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Information générale concernant le monde de la BD
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Space run Lefranc T.30 Lune Rouge

 

 

- Depuis le premier tir de la fusée Bumper de l'aire de lancement N°3 le 24 juillet 1950, on peut dire que le trajet Terre - Lune et le retour devrait durer une moyenne de six jours.

- Heureusement tout de même que nous avons pu mettre la main, après la guerre, sur ces plans allemands concernant des engins capables de sortir de l'atmosphère.

- Oui, mais avec pour but unique la destruction. Souvenez vous en ...

 

 

 

 

 

Trentième album des aventures de Lefranc, « Lune rouge » est le troisième album issu de l’équipe formée par Christophe Alvès (dessinateur) et François Corteggiani (scénariste) collaborant ensemble sur  Lefranc depuis 2015. Pour cette nouvelle aventure, ils nous entrainent dans l’histoire de la conquête spatiale.

 

 

 

© Alvès-Corteggiani-Casterman

 

 

Depuis le lancement par l’URSS, le 4 octobre 1957, du premier Spoutnik du cosmodrome de Baïkonour, suivi un mois plus tard du voyage de la chienne Laïka à bord de Spoutnik 2 (3 novembre 1957) avant celui d’ Youri Gagarine au cours de la mission Vostok 1 (12 avril 1961) Soviétique et Américains vont se livrer à une course effrénée pour la conquête de l’espace.  Ces derniers peuvent compter sur l’ingénieur Von Braun, créateur en 1942 de la première fusée A4 d’une poussée de 25 tonnes antérieure aux célèbres V2 envoyés sur Londres  à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Afin de contrer les Soviétiques, quelques jours après la création de l’agence spatiale américaine NASA, les États-Unis vont mettre en place le programme « Mercury » de vol habité autour de la terre. Celui-ci sera précurseur des programmes  « Gemini » pour la mise au point des techniques de vol spatial et  des technologies nécessaires au programme « Apollo ». Cette course à l’espace va entrainer le président  John Fitzerald Kennedy à promettre de voir un Américain poser le pied sur la lune avant la fin des années soixante. Le but des deux blocs étant en fait la colonisation de la lune.

 

 

 

 

Cette fois, Lefranc va se trouver mêlé dans une histoire d’espionnage entre les deux grands blocs de l’après-guerre. Missionné par Le Globe pour mener une enquête sur les engins spatiaux expérimentaux, notre reporter entre en contact avec le docteur Lukas Eugen Messner, un grand spécialiste des carburants pour fusée. Pris d’un doute lorsqu’il regarde une photo du scientifique à son retour à la rédaction du journal, Guy Lefranc  décide de lui rendre une visite nocturne. Il trouve Messner écroulé sur un fauteuil et se retrouve face à des individus inconnus.

 

 

 

© Alvès-Corteggiani-Casterman

 

 

 

Une nouvelle aventure qui entrainera  notre journaliste de France en Corée, en passant par la Russie engendrant des retrouvailles plus qu’inattendues.

 

 

Haubruge Alain


 

Série : Lefranc

 

Tome : 30 Lune Rouge

 

Genre : Aventure

 

Scénario : François Cortéggiani

 

Dessins : Christophe Alvès

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 11,95 €

 

ISBN : 9782203199538



Publié le 21/05/2019.


Source : Bd-best


« Rien n’est mal qui est selon la nature. »                          Zaroff

 

 

«  - J’ai longtemps hésité à m’adresser à vous…. Mais la tournure des événements ne me laisse plus le choix. Comme vous le savez, l’expédition qui a été organisée en accord avec le gouvernement américain sur cette île où j’ai connu l’enfer n’a rien donné. Le château du général a été retrouvé vide. De même que l’île. Certains d’entre vous ont commencé alors à me décrire comme un affabulateur, un menteur qui ne cherchait qu’à attirer l’attention du monde pour mieux se mettre en avant. Mon nom, Sanger Rainsford, a depuis été traîné dans la boue et cela, je ne peux l’accepter, après toutes les souffrances que j’ai endurées ! Encore une fois, je répète que tout ce que j’ai vécu et raconté est la stricte vérité. »

 

 

 

 

 

            En plein cœur de Manhattan, le survivant Sanger Rainsford raconte comment une chasse au jaguar vers le Brésil s’est transformée en cauchemar après le naufrage de son bateau de croisière. L’homme a échoué sur une île habitée par un noble russe et ses sbires ayant fui la révolution de 1917 : le général Zaroff. Le fou est adepte lui-aussi de la chasse, mais de la chasse à l’homme. Devenu gibier, Rainsford a été traqué dans la jungle avant de réussir à fuir. C’est pour cela qu’il peut raconter son aventure aujourd’hui. Mais qu’est devenu Zaroff ? Le général a reconstruit son domaine sur une autre île. Fiona Flanagan a retrouvé sa trace. La jeune femme n’a qu’un but : se venger. Son père a été une des nombreuses proies du sanguinaire militaire. Elle a enlevé sa sœur et ses trois enfants et propose un marché à Zaroff. Elle les lâche sur la nouvelle île de Zaroff. Si elle les trouve en premier, elle les tue, si c’est lui, il devra les défendre pour les sauver.

 

 

 

 

© Miville-Deschênes, Runberg - Le Lombard

 

 

            Le dessinateur François Miville-Deschênes est à l’origine du projet. C’est lui qui en a soumis l’idée à son scénariste de Reconquêtes. Il dépeint une île au décor paradisiaque et aux pièges cauchemardesques. Dans le cahier graphique complémentaire, on peut profiter de recherches de personnages, des différents projets de couvertures, ainsi que des exemples de premiers découpages de planches que l’on peut comparer avec la version définitive publiée. A mi-chemin entre ceux de Swolfs et d’Aymond, ses personnages montrent qui leur sévérité, qui leur beauté froide. Classique et maîtrisé.

 

 

 

 

© Miville-Deschênes, Runberg - Le Lombard

 

 

            En réalisant une suite plutôt qu’une adaptation de l’histoire originelle racontée ici à New York par le survivant Sanger Rainsford, les auteurs surprennent et prennent un risque. Celui-ci s’avère payant. En introduisant des membres de la famille de Zaroff, ils ajoutent une âme au psychopathe. Il ne peut être insensible au sort de sa sœur et de ses neveux et nièces. La situation dans laquelle le général se trouve le confronte à ses démons intérieurs. Il ne sait plus lui-même s’il est un chasseur ou un gibier.

 

            Avec un final non conventionnel, Sylvain Runberg évite le piège d’une histoire dont on aurait pu penser connaître la fin dès le début.

 

 

 

 

© Miville-Deschênes, Runberg - Le Lombard

 

 

            En 1932, le film The most dangerous game sort sur les écrans américains. Deux ans plus tard, le film arrive au cinéma en France sous le titre Les chasses du Comte Zaroff. Réalisé par Ernest B.Schoedsack et Irving Pichel, le film bénéficie des mêmes décors que King-Kong. Joël Mc Crea incarne Robert Rainsford tandis que Fay Wray, déjà héroïne du film avec le singe géant, tient le rôle féminin principal. L’infâme comte Zaroff est interprété par Leslie Banks. Cette pépite est visible ci-dessous :

 

 

            Librement adapté de la nouvelle de Richard Connell parue en 1924,  le film est l’un des fleurons du cinéma hollywoodien des années 30. Il est surprenant qu’il n’y ait pas encore eu de remake. Le voir avant de lire l’album de Rinberg et Miville-Deschênes met dans l’ambiance dès la première page de l’album et donne l’impression de retrouver des personnages que l’on connaît.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Zaroff

 

 

Genre : Survival

 

Scénario : Runberg 

 

Dessins &  Couleurs : Miville-Deschênes

 

Éditeur : Le Lombard

 

Collection : Signé

 

Nombre de pages : 88 

 

Prix : 16,45 €

 

ISBN : 9782754827850

 



Publié le 20/05/2019.


Source : Bd-best


Un problème de bécane ? L’atelier participatif s’occupe de tout.  Les fondus de la moto 11

 

 

« - J’suis ému… Notre premier atelier de réparation participatif… Snif ! Regarde-moi tout ça, chérie ! Tout est prêt au jour et à l’heure prévus… comme dans un rêve ! L’outillage, l’accueil, l’atelier mécanique, l’espace peinture, la machine à café… On dirait pas un vrai garage, hmmm ?! Maintenant, il ne nous reste qu’à attendre notre premier client ! Un grand moment, ça aussi ! Vivement…. Pour ma part, je suis prêt à réparer n’importe quoi ! Un carbu, un pot troué, un phare qui louche ! Même, si besoin… un rétro !

- On a une panne !

- Déjà ?

- Ben quoi, Thierry ? Il y a cinq minutes, tu disais être prêt à réparer n’importe quoi…

- Oui, mais pas la chaudière ! »

 

 

 

 

 

            Virage à 180° pour les fondus de la moto. On s’engage dans le participatif. Quoi de mieux qu’un ateier pour accueillir les potos en galère et leur filer un p’tit coup de main sur leur bécane ? Tout le monde va mettre la main à la pâte… euh… au pot, d’échappement évidemment. Thierry dirige la boutique. Maurice fait les diagnostics et tests sur les bécanes. Thomas peint et customise. Karine est au secrétariat pendant que Régina s’occupe de la com. Et quand on a Piang dans l’équipe, pas besoin d’aller chercher du boulot trop loin. Le « rateur » de virages professionnels fournit le travail !

 

 

 

 

© Richez, Cazenove, Bloz - Bamboo

 

 

            En trouvant un thème original pour ce nouvel album, les scénaristes Richez et Cazenove relancent la série. Ils y vont à fond les poignées. Plein gaz dans les ronds-points. On est dans une toute autre approche que dans le Joe Bar team. Les deux séries se complètent sans se rouler dessus.

 

 

 

 

© Richez, Cazenove, Bloz - Bamboo

 

 

            Tout d’abord avec Les fonctionnaires, puis avec Les Fondus (entre autres de la moto) et Les Dinosaures, Bloz est l’un des piliers du rayon humour chez Bamboo, mais pas que… Avec Le Musée des Bozarts, sur scénario de Karinka, il a rendu par le biais de l’humour l’art accessible aux lecteurs. Réalisé avec sa fille Ana, il est aussi le dessinateur du touchant et dramatique Seule à la récré, sur le harcèlement scolaire, qui a été une des bonnes surprises de 2017. Avec Les Fondus, Bloz s’éclate tout en prenant grand soin aux motos dont il ne néglige aucun détail.

 

 

 

 

© Richez, Cazenove, Bloz - Bamboo

 

 

            Peu de medias parlent des BD d’humour. Est-ce par snobisme, par dédain de la popularité ? Toujours est-il que sous une apparente simplicité, l’art du gag est une science dont il n’est pas si facile de maîtriser la technique. Chez Bamboo, ça fait partie du savoir-faire maison.

 

            Ils vont faire fondre le bitume, ces fondus ! A toute berzingue !

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les fondus de la moto

 

Tome : 11

 

Genre : Humour mécanique

 

Scénario : Richez & Cazenove

 

Dessins : Bloz

 

Couleurs : Schelle

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818966839

 



Publié le 19/05/2019.


Source : Bd-best


Surveillez bien les promos du jour !                                   Tête de gondole

 

 

«  - La grande distribution, c’est un combat de chaque jour… Pour les prix, pour la qualité, la compétitivité… Pour la survie dans un monde où la moindre erreur se paie cash… tu es motivée pour cette aventure ?

- Holà ! Tranquille ! Moi je fais qu’un stage. C’est une idée de mon père. Mais moi, ce qui m’intéresse dans la vie, c’est des trucs un peu plus… créatifs.

- Votre père, le président Hasler, et moi, on a fait nos études ensemble… Il est devenu patron du groupe… Il m’a donné ma chance. Je l’ai saisie. J’ai beaucoup appris avec cet homme brillant !

- Ouais enfin, moi je le vois tous les jours à la maison… Il peut être relou des fois…

- Suivez-moi, je vais vous présenter à l’équipe. »

 

 

 

 

 

            Gérard Mandon est patron de supermarché. Il accueille en stage le fils du président du groupe. Entre les relations avec ses employés, ses supérieurs et sa propre famille, la vie de Gérard Mandon n’est pas, au fond, celle qu’il croît vivre en apparence.

 

 

 

 

© Tronchet, Nicoby - Dupuis


 

            Mandon adore son métier. Petit patron « à l’ancienne », il fait son jogging dans les rayons du supermarché en attendant l’ouverture du magasin. Son patron de la sécurité, Mathias, est beaucoup plus ferme et rigoureux que lui. Si le patron ferme les yeux sur certaines choses, pas question pour Mathias de faire de même.

 

            La femme de Gérard Mandon vit sa vie en parallèle et profite de la petite fortune familiale pour s’engager dans l’humanitaire. Quant à leur fille Léa, elle ne veut pas travailler au siège social de l’entreprise, à la capitale, sauf… sauf…. sauf si son père accepte lui-aussi un stage dans un endroit qui est l’inverse de ses convictions : une semaine chez un ferrailleur à la petite semaine. Alors que Mandon est menacé par le zèle de son chef de la sécurité, Léa va découvrir que tout n’est pas si réglo que ça à l’étage du dessus.

 

 

 

 

© Tronchet, Nicoby - Dupuis


 

            Après Le meilleur ami de l’homme, Tronchet et Nicoby signent une nouvelle fable sociale. Tête de gondole est une histoire de son temps, où l’argent n’est pas le meilleur ami de l’homme, pour paraphraser le titre précédent du duo. Le gentil directeur de grande surface est d’une naïveté touchante. Il met de l’humain dans un monde corseté par une économie dominatrice. Mais ce n’est ni l’avis, ni l’objectif de tout le monde. Il va se trouver confronté à un choix de vie : rester lui-même ou bien prendre la voie du grand capital, qui tel un TGV filant à toute allure, ne permet pas que l’on mette un pied en dehors des rails sous peine d’être éjecté du wagon.

 

 

 

 

© Tronchet, Nicoby - Dupuis


 

            On le voit dans les livres de Tronchet, et notamment les plus récents comme Robinson, père et fils, le thème du changement de vie lui tient à cœur et le concerne personnellement. Par le biais de la comédie, Tête de gondole infiltre un système pernicieux. Accompagnée par le graphisme jeté et dynamique de Nicoby, l’histoire est une satire que n’aurait pas renié Molière en son temps. Les dialogues sont ciselés et fins. Seul le final est un peu convenu, mais on le pardonne tellement la lecture de l’ensemble est un vrai bon moment.

 

            Tête de gondole, c’est de la bonne BD qui ferait aussi une bien bonne comédie au cinéma.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Tête de gondole

 

Genre : Comédie commerciale

 

Scénario : Tronchet

 

Dessins & Couleurs : Nicoby

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 160 

 

Prix : 22 €

 

ISBN : 9791034732999

 



Publié le 18/05/2019.


Source : Bd-best


Le jeu d’une vie qui n’en est pas un.                                  Le fils de l’Ursari

 

 

«  - Laidizégentlemannes !! Venez applaudir le spectacle unique au monde d’un homme luttant à mains nues contre un ours !! Oui !! Vous avez bien entendu, contre un ours !! Un véritable fauve !! Féroce et indomptable !! Né au cœur des forêts les plus impénétrables !! Laidizégentlemannes, c’est un combat à mort que vous allez voir ! »

 

 

 

 

 

 

            En combattant contre un ours sur les places des villages, Lazar Zidar pensait affronter le plus grand danger qu’il pouvait rencontrer. Il ne se douter pas que lui et sa famille allaient devoir faire face à des individus beaucoup plus sauvages. Les Roms sont considérés comme des voleurs de poules dans ces pays de l’Est qui tentent de se racheter une conduite. La famille est exfiltrée vers la France. Ciprian, sa grande sœur et son grand-frère, sa mère et son père, vont se retrouver dans un camp de migrants, un bidonville en banlieue parisienne. Forcés à payer des sommes astronomiques à des malfrats profitant de leur situation, ils vont devoir vivre de ferraille, de mendicité et de rapines. C’est en jouant les pickpockets au jardin du Luxembourg que Ciprian va se mettre à observer deux personnes se retrouvant pour des parties d’échecs et se prendra de passion pour ce jeu. Cip, le fils de l’Ursari, l’enfant du montreur d’ours, ne sera plus le même.

 

 

 

 

© Pomès, Petit, Merlet - Rue de Sèvres

 

 

            Du camp de réfugiés au jardin du Lusquembourg, comme dit Ciprian, le petit Rom navigue de l’enfer au paradis. Du racket des monstres des bas-fonds aux parties de « Lézéchek », l’enfant devra devenir adulte plus vite que prévu. Réussira-t-il à garder son innocence tout en réalisant un « Tchéquématte » ?

 

            En adaptant le roman de Xavier-Laurent Petit, Cyrille Pomès signe l’un des plus beaux albums de l’année. L’histoire est émouvante et passionnante. Les personnages sont redoutables ou attachants. Ça, c’est grâce à Xavier-Laurent Petit. Le découpage est ultra efficace. Les planches sont dynamiques. Le graphisme est original. Ça, c’est grâce à Cyrille Pomès. Les couleurs sont tantôt inquiétantes et angoissantes, tantôt apportent la lumière et l’espoir. Ça, c’est grâce à Isabelle Merlet. On dit souvent que 3 est le chiffre parfait. L’association de ces trois auteurs fait un strike inattendu. Et quand des albums qu’on ouvre parce qu’ils nous tombent sous la main et qu’on ne les avait pas vraiment vu venir procurent cet effet là, on atteint une extase de lecture.

 

 

 

 

© Pomès, Petit, Merlet - Rue de Sèvres

 

 

            Pomès a un style de dessin qui n’appartient qu’à lui. Il déforme les membres de ses personnages pour mieux accompagner la lecture de chaque action. Leurs grands yeux vecteurs d’émotions nous immergent au cœur de leurs âmes. Entre les planches dites « classiques », le dessinateur propose des compositions jamais vues comme ce dessin où le corps de Ciprian traverse l’image en renversant les pions d’un échiquier à l’effigie de sa famille et de ses ennemis. Une tour Eiffel en toile de fond surplombe la scène soutenue par un ours chapeauté ouvrant les bras. Ma-gni-fique.

 

            L’histoire a également le mérite de mettre sur le devant de la scène les héros du quotidien qui aident les immigrés à s’intégrer dans un monde étranger et hostile. Ainsi, Louise, l’institutrice qui apprend à lire aux enfants, symbolise leur espoir.

 

 

 

 

© Pomès, Petit, Merlet - Rue de Sèvres

 

 

            Par certains côtés, « Le fils de l’Ursari » adopte la méthode « Irena » en dépeignant des événements dramatiques dans un graphisme plus enfantin que l’ambiance sombre de l’histoire racontée. D’autre part, l’ours emprunte son allure aux superbes représentations animales de René Hausman.

 

            Avec cet album, Cyrille Pomès change inéluctablement de catégorie d’auteurs pour entrer dans celle des grands créateurs de bandes dessinées.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Le fils de l’Ursari

 

Genre : Aventure

 

Scénario : Petit

 

Dessins : Pomès

 

Couleurs : Merlet

 

Éditeur : Rue de Sèvres

 

Nombre de pages : 130 

 

Prix : 16 €

 

ISBN : 9782369817802

 



Publié le 17/05/2019.


Source : Bd-best


Le monstre n’est pas qui l’on croît.  Simone 2 - Le meilleur des monstres

 

 

« -  Maurice, tu n’aurais pas vu mon jeu de construction ?

- Non.

- Qu’est-ce que tu cuisines ?

- Des nouilles de toutes sortes de couleurs. Tu veux y goûter ? »

 

 

 

 

 

Quand on vit avec des monstres, il faut s’attendre à tout. Simone pourrait en raconter des vertes et des pas mûres. Alors quand l’un d’entre eux, Maurice pour ne pas le nommer, se met en cuisine, c’est pour faire des nouilles un peu spéciales : des Legos !

 

Le monde de Simone est un délice d’absurdité. La définition du mot « normal » est dynamitée. La gamine cueille de jolis fleurs ? La maman de ces dernières vient lui tapoter sur l’épaule, mode furax. Maurice a un tableau de Picasso ? Que nenni. C’est Normand, un de ses potes, qui passe devant sa fenêtre. Un chat ronronne intempestivement ? C’est juste qu’il attend que Simone le prenne dans ses bras… mais il est gigantesque. Et ce n’est pas tout : une poubelle garnie prend ses jambes à son coup, une saucisse bronze sous un soleil de plomb, les étoiles font caca, et bien d’autres bizarreries.

 

 

 

 

 © Simard – BD Kids

 

 

Bien sûr, Simone, du haut de son jeune âge, est parfois désabusée. Mais elle s’y fait. Elle n’est, en tout cas, jamais effrayée. Souvent spectatrice, parfois victime, sans que ce ne soit jamais méchant de leur part, Simone cohabite avec les monstres, seule humaine, sans parents ni famille. Mais alors, ne serait-ce pas elle le seul véritable être fantastique ?

 

 

 

 

 © Simard – BD Kids

 

 

 Rémy Simard est un auteur canadien. Il publie des livres depuis 1978. Son style est de la famille de celui de Colonel Moutarde, avec un soupçon de Fabrice Parme. Simone hante les pages de J’aime Lire Québec. Dans un graphisme rond, épais et bienveillant, l’auteur signe des gags pops et pastels, à destinations des plus petits et des grands enfants qui ont gardé un sens de l’absurde.

 

 

 

 

 © Simard – BD Kids

 

 

Juste un petit bémol, la maquette de la collection BD Kids, éditée par Bayard, qui ne mise que sur des fonds de couleurs unis, est moche. Purement commerciale, elle fond toutes les séries dans une unité uniquement destinée à être visible en supermarchés. C’est dommage car entre Ariol, La cantoche, Zélie et autre pépites comme Simone, leurs publications sont d’une grande qualité. N’oubliez pas que la bande dessinée, même destinée aux plus petits, c’est aussi de l’art. Il faut le montrer.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Simone

 

Tome : 2 - Le meilleur des monstres

 

Genre : Humour monstrueux 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Simard 

 

Éditeur : BD Kids

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 8,95 €

 

ISBN : 9782747099073

 



Publié le 16/05/2019.


Source : Bd-best


La tête dans les étoiles Les reportages de Lefranc La conquête de l'espace

 

En 1865 paraissait un roman d’anticipation dans lequel l’auteur relatait l’histoire d’une association d'artilleurs et de scientifiques liés à l'industrie militaire tentant d'envoyer sur la lune un obus habité par trois hommes. « De la terre à la lune » est la première partie d’un diptyque qui se termine avec « Autour de la lune ». C’est aussi une des œuvres qui figure parmi les romans les plus connus de Jules Verne.

 

 

 

 

 

 

 

 

© Jules Verne

 

 

 

Quatre-vingt-dix années plus tard, pour une majorité d’enfant, Tintin était le premier présent sur la lune.

 

 

 

 

© Hergé – On a marché sur la lune  - Casterman

 

Le 21 juillet 1969, Neil Armstrong posait le pied sur la lune.

 

 

 

 

 

 

Cinquante années plus tard, dans le cadre des reportages de Lefranc, les Éditions Casterman offrent la possibilité aux lecteurs de revivre l’histoire de la conquête de l’espace.

 

 

 

© Pierre Emmanuel Paulis – Régric - Casterman

 

 

 

Pierre-Emmanuel Paulis (Euro Space Center Belgium) aux commandes du scénario et Régric à la manipulation des crayons vous la proposent en récits et dessins fidèles à la réalité.

 

 

 

© Pierre Emmanuel Paulis – Régric - Casterman

 

 

 

Qui d’entre vous se souvient de Spoutnik ?  Du nom du premier être vivant en orbite ? Du programme Gemini ? Du programme Apollo ? Du nombre d’hommes ayant marché sur la lune ? Des programmes Skylab et Apollo Soyouz ? De l’exploration du système solaire ? De la création de la navette spatiale ? De la Station Spatiale Internationale (SSI) ? Des premiers Français et Belges dans l’espace ?

 

 

 

 

 

 

 

Voilà un livre documentaire qui répondra à toutes ces questions et bien d’autres, ne laissant personne indifférent. À se procurer de toute urgence.

 

Haubruge Alain

 

Série : Les reportages de Lefranc

 

Tome : La conquête de l’espace

 

Genre : Historique

 

Scénario : Pierre Emmanuel Paulis

 

Dessins : Régric

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 12, 90 €

 

ISBN : 9782203155282

 



Publié le 16/05/2019.


Source : Bd-best


C’était au temps des héros de si grande classe.  Valhardi Intégrale 5 - 1959-1965

 

  

 « - Eh bien, Gégène, voilà le moment de nous séparer. Toujours décidé pour Miami ?...

 - Quoi ?! Tu ne viens pas avec moi ?... Cette histoire de Yukon, c’est une blague, non ?

 - Mais pas du tout. Pourquoi serait-ce plus une blague que ton Miami ?

 - Euh !... Mais parce que Miami, c’est normal; tout le monde va à Miami, tandis que l’Alaska, c’est loufoque. Les vacances, c’est le soleil, les plages ! »

  

 

 

 


            Valhardi et Gégène viennent de débarquer aux Etats-Unis. Ils n’ont pas vraiment les mêmes intentions. Comme ils ne peuvent pas se passer l’un de l’autre, les deux amis ne vont pas rester séparés longtemps. Mais avant de vivre quatre aventures sur le nouveau continent, il leur en reste une à vivre en Europe.

 

            Cette intégrale rassemble les cinq dernières aventures du héros dessinées par Jijé.

 

 

 

 

© Jijé, Mouminoux, Philip - Dupuis

 

 

            Les deux premiers épisodes sont dans un pur classicisme à la Valhardi. Les fans y retrouveront les poncifs de la série, avec un héros modèle et moral s’attaquant à des malfrats.

 

             Le secret de Neptune est scénarisé par Philippe Gillain. Le fils travaille en étroite collaboration avec son père. Ils discutent du sujet ensemble et Philippe propose un découpage souple permettant à Jijé d’intégrer des idées supplémentaires au fil de sa réalisation. Jean Valhardi  fait face à un gang de faux-monnayeurs dans une folle course poursuite tout autour du monde.

 

 

 

 

© Jijé, Mouminoux, Philip - Dupuis

 

 

Rendez-vous sur le Yukon entraîne Valhardi et Gégène en Amérique du Nord. Mais la simple chasse à l’ours va se transformer en une toute autre affaire lorsque nos deux compères vont secourir le pilote d’un petit avion qui vient de s’écraser dans la forêt. Ce n’est bien évidemment pas un accident. Pourquoi cherche-t-on à faire disparaître cet homme ? Jijé reste dans une atmosphère américaine, même si ce n’est celle de Jerry Spring. Les décors canadiens lui permettent de rester plus dans la nature que dans les aventures habituelles de Valhardi. Jijé a conçu seul son scénario, apportant, comme il le dit à Philippe Vandooren dans le livre culte Comment on devient dessinateur de bandes dessinées, quelque chose d’humain. « Les mauvais ou les bons ne sont jamais tout à fait mauvais ou tout à fait bons. C’est plus compliqué. »

 

 

 

 

© Jijé, Mouminoux, Philip - Dupuis

 

 

Les trois épisodes suivants résultent de la rencontre entre Jijé et Guy Mouminoux. Les deux hommes sont aussi exubérants l’un que l’autre. Les deux hommes vont s’entendre à merveille. Mouminoux développera le rôle de Gégène, le faisant passer au premier plan. La jeunesse prend le pouvoir, musique yé-yé des sixties oblige.

 

Le retour de Jean Valhardi est un titre qui annonce un nouveau départ pour le personnage. Mouminoux est au scénario, aux véhicules et à certains décors. Jijé prend en charge les personnages et le reste des décors. L’histoire tourne autour d’un rallye automobile et d’un vol de bijoux.

 

 

 

 

© Jijé, Mouminoux, Philip - Dupuis

 

 

Le grand rush reste dans le domaine des voitures de course. Le côté polar de la série laisse place à une ambiance Michel Vaillant, déstabilisant le lectorat de l’époque. La vedette en est une sorte de Formule 1 à trois roues, prototype expérimental destinée à devenir la reine des circuits.

 

 

 

 

© Jijé, Mouminoux, Philip - Dupuis

 

 

Le duel des idoles est la dernière aventure de Jean Valhardi signée Jijé. Troisième incursion consécutive dans le domaine de la course automobile, le récit se moque gentiment des chanteurs de la grande époque type Salut les copains. Gégène récoltera même sa portion de tomates.

 

 

 

 

© Jijé, Mouminoux, Philip - Dupuis

 

 

La nouvelle orientation de la série ne fonctionnant pas, Jijé décida de l’arrêter. Il faudra attendra 1984 pour retrouver Valhardi sous le pinceau de René Follet et la plume d’André-Paul Duchâteau.

 

            On ne louera jamais assez les louanges de la fantastique collection qu’est Dupuis Patrimoine. Avec une introduction riche  de Jérôme Dupuis se lisant comme un roman, cette intégrale Valhardi tome 5 fait figure de livre indispensable pour tous les amateurs de la grande bande dessinée. Elle contribue à rendre à Jijé sa place au Panthéon des plus grands auteurs du neuvième art au monde.

 

 

 

 

© Jijé, Mouminoux, Philip - Dupuis

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Valhardi

 

Tome : Intégrale 5 - 1959-1965

 

Collection : Dupuis Patrimoine

 

Genre : Aventure/Policier

 

Scénario : Jijé, Mouminoux & Philip

 

Dessins : Jijé

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 320

 

Prix : 35 €

 

ISBN : 9791034737260

 



Publié le 15/05/2019.


Source : Bd-best


La véritable histoire de ... Le feu de Thésée T.1 Survivre

 

 

 

-       Thésée et celui que tu appelles le Minotaure n’ont rien à voir  avec ton chant ridicule et mensonger !

-       Une … Une femme ?!

-       Sache petite que je n’ai point l’intention d’argumenter avec une servante, ni servir de défouloir à ta mauvaise humeur typiquement féminine.

 

 

 

 

 

Lors de mes études, alors que je venais d’entrer en deuxième année du premier cycle secondaire, j’ai étudié la mythologie grecque  et notamment la légende du Minotaure. Mi-homme et mi- taureau, né des amours de Pasiphaé (épouse du roi Minos) et d’un taureau blanc envoyé par Poséidon, le Minotaure est enfermé par Minos dans un labyrinthe construit par Dédale afin qu’il ne puisse pas s’échapper et que personne ne découvre son existence. Tous les neuf ans, Égée (roi d’Athènes) était contraint de livrer sept garçons et sept filles devant servir de nourriture au Minotaure. Thésée, le fils d’Égée se portera volontaire pour affronter et tuer le monstre dans le labyrinthe crétois situé à Cnossos.  

 

 

 

 

© Jerry Frissen – Francesco Trifogli – Les Humanoïdes associées.

 

 

 

Voilà, cela c’est le coté scolaire de l’histoire. C’est compté sans l’intervention plus de quatre  millénaires plus tard du scénariste Jerry Frissen et de l’illustrateur Francesco Trifogli. Tous deux nous proposent une histoire réécrite où Thésée est considéré comme étant une jeune femme. C’est ce qu’apprend un aède (poète grec)  par la bouche même de Thésée.

 

 

 

 

 

© Jerry Frissen – Francesco Trifogli – Les Humanoïdes associées.

 

Le premier album de ce diptyque (destiné à un public de plus de 12 ans) nous fait découvrir les jeunes années de Thésée, passant de répudiée par son père à son départ vers la Crète. Les éditions « Humanoïdes associés » nous permettent de découvrir ce nouveau récit d’une des histoires les plus célèbres de la mythologie grecque. Le récit proposé et revu par Jerry Frissen est tout à fait cohérent et la beauté des illustrations signées Francesco Trifogli renforcent l’impact de l’album auprès des lecteurs. J’attends avec impatience la suite de ce récit censé nous raconter l’issue du combat mené par Thésée contre le Minotaure.

 

 

 

 

 

 

Haubruge Alain

 

 

Série : Le feu de Thésée

 

Tome : 1 – Survivre.

 

Genre : Mythologie.

 

Scénario : Jerry Frissen

 

Dessins : Francesco Trifogli

 

Couleurs : Antoine Pédron

 

Éditeur : Les Humanoïdes associés

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782731630312

 



Publié le 15/05/2019.


Source : Bd-best


Comment peut-on rendre un SS sympathique ? Airborne 44 T.8 Sur nos ruines

 

-          Ah Von Braun, vous voilà !

-          Stadler reste introuvable, tout comme la première patrouille envoyée à sa recherche. Je viens de rapporter sa désertion à Berlin.

-          Il est probable que personne n’en ait plus rien à faire, mais j’ai aussi transmis le numéro minéralogique du camion. On ne sait jamais.

-          Je ne savais rien de ses intentions.

-          Je ne vous crois pas.

 

 

 

 

 

Alors que le troisième Reich vit ses derniers jours,  Solveig, Jorg et Aurélius aspirent à connaitre des  jours meilleurs.  Mais le conflit n’est pas encore terminé, certains en profitent pour régler leurs comptes alors que d’autres n’ont  aucun doute concernant le sort qui leur sera réservé  à l’issue du conflit. Fuyant la barbarie nazie, Nathan et Nadia retrouvent Solveig, Jorg et Aurélius  lors d’un contrôle routier.  Ce dernier tire les deux enfants d’une situation périlleuse.  Le groupe tente alors d’échapper aux derniers soubresauts d’un régime moribond. C’est sans compter sur la trahison d’un de ses membres.

 

 

 

 

 

© Philippe Jarbinet - Casterman

 

 

À l’issue de la Seconde Guerre mondiale, certains scientifiques allemands s’en sortiront presque indemnes alors qu’ils ont participé (parfois indirectement) au fonctionnement de certains camps de concentration.  Un des plus connus, Wernher  Von Braun, n’a jamais admis sa responsabilité minimisant sa fonction dans le camp de Dora tout en ne reconnaissant jamais les crimes perpétrés sous ses yeux.  Alors que tous les ingénieurs avaient un grade SS,  on ne trouve quasiment aucune photographie de lui en uniforme de la SS. Ayant travaillé pour le Reich, il sera accueilli aux États-Unis, où il poursuivra ses travaux devenant l’un des piliers de la recherche spatiale aboutissant au premier pas de l’homme sur la lune le 20 juillet 1969.

 

 

 

 

 

© Philippe Jarbinet - Casterman

 

 

Philippe Jarbinet base le scénario de son quatrième diptyque sur cet aspect des choses. Cette fois, il emmène les lecteurs du côté germanique du conflit.  Son dernier né est plus difficile à aborder que ses prédécesseurs (certainement dû à la présence de nombreux personnages : deux enfants ayant réussi à s’enfuir du camp de concentration de Dora, un jeune déserteur du Volksturm, un soldat allemand convoyant l’or d’un groupe d’officiers allemands comptant déserter le Reich, la fille d’un haut dignitaire nazi, un collaborateur scientifique de Werner von Braun) mais c’est aussi l’un des plus passionnants de la série.

 

 

 

 

 

 

Ne surtout pas hésiter  à relire le tome précédent afin de pouvoir savourer ce nouvel opus à sa juste valeur. 

 

Haubruge Alain

 

 

Série : Airborne 44

 

Tome : 8 – Sur nos ruines

 

Genre : Historique

 

Scénario : Philippe Jarbinet

 

Dessins : Philippe Jarbinet

 

Couleurs : Philippe Jarbinet

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782203133822



Publié le 14/05/2019.


Source : Bd-best


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