En images et en bulles
Flux RSSFlux RSS

1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


Quand la violence est dans l’« autre » camp.  Cas de force majeure

 

« Cédric est un livreur de 42 ans. Il est marié et père de cinq enfants. Le vendredi 3 janvier 2020, il est arrêté pendant sa tournée à scooter par quatre policiers pour un contrôle, non loin de la Tour Eiffel. Le ton monte rapidement : Cédric est un homme qui en impose. Il décide de filmer les policiers. Quelques minutes plus tard, il est transporté en urgence à l’hôpital. Il y meurt moins de quarante-huit heures après. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Ils s’appellent Cédric, Sofiane ou Maria. Ils ont été victimes de violences policières. Certains sont morts. D’autres en ont gardé des stigmates physiques ou psychologiques indélébiles. Ce ne sont pas forcément leurs vrais prénoms. L’auteur les a parfois modifiés parce que les instructions en justice sont en cours. Ces victimes, ça pourrait être vous, ça pourrait être moi, ça pourrait être n’importe qui. Remedium raconte leurs histoires, avec objectivité, dans un recueil poignant.

 

 

 

 

 © Remedium - Stock

 

 

 

                Un contrôle de pass sanitaire qui tourne mal, une manifestation qui dégénère, une interpellation qui part en vrille, les situations s’enchaînent dans des implacables sentences. Remedium montre une police qui s’acharne. L’auteur aurait pu choisir la facilité en racontant des histoires d’innocents injustement interpellés à cause de leurs origines ou de leurs couleurs de peau. Il en expose bien sûr, mais il cible aussi des délinquants sur qui les flics usent et abusent de leur statut. Arrêter un jeune qui tente de voler un scooter, d’accord. Mais pourquoi donc s’acharner sur lui à coups de pieds dans la tête ? Contrôler une manifestation, pas de problème. Mais pourquoi viser d’une grenade une mamie à sa fenêtre ? Remedium pose les questions, on pourrait dire, tout simplement.

 

 

 

 

 © Remedium - Stock

 

 

 

                L’auteur alterne les séquences de violence ordinaire des policiers avec des cas connus qui ont été largement médiatisés. George Floyd étouffé sous le genou d’un flic raciste et sadique, Michel, le producteur de musique tabassé par un groupe de policiers dans son studio d’enregistrement à Bagneux dans les Hauts-de-Seine, ou encore Debora qui, parce qu’elle n’aura soi-disant pas mis correctement son masque, accouchera d’un enfant mort-né,… Voilà les dénonciateurs malgré eux d’actes inadmissibles. Il y a aussi des histoires improbables comme celle de cette libraire de Bagnolet, en quartier sensible, accusée de ne pas respecter les distanciations devant sa boutique pour que les clients viennent récupérer des livres en click and collect, ou encore celle d’une écolière de CM2, accusée d’apologie de terrorisme suite à un débat organisé par son maître d’école sur la liberté d’expression après l’assassinat de Samuel Paty.

 

 

 

 

 © Remedium - Stock

 

 

 

                Alors qu’un certain ministre Jean-Michel avait son portrait dans Cas d’école, du même auteur, c’est un autre, nommé Gérald, qui se voit portraituré ici, un portrait encore moins reluisant que celui de son collègue de l’Education Nationale. Remedium termine quand même sur une petite note d’espoir, avec l’histoire d’Amar, brigadier-chef à la préfecture de police de Paris,  placardisé, qui dénonce les exactions de certains de ses confrères et devient un lanceur d’alerte avec une vision optimiste, arguant que les actes dénoncés sont le fait de brebis galeuses.

 

                Remedium signe un livre témoignage coup de poing, ce genre d’albums qui mettent le doigt là où ça fait mal et qui peuvent faire évoluer les mentalités.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Cas de force majeure

 

Genre : Histoires de violences policières ordinaires 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Remedium 

 

Éditeur : Stock

 

Nombre de pages : 96

 

Prix : 18,50 €

 

ISBN : 9782234092990

 

 



Publié le 20/02/2022.


Source : Bd-best


Matisse au Maroc.  Tanger sous la pluie

 

« - Hassan ! Je t’amène tes clients !

- Ah enfin !

- Monsieur et Madame Matisse, enfin ! Je m’inquiétais, j’espère qu’Amido ne vous a pas perdu dans Tanger !

- Pas du tout, au contraire, c’est un guide on ne peut plus charmant !

- Bienvenue à l’hôtel Villa de France, c’est un grand honneur de vous recevoir ici. Je vais vous accompagner, par ici, je vous en prie. »

 

 

 

 

 

 

 

Janvier 1912, fraîchement débarqués à Tanger, au Maroc, Monsieur et Madame Matisse sont pris en charge par le jeune Amido qui les mène jusqu’à leur hôtel. Un arrêt dans le marché de la ville les enivre déjà des senteurs et des couleurs locales. C’est tellement « pictural » que le peintre jette déjà sur le papier ses premiers croquis. Arrivés à leur lieu de villégiature, le réceptionniste les installe dans la chambre 35, celle qui a la plus belle vue sur le golfe de Tanger. Matisse a hâte de se mettre au travail. Dès demain, à lui Tanger ! Mais, voilà que le lendemain, et pour plusieurs jours qui suivront, il pleut. Il paraît qu’il y pleut assez souvent d’ailleurs.

 

 

 

 

© Grolleau, Abdel de Bruxelles - Dargaud

 

 

Dès l’avant-propos, les auteurs ne prennent pas leurs lecteurs en otage. Si Matisse est réellement allé au Maroc à cette période, aucun livre n’est là pour raconter ses sensations. Là est arrivée leur imagination. En quatre chapitres, Fabien Grolleau raconte et romance les deux voyages que Matisse fit au Maroc. Chapitre un, il découvre la ville sous la pluie et cherche l’inspiration. Préférant rentrer au pays, sa femme le laisse sur place. Chapitre deux, le peintre trouve en Zorah, une fille qui vend ses charmes, sa muse, son inspiratrice. Elle sera sa Shéhérazade, lui contant une histoire merveilleuse pendant qu’il la peint. Mais tout ça ne sera pas du goût d’Hassan le réceptionniste. Chapitre trois, le soleil est revenu. Matisse profite du pays, de ses paysages, de sa nature, avant de rentrer en France. Chapitre quatre, il est de retour à Alger. Retrouvera-t-il Zorah ? Saura-t-il pourquoi la jeune femme a déclenché les foudres d’Hassan ? Connaîtra-t-il la fin de son histoire ?

 

 

 

 

© Grolleau, Abdel de Bruxelles - Dargaud

 

 

Dans un style graphique cousin de celui d’un Fabien Toulmé, mais avec des aplats de couleurs qui n’appartiennent qu’à lui,  Abdel de Bruxelles réalise un album envoûtant. Dès le débarquement à Tanger, on a changé de pays, on est là-bas, on découvre le Maroc avec Matisse et sa femme. Des petites rues aux patios intérieurs des grandes maisons, du marché aux épices au port de Méditerranée, Abdel de Bruxelles invite au voyage. Il y a aussi tout le traitement bleuté duconte narré par Zorah et qui verra sa conclusion dans une réalité dont on ne sait pas vraiment si elle a été inventée ou pas. Et que dire de cette fenêtre qui s’ouvre au premier matin ensoleillé alors que la pluie a cessé dans la nuit. Sublime.

 

 

 

 

© Grolleau, Abdel de Bruxelles - Dargaud

 

 

Quand on lit des milliers de bandes dessinées et qu’on tombe sur des albums comme ça, on sait pourquoi on le fait. Si le livre était paru chez un petit éditeur peu connu, les sélectionneurs d’Angoulême le trouveraient formidable et il remporterait de multiples prix. Tout n’est pas perdu. De sa couverture magnifique à sa dernière case à la sentence portant à réflexion, Tanger sous la pluie ne peut pas passer inaperçu. On n’est qu’au début de l’année et l’un des meilleurs albums de 2022 est déjà édité.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Tanger sous la pluie 

 

Genre : Biographie romancée 

 

Scénario : Fabien Grolleau 

 

Dessins & Couleurs : Abdel de Bruxelles

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 120

 

Prix : 21 €

 

ISBN : 9782205079715 

 

 

 



Publié le 20/02/2022.


Source : Bd-best


Pachydermes aériens.  Les géants du ciel

 

« Malgré sa relative fragilité face aux intempéries et l’emploi de gaz inflammable, le dirigeable a trouvé sa place dans le ciel, sa capacité d’emport de charge et son endurance lui procurant un immense avantage sur l’avion…

Vecteur d’exploration, bombardier stratégique ou luxueux paquebot volant, le dirigeable (autrement appelé aéronat selon un terme ancien) représente une véritable épopée technologique décrite ici par l’image grâce aux illustrations de Jean Bellis, et par un texte informatif dû à Jean Molveau, auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire de l’aérostation. »

 

 

 

 

 

 

 

Quelques dizaines d’années avant de pouvoir le faire grâce à l’aviation, l’homme partait déjà à la conquête du ciel grâce à l’aérostation. Dès la fin du XVIIIème siècle, il a pu s’élever grâce à la montgolfière et au ballon à gaz. Les débuts furent rudimentaires, les aléas du vent ne parvenant pas à être domptés. Armes de guerre ou transports d’agréments, les dirigeables verront leur apogée dans les années 1930, il y a bientôt cent ans.

 

 

 

 

© Bellis, Molveau - Idées plus

 

 

Le journaliste aéronautique Jean Molveau présente ces ballons dirigeables, des précurseurs jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. L’histoire commence précisément en 1783, six ans avant la fameuse Révolution française. Les frères Montgolfier font voler une enveloppe gonflée de fumée. Les premiers humains à monter à bord de ce ballon à air chaud furent Pilâtre de Rozier et le Marquis d’Arlandes qui effectuèrent un vol de vingt-huit minutes. Très vite, l’air chaud fut remplacé par de l’hydrogène. Petit à petit, l’homme apprendra à diriger ces engins volants dont la forme s’allongera. Des hélices apparaîtront.

 

 

 

 

© Bellis, Molveau - Idées plus

 

 

Il faudra attendre cent ans et les frères Tissandier pour voir apparaître le premier ballon dirigeable à propulsion électrique. Partout en Europe, mais aussi de l’autre côté de l’Atlantique, les expérimentations se multiplient. En 1900, le premier Zeppelin voit le jour. 1902, c’est le drame du Bradsky dont la nacelle se détache entraînant la mort de l’équipage. 1906, l’équipage de l’America qui tente de traverser l’Atlantique lance le premier SOS radio. L’équipage est recueilli par un vapeur, le dirigeable disparaît. La guerre de 14-18 voit les pays rivaliser d’ingéniosité pour faire des dirigeables des armes aériennes. 1931, Akron et Macon, les porte-avions aériens, peuvent opérer jusqu’à cinq avions. 1937, c’est le tristement célèbre accident du zeppelin Hindenburg qui scellera le sort de ces engins volants pour qui ce fut le début de la fin.

 

 

 

 

© Bellis, Molveau - Idées plus

 

 

Passionné d’aviation, Jean Bellis réalise depuis près de trente ans affiches et cartes postales sur le thème. Après avoir collaboré à la série Histoires d’avions, il dépeint en les peignant ces géants du ciel. On suit l’épopée de ces merveilleux fous volants dans des tons pastels et sous tous types de ciels. Chaque illustration est un petit tableau en soi, une invitation au voyage, même si les intentions de leurs inventeurs ne furent pas toutes pacifiques.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Les géants du ciel 

 

Genre : Aviation 

 

Textes : Jean Molveau 

 

Dessins & Couleurs : Jean Bellis

 

Éditeur : Idées plus

 

Nombre de pages : 128

 

Prix : 16 €

 

ISBN : 9782374700595 

 

 

 



Publié le 20/02/2022.


Source : Bd-best


Lion XIII.  L’ogre lion 1 - Le lion barbare

 

« - Hé ! Comment vous faites ça, le coup des cornes et tout ?

- Dégage !!!

- Il m’a prévenu que t’étais pas très sympa et j’aurais dû le croire… le démon qui est dedans toi.

- Comment ça ?! Tu l’as vu ?!

- Ben oui, je lui ai même parlé... »

 

 

 

 

 

 

 

Wilt, jeune chevreau intrépide, vient d’assister à une scène hors du commun. Un lion moribond s’est métamorphosé en géant cornu et a massacré la horde de loups venue attaquer la secte dans laquelle Wilt avait été intégré de force. Bakham Tyholi, l’esprit vengeur, et Kgosi Bombataa Begazi, le lion monarque déchu, se partagent le même corps, mais ce dernier semble subir l’occupation de son double avec qui il ne peut pas communiquer. Qui plus est, le lion est amnésique et ne sait pas comment il en est arrivé là. Wilt lui promet de tout lui dire sur ce que raconte Bakham Tyholi sur son passé, s’il l’aide à retrouver sa famille à laquelle l’a arraché la secte.

 

 

 

 

© Bessadi, Joo - Bamboo

 

 

Bruno Bessadi lance une série d’Heroïc-Fantasy animalière et met en scène un trio bien particulier. Kgosi, le lion à l’œil crevé, ne se souvient plus de son passé. Il aurait été un roi tyran. C’est du moins ce que prétend Bakham, bouc à la chair à vif, dont la raison de vivre est de défendre les herbivores en massacrant à qui mieux mieux les carnivores de tout poils. Comment ces deux êtres que tout oppose se sont-ils retrouvés dans le même être ? Pris entre ces deux feux contradictoires, Wilt complète le trio. Il prend la décision d’aider le lion à retrouver sa mémoire et le guérir de ses tourments comme ces cauchemars incessants dans lesquels il voit ses fils assassinés.

 

 

 

 

© Bessadi, Joo - Bamboo

 

 

On ne peut pas dire que la genèse de la série ait été simple. D’abord proposée chez Soleil dès 2008, après la fin de Zorn et Dirna par le même dessinateur, elle est refusée sous prétexte que la bande dessinée anthropomorphique ne marchait pas. Une association avec un scénariste plus intéressé par une orientation Game of Thrones fut envisagée, mais Bessadi préférait garder une ambiance à la Conan. A la création du label Drakoo, l’auteur retente sa chance. Après un premier refus, Arleston décide de le publier enfin, et, on peut le dire, heureusement.

 

 

 

 

© Bessadi, Joo - Bamboo

 

 

Aux confrontations des univers de Conan le barbare, du Seigneur des anneaux et de Sibylline (oui, oui, la série de Macherot à l’ambiance fantastique et aux méchants sanguinaires), L’ogre lion mêle quête de soi et intrigues de cours.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : L’ogre lion

 

Tome : 1 - Le lion barbare

 

Genre : Heroïc-Fantasy 

 

Scénario & Dessins : Bruno Bessadi

 

Couleurs : Joo 

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Drakoo

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782490735358 

 

 

 



Publié le 20/02/2022.


Source : Bd-best


Les Mondes d’Aldebaran ont encore des mystères et des aventures à nous offrir. C’est ainsi que nous pourrions réagir en découvrant ce nouveau cycle, « Neptune ».

Série de science-fiction désormais emblématique, chaque cycle nous a entraîné vers des confins et des aventures plus innovants les uns que les autres. Différents à chaque fois, mais gardant un fil conducteur essentiel : ses personnages et leurs quêtes humanistes. A travers leurs voyages sur de lointaines et inaccessibles planètes (actuellement, soyons optimistes), Kim et Manon nous ont offert des paysages superbes et grandioses, des créatures aussi bien attendrissantes qu’effrayantes, une flore fascinante, des êtres énigmatiques ou au contraire si proches de nous, bref un univers tiré de l’imagination sans limite de Leo !

 

 

 

 

 

 

 

Doublé d’interrogations et de réflexions sur l’impact, parfois dévastateur, de l’homme sur son environnement, nous pensions en avoir fait le tour !

C’était trop simple … et à force de s’exiler si loin, Leo ne pouvait que nous surprendre avec ce 6e cycle bien plus proche de notre planète bleue … Ainsi nous voici pour ce 25e tome … dans notre propre système solaire !

 

 

 

 

 

© Leo - Dargaud

 

Nous nous retrouvons donc en 2203. Sur Terre, Manon vient de réussir sa formation de 3 ans d’agent spécial de l’ONU. Sidney, Luc et Alex sont là pour fêter avec elle l’événement dans un grand restaurant à la Tour Eiffel. Mais une urgence à la station « Albert Einstein », en orbite autour de la Terre, rappelle immédiatement Sidney et Luc, qui dirige un groupe d’élite d’agents spéciaux.

Une soucoupe inconnue s’en est approchée et impossible de communiquer avec elle ! Luc et son équipe sont choisis pour tenter de prendre contact avec ses mystérieux … et silencieux occupants. Dès le départ, il considère que Manon serait un atout pour cette mission et réussit à la convaincre d’y participer.

La visite de la mystérieuse soucoupe ne se fait pas sans surprise … et sans danger.

Elle amène également une masse de questions … et notamment, d’où vient-elle ? D’une base cachée dans notre système solaire ? D’un autre vaisseau ? Nettement plus grand ?

 

 

 

 

© Leo - Dargaud

 

 

 

En approche de Bételgeuse, Kim, Marc, Maï Lan, à bord d’un vaisseau tsaltérian avec Serlen et Torn s’apprêtent à retourner sur la planète en vue de reprendre contact avec la mantrisse. But : lui demander d’offrir à l’humanité entière les bienfaits de cette miraculeuse gélule.

 

Pourtant, ils devront revenir car finalement un gigantesque vaisseau-monde est découvert près de Neptune. La soucoupe viendrait de là … Elle abriterait des humains. Mais aucun contact possible … Il s’agit dès lors de le prendre d’assaut. Des moyens importants en troupes d’élite et en matériel y sont consacrés.

Cependant, la mission tourne au chaos et la catastrophe n’est évitée qu’in extremis … notamment grâce aux facultés de Manon.

 

 

 

 

© Leo - Dargaud

 

 

 

Si la recette semble la même, le schéma narratif similaire, il est clair que la saga prend un fameux coup de fraîcheur bien utile. Plus proche de nous et non plus sur une planète, mais à bord d’un vaisseau-monde, Leo revisite son concept « fétiche » : l’exploration d’un monde nouveau, inconnu mais vivable pour l’homme.

Par conséquent, cet épisode 1 fixe longuement le décor de ce nouveau cycle et le rappel des principaux personnages. Tout cela sans oublier de mêler déjà l’action au récit.

L’idée de la placer dans l’espace, puis très probablement exclusivement dans ce mystérieux vaisseau-planète offre des possibilités accrues de développement, d’intrigues, de questions … sans nous donner l’impression d’une xième version de l’exploration d’un monde d’Aldébaran, avec biotope, créatures, végétation, lois physiques, … propres !

 

Bref, Leo renouvelle intelligemment sa série. Son scénario promet de belles réflexions dans le second et dernier tome « déjà » de ce cycle ! Oui, autre nouveauté ! Une histoire complète en 2 tomes de 60 pages ! Ceci nous garantit une action plus dense … tout bénéfice pour le lecteur … Pour ce cycle en tout cas, puisque le suivant, intitulé « Bellatrix », déjà annoncé, reviendra à un schéma « classique » avec 5 albums de 46 pages et la découverte d’une nouvelle planète ! Il sera à nouveau centré sur Kim et Manon.

 

 

 

 

 

© Leo - Dargaud

 

 

 

Enfin, il n’est plus utile de présenter le trait de Leo ! Reconnaissable parmi d’autres, sa ligne, sa couleur, eux, restent aussi personnel que parfait.

 

En conclusion, surprenant, innovant tout en restant dans la continuité des cycles précédents, fidèle à ceux-ci, Leo nous offre le premier tome d’un diptyque qui marquera la série.

 

 

 

 

© Leo - Dargaud

 

 

 

Et pour les fans de Leo, ne nous privons pas du plaisir de le suivre dans ses autres séries ou albums à la une, « Demain » avec ses complices Louis Alloing et Rodolphe et une nouvelle série avec Rodolphe et Marchal d’ici quelques jours … Disons simplement qu’elle s’intitulera « Scotland » ! Mais nous vous en reparlerons en temps utile !

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Titre : Neptune

 

Collection : Les mondes d’Aldébaran

 

Tome : 1

 

Genre : Science-fiction

 

Éditeur : Dargaud

 

Scénario : Leo

 

Dessin : Leo

 

Nombre de pages : 60

 

Prix : 13,00 €

 

ISBN : 9782205089660

 

 



Publié le 18/02/2022.


Source : Bd-best


Exposition

 

 

 

Jusqu’au 26 février, la Galerie Champaka organise une exposition ayant trait à « La Bête », un album signé Zidrou & Frank Pé paru aux Éditions Dupuis, couronné  du Prix Albert Uderzo 2021 du meilleur dessin.

 

 

 

 

 

 

Notre équipe était présente à l’inauguration de cette dernière, les images de cette dernière ci-dessous

 

 

 

 

 

 

 

 

Images : Aline Scoriels & Thierry Ligot


Remerciements à la Galerie Champaka

 

 

 

 

 

 

Galerie Champaka

27, rue Ernest Allard
B-1000 Bruxelles

Tel : + 32 2 514 91 52
GSM : +32 495 48 58 06
Fax : + 32 2 346 16 09
sablon@galeriechampaka.com

Horaires :

Jeudi et vendredi : 13h30 à 18h30
Samedi : 11h30 à 18h00
Possibilité de visite pour achat sur rendez-vous : 0495 48 58 06

 

 

 

 

© Frank Pé – Zidrou - Dupuis

 

 

Titre : La bête

 

Série : Le Marsupilami de ...

 

Collection : Grand Public

 

Éditeur : Dupuis

 

Scénario : Zidrou

 

Dessins : Frank Pé

 

Nombre de pages : 156

 

Prix : 25,95 €

 

ISBN : 9791034738212



Publié le 16/02/2022.


Source : Bd-best


Spirou 4375 -  16 FĂ©vrier 2022

 

 

Yoko Tsuno Sous le signe des gémeaux

 

 

 

 

 

 

 

            Yoko Tsuno est de retour pour un trentième épisode. Roger Leloup est toujours au rendez-vous pour nous raconter les aventures de sa fille adoptive. C’est à une aventure vinéenne que nous sommes invités. Si le scénario promet d’être bien ficelé, graphiquement, le dessinateur devrait passer la main. Les décors sont irréprochables mais les personnages ne sont plus maîtrisés. Ça n’enlève rien au plaisir de retrouver l’une des dernières séries historiques du journal.

 

Les abonnés vont apprendre à connaître un poisson pas comme les autres, le barbier, grâce à la fiche nature de Romain Garouste.

 

Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Garouste – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Frnck : Exode

Jérôme K. Jérôme Bloche : Et pour le pire

Yoko Tsuno : Les gémeaux de Saturne

 

 

Récits complets :

 

Cédric

Cosmobob (Bacci)

 

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Crapule (La pause-cartoon)

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliot au collège

Expérience amoureuse (L’) (Pujol & Dab’s)

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Houba gags

Méthode raowl (La)Nelson

Pernille

Poulettes (Les)

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Armelle

En direct du futur : Les sœurs Grémillet en colonie (Barbucci)

Interview : Leloup

Jeux : Les comètes de Yoko (Vandenheede)

Spirou & moi : Dino

 

 

Supplément abonnés :

Fiche Les créatures de Dame Nature : Le barbier, un poisson pas rasoir (Garouste)

 

 

En kiosques et librairies le 16 Février 2022.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 



Publié le 15/02/2022.


Source : Bd-best


Cent-dix bonds en Palombie.  Le Marsupilami - Houba gags

 

« - Ahaa ! Cette fois, je tiens le Marsupilami ! Et hop ! Double nœud ! Tu ne peux plus m’échapper, stupide animal !!! Descends, si tu l’oses ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Le chasseur  Bring Mac Backalive ferait bien de se méfier. Si le Marsupilami est, pour lui, l’un des dangers de la jungle qu’il lui faut affronter, il y a bien plus dangereux. Piranhas, guépards et serpents de toutes sortes peuplent cet univers hostile, surtout pour qui y vient avec des humeurs belliqueuses. Parmi la faune locale, les Marsupilamis représentent une race à part. Leur queue longue de six mètres leur permet de cogner l’ennemi, mais aussi de bondir et rebondir, se protéger de la pluie, signifier son amour, jouer, jouer et encore jouer. Plus improbable, cette queue  peut remplacer le fouet d’un numéro de cirque, la perche d’un télésiège ou la ficelle d’un diabolo. Bref, elle est l’instrument idéal pour s’en aller en gags.

 

 

 

 

© Batem, Désert, Labalue, Cerise - Dupuis

 

 

                Pour ses soixante-dix ans, après plus d’une trentaine de grandes aventures et quelques gags, le Marsupilami revient sous forme de strips, art s’il en est des plus difficiles en bande dessinée. Le strip ne permet pas l’erreur. En trois ou quatre cases, situation, événement, chute, il faut attraper le lecteur sans coup férir. Pour l’occasion, Stéphane Colman laisse sa place à Hubert Colson, alias Désert, auteur du motard « Phil Traère ». On est parfois dans le rire, parfois dans l’émotion, parfois dans le burlesque et souvent dans la poésie. Quel plus bel hommage aurait pu être rendu à son créateur André Franquin ? Le seul défaut qui pourrait apparaître serait qu’il y a trop de cartouches inutiles commentant les actions alors qu’il suffisait de laisser le lecteur rêver en regardant les facéties du Marsupilami qui se suffisent à elles-mêmes.

 

 

 

 

© Batem, Désert, Labalue, Cerise - Dupuis

 

 

                Au dessin, Batem s’est adjoint les services d’Olivier Labalue pour les story-boards, qu’il revisite pour rester en cohérence avec la série principale. Batem ne choisit pas la facilité qu’il aurait pu se permettre dans le cadre du strip, c’est-à-dire simplifier les détails dans son graphisme en général et dans les décors en particulier. Jamais il ne le fait. Jamais il ne s’économise. C’est tout à son honneur. La forêt palombienne réussit à rentrer dans de tout petits strips. C’est magique. Certains de ces gags avaient déjà été publiés en 2017 chez Black & White sous le titre Marsustrips.

 

 

 

 

© Batem, Désert, Labalue, Cerise - Dupuis

 

 

                Houba gags n’est pas un album à lire d’une traite. C’est le genre de livre qui se picore. A la base, les strips sont faits pour être lus un par un, un par jour, dans la presse. C’est comme ça que l’on peut le mieux apprécier ces situations marsupilamiennes.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Le Marsupilami

 

Tome : Houba gags

 

Genre : Humour exotique 

 

Scénario : Désert 

 

Dessins : Batem & Olivier Labalue 

 

Couleurs : Cerise 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9791034764587

  

 

 



Publié le 15/02/2022.


Source : Bd-best


Indiana Duck et le temple maudit.  Donjon Antipodes +10001 - Le coffre aux âmes

 

« - Je suis venu ici vous demander un service…

- Tous ceux que je vois sont là pour me demander un service.

- … Mais en échange, je ne veux tuer personne ni rien faire de mal ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Rubéus Khan, alias Robert de Vaucanson, vient voir l’Atlas. Celui dont la tête est mise à prix 50 % plus cher depuis aujourd’hui, parce qu’il a tué trente policiers à mains nues et dézingué un démon, cherche à retrouver son fils Tommy, prisonnier dans les mines de lithium. L’Atlas, elle, cherche le trésor des shamans. Lequel à le désir le plus inaccessible ? Rubéus qui n’a rien ou bien l’Atlas qui a tout ? Cette dernière aidera le canard rouge s’il accomplit pour elle une mission : trouver le passage permettant de mettre la main sur le colcanuru, une boîte permettant de passer de la dimension des vivants à celle des morts.

 

 

 


 © Vince, Trondheim, Sfar, Walter - Delcourt

 

 

Même si le Donjon lui-même est fatalement absent de l’histoire, Sfar et Trondheim sont parvenus à conserver l’essence même de leur série. Les amateurs de jeux de rôles et de canards y trouveront leur compte. L’histoire est rapide, enlevée, efficace. Les scénaristes ont adopté la méthode Van Hamme qui consiste à tailler dans le lard pour ne raconter que l’essentiel. Il n’y a pas une longueur. Ça se lit sans interruption comme se regarde une série télé addictive. Les geeks quadra apprécieront particulièrement l’ambiance Indiana Jones, temple maudit inclus, et le petit clin d’œil à Goldorak.

 

 

 


 © Vince, Trondheim, Sfar, Walter - Delcourt

 

 

Au dessin, Vince va également vite, très vite, parfois même trop vite. Le job est fait mais on aurait aimé un peu plus de soin dans certaines planches. On est clairement dans de la BD pop-corn, avec tout le respect qu’on doit au genre. Peut-être qu’il manque seulement une petite touche de Stan pour faire un rendu aussi parfait que dans Les Chronokids. Certaines planches ressemblent plus à du storyboard et c’est dommage.

 

A part ça, Delcourt soigne ses lecteurs aux petits oignons. L’album est en réalité augmentée. L’application Delcourt Soleil + vous permettra de profiter du scénario dessiné de chacune des planches. On peut y apprécier toute l’évolution du découpage et s’amuser à comparer la prévision du final.

 

 

 


 © Vince, Trondheim, Sfar, Walter - Delcourt

 

 

 On savait que Donjon était une série. On savait que Donjon était un concept hydrocéphale décliné sur papier et sur la toile. Avec Donjon Antipodes, on s’aperçoit que c’est une galaxie.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

Série : Donjon Antipodes

 

Tome : +10001 - Le coffre aux âmes

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario : Joann Sfar & Lewis Trondheim 

 

Dessins : Vince

 

Couleurs : Walter

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 11,95 €

 

ISBN : 9782413042167

 

 

 



Publié le 15/02/2022.


Source : Bd-best


Victimes de victime.  Brigade Verhoeven 3 - Alex

           

« - C’est un plaisir de retravailler avec vous.

- Calme ta joie. Mais je suis content de te revoir aussi. Qu’est-ce qu’on a ?

- Une jeune fille enlevée il y a quatre heures par un homme dans une camionnette, devant cet immeuble. » 

 

 

 

 

 

 


            Rue du commerce, Paris XVème.  Tout s’est passé très vite et brutalement. Une camionnette est garée à cheval sur le trottoir. Le conducteur embarque avec violence une jeune femme et part en trombe. Le témoin n’a pas eu le  temps de réagir. La brigade Verhoeven est sur le coup. De son côté, dans un hangar glauque, le ravisseur enferme la fille qu’il a mise nue dans une cage de fer à plusieurs mètres du sol. Il ne veut qu’une chose : la voir crever. Camille Verhoeven et ses hommes de la brigade criminelle vont devoir apprendre à se méfier des apparences. Entre victimes et bourreaux, les rôles ne sont pas toujours tenus par ceux qu’on croît. Il va falloir trouver les origines du mal.

 

 

 

 

© Corboz, Bertho, Bouët, Frichet - Rue de Sèvres

 

 

Après Rosie et Irène, Pascal Bertho adapte en troisième position Alex, deuxième roman de Pierre Lemaître consacré aux enquêtes de Camille Verhoeven, commissaire chauve de 1m45. Cet épisode remet en cause bien des choses que l’on pourrait penser sur le statut de victime. L’affaire rebondit même après ce que l’on aurait pensé être le dénouement. Les collègues de Verhoeven restent au second plan. On en apprend plus sur Camille, perturbé par ses démons. Les projecteurs sont cependant essentiellement braqués sur Alex et les personnes qui gravitent autour d’elle, dont une famille particulièrement toxique : la sienne.

 

 

 

 

© Corboz, Bertho, Bouët, Frichet - Rue de Sèvres

 

 

 Yannick Corboz dépeint toute l’horreur de scènes violentes particulièrement insoutenables. Son trait jeté accélère la lecture d’une histoire prenante qu’on ne peut quitter avant sa conclusion. Sébastien Bouët et Erika Frichet font une mise en couleurs oscillant entre un bleu charbonneux pour le temps présent et osent des éclats orange sanglants pour les flashbacks meurtrier. C’est d’une efficacité redoutable.

 

 

 

 

© Corboz, Bertho, Bouët, Frichet - Rue de Sèvres

 

 

En 2014, un projet de film sur Alex a vu le jour mais ne s’est pas concrétisé, bien que Pierre Lemaître lui-même ait participé au scénario de l’adaptation. En BD, il reste un épisode à réaliser, d’après le quatrième et dernier roman de la série : Sacrifices

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Brigade Verhoeven

 

Titre : 3 - Alex

 

Genre : Polar 

 

Scénario : Pascal Bertho 

 

Adapté de : Pierre Lemaître 

 

Dessins : Yannick Corboz 

 

Couleurs : Sébastien Bouët et Erika Frichet  

 

Éditeur : Rue de Sèvres

 

Nombre de pages : 72

 

Prix : 16 €

 

ISBN : 9782369812906 

 

 

 



Publié le 13/02/2022.


Source : Bd-best


1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


©BD-Best v3.5 / 2022