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Spirou 4414 -  16 novembre 2022

 

 

Olive Sprint final sur le lac Baïkal

 

 

 

 

 

 


 

            Dernier round pour Olive. La quatrième partie de ses aventures clôt une histoire émouvante et sensible comme on en lit peu. Véro Cazot et Lucy Mazel ont mis toutes leurs forces dans ce récit qui emmène au-delà des rêves.

 

            Pendant ce temps, les abonnés vont coller une boule à neige, un husky et un canard en plastique sur leurs cahiers ou leur frigo. Tout ça parce que ce sont les très jolis autocollants Olive.

 

Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Mazel, Cazot – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Marsupilami : L’animal de Humboldt

Olive : Retour sur Terre

Spirou chez les fous

Trésor : La vague rouge

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Coach (Le)

Crash Tex

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliot au collège

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Grotesque (La pause-cartoon)

Kid Paddle

Léon & Lena

Minions (Les)

Nelson 

Otaku

Pernille

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

 

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Bravo

En direct du futur : Le siècle de Juliette (Verron)

Interview : Cazot & Mazel

Jeux : Perdues dans le grand froid (Berkati)

Spirou & moi : Augustin Lebon

 

 

Supplément abonnés :

Autocollants : Olive

 

 

 

En kiosques et librairies le 16 Novembre 2022.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 



Publié le 17/11/2022.


Source : Bd-best


Les voitures de légende - Hergé ... T.1 Tintin et les autos européennes

 

 

 

Elles viennent de France, d’Italie, d’Angleterre, d’Allemagne ou des États-Unis… Berlines, limousines, décapotables, coupés, conduites intérieures, leurs lignes racontent une époque, un esprit, un art de vivre.

 

 

 

 

 

 

  

Les voitures dessinées par Hergé nous en apprennent toutes un peu plus sur son travail et sur l’histoire passionnante de l’automobile.
Disponibles à profusion pour ses héros de papier — on en dénombre au total plus de soixante-dix—, elles sont indissociables de l’action et participent pleinement au ressort comique ou dramatique du récit.

 

 

 

 

 

 

© Hergé/Tintinimaginatio 2022

 


Chaque double page présente le modèle dans son contexte narratif, accompagné d’un document rare des archives d’Hergé, ainsi que du modèle réduit 1/24 de la collection Les voitures de Tintin coéditée par Moulinsart et Hachette Collections.

 

 

 

 

 

 

© Hergé/Tintinimaginatio 2022

 

 

 

Prévu en diptyque, le premier tome s’attarde sur les voitures européennes. C’est le complément indispensable pour les collectionneurs des voitures miniatures mais aussi pour l’ensemble des amoureux de l’œuvre d’Hergé.

 

 

 

 

 

 

© Hergé/Tintinimaginatio 2022

 

 

 

Le second tome s’intéressera plus particulièrement aux voitures d’origines américaines ou encore celles dont l’inspiration n’est pas définie de manière précise. La parution de ce dernier est prévu dans le courant de l’année 2023.

A placer sous l’arbre de Noël.

 

 

 

 

 

 

© Hergé/Tintinimaginatio 2022

 

 

 

 

Alain Haubruge

 

 

Titre : Tintin et les autos européennes

 

Série : Les voitures de légende - Hergé

 

Tome : 1

 

Éditeur : Éditions Moulinsart

 

Dessin : Hergé

 

Nombre de pages : 96

 

Prix : 19,99 €

 

ISBN : 9782017168768

 



Publié le 16/11/2022.


Source : Bd-best


La joyeuse mélancolie.  La vie me fait peur

 

« - Et elle va marcher ta machine, papa ?

- Plus que marcher, mon petit ! Elle va rouler ! C’est une idée qui vient d’Amérique, ils appellent ça le camping-caravaning.

- Mais celle-là, c’est toi qui l’a inventée ?

- Oui, mon gars ! Les meilleures carrossiers et les meilleurs ébénistes ont fait les finitions… Mais les plans, c’est Bibi ! Et je vais commercialiser ce modèle, ça va être une révolution ! Neuville, c’est un sacré nom pour une marque, tu ne trouves pas, Marie ? Ça  sent tout de suite la maison sérieuse…

- Mais tu t’es demandé à qui tu pourrais bien les vendre, tes remorques ? On n’est pas en Amérique, ici ! Cite-moi un seul de tes amis qui pourrait en acheter…

- Jean !

- Jean ! Il est encore plus cinglé que toi ! »

 

 

 

 

 

 


                Paul, la trentaine, vient de se faire virer de l’entreprise familiale par sa femme. C’est l’occasion pour lui de revenir sur sa vie. Entre un père fantasque et une mère très terre-à-terre qui disparaîtra dans un étonnant accident de la route, le petit Paul a toujours eu du mal à trouver sa place. Ce phénomène le poursuivra toute sa vie. Que s’est-il passé entre son enfance et maintenant pour que celle qui était devenue son épouse se retrouve à diriger l’entreprise de tondeuses autoportées créée par son père et le mette à la porte ?

 

 

 

 

© Durieux, Tronchet - Futuropolis

 

 

                Plus que l’histoire de Paul, « La vie me fait peur » est avant tout l’histoire de Raoul, son père, meurtri par le deuil d’un enfant, Romain, le frère de Paul, mort à deux jours. La perte d’un enfant quel que soit son âge étant la plus grande douleur qu’un parent puisse vivre, il n’est pas étonnant que Raoul en ait des séquelles. C’est certainement pour cela qu’il n’habite plus le même monde que ses contemporains. Fantasque, immature, il vit pour son entreprise, ses loisirs et son ami Jean, doux dingue. Paul aura toujours du mal à intégrer cette dimension parallèle dans laquelle erre son père et dont la mort de sa femme l’enfonce encore plus dans cet espace entre la vraie vie et le désir d’une autre réalité.

 

 

 

 

© Durieux, Tronchet - Futuropolis

 

 

                Didier Tronchet aime raconter des parcours de vie. C’est peut-être parce que lui-même a beaucoup bourlingué, de Madagascar à l’Amérique du Sud. De L’homme qui ne disait jamais non au Chanteur perdu, ou plus humoristiquement de Jean-Claude Tergal à Raymond Calbuth, l’auteur retrace des parcours singuliers de personnages en marge d’une société qui ne va pas à la même vitesse qu’eux. C’est certainement pour cela qu’il a souhaité s’emparer du roman éponyme de Jean-Paul Dubois paru au Seuil en 1994, pour en offrir une nouvelle structure. Au dessin, Christian Durieux retrouve l’ambiance des Gens honnêtes qu’il a signé chez Aire Libre sur un scénario de Jean-Pierre Gibrat.

 

 

 

 

© Durieux, Tronchet - Futuropolis

 

 

                Les aléas de la vie peuvent transformer un être du jour au lendemain. Avec La vie me fait peur, les auteurs démontrent qu’il y a toujours une raison d’avancer et qu’un jour on devient le magicien de quelqu’un. Moment fort de cette fin d’année BD, si « La vie me fait peur » peut aider à avoir moins peur d’elle, le contrat est rempli. Incontestablement, il l’est.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : La vie me fait peur 

 

Genre : Emotion

 

Scénario : Didier Tronchet 

 

D’après : Jean-Paul Dubois 

 

Dessins & Couleurs : Christian Durieux

 

Éditeur : Futuropolis

 

Nombre de pages : 80

 

Prix : 16 €

 

ISBN : 9782754829014

 



Publié le 15/11/2022.


Source : Boulevard BD


Album de poids pour histoire de poids.  Chloé Densité

 

« - Vous êtes nulles de m’avoir tasée ! Ça fait super mal !!

- Elles ne t’ont pas tasée… C’est l’extra-terrestre qui l’a fait ! Je te jure ! C’est vrai !

- Quand on est arrivés, t’étais évanouie…

- On a vécu un moment historique ! »

 

 

 

 

 

 


                Entourée de son frère, sa sœur et d’une amie, Chloé se réveille dans le lit d’une chambre d’hôtel à Phoenix aux Etats-Unis. Elle ne se souvient pas de tout mais elle a fait une rencontre du troisième type. Heureusement que son frère était avec elle pour en témoigner. Celui-ci, Gilles, passionné d’ufologie, a tout vu. Un monstrueux alien a tasé Chloé avec une dose de Fluctua Densité. Avec cette modification moléculaire, elle va devoir combattre de méchants envahisseurs qui s’apprêtent à débarquer sur Terre. La structure atomique de la jeune femme a été modifiée. Elle est une sur-humaine qui peut contrôler sa densité, devenant évanescente pour passer à travers les murs ou s’envoler dans l’espace, ou bien choisissant d’être extrêmement lourde pour briser des éléments ou s’enfoncer dans le sol. Ces pouvoirs réussiront-ils à repousser les aliens ? Mais arrivera-t-elle seulement à les maîtriser ?

 

 

 

 

© Trondheim, Stan, Vince, Walter, Pinchuk - Delcourt

 

 

                Lewis Trondheim est un auteur à deux facettes. D’un côté, il y a l’auteur de Lapinot, philosophe du quotidien, qui fait réfléchir sur le sens de la vie dans une ambiance faussement classique franco-belge. De l’autre, il y a le scénariste multicéphale qui a chaque fois étonne, à chaque fois surprend, à chaque fois emmène sur des chemins sur lesquels on ne l’attendait pas. Il a taté du récit moyenâgeux avec Castelmaure, le western avec Texas Cowboys, ou entre autres le drame avec Je vais rester. Ici, il aborde la science-fiction et le fantastique, mêlant action, humour et aventure, sans jamais tomber dans le ridicule, y instillant même, comme il le fait toujours, une pincée de réflexion philosophique.

 

 

 

 

© Trondheim, Stan, Vince, Walter, Pinchuk - Delcourt

 

 

                Trondheim multiplie les collaborations en choisissant toujours les partenaires les mieux adaptés aux histoires qu’il propose. Stan et Vince, les auteurs de Vortex, étaient les mieux placés pour mettre en image ce thriller intersidéral dont les envolées de Chloé dans le ciel sont tout autant sidérales que sidérantes. Le format Comics leur offre la possibilité de planches classiques tout autant que de grands dessins s’étalant sur deux pages. Le pavé ne se referme pas. On binge-read cette intégrale comme on binge-watch une série.

 

 

 

 

 

© Trondheim, Stan, Vince, Walter, Pinchuk - Delcourt

 

 

                Chloé Densité est la réédition en intégrale de la trilogie Density parue entre 2017 et 2021 dans la collection Comics Fabric, également chez Delcourt. L’éditeur n’aura pas tardé à reformater la série pour proposer cette intégrale qui donne au récit une autre dimension, massive, comme sa « densité ».

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Chloé Densité 

 

Genre : Fantastique

 

Scénario : Lewis Trondheim 

 

Dessins : Stan & Vince 

 

Couleurs : Walter & Julia Pinchuk

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Shampooing

 

Nombre de pages : 328

 

Prix : 29,95 €

 

ISBN : 9782413044307

 



Publié le 15/11/2022.


Source : Boulevard BD


La rivière de l’enfance.  La poudre d’escampette

 

« - Holà… T’approches pas, c’est chez nous, ici !...

- Je… J’y peux rien, mon chien n’en fait qu’à sa tête ! Paulette, noon !

- Haaa !

- Attrapez-le ! Quelle est l’identité de l’intrus ?

- Paul Dubreuil. Sa mère a cousu une étiquette avec son nom ! »

 

 

 

 

 

 


En promenant Paulette, sa chienne touffue, sur les berges de la Grôsne, Paul ne se doutait pas qu’il allait être embarqué sur les eaux. Poursuivant une grenouille bondissante, la grosse boule de poils se jette à l’eau avec son petit maître sur le dos. Après quelques brasses canines, le duo rencontre un quatuor d’enfants s’installant sur une cabane-paquebot. Paillon, Scotch, Boulon et Lili lapin invitent Paul et Paulette à les accompagner sur la rivière. Les pieds chatouillant la vase et admirant la faune et la flore locale, la petite bande suit le cours d’eau jusqu’à ce qu’ils rencontrent ces sales copieurs de la bande de Marnay.

 

 

 

 

© Cruchaudet - Delcourt

 

 

Affluent de la Saône et sous-affluent du Rhône, la Grôsne est une rivière française qui prend sa source dans le Beaujolais avant de courir dans le Charolais, le Mâconnais, puis le Chalonnais, en Auvergne-Rhône-Alpes et en Bourgogne-Franche-Comté. La Grôsne est aujourd’hui l’héroïne de l’album de Chloé Cruchaudet paru en 2015 en très grand format et réédité aujourd’hui dans un format plus classique. Cruchaudet écrit une ode à la nature. L’esprit des enfants de Louis Pergaud plane sur cette aventure. Passée la rencontre pas franchement accueillante entre Louis et Boulon et sa bande, on prend part à une croisière avant de participer à une nouvelle guerre des boutons, fluviale celle-ci, plus courte et bien moins belliqueuse que celle des Longeverne et des Velrans.

 

 

 

 

© Cruchaudet - Delcourt

 

 

Tout en crayons de couleurs, Chloé Cruchaudet offre une pause bucolique. Qu’est-ce que ça fait du bien de prendre notre temps avec ces enfants. On entend l’eau qui coule et les grenouilles qui croassent. On se repose sous la douce chaleur du soleil de mi-saison et on profite d’un moment déconnecté. On prend la poudre d’escampette avec les enfants pour retrouver de la sérénité. La feel-good BD, ça existe. En voilà un exemple. On aurait juste aimé que l’aventure soit un peu plus longue.

 

 

 

 

© Cruchaudet - Delcourt

 

 

Espérons que cette réédition classique de La poudre d’escampette transforme le one shot en série. Elle est nécessaire et salvatrice dans l’époque où l’on vit.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : La poudre d’escampette 

 

Genre : Aventure écologique

 

Scénario, dessins & Couleurs : Chloé Cruchaudet

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Les enfants gâtés

 

Nombre de pages : 24

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9782413024583

 



Publié le 15/11/2022.


Source : Boulevard BD


Vive les balades en forêt !  Léonie et les scarabées

 

« - C’est nul !

- Voyons ma chérie, arrête de râler. Profite !

- Mais je devrais être au foot là ! Et à la place vous m’obligez à vous accompagner pour cette stupide balade en forêt.

- C’est ce reportage à la télé hier, ça m’a tout de suite inspirée. n’est-ce pas charmant tout ce… vert ?!

- Naze. »

 

 

 

 

 

 


Le moins que l’on puisse dire, c’est que la petite Léonie n’est pas franchement ravie d’accompagner ses parents pour une balade en forêt. C’est beaucoup plus amusant de jouer au foot. Son papa lui propose de suivre le chemin balisé de son côté pour aller jouer les aventurières. Ils se retrouveront au parking. Agaçant les corbeaux, l’un d’eux, aux pouvoirs magiques, la métamorphose en scarabée. Voici Léonie réduite à l’état d’insecte à devoir cohabiter avec eux. Mordicus, Goliath, Berlia, Rhino et leurs amis vont l’accueillir à bras ouverts. Léonie va même apprendre à voler. Mais attention, à une taille de quelques millimètres, le danger est à la porte.

 

 

 

 

 

© Shanta, Bordier - Nathan

 

 

Histoire sur la tolérance, l’entraide, la coopération et ode à la nature, Léonie et les scarabées n’est pas qu’un album de bande dessinée pour les petits, plus que ça, c’est une leçon de vie. Lorsque la scénariste Elsa Bordier métamorphose Léonie en scarabée c’est pour qu’elle tire des leçons de certains enseignements. Et lorsque, sans spoiler, elle redeviendra une petite fille, la métamorphose ne sera pas seulement physique. La gamine s’en trouve grandie non seulement physiquement, mais aussi moralement. Elle aura appris tant et tant de la nature.

 

 

 

 

© Shanta, Bordier - Nathan

 

 

Elodie Shanta apporte toute la puissance, faussement simple, de son trait à cette histoire dont le fond est bien plus profond que la forme, même si celle-ci est adorable. Les couleurs pop et acidulées séduiront les jeunes lecteurs au premier regard. Leurs parents ne pourront s’empêcher d’avoir une petite pensée pour Maya l’abeille, même si graphiquement on n’est pas du tout dans le même registre. Bref, Léonie a tout pour devenir l’héroïne d’une série pedagogico-éducative.

 

 

 

 

© Shanta, Bordier - Nathan

 

 

A noter, Léonie et les scarabées fait partie des albums de la sélection La BD en classe - Bulles de nature, dont le dossier enseignants et le carnet élèves sont téléchargeables gratuitement sur le site du SNE : https://www.sne.fr/promotion-de-la-lecture/la-bd-en-classe/

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Léonie et les scarabées 

 

Genre : Aventure écologique

 

Scénario : Elsa Bordier 

 

Dessins & Couleurs : Elodie Shanta

 

Éditeur : Nathan

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9782092494745

 



Publié le 15/11/2022.


Source : Boulevard BD


Jean de Florette n’a pas l’apanage des problèmes de source.  La source 1 - La gardienne du Talion

 

« - Ecoutez ! J’ai une terrible nouvelle. Josef et sa famille ne sont pas morts à cause de l’incendie. Ils ont été assassinés, et le feu a détruit les plantes. Tout est parti en fumée. On ne sait pas qui a commis les meurtres, alors soyez vigilants.

- Soyez vigilants, tu en as de bonnes. On fait comment ? On s’enferme chez nous ?

- Séverine a raison. Il nous faut des armes. Daniel, tu dois distribuer les fusils.

- Désolé, c’est impossible, vous connaissez les règles. Les armes sont réservées aux guetteurs et aux chasseurs. La source n’est pas une milice privée. La priorité, c’est de trouver les coupables. Il faut que quelqu’un parmi nous enquête. »

 

 

 

 

 

 


France, printemps 2045, dix-sept ans après le début de l’effondrement. La communauté de la source est en émois. Une famille entière a été assassinée, le meurtre ayant été camouflé en vain dans un incendie. La communauté est menacée et doit réagir si elle ne veut pas mourir. Dans ce monde post-apocalyptique, les hommes se sont relevés et tentent de ne pas répéter les erreurs funestes du passé. Le massacre d’une famille d’herboristes les contraint à une vigilance accrue. Rachel, ancienne flic, est en charge de l’enquête pour trouver le ou les coupables. En lui confiant cette mission, Daniel, le chef du clan, ne savait pas qu’il allait diviser ses ouailles. Entre ceux qui cherchent à comprendre et ceux qui prônent la loi du Talion, pensant que la violence ne peut-être résolue que par la violence, il va falloir composer pour confondre les assassins.

 

 

 

 

© Runberg, Truc, Branchereau, Damour, Lofé - Philéas

 

 

Et de deux ! En quelques mois, Sylvain Runberg co-créé deux séries post-apocalyptiques. Alors que dans Patriarchy, paru chez Caurette, hommes et femmes sont divisés en deux castes opposant dictature masculine et valkyries, dans La source, c’est un combat écologique auquel se livrent les habitants de la communauté face à de mystérieux ennemis. Ces deux séries auraient-elles existées sans crise Covid et confinements ? Runberg met en scène des groupes de personnes en cercles restreints et en cohabitation. Il analyse leurs rapports et les difficultés à dépendre les uns des autres, ainsi que leur unité mise à mal par un événement particulier. Pour La source, il s’est allié avec Olivier Truc, journaliste, écrivain, scénariste et réalisateur, ainsi qu’avec Gaël Branchereau, journaliste à l’AFP. Leurs visions du monde transparaissent dans ce scénario.

 

 

 

 

© Runberg, Truc, Branchereau, Damour, Lofé - Philéas

 

 

Au dessin, après La Cagoule, Damour prend le vert dans ce récit somme toute campagnard. Devenu une valeur sûre de la bande dessinée réaliste souple, le dessinateur signe le premier tome d’un diptyque qui ne demande qu’à être le premier récit d’une série d’enquêtes de Rachel.

 

 

 

 

© Runberg, Truc, Branchereau, Damour, Lofé - Philéas

 

 

Après s’être spécialisé dans les adaptations d’œuvres littéraires, les éditions Philéas continuent à développer leur catalogue avec cette Source, source de problèmes pour ses habitants et source de suspens pour ses lecteurs.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : La source

 

Tome : 1 - La gardienne du Talion

 

Genre : Polar post-apocalyptique

 

Scénario : Sylvain Runberg, Olivier Truc & Gaël Branchereau 

 

Dessins : Damour 

 

Couleurs : Greg Lofé

 

Éditeur : Philéas

 

Nombre de pages : 88

 

Prix : 18,90 €

 

ISBN : 9782491467340

 



Publié le 15/11/2022.


Source : Boulevard BD


Henri Vernes & Bob Morane, deux vies d’aventuriers.  L’aventure HS 2 - Henri Vernes, l’aventure a un nom !

 

« - Ce qui est important ce n’est pas de vivre heureux, c’est de vivre. Blaise Cendrars a écrit : le seul fait d’exister est une bénédiction. » Henri Vernes

 

 

 

 

 

 

 

Tout le monde connaît Bob Morane, l’aventurier. On connaît un peu moins son père, son créateur, Charles-Henri Dewisme, alias Henri Vernes. Justice lui est rendue avec ce hors-série de L’aventure, publié aux éditions du Tiroir. Henri Vernes a vécu cent-deux ans. Né au lendemain de la première guerre mondiale, il a traversé le vingtième siècle et a connu une bonne partie du vingt-et-unième. Grand écrivain populaire, il a embarqué dans ses voyages des milliers de lecteurs.

 

 

 

 

© Rodier, Vernes - Editions du Tiroir

 

 

Le rédacteur en chef Alain de Kuyssche signe un éditorial mettant en valeur le parcours incroyable de cet auteur hors du commun. Henri Vernes était un raconteur de première qui, dès l’école primaire, était écouté pour ses histoires exotiques. Plus tard, il sera résistant face à l’envahisseur nazi. Il deviendra écrivain, aux multiples facettes et pseudonymes. Jacques Hellemans propose ensuite le cœur du livre, en nous faisant parcourir la trajectoire d’un homme aux multiples aventures. Sa naissance, son enfance, son mariage, qui ne dura qu’un an, la guerre pendant laquelle il fournit de faux papiers salvateurs à qui en avaient besoin, la Libération : le fan de Bob Morane apprend tout de la vie de son père spirituel. Mais ce dont a le plus envie le jeune homme, c’est de devenir écrivain. Il rencontrera Jean Ray. Il commencera à travailler pour des périodiques. En juin 1953, il fera une rencontre décisive dans sa vie, celle de Jean-Jacques Schellens, directeur littéraire des éditions Marabout.

 

 

 

 

© Vernes - Editions du Tiroir

 

 

A  trente-cinq ans, Charles-Henri Dewisme devient Henri Vernes avant de donner naissance à Bob Morane dans une Vallée Infernale. Pendant plus de trente ans, les romans vont s’enchaîner. Dès 1959, le héros est adapté en bande dessinée par Dino Attanasio, qui passera la main à Gérald Forton, William Vance, puis Coria. 1961, Bob Morane débarque au cinéma dans le court-métrage L’espion aux cent visages, sous les traits de Jacques Santi. 1963, c’est Claude Titre qui l’incarne pour la télévision. Le succès littéraire du héros est international. Ça n’empêchera pas Henri Vernes de créer d’autres personnages dont les romans sont justement en train d’être réédités par les éditions du Tiroir, comme par exemple Don, héros destiné à un public plus adulte, et dont André Taymans prépare une adaptation BD.

 

 

 

 

© Bec, Lamontagne, Vernes - Editions du Tiroir

 

 

De nombreuses photos émaillent cet album qui se termine par un cahier graphique hommage, avec des illustrations signées Walthéry, Hardy, Bec, Lamontagne, Foerster, Meynet, Luguy et bien d’autres. Quand l’aventure a un nom avec un grand A, ça ne peut être que celui d’Henri Vernes.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : L’aventure

 

Tome : HS 2 - Henri Vernes, l’aventure a un nom !

 

Genre : Biographie 

 

Dossier : Jacques Hellemans

 

Rédaction en chef : Alain de Kuyssche

 

Éditeur : Editions du Tiroir

  

Nombre de pages : 46

 

Prix : 16 €

 

ISBN : 9782931027615 

 



Publié le 15/11/2022.


Source : Boulevard BD


Le réveil de la bête.  Une aventure du Marsupilami - L’animal de Humboldt

 

« - Ooh non, c’est pas vrai… Un singe. Un vulgaire singe. Zut !

- On l’emballe quand même ? Il a quand même un aspect bizarre.

- Un singe est un singe. Tu en connais un, tu les connais tous. Un serpent à fourrure ! Ça, ça aurait fait sensation ! Mais un singe ?... Bof... »

 

 

 

 

 

 

 

Lorsqu’en décembre 1801, au fin fond de l’Amérique du Sud, l’explorateur Alexander Von Humboldt découvre un Marsupilami, il n’est pas plus épaté que ça. Pour lui, ce n’est qu’un vulgaire singe. Il aurait préféré ramener à Berlin un serpent à fourrure. Qu’à cela ne tienne. Il va quand même rapatrier cette bestiole assommée. Cent trente ans plus tard, dans la capitale allemande, Mimi, une petite fille de sept ans, découvre l’animal en état de léthargie dans une remise du museum d’histoire naturelle. Le Marsupilami va se réveiller et devenir son complice dans les rues de la capitale. Mais tout le monde ne veut pas que du bien à la bête de Palombie. Et dans une Allemagne où le bruit des bottes commence à se faire entendre, l’amitié sera-t-elle plus forte que l’appel de la forêt ?

 

 

 

 

© Flix - Dupuis

 

 

Après Spirou à Berlin, Flix s’empare une nouvelle fois de l’univers de Franquin pour le mettre à sa sauce. Graphiquement, Flix ne cherche à copier personne. Ses personnages sont bien à lui, dans un style inédit pour la série. Le dessinateur berlinois a un parcours européen depuis ses études puisqu’il a étudié en Allemagne et en Espagne dans des écoles d’art. Connu en Allemagne pour la série Verflixt, puis Held, autobiographie d’anticipation qui va jusqu’à sa mort, il a remporté pour cette dernière le prix Max-und-Moritz 2017, équivalent d’un Fauve d’or à Angoulême.

 

 

 

 

© Flix - Dupuis

 

 

Le trait hyper-dynamique de Flix sert à merveille cette histoire tout autant speedée que tendre. Preuve en est la couverture dont le Marsupilami semble jaillir pour sauter sur les genoux du lecteur. Le découpage oscille entre le gaufrier conventionnel et une mise en page évoluant en fonction des situations : de longues cases allongées pour les chutes, une planche en biais lorsque le Marsu s’évanouit,… Flix s’est imposé des défis avec lesquels il joue, d’une manière spécifique, au média bande dessinée. Et la momie que découvre Humboldt n’est pas sans rappeler un certain Rascar Capac.

 

 

 

 

© Flix - Dupuis

 

 

Après un Spirou et un Marsu, on a envie de lire encore plus de Flix en français, soit avec d’autres reprises (on le verrait bien par exemple sur un Tuniques Bleues) ou avec ses propres créations.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Une aventure du Marsupilami

 

Tome : L’animal de Humboldt

 

Genre : Aventure 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Flix

 

Éditeur : Dupuis

  

Nombre de pages : 72

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9791034763061 

 



Publié le 15/11/2022.


Source : Boulevard BD


Plus fort que tous les 007.  L’agent Jean ! Saison 2 – Tome 3 – L’ADN de l’impossible

« - L’école, ça n’a jamais été mon fort… Je croyais que l’entraînement d’agent me conviendrait… Physiquement, il paraît que je suis exceptionnel !

- Effectivement. Les examens ont démontré une force et une endurance hors du commun, semblables à celles de l’Agent Jean.

- Mais je crois pas que Martha m’aime beaucoup…

- Martha n’a l’air d’aimer personne. Mais fais-moi confiance. Mon idée de t’intégrer à l’agence et de te faire passer du côté des bons la ravit. Elle aime quand un supervilain est réhabilité, et non simplement envoyé en prison. »

 

 

 

 

 

 

 

Farine, le grand, l’immense criminel, se rachète une conduite. Il est engagé à présent dans l’agence aux côtés de notre célèbre agent L’agent Jean. Le lapin et le renne, autrefois ennemis, vont apprendre à cohabiter et travailler ensemble en tant qu’agents secrets. Farine sera-t-il un gentil ridicule comme il a jadis été un méchant crétin ? Du côté de Henry B.Belton et de son cerveau Julien-Christophe, tous les soupçons se portent sur Martha, la chef de service, qui est bien bizarre en ce moment. Elle serait peut-être un super-vilain déguisé, mais il faudrait en avoir le cœur net.

 

 

 

 

© Alex A. – Presses aventure

 

 

Cet épisode traite de rédemption. On en a connu des histoires et des séries où un méchant devenait gentil, au risque d’aseptiser les histoires. Les auteurs ont en général la bonne idée de sortir un autre gredin de leur poche. Le plus connu de ces ex-méchants, c’est bien sûr Terminator au cinéma. En bande dessinée, on peut citer l’ingénieur Wolff qui s’est sacrifié dans On a marché sur la lune pour que Tintin et ses compagnons aient assez d’oxygène pour rentrer. Ici, Farine réussira-t-il sa mutation ? Parviendra-t-il à être quelqu’un de bien, juste quelqu’un de bien, un ami à qui l’on tient ?

 

 

 

 

© Alex A. – Presses aventure

 

 

La série L’agent Jean est une petite pépite qui nous vient d’outre-Atlantique. L’auteur québécois Alex A. a créé un univers complétement barré d’agents secrets hors du commun. James Bond peut aller se rhabiller. Jean et ses acolytes sont prêts à tout pour déjouer les pièges les plus machiavéliques des conspirateurs de tous poils. On connaissait le monde de Marvel et ses univers Metavers. Il faudra faire avec celui de L’agent Jean dans lequel la science peut l’amener dans de drôles d’univers. Alex A. joue avec les codes des films d’espions et de super-héros pour en faire une bande dessinée débile avec tout le respect et l’honneur que l’on doit au terme. Alex A. dessine même un post-générique comme dans ces films où il faut rester jusqu’au bout parce que le final y est remis en questions.

 

 

 

 

© Alex A. – Presses aventure

 

 

Rien n’est jamais tout noir, rien n’est jamais tout blanc. Mais tout est toujours très rigolo dans l’univers de L’agent Jean.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : L’agent Jean !

 

Tome : Saison 2 – Tome 3 – L’ADN de l’impossible

 

Genre : Aventure humoristique déjantée 

 

Scénario & Dessins : Alex A. 

 

Éditeur : Presses aventure

 

Nombre de pages : 104 

 

Prix : 9,90 €

 

ISBN : 9782897519377 

 



Publié le 15/11/2022.


Source : Boulevard BD


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