En images et en bulles
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La vraie vie d’un correspondant de journal local.  Le gars d’hebdo

« - Tiens ! Ils cherchent un correspondant local dans le journal.

- On ne lit pas à table.

- N’empêche qu’ils cherchent un correspondant local ! C’est écrit là, noir sur blanc.

- N’empêche qu’on ne lit pas à table.

- Mais tu ne peux pas nier qu’ils cherchent un correspondant dans le journal. Si ?

- Che peux chavoir de quoi gnvous parlez ?

- Demande à ton père... »

 

 

 

 

 

 

 

                C’est lors d’un simple repas à table avec ses parents que Tofépi, Tanguy avant l’heure, trouva sa vocation…. enfin… son petit boulot pour un temps. Le jeune garçon ayant besoin d’un gagne-pain pour lui permettre de vivre et la bande dessinée ne nourrissant pas encore son homme, il fallait bien trouver de quoi mettre un petit peu de beurre dans les épinards. Armé d’un dictaphone, d’un carnet de notes, d’un stylo, d’une gomme, d’un agenda, d’un appareil photo et de la sacoche qui va avec, Tofépi était fin prêt pour entamer sa carrière de correspondant pour le journal local. Il allait devoir être à la hauteur. Les pages locales sont souvent les seules lues dans les quotidiens.

 

 

 

 

© Tofépi - L’association

 

 

                Tofépi nous immerge dans la vraie vie d’un village de campagne. A travers les marronniers du journalisme, on assiste à tous les événements classiques, aux poncifs de la presse écrite. Né dans les années 70, ses débuts dans le métier sont datés par la présence de pellicules qui se rembobinent automatiquement quand on les a terminées et qu’il faut faire développer chez un photographe. L’auteur montre également comment, au fil du temps, la modernité a transformé un paysage et désertifié la campagne. Il nous raconte aussi sa vie, avec de truculents petits tracas de santé.

 

 

 

 

© Tofépi - L’association

 

 

                Tofépi est un génie de la BD. Auteur discret, sensible et drôle, il possède un troisième degré qui n’appartient qu’à lui. Son trait simple et épais est teinté de mélancolie et d’humour, un peu à la manière d’un Philippe Katerine. Adolescent qui refuse de devenir adulte ou adulte qui aurait préféré ne jamais grandir, l’auteur fait partie de ces créateurs poètes au charme intemporel. Tofépi publie peu. Quelques histoires et mini-récits font le bonheur des lecteurs de Spirou, mais on voudrait l’y lire plus souvent. Ses albums sont rares. Ne ratez pas celui-ci.

 

 

 

 

© Tofépi - L’association

 

 

                Aux yeux de certains correspondants, « L’actualité manque de talent. » Ce n’est pas le cas de Tofépi.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Le gars d’hebdo 

 

Genre : Biographie

 

Scénario & Dessins : Tofépi

 

Éditeur : L’association

 

Collection : Ciboulette

 

Nombre de pages : 80 

 

Prix : 15 €

 

ISBN : 9782844147738

 



Publié le 07/09/2020.


Source : Bd-best


Opération Most III  Ciel sans pilote T.2 Le crépuscule des V1

 

 

 

13 juin 1944, une semaine après le débarquement allié en Normandie, une bombe volante, appelée V1, s'écrase sur la banlieue nord de Londres. Elle détruit quelques bâtiments d'une zone industrielle et fait de nombreuses victimes civiles.

 

 

 

 

 

Londres, juillet 44. Mis à pied par sa hiérarchie, Doug Hunter perd son accréditation en tant que pilote de chasse, mais continue néanmoins le combat au côté du SOE (service d’opérations spéciales). Cette affectation lui permet de se rapprocher de Louise, la jeune ingénieure française pour qui il éprouve des sentiments. On l’assigne sur le projet Coyote, lui demandant de piloter un bombardier quadrimoteur B17 avec pour mission la destruction des sites de lancement de V1 sur le continent.

Les V1 pleuvant sur Londres, l’un d’entre eux détruit l’immeuble occupé par ses parents. Lors de leurs funérailles, il revoit son frère Dale. Ce qui aurait dû réunir les deux frères se transforme une fois de plus en dispute. Dale, pilotant de plus en plus dangereusement vis-à-vis de ses coéquipiers, est mis en temporairement en disponibilité. Le manque de pilote expérimenté permet à Dale de reprendre sa mission de destruction des armes volantes nazies, les déviants vers le sol avec les ailes de son Spitfire.

Malheureusement, Dale perd la vie lors d’une mission, le volet de l’aile de son Spitfire ayant été brisé par le V1 qu’il poursuivait rendant l’avion incontrôlable. Pendant ce temps, Louise découvre parmi ses proches collaborateurs, le traitre qui a balancé le réseau Marco Polo à la Gestapo. Elle va tout entreprendre afin d’éliminer l’individu, tombant malencontreusement dans les mains des nazis à Anvers.

 

 

 

 

© Stephan Agosto

 

 

Le scénario, signé Wallace est parfaitement plausible et intéressant. Il est rehaussé par les illustrations réalisées par Stephan Agosto. À signaler l’exactitude du côté historique relaté par la série, notamment le V1 fourni aux Anglais par la résistance Polonaise mais aussi les méthodes utilisées par les aviateurs Anglais afin d’intercepter les V1. En attente avec impatience de la sortie du troisième tome de cette histoire prévue pour fin 2020.

 

 

 

Haubruge Alain

 

 

 

 

Série : Ciel sans pilote

 

Tome : 2 Le crépuscule des V1

 

Genre : Guerre

 

Scénario : Wallace 

 

Dessins : Stephan Agosto

 

Éditeur : Zéphyr

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782361182717



Publié le 07/09/2020.


Source : Bd-best


Spirou 4300 -  9 Septembre 2020

 

Trop content de retrouver les copains !

 

 

 

 

 

 

 

 

            A tous les profs, alerte rouge… euh, non… jaune ! Les Minions sont lâchés. Pour fêter ça, trois gags sont au sommaire. Et ils donnent la banana ! Autant l’adaptation de Comme des bêtes en BD est discutable, autant celle des Minions est réussie.

 

            C’est la fin des aventures de Spirou au Pacific Palace et celles de Raowl avec Peau d’âne, la princesse qui pue. Ça veut donc dire que dès la semaine prochaine, de nouveaux héros seront de retour.

 

            Pour les abonnés, dans un fascicule indépendant, c’est le huitième et dernier chapitre de la nouvelle aventure du Marsupilami, version Zidrou et Frank Pé.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Zidrou, Frank Pé – Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Boîte à musique (La) : La mystérieuse disparition

Harmony : Metamorphosis

Mademoiselle J. : Je ne me marierai jamais

Raowl : Peau d’âne, la princesse qui pue

Spirou : Pacific Palace

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Antarctique Nord

Capitaine Anchois

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliot au collège

Family life

Fifiches du professeur (les) (La pause-cartoon)

Game over

Kermesse existentielle (La pause-cartoon)

Minions (Les)

Petit Spirou (Le)

Spoirou & Fantasperge

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Sente

En direct du futur : Les défis d’Imbattable (Jousselin)

Jeux : une enquête de l’Inspecteur Peluche (Cerq & Clémence)

Leçon de BD (La) : Colpron

 

 

Supplément abonnés :

Fascicule : Le Marsupilami : La bête (Frank Pé & Zidou) : Episode 8

 

 

 

En kiosques et librairies le 9 septembre 2020.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 



Publié le 06/09/2020.


Source : Bd-best


A la campagne, y'a toujours un truc à faire.  Cath et son chat 9

"- On part chez tonton Xavier.

- Oh noooonnn !

- Pourquoi non ?

- Il vit dans une ferme avec plein d'animaux bizarres qui font super peur comme des canards ou des vaches. On mange que des trucs qui ne sont même pas sous plastique. Pas le moindre hamburger. En plus, il y a des araignées partout dans la maison. Et dans la grange, il y a même des souris. Le réseau est tout pourri, même pas une barre sur le smartphone."

 

 

 

 

 

 

 

                Virgile est paniqué. Les vacances à la campagne chez le frère de sa mère s'annoncent comme un voyage dans le temps. Cath et son père ne semblent pas plus réjouis. Seul le chat Sushi se lèche les babines en imaginant les souris qui pourraient finir dans son estomac. C'est donc tout un monde nouveau que vont découvrir les citadins, sans connection et les pieds et les pattes dans la boue.

 

 

 

 

© Richez, Cazenove, Ramon, Lunven - Bamboo

 

 

                Comme le chantait Benabar, "A la campagne, y'a toujours un truc à faire.". C'est de ce postulat de départ que sont partis Christophe Cazenove et Hervé Richez pour envoyer la famille recomposée de leurs personnages à la ferme. Tonton Xavier va leur montrer la vraie vie et va lui-même se rendre compte que les gens de la ville ne possèdent pas forcément "les codes". Ce sera l'occasion pour les jeunes lecteurs qui ne le savent pas comment se passe un séjour à la ferme.

 

 

 

 

© Richez, Cazenove, Ramon, Lunven - Bamboo

 

 

                Drôles et tendres, les gags classiques alternent avec quelques grandes images qui mettent en valeur tout le talent d'Yrgane Ramon. La dessinatrice a un talent fou. Cet épisode lui permet de dessiner tous les animaux de la ferme. Ils sont tous plus kawaïs les uns que les autres. Craquant.

 

 

 

 

© Richez, Cazenove, Ramon, Lunven - Bamboo

 

 

                Le graphisme de Ramon a tout pour faire de Cath et son chat un succès en dessin animé. Il y a déjà eu des teasers, dont certains en animation hybride mélangeant un Sushi de dessin animé avec des acteurs réels. Espérons que l'une ou l'autre des adaptations se concrétisera.

 

                En attendant, immergez-vous à la campagne dans Cath et son chat, tome 9, le seul album où vous verrez un Sushi manger des nuggets.

 

Voici en bonus une adorable animation réalisée par David Besnier :

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 


 

Série : Cath et son chat

 

Tome : 9

 

Genre : Humour félin campagnard 

 

Scénario : Hervé Richez & Christophe Cazenove 

 

Dessins : Yrgane Ramon 

 

Couleurs : Yrgane Ramon & David Lunven

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818976296

 



Publié le 06/09/2020.


Source : Bd-best


Les cicatrices se creusent au pluriel.  Wilderness

"- Ah, te voilà, toi ! A voir ta gueule, t'as déjà becté. Mais je suis sûr que tu cracherais pas sur du rab. N'y compte pas. C'est chacun sa bouffe. Tu sais, je n'aime pas le soir. C'est toujours à ce moment qu'Elizabeth se rappelle à moi... Je t'ai déjà raconté qu'elle était morte de chagrin ? Je l'ai fait interner mais ça n'a rien donné. Peut-être même que ça a été pire et que c'est là qu'elle s'est laissée partir."    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Etats-Unis, 1899. Abel Truman vit seul avec son chien dans la forêt sur les rives nord-ouest du Pacifique. Vétéran sudiste de la guerre de Sécession, il se nourrit de chasse et de pêche. Ses nuits sont hantées par les cicatrices que lui a laissé le conflit interne américain, mais aussi par celles de sa vie personnelle, une vie de couple détruite par le décès d'un bébé. Alors, le jour où le vieil ermite est laissé pour mort par des malfrats qui lui volent son chien, c'est le début pour lui d'une chasse à l'homme enveloppée par les souvenirs de ses meurtrissures.

 

 

 

 

© Ozanam, Bandini – Soleil

 

 

Après Face contre ciel, Antoine Ozanam et Bandini se retrouvent pour l’adaptation de ce roman de l’auteur américain Lance Weller. Dans la lignée de Cormac McCarthy et de Ron Rash, l’auteur a été nommé au prestigieux prix Médicis étranger en 2013. Weller a suivi l’adaptation de son livre mais a laissé le champ libre à ses successeurs. La seule remarque qu’il a faite concernait un projet de couverture sur lequel on voyait le drapeau confédéré. Symbole de haine et d’oppression, Weller craignait que les lecteurs focalisent dessus, alors que son livre parle de bien plus de choses que cela. Grand amateur de bandes dessinées, l’écrivain est enchanté par le résultat de la transposition.

 

 

 

 

© Ozanam, Bandini – Soleil

 

 

Ozanam a une biographie extrêmement éclectique. Klaw, sa série à succès aux éditions du Lombard, est l’arbre qui cache la forêt de ses productions. Avec Wilderness, il s'empare d'un récit dur et réaliste. On est presque en immersion dans le cerveau de cet ancien soldat confédéré dont la souffrance ne le laisse jamais respirer. Les histoires américaines racontées de l'autre point de vue que celui des "Tuniques bleues" ne sont pas légion. Pourtant, ces combattants n'ont pas choisi leur camp. Entre les volontaires, les fatalistes et les malgré-nous US, les rangs gris ont aussi leurs plaies.

 

Bandini nous immerge dans la forêt américaine. Entre Pellejero et Jean-François Charles, ses paysages sentent la nature sauvage. Les grises images du passé laissent passer de rares touches chromatiques comme une porte et des volets bleus ou bien une chemise jaune, des taches de couleurs qui en disent long.

 

 

 

 

© Ozanam, Bandini – Soleil

 

 

Les yankees sont venus à Baldwin, ils sont venus à l'arrière

Ils pensaient trouver le vieil Abner mais le vieil Abner n'était pas là

Alors dépose dix dollars, ou vingt si tu choisis

Car je peux fouetter le yankee, qui a volé les chaussures du vieil Abner

 

Jeff Davis était un gentleman

Jeff Davis n'était pas un imbécile

Jeff Davis chevauchait un gris pommelé

Et Abe Lincoln est monté sur une mule

Alors dépose dix dollars, ou vingt si tu choisis

Car je peux enlever la peau du yankee qui a volé les vieilles chaussures d'Abner

 

Les yankees m'ont fait prisonnier, ils m'ont utilisé brutalement c'est vrai

Ils m'ont pris mon sac à dos et ils ont aussi volé une couverture

Alors dépose dix dollars ou vingt si tu choisis

Car je peux fouetter le scélérat qui a volé les chaussures du vieil Abner

 

Les yankees m'ont fait prisonnier et si j'obtiens une libération conditionnelle

J'y retournerai et les combattrai, je le ferai sur mon âme

Puis déposez dix dollars ou vingt si vous choisissez

Car je peux fouetter le yankee qui a volé les chaussures du vieil Abner

Car je peux fouetter le yankee qui a volé les chaussures du vieil Abner

 

I Can Whip the Scoundrel, la chanson confédérée de Jack Fascinato et Ernest Ford interprétée par Tennessee Ernie Ford, est l'écho à la chasse à l'homme d'Abel Truman.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

One shot : Wilderness 

 

Genre : Aventure historique

 

Scénario : Antoine Ozanam 

 

Dessins & Couleurs : Bandini

 

D’après : Lance Weller

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 152 

 

Prix : 19,99 €

 

ISBN : 9782302072640

 



Publié le 06/09/2020.


Source : Bd-best


Le DJ se met au vert.  Kid Noize 2 – Le pouvoir des rêves

« - Maman ?

- Que veux-tu ? Je suis occupé…

- Je viens prendre des nouvelles de Miss Future. Est-ce qu’elle a repris connaissance ?

- Elle est choquée mais elle se porte mieux. Ces satanés corbeaux ne l’ont pas épargnée… Sa boîte a été détruite, Kid. C’est catastrophique.

- C’est déjà la troisième ce mois-ci… D’ailleurs, il me semble que tu en as une à livrer… Elle est sur la table, prends-là…

- Pfff, t’as rien de plus excitant comme destination ?

- Tu me prends pour une agence de voyage, Kid ? Ta mission consiste à livrer le colis et à repartir, rien de plus… Par ailleurs, ta boîte est une niveau 1, d’une simplicité enfantine... »

 

 

 

 

 

 

 

                Le DJ with a monkey face est de retour. Sa mère vient de lui donner une nouvelle mission. Sa mère ? En fait de « maman », c’est un gros, un dur, un tatoué, le barman chef des livraisons de Nowera. Direction un bidonville en bordure de jungle pour Kid Noize. Il doit retrouver Wiza et lui donner la boîte qui lui permettra de conserver ses souvenirs d’enfant. L’homme à tête de singe va se trouver face à deux problèmes : le père de la gamine trempe dans des affaires louches avec des trafiquants de drogue, et ces maudits corbeaux aux yeux rouges ne lâchent pas les baskets au DJ. Et quel est donc ce temple mystérieux au cœur de la jungle ?

 

 

 

 

© Kid Noize, Lapuss’, Otocto - Dupuis

 

 

                Pour continuer à raconter ses aventures, le Disc Jockey belge Kid Noize s’est associé avec Lapuss’, qui prend la suite de Kid Toussaint pour co-scénariser la série. Après avoir présenté les personnages et le concept dans le premier tome, très lié aux clips vidéos de l’artiste, ce deuxième volume met l’action au premier plan. Ça va vite, très vite. On ne s’ennuie pas une seconde. L’introduction et la conclusion relient le cœur de l’histoire, presque indépendant, au mystère lié aux corbeaux. L’ensemble est construit à la manière d’une série télévisée : une histoire indépendante intégrée à un fil rouge mystérieux. Un peu plus de densité dans le déroulé du récit et ce sera parfait.

 

 

 

 

© Kid Noize, Lapuss’, Otocto - Dupuis

 

 

                Otocto continue ses progrès graphiques. L’immersion dans la jungle est totale. Clairement, cette adaptation de Kid Noize n’est pas un coup marketing mais une vraie bonne série BD.

 

 

 

 

© Kid Noize, Lapuss’, Otocto - Dupuis

 

 

                L’expérience Kid Noize se poursuit sur diverses plateformes. Outre le site officiel du Monkey DJ : https://kidnoize.com, on peut le retrouver sur YouTube, sur les principaux réseaux sociaux @kidnoizeworld, ainsi que dans le webtoon Nowera sur http ://www.webtoonfactory.com.

 

                Suivez la voie de Kid Noize, « Ne perdez pas vos rêves de vue ! »

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Kid Noize

 

Tome : 2 – Le pouvoir des rêves

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario : Kid Noize & Lapuss’

 

Dessins : Otocto

 

Couleurs : Otocto & Anaïs Quentin

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9791034736164

 



Publié le 04/09/2020.


Source : Bd-best


L’artiste et l’hyponcondriaque, ou Une nouvelle écume des jours.  L’éveil

« - Viens !

Attendez ! C’est tout de même étrange, non ? L’arbre ! Vous avez remarqué ? On dirait qu’il  a été comme… mangé ou je ne sais pas… Mademoiselle ?

Suis-moi… Tu entres ?

C’est-à-dire… C’est bien aimable à vous mais on se connaît à peine…

Je m’appelle Sandrine. Bienvenue à la quincaillerie ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Arthur habite à Bruxelles. Hypocondriaque invétéré, la trentaine bien sonnée, le jeune homme voit sa vie radicalement changer grâce à la chute d’une branche. L’événement lui fait rencontrer Sandrine, une artiste un petit peu plus jeune que lui qui occupe un lieu de rencontres informelles pour discuter, se réunir ou organiser des expos. Alors qu’Arthur est obnubilé par le désir de maîtriser les choses et de contrôler ce qui lui arrive, Sandrine a adopté une philosophie opposée à cette illusion. Entre les deux, ne pouvait naître qu’une histoire d’amour… jusque ce que la maladie s’en mêle.

 

 

 

 

© Zabus, Campi – Delcourt

 

 

                Vincent Zabus écrit une chronique de vie comme il s’en passe des milliers. Grâce à un traitement scénaristique original, il se détache du lot. Arthur adulte discute avec Arthur enfant. Ce dernier lui donne des leçons de vie. Comme ces ex qui parlent avec lui aux fenêtres. Zabus, homme de théâtre, intègre cet art à celui de la bande dessinée. Les didascalies sont énoncées comme de vraies paroles. Les personnages s’adressent aux lecteurs en aparté. La symbiose fonctionne. Un très légère pointe de fantastique apporte un mystère qui s’avèrera plus moral que physique. D’où viennent ces griffures et ces empreintes laissant penser qu’un voyageur du Mésozoïque se cache dans les ruelles de la capitale belge ?

 

 

 

 

© Zabus, Campi – Delcourt

 

 

                Après Les larmes du seigneur afghan, Macaroni et Magritte, ceci n’est pas une biographie, Thomas Campi illustre une nouvelle histoire de son scénariste. Il marche sur les pas d’un Manara version Giuseppe Bergman, avec de la couleur en plus. Il y a pire comme influence pour un dessinateur italien. Il intègre les chapitrages aux images comme si c’était naturel. C’est absurde et efficace à la fois.

 

 

 

 

© Zabus, Campi – Delcourt

 

 

                En plus d’une histoire d’amour, L’éveil est une histoire sur la prise de conscience de soi, sur l’accompagnement aux malades et invite à profiter des bonheurs de chaque jour sans se laisser encombrer par des scories spirituelles.

 

                Entre Boris Vian et Shakespeare, entre Woody Allen et Ionesco, L’éveil fait figure d’OVNI. Un régal.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : L’éveil 

 

Genre : Poésie amoureuse

 

Scénario : Vincent Zabus 

 

Dessins & Couleurs : Thomas Campi

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 88 

 

Prix : 17,95 €

 

ISBN : 9782413008675

 



Publié le 04/09/2020.


Source : Bd-best


Une goutte, un palais en flammes, un débarquement, des nageurs, un retour à la maison.  Compendium, essais graphiques et récits journalistiques

« - Maman, je te lis la rédaction que j’ai écrite pour le collège ?

- Oui, mon fils.

- Je suis une goutte d’eau entrant dans la bouche d’un cerf. Je me dirige vers sa langue. Ensuite sa gorge, ensuite son œsophage, puis la trachée, ensuite vers l’estomac, puis vers son cul et je finis par sortir de lui.

- Carlos !

- … Je ne savais pas faire pendant que j’étais en l’air.

- Carlos pour l’amour de Dieu !

- Alors j’ai atterri sur une grande plante et je l’ai arrosée.

- Donne-moi ton cahier ! Ne t’avise pas de montrer ça, tu m’entends ! N’y pense même pas ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

                La courte histoire de la goutte, qui ouvre ce recueil, est plus fine et représentative qu’il n’y paraît. Le parcours de cette goutte est un parcours de vie. Ce sont justement des parcours de vie que racontent le dessinateur argentin Jorge Gonzalez et ses scénaristes.

 

 

 

 

© Gonzalez – iLatina

 

 

                A Santiago du Chili, au palais de la Moneda, c’est le dernier jour de Salvador Allende. Augusto Pinochet dirige la junte militaire fomentant un coup d’état. Nous sommes le 11 septembre 1973, en pleine immersion dans le putsch.

                A Buenos Aires en 1880, une diaspora d’européens débarque par centaines dans des bateaux, emmenant leurs violons et leurs guitares, mélangeant langues et harmonies. Ils joueront au football et inventeront une musique, celle du Tango.

                De l’entre-deux-guerres au lendemain du conflit, les parcours parallèles de deux nageurs d’exception aux destinées antinomiques nous plongent dans le grand bain d’une grande Histoire que l’on aurait préféré ne jamais vivre. Le juif et le sympathisant nazi sont les symboles respectif du héros et du salaud dans cette période troublée.

                Enfin, le bref retour d’un homme après 312 jours d’isolement clôt cette série de vies.

 

 

 

 

© Gonzalez – iLatina

 

 

                Tout ceci n’est que la première partie d’un album magnifiquement édité par iLatina, cette maison d’édition spécialisée dans la bande dessinée sud-américaine, dévoilant des trésors nouveaux ou oubliés. Un copieux Artbook d’une centaine de pages fait de cette bande dessinée un véritable livre d’art.

 

                Un compendium est une compilation présentant le résumé d’un travail global. La carrière de Jorge Gonzalez est ici mise à l’honneur. L’auteur argentin vit en Espagne. Il a publié plusieurs albums chez Dupuis : Chère Patagonie, Retour au Kosovo, et plus récemment La flamme, ainsi que chez Futuropolis : Maudit Allende, Mécaniques du fouet. Il a également signé plusieurs adaptations ou illustrations d’œuvres littéraires, parmi lesquelles L’Odyssée et Sa majesté des mouches.

 

 

 

 

© Gonzalez – iLatina

 

 

                Compendium montre l’ensemble des talents de son auteur, avec des dessins type craie somptueux. Les personnages se mélangent parfois entre eux et aux décors faisant de certaines planches des tableaux que l’on aurait envie d’exposer. L’artbook met en avant ses dessins. On peut y remarquer l’influence de grands peintres, comme entre autres Pablo Picasso et Fernand Léger.

 

                Compendium, magnificum !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Compendium 

 

Genre : Histoires d’histoire 

 

Scénario : Jorge Gonzalez, François Thomazeau, Olivier Bras et Mateo Gonzalez 

 

Dessins & Couleurs : Jorge Gonzalez 

 

Traduction : Thomas Dassance 

 

Éditeur : iLatina

 

Nombre de pages : 200

 

Prix :  30 €

 

ISBN : 9782491042066

 



Publié le 02/09/2020.


Source : Bd-best


Morte et déterrée.  Esmée 1 - Un fantôme au bahut

«  - Alors ?

- Raconte !

- Ferdinand, tu m’as manqué ! Laissez-la reprendre des forces.  La pauvre petite est épuisée !

- C’est si dur que ça ?

- C’est surtout que je ne comprends pas la vie de ce siècle ! Tout est si différent. Si… nouveau ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Esmée est morte il y a 225 ans. Aujourd’hui, elle partage la vie des adolescents de son âge. Jadis fille d’un riche marchand, riche et respectée, entourée de domestiques, elle se retrouve à présent dans un lycée dans lequel elle arrive comme si de rien n’était, dans ses apparats d’époque. Rapidement prise en mains par ses camarades, elle découvre les nouvelles technologies, l’amitié et le relooking.

 

 

 

 

© Naumann-Villemin, Schaller, Cardona - Jungle

 

 

                Esmée Thanatos est née en 1780 et morte en 1795. les défunts du cimetière des Bosquets sont dérangés par des messages de vivants. Si on ne peut plus être mort en paix ! Esmée décide donc d’aller affronter le monde pour découvrir l’origine de ces troubles qui perturbent leur repos éternel.

 

 

 

 

© Naumann-Villemin, Schaller, Cardona - Jungle

 

 

                Les histoires de morts-vivants sont décidément à la mode. Après « Mort et déterré » de Boisvert et Colpron chez Dupuis racontant le retour d’un ado mort quelques mois seulement après son décès, « Esmée » joue sur le même tableau sauf que l’héroïne revient d’outre-tombe plus de deux siècles après sa disparition. Cela permet à ses autrices de donner, sans didactisme aucun, une leçon d’histoire. Christine Naumann-Villemin apprend à ses lecteurs comment vivaient les adolescents du XVIIIème siècle de la haute société. Par le biais des interrogations et des découvertes d’Esmée, on apprendra comment, aujourd’hui comme hier, certains ont tout et d’autres n’ont presque rien, et comment, au niveau des droits, la société a progressé.

 

 

 

 

© Naumann-Villemin, Schaller, Cardona - Jungle

 

 

 

                Le dessin de Maëlle Schaller est dans une simplicité qui découle d’une lignée à la Jean-Philippe Peyraud. Les décors sont d’une lisibilité exemplaire. La rectitude des traits du mobilier du lycée est opposée aux allées mal entretenues du vieux cimetière. Les à-plats de couleurs d’Alba Cardona sont conformes à cette pure ligne claire universelle.

 

                Avec des séries aussi diverses que La brigade des cauchemars, Texto maudit, Le réseau Papillon, Esmée et autres, les éditions Jungle surfent sur la vague oubliée de la bande dessinée Okapi, avec tout le respect que l’on peut avoir pour cette bande dessinée pour adolescents (mais pas que) les mettant en scène.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Esmée

 

Tome : 1 - Un fantôme au bahut

 

Genre : Fanntastique adolescence 

 

Scénario : Christine Naumann-Villemin 

 

Dessins : Maëlle Schaller 

 

Couleurs : Alba Cardona 

 

Éditeur : Jungle

 

Collection : Miss Jungle

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 12,95 €

 

ISBN : 9782822229043

 



Publié le 02/09/2020.


Source : Bd-best


Quel est le point commun entre Strasbourg New-York et le Bush Sud-Africain ?       Lefranc T.31 La Rançon

 

Résumé de l'éditeur : En vacances en Alsace, Jeanjean et Lefranc font la connaissance d’Eline Van Dijck. De l’autre côté du globe, dans le Bush d’Afrique du Sud, d’étranges événements ont lieu dans le parc Van Dijck, un lieu de protection et de découverte de la vie sauvage administré par son père, Geert. Des animaux y sont abattus et les touristes se font de plus en plus rares. A Strasbourg, alors qu’ils se reposent après leur journée de ski, Jeanjean et Lefranc sont réveillés en pleine nuit par des cris : Eline vient d’être enlevée.
Alors que la crise de l’apartheid est à son sommet en Afrique du Sud, pourquoi cette jeune fille s’est-elle faite enlevée ? Qui aurait intérêt à faire chanter Geert Van Dijck ?

 

 

 

 

 

Trente et unième tome des aventures de Guy Lefranc, « La Rançon » est le septième album dessiné par Regric depuis 2009 (Noël Noir). C’est aussi sa quatrième collaboration avec le scénariste Roger Seiter. Après de nombreux changements d’illustrateurs, les décideurs de la maison Martin semblent avoir trouvé (depuis 2015) un équilibre éditorial en alternance avec Christophe Alvès.

 

 

 

© Regric – Seiter - Casterman

 

 

 

Créée par Jacques Martin en 1952, la première aventure de notre reporter parait la même année dans  « Le  journal de Tintin ». Accaparé par la réalisation de la série Alix, Jacques Martin va passer la main à d’autres dessinateurs à partir du quatrième album.

 

 

 

 

© Regric – Seiter - Casterman

 

 

 

Rien à signaler concernant les illustrations effectuées par Régric, c’est toujours avec un grand plaisir que je retrouve ces dernières depuis l’album « Noël Noir ».

 

 

 

 

 

© Regric – Seiter - Casterman

 

 

Je suis heureux de retrouver un scénario moins fantasmatique et plus vraisemblable signé par Roger Seiter (le précédent ne m’avait pas emballé). Notre scénariste entraîne Lefranc dans une nouvelle enquête débutant sur les terres Alsaciennes, ayant des ramifications avec les milieux financiers aux Etats Unis pour se clôturer en pleine réserve naturelle du Bush en Afrique du Sud. Il nous fait découvrir les débuts de la mise en place de la politique raciale d’Apartheid par la communauté des Afrikaner infiltrés par le Broederbond. Un seul regret, il aurait été judicieux d'adjoindre un petit dossier didactique de quelques pages traitant de l’Apartheid et des lois raciales, encore existantes dans nos sociétés. Peut-être à l’occasion d’un prochain « Voyage de Lefranc » !

 

Haubruge Alain

 

 

Titre : La Rançon

 

Série : Les albums de Lefranc 

 

Tome : 31

 

Genre : Aventure

 

Scénario : Roger Seiter

 

Dessins : Regric

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 11,95 €

 

ISBN : 9782203166615

 

Parution prévue le 9 septembre 2020



Publié le 02/09/2020.


Source : Bd-best


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