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Les toits de la mort.  Sky High Survival Next Level 1

 

 « Depuis quelques temps, le centre-ville est frappé par une vague de disparitions étranges… On ignore tout des causes de ces phénomènes et les gens disent que ça pourrait être orchestré par une grande organisation criminelle, ou par les extraterrestres…. A l’école, certains disent que c’est à cause d’un « Isekaï », un univers parallèle devenu réalité… Je reconnais que j’apprécie généralement ce genre d’histoires, mais là, c’est un peu exagéré…. En tout cas, c’est ce que je pensais… jusqu’à ce fameux jour ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est très rare que l’accès au toit des écoles soit accordé aux élèves. A l’école de Senya, c’est possible. Il en a de la chance. Petit, il rêvait d’être astronaute. Alors, lorsqu’il prend sa collation sur le toit, il observe le ciel. Mais ? Quel est ce truc qui apparaît dans son champ de vision ? On dirait un ascenseur qui monterait dans l’espace. Une hallucination ? Un rêve ? Puis, ce sont des éclairs, de la lumière et du vent. Senya se trouve projeté dans ce qui semble être un univers parallèle, une jungle d’immeubles désaffectés reliés par des ponts. Très vite, quand sa route croise celle d’une jeune fille qui se jette dans le vide puis d’un tueur masqué, Senya comprend que son objectif principal ne va pas être de retourner dans le monde d’où il vient, mais de survivre…

 

 

 

 

© Tsuina Miura / Takahiro Oba / Kodansha Ltd.

 

 

 En même temps que la parution du vingt-et-unième et dernier tome de Sky High Survival, Kana lance son spin off Sky High Survival Next level. L’idée de génie permet à l’éditeur de ne pas perdre ses lecteurs en route en relançant immédiatement l’intérêt pour la série, et, double effet kiss cool, d’accrocher un nouveau public réfractaire à s’avaler une vingtaine de volumes d’une série qu’il ne suivait pas.

 

 

 

 

© Tsuina Miura / Takahiro Oba / Kodansha Ltd.

 

 

Le pitch de départ de ce « nouveau niveau » est quasiment le même. La jeune fille Yuri laisse sa place au garçon Senya. Des tueurs aux masques ressemblants à celui de Jason Voorhees (Vendredi 13) sont à leurs trousses. Peu importe où l’on va : le but est de ne pas se faire tuer. Depuis Battle Royale en passant par Doubt, King’s game ou Suicide Island, le genre du survival fait fureur au Japon et à l’exportation. On tremble pour les personnages, ça se lit vite, au rythme de l’action et c’est très rapidement addictif, le genre de livres qu’on ne referme pas et dont les tomes se terminent en plein suspens à la manière d’une série télé.

 

 

 

 

© Tsuina Miura / Takahiro Oba / Kodansha Ltd.

 

 

Tsuina Miura et Takahiro Oba font le grand écart entre un graphisme tout public et un scénario pour lecteurs avertis, décalage rendant l’horreur encore plus surprenante. On ne la voit pas toujours venir.

 

 

 

 

© Tsuina Miura / Takahiro Oba / Kodansha Ltd.

 

 

Février 2021 est plus que jamais le mois Sky High Survival. Outre la fin d’une série et le lancement d’une autre, Netlix diffuse l’adaptation de la série mère en anime sous le titre High-rise invasion. Préparez-vous à survivre dans les hauteurs… ou pas.

 

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Sky High Survival Next Level

 

Tome : 1

 

Genre : Survival 

 

Scénario : Tsuina Miura 

 

Dessins : Takahiro Oba 

 

Éditeur : Kana

 

Collection : Dark Kana

 

Nombre de pages : 192 

 

Prix : 7,45 €

 

ISBN : 9782505110286

 



Publié le 18/02/2021.


Source : Bd-best


Mode, obsolescence programmée, consommation éco-responsable…  La mode déshabillée

 

 

 

À travers la mode, chacun joue un rôle et exprime son identité pour soi-même et pour les autres. S’habiller est un acte social, c’est la présentation de soi : chacun met en place une « façade » qu’il présente aux autres et selon laquelle il est jugé.

 

 

 


En 2019, Zoé Thouron  (autrice de BD et illustratrice) et Frédéric Godart (scénariste et docteur en sociologie de l’université de Columbia à New-York) s’associent afin de se lancer dans une enquête dessinée sur la mode. Pour effectuer cette mission, ils font appel à la reine Marie-Antoinette et à sa modiste Rose Bertin pour ce récit qui vous fera voyager dans le temps. Ensemble, elle nous ferons découvrir la différence entre mode et style, la manière dont Platon et Aristote pensaient la mode mais aussi la petite robe noire et la « marinière » chère à Coco Chanel qui sera réactualisée quelques décennies plus tard par Jean-Paul Gaultier.

 

 

 

 

© Godart – Thouron - Casterman 

 

 

 

La mode, ce n’est pas que l’habillement, c’est aussi le choix d’un prénom pour le futur bébé, lire certaines revues, différents styles de musique, de nombreux nouveaux mots qui apparaissent au dictionnaire. C’est un type de changement, mais tout changement n’est pas forcément mode. Les sociologues diront qu’au cœur de la mode il y a une tension entre distinction et imitation.

Le cas des claquettes-chaussettes est intéressant, il illustre la puissance de la mode qui fait d’un style jugé de mauvais gout ou hideux quelque chose à la mode. En sociologie, c’est ce que l’on définit comme le processus de légitimation : quand quelque chose qui n’était pas accepté comme légitime le devient.

 

 

 

 

© Godart – Thouron - Casterman 

 

 

 

On évoque dans ce livre les diverses collections annuelles, l’obsolescence programmée, comment vous faire acheter le même vêtement chaque année, les magazines de mode, l’impact des influenceuses, …

Savez-vous que 30% des vêtements ne sont jamais vendus et sont détruits ! La consommation des vêtements a doublé en 15 ans et quadruplé en 20 ans, c’est plus de 100 milliards de vêtements vendus par an ! On jette en moyenne 12 kg d’habits par an car on ne porte qu’un tiers de sa garde-robe. On parle aussi de l’empreinte écologique avec ce jeans que l’on achète et qui a fait plus de 1,5 fois le tour de la terre, sans compter les ravages  causés par les industries textiles sur la pollution de notre planète ! Sans oublier le rôle des magasins de seconde main et des friperies, mais aussi le mannequinat et ses problèmes d’anorexie touchant les personnes les plus fragiles.

 

 

 

 

© Godart – Thouron - Casterman 

 

 

 

Une enquête qui fait découvrir en mode humoristique de nombreuses facettes insoupçonnées de notre société de consommation aux lecteurs.

 

 

 

 

 

© Godart – Thouron - Casterman 

 

 

 

Haubruge Alain         

 

Titre : La mode déshabillée 

 

Genre : Enquête

 

Scénario : Frédéric Godart

 

Dessins : Zoé Thouron

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 160 

 

Prix : 22,00 €

 

ISBN : 9782203208216



Publié le 17/02/2021.


Source : Bd-best


La bande originale de la vie de Michel Magne. Les amants d’Hérouville, une histoire vraie.

 

«  - Appelle !

-          Il t’a donné sa carte, tu n’as rien à perdre. Appelle !

-          Il est vieux, 40 ans !

-          Et alors ?! On s’en fout ! Un château avec piscine, Marie-Claude ! On ira avec les copains ! J’en ai marre de la piscine municipale…

-          Ça sonne… Ça alors !

-          Quoi ?

-          Il nous invite jeudi au château ! »

 

 

 

 

 


 

Juin 1970, en faisant de l’auto-stop sur une route de campagne du Val d’Oise, Marie-Claude ne se doutait que la rencontre qu’elle allait faire allait bouleverser sa vie. L’homme qui l’embarqua ce jour-là n’était autre que Michel Magne, grand compositeur de musiques de film et propriétaire du château d’Hérouville. Quelques jours plus tard, Michel invite Marie-Claude dans sa propriété et lui propose d’habiter sur place et de devenir la baby-sitter de ses enfants. La nouvelle hôte va devenir la témoin privilégiée de soirées de folie, de fêtes somptueuses et démesurées. Magne a fait de son château un studio d’enregistrement. Les plus grandes stars du monde se pressent au portillon pour venir y jouer les notes et y poser les voix de leurs futurs tubes.

 

 

 

 

© Ronzeau, Le Quellec - Delcourt

 

 

Avant d’être scénariste de bande dessinée, Yann Le Quellec est scénariste, réalisateur et producteur de cinéma. Il signe ici un biopic de Michel Magne, l’homme aux soixante-treize bandes originales de films. Fantômas, Angélique, Les tontons flingueurs et les premiers films de Jean Yanne figurent entre autres à son catalogue. Au-delà de l’artiste, c’est l’homme qui nous est présenté ici, un mégalomane aux amitiés magnifiques qui dépensait sans compter, qui organisait des orgies musicales incroyables. Pour ne citer que les plus célèbres, on retrouve au générique Johnny Hallyday, David Bowie, Elton John, Eddy Mitchell et Iggy Pop.

 

Le Quellec organise l’histoire de la vie de Michel Magne de manière passionnante. Si l’album commence par la rencontre avec celle qui deviendra sa muse, tout le passé du musicien est raconté dans des chapitres intercalés illustrés et richement iconographiés qui se lisent avec fluidité et qui permettent de comprendre comment un gamin de Lisieux est devenu, bien avant Eddie Barclay, celui chez qui il fallait venir travailler et festoyer, l’un n’allant pas sans l’autre.

 

 

 

 

© Ronzeau, Le Quellec - Delcourt

 

 

Marie-Claude Magne a participé activement à la réalisation de ce qui, plus qu’un simple album de bande dessinée est le livre d’une vie. Celle de Michel Magne est tellement incroyable qu’il aurait été impossible de l’inventer. Comme dans toute bonne histoire, il y a des joies, il y a des drames. La conclusion en photos dans laquelle Marie-Claude revient sur les lieux est d’une charge émotionnelle inégalable.

 

Romain Ronzeau, dessinateur de la série Espions de famille, met en musique ce biopic. Dans un style à mi-chemin entre Moynot et Vivès, il fait défiler la vie de Michel Magne, intégrant parfois des photos d’époque. Des fastes du château jusqu’à parodier Le repas de noce de Brueghel l’Ancien à la déchéance dramatique d’un homme blessé dans son âme, Ronzeau compose l’album en posant des cases sur une portée comme le faisait Magne avec ses notes.

 

 

 

 

© Ronzeau, Le Quellec - Delcourt

 

 

Cerise sur le gâteau, en fin d’album, un flash code amène sur une playlist musicale à écouter en lisant l’album.

 

Les amants d’Hérouville, une histoire vraie, est l’un des albums incontournables de l’année BD 2020.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Les amants d’Hérouville, une histoire vraie 

 

Genre : Biographie 

 

Scénario : Yann Le Quellec, avec la participation de Thomas Cadène

 

Dessins & Couleurs : Romain Ronzeau 

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 264 

 

Prix : 27,95 €

 

ISBN : 9782413003472

 



Publié le 16/02/2021.


Source : Bd-best


Le dernier Giroud.  La guerre invisible 1 - L’agence

 

« - Rudi m’a l’air bien fragile… Tu es sûre qu’il fera l’affaire ?

- Je pense. Sur près de 300 orphelins observés, c’était l’un des moins traumatisés et des plus intelligents. Et puis, il a tellement peur d’être renvoyé là-bas qu’il est prêt à tout pour satisfaire sa « tante ».

- Mmmh… Mais… Est-ce que tu es obligée de lui parler aussi sèchement ?

- Je n’ai pas l’impression de lui parler « sèchement ». Et de toute façon, vu la nature de notre mission, il vaut mieux ne pas s’attacher à lui. »

 

 

 

 

 

 

                Le Caire, septembre 1951. Kathryn vient d’atterrir avec son neveu Rudi. Ils viennent habiter chez l’oncle Max. Sauf que Rudi n’est le neveu, ni de l’un, ni de l’autre. Qui plus est, Kathryn et Max ne sont pas non plus beau-frère et belle-sœur. Rudi est orphelin. Son père est tombé au front et sa mère a été violée puis tuée sous ses yeux par des soudards russes. Kathryn et Max, agents de la CIA, ne sont pas en Egypte pour redonner de la joie de vivre au gamin, mais pour retrouver Manfred Fürbringer, ancien ingénieur nazi spécialisé dans les systèmes de guidage des fusées V2. Rudi va leur servir d’appât pour atteindre leur cible par l’intermédiaire de leur fils. La guerre froide fait rage dans la chaleur égyptienne.

 

 

 

 

© Giroud, Martin, Georges - Rue de Sèvres

 

 

                Ce premier tome de La guerre invisible a été réalisé il y a près de trois ans. Il entamait une trilogie initiée par Frank Giroud. Hélas, le scénariste est décédé en juillet 2018 à la fin de la réalisation de l’album. L’album paraît enfin aujourd’hui. Pour conclure la trilogie, Laurent Galandon prendra la suite de Giroud au scénario. Le deuxième volet est prévu pour l’automne. Giroud a mis la barre très haut, signant un de ses meilleurs récits. Autant les albums sur la Seconde Guerre Mondiale sont pléthores, autant la période qui a suivi, la guerre froide des années 50, est beaucoup moins exploitée. Les personnages sont travaillés, avec des passés complexes. La tension et le suspens sont au rendez-vous. Quand Giroud écrivait une histoire, il ne la rédigeait pas pour l’action présente mais construisait savamment son « théâtre » avec des acteurs ayant un passé, des sentiments et un projet. Giroud savait rendre fluide un scénario tentaculaire, preuve en sont les séries concepts Le décalogue, Quintett, Destins et, dans une autre mesure, Secrets. Avec La guerre invisible, on a droit a du grand Giroud.

 

 

 

 

© Giroud, Martin, Georges - Rue de Sèvres

 

 

                Olivier Martin est un dessinateur au réalisme souple. De la famille des Emmanuel Moynot et autres Jean-Michel Beuriot, il apporte toute la sensibilité et le recul nécessaire pour s’immerger dans ce type d’histoires. Il y a quelques années, Martin aurait eut une place de choix dans un mensuel comme (A suivre) qui manque tant au PBDFB (paysage BD franco-belge).

                Grâce à son graphisme dépeignant les rues du Caire ou les pistes ensablées, associé à la mise en couleurs par Gaétan Georges aux tons tiédeur de fin d’après-midi de journées ensoleillées, si on prend n’importe quelle planche, sans la lire, on peut presque savoir où l’on se trouve et à quelle époque. C’est étonnant. C’est impressionnant.

 

 

 

 

© Giroud, Martin, Georges - Rue de Sèvres

 

 

                Lorsqu’il est question d’albums événements ou de remises de prix, il est quasi-exclusivement question de one shots et rarement de séries. Celle-ci insuffle la précision et l’addiction qu’il peut y avoir dans certaines séries télévisées desquelles on ne peut pas se détacher. Premier volet d’un triptyque qui s’annonce passionnant, La guerre invisible ne va pas le rester longtemps.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : La guerre invisible

 

Tome : 1 - L’agence

 

Genre : Espionnage

 

Scénario : Frank Giroud 

 

Dessins : Olivier Martin 

 

Couleurs : Gaétan Georges

 

Éditeur : Rue de Sèvres

 

Nombre de pages : 60 

 

Prix : 15 €

 

ISBN : 9782369814535 

 



Publié le 16/02/2021.


Source : Bd-best


Spirou 4323 -  17 FĂ©vrier 2021

 

 

Amour, partout, toujours !

 

 

 

 

 

 

 

 

            Quelques jours après la Saint-Valentin, c’est toujours l’amour dans Spirou. Pour la première fois, Janry signe une douce et tendre histoire du petit Spirou sans Tome, mais avec un petit coup de pouce de Jacques Louis, celui de la Family life. Ernest et Rebecca donnent une leçon d’amitié. Zidrou signe pour Féroumont une histoire exceptionnelle comme il sait les faire. Le quatrième récit complet thématique est dessiné par Marie Spénale. Et ceci sans compter tous nos héros habituels qui sont présents dans des love gags. N’est-ce pas Willy Woob ?

 

            Pour les abonnés, découpage et pliages au programme avec la Love cocotte qui leur dira qui ils aiment.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Mathieu – Dupuis

 

 

Histoires à suivre :

 

Dans les yeux de Lya : Un coupable intouchable

Créatures : La grande nuit

Spirou, l’espoir malgré tout : Un départ vers la fin

 

 

Récits complets :

 

Ernest et Rebecca

Petit Spirou (Le) : Je l’appelais Divine

Saint-Valentin : La princesse et le cuisinier (Spénale & Ghost)

Saint-Valentin : C’est moche d’être belle ! (Féroumont & Zidrou)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliot au collège

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Kermesse existentielle (La pause-cartoon)

Passe-moi l’ciel !

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Willy Woob

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Yslaire

En direct du futur : Nos amis les animaux

Interview : Janry

Jeux : Love (Delafhoulouze)

Leçon de BD (La) : Baker

 

Supplément abonnés :

Poptastic : Love cocotte

 

 

En kiosques et librairies le 17 février 2021.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 



Publié le 16/02/2021.


Source : Bd-best


La vie de supermarché.  Au grand magasin 1

 

« - Et des caramels ?

- Non !

- Et des guimauves ?

- Non !

- Des chewing-gums alors ? S’il te plaît, mon petit papounet d’amour…

- Non !

- Des sucres d’orge ?

- Non !

- T’es trop mignonne, toi ! Tu veux une sucette ?

- Merciiii ! Tu sais quoi, Papa ?

- Non !

- Je vais te quitter… Je vais demander à la gentille caissière de m’adopter ! Ça t’apprendra, na ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

Le supermarché n’est pas seulement un lieu où l’on fait ses courses, c’est aussi un microcosme qui accueille l’ensemble d’un panel que constitue une société. Toutes les classes d’âges et toutes les classes sociales le fréquentent et y sont représentées.

 

 

 

 

© Marco Paulo, Bultreys - Kennes

 

 

Dans le grand magasin de Bultreys et Marco Paulo, on peut acheter des sucettes, du PQ, de la pâtée pour chats et des préservatifs, et même de la bière… enfin… quand il y en a. Dans le grand magasin de Bultreys et Marco Paulo, on peut s’entraider entre clients, sauf si on a besoin de la même chose, on drague la caissière et on fait tout pour se faire fouiller par le beau grand vigile baraqué. Dans le grand magasin de Bultreys et Marco Paulo, il y a aussi un parking avec des places réservées aux femmes enceintes ou à ceux qui ont des gros bides, et des mamies qui rayent les voitures en passant à côté avec leurs caddies.

  

 

 

 

© Marco Paulo, Bultreys - Kennes

 

 

Assurant l’adaptation du Passepeur pour Jean-Marc Krings, Daniel Bultreys, directeur éditorial chez Kennes, signe son premier véritable album personnel, un recueil de gags, pour la plupart strips carrés dans un cadre précis, celui de la grande distribution. Ce sont essentiellement les clients qui en prennent pour leurs grades. La principale caissière, que l’on retrouve en couverture, est drôle, sympathique et a de la répartie.

 

Le dessinateur Marco Paulo publie maintenant depuis plus de vingt ans. Sa série la plus connue fut La Smala dont il signa neuf albums. Sans jamais quitter la scène, il aligna ensuite les albums indépendants dont une adaptation des Tuche. Avec Au grand magasin, il se lance dans l’art complexe du strip où le dessin doit être aussi percutant et mordant que le texte pour asséner le gag.

 

 

 

 

© Marco Paulo, Bultreys - Kennes

 

 

Tout le monde, ou presque, fréquente les grandes surfaces. Tout le monde, ou presque, se reconnaîtra ou reconnaîtra quelqu’un qu’il y a croisé dans le grand magasin de Bultreys et Marco Paulo.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Au grand magasin

 

Tome : 1

 

Genre : Rayon Humour 

 

Scénario : Daniel Bultreys 

 

Dessins : Marco Paulo 

 

Éditeur : Kennes

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 9 €

 

ISBN : 9782380752250

 



Publié le 16/02/2021.


Source : Bd-best


La vengeance du « bRarbare ».  Orcs et Gobelins 11 - Kronan

 

«  - Parce que je vieillis, que j’ai le goût des bonnes choses et que je crains de ne pouvoir profiter de mes richesses à trop vouloir travailler, j’ai besoin d’un orc de ta trampe. Tu as été le Capitaine de la garde personnelle de Nawell, je t’offre l’occasion de devenir mon lieutenant. En clair, mon idée est la suivante : je reste au camp et toi, tu pilles pour moi. Piller sera ta nouvelle foi ! N’est-ce pas là la plus honnête des propositions ?

- Tu vas bouffer, boire et baiser pendant que je dirigerai, saccagerai et tuerai.

- Parfaitement ! Alors, qu’en dis-tu ?

- J’accepte, à la condition qu’au moment où je le déciderai, tu me laisses prendre ma revanche sur Nawell, cette foutue usurpatrice !

- A quoi bon ? La vengeance n’apporte qu’amertume et souffrance…

- C’est mon affaire. »

 

 

 

 

 

 


L’orc Kronan cherche à se venger de la reine Nawell. Celle qui a perdu la raison, celle qui a fait décimer ses garnisons de soldats, celle qui, par l’entremise de Syrius, l’a fait crucifier, lui, le capitaine de sa garde personnelle, la reine Nawell fait régner l’ordre dans la cruauté et dans le sang au royaume d’Antarya. Ce qui n’était pas prévu, c’est que Kronan soit sauvé de sa mort lente par Rabba, chef d’une troupe de brigands, de pirates des steppes, qui souhaite le faire travailler pour lui. Kronan accepte le job en échange d’une contrepartie : prendre sa revanche sur Nawell. Pourquoi s’est-elle subitement mise à devenir avide de sang ? N’y aurait-il pas usurpation dans l’air ?

 

 

 

 

© Istin, Grenier, Nanjan - Soleil

 

 

                Le précédent tome d’Orcs et Gobelins, Dunnrak, était un hommage non dissimulé à un certain Hobbit et à un non moins certain anneau. Ce onzième volume est officiellement inspiré d’une nouvelle de Robert E.Howard, père du plus célèbre barbare de la littérature. Enlevez le « R » au patronyme de l’orc titre et vous aurez tout compris. Kronan-Conan, le parallèle n’est pas compliqué.

 

 

 

 

© Istin, Grenier, Nanjan - Soleil

 

 

L’œuvre d’Howard est tombée dans le domaine public. Les éditions Glénat assurent une excellente transposition de la série des Conan. Avec cette variation, les éditions Soleil marchent sur leurs plates-bandes sans le crier haut et fort. Il est vrai que cette histoire sied parfaitement à l’univers des terres d’Arran. Il sera intéressant de comparer cet album d’Orcs et gobelins avec l’adaptation de la même nouvelle dans la véritable collection du Cimmérien.

 

Sébastien Grenier quitte ses couleurs directes  pour se fondre dans l’univers créé par Jean-Luc Istin. Il est incontestablement une recrue de premier choix. Son Kronan est une montagne de muscles à la Schwarzy bodybuildé façon années 80. Sa Nawell est diaboliquement belle. Les magnifiques recherches graphiques en fin d’album laissent un goût de trop peu.

 

 

 

 

© Istin, Grenier, Nanjan - Soleil

 

 

On ne sait pas encore qui dessinera cette nouvelle A witch shall be born dans la série Conan le Cimmérien. Qu’est-ce que ce serait drôle que ce soit Sébastien Grenier lui-même, pourquoi pas dans son style originel, pour trancher avec ce néanmoins très bon Kronan.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Orcs & Gobelins

 

Tome : 11 – Kronan

 

Genre : Héroïc-Fantasy 

 

Scénario : Jean-Luc Istin

 

Dessins : Stéphane Grenier 

 

Couleurs : J.Nanjan

 

Éditeur : Soleil  

 

Nombre de pages : 60

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782302089488

 



Publié le 16/02/2021.


Source : Bd-best


Les petits papiers dans les grands.  Chroniques de jeunesse

 

« - Et toi, tu fais quoi comme études ?

- Qui, moi ?

- Oui, toi. T’es étudiant, non ?

- Euh… Oui. Je fais des études en arts plastiques.

- Mais qu’est-ce que tu vas faire avec ça ?

- Bah… Je sais pas… J’aime bien dessiner.

- Ton père est pas ingénieur dans les bureaux ?

- Oui… Euh… Dessinateur industriel, en fait. »

 

 

 

 

 

 

 

Guy Delisle a un job éudiant. Tous les étés, il travaille dans l’usine de papier dans laquelle son père est dessinateur industriel. Celui-ci est dans ses bureaux, au loin. Guy ne le voit pas pendant le travail. Il peut l’apercevoir passer mais c’est tout. Située à l'embouchure de la rivière Saint-Charles, l’usine de pâte et papier de Québec, comme on l’appelle, fait face à la vieille ville. Familièrement, on l’appelle la « shop » ou le moulin.

 

 

 

 

© Delisle - Delcourt

 

 

A l’usine, Guy travaille très souvent dans l’équipe de nuit. Il manipule la grue télécommandée qui permet de déplacer les gigantesques rouleaux entre lesquels sont pressées ce qui deviennent des feuilles de papier. Quand il y a bourrage, il faut découper les gargantuesques plaques de papier défectueuses et les faire glisser à coups de balais dans une fente de recyclage.

 

 

 

 

© Delisle - Delcourt

 

 

Avant d’être dessinateur de bandes dessinées, Guy Delisle a donc passé trois étés à fabriquer du papier. Il sait donc d’où vient l’un de ses principaux outils de travail. Avec recul et tendresse, il raconte cette période qui lui a permis de gagner ses premiers salaires. Delisle donne les clefs du métier en expliquant comment fonctionne l’usine. Il dresse les portraits des différents ouvriers qu’il côtoie, du vieux briscard le ventre à l’air qui ne met même plus de bouchons de protection d’oreille au bellâtre qui pose nu pour un magazine afin d’arrondir ses fins de mois. L’auteur raconte aussi les relations avec son père. Ses parents sont séparés. Guy ne vit pas avec lui. Travailler dans la même usine que lui sera-t-il un moyen pour resserrer les liens ?

 

 

 

 

 

© Delisle - Delcourt

 

 

Guy Delisle reste dans une narration en niveaux de gris de laquelle se détache le tee-shirt jaune de son jeune avatar. Il montre ainsi le détachement qu’il garde par rapport à cet univers qu’il intègre et où il compte donner le meilleur de lui-même.

 

Moins dépaysantes que ses chroniques birmanes ou de Jérusalem, ces chroniques de jeunesse de Guy Delisle n’en sont pas pour autant moins passionnantes.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Chroniques de jeunesse 

 

Genre : Expérience biographique 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Guy Delisle 

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Shampooing

 

Nombre de pages : 136 

 

Prix : 15,50 €

 

ISBN : 9782413039310

 



Publié le 16/02/2021.


Source : Bd-best


Le choix d’un père.  Le roi de paille 2 - Le couronnement de la reine morte

 

« - Mon fils, les astrologues ont choisi la date de ton mariage… Ce sera le douzième jour de ce mois. Après-demain… Tu seras heureux d’apprendre que malgré son jeune âge, la princesse Ladiocée est capable d’enfanter. Mes femes l’ont examinée, elle est bien formée; je me réjouis déjà d’avoir un petit-fils très vite !

- Calme ta joie, ça n’arrivera pas.

- Qu’est-ce que tu veux dire ?!

-Tu voulais une union avec les Mèdes. Je te l’offre. Mais ça ne change rien à mes convictions : Shamhat est ma seule reine, Nanna et Kalù, mes seuls enfants ! Ladiocée est un cadeau diplomatique qui restera vierge et intact ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Le prince héritier Amel n’a pas l’intention d’obéir à qui veut lui imposer une épouse. Mais, la diplomatie primant sur la raison amoureuse, Nabù-kudduri-usur, le roi de Babylone son père, sacrifie l’aimée de son fils. La guerre familiale est déclarée. Amel prend le maquis, ou plutôt le désert avec Neith et son frère Sennedjem, le roi de paille de son père. Il ne faudrait pas que Sennedjem, censé attirer sur lui une malédiction divine, ne devienne un porte-malheur pour Amel.

 

 

 

 

© Dethan - Dargaud

 

 

Après Sur les terres d’Horus et Khéti, fils du Nil, Isabelle Dethan, réputée pour la justesse avec laquelle elle retranscrit dans des fictions la vie antique des égyptiens, clôt le diptyque du Roi de paille, un sujet peu connu de l’Histoire de cette civilisation. Pour éviter que leur roi ne soit accablé par des mauvais présages, les babyloniens le cachent pendant qu’ils intronisent un leurre, ce fameux roi de paille. Ce dernier vit la vie du monarque jusqu’au jour funeste du sacrifice rituel l’emmenant à la mort avec tous les malheurs accumulés sur sa personne. Ainsi, le royaume est revivifié.

 

 

 

 

© Dethan - Dargaud

 

 

Alors que Sur les terres d’Horus était un polar antique, Le roi de paille s’apparente à la tragédie classique. Le lecteur s’angoisse pour les personnages, ce frère et cette sœur, qui tombent de Charybde en Scylla. Nabù-kudduri-usur est d’une cruauté sans nom. Sans pitié, sans sentiment, il veut édicter ses lois à tout un peuple, y compris à son fils à qui il veut imposer une épouse mais qui, ayant déjà des enfants, ne l’entend pas de cette oreille.

 

Isabelle Dethan nous propose une histoire passionnante dans des décors fascinants. On parcourt le désert du Sinaï et on entre dans le quartier royal de Babylone avec le même souci de réalisme. On est loin de la rigidité méticuleuse de l’école Martin, mais les deux méthodes de travail et de représentation ont tout autant d’intérêts.

 

 

 

 

© Dethan - Dargaud

 

 

Les histoires d’Isabelle Dethan sont de merveilleux voyages dans le temps. La spécialiste en égyptologie en a certainement encore beaucoup d’autres à nous raconter.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Le roi de paille

 

Tome : 2 - Le couronnement de la reine morte

 

Genre : Drame égyptien 

 

Scénario, Dessins et couleurs : Isabelle Dethan 

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782505083269

 



Publié le 16/02/2021.


Source : Bd-best


Après la guerre…  La guerre des Lulus T.7 Luigi

 

 

 

Début de l’année 1919, l’armistice à peine signé depuis deux mois, Lucien et Luigi partent à la recherche de leurs compagnons Lucas et Ludwig. Pour ce faire, ils traversent la zone rouge (les nombreuses zones ayant connu des combats) en direction de l’abbaye et l’orphelinat de Valencourt, lieu où tous s’étaient rencontrés.

 

 

 

 

 


Lors de leur périple, ils font la rencontre de deux anciens poilus leurs signifiants qu’ils doivent rester sur les chemins balisés, les champs de la région étant truffés d’obus restés opérationnels. L’un des poilus se posant la question du devenir de ces nombreuses terres contaminées au niveau écologique. À leur arrivée à Valencourt, ils trouvent refuge chez le curé de la paroisse. Ils apprennent la fermeture et la destruction de l’orphelinat ainsi que l’exode des prêtres en Normandie. Alors qu’ils sont employés à la reconstruction de l’église, en cherchant des pierres de réemploi, ils font une rencontre surprenante dans les anciens souterrains d’un château en ruine.

 

 

 

 

© Hautière – Hardoc - Casterman

 

 

 

Régis Hautière conserve la magie de la camaraderie et de l’amitié connue lors des six premiers tomes, le tout en faisant grandir nos Lulus adolescents vers le statut d’adultes. Nos deux compagnons vont rencontrer lors de leur périple des personnes soucieuses de reprendre une vie normale après le conflit mais aussi d’autres personnes tentant de profiter de la situation pour leurs propres profits.

 

 

 

 

 

© Hautière – Hardoc - Casterman

 

 

De son côté, Hardoc continue à nous émerveiller avec la représentation des différents personnages bien typés rencontrés au fur et à mesure du déroulement des aventures de nos Lulus. C’est toujours aussi agréable à la lecture quel que soit l’âge du public.

 

 

 

 

© Hautière – Hardoc - Casterman

 

 

 

Début février 21, on apprenait l’adaptation cinématographique de la série. Réalisée par Yann Samuel, le tournage est prévu en région picarde pour le second semestre 2021.

 

 

 

 

 

© Hautière – Hardoc - Casterman

 

 

 

Haubruge Alain

 

Série : La guerre des Lulus

 

Tome : 7 - Luigi

 

Genre : Jeunesse 

 

Scénario : Régis Hautière 

 

Dessins : Hardoc

 

Couleurs : Hardoc – David Périmony 

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 13,95 €

 

ISBN : 9782203159273



Publié le 15/02/2021.


Source : Bd-best


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