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Tintin et la lune: 25 mars 1953 début de l'aventure signée Hergé

 

 

L’Humanité s’apprête à célébrer le 20 juillet prochain les 50 ans du premier pas sur  la Lune.  Pourtant, l’astronaute américain n’a pas été le premier humain à fouler le sol de la lune et c’est bien le célèbre Tintin, parti de la base spatiale secrète de Sbrodj, en Syldavie, qui l’a précédé presque vingt ans plus tôt ! Les deux histoires d’Hergé reparaissent aux éditions Casterman le 22 mai 2019 en un seul volume orné d’une couverture inédite. Retour sur la genèse d’un chef d’œuvre de la bande dessinée d’anticipation.

 

 

 

 

 


Initiée dès 1947, l’aventure lunaire fait l’objet d’une gestation particulièrement longue. Alors qu’il s’apprête à conclure Le Temple du Soleil, Hergé fait appel au vulgarisateur scientifique Bernard Heuvelmans et à son ami Jacques Van Melkebeke, qui ont gardé en mémoire les images du film La Femme dans la Lune de Fritz Lang, tourné en 1929. Mais les ébauches de scénario proposées par le tandem ne satisfont pas le dessinateur, qui ne termine même pas l’encrage de la première page d’un récit à l’évidence trop burlesque, voire parodique, pour satisfaire ses velléités réalistes.Après avoir compulsé les revues Life, Colliers, Atomes, et Science et Vie, Hergé reprend son projet seul en admirant les peintures réalisées par Chesley Bonestell, illustrateur qui réalise par ailleurs les décors du film Destination Moon de George Pal, projeté sur les écrans américains en juin 1950.

 

 

 

 

© Fritz Lang La femme dans la lune

 

 

 

Soucieux de rigueur scientifique, il entre en contact avec Alexandre Ananoff, auteur du livre de référence L’Astronautique paru en mars 1950 aux éditions Fayard. Le savant français valide sans réserves le principe de la fusée dont Hergé a fait réaliser une maquette en trois dimensions pour qu’aucun détail  technologique ne puisse échapper à son crayon d’une case à l’autre.

 

 

 

 

© Journal Tintin - Alexandre Ananoff

 

 

En partie inspirée par l’aérodynamisme des missiles V2 et des sondes Viking, la fusée conçue par Tournesol adopte la propulsion atomique comme le préconisent à l’époque les chercheurs américains Sheperd et Cleaver. Son habitacle est certes plus proche de celui d’un paquebot que de celui d’un engin spatial, mais son corps central oblong posé au sol sur trois grands pieds carénés semble si convaincant  qu’il a récemment inspiré l’entrepreneur Elon Musk pour la création de son futur vaisseau martien Starship…

 

 

 

 

Missile V2 (Von Braun)

 

 

Tout aussi actuelle, la forme des combinaisons spatiales imaginées pour Tintin et ses amis n’est pas éloignée de celles qui sont toujours employées aujourd’hui, malgré leur teinte orange et leurs casques trop transparents pour éviter les brûlures des rayons ultra-violets… De même, si elle a longtemps été  considérée comme improbable, la présence de glace sur la Lune a été officiellement confirmée par la NASA en août 2018.

 

 

 

 

 

 

© Hergé - On a marché sur la lune

 

 

 

© Hergé - On a marché sur la lune

 

Dans l’œuvre d’Hergé, Objectif Lune et On a marché sur la Lune témoignent d’une inflexion de trajectoire. Dans ces deux aventures, Tryphon Tournesol quitte la fantaisie de ses premières inventions dignes du concours Lépine pour s’élever au rang d’un véritable prix Nobel. L’atmosphère de l’aventure est plus  sérieuse qu’à l’accoutumée et l’ombre de la mort plane sur tout le récit avant de s’abattre sur deux personnages. De manière plus pragmatique, le niveau de précision exigé par chaque image incite Hergé à rassembler autour de lui l’équipe des Studios Hergé, fondés le 6 avril 1950. Bob De Moor sera son plus fidèle collaborateur, assistant le créateur de Tintin jusqu’à sa disparition en mars 1983.

 

 

 

 

 

Hergé et Bob De Moor

 

« À force  de croire en  ses rêves,  l’homme  en fait  une réalité » HERGÉ, 1969

 

Repères chronologiques:

1865 Jules Verne fait paraître De la Terre à la Lune.

1902 première projection du Voyage dans la Lune de Méliès.

1950 le 30 mars, début de la parution dans le journal Tintin  du feuilleton On a marché sur la Lune qui s’achève le 30 décembre 1953, après plusieurs interruptions.

1953 le 25 mars, Tintin déclare dans le journal qui porte son nom : « Pour la toute première fois, sans doute, depuis qu’elle existe,  on a marché sur la Lune ! ».


1961 le 12 avril 1961, le vol Volstok 1 propulse Youri Gagarine  dans l’espace.

1969 le 20 juillet, Neil Armstrong déclare en direct à la télévision : « C’est un petit pas pour l’Homme, mais un grand pas dans l’histoire de l’Humanité ! »

 

TINTIN  ET LA  LUNE HERGÉ --> DOUBLE ALBUM
OBJECTIF LUNE • ON A MARCHÉ SUR LA LUNE

Sortie le 22 mai 2019

128 pages

Prix: 19,90 €



Publié le 22/03/2019.


Source : Bd-best


Première exposition-vente de Clarke.

 

Dans le cadre de son premier anniversaire, la Galerie Comic Art Factory est fière de présenter la première exposition-vente de Clarke.

 

 


Sa sorcière « Mélusine » est un pilier du journal de Spirou depuis 27 ans. Et son dernier récit réaliste, « Les Danois » (Le Lombard), tissait un récit poignant de politique-fiction sur le thème de l’identité.

 

 

 

 

© Clarke – Galerie Comic Art Factory

 

 


Avec ses 29 ans de carrière, cet auteur belge, scénariste et dessinateur, marie découpage rythmé, encrage soigné et humour décalé.

Outre des planches et illustrations de « Mélusine » , des « Danois » et de « Mister Président », on pourra aussi découvrir les originaux des cultissimes « Histoires à lunettes », sur un scénario de Midam (« Kid Paddle »).

 

 

 

© Clarke – Galerie Comic Art Factory

 

 

Exposition-vente à partir du vendredi 5 avril au samedi 4 mai 2019 

Comic Art Factory.

Chaussée de Wavre, 237

1050 Bruxelles, Belgique


Heures d’ouverture : du jeudi au samedi, de 11h à 19h.

Frédéric Lorge - Galeriste
Email : comicartfactory@gmail.com
Tel : +32(0)485/985.618

Site web : https://www.comicartfactory.com/clarke

Transport : Métro Trône, Bus 34 et 80 (arrêt Museum), à 450 m de la gare de Bruxelles-Luxembourg.
Heures d’ouverture : du jeudi au samedi, de 11h à 19h.



Publié le 21/03/2019.


Source : Bd-best


Ni un don, ni une malédiction...  Magic Seven 7 - Des mages et des rois

« - Mesdames et messieurs…. Le président Nathaniel Lang.

- Mes chers concitoyens, l’heure est grave. Après cette nouvelle attaque démoniaque sur notre som, l’heure est venue de dire : « Ça suffit! ». J’ai demandé les pleins pouvoirs au Sénat qui me les a accordés afin que nous ayons les mains libres pur nous permettre de nous défendre. Il est temps d’en finir avec la dictature infernale que la reine Farah a imposée à toute l’Europe Centrale.

- Monsieur le Président, une question qui ne concerne pas la défense mais l’affaiblissement des sols du à notre exploitation intensive.

- Hm… Oui, nous sommes au courant de cette invasion de criquets sur les terres agricoles du Sud… Et mon équipe cherche à l’endiguer.

- Y a-t-il un lien avec le Shaman ? Est-il responsable de cette… ?

- Plus de questions ! »

 

 

 

 

 

 

  Seize ans ont passé depuis que l’on a laissé Léo et ses compagnons. A présent jeunes adultes, certains des Magic 7 ont aujourd’hui abandonné leurs pouvoirs. Léo emporte le public avec son numéro de malle des Indes. Milo mène une existence de père de famille rangé. Fini pour lui la télépathie. Mais l’heure est grave. Nathaniel Lang a récupéré le pouvoir de la télépathie. Grâce à cela, il règne en maître absolu. Léo, l’ancien spirite, doit convaincre son père Nathaniel d’éviter une guerre contre les entités infernales. Une paix durable est toujours possible. Encore faut-il la vouloir…

 

  Pendant ce temps, au Japon, Lupe travaille sur des robots géants. En Amérique du Sud, Hamelin gouverne un Royaume où l’animal est souverain. La démoniste Farah siège au cœur de l’Europe centrale. Contrairement à leurs camarades, ces trois-là n’ont pas renoncé à leurs facultés.

 

  Il faut de la volonté pour s’y retrouver dans l’univers des Magic Seven. Mais lorsqu’on en fait l’effort, ça en vaut le coup. Tant du point de vu narratif qu’éditorial, Kid Toussaint construit une toile posant les fondements d’une mythologie moderne.

 

 

 

 

© Toussaint, Raapack, Ruiz, Elder, Noiry - Dupuis

 

 

  Résumons-nous. Giuseppe Quattrocchi et Rosa La Barbera ont dessiné à quatre mains les trois premiers albums. Le quatrième était un collectif d’histoires courtes avec plusieurs dessinateurs parmi lesquels Kenny Ruiz a fait éclat. Ce dernier a illustré les tomes 5 et 6 avant de passer provisoirement la main sur ce tome 7 à Jheremy Raapack qui a lui aussi participé au collectif 4. Pourquoi ce tour de passe-passe ? Tout simplement parce que ce septième épisode n’est pas la suite directe de son prédécesseur mais se déroule seize ans plus tard. Ruiz étant occupé par Télémaque, le bond scénaristique permettait ce changement.

 

  Pour le volume 7 d’une série qui s’appelle Magic Seven, c’est ce qui s’appelle marquer le coup. Kid Toussaint envoie une boule de bowling dans son univers et fait un strike. Le scénariste fait appel à la culture des années 80-90 pour adresser des clins d’œil au lecteur. Ce sont des sortes de Men in Black qui viennent chercher Léo. Marty, petit stryge acolyte du héros, fait office de Fourreux. Don’t forget La quête. Le combat final semble voir s’affronter les troupes de Vega avec les robots du professeur Procyon. Remember Goldorak. Et une phrase tout droit sortie de Spiderman est assénée comme une sentence : « Ce que j’ai appris, c’est que nos pouvoirs ne sont ni un don ni une malédiction. ».

 

 

 

 

© Toussaint, Raapack, Ruiz, Elder, Noiry - Dupuis

 

 

  Jhérémy Raapack fait honneur à la série.  Remplaçant de luxe de Kenny Ruiz, il permet au dessinateur de ne pas regretter d’avoir laissé les clefs. Les deux dernières planches signées par le dessinateur espagnol font office de post-générique ultra efficace.

 

 

 

 

© Toussaint, Raapack, Ruiz, Elder, Noiry - Dupuis

 

 

  Magic Seven est une série univers à la Marvel à elle toute seule. Chacun des personnages est puissant, riche et possède un potentiel certain pour être tête de série indépendante. Il y aurait de quoi développer une quantité indénombrable de spin-offs.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Magic Seven

 

Tome : 7 - Des mages et des rois

 

Genre : Aventure fantastique

 

Scénario : Kid Toussaint

 

Dessins : Raapack & Ruiz

 

Couleurs : Elder & Noiry

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 62

 

Prix : 9,90 €

 

ISBN : 9782800171715

 



Publié le 20/03/2019.


Source : Bd-best


Interview Jérôme Hamon - Deuxième partie : Des univers éclectiques

 

 

            Après une première partie d’entretien consacrée à Green Class, Jérôme Hamon nous raconte ses débuts, nous apprend la genèse de ses différentes séries et nous dévoile ses projets.

 

 

 

 

Entre des études de commerce et la bande dessinée, tu as travaillé dans le cinéma, les jeux vidéo et la télévision. Qu’as-tu fait dans chacun de ces domaines ?

 

J'ai commencé à travailler en finance de marché comme analyste financier. Dans le cinéma, dans les jeux vidéos et à la télévision, j'ai à chaque fois travaillé dans le marketing.

Je me suis toujours servi de ce que j'avais appris pendant mes études pour essayer de percer dans ce milieu et pour essayer à chaque fois d'aller un peu plus dans l'aspect artistique. Je me suis toujours servi de ma formation de base.

 Quand j'ai travaillé dans le cinéma, je travaillais dans filiale de France Télévisions qui vendait les droits à l’international des films coproduits ou produits par France Télévision. Je m’occupais surtout de la création de plaquettes, de synopsis pour essayer de vendre, de faire connaître à l'international, pour trouver des sociétés qui accepteraient de distribuer des films de France télévision.

Dans les jeux vidéo, j'ai travaillé à l'époque chez Ubisoft, sur Far Cry, dans la création de tout ce qui pouvait accompagner la sortie des jeux. Je m’occupais de la relation avec les journalistes. Je diffusais les informations de façon progressive. En amont, je m’occupais d’études de marché pour savoir comment on pouvait se différencier par rapport à d'autres jeux vidéos.

Ensuite, dans la télévision, j'ai travaillé sur les sites internet France Télévision (France 2, France 3 France 4 et France 5). C'est là, que j'ai fait la passerelle avec la BD, en développant sur France 5 un site internet qui s'appelait “les rencontres de la BD”, avec le constat de base à l’époque, qu'il y avait très peu de choses faites sur la bande-dessinée, que c'était un art qui était finalement, assez peu représenté dans les médias. On a voulu développer un site internet sur lequel on faisait des interview d’auteurs de BD, et qu'on diffusait aux internautes. C'est comme ça que j'ai commencé à rencontrer des dessinateurs, des scénaristes, des éditeurs, et que je me suis vraiment plongé dans ce milieu là .

 

 

 

 

© Kana

 

 

Ton premier album, Yokozuna, se passe au Japon. Entre un début de carrière dans la finance aux Etats-Unis et un retour en Europe, était-ce une volonté de faire un grand écart ?

 

Quand j'ai commencé à créer des projets, ce qui m'intéressait, c'était de parler de choses qui me touchent vraiment. Le Japon m'a toujours attiré, parce que j'ai baigné dans cette culture là quand j'étais enfant. J'ai fait plusieurs années du judo et j’étais de la génération du Club Dorothée. Au lycée, j'ai pris une option japonais en troisième langue. J'ai toujours eu une sorte de fascination pour ce pays. Quand j'ai commencé à faire des histoires, pour la même raison que dans Green Class j'ai parlé de la Louisiane et pas de la France, j'ai voulu créer une histoire au Japon, pour parler de ce pays qui me fascine. Par contre, je me suis rapidement aperçu que j'avais le point de vue de l’occidental. Je n'avais pas vraiment de légitimité pour raconter une histoire qui se passait au Japon entre des Japonais. J'aurais pu faire ça, mais je pense que je serais complètement tombé à côté de la plaque, en faisant une histoire qui aurait parlé peut-être aux Occidentaux, mais qui d'un point de vue Oriental aurait manqué son but. Alors, j'ai commencé à réfléchir et je me suis dit que j'allais parler de la vie d'un occidental qui découvrait la culture japonaise. J’ai découvert l'histoire de Akebono, cet homme au destin absolument incroyable, l’histoire d'un adolescent hawaïen qui ne parle pas un mot de japonais, ne connaît quasiment rien du pays, mais a un rêve, celui de devenir sumotori. Sa vie m'a vraiment parlé car dans mon quotidien de l’époque j’avais cette envie d'aller vers quelque chose que je ne connaissais pas, un domaine dans lequel j’étais totalement néophyte. Je me retrouvais dans ce personnage qui mettait sa volonté au service de la réalisation de son rêve : découvrir une culture, se battre, lutter contre soi et contre les autres pour y arriver. Après cette phase de découverte du personnage essayant de devenir sumotori (moi essayant de rentrer dans le domaine de la bande dessinée), Akebono va atteindre le plus grade et devenir le premier étranger à devenir Yokozuna. Au Japon, ils ont l’aura des demi-dieux. A cette époque-là où le Japon a des rapports très conflictuels avec les Etats-Unis, le destin d’Akebono était exceptionnel. Ça faisait écho à ce que j’avais vécu à New-York. J’étais bien établi dans un milieu. Je me suis demandé ce que je retirais de cela. Après un accident, Akebono va être opéré des genoux. Il va être persuadé que sa carrière est finie, et se rendre compte que le plus important n’est pas la destination mais le cheminement. Une fois devenu Yokozuna, Akebono porte un regard amer sur ce succès. Ces deux penchants du personnage correspondaient à deux facettes de moi.

 

 

 

 

© Kana

 

 

Nils est une fable écologique. Nils fait en quelque sorte une quête initiatique accompagné par son père. Est-ce que Nils serait un peu Jérôme accompagné de son père spirituel Miyazaki ?

 

 Je n'avais pas vraiment vu ça comme ça mais oui probablement. Nils pour moi, c'était un peu le constat que dans ma vie, je m'étais laissé happé par notre société de consommation dans laquelle on consomme facilement des produits. Quand j'étais gamin, je lisais beaucoup de BD, j'adorais les jeux vidéos, les films. Finalement, en tant qu'être sensible, je ne me suis intéressé que très tard à ce que je pouvais faire. J'ai découvert assez tard qu'on pouvait prendre une place dans la vie et s’investir.

L’histoire de Nils c'est la quête cathartique de ce jeune homme, qui va avoir un choix à faire, rester spectateur de sa vie ou  essayer d’y prendre part.

 

 

 

 

© Soleil

 

 

L’écologie, la mémoire, l’équilibre sont les principaux thèmes du triptyque et sont des thèmes que l’on retrouvera dans Green Class.

 

Oui. Je suis sensible à tout ce qui se passe en ce moment, à la destruction de la planète qui a lieu et à celle d’espèces vivantes.

Quand on voit que la vie a mis des milliards d'années pour arriver à la diversité écologique que l'on connaît aujourd'hui et que l'homme en l'espace de quelques dizaines d'années est en train de faire tout simplement disparaître ces codes génétiques.

On arrive à concevoir des vaches laitières qui vont vont produire beaucoup plus de lait. On peut transformer des pastèques pour qu’elles soient carrées et tiennent dans des caisses. Mais tout ça, c’est du bidouillage. On est incapable de créer de nouvelles espèces animales en mixant une girafe avec une gazelle ou un éléphant.

On constate que l'homme, pour des fins économiques, n'a aucun scrupule à détruire la planète. Le problème est le même avec la culture des OGM. On créée des graines stériles pour balancer des pesticides et avoir des récoltes plus facilement. Je trouve ça complètement effroyable. Cela me parle de traiter ce sujet et d’exposer pourquoi la situation est dramatique. L’âme de la nature est la source de la vie.

 

 

 

 

© Soleil

 

 

Comment deux auteurs quasi-inconnus se retrouvent dans un collectif sur le Marsupilami chez Dupuis ?

 

Dupuis nous a contacté quand il y a eu cette histoire de Marsupilami pour savoir si ça pouvait nous intéresser d'y participer. Bien sûr, on a dit oui. Déjà à l'époque, on était en train de travailler sur Green class. Ça nous a vraiment plu de parler du Marsupilami avec l’état d'esprit qu'on avait sur notre nouvelle série, c'est-à-dire faire un traitement assez réaliste des choses. Notre postulat de base partait du fait qu’on fait du Marsupilami un être évidemment très rigolo. qui est  juste une force de la nature, l'espèce la plus haut placé dans la hiérarchie, dans la pyramide alimentaire. En fin de compte, on s'est intéressé au passé. On s’est demandé comment la vie avait pu arriver à cet être, pourquoi était-il aussi fort. Et si les Marsupilamis étaient simplement des supers guerriers hyper puissants ? On a inventé ce passé à ce personnage-là, un passé qui le rattrape qui nous a amené à parler du cycle très triste de la guerre où deux peuples, deux clans, deux ethnies peuvent être amené à se combattre de générations en générations. On devient déconnecté de la réalité et on entre dans un cycle de la haine.

 

 

 

 

© Dupuis

 

On doit être dans la peau d’un gamin à qui on a prêté un jouet et qui prend garde à ne pas l'abîmer.

Oui bien sûr évidemment. Notre éditrice Laurence Van Tricht nous a fait vraiment confiance, elle nous a laissé libre de raconter l'histoire comme on voulait. C'était vraiment génial. On a eu toute la latitude pour le faire. On n’a jamais été censurés et il y a eu validation du scénario par Dupuis.

 

 

 

 

© Dupuis

 

 

Emma et Capucine est ton projet le plus féminin. Le public des jeunes filles est plus difficile à amener à la bande dessinée que celui des garçons. Comment s’y prend-on ?

 

Ce qui est important pour moi c'est de parler de choses qui me touchent. En fait, si quelque chose ne me touche pas, j'ai l’impression de n’avoir aucune légitimité à en parler.

Ma fille Anaë qui a 10 ans est passionnée de danse classique depuis qu'elle est toute petite. Elle a commencé vers l'âge de 3 ou 4 ans. Je la voyais le soir enfiler son tutu. Elle se regardait devant le miroir en position de danseuse. Ce qui m'intéressait était de découvrir ce qu'il y avait derrière ce rêve-là, de questionner, du côté des jeunes filles, ce que l'on y associait et que je voyais dans ses yeux avec autant de paillettes d'éclats de rêve. Qu'y avait-il derrière tout ça ?

Et en tant que parents, qu'est-ce qu'on fait quand son enfant est passionné par un rêve ? Pour moi, un rêve, c'est une illusion quelque part. On se projette dans quelque chose sans savoir ce que cela représente.

On parle en fait aux jeunes filles en se parlant à soi de choses qui sont vraies, de l'aspect humain, c'est-à-dire l'aspect transgénérationnel où chaque être humain peut se retrouver dans une histoire d’amour, dans un personnage qui a des rêves. Il faut parler des choses de manière universelle pour que les gens puissent s’y retrouver.

 

 

 

 

© Dargaud

 

 

Le monde de la danse ne serait-il pas plus cruel et dangereux que la région infestée de Green Class ?

 

Il y a beaucoup de jeunes filles qui rêvent de devenir danseuses étoiles. Il y a très peu d'élues. Le milieu  de la danse professionnelle est un milieu très dur, comme tous les milieux où les gens font des sacrifices pour y arriver. Avoir des rêves, c’est beau, mais ce n’est peut-être pas toujours l’idéal de les réaliser. Le rêve étant une projection, une illusion, lorsque l’illusion devient réalité, qu’est-ce ? Les jeunes filles qui rêvent de devenir danseuses en auraient-elles toujours envie si elles s’apercevaient des réalités du métier ?

J’ai passé beaucoup de temps à l’école de danse de l’opéra de Paris pour rencontrer ces jeunes danseurs, voir leurs vies, leurs parcours.

 

 

 

 

© Dargaud

 

 

Ambiance conte Steampunk avec Dreams Factory. C’est un peu comme si Jules Verne pénétrait dans l’univers d’Andersen ou vice versa. En 2019, peut-on écrire de nouveaux contes traditionnels ?

 

C’est la question qu’on s’est posée. À la base, on a voulu partir d’Hansel et Gretel. A l'époque, quand des familles ne pouvaient plus nourrir leur progéniture, il y avait des enfants qu’on abandonnait, qu’on plaçait, des enfants à qui on disait qu’il était maintenant temps de voler de leurs propres ailes. Toutes ces histoires où les enfants se retrouvaient seuls abandonnés étaient des récits qui pouvaient leur parler parce que c’était dans l'air du temps, ça parlait de quelque chose de réel. Aujourd'hui, clairement, ce genre de récit n'a pas de résonance, sauf si on veut aller voir en profondeur. J'ai l'impression que ça parle moins aux enfants. J'ai voulu voir comment on pouvait transposer ces contes aujourd'hui.

Il y avait deux thématiques qui s’opposent complètement. La première est la société de consommation : les enfants sont des consommateurs. Le fondement même de notre société repose sur la consommation. On y prend du plaisir, mais de façon souvent passive. La deuxième thématique est le fait qu’à l'autre bout du monde, il y a des enfants qui participent à ça. Le travail des enfants a quelque chose de commun. Des gamins vont passer leur jeunesse à trimer dans des mauvaises conditions, à devoir travailler pour que leurs familles survivent, pour survivre eux-mêmes. C'est un système de vases communicants. Des enfants vont donner leur jeunesse pour que d'autres aient des paillettes dans les yeux en consommant les jouets qu’ils ont fabriqués.

J’ai voulu parler du travail des enfants. Dans notre société, dans les fermes, ils travaillaient il n’y a pas si longtemps que ça. Mon histoire n’est pas une critique de ces systèmes-là, ni de leurs parents qui les laissent travailler. C’est un constat.

J’ai aussi souhaité revisiter l’archétype de la sorcière, avec le personnage de Cathleen Sachs qui a certains côtés de la sorcière classique mais avec un enrobage assez lisse, un charisme que l’on met en avant dans notre société, où avec des beaux sourires et des belles manières on arrive à faire des choses assez horribles.

 

 

 

 

© Soleil

 

 

Dreams Factory est prévu pour être un diptyque. Pourquoi l’album n’a-t-il pas été publié sous forme de one shot ?

 

Non, on a toujours voulu en faire un diptyque. On s’est donné les moyens d'écrire une histoire et de pouvoir la raconter bien, dans un laps de temps donné. Le dessinateur ne voulait pas avoir l’impression de s’investir pendant trop d’années dans un projet. On l’a conçue comme un diptyque en fonction de ça aussi.

 

 

 

 

© Soleil

 

 

Quelles sont les nouveautés signées Hamon qui sont en préparation ?

 

Je souhaite vraiment m'investir dans la suite de Green class, bien développer les personnages sur le long terme. Pareil pour Emma et Capucine dont j'ai vraiment envie de développer l'univers. J'ai aussi la suite de Dreams Factory, avec Suheb Zako et une histoire sur la thématique du Skateboard, avec Matteo Simonacci. Ensuite, j'ai quelques histoires qui sont en parallèle que j'essaie de monter doucement, mais rien de définitif et concret pour l’instant.

 

 

Merci Jérôme.

 

 

Entretien réalisé par Laurent Lafourcade

 



Publié le 20/03/2019.


Source : Bd-best


Le choix du Roi. T.2 Manipulation de boudoir

 

-          Von Ribbentrop ! j’écoute …

-          Mais c’est aussi formidable qu’inattendu ma chère … Et vous dites qu’il s’agit de documents du War Office ? Je vous envoie mon chauffeur immédiatement !

-          Vous m’en voyer ravie mon cher Joachim… Je n’avais aucune envies encore à marcher sous cette pluie battante !!

-          Je ne pense pas que ni vous ni le führer serez déçus par cette nouvelle donation d’informations que je vous fais … mais il faut agir très vite !!

 

 

 

 

 

 

 

Seconde partie du diptyque consacré à Édouard VIII, plus particulièrement à sa liaison avec Wallis Simpson, une jeune femme divorcée, pour laquelle il va abdiquer du trône pour pouvoir ensuite l’épouser. Pour les Anglais, cet état civil était incompatible avec un éventuel statut de Reine. De plus, Wallis Simpson était la maîtresse de Joachim von Ribbentrop, l’ambassadeur d’Allemagne à Londres pendant la période entre 1936-1938. Le couple faisait partie des aristocrates britanniques qui voyaient d'un bon œil le régime nazi considéré comme un rempart contre la Russie communiste.

 

 

 

 

©  Bartoll – Morinière - Glenat

 

 

Les services secrets britanniques démontrèrent que Wallis Simpson avait des relations avec de nombreux hauts dignitaires nazis. Une crainte de plus pour le gouvernement britannique, la maîtresse du roi pouvant transmettre à Berlin, des documents confidentiels, détenus par le souverain, ce dernier n’ayant pas vraiment caché sa sympathie envers les nazis.

 

 

 

 

©  Bartoll – Morinière - Glenat

 

 

Selon la rumeur, la romance entre les deux individus a été exhibée comme une cause à la crise d’abdication d’Édouard VIII. Derrière cette histoire se cache probablement une manœuvre du gouvernement britannique pour écarter un couple qui avait beaucoup trop de sympathie pour l’Allemagne nazie.

 

 

 

 

 

©  Wikipedia

 

Histoire scénarisée par Jean-Claude Bartoll, ce dernier nous présente Wallis Simpson comme ayant envoûté le roi Britannique. Les illustrations laissées aux bons soins d’Aurélien Morinière nous font revivre ce pan de l’histoire de cet homme ayant régné moins de douze mois sur le Royaume-Uni. À découvrir ou redécouvrir pour les plus anciens.   

 

 

Haubruge Alain

 

Série : Le choix du Roi

 

Tome : 2 – Manipulation de boudoir

 

Genre : Historique

 

Scénario :  Bartoll Jean-claude

 

Dessins : Morinière Aurélien

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782344020531



Publié le 20/03/2019.


Source : Bd-best


Tout le monde peut devenir quelqu’un.  Moustik 2 - Fier

 

 

« - Hé gamin… Que fais-tu là ?

- Ohhh… Euh… Nelson ?

- Présente-moi ton nouvel ami, tu veux…

- Tu connais cet homme ?

- Nelllsssooon !!! Je vais péter les plombs… Ma vie est un véritable cauchemar. »

 

 

 

 

Théodore Deguerville, surnommé Moustik, s’est cru star du football et du lycée. Son mariage avec Natacha n’était qu’un rêve. Le garçon redescend sur terre. Question ballon rond, c’est plutôt un joueur qui raterait un tir dans des cages de 20 mètres de large. Question, love, Natacha en aime un autre. Bref, la roue tourne toujours du mauvais côté. Mais Nelson, un SDF pas comme les autres, va le prendre sous son aile. Le vieil homme lui fera traverser l’Atlantique pour qu’il se trouve.

 

 

 

 

© Arnal, Chair – YIL Edition

 

 

  Kris Arnal installe définitivement sa série comme une quête initiatique. Moustik est le prototype de l’adolescent qui cherche qui il est. Objets de toutes les moqueries et vexations, il doit s’affirmer par rapport à ses pairs.

  On fait ici la connaissance du père du héros, patron d’une société, figure sérieuse avec les pieds sur terre qui contrebalance avec la folie de sa mère. Surtout, Nelson prend une place prépondérante en se positionnant comme mentor de Théo. C’est Mickey Goldmill qui coache Rocky Balboa.

 

 

 

 

© Arnal, Chair – YIL Edition

 

 

  Alexandre Chair amène ses influences manga en Amérique, au pays du Comics. Ses dessins pêchent souvent par un vide dû à leurs tailles. Il y a des cases trop grandes qui manquent de ce fait de décors et trop de planches avec un seul dessin. Ça passe dans de « vrais » mangas au format adapté. Mais on est ici dans un look d’album à l’européenne.

 

Là où le dessinateur trouve sa force, c’est dans les compositions originales. Les double-pages mêlant des vues de New-York à ses dessins sont les plus abouties. C’est dans ce style qu’il faut creuser et par ce biais que le dessinateur aura l’occasion de se faire remarquer, pour se démarquer.

   La couverture est un autre des points forts et montre l’originalité et le potentiel qu’à Chair sous le coude.

 

  Comme dans le premier tome, la mise en couleurs, informatisée, est un peu froide. Elle gagnerait à être plus « naturelle ». Par exemple, la planche en noir et blanc est certainement la plus réussie de l’album.

 

 

 

 

© Arnal, Chair – YIL Edition

 

 

  Paru chez un tout petit éditeur, l’album est disponible sur les principales plateformes de commerce en ligne.

 

  L’album bénéficie d’une préface de Philippe Fenech, le dessinateur de Mes cop’s, chez Bamboo, qui nous offre sa version de Moustik.

 

  A ses débuts et jusqu’au milieu des années 80, le festival d’Angoulême accueillait pléthore de ces jeunes auteurs aux styles imparfaits mais ô combien amoureux de la bande dessinée et respectueux du média. Alexandre Chair et Kris Arnal rentrent dans cette catégorie. Leur série respire la sincérité et la passion. Il leur reste à densifier leur histoire en resserrant le découpage et à se caler sur un style.

  A découvrir et à développer.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Moustik

 

Tome : 2 - Fier

 

Genre : Aventure initiatique

 

Scénario : Kris Arnal

 

Dessins & Couleurs : Alexandre Chair

 

Éditeur : YIL Edition

 

Nombre de pages : 40

 

Prix : 15 €

 

ISBN : 9782374162898

 



Publié le 18/03/2019.


Source : Bd-best


A pisser de rire dans sa couche confiance.  Les Seignors 2 - Objectif l’urne

 

« - Patron ! Patron !

- Nous voici réunis autour de notre ami René ici présent dans « Dyson », notre urne de service, afin de lui rendre un dernier… ?

- J’ai trouvé ça en repeignant la chambre !

- M… Mais c’est le testament de René, ça ! « Je désire que mes cendres soient amenées à Lourdes pour y être dispersées… Et chacun des pensionnaires devra impérativement être présent à la cérémonie ! ». »

 

 

 

 

 

  Les pensionnaires de Hosannah, la maison de retraite déjà la plus célèbre de la BD ont une mission à accomplir : exaucer les dernières volontés de leur compagnon disparu en accompagnant ses cendres jusqu’à Lourdes.  En contrepartie, toute la fortune du défunt sera léguée à la maison de retraite. Et là, voyage en bus, arrêts pipi, erreur de GPS, visite de la grotte, miracle et retour au bercail. Ceci n’étant qu’une aventure au milieu de gags à mourir (mais pas trop quand même) de rire.

 

 

 

 

© Juan, Richez, Sti, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

  Les vieux ont le vent en poupe chez Bamboo. Mais les Papy-Boomers de Goulesque et Widenlocher font figure de gamins en culottes-courtes à côté des Seignors de Juan, Sti et Richez. L’humour troisième âge n’est plus un sujet tabou. Les vieux sont respectés. On ne rit pas d’eux, mais on rit avec eux. C’est rassurant sur notre avenir à tous. On peut s’amuser jusqu’au bout.

 

  Ancien militaire, cheminot retraité ou ex-fan des sixties, ce n’est pas le monte-escalier qui va leur faire-peur. Garder le fils de la femme de ménage ou recevoir la coiffeuse à domicile, pas de problème pour eux.

 

 

 

 

© Juan, Richez, Sti, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

  Sti et Richez rivalisent  d’ingéniosité pour proposer une série de gags au top niveau. Sti se fait sa place de scénariste chez Bamboo après avoir fait ses armes chez Paquet en tant qu’auteur complet (Les Rabbit, entre autres), et tout en continuant d’assurer des animations pour le journal Spirou. Richez applique la méthode Gendarmes sur les Seignors : créer un collectif de personnages attachants pour mieux s’amuser avec eux. Les membres de la maréchaussée apparaissent d’ailleurs en guest stars dans cet album.

  La sauce Bamboo consistant à associer des duos de scénaristes à des séries booste le laboratoire à idées. Ingénieux et efficace.

 

  Après une carrière dans l’animation, après plusieurs albums dont la série « Mes premières fois » déjà avec Sti, Juan, qui a débuté dans la BD comme assistant de Ptiluc sur la série Rat’s, trouve avec les Seignors la série qui le fera décoller comme cela est arrivé à Pica-Tranchand avec les Profs.

 

 

 

 

© Juan, Richez, Sti, Amouriq, Mirabelle - Bamboo

 

 

  La palme d’or revient à la scène dans laquelle nos cinq compères assistent à un spectacle. Quand on est dans l’enseignement et qu’on travaille dans l’intergénérations, c’est du vécu.

 

 

Laurent Lafourcade

 

Série : Les Seignors

 

Tome : 2 - Objectif l’urne

 

Genre : Humour

 

Scénario :  Richez & Sti

 

Dessins : Juan

 

Couleurs : Amouriq & Mirabelle

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818966181



Publié le 17/03/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4223 -  20 Mars 2019

 

Avec Raowl, gare au romantisme !

 

            Raowl est déjà de retour mais cette fois-ci pour une grande aventure à suivre. Ça va cogner au royaume ! Mais la brute est fleur bleue et possède un jardin enchanté…

 

 

 

 

 

            Lya et Mumu nous disent au revoir car Avant et Dans les yeux de Lya nous livrent leur dernier épisode. Elles nous laissent toutes les deux dans un suspens pour lequel il va falloir être patient.

 

            Côté récit complet, Les femmes en blanc nous apprend qu’il faut parfois se méfier des personnes qui nous sont les plus proches.

 

 

 

 

© Decaux – Dupuis 

 

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

Histoires à suivre :

 

Avant : Mumu la bâtarde

Dans les yeux de Lya : En quête de vérité

Raowl : La belle et l’affreux

Six coups

 

 

Récit complet :

 

Femmes en blanc (Les) : Méfiance méfiance

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Cramés !

Dad

Dessous marins

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game Over

Kahl & Pörth

Katz

Lapinot et le monstre photogénique

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Minions (Les)

Nelson

Spoirou & Fantasperge

Millborough (La pause-cartoon)

XXIème siècle est parmi nous (Le) (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Bienvenue dans mon atelier ! : Erre

En direct du futur : Les 48 heures BD

Interview : Tebo

Jeu : The Lucie Winter X Games (Joan)

Spirou et moi : Bataillon

 

 

Supplément abonnés :

Jeu de l’oie : Raowl sauveur de princesses (Decaux)

 

 

En kiosques et librairies le 20 mars 2019.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 17/03/2019.


Source : Bd-best


Toujours plus haut, toujours plus fort, toujours Nelson.  Nelson 20 - Prince des desserts

 

 

                  « - Nelson ! Où est passé le poisson ?

                  - Parti par la fenêtre…

                  - Je savais pas que c’était un poisson volant !

                  - Lui non plus ! »

 

 

 

 

 

                  Quand Nelson traîne près d’un aquarium avec une fronde, l’habitant des lieux a de quoi se faire des écailles blanches.

 

                  Vingtième fournée des strips du perturbateur orange. Et on ne change pas une équipe qui gagne. Floyd est un chasseur toujours aussi redoutable… pour lui-même.  Julie passe des journées horribles au bureau. Hubert tombe dans les pièges de la société de consommation. Junior en prend plein la tête pour le plus grand bonheur de Nelson et le nôtre. Et le psy fait des progrès en dessin.

 

 

 

 

© Bertschy - Dupuis

 

 

  Le camp scout est au cœur de l’album. Nelson ne respectera pas toutes les consignes de sécurité en forêt, Floyd y découvrira les dangers à uriner contre un arbre et Hubert viendra s’y perdre pour une partie de chasse.

 

 

 

 

© Bertschy - Dupuis

 

 

  Des gags divers et variés complètent l’album. La machine à barres chocolatées est une des principales cibles du diablotin. Elle sera tour à tour envoyée dans l’espace et malmenée par un engin de chantier, Une série sur Noël clôt une fournée haut de gamme de strips tordants.

 

 

 

 

© Bertschy - Dupuis

 

 

  Bertschy est encore une fois en super forme. On se demande si le diablotin ce ne serait pas plutôt lui. Il casse les frontières entre BD et réalités dans certaines situations comme celle où Floyd met le feu à une case après avoir mangé de la pâté au tabasco, ou encore cette scène où les personnages se plaignent des yeux que leur a fait leur dessinateur, sans compter sur la voyante qui est au courant de tout car elle lit Spirou.

 

  L’auteur ose aussi des gags plus adultes. Pour preuve, la version canine de Secret Story intéresse beaucoup le labrador de la maison et les scouts lisent Playboy.

 

 

 

 

© Bertschy - Dupuis

 

 

  Allez, tout le monde a bien mérité une pause détente en lisant ce vingtième opus des diableries de Nelson tout en dégustant un délicieux Hot-Floyd.

 

 

Laurent Lafourcade

 

Série : Nelson

 

Tome : 20 - Prince des desserts

 

Genre : Humour diabolique

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Bertschy

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9791034732173

 



Publié le 16/03/2019.


Source : Bd-best


Interview Jérôme Hamon - Première partie : Green Class

 

 

 

 

             Une nouvelle génération de scénaristes débarque depuis quelques années sur la planète BD. Entre autres, Carbone, Kid Toussaint ou Thierry Gloris développent des univers divers et variés. Dans ce nouveau souffle, il y a le très prometteur Jérôme Hamon dont la nouvelle série Green Class est un des événements de ce début d’année 2019. BD-Best l’a rencontré pour vous.

 

 

 

 

 

 

Bonjour Jérôme, alors comme ça, on est parti en classe verte quand on était petit et on n’en garde pas que des bons souvenirs ?

 

Même pas. Je n'en ai que des bons souvenirs. C'est plutôt mon cerveau qui a fonctionné en se disant : “ Et si ça s'était mal passé ? “.  

 

Green Class raconte l’histoire de six adolescents canadiens coincés en Louisiane à cause d’un virus mortel transformant les humains en monstres végétaux. Pourquoi la Louisiane et pourquoi un « Survival » ?

 

Les spécificités du lieu nous parlent beaucoup, avec les mangroves entre autres. Mais il y a d'autres raisons que l'on découvrira au tome 2. Quand j'écris des histoires, j'aime bien voyager et sortir de mon quotidien. J'habite en Bretagne, j'adore la Bretagne, mais j'aurais eu moins cette impression de dépaysement. En la  projetant aux États-Unis, c'est une façon de rêver. Si j'arrive à me laisser transporter par l'histoire, il y a des chances que le lecteur aussi.

 

Chacun des 6 élèves du groupe a un caractère bien déterminé. Noah, infecté par le virus, est un Quasimodo qui essaye de maîtriser sa condition de monstre.

 

Comme tout le monde, quand on a une attaque extérieure, on essaie de rétablir l'équilibre. Avant de maîtriser quoi que ce soit, il essaye de ne pas souffrir, de rester lui.

 

Sa sœur Naïa se découvre une âme de leader. Elle va prendre les choses en main et endosser un rôle à la Rick Grimes (The Walking Dead).

 

Oui. Ce qui nous paraissait intéressant, c'était de ne pas aller vers les personnages trop caricaturaux, trop manichéen, de ne pas tomber dans le cliché. On a essayé de garder un côté hyper réaliste dans les personnages. Quand j'étais adolescent, tous les gamins réagissaient un peu pareil. Si on avait vu un zombie sortir d'un cimetière, on se serait tous barrés en courant. Personne n’aurait osé l'affronter.

Comme dans beaucoup de groupes, il y a les leaders nés et ceux qui le deviennent. On s’est demandé tout au long de l'histoire pourquoi et comment les gens changent, quel impact ça sur eux, et quel impact ça a sur les autres.

 

 

 

 

© Hamon, Tako – Le Lombard

 

 

Linda reste par amour. Mais est-elle pour autant une ingénue ?

 

Quand on a créé nos personnages, on avait un attachement particulier à chacun d'entre eux. Ils nous étaient tous vraiment chers. Pour certains d'entre, et notamment Linda, on s'est aperçu que les gens à qui on faisait lire la BD, et en particulier nos éditeurs, n'avaient pas la même vision que nous du personnage. Ça m'a choqué. C'est vrai qu'au début c'était la plus caricaturale, un peu précieuse, la fille mignonne, superficielle. Mais nous, on savait qu'on ne voulait pas rester sur cette vision là. Ça nous a fait nous poser beaucoup de questions. Et c'est là qu'on a commencé à faire changer le personnage.

On ne pouvait pas mettre tous les personnages en avant au début. Chaque fois que l'on mettait l'un des personnages en avant, il tirait la couverture à lui. On a dû à chaque fois rééquilibrer les choses en réorientant l’histoire. C'était ainsi que les personnages se sont enrichis les uns les autres, au fur et à mesure des réécritures. C’est  ainsi que dans l'une des dernières réécritures Linda a pris les choses en mains. Il fallait qu'elle ait une vraie raison pour le faire.En tant que scénariste, il est toujours intéressant d'avoir cette liberté de pouvoir faire évoluer les choses et de se surprendre soi-même. Il est toujours important de ne jamais se contenter de ce que l'on a.

 

Sato & Lucas forment le duo Action & Réflexion. Si le premier est un fonceur, l’autre, au QI de 145, est plus cérébral.

 

Oui. Encore une fois, on a voulu leur donner à tous les deux des caractéristiques communes et leur donner des petites subtilités. L’un est vraiment intellectuel, l'autre est beaucoup plus intuitif. Des raisons vont faire que, à un moment, l’un va foncer plus que l'autre. Il est vraiment intéressant de voir en quoi ils se différencient.

 

Ça ne l’empêchera pas d’avoir du mal à se justifier dans une scène où ses camarades retrouvent Lucas un fusil dans les mains face à Noah.

 

Quand on a des personnages qui ne sont pas caricaturaux, il faut trouver un moyen de casser la dynamique du groupe. On s’est demandé ce qui pourrait créer une vraie rupture au sein du groupe et qui reste crédible. Au début de l'album, ils sont vraiment soudés. Ils restent pour aider leur pote. Qu'est-ce qui peut faire qu'à un moment donné la donne va changer ? Comment va-t-on faire évoluer le groupe qui n'a pas de raison objective de voler en éclats ?

Le plus intéressant n'était pas la rupture du groupe, mais de pousser les personnages dans leurs derniers retranchements, de chercher les raisons intrinsèques pour lesquelles les personnages étaient différents les uns des autres. On a voulu se laisser surprendre par les personnages, créer des personnages les plus riches possible, que le lecteur passe vraiment un bon moment. Pour que eux soient surpris, il fallait que nous on le soit aussi. C'est cela qu'on a cherché à faire en travaillant les personnages, en se demandant comment un personnage d’apparence superficielle comme Linda pouvait prendre les choses en main, ou comment un leader comme Noah peut se retirer.

 

Beth est plus spectatrice et commentatrice. C’est peut-être celle du groupe à qui le lecteur peut le plus s’assimiler.

 

Au début de l'histoire, Beth est celle qui paraît la plus ordinaire. Je me sens proche de ce personnage là. On se demande ce qu'on ferait à sa place.

 

 

 

 

© Hamon, Tako – Le Lombard

 

 

Graphiquement, on peut supposer qu’il y a eu plusieurs versions des infectés ayant muté. A quel moment, avec Tako, vous êtes-vous dit : « Là, on y est. On tient leur apparence. » ?

 

David a rapidement trouvé leur apparence. On le voit dans le cahier graphique en fin d'album. Une des premières recherches qu'il a faite sur les infectés a été la bonne. Quand on a commencé à aller un peu en profondeur dans l'histoire, comment notre histoire se différencie des autres histoires de zombies classique, on est assez rapidement arrivé à cet aspect végétal des choses.

 

Il y a dans l’album une ellipse de 34 jours. Est-ce que des choses importantes que l’on apprendra par flash-backs se sont passés pendant cette période.  

Oui bien sûr. En tant que scénariste, des périodes m'intéressent vraiment, d'autres m'intéressent moins. Plutôt que de diluer les scènes, on a préféré insister sur des moments clés. On a voulu présenter assez rapidement au lecteur une situation figée. On a voulu présenter aux lecteurs un récit assez frais, où ils se sentent surpris. On n'a pas voulu faire comme dans Walking Dead où la pandémie est un postulat de départ.

Au départ, on présente le groupe. Puis, on voit comment la situation dégénère. On a cherché le traitement le plus réaliste possible d'une situation de pandémie.

Dans un univers à la Walking dead, ce qui intéresse les créateurs c'est de présenter les zombies tout de suite. Dans un autre type de récit, l'important n'est pas le zombie en soi mais la contagion, comment elle se répand dans le monde. Les infectés sont juste des gens qui meurent. On a voulu se positionner entre les deux, décrire de façon réaliste comment une sorte de zombie arriverait sur Terre.

 

La dernière scène est digne d’un grand blockbuster hollywoodien. As-tu conçu ton scénario comme un film ?

 

Oui. J'aime bien construire chaque tome de mes histoires comme étant une histoire à part entière, avec un début, une fin, et une succession de complications qui font l'histoire.

 

Le cliffhanger final laisse augurer d’un deuxième épisode dans lequel nos héros seront au cœur du danger.

 

Dans le tome 1, on a voulu plonger les lecteurs dans la même situation que les protagonistes qui découvrent la pandémie. Quand le tome 2 démarre, la pandémie est installée depuis une quarantaine de jours. Ça va être une autre paire de manches.

 

 

 

 

© Hamon, Tako – Le Lombard

 

 

Comme dans tout « survival », le récit n’est qu’un prétexte à l’analyse des rapports humains. Au fond, on n’est pas loin d’une histoire romantique.

 

Je suis quelqu'un de très nostalgique. David aussi. Nous sommes dans une histoire où l'humanité est très importante. Nous ne voulions pas d'un récit d'action caricatural. Ce qui nous intéressait, c'était de mettre en avant des personnages et de les faire vivre.

 

La zone infectée se trouve barricadée par un mur infranchissable. Inévitablement, on pense à Donald Trump. As-tu voulu inscrire délibérément ton récit dans l’Amérique de Trump ?

 

Oui. Lorsque nous avons eu l'idée de murer les zones, notre éditeur nous a suggéré de rendre cela crédible. Et nous avons implanté notre récit là-dedans.

 

Evidemment, on a envie de ranger Green Class dans sa bibliothèque à côté de « Seuls ». Cette série fait-elle partie de tes influences ?

 

Oui, elle fait partie de nos influences, et notamment pour s'en éloigner. En tant qu'auteur, j'ai envie de raconter des choses, mais je n'ai pas envie de raconter des choses qui ont été déjà faites.  Évidemment, la série “Seuls” a été une de nos références dans le genre, et nous avons essayé de nous en démarquer. Une fois que nous avons choisi notre thématique et notre univers, nous nous sommes demandés ce qui existait déjà, quelles pourraient être les références du lecteur. On a alors essayé de le surprendre en cherchant ce qu'on avait de nouveau à raconter dans le thème.

 

 

Côté littérature, cinéma et télévision, quelles ont été tes sources ?

 

On a plutôt cherché nos sources en termes de narration et d'écriture. Depuis quelques années, les formes de narration des séries télévisées ont énormément évolué. On a voulu s'inspirer de cela.On a cherché à créer un récit intimiste de grande ampleur avec des moyens de blockbuster. On a voulu rester à une petite échelle, et ne pas lorgner vers les Marvel. On voulait que les lecteurs vivent l'histoire à côté des personnages. On s'est intéressé à la structure du récit, la façon de présenter les choses, de faire évoluer les personnages.

Quand les séries télévisées sont  redevenues à la mode, j'étais un peu réticent sur le fait qu'il soit intéressant de suivre des personnages pendant plusieurs saisons et des dizaines d'épisodes. C'est colossal. Mais à partir du moment où les situations sont bien exploitées, ce genre de narration est naturel. On a voulu s'autoriser à faire ça avec Green Class.

Une fois qu'on s’habitue aux séries télés, lorsque l'on regarde un film, on a l'impression de rester sur sa faim.

Lorsque l'on regarde en film l'adaptation d'un livre que l'on a lu, on est déçu, parce qu'au cinéma on est obligé d'être très elliptique.

Les séries permettent de retrouver les bases des histoires, des espaces d'expression assez grands sur lesquels en tant que créateurs on à la place de raconter des choses, comme au temps des feuilletonistes dans les journaux à la fin du 19e siècle.

Aujourd'hui, raconter une histoire en trois tomes est un peu frustrant. Je l'ai fait, mais lorsque l'on développe un univers, c’est (synonyme de frustrant).

 

 

 

 

© Hamon, Tako – Le Lombard

 

 

Il y aurait même un côté enfants perdus de Peter Pan dans Green Class.

 

Il y a un peu de ça.

On a voulu se laisser happer par ce milieu dans lequel on a grandi sans cacher nos influences. En tant que scénariste, j'ai envie d’écrire des histoires que j'aimerais lire en tant que lecteur.

 

La couverture et la maquette sont exceptionnelles. Peux-tu nous en raconter la genèse ?

 

À la base, David s'était lancé dans l'aventure Inktober (mois d’octobre où chaque participant publie un dessin par jour sur Instagram). Il avait développé la panoplie de personnages de Green Class que l'on connaît. À ce moment-là, il avait déjà imaginé cette idée de couverture avec ce crâne et les personnages. Avec le temps, on s’en est lassé. Elle avait perdu son côté novateur. L'éditeur a demandé à David d'essayer autre chose. Il en a fait une autre très réussie mais qui parlait moins que la précédente. David a donc repris le visuel la première couverture. Pour le vernis sélectif et la texture de la couverture, c'est Rébekah Paulovich du Lombard qui a travaillé dessus. Elle a fait un boulot de dingue. Elle a réalisé une maquette incroyable. .

 

Pour le premier album d’une série, « Pandémie » est long et dense. 64 planches, c’est une générosité assez rare de la part d’un éditeur.

L'éditeur Gautier Van Meerbeeck nous a toujours suivi. Il a fait ce qu'il fallait pour la qualité de la série. On s'est aperçu que l'histoire que l'on voulait raconter dans le premier tome était très dense. On est passé de 46 à 57 planches, puis on a trouvé dommage de ne pas avoir quelques pages de plus encore. On a essayé de trouver des solutions. Puis l'éditeur nous a suivi, pour que le lecteur soit embarqué dans l'histoire.

 

 

Le découpage est dynamique. Il n’y a pas de longueur. Le lecteur a de quoi lire. Bien qu’en étant graphiquement éloigné, « Green Class » est la définition du manga adapté au format franco-belge.

 

C'est exactement ça. On ne se cache pas de l'influence que le manga a eu sur nous. On a voulu raconter une histoire un peu à la façon dont les mangakas écrivent les leurs. Green Class est un hybride. Dans le nombre de pages, on est plus proche du franco-belge. Du point de vue de l'histoire, on a voulu un côté intimiste comme il y a plus souvent dans les mangas que dans les BD de chez nous. On a voulu passer du temps avec nos personnages, rester proche d'eux. On n'a pas voulu écourter les scènes d'actions. On a voulu que les lecteurs vivent l'aventure à côté de nos protagonistes.

 

 

 

 

© Hamon, Tako – Le Lombard

 

 

Pourtant le trait de David serait plus proche du Comics.

 

On est à la confluence des trois genres. Mais ça n'a jamais été une volonté de notre part. On a pris ce qu'il y avait de meilleur dans nos lectures et nos sources. Quelqu'un comme Sean Murphy dans le Comics dont on admire le travail a apporté sa pierre à l'édifice. Quand on arrive derrière lui ou Urasawa dans le manga, on ne peut pas faire comme si on n’avait pas eu ces influences, comme si on n'avait pas été marqués par ces lectures.

 

Est-ce que par conséquent vous allez nous proposer un rythme de parution rapide ?

 

 Pour l'instant, on se lance sur un album par an. Le deuxième album fera 54 planches. On voudrait bien aller plus vite mais cela impliquerait une organisation complètement différente.

 

 

A suivre dans la deuxième partie de l’interview sur les autres travaux de Jérôme.

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 16/03/2019.


Source : Bd-best


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