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Pas un manifeste pro IVG ! Il fallait que je vous le dise

 

 

La dessinatrice Aude Mermilliod et le romancier Martin Winckler. Deux voix pour rompre le silence sur trois lettres: IVG. Si elle donne le choix, l'Interruption Volontaire de Grossesse  ne reste pas moins un événement traumatique dans une vie de femme. Et d'autant plus douloureux qu'on le garde pour soi, qu'on ne sait pas dire l'ambivalence des sentiments et des représentations qui l'accompagnent. L'angoisse, la culpabilité, la solitude, la souffrance physique, l'impossibilité surtout de pouvoir partager son expérience.

 

 

 

 

 


Six années ont été nécessaires à Aude Mermilliod pour aborder un sujet toujours considéré comme tabou dans notre société actuelle: l’avortement. Dans la première partie du livre, elle parle de sa  propre expérience de femme vis-à-vis de l’interruption volontaire de grossesse (IVG). En 2011, Aude se retrouve enceinte alors qu’elle porte un stérilet. Elle décide alors de ne pas garder l’enfant et prend note de toutes les rencontres effectuées avant et après son IVG. Elle va faire face à des médecins qui la soutiendront tandis que d’autres lui feront la leçon lui reprochant de ne pas avoir utilisé de préservatif.

 

 

 

 

 

© Aude Mermilliod - Casterman

 

Dans la seconde partie du livre, elle partage le sujet  avec Martin Winckler, un médecin romancier ayant à son actif plusieurs récits de femme décrivant leur IVG. Cette partie retrace l’histoire de l’IVG depuis les années soixante-dix. On y parle de la loi du 17 janvier 1975 relative à l’IVG, dite loi Veil, encadrant une dépénalisation de l’avortement en France. (IVG autorisée en Belgique depuis le 3 juin 1990). À l’heure actuelle, la loi a été revue et améliorée mais l’IVG est toujours impopulaire dans certains établissements. La clause de confiance dont les médecins peuvent se prévaloir pour refuser de pratiquer une IVG peut toujours être utilisée sans compter sur le regard culpabilisant des autres.

 

 

 

 

 

 

© Aude Mermilliod - Casterman

 

 

Également présents dans cette partie, d’autres points de vue abordés par le médecin lors de sa vie professionnelle mais aussi la situation vue à travers les yeux d’un homme. Celui-ci se place dans la peau d’une de ses patientes et se met à réfléchir à la manière d’améliorer leurs conforts (mise à disposition d’une chaise pour déposer leurs vêtements, paravent pour conserver une certaine intimité).

 

 

 

 

© Aude Mermilliod - Casterman

 

 

 

Aujourd’hui, en France, une femme sur trois a recours à l’avortement. Ce livre dessiné en quadrichromie, abordable par toutes et tous, n’est pas un manifeste pro IVG, mais bien une mise à disposition des informations expliquant ce qu’est un avortement.

 

 

 

 

 

© Aude Mermilliod - Casterman

 

De nombreux pays dans le monde, principalement en Afrique et Amérique latine, restreignent fortement l'avortement mais seuls une vingtaine d'entre eux l'interdisent totalement. En Europe, seuls Malte, Andorre, le Vatican et Saint-Marin sont dans ce cas.

 

Haubruge Alain

 

One Shot : Il fallait que je vous le dise

 

Genre : Vie quotidienne

 

Scénario : Aude Mermilliod

 

Dessins : Aude Mermilliod

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 168

 

Prix : 22,00 €

 

ISBN : 9782203153738



Publié le 24/05/2019.


Source : Bd-best


Expériences interdites.  L’île infernale Saison 2 - 2

 

 

« - T’as retrouvé toute ta mémoire, Jin ?

- Non, pas du tout… Il y a certaines choses qui sont encore vagues dans mon esprit…

- Je me souviens de l’information que je devais te faire passer.

- Carlos, il ne nous reste que deux semaines pour agir ! En prenant le jour de mon arrivée sur l’île comme point de référence, notre mission devra être accomplie avant le lever du quatorzième jour. Une fois la mission complétée, nous devrons nous diriger vers l’Ouest et poursuivre jusqu’à la péninsule de l’île. Arrivés à son extrémité, nous foutrons le camp de cette île ! »

 

 

 

 

 

Jin Sunosaki sait à présent qu’il n’est pas arrivé sur l’île de la mort par hasard, mais il ne possède pas encore toutes les clefs de sa mission. Sa Majesté, beauté aussi fatale que cruelle, a semblé éblouie par son combat contre le loup Volk. Elle lui offre une « nourriture » qui lui permettra de survivre : un revolver. Ne voulant pas tomber sous sa coupe, Jin refuse le présent. Cette provocation le place dans une position particulière qui n’est pas sans déplaire à la jeune femme.

 

 

 

 

© Yusuke Ochiai 2018

 

 

De son côté, le colosse Kiyomasa, arrivé sur l’île pour avoir commis treize assassinats, ne compte pas se laisser transformer en cobaye pour les sombres expériences humaines du professeur Mizusawa. Ce dernier va trouver en la personne du criminel Docteur Todo un disciple et un motivateur dont le but est de pousser encore plus loin les expériences de son maître à penser.

Le danger est derrière la porte. C’est ce que Jin va découvrir en pénétrant dans la secrète zone Z. L’horreur n’a pas de limite et les cauchemars peuvent être réalité.

 

 

 

 

© Yusuke Ochiai 2018

 

 

 

Yusuke Ochiai, sous l’apparence d’un thriller, écrit un conte cruel sur la recherche d’une vie éternelle. Il démontre que les affres de dictatures comme le nazisme peuvent rejaillir à n’importe quel endroit, à n’importe quel moment. Comme une allégorie, la petite moustache du professeur Mizusawa fait cruellement penser à celle d’un certain dirigeant allemand du milieu du XXème siècle. Todo le vénère d’ailleurs tel un führer.

 

Par l’intermédiaire de flashbacks, l’auteur assoit son récit sur des fondations qu’il consolide pour justifier le rôle de certains pensionnaires de l’île.

 

 

 

 

© Yusuke Ochiai 2018

 

 

On croyait que l’île sur laquelle sévissait le Général Zaroff était la plus dangereuse du moment en BD, celle dans laquelle Jin Sunosaki est prisonnier est bien plus horrifique.

 

Et si cette île infernale a un point commun avec le livre qui raconte son histoire, c’est que l’on ne peut pas en ressortir avant d’en arriver au bout.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : L’île infernale

 

Tome : Saison 2 - 2

 

Genre : Thriller

 

Scénario & Dessins : Yusuke Ochiai

 

Éditeur : Komikku

 

Nombre de pages : 224

 

Prix : 8,50 €

 

ISBN : 9782372874113

 



Publié le 23/05/2019.


Source : Bd-best


Le musée Hergé fête ses dix ans.

 

Afin de marquer ce dixième anniversaire, une sculpture de l’artiste Tom Frantzen  (déjà à l’origine de la sculpture face à la Fondation Jacques Brel à Bruxelles) a été dévoilée devant le bâtiment abritant le musée consacré à l’un des plus grands maîtres de la bande dessinée.

 

 

 

L’œuvre représente Hergé assis sur une pile de ses propres albums, son chat sur une épaule, occupé à dessiner ses célèbres personnages sous l’œil de Tintin et Milou.

 

 

 

 

© Fanny Rodwell – Tom Frantzen – Éditions Moulinsart

 

 

 

©  Tom Frantzen – Éditions Moulinsart

 

Une exposition de diverses œuvres signées par Tom Franzen « Une rencontre imaginaire » est visible à l’intérieur du musée jusqu’au 18 août 2019.

 

 

 

 

Les rats de bibliothèque (Les constructeurs) © Tom Frantzen

 

 

 

 

Les rats de bibliothèque (Les destructeurs) © Tom Frantzen

 

 

 

En 2018, le musée a accueilli 80.000 visiteurs (100.000 espérés en 2019) dont la moitié étaient Belges. Les  Français se situent en seconde position (20.000 visiteurs), devant les autres nationalités.

 

 

 

 

© Fanny Rodwell – Tom Frantzen – Éditions Moulinsart

 

 

Pour partager son dixième anniversaire, le Musée Hergé ouvrira ses portes gratuitement au public ces samedi 25 et dimanche 26 mai.

 

Haubruge Alain

 

 

Musée Hergé

Rue du Labrador 26

B-1348 Louvain-La-Neuve

+32(0)10 48 84 27

Ouvert du Mardi au vendredi 10.30 > 17.30

Samedi & dimanche 10.00 > 18.00

Fermé tous les lundis.

 

 

 

 




Publié le 22/05/2019.


Source : Bd-best


Space run Lefranc T.30 Lune Rouge

 

 

- Depuis le premier tir de la fusée Bumper de l'aire de lancement N°3 le 24 juillet 1950, on peut dire que le trajet Terre - Lune et le retour devrait durer une moyenne de six jours.

- Heureusement tout de même que nous avons pu mettre la main, après la guerre, sur ces plans allemands concernant des engins capables de sortir de l'atmosphère.

- Oui, mais avec pour but unique la destruction. Souvenez vous en ...

 

 

 

 

 

Trentième album des aventures de Lefranc, « Lune rouge » est le troisième album issu de l’équipe formée par Christophe Alvès (dessinateur) et François Corteggiani (scénariste) collaborant ensemble sur  Lefranc depuis 2015. Pour cette nouvelle aventure, ils nous entrainent dans l’histoire de la conquête spatiale.

 

 

 

© Alvès-Corteggiani-Casterman

 

 

Depuis le lancement par l’URSS, le 4 octobre 1957, du premier Spoutnik du cosmodrome de Baïkonour, suivi un mois plus tard du voyage de la chienne Laïka à bord de Spoutnik 2 (3 novembre 1957) avant celui d’ Youri Gagarine au cours de la mission Vostok 1 (12 avril 1961) Soviétique et Américains vont se livrer à une course effrénée pour la conquête de l’espace.  Ces derniers peuvent compter sur l’ingénieur Von Braun, créateur en 1942 de la première fusée A4 d’une poussée de 25 tonnes antérieure aux célèbres V2 envoyés sur Londres  à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Afin de contrer les Soviétiques, quelques jours après la création de l’agence spatiale américaine NASA, les États-Unis vont mettre en place le programme « Mercury » de vol habité autour de la terre. Celui-ci sera précurseur des programmes  « Gemini » pour la mise au point des techniques de vol spatial et  des technologies nécessaires au programme « Apollo ». Cette course à l’espace va entrainer le président  John Fitzerald Kennedy à promettre de voir un Américain poser le pied sur la lune avant la fin des années soixante. Le but des deux blocs étant en fait la colonisation de la lune.

 

 

 

 

Cette fois, Lefranc va se trouver mêlé dans une histoire d’espionnage entre les deux grands blocs de l’après-guerre. Missionné par Le Globe pour mener une enquête sur les engins spatiaux expérimentaux, notre reporter entre en contact avec le docteur Lukas Eugen Messner, un grand spécialiste des carburants pour fusée. Pris d’un doute lorsqu’il regarde une photo du scientifique à son retour à la rédaction du journal, Guy Lefranc  décide de lui rendre une visite nocturne. Il trouve Messner écroulé sur un fauteuil et se retrouve face à des individus inconnus.

 

 

 

© Alvès-Corteggiani-Casterman

 

 

 

Une nouvelle aventure qui entrainera  notre journaliste de France en Corée, en passant par la Russie engendrant des retrouvailles plus qu’inattendues.

 

 

Haubruge Alain


 

Série : Lefranc

 

Tome : 30 Lune Rouge

 

Genre : Aventure

 

Scénario : François Cortéggiani

 

Dessins : Christophe Alvès

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 11,95 €

 

ISBN : 9782203199538



Publié le 21/05/2019.


Source : Bd-best


« Rien n’est mal qui est selon la nature. »                          Zaroff

 

 

«  - J’ai longtemps hésité à m’adresser à vous…. Mais la tournure des événements ne me laisse plus le choix. Comme vous le savez, l’expédition qui a été organisée en accord avec le gouvernement américain sur cette île où j’ai connu l’enfer n’a rien donné. Le château du général a été retrouvé vide. De même que l’île. Certains d’entre vous ont commencé alors à me décrire comme un affabulateur, un menteur qui ne cherchait qu’à attirer l’attention du monde pour mieux se mettre en avant. Mon nom, Sanger Rainsford, a depuis été traîné dans la boue et cela, je ne peux l’accepter, après toutes les souffrances que j’ai endurées ! Encore une fois, je répète que tout ce que j’ai vécu et raconté est la stricte vérité. »

 

 

 

 

 

            En plein cœur de Manhattan, le survivant Sanger Rainsford raconte comment une chasse au jaguar vers le Brésil s’est transformée en cauchemar après le naufrage de son bateau de croisière. L’homme a échoué sur une île habitée par un noble russe et ses sbires ayant fui la révolution de 1917 : le général Zaroff. Le fou est adepte lui-aussi de la chasse, mais de la chasse à l’homme. Devenu gibier, Rainsford a été traqué dans la jungle avant de réussir à fuir. C’est pour cela qu’il peut raconter son aventure aujourd’hui. Mais qu’est devenu Zaroff ? Le général a reconstruit son domaine sur une autre île. Fiona Flanagan a retrouvé sa trace. La jeune femme n’a qu’un but : se venger. Son père a été une des nombreuses proies du sanguinaire militaire. Elle a enlevé sa sœur et ses trois enfants et propose un marché à Zaroff. Elle les lâche sur la nouvelle île de Zaroff. Si elle les trouve en premier, elle les tue, si c’est lui, il devra les défendre pour les sauver.

 

 

 

 

© Miville-Deschênes, Runberg - Le Lombard

 

 

            Le dessinateur François Miville-Deschênes est à l’origine du projet. C’est lui qui en a soumis l’idée à son scénariste de Reconquêtes. Il dépeint une île au décor paradisiaque et aux pièges cauchemardesques. Dans le cahier graphique complémentaire, on peut profiter de recherches de personnages, des différents projets de couvertures, ainsi que des exemples de premiers découpages de planches que l’on peut comparer avec la version définitive publiée. A mi-chemin entre ceux de Swolfs et d’Aymond, ses personnages montrent qui leur sévérité, qui leur beauté froide. Classique et maîtrisé.

 

 

 

 

© Miville-Deschênes, Runberg - Le Lombard

 

 

            En réalisant une suite plutôt qu’une adaptation de l’histoire originelle racontée ici à New York par le survivant Sanger Rainsford, les auteurs surprennent et prennent un risque. Celui-ci s’avère payant. En introduisant des membres de la famille de Zaroff, ils ajoutent une âme au psychopathe. Il ne peut être insensible au sort de sa sœur et de ses neveux et nièces. La situation dans laquelle le général se trouve le confronte à ses démons intérieurs. Il ne sait plus lui-même s’il est un chasseur ou un gibier.

 

            Avec un final non conventionnel, Sylvain Runberg évite le piège d’une histoire dont on aurait pu penser connaître la fin dès le début.

 

 

 

 

© Miville-Deschênes, Runberg - Le Lombard

 

 

            En 1932, le film The most dangerous game sort sur les écrans américains. Deux ans plus tard, le film arrive au cinéma en France sous le titre Les chasses du Comte Zaroff. Réalisé par Ernest B.Schoedsack et Irving Pichel, le film bénéficie des mêmes décors que King-Kong. Joël Mc Crea incarne Robert Rainsford tandis que Fay Wray, déjà héroïne du film avec le singe géant, tient le rôle féminin principal. L’infâme comte Zaroff est interprété par Leslie Banks. Cette pépite est visible ci-dessous :

 

 

            Librement adapté de la nouvelle de Richard Connell parue en 1924,  le film est l’un des fleurons du cinéma hollywoodien des années 30. Il est surprenant qu’il n’y ait pas encore eu de remake. Le voir avant de lire l’album de Rinberg et Miville-Deschênes met dans l’ambiance dès la première page de l’album et donne l’impression de retrouver des personnages que l’on connaît.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Zaroff

 

 

Genre : Survival

 

Scénario : Runberg 

 

Dessins &  Couleurs : Miville-Deschênes

 

Éditeur : Le Lombard

 

Collection : Signé

 

Nombre de pages : 88 

 

Prix : 16,45 €

 

ISBN : 9782754827850

 



Publié le 20/05/2019.


Source : Bd-best


Un problème de bécane ? L’atelier participatif s’occupe de tout.  Les fondus de la moto 11

 

 

« - J’suis ému… Notre premier atelier de réparation participatif… Snif ! Regarde-moi tout ça, chérie ! Tout est prêt au jour et à l’heure prévus… comme dans un rêve ! L’outillage, l’accueil, l’atelier mécanique, l’espace peinture, la machine à café… On dirait pas un vrai garage, hmmm ?! Maintenant, il ne nous reste qu’à attendre notre premier client ! Un grand moment, ça aussi ! Vivement…. Pour ma part, je suis prêt à réparer n’importe quoi ! Un carbu, un pot troué, un phare qui louche ! Même, si besoin… un rétro !

- On a une panne !

- Déjà ?

- Ben quoi, Thierry ? Il y a cinq minutes, tu disais être prêt à réparer n’importe quoi…

- Oui, mais pas la chaudière ! »

 

 

 

 

 

            Virage à 180° pour les fondus de la moto. On s’engage dans le participatif. Quoi de mieux qu’un ateier pour accueillir les potos en galère et leur filer un p’tit coup de main sur leur bécane ? Tout le monde va mettre la main à la pâte… euh… au pot, d’échappement évidemment. Thierry dirige la boutique. Maurice fait les diagnostics et tests sur les bécanes. Thomas peint et customise. Karine est au secrétariat pendant que Régina s’occupe de la com. Et quand on a Piang dans l’équipe, pas besoin d’aller chercher du boulot trop loin. Le « rateur » de virages professionnels fournit le travail !

 

 

 

 

© Richez, Cazenove, Bloz - Bamboo

 

 

            En trouvant un thème original pour ce nouvel album, les scénaristes Richez et Cazenove relancent la série. Ils y vont à fond les poignées. Plein gaz dans les ronds-points. On est dans une toute autre approche que dans le Joe Bar team. Les deux séries se complètent sans se rouler dessus.

 

 

 

 

© Richez, Cazenove, Bloz - Bamboo

 

 

            Tout d’abord avec Les fonctionnaires, puis avec Les Fondus (entre autres de la moto) et Les Dinosaures, Bloz est l’un des piliers du rayon humour chez Bamboo, mais pas que… Avec Le Musée des Bozarts, sur scénario de Karinka, il a rendu par le biais de l’humour l’art accessible aux lecteurs. Réalisé avec sa fille Ana, il est aussi le dessinateur du touchant et dramatique Seule à la récré, sur le harcèlement scolaire, qui a été une des bonnes surprises de 2017. Avec Les Fondus, Bloz s’éclate tout en prenant grand soin aux motos dont il ne néglige aucun détail.

 

 

 

 

© Richez, Cazenove, Bloz - Bamboo

 

 

            Peu de medias parlent des BD d’humour. Est-ce par snobisme, par dédain de la popularité ? Toujours est-il que sous une apparente simplicité, l’art du gag est une science dont il n’est pas si facile de maîtriser la technique. Chez Bamboo, ça fait partie du savoir-faire maison.

 

            Ils vont faire fondre le bitume, ces fondus ! A toute berzingue !

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les fondus de la moto

 

Tome : 11

 

Genre : Humour mécanique

 

Scénario : Richez & Cazenove

 

Dessins : Bloz

 

Couleurs : Schelle

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818966839

 



Publié le 19/05/2019.


Source : Bd-best


Surveillez bien les promos du jour !                                   Tête de gondole

 

 

«  - La grande distribution, c’est un combat de chaque jour… Pour les prix, pour la qualité, la compétitivité… Pour la survie dans un monde où la moindre erreur se paie cash… tu es motivée pour cette aventure ?

- Holà ! Tranquille ! Moi je fais qu’un stage. C’est une idée de mon père. Mais moi, ce qui m’intéresse dans la vie, c’est des trucs un peu plus… créatifs.

- Votre père, le président Hasler, et moi, on a fait nos études ensemble… Il est devenu patron du groupe… Il m’a donné ma chance. Je l’ai saisie. J’ai beaucoup appris avec cet homme brillant !

- Ouais enfin, moi je le vois tous les jours à la maison… Il peut être relou des fois…

- Suivez-moi, je vais vous présenter à l’équipe. »

 

 

 

 

 

            Gérard Mandon est patron de supermarché. Il accueille en stage le fils du président du groupe. Entre les relations avec ses employés, ses supérieurs et sa propre famille, la vie de Gérard Mandon n’est pas, au fond, celle qu’il croît vivre en apparence.

 

 

 

 

© Tronchet, Nicoby - Dupuis


 

            Mandon adore son métier. Petit patron « à l’ancienne », il fait son jogging dans les rayons du supermarché en attendant l’ouverture du magasin. Son patron de la sécurité, Mathias, est beaucoup plus ferme et rigoureux que lui. Si le patron ferme les yeux sur certaines choses, pas question pour Mathias de faire de même.

 

            La femme de Gérard Mandon vit sa vie en parallèle et profite de la petite fortune familiale pour s’engager dans l’humanitaire. Quant à leur fille Léa, elle ne veut pas travailler au siège social de l’entreprise, à la capitale, sauf… sauf…. sauf si son père accepte lui-aussi un stage dans un endroit qui est l’inverse de ses convictions : une semaine chez un ferrailleur à la petite semaine. Alors que Mandon est menacé par le zèle de son chef de la sécurité, Léa va découvrir que tout n’est pas si réglo que ça à l’étage du dessus.

 

 

 

 

© Tronchet, Nicoby - Dupuis


 

            Après Le meilleur ami de l’homme, Tronchet et Nicoby signent une nouvelle fable sociale. Tête de gondole est une histoire de son temps, où l’argent n’est pas le meilleur ami de l’homme, pour paraphraser le titre précédent du duo. Le gentil directeur de grande surface est d’une naïveté touchante. Il met de l’humain dans un monde corseté par une économie dominatrice. Mais ce n’est ni l’avis, ni l’objectif de tout le monde. Il va se trouver confronté à un choix de vie : rester lui-même ou bien prendre la voie du grand capital, qui tel un TGV filant à toute allure, ne permet pas que l’on mette un pied en dehors des rails sous peine d’être éjecté du wagon.

 

 

 

 

© Tronchet, Nicoby - Dupuis


 

            On le voit dans les livres de Tronchet, et notamment les plus récents comme Robinson, père et fils, le thème du changement de vie lui tient à cœur et le concerne personnellement. Par le biais de la comédie, Tête de gondole infiltre un système pernicieux. Accompagnée par le graphisme jeté et dynamique de Nicoby, l’histoire est une satire que n’aurait pas renié Molière en son temps. Les dialogues sont ciselés et fins. Seul le final est un peu convenu, mais on le pardonne tellement la lecture de l’ensemble est un vrai bon moment.

 

            Tête de gondole, c’est de la bonne BD qui ferait aussi une bien bonne comédie au cinéma.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Tête de gondole

 

Genre : Comédie commerciale

 

Scénario : Tronchet

 

Dessins & Couleurs : Nicoby

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 160 

 

Prix : 22 €

 

ISBN : 9791034732999

 



Publié le 18/05/2019.


Source : Bd-best


Le jeu d’une vie qui n’en est pas un.                                  Le fils de l’Ursari

 

 

«  - Laidizégentlemannes !! Venez applaudir le spectacle unique au monde d’un homme luttant à mains nues contre un ours !! Oui !! Vous avez bien entendu, contre un ours !! Un véritable fauve !! Féroce et indomptable !! Né au cœur des forêts les plus impénétrables !! Laidizégentlemannes, c’est un combat à mort que vous allez voir ! »

 

 

 

 

 

 

            En combattant contre un ours sur les places des villages, Lazar Zidar pensait affronter le plus grand danger qu’il pouvait rencontrer. Il ne se douter pas que lui et sa famille allaient devoir faire face à des individus beaucoup plus sauvages. Les Roms sont considérés comme des voleurs de poules dans ces pays de l’Est qui tentent de se racheter une conduite. La famille est exfiltrée vers la France. Ciprian, sa grande sœur et son grand-frère, sa mère et son père, vont se retrouver dans un camp de migrants, un bidonville en banlieue parisienne. Forcés à payer des sommes astronomiques à des malfrats profitant de leur situation, ils vont devoir vivre de ferraille, de mendicité et de rapines. C’est en jouant les pickpockets au jardin du Luxembourg que Ciprian va se mettre à observer deux personnes se retrouvant pour des parties d’échecs et se prendra de passion pour ce jeu. Cip, le fils de l’Ursari, l’enfant du montreur d’ours, ne sera plus le même.

 

 

 

 

© Pomès, Petit, Merlet - Rue de Sèvres

 

 

            Du camp de réfugiés au jardin du Lusquembourg, comme dit Ciprian, le petit Rom navigue de l’enfer au paradis. Du racket des monstres des bas-fonds aux parties de « Lézéchek », l’enfant devra devenir adulte plus vite que prévu. Réussira-t-il à garder son innocence tout en réalisant un « Tchéquématte » ?

 

            En adaptant le roman de Xavier-Laurent Petit, Cyrille Pomès signe l’un des plus beaux albums de l’année. L’histoire est émouvante et passionnante. Les personnages sont redoutables ou attachants. Ça, c’est grâce à Xavier-Laurent Petit. Le découpage est ultra efficace. Les planches sont dynamiques. Le graphisme est original. Ça, c’est grâce à Cyrille Pomès. Les couleurs sont tantôt inquiétantes et angoissantes, tantôt apportent la lumière et l’espoir. Ça, c’est grâce à Isabelle Merlet. On dit souvent que 3 est le chiffre parfait. L’association de ces trois auteurs fait un strike inattendu. Et quand des albums qu’on ouvre parce qu’ils nous tombent sous la main et qu’on ne les avait pas vraiment vu venir procurent cet effet là, on atteint une extase de lecture.

 

 

 

 

© Pomès, Petit, Merlet - Rue de Sèvres

 

 

            Pomès a un style de dessin qui n’appartient qu’à lui. Il déforme les membres de ses personnages pour mieux accompagner la lecture de chaque action. Leurs grands yeux vecteurs d’émotions nous immergent au cœur de leurs âmes. Entre les planches dites « classiques », le dessinateur propose des compositions jamais vues comme ce dessin où le corps de Ciprian traverse l’image en renversant les pions d’un échiquier à l’effigie de sa famille et de ses ennemis. Une tour Eiffel en toile de fond surplombe la scène soutenue par un ours chapeauté ouvrant les bras. Ma-gni-fique.

 

            L’histoire a également le mérite de mettre sur le devant de la scène les héros du quotidien qui aident les immigrés à s’intégrer dans un monde étranger et hostile. Ainsi, Louise, l’institutrice qui apprend à lire aux enfants, symbolise leur espoir.

 

 

 

 

© Pomès, Petit, Merlet - Rue de Sèvres

 

 

            Par certains côtés, « Le fils de l’Ursari » adopte la méthode « Irena » en dépeignant des événements dramatiques dans un graphisme plus enfantin que l’ambiance sombre de l’histoire racontée. D’autre part, l’ours emprunte son allure aux superbes représentations animales de René Hausman.

 

            Avec cet album, Cyrille Pomès change inéluctablement de catégorie d’auteurs pour entrer dans celle des grands créateurs de bandes dessinées.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Le fils de l’Ursari

 

Genre : Aventure

 

Scénario : Petit

 

Dessins : Pomès

 

Couleurs : Merlet

 

Éditeur : Rue de Sèvres

 

Nombre de pages : 130 

 

Prix : 16 €

 

ISBN : 9782369817802

 



Publié le 17/05/2019.


Source : Bd-best


Le monstre n’est pas qui l’on croît.  Simone 2 - Le meilleur des monstres

 

 

« -  Maurice, tu n’aurais pas vu mon jeu de construction ?

- Non.

- Qu’est-ce que tu cuisines ?

- Des nouilles de toutes sortes de couleurs. Tu veux y goûter ? »

 

 

 

 

 

Quand on vit avec des monstres, il faut s’attendre à tout. Simone pourrait en raconter des vertes et des pas mûres. Alors quand l’un d’entre eux, Maurice pour ne pas le nommer, se met en cuisine, c’est pour faire des nouilles un peu spéciales : des Legos !

 

Le monde de Simone est un délice d’absurdité. La définition du mot « normal » est dynamitée. La gamine cueille de jolis fleurs ? La maman de ces dernières vient lui tapoter sur l’épaule, mode furax. Maurice a un tableau de Picasso ? Que nenni. C’est Normand, un de ses potes, qui passe devant sa fenêtre. Un chat ronronne intempestivement ? C’est juste qu’il attend que Simone le prenne dans ses bras… mais il est gigantesque. Et ce n’est pas tout : une poubelle garnie prend ses jambes à son coup, une saucisse bronze sous un soleil de plomb, les étoiles font caca, et bien d’autres bizarreries.

 

 

 

 

 © Simard – BD Kids

 

 

Bien sûr, Simone, du haut de son jeune âge, est parfois désabusée. Mais elle s’y fait. Elle n’est, en tout cas, jamais effrayée. Souvent spectatrice, parfois victime, sans que ce ne soit jamais méchant de leur part, Simone cohabite avec les monstres, seule humaine, sans parents ni famille. Mais alors, ne serait-ce pas elle le seul véritable être fantastique ?

 

 

 

 

 © Simard – BD Kids

 

 

 Rémy Simard est un auteur canadien. Il publie des livres depuis 1978. Son style est de la famille de celui de Colonel Moutarde, avec un soupçon de Fabrice Parme. Simone hante les pages de J’aime Lire Québec. Dans un graphisme rond, épais et bienveillant, l’auteur signe des gags pops et pastels, à destinations des plus petits et des grands enfants qui ont gardé un sens de l’absurde.

 

 

 

 

 © Simard – BD Kids

 

 

Juste un petit bémol, la maquette de la collection BD Kids, éditée par Bayard, qui ne mise que sur des fonds de couleurs unis, est moche. Purement commerciale, elle fond toutes les séries dans une unité uniquement destinée à être visible en supermarchés. C’est dommage car entre Ariol, La cantoche, Zélie et autre pépites comme Simone, leurs publications sont d’une grande qualité. N’oubliez pas que la bande dessinée, même destinée aux plus petits, c’est aussi de l’art. Il faut le montrer.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Simone

 

Tome : 2 - Le meilleur des monstres

 

Genre : Humour monstrueux 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Simard 

 

Éditeur : BD Kids

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 8,95 €

 

ISBN : 9782747099073

 



Publié le 16/05/2019.


Source : Bd-best


La tête dans les étoiles Les reportages de Lefranc La conquête de l'espace

 

En 1865 paraissait un roman d’anticipation dans lequel l’auteur relatait l’histoire d’une association d'artilleurs et de scientifiques liés à l'industrie militaire tentant d'envoyer sur la lune un obus habité par trois hommes. « De la terre à la lune » est la première partie d’un diptyque qui se termine avec « Autour de la lune ». C’est aussi une des œuvres qui figure parmi les romans les plus connus de Jules Verne.

 

 

 

 

 

 

 

 

© Jules Verne

 

 

 

Quatre-vingt-dix années plus tard, pour une majorité d’enfant, Tintin était le premier présent sur la lune.

 

 

 

 

© Hergé – On a marché sur la lune  - Casterman

 

Le 21 juillet 1969, Neil Armstrong posait le pied sur la lune.

 

 

 

 

 

 

Cinquante années plus tard, dans le cadre des reportages de Lefranc, les Éditions Casterman offrent la possibilité aux lecteurs de revivre l’histoire de la conquête de l’espace.

 

 

 

© Pierre Emmanuel Paulis – Régric - Casterman

 

 

 

Pierre-Emmanuel Paulis (Euro Space Center Belgium) aux commandes du scénario et Régric à la manipulation des crayons vous la proposent en récits et dessins fidèles à la réalité.

 

 

 

© Pierre Emmanuel Paulis – Régric - Casterman

 

 

 

Qui d’entre vous se souvient de Spoutnik ?  Du nom du premier être vivant en orbite ? Du programme Gemini ? Du programme Apollo ? Du nombre d’hommes ayant marché sur la lune ? Des programmes Skylab et Apollo Soyouz ? De l’exploration du système solaire ? De la création de la navette spatiale ? De la Station Spatiale Internationale (SSI) ? Des premiers Français et Belges dans l’espace ?

 

 

 

 

 

 

 

Voilà un livre documentaire qui répondra à toutes ces questions et bien d’autres, ne laissant personne indifférent. À se procurer de toute urgence.

 

Haubruge Alain

 

Série : Les reportages de Lefranc

 

Tome : La conquête de l’espace

 

Genre : Historique

 

Scénario : Pierre Emmanuel Paulis

 

Dessins : Régric

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 12, 90 €

 

ISBN : 9782203155282

 



Publié le 16/05/2019.


Source : Bd-best


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