En images et en bulles
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Exposition Le Secret des Espadons C.B.B.D 30 septembre 2021

 

 

Le 26 septembre 1948, il y a très exactement 75 ans ce jour, paraissait dans le journal Tintin une histoire illustrée et signée de la main d’Edgar P. Jacobs ayant pour thème une Troisième Guerre mondiale : Le Secret de l’Espadon.

 

 

 

 

 

 

Rapidement, le succès est au rendez-vous, l’histoire captivant les lecteurs durant trois années de suite (26 septembre 1946 au 8 septembre 1949).Le récit composé de 144 pages est annonciateur du roman graphique moderne tel que nous le connaissons actuellement.

 

 

 

 

 

© E.P Jacobs – Le Lombard

 

 

 

En créant Blake & Mortimer, E.P Jacobs innove, travaillant la psychologie de ses différents personnages, portant un soin particulier aux décors et aux couleurs illustrant l’aventure. Publié en deux parties en 1950 et 1953, Le Secret de l’Espadon sera réédité sous forme d’intégrale en 1964.

 

 

 

 

 

© E.P Jacobs – Le Lombard

 

 

L’exposition (Le Secret des Espadons) accessible à partir du 30 septembre au C.B.B.D invite les visiteurs à découvrir les coulisses de cette histoire à travers l’intimité de son créateur. Planches, croquis, objets et accessoires personnels d’Edgar P. Jacobs attendent ces derniers.

 

 

 

 

 

© E.P Jacobs – Le Lombard - Éditions Blake & Mortimer

 

 

N’oubliez pas d’emporter vos Smartphones afin de pouvoir suivre nos deux héros dans différentes cases en réalité augmentée (images encadrées d’un bord rouge), leur donner vie, partager leurs émotions, mais surtout découvrir le Secret des Espadons.

Commissaires de l’exposition : Daniel Couvreur & Eric Dubois

Centre Belge de la Bande Dessinée - Musée Bruxelles
Rue des Sables 20
1000 Bruxelles
Tél. : + 32 (0)2 219 19 80

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Images : Thierry Ligot

 



Publié le 26/09/2021.


Source : Bd-best


Interview

 

 

 

Capsule « Derrière le masque » consacrée à Edo Brenes dans le cadre de la sortie de son premier roman graphique  « Bons baisers de Limón » inspiré par sa propre histoire familiale. Nous lui adressons un tout grand merci pour avoir répondu à nos questions en français.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Remerciements à la librairie Flagey et à Casterman

 

Propos recueillis par Thierry Ligot


Images : Axelle Coenen



Publié le 24/09/2021.


Source : Bd-best


Spirou 4354 -  22 Septembre 2021

 

 


Numéro hommage à Raoul Cauvin, l’homme aux 1001 scénarios

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cher Raoul,

 

Je me permets de vous appeler Raoul. Même si vous ne me connaissez pas, je vous connais un petit peu. J’ai lu tout Pauvre Lampil.

                Ça fait plus de quarante ans que toutes les semaines je passe un moment avec vous. Vous accompagnez tous les moments de ma vie, graves ou futiles, peines ou bonheurs.

                Je vous ai « aperçu » une fois ou deux, à Angoulême, cet endroit que vous aimez tant où les fans peuvent discuter pendant des heures avec leurs idoles. En 1986, j’ai eu deux petites dédicaces de vous sur Baby Blue et Pauvre Lampil 1. Mes albums étaient restés dans l’impressionnante pile à côté de Willy Lambil. J’étais venu les rechercher une demi-journée plus tard. De toutes façons, je ne sais pas si j’aurais pu vous dire un mot tellement j’aurais été impressionné.

                Ado, parmi ma déjà grande collection d’albums, ce sont les vôtres qui avaient le plus de succès auprès de mes copains de collège et de lycée qui venaient m’en emprunter. Je les prêtais avec grand plaisir car vous donnez l’envie de partager.

                Plus tard, étudiant en maths, j’étais chroniqueur, et parfois co-animateur, dans une émission hebdomadaire sur Radio Campus Bordeaux 88.1. J’habitais à cinq cents mètres de la station, mais par grand vent il m’arrivait de ne pas pouvoir la capter chez moi. Bref, dans cette émission appelée Déambulles, nous étions une poignée de chroniqueurs qui, sans concession aucune, donnions notre avis sur un panel de nouveautés BD. C’était, sans être prétentieux, une sorte de Masque et la Plume sur le neuvième art. Vous connaissez ? C’est une émission de radiodiffusion française qui passe tous les dimanches à 20 h sur France Inter et qui critique les dernières parutions en matière de cinéma, théâtre et littérature. Dans Déambulles, exclusivité à la bande dessinée. Au bout de quelques mois d’antenne, nous avions tous nos personnalités définies. J’étais, au grand dam de mes camarades, votre ardent défenseur. Parfois, un de mes congénères avouait : « Oui, c’est vrai, cet album est pas mal… ». Je me suis battu pour vous, me disant : « Un jour, ils verront que j’ai raison. ».

                En tant que Cauvinophile averti, j’ai dans ma bibliothèque le numéro 61 des intellectuels Cahiers de la Bande Dessinée paru en janvier 1985, ainsi que Le Livre d’Or de Raoul Cauvin, de Kris de Saeger, publié en 1996 chez Arboris avec une bien belle couverture d’une autre de mes étoiles : François Walthéry. La magnifique monographie de Patrick Gaumer parues aux éditions Dupuis a été le premier hommage imposant de votre maison-mère. Enfin ! Enfin publié l’hommage mérité !

                Voilà, ma lettre arrive à sa fin et je n’ai quasiment pas cité vos héros. Peu importe, car si des gens lisent cette missive, c’est parce qu’ils vous connaissent déjà par cœur. J’ai parlé plus de moi que de vous. C’est peut-être parce que vous avez contribué à faire ce que je suis aujourd’hui.

                Serge Lama chantait : « C’est mon ami et c’est mon maître. C’est mon maître et c’est mon ami. Dès que je l’ai vu apparaître, j’ai tout de suite su que c’était lui, lui qui allait m’apprendre à être, ce que modestement je suis. » Même si l’on ne se connaît pas, mon cher Raoul, vous êtes mon maître…et mon ami.

 

                J’aurais adoré vous interviewer. J’ai sans cesse repoussé l’échéance parce que je voulais vraiment faire quelque chose de bien et d’original, pour ne pas vous décevoir. Je n’en aurai plus l’occasion. Aujourd’hui, je pleure. Je pleure à la fois de tristesse parce que vous êtes partis et de rire parce qu’il reste vos albums que je n’arrêterai jamais de lire.

 

            Raoul, ami, partout, toujours.

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

© Lambil, Cauvin – Dupuis

 

 

Histoires à suivre :

 

Boîte à musique (La) : Les plumes d’aigle douce

Olive : Sur les traces du Nerpa

Seuls : Les âmes tigrées

SuperGroom : épilogue

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Edito (L’)

Game over

Kid Paddle

Léon & Lena

Minions (Les)

Willy Woob

 

Hommages à Cauvin :

Un repos bien mérité (Saive)

Comme une soupe sans moustache (Clarke)

Family life (Louis)

Ducobu (Godi & Zidrou)

Lucky Luke (Achdé)

 

 

Rubriques :

 

Hommage à Raoul Cauvin, l’homme aux cent mille gags

En direct du passé : Moustache et steak

 

Supplément abonnés :

Poster : Les tuniques bleues, rétro

 

 

En kiosques et librairies le 23 Septembre 2021.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 



Publié le 23/09/2021.


Source : Bd-best


Les âmes grises.  La dernière ombre 1 - Chapitre 1

 

« - Vous devez partir !

- Je suis le Lieutenant Kuliakov. Je vais devoir réquisitionner votre demeure ! J’ai besoin d’un endroit pour soigner mes blessés avant de reprendre la route.

- Vous ne pouvez pas rester, partez !

- Ne vous inquiétez pas, il ne vous sera fait aucun mal.

- Nous ne repartirons que…

SHOT !! »

 

 

 

 

 

 

 

 

Un manoir isolé dans la forêt soviétique, une troupe de soldats à demi-décimée cherchant un endroit pour faire halte, des enfants cachés, et des ombres noires. Nous sommes en pleine Première Guerre Mondiale. Dès leur arrivée au manoir, alors que la propriétaire des lieux leur prie de partir, la troupe se fait tirer dessus par des militaires ennemis l’occupant déjà. Réussiront-ils à prendre possession de la place pour s’octroyer quelques jours de repos ?

 

 

 

 

 © Yvan, Filippi - Vents d’Ouest

 

 

Denis-Pierre Filippi écrit un quasi huis-clos aux frontières du fantastique, à mi-chemin entre Le labyrinthe de Pan et Jojo Rabbit. Sous couvert d’une histoire de princesse disparue d’un royaume enchanté, le film de Guillermo Del Toro, Le labyrinthe de Pan, traite des conséquences de la Seconde Guerre mondiale dans une Espagne qui n’est pas prête d’être libérée du franquisme. Plus récemment, l’acteur-réalisateur Taïka Waïtiti, dans Jojo Rabbit, montre un petit garçon allemand fasciné par un Hitler imaginaire. Dans La dernière ombre, Filippi glisse sur ce fil reliant la réalité concrète et les âmes noires. Dans les yeux des enfants cachés dans le manoir, les militaires apparaissent sous des formes ténébreuses grandes et longilignes, comme s’ils perçaient le fond de leurs intentions, ou de leurs conditions fatales de soldats. Avec le personnage du Docteur Petrov, le scénariste permet au lecteur de s’identifier, de se positionner et de constater les dégâts d’une tragédie. On verra à travers lui qu’il est inéluctable de faire des choix et impossible de garder une âme totalement blanche.

 

 

 

 

 © Yvan, Filippi - Vents d’Ouest

 

 

Coloriste attitré de nombreux albums scénarisés par Denis-Pierre Filippi, Gaspard Yvan signe son premier album en tant que dessinateur. Il est tout de suite impressionnant. De l’enneigée forêt au grandiose manoir aux multiples méandres, Yvan propose des décors immersifs forts réussis. Par les attitudes et les regards de ses personnages, il permet aux lecteurs de (presque) tout comprendre sans rien lire. Tentez l’expérience. Après avoir terminé l’album, reprenez le sans lire les bulles. C’est incroyable tout ce que le dessinateur parvient à dire dans son trait. Il ne s’agit pas ici de diminuer le travail et le talent de Filippi. Si un scénariste ne propose pas un squelette solide, un dessinateur ne peut pas poser un costume bien taillé.

 

Ce n’est pas parce que les ombres ont de lointaines allures de Stryges, les ailes en moins, mais Gaspard Yvan rentre dans la famille graphique de Richard Guérineau et fait partie de cette génération des Vincent Mallié, Joël Parnotte et David Etien qui ne négligent aucune case et sont des enfants, sur le fond et dans la forme, de Régis Loisel.

 

 

 

 

 © Yvan, Filippi - Vents d’Ouest

 

 

Chapitre 1 est la première partie de La dernière ombre, diptyque engagée dénonçant la folie de ceux qui tirent les ficelles, bien au dessus de ceux qui tiennent les armes.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : La dernière ombre

 

Tome : 1 - Chapitre 1

 

Genre : Guerre

 

Scénario : Denis-Pierre Filippi 

 

Dessins & Couleurs : Gaspard Yvan

 

Éditeur : Vents d’Ouest

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782749307954

 



Publié le 23/09/2021.


Source : Bd-best


Lyrisme, esthétisme et classe.  D.Gray-Man 27 -

 

 « -  Ça ne te fait pas pitié de le voir comme ça ? Cet homme est complétement brisé. Et vous en êtes responsables vous, les Noé. Vous haïssez donc le « pillier » autant que ça ?

J'aurais bien aimé entendre ça il y a sept mille ans ! Mais... Nous avons à jamais perdu notre foyer. »

 

 

 

 

 

 

                Poursuivant sa fuite de la congrégation de l'ombre, Allen ouvre alors l'arche des Noé pour s'y réfugier et y entraine Kanda malgré lui. Nous nous retrouvons alors plongés dans les souvenirs d'Allen qui nous raconte un morceau de son passé en particulier : celui durant lequel il a fait la rencontre de Mana, celui qui est devenu par la suite son père adoptif.

 

A contrario de certains volumes enchainant les combats contre les akumas, nous nous retrouvons ici face à du lore, le contenu de l’histoire, qui permet d’expliquer le puissant lien qui a relié Allen et Mana. L'action bien moins présente nous permet d'apprécier les illustrations. L'arrière-plan aux teintes claires est teinté de neige pour une grande partie ce qui nous laisse le loisir de contempler des personnages détaillés aux émotions complexes.

Ce tome met l'accent sur les émois des personnages au cœur de cet épisode : Allen et Mana, un tome centré sur l'histoire qui nous transporte dans le passé, aux origines d'Allen et de Mana. Il marque le début de la disparition d'Allen tel que nous le connaissons. Les dialogues y sont fluides et nous guident au travers des souvenirs, nous offrant une lecture sans accroc et nous préparant au destin imminent d'Allen ! En bonus, un petit point précision sur nos personnages principaux et leurs innocences !

 

 

 

 

© Hoshino – Glénat

 

 

                Allen est un personnage possédant une innocence de type symbiotique située dans son bras gauche. En raison de son type, son innocence évolue en fonction de lui et de ses émotions. Si au début du manga, seul son bras se transformait, avec le temps et les combats, l'innocence a recouvert tout son corps tel un manteau. Lors d'une forte synchronisation avec Allen, son innocence peut se transformer en une gigantesque épée.

 

                Kanda et Lavi sont des personnages possédant des innocences de type équipement. Kanda possède un sabre qu'il peut activer en effleurant simplement la lame. Son sabre, mugen, possède différents stades d'activation qui nécessitent plus ou moins d'énergie vitale de leur hôte pour augmenter sa puissance d'attaque. L'innocence de Lavi était un maillet dont il pouvait modifier la taille afin d'amplifier son envergure d'attaque. De plus, la principale fonction de ce maillet est de contrôler les divers éléments au grès des combats.

 

                Enfin, Lenalee a hérité des bottes noires tout d'abord lorsque qu'elle a été déterminée comme compatible. Lors d'un combat, elle a perdu son innocence qui s'est détachée d'elle pour la protéger. Elle a choisi de la laisser revenir à elle en dépit de la douleur que cela pourrait lui causer. Son innocence a alors muté en type cristallin et s'est liée à elle par ses chevilles. Le type cristallin, comme un mélange du type équipement et du type symbiotique, possède différents stades d'activation et évolution en fonctions des sentiments de son hôte. Lenalee a récupéré son innocence en la buvant.

 

 

 

 

© Hoshino – Glénat

 

 

                Presque deux ans après le volume précédent, la saga gothique de Katsura Hoshino est enfin de retour. C’est presque la même phrase qui inaugurait la chronique précédente consacrée au vingt-sixième tome à sa sortie en octobre 2019. On ne va pas se le cacher, l’histoire devient très compliquée à suivre parce qu’on ne se rappelle plus de tout. Et reprendre vingt-six tomes, il faut en avoir le temps avec tout ce qui sort…

 

                On le constate, à cause des soucis de santé de Katsura Hoshino, il ne faut plus espérer de D-Gray Man le rythme de parution habituel des mangas. De ce fait, le concept même de la série s’en trouve transformé. On n’attend plus de l’histoire des avancées à grand pas dans l’intrigue, à savoir le combat d’un groupe d’exorcistes contre le clan Noé, groupe démoniaque à la tête duquel se trouve le Comte millénaire, un des plus envoûtants « méchants » jamais créés dans un Manga. On attend de lyriques envolées graphiques d’Hoshino. Et elles y sont.

 

 

 

 

© Hoshino – Glénat

 

 

                L’autrice a choisi de respecter son lectorat et le fait avec grand talent. Il serait quand même temps d’apporter une véritable conclusion à l’histoire qui a débuté en 2004 au Japon et en 2006 en France. La meilleure idée qu’elle aurait serait de mettre ce point final, mais de poursuivre dans l’univers d’Allen Walker avec des volumes hors collection pourquoi pas consacrés à tel ou tel personnage ou bien venant s’intercaler entre des chapitres passés.

 

                Espérons que le tome 28 ne se fera pas autant attendre que celui-ci, mais on a vraiment l’impression de pratiquer la méthode Coué en disant cela.

 

 

 

Marie Charrière & Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : D.Gray-Man

 

Tome : 27 - "Bras-rouge" et Pierrot le clown

 

Genre : Shonen Fantastique

 

Scénario & Dessins : Katsura Hoshino

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 192

 

Prix : 6,90 €

 

ISBN : 9782344047040

 



Publié le 23/09/2021.


Source : Bd-best


La parade des monstres peut commencer !  Side Show 1 - Charly

 

« - Cap ou pas cap ?

- Cap !

- Et toi, Chamber ?

- Cap aussi !

- Whao ! Cool ! Charly Chamber s’est fait greffer une paire de baloches !

- N’importe quoi !

- Arrêtez un peu, tous les deux… On a une expérience à mener ! L’expérience ultime ! Pénétrer dans la maison de la sorcière et se colleter tous les dangers !

- Je croyais que c’était la maison d’un vampire !

- On est pas sûrs... »

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout petit déjà, Charly Chambers fréquentait les lieux mystérieux et diaboliques. Il se rendra compte très vite que « le diable a bouffé des fayots et l’enfer n’est pas étanche ». Seul survivant d’une rencontre avec une espèce de vampire, Charly découvrira quelques années plus tard qu’il possédait un don particulier, un répulsif à toutes sortes de bêtes et créatures maléfiques. Adulte, Charly proposera ses services, tel un exorciste. Aujourd’hui, Charly est mort. Un vieux barbu qui l’a bien connu retrace sa vie à une de ses amies qui l’avait perdu de vue.

 

 

 

 

© Despujol, Corbeyran, Alquier - Soleil

 

 

Corbeyran est un scénariste que l’on ne présente plus. Il peut aborder tous les thèmes, du réalisme au surnaturel, du thriller noir au conte. Il a adapté des romans avec tact, s’effaçant derrière les auteurs d’origine comme La désobéissance d’Andreas Kuppler. Il a signé des séries épatantes, incomparables les unes avec les autres, comme Château Bordeaux ou son chef-d’œuvre Le chant des Stryges. Side Show est dans la filiation de cette dernière tout en ayant ses propres caractéristiques.

 

 

 

 

© Despujol, Corbeyran, Alquier - Soleil

 

 

Avec la relation entre Charly et Rebecca, il prend le contrepied d’Un monde parfait, film dans lequel Kevin Costner, fugitif en cavale parcourt le Texas avec un enfant en otage. Ici, c’est aussi un enfant qui est en otage, mais le danger vient de lui. Rebecca est une Lamie, une entité tueuse qui s’est transformée en fillette et dont les pouvoirs sont gelés par la faculté d’annihilation de Charly. Leur road movie les mènera à un cirque itinérant. La parade des monstres va pouvoir commencer. Mais les apparences peuvent être trompeuses et les monstres les plus dangereux ne sont pas forcément les plus laids.

 

Emmanuel Despujol reste dans l’ambiance semi-fantastique de sa série précédente, Aspic, qu’il signait avec Thierry Gloris et qui vient de s’arrêter. Clairement, Side Show aurait presque pu être un épisode d’Aspic. On y retrouve le côté Freaks, les monstres de diverses sortes et leurs chasseurs.

 

 

 

 

© Despujol, Corbeyran, Alquier - Soleil

 

 

Side Show est annoncé comme un diptyque. C’est de la bonne BD comme on aime, très bien construite et qui permet de passer un vrai moment d’évasion. Avec un personnage fort et original comme Charly, il serait intéressant que ce diptyque ne soit en fait que le pilote d’une série au long cours. Le héros est mort dès la première page. Et alors ? Corbeyran a relevé des défis bien plus compliqués.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Side Show

 

Tome : 1 - Charly

 

Genre : Fantastique

 

Scénario : Corbeyran 

 

Dessins : Emmanuel Despujol

 

Couleurs : Fabien Alquier

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782302091634

 



Publié le 23/09/2021.


Source : Bd-best


Interview

 

C'est avec une grande joie que nous avons rencontré Guillaume, le sympathique libraire de la boutique "Cosmic BD" située au 485 Chaussée de Bruxelles à 1410 Waterloo. Cette dernière est spécialisée en Bd, mangas, comics & jeunesse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Propos recueillis par Thierry Ligot


 



Publié le 23/09/2021.


Source : Bd-best


Une histoire française ... Renault, les mains noires

 

 

Qui ne connaît le fameux sigle en losange que nous croisons sur certaines voitures ?

Tout le monde ne répondra « Renault » ! La très connue marque de voiture !

Mais qui en était à l’origine ? Qui est donc ce fondateur génial de voitures ?

Pionnier de l’automobile, ingénieur de génie, inventeur et travailleur infatigable, en une génération, il crée un empire qui fera trembler au plus haut niveau du pouvoir en France.

Ne disait-on pas : « Quand Renault tousse, la France s'enrhume ! »

 

 

 

 

 

 

Héros national durant la 1ère Guerre mondiale, entrepreneur féroce dans l’entre-deux guerre, son image éclate après la 2e Guerre mondiale ! En filigrane de cette vie, la 1ère moitié du XXe siècle, ses bouleversements, ses évolutions sociales et industrielles, ses conflits sociaux mondiaux et idéologiques, … Un monde meurt et un autre s’apprête à naître ! Et debout face aux événements … un visionnaire !

Capitaine d’industrie tout puissant, opposant au Front populaire, Louis Renault s’est, au cours de sa vie, attiré plus de jalousies et d’opposants que n’importe quel autre chef d’entreprise !

Pourquoi ? Comment en est-il arrivé là en un demi-siècle ?

 

 

 

 

 

 

© Lapasset – Benéteau -  Le Lombard

 

 

Poser la question, c’est forcément mettre les pieds dans un sacré sac de nœuds !

Et là, Antoine Lapasset et Benjamin Benéteau en secoue un fameux. Car l’histoire de Louis Renault n’est pas faite uniquement de gloire et de succès. De nombreuses zones d’ombres existent. Afin de réaliser cette biographie au plus près de la vérité, un important travail de fouille a été nécessaire …

Entre vrai et faux, légende et réalité cachée, c’est à une enquête des plus fouillées que s’est attelé Antoine Lapasset. Derrière le losange des voitures se tenait un homme ! Qui était-il ? Sans jugement, ni parti-pris … une réponse où chacun pourra trouver sa vérité …

 

 

 

 

 

 

© Lapasset – Benéteau -  Le Lombard

 

 

Un tel travail de recherche et de recoupement d’informations appelait également un important effort de mise en page. Plusieurs narrateurs traversent cette biographie et au vu de la masse des faits à reprendre, la narration y est obligatoirement très dense, trop dense … Surtout s’il s’agit de tout mettre en un one-shot ! Il y avait largement assez de matière pour 2 tomes ! Et à l’impossible, nul n’est tenu ! La richesse du contenu, du scénario en fait la difficulté du découpage et peut-être la faiblesse de l’album !

 

 

 

 

 

© Lapasset – Benéteau -  Le Lombard

 

 

Benjamin Benéteau, malgré toute sa maîtrise du dessin, a donc parfois chargé les pages au point de s’y perdre entre le peu d’espace laissé par le texte !

A ce dernier, mais également à la couleur, Lapasset avec sa palette sepia-orangé-pâle, ses jeux d’ombres ajoute une touche « souvenir – mémoire » bien dosée au poids de son récit.

 

 

 

 

 

 

© Lapasset – Benéteau -  Le Lombard

 

 

 

Dès lors, si « Renault – Les mains noires » est une remarquable enquête sur qui était Louis Renault, il n’en restera pas moins un peu trop complexe pour certains lecteurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

 

Titre : Renault Les mains noires

 

 

Scénario : Lapasset Antoine

 

 

Dessin : Benéteau Benjamin

 

 

Couleurs : Lapasset Antoine

 

 

Genre : Histoire

 

 

Editeur : Le Lombard

 

 

Nombre de pages : 80

 

 

Prix : 16,80 €

 

 

ISBN : 9782803670031

 

 



Publié le 23/09/2021.


Source : Bd-best


Mystères au château.  Le manoir Sheridan 1 - La porte de Géhenne

 

« - Heureux de voir que vous êtes de retour parmi nous, jeune homme.

- Où suis-je ? Que m’est-il arrivé ?

- Vous êtes à Sheridan’s Mansion, domaine dont je suis propriétaire. Je me nomme Angus Mac Mahon et voici Mickaï, mon majordome C’est à lui que vous devez le fait d’être toujours en vie. Pour le reste, le récit de votre sauvetage peut attendre. Permettez-moi de vous faire préparer un bon repas chaud. J’imagine que vous devez être affamé.

- Combien de temps suis-je resté inconscient ?

- Trois jours…

- Je dois avouer que je désespérais de vous voir reprendre connaissance. Le Docteur du village étant décédé récemment, j’ai dû faire appel aux services du vétérinaire. L’attelle à votre jambe, bien que rudimentaire, fera parfaitement le travail le temps que la fracture guérisse.

- Et le traîneau et son contenu ?

- Disparus dans les abîmes du lac. »

 

 

 

 

 

 

Daniel Letendre est passé avec carriole et chevaux à travers la glace recouvrant un lac. Il venait de voler la caisse d’un magasin général. Le voleur est sauvé par un molosse de deux mètres, majordome dans le sombre et somptueux château d’Angus Mac Mahon. Daniel est hébergé jusqu’à ce qu’il se rétablisse, mais certaines pièces de la bâtisse lui sont interdites, soi-disant parce que les planchers de l’aile ouest sont vermoulus. La curiosité va piquer Daniel au vif. Il va découvrir dans les lieux interdits une jeune femme hagarde, en état de léthargie. Qui est-elle ? Comment s’est-elle retrouvée dans cette situation ? La découverte par Daniel de celle qui s’avèrera être la nièce du propriétaire des lieux ne va pas être du goût de celui-ci.

 

 

 


 © Lamontagne, Ma Yi - Vents d’Ouest

 

 

Jacques Lamontagne endosse ici le costume de scénariste. Le dessinateur de Wild West, comme il l’a déjà fait, écrit pour d’autres. Il propose ici un récit fantastique, une histoire maléfique de passages entre deux mondes où la pression psychologique des personnages les uns envers les autres est très forte. On passe d’un glauque à la American Horror Story à du mystère façon Locke and Key. Lamontagne ne reste pas linéaire, faisant remonter les souvenirs d’enfance de Daniel pour expliquer certains de ses comportements.

 

 

 


 © Lamontagne, Ma Yi - Vents d’Ouest

 

 

Le dessinateur d’origine chinoise Ma Yi n’en est pas à sa première collaboration avec Jacques Lamontagne. Ils ont cosigné la série Yuna. Après deux tomes de Elfes, Ma Yi retrouve son scénariste d’origine pour ce récit s’inscrivant dans la tradition des récits de maisons, si ce n’est hantées, disons mystérieuses. Ma Yi excelle dans cette ambiance flirtant avec le fantastique. Et quand il faut y aller franchement, il n’hésite pas à mettre le paquet comme dans le voyage de Daniel dans le monde parallèle avec une scène faisant passer une attaque de Gremlins pour une réunion de Schtroumpfs. L’auteur propose fréquemment de grandes cases aux décors fouillés, un vrai plaisir pour le lecteur.

 

 


 © Lamontagne, Ma Yi - Vents d’Ouest

 

 

Franchissez les portes du manoir Sheridan, vous pourrez y goûter peut être à la vie éternelle… ou bien inscrire votre nom sur une tombe. Géhenne signifie à la fois enfer et souffrance intolérable. Les deux sont au rendez-vous.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Le manoir Sheridan

 

Tome : 1 - La porte de Géhenne

 

Genre : Fantastique

 

Scénario : Jacques Lamontagne 

 

Dessins & Couleurs : Ma Yi

 

Éditeur : Vents d’Ouest

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782749308418

 



Publié le 22/09/2021.


Source : Bd-best


Deux identités pour une rescapée.  Un avion sans elle

 

« - Docteur Morange, que puis-je pour vous ?

 - Bonjour, Docteur. Je suis Pierre Vitral… C’est à propos du bébé de l’avion… C’est ma petite fille… Avec ma femme, on vient de l’entendre, et… Comment va-t-elle ?

- Elle va très bien, Monsieur Vitral, elle sortira d’ici quelques jours, d’ailleurs son grand-père paternel est auprès d’elle, voulez-vous lui parler ?

- Docteur, vous devez vous tromper, c’est moi son grand-père paternel. Ma petite Emilie n’a pas d’autre grand-père que moi, ma belle-fille était orpheline... » 

 

 

 

 

 

 

 

23 décembre 1980, minuit trente-trois, un airbus s’écrase sur les flancs du Mont Terrible à la frontière franco-suisse. 168 des 169 passagers et membres d’équipage ont péri dans le crash. Ejecté lors de l’accident, un bébé de trois mois est miraculeusement retrouvé. Est-ce la petite fille d’une famille de la haute bourgeoisie française ou bien de vendeurs de frites normands ? La génétique de l’époque n’est pas en mesure de trancher. La justice la confie aux modestes Vitral grâce ou à cause de ses yeux bleus. Les riches Carville ne goûtent guère la décision et engagent Crédule Grand-Duc, un détective privé. Dix-huit ans plus tard, rongé par l’échec de son enquête qui a bouffé sa vie, l’enquêteur s’apprête à mettre fin à ses jours lorsqu’un détail le frappe sur la couverture d’un journal de l’époque et semble lui donner les clefs de l’énigme.

 

 

 

 

 © Duval, Pinheiro, Bussi - Glénat

 

 

Michel Bussi est le roi du polar bien ficelé. Chacun de ses romans bat des records de vente. On ne compte plus ses succès : Nymphéas noirs, Maman a tort, Le temps est assassin, Mourir sur Seine font partie de ses best-sellers, tout comme Un avion sans elle, adapté ici en bande dessinée. C’est le deuxième que transpose Fred Duval après Nymphéas noirs dessiné par Cassegrain et paru chez Dupuis dans la collection Aire Libre. Le scénariste parvient à garder toute la tension et le suspens écrits dans les mots de Bussi. Le mystère monte crescendo, les pistes se brouillent. Lorsque l’on en prend une, on n’arrive jamais à la destination à laquelle on aurait pensé. Le récit prendra des dimensions inattendues, au-delà d’une simple histoire de familles.

 

 

 

 

 © Duval, Pinheiro, Bussi - Glénat

 

 

Le dessinateur Nicolaï Pinheiro ne choisit pas la facilité en travaillant les expressions de chacun des visages, qui en disent long sans jamais vraiment le dire. De l’ambigu Crédule à la dérangeante Malvina, les acteurs vivent la tragédie en avançant avec des sentiments parfois masqués mais des visages traduisant leurs pensées.

 

 

 

 

 © Duval, Pinheiro, Bussi - Glénat

 

 

Emilie ou Lyse-Rose ? Lyse-Rose ou Emilie ? L’une ou l’autre, l’autre ou l’une, pour tout le monde, ce sera Lylie, mais vous pouvez appeler la demoiselle Libellule. Et puis, un album qu’on ne peut pas refermer jusqu’à la dernière page, n’est-ce pas un gage de qualité imparable ?

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Un avion sans elle

 

Genre : Polar

 

Scénario : Fred Duval

 

D’après : Michel Bussi 

 

Dessins & Couleurs : Nicolaï Pinheiro

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 176

 

Prix : 25 €

 

ISBN : 9782344039373

 



Publié le 22/09/2021.


Source : Bd-best


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