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Chicago Empire, seul l’argent est roi, seules les armes sont loi.  Agata 1 – Le syndicat du crime

 

 

            « - Votre nom ?

-          Je m’appelle Agata.

-          J’ai dit, votre nom !

-          Ha… pardon ! Letewski. Agata Letewski.

-          Nationalité ?

-          Polonaise.

-          Vous n’avez pas d’antécédents criminels ? Pas de sympathies communistes, ni fascistes ?

-          Non.

-          Quelle est la raison de votre venue aux Etats-Unis ?

-          J’ai un oncle qui habite à Chicago. Il me propose du travail. J’ai une lettre de sa part. »

 

 

 

 

 

 

Avril 1931. La Statue de la Liberté brandit sa flamme au-dessus de la baie de l’Hudson. Un bateau s’approche d’Ellis Island avec un flot d’immigrés, parmi eux, Agata, une jeune polonaise de 19 ans. L’accueil au centre fédéral de l’immigration n’est pas des plus chaleureux, mais la belle blonde franchit le contrôle.

Agata a quitté Varsovie après un avortement clandestin. Elle rejoint son oncle Césary à Chicago qui va lui trouver un travail dans un bar de la ville.

 

 

 

 

© Berlion – Glénat

 

 

Mais la cité n’est pas des plus calmes. Des bandes rivales s’affrontent dans une guerre des clans, dont celle de Lucky Luciano, le chef de la mafia italienne. Agata intègre cet échiquier impitoyable dans lequel la musique sera sa lueur au milieu des balles.

Et pendant ce temps, Franklin Delano Roosevelt proclame le « New deal ».

 

            Olivier Berlion nous plonge dans l’Amérique des années 30 avec une série d’époque. La chose n’est pas aisée tant la période a été traitée dans tous les domaines et avec grand succès : au cinéma avec par exemple Les sentiers de la perdition et Il était une fois en Amérique, à la télévision avec Boardwalk Empire et les Incorruptibles, en bande dessinée avec De silence et de sang, qui a fait les beaux jours de la collection Vécu, et, dans un autre style, Sammy.

            Berlion tire son épingle du jeu et trouve son originalité avec le concept du chien dans un jeu de quilles.

 

 

 

 

 

© Berlion – Glénat

 

 

            On ne peut pas reprocher à Olivier Berlion de s’endormir dans une routine. L’auteur se remet sans cesse en question dans des séries aussi diverses que variées. Il a tout essayé plusieurs fois : le one shot (Lie-de-vin), la série concept (L’art du crime), la série policière avec héros récurrent (Tony Corso), la série jeunesse (Le cadet des Soupetard). Il se lance à présent dans la fresque historique avec une série très documentée.

 

Pour mieux se plonger dans l’atmosphère de la prohibition et la réalité de l’ambiance retranscrite, Berlion fait évoluer son trait vers un réalisme plus pur, avec un encrage détachant les personnages et les rendant plus « photographiques ». Dans la plus pure tradition des Incorruptibles, il fait se côtoyer des personnages de l’Histoire de l’Amérique avec des héros de fiction. Les décors sont précis, soignés, avec des vues étourdissantes sur les immeubles de Windy City, Chicago la ville des vents et du crime.

 

 

 

 

© Berlion – Glénat

 

 

Un cahier graphique complète l’album et permet d’apprécier les recherches du dessinateur sur cette série qu’il a muri pendant trois ans.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Agata

 

Tome : 1 – Le syndicat du crime

 

Genre : Polar historique 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Berlion 

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 88 

 

Prix : 15,50 €

 

ISBN : 9782344025338

 



Publié le 07/01/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4213 -  9 Janvier 2019

 

Télémaque nous ensorcelle.

 

            C’est une magnifique couverture qu’offre Kenny Ruiz pour ce deuxième numéro de l’année à l’occasion du retour de Télémaque. On retrouve notre héros sur l’île de Circé en compagnie de ses compagnons d’aventure : Polycaste, Zéphyr et Personne.

 

 

 

 

 

 

            Depuis les années Will, le conte est une des forces de la revue. Cette semaine, Vincent Zabus et Clément Lefèvre racontent l’histoire d’Odilon Folichon, le garçon au grand nez.

 

            Les abonnés pourront empêcher les habitants de l’hexomonde à pénétrer dans leur chambre grâce à un joli panonceau de porte.

 

 

© Gijé, Carbone – Dupuis

 


            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

Histoires à suivre :

 

Champignac : Enigma

Pebble’s Adventures

Télémaque : Aux portes de l’enfer

 

 

Récits complets :

 

Odilon Folichon (Lefèvre & Zabus)

Soupir

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Boni

Crapule

Dessous marins

Entretien d’ébauche

Femmes en blanc (Les)

Game Over

Millborough

MiniMythes (Les)

Minions (Les)

Page 2 (La)

Tash et Trash

Zeu Bestioles

 

 

 

Rubriques :

 

Edito

Interview : Toussaint et Ruiz

En direct de la Rédac

Joue avec le Capitaine Anchois

 

 

 

En kiosques et librairies le 9 Janvier.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 



Publié le 06/01/2019.


Source : Bd-best


Vous @vez un mess@ge : Thriller fantastique sous haute tension.  Texto maudit 1- Le défi

 

 

            « - Je rigole pas. Des gens ont disparu à cause d’un simple SMS. Vous ne connaissez pas la légende du texto maudit ?

-          Vas-y Stephen King, fais-nous peur…

-          C’est mon oncle qui me l’a racontée.

-          Voici donc l’histoire vraie du texto maudit et l’invocation de spectre noir. »

 

 

 

 

 

Quand une bande de potes s’amuse à se faire peur en soirée et que l’un d’entre eux se met à raconter une légende urbaine qui n’a pas l’air si urbaine que ça, la situation peut vite dégénérer. Sacha propose à ses amis d’invoquer Düü et de l’envoyer au numéro interdit : le nombre de personnes présentes lors de l’invocation, suivi de 9696. Le Spectre Noir répond aussitôt à ceux qui deviendront sa proie. Il les hantera jour et nuit, saura tout d’eux, où ils sont, ce qu’ils font, jusqu’à les faire disparaître… Quatre, c’est le nombre de jeunes gens présents lors de l’expérience, mais c’est aussi le nombre de jours qu’ils ont pour annihiler la malédiction.

 

 

 

 

© Renz, Ferrand, Drac – Jungle !

 

 

            Tanguy Ferrand maintient une tension constante dans ce scénario moins violent mais digne des slashers movies qui ont décimé des bandes entières de jeunes gens dans le cinéma hollywoodien. La recette est reprise : de grands adolescents qui ont le chic pour se mettre dans des situations les plus improbables et dangereuses possibles, des parents spectateurs impuissants ou victimes. La mère d’Alice est peut-être un peu too much, mais cela fait partie des poncifs du genre.

On pense également à Stranger Things et à ses passages vers des mondes parallèles, mais plus marqué années 2010 que 1980.

 

 

 

 

© Renz, Ferrand, Drac – Jungle !

 

 

            Renz a un style semi-réaliste permettant de jouer avec les différentes phases de suspens. En un album, il propose trois styles de découpage de planches : classique, éclaté ou découpage dynamique induisant des rythmes de lecture accélérés.

 

            Encore plus que dans d’autres réalisations, la coloriste Drac est indissociable de l’intérêt que l’on peut porter à cette nouvelle série. Ses couleurs sont et font l’action, dans des tons originaux et parfois surprenants. Mais ça marche, comme ce rouge lie-de-vin d’un ciel électrisé, ou les éclairages des smartphones semblant illuminer les scènes de divers tons.

 

 

 

 

© Renz, Ferrand, Drac – Jungle !

 

 

            Si certaines couvertures donnent envie d’ouvrir les livres, celle de Texto Maudit en fait partie. Cinématographique, sombre, inquiétante, la composition de Renz, rehaussée par les couleurs complémentaires de Drac offre une efficace porte d’entrée à ce thriller fantastique sous haute tension.

 

            Texto maudit s’avère être une très bonne série pour ados à ranger à côté de la Brigade des cauchemars, chez le même éditeur, qui fait depuis un peu plus d’un an un bon travail qui est à souligner.

 

 

 

 

© Renz, Ferrand, Drac – Jungle !

 

 

            Lisez Texto Maudit. « Ne commettez pas l’erreur de faire comme si vous aviez le choix. »

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Texto maudit

 

Tome : 1- Le défi

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario : Ferrand

 

Dessins : Renz 

 

Couleurs : Drac

 

Éditeur : Jungle !

 

Collection : Jungle Frissons

 

Nombre de pages : 54

 

Prix : 11,95 €

 

ISBN : 9782822225953

 



Publié le 05/01/2019.


Source : Bd-best


Les seigneurs de la quête des étoiles.  UCC Dolores 1 – La trace des nouveaux pionniers

 

 

            « - Et tu comptes faire quoi avec cette antiquité ?

-          Je ne sais pas trop. C’est encore flou. J’avais pensé faire de l’humanitaire.

-          Prfha ha ha ! De l’humanitaire ?! Avec un vaisseau de guerre !!! Ha ha !

-          Eh bien oui, justement ! Il est peut-être temps pour ce vaisseau de réparer ce qu’il a détruit, de redonner de l’espoir et de la joir, là où il a semé la mort et la désolation.»

 

 

 

 

 

            Mony, 18 ans, quitte le couvent qui l’a recueillie pour prendre possession de son héritage : un vaisseau de guerre croiseur de l’espace. Aidée par l’ancien militaire Tash, elle partira dans la galaxie aux commandes du navire.

 

 

 

 

© Tarquin, Tarquin - Glénat

 

 

Une orpheline aux origines mystérieuses, une succession qui lui tombe sur les bras, un baroudeur aux gros bras, un mystérieux passager clandestin s’avérant être un pilote mécano et des méchants impitoyables qui veulent récupérer le Glaive de Tassili, le plus gros trésor qui ait jamais existé : on mélange le tout dans un shaker et on confie le bébé à l’un des meilleurs dessinateurs de sa génération, qui en a créé le scénario avec son épouse. L’ensemble donne un space-opera qui risque de faire parler de lui.

 

 

 

 

© Tarquin, Tarquin - Glénat

 

 

            Tarquin prouve qu’il n’a pas besoin d’Arleston pour faire vivre une série. Avec UCC Dolores, il créé sa mythologie à la Star Wars, son seigneur des anneaux de l’espace. L’essai est plus que réussi. La série démarre sur les chapeaux de roues. Bien sûr, l’album souffre de quelques petits défauts inhérents à toute présentation d’un nouveau monde. 48 planches pour présenter tous les personnages, leur passé et leurs objectifs, c’est court. Mais Tarquin, épaulé par son épouse Lyse, n’est jamais rébarbatif.

 

 

 

 

© Tarquin, Tarquin - Glénat

 

 

            Graphiquement, Didier et Lyse Tarquin en donnent plus que jamais aux lecteurs. Chaque planche d’UCC Dolores est minutieuse, fourmille de détails précis, encore plus que dans Lanfeust. On pourrait lui reprocher d’avoir donné à Mony une grande chevelure rousse bouclé à la Pelisse, mais on lui pardonne. La quête de l’oiseau du temps fait partie des ingrédients ingérés par les auteurs. Lorsque le mécano Tork se mêle au combat, il a comme un petit air de Fourreux mâtiné de Wolverine. On peut aussi citer les Cosmocats auxquels les Rasseths semblent apparentés.

 

 

 

 

© Tarquin, Tarquin - Glénat

 

 

            Albator fait également partie des références de Tarquin. U.C.C. signifie Unité Cosmo Corsaire ; Albator est le corsaire de l’espace. Le vaisseau héritage de Mony, vu de face, a un petit air de l’Atlantis, vaisseau du célèbre borgne.

 

 

 

 

© Tarquin, Tarquin - Glénat

 

 

            Voici la bande-annonce fort efficace de l’album 

 

 

 

 

 

            Dans quelques années, on se rappellera que 2019 aura été le lancement d’UCC Dolores.

 

 

 

© Tarquin, Tarquin - Glénat

 

 

 

 Laurent Lafourcade

 

 

Série : UCC Dolores

 

Tome : 1 - La trace des nouveaux pionniers

 

Genre : Space-Opera  

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Lyse & Didier Tarquin 

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 13,90 €

 

ISBN : 9782344017722

 



Publié le 04/01/2019.


Source : Bd-best


Tous les codes sont permis.  Champignac - Enigma

 

« - Bonjour Mademoiselle ! Pourriez-vous m’indiquer où se trouve le manoir de Bletchley ?

-          Bien sûr ! Je m’y rends justement ! Allons-y ensemble !

-          Je ne me suis pas présentée : Pacôme de Champignac !

-          Enchantée ! Blair Mackenzie !

-          Vous aussi avez été contactée par un message codé ?

-          Non, j’ai été recrutée après avoir gagné un concours de mots croisés organisé par le journal « Le Daily Telegraph »…

-          Sabre de bois ! Tout cela est vraiment très étrange ! »

 

 

 

 

 

 

Comment un belge et une écossaise se retrouvent-ils dans une gare à quelques kilomètres de Londres ? En pleine Seconde Guerre Mondiale, les services secrets ont besoin de ces deux cerveaux d’exception pour décoder les communications ennemies et ainsi vaincre l’armée nazie. Le professeur Black leur présente la machine Enigma dont se sert l’armée allemande pour crypter ses messages.

 

 

 

 

© Etien, Beka - Dupuis

 

 

Encore une histoire dans l’univers de Spirou ! Encore pendant la guerre de 39-45 ! Mais on a déjà lu ça plusieurs fois. On va croiser un ingénu qui essaye de garder l’espoir malgré tout ou bien un groom vert-de-gris. Pas du tout. Ce spin-off autour d’un Champignac fringant est une belle réussite.

 

 

 

 

© Etien, Beka - Dupuis

 

 

Champignac se trouve dans un rôle à la Alan Turing, mathématicien anglais qui a réussi à décoder la machine Enigma allemande lors de la Seconde Guerre Mondiale. Crypter un document revient à le rendre incompréhensible pour celui qui ne possède pas la clef du codage. Décrypter consiste à rendre sa forme initiale au document.

 

Le couple Beka continue le virage entamé avec Le jour où… Les spécialistes du rugby et de la danse ont décidé de surfer dans la cour des grands. Sans dénigrer leur travail en humour qui est de grande qualité, le duo prend une voie dans laquelle ils excellent. Ils font de la jeunesse, enfin de l’âge adulte, de Champignac un album passionnant qu’on ne peut pas lâcher une fois commencé.

 

 

 

 

© Etien, Beka - Dupuis

 

 

La couverture, avec la croix nazie codée en décor qui ne se voit pas forcément du premier coup d’œil, est en parfaite cohérence avec le thème de l’histoire.

 

 

 

 

© Etien, Beka - Dupuis

 

 

Pour ceux qui veulent approfondir le sujet, la pièce de théâtre La machine de Turing avec Benoit Soles et Amaury de Crayencour se joue au théâtre Michel à Paris jusqu’au 31 mars 2019.

 

 

 

La bande-annonce de l’album :

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Champignac - Enigma

 

Genre : Aventure

 

Scénario : Beka

 

Dessins & Couleurs : Etien

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782800174785

 



Publié le 03/01/2019.


Source : Bd-best


Lovely Faces, la beauté est parfaite au naturel

Résumé de l’éditeur : Un beau-livre Champaka Brussels, conçu dans les règles de l’art, présentant +/- 80 illustrations réalisées, ces dix dernières années, par Walter Minus. Il y a longtemps que les illustrations et les tableaux de cet artiste français incarnent la quintessence de la féminité. Sans vulgarité, toujours avec grâce. Connu pour ses visages de femmes fatales à la chevelure souvent vaporeuse, le dessinateur excelle dans l’art du cadrage, volontiers resserré, proche parfois d’une certaine forme d’abstraction. Toujours en recherche du geste parfait, l’artiste saisit les détails de la féminité : lèvres, yeux, cheveux. En les assemblant à l’aide de quelques traits pour laisser de plus en plus de place au blanc, il abolit les limites de l’espace et rend ces visages immortels. Volutes, arabesques et courbes forment une écriture entrelacée. Unique, reconnaissable entre toutes. Et pourtant toujours en évolution.

 

 

 

 

 

 

© Walter Minus chez Dupuis/Champaka Brussels

 

Instantané de velours ou de dentelles, de charmes toujours autant. À la faveur des yeux perçants, qui ensorcellent nos nuits et d’un train qui va du crépuscule aux aurores, Walter Minus file de pages en pages à mesure que ces tableaux, souvent minimalistes, prennent vie sous le souffle que leur conférera le lecteur. Ses héroïnes, l’auteur ne les surprend jamais dans leur intimité, elles semblent avoir prévu le coup, le moment où sonnerait leur heure de gloire.

 

 

 

 

© Walter Minus chez Dupuis/Champaka Brussels

 

Au lit ou dans un décor qu’elles supplantent, ces dames qui damneraient votre âme vous attendent ou vous congédient, semblent à portée de main mais sont en réalité à des années-lumière, séductrices, manipulatrices mais inatteignable. D’autant plus que l’auteur aime à assortir ses natures vivantes d’une phrase ou de quelques mots, en anglais ou en français, qui accompagne chaque portrait et lui fait cultiver ainsi l’énigmatisme d’un monde intime à s’inventer, d’une intrigue dont on a loupé le début et dont on n’aura pas la fin. La belle aventure comme porte ouverte à l’inspiration. Complexe au-delà de l’apparente simplicité de ces beautés qui s’échappent bien plus loin que l’écrin du papier glacé.

 

 

 

 

© Walter Minus chez Dupuis/Champaka Brussels

 

Page après page, un monde de courbes s’anime, d’audace et de sensualité, où le naturel triomphe face à trop d’héroïnes stéréotypées et aseptisées. Si Walter Minus combine des allures d’affichistes et de publicistes, il n’est pas fétichiste et il donne de l’âme à ses créatures qui ne lui appartiennent déjà plus et s’en vont flirter avec la Ligne Claire, Mondrian, le Pop Art ou encore le polar, l’espionnage et même Batman. Lovely Faces, c’est un clair-obscur objet du désir au pouvoir de fascination incroyable. Ce n’est pas que du papier !

 

 

 

 

© Walter Minus chez Dupuis/Champaka Brussels

 

Alexis Seny

 

Titre : Lovely faces

Artbook

Auteur : Walter Minus

Genre : Beau Livre, Recueil

Éditeur : Champaka Brussels/Dupuis

Nbre de pages : 120

Prix : 45€



Publié le 03/01/2019.


Source : Bd-best


Le charme désuet de la bonhommie.  Monsieur Poche

 

 

            « - Un paquet recommandé pour vous, Madame Prune.

-          Dites-moi, Madame l’hôtesse, vous l’attendiez ce paquet ?

-          Ma foi, non, Monsieur Poche.

-           Attendez pour l’ouvrir ! Pas d’imprudences, Madame Prune ! Répondez-moi franchement, vous connaissez-vous des ennemis ? Etes-vous certaine que personne ne veut votre perte ?

-          Vous me faites peur, Monsieur Poche ! »

 

 

 

 

 

Quand on a des amis comme Monsieur Poche, pas besoin d’ennemi. Sa dame de maison, Madame Prune, si elle ne s’en était pas rendu compte avant, en prendra conscience lorsqu’elle recevra ce paquet qui, vous vous en doutez, s’avèrera anodin. Sacré, Monsieur Poche. Le bonhomme est « bonhomme ». Gaffeur, il n’est pas très futé. Sûr de lui, il est hautain. En un mot, il est con, au sens noble du terme, celui de la chanson et du temps de Georges Brassens.

 

            Monsieur Poche est le prototype du célibataire quinquagénaire urbain. Un beau jour, il reçoit par la poste un énorme cadeau de son oncle d’Océanie : un kangourou bien plus fin que lui qui sera baptisé Salsifis. Le petit monde de Monsieur Poche est balisé de personnages secondaires au premier rang desquels on trouve Ratafia, jeune garçon des rues auquel le lecteur peut aisément s’identifier. Son pendant féminin est Kiti, permettant aux petites lectrices de se sentir également concernées.

 

 

 

 

© Saint-Ogan - Revival

 

 

            Les gags de Poche sont à remettre dans leur contexte historique. La bande dessinée en est à ses balbutiements et peu de publications s’adressent directement à la jeunesse. Il est donc complexe mais nécessaire de se mettre dans l’esprit d’un enfant de l’entre-deux-guerres pour lire la série. Pour le lecteur d’aujourd’hui, les situations sont souvent simplettes et rarement drôles. Poche part à la chasse. Il a pensé à tout, sauf qu’on était lundi, jour de fermeture des marchands de gibier. Ratafia se moque de Poche qui rate sa boule au croquet. Ce dernier lui colle une gifle, lui demandant si celle-là il l’avait manqué. Ouaf ! Ouaf ! Pourtant, il y a dans cette collection de gags des années 30 une magie incompréhensible qui en rend la lecture fluide et agréable.

 

 

 

 

© Saint-Ogan - Revival

 

 

            En octobre 1934, Monsieur Poche succède à Zig et Puce dans les pages de l’hebdomadaire Dimanche illustré. Hachette en extraira quatre albums en fin de décennie.

            Avec Poche, Alain Saint-Ogan se moque du petit bourgeois casanier se complaisant dans sa situation de privilégié dans la société.

 

 

 

© Saint-Ogan - Revival

 

 

 

            Qu’aurait été Hergé sans Alain Saint-Ogan ? L’homme qui a donné son nom à la première récompense du festival d’Angoulême, les statuettes étant nommées des Alfred du nom du pingouin de Zig et Puce, chose qui n’aurait jamais dû s’arrêter, est aujourd’hui un peu trop oublié. Et pourtant, il fait partie des auteurs de la grammaire du 9ème art. Si l’auteur est écarté des radars, c’est certainement parce que son humour est désuet. Mais quel charme ! Et si l’on parle encore de Zig et Puce, seuls les férus de l’histoire de la bande dessinée connaissent Monsieur Poche.

 

Les éditions Revival rendent hommage à ce personnage qui n’a aucun rapport avec le Docteur du même nom créé par Wasterlain. L’album est composé de 157 planches issues non seulement des albums Hachette mais aussi de planches parues dans la presse de l’époque et numérisées par le musée de la bande dessinée d’Angoulême. Les pages sont en bichromie : noir et rouge. Une préface de Julien Baudry présente l’auteur et la série. En postface, on peut lire un texte de Greg rendant hommage à son mentor. On ne peut d’ailleurs pas s’empêcher de penser à Achille Talon en lisant Poche.

 

 

 

 

© Saint-Ogan - Revival

 

 

La maquette de la collection dans laquelle on trouve diverses productions aussi diverses que variées tant au niveau des époques de parutions que du genre des récits n’est pas des plus originales. Le contenu des livres l’est tellement qu’on aurait aimé qu’elle le soit plus.

 

Poche méritait amplement d’être remis ainsi sur le devant de la scène. Au fait, le bougre ne serait-il pas le tout premier anti-héros de la bande dessinée ?

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : M.Poche

 

Genre : Humour désuet 

 

Scénario & Dessins : Saint-Ogan

 

Éditeur : Revival

 

Nombre de pages : 174

 

Prix : 29 €

 

ISBN : 9791096119073

 



Publié le 02/01/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4212 -  2 Janvier 2019

 

 

En piste pour Dessous Marins.

 

            L’équipage d’un sous-marin soviétique envahit les pages de Spirou. Bruno Madaule va-t-il enfin connaître le succès qu’il mérite avec cette nouvelle série ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ça fait plus de dix ans que l’auteur des Givrés, des Cramés et de Autour d’Odile fréquente les pages du meilleur magazine du monde sans que l’essai ne soit transformé en de beaux albums maisons. (On peut cependant lire Givrés chez Sandawe et Odile chez Bamboo)

 

 

 

© Madaule – Dupuis

 

 

            Clap de fin pour Natacha et Kid Noize. Espérons qu’on n’attendra pas 4 ans pour revoir l’hôtesse de l’air. L’homme a tête de singe, quant à lui, a confirmé en 7 semaines sa place de série qui va faire parler d’elle en 2019. Rob, le robot philosophe, fait quant à lui ses adieux.

 

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Madaule – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Champignac : Enigma

Kid Noize : L’homme à la tête de singe

Natacha : Sur les traces de l’épervier bleu

Pebble’s Adventures

 

 

Récits complets :

 

Dessous marins : Bienvenue à Bérézine

Rob

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Boni

Capitaine Anchois

Cramés !

Crapule

Entretien d’ébauche

Game Over

Harry

Katz

MiniMythes (Les)

Minions (Les)

Page 2 (La)

Nelson

Petite Lucie (La)

Roger et ses humains

Zeu Bestioles

 

 

 

Rubriques :

 

Edito

Interview : Madaule

En direct de la Rédac

Jeux : Les mondes engloutis (Garouste)

 

 

 

En kiosques et librairies le 2 Janvier.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 



Publié le 31/12/2018.


Source : Bd-best


Gru-mo la mésange, le petit truc qui dérange, et le Loup en slip, aux pouvoirs élastiques, font la paire pour prendre le rejet à revers

Si les Vieux Fourneaux se sont fait la belle à Paris; c’est dans un décor toujours aussi boisé et peuplé que Le loup en slip (qui donne son nom au célèbre théâtre) continue de se battre contre les apparences… qui jouent parfois contre nous, contre vous. Comme les anti-héros du troisième (voire du quatrième) âge avec lesquels il participe à créer un tout, à portée des grands comme des petits.

 

 

 

 

 

 

 

© Lupano/Itoïz chez Dargaud

 

Résumé de l’éditeur : La forêt est en ébullition : la course annuelle « Rapide & Furieux ! » va bientôt commencer ! Pourtant, quelqu’un ne semble pas partager cette allégresse générale. Toutes les affiches de la course sont vandalisées ! Les habitants ne comprennent pas. Car enfin, faire la course, c’est super cool, n’est-ce pas ? La compétition, la sélection, c’est génial, non ? Le loup en slip mène l’enquête, et découvre que le responsable des dégradations n’est pas la bête féroce que l’on pense.

 

 

 

 

© Lupano/Itoïz chez Dargaud

 

Pour les deux premiers tomes du héros des aventures à poil (et à poilade) de Lupano et Itoïz (avec la participation amicale de Cauuet, toujours), je vous avais fourni une critique à chaud de mon expérience de lecture en solitaire et avec mon regard de grand (mais néanmoins enfant). Pour le troisième tome, j’ai profité du séjour de mon neveu à la maison, pour découvrir ensemble cette aventure vrombissante. À nos époques speedées, les parents ne prennent parfois pas le temps de lire ou raconter des histoires à leurs têtes blondes. C’est dommage, il y a tant à apprendre des uns des autres autour de quelques pages et dessins. Je suis même convaincu que l’adulte prend parfois encore plus de plaisir que l’enfant, ne fût-ce qu’à l’entendre rire à gorge déployée, devant une histoire bien faite. Et moi, je n’ai pas été déçu.

 

 

 

 

© Lupano/Itoïz chez Dargaud

 

Parce qu’entre lire pour moi dans mon coin et lire pour quelqu’un, il y a un monde… à inventer que Lupano et Itoïz habitent sans rien laisser au hasard et en incarnant de toutes leurs forces fictionnelles leurs personnages. Dans cette course-contre-la-montre, tant dans l’enquête que dans l’événement « Rapide et furieux » en lui-même, les deux auteurs multiplient les animaux bien typés et forts en gueule et en gouaille. Les noms sont hilarants et les attitudes terriblement désopilantes. Mais entre les mots et les dessins, qui vont dans le même sens, se ressemblent et s’assemblent, il y a de la place pour la voix du narrateur. Les voix, de surcroît.

 

 

 

 

© Lupano/Itoïz chez Dargaud

 

Dans ce troisième album, les dialogues sont tellement bien troussés et personnalisés que le lecteur a tout le loisir de se projeter et de varier les intonations, les accents et les mélodies (sur fond de rap, si si la mifa) pour donner vie à ces animaux du bois et provoquer quelques fous rires généreux. Encore plus, quand Gru-Mo, la mésange handicapée et rejetée entre dans la danse mais n’arrive pas à prendre son envol. C’est fun…

 

 

 

 

© Lupano/Itoïz chez Dargaud

 

… mais c’est aussi utile et inspirant qu’on soit grand, gros, mince, costaud, fragile ou rikiki. Notre société est à l’image de ce monde animal mais tellement humain et a besoin de tout le monde. Sans exception. Et l’extrémisme, la graine de racaille a parfois ses raisons que la raison de la norme préfère parfois ignorer. Désarmant le harcèlement pour faire force de la différence (et d’un slip qui est décidément un super super-pouvoir sous des allures grotesques), Lupano et Itoïz frappent de nouveau juste. Testé, approuvé et rigolé à deux, avant que le petit neveu ne s’endorme du repos du juste, chargé d’ondes positives et de jolis messages guère stéréotypés ou démagogiques. Nous aimons vivre au fond des bois, encore plus avec ce fameux loup !

 

 

 

 

© Lupano/Itoïz chez Dargaud

 

En prime, pour prolonger le plaisir et occuper la jeunesse lors des congés, Wilfrid Lupano et Mayana Itoïz ont conçu avec leurs mimines et leurs esprits fulgurants un cahier d’activités psycho-ludo-slipo-pédadogiques et… jeux idiots autour de leur fameux héros qui a des grandes dents, mère grand. Un livre on ne peut plus divertissant et barge, où se mêlent mots croisés, rébus, jeu d’imagination, labyrinthe et une bonne dose d’humour comme Lupano et sa bande en ont le talent. Il y a même des stickers.

 

Alexis Seny

 

Série : Le loup en slip

Tome : 3 – Slip hip hip !

Scénario : Wilfrid Lupano

Illustrations et couleurs : Mayana Itoïz (Page Facebook)

Avec la participation de : Paul Cauuet

Genre : Fable, Humour, Jeunesse

Éditeur : Dargaud

Nbre de pages : 40

Prix : 9,99€



Publié le 31/12/2018.


Source : Bd-best


Sexysun tome 2, un album inondé de soleil et de bonne humeur

En cette fin d'année, il est toujours temps de se faire plaisir avec un album original sorti ce dernier trimestre 2018. Il vous accompagnera très bien aussi pendant toute l'année 2019 à venir et ravira les amateurs d'inédits et de planches rares.

 

Il s'agit également du deuxième tome d'un album de Pin up par Di Sano.

 

Une compilation de divers travaux d'où sont issues certaines planches des séries Alys et Vicky.

Retrouvez au fil des 32 pages contenues dans ce deuxième opus les fameuses Blagues Coquines, des extraits de cartes de vœux, ex-libris et autres illustrations en bonus.

 

 

 

 

 

 

A découvrir également une très jolie collaboration avec François Walthery dont nous vous réservons la surprise.

 

Une splendide colorisation de Fred Levy sur une somptueuse pin up de Di Sano ouvre le bal.

Les textes sont signés Mythic et Di sano et un concours additionnel de F. Briyaye, R. Mangeat et O. Dekeyser pour la colorisation.

 

Sexysun tome 2 est le recueil d'un joli matériel sélectionnés sur ces 30 dernières années.

 

Disponible en contactant l'auteur sur BD Labo.

 

 



Publié le 30/12/2018.


Source : Bd-best


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