En images et en bulles
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Les jeux sont (re-)faits, rien ne va plus ! Seuls 12 – Les révoltés de Néosalem

«  - Je comprends vos questionnements à mon sujet… Je ferai mon possible pour vous donner rapidement des gages de ma légitimité sur ce trône ! Mais d’ici là, il est crucial de resserrer la cohésion de notre peuple et de nos soldats. C’est pour cela qu’il faut être sévère avec les enfants de la 8ème ! Nous avons plus que jamais besoin de discipline. Et on ne restaure pas l’ordre sans la possibilité d’un châtiment exemplaire !

- Gouverner par la peur est une stratégie dangereuse, Saul.

- Seulement si elle n’est pas accompagnée de justice. Et je serai juste avec mon peuple. Je vous propose donc d’organiser de nouveaux jeux, plus égalitaires mais aussi plus intense que les précédents. Les enfants de Néosalem vont tous avoir l’occasion de prouver leur valeur ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Devant le conseil des sages de Neosalem, Saul remet les jeux du cirque aux goûts du jour. Nouvelle règle : les perdants mourront ! Les enfants désirant accèder à la sixième famille affronteront ceux de la huitième dont, entre autres, fait partie Leïla. La voici dans l’arène. Pendant ce temps, Terry et Koupchou, le maître des couteaux, tentent de retrouver leurs amis. De son côté, Yvan essaye de faire de même après avoir échappé aux cloueurs de nuit chez qui il a laissé une main.

 

 

 

 

© Vehlmann, Gazzotti, Usagi - Dupuis

 

 

                Ça faisait pas loin de deux ans qu’on attendait impatiemment le retour de Seuls. Après quelques soucis de santé à la main, Bruno Gazzotti revient au top de sa forme. Le scénario a parallèlement connu plusieurs versions. Les auteurs ont décidé de revenir à leur première méthode de travail en élaborant en plus étroite collaboration leur récit.

 

 

 

 

© Vehlmann, Gazzotti, Usagi - Dupuis

 

 

                Fabien Vehlmann doit jongler entre les divers endroits dans lesquels se trouvent les enfants. Il veille donc à ne pas transformer le scénario en zapping. Pas facile dans les conditions dans lesquels il a mis ses héros. En focalisant l’essentiel de l’histoire sur Leïla et ses affrontements dans l’aréne, le scénariste dresse une colonne vertébrale sur laquelle il greffe comme des côtes les interventions des autres protagonistes.

 

 

 

 

© Vehlmann, Gazzotti, Usagi - Dupuis

 

 

                Avec un fond politique, cet épisode se rapproche de grands classiques ayant tâté du sujet comme Le Schtroumpfissime. Seuls singe le monde des adultes dans lequel Leïla pourrait être une gilet-jaune rebelle.

 

                Les révoltés de Néosalem ne ressortiront pas tous indemnes du combat qu’ils vont mener. Pour l’un d’entre eux, l’issue sera fatale...

 

 

 

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Seuls

 

Tome : 12 – Les révoltés de Néosalem 

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario : Vehlmann 

 

Dessins : Gazzotti

 

Couleurs : Usagi 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 46

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9791034733583

 



Publié le 02/06/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4286 -  3 Juin 2020

 

 

Olive, elle n’est pas seule. Rencontre d’un autre type

 

 

 

 

 

 

 

            Quelques mois seulement après le début de ses aventures, c’est déjà le retour de la rêveuse Olive. Si des réponses à de nombreuses questions vont être apportées, de nouvelles interrogations vont apparaître. La poésie est au rendez-vous de cette belle série onirique.

            Pas moins de quatre récits complets sont au sommaire dont une petite curiosité signée Nicolas Moog et Zoé Thouron. Vous ne mangerez plus jamais de la saucisse comme avant.

 

            Les abonnés ont du boulot. Le Poptastic de Walter Appleduck va les occuper pendant un bon moment de plaisir.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

 

© Mathieu, Erre, Fabcaro – Dupuis

 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Frnck : Prisonniers

Mort et déterré : Pas de quartier pour les macchabées 

Olive : Allô la Terre ?

Spirou : Pacific Palace

 

 

Récits complets :

 

Capitaine Anchois

Family Life

Femmes en blanc (Les) : Un boulet de poisse

Pour quelques rondelles de plus (Moog & Thouron)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Comme des bêtes

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du professeur (les) (La pause-cartoon)

Game over

Léon & Lena

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Minions (Les)

Nelson

Passe-moi l’ciel

Petit Spirou (Le)

Spoirou & Fantasperge

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Dubuc

En direct du futur : Alfred, pour Un été particulier

Interview : Cazot & Mazel

Jeux : Sous la lune bleue d’Olive (Schmittmy)

Leçon de BD (La) : Laurel

 

 

 

Supplément abonnés :

Poptastic : Walter Appleduck

 

 

En kiosques et librairies le 3 juin 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 31/05/2020.


Source : Bd-best


L’histoire vraie d’une ascension.  Le col de Py - Histoire de vies...

« - C’est moi… Pfff… J’ai cru que je n’y arriverais jamais… Je suis chargé comme une mule… Tu crois que tu auras tout ce qu’il te faut pour sortir de la maternité ? Eh, ne me fais pas la tête, je plaisante !

- C’est pas toi…

- Qu’est-ce qu’il y a ?

- Le docteur Lancelin est passé tôt ce matin pour la visite médicale avant de nous laisser sortir…

- Et ?

- Et il a détecté un problème cardiaque à Louis... »

 

 

 

 

 

 

 

Chloé vient d’avoir un petit frère : Louis. Une fille, un garçon, comme on dit, c’est le choix du roi. Les parents Camille et Bastien ont tout pour être heureux, les grands-parents ont tout pour être comblés. Mais il y a un mais. Louis souffre d’une malformation cardiaque. Son salut est en haut d’une montagne qu’il faut gravir. Plus haute que toutes les grimpées du Tour de France, plus raide qu’un Everest ou un Annapurna, la route pour sauver Louis est un chemin de croix pour sa famille qui n’en voit pas le bout. Il va falloir se serrer les coudes. Aidés par des proches aimants, les Laporte vont-ils conjurer le sort ?

 

 

 

 

© Espé - Bamboo

 

 

« Certains histoires s'inventent, d'autres se racontent... » Inspiré de sa propre vie, Espé se lance dans l’exercice difficile de la biographie. Même si elle est légèrement romancée, l’histoire de Louis, c’est celle de son fils. Emouvoir sans jamais être larmoyant, le pari était difficile tant on peut rapidement tomber dans le pathos dans ce genre d’exercice. Après Le perroquet sur la schizophrénie de sa mère, Espé poursuit sa catharsis en racontant ce parcours intimiste. Les relations entre Louis et son grand-père sont l’angle principal et le pivot autour duquel tourne le récit. De médecins bienveillants en praticiens maladroits, les Laporte vont parcourir leur chemin de croix.

 

 

 

 

© Espé - Bamboo

 

 

Espé est un auteur caméléon. Dessinateur réaliste sur le succès Château Bordeaux scénarisé par Corbeyran, il adopte un style un brin plus souple dans cette histoire de vie. Est-ce pour « dédramatiser » une histoire dont on ne sait pas si l’issue va être fatale ou pas ? L’auteur ne manque pas en tout cas de nous faire verser une petite larme de tristesse ou d’émotion. Mais quel que soit la méthode qu’il adopte pour dessiner un album, il y a un point commun entre toutes ses productions : Espé est philanthrope et altruiste. Il aime dessiner les sentiments de ses personnages et les fait ricocher dans le cœur ou à la face des lecteurs.

 

 

 

 

© Espé - Bamboo

 

 

 Le col de Py est-il une histoire de vie ? Oui. Le col de Py est-il une histoire de sport ? Oui. Le col de Py est-il une histoire à suspens ? Oui. Le col de Py est-il une histoire d’amour ? Oui. Le col de Py est-il une histoire fantastique ? Oui, tout simplement.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Le col de Py - Histoire de vies...

  

Genre : Histoire de vies 

 

Scénario & Dessins : Espé

 

Couleurs : Aretha Battistutta 

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand Angle

 

Nombre de pages : 104 

 

Prix : 17,90 €

 

ISBN : 9782818976173

 



Publié le 29/05/2020.


Source : Bd-best


L’équipée sauvage.  Le dernier Atlas 2

«  - ça y est, l’article est en ligne ! « Le dernier Atlas non démantelé reprend du service. Son équipage serait constitué d’anciens membres du George Sand ayant décidé de le faire décoller de Bombay pour aller en Algérie. Selon André Bloch, à l’origine de cette équipée, l’objectif est d’aller intercepter l’Umo qui progresse toujours vers le Nord du pays. » Ah, merde, j’aime pas cette photo de moi, j’ai l’air d’un vieux !

- Ils parlent pas d’Ismaël ?

- Non, il a bien demandé à Bloch de ne pas évoquer sa présence à bord, lors de l’interview téléphonique. Et puis, je pense qu’il a d’autres chats à fouetter. »

 

 

 

 

 

 

 

                Le dernier Atlas quitte l’Inde pour se rendre à Algérie. L’Umo, autre robot géant, y est apparu. A son bord, des mercenaires sur le retour, prêts à tout pour combattre, s’apprêtent à vivre un événement hors du commun. Pendant ce temps, en France, Françoise tente de fuir pour protéger sa fille qui vient de naître avec une étrange tâche sur le front. L’affrontement final se prépare. L’ennemi va bientôt faire face. Mais Ismaël et ses compagnons de voyage feraient bien de se méfier. Il y a un ver dans le fruit.

 

 

 

 

© Vehlmann, De Bonneval, Tanquerelle, Blanchard, Croix - Dupuis

 

 

                Pour le deuxième tome de leur trilogie, Fabien Vehlmann et Gwen de Bonneval avancent à petits pas. La tension monte doucement et sûrement. Mais, il faut le dire, le début est un peu poussif. C’est d’ailleurs souvent le cas dans les milieux de saisons des feuilletons. On ne peut pas dire qu’il ne se passe pas grand-chose mais les actions sont diluées. On navigue de l’une à l’autre parfois comme un zapping trop rapide. Par bonheur, un final grandiose permet de finir sur une bonne note, faisant attendre la suite avec impatience.

 

 

 

 

© Vehlmann, De Bonneval, Tanquerelle, Blanchard, Croix - Dupuis

 

 

                Hervé Tanquerelle assure son style. Plus maîtrisé, plus assumé, il donne à l’uchronie un ton faussement seventies qui colle au plus près au scénario. Aidé au design des robots par Fred Blanchard, le duo se dépasse et montre son efficacité en particulier dans un mémorable dernier chapitre.

 

                Comme pour le premier tome, absente de la couverture, la coloriste Laurence Croix est considérée comme la cinquième roue du carrosse alors qu’elle est une autrice au même titre que les autres. Il faut dire qu’à part Delcourt qui le fait depuis tant d’années les autres éditeurs ne mettent pas le nom du ou de la coloriste en couverture

 

 

 

 

© Vehlmann, De Bonneval, Tanquerelle, Blanchard, Croix - Dupuis

 

 

                Lancée en grande pompe l’année dernière, la série Le dernier Atlas est une curiosité en soi. On attend une conclusion à la hauteur pour définir si elle est un réel événement.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Le dernier Atlas

 

Tome : 2

 

Genre : Thriller uchronique

 

Scénario : Vehlmann & De Bonneval 

 

Dessins : Tanquerelle 

 

Design : Blanchard 

 

Couleurs : Croix

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 232 

 

Prix : 24,95 €

 

ISBN : 9782800171166

 



Publié le 28/05/2020.


Source : Bd-best


Magique, un merveilleux conte aux influences multiples.  Le serment des lampions

« - Tu dois être déçu à cause du serment.

- Tu savais ?

- Ahem ! Demi-tour interdit ! On ne regarde pas en arrière ! C’est ça, non ?

- Pas besoin de mettre la main sur le cœur, mais ouais.

- Le côté « On ne regarde pas en arrière ». Tu as brisé le pacte en me regardant tout à l’heure.

- Ah, ça.

- Et si tu entendais une explosion derrière toi ? Tu es sûr que tu ne te retournerais pas pour regarder ?

- Tu l’interprètes trop littéralement. Ça signifie plutôt… on ne change pas d’avis. On continue d’avancer. Tout ça. J’imagine.

- D’accord… Et pourquoi pas « Demi-tour interdit… On ne change pas d’avis », alors ?

- Je ne sais pas ! C’est moins accrocheur ? Ça sonne moins formel aussi.

- C’est bon à savoir, alors ! On peut se retourner si on voit un truc incroyable ?

- Ouais. Tu fais ce que tu veux. Je dois en déduire que tu m’accompagnes ?

- J’ai prononcé les paroles sacrés du serment, non ? »

 

 

 

 

 

 

 

                Lâché par tous ses copains, Ben se retrouve seul avec Nathaniel. Lors d’une sortie à vélo, alors que la petite bande de copains s’était promise de découvrir où vont les lampions qu’ils jettent dans la rivière, Ben s’est trouvé abandonné en pleine nuit par, à tour de rôle, chacun de ses camarades. Il reste uniquement le jeune et lunaire Nathaniel, le gamin plus jeune que les autres, celui qui essaie toujours d’intégrer le groupe mais dont on ne veut pas. Il vient pourtant de prouver qu’il est plus courageux que tous les autres. Les deux rescapés vont suivre le courant et vivre un voyage poétique et magique.

 

 

 

 

© Andrews - Delcourt

 

 

                Le dessinateur américain Ryan Andrews a emménagé en Californie du Sud pour trouver la renommée et la fortune. Il n’a trouvé ni l’un ni l’autre, mais a obtenu un stage dans une entreprise d’animation 3D. Après quelques années de vaches maigres, il s’est installé à Fukuoka, au Japon. Deux de ses comics, Sarah and the Seed, et Our Blood Stained Roof, ont été récompensés par un Eisner Award dans la catégorie Meilleure Bande Dessinée Numérique. This Was Our Pact, publié en France sous le titre Le serment des lucioles, a été réalisé en 2016. C’est son deuxième album publié en Europe après Je n’ai rien oublié (Nothing is forgotten) en 2015, réunissant ses deux histoires primées..

 

 

 

 

© Andrews - Delcourt

 

 

                Le serment des lampions est un petit bijou aux influences multiples, conscientes ou fortuites. Que ce soit celles de son auteur ou celles des lecteurs, ces influences rassemblent un panel glorieux allant du cinéma à la littérature en passant par la télévision et la bande dessinée : avant tout Miyazaki en général et Le voyage de Chihiro en particulier, mais aussi Hansel et Gretel, Le club des Cinq, Le magicien d’Oz, Les Goonies, Belle et Sébastien, Perdu ? Retrouvé ! magnifique album jeunesse d’Oliver Jeffers, et bien sûr Philémon, évidemment Philémon, du grand Fred.

 

 

 

 

© Andrews - Delcourt

 

 

                Les crayons de couleurs bleus nuit de Ryan Andrews magnifient la quête de Ben et Nathaniel, et de leur nouvel ami ours. Celui-ci entendra-t-il les clapotis des poissons sauteurs ? Les enfants découvriront-ils jusqu’où vont les lampions ? Sans jamais faire demi-tour. Sans jamais regarder en arrière.

 

                Si vous n’aimez pas cet album, c’est que vous n’avez jamais rêvé… ou que vous n’avez jamais été enfant.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Le serment des lampions

 

Genre : Fantastique 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Ryan Andrews

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Outsider

 

Nombre de pages : 336

 

Prix :  24,95 €

 

ISBN : 9782413018599

 



Publié le 26/05/2020.


Source : Bd-best


Une histoire de l’Amérique. L’homme qui tua Chris Kyle

« - Vous étiez déterminé à tuer ces gens parce que dans votre cœur vous pensiez qu’ils méritaient de mourir ?

- Je n’étais pas déterminé à les tuer. J’étais déterminé à faire en sorte que chaque membre du service, américain ou allié, rentre à la maison.

- Mais en tant que sniper, votre boulot est de les tuer, pas de les blesser ou de les arrêter. Vous devez avoir une certaine mentalité, pour être sniper. Vous les tuez.

- Je les tue pour protéger mes compagnons américains.

- Vous aimez tuer ces gens. Avez-vous jamais compris pourquoi ?

- Je veux dire… Ce n’est pas un problème, de descendre quelqu’un qui  veut me voir, moi ou les miens, mort. Pas un problème du tout.

- Vous est-il jamais arrivé, en y repensant, d’avoir quelques regrets que ce soit, au sujet de ce que vous avez fait ?

- Oui. J’ai des regrets. Tous les gens que je n’ai pas pu sauver. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                Février 2012. Interviewé à la télévision américaine par Bill O’Reilly sur Fox News, Chris Kyle ne laisse apparaître aucun remords. En tant que sniper de l’armée américaine, toutes les cibles qu’il a abattues lui ont permis de sauver des vies. Pour des millions de personnes, il est une légende vivante. Un an plus tard, le 2 février 2013, il est abattu dans un stand de tir par Eddie Ray Routh, un ex-marine traumatisé mais n’ayant jamais combattu, dont il était l’idole. Comment un mercenaire tel que lui a-t-il pu se faire piéger par un tel individu ?

 

 

 

 

© Nury, Brüno– Dargaud

 

 

                Fabien Nury raconte un morceau important de l’histoire de l’Amérique. Dans un pays incroyablement patriotique, le scénariste décortique les derniers mois de Chris Kyle de manière journalistique et méticuleuse. De la manière la plus objective possible, mais bien évidemment influencée par les propos véridiques des personnages, Nury permet de comprendre d’une part l’aura que dégageait un type comme ce tireur d’élite, mais aussi les cicatrices et les meurtrissures pas forcément apparentes que laissent les conflits armés. Eddie Ray Routh n’est pas un cas isolé. Comme des milliers de soldats dans le monde, il est tombé dans la drogue, l’alcool et la dépression. Il est le caillou dans la ranger d’une nation pré-trumpienne. Il y a beaucoup plus de politique qu’on ne pourrait le penser dans cet album.

 

 

 

 

© Nury, Brüno– Dargaud

 

 

                Le graphisme spécifique de Brüno sert au mieux cette histoire aux frontières du reportage. Son trait épais donne une invincibilité apparente à Kyle. Il en fait un colosse aux pieds d’argile, se sentant intouchable en tant qu’icone d’une nation. Les instants suspendus des scènes tragiques leur donnent une certaine dimension. Là où Brüno est un brin moins convaincant c’est quand il essaye de trop coller aux personnages réels comme la mère d’Eddie ou le journaliste O’Reilly, les rendant trop caricaturaux.

 

 

 

 

© Nury, Brüno– Dargaud

 

 

                La carrière de Chris Kyle a été racontée au cinéma par Clint Eastwood dans American Sniper, avec Bradley Cooper dans le rôle titre. On y reconnaît bien le personnage dépeint par Nury et Brüno.

 

 

 

 

Le vrai Chris Kyle/Bradley Cooper/Le Chris Kyle BD

 

 

                Cet album est disponible en deux versions, une colorisée par Laurence Croix dans une ambiance guerre d’Irak ramenée en Amérique, une autre en noir et blanc permettant d’apprécier au mieux l’épaisseur volontairement plate du dessinateur.

 

 

 

 

 

 

                Même si l’on n’est pas forcément attiré par le sujet américano-américain, L’homme qui tua Chris Kyle est un album particulier qui, tel un tir de sniper, laisse une marque indélébile qui le propulse dans la liste des bandes-dessinées qu’il faut avoir lu cette année.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : L’homme qui tua Chris Kyle 

 

Genre : Polar

 

Scénario : Fabien Nury 

 

Dessins : Brüno 

 

Couleurs : Laurence Croix

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 164 

 

Prix : 22,50 €

 

ISBN : 9782205084672

 

 



Publié le 25/05/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4285 -  27 Mai 2020

 

 

 

La guerre des monstres !

 

 

 

 

 

 

 

 

            Entre monstres terrestres et monstres extra-terrestres, la guerre est déclarée. Qui remportera le combat ? Pour lancer les hostilités, Spirou se décline cette semaine sous deux couvertures différentes signées Djief : la verte et la rouge. Au sommaire, des récits sur le thème évidemment, avec notamment Zombillenium ou encore La triste histoire du monstre Patatou par Bouzard. Inoubliable. Un concours de dessin monstrueux permettra aux lecteurs de gagner de beaux albums Dupuis.

 

            Les abonnés vont coller des autocollants Créatures. C’est d’ailleurs le final du premier tome de la série.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Djief, Betbeder – Dupuis

 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Créatures : La ville qui ne dort jamais

Frnck : Prisonniers

Mort et déterré : Pas de quartier pour les macchabées 

Spirou : Pacific Palace

Zombillenium : Vendredi noir

 

 

Récit complet :

 

La triste histoire du monstre Patatou (Bouzard)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Boulevard des monstres (Burniat)

Cartoon de Johan de Moor (La pause-cartoon)

Crédence veut un monster (Terreur Graphique)

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Dimensions parallèles (Bercovici & Bernstein)

Edito (L’)

Family Life

Fifiches du professeur (les) (La pause-cartoon)

Game over

Passe-moi l’ciel

Petit Spirou (Le)

Spoirou & Fantasperge

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Travail monster (Un) (Dab’s)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Munuera

En direct du futur : De Pins (pour Zombillenium)

Grande bataille dessinée

Jeux : La tour du vampire (Surcouf)

Monster Papers 1 & 2 (Ohm & Bourgis)

Spirou et moi : Yohan Sacré

 

 

 

Supplément abonnés :

Autocollants : Créatures

 

 

En kiosques et librairies le 27 mai 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 24/05/2020.


Source : Bd-best


Pour ne jamais oublier, pour ne jamais les oublier.  Promenade de la mémoire, 14 juillet

« - Waouh !

- Bravo !!!

- Magnifique !!!

- On y va, Seloua ?

- Oui, attends, j’envoie les photos à mes sœurs.

- Jenna, tu viens ? On va rejoindre Tata Aldjia, maintenant. Mais ?!? Qu’est-ce que…???

RATTATTATTAA

- Courez !!! Courez !!! Courez ! Vite !!!!

- Il y a un attentat !

- Ils vont nous tuer ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Il y a des jours que l’on n’aurait jamais voulu vivre. Il y a des livres que l’on n’aurait jamais voulu lire. Le 14 juillet 2016 est un de ces jours. Promenade de la mémoire est l’un de ces livres. Un camion fonce dans la foule écrasant les gens sur la promenade des Anglais à Nice.

 

 

 

 

 

© Des ronds dans l’O

 

 

                L'Association « Les Militants des Savoirs » a pour mission la prévention de la radicalisation et de l'extrémisme violent. Laïque et citoyenne, elle regroupe enseignants et éducateurs dans un but d’éducation populaire. Cette association est à l’origine de ce livre regroupant six récits basés sur les témoignages de victimes et témoins de l’attentat de Nice, tous plus poignants les uns que les autres, sous les pinceaux de grands artistes.

 

                Dans Le crissement des freins, Alexis Sentenac illustre le récit de Lisa, la petite fille qui voudrait danser là où elle a failli mourir. Le camion, dans des cases rouges, fonce entre les images gris sombre du jour fatal.

 

 

 

 

© Des ronds dans l’O

 

 

                L’immense Edmond Baudoin témoigne pour Patrick dans Le temps arrêté. Il invite les plus grands artistes dans l’histoire de cet homme hanté comme dans Un jour sans fin. Rodin, Brueghel, Bosch, Goya et Munch sont les hôtes de cette horreur. Avec la complicité de Vincent Van Gogh, Baudoin apporte une touche d’espoir, une lumière au bout du chemin, dans son graphisme noir dont il est le maître.

 

                Céline Wagner peint l’histoire d’Anne dans La douleur des mots. Cette femme crie son impuissance et son désarroi, en croisière dans les fjords pendant que sur son téléphone une alerte France Info l’informait de l’attentat de Nice où se trouvait sa fille.

 

                Paroles pour Aldjia est le récit de Seloua par la trop rare Jeanne Puchol, l’histoire d’une famille détruite dans l’événement, avec la recherche des disparus, l’espoir que l’on ne veut pas perdre, puis la résignation.

 

                Anesthésié et abasourdi, ce sont les sentiments du pompier Franck dont Joël Alessandra dessine le témoignage. Le sentiment de se croire inutile face aux drames, les victimes qu’il faut sauver avant qu’il ne soit trop tard… Aux premières loges du drame, cette histoire élève les pompiers à leur juste rang de héros, tout en rappelant qu’ils sont aussi des victimes.

 

 

 

 

© Des ronds dans l’O

 

 

                Enfin, Le silence qui unit, récit de Didier illustré par Alexis Robin, raconte la difficile reconstruction d’un homme qui a toujours eu du mal avec les émotions et qui ne parvient pas à sortir des 48 heures qu’il a vécu en 2016.

 

                Se demandant si on pourrait vivre sans espoir, le psychanalyste Boris Cyrulnik préface ce recueil dont Isabelle Seret, intervenante en sociologie clinique et formée en victimologie appliquée, raconte la genèse dans la postface.

 

                7 janvier 2015. 13 novembre 2015. 14 juillet 2016. Et d’autres… Malheureusement... Souvenons-nous pour que de telles tragédies ne recommencent pas. STOP ! « La peur frappait à la porte, la confiance ouvrit, il n’y avait personne. »

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Promenade de la mémoire, 14 juillet 

 

Genre : Œuvre de mémoire 

 

Scénarios : Victimes et témoins de l’attentat de Nice 

 

Dessins & Couleurs : Alexis Sentenac, Edmond Baudoin, Céline Wagner, Jeanne Puchol, Joël Alessandra, Alexis Robin

 

Préface : Boris Cyrulnik 

 

Éditeur : Des ronds dans l’O

 

Nombre de pages : 96

 

Prix :  20 €

 

ISBN : 9782374180830

 



Publié le 24/05/2020.


Source : Bd-best


Une tête-brûlée et des gosses pour un nouveau Blockbuster.  Terence Trolley 1 - La fenêtre sur le cerveau

« - C’est quoi encore que cet olibrius ?

- Salut, mon oncle !

- Terence ! Ça fait combien d’années ?! Oh oh, la dernière fois, j’avais encore plein de cheveux, et toi, tu allais quitter les forces spéciales pour te marier.

- Tu as loupé un grand moment.

- Comment elle s’appelait déjà, ta chérie ? Oh, mais quelle est cette magnifique créature ? C’est elle ?

- Kristelle, mon assistante.

- J’ai reçu ton message, Norton. Que se passe-t-il ? Tu as des ennuis ?

- Grand-père, c’est lui qui doit nous sauver ? »

 

 

 

 

 

 


                Terence Trolley, en compagnie de son assistante et de sa femme, vient d’arriver dans son mobil home chez son oncle Norton. Ce dernier garde des enfants aux capacités extrasensorielles exceptionnelles qui semblent convoités. L’homme travaillait pour la Panaklay, multinationale qui exploitait ce genre de petits cobayes, pour la plupart récupérés dans des orphelinats. L’entreprise vient de le retrouver et il a appelé son neveu au secours pour l’aider.

 

 

 

 

© Boutin-Gagné, Le Tendre, Frémineur - Bamboo

 

 

Après s’être fait la main dans des albums collectifs et sur des épisodes de la Geste des Chevaliers Dragons, le dessinateur canadien Patrick Boutin-Gagné tient enfin sa série rien qu’à lui. Et avec un scénariste comme Serge Le Tendre, sans compter un directeur éditorial comme Christophe Arleston, on peut dire que les bonnes fées se sont enfin penchées sur son cas. Son trait de la famille de Christian Gine fait de lui un dessinateur prometteur qui aura dans quelques années un nom que tout le monde connaîtra. Aussi à l’aise dans les scènes punchy que dans les séquences intimistes, il est également adepte de découpages originaux, portant parfois ses cadrages en marge de l’action principale, ce qui accentue l’émotion de certains passages.

 

 

 

 

© Boutin-Gagné, Le Tendre, Frémineur - Bamboo

 

 

Il y avait quelques années que Serge Le Tendre n’avait pas lancé de nouvelle série. Il construit un univers fantastico-futuriste d’action qui marche sur les traces d’Harmony, la série de Mathieu Reynès chez Dupuis, avec ces enfants aux pouvoirs extraordinaires. Il s’en détache cependant en faisant du baroudeur Terence Trolley le héros de l’aventure. On apprend sa vie passée au travers de flashbacks disséminés dans le récit. Le scénariste expert pose des morceaux de puzzles non contigus pour les assembler au fil des trop courtes quarante-six planches de l’histoire.

 

La scène d’introduction est un hommage appuyé à Hergé. Elle reprend la scène de Madame Yamilah et de l’hypnotiseur indien Chandra Patnagar Rabad en la transposant dans un cirque où une voyante a un malaise en explorant l’esprit de Markus.

 

 

 

 

© Boutin-Gagné, Le Tendre, Frémineur - Bamboo

 


 

© Hergé - Casterman

 

 

Terence Trolley est aussi une histoire sur l’intelligence artificielle et la condition humaine. De la veine de A.I. ou de I, Robot, ce tome 1 n’est que la partie émergée d’un iceberg prometteur.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Terence Trolley

 

Titre : 1 - La fenêtre sur le cerveau 

 

Genre : Anticipation 

 

Scénario : Serge Le tendre 

 

Dessins : Patrick Boutin-Gagné 

 

Couleurs : Aurélie Frémineur

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Drakoo

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782490735143

 



Publié le 24/05/2020.


Source : Bd-best


Ça aurait pu être l’histoire d’un mec.  Coluche président !

« - Dans quelques secondes, nous allons découvrir le visage du nouveau président de la République ! Quel suspense ! Magie de l’outil informatique !... Allo, la régie ? Qu’est-ce que c’est que cette photo ?!!

- C’est celle qui a été envoyée par le candidat.

- Mais lequel ?

- Bah, devine…

- J’en déduis donc que Coluche est élu ce soir président de la République française ! »

 

 

 

 

 

 

 

1981. Alors que la France s’attendait à retrouver à la tête du pays une seconde fois Valéry Giscard d’Estaing ou bien le socialiste François Mitterrand, voilà que, contre toute attente, c’est Coluche, l’humoriste, qui est élu. Nouveau locataire de l’Elysée, Coluche va essayer d’imposer son humeur et son humour au pays. Va-t-il arriver à ses fins ou la politique sera-t-elle plus forte que tout ? L’avenir le lui dira… ou pas.

 

 

 

 

© Erre, Erre, Greff - Fluide glacial

 

 

De son élection à son dépôt de bilan un an plus tard, J.M. Erre raconte ce qui aurait pu être une année avec Coluche président. Tout y passe. Des adversaires politiques stars de l’époque (ceux que l’on a déjà cités bien sûr, mais aussi Marchais, Le Pen et consorts) aux anarchistes d’Hara-Kiri Choron et Cavanna qui se positionnent contre lui tout simplement parce que, quand on est anarchiste, on est contre, contre quoi, on ne sait pas, mais on est contre, de la religion avec les évêques et imams à la misère qui s’acharne obstinément sur le peuple (pensée à Pierre Bénichou), Coluche va se rendre compte que le fauteuil n’est pas très confortable. Il lui faudra toute sa poésie pour lui faire prendre un peu de recul, au grand dam, par exemple, des militaires.

 

 

 

 

© Erre, Erre, Greff - Fluide glacial

 

 

On n’avait pas lu Fabrice Erre chez Fluide depuis le tordant Mars avec Fabcaro. Le voici de retour, s’amusant comme un petit fou dans cette tranche de vie du 55 rue du Faubourg Saint-Honoré. Avant d’observer ses cases, on ne se doutait pas qu’un petit Emmanuel, déjà en 1981, essayait de s’asseoir à la première place. Son Coluche parle avec la voix du vrai. Il n’est pas une caricature, il est lui, même si Erre montre un grand talent de caricaturiste. Les « célébrités » sont reconnaissables au premier coup d’œil.

 

 

 

 


© Erre, Erre, Greff - Fluide glacial

 

 

La France de Roger Gicquel avait peur. Celle de Coluche s’est bien marré… jusqu’à ce putain de camion. On imagine tellement que la direction du pays par Coluche aurait été comme le montrent les Erre, que cette uchronie n’est pas si fantasque que ça. Tendre et drôle.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Coluche président !

 

Genre : Uchronie humoristique 

 

Scénario : J.M. Erre 

 

Dessins : Fabrice Erre 

 

Couleurs : Sandrine Greff 

 

Éditeur : Fluide glacial

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 12,90 €

 

Sortie : 3 juin

 

ISBN : 9782378783655

 



Publié le 22/05/2020.


Source : Bd-best


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