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Information générale concernant le monde de la BD
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Nelson, le diablotin, n’est plus du Matin mais continue de faire lever son entourage du pied gauche

Comment ça, je ne vous ai jamais, en ces pages, parlé de Nelson, le petit diablotin orange qui hante les jours, les nuits, la vie sous toutes les coutures de Julie. Et de Floyd, le labrador qui rivaliserait bien avec Rantanplan. Personne n’avait rien demandé, du moins pas à ce point, mais Nelson a débarqué et n’en a fait qu’à sa tête sans que les enfers n’aient l’envie de le reprendre pour de bon. Et voilà comme, depuis plus de 3400 strips, le Suisse Bertschy a non seulement imposé mais aussi développé son petit monstre qui continue de tant me plaire. Un dix-neuvième album vient de paraître, Petit sinistre… Mais grand cynisme.

 

 

 

 

 

 

 

© Bertschy chez Dupuis

 

Résumé de l’éditeur : Nelson, c’est ce petit diablotin orange à l’apparence tout à fait angélique qui pourrit la vie de Julie, une jeune et jolie célibataire, et de Floyd, un labrador engourdi, pour le plus grand bonheur de centaines de milliers de lecteurs. Rappelez-vous : après le vol d’un rouleau de papier-toilette au bureau, Julie se voit condamnée à accueillir, sans possibilité de retour à l’expéditeur, un petit diable relativement inoffensif… mais hyper doué pour les catastrophes ménagères !

 

 

 

 

© Bertschy chez Dupuis

 

Des trublions, dans le monde de la BD, il y en a en pagaille dont beaucoup aux Éditions Dupuis. Pourtant, Nelson a su se faire sa place sans forcer, bien avant que les Very Bad Trip et les Projet X soient en vogue, le petit monstre a su imposer sa folie dévastatrice et pourtant si comique, tout en sachant ne jamais descendre en puissance. Ainsi sans réel fil rouge particulier si ce n’est quelques passages permettant de suivre un Père Noël qui joue au kicker et doit désormais se diversifier, un Hubert qui souhaite devenir un tombeur comme George Clooney ou le véganisme qui va s’insinuer dans les pires cauchemars de Nelson; Bertschy ne laisse pas tomber ses bonnes vieilles habitudes et fait feu de tout bois pourvu que ça fasse rire. Et ça fait rire.

 

 

 

 

© Bertschy chez Dupuis

 

Et tant qu’à faire défaut à la tradition suisse, Nelson est plutôt speedé. Il faut l’être pour faire mouche en un strip horizontal de trois à cinq cases maximum. Assez speedé que pour suivre une nouvelle fois Julie, sa propriétaire malgré elle, dans le moindre millimètre carré de sa vie, en privé comme en public, du saut du lit au sommeil du juste en passant forcément par le bureau où la jeune femme tente vaille que vaille de masquer tout le gâchis dont est capable le démon.

 

 

 

 

© Bertschy chez Dupuis

 

Notez que, parfois, Nelson se repose quand même. La preuve, il laisse un peu de champ libre à ses partenaires et fidèles victimes : Floyd et Hubert. Qui peuvent ainsi vivre leurs trépidantes (je ne crois pas si bien dire) aventures entre un gang de pigeons malfaisants et la quête ultime que peut être la conception d’un presse-papier parfait. Aussi, non content de jouer avec ses personnages, Bertschy n’hésite pas à jouer également avec le lecteur en l’interpellant ou en le mettant à l’écart d’une scène à la violence intenable, en variant les cadrages et les champs/contre-champs et en maîtrisant l’art du running gag. J’ai aussi beaucoup aimé ce voyage dans le temps qui permet à Nelson de revêtir les traits qu’il avait en 1999 lors de sa création. Y’a pas photo, il a bien changé.

 

 

 

 

© Bertschy chez Dupuis

 

Tiens, et puisqu’on en parle de sa création, tout récemment (le 21 juillet dernier), Le Matin a cessé de paraître en journal papier. Outre la perte indéniable pour la diversité journalistique, c’est là que Nelson avait fait ses premières armes et flammes.

 

Alexis Seny

 

Série : Nelson

Tome : 19 – Petit sinistre

Scénario, dessin et couleurs : Bertschy

Genre: Humour, Strips

Éditeur: Dupuis

Nbre de pages: 48

Prix: 10,95€



Publié le 21/08/2018.


Source : Bd-best


Magasin Général, La symphonie québécoise de Loisel et Tripp en expo au CBBD

"Il faut savoir saisir le bonheur quand il passe. »

Il était une fois, entre lacs et forêts de la Province du Québec, une petite communauté villageoise comme il en existe tant de par le monde : quelques familles, une poignée de femmes et d’hommes œuvrant sans trêve à se construire un avenir… tel est le point de départ de « Magasin Général », une fresque touchante en neuf albums, surprenant tant par son message bienveillant que par l’originalité de son mode de création à quatre mains.

Lieu : Mezzanine du CBBD, rue des Sables 20, 1000 Bruxelles

Web : https://www.cbbd.be/


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 25/09/2018 au 10/03/2019.

Publié le 15/08/2018.


Source : Bd-best


25eme édition du festival BD de Buc

L’édition 2018 accueille un programme plein de surprises :
Des dédicaces et des rencontres avec une cinquantaine d’auteurs, adultes et jeunesse, français et internationaux, venus de Belgique, des Pays-Bas, d’Espagne, d’Italie, de Croatie, de Serbie… et même d’Australie.

Président d'honneur : Al Severin

Au programme : stands de vente spécialisés, expositions de planches originales, animations et séance de dédicaces.

Auteurs invités :

Giorgio ALBERTINI Alix
Jean-Marc ALLAIS Lance Crow Dog (uniquement le dimanche)
ANCESTRAL Z Dofus
Virginie AUGUSTIN 40 Eléphants (uniquement le samedi)
Marc BOURGNE Michel Vaillant (uniquement le dimanche)
Daniel BRECHT L’Or de Morrison
Thierry CAPEZZONE Petzi
Edouard COUR Super Deltas
Olivier DAUGER Hélène Boucher, l’Etoile Filante
Giulio DE VITA Montana Kid (uniquement le dimanche)
Ingrid DE VUYST Foudre Bleu
Jean-Luc DELVAUX Marc Jaguar
DENOËL Honoré d’Estienne d’Orves (uniquement le dimanche)
Paolo DEPLANO Nains
Bernadette DESPRES Tom-Tom et Nana (uniquement le samedi)
DEVIG Bertin Timbert, Grand Reporter
Baudouin DEVILLE Sourire 58
Bruno DI SANO L’Aviatrice
Henri DUFRANNE Gai-Luron
Patrick-A. DUMAS Allan Mac Bride (uniquement le samedi)
ERSEL Les Pionniers du Nouveau Monde
Federico Carlo FERNIANI La Voix du Sabre
Christian GOUX Antiquité et Mythologie (uniquement le dimanche)
Nicolas GUENET Inguinis
ICAR Ultime Frontière
JERONATON El Nakom, L’Invasion
KARINA La Belle Endormie
Igor KORDEY Marshal Bass
MANKHO Avec Cadoudal
Jean-Yves MITTON Blek le Roc
MOKO Mini’ Olmes (uniquement le samedi)
Rebecca MORSE Alyssa
Peter NUYTEN Auguria
Didier PAGOT Le Sentier de la Guerre
Thom PICO Aubépine
Leo PILIPOVIC Ravermoon
REGRIC & LOLI Lefranc
Dominique ROUSSEAU Vasco
Nicolas SAUGE Golam
Olivier SCHWARTZ Atom Agency
Alec SEVERIN Le Petit Théâtre de Spirou
SIB PSG Infinity
Boris TALIJANCIC Hammerfall
THEO Le Trône d’Argile
Sergio TISSELLI Le Chemin du Couchant
Emilio VAN DER ZUIDEN Agatha Christie, Les Beresford (uniquement le dimanche)
Marc VEDRINES Forces Spéciales (uniquement le samedi)
Laurent VERRON Il s'appelait Ptirou
Fred VIGNAUX Kriss de Valnor (uniquement le samedi)
Marc WASTERLAIN Docteur Poche
Colin WILSON Wonderball


Lieu :  Château de Buc, 20 rue Louis Massotte,Buc

Contact : +33(0)1 39 20 71 37  par mail  culturel@mairie-buc.fr

Web : festivalbdbuc.mairie-buc.fr/


Pays : France

Date de l'événement : du 06/10/2018 au 07/10/2018.

Publié le 15/08/2018.


Source : Bd-best


Expo-ventes du dessinateur Alexander Izquierdo avec séance de dédicace

izquierdo est né et vit à La Havane. Diplômé de l’Académie des Beaux-Arts San Alejandro ; peintre et illustrateur, il vient à la BD lors d’un atelier dispensé par Etienne Schréder à la Havane en 2009.

Dès lors, il ne cesse de travailler et de publier. D’abord dans les albums collectifs réalisés par le groupe de nouvelle BD cubaine «Laboratorio». Ensuite aux éditions «Mosquito», avec deux albums. Sans compter un passage remarqué de deux planches dans «Le Monde Diplomatique - Manière de Voir # 155» en octobre 2017; ni ses participations à «Kronikas», le magazine réunissant BD et patrimoine.

 

Lieu : Galerie PerspectivesArt9, Grand-Rue 24, Genève

Contact : +41788257961  par mail  patrick@perspectivesart9.com

Web : perspectivesArt9.com

 


Pays : Suisse

Date de l'événement : du 27/09/2018 au 11/10/2018.

Publié le 15/08/2018.


Source : Bd-best


Presque maintenant de Cyril Bonin: est-ce encore vivre que de ne jamais lâcher prise ?

Vous n’avez pas peur de mourir, vous ? Je dis ça, je dis rien, mais avec tout ce qu’on nous annonce pour les prochaines décennies sur la planète, le nombre de cancers, la qualité de ce que nous mangeons et buvons sans cesse remise en question… il y a certainement de quoi s’inquiéter. Et ça inquiète de manière différente les trois nouveaux personnages de Cyril Bonin, dans un récit plus contemporain que ça tu meurs… ou tu vis ?

 

 

 

 

 

 

 

© Bonin chez Futuropolis

 

Résumé de l’éditeur : Et s’il était possible de connaître son état de santé en temps réel ? Et de connaître du même coup son espérance de vie ? Ce miracle est à présent rendu possible grâce à un progrès médical révolutionnaire : les Nanopills. Grâce à elles, c’est sûr, nous allons tous mourir… mais en bonne santé. Une histoire qui se passe dans un futur tellement proche… que l’on pourrait dire qu’elle se passe « presque maintenant »…

 

 

 

 

© Bonin

 

L’hypocondrie, c’est la maladie des maladies qu’on croit avoir. Comment peut-on être un scientifique à la pointe des biotechnologies, étudier des traitements révolutionnaires, sans souffrir de ce mal dont Dany Boon n’a pas l’exclusivité. Félix est hypocondriaque à mort et les Nanopils qu’il vient de mettre à jour ne vont pas arranger son cas : il va devoir contrôler les moindres de ses paramètres vitaux (cholestérol, pression, monocytes, potassium et tant d’autres concepts compliqués pour le commun des mortels, qui plus est se sentant en bonne santé).


À côté de lui, dans la collocation, il y a Alexis, étudiant en lettres, russophone et russophile, qui rêve de vivre de sa plume. C’est ce qui l’entraîne à la bibliothèque. Là même où il va faire la connaissance d’Anna. Anna, c’est une violoniste rêvant d’intégrer un grand orchestre philarmonique. Très vite, elle va se lier d’amitié avec Félix et Alexis. Une amitié qui, comme dans la chanson de Fiori, Goldman et Ricol, est bien difficile à gérer et à conserver quand vient s’y heurter l’amour.

 

 

 

 

© Bonin

 

Chacun des deux garçons a eu sa chance mais il n’en restera qu’un pour se réveiller chaque jour aux côtés d’Anna. Ou presque, car si la belle a arrêté de fumer suite à ses prises de bec avec Félix, elle n’a pas laissé tomber ses rêves de symphonie.

 

 

 

 

© Bonin chez Futuropolis

 

Éclairant toujours aussi personnellement et magnifiquement ses personnages pour nous les rendre sympathiques, malgré leurs défauts, dès la première apparition, Cyril Bonin nous entraîne à nouveau entre des destins plus ou moins contrariés. Nouant le drame entre ses trois héros, Bonin questionne ainsi notre propension au « mieux vaut prévenir que guérir », à contrôler tout de ce que notre corps fait ou ingurgite. À se garder de tout excès, tout en étant soi-même excessif. Car est-ce encore vivre que de ne jamais lâcher prise ?

 

 

 

 

© Bonin

 

Encore plus quand votre espérance de vie varie d’une minute à l’autre. Raccrochant ce questionnement à un drame sentimental touchant, beau mais sans vraiment de happy end (ou en tout cas, nuancé), Cyril Bonin fascine une nouvelle fois par ses images intemporelles, comme gravées plutôt que dessinées sur la feuille, déjà patinées; là où il déçoit un peu avec une histoire peut-être un peu trop prévisible (The Time Before nous reste en tête, un cran plus haut) mais qui a le mérite de remettre les choses en place et de nous faire prendre conscience que si on veut lutter contre quelque chose, il convient de bien choisir le combat et de se mettre en tête, que pilules ou pas, tout peut arriver. Malheureusement et… heureusement.

 

 

 

 

© Bonin chez Futuropolis

 

 

Alexis Seny

 

Titre: Presque maintenant

Histoire complète

Scénario, dessin et couleurs: Cyril Bonin

Genre: Drame

Éditeur: Futuropolis

Nbre de pages: 72

Prix: 17€



Publié le 14/08/2018.


Source : Bd-best


Casterman à la fête de la BD de Bruxelles

Dans le cadre des 70 ans d'Alix, les éditions Casterman proposeront deux expositions en partenariat avec Visit Brussels les Musées royaux d'Art et d'Histoire et le Centre Belge de la Bande Dessinée :

ALIX – L’ART DE JACQUES MARTIN  

 
Musée royaux d’Art et d’Histoire du  Cinquantenaire du 15/09 au 31/12/2018.  Une Co-production de l'asbl 9e Art, le FIBD, la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image et des éditions Casterman.

 
VENI, VIDI, VICI

 
Gallery du CBBD du 4 septembre au 14 octobre 2018. Une sélection des planches du  prochain Alix de David B et Giorgio Albertini.


AUTEURS PRESENTS

Zeina ABIRACHED , Georgio ALBERTINI, Léonie BISCHOFF, Maryse et Jean-François CHARLES, David B, Mathilde DOMECQ , Mathias ENARD, Vittorio GIARDINO, HARDOC, Philippe JARBINET, Augustin LEBON, Valérie MANGIN, Rudi MIEL, Nicolas MOOG, Vincent PERRIOT,  Fabienne PIGIÈRE, Yves PLATEAU, RÉGRIC, Gilles ROCHIER, Florent SILLORAY, Lili SOHN, Paul TENG, Jean-Louis TRIPP, Nicolas VANDE WALLE, Loïc VERDIER.

LES RENCONTRES AVEC LES AUTEURS CASTERMAN

« Seuls dans la ville » avec Zeina Abirached et Medhi Kassour
le vendredi 14 septembre – 17h à 17h45

Devant la crise politique survenant en Europe face aux nouvelles vagues migratoires, tentons de comprendre ce que vivent ces hommes, femmes et enfants jetés sur les routes, et qui - comme les héros de « Seuls » - doivent souvent apprendre à survivre au cœur même de nos villes.

« Autour d’Alix et de Jacques Martin » avec Valérie Mangin, David B et Giorgio Albertini
le samedi 15 de 11h à 11h45

Valérie Mangin, latiniste, historienne et scénariste, David B et Giorgio Albertini, auteurs sonderont le célèbre personnage dont on fête cette année les 70 ans. Ils présenteront les séries Alix et Alix Senator puis leurs rapports à l’Histoire et à la fiction hier et aujourd'hui.


« Renouveler la Bd érotique  » avec Aude Mermilliod, Jean-Louis Tripp et Pierre-Yves Wauthier
le samedi 15 de 21h à 21h45


Longtemps cantonnée aux rayons honteux des étagères de nos librairies, la bande-dessinée érotique semble encore peiner à gagner ses lettres de noblesse. En 2018, quels nouveaux chemins saura-t-elle emprunter pour renouveler le genre et s’adapter aux nouvelles pratiques sexuelles du 21ème siècle ?

 

Fêtes de la BD de Bruxelles, Parc de Bruxelles du 14 au 16 septembre.

 

 



Publié le 07/08/2018.


Source : Bd-best


Inversion : rêve éveillé, vie endormie, quand la réalité virtuelle n’a jamais semblé aussi réelle

Quelques mois après ces jours qui disparaissent qui a fait éclater un peu plus le talent de Timothée Boucher; Sylvie Gaillard, Frank Woodbridge, KolonelChabert (alias Alexis Chabert) et Renaud Angles y vont eux aussi de leur perte de repères d’un homme entre rêves et réalité, du coup, cauchemardesque. Aussi jubilatoire qu’à faire froid dans le dos. Un cri de Munch dans la nuit qui gagne de plus en plus de terrain sur le jour.

 

 

 

 

 

 

 

© Woodbridge/Gaillard/Chabert/Angles chez Grand Angle

 

Résumé de l’éditeur : Paul est un musicien et un compositeur. Sa femme l’a quitté depuis déjà plusieurs semaines. En perte totale de repères, il choisit de noyer son désarroi dans les antidépresseurs et les somnifères. Paul va s’accrocher de plus en plus à ses pilules qui lui procurent le plus grand des soulagements : la possibilité de dormir pour oublier son mal. Ses longues heures de sommeil remplies de rêves vont se perdre et se confondre jusqu’à absorber la réalité de son quotidien. Paul va alors se mettre à mélanger ce qu’il vit et ce qu’il croit vivre.

 

 

 

 

© Woodbridge/Gaillard/Chabert/Angles chez Grand Angle

 

À bâiller aux corneilles, faites gaffe, vous prenez le risque qu’elles se matérialisent un peu plus, une fois que vous aurez fermé les yeux, assoupis sur votre vie mais pas sur vos désirs qui ont, dès lors, quartier libre. Encore plus quand on est devenu un « type vide et avachi » comme se définit Paul Beaulieu, pianiste qui a perdu sa femme et ses gammes. Même s’il se rêve encore dans le coup, à naviguer vers de nouvelles aventures et symphonies, il est devenu une épave. Vie brisée sur les récifs de la réalité n’empêche pas les projets les plus fous d’aboutir sur un tapis d’écume de rêve.

 

 

 

 

© Woodbridge/Gaillard/Chabert/Angles chez Grand Angle

 

Malgré les bruits de la ville qui, elle, n’a pas cessé de mener grand-train, Paul dort de plus en plus. Et son subconscient lui joue des tours, raccordant ses élucubrations (teintées pourtant de ce qu’il se passe autour de notre personnage endormi) à la partition que notre héros abandonne de plus en plus. Un rêve éveillé ou un éveil endormi qui rend tout confus. Le combat entre le corps qui se laisse aller et l’esprit qui veut encore donner. Bien plus qu’un effet de déjà-vu, désormais Paul croit dur comme fer tout ce que son sommeil lui dicte: les rencontres, le retour de la chance…

 

 

 

 

© Woodbridge/Gaillard/Chabert/Angles chez Grand Angle

 

Et le cocktail alcool-cigarettes-médicaments va le faire s’enfoncer un peu plus dans la torpeur pourtant vivifiante de son monde endormi et qui pourtant fait déboîter son destin. Paul n’est pas narcoleptique, ni Nemo; dans son sommeil, il n’y a pas de place pour l’action, pas d’écriture automatique, pas de sursaut d’un alter-ego qui réparerait les failles de sa vie… Non, Paul dort, et c’est tout, il s’imagine qu’il a à nouveau la grinta mais ne la saisit pas. La grinta qui le grignote et le pousse un peu plus loin dans son chaos, dans son précipice.

 

 

 

 

© Woodbridge/Gaillard/Chabert/Angles chez Grand Angle

 

Drame intimiste dans les quatre murs de cet appartement qui sent peu à peu l’ours en hibernation prolongée, Inversion est un long fleuve pas tranquille, porté par quelques bouleversements et rebondissements bien trouvés. Les couleurs de Renaud Angles font la différence entre les songes éclatants et le morne quotidien. Et nous laisse une petite réserve: pourquoi différencier le réel et l’irréel alors qu’on pouvait les faire se confondre et embarquer un peu plus le lecteur? Le dessin d’Alexis Chabert (qui semble prendre pour modèle Frank Woodbridge, lui-même, avant tout musicien et compositeur, lui, saisit autant l’endormissement que les sursauts, la surprise du personnage principal aux charnières de son dédoublement de personnalité. Par la porte ou par la fenêtre, la musique rentre de tous les côtés et le dessinateur nous en envahit, alignant de belles idées de composition dans ce huis clos que le sommeil voudrait sans frontière. Et à mesure que Paul porte le tube de drogue médicamenteuse, on se dit que cette histoire pourrait être plus proche de la réalité que de la fiction.

 

Alexis Seny

 

Titre : Inversion

Récit complet

Scénario : Sylvie Gaillard et Frank Woodbridge

Dessin : KOLONELCHABERT

Couleurs : Renaud Angles

Genre : Drame

Éditeur : Grand Angle

Nbre de pages : 80

Prix : 16,90 €



Publié le 06/08/2018.


Source : Bd-best


30eme édition du Festival de Sollies Ville

Édition 2018 du festival international de Sollies-Ville organisé par A.LI.EN: Association Littérature Enfantine/

Au programme : animations, exposition, master class, atelier, stage et séance de dédicaces.

Auteurs invités :

Baru, Batem, Berberian, Bertolucci, Boucq, Brremaud, Cabanes, Carrère, Cartier, Cestac, Cosey, Cossu, Crosa, De Pins, Denis, Ferrandez, Fournier, Frank Pé, Gauckler, Grenson, Guarino, Josepe, Jouannigot, Jovanovic, Julie M., Lafebre, Lefèvre, Le page, Lizano, Loisel, Loustal, Mandryka, Mouly, Munuera, Neel, Nob, Pillot, Sandoval, Scotto, Shelton, Smudja, Spiegelman, Varana, Von Kummant.

Frank Pé ne dédicacera pas, plus d’informations sur la page animations de notre site Internet

Un système de tickets sera mis en place pour obtenir les dédicaces des auteurs suivants : Batem et Loisel

Horaires : vend : de 12h à 19h Sam & Dim : de 10h à 19h

Entrée gratuite

Lieu : Place Jean Aicard

Contact : association Alien par tél.  +33 (0)6 12 53 19 08 par mail alien@wanadoo.fr

Web : www.festivalbd.com


Pays : France

Date de l'événement : du 24/08/2018 au 26/08/2018.

Publié le 06/08/2018.


Source : Bd-best


Black Monday Murders : la finance, ce n’était pas trop votre truc ? Elle va devenir votre pire cauchemar dans un livre-objet vénéneux !

Dans une de ses toutes premières chansons, Florent Pagny vociférait qu’Économie était une déesse et il ne croyait pas si bien dire. L’or, l’argent et tous les petits ruisseaux qui font les grandes et colossales fortunes sont toujours assimilés à un lexique extra-large allant des nues aux tréfonds de notre monde plus ou moins civilisé, plus ou moins gangréné par Satan. Avec Black Monday Murders, Jonathan Hickman, Tomm Coker et Michael Garland mettre le chiffre du diable (et plus encore de Mammon) à la une des bourses.

 

 

 

 

 

 

 

© Hickman/Tomm/Garland chez Urban Comics

 

Résumé de l’éditeur : Depuis les premiers trocs et la création de la monnaie, l’argent, au-delà de sa valeur symbolique, se chargea d’une véritable puissance magique. Cette puissance, manipulée et alimentée par un groupe d’individus vénérant Mammon, Prince des Enfers et de la Cupidité, est aujourd’hui au fait de sa gloire. Le premier krack boursier de 1929, le premier choc pétrolier de 1974, la crise bancaire de 2008… Autant d’événements qui furent orchestrés par les serviteurs du Démon pour régenter en sous-main l’humanité. C’est sur cet univers occulte que l’enquêteur s’apprête à braquer les lumières de son enquête liée au meurtre ritualisé de l’une des grandes figures de Wall Street…

 

 

 

 

© Hickman/Tomm/Garland chez Image Comics

 

Des théories du complot, il y en a à la pelle, encore plus à l’heure des réseaux sociaux. Black Monday Murders en est une autre, de derrière les fagots et solidement armée et argumentée par des auteurs qui, en guise de premier tome, Gloire à Mammon, livrent un cheminement épatant d’ésotérisme et d’esthétisme. Black Monday Murders, c’est plus qu’une BD, c’est un livre-objet. Un peu comme quand petit garçon, je m’aventurais dans les incroyables aventures de l’Oncle Ernest sur pc, cherchant les indices pour mieux trouver le fin mot de ses histoires. Il y a de ça ici. Si tout se passe sur papier, sans prolongement sur internet, le trio maléfique s’est chargé d’éparpiller des traces de méfaits satanico-économiques, un langage d’initié impossible à déchiffrer et une succession de légendes urbaines et faits réels qui parcourent l’échine des cours boursiers pour mieux les faire frissonner.

 

 

 

 

© Hickman/Tomm/Garland chez Urban Comics

 

Et on fait bien plus que frissonner devant ce grand déballage de secrets bien gardés, même au prix du sang, qui met à mal les puissantes familles qui jettent les bases d’une saga politico-fantastico-économique dont il est bien trop tôt que pour comprendre vers quoi elle se dirige. Car, oui, il convient d’être accroché et de passer outre la frustration de ne pas toujours tout comprendre à cette histoire retorse mais diaboliquement enlevée. Le mystère est épais et même les auteurs se sont fait avoir : s’ils nous donnent toutes les pièces de leur puzzle au fur et à mesure que l’enquête avance, celles-ci ont été travesties par un dessein intelligent mais néanmoins malveillant. Comme ses interrogatoires et discussions retranscrites dans lesquelles on pourrait saisir plein d’éléments pour dénouer ce noeud semblant inextricable si de nombreux passages essentiels n’étaient pas recouverts d’un noir qui ne présage rien de bon.

 

 

 

 

© Hickman/Tomm/Garland chez Image Comics

 

Pour le reste, le dessin de Tomm Coker et Michael Garland fait bon ménage pour voyager dans ces cités friquées mais maudites, dans les tours d’ivoire calfeutrées, dans la violence des regards acérés et des passages à l’acte (un interrogatoire du principal suspect absolument mémorable), dans les heurts que provoquent les discussions tendues et les visages inquiets. Quelque chose nous échappe, quelque chose leur échappe, mais il est sûr que les trois auteurs ne s’arrêteront pas en si mauvais chemin. Argent comptant ou flanchant. Vénéneux, redoutablement.

 

 

 

 

© Hickman/Tomm/Garland chez Image Comics

 

PS : L’étagère imaginaire l’a également bien placé dans ses rayons !

 

Alexis Seny

 

Série : Black Monday Murders

Tome : 1 – Gloire à Mammon

Scénario : Jonathan Hickman

Dessin : Tomm Coker

Couleurs : Michael Garland

Traduction : Maxime Le Dain

Genre : Drame, Ésotérique, Fantastique, Polar, Thriller

Éditeur VF: Urban Comics

Éditeur VO : Image Comics

Nbre de pages : 240

Prix : 10 €



Publié le 01/08/2018.


Source : Bd-best


Michel Ange, le banquet des damnés de BD : le slasher post-médiéval trouve sa fin entre les têtes coupées et grâce à un pévôt Vittore sur les genoux

Après un premier tome qui nous avait un peu laissés pantois non par rapport à son intrigue fort présente mais par la présence effacée d’un Michel Ange qui donnait pourtant son titre au diptyque élaboré par Didier Convard (dans son roman), Éric Adam, Thibaud De Rochebrune et Delf. Du banquet des damnés, l’illustre sculpteur-peintre au caractère bien trempé s’était semble-t-il éclipsé. À force d’enquête, les auteurs et le prévôt Vittore (qui avait déjà, on s’en souvient, été mêlé à une affaire impliquant Léonard De Vinci. À l’époque, Didier Convard oeuvrait avec le regretté Gilles Chaillet) ont retrouvé la trace du créateur de la mémorable fresque de la chapelle Sixtine. Rusés qu’ils sont.

 

 

 

 

 

 

 

© Convard/Adam/De Rochebrune/Delf chez Glénat

 

Résumé de l’éditeur : 1508. Une sordide affaire de meurtres secoue Milan. Qui est cet étrange bourreau qui décapite ses victimes à la hache d’arme, et quelle hideuse apparence cache-t-il sous ses bandages ? Pourquoi signe-t-il ses crimes VENIT IUSTITIAE SOL – Le soleil de la justice a brillé ? Et pourquoi Michelangelo Buonarroti a-t-il décidé de s’y rendre à la suite d’une mystérieuse convocation, abandonnant sa fresque de la Chapelle de Sixte ? Éprouvé par l’enquête et victime d’une attaque cardiaque, le prévôt Vittore, seul capable de résoudre ces énigmes, reste alité. Et pendant ce temps, les têtes continuent de tomber…

 

 

 

 

© Convard/Adam/De Rochebrune chez Glénat

 

Pas de Da Vinci Code ici, les auteurs ont préféré rester bloqués en 1508, au tournant des arts et de la religion chrétienne, mesurant les implications d’un sinistre massacre perpétré sur ordre de Salomé. Elle qui voulait la tête de Jean-Baptiste sur un plateau. Un souvenir douloureux qui se rappelle au souvenir des Milanais au travers de crimes sordides visant des notables n’ayant a priori rien à se reprocher. Quatorze ans après Vinci, Le prévôt Vittore n’est toujours pas marié et il va devoir remettre la quête d’une âme soeur à plus tard, il y a du pain sur la planche, haché menu par un sordide individu couvert de bandage et d’une cape rouge à hanter vos pires cauchemars. Le prévôt aura bien besoin d’aide car, un peu à l’instar de Clint Eastwood dans Créances de sang, son corps ne suit plus.

 

 

 

 

© Convard/Adam/De Rochebrune/Delf chez Glénat

 

Dès la couverture, formellement noire (dommage, cependant, qu’elle s’abîme très vite), on est plongé dans l’ambiance de ce début de siècle tourmenté. Le deuxième acte peut commencer et amener son lot de réponses, attendues ou pas. Revenant sur les traces de la légende de la mort de Jean-Baptiste mais ne négligeant pas l’intrigue contemporaine de Michel Ange qui précipite d’ailleurs l’action devant mener à la révélation finale, Éric Adam et Thibaud de Rochebrune font du bon boulot, érudit mais pas lénifiant, pour nous faire croire cette thèse selon laquelle le Baptiste était l’envoyé de Dieu et que sa tête dissimule l’esprit de celui-ci. De quoi faire des envieux. Les décors sont variés, visitant les heures du jour mais aussi de la nuit, de quoi donner l’occasion à Delf d’utiliser une belle palette de couleurs.

 

 

 

 

© Convard/Adam/De Rochebrune/Delf chez Glénat

 

Bien sûr, la réponse à cette (en)quête est sous nos yeux, depuis le début, mais il faut être devin pour la voir venir et les auteurs nous mènent par le bout du nez (qu’heureusement, on ne nous a pas encore coupé) et n’ont pas leur pareil pour mettre à mal leurs personnages, les torturer. Espèces de bourreaux ! Le graphisme expressif et donnant de l’amplitude aux cases de Thibaud de Rochebrune parachève ce thriller ésotérico-historique pour lui donner du galon parmi les oeuvres mélangeant ces deux genres. Avec succès et passion, ici.

 

 

Alexis Seny

 

Titre : Michel Ange

Tome : 2/2 – Le Banque des Damnés

D’après le roman de Didier Convard, Michelangelo et le banquet des damnés

Scénario : Éric Adam

Dessin : Thibaud De Rochebrune

Couleurs : Delf

Genre : Thriller, Ésotérisme, Histoire

Éditeur : Glénat

Collection : Les enquêtes du prévôt Vittore

Nbre de pages : 48

Prix : 13,90 €



Publié le 30/07/2018.


Source : Bd-best


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