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Instincts primaux.  Sa Majesté des Ours 2 - Nous tomberons ensemble

 

 «  - Qui es-tu, l’ours ? Que fais-tu sur ces terres ? Et ne me mens pas, je le saurai…

- Je suis le prince Kodiak, émissaire du Royaume de Valencyre. Le mastodonte nous a capturés, mes amis et moi, sur les falaises au Nord… Nous étions en train d’échafauder un plan pour nous échapper, lorsqu’il a été pris dans une embuscade. Je ne saurai jamais pourquoi il nous a enlevés : il s’est affaissé sous une pluie de projectiles. Dans la chute, j’ai dû perdre conscience... »

 

 

 

 

 

 

 

                Kodiak, prince Ours, a monté une expédition de mercenaires destinée à aller chercher des alliés dans les différentes cités animales, qui font l’objet de convoitises. Mais le périple a mal tourné. La troupe a été séparée par un éléphant de pierre revenu à la vie, mais rapidement abattu par une volée de flèches venues de nulle part. Kodiak est recueilli par une panthère à la tête d’une meute de singes, Nyx, la loutre, et Ifrit, l’humain ressuscité, ont disparu dans la jungle après avoir échappé à l’éléphant. Leurs compagnons tentent de les retrouver tout en fuyant leurs chasseurs. Le Royaume de Sobiakh, Roi-Dieu crocodile, est l’arène de tous les dangers. Pendant ce temps, dans la cité des ours, le régent Kermodes profite de l’état inquiétant du Roi Artus pour imposer sa loi. Entre alliances et trahisons, le trouble règne dans les royaumes animaux.

 

 

 

 

© Cassegrain, Dobbs, Vatine – Glénat/Comix Buro

 

 

                Créé sur une idée originale d’Olivier Vatine qui a réalisé le story board du tome 1, Sa majesté des ours a tout d’un Seigneur des anneaux animaliers. Un danger, une bande d’individus d’horizons divers, une expédition dans des royaumes dangereux, tous les ingrédients sont réunis pour de la grande aventure comme on aime. Cependant, même si on est dans une aventure fantastique, le côté heroïc-fantasy reste léger. On ne croise pas des créatures biscornues dans tous les coins et les personnages ne font pas appel à la magie à tout bout de champ. Il y a du fantastique certes, mais utilisé avec parcimonie et comme seul élément de rebondissement.

 

 

 

 

© Cassegrain, Dobbs, Vatine – Glénat/Comix Buro

 

 

                Le scénariste Dobbs a les mains complètement libres dans ce tome 2. Il met les personnages dans des situations inextricables, ne leur épargnant rien. Un conseil, ne vous attachez à personne. Comme dans Game of Thrones, ce n’est pas parce que l’on est un des personnages principaux qu’on va s’en sortir sans encombre jusqu’à la fin. A travers ces animaux et l’humain qui partage leur voyage, Dobbs en dit long sur la nature humaine. Au dessin, Didier Cassegrain est éblouïssant. Il n’a rien à envier à Juanjo Guardino. Ses animaux humanisés sont d’aussi bons acteurs que ceux de Blacksad. Comme on l’a dit pour le tome 1, la série pêche par ses couleurs trop sombres. C’est justifié dans certaines scènes, mais pas partout.

 

 

 

 

© Cassegrain, Dobbs, Vatine – Glénat/Comix Buro

 

 

                Les lions ont eu leur roi. Les ours ont à présent leur majesté. Les griffes sont affutées et les crocs sont acérés.

 

                 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Sa Majesté des Ours

 

Tome : 2 - Nous tomberons ensemble

 

Genre : Heroïc-Fantasy 

 

Idée originale : Olivier Vatine 

 

Scénario : Dobbs 

 

Dessins & Couleurs : Didier Cassegrain 

 

Éditeur : Glénat

 

Collection : Comix Buro

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782344035986

 

 

 



Publié le 08/02/2022.


Source : Bd-best


Les Chroniques de la Lune Noire T.21 ... Sit Transit Gloria Mundi

 

 

 

Conséquence musclée du tome précédent, nous retrouvons Terra Seconda en plein désarroi suite à la mort de Wismerhill ! Seul l’Unique fait désormais face aux hordes innombrables ! Ces dernières sont néanmoins elles-mêmes figées … frappées d’effroi par la perte de leur chef, Belzébuth ! Une guerre de succession pour le trône du Seigneur des Enfer pourrait sauver Terra Seconda … Mais Proserpine étouffe cet espoir dans l’œuf !

 

 

 

 

 

 

 

Ce calme éphémère ne durera pas … la horde infernale va se reprendre … Le flot incessant de monstres et démons plus terrifiants et assoiffés de sang les uns que les autres continue à débarquer sur son sol. Le combat avec les forces de Wismerhill semble à ce point inégal que son issue ne fait aucun doute.

Et subitement, au-dessus de son cadavre, apparaît son Ubik, son avatar … prêt à reprendre le combat.

Afin de l’aider, des alliés inattendus arrivent en renfort : Greldinard et ses féroces Orcs, les terribles dragons, prédateurs ultimes ou encore les armées des Elfes sombres.

Mais toujours et toujours, de nouvelles cohortes démoniaques se reformaient et repartaient à l’attaque.

La situation est désespérée … et à moins d’un miracle …

 

 

 

 

 

 

© François Froideval -  Fabrice Angleraud - Amélie Vidal - Dargaud

 

 

Une fois de plus, nous sommes littéralement et graphiquement emportés sur Terra Seconda. Fabrice Angleraud n’en est peut-être pas un Mage mais la magie de son dessin donne à nouveau l’impulsion machiavélique nécessaire pour transcender la trame scénaristique, parfois faible, imaginée par François Froideval !

Une explosion visuel dans ses scènes de combats titanesques, ses décors grandioses, sans en oublier pour autant cette petite touche attendrissante d’humour caractérisant notamment certains de ses personnages. Le tout ne serait d’ailleurs pas aussi explosif sans la palette couleur remarquable d’Amélie Vidal.

 

 

 

© François Froideval -  Fabrice Angleraud - Amélie Vidal - Dargaud

 

 

 

 

Avec ce 7e tome de la série à son actif, Angleraud conserve ces mises en pages dynamiques, ces grandes doubles-pages qui rythment de façon épique le récit depuis ses débuts.

 

Heureusement, ce 21e tome ne se limite pas qu’à une succession de scènes de bataille, de tueries, de massacres apocalyptiques. En effet, nous risquerions, à la longue, d’en être, malgré les quelques rebondissements et l’absence de certitude de la victoire finale de Wismerhill (non je blague, il doit évidemment gagner à la fin !), rapidement lassés. Froideval poursuit son désir de partager une vision plus utopique d’une société idéale, multifacette, multiculturelle. De gré ou de force, l’empereur Wismerhill y est son apôtre, comme il est au service de Methraton.

Nous pourrions donc nous dire que, cette fois, le scénario est plus fourni que certains tomes précédents, offrant des perspectives d’épanouissement pour les prochains …

Wait and see !!!

 

 

 

 

© François Froideval -  Fabrice Angleraud - Amélie Vidal - Dargaud

 

 

Par contre, comme toujours dans cette saga, une couverture indéniablement à la hauteur de l’esprit héroïc fantasy global.

A lire, sans se soucier du reste ! Dépaysement garanti … et rapide !

 

 

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Titre : Sic Transit Gloria Mundi 

 

 

Série : Les chroniques de la Lune Noire

 

 

Tome : 21

 

 

Éditeur : Dargaud

 

 

Scénariste : François Froideval

 

 

Dessins : Fabrice Angleraud

 

 

Couleurs : Amélie Vidal

 

 

Nombre de pages : 44

 

 

Prix : 14,50 €

 

 

ISBN : 9782205085044



Publié le 08/02/2022.


Source : Bd-best


Temps X.  La nuit des temps

 

« - J’ai réalisé des plans à partir des données du sondeur. Ça donnerait ça.

- Des ruines ? Impossible...

- Pourquoi pas ? C’est à quoi ? Plus de 3000 mètres ? Ça fait combien de temps qu’elles seraient là ?

- Des centaines de milliers d’années. Peut-être un million d’années.

- Des hommes auraient construit ça il y a un million d’années ? Impossible, nos ancêtres se tenaient à peine debout. »

 

 

 

 

 

 

 

                Au beau milieu de l’Antarctique, une expédition scientifique découvre sous terre les ruines d’une civilisation inconnue remontant à des temps immémoriaux. Les sondeurs ne peuvent pas se tromper. Là, sous leurs pieds, à plus de trois milles mètres, se trouvent des traces laissées par l’homme il y a près d’un million d’années. Qui plus est, des ultrasons se font entendre. Depuis Paris, Rochefoux, chef des expéditions polaires françaises, est convaincu qu’il est nécessaire de s’associer aux plus grandes nations du monde pour aller découvrir ce qui s’y cache précisément. Un voyage extraordinaire dans le temps et vers un passé lointain va pouvoir commencer.

 

 

 

 

© De Metter, Barjavel - Philéas

 

 

                Ce que l’expédition va découvrir dépasse ce que les scientifiques pouvaient imaginer : une gigantesque sphère en or de trois mètres d’épaisseur et vingt-sept mètres de diamètre. L’équipe perce un trou pour pénétrer à l’intérieur où ils trouvent dans des sarcophages de glace un homme et une femme, nus avec des masques dorés. La femme est ranimée. Les objets sont analysés. Un cube projette des images, des sons et des voix comme une non-encore-inventée télé 3D. Un gant fait jaillir des éclairs explosifs. Quant aux êtres, ils viennent d’une autre planète : Gondawa. Pourquoi et comment sont-ils arrivés là ?

 

 

 

 

© De Metter, Barjavel - Philéas

 

 

                Christian de Metter est, plus qu’un habitué, un spécialiste des adaptations littéraires en bandes dessinées. Son adaptation du Shutter Island de Dennis Lahane, du Scarface d’Armitage Trail ou encore celle d’Au revoir là-haut et Couleurs de l’incendie de Pierre Lemaître étaient magistrales. On aurait pu penser Barjavel inadaptable. Macutay et Morvan s’étaient attaqués à Ravage. De Metter s’attaque à La nuit des temps qui, avant d’être un roman était un projet de film avorté. Revisite de La Belle au bois dormant et de Roméo et Juliette, La nuit des temps est une histoire d’amour à mort. Une fois que l’on a ouvert l’album malgré une couverture certes esthétique mais pas réellement efficace, on réalise comment De Metter apporte la noirceur de ses ambiances à la tragédie. Il réalise une véritable adaptation, permettant au roman d’être abordé sous un éclairage nouveau grâce au média BD.

 

 

 

 

© De Metter, Barjavel - Philéas

 

 

                Jean Rostand disait : « Barjavel met chaque homme en face du problème de la signification de la vie. ». De Metter met en évidence cette analyse de la condition humaine.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : La nuit des temps 

 

Genre : Anticipation 

 

Scénario, Dessins & couleurs : Christian de Metter

 

D’après : René Barjavel

  

Éditeur : Philéas

 

Nombre de pages : 176

 

Prix : 25 €

 

ISBN : 9782491467135

 

 

 

 



Publié le 06/02/2022.


Source : Bd-best


Un géant, des rêves et des bonds.  Tif et Tondu Intégrale 5 - 1966-1968

 

 « - Un peu plus à gauche… Là ! Parfait !

- Dis donc… Cette histoire de l’antiquaire me poursuit ! Et toi ?

- Ben… Moi aussi ! Cette armure… Je pense à quelqu’un, mais c’est ridicule !

- Mais non ! Dis-le : qui ?

- Monsieur Choc !! »

 

 

 

 

 

 


                Quatre épisodes mythiques et un récit complet de Tif et Tondu sont rassemblés ici dans leur ordre chronologique. Deux histoires avec Choc, deux autres sans lui, mais toujours la même grâce qui touche ces aventures de l’âge d’or du Neuvième Art, le vrai, l’unique.

 

                1966, Rosy est à la fois directeur artistique chez Dupuis et scénariste prolifique de Bobo, le bagnard qui ne réussit jamais ses évasions. Cette série lui apporte des bouffées d’oxygène et la récréation nécessaire à côté des aventures de Tif et Tondu, à la structure exigeante, et pour lesquelles il souhaite trouver une nouvelle orientation. Une planche psychédélique et surréaliste que Rosy publia cette année là dans Spirou témoigne de la veine new age vers laquelle se dirige le scénariste. Will, lui, comme chaque fois, a hâte de commencer à dessiner un nouvel épisode. Lui qui abat une demi-planche par jour ne supporte pas les temps de latence entre deux aventures de Tif et Tondu.

 

 

 

 

© Will, Rosy - Dupuis

 

 

                Retour au récit de mystère avec Le réveil de Toar. Dans ce douzième album, Rosy, à la manière d’un Jean Ray, verse dans le fantastique. Un antiquaire apprend à Tif et Tondu qu’une énorme clé qu’il avait dans sa boutique avait disparu.  Un voleur en armure l’aurait subtilisée. L’enquête va mener nos compères en Bretagne où ils apprendront qu’au XVème siècle le sire de Menhir terrorisait la région avec l’aide d’un géant qu’il avait forgé de ses mains et répondant au nom de Toar. Et quand il est question d’armure, Choc ne peut pas être bien loin.

 

 

 

 

© Will, Rosy - Dupuis

 

 

                Bien avant le film Inception de Christopher Nolan, Maurice Rosy avait imaginé une histoire de Tif et Tondu où quelqu’un prenait le contrôle des rêves d’autrui. Cette histoire, c’est Le grand combat. Choc parvient à s’introduire dans les rêves de chacun, à amener ses victimes dans des endroits où ils connaîtront la peur. Les hommes les plus puissants de ce monde abdiqueront-ils sous la menace de ces nuits infernales ? Will y est au sommet de son art et réalise pour la seule et unique fois un album de Tif et Tondu en couleurs directes, un événement pour l’époque.

 

                L’histoire courte La boîte à Tondu est un interlude faisant transition avant l’orientation nouvelle qui sera prise par l’histoire suivante. La boîte mystérieuse du fakir Guili-Bis va causer bien des ennuis à Tif, à Tondu, ainsi qu’au facteur qui passait par là.

 

 

 

 

© Will, Rosy - Dupuis

 

 

                Le diptyque La Matière verte et Tif rebondit clôt ce volume. La première partie revient aux origines de la série, comme un écho à Fernand Dineur. On revient dans le burlesque de situation. Rosy, scénariste de Bobo, s’invite chez Rosy, scénariste de Tif et Tondu. Après avoir été félicités par le Président pour leurs exploits, un Ministre passionné de botanique leur confie une  boule verte extraite d’une plante à l’impressionnant pouvoir élastique. A eux d’étudier ses propriétés. Mais la matière verte va susciter des convoitises.

 

 

 

 

© Will, Rosy - Dupuis

 

 

                Comme la boule de matière verte, ça va être à Tif d’expérimenter les pouvoirs élastiques sur lui-même dans Tif rebondit. Piqué à la substance, il intéresse les pouvoirs politiques de nations étrangères qui veulent tout savoir sur ce qui pourrait devenir un atout majeur pour une puissance militaire.

 

                Ce cinquième tome de la splendide intégrale bénéficie d’une introduction passionnante, précise et abondamment illustrée de Christelle et Bertrand Pissavy-Yvernault. La genèse de chacun des récits est détaillée. On découvre également les sources de la création de deux autres séries : Isabelle pour Will, Attila pour Rosy. Cette intégrale marque la fin de la collaboration entre ces deux auteurs, les histoires oscillant entre mystère et comédie. L’avenir, avec Maurice Tillieux au scénario, sera plus marqué polar, mais ça, c’est une autre histoire.

 

                En 1980, Will déclarait : « Au final, je ne suis pas négatif par rapport à la bande dessinée: elle m'a permis de gagner ma vie en m'amusant. Vous savez, c'est un métier intenable si on ne l'aime pas! On évoquait des scénarios qui m'ont moins amusé; à ces moments-là, j'ai des passades où j'ai envie de tout envoyer promener! Mais je ne crois pas qu'il soit possible de faire du bon boulot si on s'ennuie toujours en faisant sa BD... » Le dessinateur a toujours fait de l’excellent boulot et est à considérer avec autant d’importance qu’un Franquin, un Roba ou un Morris. Tif et Tondu est, reste et restera une série incontournable du catalogue des éditions Dupuis.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Tif et Tondu

 

Tomes : Intégrale 5 - 1966-1968 

 

Genre : Aventures 

 

Scénario : Rosy 

 

Dessins : Will 

 

Éditeur : Dupuis

 

Collection : Dupuis Patrimoine

 

Nombre de pages : 280

 

Prix : 35 €

 

ISBN : 9791034757435

 

 

 



Publié le 06/02/2022.


Source : Bd-best


Un Jhen dans la pure ligne « Martin ».   Jhen 19 – Jeanne des Armoises

 

La France de Jhen est décidément bien trouble et peu sûre. En vadrouille avec ses gens et sa soldatesque, afin de leur faire faire un brin d’exercice, Gilles de Rais se voit contraint de ferrailler avec une bande de marauds dont le chef attire immédiatement son attention. Immédiatement au point de le décontenancer sérieusement ! Qui donc ose porter une tunique arborant la fleur de Lys ?

 

 

 

 

 


Le choc entre les 2 groupes est brusque et violent ! Et après une poursuite puis un âpre duel, Gilles réussit à défaire et à assommer cet impudent … Mais quelle surprise alors qu’il lui ôte son heaume ! Une femme se cachait dessus, et pas n’importe quelle femme ! Jeanne ! Jeanne la Pucelle, avec qui il a combattu, quelques années plus tôt l’Anglais ! Jeanne qu’il a vue mourir sur un bûcher !

Sans hésitation, il la ramène, inconsciente, en son château de Tiffauges pour la placer sous la surveillance exclusive et secrète de Jhen.

 

 

 

© Pleyers, Néjib - Casterman

 

 

Réveillée, elle lui conte une intrigue surprenante. Elle est poursuivie par le redoutable écorcheur Villandrando, aux ordres de Yolande d’Aragon. Ce dernier doit la capturer et récupérer en même temps un mystérieux parchemin en la possession de Gilles. Il contiendrait un terrible secret écrit par l’Evêque de Beauvais, au lendemain de l’exécution de la Pucelle.

A la tête de son armée, Villandrando fait le siège de Tiffauges. Le Connétable étant ruiné et ne sachant plus entretenir un ost important, il est convaincu que cela ira vite. Conscient de sa faiblesse, Gilles demande à Jhen de s’enfuir avec Jeanne et … la lettre tant convoitée.

Leur fuite les mènent vers une bien curieuse et inquiétante communauté cachée dans un village troglodyte entre cascade et entrée sculptée. Elle est dirigée par leur « Mère à tous », jeune fille aveugle mais aux dons de clairvoyance troublants ! Là aussi, les intrigues et complots se multiplient …

Qu’adviendra-t-il de Jhen, de la lettre, de Villandrando, de Gilles de Rais ? La lettre sera-t-elle sauvegardée ? Qui est réellement « Jeanne » ? La Pucelle ou non ?

 

 

 

 

© Pleyers, Néjib - Casterman

 

 

Néjib a l’art de complexifier son scénario … peut-être trop ! Au point de se perdre dans certaines incohérences du récit. Néanmoins, le tout garde la marque « Martin » ! Avec les forces et les faiblesses de la série « Jhen ». Parfois trop de textes …

 

Par ailleurs, vous l’aurez compris … ce 19e tome fait une pirouette temporelle ! En effet, que deviendrait, à long terme, Jhen sans Gilles de Rais ? N’en est-il pas la lumière ? L’âme salvatrice ? Et Jhen n’en a-t-il pas besoin pour éviter de devenir un simple « héros » médiéval classique de BD franco-belge ? La question est posée … à chacun sa réponse !

Le retour également de Jean Pleyers au dessin reste un plaisir évident. Nous pourrions néanmoins regretter un trait parfois trop figé, une surcharge de détails dans les décors ici et là, des scènes d’action parfois trop « statiques ». Mais cela n’est-il pas sa patte ? La mise en couleurs porte aussi clairement sa « marque ». Légèrement plus lumineuse, elle redonne un éclairage proche des enluminures moyenâgeuses.

 

 

 

© Pleyers, Néjib - Casterman

 

 

Nous avons donc aimé ce nouveau tome qui offre des perspectives narratives intéressantes. Quelques nouveaux personnages mériteraient largement des développements dans de futures aventures.

 

Un Jhen dans la pure ligne « Martin » et offrant une belle place à des femmes de tête !

 

Thierry Ligot

 

 

 

 

 

 

 

  • Scénario : Néjib
  • Dessin : Pleyers, Jean
  • Couleurs : Pleyers, Corinne
  • Dépot légal : 01/2022 (Parution le 26/01/2022)
  • Achev. impr. : 11/2021
  • Editeur : Casterman
  • Format : Format normal
  • ISBN : 978-2-203-19834-0
  • Planches :46

 



Publié le 06/02/2022.


Source : Bd-best


Prend garde à toi, Thomas Pesquet !  Largo Winch 23 -  La frontière de la nuit

 

 

« - Le groupe W s’apprête à opérer une mutation. Probablement la plus importante depuis la mort de Nero. Le temps est venu de s’engager dans des secteurs plus innovants. Nous ne sommes présents sur aucun marché à forte croissance. Internet, biotechnologies, télécommunications… »

 

 

 

 

 

 

 

                Largo Winch a des ambitions pour le groupe W. Il vient d’embaucher deux personnes qui l’ont aidé dans l’affaire du Flash-Crash : Mary Stricker sera à la tête de la division banques, tandis que Lloyd Bancroft devient conseiller en projets innovants. Le premier objectif majeur du groupe est d’offrir les étoiles ! De tous temps, l’homme a voulu percer les mystères du cosmos. Largo va-t-il s’envoler pour la lune ou pour Mars ? Non, la société va se concentrer sur la proche banlieue terrestre, à la frontière de la nuit, cette ligne entre l’atmosphère et l’espace située à dix kilomètres du sol terrestre. Mais le groupe W n’est pas le seul à se pencher sur cette conquête inter-spatiale. Manskind Industries s’y intéresse. Il serait judicieux de s’associer. Mais ce business attire également des criminels.

 

 

 

 

© Francq, Giacometti, Denoulet - Dupuis

 

 

                Largo Winch dépasse ses limites. Surfant sur les ambitions d’un Elon Musk et d’un Richard Branson, le milliardaire en jean regarde vers l’espace. Un paradoxe pour quelqu’un qui vient de dénoncer le travail des enfants dans une mine d’étain que le groupe W exploite en Indonésie. Il faut bien extraire les composants essentiels à nos smartphones. Toujours est-il que cela n’est pas, mais alors pas du tout du goût de Largo qui compte bien orienter son groupe vers une économie plus éthique et plus verte. Côté espace, Largo vise les marchés des satellites et le nettoyage des déchets en orbite.

 

 

 

 

© Francq, Giacometti, Denoulet - Dupuis

 

 

                Ça faisait un moment que Philippe Francq voulait envoyer son personnage dans l’espace. Maintenant que les vols suborbitaux touristiques sont d’actualité, l’occasion était toute trouvée. Eric Giacometti lui a concocté une aventure hors du commun. La mise en scène est implacable. Dès la première planche, on découvre Largo se réveillant dans une navette dans l’espace. Comment s’est-il retrouvé dans cette situation ? C’est tout l’argument de la première partie de ce nouveau diptyque, qui amènera le lecteur de l’Indonésie à la Silicon Valley. Côté nouveaux personnages, le couple Jarod/Demetria fait une entrée fracassante dans la galaxie Winch. Espérons qu’ils dépasseront le cadre de cette histoire-ci.

 

 

 

 

© Francq, Giacometti, Denoulet - Dupuis

 

 

                Près de soixante-dix ans après Tintin, Largo Winch participe à la conquête spatiale. Pour le milliardaire, les étoiles brillent-elles autant que l’argent ?

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Largo Winch

 

Tome : 23 -  La frontière de la nuit

 

Genre : Thriller financier 

 

Scénario : Eric Giacometti 

 

Dessins : Philippe Francq 

 

Couleurs : Philippe Francq & Bertrand Denoulet 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9791034742950

 

 

 



Publié le 05/02/2022.


Source : Bd-best


Spirou 4373 -  2 Février 2022

 

 

Frnck retourne vers le futur !

 

 

 

 

 

 

 

            Ça faisait presque deux ans qu’on ne l’avait pas vu, Frnck est de retour pour la huitième fois. L’une des meilleures créations des années 2010 revient pour notre plus grand bonheur. Il est exceptionnel qu’une série si jeune soit déjà un grand classique. Brice Cossu signe une incroyable couverture parodiant Retour vers le futur, une 2 CV remplaçant la Delorean. A noter que Frnck ne sera pas le seul cette semaine à voyager dans le temps car les cavaliers de l’apocadispe font un détour par le XVIIIème siècle.

 

Les abonnés devront affuter leurs ciseaux et préparer leur tube de colle pour construire un poptastic de Frnck.

 

Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Mathieu, d’après Bocquet & Cossu – Dupuis

 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Frnck : Exode

Jérôme K. Jérôme Bloche : Et pour le pire

 

 

Récits complets :

 

Cavaliers de l’apocadispe (Les) font un détour par le XVIIIème siècle

Palombie 1956 (Meynet)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliot au collège

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Kermesse existentielle (La pause-cartoon)

Léon & Lena

Machine à tournedos (La)

Méthode Raowl (La)

Mort et déterré : Néozombilithique

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Sapin

En direct du futur : Spécial SF

Interview : Bocquet & Cossu

Jeux : Kavern Park (Legrand & Champin)

Spirou et moi : Dori

 

 

Supplément abonnés :

Poptastic : Frnck

 

 

En kiosques et librairies le 2 Février 2022.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 



Publié le 04/02/2022.


Source : Bd-best


La mariée de Kill Bill n’a pas l’apanage de la vengeance.  De nous, il ne restera que des cendres 1

 

« - J’ai terminé mon travail. Va-t’en.

- T’es pas sympa. Je voulais quand même te poser la question. Ce merdeux qui ne pouvait s’en prendre qu’à des femmes, c’est le mec que tu cherchais ?

- Je pense que non. C’était un crevard comme un autre.

- Tu « penses » ?

- Il est mort avant que je l’interroge. »

 

 

 

 

 

 

 

 

Une jeune fille rêvant d’accomplir les rêves de son amoureux tombe dans un traquenard organisé par celui-ci pour la détrousser. Elle se retrouve dans un tripot d’où elle n’est pas censée ressortir vivante. Drogue, argent et alcool coulent à flots. Il n’y a pas seulement l’alcool qui va couler à flots, mais aussi le sang. La victime ne va pas être qui l’on croit. La jeune fille en question est en réalité un homme surentraîné au combat. Aucun de ses geôliers n’en ressortira vivant. Yû, la soi-disant étudiante écervelée rencontrée en soirée, était un espion à qui l’on avait simplement demandé de « faire le ménage ». Le laoban, le patron, peut maintenant l’envoyer sur une nouvelle mission. Yû, l’homme au tatouage déguisé en femme, en a aussi une toute personnelle à réaliser.

 

 

 

 

©Akira Kasugai 2019

©Kana 2022

 

 

 

Akira Kasugai propose une micro-série en 4 volumes parue au Japon dès 2018. Quatre ans plus tard, Nibiiro no Chameleon débarque en France sous l’excellent titre « De nous, il ne restera que des cendres ». Le mangaka écrit un thriller violent, sans concession, dont les justiciers sont aussi implacables que les truands. Yû ne fait pas dans les sentiments. Le « Ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse », il ne connaît pas. Il va au bout de ses missions, coûte que coûte, ou plutôt tranche que tranche. Faisant le lien entre Yû et le laoban, Jing est une intermédiaire mystérieuse, le genre de personnages secondaires au potentiel certain qui font tout le sel d’une série.

 

 

 

 

©Akira Kasugai 2019

©Kana 2022

 

 

Les éditions Kana ont décidé de sortir ce thriller en rafale, aussi vite qu’agit Yû quand il se trouve face à un gang de tueurs. Les tomes 2, 3 et 4 sont prévus pour avril, juillet et octobre. Le format est légèrement plus grand que les mangas classiques, donnant aux scènes d’action plus de lyrisme. On imagine très bien une musique classique sur ces massacres qui n’ont rien d’anodin. Au-delà du but professionnel, Yû a une mission personnelle à accomplir. Ça, c’est le cliffhanger final qui vous l’apprendra.

 

 

 

 

©Akira Kasugai 2019

©Kana 2022

 

 

 

La mariée de Kill Bill n’a pas l’apanage de la vengeance. Celle de Yû Kisaragi promet d’être tout aussi terrible.

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : De nous, il ne restera que des cendres

 

Tome : 1

 

Genre : Thriller 

 

Scénario & Dessins : Akira Kasugai 

 

Éditeur : Kana

 

Collection : Big Kana

 

Nombre de pages : 196 

 

Prix : 12,70 €

 

ISBN : 9782505113539

 

 

 



Publié le 02/02/2022.


Source : Bd-best


Comme un air de Belphégor et de Rascar Capac.  L’or du temps 1 - Première partie

 

« - Et merde !!

- Ça va, votre bras ?

- Oui, oui… Ils n’ont pas eu le temps d’ouvrir le coffre...

- Par contre, ils ont fouillé votre bureau… Ah ! La police !... »

 

 

 

 

 

 

 

                Fin XIXème, dans un hôtel particulier parisien, de nombreuses célébrités des arts, des lettres et du spectacle sont réunies. Il y a là entre autres artistes Marcel Proust, Sarah Bernhardt et Oscar Wilde. C’est alors que Hugo de Reuhman, le propriétaire des lieux remarque que des bandits se sont introduits dans son bureau. Pris sur le fait par Hugo et son ami Théo Lemoine, ils s’enfuient. Ce qui est étrange, c’est qu’ils ne s’en sont pas pris aux bons du trésor et aux emprunts russes cachés dans les tiroirs. Seules ont disparues des copies de lettres de l’italien Bernardino Drovetti, jeune conscrit de Bonaparte qui devint colonel. Ambassadeur au Caire, il pilla les sites archéologiques méditerranéens et se constitua une impressionnante collection d’antiquités qu’il revendit dans les années 1850, dont une grande partie au Louvre. Dans le lot, se trouvait le sarcophage de Moloch, grand prêtre qui aurait découvert le secret de l’immortalité. C’est ce sarcophage qui semble être l’objet de toutes les convoitises.

 

 

 

 

© Oriol, Rodolphe - Daniel Maghen

 

 

                Rodolphe sert une grande aventure dans le Paris des années 1900. « L’or du temps » est l’épitaphe d’André Breton. Le poète surréaliste s’intéressait de près aux alchimistes. Hugo et Conan Doyle étaient férus d’occultisme et d’ésotérisme. Théo Lemoine est un Tintin avant l’heure. Il fait d’ailleurs le même cauchemar que lui avec la momie de Rascar Capac. Son enquête l’amène à rencontrer les célébrités de l’époque et à fréquenter le Tout Paris et ses lieux incontournables, du Louvre à Montmartre, au cabaret du Chat Noir dans lequel danse la Goulue sous les yeux de Toulouse-Lautrec. Rodolphe invoque un autre Belphégor. Les spirites font tourner les tables et les masques cachent les intentions.

 

 

 

 

© Oriol, Rodolphe - Daniel Maghen

 

 

                Oriol est plus qu’un dessinateur. C’est un peintre. L’or du temps est plus qu’un album. C’est une toile d’artiste présentée sous forme de planches. Le dessinateur espagnol colorise ses story-boards qu’il rehausse au crayon et finalise en numérique. Oriol immerge ses lecteurs dans le Paris de la Belle Epoque, dans l’ambiance des plus grands affichistes de ce temps. Les couleurs parfois improbables accentuent le mystère. Il était tout naturel qu’un style aussi original et d’une telle aura artistique soit publié chez un éditeur-galeriste comme Daniel Maghen. En postface, un carnet de dessins parfait l’album.

 

 

 

 

© Oriol, Rodolphe - Daniel Maghen

 

 

                L’or du temps n’a pas dévoilé tous ces mystères. La terrible gueule de Moloch crachant des flammes se refermera-t-elle sur Théo ? 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

Série : L’or du temps

 

Tome : 1 - Première partie

 

Genre : Polar 

 

Scénario : Rodolphe 

 

Dessins & Couleurs : Oriol 

 

Éditeur : Daniel Maghen

 

Nombre de pages : 80

 

Prix : 16 €

 

ISBN : 9782356741059

 

 

 



Publié le 02/02/2022.


Source : Bd-best


Il est parfois amusant ou surprenant de traîner sur Ulule ou d’autres sites de crowfunding afin de voir ce qui s’y prépare. C’est ainsi que je découvre la série « Adelin et Irina » de Nicolas Van De Walle, dit Nico. Le 3e tome, « La Révolte des esclaves » y est proposé aux souscripteurs. Au moment d’écrire ces lignes, ce projet était déjà couvert à 131% ! Et il reste encore 15 jours pour les retardataires ! Signe encourageant quant à l’avis des lecteurs des 2 premiers tomes … certainement ! Mais de quoi et de qui s’agit-il ?

 

 

 

 

 

 

A la lecture des 2 premiers tomes (« Le complot des capes noires » paru en 2018 et « L’épée de la domination » sorti en 2020), la trame est prenante, sortant de l’ordinaire.

Nous sommes plongés dans un univers médiéval réaliste mais doucement fantasy.

En voyage, Adelin, jeune et frêle ménestrel, est capturé et vendu comme esclave au marché de Perla, capitale de l’empire amazone. Le mâle n’y est qu’esclave et n’a rien à dire. Il semble d’ailleurs parfaitement l’accepter et s’en accommode sans se révolter. Adelin devient donc le « cadeau » de la princesse Irina et découvre ainsi les intrigues du pouvoir.Une partie du trésor impérial a été mystérieusement volé. Lydia, sœur d’Irina est accusée du méfait.

 

 

© Nico – Éditions du Tirroir

 

 

De simple témoin, passif au départ, très vite, Adelin, dont le courage se limite à ne pas prendre de mauvais coups et à rester en vie, se voit obligé, pour aider sa nouvelle maîtresse, à devenir acteur actif afin d’innocenter Lydia.

Ennemie d’Irina, la comtesse Vultura Ravenkrow fera tout pour que Lydia soit condamnée.

Adelin, loin d’être un Conan ou un Lancelot, est entraîné dans des contrées isolées où sévissent, au service de la comtesse, des Amazones rebelles, les sinistres Capes Noires.

Entre intrigues, aventures, rebondissements, humour également (notamment dans les noms propres, les dieux, …), parfois burlesque, une très agréable découverte. Voilà pour le tome 1 !

 

 

 

 

 

© Nico – Éditions du Tirroir

 

 

 

Quant au tome 2, Adelin, toujours esclave d’Irina, est embarqué pour une recherche de trésor : la quête de l’épée de Domination. Tout cela à cause de Zark ! Ancien marin, nouvellement esclave, celui-ci raconte une histoire d’épée magique, forgée il y a plus de 500 ans par un mage amoureux puis cachée par ce dernier dans une île perdue ! Vérité, mensonge, piège ?

Toujours est-il que ces élucubrations en font rêver plus d’un dans l’empire amazone : nos héros évidemment, mais également les terribles Amazones des Capes Noires, un magicien et sa surprenante assistante, …

Entre recherche de la puissance, trésor perdu, odyssée, trahisons, humour, actions, … nous voguons allègrement vers un mélange d’allusions à des mythes parfois légendaires, de romans ou de contes merveilleux : l’épée du Roi Arthur et Merlin l’enchanteur, le labyrinthe du Minotaure, l’île au trésor, Lilliput (ici au travers les terrifiants raweths), les mystères de l’Orient et les forces maléfiques, … Le tout parfaitement équilibré et dosé, laissant surtout place à des rebondissements, des retournements surprenants de situations ou d’alliances, des ruptures des schémas narratifs classiques !

 

 

 

 

 

© Nico – Éditions du Tirroir

 

 

Pour le tome 3, « La révolte des esclaves », nous revenons à Perla. C’est bientôt l’anniversaire de l’Impératrix, gamine de 11 ans plutôt colérique et immature. L’occasion de faire une grande fête où même les esclaves seraient associés … ils auraient droit pour l’occasion à du poulet dans leur repas du jour !

En même temps, des « touristes » venus de l’extérieur de l’empire visite la capitale, découvrant l’histoire et l’organisation de cette société où la femme décide et l’homme est esclave.

Ceci n’empêche pas les intrigues et le mécontentement de gronder. Des Amazones rêvent de renverser l’Impératrix pour réinstaurer un régime plus « pur », revenir aux fondements de l’Empire. Et lorsque des esclaves apprennent que par économie, ils n’auront finalement pas de poulet, la révolte éclate et le bain de sang commence ! Irina réussira-t-elle à mater la révolte ? A sauver l’Impératrix et empêcher un coup d’Etat ?

 

 

 

 

 

© Nico – Éditions du Tirroir

 

 

Une fois de plus, Nico n’hésite pas à malmener les codes classiques, notamment pour ses personnages. Chaos, trahisons, amour naissant, injustice, violence, … déconstruisent le récit linéaire auquel le lecteur pourrait s’attendre. Nul n’est épargné !

Entre stéréotypes et caricatures masquées, esclave ou princesse, visiteurs ou Amazones, puissantes ou non, chacun des personnages passe malgré tout dans la moulinette de sa dérision.

Et avouons-le, ses personnages ne laissent pas indifférents. On aime, on (sou)rit ou on s’irrite ! Irina, par exemple, son héroïne, n’est-elle pas égocentrique, suffisante, colérique, faisant facilement la morale, adorant s’écouter, mais aussi terriblement superficielle dans ses conversations avec sa cousine ? Un côté « Marseillais » télé réalité mais violemment efficace dans l’action ! Ça tranche, coupe, décapite, étripe volontiers et avec le sourire ! Pas de temps mort !

 

En conséquent, ce tome 3 est probablement le plus fin et contrasté de la série.

 

Le trait léger, parfois « caricatural », notamment pour les personnages, semble néanmoins mélanger plusieurs sources ou inspirations en un tout cohérent. Ceci ne dénote pas pour autant le souci évident de Nico pour le détail ici, le pittoresque là, l’aspect humoristique à chaque page.

 

A signaler que les 3 albums sont publiés aux Editions du Tiroir avec dans chacun de petits récits bonus … Pour le crowfunding, en fonction de votre participation, les contreparties sont nombreuses et très superbes … Donc pourquoi s’en priver ?

 

 

 

 

 

© Nico – Éditions du Tirroir

 

 

 

 

Profitant de cette chronique, nous avons contacté Nico afin de lui demander quels étaient ces modèles en BD et d’où lui venait son style. Voici sa réponse :

 

« Je ne sais pas dans quelle mesure je pourrais me proclamer leur héritier, mais je me suis beaucoup inspiré de Wallace Wood, Alexis, Druillet; Chaland, Peyo, Walthéry, Eisner, Stanton, Saudelli...j´essaie avant tout de faire en sorte que mes personnages jouent juste, que les dialogues soient intéressants, et que les scènes narratives soient dynamisées.

Je voulais aussi que la mise en couleurs évoque un peu un dessin animé remis en BD. J´ai appris le dessin en perspective avec Jacques Martin, quand j´ai travaillé sur Jhen, il y a quelques années.

J’essaie toujours d´améliorer ma technique d´encrage. Dernièrement, sur le conseil de Batem, je me suis remis à la plume. Mon encreur préféré est Bernie Wrightson, que j´adore, mais dont je sais que je ne pourrai jamais le battre sur son propre terrain. Beaucoup ont essayé et s´y sont cassés les dents...alors je reprends ce que je peux intégrer à mon style (surtout dans mes illus) ... Au début, j´ai essayé de faire le dessin le plus simple possible, mais que ce soit juste. Puis j´ai ajouté des détails progressivement. »

 

Merci à lui et impatient de découvrir le 4e tome des aventures d’Adelin et Irina.

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Titre : Adelin & Irina

 

 

Série : La révolte des esclaves

 

 

Tome : 3

 

 

 

Éditeur : Éditions du Tirroir

 

 

Scénario & dessin : Nico

 

 

Nombre de pages : 64

 

 

Prix : 16,00 €

 

 

ISBN : 9782931027455

 

 

 



Publié le 31/01/2022.


Source : Bd-best


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