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Un nouveau départ aussi pour un nouveau dessinateur connu.  Les Schtroumpfs et le village des filles 4 – Un nouveau départ

« - Ah ! Voilà l’équipe du tonnerre qui revient ! Alors ? Qu’est-ce que vous ramenez ? Nous, on a presque tout !

-          On a trouvé ça !

-          Qu’est-ce que c’est que ces boules ? Elles étaient sur la liste ?

-          Non, mais comme elles étaient jolies, on les a emportées !

-          Qu’est-ce que ça peut-être ? »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Bouton d’Or et le Schtroumpf à lunettes reviennent d’une virée dans les bois avec d’étranges boules. C’est un grondin qui les a perdues en route. Saule et le Grand Schtroumpf proposent d’étudier l’étrange objet le lendemain. Mais, dans la nuit, l’objet disparaît, ainsi que les deux individus qui l’ont ramené au camp. Leur tente est complètement détruite. La situation d’urgence est déclenchée. Elle va amener les Schtroumpfs, garçons et filles, vers une étrange grotte.

 

 

 

 

© Cagniat, Parthoens, Culliford, Maddaleni - Le Lombard

 

 

                Luc Parthoens et Thierry Culliford rebondissent sur la destruction du village des filles dans le tome précédent. Aidées des Schtroumpfs mâles, elles sont contraintes de s’exiler pour trouver des cieux plus cléments. Il n’est jamais évident dans un univers créé de toutes pièces de le renouveler. De la contrainte, née l’innovation. Dans cet épisode transitoire, les filles ne sont plus chez elles mais pas encore dans leur nouvel eden, si eden elles trouvent. Les lecteurs fidèles d’Harry Potter liront l’histoire comme un clin d’œil à Aragog. On laisse les aficionados comprendre l’allusion pour que le mystère reste complet.

 

 

 

 

© Cagniat, Parthoens, Culliford, Maddaleni - Le Lombard

 

 

                Un nouveau dessinateur entre aux studios Peyo pour signer le dessin de ce quatrième épisode. Et c’est une surprise ! Ce n’est pas n’importe qui, c’est Laurent Cagniat, connu pour avoir signé la série Vauriens dans les années 90 chez Delcourt. Les spécialistes reconnaîtront sa patte dans l’attitude de certains personnages. Avec tout le respect que l’on doit au travail de dessinateurs comme Alain Maury, le regretté Pascal Garay, Jeroen de Coninck, Miguel Diaz Vizoso ou encore Ludo Borecki, c’est la première fois que l’on voit un dessinateur oser garder sa propre personnalité. Alors que tous les dessinateurs cités sont ou ont été les meilleurs gardiens du temple, Laurent Cagniat laisse passer des bribes de son ADN. On n’avait pas vu cela chez les Schtroumpfs depuis Marc Wasterlain dont on repère les traits dans La soupe aux Schtroumpfs.

 

 

 

 

© Cagniat, Parthoens, Culliford, Maddaleni - Le Lombard

 

 

                Les Schtroumpfs et le village des filles ne verse pas dans le côté girly. La série reste intéressante pour tous. Ce nouveau départ ancre cette collection dérivée dans le monde des lutins bleus, encore et toujours en développement.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 


 

Série : Les Schtroumpfs et le village des filles

 

Tome : 4 – Un nouveau départ

 

Genre : Aventure schtroumpfante  

 

Scénario : Thierry Culliford & Luc Parthoens

 

Dessins : Laurent Cagniat

 

D’après : Peyo 

 

Couleurs : Paolo Maddaleni 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782803677160

 



Publié le 07/12/2020.


Source : Bd-best


Saisons, fiancée, animaux, punitions et croisière.  Jojo Intégrale 4 - 2004-2010

« - Pourquoi il vit tout seul, Papa ?

- Je ne sais pas, moi !... Peut-être parce que ton papa aimait beaucoup ta maman et quand elle est… euh… partie, il a préféré lui rester fidèle…

- Ah oui, fidèle ! Oui mais, après tout ce temps, il pourrait quand même se remarier !

- Tu sais, ton père n’a pas l’air si malheureux ! Il a sa vie de plombier qui l’occupe beaucoup. C’est rendez-vous sur rendez-vous ! » 

 

 

 

 

 

 

 

                Cinq grandes aventures de Jojo viennent clôturer la réédition en intégrale des aventures du gamin en salopette rouge et à la casquette immense. Précédées d’un dossier introductif de Morgan Di Salvia, elles sont chacune un petit caillou blanc sur le chemin de la carrière du regretté André Geerts.

 

 

 

 © Geerts - Dupuis

 

 

                Ce gros volume commence par La Ballade des quatre saisons, chronique intemporelle sur le temps qui passe, joli paradoxe. On y suit Jojo tout au long d’une année. De l’automne-cimetière à l’hiver-Noël, du printemps-amitiés à l’été-assoiffé. Toute l’essence de la série est réunie dans cet épisode atypique.

 

 

 

 

 © Geerts - Dupuis

 

 

                Dans  Une fiancée pour papa, Jojo se sent investi d’une mission de la plus haute importance : trouver une fiancée pour son père. Le petit garçon a perdu sa maman il y a bien longtemps. Nous, lecteurs, ne l’avons jamais connu. Jojo a toujours habité chez sa mamie pendant que son père plombier était au turbin. Et qui mieux que Gros-Louis, le pote de toujours, pour l’aider dans ses recherches ? Pour son premier scénario de la série, Sergio Salma se glisse dans les bottes de Geerts avec respect, délicatesse et humour.

 

 

 

 

 © Geerts, Salma - Dupuis

 

 

                Dans une série qui parle aux enfants, quoi de mieux pour les toucher que de leur parler d’animaux ? C’est l’idée de génie de Jojo vétérinaire. Une histoire avec un certain Patatras qui est loin de faire patatras. Mais attention, Monsieur le Directeur n’est pas d’accord pour que l’école devienne un zoo.

 

 

 

 

 © Geerts - Dupuis

 

 

                Confisqué ! Ça chauffe pour Jojo le jour où le directeur de l’école, encore lui, est pris de confisquionite aiguë. Adieu la montre ancienne de plus de cent trente ans de son arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père ! Le petit garçon réussira-t-il à la récupérer ?

 

 

 

 

 © Geerts - Dupuis

 

 

                C’est à une mamie dépressive à cause de son grand âge que Jojo doit remonter le moral dans Mamy Blues. La croisière en méditerranée qu’elle vient de gagner va-t-elle lui redonner un petit coup de boost ? Cet épisode sur la maladie résonne comme un écho à celle contre laquelle André Geerts est en train de se battre. Il lui faudra l’aide d’Alain Mauricet et de Renaud Collin pour terminer cette histoire signée Sergio Salma.

 

 

 

 

 © Geerts, Salma - Dupuis

 

 

                L’actuel rédacteur en chef du journal Spirou Morgan Di Salvia signe le dossier introductif. Il ne nous cache rien de la vie privée de Geerts et des conséquences que cela a pu avoir sur son œuvre, de sa séparation jusqu’à la maladie qui l’a emporté. Il y parle également de l’engagement de l’auteur dans La BD contre le silence, traitant du difficile sujet du Sida chez les enfants, projet réalisé sous la houlette de Thierry Tinlot. Enfin, cette intégrale ne serait pas complète sans la nouvelle illustrée La visite de Mickaël Moore, petite perle qui justifie à elle seule l’intérêt d’une telle intégrale.

 

 

 

 

 © Geerts - Dupuis

 

 

                Cet ultime volume de l’intégrale Jojo laisse une saveur particulière, un goût bizarre quand on réalise que le mot Fin est en fait le mot Adieu. André Geerts nous a quitté en 2010 et Jojo est parti avec lui. Cette série avait tant de son créateur que toute reprise aurait été inenvisageable. Par bonheur, il nous reste toutes ces belles histoires de Jojo.

 

 

 

 

 © Geerts - Dupuis

 

 

                Jojo, c’est la jeunesse éternelle, celle que les vraies personnes, c’est-à-dire celles qui ne sont jamais devenues adultes, n’ont pas quitté l’enfance.

 

 

 

 

 © Geerts - Dupuis

 

 

                Jojo, c’est l’histoire d’un temps où l’on prenait le temps insufflé dans notre époque moderne. Ce n’est déjà plus comme autrefois mais ce n’est pas vraiment comme aujourd’hui. Si on aperçoit un téléphone portable ou un lecteur mp3, on écoute encore la maîtresse et on joue à la balançoire. Ainsi, Jojo, c’est presque un paradoxe temporel qui se fait dans un naturel tel que l’on ne se pose pas de question.

 

 

 

 

 © Geerts - Dupuis

 

 

                « Nul ne guérit de son enfance. » chantait Jean Ferrat. Mais à quoi bon si c’est pour vivre celle de Jojo.

 

 

 

 Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 Geerts © Dupuis

 

 

Série : Jojo

 

Tome : Intégrale 4 - 2004-2010

 

Genre : Aventures humoristiques

 

Scénario : André Geerts, Sergio Salma

 

Dessins & Couleurs : André Geerts 

 

Collection : Patrimoine

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 312

 

Prix : 35 €

 

ISBN : 9791034747832

 

 



Publié le 06/12/2020.


Source : Bd-best


Deux tours dans le Donjon Donjon Zénith 8 – En sa mémoire / Donjon Monsters 13 – Réveille-toi et meurs

« - Il faut régler cette histoire avant l’arrivée de Marvin. S’il apprend que sa mère est morte, ce sera un carnage.

-          Bah voilà, c’est à lui de mener l’enquête !

-          Je les connais tous, ce sera un carnage, je te dis !

-          Oh-oh.

-          Quoi ?

-          Coucou, Herbert ! Je suis un peu en avance, mais je n’ai pas encore été voir ma mère ! Je ne voulais pas la réveiller ! »

 

 

 

 

 

 

 

                La maman de Marvin vient d’être assassiné. Herbert devait lui annoncer les fiançailles de son fils avec Pirzuine lorsqu’il apprend la nouvelle. Quand Marvin va le savoir, il risque de tout massacrer. Herbert va devoir faire preuve de diplomatie pour mieux faire passer la pilule, si tant est qu’elle puisse passer. Que va-t-il donc arriver « en la mémoire » de la maman de Marvin ?

 

 

 

 

 © Boulet, Trondheim, Sfar - Delcourt

 

 

                « Réveille-toi et meurs ! » Le gardien s’extrait de terre. Il est un squelette. Il revit mais ne voit pas. Il retrouve Alexandra, elle aussi revenue des morts. Ils vont devoir affronter un Herbert devenus diabolique, aux prises avec un Marvin vengeur.

 

 

 

 

 © David B., Trondheim, Sfar - Delcourt

 

 

                Un Donjon Zénith et un Donjon Monsters, voici la double dose qui vient enrichir l’univers créé par Joan Sfar et Lewis Trondheim.

 

                Boulet a repris le dessin de Donjon Zénith depuis le tome 5. Il baigne ainsi dans un univers proche de celui de Raghnarok, la série qui l’a fait connaître à la grande époque de Tchô !. Le scénario est drôle, tendre et aventureux. Les auteurs touchent toutes les générations, du vieux geek au jeune joueur en ligne, du lecteur de « Livres dont vous « étiez » les héros » au dévoreur de séries Netflix. En particulier, le personnage de Gilberto, l’apprenti draconiste, vaut le détour. Son passage marquera indéniablement la série. Il fait un clin d’œil au gardien Dupavé et à sa pierre, dans Bobo et apprendra à ceux qui ne le savent pas que toutes les drogues ne sont pas bonnes à prendre.

 

 

 

 

 

 © Boulet, Trondheim, Sfar - Delcourt

 

 

                Le scénario du Donjon Monsters est taillé sur mesure pour David B. D’un lyrisme et d’une poésie particulières, les auteurs proposent une réflexion sur la mort. Sfar et Trondheim ont privilégié une narration descriptive, justifiée par l’ambiance mortuaire de l’épisode, comme si le gardien observait son squelette agir. Le dessinateur de L’ascension du Haut-Mal propose des images entre l’enluminure et l’estampe japonaise. Les squelettes s’entremêlent dans des compositions belliqueuses qui resteront dans l’Histoire du Donjon. La participation de David B. justifie l’intérêt d’une série dérivée comme celle-ci où les meilleurs auteurs se succèdent pour des histoires indépendantes à des époques aléatoires du Donjon.

 

 

 

 

 © David B., Trondheim, Sfar - Delcourt

 

 

                Plus qu’une série, plus qu’une saga, Donjon est un univers dont chaque auteur est une pierre permettant de tenir l’édifice debout. Et on peut dire qu’avec des fondations solides nommées Sfar et Trondheim ce donjon-là n’est pas près de s’écrouler.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Donjon Zénith

Tome : 8 – En sa mémoire

Genre : Aventure fantastique

Scénario : Joann Sfar & Lewis Trondheim 

Dessins : Boulet

Couleurs : Walter

Éditeur : Delcourt

Nombre de pages : 48

Prix : 11,95 €

ISBN : 9782413037668

 

 

 

 

Série : Donjon Monsters

Tome : 13 – Réveille-toi et meurs

Genre : Aventure fantastique

Scénario : Joann Sfar & Lewis Trondheim 

Dessins : David B.

Couleurs : Walter

Éditeur : Delcourt

Nombre de pages : 48

Prix : 11,95 €

ISBN : 9782413022749

 



Publié le 05/12/2020.


Source : Bd-best


Alerte enlèvement !  Thorgal 38– La Selkie

« - Thorgal ! Thorgal ! Aaricia !

- Mais ?... C’est Yasmina, la guenon de Louve !

- Ce matin, des gamins l’ont retrouvée, flottant près de l’embarcadère, à moitié morte, accrochée à un bout de bois…

- Kyrstell ?

- Louve devait venir m’aider à pêcher les écrevisses, elle n’est pas venue… C’est étrange, ce n’est pas son genre !

- Par tous les dieux ! Où est passée Louve ?

- Jolan, viens ! Si sa guenon était dans l’eau du port, c’est là qu’il faut commencer à chercher ! »

 

 

 

 

 

 

 

Louve a disparu. Sa petite guenon Yasmina vient d’être retrouvée dérivant dans les eaux du port. Thorgal et Jolan partent aussitôt à sa recherche. D’après les témoignages recueillis, elle serait montée à bord d’un Knörr, un navire marchand, pour examiner ce qu’ils avaient à vendre. Le bateau est reparti après une brève escale. Personne n’a vu redescendre la gamine. L’équipage était en règle. La taxe portuaire a même été acquittée, par un certain Grimur. Il faut se rendre à l’évidence. Louve a bel et bien été enlevée. Mais à quelles fins ? L’enfant devenant une adolescente, Thorgal craint le pire. Il n’y a pas un instant à perdre.

 

 

 

 

© Vignaux, Yann, Georges – Le Lombard

 

 

Yann a encore une fois tout compris de la façon dont Jean Van Hamme et Rosinski ont créé le monde de Thorgal. En proposant une histoire courte qui se suffit à elle-même  tout en faisant évoluer la vie de la petite famille Aegirsson, il tape dans le mile.

Dans cet épisode, Louve est enlevée par Grimur, un chef de clan sanguinaire. Celui-ci est l’époux d’une Selkie, créature ressemblant à une femme, vêtue d’une peau de phoque. Mais pour la garder auprès de lui, Grimur a confisqué son vêtement magique lui permettant de regagner les eaux. Ils ont eu ensemble une fille muette Ava, flanquée d’un gigantesque homard de compagnie.

 

 

 

 

© Vignaux, Yann, Georges – Le Lombard

 

 

Fred Vignaux marche sur les pas de Rosinski en intégrant de plus en plus sa patte. La série ayant la particularité d’être une des rares dont les personnages vieillissent, si Thorgal garde encore toute la force de son âge, la Louve de Vignaux n’est plus tout à fait une enfant mais pas encore une adolescente, son Jolan quant à lui a les réels traits d’un adulte.

Les scènes marines et sous-marines sont puissantes, notamment l’abord de l’île dans les récifs protégés par la statue de la Selkie Kopakonan. Le sanglant massacre Grindadrap est à provoquer un infarctus à Brigitte Bardot. De toutes façons, la couverture rougeâtre de Rosinski ne va pas l’inciter à ouvrir l’album.

 

 

 

 

© Vignaux, Yann, Georges – Le Lombard

 

 

L’étonnant blog Bandes originales pour bandes dessinées conseille une bande son à écouter en lisant l’album : http://bobd.over-blog.com/2020/11/jamais-sans-ma-fille/thorgal.la-selkie-vs.assassin-s-creed-valhalla.html. En plus de régulières chroniques d’albums, Fab propose des musiques pour agrémenter les lectures. Original. Fallait y penser.

 

La Selkie s’inscrit d’emblée dans les meilleurs épisodes de la mythologie Thorgal. Le final inattendu va provoquer des bouleversements dans la vie de la famille. Mais ça, c’est une autre histoire…

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=JHqd4T_G2Jc

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Edition Collector – Le Lombard

 

 

 

Série : Thorgal

 

Tome : 38– La Selkie

 

Genre : Heroïc Fantasy 

 

Scénario : Yann

 

Dessins : Fred Vignaux

 

Couleurs : Gaëtan Georges

 

Couverture : Rosinski

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 12,45 €

 

ISBN : 9782803677184

 



Publié le 03/12/2020.


Source : Bd-best


Des coulisses de la République aux mines de diamants africaines.  Katanga – Coffret Intégrale Collector

« - Il va falloir que tu me dises où sont les cailloux, Charlie. Plus vite on les aura, plus vite on pourra repartir. De quoi t’as peur ? Forthys ne paiera que si c’est toi qui lui remets les pierres. Ta petite sœur te couvre, Charlie. L’astucieuse Alicia a fait de toi le nègre le plus précieux de toute l’Afrique, en ce qui me concerne.

-     Ok, chef, dès qu’on approche, je te dis. On y va vite, vite. Et on repart.

-     Exactement. Vite, vite. »

 

 

 

 

 

 

 

Charlie, domestique noir, a planqué trente millions de dollars de diamants. André et sa bande de mercenaires ont bien l’intention de mettre la main dessus…surtout André. Mais armes, argent et politique ne sont pas les compagnons les plus paisibles pour mener à bien une telle mission. Le temps peut vite commencer à tourner, le peuple se révolter et le Katanga prendre feu et prendre sang.

 

 

 

 

© Nury, Vallée, Bastide, Perdriset– Dargaud

 

 

                Après « Il était une fois en France », Nury et Vallée signent une trilogie de haut niveau avec (Il était une fois le) Katanga. Sauf que le Katanga n’existe pas. Mais, c’est tout comme. Pays diamantifère voisin du Congo, son territoire est la proie de toutes les convoitises.         

 

On ne peut s’empêcher de penser à Jimmy Tousseul, série jeunesse qui a fait les beaux jours de la maison Dupuis dans les années 90. Mais là où Desberg et Desorgher traitaient le sujet de l’Afrique coloniale et des mercenaires sous un angle tous publics, Nury et Vallée adoptent une vision, certes fictive, mais semblant beaucoup plus proche des exactions qui se passaient dans ce genre de pays à cette époque.

 

 

 

 

© Nury, Vallée, Bastide, Perdriset– Dargaud

 

 

« Katanga » emmène le lecteur aux confins de la cruauté humaine. Dans cette série, il n’y a pas un personnage pour rattraper l’autre. C’est un véritable ramassis de pourritures, un aréopage de corrompus qui se côtoient dans la France-Afrique des années 60. Dans « Katanga », on empoisonne, on tue, on baise, on égorge, sans vergogne et sans scrupule. Il y a du Tarantino dans le scénario de Nury. La violence est si présente qu’elle en devient presque naturelle. La tension monte crescendo jusqu’à un final rarement vu en BD et digne des meilleurs blockbusters hollywoodiens. Le scénariste n’épargne rien à ses personnages. Les destins vont tous, sans exception, être bouleversés. Personne n’en sortira indemne. Et bien malin sera celui qui pourra deviner qui s’en sortira tout court.

 

Vallée donne à ses personnages des trognes toutes droit sorties d’« Un taxi pour Tobrouk » ou de « Cent mille dollars au soleil ». Il maîtrise cadrages et compositions, comme dans la scène du verre empoisonné où l’œil du lecteur navigue autour de l’ombre de la mort. Les fusillades et poursuites sont menées à brides abattues. Le dessinateur pousse son crayon jusqu’aux limites de la cruauté. C’est une véritable boucherie qui est représentée dans un final impitoyable, jusqu’à la limite du supportable. On peut se poser la question de l’utilité d’un tel spectacle. Le dessin semi-réaliste de l’auteur fait passer la pilule. On imagine ainsi la violence de ce morceau d’histoire dramatique de l’Afrique, ici romancé, mais ô combien proche de ce qui a dû réellement se passer dans certains coins du continent au crépuscule de la colonisation.

 

 

 

 

© Nury, Vallée, Bastide, Perdriset– Dargaud

 

 

« On a bien tort de ne jamais se méfier des clowns. » dit Charlie, le frère d’Alicia. Au Katanga, on ne peut faire confiance à personne… à personne… « L’histoire de l’Afrique, à quoi ça tient. »

 

                Série que n’aurait certainement pas renié Bob Denard, un des derniers mercenaires de la République, décédé en 2007, « Katanga » est menée avec force et lyrisme.

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=ECqAlTnF4l4&feature=emb_logo

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

Série : Katanga

 

Tome : Coffret Intégrale Collector

 

Genre : Aventure-Thriller

 

Scénario : Fabien Nury

 

Dessins : Sylvain Vallée

 

Couleurs : Jean Bastide & Luc Perdriset

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 64 x3

 

Prix : 54,95 €

 

ISBN : 9782205087123

 



Publié le 02/12/2020.


Source : Bd-best


Girl in color et Man in black.  MacGuffin & Alan Smithee – Summer of love

« - Encore à tourmenter mon chat, Agent Smithee ?

-          Oups ! Mère-Grand !

-          La mission que j’ai à vous confier devrait être à la mesure de vos moyens… Voilà ! Vous devez retrouver cette jeune fille. Ses parents sont très inquiets.

-          Quoi ? Mais c’est quoi cette mission toute pourrie ? C’est du ressort de la police, ça !

-          C’est un service que je rends à un ami très cher, le pasteur Martin Luther King, de Chicago. Il connaît bien cette jeune fille et a demandé mon aide ! Bref, vous partez pour l’Illinois et vous y chercherez cette gamine !

-          Mac est d’accord avec ça ?

-          L’agente MacGuffin est affectée à une autre mission !

-          Comment… ? »

 

 

 

 

 

 


 

1967. L’agent Smithee est désemparé. Non seulement, on lui confie une mission banale pouvant être réalisée par de simples flics, mais il ne l’effectuera pas en compagnie de sa collègue habituelle, l’agente MacGuffin, à qui on a octroyé un partenaire plus jeune sur une autre mission de la plus haute importance. Bref, pas d’autre choix que d’obéir aux ordres de son supérieur hiérarchique, il faut partir. Que l’espion se rassure, la mission n’est pas si anodine que cela. Il doit retrouver la fille d’amis du Pasteur Martin Luther King, disparue depuis quatre jours. De son côté, MacGuffin se trouve aux prises avec les barons de la drogue, du Mexique jusqu’à San Francisco à une petite fête avec Charles Manson.

 

 

 

 

 © Viau, Duguay – Editions du Tiroir

 

 

 © Viau, Duguay – Editions du Tiroir

 

 

Le québécois Michel Viau est à la base historien de la BD. Il écrit ici deux histoires parallèles qui se rejoignent dans un final jamesbondien. Les pages de garde montrent d'emblée le ton. Hommage à toute une culture seventies, Summer of love multiplie les clins d’œil sans pour autant tomber dans le piège du catalogue. Squiddly la pieuvre intègre un délire psychédélique, Scoubidou et Sammy font un caméo dans la rue pendant que tout un tas d’acteurs célèbres jouent les seconds rôles grâce aux talents de caricaturiste de Ghyslain Duguay. Le dessinateur a un trait à mi-chemin entre Bruno Gazzotti et les débuts de Mathieu Reynès. Côté couleurs, le dessinateur gère impeccablement l’époque. C’est pop mais pas criard. 

 

 

 

 

 © Viau, Duguay – Editions du Tiroir

 

 

 

 © Viau, Duguay – Editions du Tiroir

 

 

Summer of love n’est pas la première aventure des agents très spéciaux de la S6, section spéciale de sécurité et des services supranationaux. Deux albums sont déjà parus en 2017 et 2019 chez Perro et trois mini-albums de poche ont été auto-édités. Avant de rééditer les deux premières grandes aventures, les éditions du Tiroir proposent un inédit. Comme pour un film de James Bond ou un épisode d’Amicalement vôtre, nul besoin de connaître les précédents pour comprendre. Les personnages sont présentés de telle façon que ceux qui les découvrent comprendront tout de suite leurs fonctions et leurs relations tandis que ceux qui les connaissent les retrouveront avec plaisir.

 

 

 

 

 © Viau, Duguay – Editions du Tiroir

 

 

Le titre MacGuffin & Alan Smithee sonne comme celui d’une éphémère série signée Dany et Greg dans les années 70 : Jo Nuage & Kay Mac Cloud, dont un album a été édité en 2000 chez Joker, où l’on était déjà dans de l’espionnage humoristique.

 

 

 

 

 © Viau, Duguay

 

 

Dans un esprit Chapeau melon et bottes de cuir (Coucou Mère-Grand), on est à la frontière entre l’univers de Ian Fleming et celui d’Austin Powers ou d’OSS 117. De l’humour, de l’action, et une bande son Flower Power que l’on peut se faire en podcast grâce au listing proposé en début d’album, que demander de plus ? D’autres épisodes.

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=MPYe4U5c8HY&feature=emb_logo

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : MacGuffin & Alan Smithee – Summer of love

 

Tome : Summer of love

 

Genre : Espionnage 

 

Scénario : Michel Viau 

 

Dessins & Couleurs : Ghyslain Duguay 

 

Éditeur : Editions du Tiroir

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 16 €

 

ISBN : 9782931027202

 



Publié le 02/12/2020.


Source : Bd-best


Le plus vieux métier du monde. Les profs refont l’histoire Edition collector Noir & Blanc

« -  Sire ! Le visiteur que vous attendiez est arrivé !

-   Qu’il entre !

-   Bonjour mon ami ! Vous êtes professeur d’histoire dans un lycée, n’est-ce pas ? J’ai entendu parler de vous !

-   Ah bon ? C’est… C’est un honneur sire !

-   Il paraît que vous êtes un fin connaisseur de mes campagnes, que vous avez étudié toutes mes stratégies…

-   Oh oui sire, je vous admire tant ! » 

 

 

 

 

 

 

 


                Saviez-vous que Napoléon avait pris conseil auprès d’un ancêtre de Polochon, en tant que « prof de stratégie » ? Voilà peut-être pourquoi l’enseignant est si passionné par la vie et l’œuvre de l’Empereur. Ça n’empêchera pas l’illustre homme de guerre d’être exilé à Sainte-Hélène.

 

 

 

 

© Erroc, Pica - Bamboo

 

 

                Cette anecdote n’est que l’une de celles racontées par les historiens Pica et Erroc dans ce bel album paru en 2008. Pica y est au sommet de son art. En sortant du cadre du lycée, il démontre qu’il est aussi à l’aise quel que soit le décor, même si on le savait déjà depuis les aventures de Marine. Cela valait bien une luxueuse réédition en noir et blanc faisant la part belle au trait dynamique de celui qui avait débuté sa carrière sous le nom de Pierre Tranchand. Un making of et des bonus complètent l’ouvrage.

 

 

 

 

© Erroc, Pica - Bamboo

 

 

                Outre le début du XIXème siècle, la machine à remonter le temps marche à plein régime. Alors que le professeur Mortimer s’était retrouvé dans un « piège diabolique » sous la houlette d’Edgard-P. Jacobs, nous retrouvons ici selon les époques les ancêtres des enseignants du lycée Fanfaron. Et tout se passe sur la chaîne de télévision (virtuelle) TV2.

 

 

 

 

© Erroc, Pica - Bamboo

 

 

                On remonte ainsi jusqu’aux origines du monde et de l’enseignement. On découvre le feu avec les homo-profiens. Les scribes étant exploités, on assiste à la première grève égyptienne. Un sultan oblige son fils adoré à prendre des cours. L’école Amina des Bois rencontre – déjà - des difficultés avec les parents d’élèves. Miss Gladys fait face à un vent de révolte mené par le mousse Boolard sur le Bahuty. On termine par un bond dans le futur avec les robots-profiens.

 

 

 

 

 © Erroc, Pica - Bamboo

 

 

                Cet album hors-série fait le même effet que lorsque l’on ouvre les fenêtres d’une salle de classe après un cours avec 32 élèves. C’est une bouffée d’oxygène. Sans s’endormir sur leurs lauriers, les auteurs se sont remis en question. A sa sortie originelle, l’album portait le n°I. On attend à présent que Simon Léturgie relève le défi pour une nouvelle digression.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les profs

 

Tome : Les profs refont l’histoire Edition collector Noir & Blanc

 

Genre : Humour 

 

Scénario : Erroc 

 

Dessins : Pica

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 104

 

Prix : 29,90 €

 

ISBN : 9782818979785

 



Publié le 01/12/2020.


Source : Bd-best


Un livre dans le sang.  Danthrakon 3 – Le marmiton bienheureux

« - Fragonos ! Nous y voilà !

-   Oui, mais il va falloir nous dire ce qu’on fait ici !

-   Toi, tu n’es qu’un grimoire sur pattes et je n’ai rien à t’expliquer.

-   Je n’aime pas la manière dont vous me parlez. Et surtout, je n’aime pas que vous ayez volé le corps de votre fille. Je n’irai pas plus loin avant d’avoir parlé à Lerëh.

-   Elle est là et nous entend, mais c’est moi qui ai le contrôle. »

 

 

 

 

 


                La magicienne Lyreleï a investi le corps de sa fille Lerëh. Elle ne le lui rendra pas tant qu’elle n’aura pas récupéré le Danthrakon, ce livre qui coule dans les veines de l’apprenti-cuisinier Nuwan. Mais le grimoire suscite toutes les convoitises, à commencer par celle du grand inquisiteur Amutu. Mais celui qui tient la clef du mystère du grimoire, c’est Tinpuz, le fuff de compagnie de Nuwan, qui est loin d’être une simple bestiole d’agrément.

 

 

 

 

 © Arleston, Boiscommun, Torta - Drakoo/Bamboo

 

 

                Fin de cycle pour l’aventure Danthrakon. Arleston, scénariste et directeur éditorial, clôt la première série du label Drakoo. On est dans de l’Heroïc-Fantasy tout ce qu’il y a de plus classique mais Arleston sait toujours trouver le petit plus qui fera l’originalité d’une histoire. Ici, les transferts de Lyreleï d’un monde à un autre ont de quoi surprendre, et elle la première. Le Fuff Tinpuz, qu’on aurait pu penser être un ersatz du Fourreux (La quête de l’oiseau du temps), trouve dans cette conclusion une essence inédite.

 

 

 

 

 © Arleston, Boiscommun, Torta - Drakoo/Bamboo

 

 

                Olivier Boiscommun maîtrise ses personnages et leurs attitudes. Les scènes de magie sont grandiloquentes. Elles sont enluminées. Là où le bât blesse, c’est au niveau des décors. Il aurait fallu ajouter à l’équipe un décorateur pour arriver à des planches fines et abouties qui auraient mieux mis en valeur le travail du scénariste, ainsi que celui du dessinateur sur les personnages.

 

 

 

 

 © Arleston, Boiscommun, Torta - Drakoo/Bamboo

 

 

                Côté couleur, après avoir été épaulée par le pro Claude Guth, Florence Torta montre qu’elle n’a plus besoin de personne pour voler de ses propres ailes. C’est là encore dans les scènes de magie qu’on le remarque.

 

 

 

 

 © Arleston, Boiscommun, Torta - Drakoo/Bamboo

 

 

                Avoir créé un tel univers et en rester là serait dommage. Avec des décors plus poussés, la série pourrait atteindre la force d’un Lanfeust de Troy. Un second cycle serait bienvenu pour le démontrer.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 Coffret 3 tomes - Drakoo/Bamboo

 

Série : Danthrakon

 

Tome : 3 – Le marmiton bienheureux

 

Genre : Heroïc-Fantasy 

 

Scénario : Christophe Arleston 

 

Dessins : Olivier Boiscommun 

 

Couleurs : Florence Torta 

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Drakoo

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 14,90 €

 

ISBN : 9782490735273

 



Publié le 30/11/2020.


Source : Bd-best


La Marque Jaune a laissé des traces...  Blake et Mortimer 27 – Le cri du Moloch

« -  Nous nous connaissons ?

- De nom, je crois. Je suis le professeur Scaramian.

- Scaramian !

- Votre ami Francis Blake a certainement dû vous parler de moi en termes peu flatteurs, si j’en juge par votre réaction.

- Il m’a simplement précisé que vous vouliez le faire limoger pour avoir détruit Orpheus.

- Et vous approuvez cette destruction ?

- J’approuve toute destruction qui sauve le pays d’un danger manifeste.

- Et si je vous apprenais que ce danger subsiste ?

- Que diable insinuez-vous là ?

- Je n’insinue rien. Je vous informe. L’ennemi, et ne demandez pas de qui il s’agit car je l’ignore, n’a pas enfoui un Orpheus dans Londres, mais sept ! Sept éclaireurs, sept œufs déposés au cœur de la City. Cinq sont morts-nés, irrécupérables. Il en restait deux, vous en avez détruit un. Je suppose que vous devinez la suite... »

 

 

 

 

 

 

 

                Le professeur Mortimer vient d’apprendre que Londres est encore sous la menace extra-terrestre. Après la destruction d’un Orpheus, il apprend qu’un autre vaisseau s’apprête à attaquer la capitale britannique. Son pilote, le Moloch, est capable de s’approprier le corps d’humains pour pouvoir agir en toute discrétion. Il est détenu dans les laboratoires du professeur Scamarian. Mais le jour où l’alien s’évade, le danger n’est plus hypothétique. Des signes cabalistiques s’inscrivent sur des murs de Londres. Blake et Mortimer vont devoir faire appel à Olrik, complètement hagard dans une chambre du Bedlam Hospice, pour déjouer les plans machiavéliques venus d’ailleurs.

 

 

 

 

© Cailleaux, Schréder, Dufaux, Croix – Blake et Mortimer

 

 

                Jean Dufaux signe son deuxième album et le troisième dans la lignée de La Marque Jaune, œuvre ô combien mythique. Après s’être injustement pris une volée de bois vert lors de la parution de L’onde Septimus, le scénariste publie enfin la suite directe, sept ans après. Dufaux marche sur les pas de Jacobs, alliant mystère façon polar, extra-terrestres, savants fous et technologies modernes. Respectueux et dans la continuité du maître, il dénoue une énigme qu’aurait pu écrire Jacobs. Sans vouloir comparer, celui-ci écrivant aussi d’excellentes histoires, il y a presque plus de naturel dans la façon dont Dufaux s’approprie l’univers jacobsien que ce que ne fait Yves Sente. 

                On trouve même un clin d’œil direct à Jacobs dans une mise en abyme lors d’une vente aux enchères où le prix de la couverture originale du Secret de l’Espadon s’envole.

 

 

 

 

© Cailleaux, Schréder, Dufaux, Croix – Blake et Mortimer

 

 

                Christian Caillaux succède à Antoine Aubin, occupé sur une autre histoire du duo. Il faut finement analyser l’encrage pour dénicher la personnalité du style Cailleaux. C’est plus facile sur les dernières planches où le dessinateur se lâche plus.

                Le dessinateur est épaulé par Etienne Schréder qui avait déjà travaillé sur la première partie de l’histoire. Ce dernier assure ainsi la cohérence graphique, le tout dans le plus pur respect du trait de Jacobs. Le mimétisme est étonnant.

 

 

 

 

© Cailleaux, Schréder, Dufaux, Croix – Blake et Mortimer

 

 

                Dargaud devra profiter du prochain album pour corriger l’oubli de taille en quatrième de couverture, à savoir le nom de Bob de Moor n’est pas crédité sur Les 3 formules du Professeur Satô 2. Ce dessinateur majeur de l’histoire de la BD, qui rêvait de reprendre Tintin si ça avait été possible, est condamné à rester l’homme de l’ombre. Il est plus que temps de lui rendre les honneurs qu’il mérite.

                Les prochains Blake et Mortimer annoncés sont Huit heures à Berlin, dessiné par le talentueux Antoine Aubin sur scenario de Bocquet et Fromental, un nouveau Berserik/Van Dongen mais cette fois-ci avec Van Hamme, ainsi qu’un nouveau Sente/Juillard dont l’action restera dans la perfide Albion.  

 

                En attendant, la Reine d’Angleterre peut profiter de ce Cri du Moloch où elle pourra s’admirer dans ses jeunes âges années.

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=tkQzEbpu2M0&feature=emb_logo

 

https://www.youtube.com/watch?v=bfNvF7aj7RA

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

Version luxe – Blake et Mortimer

 

 

 

Série : Blake et Mortimer

 

Tome : 27 – Le cri du Moloch (L’onde Septimus—Deuxième partie)

 

Genre : Espionnage 

 

Scénario : Jean Dufaux 

 

Dessins : Christian Cailleaux & Etienne Schréder

 

Couleurs : Laurence Croix 

 

Éditeur : Blake et Mortimer/Dargaud

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 15,95 €

 

ISBN : 9782870972922

 



Publié le 29/11/2020.


Source : Bd-best


Dans la ville des hauts et des bas.  Chroniques de San Francisco 1

 

« - Maman ! Oui. Non, maman, tout va bien. Je m’amuse beaucoup. Cette ville est formidable. Non, je ne suis pas encore allée au Top of the Mark. Mais, tu sais, ça a dû changer depuis que papa t’y a emmenée danser. Oui. J’aurai le temps. D’ailleurs, c’est à ce sujet que je t’appelle… Je… J’ai décidé de rester. Maman, je ne suis pas stupide. Je sais que je ne suis là que depuis cinq jours, mais je me sens bien et… Il est temps que je vole de mes propres ailes. Maman, je reviendrai. Si, je te le jure. Oui, peut-être que j’aurai changé, et… j’espère bien. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                1976. Mary Ann Singleton décide de s’installer à San Francisco. La jeune femme est tombée d’amour pour cette mégapole qui, comparée à l’Ohio d’où elle vient, a déjà un siècle d’avance. Douze mois de joies et de peines, d’amitiés et d’opportunités, de fêtes et d’échéances, vont s’écrire dans la vie de Mary et des franciscanais gravitant autour du 28 Barbary Lane, pension familiale où elle loge. Entre une amie qui l’invite à relâcher sa sexualité, un supérieur qui trompe sa femme, un copain gay qui s'affirme, une logeuse qui lui offre des joins, Mary Ann assiste à la mutation d’une société dans une ville jungle où les mœurs se libèrent et où il faut se battre pour se faire sa place.

 

 

 

 

 © Bauthian, Revel - Steinkis

 

 

                Armistead Maupin est l’écrivain américain auteur de ces Chroniques de San Francisco. Publiées en feuilleton dans le San Francisco Chronicle, elles se sont étalées sur neuf romans auxquels s’ajoutent deux romans satellitaires reprenant des personnages secondaires de la saga. Les chroniques ont été adaptées une première fois à la télévision dans les années 90. Une nouvelle série est sortie en 2019 sur Netflix, adaptée du huitième roman de la collection Mary Ann en automne.

 

 

 

 

 © Bauthian, Revel - Steinkis

 

 

                Isabelle Bauthian s’empare de la collection de romans d’Armistead Maupin pour la transposer en bande dessinée et la faire découvrir à un nouveau public. Le découpage mensuel démontre l’importance du terme de chroniques dans le titre car c’est exactement à cela dont il faut s’attendre. Ce n’est pas une histoire avec un début, un milieu, une fin. Même si les personnages évoluent, on assiste à des tranches de leurs vies. N’allez pas croire que l’on reste sur notre faim. Maupin est à San Francisco ce que Woody Allen est à New-York : l’observateur de la vie de gens qui existaient avant lui et qui poursuivront leurs destins après. Bauthian l’a bien assimilé. L’album appelle une suite tout en se suffisant à lui-même.

 

 

 

 

 © Bauthian, Revel - Steinkis

 

 

                Sandrine Revel amène toute la sensibilité de son trait à cette histoire de vies qui n’est rien d’autre qu’une histoire d’amours. Son trait crayons de couleurs a le charme old school d’une technique moderne idéale pour raconter un récit d’une autre époque mais ô combien encore d’actualité. La couverture cinématographique est construite sur la base d’une affiche, avec les personnages principaux posant sur fond d’images de la ville. La dessinatrice bordelaise, lauréate du prix Artémisia en 2016 pour son album Glenn Gould, une vie à contresens poursuit son œuvre cohérente et sans faute faisant d’elle une autrice grand-primable à Angoulême.

 

                Les chroniques de San Francisco est un This is us avant l’heure. Une histoire où l’on pourrait croire qu’il ne se passe rien mais où il se dit tout.

 

 

https://youtu.be/flCHZIQPPCE

 

https://www.youtube.com/watch?v=8nZkNkJZzv8

 

https://www.youtube.com/watch?v=__LU6EpAyUA

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Chroniques de San Francisco

 

Tome : 1

 

Genre : Chroniques

 

Scénario : Isabelle Bauthian

 

D’après : Armistead Maupin

 

Dessins & Couleurs : Sandrine Revel

 

Éditeur : Steinkis

 

Nombre de pages : 128

 

Prix : 19 €

 

ISBN : 9782368463598

 



Publié le 28/11/2020.


Source : Bd-best


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