En images et en bulles
Flux RSSFlux RSS

1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


De simples professeurs...  Cas d’école

 

 « Jacques est directeur d’une petite école de trois classes à Rustrel dans le Vaucluse, depuis plus de vingt-cinq ans. Il est respecté dans la commune pour ses compétences et ses prises de position. Sous le pseudonyme de Jac, il signe des dessins caustiques qui retranscrivent la difficulté du métier d’enseignant, ce qui agace prodigieusement la hiérarchie. » 

 

 

 

 

 

 

 

 

                Ils s’appellent Jacques, Christine, Manal, Chloé, Rachida, Annie,… Ils s’appellent comme vous, ils s’appellent comme moi. Ils exercent le plus beau métier du monde. Ils sont professeurs des écoles. Autrefois, on les appelait des instituteurs. Si le nom de leur profession a changé pour de sottes raisons administratives de catégories de fonctionnariat, avec leur nom, le respect qui leur était dû s’est aussi envolé.

 

                Ils s’appellent Sabrena, Laurent, Jean-Pascal, Christophe, Cécile,… Ils s’appellent comme vous, ils s’appellent comme moi. Ils ne sont aidés ni par les parents d’élèves, ni par leurs collègues, ni par leur hiérarchie. Certains sont directeurs d’école, d’autres enseignants, titulaires ou remplaçants, chevronnés ou débutants. Parmi toutes les histoires de ce livre, il y a aussi celle de Jean-Michel. Lui, carrément, il est Ministre… de l’Education Nationale.

 

 

 

 

 © Remedium - Equateurs

 

 

                En 2019, Christine Renon, directrice d’école maternelle à Pantin, s’est suicidée. Bien sûr, elle était débordée. Bien sûr, elle était incompétente. Bien sûr, elle était faible. Sans doute s’était-elle trompée de métier. Et puis, elle n’a pas été sympa avec la hiérarchie. Elle a laissé tout un tas de lettres accusant le système. STOP ! Christine Renon avait toutes les qualités requises pour exercer ses fonctions. Victime d’un système désorganisé, écrasée par le « mammouth » défini par Claude Allègre, elle s’est sacrifiée afin que les politiques ouvrent enfin les yeux et redonnent aux enseignants une place dans la société, non pas une place de prestige, mais simplement une place digne de ce nom.

 

 

 

 

 © Remedium - Equateurs

 

 

                Christine n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Elle n’est qu’un infime glaçon dans la partie émergée d’un iceberg qui ne cesse de fondre. Dans cet album, Remedium, lui-même professeur des écoles à Tremblay-en-France, en Seine-Saint-Denis, raconte les destins détruits de gens qui adoraient leur métier et qui pour diverses raisons, en ont été dégoutté. Comment un directeur d’école s’est-il vu déplacé de poste à cause d’une collègue ? Pourquoi un enseignant de 57 ans accusé injustement de violences s’est-il suicidé ? Pourquoi une enseignante musulmane respectant les principes de laïcité s’est-elle retrouvée dénoncée ? Comment des petits dessins rigolos, caustiques et réalistes ont-ils pourri la vie de leur créateur ? Pourquoi les enseignants incriminés injustement n’ont-ils pas accès à leurs dossiers professionnels ? Remedium tente de répondre à ces questions et à bien d’autres. Dans cette réalité comme dans toute fiction, il y a des gentils, il y a des méchants. Les clans ne sont pas cloisonnés. Le livre de Remedium n’est pas subjectif. Tous les enseignants ne sont pas des gentils et tous les parents d’élèves ne sont pas des méchants. Comme Fatima, ces derniers peuvent aussi être des victimes. Une profession cependant est pointée du doigt : celle d’inspecteur de l’éducation nationale. Entre les enseignants d’un côté et le directeur académique de l’autre, ils ont la lourde tâche implacable d’éviter les vagues. Remedium les représente sans visage. Tout un symbole.

 

 

 

 

 © Remedium - Equateurs

 

 

                Remedium signe un livre sombre et réaliste, pessimiste mais pas fataliste car s’il pensait que rien ne pouvait changer il ne l’aurait pas fait. Cas d’école est un ouvrage engagé, courageux et nécessaire. Il ne sera certainement pas suffisant mais comptera indubitablement dans les fondations d’un socle nouveau pour la profession d’Instituteur, avec un « i » majuscule, et pas de Professeur des écoles, ce terme abject qu’il est temps d’effacer, comme le symbole d’une institution en échec.

 

                Plus qu’un témoignage, plus qu’un état des lieux, Cas d’école est à faire lire dans toutes les écoles supérieures du professorat et de l’éducation pour que les jeunes sachent dans quelle voie ils s’engagent, ainsi que dans les hautes sphères pour que quelqu’un ouvre enfin les yeux… peut-être… un jour...

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Cas d’école

 

Genre : Histoires d’enseignants ordinaires 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Remedium 

 

Éditeur : Equateurs

 

Nombre de pages : 80

 

Prix : 15 €

 

ISBN : 9782849907511

 



Publié le 29/10/2020.


Source : Bd-best


Mission royale au Nouveau monde.  L’épervier 10 - La princesse indienne

« - Kermeur ! Vos hommes sont libres ! Vous pouvez débarquer !

- Je vous en remercie, Monsieur le gouverneur ! J’arrive ! Mais je vous préviens, mes tireurs vous tiennent en joue ! A la moindre manigance, c’est votre tête qui saute !

- Diantre, Kermeur ! Vous avez le sang chaud !

- Quand il s’agit d’une injustice ou du sort de mes hommes… toujours !

- En la circonstance, j’aurais sans doute agi comme vous ! » 

 

 

 

 

 

 

 

 

                1742, Yann de Kermeur et son équipage ont débarqué à Louisbourg. Alors que L’Epervier est envoyé du Roi, le capitaine Kurt Wagner, officier au régiment de Karrer, a voulu l’arrêter. Ce dernier va devoir répondre de ses actes, d’autant plus que Mali, une jeune princesse indienne parlant français, prend la défense de Yann, soulignant sa droiture et sa bienveillance. Pendant ce temps, en France, épaulé par le borgne Lahire, le Masque continue de terrifier les traîtres.

 

 

 

 

 © Pellerin - Soleil

 

 

                Entre le renouveau de Barbe-Rouge, sous la houlette de Jean-Charles Krahen et Stefano Carloni, et Tomahawk par Patrick Prugne, ce nouveau chapitre du second cycle de L’Epervier occupe une place pivot particulière. Patrice Pellerin a, au siècle dernier, dessiné deux aventures du pirate de Charlier sur des scenarii de son créateur. Il fait à présent traverser l’Atlantique à son héros pour le Nouveau monde où il aurait pu rencontrer les personnages de Prugne. L’auteur de L’Epervier mêle habilement personnages fictifs et réels, parmi lesquels le comte de Maurepas, secrétaire d’Etat à la Marine et Ministre de l’Intérieur, et Onontio Goa, la plus grande montagne de la Terre, plus connu des non-indiens sous le nom de Louis XV.

 

 

 

 

 © Pellerin - Soleil

 

 

                Pellerin aura mis cinq ans pour boucler les quarante-six planches de cet épisode. C’est long, très long, trop long pour un récit à suivre. Les lecteurs devront se replonger dans les tomes précédents pour se remettre dans l’ambiance. Ça, ce n’est pas trop un problème. Par contre, on imagine mal de nouveaux lecteurs, jeunes ou moins jeunes, prendre le train en marche, ou plutôt le navire en vogue. Ils seraient pourtant récompensés par une histoire d’aventure et de politique historique au trait minutieux et aux détails soignés. Les lattes des parquets sont toutes dessinées. Il ne manque pas un bouton sur un uniforme si un hauban sur un navire. Un travail de titan frisant la perfection.

 

 

 

 

 © Pellerin - Soleil

 

 

                 L’auteur promet de ne pas mettre cinq ans à repartir sur les flots ou dans les terres avec Yann de Kermeur. C’est tout ce que l’on souhaite.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : L’épervier

 

Tome : 10 - La princesse indienne

 

Genre : Aventure historique  

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Patrice Pellerin 

 

Editeur : Soleil

 

Collection : Quadrants

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782302079038

 



Publié le 28/10/2020.


Source : Bd-best


Tous les moyens sont bons pour la trouver.  Les sisters 15 – Fallait pas me chercher !

« - C’est décidé, je vais remplacer Wendy par une autre sister !!! ça doit pas être trop dur à trouver.

- Tu sais où on peut en commander ???

- Ils font des livraisons ???

- J’sais pas, on verra bie.

- Tu feras quoi de l’ancienne ? Tu peux pas la vendre ?!

- Le top, c’est s’ils te proposent de faire un échange comme ça, hop !, ils s’occupent de tout. »

 

 

 

 

 

 

                Marine n’en peut plus de sa grande sœur. Elle souhaite faire un échange standard avec une autre. Pourtant, qui est la plus enquiquineuse des deux ? Pas forcément celle qui se plaint le plus. Marine est une adorable petite peste. Et sa grande sœur Wendy, on peut dire que de la patience, elle en a. Il faut espérer que son petit copain en a également car, qui veut sortir avec la grande, achète le package dans lequel la petite est comprise, ainsi que ses caprices, ses peluches et sa fourberie.

 

 

 

 

© William, Cazenove - Bamboo

 

 

                Les Sisters sont toujours en forme. On ne sait pas laquelle des deux dépense le plus d’énergie : Marine pour embêter sa sœur ou bien Wendy pour préserver son cadre de vie ? Y’a de l’énergie à revendre chez les frangines. On met notre main à couper qu’il y a plus d’une lectrice, ou d’un lecteur (Les Sisters ne sont en aucun cas réservées aux filles), qui va essayer de se propulser un Petit Suisse dans la goulotte, catapulté par une petite cuillère.

 

 

 

 

© William, Cazenove - Bamboo

 

 

                Christophe Cazenove est un vrai caméléon. Il est capable de se propulser dans la peau d’un chat (Cath et son chat), de pompiers, de gendarmes, de héros de la mythologie (les p’tits mythos) et, ce qui est encore plus étonnant, d’une gamine et d’une ado du XXIème siècle.

 

                William joue avec ses personnages comme un marionnettiste avec ses pantins. Il multiplie les expressions, s’amusant à leur imaginer de multiples attitudes ce qui fait que rien ne semble répétitif. Il parsème ses planches de clins d’œil : Cubitus, Bob l’éponge, Godzilla, Tizombie, Calvin et Hobbes, Simba,…

 

 

 

 

© William, Cazenove - Bamboo

 

 

                Petite cocasserie, l’album s’ouvre par deux gags des deux sœurs plus petites et se termine par un gag où elles sont adultes.

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les sisters

 

Tome : 15 – Fallait pas me chercher !

 

Genre : Humour et sororité 

 

Scénario : Cazenove & William 

 

Dessins & Couleurs : William 

 

Éditeur : Bamboo

 

Parution : 28 octobre

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818976791

 



Publié le 28/10/2020.


Source : Bd-best


Ville sauvage.  New York Cannibals

« - Alors ? Dis-moi, qu’est-ce qui te tracasse ? Je vois bien qu’il y a quelque chose qui cloche.

- Le gynécologue vient de me donner mes résultats… Je crois que je ne pourrais jamais avoir d’enfant. Je suis stérile !... Il dit que c’est sans doute à cause de ces putains de stéroïdes… Et si par miracle je tombais enceinte, je donnerais naissance à un taré genre hermaphrodite ou je ne sais quelle sorte de monstre !...

- Je comprends. Et l’adoption ? Ça peut être une solution. Je ferai mon possible pour t’y aider.

- Non, mais j’aurais voulu un gosse à moi !

- Et alors ? Je t’ai bien adoptée, moi !... Aie confiance, il y a toujours un moyen de satisfaire ses désirs. Je n’aime pas te voir triste. »

 

 

 

 

 

 

1990, Azami Tanaka est flic à New-York. Adepte de culturisme, elle en met plein la vue aux gros bras de la salle de sport. Il faut dire que question gros bras, la sino-américaine a de quoi tenir la dragée haute à ses camarades de jeux. Cependant, il est bien connu que les colosses ont des pieds d’argile. La faille d’Azami, c’est qu’elle ne peut pas avoir d’enfants. Elle peut compter sur Pavel, son père adoptif tatoueur de profession, pour lui remonter le moral. Le jour où elle trouve un bébé emmailloté caché dans des cartons au fond d’une ruelle sale, elle voit ça comme un signe du destin et fait appel à son instinct maternel pour en prendre la responsabilité.

 

 

 

 

© Boucq, Charyn - Le Lombard

 

 

Après La femme du magicien, Bouche du diable et Little Tulip, voici l’acte 4 du duo Boucq/Charyn et la suite indirecte de leur album précédent. Les deux histoires sont indépendantes. New York Cannibals peut se lire sans avoir lu Little Tulip. L’action se situe vingt ans plus tard.

 

Jérôme Charyn dépeint un monde souterrain urbain, une cour des miracles américaine dans laquelle les sans-abris chantent leur désespoir. Le scénariste situe principalement l’action à Washington Heights, quartier latino avec sa drogue et ses lois. La mafia russe y est intégrée, mais les crocodiles qui règnent dans les bas-fonds ne sont pas tous humains. Il n’est donc pas uniquement question de maternité dans cet album car, au-delà, les auteurs nous entraînent dans les méandres d’un trafic de bébés lié à une tribu de femmes cannibales.

 

 

 

 

© Boucq, Charyn - Le Lombard

 

 

François Boucq ne fait pas que mettre en images le scénario de Charyn. Les deux hommes fonctionnent comme un duo imbriqué. Le dessinateur fournit une portée sur laquelle le scénariste met une musique. L’idée du goulag dont est issu Pavel vient de Boucq. Le personnage d’Azami également. Charyn lui a apporté du mouvement. Leur travail est presque un fonctionnement inverse des duos dessinateur/scénariste conventionnels.

 

 

 

 

© Boucq, Charyn - Le Lombard

 

 

1970, Little Tulip. 1990, New York Cannibals. L’histoire n’a pas l’intention de s’arrêter là. Charyn vient de faire un nouveau bond de vingt ans pour un Acte 3 et de se lancer dans l’écriture de La colline de la résurrection.

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=UB3EI7IcgoM&feature=emb_logo

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=8yJnV4bfdkw

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

Edition en Noir et Blanc - Le Lombard

 

 

 

 

 

One shot : New York Cannibals

 

Genre : Thriller

 

Scénario : Jérôme Charyn

 

Dessins & Couleurs : François Boucq

 

Éditeur : Le Lombard

 

Collection : Signé

 

Nombre de pages : 152 

 

Prix : 24,50 €

 

ISBN : 9782803672530

 



Publié le 27/10/2020.


Source : Bd-best


Une nouvelle ère.  To your eternity 13

« - Pfff ! C’est quoi ce truc ? Du lierre ? Des racines ? Ça repousse inlassablement…

- Mais seulement là où on l’a enlevé. Il paraît que le désherbant est sans effet… C’est vrai ?

- Et si on en parlait dans le numéro d’octobre de notre mag du club des sciences occultes ? On raconte qu’à l’ouest les racines repousseraient moins vite qu’avant ! Selon une théorie, ces racines seraient liées au grand arbre de Renlil, la vieille ville de l’ouest… Et l’arbre aurait déployé ses racines sacrées partout dans le monde pour vaincre le mal qui avait pris le contrôle de la Terre ! »

 

 

 

 

 

 

 

Les étudiants qui nettoient les abords de leur établissement tentent de se débarrasser de racines qui repoussent sans cesse. Selon Yûki, vice président du club de sciences occultes, le ralentissement significatif de leur progression est le signe d’un événement imminent. Lorsque la progression des racines s’arrêtera, le mal sera totalement vaincu, le messager de Dieu ressuscitera sur Terre accompagné de ses onze disciples et ce sera l’avènement de la paix dans le monde. Parallèlement, Imm et ses compagnons se réveillent dans des endroits divers de notre monde contemporain.

 

 

 

 

© Oima - Pika

 

 

Rarement série aura osé si grand bouleversement. La mangaka Yoshitoki Oima fait un strike dans l’univers qu’elle a créé. Elle propulse ses personnages dans une époque à mille lieues de celle dans laquelle ils vivaient. March errant seule dans la ville nous arrachera des larmes tandis que Bonshen faisant irruption d’un sarcophage dans un musée nous fera sourire. To your eternity, c’est « Tous les sentiments ».

 

 

 

 

© Oima - Pika

 

 

Oima profite de l’effet pour introduire de nombreux nouveaux personnages parmi lesquels la sensible et douée championne de danse Mizuha et sa mère speedée, reflet d’une société qui voit tout mais ne regarde rien. Grâce à la bande de collégiens qui découvrent les « voyageurs du temps », la mangaka permet aux nouveaux lecteurs de se mettre à leur niveau et de commencer la série avec ce tome 13. Il aurait presque fallu la re-titrer et offrir ainsi la possibilité de se plonger pour ceux qui le désirent dans le premier arc narratif.

 

 

 

 

© Oima - Pika

 

 

To your eternity réussit son rebond inattendu dans une dimension œcuménique et théologique invitant à la paix. Mais les personnages se dirigent-ils vers une éternité sereine ?

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : To your eternity

 

Tome : 13

 

Genre : Fantastique émouvant 

 

Scénario & Dessins : Yoshitoki Oima

 

Éditeur : Pika

 

Nombre de pages : 192

 

Prix : 6,95 €

 

ISBN : 9782811655105

 



Publié le 27/10/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4307 -  28 octobre 2020

 

 

 

Spécial Halloween

 

 

 

 

 

 

 

            Qu’il est classe, ce Spirou spécial Halloween 2020. Tout en marges noires, les séries habituelles alternent avec les gags, récits et animations sur le thème. La couverture est évidemment signée Arthur de Pins qui réalise un coup double avec en prime le dernier chapitre de Vendredi noir, aventure au cœur du parc Zombillenium.

 

            Quatre récits complets foutent la trouille de rire dans le magazine. C’est l’occasion de lire une aventure spéciale de Six coups, une histoire de doudou par l’hilarant Dab’s, un récit du trop rare Clarke, ainsi qu’un roman-photo horrifique qui nous amène dans les couloirs de la rédac’. Renaud Collin signe un superbe poster Halloween comme on les aime, mettant en scène de nombreux personnages du journal façon zombies.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Renaud Collin – Dupuis

 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Atom Agency : Petit Hanneton

Ministère secret (Le)

Tuniques bleues (Les) : L’envoyé spécial

Zombillenium : Vendredi noir

 

 

Récits complets :

 

Faut pas pousser doudou dans les citrouilles ! (Dab’s)

Roman-photos : Bras cassé !

Six coups citrouilles

Un concours monstre ! (Clarke)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Kahl & Pörth

Kermesse existentielle (La pause-cartoon)

Léon & Lena

Marges (Foerster)

Méthode Raowl (La)

Passe-moi l’ciel !

Petit Spirou (Le)

Psychotine

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Libon

Concours : Résultats de La guerre des monstres

En direct du futur : La mort leur va si bien ! (Colpron & Boisvert)

Jeux : Le cimetière infernal (Colpron)

Spirou & moi : Foerster

 

 

Supplément abonnés :

Poster : Halloween (Renaud Collin)

 

 

 

En kiosques et librairies le 28 octobre 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 



Publié le 27/10/2020.


Source : Bd-best


Pas de couvre-feu pour la brigade du rire.  L’agent 212 30 - Descente de police

« - Bonjour Monsieur, avez-vous consommé de l’alcool ou de la drogue ?

- Ai-je la tête d’un alcoolique ou d’un drogué ?-

- Je vous ai posé une question.

- Je vous ai répondu, non ?

- Pas vraiment.

- Ecoutez mon vieux, je n’ai pas le temps, j’ai mon cours de gym et…

- Je ne vois pas le rapport.

- Moi si ! D’ailleurs, je vous conseillerais d’en faire autant. »

 

 

 

 

 


 

                Quand un automobiliste tente de faire de l’humour avec l’agent 212, il ne se doute pas de l’affront qu’il est en train de commettre. A jouer au plus sot avec Arthur, on n’est pas sûr de gagner… on serait même certain de perdre. Ce conducteur qui va à son cours de gym va en prendre pour son grade. Il ne sera pas la seule « victime » du meilleur représentant de la maréchaussée dans ce trentième recueil de ses patrouilles.

 

 

 

 

© Kox, Cauvin - Dupuis

 

 

                L’agent 212 va retrouver ses camarades de jeu préférés. Le suicidaire arrivera-t-il à ses fins dans les inondations qui ont à moitié englouti la ville ? Belle-Maman pourra-t-elle profiter sereinement du fauteuil de son gendre pour regarder la télé ? Albert et Adrien accompagneront-ils Arthur dans ses facéties, au grand dam du commissaire ?

 

 

 

 

© Kox, Cauvin - Dupuis

 

 

                Alors que Les femmes en blanc et Pierre Tombal sont terminées ou approchent de leur fin, L’agent 212 tient bon le volant du panier à salade. Daniel Kox himself épaule l’inégalable Raoul Cauvin pour donner un ton résolument Tex Avery aux aventures bon enfant du représentant de la loi. Les dialogues et les situations sont drôles, mais les traits sont hilarants. Les mimiques d’Arthur sont un catalogue d’expressions à mourir de rire. Elles sont mises en valeur dans un poster détachable offert aux heureux acquéreurs de l’album.

 

                L’agent 212 fait partie des personnages classiques incontournables de la BD franco-belge. Mais quand est-ce que ce genre sera enfin reconnu ? Kox mérite autant de reconnaissance que Loisel. Cauvin a un talent au même niveau qu’un Jodorowsky. Chacun dans leur style. Mais voilà, comme dans beaucoup de milieux, on a « la carte », ou on ne l’a pas.

 

 

 

 

© Kox, Cauvin - Dupuis

 

 

                Le bonheur de la bande dessinée, c’est lire dans la même journée Descente de police et La désobéissance d’Andreas Kuppler. C’est rire avec des gags et pleurer avec une fiction historique. C’est faire valser les sentiments dans un grand huit d’émotions. Au festival de Cannes, on entend lors des cérémonies cette voix de réalisateur qui crie « Vive le cinéma ! ». Pour exactement les mêmes raisons, crions « Vive la bande dessinée ! »

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : L’agent 212

 

Tome : 30 - Descente de police

  

Genre : Humour de maréchaussée 

 

Scénario : Raoul Cauvin & Daniel Kox 

 

Dessins : Daniel Kox 

 

Couleurs : Laurent Carpentier 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782800168852

 



Publié le 27/10/2020.


Source : Bd-best


Un album majeur sur les prémices de la Seconde Guerre Mondiale.  La désobéissance d’Andreas Kuppler

« - Allô ?

- Désolé de vous déranger pendant votre jour de repos, Andreas, mais nous avons un gros souci avec vous !

- Que se passe-t-il ?

- Des hommes de la gestapo sont venus au journal, ce matin… Deux officiers…

- J’ai du mal à vous suivre, Ralph… En quoi, suis-je concerné ?

- Vous vous êtes comporté avec une légèreté insensée ! Que vous donniez de temps à autre des coups de canif dans votre contrat de mariage quand vous êtes en voyage, ça vous regarde, mais vous afficher avec cette Susanna Rosenberg comme vous l’avez fait hier soir, vous passez les bornes ! »

 

 

 

 

 

 

 

Andreas Kuppler est un journaliste allemand. Le chroniqueur sportif couvre les jeux olympiques de Garmisch-Partenkirchen. Il mène une vie rangée. L’homme est marié. Tout aurait pu aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais entre une femme dépressive avec qui ils n’arrivent pas à avoir d’enfant, un beau-père aux idées politiques extrémistes et une Europe au bord de l’implosion, Andreas est un funambule en proie aux vents de 1936. La gestapo va profiter d’une soirée festive en compagnie de reporters américains dans laquelle Kuppler esquissa quelques pas de rumba avec une journaliste new-yorkaise juive pour le faire chanter et l’obliger à prendre sa carte du parti nazi. Mais Andreas ne l’entend pas de cette oreille et a bien l’intention de désobéir.

 

 

 

 

© Garcia, Corbeyran, Goujon, Degreff - Delcourt

 

 

                Sorti en 2013, La désobéissance d’Andreas Kuppler est un  roman de Michel Goujon proposant une vision rarement présentée des prémices de la plus grande horreur de l’Histoire du monde. L’auteur présente un allemand tourmenté par la voie que prend son pays. Il se retrouve passager d’un véhicule fou dont rien ne semble pouvoir arrêter l’avancée. Quelles étaient les options de résistance pour les milliers d’allemands, comme lui, réfractaires au régime nazi ? C’est la question à laquelle tente de répondre Goujon à travers le destin de quelqu’un qui a tout simplement eu le courage, ou l’affront, d’ouvrir les yeux.

 

Eric Corbeyran s’empare du roman pour en faire un scénario puissant. L’histoire glaçante fait froid dans le dos. D’un point de vue technique, le scénariste aux quatre cents albums en trente ans conserve un traitement littéraire. L’album est en majeure partie composé de récitatifs. Le procédé se défend et démontre justement la différence entre adaptation et appropriation. On est bien ici dans le cadre d’une adaptation. Corbeyran s’efface derrière Goujon ce qui est tout à son honneur.

 

 

 

 

© Garcia, Corbeyran, Goujon, Degreff - Delcourt

 

 

Manuel Garcia apporte une sombre évanescence grâce à son graphisme charbonneux. Influencé par Breccia, son trait réaliste ajoute à l’inquiétude de destins incertains. Les visages parfois esquissés font l’effet d’instants d’époque pris sur le vif. Les regards cachés montrent à quel point les acteurs de l’époque étaient pieds et poings liés dans une politique intransigeante.

La couverture montre en une seule scène le tourment d’Andreas Kuppler. L’homme marche dans la rue le regard vers le bas, refusant de se tourner vers l’autodafé qu’acclame la foule. De la même façon que Kuppler pense à contresens des dirigeants de son pays, l’ombre est au premier plan alors que la lumière est mise sur la violence de la scène de fond.

 

 

 

 

© Garcia, Corbeyran, Goujon, Degreff - Delcourt

 

 

La désobéissance d’Andreas Kuppler est un récit historique aux frontières du thriller, le genre d’album qui ne se referme pas avant la fin. Album majeur sur les prémices de la Seconde Guerre Mondiale, il est à ranger sur la même étagère que Les enfants de la résistance, Le voyage de Marcel Grob, Irena et Maus.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : La désobéissance d’Andreas Kuppler

 

Genre : Historique

 

Scénario : Eric Corbeyran

 

D’après : Michel Goujon

 

Dessins : Manuel Garcia

 

Couleurs: Degreff

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Mirages

 

Nombre de pages : 112 

 

Prix : 17,50 €

 

ISBN : 9782413026310

 



Publié le 26/10/2020.


Source : Bd-best


La geste des chevaliers vikings.  Sirènes et vikings 1 - Le fléau des abysses

« - Appelez la Loeknir !

- Un monstre gigantesque ! De longues épines sur le dos, des pattes griffues et d’énormes crocs. Le Jörgmungand !

- Le Jörgmungand ! Comment ça ? Il existe ?!

- Il a massacré tout le monde. Comme s’il ne voulait laisser aucun survivant. Et puis… Il y avait cette sirène… On aurait dit qu’elle le contrôlait en soufflant dans un gros coquillage.

- Si ce monstre est bien réel, naviguer va devenir très dangereux. Et sans la mer, plus de pêche, plus de commerce, plus de pillage.

- De quoi vivrons-nous ?

- Rentrez chez vous. Je m’occupe d’éclaircir cette histoire. Viens, mon fils. Nous devons agir, et vite ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Le Jörmungand hante les eaux marines bordant le village viking. Ce cousin du Kraken obéit au son de la conque dans laquelle souffle Arnhild, sirène belliqueuse à la force du squale. Les drakkars sont des fétus de paille entre les crocs du serpent de mer. Entre vikings et sirènes, la guerre est déclarée. Si on ne pêche pas les sirènes comme de vulgaires sardines, on n’empêche pas non plus les norrois de vivre. Ingvald, fils du chef du village, est bel et bien décidé à aller au front. Il vit avec Borglinde, une troll humaine. Mais face à la beauté de la sirène Arnhild, les cartes risquent d’être rebattues. L’amour n’est-il pas le meilleur ennemi de la guerre ?

 

 

 

 

 © Ruscak, Briones, Bauthian - Les humanoïdes associés

 

 

                Françoise Ruscak signe une histoire d’amour dans un décor atypique. Si l’on s’attend à ce que ça castagne, hache et découpe, on ne sera pas déçu, mais il y a bien plus que ça. La scénariste met en scène toute une mythologie. Et comme la grande mythologie en est truffée, elle raconte une grande histoire d’amour complexe. Un homme, deux femmes, il va falloir faire des choix. Le cœur a ses raisons que la raison ignore.

 

 

 

 

 © Ruscak, Briones, Bauthian - Les humanoïdes associés

 

 

                Philippe Briones est spécialiste des univers Marvel. Ce ne sont pas quelques barbares et autres femmes-poissons qui vont lui faire peur. De la famille graphique de l’ « autre » Philippe, Pellet, celui des Forêts d’opale, Briones apporte un lyrisme façon comics américains à l’univers.

                Nouvelle série concept d’Heroïc-Fantasy chez les Humanos. Sirènes et vikings démarre à mille nœuds avec quatre albums en quelques mois réalisés par un groupe de scénaristes et de dessinateurs sous la houlette de Gihef. Le pitch de ce premier épisode est d’Isabelle Bauthian. Si les deux peuples cités seront au cœur de chacun des récits, les personnages principaux seront différents selon les titres. D’autres peuples fantastiques interviendront comme les trolls dans ce tome 1. Marco Dominici s’est chargé de la charte graphique de la série dont les couvertures seront toutes signées Homs pour que l’emballage reste homogène. Ce dernier procédé est discutable. Il enlève cet honneur au dessinateur de l’album, alors qu’une maquette et un logotype forts auraient largement suffit.

 

 

 

 

 © Ruscak, Briones, Bauthian - Les humanoïdes associés

 

 

                Avec Sirènes et vikings, les Humanos tiennent peut-être bien là leur Geste des Chevaliers Dragons.

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Sirènes et vikings

 

Tome : 1 - Le fléau des abysses

 

Genre : Heroïc Fantasy

 

Scénario : Françoise Ruscak 

 

Sur une idée d’ : Isabelle Bauthian 

  

Dessins & Couleurs : Philippe Briones

 

Couverture : Joseph Homs

 

Collection conçue et animée par : Gihef 

 

Editeur : Les humanoïdes associés

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782756079370

 



Publié le 22/10/2020.


Source : Bd-best


L’ombre d’un maître ne s’efface jamais.  Atom Agency 2 – Petit Hanneton

« - On se connaît, je crois !

- Paulo Leca !

- J’dois t’causer, petit ! J’voudrais te d’mander un service !...

- Un service ? On en discutera au quai des orfèvres, canaille !... Et je t’accompagnerai moi-même à l’île de Ré, pour te voir monter à bord du bateau pour le bagne !

- A ton aise, môme, mais comme je déteste voyager seul… Dans ce cas, ton paternel m’accompagnera jusqu’à Cayenne !

- Quoi ?

- Ce pauvre Tigran est mouillé jusqu’au cou ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est en plein cœur d’une fête foraine qu’Atom tombe nez à nez avec Paulo Leca, baron corse de la pègre dont la maîtresse avait volé les bijoux de la Bégum. Leca lui apprend que Trigan, son père qui est commissaire, s’est flanqué dans un sacré guêpier. Parallèlement, ce dernier vient de conseiller à l’un de ses vieux amis de la 2ème  division blindée qui recherche une ambulancière disparue de s’adresser à l’Atom Agency.

 

 

 

 

© Schwartz, Yann, Hubert, Merlet - Dupuis

 

 

Atom Agency est la série qui palie à l’absence de Gil Jourdan. La série de Maurice Tillieux n’avait jamais été ni reprise ni remplacée. C’est chose faite. On y retrouve tout l’humour et toute l’intelligence des histoires de l’un des plus importants auteurs de bandes dessinées de l’âge d’or et dont le nom devrait être dans tous les livres d’histoires de la BD au même titre que Franquin. Schwartz et Yann se sont donc permis d’ouvrir une agence de détectives privés dans le Paris des années 50.

 

 

 

 

© Schwartz, Yann, Hubert, Merlet - Dupuis

 

 

Yann pourrait facilement être taxé de plagiaire ou de faussaire. Il n’est ni l’un ni l’autre. Il a simplement ingéré, digéré et reproduit des codes. Le scénariste est avant tout un fan et si Tillieux avait été encore vivant, il l’aurait certainement adoubé. Mêler l’humour et l’aventure, le léger et le grave, le futile et le sérieux, ce n’est pas donné à tout le monde. Arleston, puis maintenant Nicoloff, s’en sortent bien sur Léo Loden. On ne va pas dire que Yann les Atom-ise, mais le bougre est au genre ce que Rafael Nadal est à la terre battue de Rolland Garros : le taulier.

 

 

 

 

 

© Schwartz, Yann, Hubert, Merlet - Dupuis

 

 

Olivier Schwartz est lui aussi le meilleur dans son style. Truffer ses cases de détails en restant parfaitement lisible relève de l’exploit. Ça n’arrive pas une ou deux fois dans l’album, ni trois, ni quatre, mais quasiment à chaque planche. Il y a à voir dans tous les coins. Et quand Schwartz se lance dans de grandes cases faisant souvent un quart de planches, on peut rester plusieurs instants sur elles. Atom Agency est aussi un hommage à ce graphisme particulier, le style atome, désignant l’esthétique de la bande dessinée des années 50 influencée par Jijé.

 

Une enquête à résoudre ? Dormez tranquille, l’Atom Agency prend les choses en main. 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

Editions Collector N&B à paraître en novembre - Dupuis

 

 

 

 

 

 

Série : Atom Agency

 

Tome : 2 – Petit Hanneton

 

Genre : Polar Tillieuesque 

 

Scénario : Yann 

 

Dessins : Olivier Schwartz 

 

Couleurs : Hubert & Isabelle Merlet 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 15,95 €

 

ISBN : 978280017

 



Publié le 21/10/2020.


Source : Bd-best


1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


©BD-Best v3.5 / 2020