Information générale concernant le monde de la BD
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Derrière la palette ... Yann Samuell & Mathys Gros (La guerre des Lulus)

 

 

 

Clairement l’événement ciné familial de la rentrée ! Humour, émotions et tendresse se mêlent avec la tristesse, le désespoir et la violence du contexte historique dans cette adaptation libre de la série BD.

 

 

 

 

 

 

 

Réalisé par Yann Samuell (à qui nous devons déjà « Jeux d’enfants » et un remake de « La Guerre des Boutons »), ce dernier réussit à merveille la plongée les Lulus dans le chaos de la 1ère GM. Une course effrénée à travers la France pour fuir les combats et tenter de se mettre à l’abri en Suisse, le « pays jamais en guerre ». Respectueux de l’esprit et du ton de la série BD, la vision du monde absurde des adultes dans ce conflit passe par leurs yeux … et la rencontre de personnages parfois contradictoires.

Entre l’enseignant bienveillant, l’éducateur rigide, le soldat pacifiste ou perdu, l’occupant déserteur ou l’officier strict, les différents visages de qui pour le « père » ou la « mère » que ces orphelins recherchent frénétiquement pour se sauver.

Le public est touché de la façon la plus sensible et directe par cette naïveté infantile. A chaque instant, le spectateur hésite entre rires et pleurs, sourires et larmes d’émotion tellement le film réussit à capter cette innocence dramatiquement écrasée par la violence de cette guerre.

Pour réussir cette prouesse, des acteurs remarquables, et en premier lieu les interprètes des Lulus : Tom Castaing (Lucas), Mathys Gros (Luigi), Léonard Fauquet (Ludwig), Loup Pinard (Lucien) et Paloma Lebeaut (Luce).

Portés par un casting de rêve, les Isabelle Carré, Alex Lutz, Ahmed Sylla, François Damiens, Didier Bourdon, … font merveille.

Nous serions injustes de ne pas signaler également la qualité des décors et de la photographie. Loin d’être un film de pure action violente, sensationnelle et hyper-technologisée, le côté un rien BD ressort dans l’image et le cadre.

Sans hésitation, un film à voir en famille et qui réserve bien des surprises aux spectateurs, fans ou non des albums BD.

 

 

 

 

 

 

 

Au cinéma à partir du 18 janvier 2023

 

 

Interview : Thierry Ligot

 

Images : Alain Haubruge & Thierry Ligot

 



Publié le 16/01/2023.


Source : Bd-best


Machines de guerre ... Le boucher de Stonne

 

 

 

Arnhem, 21 septembre 1944 Opération Market Garden : un groupe de soldats anglais appartenant à la 1ère division de parachutistes se trouve sous le feu d’un char Allemand équipé d’un lance-flamme.

 

 

 

 

 

 

 

Un des militaires, un français d’origine juive allemande servant sous l’uniforme anglais, reconnaît un char français (B1bis)  transformé par les nazis. Ce char, le plus redouté par les Allemands durant la campagne de France fut également une mauvaise surprise pour tous ceux qui ignoraient son existence. Quasiment invulnérables face aux canons ennemis, ces derniers ne pouvaient compter que sur des pièces lourdes pour en venir à bout.

 

 

 

 

 

© Pécaud – Mavric – Andronik - Verney - Delcourt

 

 

 

Avec ce nouveau tome de la collection « Machines de Guerre », Jean-Pierre Pécau (scénariste) nous fait découvrir un des épisodes méconnus de la Seconde Guerre mondiale: la bataille de Stonne. Cette dernière va opposer Allemands contre Français du 15 mai 1940 au 27 mai 1940. Les chars allemands furent confrontés pour la première fois à une résistance plus qu’inattendue venant des forces françaises. À dix-sept reprises, le village de Stonne changera de camp en seulement trois jours.

 

 

 

 

 

© Pécaud – Mavric – Andronik - Verney - Delcourt

 

 

La bataille tournera à l’avantage des Allemands, le char français B1bis étant très gourmand en carburant. Les Français avaient une machine de guerre digne de ce nom, mais n’ont pas su exploiter son potentiel. Après l’armistice, les Allemands modifieront les blindés français en leur ajoutant un lance-flame. On les retrouvera sur le front russe face à Ivan mais également en Hollande chargés de la défense de la ville d’Arnhem lors de la catastrophique opération Market Garden mise en place par Montgomery.

 

 

 

 

© Pécaud – Mavric – Andronik - Verney - Delcourt

 

En résumé, un sixième tome très agréable à lire revenant sur un aspect très peu connu de la Seconde Guerre mondiale. À signaler la présence d’un dossier technique concernant le char B1bis en fin de livre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alain Haubruge.

 

 

 

Titre : Le boucher de Stonne

 

Série : Machines de Guerre

 

Tome : 6

 

Éditeur : Delcourt

 

Scénario : Jean-Pierre Pécaud

 

Dessin : Senad Mavric – Andronik

 

Couleurs : Verney

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 15,95 €

 

ISBN : 9782413041139

 



Publié le 13/01/2023.


Source : Bd-best


Bd Best y Ă©tait pour vous ... Vernissage exposition

 

Premier vernissage 2023, mercredi 11 janvier, la Galerie Champaka accueille Marvano, un art de la science-fiction, dessinateur illustre de « La guerre éternelle » et de « Libre à jamais ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marvano est désormais un classique incontournable de la bande dessinée de science-fiction. Tout a commencé lors d’un festival SF où il a rencontré Joe Haldeman, l’auteur de The Forever War, à qui ont été décernés Prix Hugo et Prix Nebula, les deux plus hautes distinctions de la science-fiction anglo-saxonne. Audacieux, Marvano lui propose de transposer son roman en bd. La guerre éternelle sera publiée dans la prestigieuse collection Aire Libre!

 

 

 

 

 

© Marvano – Haldeman - Dargaud - Dupuis

 

 

 

En adaptant avec brio le roman d'Haldeman, Marvano impressionne les lecteurs à travers le monde. Il entame, en 1996, Dallas Bar, sept albums d'utopie politique, également tirés d'un roman d'Haldeman. Suivront, à partir de 2002, les trois tomes de Libre à jamais, un récit de science-fiction, signé une fois de plus par son auteur fétiche.

 

 

 

 

 

© Marvano – Haldeman - Dargaud - Dupuis

 

 

Des planches, couvertures et illustrations des trois cycles compose(ro)nt l'exposition Un art de la Science-Fiction que la Galerie Champaka a le privilège de programmer. Savante alchimie entre un trait d'une fabuleuse lisibilité et un sens inné de l'architecture de la planche, l'art de Marvano se met au service du récit. Equilibrés, inventifs et aérés, ses originaux sont, à bien des égards spectaculaires. 

 

 

Exposition du 12 janvier au 4 février 2023

 

Galerie Champaka

27 Rue Ernest Allard

B-1000 Bruxelles

+32 3 514 91 52

 

 

 

 

 

 

Images : Axelle Coenen & Thierry Ligot 

 



Publié le 13/01/2023.


Source : Bd-best


Histoires loufoques de l’Histoire du monde.  Un petit pas pour l’homme, un croche-patte pour l’humanité

 

« - …et ainsi, je me propose d’inventer un appareil plus lourd que l’air permettant d’emmener un homme plus haut que les nuages.

-   Fariboles !

-   Impossible !

-   (Ils verront bien !)

-   Charlatan !

-   Guignol ! »

 

 

 

 

 

 

 

 Si Montgolfier est pris pour un doux dingue par ses contemporains doutant des vertus de son invention, il n’a pas été le premier à se trouver dans cette situation et ne sera pas non plus le dernier. Remontons le temps pour analyser comme les petits pas des hommes ont permis des bonds, ou des croche-pattes, pour l’humanité. « Depuis l’aube des temps, l’humanité est en marche. » En trois chapitres, ce précis scientifique (enfin, faut pas exagérer quand même) donne les clefs de cette évolution.

 

 

 

 

© Libon – Fluide glacial

 

 

 

Les découvertes d’un autre temps vont des unités de mesure au pot au feu. Si aujourd’hui on mesure en mètres, les premiers hommes préhistoriques ont mesuré en « mammouth » même si ce n’était pas toujours facile. Il y aura des intermédiaires qu’on vous laisse découvrir. L’invention de la porte ne trouvera son utilité qu’avec celle de la sortie. Celle de l’hygiène permettra de sauver des vies.

 

 

 

 

© Libon – Fluide glacial

 

 

 

Toucher le fondamental est le titre du chapitre 2. On passe de l’habitat grégaire au confort moderne. On découvre comment la révolution industrielle a changé la face du monde, tout comme les avancées en aéronautique. Côté divertissement, le cinéma va tout bouleverser, notamment les premiers spectateurs s’enfuyant devant l’entrée en gare d’un train à La Ciotat.

 

Vers l’infini et l’à-peu-près ouvre les horizons vers un futur que, quelque soit l’époque, on n’a jamais imaginé comme il fut ou comme il sera. Ce ne sont pas les fesses de Tommy dans la mission Freedom vers Mars qui diront le contraire. Il risque d’avoir des problèmes avec la justice américaine. En trois volets, Libon aura donc comblé les lacunes entre l’homme préhistorique et l’astronaute en présentant tous ces pans de l’évolution du monde.

 

 

 

 

© Libon – Fluide glacial

 

 

 

Avec des auteurs comme Libon, Fluide glacial retrouve sa superbe des années 80-début 90. Comme d’habitude chez lui, rien n’est jamais sérieux. Mais ici, chaque saynète a un fond de vérité. Même s’il faut parfois racler profond, on la trouve. Et quand on gratte, ça ne peut que faire rigoler.

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 


 

One shot : Un petit pas pour l’homme, un croche-patte pour l’humanité

 

Genre : Humour 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Libon 

 

Éditeur : Fluide glacial 

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 13,90 €

 

ISBN : 9791038204560

 

 



Publié le 11/01/2023.


Source : Boulevard BD


La vengeance est un plat qui se mange froid.  Glacé

 

« - Où est le corps, Capitaine ?

-   Vous entendez ce grincement métallique ? Il arrive. Le cadavre est à l’intérieur.

-   Mais putain, c’est un… C’est un cheval ! »

 

 

 

 

 

 

 

 Saint-Martin-de-Comminges, dans les Pyrénées enneigés. Le commandant Martin Servaz est appelé pour résoudre une étrange affaire. Un cheval, dépecé, sans tête, a été retrouvé au sommet du téléférique. Le propriétaire n’est autre que Eric Lombard, régisseur du centre équestre et milliardaire. Très vite, le cadavre de la bête ne va pas être le seul macchabée de l’affaire. Quelques jours plus tard, le pharmacien de Saint-Martin est retrouvé attaché sous un pont. Les assassinats sont-ils en relation ? Evidemment oui. Il faudra cependant remonter plusieurs années en arrière pour le comprendre et trouver un mobile.

 

 

 

 

© Mig, Thirault - Philéas

 

 

 

Si certains genres romanesques souffrent de leur adaptation au cinéma ou en bande dessinée, le polar reste un domaine privilégié pour des transcriptions réussis. Cette histoire de Bernard Minier ne déroge pas à la règle. Même si certaines scènes comme les relations de Servaz avec sa famille sont moins détaillées, l’essence de l’enquête est là, avec toute la tension et tout le suspens instillés par Bernard Minier. Au dessin, Mig immerge avec frissons dans les paysages enneigés. Ses personnages anguleux laissent apparaître leurs failles. En particulier, le psychopathe interné Julian Hirtmann est très bien casté.

 

 

 

 

© Mig, Thirault - Philéas

 

 

 

 

Moins trash que Chattam, moins torturé que Thilliez, Minier fait du Christie moderne. On a les cadavres, on a les suspects, on a les limiers. On reste dans un réalisme possible, avec des personnages ayant des profils psychologiques explicites. Thirault s’en est emparé avec intelligence et respect, peut-être parce qu’il est lui aussi romancier avant d’être scénariste. Notez que ce n’est pas la première fois que Glacé est adapté. Le roman aux 750 000 exemplaires l’a déjà été en feuilleton télévisé en 2016 avec Charles Berling dans le rôle principal.

 

 

 

 

© Mig, Thirault - Philéas

 

 

 

Le commandant Servaz est le héros de six autres romans de Bernard Minier. Espérons que les autres vont suivre.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


One shot : Glacé

 

Genre : Thriller / Polar 

 

Scénario : Philippe Thirault

 

D’après : Bernard Minier 

 

Dessins & Couleurs : Mig 

 

Éditeur : Philéas 

 

Nombre de pages : 112 

 

Prix : 19,90 €

 

ISBN : 9782491467081

 



Publié le 11/01/2023.


Source : Boulevard BD


Il est encore possible d’inventer des tragédies antiques.  Kleos, celui qui rêvait de gloire 1 – Livre I

 

« - Regardez-les, ces hommes de guerre ! Ils paradent avec leurs casques à aigrette, mais ils sont incapables de défendre leur cité.

-   Assez ! Pas de querelles ! Toi, le fils du pêcheur, que veux-tu ?

-   Ce que je veux ? Ce que je veux ?!? Je veux faire ce que n’importe quel guerrier ferait… Trouver le repaire de ces bâtards et brûler leur vaisseau ! »

 

 

 

 

 

 

 

 499 avant Jésus-Christ, une petite île grecque est pillée par des pirates, la détroussant de toutes ses richesses. Sur cette île, habite Philoklès. Le jeune homme n’accepte pas de rester les bras ballants à regarder faire les différentes expéditions barbares qui débarquent. Le fils du pêcheur veut retrouver les assaillants et brûler leur navire. Soit il y parvient et revient avec la volonté de créer une coalition permettant de lutter contre les pillards, soit il mourra au combat. Philoklès ne compte pas passer sa vie à raccommoder des filets. Il embarque donc à bord d’un frêle esquif, seul. Son père lui conseille quand même de faire un petit crochet pour consulter Tirésias, l’oracle, qui va lui indiquer une action à accomplir pour réussir dans sa mission.

 

 

 

 

© Eacersali, Latapy, Causse - Bamboo

 

 

Alors que Serge Le Tendre et Frédéric Peynet adaptent les classiques de la mythologie méditerranéenne, Mark Eacersall et Serge Latapy imaginent l’épopée d’un nouveau héros. Kleos signifie gloire en grec. Philoklès est un nouvel Ulysse. Il quitte son père, son métier, son île pour que son peuple ne vive plus dans la fatalité d’invasions incessantes. Chacun dans leurs catégories, on attendait Mark Eacersall et Amélie Causse au tournant. Le premier sort du scénario impeccable de Tananarive dessiné par Sylvain Vallée. La seconde revient de l’adaptation parfaite de La commode aux tiroirs de couleurs d’Olivia Ruiz. Associés au journaliste spécialiste d’histoire ancienne et de civilisation grecque Latapy, ils transforment leurs essais dans ce coup de maître.

 

 

 

 

© Eacersali, Latapy, Causse - Bamboo

 

 

Après le renouveau ces dernières années des contes médiévaux, voici la résurrection des tragédies antiques. Le scénario monte en pression, rien n’étant épargné à ce brave et intrépide pêcheur. Acteur d’une époque où la violence ne fait pas de cadeau – d’ailleurs y a-t-il des époques où elle en fait ? -, Philoklès est au cœur de luttes de classes, de tromperies sexuelles, de tueries et de viols. Tout est montré, de manière « souple » certes, mais rien n’est édulcoré. Les dessins et couleurs immergent dans l’ambiance avec quelques images sublimes comme lorsque le héros rêve de l’éclat de sa gloire ou quand il vogue en pleine tempête.

 

 

 

 

© Eacersali, Latapy, Causse - Bamboo

 

 

Philoklès atteindra-t-il « kleos aphtiton », la gloire éternelle ? Plus que quelques mois à attendre pour le savoir dans la fin de ce diptyque, avant tout hommage à l’Illiade et l’Odyssée d’Homère.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 


 

Série : Kleos, celui qui rêvait de gloire

 

Tome : 1 – Livre I

 

Genre : Tragédie antique 

 

Scénario : Mark Eacersall & Serge Latapy 

 

Dessins & Couleurs : Amélie Causse 

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand Angle 

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 16,90 €

 

ISBN : 9782818979198

 



Publié le 11/01/2023.


Source : Boulevard BD


Qui aura le plus de followers ?  Ïoutubeurs 2 - #Carrément pas !

 

« - C’est la cata, mes folles loveuses ! La grosse méga cata ! Je suis choquée ! Je me suis fait voler mon tél… Avec toute la vie dedans, quoi ! Tout ! On va tout savoir de moi ! Tous mes secrets ! »

 

 

 

 

 

 

 


Babila est dans tous ses états. La YouTubeuse aux 7 500 450 followers s’est faite voler son téléphone. Tout le monde va tout savoir sur elle. Trop de buzz tue le buzz. Elle n’aura plus de secret pour personne. S’en remettra-t-elle ? Elle trouvera bien la parade pour rester dans les créateurs de contenus les plus influents. Les sponsors ne vont pas la lâcher comme ça.

 

 

 

 

© Louis, Bigarella, Daviet - Soleil

 

 

 

Babila est l’une des neuf influenceurs et influenceuses caricaturés dans cet album. Côté cuisine, Jean-Miche-Muche essaye la cuisine japonaise sous l’œil bienveillant… ou pas… de son fils qui lui sert de commis. Est-ce que le fils indigne sera à la hauteur de son père ? Jenny Flex est dans le karma family. Si sa famille a tendance à l’énerver, elle se détend dans des postures gymniques. Pendant ce temps-là, Sean Norris fait dans le zen, pas comme sa peste de sœur, qui a quand même un million deux cent mille followers de moins que lui.

 

 

 

 

© Louis, Bigarella, Daviet - Soleil

 

 

 

Trois duos complètent les nouvelles stars du web présentes ici. Victor et Hector démêlent l’info du faux. Sont-ils les derniers survivalistes de ce monde de complotistes ? Toine et Lily jouent dans le « Do it yourself ». Ils vous apprendront à faire du fromage bio maison, du gel douche, du savon et même des toilettes sèches ! Enfin, Zen et Zazen donnent la recette du bonheur en famille. Ce sont les parents de Jenny, et elle les fait méditer. Niamlatsé, les fidèles !

 

Louis et Bigarella ont tout compris. Ils prennent le contrepied du pseudo sérieux de ces chercheurs de vues pour faire rire à leurs dépens. Mais après tout ces gens-là ne s’en moquent-ils pas du moment que ça leur fait de la pub ? Au-delà de tout ça, les auteurs raillent un système dont on ne sait pas encore si c’est un phénomène de mode, dont on ne connaît pas encore les limites et dont on ignore l’avenir.

 

 

 

 

© Louis, Bigarella, Daviet - Soleil

 

 

 

Si les internautes restent souvent passifs devant leurs écrans, ils ne pourront que se marrer de la facette des « créateurs de contenu » que leur offrent les ÏouAuteurs de cette bande dessinée.

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 


 

Série : Ïoutubeurs

 

Tome : 2 - #Carrément pas !

 

Genre : Humour geek 

 

Scénario : Stéphane Louis 

 

Dessins : Ivan Bigarella 

 

Couleurs : Véra Daviet

 

Collection : Soleil Pop 

 

Éditeur : Soleil 

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 11,50 €

 

ISBN : 9782302094192

 

 



Publié le 11/01/2023.


Source : Boulevard BD


L’espoir d’aimer à tout jamais.  Love Love Love 3 – Bip Bip Yeah

 

« - Pourquoi tenez-vous tant à récupérer ce cherish bot, patron ?

-   Oh, je ne veux pas le récupérer… Je veux juste le regarder mourir. Beaucoup de cherish bots comme Karel sont morts dans leur 27e année sans que personne comprenne cette anomalie. L’obsolescence programmée de ce modèle va normalement au-delà de 100 ans. Certains collectionneurs paieraient une fortune pour en voir mourir un naturellement. »

 

 

 

 

 

 


                La traque est en cours. Alors que Elle et Karel sont en route pour Madrid où ont été conçus les Cherish Bots, Nagai est à leurs trousses. Il veut regarder Karel mourir. Le robot est dans sa vingt-septième année. Son obsolescence programmée lui laisse peu d’espoir, mais Elle ne l’entend pas de cette oreille. L’humaine est amoureuse du robot. Elle compte bien tout faire pour le sauver.

 

 

 

 

© Kid Toussaint, Garrido Martin - Dupuis

 

 

                Le triptyque Love Love Love se clôt dans un final hollywwoodien. Les auteurs n’épargnent rien à leurs héros. Pas une seconde de répit dans cette course poursuite au final de blockbuster. Loin d’être conventionnelle, la série pose les bases d’un questionnement sur l’amour au XXIème siècle. Dans une période sombre, où des interdits inexplicables sortent de tous les côtés, où le voisin préfère s’occuper des autres plutôt que de lui, surtout quand ça n’a aucune incidence sur sa vie, cette histoire prouve qu’on peut, non, qu’il faut aimer qui l’on veut. Ce n’est pas aux autres de nous dicter notre comportement. Il faut que les jeunes d’aujourd’hui l’entendent. Ce ne sont pas les politiciens qui vont les y aider. Ce sont des artistes comme les auteurs de ce livre. Dans les périodes les plus troublées de l’histoire de l’humanité, l’Art avec un grand A a joué un rôle déterminant. Plus que jamais, il est l’évasion vers un futur plausible.

 

 

 

 

© Kid Toussaint, Garrido Martin - Dupuis

 

 

                C’est un bien grand rôle qui est donné là à une bande dessinée en trois volumes qu’il faut concevoir comme une seule grande histoire. Et pourtant, Love Love Love est un récit qui ne doit pas passer inaperçu. Kid Toussaint et Andrés Garrido s’y attachent mais on ne peut pas dire que l’éditeur ait mis la série en évidence. Sorti en plein mois d’août sans aucun soutien éditorial, Love Love Love n’a pas été « vendue » comme il le fallait. C’est le moins que l’on puisse dire. Seule la réédition en intégrale chez Aire Libre pourrait lui donner la visibilité qu’elle mérite.

 

 

 

 

© Kid Toussaint, Garrido Martin - Dupuis

 


                L’émotion est le point commun des histoires signées Kid Toussaint. Love, Love, Love ne déroge pas à la règle. Il réussit à insuffler des sentiments à des intelligences artificielles. Karel entrera-t-il dans le fameux et tragique club des 27 ? Un merveilleux conte moderne, violent mais plein d’espoir.

 

 

Laurent Lafourcade 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Love Love Love

 

Tome : 3 – Bip Bip Yeah

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario : Kid Toussaint 

 

Dessins & Couleurs : Andrès Garrido Martin  

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9791034757763

 

 



Publié le 11/01/2023.


Source : Boulevard BD


Monde étrange & Grand Nord.  Tralaland 5 – Court-circuit / Glouton 5 – La ruée vers l’homme

 

 

« - C’est joli, par ici, tu ne trouves pas ?

-   Heureusement qu’il est joli, ce monde, parce que j’ai bien peur qu’on doive attendre que Bob nous trouve une solution pour rentrer à la maison…

-   Je ne suis pas certaine de ça… »

 

 

 

 

 

 

 

Benoît et Madeleine sont toujours bloqués dans le monde parallèle de Tralaland. La jeune fille semble avoir trouvé le moyen d’en sortir… grâce à une radio. On vous rassure tout de suite, ça ne va pas marcher. C’est une des histoires de ce cinquième recueil de Tralaland dans lequel on retrouve nos amis accompagnés de Bisou, le loup super sympa en costard et Bob le scientifique sans tête. Ensemble, ils auront à faire à une sorcière optimiste, une route sans fin, des concepteurs de maison, une grotte perdue, une tempête de neige, un casque de réalité virtuelle et une recette de yaourt.

 

 

 

 

© Libon - BD Kids

 

 

Dans la dangereuse forêt du Grand Nord, c’est mercredi, soir des contes du Petit Duc. Glouton est féru des histoires que ce hibou raconte au monde réuni sous le grand mélèze. L’histoire de cette semaine va donner envie à Glouton de manger de la chair humaine pour devenir vraiment plus fort. Ça ne coûte rien d’essayer. En discutant avec Mèdor, il apprend que celui-ci a été chien de traîneau et qu’il mangeait trois fois par jour. Glouton décide donc de renoncer à la viande humaine et de se faire embaucher comme chien de traîneau.

 

 

 

 

© B-Gnet - BD Kids

 

 

Libon pour Tralaland et B-Gnet pour Glouton sont deux monstres de la BD humoristique complètement déjantée et décalée. Si l’un nous embarque dans un monde parallèle où tout est possible, l’autre reste dans un univers réaliste… Non, on plaisante. C’est pas parce qu’on est dans les forêts glacées que tout ce qu’il s’y passe c’est du reportage. Glouton est un animal subversif, brut de décoffrage, qui risque de renvoyer Leonardo di Caprio dans The revenant à la cueillette de cèpes.

 

 

 

 

© Libon - BD Kids

 

 

                On ne dira jamais assez tout le bien de la collection BD Kids. Ces petits albums souples à rabats ont lancé la mode d’un nouveau format copié aujourd’hui par d’autres maisons d’éditions. Le seul point qui serait à revoir serait dans la maquette des couvertures présentant les héros, sans décor. Ça permet peut-être plus de visibilité mais c’est moins joli qu’un dessin complet. M’enfin, ça ne va pas nous empêcher de nous marrer avec Tralaland et Glouton. N’est-ce pas l’essentiel ? 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Tralaland

Tome : 5 – Court-circuit 

Genre : Humour psychédélique 

Scénario, Dessins & Couleurs : Libon 

Éditeur : BD Kids

Nombre de pages : 80 

Prix : 10,50 €

ISBN : 9791036346071

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Glouton

Tome : 5 – La ruée vers l’homme 

Genre : Nature sauvage 

Scénario, Dessins & Couleurs : B-Gnet 

Éditeur : BD Kids

Nombre de pages : 64 

Prix : 10,50 €

ISBN : 9782408036805

 

 



Publié le 11/01/2023.


Source : Boulevard BD


Le chasseur et son Ă©trange ange gardien.  Rebuild the world 001

 

« - Hé, gamin ! Touche pas à cette carcasse de monstre ! Ça reste une relique du vieux monde. Je devrais pouvoir en tirer de quoi me payer au moins un repas. Pose ce flingue et fous-moi le camp !

-   Non, il est à moi !

-   Petit merdeux !

-   Je deviendrai chasseur, moi aussi… Et je ferai tout pour sortir de la pauvreté ! »  

 

 

 

 

 

 

 

La cité de Kugamayama est protégée de la zone de danger qu’on appelle « Les terres dévastées » par une énorme muraille derrière laquelle vivent les gens fortunés. Dans ces fameuses terres dévastées, vivent les pauvres, comme Akira. Pour s’en échapper, pas d’autre moyen que d’arriver à gagner assez d’argent. Pour cela, il faut devenir chasseur. Il faut se rendre au-delà de ces terres, jusqu’aux vestiges du vieux monde pour y trouver des reliques qui se revendent à prix d’or, afin de pouvoir habiter derrière la muraille. Dans les ruines du district de Kuzusuhara, Akira vient d’acquérir son permis de chasser. Mais dans cette jungle urbaine, il ne va pas être simple pour lui de faire sa place. Il va trouver en Alpha, forme de réalité augmentée et technologie du vieux monde, une alliée de choc et de charme qui va l’y aider.

 

 

 

 

© Kirihito Ayamura 2019

© Nahuse 2019

© 2023, Editions Dupuis, pour l’édition française

 

 

 

Le mangaka Kirihito Ayamura s’entoure d’une large équipe pour concevoir ce survival. Trois designers se sont chargés l’un de l’univers, l’autre des personnages et le dernier des machines. Est construit ainsi un monde puissant et cohérent. Ce tome introductif va directement à l’essentiel. En quelques planches, tout est posé : la problématique et les personnages principaux. Ayamura ne perd pas le lecteur dans des détails inutiles et ne le trompe pas sur la marchandise. On veut de l’action ? On en a d’emblée. On veut du sexy ? Il y en a aussi. Dans ce monde de mecha-violence, une dose de fantastique apportée par Alpha, cette entité que seul Akira peu voir, élargit le spectre des possibles.

 

 

 

 

© Kirihito Ayamura 2019

© Nahuse 2019

© 2023, Editions Dupuis, pour l’édition française

 

 

 

Décidemment, Akira est un prénom à la mode chez les mangakas, peut-être parce que c’est celui d’un héros mythique du genre. Toujours est-il qu’après 100 bucket list of the dead, le héros de Rebuild the world porte aussi ce prénom. Adaptée d’un roman publié sur le net, la série s’annonce au long cours. Ce premier tome ne porte pas le numéro 1 mais le numéro 001. Si les lecteurs de la version originelle connaissent l’univers, Ayamura confesse prendre une direction légèrement différente qui les intéressera, tout comme le manga pourra donner au public l’envie de lire le roman de Nahuse.

 

 

 

 

© Kirihito Ayamura 2019

© Nahuse 2019

© 2023, Editions Dupuis, pour l’édition française

 

 

 

Le monde est dévasté. Il va falloir tout reconstruire, comme Akira veut construire son avenir. Les embûches risquent d’être nombreuses. Ça nous promet quelques heures de lecture haletantes.

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Rebuild the world

 

Tome : 1

 

Genre : Shonen Survival

 

Roman d’origine : Nahuse 

 

Dessins : Kirihito Ayamura

 

Design des personnages : Gin

 

Design de l’univers : Yish

 

Design des machines : Cell 

 

Éditeur : Vega Dupuis

  

Nombre de pages : 162 

 

Prix : 8 €

 

ISBN : 9782379502071

  

 

 



Publié le 11/01/2023.


Source : Boulevard BD


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