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Une grande aventure sur fond de vérité historique : l’histoire de l’expédition Lapérouse. Vanikoro.

 

Le 1er août 1785, deux frégates de la Marine Royale, la Boussole et l'Astrolabe, quittent le port de Brest. À leurs bords, deux cent vingt marins, matelots, officiers et scientifiques prêts pour un long voyage autour du globe qui doit durer quatre ans. À leur tête, le capitaine de vaisseau Jean-François de Galaup, comte de Lapérouse, sait combien cette expédition en ce siècle des Lumières est le rêve de son roi.

 

 

 

 

 

Les escales se succèdent tandis que les cales s'emplissent de plantes, fleurs, insectes, étoffes, épices et de tant d'autres trésors inestimables. Au mois de mars 1788, les deux frégates appareillent de Botany Bay sur la côte Est australienne et font voile vers l'archipel des îles Salomon. Dans quelques mois, ils seront à l'île de France (actuelle Saint Martin).

 

 

 

© Patrick Prugne – Editions Maghen

 

 

 

 

L'histoire débute en ce mois de juin 1788, tandis qu'une terrible tempête menace de faire échouer les deux vaisseaux sur les récifs coraliens d'une île inconnue : Vanikoro … Que sont devenus les rescapés des deux frégates, la Boussole et l’Astrolabe ?

 

 

 

 

© Patrick Prugne – Editions Maghen

 

 

 

Deux années se sont écoulées depuis la publication d’ « Iroquois » signé par Patrick Prugne. Ce dernier revient à l’avant-plan de l’actualité avec la sortie de « Vanikoro » prévue ce 18 octobre 2018. Dans cet album, il raconte l’histoire de l’expédition « Lapérouse », son imagination tentant de combler les blancs existant dans l’aventure de ces marins après le naufrage de leurs deux navires sur les côtes de l’île de Vanikoro. Sur fond de vérité historique, aidé d’une solide documentation, l’auteur nous entraine à la découverte des grands espaces sauvages.

 

 

 

 

© Patrick Prugne – Editions Maghen

 

 

 

 

 

Commandée par Jean-François de La Pérouse, l’expédition portant son nom a sillonné les mers du globe. Composés des navires La Boussole et L’Astrolabe, ceux-ci s’échouèrent en 1788 mettant terme à l’expédition débutée en 1785 sous l’influence de Louis XVI (roi de France). Des naufragés s’installèrent sur l’île avant de disparaître. C’est sous cette perspective que l’auteur nous propose sa propre vision de l’aventure humaine combinée au choc des civilisations vécue par les rescapés de cette expédition. 

 

 

 

 

© Patrick Prugne – Editions Maghen

 

 

 

 

Fidèle à son habitude, Patrick Prugne nous offre des aquarelles ponctuées d’une palette de couleur extraordinaire, illustrant ce livre de manière magistrale. À signaler la présence, en fin d’ouvrage, d’un dossier richement illustré par l’auteur.

 

 


 

 

Haubruge Alain. 


 

Titre : Vanikoro. 

 

Editeur : Daniel Maghen.

 

Collection : Bande dessinée. 

 

Genre : Aventure historique. 

 

Scenariste : Patrick Prugne. 

 

Dessinateur : Patrick Prugne. 

 

Nb de pages : 104. 

 

Prix : 19,50 €. 

 

ISBN : 9782356740571 



Publié le 10/10/2018.


Source : Bd-best


Aux frontières des drames du monde, une contemplation.  Prendre refuge.

« - Une bratwurst qui marche ! Une ! Avec un petit pain ? Moutarde ?

-          Ecrasante ?

-          Je… Je ne suis pas sûr de comprendre.

-          Jaune et puissante.

-          Ha ha ha ! La moutarde ! Jaune, oui. Pas trop forte, non. On dit forte… Vous êtes syrienne ?

-          Oui, de Syrie.

-          Ah ! Bienvenue à Berlin ! »

 

 

 

 

 

 

Futile… La scène est futile. 2016, au cœur de l’Allemagne, une jeune femme achète un sandwich dans la rue. C’est ainsi que Neyla rencontre Karsten. Vivre en allemand, c’est bien, mais parler la joliment complexe langue allemande, c’est mieux. Alep devenu gris, au centre au gris de cendres, il a fallu quitter le pays pour voir de nouveau les étoiles briller. Le vendeur de rue va prendre sous son aile l’enseignante réfugiée. Sous l’œil ironique de son amie Elke, Karsten prône la tolérance et l’accueil.

Leur histoire est entrecoupée de celle d’Anne-Marie Schwarzenbach qui, en 1939 en Afghanistan, vit une histoire d’amour avec Ella Maillart. L’écrivaine a un peu voyagé, entre Pékin et le Cachemire. Sous l’œil de bouddhas de pierres, dans une pureté innocente, les deux femmes apprennent que le monde est en train de prendre feu.

 

 

 

 

© Enard, Abichared - Casterman

 

 

 

            Mathias Enard, prix Goncourt en 2015 avec le roman Boussole, signe un premier scénario de BD dans le style qui lui est propre : érudit et esthétique, sensible et amenant à la réflexion. Le scénariste navigue entre les deux périodes de son histoire, dont le point commun principal est la rencontre d’un amour dans une époque destructrice. Il montre que le monde ne pourra être sauvé que grâce à l’altruisme, la passion et la solidarité.

 

Cet album est à mettre en écho avec Zenobia, de Morten Dûrr et Lars Horneman, paru chez Marabulles en début d’année, racontant la fuite de Syrie d’Amina, 10 ans, sur un boat people.

 

 

 

 

 

© Enard, Abichared - Casterman

 

Zeina Abirached n’est pas une dessinatrice, c’est une poète du graphisme. Son pinceau danse des arabesques dans des planches géométriques. Des ciels étoilés aux plans de rues, de tables garnies aux cartes du monde, d’un orage déchirant le ciel aux flammes encerclant un scorpion, Abirached redéfinit des codes. Evidemment, on ne peut s’empêcher de penser au trait de Marjane Satrapi. L’auteur de Persépolis a fait école. Mais la dessinatrice, au service de son scénariste, pousse la métaphore entre le texte et le graphisme encore plus loin. Lorsque des éclairs se transforment en larmes, ils sont les barreaux d’une prison. Lorsqu’un phare de bicyclette éclaire la lune, E.T. voudrait rentrer chez lui.

 

 

 

 

 

© Enard, Abichared - Casterman

 

 

 

            Prendre refuge est une histoire d’amour au sens noble du terme : amour de l’autre, amour du monde, amour de la paix. « L’amour mon amour est un beau poème bordé sur la lune. »

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Prendre refuge.

 

Genre : Drame.

 

Scénario : Enard.

 

Dessins : Abirached.

 

Éditeur : Casterman.

 

Nombre de pages : 344.

 

Prix : 24 €.

 

ISBN : 9782203148611

 

 



Publié le 09/10/2018.


Source : Bd-best


Chacun cherche son maître.  Zorglub 2 – L’apprenti méchant.

« - Au début, j’ai tenté de les commercialiser pour les anniversaires et les fêtes, mais le concept n’a pas pris, j’ignore pourquoi.

-          Eh bien, à nous, cela nous convient parfaitement pour intimider les utsites !

-          Allez-y, ouvrez les zorgprises, il y en a pour tous les goûts !

-          Oh ! Un lanceur d’obus !

-          Un chasseur F-18 !

-          Et ça, qu’est-ce que c’est ? Une autre de vos petites surprises ?

-          Quelque chose qui n’a rien à voir avec Zorglub ! »

 

 

 

 

 

 

 

            Alors que, en plein désert, Zorglub présente à un client tout un arsenal d’engins militaires gonflables, le ciel bleu azur est déchiré par un ersatz de zorglumobile conduite par un gosse. Zédrik, dix ans, petit génie, veut être le maître du monde. Mais le poste est occupé par Zorglub, dont le rejeton est le plus grand fan. Le petit Zédrik, au look de premier de la classe, souhaite devenir le stagiaire du grand escogriffe.

 

 

 

 

© Munuera, Sedyas - Dupuis

 

 

 

 

            Avec Zorglub, Munuera a trouvé le jouet qu’il lui fallait. Dépossédé des aventures de Spirou qu’il menait avec Jean-David Morvan, le dessinateur espagnol a trouvé chaussure à son pied. Sur le modèle des Campbell, série dans laquelle il raconte, sur fond prétexte de piraterie, une douce et sensible histoire d’amour et de famille, il fait de l’univers de Zorglub un écho à des préoccupations sentimentales.

 

 

 

 

 

 

© Munuera, Sedyas - Dupuis

 

 

            Ainsi, l’histoire prévue d’initiation machiavélique se transforme en quête d’amour, avec les premières préoccupations d’un enfant qui, aux portes de l’adolescence, se trouve chamboulé par les flèches de Cupidon et les troubles qu’elles peuvent engendrer.

            Comme dans le premier épisode, Zandra joue un rôle prépondérant. Elle se retrouve responsable, mais pas coupable, de tourments divers et variés : ceux de Zédrik, qui l’aime en secret, mais aussi ceux d’André (hommage à Franquin) dont elle est amoureuse, et ceux de Shine, son amie qui voudrait être plus que ça.

 

 

 

 

 

 

 

 

© Munuera, Sedyas - Dupuis

 

 

            Seul aux commandes, l’auteur s’offre des scènes sur mesure où il laisse éclater l’envolée de son trait. La scène des engins gonflables est gonflée, celle de la visite de l’antre du Z est étourdissante.

 

            Avec la série Zorglub, Munuera remet les pendules à l’heure et intègre définitivement une place méritée dans l’univers de Spirou.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Zorglub.

 

Tome : 2 – L’apprenti méchant.

 

Genre : Aventure.

 

Scénario & Dessins : Munuera.

 

Couleurs : Sedyas.

 

Traduction : Ruiz.

 

Éditeur : Dupuis.

 

Nombre de pages : 60.

 

Prix : 10,95 €.

 

ISBN : 9782800174211

 

© Munuera, Sedyas - Dupuis

 



Publié le 09/10/2018.


Source : Bd-best


Un numéro humaniste, un numéro historique.  Spirou n°4200

 

 

            «  - Fantasio, c’est l’anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme : 70 ans déjà !

-          Hm… C’est vieux comme la guerre, ce truc…

-          « Ce truc », comme tu dis, a justement été créé après la catastrophe de la seconde guerre mondiale et ses 60 millions de morts ! Pour que ça ne se reproduise plus jamais ! »

 

 

 

 

 

 

 

Spirou est bien lucide. Si l’ONU n’avait pas été créé au lendemain de 39-45, le monde n’aurait pas la même face, et la déclaration universelle des droits de l’homme n’aurait peut-être pas été rédigée et adoptée le 10 décembre 1948. Fantasio reste cynique. Il sait bien qu’elle n’est pas appliquée à la lettre dans tous les endroits du monde. Mais elle a le mérite d’exister et doit être appliquée sous l’œil vigilant des nations unies et de leur force armée les casques bleus.

 

 

 

 

 

 Cavaliers de l’apocadispe : © Libon - Dupuis

 

 

 

Dans ce numéro historique du journal de Spirou, chacun des trente articles de la déclaration universelle des droits de l’homme, à l’occasion de son soixante-dixième anniversaire, est traduit en bande dessinée par des auteurs phares de l’hebdomadaire de Marcinelle ainsi que par des invités prestigieux.

 

 

 

Boni : © Fortin – Dupuis

 

Le Spirou d’Emile Bravo, Spip sur le calot, défenseur des droits de l’homme invite le lecteur à se sensibiliser à cette charte, aux problèmes qu’elle pointe du doigt et aux solutions qui pourraient être apportées.

 

 

 

Couverture : © Bravo - Dupuis

 

 

 

 

 

Du petit Spirou à Cubitus, de l’agent 212 à Blake et Mortimer, tous s’unissent pour expliciter les droits. Des planches percutantes les complètent. Derib signe une planche choc, se posant la question d’une « déclaration d’intention ? » L’histoire « La bourde », signée Bocquet et Perrault, recense les avancées qui ont été les conséquences directes de la création de l’ONU.

 

 

 

 

Marsu : © Batem, Colman, Franquin – Dupuis

 

 

Un poster central présente un panel des héros du journal et d’ailleurs faire le signe de ralliement aux droits de l’homme que fait Spirou en couverture.

 

            Comme le souligne Laurent Sauveur, directeur de la communication du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, « la xénophobie augmente, tout comme les sentiments populistes et nationalistes. » Les objectifs de ce projet sont de ne pas oublier les leçons du passé et de défendre les droits de l’homme.

 

 

 

 

Agent 212 : © Kox, Cauvin - Dupuis

 

 

Une exposition #spirou4rights présente les 30 articles illustrés. Elle est téléchargeable gratuitement en français, anglais, espagnol et peut-être présentée librement dans les écoles, bibliothèques ou autres centres culturels.

 

http://standup4humanrights.org/fr/hr-champions-spirou.html

 

Ce Spirou 4200 est une œuvre d’utilité publique. Indispensable.

 

 

 

 

 


 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Magazine : Spirou 4200.

 

Parution : 10 octobre 2018.

 

Editeur : Dupuis.

 

Nombre de pages : 32.

 

Prix : 2,50 €

 

 

 



Publié le 09/10/2018.


Source : Bd-best


Sur les murs de Poussière de Geoffroy Monde, on ne s’est pas brûlé les yeux, on les a… écarquillés face aux cyclopes!

Geoffroy Monde, vous connaissez ? Mais si, on vous en avait parlé comme d’un prestidigitateur de l’absurde à l’époque où il avait sorti De rien. On aurait pu se dire qu’il resterait dans cette veine encore un petit moment, tant son style pouvait encore être développé avec une audace et une marque de fabrique déjà bien installées. Que nenni, s’il se la joue encore magicien dans une histoire oscillant entre le visible et l’invisible, Geoffroy Monde propose avec Poussière d’investir une planète pas si lointaine croit-on, où un combat sans fin se mène dans un cercle vicieux et sur fond d’écologie. Inattendu.

 

Résumé de l’éditeur : Deux ans que Poussière et les habitants de la planète Alta combattent les Cyclopes. Deux ans que les Augures ramènent ces derniers à la vie après chaque bataille. Quand l’équilibre d’un écosystème repose sur une force qui le menace, quelle solution reste-t-il à l’humanité?

 

 

 

 

 

 

 

© Geoffroy Monde chez Delcourt

 

C’est un drôle de zigoto, ce Geoffroy Monde ! À 32 ans, celui qui a commencé sa carrière chez les Éditions Lapin a décidément plus d’un tour dans son sac et son chapeau. Avec ses précédents ouvrages, maniant un style très particulier et personnel, Geoffroy Monde faisait court et direct, sans s’en aller par quatre chemins. Avec Poussière, la démarche est tout autre et Geoffroy Monde passe au long, maîtrisant son art pour le rendre protéiforme, lui adjoindre des décors fournis ou pour faire le vide, changeant de styles comme pour marquer des chapitres de ce premier tome. C’est étonnant et déboussolant, c’est une véritable expérience de lecture.

 

 

 

 

 

 

© Geoffroy Monde chez Delcourt

 

Nous voilà donc embarqués sur une terre un peu semblable à la nôtre… Si ce n’est que c’est Alta et que cette planète est peuplée d’humains évolués et dotés d’une technologie permettant de réparer quasi n’importe lequel de leurs membres et de leur donner des capacités quasi super-héroïques. Une société à la pointe donc mais ramenée aux temps anciens (la Grèce Antique, par exemple) par cette mainmise qu’ont des Augures sur la société et ses choix cruciaux.

 

 

 

 

© Geoffroy Monde chez Delcourt

 

D’autant plus cruciaux que, désormais, les cyclopes, montagnes d’éther magnifiques (les patronus d’Harry Potter peuvent aller se rhabiller), ont perdu la boule et attaquent désormais les humains avec qui ils vivaient auparavant en harmonie, en symbiose, pour le meilleur équilibre de leur planète. S’il faut riposter, ce petit monde a aussi peur de voir ces géants à l’énergie destructrice et comme en pilote automatique disparaître.

 

 

 

 

© Geoffroy Monde chez Delcourt

 

Ce pour quoi, ils sont ressuscités (lors d' »effluences » offrant un magnifique spectacle) par les Augures, de quoi donner lieu à un éternel recommencement de combats, toujours plus rapprochés dans le temps et l’espace. Le dilemme ne se pose même plus et pourtant les voix s’élèvent. Celle de Poussière, notamment. La vaillante et aguerrie combattante est d’autant plus touchée par cette tragédie que son frère et sa soeur pourraient bien être réquisitionnés en vue de quelques expériences. En effet, Ayame et Pan ont un don inexplicable, celui de voir et communiquer avec les cyclopes, là où le reste du monde ne les voit se matérialiser que quand ils partent au combat.

 

 

 

 

© Geoffroy Monde chez Delcourt

 

Chroniquer une telle première pierre à l’édifice est bien compliqué tant l’imagination de Monde est fertile et qu’il a peut-être voulu en mettre trop que pas assez. L’ébauche de cet univers très attrayant est donc touffue, rentabilisant chaque case pour apporter mystère et infos sur la vie à Alta. Au bord du chaos, l’histoire est même parfois un peu chaotique, de quoi nous mettre un peu plus dans la peau des personnages, plongés dans l’urgence de la survie et du solutionnement d’un problème démesuré. En soixante pages, Geoffroy multiplie les intrigues et prend bien soin de donner de la cohésion à son monde tout en éparpillant le lecteur.

 

 

 

 

© Geoffroy Monde chez Delcourt

 

Ne fût-ce que par les identités visuelles et colorées différentes qu’il confère aux rêves et aux réveils, aux souvenirs, aux scènes de combat ou à celles plus contemplatives. Comme si cet ouvrage était collectif. Pourtant, à la barre, il n’y a qu’un Geoffroy Monde, artiste schizophrénique impressionnant et dont la seconde nature absurde revient au galop dans une dernière planche conjuguant le n’importe quoi. Ça pourrait rebuter, nous ça nous a confortés dans l’idée qu’il faudra sans doute attendre quelque chose d’encore plus grand et totalement imprévisible dans les tomes à venir. D’autant plus, qu’entre les lignes, il y a encore une fois beaucoup de choses à retirer de ce cercle vicieux qui est semblable à nos addictions et dépendances (pétrole, nucléaire, alimentation…) d’hommes modernes.

 

Alexis Seny

 

Série : Poussière

Tome : 1

Scénario, dessin et couleurs : Geoffroy Monde

Genre : Aventure, Guerre, Science-fiction

Éditeur : Delcourt

Nbre de pages : 65

Prix : 15,50€



Publié le 04/10/2018.


Source : Bd-best


Destins en guerre : un costume rouge sang.  Spirou : l’espoir malgré tout 1 – Première partie.

 

« - Encore en train de vous battre, pff ! Ça ne finira donc jamais ?

-          Ben quoi, on fait rien d’mal ! C’est juste une bataille de boules de neige…

-          Ah ben nan, Spirou ! Pourquoi tu nous ramènes ma sœur ?

-          Pour que vous la laissiez jouer avec vous.

-          Pff ! Mais elle est trop p’tite ! Et puis, c’est une fille, elle peut pas jouer à la guerre ! »

 

 

 

 

 

 

Bruxelles 1940 : la guerre n’est pas jeu, que ce soit pour les petites filles… ou pour les petits garçons. C’est ce que tente d’expliquer Spirou à une bande d’enfants qui, innocemment, s’amusent à des jeux de grands en ce samedi sans école. Sauf que la guerre est tout sauf un jeu.

En arrivant prendre son service au Moustic Hotel, une voiture ralentit et l’un de ses occupants remet une lettre au groom. C’est Kassandra, son amoureuse et ex-collègue, qui lui écrit de Russie. Les soviétiques l’ont arrêtée. L’allemande va être extradée vers son pays. La communiste est livrée au nazis. Spirou voudrait l’aider. Fantasio, militaire affecté à la forteresse d’Eben-Emael rempart contre l’avancée allemande, le rassure. « Les nazis vont être rapidement écrasés par les puissantes armées française et britannique. » C’est malheureusement un tout autre scénario qui se dessine pour Spirou, Fantasio et le monde entier. Les premières bombes tombent sur la capitale belge.

 

 

 

 

© Bravo, Benoit - Dupuis

 

 

            Dix ans après le succès incroyable et inattendu du Journal d’un ingénu, Emile Bravo est attendu au tournant. A-t-il réussi à relever le gant ? Cette suite en valait-elle la peine     ? Oui, oui, oui, trois fois oui.

 

            Comme dans Suite française, roman d’Irène Nemirowski adapté en BD par Emmanuel Moynot, villes et villages sont désertés. Hommes, femmes et enfants, encombrés de charrettes avec l’essentiel de leurs biens, se retrouvent sur les routes de campagne à la merci des bombardiers allemands.

 

            Avec une sensibilité impressionnante, un didactisme simple et efficace, Bravo offre au personnage de Spirou la possibilité de devenir le vecteur d’un témoignage important sur la seconde guerre mondiale. Spirou n’y est pas un héros ; il n’est pas un résistant faisant des actes de bravoure. Il se comporte « simplement » de façon humaine.

 

 

 

© Bravo, Benoit - Dupuis

 

 

 

 

            Le trait de Bravo est plus proche de celui d’Hergé que de celui de Franquin. Il convient très bien à Spirou, ce qui prouve que, contrairement à son homologue à la houppette, le groom est un personnage universel. Il appartient à tous, sous le contrôle bienveillant de son éditeur. Et jusqu’à présent, nul ne l’a trahi, nul ne l’a heurté, nul ne l’a sali.

 

 

© Bravo, Benoit - Dupuis

 

 

            Bravo, fidèle à son style, utilise donc une ligne claire fine et détaillée. Accompagnée de dialogues du même acabit, cela donne un album de grande qualité.

 

Le site des éditions Dupuis est riche de deux vidéos :

- une bande-annonce de l’album.

 

 

 

 

 

© Bravo, Benoit - Dupuis

 

 

 

 

- une interview d’Emile Bravo.

 

 

 

 

 

© Bravo, Benoit - Dupuis

 

 

 

            Spirou ou l’espoir malgré tout est le premier tome de ce qui s’annonce être une tétralogie prestigieuse.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Spirou ou l’espoir malgré tout.

 

Tome : 1 -Première partie.

 

Genre : Aventure historique.

 

Scénario & Dessins : Bravo.

 

Couleurs : Benoit.

 

Éditeur : Dupuis.

 

Nombre de pages : 88.

 

Prix : 16,50 €.

 

ISBN : 9782800160986

 



Publié le 02/10/2018.


Source : Bd-best


Je suis malade, complètement malade…  Les femmes en blanc 40 - Soufflez !

« - Tu savais que le mari de Lucienne est décédé, hier, chez lui, victime d’une crise cardiaque ?!

-          Ce sont des choses qui arrivent.

-          Elle n’a rien fait pour le sauver ?

-          Voyons, que voulais-tu qu’elle fasse, ma chérie… Quand l’heure est arrivée…

-          Il y a des gestes qui sauvent, maman. Tu devrais les connaître, si un jour la même chose arrivait à papa.

-          Tu crois ?

-          Et comment… »

 

 

 

 

 

Nathalie, infirmière à l’hôpital, n’a pas fini d’en voir avec ses parents. Entre un père hypocondriaque et une mère un brin stressée, la jeune femme en blanc gère métier et famille, étant toujours de bons conseils avisés. De basiques gestes qui sauvent aux procédés les plus originaux comme l’hirudothérapie (utilisation de sangsues), on n’a jamais fini d’apprendre les moyens de rester en bonne santé ou de la retrouver.

 

 

 

© Bercovici, Cauvin - Dupuis

 

 

 

On suit les (més-)aventures d’autres employés et malades, et on a même droit à une conférence sur la maladie de Lyme.

 

 

 

 

 

 

© Bercovici, Cauvin - Dupuis

 

 

            Bercovici est l’Usain Bolt du dessin. Il abat un nombre de planches incroyables à une vitesse époustouflante. On pourrait penser que son trait rapide et jeté n’est pas assez travaillé. C’est son style. Parmi toutes une galerie de patients et de soigneurs, on prend plaisir à retrouver au gré des histoires Nathalie et sa famille, le fameux Docteur minet ou Lisette, l’infirmière blonde à queue de cheval.

 

 

 

 

© Bercovici, Cauvin - Dupuis

 

 

 

            Raoul Cauvin ne s’arrête jamais. Trop négligé par son éditeur (quasi-)unique et historique Dupuis, Raoul est toujours un scénariste sur qui il faut compter. 80 ans au compteur, 40 albums des Femmes en blanc publiés. Le scénariste arrive encore à trouver de nouveaux angles d’approches, allant ici jusqu’à faire sourire avec des expériences de mort imminente.

 

            L’édition originale de ce quarantième album, ça se fête, est agrémentée d’une magnifique jaquette dont l’intérieur est un poster.

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les femmes en blanc.

 

Tome : 40 - Soufflez !

 

Genre : Humour hospitalier.

 

Scénario : Cauvin.

 

Dessins : Bercovici.

 

Couleurs : Leonardo.

 

Éditeur : Dupuis.

 

Nombre de pages : 48.

 

Prix : 10,95 €.

 

ISBN : 9782800173320

 

 



Publié le 01/10/2018.


Source : Bd-best


Dans les villes de grandes solitudes (#1)… moi, le survivant bien… menacé, par deux mille ans de solitude et quelques clous dans mes portes… barricadées

 

 

Pas besoin de désert qui l’entoure; de ponchos, de mariachis, de pieds-tendres ou autres évadés enfiévrés qui l’habitent, pour voir une ville comme digne d’un western. Pas besoin de coups de feu ou de grande cavalcade, pour s’imaginer, à son approche, un panneau vous mettant en garde, au mieux, ou annonçant la sauce à laquelle vous allez être croqués, au pire… Ambiance. Acte 1.

 

    « Ici,étranger, il ne pleut que sur les cons… et on n’accepte que les manchots… et plus et pire si affinité »

 

 

 

 

 

Résumé de l’éditeur : Yvan s’est réfugié en Bretagne, dans la maison de vacances de ses parents… du temps où il était vivant. Il survit en récupérant des boîtes de conserve dans les maisons vides et en pêchant des araignées de mer. Pour retrouver ses amis, il ne sait où aller : à Néosalem où le psychopathe Saul a pris le pouvoir ? Ou à Fortville, avec ses Terres-Basses et ses horreurs paranormales ? Un soir, Camille lui rend visite. Par ses propos étonnants et sa connaissance incroyable des quinze familles, Yvan comprend qu’elle est l’Enfant-Minuit, l’élue des familles du mal. Camille le menace : il doit rejoindre ses amis à Fortville sous peine d’avoir la visite des cloueurs de nuit. Puis elle disparaît aussi soudainement qu’elle était arrivée. La nuit suivante, un bus à impériale sort de la mer et déverse une horde d’enfants zombies qui, armés de clous et de marteaux, attaquent le manoir où s’est réfugié Yvan. Commencent alors pour Yvan des nuits de veille, de fuite et de cauchemar.

 

 

 

 

© Vehlmann/Gazzotti/Usagi chez Dupuis

 

Le noyau dur des Seuls a été éclaté et après avoir mis Terry comme un gosse dans un magasin de jouet, Vehlmann et Gazzotti s’intéressent au sort d’Yvan, comme un guerrier dans une vile-fantôme. Mine de rien, le petit Yvan a bien grandi. Et là où on n’aurait pas misé un kopeck sur sa capacité à survivre, il faut avouer qu’il s’est démené comme un beau diable avec ses petits poings. Qu’il en profite car ses doigts sont comptés presque autant que ses jours et il n’est pas au bout de ses surprises.

 

 

 

 

© Vehlmann/Gazzotti/Usagi chez Dupuis

 

Et si notre lonesome four-eyed boy est en Bretagne, ce n’est pas en villégiature… ni même pour s’engager dans la marine avec son bonnet de marin et son ciré jaune. Non, dans cette petite ville qui serait hostile si elle n’était pas inhabitée, Yvan est en escale, pesant le pour et le contre, se demandant par où commencer. Le choix est cornélien tant les destinations plausibles, celles où il pourrait retrouver ses amis et compagnons de galère, paraissent semées de pièges…

 

 

 

 

 

© Vehlmann/Gazzotti

 

 

 

 

© Vehlmann/Gazzotti/Usagi chez Dupuis

 

Mais comme on n’est en sécurité nulle part depuis que le monde des adultes est devenu celui des enfants et que le fantastique et l’ésotérisme se sont taillé la part du gâteau, Yvan va être pris au piège de la nuit dans ce charmant coin de France qui fait bretonner le jour et bredouiller le soir, quand la carcasse d’un bus sort des eaux et libère son peuple de cloueurs de la nuit, des enfants-zombies qui entendent bien emmener Yvan avec eux. Quitte à ce que ce soit petit bout par petit bout, dans une ambiance très 1789.

 

 

 

 

© Vehlmann/Gazzotti/Usagi chez Dupuis

 

On en a eu des sueurs froides tant ce nouveau tome marque le durcissement du ton et contient sans doute la scène (tout en ellipse) la plus abominable de la série. Prenant des nouvelles des autres « survivants » le temps de quelques cases, les deux auteurs enfoncent… le clou dans une aventure à faux-rythme de tracteur où l’air iodé a semble-t-il vicié les esprits, de plus en plus mauvais. Usagi réussit pleinement à imposer sa brume et un climat glauque dans ses couleurs pour donner un peu plus corps à cette histoire horrifique.

 

 

 

 

© Vehlmann/Gazzotti/Usagi chez Dupuis

 

Notre main à couper qu’ils n’en resteront pas là et que ceux qui tirent les fiSeuls avaient besoin d’un jalon avec cet album pour mieux cerner jusqu’où ils pouvaient aller. Nous en sommes sortis terrifiés mais le feu vert est donné. Seuls a repris du galon pour continuer sa course en avant là où nous nous sommes retrouvés livides. Plus rien ne sera comme avant.

 

 

 

 

© Vehlmann/Gazzotti


 

 

 

Alexis Seny

 

Série: Seuls

Tome: 11 – Les cloueurs de nuit

Scénario: Fabien Vehlmann

Dessin: Bruno Gazzotti

Couleurs: Usagi

Genre: Fantastique, Mystère, Thriller

Éditeur: Dupuis

Nbre de pages: 48

Prix: 10,60€



Publié le 01/10/2018.


Source : Bd-best


Pour l’amour du Tibet.  La farce des hommes-foudre.

 

« - Albertus ? Quel drôle de nom ! Et tu viens d’où, Albertus ?

-          Tu es bien curieux, l’ami !

-          C’est toi qui es curieux avec tes grandes oreilles. Tu es touriste ?

-          Certainement pas ! Je suis artiste. J’écris, je dessine, tu vois ?

-          Moi aussi, je suis artiste ! Je repeins les maisons.

-          Dis-moi, c’est quoi ces soldats chinois qui se baladent en ville ?

-          Tu es écrivain et tu n’es pas au courant ? Ils recherchent des rebelles tibétains. »

 

 

 

 

 

 

Février 1959, à Katmandou, Albertus se réveille au milieu de vapeurs de champis. Les psilos des beatniks le sortent d’un rêve étrange dans les montagnes où des cavaliers en armes galopaient emmenées par une guerrière aussi belle que déterminée.

Ces jeunes adultes sont là sur les ailes de l’aigle pour oublier les temps, les habitudes, les règles, les codes…  et tous les guignols qui veulent leur dicter ce qu’ils ont à faire.

 

 

 

 

© Verdier, Alexandre, Vilet - Casterman

 

 

 

 

Albertus s’intéresse au voyage intérieur, mais c’est dans un tout autre trip qu’il va être embarqué, une aventure bien réelle, en rencontrant au Mandap, taverne népalaise, la femme qu’il a vue en rêve. Le prenant pour un espion, les comparses de la belle le capturent. Le voilà embringué dans une troupe de cavaliers nomades, les hommes-foudre.

Albertus va se retrouver acteur-spectateur d’une guerre civile dans laquelle les beaux yeux de Dolma luisent sous l’éclat des coups de fusils. Les rebelles veulent reprendre le Tibet aux chinois et aux tibétains de Lhassa. Eux, les Khampas, sont des nomades, et mènent la guérilla depuis la montagne.

 

 

 

 

 

© Verdier, Alexandre, Vilet - Casterman

 

 

Les auteurs racontent l’histoire d’un homme qui se trouve dans un lieu où il n’aurait pas dû être, qui rencontre des gens qu’il n’aurait pas dû rencontrer, et qui se trouve mêlé au destin d’un pays.

On ne peut s’empêcher de penser à Tintin au Tibet, le héros faisant figure de reporter malgré lui, mix de Tintin lui-même et de Hergé. Albertus ne dessine-t-il pas ? On songe aussi aux Chevaux du vent, le joli dyptique signé Fournier et Lax paru chez Aire Libre.

 

 

 

© Verdier, Alexandre, Vilet - Casterman

 

 

Pour un peu, on verrait apparaître Frédéric Lopez en tournage de son émission de voyages à la rencontre des peuplades oubliées « En terre inconnue ».

 

Loïc Verdier & Matthieu Alexandre réalisent un reportage, un témoignage, sous couvert d’une fiction. La farce des hommes-foudre, titre ô combien original et parfait, est une histoire de la résistance tibétaine. Les personnages que rencontre Albertus ont chacun leur particularité, du fils égaré de Conan Doyle à l’intéressé Poe qui promet l’Amérique à Dolma, du noble Sakya Mindu et ses transes spirituelles à Kyap, héros de la rébellion.

 

 

 

© Verdier, Alexandre, Vilet - Casterman

 

 

Le dessin de Verdier galope à travers la steppe. Influencé par Christophe Blain, il permet d’aborder plus aisément le drame historique. On s’envole dans les volutes des substances illicites du Cosmic chutney ; on galope dans la steppe sur les chevaux fidèles.

 

L’album est dédié à la mémoire de Gurgun Kyap, acteur et militant tibétain, mort en juillet 2016 dans un accident de moto dans la région de l’Amdo, au Tibet chinois.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : La farce des hommes-foudre.

 

Genre : Road trip.

 

Scénario : Alexandre & Verdier.

 

Dessins : Verdier.

 

Couleurs : Vilet.

 

Éditeur : Casterman.

 

Nombre de pages : 152.

 

Prix : 22 €.

 

ISBN : 9782203168336

 

 

 

 



Publié le 28/09/2018.


Source : Bd-best


Les morsures du drame laissent des traces.  Dent d’ours 6 - Silbervogel

 

            « - Que dit ce damné message ?

-          Well… Hahem… Il est, comment dire… fort abscons ! Jugez-en, Sir !

-          Eva bien installée – Libérez l’oiseau d’argent !

-          C’est absurde ! L’armée allemande est écrasée, Hitler, Goebbels et Himmler se sont suicidés et les derniers dirigeants nazis tentent de négocier leur survie comme de misérables cancrelats aux abois… Qui pourrait donc encore s’avérer en position de tenter une action d’éclat ? »

 

 

 

 

 

 

Sir Wilberforce est circonspect. L’Allemagne est exsangue, mais les services secrets britanniques sont sur les dents. Quelqu’un tente un baroud d’honneur. C’est Hannah Reitsch. Elle a l’intention de redonner des couleurs au troisième Reich et à la Swastika en larguant sur New-York une bombe atomique, à bord d’une aile volante : le Silbervogel. Mais Werner, son ex-ami d’enfance, compte bien lui mettre des bâtons dans les roues du train d’atterrissage.

 

 

 

 

 

© Henriet, Yann, Usagi – Dupuis

 

 

 

 

Avec cette conclusion, Yann et Henriet ont construit une grande aventure, quête initiatique d’enfants que tout rassemble et qui deviendront des adultes que tout oppose. Les auteurs posent la question des influences de la destinée qui, comme autant de grains de sable dans une mécanique bien huilée, changent le cours des histoires et de l’Histoire.

 

Ce dernier tome a un petit air d’Espadon. Blake et Mortimer surveillent le récit entre les cases. Plus cocasse, un Clifton réaliste (son nom complet n’est-il pas Harold Wilberforce Clifton ?) prend les choses en main au sein des services de décryptage britannique.

 

 

 

 

 

© Henriet, Yann, Usagi – Dupuis

 

 

 

 

Alain Henriet est de la famille des dessinateurs réalistes classiques comme Hubinon, Pellerin ou Vance. Un graphisme impeccable, propre et sobre. Il laisse éclater son talent dans de grandes compositions comme cet « oiseau d’argent » qui s’apprête à foudroyer la Grosse Pomme. Depuis 1945, le 11 septembre est passé par là, donnant au récit une dimension grave supplémentaire.

 

 

 

 

© Henriet, Yann, Usagi – Dupuis

 

 

 

Yann et Henriet poursuivront leur partenariat. Ils préparent une série sur la vie de l’aviatrice afro-américaine Bessie Coleman, qui, entre autres, aura fort à faire pour affronter le Ku-Klux-Klan.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Dent d’ours.

 

Tome : 6 - Silbervogel.

 

Genre : Drame historique.

 

Scénario : Yann.

 

Dessins : Henriet.

 

Couleurs : Usagi.

 

Éditeur : Dupuis.

 

Nombre de pages : 56.

 

Prix : 15,95 €.

 

ISBN : 9782800174112



Publié le 28/09/2018.


Source : Bd-best


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