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De la BD intelligente pour les Tout-petits, mais pas que.  Petit Poilu 21 – Chandelle-sur-Trouille

« Il est petit, il est poilu. C’est Petit Poilu ! Le v’là parti de bon matin. Le v’là parti et tout va bien. Mais ?... Que se passe-t-il ? ça se bouscule et tout bascule ! »

 

            Voici le point de départ de chacune des aventures de ce petit bonhomme au nez rouge et à la combinaison verte. Dans chacune d’entre elles, les auteurs délivrent un message à destination des tout-petits mais qui fait aussi réfléchir leurs parents, en particulier dans cette histoire-ci.

 

 

 

 

 

 

 

 

© Fraipont, Bailly - Dupuis

 

 

            Allume et Allumette sont un couple de bâtonnets à l’embout en chlorate de potassium. Ils doivent s’exiler de leur pays où le climat hostile met leur vie quotidiennement en danger. Petit Poilu va les accompagner jusqu’à Chandelle-sur-Trouille où les habitants ne voient pas d’un bon œil l’arrivée de ces migrants. Les Chandellains vont-ils finir par les accepter ?

 

 

 

 

© Fraipont, Bailly - Dupuis

 

 

Le terme est dit. Les Allumettes sont des migrants au pays des Chandelles. Petit Poilu ne pouvait pas être plus dans l’actualité qu’avec un tel sujet. Bailly et Fraipont mettent les points sur les « i ». Si chacun n’y met pas du sien, il va être compliqué de trouver une solution pour l’avenir du monde. Dans un tel problème, les enfants sont le meilleur vecteur pour faire prendre conscience à leurs parents que tolérance, acceptation et solidarité sont les piliers de la politique internationale du XXIème siècle. Ce sont peut-être des « gros mots » qui sont employés ici, mais c’est bien le thème sous-jacent à cette aventure de Petit Poilu.

 

Vas-y, Petit Poilu, fonce ! Le monde à besoin de toi.

 

Série : Petit Poilu

Tome : 21 – Chandelle-sur-Trouille

Collection : Première BD

Genre : Aventure fantastique

Scénario : Fraipont

Dessins : Bailly

Couleurs : Mel

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 32

Prix : 9,50 €

ISBN : 9782800171586



Publié le 04/01/2018.


Source : Bd-best Laurent Lafourcade


Parmi vos bonnes résolutions, vous voulez devenir un vrai méchant ? On a quelques excellentes lectures pour vous y aider ! #2

De drôles de rencontres aux abords du bureau des destins perdus

Un pacte avec le diable, ça vous dit ? Parfait mais vous allez peut-être déchanter. Et parce qu’il n’y a pas que Goethe dans la vie, c’est Nancy Vilbajo qui nous entraîne dans les arcanes du bureau des destins perdus.

 

Un changement de genre radical pour celle qui nous avait entraînés dans les turpitudes infernales des trains de notre SNCB nationale plus souvent en retard qu’à leur tour. Se dégageant de son quotidien (quoique, qui sait ce sont peut-être des légendes urbaines qu’elle vient nous relater), la Binchoise a donc osé vaciller dans des nouvelles fantastiques et un brin horrifiantes.
© François Bouton

Surréaliste, aussi, car on ne changera pas l’ADN de la fière Belge qu’elle est. Et voilà qu’on redécouvre une écrivaine bien habile à sortir des rails pour se confronter le paranormal sans pour autant perdre pied et en restant en contact avec le monde tragi-comique qui nous entoure.

    Ah, la nuit ! Inquiétante boite de Pandore, engrais de la noirceur de notre âme.

Tragi-comique comme cette langouste en costume-cravate (une oeuvre de François Bouton, déjà présent dans SNCB mon amour et qui change de style pour mieux accompagner ce nouvel opus) qui ouvre le bal et donne le ton sur la couverture. Dans ces 233 pages de délire jouissif, Nancy nous fait donc côtoyer ces destins perdus, qu’ils soient voulus ou subis. Tantôt bien wallons, tantôt héritier de noms anglo-saxons qui en jettent (Maddox, c’est mieux que René et Janis bien mieux que Josiane), les voilà à tituber, à trébucher dans les couloirs qui mènent à la damnation et au bureau du diable.

 

 

 

 

© Nancy Vilbajo aux Éditions du Chat Ailé

 

Ou peut-être n’est-ce que le destin fatidique et facétieux. Un bureau qui a ses entrées n’importe où, d’une plage aux chiens mystérieuse à des rêves cauchemardesques en passant par des wagons en route vers la destination et la solution finale ou encore dans la rue d’un SDF qui fait de l’humanité son héritière. Dans l’écriture de Vilbajo, il y a du Kafka mais aussi du Ray. À mesure que passent les histoires, en quelques pages ou des dizaines, Nancy a surtout un sens particulier et bien à elle de battre et rabattre les cartes tout en restant toujours maîtresse d’un jeu machiavélique mais aussi inspirant et très prenant.

 

Titre : Le bureau des destins perdus

Auteur : Nancy Vilbajo

Illustrateur : François Bouton

Genre : Nouvelles, Polar, Horreur, Fantastique

Éditeur : Le chat i

Collection : Polar

Nbre de pages : 231

Prix : 18 €



Publié le 02/01/2018.


Source : Bd-best - Alexis Seny


Parmi vos bonnes résolutions, vous voulez devenir un vrai méchant ? On a quelques excellentes lectures pour vous y aider ! #1

Bescherelle ta mère, Pivot ton père, Szewczyk notre maître !


Être un monstre, ce n’est pas uniquement mettre un masque et prendre un couteau. Cela peut aussi se faire insidieusement, gangrenant un peu plus, chaque jour, un monde qui a non seulement perdu son Latin mais est en train de perdre son français. À coup d’affiches, de folders, mais surtout de tweets et des statuts sur des réseaux sociaux qui ont depuis longtemps remplacé les journaux intimes de papier. Refusant de les garder pour eux, les cancres de l’orthographe partagent du coup généreusement leurs fautes qui sauteront aux yeux des plus avertis (qui sont de moins en moins). Et puisqu’il y a bien des sites pour remettre à leur place les feuilles de choux usant de grands procédés populistes, sensationnalistes et putassier (et putaclic); des sites ont aussi vu le jour pour recenser les plus grosses « coquilles » et foutages de gueule linguistique qui pullulent sur le web ou ailleurs.

 

 

 

 

© Sylvain Szewczyk chez Flammarion

 

Le plus célèbre de ces justiciers de la langue de Molière (plutôt que de celle d’Hanouna) est sans aucun doute Bescherelle ta mère mis sur pied par Sylvain Szewczyk, 25 ans et un sacré niveau en matière de sans-faute, prenant en défaut Monsieur et Madame Tout Le Monde qui, après tout et malheureusement, n’y peut pas toujours grand-chose ainsi que, surtout, quelques grands (mais petits francophiles) de ce monde. Bien sûr, les plus vilains les suivront à la (mauvaise) lettre. Et là, on se moque à coeur-joie de les voir tomber dans tous les panneaux, conscient qu’on ne peut pas leur jeter la pierre : qui ne fait jamais de faute ?

 

 

 

 

© Sylvain Szewczyk chez Flammarion

 

Mais « Je t’apprends le français, bordel », par sa compilation tous azimuts et évitant l’écueil du « best-of » chouette mais fade et sans conscience, est aussi une bonne manière de se rappeler certaines règles qui pourraient nous échapper. Car oui, à force de voir des fautes, la tentation est grande d’en faire, inconsciemment manipulés que nous sommes. Sylvain Szewczyk se fait donc aussi didactique, l’air de rien mais marquant les esprits de manière simple, efficace et hilarante.

 

Titre : Je t’apprends le francais bordel !

Auteur : Sylvain Szewczyk (et tous ceux qui ont mis leur pierre à l’édifice, bien malgré eux)

Genre : Compilation, Humour, Apprentissage

Éditeur : Flammarion

Collection : Documents

Nbre de pages : 160

Prix : 14,95 €



Publié le 02/01/2018.


Source : Bd-best


Le nouvel angle d’une série culte : Auteurs et personnages reboostés     Les profs 20 – Lycée Boulard

« - Il s’appelle Boulard, Madame la Ministre !

-          C’est donc ce gamin à casquette ridicule qui a fait descendre dans la rue tous les lycéens du pays ? (…)

-          Le mouvement lycéen a la sympathie de l’opinion : 72 % des sondés le soutiennent…

-          72 % ? Et mes sondages à moi, ils en sont où ?

-          Euh… Eh bien j’avoue que je n’ai pas les chiffres en tête, Madame la Ministre, mais...

-          Combien ?

-          27 % d’opinions favorables, Madame la Ministre… (…)

-          Je vais accepter la proposition de ce Boudard…Bouchard…Choubard…

-          Boulard ?

-          Oui ! Je vais confier la gestion du lycée Fanfaron aux élèves ! »

 

Depuis que Polochon a viré Boulard de son cours d’histoire parce qu’il discute avec ses voisins, joue aux jeux vidéos, mange des kebabs et envoie des textos à sa grand-mère, c’est la chienlit au lycée Fanfaron. L’élève ne compte pas en rester là et soulève les foules pour lutter contre le dictat des profs…jusqu’à ce que Madame la Ministre de l’éducation nationale vienne y mettre son grain de sel, et pas forcément dans le sens que l’on pourrait penser.

 

 

 

 

 

 

 

Pour le vingtième album des profs, Erroc dynamite le concept et, au lieu de gags, propose une longue histoire dans le décor du lycée Fanfaron. Ça marche plus que ce que l’on pouvait espérer. Comme un squelette autour de l’humour bien spécifique à la série, un récit solide vient cimenter le tout. De plus, les personnages ayant été si bien campés depuis des années, il n’y a pas de temps perdu en présentations.

Au-delà du comique de situation, le scénariste fait passer des messages sur l’école en France. Il n’hésite pas à toucher à la politique. La Ministre de l’éducation nationale représentée sous les traits de Najat Vallaud-Belkacem en prend pour son grade et paye pour ses prédécesseurs, et ses successeurs.

 

 

 

 

 

 

Qu’il est bon de retrouver Léturgie dans une histoire de longue haleine. Il peut ainsi laisser exploser le dynamisme de son graphisme comme ce l’était dans Spoon et White. Bien qu’en y insufflant sa personnalité, il respecte cependant le trait de Pica, , aidé dans la tâche par les couleurs signées depuis le départ par Jacqueline Guénard.

 

Pef n’a pas à aller chercher loin le scénario de son prochain film. S’il veut réaliser Les profs 3, le pitch est écrit.

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les profs

Tome : 20 – Lycée Boulard

Genre : Humour

Scénario : Erroc

Dessins : Léturgie

Couleurs : Guénard

Éditeur : Bamboo

Nombre de pages : 46

Prix : 10,60 €

 ISBN : 9782818943489

 



Publié le 02/01/2018.


Source : Bd-best


Omnibus, une intégrale de Crimson à tirage unique chez Glénat Comics

Sortie d'une intégrale très attendue chez Glénat Comics en cette fin d' année 2017. La série culte des années 90 est réunie ici dans un impressionnant volume de 656 pages. Un ultime achat de fête de fin d'année pertinent pour les fans et opportun pour ceux désirant connaître la création de Brian Augustyn et Humberto Ramos.

Résumé : Le retour tant attendu d'une série culte ! Alex Elder a le sang qui bouillonne : ses amis se sont fait massacrer par une bande de motards vampires ! Mordu, l'adolescent ne doit son salut qu'à Ekimus, le dernier des Gregori, qui le transforme à son tour en vampire. Complètement déboussolé et ivre de vengeance, Alex apprend de la bouche de son sauveur qu'il n'a pas hérité que de nouvelles canines. Il serait également l'Élu d'une antique prophétie... Crimson, série culte d'Humberto Ramos et Brian Augustyn, est enfin de retour ! Revivez, pour la première fois en intégralité, l'ascension du jeune Alex Elder du statut d'adolescent à celui d'Élu destiné à débarrasser l'humanité des vampires.

 

 

 

 

© Augustyn Brian, Ramos Humberto - Glénat Comics

 

Les vampires ont eu la cote dans les années 90. Ce fut un véritable engouement pour les grandes canines aussi bien au cinéma que dans le neuvième art qui nous concerne. Augustyn est non seulement un scénariste mais aussi un écrivain autant qu'un éditeur de BD. On lui doit son premier roman graphique "Elseworlds" un Batman sorti en 1989. Quand à Humberto Ramos on le connaît également pour ses travaux aussi chez DC Comics mais aussi chez Marvel avec les Avengers. Avec "Out There" il s’associe donc avec Augystyn pour la série Crimson.

 

 

 

 

Ces deux talents réunis créent donc une série aussi sanglante que bourrée d'action au style graphique coupant comme un rasoir mais très intéressant au demeurant qui propose pour l'époque un renouveau surprenant. Côté soins du lecteur assidu dans cette intégrale, il sera gâté avec le chapitre bonus "Scarlet X". Cette série devenue au fil du temps un grand classique et constitue déjà un collector car l'éditeur l'a imprimé en tirage unique, c'est dire si ce gros volume est un achat des plus intéressant malgré son prix quelque peu élevé mais quand on aime...

 

Série : Crimson

Titre : Omnibus

Tome : intégrale

Genre : fantastique

Scénario : Augustyn Brian

Scénario & Dessins : Ramos Humberto

 

Éditeur : Glénat Comics

Nombre de pages : 9782344024775

Prix : 49 €

ISBN : 9782884714419



Publié le 29/12/2017.


Source : Bd-best - Damien Caste


Au pied de mon sapin, j’ai trouvé…  Episode 5 : L’enfance d’une idole  Kid Lucky4 – Suivez la flèche

« - Hey, Kid, qu’est-ce que tu fais ?

-          Salut, Dopey. Ben, tu le vois : je joue avec mon ombre… J’ai remarqué qu’elle est souvent en retard sur ce que je fais. Par exemple, je tire plus vite qu’elle !

-          Nooon ?! »

 

Le petit Lucky Luke vient de se découvrir une qualité et des compétences qui lui permettront plus tard de capturer les plus grands malfrats de l’Ouest. Mais il lui reste encore à parfaire son apprentissage pour maîtriser son don.

 

 

 

 

 

 

 

© Achdé - Dargaud

 

 

 

            Entre les gags mettant en scène le futur meilleur tireur de l’Amérique, ses amis, son premier amour Joannie, on en apprend un peu plus sur les origines du cow-boy, sur la façon dont la tante Martha et l’oncle Elias ont pris en charge sont éducation. On découvre aussi moultes anecdotes sur la façon dont vivaient les gens à l’époque.

 

 

 

© Achdé - Dargaud

 

 

 

 

Alors que Boule et Bill est une série mignonne accessible aux lecteurs même avant qu’ils sachent lire, Kid Lucky pousse le curseur. Mais là où Titeuf paraît parfois provocateur et le Petit Spirou peut sembler vulgaire, Kid Lucky, dans le monde de l’enfance, tire son épingle du jeu. La série d’Achdé se positionne aux confluents de toutes ces séries de mômes. L’auteur a eu l’intelligence de faire de son personnage un enfant aux préoccupations d’enfant, et voyant les adultes et le monde avec ses yeux d’enfant.

 

Mais qu’il est rigolo, cet album de Kid Lucky. Achdé est comme Brigitte Bardot sur sa Harley Davidson. Il n’a besoin de personne et file comme le vent. Ça donne envie de voir ce qu’il ferait seul aux manettes du grand Lucky.

 

 

 

Série : Kid Lucky

Tome : 4 – Suivez la flèche

Genre : Western humoristique

Scénario & Dessins : Achdé

Couleurs : Mel

Éditeur : Dargaud

Nombre de pages : 48

Prix : 10,95 €

ISBN : 9782884714419



Publié le 29/12/2017.


Source : Bd-best Laurent Lafourcade


Au pied du sapin, j’ai trouvé…  Episode 4 : Une grande œuvre du patrimoine  Bizu Intégrale 3

« - Bizu, joli nom… Y a-t-il quelqu’un à cette heure ? Ho ! Les gens de Ker Bizu !

-          Bizu, viens voir.

-          Que…Qu’est-ce ?

-          Bonjour ! Ma longue errance a conduit mes pas chez vous. (…)

-          Schnockbul, venez vite, le Chevalier Potage nous rend visite. »

 

Bienvenue à Ker Bizu, Chevalier Potage ! Suivez-nous dans le folklore bretonnisant des belles histoires d’un monde enchanté.

 

            Cette intégrale constitue l’apogée de la carrière de Jean-Claude Fournier. Les quatre aventures de Bizu présentées ici forment l’œuvre la plus personnelle et la plus aboutie du dessinateur breton. C’est une apogée, mais aussi un chant du cygne, puisque nous avons là les dernières histoires du petit bonhomme des bois de Brocéliande. Bizu, tout comme Les centaures Aurore et Ulysse ou les Krostons, est passé à côté de la destinée qu’il aurait dû avoir.

 

 

 

© Fournier - Dupuis

 

 

 

 

            L’introduction de Martin Zeller raconte cette époque de la carrière de Bizu, qui est à la fois une renaissance et un baissé de rideau. On y apprend qu’après un passage chez Fleurus, c’est Philippe Vandooren qui a demandé à Fournier de réfléchir à une nouvelle aventure de Bizu pour Dupuis. Emberlificoté dans une histoire brouillonne (Le grand désordre), l’auteur l’abandonne pour proposer un nouveau départ. Les Bilzigs, petit peuple de la forêt, y jouent un rôle prépondérant, notamment Karig, avec le gag récurrent du sceptre du Grand Karnablem. On y apprend à l’occasion que ces personnages sont inspirés, ou tout du moins sont un hommage, aux ci-dessus nommés Krostons de Deliège.

 

 

 

 

 

© Fournier - Dupuis

 

            La deuxième partie de l’avant-propos retrace l’histoire de la création de ce qui deviendra plus tard le plus important festival de BD en France après Angoulême : Quai des Bulles, dont Fournier a été l’un des maîtres d’œuvre.

            Suivent les quatre plus merveilleuses aventures de Bizu, Mukès et Schnockbul.

 

            Le chevalier potage est le conte d’un personnage de bois et de légumes né de la rencontre d’un bonhomme de neige et d’une épouvantaille. Il erre à travers landes et bois, débarque à Ker Bizu et se trouve atomisé par un Schnockbul se prenant pour Tarzan. Bizu et ses amis n’ont que trois jours pour reconstituer le chevalier sinon des malheurs s’abattront sur leur maison pour les siècles à venir.

 

            Le trio Jabadao & La croisière fantôme sont basés sur des postulats opposés. Dans le premier, trois individus peu recommandables qui recherchent un trésor pénètrent dans le monde de Bizu. Dans le second, ce sont Bizu et ses compatriotes qui intègrent un autre univers : un bateau contenu dans une bouteille. Mais dans un cas comme dans l’autre, le grand Karnablem et les Bilzigs se tiennent prêts à venir aider Bizu car il est face à de graves dangers.

 

            La houle au loup est menée très peu de fois par siècle. Elle est le fait d’une meute qui commence à tourner autour d’une jeune louve assise au centre du cercle jusqu’à ce qu’elle se transforme en jeune femme. A Brocéliande, la frontière entre mythe et réalité est ténue, et Frakan, horrible chasseur de merveilles, capture les êtres prodigieux pour les revendre fort cher.

 

            On ne lira jamais L’ami du Cargalot, histoire de marionnettiste, restée à l’état de projet, les chiffres de vente décevant ayant signé l’arrêt (définitif ?) de la série.

 

            Il y a déjà longtemps, Fournier m’a raconté que s’il reprenait un jour Bizu, il en ferait une série pour les tout-petits. Quoiqu’il en soit, cet univers a un potentiel certain qui n’attend qu’à être exploité. Reviens, Bizu !

 

Série : Bizu

Tome : Intégrale 3

Collection : Patrimoine

Genre : Aventure fantastique

Scénario & Dessins : Fournier

Couleurs : D’Authenay

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 256

Prix : 28 €

ISBN : 9782800170183



Publié le 28/12/2017.


Source : Bd-best Laurent Lafourcade


Au pied du sapin, j’ai trouvé…  Episode 3 : Un road-movie burlesque  L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa

« - Ah ! Aja ! Je peux vous appeler Aja, n’est-ce pas ? Vous êtes superbe ! Votre chambre vous plaît ?

-          Parfait !

-          Monsieur Batisti, producteur de cinéma.

-          Enchanté.

-          Monsieur Ah-je-touche-à-tout est un grand écrivain râjasthâni qui, pour échapper aux persécutions dans son pays a dû voyager en malle.

-          Nooon ?

-          En effet, heureusement, plus de peur que de mal… »

 

L’actrice Sophie Morceaux a des connaissances. Ce fakir qu’elle vient de rencontrer dans sa chambre d’hôtel a tout pour devenir un personnage de cinéma. C’est pour cela qu’elle décide de le présenter dès le soir-même à un producteur.

 

 

 

 

 

 

© Zidrou, Falzar, Kyung Eun Park - Jungle

 

 

Lorsqu’il débarqua à Paris pour s’acheter un lit à clous dans un magasin Ikea, Ajatashatru Lavash Patel ne se doutait pas qu’il allait vivre la plus extraordinaire aventure de toute une vie, parcourir l’Europe et une partie de l’Asie dans des moyens de transports tous plus improbables les uns que les autres, poursuivi par le réseau d’un malhonnête gitan chauffeur de taxi, que le fakir a lui aussi tenté d’arnaquer.

 

 

 

 

 

 

© Zidrou, Falzar, Kyung Eun Park - Jungle

 

 

            Zidrou et Falzar adapte un des plus grands succès littéraires de ces dernières années, un roman drôle et populaire, marqué dans son temps et dans la société actuelle. L’auteur Romain Puértolas, sous couvert d’une comédie, traite de sujets d’actualité comme les migrants.

 

            Le choix du dessinateur Kyung Eun Park est plus discutable. S’il mène le récit tambour battant, appelons un chat un chat, les gueules de ses personnages sont moches. (Remarquez, chez Hermann aussi et ça ne l’a pas empêché de faire carrière). Il reste agréable de repérer les petits clins d’œil qu’il glisse dans les figurants : Tamara et Yogi, les personnages de Zidrou et Darasse, mais aussi des célébrités comme Hollande, Villerets Trump, Poutine, Merkel, Sarkozy, Bruni,…

 

            L’ensemble traduit bien l’ambiance loufoque du récit, même si, comme dans de nombreuses adaptations de romans en BD ou au cinéma (ce qui va être le cas pour cette histoire), l’action

 passe trop vite.

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa

Genre : Aventure

Scénario : Zidrou & Falzar

Dessins : Kyung Eun Park

Couleurs : 1ver2anes

Adapté de : Romain Puertolas

Éditeur : Jungle !

Nombre de pages : 54

Prix : 14,95 €

ISBN : 9782822215848



Publié le 27/12/2017.


Source : Bd-best


Au pied du sapin, j’ai trouvé…  Episode 2 : Une série chorale  40 éléphants 1 – Florrie, doigts de fée

« - Avec quel argent comptes-tu payer tes consommations ?

-          Quoi ?! Mon…mon portefeuille !

-          Ne t’inquiète pas. T’as de la chance. Cette jeune fille l’a justement retrouvé. (…) Il faut l’excuser… Elle est nouvelle dans le quartier et ne pouvait pas te connaître.

-          Je prends la moitié et elle est pardonnée. Elle roule avec toi ?

-          Maintenant, oui ! »

 

En dérobant le portefeuille de ce gentleman, Florrie ne se doutait pas que ce serait son passeport pour intégrer le club très fermé des « éléphants ». En 1920, Londres n’est certainement pas la ville la plus sécuritaire d’Angleterre. Dans l’antichambre de la société et le milieu du banditisme, les femmes ont pris le pouvoir en créant une association de malfaiteurs. Florrie va faire ses classes dans ce milieu et devra tirer son épingle du jeu tout en menant un bien nommé double jeu.

 

 

 

 

 

 

 

 

© Toussaint - Augustin - Bamboo

 

Première partie d’un diptyque, cet album est au cœur de l’actualité. A l’heure où les langues se délient pour que cesse enfin la dictature de monstres, les « éléphants » montrent que le problème ne date pas d’aujourd’hui quant à la place de la femme dans la société.

 

Dans les scénaristes du moment, s’il fallait choisir celui dont on parlera encore demain, on peut parier sur Kid Toussaint. Après les succès de Magic Seven et de Holly Ann, il se lance dans une série chorale, témoignage d’une époque de l’Angleterre du XXème siècle. Comme dans Magic Seven, il parvient à nous faire suivre le chemin de nombreux personnages sans perdre le lecteur. « Le crime est notre affaire », titre emprunté à Agatha Christie aurait pu être le cri de ralliement de ces pachydermes en jupons.

 

 

 

 

© Toussaint - Augustin - Bamboo

 

 

 

Virginie Augustin a le british coup de crayon pour faire vivre le monde et l’ambiance des éléphants. Des bas-fonds de la ville jusqu’aux quartiers huppés, des ruelles sombres aux boutiques de luxe, Londres habite cet album. La dessinatrice signe en particulier une composition étoilée épatante dans la double page du vol de bijoux chez Harrods.

 

Prestidigitatrice du larcin, vous n’entendrez pas les clochettes de « Florrie doigts de fée », mais vous ferez avec elle un bout de chemin dans l’Angleterre d’il y a cent ans.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : 40 éléphants

Tome : 1 – Florrie, doigts de fée

Collection : Grand Angle

Genre : Aventure historique

Scénario : Toussaint

Dessins : Augustin

Couleurs : Hubert

Éditeur : Bamboo

Nombre de pages : 56

Prix : 14,90 €

ISBN : 9782818943526



Publié le 26/12/2017.


Source : Bd-best


Sous le voile noir, la dureté d’un quotidien sur fond de maltraitance et d’absence de liberté

Pauline a disparu ! Pire, Gina apprend que sa propre cousine est partie en Syrakie pour rejoindre le Grand Khalifat, cette organisation qui « soutient les opprimés contre le diktat des mécréants. « Bla Bla de fanatiques ! » fulmine tante Alice, la soixante-huitarde de la famille…

De camarades de classe en passeurs louches, et toujours par le sésame des réseaux sociaux, Gina remonte sa piste jusqu’à Harak, en lisière des combats, où est retenue la récente convertie… Gina parviendra t’-elle à exfiltrer Pauline ? Alice, toute en subtilité et en discrétion, va-t-elle les aider où précipiter la catastrophe ?
En ce début d’année 2018, Casterman a choisi de frapper fort en publiant cette bande dessinée abordant sous forme humoristique un des sujets les plus préoccupants de ces dernières années.

 

 

 

 

 

 

 

© Dodo - Cha - Casterman

 

 

Cha & Dodo nous proposent de suivre les aventures de Gina, une jeune fille partie rejoindre en Syrakie, sa cousine Pauline disparue quelques semaines auparavant. Notre jeune héroïne va remonter la filière islamique afin de retrouver cette dernière.
C’est sans compter sur leur tante Alice qui, elle aussi, à son tour va infiltrer de façon peu banale les rangs des djihadistes. Nos deux femmes vont vivre des aventures peu conventionnelles aux côtés des combattants de l’État islamique.


Un livre a laissé trainer dans toutes mains adolescentes dans l’espoir que nos jeunes désorientés trouvent des éléments de réflexion face à une décision qu’ils pourraient amèrement regretter. 

 

 

 

 

© Dodo - Cha - Casterman

 

 

   
En 2015, trois cent quinze Français sont partis faire le jihad en Irak ou en Syrie. Les chiffres dévoilés par BFM Tv sont édifiants: 140 femmes françaises ont rejoint les rangs du jihad représentant 44% des personnes ayant quitté la France. Ces recrues, souvent très jeunes, endoctrinée sur Internet ont tout quitté pour suivre un compagnon, parfois même avec leur enfant, né en France.


Le phénomène n'est pas nouveau, mais il s'est accéléré en 2015, notamment à travers les attentats. Lors de chaque attaque, des figures féminines ont émergés et ont été mises en avant dans la propagande de Daesh, suscitant très probablement de nouvelles vocations. Hasna Aït Boulahcen a aidé les terroristes du 13 novembre, ou Hayat Boumeddiene, la compagne d'Amedy Coulibaly, aujourd'hui en Syrie. Depuis 2013, cent quarante- huit  citoyens français sont morts au service de Daesh.

 

 

 

 

© Dodo - Cha - Casterman

 

 

Composé d’environ 600 personnes, les femmes représentent à peu un tiers du continent français du groupe État islamique. Ces jeunes adolescentes, pas forcément illettrées, veulent affirmer leur rupture avec notre société en devenant maîtresses de leur propre sort. Pour certaines d’entre elles, le départ vers la Syrie est également la quête du cœur, d’un idéal masculin. À leurs yeux, les djihadistes paraissent sérieux. Ces jeunes filles sont séduites par l’idée de se marier avec un combattant.


Par manque de recul et de raisonnement, elles se font une image tronquée de la réalité. C’est là que réside la manipulation de Daesh, utilisant leur propagande sur les réseaux sociaux, appelant ces jeunes à construire une nouvelle vie. Les jeunes filles ne réalisent pas les conditions de captivité et les horreurs infligées aux esclaves sexuelles. Elles ne mesurent pas la dureté d’un quotidien sur fond de maltraitance et d’absence de liberté. Constatant un fossé énorme entre la propagande affichée et la réalité, certaines sont revenues en France.

Titre : Le Voile Noir

Scénario  : Dodo  

Dessin : Cha  

Genre : Action, humour, aventure  

Éditeur: Casterman  

Nbre de pages : 48  

Prix : 9.99 €

ISBN : 9782203120846 

 

Liens utiles : https://www.youtube.com/watch?v=Ggibflu9HhI  et  https://www.youtube.com/watch?v=0gw817WfYJI

 



Publié le 25/12/2017.


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