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Bd Best y était pour vous ... Vernissage exposition

 

 

 

Premier vernissage de la saison 2022-2023 ... Philippe Berthet est l'invité de la Galerie Champaka pour nous présenter les superbes planches de "La Fortune des Winczlav 2" ou "Quand Winch s'appelait ...". Mercredi 7 septembre 2022

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avions rencontré Philippe en avril dernier, juste avant la sortie du tome 2, chez lui.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Jean Van Hamme – Berthet - Dupuis

 

 

 

 

 

 

Exposition Berthet à la Galerie Champaka à partir du 8 septembre jusqu'au 1 octobre 2022

Remerciements à la Galerie Champaka.

 

 

 

 

 

Montage vidéo : Thierry Ligot

 

Images : Axelle Coenen

 

Mise en ligne : Alain Haubruge

 

 

 

 


 



Publié le 09/09/2022.


Source : Bd-best


Corto Maltese – Nocturnes berlinoises

 

 

 

Berlin, 1924, Corto se retrouve dans un théâtre où un acteur parodie un homme à petite moustache haranguant son public avec des propos agressifs.

Un peu plus tard, il découvre sur un mur parmi les photos d’inconnus décédés celle de son vieil ami Jeremiah Steiner. Désireux d’en savoir plus sur sa mort, il se renseigne auprès des autorités, et attire ainsi l’attention de celles-ci sur lui. Il apprend que son ami a été assassiné et que son corps a été jeté dans une fosse commune.

 

 

 

 

 

 

 

Il avait rencontré Jeremiah quelque temps auparavant lors d’un congrès des alchimistes en Suisse. Son assassin est-il à aller chercher de ce côté ?

Son enquête le fait s’intéresser à la société hermétique Stella Matutita. Ses adeptes convoitent les cartes perdues de l’un des tarots le plus vieux du monde : celui de Visconti-Sforza.

Et pendant qu’il investigue dans cette direction, une organisation clandestine nazie, Consul, décide de le surveiller discrètement de près !

Bref, espions communistes d’un côté, notables d’extrême-droite de l’autre, illuminés au centre Corto louvoie dans un fameux nid de vipères. Le tout ne serait-il d’ailleurs pas lié ?

 

 

 

 

 

 

© Juan Diaz Canales – Hugo Pratt – Ruben Pellejero

 

 

 

Toutes les cartes sont présentes pour une intrigue mêlant ésotérisme, montée du nazisme, soirées berlinoises extravagantes, …

Crimes, trahisons, mensonges, manipulations, recherche d’un dossier ou d’une carte de tarot, rien n’est clair et tout s’entrelace.

Berlin n’abrite-t-elle pas entre autres ces cabarets où se croisent un public hétéroclite, notamment actrices ou sportifs en devenir, … Chacun n’est-il pas d’ailleurs l’acteur d’une comédie nocturne tragique ? Ces soirées et ces nuits où tous les chats ne sont pas forcément gris !

Et nageant au-dessus ou dans la mêlée en fonction des événements, un Corto Maltese impérial de son cynisme « prattien ».

 

« Et une société sans mémoire, c’est une bombe à retardement. »

 

 

 

 

 

 

 

© Juan Diaz Canales – Hugo Pratt – Ruben Pellejero

 

 

Un nouveau Corto est toujours un petit événement. 4e opus du duo Canales / Pellejero, la surprise et la curiosité du 1er tome, puis des 2 suivant, auraient pu disparaître au profit d’une continuation « fidèle » de l’œuvre de Pratt. Pourtant, nous en sommes loin. Les auteurs s’approprient bel et bien cette dernière en y mettant clairement leur marque.

D’abord sur le lieu … l’action se déroule en Europe, et même en Allemagne, à l’apparition du nazisme dans une République de Weimar qui ne va pas tarder à vaciller.

Ensuite sur le fonds de l’intrigue avec l’ésotérisme dans lequel nous sommes plongés. Dans les méandres d’ambitions politico-ésotériques, nous voguons dans un thriller urbain palpitant.

 

 

 

 

 

 

© Juan Diaz Canales – Hugo Pratt – Ruben Pellejero

 

 

 

Le crayon et les couleurs de Rubén Pellejero font merveilles pour dépeindre cette ambiance année ’20. Contrastes noir et blanc, clairs et sombres, ombres et lumières … Un cadrage audacieux et vif doublé d’une mise en couleur méticuleuse nous plongent immanquablement dans l’univers unique du « créateur ».

 

 

 

 

 

 

© Juan Diaz Canales – Hugo Pratt – Ruben Pellejero

 

 

 

Plus qu’un simple retour aux sources après le brillant coup de jeunesse offert par Bastien Vivès et Martin Quenehen, Corto Maltese est clairement entre de bonnes mains pour poursuivre son voyage …

 

 

 

 

 

 

© Juan Diaz Canales – Hugo Pratt – Ruben Pellejero

 

 

A noter également pour les accrocs des premières heures, que 2 autres versions de cette aventure sont disponibles. L’une « classique » en noir et blanc de 88 pages enrichie d’un dossier de croquis supplémentaire. La seconde « luxe » de 112 pages au format 31,5 x 40,6 cm, mais il faudra attendre le 2 novembre pour se la procurer !

 

 

 

 

 

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

Titre : Nocturnes berlinoises

 

Série : Corto Maltesse 

 

Tome : 16

 

Éditeur : Casterman

 

Scénario : Juan Diaz Canales – Hugo Pratt 

 

Dessin : Ruben Pellejero

 

Nombre de pages : 72 

 

Prix : 17,00 € 

 

ISBN version couleur : 9782203221680 

 

ISBN version noir & blanc :  9782203221697

 

ISBN version luxe : 



Publié le 08/09/2022.


Source : Bd-best


Spirou 4404 -  7 Septembre 2022

 

 

Léon & Lena Attention rentrée !

 

 

 

 

 

 

 

            L’école est fermée ! Pas besoin de retourner à l’école, le portail est clos, les enseignants ne sont pas là. Ça, c’est ce que disent Léon & Lena, pas franchement ravis que ce soit la rentrée des classes. A l’occasion de la parution simultanée de leurs deux premiers albums, ils prennent le contrôle de Spirou en commençant par dynamiter l’interview de leurs auteurs.

 

            Pendant ce temps, les abonnés vont coller des autocollants de l’inénarrable Capitaine Anchois.

 

Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Floris – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Louca : L’histoire de Nathan

Tuniques bleues (Les) : Irish Melody

 

 

Récits complets :

 

Léon & Lena

Max & Darwin (Armelle)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Cédric

Coach (Le)

Crash Tex

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliot au collège

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Grotesque (La pause-cartoon)

Kid Paddle

Méthode Raowl (La)

Minions (Les)

Nan, j’irai pas ! (Tofy)

Nelson

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Midam

Concours : Les joies de la bêtise ! avec Léon & Lena

Interview : Cerq & Perrault

Jeux : En route pour l’école ! (Cerq & Perrault)

Spirou & moi : Blandin

 

 

Supplément abonnés :

Autocollants : Capitaine Anchois

 

 

 

En kiosques et librairies le 7 Septembre 2022.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 



Publié le 07/09/2022.


Source : Bd-best


Tintin c'est l'aventure T.13 Le désert

 

 

Quel est le point commun entre « Les cigares du Pharaon », « Le crabe aux pinces d’or », « Tintin au pays de l’or noir » et « Coke en stock », en dehors du fait qu’il s’agit d’aventures de Tintin et donc d’Hergé ?

Vous avez trouvé ? Le désert évidemment ! Dans chacune de ces aventures, Tintin y est confronté. Et pas toujours pour le meilleur ! Loin d’être un endroit uniquement aride et uniforme, monotone, il est mouvant, rempli de dangers mais également de vie et de rencontres surprenantes. Entre le « tout » et le « rien », le désert est un terrain de jeu incroyable pour un aventurier comme notre reporter du Petit XXe.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi, dans ses périples autour du monde, Tintin y reviendra 4 fois. Le désert est le lieu où il devra s’affronter, affronter ses peurs, ses hallucinations. Les siennes ou parfois celles de ses amis …

Quel tintinophile n’a en tête la case de Haddock avec son mirage de bouteille de champagne ou celle des Dupondt en maillot 1900 plongeant … dans le sable ? Rien qu’en l’écrivant, j’en ris à nouveau de bon cœur !

 

 

 

 

 

 

 

© Hergé – Moulinsart 2022

 

Par conséquent, pas de doute, Hergé aimait ce milieu pour toutes les facettes qu’il lui offrait. Son œil de peintre ne pouvait qu’être sensible aux immenses possibilités d’un décor dépouillé, minimaliste en apparence … mais tout en nuances et en perspectives.

Comment ne pas se replonger dans les albums concernés afin d’y retrouver les cases en question ? Mises en parallèle avec de superbes photos, leurs couleurs vous y transporteront en un regard.

 

Maintenant, comme à chaque fois, l’ensemble du recueil n’est pas uniquement centré sur un seul et unique thème. Histoire de ne pas entièrement se déshydrater sous un soleil brûlant, la rédaction a rencontré Michel Pastoureau. L’historien, passionné par la symbolique animalière dans la BD, ne pouvait ignorer le rôle de Milou chez Tintin. Passionnante interview d’un poète, professeur émérite à la Sorbonne et à l’Ecole pratique des hautes études, professeur de philosophie, expert es bestiaire héraldique, il avoue avoir été profondément bouleversé dans sa jeunesse par ses lectures de Tintin et de façon plus générale par l’univers créé par Hergé.

 

 

 

 

 

 

© Hergé – Moulinsart 2022

 

Autre sujet abordé, la genèse d’un incontournable … qui nous prouve qu’Hergé n’hésitait jamais à inclure dans les aventures de son héros des sujets controversables. Avec « Tintin et les Picaros », les dictateurs d’Amérique du Sud se retrouvaient face aux guérilleros marxistes ! Sujet plus que sensible dans les années ’70-’80 !

 

Vous en voulez plus ? Pas encore rassasié ? Martin Vanden Bossche nous présente le télescope spatial James-Webb ! La plus puissante lunette astronomique jamais envoyée dans l’espace par l’homme ! Comment ne pas imaginer l’intérêt que Tintin aurait pu lui porter !

 

 

 

 

 

 

 

© Hergé – Moulinsart 2022

 

Finissons par le côté BD. Trois planches du maître Hermann tirées du dernier opus de « Duke » (Au-delà de la piste) … dans le désert de l’Utah ! Si un dessinateur a bien représenté des déserts dans ses albums, c’est bien lui ! De Bernard Prince à Duke, en passant par Jugurtha, Comanche ou Jeremiah, le « grand rien » est LE cadre par excellence de ses histoires. Documenté, hyper réaliste, son but est d’inspirer à ses lecteurs un sentiment de « soif » à la vision de ses planches.

 

 

 

 

 

 

© Hergé – Moulinsart 2022

 

 

Enfin, l’auteur BD mis à l’honneur dans ce numéro 13 est Stephen Desberg ! Avec son « Scorpion », il perpétue l’esprit de l’aventurier classique mais remis au goût du jour. Dans son dernier album, « La Tombe d’un dieu », tout comme Tintin, le Scorpion se retrouve dans un désert et profane une tombe en Egypte. Les 8 superbes planches reproduites ici sont donc indéniablement dans l’esprit et le thème général.

 

D’autres articles complètent enfin ce numéro qui sent bon le sable chaud …

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Titre : Tintin c’est l’aventure – Le désert 

 

Tome : 13

 

Éditeur : Moulinsart Prisma

 

Collection : Géo Moulinsart

 

Nombre de pages : 144

 

Prix : 16,99 €

 

ISBN : 2810437319      

 



Publié le 06/09/2022.


Source : Bd-best


Autre éditeur présent au Festival  Bd Comic Strip  ce weekend à Bruxelles

 

 

 

Programme des Éditions du Tiroir pour la Fête de la Bd ce weekend chez "Tours et Taxis" Bruxelles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Publié le 06/09/2022.


Source : Bd-best


BD COMIC STRIP FESTIVAL CASTERMAN

 

À l’occasion du Bd Comic Strip Festival se tenant à Bruxelles (Tour & Taxis) ces 9,10 et 11 septembre 2022, les Éditions Casterman vous convie à plusieurs rencontres animations avec différents auteurs. Ces rencontres se tiendront à l’Espace Forum GM11 de la gare maritime de Tour et Taxis

 

 

 

 

 

 

 

Corto, antihéros des complots ésotériques et des machinations politiques ?

En présence de Ruben Pellejero et Juan Diaz Canales, modérateur Daniel Couvreur (Le Soir)
Vendredi 9 septembre à 17h

 

 

 

 

 

© Juan Diaz Canales – Hugo Pratt – Ruben Pelejero - Casterman

 

 

 

 

 

 

La succession de Jacques Martin

En présence de Roger Seiter, Christophe Alves, François Corteggiani (Lefranc) et Marc Jailloux, (Alix) , modérateur Eddy Caekelberghs (RTBF)
Samedi 10 septembre à 11h

 

 

 

 

 

© Seiter  -  Régric – Jacques Martin - Casterman

 

 

Les héritages familiaux

En présence de David Sala et Jean-Louis Tripp, modérateur Cédric Wautier (RTBF)
Samedi 10 septembre à 13h

 

 

 

 

 

© Jean-Louis Tripp - Casterman

 

 

 

 

 

Le genre, un nouveau combat du féminisme ?


En présence de Anne-Charlotte Husson (traductrice et autrice), Jean-Louis Tripp et Julia Reynaud, modératrice Aurore Vaucelle (La Libre)
Samedi 10 septembre à 17h

 

 

 

 

 

 

© Julia Reynaud - Casterman

 

 

 

 

 

 

 

La BD fait son cinéma : Des nouvelles des Lulus !

Rencontre avec les auteurs de la série, Régis Hautière, co-scénariste du film et Hardoc, le dessinateur, modératrice Delphine Freyssinet (RCF- Bruxelles) 
Dimanche 11 septembre à 11h

 

 

 

 

 

 

© Régis Hautière - Hardoc - Casterman

 

 

 

 

 



Publié le 06/09/2022.


Source : Bd-best


Orgies barbares T.1

 

 

 

 

Entre inquisitrice, guerrière barbare de la tribu des Loups Gris et autres, 3 beautés, 3 chemins semés de plaisirs et d’orgies dont le destin sera inévitablement de se croiser. Mais quand ? Après combien d’embûches, d’étreintes voulues ou forcées ?

 

 

 

 

 

 

 

 

9 petits récits sur le ton de la parodie des romans moyenâgeux avec un rien d’heroic-fantasy ! Êtres de luxure, dévorés par leurs vices, ce tome I présente certains personnages qui seront récurrents dans la série « Orgies Barbares » … 7 opus déjà !

L’occasion donc de se replonger dans les premières aventures érotico-fantasmogoriques d’Yevlyn, de Zoia, de Lilya.

Chacune de leurs aventures est l’opportunité d’un voyage dans les plaisirs sensuels de la chair et leur recherche charnelle.

 

 

 

 

 

 

© Erich Hartmann - Tabou

 

 

 

Erich Hartmann s’offre ici une fort délicieuse et légère place dans la BD « adulte » après avoir exceller dans l’illustration de livres jeunesse, de presse mais également de jeux de rôles. Nous sommes alors en 2000.

Depuis, sa série, à l’origine en espagnol, est publiée aussi bien aux Etats-Unis (Barbarian Chicks and Demons) qu’en France (Orgies Barbares), grâce aux éditions Tabou.

Entre femmes sublimes et désirables à souhaits, hommes ou créatures lubriques voire manipulateurs, le trait réaliste d’Hartmann donne le ton à ce recueil à lire avec un brin d’humour.

Par son découpage vif et asymétrique des planches, le rythme des saynètes est assez séduisant (sans jeu de mots), offrant ainsi une mise en valeur plus qu’explicite de ses héroïnes.

 

 

 

 

 

 

© Erich Hartmann - Tabou

 

 

 

Clairement pour public « averti ».

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

 

Titre : Orgies barbares

 

Genre : Adulte

 

Éditeur : Tabou

 

Scénario : Erich Hartmann

 

Dessin : Erich Hartmann

 

Nombre de pages : 61

 

Prix :

 

ISBN : 9782359540628

 



Publié le 06/09/2022.


Source : Bd-best


Lorsque Iko dégaine quelques réponses pour Bd Best

 

 

 

Rencontré également lors de la brocante de Temploux, Iko a préféré nous répondre à quelques questions plus tard … Voici donc son interview à distance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1) In 3 words, who are you? ( En trois mots, qui est - tu ?)

 

A Mexican who found a Mauser c96 and wanders in the ruthless and competitive west of the bd

 

(Un mexicain qui a trouvé un Mauser C96 et erre dans l’ouest impitoyable et compétitif de la bd)

2) What was the first comic you read? (Quelle est la première BD que tu as lue ? )

 

A Disney's mickey mouse in Italy there was a very popular weekly magazine when I was a child

 

(Un Mickey Mouse de Disney en Italie. Il y avait un magazine hebdomadaire très populaire quand j’étais enfant)

3) You are the designer of “Durango”. How did this happen? (Tu es le dessinateur de “Durango”. Comment est-ce arrivé ?)

 

While i was drawing the 4th volume of “Ténèbres”, my agent (she is not anymore) told me that Jean Wacquet (my editor) was looking for a new illustrator for “Durango” and if I was interested. I knew there was already a very good illustrator I don't know what problems there were and they never told me anything about it...I read something about it in some interview

 

(Alors que je dessinais le 4ème tome de “Ténèbres”, mon agent (elle ne l’est plus) m’a dit que Jean Wacquet (mon éditeur) était à la recherche d’un nouvel dessinateur pour Durango et si cela m’intéressait. Je savais qu’il y avait déjà un très bon dessinateur. Je ne sais pas quels problèmes il y avait et ils ne m’ont jamais rien dit à ce sujet... J’ai lu quelque chose à ce sujet dans une interview)

 

 

 

 

 

 

© Yves Swolf – Iko - Soleil

 

4) How is your collaboration with Yves Swolfs going? (Comment se passe ta collaboration avec Yves Swolfs ?) I think you have to ask him the question. I am a big fan of Yves Swolfs and spaghetti westerns (I am Italian) as a fan it is difficult to define a "collaboration" I hope he appreciates the effort to keep the name of the Durango as the most famous "spaghetti western" in the world of comics

 

(Je pense qu’il faut lui poser la question. Je suis un grand fan d’Yves Swolfs et des westerns spaghetti (je suis Italien). En tant que fan, il est difficile de définir une « collaboration » J’espère qu’il apprécie l’effort de garder le nom du Durango comme le plus célèbre « western spaghetti » dans le monde de la bande dessinée.) 5) You also worked with Bec for the "Ténèbres" series, a universe totally different from the spaghetti western. Do you have a preference? (Tu as également travaillé avec Bec pour la série « Ténèbres », un univers totalement différent du western spaghetti. As-tu une préfèrence ?) On "Ténèbres" I had a more personal style. For “Durango”, I tried to align myself with Yves' style because I know he has many fans and readers do not digest different styles. for the rest neither fantasy nor West Artistically they are my passions I have always preferred science fiction but none me he never made her draw

 

( Sur « Ténèbres » j’avais un style plus personnel. Pour Durango, j’ai essayé de m’aligner sur le style d’Yves car je sais qu’il a beaucoup de fans et que les lecteurs ne digèrent pas les différents styles. Pour le reste la fantasy, l’Ouest Artistiquement ce sont mes passions. J’ai toujours préféré la science-fiction mais personne ne me l’a jamais fait dessiner.)

 

 

 

 

 

 

© Yves Swolf – Iko - Soleil

 

 

6) What are your future projects? (Quels sont tes futurs projets ?)

I don't have time to do anything else and I don't know any other publishers. I know there are other good and fast designers working on the Durango variants. at the moment I have no idea what plans they have in the upper echelons for the future of the series and for me

 

( Je n’ai pas le temps de faire autre chose et je ne connais pas d’autres éditeurs. Je sais qu’il y a d’autres bons et rapides dessinateurs qui travaillent sur les variantes Durango. Pour le moment, je n’ai aucune idée des plans qu’ils ont dans les échelons supérieurs pour l’avenir de la série et pour moi ) 7) Are you on the next “Durango” volume? (Est- tu sur le prochain volume de “Durango” ?) Yes, I'm drawing the second part of a Mexican saga

 

(Oui, je dessine le second volet de la saga Mexicaine )

 

 

 

 

 

 

 

© Yves Swolf – Iko - Soleil

 

 

8) Any idea when it will be released? (Une idée de lorsqu’il sera disponible ? ) is a tome longer than normal are more or less in the middle I hope for next year

(C’est un tome plus long que la normal, dans la seconde partie de l’année, j’espère l’année prochaine)

9) Can we have some information about his screenplay ? (Pouvons-nous avoir quelques informations sur son scénario ?) I believe this story will confirm Durango's nickname 'the peacemaker". while as a mexican designer I hope to keep the Mexico name high, which, as true spaghetti western fans know, was a very symbolic place ;)

 

(Je crois que cette histoire confirmera le surnom de Durango « l’artisan de la paix » alors qu’en tant que designer mexicain, j’espère garder le nom du Mexique élevé, qui, comme le savent les vrais fans de western spaghetti, était un endroit très symbolique )

 

 

 

 

 

 

© Yves Swolf – Iko - Soleil

 

 

Propos recueillis par : Thierry Ligot

 

Mise en page : Alain Haubruge



Publié le 04/09/2022.


Source : Bd-best


Suivez le guide !  Alvar Mayor 3 - La réalité des songes

 

« - Alvar Mayor ! Alvar Mayor ! Tu es alvar Mayor, n’est-ce pas ?

- Oui, tu me connais ?

- J’ai cru que je ne te trouverais jamais ! Je suis un vieux poète, un conteur d’histoires, je recrée seulement les fantaisies que deviennent les aventures des hommes quand elle se terminent dans le monde de la réalité.

- Je ne te comprends pas.

- Peu importe. J’ai juste besoin que tu me guides. »

 

 

 

 

 

 


 

Alvar Mayor attend un homme qu’il doit guider dans la jungle lorsqu’il est abordé par un conteur qui compte bien les accompagner. Le « client », un certain Iñigo, souhaite retrouver la forteresse de Julian Rosales, l’homme qui fut son acolyte dans la quête de l’or du Pérou et qui lui a volé Angela, la femme dont tous les deux étaient amoureux. Ils vivraient tous les deux dans cette forteresse dont Iñigo compte bien la libérer. Entre une nature hostile et des ombres attirantes, la folie va-t-elle mener la danse ? Entre le monde réel et celui de l’imagination, les routes sur lesquelles marche Alvar Mayor sont souvent bien difficiles à emprunter, surtout s’il y a de l’or inca ou de l’amour au bout.

 

 

 

© Breccia, Trillo – iLatina

 

 

Vingt récits viennent conclure la trilogie intégrale d’Alvar Mayor proposée par les éditions i-latina. Parus dans le magazine argentin Skorpio entre 1982 et 1986, ils montrent le talent de deux auteurs incontournables : le scénariste Carlos Trillo et le dessinateur Enrique Breccia, l’un des maîtres internationaux du noir et blanc, dont   le talent dépasse allègrement celui de Hugo Pratt dans le domaine. Breccia est à Pratt ce que Franquin est à Hergé : le dynamiteur d’un ordre établi. Les grandes images de début et de fin de chaque histoire sont fabuleuses. L’Amérique du Sud est si grande que l’aventurier a toujours de nouvelles directions à prendre. Alvar Mayor se revendique homme libre et souhaite rester maître de ses choix. Il apprendra à ses dépens que ce n’est pas toujours possible. Certaines histoires semblent clairement avoir influencé Hermann pour Jérémiah ou Van Hamme pour Thorgal; seul le décor change.

 

 

 

 

© Breccia, Trillo – iLatina

 

 

Un entretien avec Enrique Breccia apporte la touche finale à cette réédition dont les trois imposants volumes sont aussi disponibles en coffret. On y apprend qu’Alvar Mayor est né en 1976 lorsque Carlos Trillo proposa l’idée à son compatriote. Il s’agissait des aventures d’un américain du Sud en Amérique hispanique après la découverte et la colonisation de l’Amérique par l’Espagne. Très rapidement, les deux auteurs ont trouvé leur équilibre, entre la vision littéraire de Trillo et le graphisme de Breccia. Une histoire est ainsi parue chaque mois. Des légendes inventées par les espagnols en arrivant en Amérique du Sud jusqu’à un fantastique poétique et philosophique, la saga d’Alvar Mayor est passée d’un certain réalisme historique à un onirisme exotique, sans que les deux compères n’en aient jamais discuté. Breccia raconte que cela s’est fait avec fluidité, grâce à l’osmose de leurs visions. Le dessinateur souligne qu’il ne faut pas oublier que la série contient également un certain humour ironique et subtil.

 

 

 

 

 

© Breccia, Trillo – iLatina

 

 

« Alvar Mayor, je l’ai dessiné avec une énergie et une joie qui se sont maintenues intactes au cours des années, du début à la fin. », déclare Enrique Breccia. Il n’avait pas besoin de le dire tellement ça se voit. Alvar Mayor est une pièce majeure de la bande dessinée argentine.

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Alvar Mayor

 

Tome : 3 - La réalité des songes

 

Genre : Aventures sud-américaines 

 

Scénario : Carlos Trillo 

 

Dessins : Enrique Breccia 

 

Traduction : Thomas Dassance 

 

Éditeur : iLatina

 

Collection : Grandes Autores

 

Nombre de pages : 232

 

Prix :  30 €

 

ISBN : 9782491042257

 

 

 



Publié le 03/09/2022.


Source : Bd-best


Une vie.  La commode aux tiroirs de couleurs

 

« - Maman, je n’arrive pas à dormir… Tu fais quoi ?

- Je lis une lettre d’Abuela que j’ai trouvée dans la commode.

- Hein ! Abuela veut pas qu’on ouvre les tiroirs !

- Ah ! Ah !... Tant qu’elle était là, c’est sûr, il valait mieux ne pas s’y risquer ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Maintenant qu’Abuela, la grand-mère de la famille en espagnol, a rejoint ses ancêtres, voici venu le temps des secrets. Ses secrets, l’histoire de sa vie, elle les rangeait dans une commode aux tiroirs de couleurs. Au travers de lettres et d’objets, sa petite fille y découvre l’histoire de sa famille. Des photos, une médaille de baptême,… et le voyage dans le temps peut commencer. Pour fuir la guerre civile espagnole, un couple envoie ses enfants en train chez leurs grands-parents à Narbonne. Rita a 10 ans, Leonor 16 et Carmen 6. Ce jour-là, les enfants ont embrassé leurs parents pour la dernière fois. Elles font partie de la Retirada, l’exode vers la France de 400 000 républicains espagnols. Entre travaux de couture et menus larcins, Rita va grandir et commencer sa vie, tenter de tout oublier et de redémarrer à zéro. Puis, c’est Toulouse et l’amour, avant d’être rattrapé par le passé...

 

 

 

 

 © Grisseaux, Winoc, Causse, Ruiz - JC Lattès / Bamboo Grand Angle

 

 

                Le roman d’Olivia Ruiz est adapté en bande dessinée. Sensible, émouvant, poignant même parfois, l’autrice écrit un nouveau « Une vie » de Maupassant. Ici, Jeanne est remplacé par Rita, le Sud de la France et l’Espagne remplacent la Normandie. La famille, les hommes, les enfants sont les trois piliers qu’ont en commun ces deux femmes que près d’un siècle sépare. Sans vouloir rivaliser avec le style littéraire exceptionnel d’un Maupassant au sommet de son art et dans le fond et dans la forme, dans son roman, Olivia Ruiz parvient à retranscrire une émotion similaire. Ruiz revendique dans la postface le côté fictionnel du récit. Malgré l’absence d’éléments sur son histoire familiale, elle comble les vides dans un devoir de mémoire et rend hommage aux femmes.

 

 

 

 

 © Grisseaux, Winoc, Causse, Ruiz - JC Lattès / Bamboo Grand Angle

 

 

                C’est cette émotion que traduisent en images Winoc et Amélie Causse, mêlant leurs graphismes dans cette adaptation par la scénariste Véronique Grisseaux. On y retrouve toute l’essence du récit. Il est juste parfois dommage que le média BD ne soit pas utilisé à plein. On est parfois souvent plus proche du livre illustré. C’est plus respectueux pour l’œuvre originelle, mais moins original pour la bande dessinée. Il est vrai que la forme épistolaire est difficilement traduisible sur ce point; peut-être aurait-on été trop éloigné du but recherché. Il n’en reste pas moins que l’histoire prend aux tripes et il est impossible de ne pas avoir une petite larme au coin de l’œil.

 

 

 

 

 

 © Grisseaux, Winoc, Causse, Ruiz - JC Lattès / Bamboo Grand Angle

 

 

                La commode aux tiroirs de couleurs montre le poids de la grande Histoire dans celle d’une famille. La commode aux tiroirs de couleurs donne envie de s’en construire une.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : La commode aux tiroirs de couleurs 

 

Genre : Une vie

 

Scénario : Véronique Grisseaux 

 

D’après : Olivia Ruiz 

 

Story-board et décors : Winoc

 

Personnages, encrages & couleurs : Amélie Causse

 

Éditeur : JC Lattès / Bamboo

 

Collection : Grand Angle

 

Nombre de pages : 80

 

Prix : 17,90 €

 

ISBN : 9782818993880

 



Publié le 03/09/2022.


Source : Bd-best


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