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Retour gagnant. Fabien M. 6 – L’ultime partie

               

« - Je pars. Je retourne à Paris.

-   Tu es certain ?

-   Oui.

-   Alors, je viens avec toi.

-   Tu te souviens de ce type qui est venu il y a quelques mois ? De ce qu’il a dit ?

-   Oui, que ceux qui le poursuivaient étaient des pions qui venaient te chercher.

-   Ils n’ont pas réussi à m’attraper ici, alors ils font ce qu’il faut pour que j’aille à eux.

-   Et tu vas te jeter dans la gueule du loup ?! »

 

 

 

 

 

 

1914, au fin fond de la Guyane française, Fabien M. vient de recevoir des coupures de presse de France. L’ambassadeur d’Italie et le roi de Grèce ont été assassinés. Aristide Briand, le président des Etats-Unis et Victor Emmanuel III, roi d’Italie, ont échappé à la mort de justesse. Pas de doute, l’organisation criminelle de l’Echiquier est derrière tout cela. Il avait pourtant été démantelé. Que se passe-t-il en Europe ? Fabien et son frère Louis quittent leurs familles de la jungle et vont découvrir qu’un nouveau Roi est à la tête de d’un nouvel Echiquier. Le passé va leur revenir en pleine face et ce dont ils ne se doutent pas c’est que les cartes ont été totalement rebattues. Les amitiés et amours d’hier sont-elles toujours celles d’aujourd’hui ?

 

 

 

 

© Stalner, Zytka

 

 

Vingt-cinq ans après, la série Fabien M. est de retour pour une ultime partie. Un premier cycle réalisé à quatre mains par les frères Eric et Jean-Marc Stalner avait été publié avec grand succès de 1993 à 1996 chez Dargaud. Aujourd’hui, Jean-Marc reprend seul les dessins, sur un scénario de Philippe Zytka. Si l’album est auto-édité et ne paraît pas chez Dargaud, c’est parce que l’éditeur historique aurait souhaité un nouveau cycle. Stalner ne voulait faire qu’un one-shot.

 

Zytka a réalisé un fin travail de scénariste. Outre le fait que les scènes d’action et de discussions alternent avec intelligence, l’auteur s’adresse tout autant aux lecteurs nostalgiques de l’histoire originelle qu’aux éventuels nouveaux arrivants. Les références aux cinq tomes précédents sont nombreuses mais les rôles de chacun sont rappelés. Zytka n’oublie pas non plus les liens avec la série La croix de Cazenac dans laquelle on a croisé Fabien quelques années plus tard. Il ne pouvait pas faire n’importe quoi avec le personnage. Il s’en sort avec brio.

 

 

 

 

© Stalner, Zytka

 

 

Les Stalner sont des stakhanovistes de la BD. Leurs graphismes sont quasiment indissociables. Jean-Marc Stalner est ici aussi à l’aise sur un fleuve guyanais que dans une rue de Paris. Les bâtiments de la capitale sont représentés avec finesse. La seule chose que l’on pourrait lui reprocher c’est de ne pas s’être lancé dans une aventure sur plusieurs tomes, car la magie des retrouvailles avec Fabien M. opère à la manière d’une madeleine de Proust. Le revival est magique et émouvant.

 

Plus qu’un album, les auteurs-éditeurs proposent un bel objet dans une maquette identique point par point à celle de la série originelle. Un cahier complémentaire montre de nombreux crayonnés et étapes de planches accompagnés de l’histoire de ce retour inattendu. Enfin, plusieurs grands auteurs proposent « leur » hommage à Fabien M.

 

 

 

 

© Stalner, Zytka

 

 

Cette ultime partie pour Fabien M. n’est rien d’autre qu’un retour gagnant. Indispensable pour tous les lecteurs des cinq premiers tomes, il ne peut que donner l’envie de se replonger dans cette saga impitoyable.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 


 

Série : Fabien M.

 

Tome : 6 – L’ultime partie

 

Genre : Aventure historique

 

Scénario :  Philippe Zytka

 

Dessins : Jean-Marc Stalner

 

Couleurs : Patricia Kraehn 

 

Éditeur : Auto-édition

 

Nombre de pages : 80

 

Prix : 20 €

 

ISBN : 9782490276134

 



Publié le 02/06/2021.


Source : Bd-best


Diu vi salvi Regina !  Une histoire du nationalisme corse

 

 

« - Cari Cummpatriotti. Le moment est venu de construire la paix. Nous allons, avec tous les corses, faire que le rêve devienne réalité. Oui, cela a été un très long chemin… Tamanta Strada. Mais à partir d’aujourd’hui, une autre histoire commence. Et nous allons l’écrire ensemble. »

 

 

 

 

 


 

                Décembre 2015, la liste nationaliste réunissant autonomistes et indépendantistes a gagné les élections territoriales de Corse. A l’Assemblée de Corte, Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de l’île, prend la parole et expose son projet, sous le regard de son père assis dans le public. Il souhaite construire la paix, avec tous les corses, pour qu’une autre histoire commence. L’hymne national retentit spontanément dans la salle : Diu vi salvi Regina !

 

 

 

 

© Constanty, Adès - La revue dessinée / Dargaud

 

 

                A Corte, « U babbu di a patria » a quitté son piédestal. La statue de Pasquale Paoli a-t-elle pris le maquis ? Le plus populaire des héros de l’histoire insulaire, tel une allégorie, est parti à la rencontre de ceux qui, de 1975 à nos jours, ont pris part, parfois dans les heurts et le malheur, au façonnage de la Corse d’aujourd’hui. Le récit journalistique s’ouvre par le drame fondateur à Aleria où deux gendarmes ont été tués par des corses militants contre la politique coloniale de l’état français. On assiste ensuite à la naissance du Front de libération nationale corse, le FLNC, aux nuits bleus et à la scission du groupe armé en deux branches : le FLNC canal habituel s’opposant au canal historique, la cuncolta nazuinalista. Puis, c’est l’assassinat du préfet Erignac à Ajaccio en 1998, encore dans toutes les mémoires, et la traque d’Yvan Colonna, pour finir par le dépôt des armes et la conquête du pouvoir.

 

 

 

 

© Constanty, Adès - La revue dessinée / Dargaud

 

 

                Après avoir révélé les dessous du rocher dans Monaco, Luxe, crime et corruption, Hélène Constanty, journaliste diplômée de Sciences-Po, décrypte l’Histoire de l’île de Beauté. Elle a l’idée géniale de donner vie à la statue de Pasquale Paoli pour en faire le témoin objectif des événements qui ont émaillé le dernier demi-siècle. Autrice de plusieurs essais comme entre autres Razzia sur la Corse, ou Corse, l’étreinte mafieuse, parus chez Fayard en 2012 et 2017, elle maîtrise le sujet.

 

                Aux dessins, bien que n’étant pas corse et n’y ayant pas étudié, Benjamin Adès immerge le lecteur dans un décor gorgé d’âme et de sens. Les défenseurs de l’indépendance de l’île se trouvent embringués dans une spirale infernale de laquelle ils ne peuvent plus ou bien dont ils ne savent pas sortir. Les politiques ont des regards froids et implacables. Qui tire les ficelles ? Les maîtres du jeu ne sont jamais ceux à qui l’on pense. Le trait d’Adès montre ce trouble jeu.

 

 

 

 

© Constanty, Adès - La revue dessinée / Dargaud

 

 

                L’histoire Corse est complexe. Alors que pour de nombreux profanes, la lutte armée opposait l’île et le continent, les auteurs de cet album mettent en évidence les dissidences intra-insulaires et la zizanie orchestrée. Aujourd’hui apaisée, la Corse peut compter sur la bienveillance de la statue de Pasquale Paoli qui pose un regard paternel sur ses héritiers. Passionnante et passionnée, cette histoire du nationalisme corse montre la puissance du media BD dans le journalisme d’enquête. Indispensable.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=2qHQjc7ls9Q&t=5s

 

 

 

 

One shot : Une histoire du nationalisme corse 

 

Genre : Enquête 

 

Récit de : Hélène Constanty

 

Dessins & Couleurs : Benjamin Adès

 

Éditeur : La revue dessinée / Dargaud

 

Nombre de pages : 216

 

Prix :  22,50 €

 

ISBN : 9782205079906

 



Publié le 01/06/2021.


Source : Bd-best


Le chat sur vingt piédestals.  Le chat HS – Le chat déambule

 

 

« - Tous les sportifs visent l’or. Ou, à défaut, l’argent. Rodin, lui, il s’est toujours contenté du bronze. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Jusqu’au 9 juin, vingt sculptures monumentales du Chat sont exposées sur les Champs-Elysées. Après Botero en 1992, c’est au tour de Geluck d’envahir la plus belle avenue du monde. Pour accompagner l’événement, les éditions Casterman publient un album-catalogue exceptionnel.

 

 

 

 

© Geluck, Dehaes - Casterman

 

 

                « Avant qu’il y ait des statues, on se demande où pouvaient bien chier les pigeons ? » D’aussi loin qu’il se souvienne, Philippe Geluck a toujours aimé la sculpture. Après la purée, la neige et la pâte à modeler, l’artiste coule des bronzes. En deux ans, accompagné par François Deboucq et le maître fondeur Jo Van Geert, Geluck a conçu et façonné ces vingt chats de deux mètres pesant chacun une tonne. De l’idée de départ à la mise en socle, on suit la genèse de chacune des statues jusqu’à ce qu’elle soit ciselée et patinée.

 

 

 

 

© Geluck, Dehaes - Casterman

 

 

                Casterman et Geluck n’allaient pas s’en tenir à une « simple » exposition et un « vulgaire » livre. L’application Le chat déambule permet aux promeneurs de visiter l’exposition avec des fiches de présentation de chacune des sculptures. A quelques pas, la galerie Huberty-Breyne expose des œuvres inédites de l’auteur. A Rodez, l’exposition Le Chat visite le Musée Soulages est visible jusqu’au 22 septembre. Gérard Pullicino, célèbre réalisateur de télévision qui met entre autres en boîte les émissions de Nagui, raconte dans un film documentaire bientôt diffusé le chantier de ces Chats. Enfin, le Chat envahit les kiosques avec un numéro de Geo Art ainsi qu’un mook initiant à l’univers geluckéen.

 

 

 

 

© Geluck, Dehaes - Casterman

 

 

                Pendant ce temps, le futur Musée du Chat et du dessin d’humour à Bruxelles créé la polémique. Des opposants au projet ont lancé une pétition mettant en doute la validité artistique d’une telle démarche et réclament l’abandon du projet. Pourtant, Geluck apporte une bonne partie de l’investissement. D’autre part, les détracteurs ne doivent pas oublier que le Musée va créer des emplois et attirer des touristes, de la même façon qu’un éditeur comme Casterman peut publier des albums plus confidentiels grâce au succès de séries comme Le Chat. Le Chat fait partie de la culture belge au même titre que Tintin.

 

                En attendant, déconfinons-nous en allant admirer ces vingt merveilleuses sculptures. Et si vous ne pouvez pas vous rendre à Paris, pas de panique, elles vont ensuite être exposées à Bordeaux, Caen, puis dans une dizaine de villes françaises et européennes avant d’achever leur voyage à Bruxelles à l’occasion de l’inauguration du Musée du Chat et du dessin d’humour. Et dans le pire des cas, il vous reste cet épatant catalogue qui viendra compléter votre collection des non moins épatants albums du Chat.

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Le chat

 

Tome : HS – Le chat déambule 

 

Genre : Catalogue d’exposition 

 

Scénario & Dessins : Philippe Geluck 

 

Couleurs : Serge Dehaes 

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 160

 

Prix : 25 €

 

ISBN : 9782203203624

 



Publié le 31/05/2021.


Source : Bd-best


Les tripes à l’air en Angleterre. Becky Stillborn 1 – La mort n’est qu’une ombre

               

« - Qu’est-ce qu’on a cette fois ?

-   Pas beau à voir, Inspecteur.

-   Les faits, Sergent !

-   John Brown, majordome, lacéré par des griffes plus grandes que celles d’un ours… Elisabeth Smith, employée de maison, gisant dans les cuisines nue et… démembrée. Quant au propriétaire Sir Stillborn, vous verrez : son sang a aussi servi à tracer ces fichues écritures… Toujours les mêmes.

-   Hum… Un beau surcroit d’emmerdes, donc… »

 

 

 

 

 

 

Sud de l’Angleterre, 1886. L’inspecteur Isaac Jack a un nom qui claque comme un fouet mais qui ne suffit pas à protéger les citoyens. Lady Stillborn vient de découvrir les cadavres décharnés de son oncle et ses domestiques. Si maintenant l’horreur touche les aristos, les affaires se compliquent. Becky Stillborn souhaite enquêter aux côtés de l’inspecteur Jack ce qui n’est pas du goût de l’intéressé. Soit ! Qu’il se le tienne pour dit, la nièce ne renoncera pas.

 

 

 

 

© Michel - Filidalo

 

 

Après avoir été directeur artistique en agence de publicité, graphiste et illustrateur freelance, Arnaud Michel se lance dans la bande dessinée. Becky Stillborn est son premier album. Sans être old school, la série fleure bon les années 80-90. A l’époque, elle n’aurait pas dénoté dans la collection Grafica chez Glénat tant au niveau du scénario que du dessin. Le duo Stillborn/Jack forme un couple inédit. L’inspecteur a ses failles. L’aristocrate a sa détermination. L’un a besoin de l’autre pour avancer dans l’enquête. Scully et Mulder ont trouvé des alter egos, d’autant plus qu’un soupçon d’X-files plane dans cet univers.

 

 

 

 

© Michel - Filidalo

 

 

Arnaud Michel a un potentiel certain. Si quelques attitudes peuvent sembler perfectibles, l’auteur est capable de belles envolées comme le combat à mains nus dans un ring clandestin ou la scène d’ouverture dans laquelle Becky pénètre dans la maison. Avec un trait fin comme sur l’efficace couverture qui oblige à ouvrir l’album, Becky Stillborn aurait toute sa place chez un grand éditeur. Le cahier graphique final le prouve également. Mais après tout, compte tenu de la surproduction actuelle, ne vaut-il pas mieux être chouchouté chez un micro-éditeur qui fait un excellent travail de communication plutôt que d’être noyé parmi les sorties d’une grande maison ? L’avenir le dira.

 

 

 

 

© Michel - Filidalo

 

 

                Si Seven s’était déroulé à l’époque et dans les lieux de Jack l’éventreur, Becky Stillborn aurait indubitablement mené l’enquête. Le mystère est à son comble. Les aventures de la jeune femme ne font que commencer…

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 


 

Série : Becky Stillborn

 

Tome : 1 – La mort n’est qu’une ombre

 

Genre : Polar fantastique

 

Scénario & Dialogues :  Arnaud Michel & Marty

 

Dessins & Couleurs : Arnaud Michel

 

Éditeur : Filidalo

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 14,90 €

 

ISBN : 9782375080160

 



Publié le 30/05/2021.


Source : Bd-best


La soif de l’or.  D’une rive à l’autre, la découverte du Pacifique

 

« - Monsieur, un clandestin ! Nous avons un clandestin sur le bateau !! Là !...

-   Nuñez ! Comment as-tu osé, misérable ? Tu veux causer la ruine de cette expédition ? Tu échappes à la justice et tu te réfugies sur mon bateau. Le vice-roi nous arrêtera.

-   Monsieur, je vous présente mes excuses pour la faç..

-   Tais-toi, maudit ! Lieutenant, mettez-le aux fers… Il est passible de la peine de mort. Nous le laisserons sur la première île déserte que nous croiserons.

-   C’est une injustice, Monsieur. C’est une peine trop sévère… et sans jugement.

-   C’est une cruauté que nous ne permettrons pas.

-   Mettez-le aux fers dans la cale.

-   Monsieur, si vous le graciez, il peut nous être très utile. C’est un excellent soldat et il connaît bien la région dans laquelle nous nous rendons.

-   C’est vrai que tu connais bien la région ?

-   Oui, Monsieur. J’ai participé à l’expédition de Bastida et de Juan La Cosa. »

 

 

 

 

 

 

1513, Vasco Nuñez est venu aux Indes pour chercher gloire et fortune. Sept ans après la première expédition de Bastida, le mythe des cités d’or sud-américaines est attirant. Pas question de passer sa vie à élever des cochons et accumuler des dettes, l’appel de la fortune est plus fort que tout. Il paraît que là-bas l’or se ramasse à même le sol. Mais il y a des anthropophages, et ils ont des flèches empoisonnées. Alors que certaines expéditions rebroussent chemin au risque de passer pour des déserteurs, Nuñez est déterminé à traverser l’isthme de Panama. Il sera le premier européen à atteindre l’Océan Pacifique, mais le voyage sera loin de l’être.

 

 

 

 

© Breccia, Jimenez– iLatina

 

 

On le savait maître du noir et blanc avec Alvar Mayor, récemment réédité chez iLatina. Ceux qui ne le savaient pas déjà découvrent le trait d’un Enrique Breccia dans des couleurs directes sublimes. Le bleu de l’océan, le vert de la jungle, le jaune de l’or et le rouge du sang côtoient le noir des âmes alors que volent des oiseaux arc-en-ciel.

 

 

 

 

© Breccia, Jimenez– iLatina

 

 

Le scénariste Cristobal Aguilar Jimenez nous amène à la découverte du Pacifique comme si on y était. En immersion dans les troupes colonisatrices, le lecteur se trouve au cœur de l’époque, de l’aventure mais aussi de l’horreur. Les espagnols n’eurent aucune pitié pour les autochtones qui le leur rendirent bien. Les mousquets affrontent les flèches au curare. Les violences étaient parfois gratuites, comme lorsque les envahisseurs abattent un arbre dans lequel se trouvent des habitations d’indigènes arboricoles qui refusaient juste de les guider et ne réclamaient que la tranquillité. La nature humaine s’y montre plus sauvage que celle des animaux.

 

 

 

 

© Breccia, Jimenez– iLatina

 

 

Rappelant la belle époque de La découverte du monde en BD publiée dans les années 80 par les éditions Larousse, cette découverte du Pacifique est une bande dessinée dramatiquement historique. Les cités d’or sont parées de rouge.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : D’une rive à l’autre, la découverte du Pacifique 

 

Genre : Histoire 

 

Scénario : Cristobal Aguilar Jimenez 

 

Dessins & Couleurs : Enrique Breccia 

 

Traduction : Thomas Dassance 

 

Éditeur : iLatina

 

Nombre de pages : 48

 

Prix :  15 €

 

ISBN : 9782491042196

 



Publié le 30/05/2021.


Source : Bd-best


Une romance nocturne tout en douceur.  Insomniaques 1

 

« - C'est vraiment pas marrant... cette insomnie qui nous plombe ! Finalement vu qu'on ne peut rien contre elle... Pourquoi ne pas la rendre marrante ?

- Franchement, si c'est pour voir ce genre de choses... ça vaut le coup de ne plus dormir, tu ne crois pas ?

- Carrément ... »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Si au premier abord tout laissait à penser que nos personnages principaux seraient compagnons d'une seule « nuit » (en journée). Ce ne fut pas l'avis d'Isaki Magari, l'adolescente découverte par Ganta dans un ancien club de l'école transformé en débarras suite à de tragiques événements. La lycéenne lui avoue alors qu'elle a apprécie sa présence et l'invite à revenir dormir là-bas, avec elle. S'en suit alors tout un réaménagement de l'ancien club d'astronomie pour rendre leur nouvelle cachette plus agréable et confortable. Après quelques temps à retrouver Isaki en haut du lycée, et au cours d'une de leur nombreuses discussions, la jeune fille en vient alors à la conclusion que quitte à ne pas réussir à dormir, autant s'amuser pour passer le temps et décide alors de créer le club des « nuits marrantes » .

 

 

 

 

 

© 2019 Makojo OJIRO / SHOGAKUKAN

 

 

Le club des « nuits marrantes » naît ainsi grâce à deux membres en quête d'un peu de calme et de repos. Deux adolescents liés par un même mal qui se retrouvent en harmonie. La mélodie de leur cœur qui battent en rythmes les apaisent. A travers des dessins sans excès, le rythme de l'histoire nous porte au travers des paysages et des jours qui passent doucement à l'image des nuits de nos protagonistes avant qu'ils ne se rencontrent. Le récit est porté par les personnages et plus particulièrement la jeune Isaki Magari. La jeune fille en apparence pleine de vie semble avoir un passé complexe mais elle continue d'avancer. La lecture est légère et agréable et nous invite à nous laisser guider au travers de leur quotidien qui évolue grâce à leur rencontre.

 

 

 

 

© 2019 Makojo OJIRO / SHOGAKUKAN

 

 

                Aux journées qui semblent ne plus en finir succèdent des aventures nocturnes pour un shojo tout en douceur. La nuit, et ses longues heures qui soudent les relations des protagonistes, n'est pas sans faire penser à « Toi, ma belle étoile », une œuvre de Lalako Kojima. Makoto Oijiro s'est illustrée dans ce premier tome à travers des personnages aux histoires attachantes qui nous mettent du baume au cœur.

 

 

 

Marie Charrière

 

 

 

 

 

 


 

Série : Insomniaques

 

Tome : 1

 

Genre : Romance

 

Scénario & Dessin : Makoto Ojiro

 

Éditeur : Soleil Manga

 

Nombre de pages : 192

 

Prix : 7,99 €

 

EAN : 9782302092297

 



Publié le 30/05/2021.


Source : Bd-best


Du côté de chez Thor.  Les petits mythos présentent la Mythologie Nordique

               

« - Il est génial ce marteau qui revient toujours dans les mains de Thor !

-   Ouaip… Faut juste qu’il apprenne à le rattraper ! »

 

 

 

 

 

 

 

                En visite chez leurs congénères des pays nordiques, nos petits mythos vont nous en apprendre long sur leurs croyances et leurs dieux. Totor, Hercule, Aphrodite, Ulysse et Atlas se rendent dans le Midgard, immense territoire accueillant les dieux et les hommes, pour aller à la rencontre de Thor, Loki, Freyr, Freyia et autres alter ego.

 

 

 

 

© Cazenove, Larbier, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

                Tout tourne autour d’Yggdrasil, l’arbre symbolisant le centre du monde. On remonte à la création du monde avec Ymir, le premier être vivant né de la collision de nuées de glace et de feu, une certaine vache à lait et la naissance d’Odin. La grande histoire des Dieux laisse une place à la petite. On apprend qu’Odin adore les animaux. Ce Brigitte Bardot d’Asgard, royaume des dieux Ases, a un cheval à huit pattes, deux loups et deux corbeaux perchés sur ses épaules qui lui rapportent ce qu’ils voient.

 

 

 

 

© Cazenove, Larbier, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

                Thor tire son épingle du jeu. C’est le véritable héros de l’album qui alterne gags et explicatifs illustrés. Le fourbe Loki se taille aussi une belle place. Le panthéon des dieux et des déesses côtoie les créatures magiques et les géants. Les auteurs résument également les grands mythes nordiques. Le Walhalla, palais des guerriers morts au combat, et le Ragnarök, événement signifiant la destruction du monde, n’auront plus de secrets de vous.

 

 

 

 

© Cazenove, Larbier, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

                Parallèlement à cet album hors-série qui pourrait, pourquoi pas, devenir le numéro zéro d’une série spin-off consacrée aux gens du Nord, le podcast des petits mythos est lancé. Cinq épisodes de cinq minutes sont pour l’instant disponibles : Zeus, Héraclès, Athéna, Midas et Méduse. Dans chacun d’entre eux, de manière ludique, drôle et pédagogique, Ariane raconte à Totor une des légendes qui ont construit la mythologie grecque.

 

                Mine de rien, Cazenove et Larbier sont aux commandes de la troisième série jeunesse du catalogue Bamboo. En quelques années, les petits mythos sont devenus de grands héros de l’humour. Rendez-vous en octobre pour leur douzième album classique.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 


 

 

Série : Les petits mythos

 

Tome : HS – Les petits mythos présentent la Mythologie Nordique

 

Genre : Humour instructif

 

Scénario :  Christophe Cazenove

 

Dessins : Philippe Larbier

 

Couleurs : Alexandre Amouriq & Mirabelle

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818985601

 



Publié le 28/05/2021.


Source : Bd-best


L’énergie de la mort.  Sky High Survival Next Level 2

 

« - Senya ! Courage ! Tu… Tu dois tenir bon…

-   Tu n’as pas le niveau pour intervenir alors tu te contentes de l’encourager… C’est mignon et trop gentil de ta part… Mais petite, quand tu seras plus grande, tu l’apprendras à tes dépends… « Courage », dans la réalité, c’est un mot qui ne veut plus rien dire ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

Senya Matsuda tente de survivre dans le monde parallèle dans lequel il a été projeté. Sur les hauts sommets d’immeubles, près du ciel, il faut se méfier des masques dont le but est de tuer. Le mystère règne autour d’une grande prêtresse, ainsi que du « cloud », cette chose noire qui se répand dans l’air. Pourtant, dans cette jungle urbaine, Senya va trouver des alliés, et en particulier Nanami qui va lui apprendre quelques règles de survie. Le jeune garçon va également rencontrer l’une de ses idoles, le célèbre astronaute Mochizuki auquel il voue un véritable culte. Il découvrira également qu’il n’y a pas que des êtres vivants qui ont été « téléportés » dans les hauteurs.

 

 

 

 

© Tsuina Miura / Takahiro Oba / Kodansha Ltd.

 

 

Avec le personnage de Shika Hayami, les auteurs apportent à la fois une touche de force féminine, de léger érotisme et d’humour quant à l’effet qu’elle fait sur Senya. Après un premier tome introductif privilégiant l’action, Tsuina Miura et Takahiro Oba introduisent de nombreux personnages dans l’échiquier de ce deuxième opus. Les ficelles de l’intrigue se nouent. La tension monte crescendo. On sait l’horreur dont sont capables les hommes masqués. Senya est-il un simple cobaye d’une expérience de la grande prêtresse ? Le pouvoir qu’il a dans la tête lui permettra-t-il de survivre ? Et à quoi sert l’énergie recueillie des morts ?

 

 

 

 

© Tsuina Miura / Takahiro Oba / Kodansha Ltd.

 

 

Senya revient souvent sur le jour où il a décidé de quitter le club de tennis dont il faisait partie. L’esprit de compétition n’est pas loin de celui de survie. Dans les deux cas, il faut être plus fort que l’adversaire et user de stratégies fines pour tirer son épingle du jeu. Sous l’apparence d’un survival comme il en existe tant, Sky High Survival est une histoire sur le dépassement de soi.

 

 

 

 

© Tsuina Miura / Takahiro Oba / Kodansha Ltd.

 

 

Mélangeant les genres comme peuvent le faire avec naturel les mangas, ce Next Level de Sky High Survival est loin de redescendre au rez de chaussée.

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Sky High Survival Next Level

 

Tome : 2

 

Genre : Survival 

 

Scénario : Tsuina Miura 

 

Dessins : Takahiro Oba 

 

Éditeur : Kana

 

Collection : Dark Kana

 

Nombre de pages : 208 

 

Prix : 7,45 €

 

ISBN : 9782505110293

  

 



Publié le 27/05/2021.


Source : Bd-best


Spirou 4337 -  26 Mai 2021

 

 

Spécial inventeurs : Quelques idées folles qui ont changé le monde.   

 

 

 

 

 

 

 

             Est-ce Albert Einstein ou le Comte de Champignac en couverture ? Les deux ! Le mimétisme est étonnant. Quand Pacôme tire la langue, c’est comme s’il se métamorphosait en Albert. C’est presque étonnant qu’on n’ait pas fait le rapprochement plus tôt. Le scientifique annonce donc la couleur pour ce numéro spécial comme on les aime tant, avec tout un tas d’auteurs invités.

 

            Les abonnés ne mangeront plus jamais les œufs comme avant grâce à la fiche du Professeur Whaou !

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Black Squaw : Scarface

Sœurs Grémillet (Les) : Les amours de Cassiopée

Tuniques bleues (Les) : Où est donc Arabesque ?

 

 

Récits complets :

 

Ecole de Marcinelle (L’) : anthroponymes et antonomases (Libon & Salma)

Mise en boîte (Efa & Beka)

Zorglub : La zorgolfière

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Crapule (La pause-cartoon)

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Encyclopédingue (L’)

Estampille

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Hauts de marge (Erre & Fabcaro)

Idée lumineuse de Becky Schroeder (L’) (Alfwen & Princesse Barbare)

Inventions du professeur Foldogon (Les) (Pixel Vengeur & Thiriet)

Kermesse existentielle (La pause-cartoon)

Machine à tournedos (La) (Collin & Sti)

Nelson

Œil du cyclone (L’) (Bercovici & Bernstein)

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Ternece & Bud

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Deglin

En direct du futur : Le scénario selon de Pins

Jeux : Panique au concours Lépine ! (Lerouge)

Spirou et moi : Hugo Piette

 

Supplément abonnés :

Fiche : Scientifiquement vôtre ! une rubrique de l’éminent Professeur Whaou !

 

 

En kiosques et librairies le 26 mai 2021.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 



Publié le 26/05/2021.


Source : Bd-best


Aglagla Caramba !  Banquiz

 

« - Monsieur le Président, permettez-moi de vous alerter sur l’impérieuse nécessité d’agir au plus vite pour le climat ! Si les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter fortement, il est possible que 70 % du pergélisol de surface disparaisse… Le seul pergélisol arctique et boréal renferme d’immenses quantités de carbone organique et risque d’entrainer, s’il dégèle, une hausse considérable des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère…

-   Vous pouvez reprendre à « Monsieur le Président » ? J’ai pas compris la suite…

-   Bien… En gros, c’est la merde, et il me faut de l’argent pour une mission.

-   Une mission !? Comme une mission spatiale !? Avec des missiles et des fusées !?! Génial !

-   Il s’agirait plutôt d’une mission d’étude scientifique.

-   Hein ? Mais c’est la honte de financer ça !! Ils vont dire quoi, au G20 ?!

-   Vous pouvez peut-être parler de guerre contre le réchauffement ?

-   Hmm. Ou d’opération secrète contre le terrorisme climatique… »

 

 

 

 

 

 

                Helen est climatologue. Inquiète par le réchauffement climatique, elle alerte le président de la première puissance du monde. Celui-ci accepte de financer l’opération « tempête de glace »… pour qu’elle lui lâche la grappe (sic). Alors qu’elle souhaite mettre en place une méthode épistémologique de prédiction d’hypothèses et de vérification de la viabilité des constats issus de tests expérimentaux sur ce fameux réchauffement climatique, l’ersatz de Trump (si tant est que cela puisse exister – ce serait un ersatz d’ersatz, une mise en abîme) veut du sang, de la haine, des milliers de morts et des dommages collatéraux. Le staff militaire encadrant la Maison Blanche n’est pas très chaud. Et ce serait quoi la suite ? Financer la science, l’école, les pauvres, les femmes, les homos ? Ben, bravo ! Rentabilisée par une émission télévisée, la mission va quand même se mettre en place. Mais il faudra négocier avec les pingouins. Aglagla Caramba !

 

 

 

 

 © Bernstein, Witko - Delcourt

 

 

                Jorge Bernstein met la panique en Antarctique. Mais les pingouins avaient-ils vraiment besoin des humains pour mettre le souk dans leur communauté ? Les volatiles semblaient bien tranquilles, ayant juste à se soucier des glaçons plus difficiles à trouver à cause du dérèglement climatique. Heureusement qu’il y a Aglazon. Pourtant, au palais des glaces, l’Empereur, ou plutôt Sa sérénissime majesté présidentielle » n’est pas à prendre avec des pincettes. Le peuple réclame des élections. Et puis quoi encore ?  Entre ces locaux et les envahisseurs, El pingüino, adepte de musique traditionnelle mariachi, va jouer un rôle crucial.

 

 

 

 

 © Bernstein, Witko - Delcourt

 

 

                Alliances, manigances et médiatisation sont au cœur de ce qui est en fait un thriller politique. Enfin, sous les crayons de Witko, ne vous attendez pas à du Largo Winch ou autres. On est là pour se marrer. Quoi que… ? Sous prétexte de galéjades, les auteurs mettent le doigt là où ça fait mal. Les politiciens en prennent pour leurs grades. Les pingouins aussi d’ailleurs, mais les conséquences ne sont pas les mêmes. Les stars de téléréalité aussi d’ailleurs, mais les conséquences ne sont pas les mêmes non plus.

 

 

 

 

 © Bernstein, Witko - Delcourt

 

 

                Quand le dessinateur d’El Chipo s’amuse avec le célèbre professeur Bernstein et son humour facétieux, ça donne une nouvelle pépite bidonnante de la poilante, bien que les pingouins n’en aient pas, collection Pataquès.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Banquiz

 

Genre : Humour polaire

 

Scénario : Bernstein

 

Dessins & Couleurs : Witko

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Pataquès 

 

Nombre de pages : 112

 

Prix : 9,95 €

 

ISBN : 9782413038986

 



Publié le 26/05/2021.


Source : Bd-best


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