?>

En images et en bulles
Flux RSSFlux RSS

1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


Y’a pas à dire, prof, c’est un métier, quand même…  Le prof en 100 tweets.

 

 « - Je ferais cours jusqu’à mon dernier souffle !!

 
-          On fait un goûter.

 
-          On regarde un film.

 
-          On fait un jeu. »

 

 

 

 

 

 
Quand, jusqu’à fin juin début juillet, on doit résister aux assauts des élèves qui, déterminés comme des zombies cherchant leurs proies, n’ont pas envie de travailler, il faut être un prof bien formé, solide et fier de l’être.

 

 

 

© Erre - i-éditions

 

 
Fabrice Erre sait de quoi il parle. Il est issu du moule pédagogique. (Comprenez, il est prof)
Quel prof n’a jamais pensé au mythe de Sisyphe lorsque, découvrant comme tous les 4 ou 5 ans de nouveaux programmes, il pousse à bouts de bras cet amas de compétences à faire acquérir aux élèves ? Quelques années après, le rocher pédagogique retombera du haut de la falaise. Et il faudra recommencer, avec de nouvelles idées miraculeuses qui transformeront en petits génies des collégiens et lycéens modernes.
Dès la pré-rentrée, le prof est sous tension. Son premier adversaire n’est ni son inspecteur, ni un élève, mais bien le collègue squatteur de photocopieur qui pense que la machine est son bien propre. Il était là avant ! Il ne la lâchera pas ! Il a du travail, lui !
Mais très vite, le prof planifiera son année pour en envisager rapidement la fin. Sa deuxième tâche après avoir fait la rentrée est de finir le programme, contre vents et marées, contre élèves n’étudiant pas leurs leçons et parents préoccupés par le bien-être de leurs chères têtes blondes.

 

 

 

 

© Erre - i-éditions

 

 

            Entre les préparations de cours qui prennent cinq heures et peuvent être démolies en cinq minutes par une question niveau CP, les corrections de bac blanc plus ardues que la traversée de l’Atlantique à la voile, et l’application « à la mode » d’une bienveillance à tout bout de champ, l’année du prof sera semblable à celle du garde-chiourme qui, dans la galère, frappe le rythme sur son immense tambour.

 

 

 

 

© Erre - i-éditions

 

 

            Faire sa rentrée, enseigner, tenir la classe, corriger, orienter, passer le bac, partir en vacances, l’auteur n’a rien oublié. Il conclue l’album de re-tweets auxquels on a failli échapper. Il nous gratifie même de pages vierges sur lesquelles on peut rajouter des tweets de profs.

 

 

 

 

© Erre - i-éditions

 

 

 

            Après Boucq et les pathétiquement drôles tweets de Donald Trump, le deuxième livre de cette collection est hilarant. Fabrice Erre rend humoristique des moments à peine caricaturés. On rigole en se demandant parfois s’il ne vaudrait pas mieux pleurer.

 

 

Laurent Lafourcade

 

One shot : Le prof en 100 tweets



Genre : Comédie réaliste



Scénario & Dessins : Erre



Éditeur : i-éditions



Nombre de pages : 128



Prix : 9,90 €



ISBN : 9782376500308

 

 

          

 



Publié le 25/11/2018.


Source : Bd-best


Vous reprendrez bien une tranche de l’art ?  Trolls de Troy 23 – Art brut.

 

            « - Ce qu’il nous faut, c’est un grand événement.

-          J’aime les artistes. Organisons un concours de peinture ouvert à tous. J’épouserai le gagnant. Ou la gagnante.

-          On pourrait faire une exposition en même temps, ça ramènerait du monde !

-          Une grande exposition !

-          Et pourquoi pas… une exposition universelle ! »

 

 

 

 

 

 

 

Le Khalif Hopeïdemerfeil souhaite un peu plus de renommée pour sa cité de Hogdad, surgie des sables du Delpont en quelques années. L’idée est lancée. Ce sera une exposition, assortie du mariage de sa fille. Mais pour le concours, il faut choisir un thème. Pour la princesse Petypoï, il est tout trouvé : les trolls !

 

 

 

 

 

© Arleston, Mourier, Guth - Soleil

 

 

Du conservatoire d’Eckmül à la cour du Shä de Xingdu, dans chacune des soixante-dix-sept baronnies, des hérauts en font l’annonce. Les candidats sont nombreux. Il va juste falloir que les trolls soient conciliants pour servir de modèles. Et ça, sans dévoiler l’intrigue, c’est pas gagné d’avance.

 

 

 

 

 

© Arleston, Mourier, Guth - Soleil.

 

 

Jean-Louis Mourier a tout donné. Aux 46 planches fouillées, fourmillant de détails, s’ajoute un long supplément de perspectives picturales. On y retrouve des expressions artistiques de diverses provenances recueillies à l’occasion de l’Exposition Universelle de Hogdad. Bien que certaines œuvres soient dues au pinceau de célèbres artistes et d’autres à des modèles velus, c’est bien Mourier qui est l’origine de tout ça. Mais, chut ! Faut pas l’dire ! Ainsi, Picasso, Warhol, De Vinci, Le Douanier Rousseau et beaucoup d’autres grands peintres sont pastichés à la sauce troll. Un exercice de style épatant. Mention spéciale pour la Cène dans laquelle Jésus n’a pas la même place que sur le tableau d’origine.

 

 

 

 

© Arleston, Mourier, Guth - Soleil.

 

 

Christophe Arleston signe un des meilleurs albums de la série. Au bout de vingt-trois titres, c’est remarquable. Pas un temps mort. Un exemple. Une scène de boule à neige restera dans les annales du monde de Troy, voire même de la bande dessinée.

 

 

 

 

 

© Arleston, Mourier, Guth - Soleil.

 

Même s’il y a un petit côté trash original, Trolls de Troy est une série digne descendante d’Astérix. Les clins d’œil sont nombreux. Le banquet final est là, même s’il se trouve (déjà) en planche 7. L’humour d’Arleston, entre situations drolatiques et jeux de mots facétieux, ne fait rêver que d’une chose : le retrouver au scénario des aventures du gaulois.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Trolls de Troy

 

Tome : 23 – Art brut

 

Genre : Heroic Fantasy

 

Scénario : Arleston

 

Dessins : Mourier

 

Couleurs : Guth

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 72

 

Prix : 15,95 €

 

ISBN : 9782302062979

 

 



Publié le 25/11/2018.


Source : Bd-best


A mourir de rire.  Pan ! T’es mort !

« - Vous êtes son fils ? Il vous a réclamé toute la journée.

-          Teuh Teuh !

-          Papa, papa ! Ne t’en fais pas, je suis là maintenant.

-          I… il faut que je te dise quelque chose. Je… Je ne suis pas ton père…

-          Quoi ?? Mais qui ? Maman ?

-          Elle n’est pas ta mère.

-          J’ai été adopté, c’est ça ??

                                            -          Non… Tu t’es juste trompé de chambre, mon gars. »

 

 

 

 

 

Vous aimez l’humour noir ? Passez votre chemin. Ici, l’humour est noirissime. C’est pas un petit noir servi sur le zinc du comptoir, c’est du serré bien tassé, si tassé que ça se lit comme on boirait de l’encre de Chine…. Mais qu’est-ce qu’on se marre !

 

Mourir, de toute façon, il faudra tous y passer. Alors, autant attendre ça dans la bonne humeur…et s’en moquer. C’est un peu le but de cet album au concept, oui on peut le dire, philosophique.

 

 

 

 

© Terreur Graphique, Guerse – Delcourt

 

 

Du patient qui parie à son docteur pessimiste pour sa santé qu’il l’enterrera au gamin qui se plaint parce que ses parents massacrés ont laissé le frigo vide, du tortionnaire qui confond le temps de cuisson des œufs avec celui permettant de plonger la tête d’une victime dans une bassine sans qu’elle se noie au fiston qui apprend à trier les déchets, tous croiseront la mort au bout du chemin, qu’ils la donnent ou qu’ils la prennent.

La mort, on peut la retarder, mais on ne peut pas l’éviter. C’est ce qu’apprendra Kennedy dans la courte uchronie où la balle de Lee Harvey Oswald le rate.

 

 

 

 

 

© Terreur Graphique, Guerse – Delcourt

 

Hamlet, Marat, Alien, et même le fameux slogan « omar m’a tuer » ont droit à leurs clins d’œil.

On a même droit à un sujet de réflexion sur l’immortalité pour clôturer l’album.

 

Guillaume Guerse et Terreur Graphique se jouent de la mort dans des strips carrés en quatre cases, ou parfois sur quelques pages. Le format est court, percutant.

Les saynètes de Terreur Graphique sont drôlissimes. Le trait un peu crasseux de Guerse, à la Relom, ne laisse aucune place au sérieux.

 

 

 

 

 

© Terreur Graphique, Guerse – Delcourt

 

 

 

Les auteurs inaugurent Pataquès, la nouvelle collection d’humour des éditions Delcourt dirigée par James. On peut en voir une présentation ci-dessous.  

 

 

 

 

 

Pan ! T’es mort ! Depuis les Idées noires de Franquin, le bouchon n’avait pas été poussé si loin. A mourir de rire.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Pan ! T’es mort !

 

Genre : Humour noir de chez noir

 

Scénario : Terreur graphique

 

Dessins & Couleurs : Guerse

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Pataquès

 

Nombre de pages : 104

 

Prix : 12 €

 

ISBN : 9782413007760

 



Publié le 23/11/2018.


Source : Bd-best


Ne pas se fier aux apparences… L'art de mourir

            « - Désolée de t’avoir fait attendre, Philippe.

 
-          Vingt-cinq ans, ce n’est pas si long.

 
-          Tu as l’air meurtri, comme si je t’avais manqué.

 
-          Tu te trompes.

 
-          Si tu le dis… Depuis que tu as appris que je vivais à Barcelone, tu t’y rends chaque année. Peut-être dans l’espoir de m’y croiser… On peut en parler, tu sais. Tu veux savoir pourquoi je t’ai quitté ?

 
                                            -          J’aimerais plutôt savoir pourquoi tu m’as fait venir de Paris. »

 

 

 

 

 

 
Sophie a demandé à Philippe son ex-mari, flic parisien, de venir dans la capitale catalane. Leur fille, dont il apprend en même temps l’existence, vient de se suicider. Comme lui, elle adorait Jacques Brel et le chocolat blanc. Elle aurait aimé lui dire tant de choses. Mais en se penchant sur la vie de sa fille, Philippe Martin va découvrir que l’affaire n’est pas celle d’une simple disparition.

 

 

 

 

© Berthet, Raule, David - Dargaud

 

 
            Le trait de Berthet, c’est l’élégance incarnée. Depuis ses débuts et une certaine « Couleur café », le dessinateur porte un trait qui a de la classe. Si le Sean Connery de James Bond était une BD, il serait un album de Berthet.
 
            Là où Berthet réussi une œuvre cohérente, c’est qu’il semble mettre son âme à l’intérieur de ses personnages, comme un acteur incarne les rôles qu’il joue. Le privé d’Hollywood, c’est lui, il lui ressemble. Philippe Martin, héros de cet « art de mourir », c’est lui ; ils ont le même prénom. Même Dottie, dans Pin-Up, ce doit être lui.

 

 

 

 

 

© Berthet, Raule, David - Dargaud

 

 
Avec la collection Ligne Noire, Berthet reproduit le principe de collection qu’il avait chez Dupuis au milieu des années 80, mais avec une thématique précise, celle du polar noir. Raule, scénariste de Jazz Maynard, propose à son dessinateur un scénario sur mesure.
L’histoire a pour originalité de partir d’une situation finale et d’essayer de comprendre comment on a pu en arriver là. Comme son nom l’indique, « L’art de mourir » est une histoire de mort, mais aussi une histoire d’art. Emma, la victime, était sur le point de décrocher un doctorat en histoire de l’art avec une thèse sur le suicide dans l’histoire de l’art. La boucle est bouclée.
En laissant dissimulé le visage de Sophie tout au long des planches dans lesquelles elle apparaît, les auteurs ajoutent au mystère du triangle familial entre la fille décédée et ses parents séparés.

 

 

 

 

© Berthet, Raule, David - Dargaud

 

 
            Qui mieux que Dominique David peut comprendre le trait de son compagnon pour l’envelopper de couleurs en osmose ? Personne. La coloriste est indissociable de l’œuvre du dessinateur.
 
            Si mourir est un art, en découvrir la cause en est un autre beaucoup plus complexe.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : L'art de mourir

 

Genre : Polar

 

Scénario : Raule

 

Dessins : Berthet

 

Couleurs : David

 

Éditeur : Dargaud

 

Collection : Ligne noire

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 14,99 €

 

ISBN : 9782505070399

 

 



Publié le 23/11/2018.


Source : Bd-best


Vivre, aimer, respirer, l’art de la nature, la nature de l’art.  Les grands espaces.

 

 

            « Longtemps j’ai rêvé d’avoir dans mon appartement parisien une porte spéciale qui s’ouvrirait directement sur les prés. Je l’emprunterais à chaque saison, en un rien de temps en un coup de crayon. J’irais faire des provisions de paysages, d’odeurs, de silence… Peut-être que je m’attarderais un peu. Récitation. »

 

 

 

 

 

 

 

            Catherine Meurisse a grandi à la campagne. Ses parents ont choisi ce cadre pour les élever, sa sœur et elle. La campagne sera leur chance : 200 habitants, de nouveaux amis, des animaux et une ferme en ruine : leur nouvelle maison.

 

            C’est ainsi que démarre une nouvelle vie, où les valeurs sont redéfinies, où deux petites filles ouvrent les yeux sur un monde nouveau.

 

 

 

 

 

© Meurisse, Merlet - Dargaud

 

Quand les deux sœurs trouvent une fleur de lys gravée sur une pierre, marque de maçon, elles imaginent Louis XIV, celui-ci apparaît au fond du jardin, témoin improbable des siècles écoulés.

 

            Les gamines adoptent la campagne, l’apprivoisent et l’honorent. A la manière de Pierre Loti, elles créent un Musée où elles conservent tout ce qu’elles peuvent dénicher, jusqu’aux crottes des animaux. « Tant qu’on chie, on vit. », clame un agriculteur. Dans Le roman d’un enfant, Loti regrette plus tard d’avoir collectionné tant de trésors…puisque tout finit en cendres et aux vers, « à quoi bon » ? « Tout finit…ou tout commence ? » répond la Catherine enfant à sa sœur qui lui raconte cela.

 

 

 

 

© Meurisse, Merlet - Dargaud

 

 

Cette scène a un écho particulier après ce qu’il s’est passé le 7 janvier 2015. Pour la petite fille, la mort appartenait aux guerres 14-18 et 39-45. La mort des hommes, elle ne voyait pas bien, mais celle des animaux, elle connaissait. Elle avait tripoté des types réduits en poussière dans des tombes, mais ce n’était pour elle que des vestiges. On est dans « La légèreté » quand on sait le drame que vivra Catherine lors de l’attentat de Charlie Hebdo. Autre écho, lorsque la famille visite le Louvre, les deux sœurs dissertent sur le romantisme. Alors que Catherine définit le peintre romantique comme quelqu’un qui cherche à retrouver un paradis perdu, sa sœur lui demande ce qu’elle a perdu, elle. « Ben, rien. » répond la future dessinatrice. Une phrase d’anticipation poignante.

 

Marcel Proust est un autre ami de la famille. Catherine baptise un platane Swann, pour mieux aller se reposer de son côté.  Les mots de l’écrivain se posent dans le jardin fleuri de la petite famille.

 

 

 

 

© Meurisse, Merlet - Dargaud

 

 

L’album alterne entre futilité et gravité, entre amusement et dénonciation. Monsanto, les pesticides, le remembrement, les politiciens qui organisent des vins d’honneur pour mieux apprivoiser l’électeur de la cambrousse, tout de qui abîme, pollue ou désertifie la campagne en prend pour son grade.

 

            Isabelle Merlet a tout compris du monde de Meurisse. Sa mise en couleur volète comme les ailes d’un papillon, reçoit les rayons de soleil de fin d’après-midi d’été et sublime tant les fleurs des champs que les feuilles des grands arbres aux verts multiples.

 

 

 

 

© Meurisse, Merlet - Dargaud

 

 

 

            La légèreté ne trouverait-elle pas sa source dans ces grands espaces ? « Si un peu de rêve est dangereux, ce qui en guérit, ce n’est pas moins de rêve, mais plus de rêve » dit Proust. Rêver, c’est devenir, mais c’est aussi se souvenir.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Les grands espaces

 

Genre : Chronique de vie

 

Scénario & Dessins : Meurisse

 

Couleurs : Merlet

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 92

 

Prix : 19,99 €

 

ISBN : 9782205074505

 

 



Publié le 22/11/2018.


Source : Bd-best


Trop beau pour être vrai ?  Walking Dead 30 – Nouvel ordre mondial.

 

 

            « - Je m’appelle Lance Hornsby. Je gère toutes les entrées dans la communauté. Pour commencer, vous allez me donner vos noms et m’indiquer la zone géographique d’où vous venez.

-          Je veux parler à Stéphanie.

-          Nous aimons les nouveaux. Nous avons besoin de nouveaux. Nous adorons les nouveaux. Les nouveaux sont le sang qui fait battre le cœur de notre communauté. Mais je ne mettrai jamais en danger ce que nous avons construit, juste pour vous mettre à l’aise. Je préfèrerais encore demander à un de mes chers collègues de vous tirer une balle dans la tête. Alors nous allons faire les choses dans l’ordre. Pas de précipitation. Ai-je été bien clair ? »

 

 

 

 

 

Michonne et ses acolytes rencontrent les membres d’une nouvelle communauté. Et, comme d’habitude, ils ne savent pas où ils mettent les pieds. Amis ou ennemis ? Enfer ou paradis ? Dans un monde où des zombies peuvent surgir n’importe où n’importe comment, au détour d’un bosquet ou au coin d’une rue, on ne peut faire confiance à personne.

 

 

 

 

 

© Kirkman, Adlard, Gaudiano, Rathburn - Delcourt

 

 

 

Les survivants débarquent dans la société qui abrite Stéphanie, avec qui Eugène a discuté par radio. Mais ce sont de drôles de stromtroopers armés qui les accueillent. Princesse se demandent à quoi peut bien servir une telle combinaison. « Les zombies attaquent direct la zigounette ? ». L’accueil est rigide, encadré, et voilà nos amis conduits au cœur de ville aux 50000 rescapés. Ce « phare dans la nuit » est dirigé par Pamela Milton. La gouverneuse les invite dans leur monde sorti des cendres, qui a mis de l’ordre dans le chaos mondial. Mais est-ce bien ce dont ils ont rêvé, toujours espéré retrouver un jour ? Est-ce bien la civilisation ?

 

 

 

 

© Kirkman, Adlard, Gaudiano, Rathburn - Delcourt

 

 

Les auteurs ont depuis quelques épisodes étoffé leur équipe afin de garder le rythme régulier et soutenu de la série depuis sa création. Ainsi, Charlie Adlard est épaulé par Gaudiano et Rathburn pour l’encrage, les trames et les niveaux de gris, une organisation à la mangaka. Le lecteur n’y verra que du feu.

Robert Kirkman donne la part belle à Michonne dont le passé lui revient en pleine figure.

 

 

 

 

© Kirkman, Adlard, Gaudiano, Rathburn - Delcourt

 

Le scénariste donne un coup de pied à la politique. L’ère Donald Trump passe aussi par Walking Dead. Lorsque Pamela visite la communauté de Rick, celle-ci s’interroge sur le fonctionnement de leur société. Et oui. Rick a la même maison que tout le monde, fait les mêmes corvées, le même travail, avec la même rémunération. Tous sont égaux ici. Pour Pamela, ça n’a aucun sens…

 

 

 

 

 

© Kirkman, Adlard, Gaudiano, Rathburn - Delcourt

 

En faisant des allusions à l’actualité politique mondiale, et en particulier américaine, Walking Dead reste une série d’intérêt qui amène à la réflexion sur la nature humaine, celle du peuple et de ses dirigeants…qui ne sont pas les mêmes.

Alors, sont-ce les zombies les plus dangereux ?

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Walking Dead

 

Tome : 30 – Nouvel ordre mondial

 

Genre : Thriller zombiesque

 

Scénario : Kirkman

 

Dessins : Adlard

 

Encrage : Gaudiano

 

Trames et niveaux de gris : Rathburn

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Contrebande

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782756093512

 



Publié le 22/11/2018.


Source : Bd-best


Au Garfield des jours…  Garfield 67 – Garfield voyage léger.

 

 

            « - Garfield ! Odie ! Venez là ! On va prendre une photo pour la carte de vœux… Et on veut que tout le monde soit dessus !... Le livreur de pizzas ?

Il fait partie de la famille. »

 

 

 

 

 

Lorsque Jon et sa fiancée Liz demandent aux animaux de les rejoindre sur le canapé pour une photo de famille, il va de soi que le livreur de pizzas est convié.

Oui, Garfield voyage léger, mais en fonction de ce qu’il a l’habitude de trimballer. C’est ainsi qu’il ne partira pas sans ses croquettes, sa télévision et la télécommande qui va avec, sa canne pêche, toutes sortes de choses…et son pote le chien Odie. Autant dire que le félin ne va jamais beaucoup plus loin que le bout de son jardin.

 

 

 

 

 

© Davis - Dargaud

 

 

Entre strips quotidiens et planches dominicales, le nouveau recueil de Garfield est d’un excellent cru. Et si le chat perd ses poils, il garde sa répartie et son humour.

 

            67 albums au compteur, autant de tonnes de croquettes avalés, de millions de parts de pizzas englouties, de milliers de plats de lasagnes ingurgités et de giga-milliards de poils perdus. Mais Garfield est toujours aussi en forme.

            Drôles, universels, classiques, efficaces, les strips et gags du chat le plus flemmard de la galaxie sont un plaisir pour les lecteurs et une leçon de mécanique pour les auteurs d’humour en devenir. Cela mérite un retour sur la genèse et l’histoire de la série.

 

 

 

 

 

 

 

© Davis - Dargaud

 

 

            Après avoir été refusée par le King Features Syndicate et le Chicago Tribune-New-York Daily News, Jim Davis signe sa série chez United Feature Syndicate en 1978. Le succès prend feu comme une trainée de poudre. La même année, ce sont 41 journaux qui publient Garfield. En 1981, 850 journaux accueillent le chat dans le monde entier. Jim Davis créé une société Paws, Inc pour en gérer les droits. En 2002, Garfield devient la bande dessinée la plus diffusée au monde. Deux ans plus tard, le chat fédère près de 265 millions de lecteurs dans plus de 2600 journaux et dans 111 pays.

            Aujourd’hui, Jim Davis scénarise et réalise des croquis, mais encrage, colorisation et lettrage sont confiés à des collaborateurs.

 

            Garfield doit son nom au grand-père acariâtre de son créateur. Le patronyme de Jon lui vient d’une marque de café des années 50. Odie dérive d’une publicité radiophonique pour Oldsmobile-Cadillac. Notons qu’au départ le chien avait son propriétaire, mais le personnage a disparu.

            Au fil des années, Garfield s’est physiquement humanisé pour effectuer des actions basiques qu’un quadrupède ne peut pas concrètement réaliser.

 

 

 

 

 

 

© Davis - Dargaud

 

 

 

            Le site officiel US de Garfield https://garfield.com/comic est un vrai petit supermarché : Applis, goodies, livres, merchandising de toutes sortes... Plus intéressant, l’onglet comics propose des strips en version originale. Facilement traduisibles, les fans peuvent vivre au jour le jour la carrière américaine du greffier.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Garfield

 

Tome : 67 – Garfield voyage léger

 

Genre : Humour félin

 

Scénario & Dessins : Jim Davis

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 9,90 €

 

ISBN : 9791034731152

 



Publié le 19/11/2018.


Source : Bd-best


Sommaire Spirou 4206 du 21 novembre 2018

 

Kid Noize : Une série qui va faire du bruit

 

            Une série-concept inédite débarque cette semaine. Le personnage principal se confond avec l’un des co-scénaristes : Kid Noize, l’homme à tête de singe, le DJ masqué, arrive de son monde parallèle. L’autre Kid (Toussaint) apporte son savoir-faire de scénariste professionnel. Qui d’autre que le créateur de Magic 7 et de Télémaque pouvait le faire mieux ? Un jeune dessinateur fait ses premiers pas : Otocto.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Super-Groom revient avec la première partie d’un nouveau chapitre. Spirou, façon Comics, ça marche aussi. Autre temps fort : Un hypnotiseur vient montrer ses compétences dans l’hôpital des Femmes en blanc.

 

 

 

 

Histoires à suivre :

Kid Noize : L’homme à la tête de singe

Natacha : Sur les traces de l’épervier bleu

Pebble’s Adventures

Super-Groom : Duel au sommet !

Tuniques bleues (Les) : Sallie

 

Récits complets & Gags :

Boni

Cramés !

Crapule

Femmes en blanc (Les) : Hypnose… Vous avez dit hypnose ?

Game Over

Kahl & Pörth

MiniMythes (Les)

Minions (Les)

Nelson

Page 2 (La)

Rob

Zeu Bestioles

 

Rubriques :

Edito

Interview : Kid Noize

En direct de la Rédac

Jeux : Zani-Mots (Caritte)

 

 

En kiosques et librairies le 21 novembre.

 

 

Prix: 2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade



Publié le 19/11/2018.


Source : Bd-best


Juste Célib’, juste happy ?  Didier, la cinquième roue du tracteur.

 

 

            « - Docteur… Il me reste combien de temps ? Je vais mourir… Je vais mourir et cela sans même avoir connu l’amour… Je ne parle pas de coups tirés à la va-vite, d’amourettes dans les prés, de saillies dans les foins, non… Je parle du grand amour, celui qui aide à vous lever le matin et vous donne envie de vous coucher le soir… Celui qui rafraîchit les journées et réchauffe les nuits… Celui qui rend beau… qui rend bon…

-          Vous pouvez vous rhabiller… »

 

 

 

 

 

 

 

            Didier, 45 ans, Bretagne. Bonne hygiène, surtout le samedi. Cherche le grand amour de 35 à 55 ans. Silhouette forte, cheveux gris, pas d’enfant, romantique persévérant, non-fumeur, sort pour faire les courses, fait du sport à la télé.

            Ainsi se définit l’agriculteur sur le profil Meetic que lui a conseillé d’ouvrir son médecin, avant que sa sœur Soazic, qui vit avec lui, n’enrobe la description. Dans la Bretagne profonde, la propriété des deux célibataires accueille Régis, un fermier voisin dont l’exploitation vient d’être liquidée aux enchères.

 

 

 

© Rabaté, Ravard - Futuropolis

 

 

            Les trois compères vont devenir les acteurs d’une tragi-comédie campagnarde où, pas seulement Didier, mais chacun d’entre eux, est à la recherche de l’amour. Les conséquences de l’annonce sur le réseau social vont donner un coup de pied dans la fourmilière d’une vie trop pépère dont on ne mesure pas le bonheur.

 

            Avec Didier, Pascal Rabaté remet « Les pieds dans le plat », du nom de la série qui l’a lancé chez Vents d’Ouest dans les années 90. L’auteur aime la France profonde, celle du Tour de France et de la fête des labours.

Sous une apparente moquerie, Rabaté raconte l’histoire de gens qu’il aime. Il a de l’empathie pour ces héros du quotidien, pour ces chevaliers du banal, pour ces combattants au jour le jour. Il ne manque qu’Aimé Lacapelle, le paysan de Jean-Yves Ferri, qui pourrait surgir sur son tracteur au détour d’un virage.

 

 

 

 

© Rabaté, Ravard - Futuropolis.

 

            François Ravard, dessinateur du délicat et drôlissime Pas un jour sans soleil, illustre ce récit avec humour et grand respect pour leurs acteurs.

            Dans sa mise en couleurs, l’album revêt un habillage pas si classique que ça. Une dominante violet-rose est mise en exergue, accentuant l’ambiance bienveillante de l’axe pris pour raconter l’histoire tout en surlignant la problématique : Didier va-t-il trouver l’amour ?

            La couverture est une petite pépite qui résume en un dessin l’ensemble du récit et sur laquelle on découvre à chaque vision un détail que l’on n’a pas vu en première lecture.

 

 

 

 

 

 

© Rabaté, Ravard - Futuropolis.

 

            Didier aurait pu être candidat à « L’amour est dans le pré », mais le personnage a une certaine indépendance. Alors, au lieu de subir la dictature d’un monde où il faut être comme ci ou comme ça, où il faut vivre ainsi ou « ainsa », l’agriculteur nous fait méditer cet adage : A quoi bon vouloir forcer le destin ?

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Didier, la cinquième roue du tracteur.

 

Genre : Farce campagnarde.

 

Dessins & Couleurs : Ravard.

 

Scénario : Rabaté.

 

Éditeur : Futuropolis.

 

Nombre de pages : 80.

 

Prix : 17,00 €.

 

ISBN : 9782754823845

 



Publié le 18/11/2018.


Source : Bd-best


Comment sabbat ?  Zombillenium 4 – La fille de l’air.

          « - C’est quoi cette histoire de reconversion ? Behemoth, tu nous expliques ?

-          Ce n’est pas pour Halphas que je cherche, mais pour moi. Je vends Zombillenium. 1 milliard de chiffre d’affaires, 2 millions de visiteurs par an, dont 0.01 % qui rejoignent le côté obscur, soit à ce jour 10000 âmes. Allez-y, battez-vous.

-          A moi !

-          J’achète !

-          Ça me revient de droit !

-          Ordure !

-          C’est à moi !

-          A vrai dire, je ne vais pas le vendre… Je vais le jouer. »

 

 

 

 

 

Coup de théâtre pour le grand retour de Zombillenium : le parc est à vendre…ou plutôt à jouer, comme l’annonce Behemoth à la grande réunion des démons. Chacun d’entre eux pourra faire un pari. Il sera le bookmaker dans une course millénaire, un sabbat de sorcières.

 

 

 

© De Pins - Dupuis.

 

Pendant ce temps, près de la voie ferrée, Gretchen tente de sauver la mise à un zombie soumis   à une rupture de contrat de travail pour clause abusive. Mais le danger ne vient pas toujours du côté où on l’attend. Il lui faudra la force d’Aurélien pour faire face à une sorcière surfant dans les airs. Zombillenium meet Charlotte Hawkins, the mighty monster hunter from Louisiane.

 

 

 

 

© De Pins - Dupuis.

 

            Après cinq ans d’absence dus à la réalisation du dessin animé, Arthur de Pins retrouve ses personnages dans leur version BD. D’un film avec des dizaines de collaborateurs, il se retrouve seul aux commandes. Réalisé avec le logiciel Illustrator, son graphisme garde une unité et une fluidité certaines.

 

            De Pins utilise intelligemment toutes les possibilités numériques pour offrir des scènes dynamiques dans lesquelles on a la sensation que ce sont des mouvements de dessins animés qui intègrent la BD.

 

 

 

 

 

© De Pins - Dupuis.

 

            Parodie du monde de l’entreprise, satire de la finance, Zombillenium est plus qu’un divertissement, c’est un message envoyé au faux monde du divertissement. Public, vous vous amusez peut-être, mais vous dépensez surtout votre pognon pour le plus grand bonheur des banquiers aux cœurs glacés dont le but unique est de gonfler leurs bourses.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Zombillenium.

 

Tome : 4 – La fille de l’air.

 

Genre : Attraction terrifiante.

 

Scénario, Dessins & Couleurs : De Pins.

 

Éditeur : Dupuis.

 

Nombre de pages : 68

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9792800161068

 



Publié le 14/11/2018.


Source : Bd-best


1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


©BD-Best v3.5 / 2019