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Rétrospective David Sala à la Galerie Maghen

La galerie Daniel Maghen présente une rétrospective dédiée à David Sala pour ce dernier rendez-vous avant l’été.
 
L’exposition met en lumière les deux grands registres graphiques de l’artiste, à la fois remarquable dessinateur de bandes dessinées et illustrateur jeunesse de talent. Une centaine d’œuvres seront exposées dont les planches originales du "Joueur d’échecs", brillante adaptation et succès critique du chef-d’œuvre littéraire de Stefan Zweig, ainsi qu’une sélection d’illustrations issues de ses livres jeunesse dont "La Belle et la Bête", "Le Coffre enchanté", "La Colère de Banshee", "Féroce" et "La Prisonnière du brouillard".
 
Véritable créateur d’univers, David Sala se démarque par la puissance évocatrice de ses dessins. Magie des couleurs, décors finement ciselés, ses illustrations jeunesse aux compositions oniriques, réalisées à la peinture à l’huile, entraînent au cœur des rêves et des légendes. L’exposition souligne notamment le travail remarquable réalisé sur les motifs qui cohabitent harmonieusement dans son dessin, à la manière de Gustav Klimt. L’artiste aborde la bande dessinée d’un trait plus instinctif à la mine de plomb et à l’aquarelle. Jouant sur la composition, le rythme et une palette restreinte de couleur, David Sala parvient à rendre toute l’intensité du récit par l’image, en créant des atmosphères saisissantes.
 
Vernissage de l’exposition en compagnie de l'auteur le vendredi 29 juin à 19h.

 

Lieu : Galerie Daniel Maghen
36 Rue du Louvre, 75001 Paris

Contact : +33 1 42 84 37 39  info@danielmaghen.com


Pays : France

Date de l'événement : du 29/06/2018 au 21/07/2018.

Publié le 22/06/2018.


Source : Bd-best


Quatre murs et un toit ou même pas dans la chaleur tonifiante et magnifiante des beaux étés

Ça y est, l’été est là avec son lot de moments d’évasion et de grands projets, le temps des vacances ou pour la vie. L’été, sur la plage et les planches de nos lectures, c’est aussi le moment choisi par la famille Faldérault pour se rappeler à notre doux souvenir. Parmi les rendez-vous qu’on ne manque pas, il y a celui donné par Zidrou et Jordi Lafebre depuis trois ans. Et c’est toujours autant de bonheur partagé.

Résumé de l’éditeur : « Dans ce 4e tome, nous retrouvons les Faldérault au complet : Pierre, Madeleine et leurs quatre enfants, auxquels s’est joint Jean-Manu, le petit ami de Nicole. Cet été sera celui du grand changement : Pierre est devenu copropriétaire d’une villa toute neuve, clé sur porte, dans la campagne provençale ! En route ! La clé, ils l’ont – mais où diable se trouvent la porte et la villa ?…

 

 

 

 

 

 

© Zidrou/Lafebre

 

S’ils se la jouent comme Star Wars, éparpillant la chronologie pour mieux la rendre surprenante et nous tenir en haleine, Zidrou et Lafebre réussissent aussi à mieux nous immerger dans les histoires qu’ils racontent, sans besoin de les relier à un tome précédent et suivant. On vit l’instant. Et cet instant, il n’a jamais été aussi rapproché de notre époque. Enfin, à quarante ans près. Mais si le précédent album abordait l’année 1962 (l’année la plus lointaine traitée par le duo, jusqu’ici) à bord de l’irréductible Mam’zelle Estérel, c’est en 1980 que nous sommes désormais projetés, à la faveur d’un Banana Split, toujours indémodables aujourd’hui.

 

 

 

 

© Zidrou/Lafebre/Peña chez Dargaud

 

Tout se profile plutôt bien puisque même Pierre a su terminer ses planches dans les temps et même en avance. Aaaaah si seulement il n’avait pas eu l’idée d’accepter de faire un poster pour son éditeur. C’est sûr, ça veut dire qu’on croit à sa nouvelle série, mais en attendant le voilà à nouveau en retard et contraint de laisser la petite famille… qui a bien grandi partir sur la route des vacances, immuable cérémonial d’une famille soudée à jamais.

 

 

 

 

© Zidrou/Lafebre/Peña chez Dargaud

 

Même si l’adolescence et le premier amour de Nicole, Jean-Manu, ne sont pas toujours des plus faciles à vivre. Comme le temps est long loin de sa tribu pour Pierre. Mais se souvenant de ses débuts comme petite main d’un artiste ayant pignon sur rue (une séquence furtive mais formidable), notre auteur de BD se résigne à mettre au travail un jeune dessinateur sur ce fameux poster. Avec bien plus de considération, tout de même que dans les ateliers de quelques monstres sacrés qui n’ont laissé que l’anonymat à leurs contributeurs. Mais soit, c’est une autre histoire.

 

 

 

 

© Zidrou/Lafebre/Peña chez Dargaud

 

 

 

 

© Zidrou/Lafebre/Peña chez Dargaud

 

La nôtre se passe en direction du beau temps et d’une surprise que Pierre a réservé aux siens : fini le camping, place à quatre murs et un toit. Pierre a acquis en copropriété un pied-à-terre taillé et construit sur mesure, sur des plans qu’il a lui-même réalisé. Le rêve touché du doigt et du crayon, le bonheur à plein poumon dans une campagne charmante et semblant ne pas connaître la pluie.

 

 

 

 

© Zidrou/Lafebre/Peña chez Dargaud

 

Heureusement, il y a des coins d’ombres, des arbres amenant une fraîcheur appréciable, d’autant plus appréciable que du mas auquel tout le monde aspirait la première pierre n’a même pas été posée. Le terrain est toujours en jachère, à l’abandon, et les Faldérault semblent s’être fait arnaquer dans toute leur splendeur. Et ils ne sont pas les seuls. Le repos du guerrier, nom tout trouvé à ce rêve retombé sur terre, attendra; il va falloir bosser, se serrer les coudes… Et les voisins abusés autant que désabusés vont se laisser emporter par la puissance salvatrice et réjouissante, toute en simplicité de la petite famille.

 

 

 

 

© Zidrou/Lafebre/Peña chez Dargaud

 

Le lundi au soleil, c’est bien; la semaine, encore mieux; toute la vie, c’est le nec plus ultra. Et s’il y a parfois une petite pluie (souvent pour le retour en Belgique, on se demande pourquoi), c’est souvent le soleil éclatant, le trait généreux et les couleurs expressives (de Mado Peña et Jordi Lafebre, toujours) qui règnent en maître. Jordi Lafebre gagne toute notre adhésion, dans sa manière d’utiliser l’espace et de nous faire quitter terre. Il y a là une énergie créatrice étincelante, qui coupe le souffle tout en en conférant beaucoup. La preuve, les pages se tournent toutes seules. Et que dire du délicieux scénario proposé par un Zidrou au sommet de sa forme… depuis un bon moment.

Dans des décors pittoresques, la famille Faldérault amène ce ton cocasse et cet entrain irrépressible, celui qui séduit et emmène tous les personnages qui les entourent mais aussi les lecteurs qui tournent les pages et entrent toujours plus dans cette histoire qui d’anecdotes personnelles dévie sur une histoire universelle et tellement rassurante. Si les musiques de YMCA, de Michel Berger, des Buggles, de Lio ou même d’Annie Cordy (Jane la Tarzane) donnent un peu plus de souffle joyeux à ce récit qui prend des airs de comédie musicale invitant surtout à ne pas faire du sur-place (et à ne pas se lamenter), c’est une chanson de McFerrin qui nous reste dans les oreilles. Ne t’en fais pas, sois heureux. Car l’insouciance, c’est sans doute le dernier des atouts-maîtres de cette échappée une nouvelle fois formidable.

 

 

 

 

© Lafebre

 

Et si vous avez envie de fraîcheur, en surprise du chef, la belle bande reviendra pour Noël !

 

Alexis Seny

 

Titre : Les beaux étés

Tome : 4 – Le repos du guerrier (1980)

Scénario : Zidrou

Dessin : Jordi Lafebre

Couleurs : Jordi Lafebre et Mado Peña

Genre : Chronique familiale, Humour, Feel Good

Éditeur : Dargaud

Nbre de pages : 56

Prix : 13,99€



Publié le 22/06/2018.


Source : Bd-best


Une bonne vieille histoire récente comme dans le journal Tintin.  La jeunesse de Thorgal 6 – Le drakkar des glaces.

 

    « - Salut à toi, étrangère ! Mon nom est Gandalf et je suis le…

 
-    Ecourtons les présentations !... Cette bourse est à toi si tu acceptes de nous servir de guide sans poser de question ! ça te va ?

 
-    Hâtez-vous donc ! Je dois arriver au plus vite… derrière cette colline, là-bas ! Remue donc ta bedaine, Gandalf ! Mon temps est plus précieux que le tien !

 
-    Noble Gandalf, qu’attends-tu pour fendre le crâne de cette chienne rousse arrogante qui te parle comme à un esclave ? »

 

 

 

 

Gandalf-le-fou n’a aucun intérêt à se rebeller contre Slive, la Reine des mers gelées. Un marin viking tombé entre ses mains et qui s’était évadé lui a parlé de ses mines avant d’expirer. Si Gandalf épouse la belle rousse, il sera si riche qu’il pourra lever une armée et étendre son empire. Thorgal, quant à lui, croit son amour disparue. Aaricia, fille de Gandalf et promise du jeune viking, a-t-elle rejoint le Walhalla ?

 

 

 

 

 

 

© Surzhenko – Rosinski - Yann - Le Lombard

 

 

 

Petit à petit, Yann dirige la jeunesse de Thorgal vers le raccord avec La magicienne trahie et L’île des mers gelées. Le scénariste complète les moindres interstices des origines des héros de Van Hamme et Rosinski. On apprendra ici comment Slive est devenue borgne.
Yann est un véritable caméléon. L’histoire qu’il propose semble sortie des pages d’un célèbre et regretté magazine BD, cette revue d’un éditeur qui publiait ses albums avec un encadré : Une histoire du journal Tintin. Yann confectionne une madeleine de Proust inédite. Mais est-il pour autant un faussaire ? Le fourbe se ferait presque un malin plaisir de s’en vanter. Non, Yann est un passionné, un amoureux de la BD qui sait faire les récits qu’il aimait lire. Et même si la lecture des tomes précédents pourrait s’avérer judicieuse, comme dans toute bonne histoire à suivre, Yann distille suffisamment d’indices et de rappels pour qu’on comprenne et qu’on entre dans le train en marche. L’homme rajoute le soupçon d’humour qui lui est propre, tourmentant Thorgal au milieu de femmes amoureuses de lui.

 

 

 

 

© Surzhenko – Rosinski - Yann - Le Lombard

 

 

 

Le dessinateur russe Roman Surzhenko se place dans le sillage de Rosinski, avec une approche graphique se situant vers le milieu de la carrière de Rosinski, juste avant sa période couleurs directes, et avec une maîtrise plus importante que le polonais à ses débuts.

 

 

 

 

 

© Surzhenko – Rosinski - Yann - Le Lombard

 

 

 

    Très longue souffrance vaut mieux que trop brève vengeance, dit l’adage. Thorgal est encore jeune ; il n’est pas près d’avoir fini de souffrir. Vengeances et rancunes sont au cœur des âmes des peuples du Nord et des étoiles.



Laurent Lafourcade


Série : La jeunesse de Thorgal


Tome : 6 – Le drakkar des glaces


Genre : Heroïc Fantasy  


Scénario : Yann


Dessins & Couleurs : Surzhenko


Couverture :  Rosinski


Éditeur : Le Lombard


Nombre de pages : 48


Prix : 12,45 €


ISBN : 9782803672462



Publié le 22/06/2018.


Source : Bd-best


Michel French Lover, de serial loser en bestial fucker mais avec les ennuis qui vont avec !

Dans Michel French Lover, Arnaud Le Gouëfflec & Yannick Grossetête ont, sans besoin de l’aide de Kad Merad, trouvé leur Jean-Michel sans charisme. Il s’appelle d’ailleurs Michel et on ne peut pas dire que sa vie fasse rêver. Il est la risée du monde entier et encore plus des filles qui prennent un malin plaisir à le faire tourner en bourrique et à lui apprendre à être un éternel célibataire. Il s’y ferait presque, Michel, jusqu’au jour où tout va changer sans que lui n’aie rien changé pour autant.

 

 

 

 

 

 

 

© Le Gouëfflec/Grossetête chez Fluide Glacial

 

Résumé de l’éditeur : Michel est un lose, un vaccin contre l’amour, un anonyme voué à la solitude et à la masturbation éternelle. Mais un jour, subitement et sans raison apparente, il devient irrésistible et sa vie bascule. Michel est désormais le plus grand tombeur de son époque.

 

 

 

 

© Le Gouëfflec/Grossetête chez Fluide Glacial

 

Il y a quelques semaines, on vous parlait des Petites distances qui voyaient Max, son personnage principal, disparaître complètement aux yeux du monde. Ben, Michel, c’est sans doute ce qu’il pourrait lui arriver de mieux. Ce coquin de sort imaginé par Le Gouëfflec et Grossetête a pourtant décidé de le croquer à une autre sauce et de le servir à la façon d’une soupe populaire. Du jour au lendemain (un concept qui a encore de beaux jours devant lui), Michel est devenu un mâle alpha, un toréador dont le cul est désormais un trésor et sur lequel s’agglutine une nuée de femmes, prêtes à se damner pour avoir, ne fut-ce que quelques minutes, les honneurs de Michel qui aurait tort de ne pas en profiter. De loser en panzer du sexe et de la luxure.

 

 

 

 

© Le Gouëfflec/Grossetête chez Fluide Glacial

 

Ça va un temps avant que Michel ne se rende compte qu’il n’est pas forcément plus heureux et qu’il a hérité de la rançon de la gloire. À quoi sert d’avoir le divin sex-appeal si c’est pour se retrouver trois jours plus tard dans le caniveau, expédié en enfer par un rival qui préfère les grands moyens aux grands remèdes. Dilemme.

 

 

 

 

© Le Gouëfflec/Grossetête chez Fluide Glacial

 

Dans un tout autre style que son premier album en solo et minimaliste, 90 minutes (dont vous devinerez le thème sans qu’on vous le souffle),s (gros making-of comme on les aime sur le site de l’auteur).

C’est de la BD comme on n’aurait pas pu en faire il y a vingt ans, le pendant d’Aardman mais en BD, et ça rend cette farce très dynamique. D’autant que le redoutable Le Gouëfflec fait moins compliqué que dans le formidable Mondo Reverso mais a toujours l’art des situations inexplicables et inextricables. Bien dans la veine de Fluide Glacial. Un bon moment, comique et caustique.

 

 

 

 

© Le Gouëfflec/Grossetête chez Fluide Glacial

 

 

Alexis Seny

 

Titre : Michel French Lover

Récit complet

Scénario : Arnaud Le Gouëfflec

Dessin et couleurs : Yannick Grossetête (Page Fb)

Genre : Fantastique, Humour

Éditeur : Fluide Glacial

Nbre de pages : 48

Prix : 10,95€



Publié le 21/06/2018.


Source : Bd-best


 Tiens-toi bien, Robin, voilà Tosca.  Tosca des Bois 2

 

  « - Avez-vous froid ?
-    Du tout : ces habits d’homme sont chauds et très confortables… Oups !
-    Quelque chose ne va pas ?
-    J’ai oublié de laisser des revêtements de rechange au page. Voleuse et étourdie : je suis impardonnable !
-    Allons, ne soyez pas trop dure envers vous-même. Je suis sûr que vous trouverez le moyen de vous rattraper a votre retour.
-    Assurément : je lui ferai confectionner un habit neuf. Il sera de bonne étoffe, douce et épaisse ! Il pourra ainsi jeter cette vieille tunique et…
-    Navrée de contrarier tes projets, jeune demoiselle ! »

 

 

 

 

    Alors que les guerres internes perturbent l’Italie du quattrocento, Lucilla, fille d’un duc siennois, fugue de sa prison dorée. Dans les frusques d’un page, elle quitte le château de son père dans la carriole d’un vieux frère moine. Elle recroisera le chemin de son amie Tosca, orpheline des bois, et de son frère Rinaldo, dont elle rêve la vie sauvage et sans les contraintes de cour. Leur périple les amènera jusqu’à un monastère où certains d’entre eux renoueront avec leurs origines.

    Tosca des bois paraît chez Dargaud dans le label Dargaud Jeunesse. Mais le scenario de Teresa Radice est exigeant. Elle ne prend pas les jeunes lecteurs pour un public au rabais. Tirer vers le haut, voilà l’objectif de Tosca. Le vocabulaire est soutenu. Les tournures de phrases, traduites par Camille Singeot, sont travaillées.
    Une fois l’effort fait d’ingérer un début certes un peu lent, on est récompensé par un voyage initiatique tant pour soi que pour les personnages.

 

 

 

 

 

 

© Radice – Turconi - Dargaud

 

 

 

    Le graphisme de Stefano Turconi est un medium motivant le jeune lecteur à aller plus loin. Le monde présenté semble sorti de La belle au bois dormant, version chef d’œuvre d’animation des Studios Disney. Ainsi, les encarts narratifs explicitant le contexte historique et la présentation, ou le rappel, des principaux caractères mis en situation passent comme une lettre à la poste. Tout en couleurs directes, les décors somptueux des châteaux du XIVème siècle et des chemins forestiers sont un enchantement.  

    Les auteurs laissent les personnages dans une situation dramatique et les lecteurs dans un suspense insoutenable. Les cartes militaires de la guerre entre Sienne et Florence sont redistribuées.

 

 

 

 

© Radice – Turconi - Dargaud

 

 

 

    Tosca des Bois met les pieds des lecteurs jeunes (et des moins jeunes, ceux-ci n’étant pas laissés sur le bord du chemin) dans de la belle et grande aventure avec un A majuscule.


Laurent Lafourcade


Série : Tosca des Bois


Tome : 2


Genre : Aventure moyenâgeuse

 
Scénario : Radice


Dessins & Couleurs : Turconi


Éditeur : Dargaud


Nombre de pages : 48


Prix : 9,99 €


ISBN : 9782205077803



Publié le 21/06/2018.


Source : Bd-best


La force du collectif multicolore et des attaquants de pointe de crayon pour raconter les histoires incroyables de la Coupe du Monde

Alors voilà, c’est le moment, c’est l’instant où la planète foot va avoir les fesses plates devant une télé qui l’est tout autant mais reste le moyen le plus prisé pour observer les exploits des hommes du ballon rond. Les exploits ou les calamités d’un monde qui ne tourne pas toujours aussi rond que son « cuir » (même si ça fait longtemps que le ballon n’est plus de cette manière). Fidèle à leur collection Docu BD, les Éditions Petit à petit investissent le terrain et lâchent leurs joueurs (avec plein de nationalités représentées dont les Italiens qui n’auront pas tout raté pour cette Coupe du Monde) sur un terrain riche et fertile en enseignements sociaux et politiques, bien au-delà de l’aspect sportif et des goals.

 

 

 

 

 

 

 

© Marie/Ortiz

 

Résumé de l’éditeur : Un Docu-BD pour raconter l’histoire de la Coupe du monde de football, à travers trente moments d’anthologie en bandes dessinées ! Épisodes mythiques ou anecdotes inconnues du grand public retracent l’épopée sportive de 1930 à aujourd’hui, de Sindelar à Neymar, du Maracana à Maradona, ce livre vous emmène sur tous les terrains de la compétition internationale, qui se révèle autant un événement sportif qu’un enjeu économique et politique.

 

 

 

 

© Marie/Meloni

 

Depuis que le foot régit nos débuts d’étés, tous les deux ans, les livres de ce type ne sont pas rare. Parce que la mine des histoires à raconter est inépuisable et qu’on ne s’en lasse pas. Sauf qu’ici, c’est en BD, un média qui se saisit de toutes les opportunités pour monter en attaque.

 

 

 

 

© Marie/Antiga/Di Francia chez Petit à Petit

 

Et ce nouveau Docu Bd paru il y a quelques semaines pour mieux annoncer cette Coupe du Monde a tout pour captiver. Parce que comme c’est bien plus que de la BD, c’est aussi bien plus que du foot que fait évoluer l’armada d’auteurs en première division. Au-delà de l’aspect documentaire, c’est un véritable guide qui est offert aux amateurs de foot, ou pas, de belles histoires, ou pas également. Des débuts de ce rendez-vous majeur de la vie populaire mondiale en mode mineur à sa professionnalisation et ses enjeux dépassant le plan seulement sportif.

 

 

 

 

© Marie/Derji chez Petit à Petit

 

Pour chaque édition de la Coupe du Monde, une ou plusieurs anecdotes se voient étoffées en trois planches de BD anglées, tout en étant défendue par trois autres pages recontextualisant les grands faits de l’année visitée (le buteur de l’édition, la composition de l’équipe de France – éh oui, c’est un ouvrage français -, les débuts ou les fins de règnes de quelques joueurs prestigieux…).

 

 

 

 

© Marie/Tamburo

 

Et c’est ainsi que la bicyclette nous envoie visiter le passé encore vibrant ou qu’on a préféré oublier. Dans la première catégorie, il y a Maradona, Just Fontaine ou encore l’inoubliable Roi Pelé Comme quand Matthias Sindelar payera de sa vie sa volonté de ne pas être confondu avec le régime nazi et son équipe de propagande ou quand l’Argentine échangeait la mort de prisonniers politiques du Pérou contre sa victoire en finale, quand Zidane chassa la belle image du sport d’un coup de tête ou que les piquouzes trainaient dans les vestiaires allemands, quand Neymar fut envoyé à l’hôpital et qu’Andrès Escobar fut envoyé au cercueil par des mafieux peu heureux de l’argent parié et perdu à cause d’un autogoal du joueur colombien. Du pain et des jeux, des rires et des larmes, de la sueur et de la stupeur.

 

 

 

 

© Marie/Xu/Di Francia chez Petit à Petit

 

Pour cadrer toutes ces histoires, c’est un seul et unique scénariste, Emmanuel Marie, qui prend le rôle de meneur, prouvant qu’on peut raconter le foot en s’aventurant au-delà des terrains battus pour mieux trouver l’essence et la profondeur des épisodes narrés. Ici, si les joueurs jouent (et bien, les 27 artistes internationaux conviés, toujours en pointe, jamais en retrait, esthétisant les gestes et sublimant les actions), les caméras s’envolent pour amener notre regard en hors-champ. Il s’agit moins de parler des détails qu’on voit sur les grands écrans (ou qu’on se repassera à l’envi sur You Tube, désormais) qu’un football de lucarne, précis et décloisonné.

 

 

 

 

 

© Marie/Sciuto/Di Francia chez Petit à Petit

 

Avec Emmanuel Marie aux commandes des scénarii, c’est toujours très bien amené dans la concision et la profondeur amenée alors que l’espace est compté (bien moins que 90 minutes), si ce n’est une petite faute de goût dans le traitement de la victoire française de 98, un peu poussive. Pour le reste, les auteurs font le bond et le petit pont pour aller plus loin que les chiffres et la liesse populaire, ne se privant pas de tacler qui de droit (hé non, ce n’est pas un ouvrage officiel où il faut être poli avec tout le monde et faire des courbettes, tant mieux !).

 

 

 

 

© Marie/Valentina/Di Francia chez Petit à Petit

 

Quitte à collectionner les grandes émotions de ce sport qui peut bien sûr être critiqué mais reste d’un pouvoir fédérateur hors-norme, cet album est bien plus passionnant et nuancé qu’un album Panini. Moins cher, aussi.

 

 

Alexis Seny

 

Titre : Histoires incroyables de la Coupe du monde

Recueil – Guide

Scénario  : Emmanuel Marie

Dessin : Yang Weilin, Valentina Pinti, Vincent Dutreuil, Fabio D’Auria, Ziran Xu, Damjan Stanich, Kent Yuen, Kyung Eun Park, Francesca Follini, Francesco Mucciacito, Rafael Ortiz, Paolo Raffaelli, Vincenzo Mercogliano, Liu Jun, Mario Sciuto, Thomas Balard, Cédric Benoist, Derji, Chiara Di Francia, Nico Tamburo, Paolo Antiga, Kan Takahama, Andrea Broccardo, Salvatore Bevacqua, Arjuna Susini, Michael Malatini, Andrea Meloni et Alain Paillou

Couleurs : Catherine Moreau, Chiara Di Francia, Salvatore Bevacqua, Kan Takahama, Liu Jun, Thomas Balard, Derji, Kyung Eun Park, Kent Yuen, Vincent Dutreuil, Yang Weilin

Genre: Chronique, Documentaire, Politique, Sport

Éditeur: Petit à petit

Collection : Docu BD

Nbre de pages: 192

Prix: 19,90€



Publié le 20/06/2018.


Source : Bd-best


Les loups courent de toutes leurs forces.  King of Eden 3

« - Ici Teze Yoo ! Je viens de dépasser les dix mètres.

-          Ici le professeur Shinonome… Décris-moi les caractères cunéiformes que tu vois !

-          Ils reprennent l’Avesta, le livre sacré de la religion mazdéenne…

-          De quels passages s’agit-il ?

-          Ici, du combat entre Ahura Mazda et le dieu du mal Ahriman ! »

 

En pénétrant dans le boyau d’étranglement permettant d’atteindre le tombeau, Teze Yoo ne se doutait pas qu’il allait se trouver face à un danger menaçant l’humanité. Un virus propagé par des rats transforme les humains en sortes de loups garous aux dents acérées et aux yeux assoiffés de sang. On sait pourtant depuis Indiana Jones que l’on ressort rarement indemne de ce genre d’endroit.

 

 

 

 

© Nagasaki, Ignito – Ki-Oon

 

 

 

            La première partie de ce tome 3 est un huis-clos oppressant dans une chambre funéraire secrète en Roumanie. Elle est de ces scènes que l’on ne peut pas interrompre avant d’en connaître l’issue.

            La suite montre de nos jours les protagonistes survivants de l’époque en proie à leur folie pour l’un, à ses mystères pour un autre et au questionnement pour la dernière.

 

            Sur le rabat de la couverture, Ignito déclare : « Le vrai et le faux cohabitent ici-bas. Il n’est jamais évident de séparer le bon grain de l’ivraie. J’ai néanmoins la certitude que la vérité finit toujours par triompher. J’espère qu’il en sera de même pour la sincérité que je mets dans mon travail. » Cette sincérité transparait dans sa traduction en dessins du récit de Takashi Nagasaki. Le dessinateur se positionne en premier fan du scénariste.

 

 

 

© Nagasaki, Ignito – Ki-Oon

 

 

 

 

            Nagasaki sème le trouble. Qui est Teze ? Quels secrets cache-t-il ? Le personnage lui-même sait-il qui il est ?

 

            King of eden est une histoire tout à la fois théologique et archéologique. Qui sortira vainqueur du dernier combat ? Le dieu du bien, évidemment… Ce n’est pas si sûr que ça.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : King of Eden

Tome : 3

Genre : Thriller Fantastique

Scénario : Nagasaki

Dessins : Ignito

Éditeur : Ki-Oon

Nombre de pages : 192

Prix : 7,90 €

ISBN : 9791032702604



Publié le 20/06/2018.


Source : Bd-best


Les porteurs d’eau : dopage en ligne de mire et ennuis sur le porte-bagage, sale temps pour les gregarios

Y’a pas que le foot dans la vie, et en été, il y a aussi le cyclisme. Les coureurs s’échauffent encore un peu les mollets avant le départ de la Grande Boucle mais Fred Duval et Nicolas Sure ont déjà quelques tours d’avance en compagnie d’un duo de bras cassés qui ferait tout pour avoir de bonnes jambes. De quoi occasionner un trip sur fond de dopage qui finit dans le sang. L’échappée n’était pas si belle mais est caustique.

 

 

 

 

 

 

 

© Duval/Sure chez Delcourt

 

Résumé de l’éditeur : Jérôme et Florian sont sur le point d’acheter des produits dopants lorsque la douane débarque, obligeant les deux jeunes espoirs du cyclisme à prendre la fuite, le coffre plein d’argent et de marchandise. Leur cavale va les mener de Dieppe jusqu’au Mont Ventoux. Une poursuite tragi-comique durant laquelle le petit Pignon devra également affronter le fantôme de son père, coureur professionnel mort à 37 ans d’une embolie pulmonaire.

 

 

 

 

© Duval/Sure chez Delcourt

 

 

 

 

© Duval/Sure chez Delcourt

 

La course à étapes ne devait pas en être une. Le plan était simple, un échange (pactole contre paquets de seringues) à la frontière franco-belge avec des gens qu’il vaut mieux ne voir qu’une fois. Après quoi, Jérôme Pignon et Florian Cornu (vous remarquerez qu’ils ont des vrais faux noms de coureurs cyclistes) pouvaient prendre la poudre d’escampette pour écouler leur camelote. Ils ne sont pas les premiers, pas les derniers, sauf que voilà, une opération de douane bien informée a fait tout capoter, et le tour de France a pu commencer entre petites frappes et truands, au milieu des vivants et face à un fantôme qui fait cauchemarder.

 

 

 

 

© Duval/Sure chez Delcourt

 

Avec Porteurs d’eau, il est certain que vous ne tenez pas la BD officielle du Tour 2018 dans les mains. Pas même un vrai album sur le cyclisme malgré trois premières planches qui donneraient envie de voir plus de dessins de Nicolas Sure dans ce milieu. Mais le sujet n’est pas là, Fred Duval et Nicolas Sure ont préféré le confort d’une bagnole à l’inconfort de la selle. Ce n’est pas pour autant que leurs deux héros ratés ne pédalent pas dans la semoule. La marchandise illégale qu’ils transportent est bien trop importante que pour les laisser filer et la poursuite s’engage sur les routes de France en cinq étapes et un prologue (oui c’est plus un Critérium qu’un vrai Tour) entre nos deux paumés, les forces de l’ordre et les truands du désordre. Jusqu’à l’apothéose sur les pentes du Ventoux, vers Chalet Reynard.

 

 

 

 

© Duval/Sure chez Delcourt

 

Évitant d’avoir le nez dans le guidon, les deux auteurs nous invitent à voir du pays et des paysages changeants dans ce polar soft et délirant sur les beaux vallons de France et qui force les rencontres avec une faune très diversifiées et souvent borderline. Les deux héros ne lèveront jamais les bras après avoir montré ostensiblement le sponsor qui orne leur maillot mais y gagnent finalement bien plus.

 

 

 

 

© Duval/Sure chez Delcourt

 

Nicolas Sure, dans cette succession de péripéties et de décors, oeuvre en parfait baroudeur pour donner du peps au récit.  Ménageant scènes d’action et moments de vérité où il vaut mieux être bien assis, Duval et Sure évitent le chasse-patate et saisissent le diable (celui des bords de routes cyclistes, qui d’autre ?) par les cornes pour proposer une variation plus comique que tragique sur ce fléau qu’est le dopage, ici tourné en ridicule. Pas besoin de photo-finish.

 

Alexis Seny

 

Titre : Les porteurs d’eau

Récit complet

Scénario : Fred Duval

Dessin et couleurs : Nicolas Sure

Genre : Polar

Éditeur : Delcourt

Collection : Mirage

Nbre de pages : 136

Prix : 17,95€



Publié le 19/06/2018.


Source : Bd-best


Entre hommage et parodie. XIII Mystery 12 – Alan Smith


    « - La médaille du Congres décernée a votre fils Alan Smith qui a combattu héroïquement au Vietnam… Avec les condoléances de l’armée américaine.
-    Merci.
-    Alan était leur seul enfant ?
-    Oui. Il a fait de brillantes études à l’Université de Princetown, dans le New Jersey, avant d’être mobilise pour la campagne d’Asie. Il a été tue deux mois après son arrivée au Vietnam. Sa mort reste mystérieuse. Une patrouille a retrouvé son cadavre carbonise au fond d’un ravin. Il était atrocement défiguré. On a pu l’identifier grâce à sa plaque de matricule militaire qu’il portait encore autour du cou.
-    Quel âge avait-il ?
-    Il venait d’avoir vingt-trois ans. »

 

 

 

 

Triste après-midi d’hiver pour Abe et Sally Smith. C’est l’enterrement de leur fils.
    Dans un long flashback et dans la cruelle jungle du Vietnam, les derniers jours d’Alan Smith sont une course contre la mort dont on sait que le jeune homme sortira les pieds devants. Le rôle qu’il joua bien malgré lui dans le destin de XIII s’écrit jusqu’au jour du soleil noir.
    Coup dans l’eau ou coup de bluff ? Daniel Pecqueur est trop intelligent pour servir un scénario facile, convenu et prévisible. Le scénariste fait d’Alan Smith un Jack Bauer, frôlant la mort toutes les quatre planches et se sortant des situations les plus improbables avec un cul bordé de nouilles comme ce n’est pas permis. Les ficelles sont des cordes pour extraire Smith des multiples pièges mortels dans lesquels il a le chic de se fourrer.

 

 

 

 

 

 

© Pecqueur – Buchet - Dargaud

 

    De son côté, Philippe Buchet la joue space opéra. La première scène dans le tripot vietminh semble tout droit sortie d’un épisode de Sillage. Les personnages disproportionnés paraissent être originaires de planètes louches. Mais ce sont des humains. Là encore, il est impossible qu’un dessinateur de la trempe de Buchet fasse des erreurs de dessin. Tout au long de l’album, des personnages présentent des aberrations anatomiques comme provenant d’autres planètes.
    Le cahier graphique réservé a la première édition permet au dessinateur de montrer la qualité de son trait quand il se lâche et reste lui-même.

 

 

 

 

© Pecqueur – Buchet - Dargaud

 

 

 

 

 

Les deux auteurs signent un XIII Mystery hors norme, à la fois hommage et parodie à la série créée par Vance et Van Hamme. C’est un exercice de style inattendu pour cette collection qui, hormis le moyen Martha Shoebridge, propose d’excellents albums de la veine des meilleurs scenarii de Van Hamme.


Laurent Lafourcade


Série : XIII Mystery


Tome : 12 – Alan Smith


Genre : Thriller  


Scénario : Pecqueur


Dessins : Buchet


Couleurs : Marquebreucq


Éditeur : Dargaud


Nombre de pages : 64


Prix : 11,95 €


ISBN : 9782505069423



Publié le 19/06/2018.


Source : Bd-best


Zéropedia Tout sur tout (et réciproquement)

 

 

« - File faire tes géoglyphes tout de suite !

 
-    M’en fous des géoglyphes, je veux être flûtiste de rock… »

 

 

 

 

Les péruviens n’ont pas révélé les secrets des géoglyphes de Nazca. D’où viennent ces gigantesques formes géométriques tracées au sol ? Tout ça n’est pas très clair. L’office de tourisme extraterrestre va se faire tirer les oreilles.

    Quel est le point commun entre Archimède, Christophe Colomb, Fleming ou Spencer ? Leurs découvertes sont le fruit d’un hasard ou d’une erreur. Cela s’appelle la sérendipité.

    Et le syndrome de Stendhal ? C’est être en pamoison devant le rouge et le noir ? Que nenni ! Mais allez donc ouvrir Zéropedia pour le savoir.

 

 

 

 

 

 

© Julien CDM, Fabcaro - Dargaud

 

 

 

 

    De l’expansion de l’univers à l’homéopathie, de l’effet Larsen au taxon de Lazare, ou bien du phénomène des pierres mouvantes à la loi de la gravitation universelle, de nombreux sujets divers et variés n’auront plus aucun secret pour vous.

    Est-ce que 2018 ne serait pas l’année Fabcaro ? A côté de sa double entrée dans la collection Glénaaarg, les éditions Dargaud éditent ce recueil d’articles illustrés BD parus dans le magazine Sciences et Vie Junior. L’auteur joue au professeur mais d’une façon totalement différente de ce que fait Marion Montaigne avec son excellent Professeur Moustache. Les deux approches sont complémentaires. Fabcaro tutoie aussi les prix Nobel et les savants. Mais là où Moustache s’intéresse à des sujets précis, Fabcaro, qui n’a pas de héros dans sa BD, effectue plutôt un survol de thèmes plus larges.

 

 

 

 

© Julien CDM, Fabcaro - Dargaud

 

 

 

 

    Julien Solé semble s’amuser comme un petit fou pour illustrer les préoccupations scientifiques de son scénariste. Il dessine chaque explication en six images drôles et cocasses, mettant beaucoup de fantaisie dans un texte qui pourrait être sérieux, qui l’est, mais qui se veut détournable.

    Alors, pour briller en société, lisez Zéropedia car, comme le rappelle Blaise Pascal, ce sacré Blaise, en introduction : "Il est bien plus beau de savoir quelque chose de tout que de savoir tout d’une chose. "


Laurent Lafourcade


Série : Zéropedia Tout sur tout (et réciproquement)


Tome : 1


Genre : Humour pédagogique


Scénario : Fabcaro


Dessins & Couleurs : Julien CDM


Éditeur : Dargaud


Nombre de pages : 108


Prix : 14,99 €


ISBN : 9782205077759



Publié le 18/06/2018.


Source : Bd-best


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