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Spirou 4281 -  29 Avril 2020

 

 

Mort et déterré : Foule zombie

 

 

 

 

 

 

 

 

            Pas de quartier pour les macchabées ! Toujours mort et toujours déterré, Yan revient consoler sa famille de sa disparition. Il y a du bon dans la BD outre-Atlantique, et c’est dans Spirou !

 

            Deux récits complet sont au cœur du numéro : les femmes en blanc et HOME sont au sommaire pour réunir les générations. Ajoutons-y un deux pages du génial Tofépi et la sauce est prise et bien prise.

 

            Un accroche-porte des Sœurs Grémillet filtrera les invités des abonnés.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Di Gregorio, Barbucci – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Créatures : La ville qui ne dort jamais

Frnck : Prisonniers

Mort et déterré : Pas de quartier pour les macchabées 

 

 

Récits complets :

 

Femmes en blanc (Les)

HOME : Système molaire

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Banc public confiné

Comme des bêtes

Dad

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Katz

Il ne faut pas confondre sauvetage et sot de plage

Léon & Lena

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Matt

Minions (Les)

Nelson

Passe-moi l’ciel

Spoirou & Fantasperge

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Barbucci

En direct du futur : Monstres à gogo ! dans un prochain numéro spécial

Interview : Boisvert & Colpron

Jeux : La mort lui va si bien (Caritte)

Spirou et moi : Cyril Pomès

 

 

Supplément abonnés :

Accroche-porte : Les sœurs Grémillet

 

 

En kiosques et librairies le 29 avril 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 26/04/2020.


Source : Bd-best


Un final à la hauteur.  Walking Dead 33 - Epilogue

« - Mesdames et messieurs… L’honorable Juge Hawthorne. Veuillez vous lever.

- Asseyez-vous. Je ne prendrai pas la peine de répéter les chefs d’accusation. Tout le monde ne parle plus que de ça depuis des jours… « Le procès de Carl Grimes ». Alors je tiens à vous rappeler que ceci n’est pas un procès. Il s’agit d’une audience informelle. Et nous sommes ici à la haute cour. Ça signifie que lorsque ma décision sera prise, elle sera définitive… Je suis seule face à l’accusé. Pas de jury, pas d’avocats. Pas de procès.

- Merci, Mich… Madame le Juge. Je n’ignore pas les lois qui gouvernent l’existence des citoyens de la communauté. Je sais à quel point la propriété privée est importante pour nous tous… Et à quel point il est criminel de détruire le bien d’autrui. Mais quand cette bestiole a déboulé sur ma propriété… je n’ai vu ni meuble, ni bétail, ni arbre fruitier… J’ai vu la chose qui a emporté la vie de tant d’entre nous… dont certains juste sous mes yeux. Et j’ai fait ce que j’estimais devoir faire. »

 

 

 

 

 

 

 

                Lorsque Carl Grimes, aujourd’hui adulte, a tué le rôdeur qui avançait vers sa maison, il ne se doutait pas qu’il allait se retrouver sur le banc des accusés. Cela fait plusieurs années maintenant que la vie de la communauté humaine est normale… enfin normale compte tenu de tout ce qu’il s’est passé. Les zombies restants sont aujourd’hui la propriété de ce qui s’apparentait jadis à des montreurs d’ours. Il en a tué un; il doit donc le remplacer. Mais avec tout ce qu’il a enduré dans sa jeunesse, Carl Grimes se retrouve face à ses plus monstrueux démon.

 

 

 

 

© Kirkman, Adlard, Rathburn - Delcourt

 

 

                196 chapitres de 22 planches. La conclusion de Walking Dead était redouté par la majorité de ses fans. Comment apporter un final concluant et satisfaisant à une série avec une telle aura ? Robert Kirkman, en proposant un saut dans le temps de plusieurs années réussit ce challenge. On n’en dira pas plus pour ne rien dévoiler, mais, tout en cohérence et en sensibilité, le scénariste apporte une vraie fin.

 

                C’est Charlie Adlard qui a demandé à son acolyte de conclure. Ne se voyant pas dessiner des morts-vivants toute sa vie, malgré le succès ininterrompu de la série, il souhaitait passer à autre chose et c’est courageux. Les dernières cases lui ont fait un petit pincement au cœur. On n’inscrit pas le mot Fin à un travail de seize ans sans émotion. N’oublions pas qu’il n’a pas créé graphiquement la série puisque les six premiers chapitres ont été dessinés par Tony Moore à qui il convient d’attribuer une petite part du succès.

 

 

 

 

© Kirkman, Adlard, Rathburn - Delcourt

 

 

                Dans cet épilogue, Michonne est devenue Juge d’Instruction. Les mots qu’elle prononce ont une résonnance particulière en cette période de pandémie. « Le monde du commerce et des envies frivoles a été remplacé par un monde de responsabilités et de survie. Une épidémie aux proportions apocalyptique a balayé la planète : les morts se relèvent et dévorent les vivants. En quelques mois, la société s’est effondrée. Dans un monde où les morts font la loi, nous avons pour devoir de commencer à vivre. » Bien sûr le Covid-19 n’est pas constitué d’une armée de zombies, mais on ne peut s’empêcher de faire le rapprochement.

 

 

 

 

© Kirkman, Adlard, Rathburn - Delcourt

 

 

                Ce trente-troisième opus est en fait un demi-comics complété par un conclusion de Robert Kirkman, un mot de Charlie Adlard, les cinq planches du projet d’origine présenté à l’éditeur en novembre 2002, puis un entretien avec Kirkman et Eric Stephenson, rédacteur en chef d’Image Comics. On retiendra surtout de tout cela le post-scriptum de la postface du scénariste : Negan a survécu. Cela laisse penser que si le dessinateur en a fini avec l’univers Walking Dead, Robert Kirkman a des idées derrière la tête.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

PS : Nous devons tous rester chez nous, sauf nos amis de la santé et de la distribution alimentaire à qui nous pensons très fort. En ces temps compliqués, quoi de mieux que de lire des BD. Pour acheter ces beaux albums, si les librairies ont dû fermer leurs rideaux, n’oubliez pas que beaucoup d’entre elles proposent des services de vente par correspondance sur leurs sites. Alors, avant de vous précipiter sur les sites d’Amazan ou de la Fnoc, vérifiez si votre libraire de quartier ou de plus loin le fait.

 

 

Série : Walking Dead

 

Tome : 33 - Epilogue

 

Genre : Thriller zombiesque 

 

Scénario : Robert Kirkman 

 

Dessins : Charlie Adlard

 

Trames et niveaux de gris : Rathburn

 

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Contrebande

 

Nombre de pages : 120

 

Prix : 13,50 €

 

ISBN : 9782756093512

 



Publié le 26/04/2020.


Source : Bd-best


Cuisine fantastique pour les jeunes lecteurs.  Monster Délices 1 - Le cœur de l’hiver

« - Je me suis emporté, excuse-moi, Chris… J’aime beaucoup, c’est génial comme pâtisserie… D’ailleurs, tu vas m’en préparer 300.

- Super !

- Pour demain matin ! Bien sûr, tu peux refuser si tu ne t’en sens pas capable…

- J’accepte le défi !

- Tant mieux, parce que sinon, c’est la porte ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

                En réalisant une rose aux pommes, Chris, apprenti au restaurant Boudinet, ne se doutait pas qu’il venait de créer un dessert délicieux. A base de biscuit sablé, de confiture de rose et de chantilly pistache, le patron lui en réclame 300 pour le lendemain matin. Tout s’annonce bien jusqu’à ce qu’une bestiole étrange, écureuil cornu, lui en chaparde une fournée. En la poursuivant, Chris se trouve propulser dans un monde parallèle féérique où il rencontre Hanna, une elfe de son âge, qui participe à un concours de pâtisserie. La jeune fille dirige le Monster Délices, établissement qui suscite bien des convoitises. Chris tombe à pic pour lui donner un coup de main et mettre la main à la pâte afin de gagner le grand concours de pâtisserie Jack Frost.

 

 

 

 

© Hachmi, Dos Santos, Raphet - Le Lombard

 

 

                Monster Délices est formaté pour plaire aux enfants. Un dessin souple proche du cartoon, des dialogues simples et des personnages attachants, voilà la recette adoptée. Le scénario de Mariam Hachmi et Sylvain Dos Santos mélange les ingrédients façon Disney. Il y a un personnage masculin et un autre féminin auxquels les jeunes lecteurs prendront plaisir à s’assimiler. On y trouve une petite bestiole espiègle et charmante. Les adultes n’ont pas le beau rôle. Harcelants, que ce soit le chef Boudinet pour Chris ou Hella pour Hanna. Les enfants aimeront les détester.

 

 

 

 

© Hachmi, Dos Santos, Raphet - Le Lombard

 

 

                David Raphet a un graphisme sucré qui colle bien à l’histoire. Les personnages aux grands yeux lorgnent vers le manga sans y tomber. Les décors sont simples, ne perturbant jamais une lisibilité évidente faisant de Monster Délices une des premières BD à lire pour les enfants s’initiant au genre. Même s’il est vrai que Boule et Bill ou les Schtroumpfs sont d’une autre qualité, n’oublions pas que nous sommes au XXIème siècle et que les gamins lisent moins. Si une série comme celle-ci, plus proche du cartoon, peut en amener quelques uns à lire, c’est qu’elle aura réussi sa mission.

 

 

 

 

© Hachmi, Dos Santos, Raphet - Le Lombard

 

 

                Ce n’est finalement pas si innocent si le graphisme fait penser à du dessin animé. En effet, une série de cinquante-deux épisodes de onze minutes est en développement.

 

 

 

 

© La chouette Co

 

 

                Cerise sur le gâteau, Christophe Michalak fait partie de l’aventure. Les recettes de Hannah et Chris sont des fabrications du célèbre pâtissier. Pas si compliquées que ça à réaliser (en apparence), elles vont ravir les parents, ce qui fait de Monster Délices le cadeau idéal pour faire plaisir à toute la famille.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

PS : Nous devons tous rester chez nous, sauf nos amis de la santé et de la distribution alimentaire à qui nous pensons très fort. En ces temps compliqués, quoi de mieux que de lire des BD. Pour acheter ces beaux albums, si les librairies ont dû fermer leurs rideaux, n’oubliez pas que beaucoup d’entre elles proposent des services de vente par correspondance sur leurs sites. Alors, avant de vous précipiter sur les sites d’Amazan ou de la Fnoc, vérifiez si votre libraire de quartier ou de plus loin le fait.

 

 

Série : Monster délices

 

Tome : 1 - Le cœur de l’hiver

 

Genre : Aventure fantastique culinaire

 

Scénario : Mariam Hachmi & Sylvain Dos Santos 

 

Dessins & Couleurs : David Raphet

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782803637133

 



Publié le 25/04/2020.


Source : Bd-best


Séance de rattrapage : Final grandiose pour une série qui mérite le Valhalla. Serpent Dieu 3- Les mânes de Loki

« - Les trois ne devaient jamais s’affronter… La mort de Sven a brisé ce vœu. Et celle d’Ygrid a aggravé les choses. Odin nous a reniés. Il n’y a plus de guerriers-fauves sur Midgard, Orcadien. Plus de gardiens pour contrer les vues du Serpent-Dieu. Nous ne sommes plus, toi et moi, que de simples guerriers. Désires-tu toujours, privé de la fureur du seigneur des ases, t’opposer à un Roi et un Dieu ?

- J’ai vu l’absurdité de ce que j’avais fait, Tarâ. Je ne l’ai compris qu’à la mort d’Ygrid. Ma colère s’est alors dissoute et j’ai pu clairement voir le mal que mes choix ont causé. Je ne désire rien d’autre désormais que de sauver ce qui peut encore l’être. Avec ou sans l’aide des Dieux. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                L’équilibre des trois piliers de Midgard est menacé. Le chaos s’annonce. De retour en Islandia, Elrik et Tarâ s’apprêtent à affronter l’armée de guerriers réveillés par Loki, parmi lesquels Nessa, son ancien amour morte sous la lame de son père. Elrik va devoir constituer des alliances contre nature s’il veut venir à bout de la légion des morts. Mais cela sera-t-il suffisant ?

 

 

 

 

© Dellac, Le Gris, Bouet– Glénat

 

 

                Jérôme Le Gris écrit une épopée. Fils naturel de Tolkien et de Jean Van Hamme, le scénariste forge une mythologie scandinave inspirée de celle existante en y ajoutant sa patte. Avec des dialogues pointus, il choisit le camp de la légende. Si on imaginait mal les vikings parler comme ils le font ainsi dans la réalité, on bascule avec naturel dans le camp d’une histoire témoin d’une époque et d’une ambiance, comment pourrait-on dire ?, littératurisée pour que les dieux en sortent grandis.

 

                Le Gris a relevé un défi important avec la conclusion de ce cycle. Raconter une grande bataille sans que cela ne soit redondant ou ennuyeux n’est pas donné à tout le monde. On est immergé dans le combat en ayant l’impression d’entendre le Carmina Buruna de Carl Orff ou La chevauchée des Walkyries de Ricahrd Wagner.

 

 

 

 

© Dellac, Le Gris, Bouet– Glénat

 

 

                Sur le papier, ce troisième tome de Serpent Dieu avait tout pour être indessinable. Une bataille court sur une grosse partie de l’album dans un décor grandiloquent. De quoi en décourager plus d’un. Benoît Dellac l’a fait. C’est à la fois horrible et somptueux. C’est en tout cas objectivement d’une certaine prouesse. Les détails sont fignolés. Observez les arrière-plans des batailles et vous verrez que rien n’est négligé.

 

                Le découpage original ajoute une note de lyrisme. Outre de traditionnels fonds perdus, le dessinateur joue sur les double-pages, des compositions en rayons ou des cases savamment incrustés. Dans des histoires populaires, mais somme toute exigeantes comme Serpent Dieu, ce genre de talent passe malheureusement trop souvent inaperçu.

 

 

 

 

© Dellac, Le Gris, Bouet– Glénat

 

 

                Le cycle d’Islandia se clôt avec ce troisième volume avec à peine un an entre les parutions du premier et du dernier tome. Prendre de l’avance sur la suite avant de publier le début a été une excellente idée de l’éditeur. L’idée est à reproduire pour d’autres séries et pour un deuxième cycle de celle-ci.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

PS : Nous devons tous rester chez nous, sauf nos amis de la santé et de la distribution alimentaire à qui nous pensons très fort. En ces temps compliqués, quoi de mieux que de lire des BD. Pour acheter ces beaux albums, si les librairies ont dû fermer leurs rideaux, n’oubliez pas que beaucoup d’entre elles proposent des services de vente par correspondance sur leurs sites. Alors, avant de vous précipiter sur les sites d’Amazan ou de la Fnoc, vérifiez si votre libraire de quartier ou de plus loin le fait.

 

 

Série : Serpent Dieu 

 

Tome : 3- Les mânes de Loki

 

Genre : Epopée viking

 

Scénario : Jérôme Le Gris 

 

Dessins : Benoît Dellac

 

Couleurs : Sébastien Bouet & Benoît Dellac

 

Éditeur : Glénat

 

Collection : Grafica

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782344011775



Publié le 23/04/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4280 -  22 Avril 2020

 

 

Frnck face à une nouvelle tribu

 

 

 

 

 

 

 

 

            Frnck est déjà de retour. La série a un rythme de parution exemplaire. Deux albums par an est un bon compromis qui permet d’assurer une qualité certaine et un délai raisonnable à mi-chemin entre celui du manga et du franco-belge traditionnel. Comme dans l’épisode précédent, on est plongé dans un endroit et une époque inhabituels dès le départ, en l’occurrence ici dans un avion en vol. On va donc en savoir rapidement plus sur cet avion que l’on a découvert en dernière case de Dinosaures.

 

            Le numéro est marqué par l’hommage à Uderzo. Intitulé Uderzo et Spirou, le rendez-vous manqué, il explique pourquoi et comment l’un des plus grands dessinateurs du monde n’a jamais participé au journal de Spirou.

 

            A part ça, le vendredi noir se poursuit au parc Zombillenium avec un nouveau chapitre et la série de gags Family Life de Jacques Louis confirme son potentiel hilarant.

 

            Les chambres ou les bureaux des abonnés seront décorés d’un poster de Kiki, recherchée par Tif et Tondu sous la houlette de Blutch et Robber.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Blutch, Robber – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Black Squaw : Nighthawk

Créatures : La ville qui ne dort jamais

Frnck : Prisonniers

Zombillenium : Vendredi noir

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Agent 212 (L’)

Comme des bêtes

Dad

Des gens et inversement (Berth) (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Family Life

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game over 

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Millborough (La pause-cartoon)

Minions (Les)

Nelson

Passe-moi l’ciel

Spoirou & Fantasperge

Strip dont vous êtes la star (Le)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Blutch

En direct du futur : Cazot & Mazel (Olive)

Hommage : Uderzo

Interview : Bocquet

Jeux : Brochette Partie (Bruce)

Leçon de BD (La) : Dan

 

 

Supplément abonnés :

Poster : Tif et Tondu (Blutch)

 

 

En kiosques et librairies le 22 avril 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 23/04/2020.


Source : Bd-best


« Il ne convient pas de trop modifier le destin d’un homme. »  Alvar Mayor, les cités légendaires

 

 

« - Tu as entendu parler d’un certain Alvar Mayor ?

- Oui. C’est un nom que l’on prononce avec de plus en plus de respect dans cette partie de l’Amérique. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous êtes conquistador et vous avez besoin d’un guide ? Aventuriers, chercheurs d’or et contrebandiers, renseignez-vous auprès d’Alvar Mayor, il est là pour vous. Il vous mènera par les sentiers et à travers les jungles sud-américaines. Mais attention, si vos intentions sont mauvaises, la nature et les autochtones seront toujours là pour vous le rappeler. Si l’Eldorado se mérite, avant tout il se préserve.

 

 

 

 

© Breccia, Trillo – iLatina

 

 

                Alvar Mayor est un Indiana Jones nonchalant. Il est l’un des premiers blancs nés en Amérique, fils de l’un des hommes qui accompagna Pizarro au Pérou. Seul blanc de la région capable d’interpréter une carte, il prend dix pourcents de ce qui serait découvert lors d’une expédition. Souvent accompagné de Tihuo et ses flèches au curare dans ses premières aventures, la belle Lucia le remplacera dans la seconde partie de sa carrière. Sauvée de l’échafaud par Mayor où elle était promise pour avoir dénoncé un complot, elle ne le quittera plus.

 

 

 

 

© Breccia, Trillo – iLatina

 

 

                A travers les histoires d’Alvar Mayor, Carlos Trillo raconte un crépuscule précolombien, avec une dose d’onirisme. Les conquistadors n’ont pas le beau rôle. Leur cruauté est toujours punie, que ce soit par un hasard divin ou par leurs ennemis. Trillo n’hésite pas à montrer leur violence mais il instille une moralité en avance sur son temps pour une série datant de la fin des années 70.

 

 

 

 

© Breccia, Trillo – iLatina

 

 

                Enrique Breccia est le fils de son père Alberto. Le dessinateur signait avec Alvar Mayor son premier album. Compte tenu du talent paternel, l’atavisme a bien fonctionné. La maîtrise du noir et blanc est exceptionnelle, avec notamment des nuits d’encre de plomb au travers desquels se découpent personnages et bâtiments comme sur un négatif.

 

 

 

 

© Breccia, Trillo – iLatina

 

 

                A l’instar d’Evaristo, Dargaud a édité un album d’Alvar Mayor en 1983 dans la collection Pilote. Les éditions iLatina publient en noir et blanc les premières expéditions de l’aventurier, dix-huit histoires d’une douzaine de pages, sur les cinquante-sept existantes parues entre 1977 et 1983. Dans son prologue, Thomas Dassance explique comment bien comprendre les histoires d’Alvar Mayor. Les espagnols croyant être parvenus aux Indes, le continent américain ne pouvait être qu’imaginé. C’est cet imaginaire colonial qui est au cœur de la série.

 

 

 

 

 

© Breccia, Trillo

 

 

                « Qu’est-ce qui différencie vraiment un rêve de la réalité ? Et où finit l’un pour que commence l’autre ? » dit Alvar Mayor. Cette confusion entretenue fait de cet album un recueil de contes et légendes envoûtants, invitant au voyage dans l’espace et dans le temps.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Alvar Mayor

 

Titre : Les cités légendaires 

 

Genre : Aventures sud-américaines 

 

Scénario : Carlos Trillo 

 

Dessins : Enrique Breccia 

 

Traduction : Thomas Dassance 

 

Éditeur : iLatina

 

Collection : Grandes Autores

 

Nombre de pages : 230

 

Prix :  30 €

 

ISBN : 9782491042042

 



Publié le 22/04/2020.


Source : Bd-best


Du pur délire. Hilarant avec un H majuscule !  Pic Pic, André & leurs amis

« - Suivant !

- Bonjour, je m’appelle Eléphant et je voudrais un rôle dans une bande dessinée d’aventures style Tintin…

- Style Tintin, j’ai rien, mais d’après votre dossier, je vois une opportunité… si ça ne vous dérange pas de travailler avec des marginaux….

- Ha. Non.

- Je vous préviens, c’est du bas de gamme…

- Ok.

- Bon, signez ici ! »

 

 

 

 

 

 

Ils sont quatre comme Joe, Jack, William et Averell. Ils sont crétins comme Joe, Jack, William et Averell. Mais ils ne sont pas des repris de justice et ne sont pas poursuivis par un cow-boy, jambes arqués sur un cheval blanc. La comparaison s’arrêtera là. Ils sont donc quatre : André, le cheval rouge, Pic Pic le cochon Magik en chemisette verte, Eléphant, le pachyderme sans défenses, et Dany, humain à la chevelure imposante perpendiculaire à son corps. 

 

 

 

 

© Aubier, Patar– Casterman

 

 

Pic Pic et André vivent de petits boulots mais sont bien plus préoccupés par prendre du bon temps et boire des bières. André est passionné de littérature et propose des portraits de grands auteurs. Les lycéens passant le bac de français ne pourront que le remercier. Pic Pic, passionné de musique, dispose d’une discothèque impressionnante et retrace la carrière des stars du rock, de la soul et du jazz. L’art moderne par Eléphant, c’est un parcours de toute l’histoire de l’art, de Cro-Magnon à Giacometti. Quant à Dany, à part faire des facéties avec sa chevelure, il ne sert pas à grand-chose. Rassurez-vous, pas de prise de tête ni d’étalage de culture pour autant. Tout se fait dans une ambiance totalement foutraque avec des balades en forêt, des puzzles, des extra-terrestres et plein d’autres choses.

 

 

 

 

© Aubier, Patar– Casterman

 

 

                Pic Pic, André & leurs amis, c’est plus de 160 strips totalement absurdes et délirants. C’est tellement crétin que l’on rit à gorge déployée. Mais la débilité est une discipline compliquée. Pratiquer cet art n’est pas donné à tout le monde.

 

 Les auteurs Vincent Patar et Stéphane Aubier sont issus de l’animation. En 2009, ils ont été remarqué par Panique au village. Ils ont été nommé aux Oscars et ont obtenu plusieurs Magritte (Césars belges) dont celui du meilleur film avec Ernest et Célestine. Ils travaillent actuellement sur un long métrage issu de la série de petits romans Chien Pourri, de Colas Gutman et Marc Boutavant.

Cet album est leur première incursion dans le monde de la bande dessiné. Les strips ont été prépubliés dans l’hebdomadaire belge Télémoustique

 

 

 

 

© Aubier, Patar– Casterman

 

 

« C’est en faisant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui. » est l’adage de Rémi Gaillard. « C’est en lisant n’importe quoi que vous rigolerez n’importe quand. » est celui de Pic Pic André et leurs amis.

 

Pour prolonger les âneries, avant d’être une BD, Pic Pic André, c’est aussi un dessin animé :

 

   

Voici une interview des auteurs à la télévision :

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

PS : Nous devons tous rester chez nous, sauf nos amis de la santé et de la distribution alimentaire à qui nous pensons très fort. En ces temps compliqués, quoi de mieux que de lire des BD. Pour acheter ces beaux albums, si les librairies ont dû fermer leurs rideaux, n’oubliez pas que beaucoup d’entre elles proposent des services de vente par correspondance sur leurs sites. Alors, avant de vous précipiter sur les sites d’Amazan ou de la Fnoc, vérifiez si votre libraire de quartier ou de plus loin le fait.

 

 

One shot : Pic Pic, André & leurs amis 

 

Genre : Humour délirant

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Stéphane Aubier & Vincent Patar

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 176

 

Prix : 19,95 €

 

ISBN : 9782203197114

 



Publié le 21/04/2020.


Source : Bd-best


Et pour 100 000 $ en plus.  Duke 4 – La dernière fois que j’ai prié

« - ‘soir, Duke. Je suis étonné que tu te sois laissé surprendre aussi facilement. Les remords, peut-être ? Il paraît que ça embrouille la tête… Duke… Je t’arrête pour le meurtre des Briggs. Remets-moi tes armes ! Jim, passe-lui les menottes.

- Donc… C’est moi l’affreux. Celui qu’on met en cage avant de lui passer la corde au cou. Vous étiez moins scrupuleux quand ça allait dans votre sens, Marshal.

- Désolé, Duke.

- T’as pas à être désolé, Jim. Cet homme n’a rien d’une victime. Il n’y a qu’à voir ce qu’il laisse sur son passage.

- Marshal… Vous savez ce qui arrivera quand Mullins apprendra que ses 100 000 $ risquent de s’évanouir dans la nature… à jamais ? »

 

 

 

 

 

 

 

                Alors que Duke tente de retrouver son frère Clem, il est arrêté par le Marshal et ses hommes pour le meurtre des Briggs. Un mystérieux ange gardien va le tirer de ce mauvais pas d’une façon plutôt expéditive. Pendant ce temps, Clem a fui en pleine nature. Qui plus est, Duke ne sait pas que sa copine Peg vient d’être enlevée. Tout ce bazar pour 100 000 $.

 

 

 

 

© Hermann, Yves H - Le Lombard

 

 

                En parallèle à l’histoire principale, Yves H. développe le western pour son père en donnant des indices sur l’enfance de Morgan Finch, alias Duke. On comprend ainsi mieux l’homme qu’il est devenu. Le scénariste signe un triple scénario dans lequel on trouve des réponses à des questionnements du tome précédent, on évolue sur certaines situations, et l’on pose de nouvelles problématiques, en l’occurrence ici la mutinerie de soldats noirs dans une garnison de yankees.

 

 

 

 

© Hermann, Yves H - Le Lombard

 

 

                L’intrigue est un peu plus lente que dans les tomes précédents, ce qui permet à Hermann de laisser éclater son talent sur de grandes cases, souvent en tiers, voire en demi-pages.

 

 

 

 

© Hermann, Yves H - Le Lombard

 

 

Pour en apprendre plus sur la série, que ce soit sur les références et les origines du scénario, ou que ce soit sur les techniques de dessin de l’auteur, on ne saurait que trop vous conseiller l’excellent site officiel d’Hermann (hermannhuppen.be). Vous y trouverez une foule d’informations, ainsi que de nombreuses petites vidéos comme celle-ci où l’on retrouve le grand Hermann au travail sur une planche de l’album :

 

 

La bande annonce de l’album :

 

 

                Duke a arrêté de prier et justifie sa décision, mais il n’a pas arrêté sa chevauchée pour notre plus grand plaisir.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

PS : Nous devons tous rester chez nous, sauf nos amis de la santé et de la distribution alimentaire à qui nous pensons très fort. En ces temps compliqués, quoi de mieux que de lire des BD. Pour acheter ces beaux albums, si les librairies ont dû fermer leurs rideaux, n’oubliez pas que beaucoup d’entre elles proposent des services de vente par correspondance sur leurs sites. Alors, avant de vous précipiter sur les sites d’Amazan ou de la Fnoc, vérifiez si votre libraire de quartier ou de plus loin le fait.

 

 

Série : Duke

 

Tome : 4 - La dernière fois que j’ai prié

 

Genre : Western

 

Scénario : Yves H 

 

Dessins & Couleurs : Hermann

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 14,45 €

 

ISBN : 9782803675777

 



Publié le 20/04/2020.


Source : Bd-best


Retour vers le futur version horrifique.  5 minutes forward 1

« - Ne voudrais-tu pas connaître ton avenir ? Jeune homme…

- Hein ?

- Oui. N’aimerais-tu pas connaître ton avenir ?

- Moi ?

- Mon avenir… Quelle question ! Qui n’aimerait pas connaître son avenir ?

- Dans ce cas, que dirais-tu d’utiliser ceci pour aller jeter un coup d’œil dans le futur ? N’y a-t-il pas un futur que tu voudrais connaître ? Cela te permettrait de trouver le courage de l’affronter. »

 

 

 

 

 

 

 

Mai 2018. Yamato Shiroaya, lycéen tout ce qu’il y a de plus banal, rencontre un étrange personnage dans la rue qui lui propose un bond dans le temps afin de découvrir l’avenir. Grâce à un bracelet, il pourra faire le voyage dans un futur dont il ne connaît pas la distance, avec une possibilité de retour grâce à une formule magique. Yamato, désireux de savoir si son frère Yûto et leur amie commune Michiru Isumi vont se mettre ensemble, va se laisser tenter par l’expérience. C’est seulement cinq minutes plus tard qu’il sera expédié, au même endroit, mais dans un monde horrifique dans lequel d’immenses géants, bouddhas de pierre enchaînés détruisent tout sur leur passage et massacrent la population.

 

 

 

 

© 5FUNGO NO SEKAI ©2018 Hiroshi FUKUDA/SHOGAKUKAN

 

 

Hiroshi Fukuda écrit une histoire haletante et angoissante qu’on ne peut pas refermer, qu’on n’a pas le temps d’arrêter. Mais il va falloir prendre son mal en patience car la survie ne fait que commencer.

 

Fukuda commence l’histoire comme un Shojo, la poursuit comme un Shonen, puis presque comme un Seinen. Autrement dit, une bluette entre lycéens devient une aventure d’action. La vie des personnages devient un cauchemar. Les géants venus dont ne sait où détruisent voitures et bâtiments, mais surtout poursuivent la population. Lorsqu’un individu est attrapé, s’il n’est pas écrasé d’un poing implacable, il est littéralement démembré. Avec Shinji Yamamoto, dit Carotte, l’auteur insuffle de l’humour et de l’émotion. C’est ce genre de faire-valoir secondaires qui donne à une histoire une autre dimension.

 

 

 

 

© 5FUNGO NO SEKAI ©2018 Hiroshi FUKUDA/SHOGAKUKAN

 

 

Les personnages engagent une course contre la montre. Yamato doit trouver la cause de la venue de ces monstres et le moyen de les éradiquer avant de faire le voyage dans le temps en sens inverse, tout cela taraudé par une question incroyable : comment un tel drame a-t-il pu surgir en si peu de temps ?

 

 

 

 

© 5FUNGO NO SEKAI ©2018 Hiroshi FUKUDA/SHOGAKUKAN

 

 

La série s’est terminée en 7 tomes au Japon. On a donc l’avantage de ne pas s’embarquer dans une série interminable.

 

 

 

 

© 5FUNGO NO SEKAI ©2018 Hiroshi FUKUDA/SHOGAKUKAN

 

 

Voici une interview du mangaka :

 

https://www.youtube.com/watch?v=s1bJSExR1Og

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

PS : Nous devons tous rester chez nous, sauf nos amis de la santé et de la distribution alimentaire à qui nous pensons très fort. En ces temps compliqués, quoi de mieux que de lire des BD. Pour acheter ces beaux albums, si les librairies ont dû fermer leurs rideaux, n’oubliez pas que beaucoup d’entre elles proposent des services de vente par correspondance sur leurs sites. Alors, avant de vous précipiter sur les sites d’Amazan ou de la Fnoc, vérifiez si votre libraire de quartier ou de plus loin le fait.

 

 

Série : 5 minutes forward

 

Tome : 1

 

Genre : Survival 

 

Scénario & Dessins : Hiroshi Fukuda  

 

Éditeur : Kana

 

Collection : Dark Kana

 

Nombre de pages : 224 

 

Prix : 6,85 €

 

ISBN : 9782505083047

  

Publié le 20/04/2020.


Source : Bd-best


Séance de rattrapage : Hara-Kiri pour Bushido, une série promise à un bel avenir éditorialement sacrifiée.  Bushido 3 - Le sabre d’Hokusai

« - Quelle monumentale erreur ! En utilisant la magie de mon principal artefact pour détruire la forteresse de Nousagi, j’ai sacrifié mon atout maître. Quand est survenue la bataille des quatre armées, je n’avais plus suffisamment de puissance. Comment ai-je pu être aussi stupide !

- Pourquoi ne pas avoir extrait de sorcellerie d’une de vos autres armes légendaires ?

- Leur énergie est insuffisante. Au mieux, j’aurais pu stopper une des armées du Daiyamondo… Pas trois ! Je dois reprendre l’initiative.

- A quoi pensez-vous ?

- Le katana d’Hokusaï ! Sa puissance est incommensurable.

- Mais ? Il a disparu depuis des décennies ? »

 

 

 

 

 


                Le Seigneur Lei Zu Chao est hors de lui. Il n’a plus assez de puissance pour dominer les armées du pays. Une seule chose pourrait lui permettre de prendre le pas sur ses ennemis : le katana d’Hokusaï. Réussira-t-il à mettre la main sur ce sabre avant que Yuki et ses amis, Jin la guerrière, véritable garçon manqué, et Akira, grand benêt qui se croît impressionnant, ne l’en empêchent ? Ceux-ci sont en plein entraînement au Bushido, sous la direction de Musashi Miyazaki.

 

 

 

 

© Gloris, Gorobei - Dupuis

 

 

                Thierry Gloris et Gorobei ont bien installé leur petit monde dans les tomes précédents pour passer à présent à de la grande aventure, une histoire humoristique et intelligente structurée crescendo comme un film familial à grand spectacle. Malheureusement, cet album, qui aurait dû être celui de la maturité, s’avère être celui du chant du cygne puisque la série s’arrête. 

 

 

 

 

© Gloris, Gorobei - Dupuis

 

 

Si le rendez-vous avec Bushido a été, en partie, manqué, c’est avant tout la faute d’un éditeur qui n’a pas su saisir l’occasion du prix des écoles obtenu à Angoulême en 2018. Pourtant, dès la sortie du tome 2, la série a été entièrement re-maquettée. Pourquoi investir si c’est pour tout laisser tomber ensuite ? De plus, des quatre albums prévus à l’origine, seuls trois sont parus, le troisième restant endormi dans les cartons de Dupuis pendant d’inexplicables loin mois. Mais qui donc s’est occupé de la série dans cette prestigieuse maison d’édition pour la saborder de cette façon ?

Du côté des auteurs, la seule erreur, s’il devait y en avoir une, serait dans le choix du titre de la série. En effet, le terme Bushido fait référence au code des principes moraux des samouraïs japonais, là où les jeunes lecteurs auraient pu croire y lire le nom du héros.

 

 

 

 

© Gloris, Gorobei - Dupuis

 

 

La question qu’il reste à se poser est de savoir si Bushido a été en avance sur son temps. Surfant sur la mode (qui n’en est plus une) manga, la série intègre les codes de la pure BD franco-belge de tradition. Le public n’est peut-être pas encore prêt à mélanger les genres. Alors, pour ne pas perdre le potentiel réel de l’univers qu’ils ont créé, ce que Gloris et Gorobei auraient de mieux à faire, ce serait de proposer une version 2.0 de leur série re-titrée Yuki, du nom du héros, dans un format manga assumé, chez un éditeur qui saurait s’occuper de la série. Pourquoi pas Ankama qui a fait du manfra (manga français) Radiant le succès que l’on sait ?

 

En attendant, Bushido forme chez Dupuis un triptyque qui embarque dans un monde, une époque et une mythologie qui plaira aux petits, pour le dessin rond et les dialogues humoristiques, et aux grands, grâce aux multiples références culturelles.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

PS : Nous devons tous rester chez nous, sauf nos amis de la santé et de la distribution alimentaire à qui nous pensons très fort. En ces temps compliqués, quoi de mieux que de lire des BD. Pour acheter ces beaux albums, si les librairies ont dû fermer leurs rideaux, n’oubliez pas que beaucoup d’entre elles proposent des services de vente par correspondance sur leurs sites. Alors, avant de vous précipiter sur les sites d’Amazan ou de la Fnoc, vérifiez si votre libraire de quartier ou de plus loin le fait.

 

 

Série : Bushido

 

Tomes : 3 - Le sabre d’Hokusai

 

Genre : Aventure 

 

Scénario : Thierry Gloris 

 

Dessins : Gorobei 

 

Couleurs : Francesca Piscitelli 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782800174204

 



Publié le 19/04/2020.


Source : Bd-best


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