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Once upon a time ... Le fils de l'ours

 

 

1760, en plein cœur de la vallée de Munster, un village festoie. Le jeune fils du plus important fermier de la région ne laisse pas le cœur d'Eva et de Maria insensible. Ces jumelles, que tout oppose pourtant, le trouvent charmant. Mais le père du garçon ne voit pas cela d'un bon œil et il interdit fermement à son fils de les côtoyer. Mais les interdits sont faits pour être bravés, et à 18 ans, il est difficile de penser au lendemain..

 

 

 

 

 

 


En 880, l'Empereur Charles III le Gros répudie sa femme Richarde. Cette dernière retourne dans son Alsace natale. Suite à une vision (là où une ourse gratte la terre avec ses petits, elle devra construire une abbaye), elle fonde l’abbaye d’Andlau consacrée à l’animal roi des forêts : l’ours. À l’heure actuelle, on peut voir dans la crypte de l’église, une statue de l’ourse, usée par la vénération des fidèles.

 

 

 

 

 

© Servais - Dupuis 

 

 

C’est en 1992, avec la parution du premier tome de l’album Lova, que je découvre l’univers de Jean Claude Servais. Depuis plus d’une quarantaine d’années, l’auteur partage avec ses lecteurs sa vision des paysages que ce soit de Gaume, d’Ardennes ou d’ailleurs.

Pour cette nouvelle aventure, Jean-Claude Servais nous convie à la mise en images des contes et légendes des Vosges et d’Alsace mettant en scène le roi de la forêt : l’ours. Il s’en imprègne pour nous conter une histoire d’amour, de haine et de passion. On y retrouve les éléments chers à l’auteur : la nature et les femmes.

 

 

 

 

 

© Servais - Dupuis 

 

 

Le dernier-né, « Le fils de l’ours » contient l’ensemble des ingrédients nécessaires pour en faire un succès : la beauté des différentes illustrations augmentées des couleurs réalisées par Raives fait de ce livre un moment de lecture magique ponctué par des rêves les plus agréables.

La légende de deux sœurs jumelles, Éva et Maria, considérées comme sorcières par la population, mais toute deux aimées par Mathis qui épousa Maria alors qu’Éva portait son enfant.

 

 

 

 

© Servais - Dupuis 

 

 

 

Comment caractériser Jean – Claude Servais ? Supérieur à un (ra) conteur d’histoires et de légendes, aimant la nature et les animaux qui peuplent cette dernière. Ouvrir un livre signé Servais peut être comparable à humer les arômes d’un bon verre de vin dégusté au coin du feu, voir pour un fumeur découvrir les saveurs libérées par un bon cigare.

 

 

 

 

 

Haubruge Alain

 

 

Titre : Le fils de l’ours

 

Tome : One Shot

 

Genre : Contes & Légendes

 

Scénario & dessins : Jean-Claude Servais

 

Couleurs : Raives

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 72

 

Prix : 17,50 €

 

ISBN : 9791034737246



Publié le 13/11/2019.


Source : Bd-best


Ici, le bruit des balles. Au loin, le bruit des bottes...              La cagoule, un fascisme à la française 1 - Bouc émissaire

 

 

« - Commissaire ! Enfin ! Approchez ! Asseyez-vous ! Je vous ai convoqué pour une affaire de la plus hauteimportance ! J’ai besoin de vous. Je n’irai pas par quatre chemin avec Roger Salengro… Plus qu’un collègue, j’enterre un camarade et un ami. Ce crime honteux ne restera pas impuni !

- Sauf votre respect, Monsieur le Ministre, l’enquête a conclu au suicide… Alors qui doit-on punir ?

- Cet acte crapuleux est signé. La droite est coupable ! La droite vous m’entendez ?! La droite doit payer.

- Je ne fais pas de politique Monsieur le Ministre. »

 

 

 

 

 

 

1936. Justice et politique ne sont pas les entités ayant le plus d’atomes crochus entre elles. Alors que Roger Salengro, ministre de l’Intérieur, vient de se suicider, Max Dormoy, son successeur sur le poste, pointe du doigt la droite. Il convoque le commissaire Mondanel pour qu’il mène une enquête approfondie sur les causes de ce drame, tout en le mettant sur la piste de coupables. Alors que l’aigle nazi s’apprête à déployer ses ailes sur une France gangrénée par un fascisme sournois, la IIIème République est déstabilisée par un groupuscule d’extrême droite : l’Osarn (« Organisation secrète d'action révolutionnaire nationale »), autrement appelée « La Cagoule ».

 

 

 

 

© Damour, Brugeas, Herzet, Scarlet - Glénat

 

 

Rien ne prédestinait les deux scénaristes à se rencontrer. Vincent Brugeas est connu pour son duo avec Ronan Toulhoat (Le roy des ribauds, Dies Irae et un épisode de Conan le cimmérien). Il scénarise également The Regiment pour Thomas Legrain. Emmanuel Herzet est l’un des auteurs maison du Lombard avec, entre autres, La branche Lincoln, pour Kowalski, ainsi que le spin-off d’Alpha : Premières armes.

 

 

 

 

© Damour, Brugeas, Herzet, Scarlet - Glénat

 

 

Les deux auteurs s’associent pour nous immerger dans l’entre-deux-guerres et plus précisément dans les méandres d’une organisation terroriste visant principalement à discréditer le gouvernement, ainsi que le communisme. Sous la présidence d’Albert Lebrun, Léon Blum est le chef du gouvernement. A l’extrême-droite, les ennemis sont prêts à tous les crimes pour faire leur révolution. Des ministres et des truands, des flics et des putes, tous battent le pavé parisien entre les manigances, les complots et les crimes. Les personnages réels apportent une crédibilité aux acteurs de fiction, nécessaires pour raconter une histoire permettant de happer le lecteur.

 

 

 

 

© Damour, Brugeas, Herzet, Scarlet - Glénat

 

 

Au dessin, Damour, révélé par Nash, une série culte des éditions Delcourt de la fin des années 90 et début 2000, quitte l’Ouest américain de Pinkerton pour le Paris profond des années 30. Les couloirs de la PJ et les tables du fond des bistrots respirent l’air de la capitale.

 

Avec un contexte historique fort et un angle de vue peu exploité, La cagoule peut prétendre marcher sur les traces d’Il était une fois en France.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : La cagoule, un fascisme à la française

 

Tome : 1 - Bouc émissaire

 

Genre : Aventure historique

 

Scénario : Brugeas et Herzet

 

Dessins : Damour

 

Couleurs : Scarlet

 

Éditeur : Glénat

 

Collection : 24x32

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782344023402

 



Publié le 12/11/2019.


Source : Bd-best


Méditer et se faire son chemin ou comment des gens et des pommiers ont donné la foi.  Johnny Appleseed

 

 

« - Vous voulez prendre ces semences ?

- Nous n’avons pas d’argent mais nous en avons besoin !

- C’est bon. Vous paierez la prochaine fois que je passerai.

- C’est John Chapman. On dirait qu’il ne fait rien comme tout le monde. Pourquoi il n’a pas de couteau ni de fusil ?

- C’est parce que Dieu est avec Johnny Appleseed. Tout le monde sait ça ! »

 

 

 

 

 

 

Né le 26 septembre 1774 à Leominster dans une campagne du Massachusetts,  John Chapman perd sa mère deux ans plus tard. Son père se remarie et fonde une famille nombreuse. En 1796, direction la Pennsylvanie. Avec l’un de ses jeunes frères, John fuit la ferme familiale. Son but est de rejoindre la véritable Nature, demeure de Dieu. Il va rencontrer des pionniers et parcourir le pays dans une philosophie de vie humaniste et bucolique. Plus il s’éloignait des colonies blanches, plus les communautés étaient pacifistes, familiales et vivaient sans esclaves. Sur sa route, John apprenait aux populations à planter et à cultiver des pommiers. C’est tout un symbole pour des gens si proches de Dieu que de faire de la pomme, fruit du péché originel,  l’emblème de leur renouveau.

 

 

 

 

© Van Sciver, Buhle - Revival

 

 

« Not much of a businessman but quite a dreamer. ». Ainsi peut-on définir John « Appleseed » Chapman qui trouva en Emmanuel Swendenborg un maître à penser. L’homme est à l’origine d’un courant religieux proche de la nature, nature qu’il ne faut pas brusquer et qu’il faut respecter.

 

Les auteurs ont conçu ce livre comme une graine plantée, un arbre qui pousse, qui grandit et qui meurt pour faire une nouvelle graine. La graine, c’est Johnny. L’arbre, c’est sa vie. La nouvelle graine, ce sont ses successeurs qui ont adopté son courant de pensée.

 

 

 

 

© Van Sciver, Buhle - Revival

 

 

Paul Buhle, le scénariste, maître de conférences à la Brown University, est spécialiste de la culture populaire nord-américaine. Noah Van Sciver, le dessinateur, est une valeur sûre de la bande dessinée indépendante américaine. Son graphisme underground ne cherche pas à faire beau, mais à faire bien. L’important, ce n’est ni Johnny lui-même, ni les auteurs, ni la façon dont sont représentées les choses, mais bien l’esprit de sa vie qui est véhiculé.

 

 

 

 

© Van Sciver, Buhle - Revival

 

 

Rejet de la violence, non-violence, pardon, refus de haïr, culte végétarien, abolition de l’esclavage sont autant de commandements que l’on retiendra.

 

Après la mort de Johnny, comment Abraham Lincoln a basé sa politique sur sa vie, comment John Muir, en s’installant dans le Yosemite, est devenu le nouveau Chapman, on apprendra la façon dont une graine a laissée place à des nouvelles. Tous les pépins que ses mains ont répandus ont donné des fruits une fois qu’il a disparu.

 

 

 

 

© Van Sciver, Buhle - Revival

 

 

A l’ère de la sur-connexion, de la course perpétuelle comme si les gens étaient tout le temps pressés et avaient quelque chose à rattraper, qu’il est bon de suivre la trajectoire d’un Johnny Appleseed. Au-delà de toute considération religieuse, il faut voir dans la vie de cet homme l’exemple d’un retour à la terre revigorant. On n’a qu’une envie après avoir lu cette biographie dessinée : se coucher près d’une mare formée par un ancien barrage de castors, la nuit, pour regarder les rats musqués s’ébattre et se nourrir.

 

« C’est un cadeau d’être simple, c’est un cadeau d’être libre. » Thank you, Mister Appleseed.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Johnny Appleseed

 

Genre : Biographie

 

Scénario : Buhle

 

Dessins : Van Sciver

 

Éditeur : Revival

 

Nombre de pages : 112

 

Prix : 20 €

 

ISBN : 9791096119264

 



Publié le 11/11/2019.


Source : Bd-best


Une femme, un homme, un entourage : trois pĂ´les et un (futur) couffin.  Ma grossesse, tout le monde s'en mĂŞle !

 

 

« - Chérie, tiens…

- Mais… J’ai une gastro je te dis !

- Alors, alors ?... C’est simple. Tu fais pipi dessus et tu me le rends !

- Je dé-chi-ffre la notice !

- Yesss !!! »

 

 

 

 

 

                 Louise est enceinte. Son amour avec Clément va enfin se concrétiser. Si le plus agréable a été fait, le plus dur reste à faire : les neuf mois de gestation. La graine est dans le ventre de Louise et, comme toute bonne future maman qui se respecte, elle va vivre en fusion avec ce petit être qui se développe en elle. Ça, maintenant, c’est le problème de Louise. De Louise ? Uniquement de Louise ? T’as qu’à croire ! Sa grossesse, tout le monde s’en mêle ! Absolument tout le monde ! Des potes de Clément à son patron, des parents aux beaux-parents, les conseils, les recommandations et les remarques vont fuser de tous les côtés. Il n’y en a pas un qui ne se sente pas concerné.

 

 

 

 

© Camilleri, Gentil, Lili l’Archi - Des ronds dans l’O

 

 

A la manière des programmes courts de télévision, les autrices enchaînent les saynètes de deux à cinq planches. Ma grossesse, tout le monde s’en mêle ! pourrait être une série télévisée à la manière de Scènes de ménage ou Parents mode d’emploi. Amusantes, tendres ou parfois même franchement drôles, les situations balayent les neuf mois les plus beaux de la vie d’une femme qui devient mère.

 

 

 

 

© Camilleri, Gentil, Lili l’Archi - Des ronds dans l’O

 

 

Sandra Camilleri et Loudia Gentil co-scénarisent l’album. La première a été directrice de dialogues, rédactrice et réalisatrice sonore pour la télévision. La seconde est une comédienne qui a aussi fait du consulting en entreprise. Philanthrope, c’est une féministe à l’humour décalé. Lili L’archi, comme son l’indique, est issue du monde de l’architecture. Après dix ans dans le métier, elle se lance dans le graphisme et l’illustration appliqués à l’architecture. Son trait en a gardé une certaine rigidité et une certaine froideur contrebalancés par l’humour fin de ses collaboratrices.

 

 

 

 

© Camilleri, Gentil, Lili l’Archi - Des ronds dans l’O

 

 

Les trois drôles de dames qui accouchent de cette bande dessinée mettent à disposition des jeunes couples un véritable guide didactique amusant d’une période pas comme les autres. Les futurs parents seront parfois étonnés. Ceux qui le sont déjà seront rassurés et se sentiront moins seuls au monde : ça se passe à peu près pareil dans toutes les familles. Cerise sur le gâteau, un petit coup de théâtre final sonne le gong de la fin de l’histoire.

 

 

 

 

© Camilleri, Gentil, Lili l’Archi - Des ronds dans l’O

 

 

L’album est à ranger aux côtés de ceux de Fabcaro, et en particulier de Moins qu’hier (plus que demain). Espérons qu’on retrouvera un jour Louise et Clément. Ne vous arrêtez pas là, les filles. « Un bébé à la maison, tout le monde s’en mêle ! », ça sonne bien comme titre aussi.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Ma grossesse, tout le monde s'en mêle ! 

 

Genre : Comédie réaliste

 

Scénario : Camilleri & Gentil

 

Dessins & Couleurs : Lili l’Archi

 

Éditeur : Des ronds dans l’O

 

Parution : 13 Novembre

 

Nombre de pages : 160

 

Prix : 20 €

 

ISBN : 9782374180779

 



Publié le 10/11/2019.


Source : Bd-best


Pinocchio n’a qu’à bien se tenir.  Les sisters 14 - Juré, craché, menti !

« - La super vitesse… J’ai !!!

- La super force… Check !!!

- Laser au bout des doigts… Yep !!!

- Vision à travers les murs… Toujours là !

- Voler comme un oiseau… ça aussi on sait faire !!!

- C’est bon sister, on a fait le tour de nos super-pouvoirs.

- Oui, on en a vraiment tout plein !!! Mais le pouvoir de ranger nos chambres avant la télé...Celui-là, on l’a pas !!!

- ça implique trop de responsabilités un pouvoir pareil ! »

 

 

 

 

 

Ne vous y trompez pas, nous sommes bien dans un album des Sisters et pas des Super-Sisters. Mais des super-pouvoirs, elles en ont plus d’un : celui de se disputer, de s’entendre comme larrons en foire lorsqu’il s’agit de se liguer contre les parents, et bien d’autres encore.

 

 

 

 

© William, Cazenove - Bamboo

 

 

Ce quatorzième opus tourne autour du thème du mensonge. Non pas les gros, mais les petits, ceux de Marine, à qui sa grande sœur Marine fait croire que son nez pourrait être celui de Pinocchio. Et la naïve y croit dur comme fer.

 

Plus de quatre millions d’albums vendus. Les sisters, ça n’est pas qu’une série de BD, c’est aussi des épisodes de dessins animés et des petits romans. En onze à peine, les deux sœurs se sont imposées comme une valeur sûre de l’édition. La recette est si simple que personne n’y avait pensé avant : une ado et sa petite sœur se taquinent l’une et l’autre, enfin, plus l’une que l’autre. Ça clashe. Les adultes sont quasiment absents. On ne voit jamais le visage des parents de face. Le même principe était adapté à la grande époque dans les dessins animés de Tom et Jerry. On se concentre vraiment sur les deux personnages principaux. Il n’empêche que des copines et des copains (dont un petit) sont bien présents.

 

 

 

© William, Cazenove - Bamboo

 

 

 

Cazenove et William se glissent dans la peau de leurs gamines de papier. Wendy vit ses premiers amours sous l’œil coquin de sa petit sœur Marine. Cette dernière, menteuse professionnelle, est toute fofolle et survoltée. Le plus crispant, c’est son langage « à peu près ». A son âge, il y a belle lurette que les enfants ne disent plus « kro » à la place de « trop » et les fautes d’orthographe sur les panonceaux qu’elles écrivent n’apportent rien de drôle. Il y a suffisamment de choses amusantes à côté pour ne pas en rajouter. (déformation professionnelle pédagogique).

 

William truffe ses planches de surprises. Outre celles adressées aux séries maison (Tizombie, Cath et son chat,…), les allusions sont multiples et on peut s’amuser à les dénombrer : Caliméro, La boîte à musique, Calvin et Hobbes, Ulysse 31,… Régalez-vous à compléter la liste. Bamboo aurait pu en faire un concours.

 

 

 

 

© William, Cazenove - Bamboo

 

 

Les auteurs nous prennent rapidement au piège. Les attachantes gamines feraient sourire n’importe qui. Pourquoi ? Parce que leur vie, c’est la vraie vie. Facile à dire, facile à écrire. Encore fallait-il y penser. Humoriste, c’est un métier. Cazenove, c’est un as. Et l’une des forces de Bamboo, c’est d’appliquer la méthode du double-scénariste qui stimule les troupes pour se dépasser. Les gendarmes sont souvent écrits à quatre mains, les profs depuis peu, et William co-scénarise Les sisters depuis les débuts.

 

Comme Studio Danse, Les Cop’s ou autres Cath et son chat, Les sisters est une série estampillée « filles », mais il n’est marqué nulle part que les garçons n’ont pas le droit de les lire. Qu’on se le dise ! Juré, craché, vérité !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les sisters

 

Tome : 14 - Juré, craché, menti !

 

Genre : Humour et sororité

 

Scénario : Cazenove & William

 

Dessins & Couleurs : William

 

Éditeur : Bamboo

 

Parution : 13 novembre

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818967362

 



Publié le 09/11/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4256 -  6 Novembre 2019

 

 

 

 

Spécial Hommage à Tome

 

 

 

 


 

            Voilà un des Spirou qu’on aurait aimé à ne jamais devoir présenter. Tome a rejoint Rob-Vel, Jijé, Nic Broca, Franquin et quelques autres au paradis des auteurs du groom. Soda et Le petit Spirou sont orphelins…

            Les hommages sont nombreux. En cartoons, en texte ou en BD, l’émotion est grande.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Tome & Janry - Dupuis 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Harmony : Dies irae

Jérôme K.Jérôme Bloche : Contrefaçons

Spirou chez les Soviets

Tif et Tondu : Mais où est Kiki ?

Tuniques Bleues (Les) : La bataille du cratère

 

 

Hommages à Tome en Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Cramés

Edito (L’)

Kahl & Pörth

Petit Spirou (Le)

Spoirou & Fantasperge

Tash et Trash

Willy Woob

 

 

Hommages à Tome en BD spéciales :

 

Berthet & David

Bianco

Dutto

Efa

Honorez

 

Jouvray & Thibaut-Jouvray

Louis

Maltaite

Martin

Meyer

 

Nob

Schwartz & Yann

Tarrin

Yoann & Vehlmann

 

 

 

Hommages à Tome en cartoons :

 

Balthazar

Bataillon

Bercovici

Bodart

Boisvert

Bourhis

Cauvin

Cerq

Colpron

Cossu

Cuadrado

Darasse

Derib

 

Dessy

Etien

Feroumont

Frank Pé

Grenson

Hamo

Hardy

Joan

Jousselin

Kidt Toussaint

Kox

Laurel

 

Lécroart

Moog

Neidhardt

Perrault

Pica

Priou

Reynès

Rodrigue

Ruiz

Sti

Usagi

Vernay

 

 

 

 

 

Hommages à Tome en textes :

 

Achdé

Bary

Bergèse

Di Salvia

 

Lapière

Pinchart

Tinlot

 

Warnant

Zep

Zidrou

 

 

 

 

Rubriques :

 

En direct du passé : Tome & Janry, un duo doué

Leçon de BD (La) donnée par Tome : Dab’s

 

 

Supplément abonnés :

Autocollants : Le Petit Spirou

 

 

En kiosques et librairies le 6 Novembre 2019.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 07/11/2019.


Source : Bd-best


Pour le crépuscule des cow-boys, ne vous attachez à personne.  Jusqu’au dernier

 

« - Orson, sale voleur ! Sors de ton trou !

- Mais qu’est-ce que… Deux-colts ? Quelle bonne surprise ! Mais entre donc !!!

- J’arrive du Wyoming avec 1200 bêtes.

- Oui, oui. Je te paierai ta commission tout à l’heure, mais en attendant, prends cette chaise. Le temps de sortir mon attirail et je suis à toi ! Barbier hier, banquier aujourd’hui… Comme quoi, tout change… Tout sauf toi !

- C’était mon dernier convoi, Orson. »

 

 

 

 

 

 

Russel conduit de gigantesques troupeaux pendant six mois à travers les états pour les mener aux abattoirs de Chicago. Jusqu’à il y a peu, la survie de tout l’Ouest dépendait de types comme lui. Mais avec l’avènement et le développement à vitesse grand V du chemin de fer, les rails sur la prairie sont en train de causer la disparition de la profession. « Demain, les cow-boys, c’est fini. » Accompagné de Kirby, vacher comme lui, et de Bennett, jeune homme naïf qu’il a recueilli à la mort de ses parents, Russel va devoir se résoudre à se payer un ranch pour se sédentariser. C’est une toute nouvelle vie qui s’annonce pour le trio, jusqu’à ce qu’une halte dans un village voit leurs destins pulvérisés par un événement irréversible.

 

 

 

 

© Félix, Gastine - Bamboo

 

 

Jusqu’au dernier rappelle les meilleurs films de John Ford et de Clint Eastwood. Le scénario de Jérôme Félix est impitoyable. Paul Gastine a mis trois ans pour dessiner l’album. L’ensemble est… parfait ! Le découpage, les dialogues, tout et rien semble pesé, réfléchi, pertinent. Tout, parce qu’en creusant un peu on descelle tout le travail qu’il y a derrière. Rien, parce que rien ne peut arrêter la lecture de l’album. On se trouve embarqué dans une histoire que l’on ne peut pas quitter avant de l’avoir terminée. Le scénariste et son dessinateur sont dans une alchimie magique intégrant le lecteur.

 

Même le titre semble touché par la grâce. « Jusqu’au dernier ». Jusqu’au dernier ? La locution est polysémique et mystérieuse. Jusqu’au dernier cow-boy, la profession vivant ses dernières années ? Jusqu’au dernier survivant ? Jusqu’au dernier train ? Jusqu’au dernier instant ? Au lecteur de le découvrir…

 

 

 

 

© Félix, Gastine - Bamboo

 

 

Le dessinateur n’a pas hésité à recommencer des planches jusqu’à trouver la composition idéale des cases. Jamais dans la démonstration mais toujours dans la justesse, ses images sont à la bande dessinée ce que le cinémascope a été au septième art.

 

Aurait-on pu se douter que Russel a failli croiser Lucky Luke ? Oui, oui, avec son troupeau, ils ont hésité à passer par le guet de P(a)inful Gulch pour couper la route, l’endroit même où le plus célèbre cow-boy de la BD a eu à faire avec des « rivaux ». Fermons ici cette (involontaire ?) parenthèse humoristique.

 

Félix et Gastine avaient déjà signé ensemble les quatre tomes de L’héritage du diable. Ils ne vont pas s’arrêter là puisqu’ils préparent déjà un deuxième western : A l’ombre des géants.

 

 

 

 

© Félix, Gastine - Bamboo

 

 

Jusqu’au dernier souffre d’un seul défaut : sa quatrième de couverture. Ne la lisez pas ! Ne lisez pas le pitch de l’éditeur proposé sur les différents sites.

C’est pareil pour la bande-annonce. Nous vous la proposons ci-dessous, mais ne cliquez sur Play qu’une fois avoir lu l’album. Vous ne le regretterez pas.

 

 

 

 

 

 

 

Laissez-vous surprendre par le déroulé du récit. Juste un conseil : ne vous attachez à personne, vous risqueriez de ne pas vous en remettre…

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Jusqu’au dernier

 

Genre : Western

 

Scénario : Félix

 

Dessins & Couleurs : Gastine

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand angle

 

Nombre de pages : 72

 

Prix : 17,90 €

 

ISBN : 9782818967003

 



Publié le 05/11/2019.


Source : Bd-best


C’est pas parce qu’on est un blockbuster qu’on n’a pas le droit de faire partie des meilleurs albums de l’année.  Astérix 38 - La fille de Vercingétorix

 

« - Qui es-tu et comment es-tu entré ici avec ton cheval ?

- Mon nom est Adictosérix. Je suis silencieux comme tous les pisteurs et discret comme tous les traîtres. Je suis venu te prévenir que la fille de qui tu sais se cache parmi tes gaulois !

- Hein ?

- Tu m’as très bien compris ! César m’a chargé de la capturer pour en faire une romaine.

- Qui ?

- Je file à Gésocribate prévenir ceux de la flotte. Il faut l’empêcher de fuir par la mer ! Quant à toi, empêche-la de fuir par la forêt. Et prends garde, elle fugue ! »

 

 

 

 

 

 

Dans le camp endormi de Babaorum, le chef de la garnison est réveillé par un messager à cheval. Mais c’est la fille de qui dont il lui parle ? Celle de celui dont on ne prononce pas le nom, mais tant pis on va le dire : Vercingétorix ! Des membres du Front Arverne de Résistanche Checrète viennent de confier la jeune Adrénaline au village d’Astérix car les romains la traquent. Mais il n’est pas évident de protéger une adolescente qui ne rêve que d’horizon et de liberté.

 

 

 

 

© Ferri, Conrad, Mébarki - Albert René

 

 

Acte IV pour le duo Ferri/Conrad. L’essai a été tenté, réussi, transformé. Il est à présent confirmé. Le duo est dans les chaussons de la gloire. L’originalité de l’histoire est certaine, mais telle un iceberg elle ne réside pas dans ce personnage principal, fille fictive de personnage historique réel, mais dans la bande de gamins du village qu’ils ont mis en avant, au premier rang desquels Blinix et Surimix, les enfants d’Ordralfabetix, et Selfix, le fils de Cétautomatix. Les pirates jouent aussi un rôle important. Pour une fois, ils ne se contentent pas de faire de la figuration et sont partie prenante du récit et de son évolution.

 

 

 

 

© Ferri, Conrad, Mébarki - Albert René

 

A quoi bon faire une chronique sur le nouvel album d’Astérix ? Ce trente-huitième tome n’a pas attendu BD-Best pour se vendre comme des petits pains. Si nous avons choisi de consacrer un article à La fille de Vercingétorix, c’est tout simplement parce qu’il est un des meilleurs albums de l’année, et certainement le meilleur titre de la série depuis La grande traversée. Un dessin impeccable au service d’un scénario bétonné, voilà ce qu’ont réussi Ferri et Conrad. On ne peut pas les targuer d’avoir appliqué une recette. S’il en existait une pour faire des succès, ça se saurait. S’il fallait trouver un petit défaut, allez, on va en trouver un pour montrer qu’on a travaillé, ce serait la couverture qui montre un ciel sombre et une mer un peu agitée, alors que ce n’est jamais le cas dans l’histoire, et l’attitude hautaine et boudeuse d’Adrénaline qui manque un peu d’originalité et fait cliché dans l’univers Uderzo.

 

 

 

 

© Ferri, Conrad, Mébarki - Albert René

 

 

Outre le fait d’être un album réussi, il ne faut pas oublier que Ferri et Conrad contribuent par là même au développement du neuvième art. En effet, comme un nouveau Lucky Luke, XIII, Thorgal, Boule et Bill, Les Schtroumpfs ou autres séries à succès, il ne faut pas oublier qu’un Astérix est un produit d’appel. Et là où Blake et Mortimer se sont plantés avec Le dernier pharaon au dessin certes abouti mais au scénario alambiqué  ne pouvant plaire qu’aux exégètes, Astérix réussit sa mission de faire acheter des albums d’autres séries à ses lecteurs. Même si avec un prix plancher à 9,99 € en dessous de la barre psychologique des 10 €, il est la seule bande dessinée que liront cette année certaines familles, il aura eut le mérite de leur permettre de lire ce qui peut se faire de mieux dans le genre et de redorer chez les pseudo-intellectuels l’image qu’ils ont des petits miquets.

 

 

 

 

© Ferri, Conrad, Mébarki - Albert René

 

 

Avec un tel travail, avec un tel amour qu’ont les auteurs de leurs personnages, avec un tel talent, on ne peut que regretter qu’Albert Uderzo ait finalement décidé qu’Astérix ne sera pas poursuivi après sa disparition.

 

 

La bande-annonce de l’album ci-dessous

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Astérix

 

Tome : 38 - La fille de Vercingétorix

 

Genre : Humour gaulois

 

Scénario : Ferri

 

Dessins : Conrad

 

Couleurs : Mébarki

 

D’après : Goscinny & Uderzo

 

Éditeur : Albert René

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 9,99 €

 

ISBN : 9782864973423

 



Publié le 05/11/2019.


Source : Bd-best


Le légionnaire reste

Legio Patria Nostra est une  des deux devises de la Légion Étrangère. 
Nous commençons l'aventure à Lyon sous le Second Empire. 
Casimir, tout jeune homme, ne sait pas encore qu'il va devenir un héros de la Légion Étrangère.
Pour l'instant Casimir défend sa famille.avec ses propres moyens au risque d'avoir affaire à la justice.


Résumé de l'éditeur : Et ainsi naquit la Légion Etrangère.

Le 30 avril 1863 au Mexique, 62 légionnaires de la 3e compagnie du 1er bataillon du Régiment Etranger sont piégés par 2 000 soldats mexicains dans une hacienda délabrée du village de Camaron sur la route de Vera Cruz. Sous une chaleur de plomb, sans boire ni manger, ces légionnaires repousseront les assauts des Mexicains pendant près de douze heures. Ils ont juré à leur Capitaine de ne pas se rendre. Ils tiendront parole, écrivant ainsi sans le savoir l’histoire de la Légion, Camerone, la défaite devenue une légende.

 

 

 

© Yerlès - Boidin- Glénat

 

 

Sept ans plus tôt, à Lyon, Casimir, un gamin des rues, commet un meurtre en voulant protéger sa mère des violences de son souteneur. Contraint de fuir la ville, il entraine avec lui son meilleur ami Dino qui rêve d’un avenir meilleur. Mais échapper à son destin est un jeu dangereux, et c’est dans les griffes du Maure, un chef de bande tyrannique et pervers, qu’ils se trouveront pris au piège. Un piège mortel dont Casimir devra s’échapper seul, trouvant refuge à Toulon où sa rencontre avec Evariste, un ancien soldat, dandy et joueur invétéré, l’amènera à s’enrôler sous un faux nom dans les rangs d’un corps d’armée à la réputation douteuse : la Légion Etrangère. Mais pour la première fois depuis longtemps dans la vie de Casimir, un rayon de soleil apparait en la personne de Zélie, des immenses yeux verts et un tempérament intraitable, avec qui il envisage une nouvelle vie au-delà de la méditerranée. Sa décision est prise, il va déserter. L’histoire de Casimir commence à peine, il ne sait pas encore qu’il va devenir un héros...

Pour sa première bande dessinée, Jean-André Yerlès, scénariste pour l’audiovisuel, s’associe au flamboyant dessin de Marc-Antoine Boidin pour nous plonger dans une épopée virtuose et romanesque aux sources de la Légion étrangère. Une institution aujourd’hui chargée de symbole et dont la légende s’est écrite dans le sang, au Mexique, lors de la bataille de Camerone de 1863. En 5 volumes, Legio Patria Nostra (« La Légion, notre patrie », devise de la Légion) nous raconte autant cette histoire que le parcours initiatique d’un orphelin des rues qui trouvera sa famille dans la Légion et apprendra parmi eux à devenir un soldat, un guerrier et tout simplement un homme dans la France turbulente du Second empire.

 

 

 

 

© Yerlès - Boidin- Glénat

 

Pour un premier coup d'essai c'est une réussite. Le duo Jean André YERLFS et Marc Antoine BOIDIN nous apporte dès ce premier tome (saga  de cinq tomes sur les péripéties) l'envie de voir évoluer Casimir qui deviendra légionnaire. 
Le légionnaire reste "un volontaire servant la France avec Honneur et Fidélité".

Cela se lit facilement , les personnages sont réalistes tant au niveau de l'expression que par les actions.

 

 

 

 

© Yerlès - Boidin- Glénat

 

La structure des cases nous amène à lire la BD comme si nous étions un spectateur d'une pièce de théâtre.
Le cahier graphique est un plus que j'apprécie.
Le scénariste nous explique en une page très sobre la genèse de cette BD.

Belle réussite, j'attends la suite.

 

chronique par Horus66

 

Série : Légio Patria Nostra

Titre : Le Tambour

Tome: 1

Scénario : Jean-André Yerlès

Dessin : Marc-Antoie Boidin

Genre : Historique

Éditeur : Glénat

Nbre de pages : 64

Prix : 14,50 €



Publié le 05/11/2019.


Source : Horus66


Papaoutai -  Lettres d'amour de 0 Ă  10

 

 

-          Vous essayez encore de la lire, Grand-Mère ?

-          C’est la dernière chose qui me reste de mon père. Il l’a envoyée du front. C’était la Grande Guerre. Il n’est jamais revenu…

-          Je sais… Mais elle est indéchiffrable.

 

 

 

 

 

 

 

Ernest, un petit garçon de 10 ans, vit une vie morne et sans saveur en compagnie de sa grand-mère Précieuse et de leur gouvernante Germaine. Sa maman est décédée à sa naissance et il n’a jamais connu son papa. Très bon élève, il reste éloigné des autres enfants de sa classe. Á la maison, il n’y a pas de télévision ni de téléphone, seul le poste de radio diffusant les actualités de 20 heures relie nos protagonistes au monde extérieur. C’est sans compter avec l’arrivée d’une petite nouvelle dans la classe : Victoire. Cette dernière (seule fille parmi 13 garçons) va sortir Ernest de sa monotonie, le projetant dans la vie de tous les jours agissant comme un tsunami entrainant dans son passage sa grand-mère et leur gouvernante en leur révélant toutes les saveurs que la vie peut avoir.

 

 

 

 

© Susie Morgenstern – Thomas Baas – Rue de Sèvre

 

 

Adaptation en bande dessinée du roman « Lettres d’amour de 0 à 10 » de Susie Morgenstern, une Américaine née dans le New Jersey et vivant à Nice où elle a enseigné l’anglais à la faculté de Sophia-Antipolis jusqu’en 2005. Ses livres ont obtenu une ribambelle de prix, plus particulièrement « Lettres d’amour de 0 à 10 » qui en a une vingtaine à son actif.

 

 

 

 

© Susie Morgenstern – Thomas Baas – Rue de Sèvre

 

 

Souvent présenté aux enfants ne lecture scolaire à partir de 10 ans, le récit de ce petit garçon s’éveillant à la vie au départ semble particulièrement triste, mais s’avère tellement touchant et émouvant que l’on ne peut que constater l’empressement des lecteurs (qu’ils soient petits ou grands) de terminer le livre. 

 

 

 

 

 

 

© Susie Morgenstern – Thomas Baas – Rue de Sèvre

 

C’est bien écrit et développé, présentant de belles images de vie et d’espoir mettant du baume au cœur à chacun d’entre nous. Mention spéciale à l'illustrateur (Thomas Baas) qui réussit le pari avec ses représentations graphiques d’élever d’un cran supplémentaire ce récit émotionnel.

 

 

Haubruge Alain


 

Titre : Lettres d'amour de 0 à 10

 

Genre :
Jeunesse

 

Scénario :
Susie Morgenstern

 

Dessins & Couleurs : Thomas Baas

 

Éditeur :
Rue de Sèvre

 

Nombre de pages :
64

 

Prix :
14,00 € 



 
ISBN :
9782369810414



Publié le 05/11/2019.


Source : Bd-best


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