empêche pas de faire avancer la trame de fond de la série et de lever le voile sur les origines de cette orpheline téméraire qu’est Tosca des Bois. Ne restant pas sérieux, les deux auteurs prennent le partie de se payer une bonne tranche de rire sur la table de cette époque troublée et alignent les gags rythmés et réussis dans des décors toujours aussi somptueux et enluminés. La belle aventure continue, sur un final insoutenable !

 

 

 

 

© Radice/Turconi chez Dargaud

 

 

 

Alexis Seny

 

Série : Tosca des Bois

Tome : 2 – Complots, fuites, secrets et enlèvements

Scénario : Teresa Radice

Dessin et couleurs : Stefano Turconi (Facebook)

Traduction : Emmanuel Justo

Genre : Aventure, Médiéval, Humour, Jeunesse

Éditeur : Dargaud

Éditeur VO : BAO Publishing

Collection : Dargaud Jeunesse

Nbre de pages : 48

Prix : 9,99€



Publié le 23/07/2018.


Source : Bd-best


Inépuisables aventures, poésie inestimable, esthétique vintage magnifiée : Trondheim et Keramidas galvanisent durablement Mickey, Donald & co

À l’heure où Dupuis interrompt momentanément la série de « Spirou vu par… » (ce qui réjouit les puristes et nous chagrine un peu tant il y a eu de belles choses dans cette collection), Glénat continue d’offrir à Mickey et sa bande une french touch tellement rafraîchissante. Lewis Trondheim et Nicolas Keramidas ne se le sont pas fait dire deux fois… ou plutôt si puisque, coup sur coup, ils ont entraîné Mickey et Donald dans deux aventures plus folles et heureuses l’une que l’autre.

 

 

 

 

 

 

 

© Trondheim/Keramidas/Findakly chez Glénat

 

Résumé de l’éditeur  pour Mickey’s craziest adventures : Catastrophe, le coffre-fort de Picsou a été dévalisé ! Les responsables ne sont autres que Pat Hibulaire et les Rapetou, ayant réussi à dérober la machine à miniaturiser conçue par Géo Trouvetou lui-même. Pour les arrêter, Mickey et Donald doivent unir leurs forces et partir à leur poursuite. C’est pour eux le début d’une course effrénée, du laboratoire du génial inventeur aux méandres d’une dangereuse jungle, en passant par les ruines d’une cité antique et secrète…

 

 

 

 

© Trondheim/Keramidas/Findakly chez Glénat

 

Résumé de l’éditeur pour Donald’s happiest adventures : Un matin comme les autres : Donald se lève de la patte gauche et reçoit un appel de Picsou. Après leurs aventures aux quatre coins du monde avec Mickey, son oncle a besoin de lui pour une nouvelle chasse au trésor. Mais Donald se rend compte que, peu importe l’étendue des richesses qu’il lui envoie chercher, son oncle ne sera jamais satisfait. Picsou a beau être un vieux canard pingre et acariâtre, il veut la même chose que tout le monde : le bonheur. Aussi décide-t-il d’envoyer son neveu à la recherche de cet inestimable trésor ! Mais pour le colérique et malchanceux Donald, trouver le secret du bonheur semble mission impossible…

 

 

 

 

© Trondheim/Keramidas chez Glénat

 

Dès le renouveau des beaux jours, quel plaisir de chiner sur les brocantes. Lewis Trondheim et Nicolas Keramidas ne sont, semble-t-il, pas les derniers à goûter aux joies des quêtes et des reconquêtes d’objets vieillots non identifiés. C’est ainsi, au hasard d’une promenade matinale qu’ils ont mis la main sur des numéros quasi-antiques d’hebdomadaires oubliés des années 60 : des exemplaires de Mickey’s quest et de Donald’s quest comics and stories. Sans doute ont-ils rêvé car de l’histoire des magazines jeunesse, jamais aucun n’a porté l’un de ces deux titres. Sans doute aussi les deux auteurs sont-ils trop modestes que pour s’attribuer la paternité des deux histoires qu’ils ont conçues et qu’ils préfèrent se cacher derrière un prétexte. C’est sûr, depuis le temps que Mickey est Mickey et Donald est Donald, tellement d’artistes sont passés dans leurs sillages qu’on pourrait croire que plus personne ne saura leur apporter une dimension supplémentaire.


C’est archi-faux, au fil des saisons, des époques et des évolutions, les personnages de papier, pour peu qu’ils soient en vie (pauvre Tintin), muent. Et Trondheim et Keramidas leur apportent une présence d’esprit et un supplément d’âme assez fameux sous prétexte de grande déconnade et d’aventure foutraque. Leurs deux albums sont des oeuvres de grande maîtrise et d’une esthétique vintage et bouleversante. Avec chasses au trésor et inventions qui prennent le contre-pied de ce qu’ont proposé Filippi et Camboni qui optaient pour le futurisme. Ici, tout est fait, des fac similé de taches ou de moisissures, des auréoles à la page déchirée en passant par les couleurs passées (couleurs, elles-mêmes, d’époque: le travail de Brigitte Findakly est là aussi étincelant), pour nous faire croire que l’ouvrage qu’on a entre les mains est un trésor, celui que cherche sans relâche ces personnages qui nous suivent tout au long de notre vie. Et ça l’est.

 

 

 

 

© Trondheim/Keramidas/Findakly chez Glénat

 

Le premier opus, Mickey’s craziest adventures, rajoute à cette esthétique des affres du temps pourtant diablement soignée un fonctionnement par épisode. Comme si les auteurs avaient scanné les pages ancestrales des revues trouvées par hasard dans cette brocante. Avec en-têtes qui à elles seules font rêver mais aussi des épisodes… manquants ! Vous en trouvez souvent, vous, des lots de magazines totalement complets ?

Moi qui collectionne les Journaux Spirou d’antan, il m’est souvent arrivé de devoir lire une histoire à suivre en devant imaginer ce qu’il se passait durant quatre ou cinq planches que je n’avais pas. Ça fait travailler l’imaginaire. C’est sur ce même procédé d’imprégnation et d’investissement que joue le duo magique en proposant 82 épisodes-planches répartis sur 42 planches.

 

 

 

 

Projet de couverture © Keramidas

 

De quoi donner une histoire aussi rocambolesque que sans queue-ni-tête. Et pourtant sensée à mesure que le lecteur s’y invite peu ou prou, s’accaparant ce récit trépidant (des profondeurs sous-marines à la Lune en passant par des cités antiques et des… cités antiques) et en en faisant un récit dont il est aussi le héros aux côtés d’une galerie bien connue : Géo Trouvetou, les Rapetou et Pat Hibulaire, le Professeur Mirandus… en plus d’un bestiaire fouillé.

 

 

 

 

© Trondheim/Keramidas chez Glénat

 

Au coeur de ses pérégrinations passant sans faute de raccord ni d’accord de Chérie, j’ai rétréci les gosses à Indiana Jones et l’Atlantide, le duo mène cet album d’une trombe en multipliant les gags, les running gags et les rebondissements inattendus. Nicolas Keramidas n’a pas vendu son âme au dia… à la petite souris et réussit à faire du Disney sans trahir son style, si efficace, si spectaculaire.
Encrage de quelques entêtes © Trondheim/Keramidas

Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, les deux auteurs ont ainsi donné suite à cette aventure inattendue en proposant une variation autour du bonheur et de Donald. Donald, le personnage de l’univers Disney qui n’est pas le plus heureux qui soit, c’est un fait. Et quand le personnage qui l’est sans doute le moins, Picsou, lui confie une mission corsée, ça risque de faire un malheur.

 

 

 

 

© Trondheim/Keramidas/Findakly chez Glénat

 

Dans cette histoire qui fait passer Mickey au rang des seconds rôles, on prend les mêmes et on recommence. Si ce n’est que, conscients que les plus courtes sont les meilleurs, Trondheim et Keramidas ont cette fois « retrouvé » l’intégralité des numéros de Donald’s Quest. Plus besoin dont d’imaginer ce qui se passe durant de nombreuses ellipses : tout est là !

 

 

 

 

Crayonné © Trondheim/Keramidas

 

Tout est là mais ça n’empêche pas le lecteur de s’investir, d’une autre façon; dans ce récit moins tragi- que -comique tant le tandem nous renvoie à une question simple et universelle, naïve mais pertinente : qu’est-ce que le bonheur et comment y accède-t-on ? Un Disney philosophique ? En quelque sorte mais évitant soigneusement tout ce qui pourrait être un poil pompeux et soporifique. On est quelque part entre Walter Mitty et QRN sur Bretzelburg, avec un Donald toujours plus emmêlés dans les fils inextricables d’un destin facétieux, lui qui est si malchanceux par rapport à son cousin à la chance insolente, Gontran.

 

 

 

 

Crayonné © Trondheim/Keramidas

 

Dans les décors souvent rêvés et parfois cauchemardés qui peuplent cette odyssée, on se rend compte que le message développé par les deux auteurs à l’aide de personnages pour enfants nous touche mille fois plus que si le trait avait été ultra-réaliste et l’histoire baignée de nos certitudes humaines. C’est tellement bien vu et bien senti. Mickey et Donald ont atteint la quintessence et le dessin si riche de Keramidas semble inépuisable, intarissable. On en redemande encore et encore.

 

Alexis Seny

 

Titre : Donald’s happiest adventures 

Récit complet

Scénario : Lewis Trondheim

Dessin : Nicolas Keramidas (Page Facebook)

Couleurs : Brigitte Findakly

Genre : Aventure, Humour, Philosophie

Éditeur : Glénat

Collection : Mickey vu par

Nbre de pages : 48

Prix : 15€



Publié le 19/07/2018.


Source : Bd-best


La musique de Mickaël Jackson résonne. Magic Seven 6 – Le village des damnés.

 

 

« - Non, je ne sais pas si on a pris la bonne décision. Mais au moins, c’est la mienne… Entre vous, mes parents, Alice ou les livres secrets des anciens mages, c’est de toute façon impossible de faire des choix. Les livres me disent qu’en étant réunis tous les sept, on est dangereux. Mais séparés, on est à la merci de tous ceux qui nous veulent du mal… à commencer par mon père. C’est dingue, j’ai passé ma vie à la croire mort et à espérer entrer en contact avec lui… pour finalement découvrir que c’est un psychopathe manipulateur. Puis, j’apprends qu’il y aura forcément un traître parmi les sept et Alice me dit que l’un de nous va mourir très prochainement. Enfin, bref, je ne sais plus qui croire…

-          Si t’espères que c’est le moment où je vais te dire « d’écouter ton cœur », tu te fourres le doigt dans l’œil. »

 

C’est un Léo en plein doutes que nous retrouvons à bord du train le transportant, lui, ses fantômes et ses copains. Le Magic Wagon de Lupe les transporte vers Jezebel, le démon de Farah. Arrivés dans la ville où se trouve le monstre, les cartes sont rebattues pour les Magic 7. Les pouvoirs se mélangent, les habitants sont ensorcelés. Les forces du mal semblent avoir pris le dessus.

 

 

 

 

 

 

© Toussaint, Ruiz, Noiry - Dupuis

 

 

 

Kid Toussaint ne fait pas de cadeau aux mages. Les jeunes héros se trouvent bousculés dans une aventure diabolique.

Sans cassure et avec cohérence, les auteurs font grandir la série avec leurs lecteurs. Si pour les plus âgés, la musique du Thriller de Mickaël Jackson se fait entendre dans les intercases, les plus jeunes y retrouveront des zombies semblant tout droit sortis des cases de Charlie Adlard dans Walking Dead.

 

 

 

 

© Toussaint, Ruiz, Noiry - Dupuis

 

 

Kenny Ruiz a pris le parti de relooker les personnages, leur offrant de nouvelles coupes de cheveux. C’est décidé, maintenant, cette série est la sienne. Pas question d’une reprise, Ruiz s’est emparé de la série pour la faire sienne. Aidé par les couleurs de Noiry, on assiste à de grandioses scènes effrayantes ou magiques donnant à la saga un lyrisme à juste titre envoûtant.

 

 

 

 

© Toussaint, Ruiz, Noiry - Dupuis

 

 

 

 

 

Magic 7 n’aura pas eu besoin d’attendre son septième album pour atteindre l’âge de raison. Avec ce sixième opus, la série atteint déjà sa maturité.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

Série : Magic Seven

Tome : 6 – Le village des damnés 

Genre : Aventure fantastique

Scénario : Kid Toussaint

Dessins : Ruiz 

Couleurs : Noiry

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 48

Prix : 9,90 €

ISBN : 9782800171715

 



Publié le 17/07/2018.


Source : Bd-best


Les chemins de Compostelle : l’art de se retrouver en découvrant le monde.

« Le Moyen-Âge occidental représente les trois destinations principales de pèlerinage par trois signes que les marcheurs vont porter sur eux.

-          Les clés signifient Rome : clés entrecroisées qui ouvrent les portes de la Ville éternelle, annonciatrices du Paradis. Clés qui symbolisent aussi le corps des deux apôtres sacrifiés à la persécution.

-          Les palmes et la croix symbolisent Jérusalem : ce sont les palmes agitées devant le fils de l’Homme lors de son entrée dans la Ville sainte, le dimanche dit des Rameaux, et la croix de son supplice.  

-          La coquille est l’attribut des jacquets, ainsi qu’on surnomme ceux qui prennent la route de Compostelle. Il s’agit du pecten ramassé par les pèlerins sur les grèves de Galice, mais aussi du symbole, féminin, de la Vierge protectrice des pérégrins, et du symbole antique de la naissance. » 

 

Résumé éditeur :

 

C’est en traversant le temps et la France que Jhen nous emmène sur les traces de Jacques de Compostelle, à la rencontre de Jacques le Majeur, martyr chrétien, ayant terminé ses jours en Galice. Nous retrouvons les pèlerins, qui – entre légendes et réalités – nous font découvrir le patrimoine français. Depuis les origines du pèlerinage à la Légende Dorée de Jacques de Voragine, des constructions de cathédrales en passant par la rencontre de personnages marquants de l’histoire de France, tels Nicolas Flamel, l’alchimiste, Jacques Cœur, Prosper Mérimée ou Bernard de Clairveaux… Jhen nous emmène à la découverte d’un des plus célèbres voyages initiatiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

© Chemins de Compostelle.

 

Avec ce livre, l’équipe Martin nous propose la découverte des chemins de Compostelle. Ces chemins guidant de nombreux pèlerins (croyants ou incroyants) vers eux-mêmes. Il faut relever l’incroyable travail effectué par Arnaud de la Croix afin de nous présenter les différentes routes initiatiques de ce pèlerinage au moyen de textes sans parti pris. Il rassemble pour les lecteurs une masse importante d’informations permettant une découverte historique et religieuse accessible à tout un chacun.

 

 

 

 

 

 

© Chemins de Compostelle.

 

 

Yves Plateau complète graphiquement les nombreuses photographies dispersées au long des pages constituant cet ouvrage. Ses dessins apportent un bonus non négligeable à la vision de ces pèlerins en quête de rencontre avec l’autre comme avec Dieu. Ces nombreux marcheurs ayant chacun leurs propres motivations, se détachent de leurs fonctions, de leurs familles et de leurs conforts afin d’effectuer plusieurs centaines voire milliers de kilomètres à travers les routes européennes convergeant vers un seul lieu : (Santiago) Saint-Jacques de Compostelle.

 

Chroniques d'en haut --> Compostelle par la montagne

 

 

Haubruge Alain

 

Série : Les voyages de Jhen

Titre : Les chemins de Compostelle.

Genre : Historique

Scénario : Arnaud de la Croix.

Dessins : Yves Plateau.

Éditeur : Casterman

Nombre de pages : 56

Prix : 12,90 €

ISBN : 9782203090354  



Publié le 13/07/2018.


Source : Bd-best


Réflexion sur le sens de la vie … Je vais rester

 

 

 

«  -Y’a un petit train de touriste qui y va … Mais je préférerais mourir asphyxié dans une fosse à purin que de poser mes fesses là-dedans.

-          Comme en 1990 avec le paysan, sa femme et son ami …

-          Je … ça me rassure de savoir que la mort est tout le temps présente, dans n’importe quelle situation. C’est pas pour me moquer de ces gens »

 

 

 

 

 

Résumé éditeur : C’est l’été, Fabienne et Roland arrivent à Palavas pour une semaine de vacances. Il a tout organisé, réservé, payé et noté dans un carnet les moments importants du séjour. Un accident tragique survient alors qu’ils n’ont pas encore déposé leurs bagages à l’appartement...  et elle se retrouve seule. Contre toute attente, elle décide de rester sur place et faire ce qui était prévu. Son hébétude et son déni laisseront-t-ils de la place à l’imprévu ?...

 

 

 

 

© Trondheim – Chevillard - Rue de Sèvre.

 

 

 

Certains crieront au génie, d’autres à l’arnaque.  Avec  Lewis Trondheim  au scénario, soit on apprécie son style d’écriture ou on le rejette totalement. Pour ma part, je me situe au point milieu de ces deux  extrêmes. Oui, l’histoire est captivante et l’on a fortement envie de découvrir l’attitude de Fabienne face au drame qui la touche. Par contre, le cheminement de l’histoire est hyper lent avec une conclusion laissant beaucoup de lecteurs sur leur faim.  Le titre traduit bien l’intrigue : Fabienne seule … face à son destin immédiat et à sa décision de poursuivre ses vacances selon le planning établi par Roland, son défunt mari.  C’est à cet instant que l’aventure prend tout son sens ! 

 

 

 

 

 

© Trondheim – Chevillard - Rue de Sèvre.

 

 

 

Le traitement des images laissé à l’appréciation de Chevillard Hubert  est splendide. Avec ces illustrations, ce dernier  établit une relation fusionnelle avec les lecteurs, captivant ceux-ci tout au long du récit. En résumé, une réflexion sur le sens de la vie vis-à-vis de celle des autres laissant le sentiment d’être passé à côté de la sienne tout en s’en accommodant.

 

Haubruge Alain.

 

 

Titre : Je vais rester


Genre : Drame social


Scénario : Lewis Trondheim


Dessins : Hubert Chevillard


Éditeur : Rue de Sèvre


Nombre de pages : 120


Prix : 18,00 €

 

ISBN : 9782369812289



Publié le 11/07/2018.


Source : Bd-best


Le plat est correct mais manque de sauce.  Etoilé 2 – Plat de résistance.

« - Samuel n’a jamais eu de chance dans la vie. Pour la première fois de sa vie, il a un cadre solide. Il me fait confiance. A l’équipe aussi. Je ne l’ai jamais vu aussi serein.

-          Vous en pensez quoi ?

-          C’est beau, chef !... Il s’est assagi, il écoute…

-          C’est de la merde. C’est pas au niveau. C’est comme vous ! J’ai plus d’idées. Comment je peux travailler ici avec une équipe aussi nulle ? Dans ce clapier dégueulasse…

-          Il va s’épanouir avec moi. J’le sens.

-          Putain de temps, putain de restaurant, putain de vie. »

 

 

 

 

 

 

Le chef Samuel Lejeune est débauché du restaurant financé par sa femme. La cuisine a été plus forte que l’amour,… ou ne serait-ce pas plutôt l’argent ? Pietruch, chasseur d’étoiles, mais pas de comètes, a débauché le finaliste de l’émission The ultimate cook. Dorénavant, Samuel travaille pour lui, dans un luxueux établissement.

Paula n’a pas dit son dernier mot. Pour contrer la trahison de son mari, elle engage Nicole, venue d’Asie, avec qui elle compte bien reconquérir une étoile.

 

 

 

 

 

 

 

© Lehéricey, Desmarès, Brahy, Denoulet - Dupuis

 

 

 

 

Après un hors-d’œuvre constitué par le tome 1, prometteur mais manquant un brin de dynamisme, heureusement sauvé par un cliffhanger final prometteur, ce plat de résistance avait tout pour être le must de la carte. Sur le pitch, ça marche. On a un décor rarement exploité en BD, on a l’intrigue, on a des personnages forts aux caractères bien trempés, il manque juste un scénario. Dis comme ça, cela peut paraître dur. Les deux scénaristes font ce qu’elles peuvent, mais il faudrait un Corbeyran pour assaisonner le tout. Les séquences sont parfois trop courtes, passent du coq à l’âne.

Il n’est pas trop tard pour sauver la série. Il est urgent que Dupuis réagisse et engage quelqu’un qui pourrait aider Lehéricey et Desmarès et assaisonner le dessert. L’idée de l’équipe de bras cassés engagés pour épauler Nicole est excellente. Il suffit (la critique est facile mais l’art est difficile) d’appliquer la bonne recette.

 

 

 

 

© Lehéricey, Desmarès, Brahy, Denoulet - Dupuis

 

 

 

 

Luc Brahy fait tout ce qu’il peut pour sauver le navire. Heureusement que c’est lui qui est à la barre, ou plutôt en cuisine. Le dessinateur rapide et talentueux permet à ses afficionados de continuer à réserver leurs places dans le restaurant « Etoilé », mais il faut absolument corriger la carte avant que les clients ne se lassent.

Les dégradés de Bertrand Denoulet donnent à la série une ambiance intéressante. En pleine cuisine pendant les préparatifs ou lors de scènes nocturnes, le coloriste fait sentir les odeurs des plats et les tensions entre les personnages.

 

Etoilé a tout pour en récolter, des étoiles, mais a besoin d’aide en cuisine.

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Etoilé

Tome : 2 – Plat de résistance

Genre : Thriller culinaire

Scénario : Lehéricey & Desmarès

Dessins : Brahy

Couleurs : Denoulet

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 52

Prix : 14,50 €

ISBN : 9782800174563 

 

 



Publié le 10/07/2018.


Source : Bd-best


Le Tour de France fait sa bataille des nuages, sans sabre laser, juste à la force des mollets et du braquet, toujours plus haut, toujours plus loin

 Y’a pas que la baballe dans la vie, les matchs de Coupe du monde se raréfient au fur et à mesure que le tournoi avance et il est temps de penser aux autres aventures sportives de cet été. Et notamment une autre au long cours qui commencera ce 7 juillet et fera la part belle aux forçats de la route (quand l’UCI est en déroute et blanchit Froome plus vite que son ombre bannie du Tour, et ça, c’est triste, enfin soit, disons-nous que le spectacle est ailleurs). Dès ce dimanche, la grande Boucle prendra le départ de Noirmoutier, au niveau de la mer mais ne réfrénera pas ses ardeurs et celles de ces cyclistes pour atteindre quelques monstres de montagnes, pentus et décisifs (on l’espère). Car c’est dans la succession des monts, des pics et des cols que la réputation du Tour de France s’est aussi faite. En danseuse ou à la moulinette, Didier Ocula et Thomas Liera clôturent leur triptyque officiel (« du souvenir » comme ils l’appellent) sans suffoquer, sans mal de l’altitude, avec la force des attitudes.

 

 

 

 

 

 

 

 

©Ocula/Liera/Hamo/Vanecht chez Dupuis

 

Résumé de l’éditeur : Ce sont à coup sûr les étapes du Tour de France les plus palpitantes, les plus spectaculaires et les plus douloureuses pour l’organisme. La tête dans les nuages, le cou tendu, là-haut, tout là-haut, juste à côté du soleil, les hommes doivent s’affronter, mais face à eux, il n’y a que leur âme. C’est un bien étrange et singulier duel que de se battre avec soi-même en pleine montagne.

 

 

 

 

©Ocula/Liera/Hamo/Vanecht chez Dupuis

 

La bataille des nuages, c’est onirique, ça pourrait aisément être le titre d’une histoire de Sf, d’un  cloudy space opera son et lumière. Il n’en est rien (quoique, certains coureurs sont si assoiffés de victoires qu’ils pourraient pédaler de manière stratosphérique pour arriver à poser le premier… boyau sur la Lune), si le son et la lumière sont bien là, le spectacle se fait au ras des pâquerettes ou des edelweiss,  sans sabre laser mais à la force des jambes et d’un courage que la route cherche à malmener. De la défaillance à la consécration, du virage magistralement négocié à la chute qu’on n’avait pas vu venir, de la mise-à-pied aux pédales qu’on ne peut plus sentir, l’ascension est vitale autant que mortelle.

 

 

 

 

©Ocula/Liera/Hamo/Vanecht chez Dupuis

 

S’ils avaient déjà abordé le sujet dans leurs précédents tomes, les deux auteurs carolos ont donc décidé de prendre de la hauteur, de l’altitude, de surplomber les lacets et les raidillons. Quand les hommes aussi sportifs soient-ils se retrouvent à avoir l’apparence de vulgaires insectes dans une nature qui les dépasse mais sur qui ils veulent néanmoins gagner. Gagner contre soi, contre les conditions, puis sur les autres. Bon, à l’heure actuelle, avec les progrès techniques (pas motorisés, s’il vous plaît), les voitures suiveuses et toute une série d’améliorations qui permettent plus ou moins de confort quand on vit sa journée sur une selle, ça peut paraître surmontable; mais imaginez cette course, il y a quelques décennies, quand les couleurs ne pouvaient compter que sur leurs ressources, et les plus insoupçonnées.

 

 

 

 

©Ocula/Liera

 

Ainsi, fidèle à leurs habitudes, Ocula et Liera nous baladent dans l’histoire à deux roues, compilant onze histoires connues ou méconnues qui ont vu les vélos viser le ciel. Il y a Merckx évidemment et cannibalement mais aussi un Jacques Anquetil superstitieux, un Pintarelli devenu momie à cause des chutes sous la pluie, l’ouvrier Roger Walkowiak qui rêvait de jaune ainsi que de ce Christophe Colomb des cimes qu’était Alphonse Steinès, ce journaliste aussi fou que jusqu’au-boutiste qui guida le peloton au pays des neiges éternelles ou presque, le Tourmalet.

 

 

 

 

©Ocula/Liera/Hamo/Vanecht chez Dupuis

 

Si le temps est toujours compté, encore plus sur les premiers, en montagne, le tandem sur son tricycle semble avoir eu un peu plus de temps pour concrétiser cet album naturellement spectaculaire, y remplir l’avant-plan comme l’arrière-plan (clins d’oeil à l’appui) et pour le fignoler en une admirable conclusion. Ocula et Liera se sont dégagés des rayons pour laisser parler un peu plus la fantaisie et la magie de la mise en scène. Le trait rond du deuxième fond dans la bouche et sous les yeux. Se dégageant du réalisme feint et trop appuyé que pour délivrer une quelc… (calque?)onque saveur de certaines oeuvres, Liera a un graphisme enthousiasmant qui fait de ce Tour un Disneyland à ciel ouvert et sans frontière, si ce n’est les limites humaines. Les couleurs d’Hamo et Colin Vanecht se fondent dans une chart qu’on imagine forcément restrictive et parviennent à donner un peu plus vie à ces images déjà bien animées, passant de la quiétude à l’orage et la brume qui peuvent faire s’écrouler toutes les ambitions de coureurs. Une apothéose à deux roues qui, malgré les scandales dans lesquels les autorités du cyclisme semblent bien se complaire, ne freine pas notre enthousiasme. Qu’ils sont beaux ces efforts, quand ils sont insoupçonnables (on l’espère de tout coeur).

 

 

 

 

©Ocula/Liera

 

 

Alexis Seny

 

Série : Le Tour de France

Tome : 3 – La bataille des nuages

Scénario : Didier Ocula

Dessin : Thomas Liera

Couleurs : Hamo et Colin Vanecht

Genre : Sport, Histoire, Récits courts

Éditeur : Dupuis

Licence : Le Tour de France

Nbre de pages : 44 (+ 4 pages de cahier graphique)

Prix : 14,95€



Publié le 10/07/2018.


Source : Bd-best


Rentrée 2018, les immanquables ! (1)  « Spirou ou l’espoir malgré tout T.1 » Émile Bravo

 

 

 

Dix ans après la parution de l’album « Spirou, le journal d’un ingénu », Émile Bravo nous propose la suite des aventures de Spirou, faisant évoluer  son héros au cours de la Seconde Guerre mondiale.  « Spirou ou l’espoir malgré tout » sera décliné en quatre tomes pour un total de 327 pages.

Quatre années ont été nécessaires à l’auteur afin d’écrire cette nouvelle histoire dont la parution du premier tome est prévue début octobre 2018.

 

 

 

 

 

 

© Émile Bravo – Dupuis.

 

 

Cette nouvelle aventure permettra à notre groom de rencontrer un peintre Juif allemand et son épouse polonaise tous deux réfugiés à Bruxelles.

 

 

 

© Émile Bravo – Dupuis.

 

 

 

Les plus impatients peuvent retrouver dès à présent les vingt premières pages en prépublication dans le N° 4175 du Journal de Spirou paru à l’occasion des 80 ans du journal.

 

 

 

© Émile Bravo – Dupuis.

 

 

 

 

Haubruge Alain

 

 

Editeur : Dupuis.


Date de parution : 5 octobre 2018.


Scenariste : Bravo Emile


Dessinateur : Bravo Emile


Nombre de pages : 88


Prix : 16,50 €



Publié le 09/07/2018.


Source : Bd-best


Les charentaises, c’est pas pour les… Papy Boomers 1

« - Ça alors !!! Roger ?...

-           ?

-          Lucien ! Classe de terminale au lycée Victor Hugo en 70 !...

-          Lulu ?!

-          Dis donc, ça fait un bail ! Qu’est-ce que tu deviens ?...

-          Bah… On vieillit, comme tout le monde, avec les petits soucis de la soixantaine… De l’arthrite, de l’arthrose, un double pontage et des problèmes à la prostate… Quant à Popol, ça fait une éternité qu’il ne regarde plus les avions dans le ciel !...

-          Et toi ? T’as l’air en forme.

-          Moi, de ce côté-là, tout va bien ! Un moral et une santé en béton !... Faut dire que je m’entretiens. Gym trois fois par semaine, régime diététique… C’est important pour rester jeune !... »

 

 

 

 

Il en a de la chance, Roger, de ne pas subir les petits tracas du deuxième âge et demi. Parce que le troisième âge, pas question d’en entendre parler ; c’est pour les vieux. T’as qu’à croire ! Le papy boomer a des œillères, mais il est bien comme les copains. Un peu phraseur, légèrement roublard, franchement attachant, Roger croit encore en la jeunesse éternelle et au pouvoir de séduction. Speed-datings et viagra font partie de son quotidien.

Pour les copains de sa génération, la situation n’est pas forcément préférable. L’un d’eux a fait un enfant sur le tard avec une petite jeune qui le mène à la baguette, un autre est au bout du rouleau, ne supportant plus bobonne.

Et quand Roger se promène avec à son bras une femme qui n’est pas de première fraîcheur, ce n’est pas sa nouvelle chérie… c’est Maman.

 

 

 

 

 

 

© Goulesque, Widenlocher, Cosson - Bamboo

 

Goulesque écrit pour son dessinateur des gags sur mesure. Le « héros » de l’album s’appelle Roger. Tiens, comme Widenlocher. Entre situations tendres ou humoristiques, parfois les deux à la fois, le thème traité et le public ciblé est assez inédit en bande dessinée. Pas besoin d’être de la génération jeunes papys pour se marrer. Là où les seniors riront sous cape se regardant comme dans un miroir ou croyant voir son voisin, les juniors imagineront leurs grands-pères refusant élégamment, ou pas, de vieillir.

 

 

 

 

© Goulesque, Widenlocher, Cosson - Bamboo

 

 

 

 

 

Mais quel plaisir de retrouver Roger Widenlocher. Le dynamique dessinateur de Nab est trop rare. Son trait rondouillard et envolé a fait école. Des dessinateurs comme Stédo sont dans sa pure filiation.

Widenlocher ose, sans fard, une mise en abîme de lui-même. Il ne craint pas la comparaison entre lui et le personnage principal de cet album, qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Il faut avoir un humour certain et un certain recul sur soi-même pour y arriver.

Le Roger de l’album ressemble à Nab. Il nous manque bien ce petit dinosaure qui a mis la préhistoire en vedette bien avant Jurassic Park. Reviens, Nab !

 

En attendant, s’il y avait besoin d’un viagra du rire pour ceux qui n’arrivent plus à rigoler, Papy Boomers serait le médicament idéal.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Papy Boomers

Tome : 1

Genre : Humour jeunes vieux

Scénario : Goulesque

Dessins : Widenlocher

Couleurs : Cosson

Éditeur : Bamboo

Nombre de pages : 46

Prix : 10,95 €

ISBN : 9782818946671



Publié le 08/07/2018.


Source : Bd-best


Descendants d’Astérix et Obélix, les Grognards d’Hautière et Salsedo sont trois têtes brûlées bien givrées sur un lac gelé

La BD n’a pas attendu la coupe du monde pour visiter la Russie, sous toutes les coutures et dans toutes les époques. Voilà donc la suite et fin pour l’aventure napoléonienne et n’importequoi-ienne de Régis Hautière et Fred Salsedo qui entendent bien conclure en beauté et aller jusqu’au bout de leur version décalée et ne manquant pas de piment de l’Histoire.

 

 

 

 

 

 

 

© Hautière/Salsedo/Salsedo chez Casterman

 

Résumé de l’éditeur : Honoré Dimanche, recruté par des anti-bonapartistes pour faire échouer Napoléon, se voit confier une nouvelle mission : escorter une espionne jusqu’au camp russe pour qu’elle y délivre des informations stratégiques. Et voilà Honoré reparti pour un voyage semé d’embûches, flanqué de ses acolytes habituels.

 

 

 

 

© Hautière/Salsedo/Salsedo chez Casterman

 

Si Astérix et Obélix (farpaitement, Kemeneur en est sans nul doute un descendant) avaient voyagé dans le temps, sans doute aurait-il vécu une histoire comme celle racontée par Hautière et Salsedo qui, en offrant un dernier baroud d’honneur à leur trio désespérant plus que désespéré, lorgne beaucoup vers l’univers de Goscinny et Uderzo. Dans les attitudes et les références, même si être trois en guise de village gaulois résistant encore et toujours à l’envahisseur, c’est un peu peu. Sans potion magique, qui plus est, mais bien avec la potion qui agite les zygomatiques.

 

 

 

 

© Hautière/Salsedo/Salsedo chez Casterman

 

Honoré & co auraient pourtant bien besoin d’un remontant : ils doivent pénétrer le camp de l’ennemi pour tenter de devenir ses amis? Oui, c’est tarabiscoté, mais il s’agit une nouvelle fois de couper l’herbe sous le pied du cheval blanc de Napoléon et ce qui devrait être une opération d’envergure pour se donner toutes les chances d’aboutir n’est qu’une mission-suicide menée par trois têtes brûlées que même un plongeon dans un lac gelé ne parviendra pas à rafraîchir. Ils sont butés !

 

 

 

 

© Hautière/Salsedo/Salsedo chez Casterman

 

 

 

 

© Hautière/Salsedo/Salsedo chez Casterman

 

Avec cet Austerlitz sous le soleil – un euphémisme quand on sait que la quasi-totalité de l’album se passe dans la nuit ou le brouillard (ultime allié pour nos héros ?) -, Les trois grognards trouvent leur meilleur épisode. Pas que le scénario soit très étoffé mais que cette histoire aligne une quantité de gags qui font mouche. Tout comme toutes les expressions inimitables par lesquelles passent les différents protagonistes de cette histoire. Pour autant, Fred Salsedo a un peu perdu de sa superbe, son trait (toujours efficace, cela dit) semble un peu démobilisé, moins précis surtout. Est-ce le dessin en lui-même, la couleur de  Greg Salsedo (par ailleurs très bon pour faire peser et imprimer la brume) ou un foirage à l’impression qui l’a rendu imprécis ? Toujours est-il que cela nuance quelque peu mais pas assez la réussite de cet ultime album d’une série qui nous aura bien fait marrer !

 

 

 

 

© Hautière/Salsedo/Salsedo chez Casterman

 

 

Alexis Seny

 

Série: Les trois grognards

Tome:  3 – Austerlitz sous le soleil

Scénario: Régis Hautière

Dessin: Frédérik Salsedo

Couleurs: Greg Salsedo

Genre: Humour, Aventure

Éditeur: Casterman

Nbre de pages: 54 (+ 10 pages bonus)

Prix: 14,95€



Publié le 05/07/2018.


Source : Bd-best


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