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Information générale concernant le monde de la BD
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Absurde, n’est-il pas ?  Open Bar 1 - Première tournée

 

« - Y a un bébé éléphant dans ma salade…

- Mais non enfin, où ça ?

- Là…

- Ah mais c’est rien ça, c’est parce qu’elle est bio, ça prouve qu’il n’y a aucun pesticide… Tu préfères avoir un bébé éléphant dans ta salade ou un cancer des testicules ?

- Un bébé éléphant dans ma salade…

- Bon ben alors…

- Ah, la génération Mac Do... »

 

 

 

 

 

 

                 Un concert de piano classique divulgaché avant sa fin, une discussion à bâtons rompus sur l’art contemporain ou encore une prise d’otages dans une classe, voici quelques unes des situations dramatiques qui sont dépeintes dans ce recueil. Mais tout ça, c’est de l’humour absurde.

 

 

 

 

© Fabcaro—Delcourt

 

 

Dans le même style graphique que Moins qu’hier (mais plus que demain), Fabcaro livre une première tournée de gags absurdes. C’est l’happy hour, l’open bar, la fête du slip. Quand Gary Larson rencontre le Pascal Rabaté des Pieds dedans, ça donne un mix qui ressemble à cet album.

 

 

 

 

© Fabcaro—Delcourt

 

 

La quasi-totalité des gags de cet opus ont été prépubliés dans les Inrockuptibles.

 

Avec le plus grand sérieux, Fabcaro dépeint des scènes loufoques qui sont parfois consternantes d’actualité. La politique, qu’elle soit nationale ou internationale, en prend pour son grade. La situation des migrants, la société de consommation, les différences de classe sociale, l’écologie à outrance, l’ultra-connexion, pas un sujet ne passe à travers les mailles du satiriste.

 

 

 

 

© Fabcaro—Delcourt

 

 

Et comme pour le boucher à qui l’on fait une ovation pour assister à un ficelage de gigot, Fabcaro mérite une ola pour nous servir au plus vite une deuxième tournée.

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

Titre : Open Bar

 

Tome : 1 - Première tournée

 

Genre : Humour déjanté

 

Scénario & dessins : Fabcaro

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Pataquès

 

Nombre de pages : 104

 

Prix : 9,95 €

 

ISBN : 978243012429

 



Publié le 08/06/2019.


Source : Bd-best


Humaniste et historique.                                                   Spirou défenseur des droits de l’homme

 

 

«  - Fantasio, c’est l’anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme : 70 ans déjà !

- Hm… C’est vieux comme la guerre, ce truc…

- « Ce truc », comme tu dis, a justement été créé après la catastrophe de la seconde guerre mondiale et ses 60 millions de morts ! Pour que ça ne se reproduise plus jamais ! »

 

 

 

 

 

Spirou est bien lucide. Si l’ONU n’avait pas été créé au lendemain de 39-45, le monde n’aurait pas la même face, et la déclaration universelle des droits de l’homme n’aurait peut-être pas été rédigée et adoptée le 10 décembre 1948. Fantasio reste cynique. Il sait bien qu’elle n’est pas appliquée à la lettre dans tous les endroits du monde. Mais elle a le mérite d’exister et doit être appliquée sous l’œil vigilant des nations unies et de leur force armée les casques bleus.

 

Au mois d’octobre dernier, le journal de Spirou a publié un numéro historique. Chacun des trente articles de la déclaration universelle des droits de l’homme, à l’occasion de son soixante-dixième anniversaire, est traduit en bande dessinée par des auteurs phares de l’hebdomadaire de Marcinelle ainsi que par des invités prestigieux. Devant le succès de ce numéro, il est aujourd’hui réédité en album, complété par des rédactionnels sur l’histoire de la déclaration des Droits de l’Homme et les défis de son application.

 

 

 

 

© Dupuis

 

 

Le Spirou d’Emile Bravo, Spip sur le calot, défenseur des droits de l’homme invite le lecteur à se sensibiliser à cette charte, aux problèmes qu’elle pointe du doigt et aux solutions qui pourraient être apportées.

Du petit Spirou à Cubitus, de l’agent 212 à Blake et Mortimer, tous s’unissent pour expliciter les droits. Des planches percutantes les complètent. Derib signe une planche choc, se posant la question d’une « déclaration d’intention ? » L’histoire « La bourde », signée Bocquet et Perrault, recense les avancées qui ont été les conséquences directes de la création de l’ONU.

 

Comme le souligne Laurent Sauveur, directeur de la communication du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, « la xénophobie augmente, tout comme les sentiments populistes et nationalistes. » Les objectifs de ce projet sont de ne pas oublier les leçons du passé et de défendre les droits de l’homme.

 

 

 

 

© Savoia, Erre - Dupuis

 

 

Une exposition #spirou4rights présente les 30 articles illustrés. Elle est téléchargeable gratuitement en français, anglais, espagnol et peut-être présentée librement dans les écoles, bibliothèques ou autres centres culturels.

 

http://standup4humanrights.org/fr/hr-champions-spirou.html

 

Cet album indispensable est une œuvre d’utilité publique. Les bénéfices et les droits d’auteur seront reversés à une association dépendante de l’ONU.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Spirou défenseur des droits de l’homme

 

Genre : Album humaniste

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Divers

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9791034739257

 



Publié le 08/06/2019.


Source : Bd-best


Le fils de Captain Biceps et de Shrek.  Raowl 1 - La belle et l’affreux

 

 

                 «  - J’espère qu’un beau prince charmant viendra me secourir… S’il pouvait être blond, ce serait vraiment super ! Avec des muscles… Et pas trop de moustache… Ça file des boutons quand on s’embrasse.

                 BRASH !

- Aah !

- Salut, je suis venu te sauver !

- Mais vous n’êtes pas charmant ! Ni blond. »

 

 

 

 

La petite princesse enfermée dans le donjon ne va pas faire la difficile bien longtemps. Pour la sauver de l’invasion des trolls et des barbares qui assiègent le château, elle n’a pas d’autre choix que de se laisser embarquer par Raowl.

 

Une fois libérée, le sauveur va la ramener chez son père. Mais la belle est exigeante. La « jeune et belle » veut de la passion et du merveilleux. Elle ordonne à Raowl de lui trouver un prince charmant. Mais des fois on va chercher à des lieux des choses que l’on a sous les yeux.

 

 

 

 

© Tebo - Dupuis

 

 

Raowl n’en restera pas là. Il trouve une deuxième belle princesse sur son chemin et ne compte pas la laisser prisonnière au milieu d’un château en plein océan.

 

Shrek peut aller se rhabiller. Le nouveau héros des contes de fées détournés moyenâgeux, c’est une sorte de gros matou barbare : Raowl. Prêt à tout pour défendre les princesses esseulées, il ne faut surtout pas l’énerver. Ah, non, surtout pas ! Et quand il éternue, c’est la « métamorphose ».

 

 

 

 

© Tebo - Dupuis

 

 

Le papa de ce matou tout punch, c’est l’homme qui faisait caca dans les cases de l’atelier Mastodonte : le grand, le seul, l’unique, le formidable Tebo.

 

Tebo apporte un vent de fraîcheur dans la BD moyenâgeuse tout public. Quand Captain Biceps va faire un tour chez Johan et Pirlouit, ça donne quelque chose comme Raowl. Les personnages disproportionnés de Tebo (grosses têtes petit corps) sont les acteurs d’une comédie hilarante dans laquelle l’auteur fait la part belle au dessin. Tebo soigne les décors et s’étale dans de grandes cases, allant jusqu’à des doubles pages comme celle où le héros pourfend un dragon ou un combat contre un monstre marin.

 

 

 

 

© Tebo - Dupuis

 

 

Au niveau du scenario, Tebo aborde des thèmes contemporains. Il a lu Lisa Mandel et présente une nouvelle approche de thèmes chers à l’autrice. N’est pas prince charmant de qualité supérieure qui veut.

 

 

 

 

© Tebo - Dupuis

 

 

Raowl n’est pas un simple butor. Il est aussi fleur bleue. Il possède un bucolique jardin enchanté et rêve de bisous, fatalement baveux, pour réveiller des princesses.

 

Avec Raowl, les coups déboulent et l’amour se déroule...

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Raowl

 

Tome : 1– La belle et l’affreux

 

Genre : Aventures humoristiques moyenâgeuses

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Tebo

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 72

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9791034730384

 



Publié le 07/06/2019.


Source : Bd-best


Une petite perfusion ?  Vampire State Building 1

 

 

« - Ah, ils sont là ! Je les ai trouvés !

- Hello, beau gosse ! Tu n’as pas mis ton uniforme ? Tu sais pourtant que ça fait craquer les filles !

- Euh… Rachel, je suis mécano, pas chez les Marines…

- Dites bonjour au héros du jour !

- Mon pote, si tu attends que je te serre dans mes bras, tu peux crever ! Tu me laisses trop dans la merde pour la coloc…

- Viens là, Terry ! On voulait que tu admires une dernière fois ce que tu lâches, le pays où tous les rêves se réalisent. »

 

 

 

 

 

 

Du haut de l'Empire State Building, ce ne sont pas les rêves de ces jeunes américains qui vont se réaliser, mais plutôt leurs cauchemars. Le coucher de soleil qu’ils admirent du haut du quatre-vingt-sixième étage du gratte-ciel qui a été le plus élevé du monde jusqu’en 1967 va être, pour certains d’entre eux, le dernier. L’immeuble ne va pas tarder à être envahi par une horde de zombies-vampires assoiffés de sang venus pour vénérer leur maître.

 

 

 

 

© Adlard, Ange, Renault, Gérard - Soleil

 

 

Le cinéma a ses films d’art et d’essai et ses blockbusters, ses films engagés ou intimistes et ses comédies grand public ou histoires pleines d’action, d’aventures et de castagne. En BD, c’est pareil. Vampire State Building surfe dans la dernière catégorie. On n’est pas là pour réfléchir, on est là pour passer un bon petit moment, se vider l’esprit en mangeant du pop corn. Dans cette option, Vampire State Building est ultra efficace.

 

 

 

 

© Adlard, Ange, Renault, Gérard - Soleil

 

 

Le duo Ange et Patrick Renault appliquent la recette du survival, si tant est qu’il y en ait une, avec un savoir-faire méticuleux. Sans aucune longueur, sans aucun ennui, les scènes d’action alternent avec les respirations. Pour autant, les scénaristes ne nous invitent pas à une simple course poursuite à huis-clos. Les vampires ont un but. Le massacre n’est pas innocent. En filigrane, les auteurs décrivent une Amérique rongée par les attentats à répétition, celle des Etats-Unis post 9-11, où depuis cette date, rien n’a été et rien ne sera plus jamais comme avant.

 

Qui mieux que Charlie Adlard pouvait mettre en scène cette apocalypse ? Certes, le dessinateur américain est dans ses chaussons, mais on découvre ici son trait enrobé des couleurs très Comics de Sébastien Gérard. Le graphisme du dessinateur de Walking Dead supporte très bien cet enrobage qui lui donne un relief supplémentaire.

 

 

 

 

© Adlard, Ange, Renault, Gérard - Soleil

 

 

La couverture est aussi simple que puissante. Surmontée d’un logo original, la main ensanglantée d’un vampire semble entrouvrir une porte vers l’horreur.

 

L’association internationale des auteurs engendre un album hybride « FranComics » qui se lit à la vitesse de l’action, sans pouvoir le refermer, et dont on attend la suite avec frustration comme dans toute bonne série télévisée.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Vampire State Building

 

Tome : 1

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario : Renault & Ange

 

Dessins : Adlard

 

Couleurs : Gérard

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782302075450

 



Publié le 05/06/2019.


Source : Bd-best


Femmes au bord de la crise de rire.  Mamma Mia 1 - La famille à dames

 

 

« - C’est gentil de nous accepter chez toi, mamie !

- Bah… Après la mort de ton grand-père, il y a de la place. Et puis tu m’as dit que c’était pour pas longtemps.

- Oui, juste le temps de retrouver un travail stable !

- Et voici donc notre petite Emma qui a bien grandi.

- Tu sens pas bon ! Surtout de la bouche ! »

 

 

 

 

 

 

                 Emma et sa maman Aurélie viennent emménager chez Marie, la grand-mère de cette dernière. Mais voilà que débarque Sophie, la mère d’Aurélie, en transit pour une durée indéterminée après son retour du Brésil. Les quatre drôles de dames vont cohabiter pour le meilleur et pour le pire. Vous ne connaissiez pas les conflits de générations ? Avec cette quadruple dose, vous allez le comprendre. Et si à ces filles, on en ajoute une cinquième en la personne de Kim, la poupée d’Emma, on obtient, avec les réflexions de sa propriétaire, la cerise sur le gâteau.

 

 

 

 

© Trondheim, Obion - Dupuis

 

 

Chacune a sa propre personnalité. La mamie est le prototype de l’(arrière-)grand-mère qui a envie de profiter de ses copines et de ses activités : club du troisième âge, sorties entre amies,… Sophie est la femme fatale qui n’a pas vu qu’elle a pris de l’âge. Elle cherche sans cesse à séduire. C’est sans conteste la plus drôle de la bande. Elle s’occupe de sa petite fille, mais,, comme elle ne s’est jamais occupée de sa propre fille, elle découvre le métier. Aurélie a les préoccupations de la jeune mère de famille qui cherche n’importe quel job qui lui permettra de subvenir aux besoins de sa progéniture. Elle a du mal à tout gérer et peine à se faire aider. Quant à la petite Emma, elle commande, observe et commente. Ne serait-ce pas elle la seule adulte de la famille ?

 

 

 

 

© Trondheim, Obion - Dupuis

 

 

Lewis Trondheim, l’homme aux plus de 160 albums, créé un petit monde attachant. Caricature originale d’une famille du XXIème siècle, Mamma Mia est une bande dessinée résolument dans l’air du temps. Trondheim est un fin observateur. Les gags sont si drôles et si vrais. Une bonne dose de tendresse rend le tout émouvant, avec des situations qui peuvent même parfois tirer une petite larme.

 

Obion, connu pour être le roi du calembour dans Spirou avec ses Ob’sessions, a un graphisme que l’on pourrait situer à mi-chemin entre celui de Nob et celui de Trondheim lui-même. Il permet de crédibiliser tout type de situation, amusante ou touchante. Ses cases sans cadre sont mises en évidence par des couleurs évanescentes.

 

 

 

 

© Trondheim, Obion - Dupuis

 

 

A ranger à côté de Dad, Mamma Mia est une série qui plaira à toute la famille et où chacun pourra se reconnaître en quelqu’un. Même les garçons ! Oui, Madame.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

Série : Mamma Mia

 

Tomes : 1 - La famille à dames

 

Genre : Humour familial

 

Scénario : Trondheim

 

Dessins & Couleurs : Obion

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 46

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 97910

 



Publié le 05/06/2019.


Source : Bd-best


Remake de Seuls sauce animale.  Les cinq sans maîtres 1

 

 

 

« - Maî-Maître ! Maî-Maître ! J’ai fini ! ‘Pouvez ouvrir ! J’ai balisé le périmètre !

- ‘Te fatigue pas, ils ne sont plus là !

-  Qu… Qui ça « ils » ?

- Tous ! Tes maî-maîtres, tes pas maî-maîtres, les hommes, quoi !... Pouf ! Disparu !

- Mheuuu non ! Le mien est juste aux toilettes en train de baliser son périmètre ! Ou alors il me prépare mes biskits… avec les restes de jambon et du gras de saucisse… Hmmm ! J’adooore ça !!!

- Tu as déjà vu cette place vide, toi ? Avec les copains, on vient de faire le tour de la ville. Y a plus d’hommes ! Fini ! Plus un seul !

- Quoi !!!

- On est enfin débarrassés d’eux ! La vraie vie va pouvoir commencer, mon toutou ! Une vie de liberté ! Sans ces satanés humains, ça va être la belle vie ! Y’a plus personne pour nous prendre la tête. »

 

 

 

 

 

 

Paris semble vidée de tous ses humains. Les animaux sont les seuls êtres vivants occupant les rues. Si pour certains, cet élan de liberté leur donne des ailes, pour d’autres, la situation est plutôt angoissante.

 

Un bouledogue, un pigeon, une vache, un sanglier et une chatte de bonne famille vont devoir apprendre à survivre dans un monde qui retourne à l’état sauvage. Ils devront se méfier des dangereuses rencontres s’ils veulent s’en sortir. Mais bon sang, où sont donc passés les hommes ?

 

 

 

 

© Jitéry, Cazenove, Karinka, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

 

En proposant un pitch de départ qui immanquablement fait penser à la série Seuls de Gazzotti et Vehlmann, les scénaristes Cazenove et Karinka prenaient un gros risque. Mais en y insufflant une plus grosse dose de La ferme des animaux de George Orwell que de Sa majesté des mouches de William Golding, ils emmènent le récit dans une toute autre direction. Ce club des cinq à l’allure de musiciens de Brême peut-il survivre sans les humains ? Et sans les hommes, l’instinct sauvage des animaux va-t-il prendre le dessus ? L’ombre de Macherot plane également sur cette histoire dans laquelle l’humour cache une cruauté non feinte.

 

 

 

 

© Jitéry, Cazenove, Karinka, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

 

Les dialogues, très travaillés, versent dans le Audiard. Faut pas prendre les animaux flingueurs du bon Dieu pour des canards sauvages ! La répartie est de mise. En plaçant l’action dans la capitale, les auteurs peuvent jouer avec la gouaille du Titi parisien.

 

 

 

 

© Jitéry, Cazenove, Karinka, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

 

Jitéry a réalisé un travail de dingue sur cet album. Son graphisme est de la veine de la toute première version de Billy-the-Cat qu’ont publié Colman et Desberg en 1982 dans Spirou. Dynamique, nerveux, voire cruel, le trait du dessinateur fait claquer l’histoire. Question décors, du Louvre au Sacré-Cœur, des toits de Paris aux ponts sur la Seine, Jitéry s’est appliqué à restituer les différents lieux de la ville.

 

C’est nouveau, c’est frais, c’est bien. Avec Les cinq sans maîtres, Bamboo invente le concept du thriller animalier post-apocalyptique.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

Série : Les cinq sans maîtres

 

Tome : 1

 

Genre : Aventure animalière

 

Scénario : Cazenove & Karinka

 

Dessins : Jitéry

 

Couleurs : Amouriq & Mirabelle

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818966044

 



Publié le 04/06/2019.


Source : Bd-best


Un menu qui manque un peu de saveur.  Étoilé 3 - Chariot de desserts

 

 

« - On a été inspectés.

- Quoi ?? Pourquoi tu ne me l’as pas dit ?

- Le service était parfait. Je ne voulais pas te stresser, t’as l’air ailleurs en ce moment...»

 

 

 

 

 

 

                 Aidée par la cheffe Nicole, Paula compte bien récupérer l’étoile perdue avec le départ de Samuel, débauché par un homme d’affaires pour son restaurant de luxe. La guerre est ouverte. Mais encore plus que culinaire, c’est un affrontement psychologique qui  est au cœur de la vie des ex-amoureux et de tous ceux qui travaillent autour d’eux.

 

 

 

 

© Brahy, Lehericey, Desmarès, Denoulet - Dupuis

 

 

Le scénario d’Etoilé repose sur une idée originale qui avait tout pour être un succès. Pourtant, il s’avère que sur ce plat si alléchant l’assaisonnement a été un peu oublié. C’est dommage. Comme une salade sans vinaigrette, comme un maquereau sans vin blanc, comme une sardine sans huile, Etoilé manque de saveur.

 

Le talent de Luc Brahy n’aura pas suffit à pallier à l’absence de scénario de cette mini-série prometteuse. Avec tout le respect que l’on doit aux scénaristes, il manque cruellement le savoir-faire d’un Corbeyran. En particulier dans cette conclusion, ce « chariot de desserts », les scènes se succèdent abruptement si bien qu’on en oublie l’argument principal de la trilogie, comme u repas dans lequel les plats se succèderaient les uns à la suite des autres sans réel concept culinaire.

 

 

 

 

© Brahy, Lehericey, Desmarès, Denoulet - Dupuis

 

 

Les états d’âme des personnages prennent trop de place par rapport à l’intrigue. On se croirait parfois dans Grey’s anatomy, sauf que dans Grey’s Anatomy ça marche parce que la série est installée sur la longueur.

 

Considérons cette mini-série comme un galop d’essai pour leurs auteurs. Avec le tournemain d’un Philippe Etchebest de la BD (looking Cauchemar en cuisine), ils pourront rebondir. Quant à Luc Brahy, le dessinateur est maintenant confirmé. Il ne lui manque plus qu’à trouver son XIII ou son Largo Winch pour asseoir sa légitimité.

 

 

 

 

© Brahy, Lehericey, Desmarès, Denoulet - Dupuis

 

 

Comme dans tout art, culinaire ou pas, les goûts et les couleurs ne se discutant pas, souhaitons à Etoilé de trouver et d’accueillir ses clients.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

Série : Etoilé

 

Tome : 3 - Chariot de desserts

 

Genre : Thriller culinaire

 

Scénario : Lehericey & Desmarès

 

Dessins : Brahy

 

Couleurs : Denoulet

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 52

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9791034733521

 



Publié le 04/06/2019.


Source : Bd-best


Hollywood a trouvé sa vedette.  El Chipo

 

 

« - Alors, jeune homme, qu’est-ce qui vous fait penser que vous pourriez convenir ?

- Eh bien… La sociologie relative a mis en exergue l’interchangeabilité du notionnel et la prédominance iconographique du décorum sur le vivant. Comme le prouve le récent engouement pour l’anonymisation héroïque d’ailleurs…

- Hein ?

- Les justiciers masqués.

- On peut même dire que le transludisme de l’être dans sa représentation médiatique sacralise l’accessoire. De fait, l’universalité de l’imagerie pop…

- En clair ?

‘ En clair ? Euh… Mettez des plumes à n’importe qui et tout le monde verra un indien. »

 


 

 

 

                 El Chipo est comédien. M. Gottferdom le reçoit en entretien d’embauche. En effet, c’est la panique dans les bureaux californiens de la Subway Indian Meyer TM. L’acteur principal de la nouvelle superproduction en tournage est en garde à vue pour détention, usage et promotion de stupéfiants. Le réalisateur, quant à lui, vient d’être arrêté pour attentat à la pudeur. Et pour le reste de l’équipe de production, ce n’est pas la panacée non plus. Toujours est-il que pour l’instant, il est urgent de trouver l’acteur qui pourra remplacer la vedette. Et pour cela, qui mieux que El Chipo pourrait faire l’affaire ? El Chipo, est une saucisse, c’est une doublure confirmé. A son tour à présent d’être dans la lumière.

 

 

 

 

© Witko - Delcourt

 

 

 

Il y a des OVNI qui tournent dans le ciel et il y a les OVNI qui se lisent. El Chipo est de ceux là. Voici un album qui ne ressemble à aucun autre, à rien de ce qu’on avait pu lire jusqu’ici. Voilà une histoire avec un héros formidable, épatant, exceptionnel : une saucisse, autrement dit une chipolata, mais tout le monde l’appelle El Chipo.

 

Witko signe un album jouissif, l’un des plus drôles de ces dernières années. L’auteur promène sa saucisse tout au long de son aventure. C’est si bien fait qu’on en oublie sa condition… jusqu’au moment où, par un émouvant flash-back, l’auteur raconte comment son héros en est arrivé là. Et l’on y croit ! On le prendrait même au sérieux, le bougre.

 

 

 

 

© Witko - Delcourt

 

 

 

Les gags en quatre cases forment un récit qui se déroule et met en boîte non seulement l’industrie cinématographique, mais aussi l’Amérique des soixante dernières années, de la guerre du Vietnam à la moumoute de Donald Trump.

 

Des tableaux parodiques mettent en scène El Chipo sur des couvertures d’albums ou des affiches de cinéma. L’indien des Village People, c’était lui. Sur le célèbre tableau Nighthawks d’Edward Hopper, c’était aussi lui. Sur le lit de Pulp Fiction et sur le banc de Forrest Gump, encore lui. Et les affiches publicitaires de Monsieur Propre ou de Banania? Toujours lui.

 

 

 

 

© Witko - Delcourt

 

 

 

Avec El Chipo, la collection Pataquès des éditions Delcourt propose un barbecue de franche rigolade. Attention à ne pas faire tomber la saucisse entre les grilles.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

One shot : El Chipo

 

Genre : Humour déjanté

 

Scénario, dessins & couleurs : Witko

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Pataquès

 

Nombre de pages : 104

 

Prix : 9,95 €

 

ISBN : 978243012429

 



Publié le 03/06/2019.


Source : Bd-best


Une série qui a réussi son virage.  Mélusine 27 – La guerre sans magie

 

 

« - Eh ben ? Ça marche pas ?

- Nous… Nous n’avons plus de magie ?

- Mais comment ?

- Regardez ! C’est la même chose chez l’ennemi !!

- Plus de magie ?

- ça veut dire qu’on va devoir reprendre les bonnes vieilles méthodes... »

 

 

 

 

 

 

                 Mais que se passe-t-il sur le champ de bataille qui voit s’affronter les hordes de sorciers et les fées en furie ? Il semble bien que la magie n’opère plus chez eux, quelque soit leur camp. Les fantômes prennent le pas et sèment le trouble. Liés aux lieux qu’ils hantent par des actes notariés, ils font figure d’occupants dans ce monde où la résistance va devoir s’organiser. Kaspar, le père sorcier de Mélusine, et Sigrid, sa mère fée, les meilleurs ennemis, vont se trouver embastillées. Notre sorcière et sa sœur Mélisande vont-elles réussir à les libérer et à sortir le monde du chaos dans lequel il se dirige inéluctablement ?

 

 

 

 

© Clarke, Cerise - Dupuis

 

 

 

Avec des personnages secondaires comme Mathys et son père, gourous africains, ou Ping Hao et son peuple de samouraïs, cette aventure de l’univers de Mélusine s’érige en tour de Babel d’un monde magique.

 

Ce qui est fantastique sous le crayon de Clarke, c’est que tout semble simple. Et pourtant, ses décors dépouillés cachent des points de vue et des structures de dessin pas si évidentes. Trois arbres esquissés et la forêt est impénétrable. Un château posé sur un promontoire rocheux et la visite peut commencer.

 

 

 

 

© Clarke, Cerise - Dupuis

 

 

Mélusine n’est malheureusement plus prépubliée dans le journal Spirou. Elle y aurait toute sa place et a toute la force pour en être un pilier.

 

Depuis que Clarke est seul aux commandes de la série, l’auteur a entamé une lente mutation qui semble se terminer, mais pas se conclure, avec cet album. Comme si la petite fée Mélusine était pendant cette transition sortie de sa chrysalide et qu’elle allait devenir l’héroïne d’une grande saga. Ce qui est sûr, c’est qu’après cet épisode-ci, Mélusine ne sera plus jamais comme avant. On voyait bien cela poindre, notamment depuis la mort de Cancrelune. Le lecteur découvrira à la fin de cette histoire que, depuis quelques albums, Clarke plaçait les pions sur son échiquier. Mine de rien, l’auteur est en train d’écrire son p’tit Seigneur des anneaux.

 

 

 

 

© Clarke, Cerise - Dupuis

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

Série : Mélusine

 

Tome : 27 – La guerre sans magie

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario & dessins : Clarke

 

Couleurs : Cerise

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9791034736881

 

 



Publié le 03/06/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4234 -  5 Juin 2019

 

 

 

Spécial OuBaPo – 28 auteurs relèvent 5 défis en bande dessinée.

 

 

 

 

 

 

 

            Etienne Lécroart est un auteur exceptionnel. C’est le pape du défi en bande dessinée. Il adapte depuis des années le concept de l’OuLiPo (ouvroir de littérature potentielle) au neuvième art. Il s’agit de créer des histoires en s’imposant des contraintes comme faire réaliser un strip à plusieurs auteurs avec la dernière case imposée, inclure des cases entre d’autres, récupérer une case dans un strip pour en créer un nouveau, et bien d’autres... C’est à cet exercice de style qu’est consacré le journal de cette semaine. Et ça commence dès la couverture sur laquelle, à y regarder de près, la tête de Spirou n’est pas une tête de Spirou.    

 

            Et pour les abonnés, un défi OuBaPo supplémentaire entre Thierry Martin et les Jouvray leur est offert.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Lécroart, Pic, Alfred, Libon – Dupuis 

 

 

 

Défis Oubapo :

 

Final imposé (Lécroart, Nicoby, Jousselin, Ayroles, Thiriet, Libon, Parrondo, Delisle)

L’inoculation (Pic, Alfred, Libon, Erre, Nix, Collin)

L’aveuglette (Dairin, Sti, Dutreix, Isa)

L’emprunt (Madaule, Bataillon, Bianco, Frantz Hofmann, Pourquié, Munuera)

La centrifuge (Deligne, Simon, Henriet, Spiessert, Floris)

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Imbattable : Le passe-temps de la factrice

Mort et déterré : Un cadavre en cavale

Royaume de Blanche-Fleur (Le) : Le complot de la reine

Six coups

Spirou : Un peu plus loin vers l’enfer

 

 

Récit complet :

 

Marc & Pep (Nicoby)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Comme des bêtes

Dad

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game Over

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Mamma Mia !

Nelson

Spoirou & Fantasperge

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Bienvenue dans mon atelier ! : Trondheim

En direct du futur : Tif et Tondu par Blutch

Interview : Lécroart

Jeu : Le générateur SpirOubapo (Surcouf)

Spirou et moi : Stéphane Fert

 

 

Supplément abonnés :

Défi Oubapo : Le double aveugle (Martin, Jouvray)

 

 

 

En kiosques et librairies le 5 juin 2019.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 02/06/2019.


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