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5 x 2 = ?.  Les omniscients 2 – Les autres

 

« - Tu… Tu as eu des nouvelles visions, Amber ? Tu disais que tu voyais parfois une plaine étrange recouverte de cailloux… Tu penses même que notre talent viendrait de là… C’est à cause de cet endroit que nous aurions reçu tous les cinq le savoir absolu !... Et que nous possédons toutes les connaissances sur Terre ! Est-ce que tu vois plus de détails, Amber ?...

-   Ben… Il y a ce monolithe dont je vous ai déjà parlé… Mais désormais je vois qu’il y a des inscriptions gravées dessus. Cependant… C’est trop loin, trop flou. Je n’arrive pas à les lire ! »

 

 

 

 

 

 


James, Jessica, Amber, Albert et Diego sont cinq adolescents qui n’avaient rien de commun. Absolument rien ne les prédestinait à se rencontrer jusqu’au jour où ils se réveillèrent avec le savoir absolu. Devenus omniscients, ils connaissent à présent tout sur tout. Une chance ? Pas si sûr. Le fardeau est lourd à porter. Les jeunes gens font l’objet d’études scientifiques. Ils viennent de quitter la villa dans laquelle le professeur Schweitzer les avait réunis pour rejoindre le Connecticut. Les voilà dans une cabane de forêt, isolée à moins de deux heures de New-York. Alors que des agents véreux du FBI sont sur leurs traces, un nouveau groupe d’omniscients se constitue ailleurs.

 

 

 

 

© Dugomier, Castellani, Bekaert - Le Lombard

 

 

A l’instar d’Harmony chez Dupuis et de Terence Trolley chez Drakoo, la série Les Omniscients met à l’honneur des adolescents aux compétences particulières. Chaque série se distingue bien l’une de l’autre. Celle-ci a la particularité de ne pas mettre les jeunes face à des pouvoirs qu’ils ne maîtrisent pas, mais leur attribue un don finalement lourd à porter. Les personnalités commencent à se distinguer, notamment Amber qui tient ici un rôle pivot, plus ambigu.

 

 

 

 

© Dugomier, Castellani, Bekaert - Le Lombard

 

 

 Vincent Dugomier passe du réalisme des Enfants de la résistance à un récit contemporain qui s’annonce de longue haleine et à qui l’on prédit sans prendre trop de risques le même succès que sa série précédente avec Benoît Ers, ou même que Seuls. Le scénariste écrit son histoire à la manière d’une série télévisée. Les personnages ont été présentés après avoir introduit le mystère. Il distille à présent les informations sur eux en les mettant tour à tous au premier plan de scènes cruciales. Parallèlement, de nouveaux personnages viennent compléter le casting. L’addiction aux Omniscients est en marche.

 

Avec un graphisme franco-belge incluant quelques légers codes mangas, Renata Castellani a un dessin efficace se situant entre Ers et Urasawa. Les décors sont soignés et divers, que ce soit une bibliothèque, ou, chose rarissime en BD, un parcours aventures, pas facile à mettre en scène.

 

 

 

 

© Dugomier, Castellani, Bekaert - Le Lombard

 

 

Si des lectures s’oublient, celle des omniscients laisse des traces et une impatience qui donne envie de les retrouver très rapidement. Les omniscients sont de ces séries pour lesquelles un an entre chaque album, c’est beaucoup trop long.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les omniscients

 

Tome : 2 – Les autres

 

Genre : Thriller fantastique 

 

Scénario : Vincent Dugomier  

 

Dessins : Renata Castellani  

 

Couleurs : Benoît Bekaert 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 12,45 €

 

ISBN : 9782803679775

 



Publié le 04/05/2021.


Source : Bd-best


Face Ă  ses actes.  Dans les yeux de Lya 3 - Un coupable intouchable

 

« - Ok, Lya, tu veux faire payer Von Diter… Dis comme ça, ça paraît facile. Mais t’y comptes t’y prendre comment ?

- On va l’approcher et l’obliger à parler !

- Mais il faudrait peut-être savoir où il habite, non ?

- Pour le coup, ça c’est vraiment un jeu d’enfant ! Il est client au cabinet, je peux t’avoir l’info dès demain !

- Au top !

- Et après ? Tu veux faire quoi ? Le suivre, lui aussi ?

- Bah oui ! On ne va pas attendre qu’il vienne à nous ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Lya va-t-elle enfin réussir à découvrir qui est responsable de l’accident qui l’a rendue paraplégique ? Avec ses amis Adèle et Antoine, dans l’étude de notaire dans laquelle elle effectue son stage, Lya approche de la solution de l’énigme. Au fur et à mesure que les indices tombent, les zones d’ombres s’éclaircissent. Von Diter, un des clients de Maître de Villegan, n’est pas étranger au virement qui a été fait à ses parents pour acheter leur silence. La mère de Lya lui avoue que, étant en difficultés financières, ils ont accepté pour qu’elle ait accès aux meilleurs soins. Mais l’argent n’achète pas des jambes. Il est l’heure à présent de se rendre au gala de bienfaisance de la fondation Von Diter pour enfants défavorisés. Il est l’heure de mettre le coupable face au miroir de son chantage.

 

 

 

 

 © Carbone, Cunha - Dupuis

 

 

                Carbone écrit en se mettant dans la peau de chacun de ses personnages. Pour que les dialogues restent fluides et crédibles, elle a pour habitude de les dire à voix haute pour s’assurer de leur efficacité. Avec une série comme Dans les yeux de Lya, Carbone est l’une des rares autrices à proposer aux adolescents, et en particulier aux filles à qui la BD parle moins, une histoire exempte de tout cliché, intelligente et destinée à tous les publics.

 

 

 

 

 © Carbone, Cunha - Dupuis

 

 

                Pour sa première série, Justine Cunha a réussi son entrée dans le monde de la BD. Au fil des albums, son trait s’est assoupli, ses personnages ont pris de plus en plus de vie. Dans la scène du gala de charité, Cunha montre sa passion pour le style Art déco. Son graphisme se distingue par la qualité de ses éclairages, un style qui rend à présent ses planches reconnaissables au premier coup d’œil. On attend à présent qu’elle laisse exploser son talent dans des décors variés.

 

 

 

 

 © Carbone, Cunha - Dupuis

 

 

               Fin d’enquête pour Lya. Il n’est jamais facile de clore une série et de quitter des personnages avec qui l’on a vécu pendant quelques années. Mais si c’est pour, au final, avoir proposé une histoire originale, cohérente et bien ficelée, la tristesse et les regrets n’ont pas leur place devant la fierté légitime d’un travail fort honorablement accompli.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Dans les yeux de Lya

 

Tome : 3 - Un coupable intouchable

 

Genre : Drame psychologique, polar

 

Scénario : Carbone

 

Dessins & Couleurs : Justine Cunha

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9791034738960

 



Publié le 04/05/2021.


Source : Bd-best


La raison d’un art. Le peintre hors-la-loi

 

« - Feras-tu mon portrait ?... Je veux un grand tableau !

-   Souvent un simple croquis est plus ressemblant qu’un portrait.

-   Alors, rentre chez ta femme, et reviens-moi, vite.

-   Je vais peindre, la peinture est une maîtresse jalouse. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Paris, janvier 1793, le peintre Lazare Bruandet quitte une muse pendant qu’un « cochon » est raccourci. La guillotine continue l’épuration des victimes de la Révolution. Celui qui vient d’être exécuté aujourd’hui, c’est Louis XVI.

Pendant que la France s’embrase dans la Terreur, une guerre civile, Lazare Bruandet fuit la capitale après avoir tué sa compagne dans une scène de violence conjugale. Il se réfugie en forêt de Fontainebleau, dans les ruines de l'ancien prieuré Notre-Dame de Franchard.

 

 

 

 

© Duchazeau, Drac - Casterman

 

 

Frantz Duchazeau réalise le biopic d’un peintre méconnu, chantre du paysage de campagne. On accompagne Bruandet dans la fuite de sa faute. Telle une psychanalyse, ce retour à la terre fait revenir en lui des meurtrissures d’enfance. On partage sa souffrance et l’on comprend comment s’est construite sa personnalité écorchée aux blessures qui jamais ne pourront se refermer. Le peintre hors-la-loi est une histoire d’homme en colère, l’aventure d’un homme qui n’aspirait qu’à une vie justement sans aventure et dédiée à l’art de la peinture. Duchazeau utilise Jean Duplessis-Bertaux, dessinateur et graveur, comme témoin des tourments de son ami Bruandet.

 

 

 

 

© Duchazeau, Drac - Casterman

 

 

Dans un graphisme type Blain, un poil plus proche du réalisme, Frantz Duchazeau n’hésite pas à intégrer des scènes muettes mais dont les images en disent long. N’est-ce pas là l’utilité du média BD ? Pourquoi écrire ce qui se dit dans l’image ? Ces scènes ne sont jamais contemplatives et font avancer l’action. Dans de grandes cases, l’auteur joue lui-même le rôle d’artiste paysagiste sans pour autant jamais copier le style de celui dont il raconte l’histoire. Il réussit en outre la prouesse de dessiner les tourments psychologiques et fait des yeux de Bruandet le vecteur de ses souffrances.

 

 

 

 

© Duchazeau, Drac - Casterman

 

 

Trois ans après Mozart à Paris, Le peintre hors-la-loi inscrit Duchazeau dans la catégorie des auteurs qui intègrent les arts à un autre, celui de la bande dessinée, et font d’elle un moyen fort pour témoigner de la vie d’artistes célébrissimes ou oubliés.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Le peintre hors-la-loi 

 

Genre : Aventure historique 

 

Scénario & Dessins : Frantz Duchazeau 

 

Couleurs : Drac 

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 96

 

Prix : 20 €

 

ISBN : 9782203202771

 

 



Publié le 04/05/2021.


Source : Bd-best


Souviens-toi que le Temps est un joueur avide qui gagne sans tricher, à tout coup ! C’est la loi. … Mademoiselle Baudelaire

 

Il est d’écrire certaines chroniques comme d’écrire certaines déclarations d’amour. Soit on fonce, soit on la mûrit. Il est parfois utile de prendre du recul, de prendre le temps d’ingérer l’œuvre, de la digérer afin de se laisser envelopper par elle. Une bande dessinée est non seulement un scénario, un dessin, des couleurs mais également une ambiance. L’ensemble crée un ressenti différent sur chacun d’entre nous. Dès lors, comment ne pas se « forcer » à ce délai entre la première lecture et la rédaction d’une chronique ? S’assurer que la première impression est bien objective et justement dosée.

 

 


 

« Mademoiselle Baudelaire » est une véritable ode à l’amour, l’amour absolu, l’amour dévorant, l’amour destructeur, l’amour ogre.

« Tout amour fait toujours une mauvaise fin, d'autant plus mauvaise qu'il était plus divin » Charles Baudelaire

Le livre s’ouvre sur un Baudelaire inspiré après une nuit d’ivresse … d’amour et de vin de Bordeaux. « La Chevelure » empreinte du parfum féminin n’est-il pas le meilleur stimulant de l’imagination ? Ce symbole de la femme lui en ouvre les portes, est une invitation au voyage, un rêve qui compare le poète à Dieu.

 

 

 

© Yslaire – Dupuis

 

 

Paris, le 31 août 1867, au cimetière Montparnasse, en petit comité, Charles Baudelaire est enterré par sa mère … Quelques pas derrière, une mûlatresse en béquille assiste à la scène, la Vénus noire. Le lendemain, elle écrit une lettre à la mère de son amant maudit, lui réclamant un héritage ! Elle y retrace la vie de Charles, son enfance, leur rencontre, leur passion, leurs déchirures, leur vie, leur quotidien, leur intimité … Bref EUX !

 

 

 

 

 

© Yslaire – Dupuis

 

Relire les poèmes qu’elle lui a inspirés, « La Chevelure » « Sed non satiata » ou encore « La Charogne », invite le lecteur à une immersion dans l’univers maudit des amours de Baudelaire … pour cette « Vénus noire ». Car qui est-elle réellement ? Jeanne Lemer ? Jeanne Duval ? Jeanne Prosper ou encore Jeanne « Dardart » ? Nous n’avons que peu, voire aucune information sur elle … Quelques portraits de la main même de Baudelaire, une photo de Nadar et évidemment des poèmes.

 

 

 

 

 

© Yslaire – Dupuis

 

Yslaire nous offre ici l’apogée (jusqu’à aujourd’hui) de sa sensibilité sur les amours absolus. D’ailleurs, à l’en bien regarder, à combien sont-ils dans cet album ? Si le texte est à fleur de peau, le dessin est multiple et désarçonnant. Le style d’Yslaire y est démultiplié comme pour souligner les sentiments, les émotions, la réalité ou la volupté de chaque instant reporté. Le mélange des styles, des techniques est à l’image des effets produits par « Les Fleurs du Mal » …  Car reconnaissons-le, l’ensemble texte-dessin-couleur donne une sensation de scandale, de sexualité crue, d’une quête infinie de l’Amour.

 

 

 

 

© Yslaire – Dupuis

 

 

La volupté unique et suprême de l'amour gît dans la certitude de faire le mal. Et l'homme et la femme savent de naissance que dans le mal se trouve toute volupté. Charles Baudelaire, « Journaux intimes, Fusées»

Cet authentique chef-d’œuvre de la BD est à savourer absolument afin de vous inviter à découvrir sous un regard sans voile un Charles Baudelaire, éternel poète maudit …

 

 

 

Sépulture Charles Baudelaire Cimetière Montparnasse Paris XIV

 

 

Tantôt sonnera l’heure où le divin Hasard,
Où l’auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le repentir même (oh ! la dernière auberge !),
Où tout te dira : Meurs, vieux lâche ! il est trop tard !

Charles Baudelaire, " L’horloge, Les fleurs du mal" 

 

 

Thierry Ligot

 

 

Titre : Mademoiselle Baudelaire

 

Collection : Aire Libre

 

Genre : Drame histoire 

 

Scénario & dessins : Yslaire

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 160 

 

Prix : 26,00 €

 

ISBN : 9791034749171




Publié le 04/05/2021.


Source : Bd-best


Interview Derrière le masque Reynold Leclerq dernière partie.

 

 

Naissance d’une nouvelle rubrique sur notre site. Cette dernière baptisée « Derrière le masque » donnera la parole aux professionnels de la BD, mais aussi aux scénaristes et aux dessinateurs. Pour cette première, nous vous proposons l’interview d’un libraire atypique qui n’a pas hésité à ouvrir une nouvelle librairie à Waterloo (B), et ce en pleine crise sanitaire. Nous vous laissons en compagnie de Thierry Ligot qui a réalisé l’interview de Reynold Leclercq pour l’ouverture de la Galerie Librairie Brüsel à Waterloo

 

 

 

10) T.L. : Une dernière question, ce rouge si vif …

R.L. : Comme je te dis, c’était la couleur de Brüsel Anspach et puis il y a un moment où j'avais dit : « Tiens on va choisir un bronze léger un truc comme ça ou un sépia qui se marie bien avec la couleur du sol et avec les meubles en acier ». Et puis j'ai fait un petit tour sur la chaussée et tous les magasins sont blanc écru très pâle et je me suis dit : « Bah non ! Il faut il faut vraiment faire un truc différent. Il faut faire quelque chose qui se voit … » (la suite ci-dessous)

 

 

 

 

 

© Brüsel – Thierry Ligot

 

 

 

 

10 bis) T.L. : Une toute toute dernière question, le graphisme de « Brüsel », c’est Schuiten ou pas ?

R.L. : Alors évidemment la typo, on l'a reprise évidemment du logo de la BD. Puis on a demandé à Alain Goffin de nous faire une simplification parce qu’en terme de reproductibilité sur les sacs, sur des cachets, sur des autocollants pour les emballages cadeaux, … il y avait un problème de lisibilité. Donc Alain nous a dès le départ adapté le logo de François. Et puis pour une raison de le rendre encore plus synthétique et graphique, on a demandé un Denis Bajram qui est un de nos amis, avec l'accord de François évidemment, parce que Denis est un touche-à-tout et il a été graphiste et maquettiste à une époque pour Hachette et donc Denis nous a fait une adaptation, une évolution du logo qui a été entérinée par François. Et ici, on travaille sur une 3e version faite par … (la suite ci-dessous)

 

 

 

© Brüsel

 

 

 

 

 

 

 

Thierry Ligot


 

 

 

 

 

 




Publié le 03/05/2021.


Source : Bd-best


Retour au village.  Le réseau Papillon 5 – L’espion parmi nous

 

« - Ah, voilà notre jeune virtuose !

-   Vous m’avez fait demander, M’sieur Grandclément ?

-   Oui. Viens voir. Nous avons besoin de développer nos liens en zone occupée. Lorsque vous êtes partis ta famille et toi, vous avez été aidés. Sais-tu comment nous pourrions prendre contact avec ce réseau ? Nous voudrions envoyer quelqu’un pour développer une entraide.

-   Bien sûr, je vous aiderai autant que possible. Savez-vous qui est prévu pour la mission ?

-   Non, pas encore, pourquoi ?

-   Je voudrais y aller. »

 

 

 

 

 

 

 

                3 septembre 1941, Edmond, dit Doc, est à Bordeaux. La famille juive a quitté leur village de Normandie pour rejoindre la zone libre. François, un des membres du Réseau Papillon, venant de perdre sa maman des suites d’une longue maladie, Edmond doit trouver coûte que coûte un moyen d’aller le soutenir. L’occasion ne va pas tarder à se présenter. La résistance a besoin de développer ses liens en zone occupée et souhaite envoyer quelqu’un pour construire une entraide. Le jeune homme est prêt à partir… dès demain !

 

 

 

 

© Otéro, Dumanche - Jungle

 

 

                Le Réseau Papillon ne pouvait pas rester éclaté bien longtemps. Après l’avoir exfiltré pour traiter du sujet des dénonciations, Franck Dumanche et Nicolas Otéro trouvent rapidement le moyen de rappatrier Doc à la maison où il a déjà été remplacé au sein du groupe. Trop contents de le revoir, ses camarades l’accueillent à bras ouverts. Pour résister, on n’est jamais de trop. Alors que les adolescents viennent en aide au parachutage d’armes venues d’Angleterre, il y a un traître au village, une taupe qu’il va falloir débusquer de son terrier.

 

 

 

 

© Otéro, Dumanche - Jungle

 

 

                Le dessinateur bordelais Nicolas Otéro voit ici l’occasion de représenter sa ville du port de La Lune à la gare Saint-Jean en passant par la mythique Place de la Victoire, ouvrant la rue Sainte-Catherine. Il apporte à ces vues une précision presque photographique qui contraste mais s’intègre ma foi très bien au graphisme plus jeté des lieux habituels de la série. Il en va de même pour la différence de traitement nullement génante entre les héros qu’il tient bien sous le crayon et les personnages historiques ayant existé, plus rigides.

 

                Là est justement une des particularités du scénariste  Franck Dumanche : des acteurs du conflit sont intégrés à l’histoire en servant de pivots aux avanies qui arrivent aux héros. Dans cet épisode, côté allemand, c’est l’espion Andréas Folmer qui va infiltrer le réseau Hector pour lutter contre les mouvements de résistance. Ce fut l’origine du décret « Nuit et brouillard ». Côté français, on croise André Clément qui fut l’un des premiers à organiser un mouvement de résistance dans le Sud-Ouest et à se mettre en lien avec le Royaume-Uni. La suite de sa « carrière » fut plus compliquée. On l’apprendra dans le carnet Papillon concluant l’album.

 

 

 

 

© Otéro, Dumanche - Jungle

 

 

                Certains reprochent au Réseau Papillon de surfer sur le succès des Enfants de la Résistance. Il n’y a jamais trop de livres pour témoigner d’une époque afin que l’Histoire ne recommette pas les mêmes erreurs. 

 

               

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

Série : Le réseau Papillon

 

Tome : 5 – L’espion parmi nous

 

Genre : Aventure historique 

 

Dessins : Nicolas Otéro 

 

Scénario : Franck Dumanche

 

Couleurs : 1ver2anes 

 

Éditeur : Jungle

 

Nombre de pages : 50 

 

Prix : 11,95 €

 

ISBN : 9782822232609

 



Publié le 02/05/2021.


Source : Bd-best


Lorsque nos chroniqueurs aiment ... Imbattable T.3 bis Le cauchemar des malfrats

 

 

Mais qu’est-ce qui fait donc courir Imbattable ? Ses amis ? Ses ennemis ou tout simplement lui-même ? A moins que ce ne soit l’imagination hors-norme et déjantée de Pascal Jousselin. La bande dessinée en prend à nouveau pour son grade … ou plutôt ses règles … Si cette fois, chaque page semble entière, Imbattable a parfois du mal à rester dans les cases. Il dérape, passe de l’une à l’autre, se hisse après en avoir été éjecté. Bref ce héros rebondissant et décapant repart de plus belle dans 10 nouvelles petites histoires où le ludique se mêle à l’héroïsme hors norme de ce héros masqué … lui pour la bonne cause !

 

 

 

Fraîcheur, humour, légèreté transportent le lecteur de page en page. Avec une touche d’émotion et un amour à décrocher la Lune à certaines cases, nous nous amusons des turpitudes des héros … allant jusqu’à nous interroger sur les véritables intentions de certains personnages. Génialement secondé donc par Toudi, son stagiaire mélancolique, ou Jean-Pierre, le gendarme, les « méchants » n’ont plus qu’à bien se tenir. Et surtout son nouvel ennemi mortel, un savant fou (comme d’habitude) qui rêve de le pulvériser grâce à un robot invulnérable ! Sorte de Golgoth tout droit sorti de Goldorak, ses pouvoirs seront-ils plus puissants que les superpouvoirs d’Imbattable ? Le Justicier masqué, aussi doué pour défendre les causes justes que pour faire ses tâches domestiques, trouvera parfois de l’aide chez ses anciens amis, mais également dans de nouvelles têtes … comme cette factrice plus rapide que son ombre !

 

 

 

 

 

© Jousselin - Dupuis

 

 

 

 

Pascal Jousselin arrive donc au bout de ces 48 pages sans nous lasser, bien au contraire … Mais où est la suite se demande immédiatement le lecteur ? … Nous aurions aimé une 11e histoire cachée dans la 3e ou voire la 4e de couverture … Une idée peut-être pour le tome 4 ?

Son plaisir à jouer autant sur le dessin que la structure de la planche renforce le récit narratif et nous invite à rentrer dans son univers visuel. Imbattable en profite dès lors pour vaincre, parfois par des chemins détournés, ses ennemis … perdus par ce non-respect des règles graphiques … par cette libération de l’action dans la planche blanche (tiens, amusez-vous à le répéter 20 fois d’affilée et vous gagnerez peut-être un fou rire ou un simple sourire de Chloé !).

 

 

 

 

© Jousselin - Dupuis

 

 

L’ensemble est joyeusement rendu par la mise en couleur rayonnante de Laurence Croix. C’est toujours un régal que d’admirer son talent dans des séries aussi variées que « Ma mère et moi », « Comment faire fortune en juin 40 » ou encore « Blake et Mortimer » (« La Malédiction des trente deniers » « L’Onde Septimus »), voire des Spirou (« Le Groom vert-de-gris ») ou Marsupilami (« La Colère du marsupilami »).

 

 

 

 

 

© Jousselin - Dupuis

 

 

 

Le génie narratif de Pascal Jousselin associé au talent de Laurence Croix font que mon histoire préférée serait bien celle de l’ « Opération Jean-Pierre ». Pourquoi ? Il vous suffira de la lire sous le bon angle pour en découvrir toute la tendresse cachée …

Personnellement, je viens de découvrir par pur hasard cette série en la commençant par ce nouvel opus … Lu d’une traite entre 2 piles de corrections, j’ai regretté de ne pas avoir les 2 premiers tomes sous la main … mais ce sera chose faite dès ce soir en rentrant ! En conclusion, une découverte désopilante d’un héros … pardon … DU seul véritable super-héros de la bande dessinée !

 

 

 

 

© Jousselin - Dupuis

 

 

Thierry Ligot    

 

 

 

Série : Imbattable

 

Tome : 3 – Le cauchemar des malfrats 

 

Genre : Super-héros humoristique 

 

Scénario & Dessins : Pascal Jousselin 

 

Couleurs : Laurence Croix

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 12 €

 

ISBN : 9791034746347



Publié le 02/05/2021.


Source : Bd-best


Un p’tit mariage et puis s’en va…  Rubine 14 - Serial Lover

 

« - Ouais ?

-   Vous n’êtes pas du matin, ma chère Rubine !

-   Jamais avant mon troisième expresso, Madame Dorset. Que puis-je pour vous ?

-   Une de mes amies, venue dîner à la maison, aurait besoin de votre aide… Ho, trois fois rien !

-   C’est le « trois fois rien » qui m’inquiète… Voilà une corvée dont je me serais bien passée !

-   C’est le prix à payer quand on a de belles relations et que l’on est carriériste !

-   Lieutenant Killarney ?...

-   Madame Lerouge, je suppose !

-   Je suis désolée de vous déranger, mais Madame Dorset a transformé une simple question de ma part en affaire d’état… »

 

 

 

 

 

 

 

Si Madame Lerouge s’adresse à Rubine, c’est parce que Trevor, l’homme avec qui elle aurait dû se marier, a disparu le jour où ils devaient s’unir, à quelques minutes de l’échange des vœux. L’homme était en fait un appât pour une agence matrimoniale permettant à celle-ci de multiplier les rencontres, qui sont toutes facturées. C’était un candidat bidon en somme. En approfondissant l’enquête, Rubine découvre que le joli cœur n’en était pas à son coup d’essai. Mais comment se fait-il qu’il se soit aujourd’hui totalement évaporé ? Quelqu’un aurait-il un intérêt à sa disparition ?

 

 

 

 

© Di Sano, Mythic, Walthéry, Stibane – Editions du Tiroir

 

 

Mais quel bonheur de retrouver Rubine après exactement dix ans d’absence ! C’est le retour de la fille prodigue. Créée en 1993 par Mythic, François Walthéry et Dragan de Lazare, la flic de Chicago a fait les beaux jours des éditions du Lombard durant deux décennies. Clin d’œil à la série américaine Lady Blue, les aventures de Rubine ne restent pas cantonnées à la ville où elle exerce mais la font voyager dans toute l’Amérique du Nord. Si Walthéry supervise la création et signe les couvertures, Dragan de Lazare, Boyan et Bruno Di Sano se sont succédés au dessin, Di Sano signant ici son quatrième épisode.

 

 

 

 

© Di Sano, Mythic, Walthéry, Stibane – Editions du Tiroir

 

 

Mythic réfléchit ses histoires et n’embarque pas Rubine, femme d’action, dans des aventures dynamiques sans but précis. Serial Lover est une véritable enquête avec une problématique, des tenants et des aboutissants, comme dans un bon épisode d’une série télé policière devenue classique. Au dessin, Di Sano est un vieux briscard. Il a eu une carrière de fidèle lieutenant, de second couteaux (avec tout le respect que l’on doit à cela) qui n’a malheureusement pas eu la chance de passer au premier plan, de connaître un réel succès personnel, malgré une excellente série dans le journal Tintin durant les années 80 : le jeune Renaudin, avec Smit le Bénédicte, alias justement Mythic, puis Dufaux.

 

 

 

 

© Di Sano, Mythic, Walthéry, Stibane – Editions du Tiroir

 

 

Espérons que ce retour de Rubine ne soit pas un simple one shot mais inaugure une nouvelle salve d’enquêtes punchies américaines.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Rubine

 

Tome : 14 – Serial Lover 

 

Genre : Thriller

 

Scénario : Mythic

 

Dessins : Bruno Di Sano & François Walthéry

 

Couleurs : Stibane

 

Éditeur : Editions du Tiroir

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 12 €

 

ISBN : 9782931027271

 



Publié le 01/05/2021.


Source : Bd-best


Manifestation pacifique ?... Euh…  Les p’tits diables 31 – Les sœurs au pouvoir

 

« - Un grand merci, microbe !

-   Merci de quoi ?

-   Je me suis toujours demandée pourquoi papa et maman ont voulu un deuxième enfant alors qu’ils avaient fait un chef-d’œuvre en premier. Et j’ai enfin compris… S’ils n’avaient eu que moi, tout le monde aurait cru qu’être aussi parfaite, géniale, sublime que je le suis, était la normalité ! Donc, ils ont fait un second enfant pour que les gens puissent comparer… Et bim, ça a pas loupé… Résultat : moche, stupide et débile ! Et maintenant, le monde entier peut se rendre compte à quel point je suis merveilleuse ! Tu fais encore plus ressortir mes qualités ! Alors, merci, microbe !!! »

 

 

 

 

 

 

 

 

Nina est extrêmement reconnaissante envers Tom. Si les gens peuvent se rendre compte de sa perfection à elle, c’est grâce à son frère. Grâce à lui, la comparaison est possible et elle se sent sur un piédestal. Tom n’a désormais qu’une idée en tête : demander à ses parents de remettre le couvert afin qu’un troisième bambin dans la famille lui permette de mettre en exergue ses qualités. Ils ne le feront pas : deux p’tits diables à domicile, c’est bien suffisant !

 

 

 

 

 © Dutto, Bekaert – Soleil

 

 

De tous temps, frères et sœurs se sont détestés. Dès l’époque des chevaliers, les sœurs ont vexé les frères. Tout ça pour une simple farce de dragon. Pas étonnant que des siècles plus tard, ça fighte entre Tom et Nina. A part ça, on verra dans ses aventures que le cerveau de Tom n’est pas prêt à retourner dans son crâne.  Nina nous donnera la recette de l’Afréro. On apprendra qui éaient ou sont Olympe de Gouges, Rosa Parks, Greta Thunberg et Nina, toutes ces sœurs qui ont changé, changent ou changeront le monde !

 

 

 

 

 © Dutto, Bekaert – Soleil

 

 

Après un album où Dutto évoquait le confinement, il retourne dans l’intemporel. C’est peut-être mieux pour ne jamais se démoder, comme les relations entre frères et sœurs. Rien ne se démode plus vite que la mode. Espérons que ce sera pareil pour le covid…

Côté couleurs, Benoît Bekaert est toujours au top : magique, classique, rassurant. Il fait de chaque album des p’tits diables un doudou que l’on a envie de garder contre soi.

 

 

 

 

 © Dutto, Bekaert – Soleil

 

 

Les frères au revoir ! Les frères au placard ! Les frères, y’en a marre ! Les sœurs au pouvoir ! Mouais… Pas sûr qu’elle gagne à tous les coups. Ce qui est sûr, c’est que s’il n’est pas certain que l’un ou l’autre prenne l’avantage, les gags, eux, sont au pouvoir.

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les p’tits diables

 

Tome : 31 – Les sœurs au pouvoir

 

Genre : Humour fraternel

 

Scénario & Dessins : Olivier Dutto

 

Couleurs : Benoît Bekaert

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,50 €

 

ISBN : 9782302091122

 



Publié le 01/05/2021.


Source : Bd-best


Derrière le masque Épisode 1 Part.5 Reynold Leclerq

 

 

 

Naissance d’une nouvelle rubrique sur notre site. Cette dernière baptisée « Derrière le masque » donnera la parole aux professionnels de la BD, mais aussi aux scénaristes et aux dessinateurs. Pour cette première, nous vous proposons l’interview d’un libraire atypique qui n’a pas hésité à ouvrir une nouvelle librairie à Waterloo (B), et ce en pleine crise sanitaire. Nous vous laissons en compagnie de Thierry Ligot qui a réalisé l’interview de Reynold Leclercq pour l’ouverture de la Galerie Librairie Brüsel à Waterloo.

 

 

 

 

7) T.L. : Pour en revenir à ta librairie, Waterloo, c’est arrivé comme ça ? Un hasard ? Un espace qui se libérait ou tu t’étais fixé sur une envie de Waterloo pour Waterloo ? 

R.L. : Non, pour moi Waterloo, c'est géographiquement c'est Bruxelles ! Mais c'est Bruxelles avec une gestion qui n'est pas à l'envers, comme le centre-ville où les clercs au pouvoir sont en train de … Je crois que leur devise, ce n'est pas « l'Union fait la force », mais c'est « comment faire chier les gens » !

Et en tant que commerçant dans le centre-ville, c'est une véritable galère quotidienne ! Je trouve la gestion déplorable depuis des années et depuis des bourgmestres et je mets ça au pluriel ! On ne prend pas ses décisions pour de mauvaises décisions et travailler dans le centre-ville de Bruxelles c'est vraiment un sacerdoce ! On est victime au-delà de ce virus et autre chose, à une gestion de la ville qui est catastrophique, qui est liée à des gens qui n'y connaissent absolument rien !

Je me suis même vu à un moment refuser l'accès au piétonnier pour une voiture de chantier qui devait venir travailler chez moi sous prétexte qu'elle allait boucher le piétonnier !!! Donc je me suis retrouvé avec un responsable de la ville qui m'a dit : « Enfin monsieur Leclerc, vous n'y pensez pas ! Une camionnette sur le piétonnier, ça ne va pas ! Les gens ne pourront plus passer ».  Je lui dis : « Vous savez quelle est la largeur ? La largeur à vue de nez doit faire 50 mètres ! » Et tu sais ce qu’il m’a répondu ? Il m'a répondu : « Ah bah ça c'est vous qui le dites ! »

[…]

Donc j'ai un ami proche qui a ses activités à Waterloo depuis des années. Moi, j'ai fait partie d'un club automobile ici aussi à l'entrée de Waterloo et clairement la ville de Waterloo est tellement proche physiquement de Uccle …. (la suite ci-dessous)

« … on est encore à Bruxelles, sans être à Bruxelles … »

« … quand on parle de passion, à la base Brüsel n’est pas une librairie pour collectionneurs, mais pour lecteurs, donc on essaie de raccrocher nos choix aux goûts et aux envies des gens … »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Ligot Thierry - Brüsel

 

8) T.L. : Parmi les événements, j’ai entendu dire que éventuellement, tu comptais envisager ici, en tout cas à Waterloo, des « dimanches matin » …

R.L. : Oui, c'est une idée parce que nous à Bruxelles, on est ouvert tous les jours. Et c'est clair que les dédicaces à Bruxelles se font souvent le jeudi et parfois aussi le week-end.  Pas le samedi parce qu'on a trop de monde mais parfois certains dimanches, on a fait des dédicaces.

Il ne faut pas oublier qu’à la différence de Bruxelles, Waterloo c'est une ville où les gens vivent ! Donc imaginer de faire quelque chose un dimanche matin à Waterloo, c'est comme une habitude d'aller chez Ducobu chercher ses petits pains ou son petit gâteau. Mais le but n’aurait pas été d'ouvrir toute la journée. Mais effectivement de se faire plaisir, peut être 2-3h ou 4h00 le matin, c'est envisagé … mais bon en même temps pour le moment avec la situation, on peut très difficilement imaginer des rencontres avec des auteurs … (la suite ci-dessous)

9) T.L. : Je sais que l’an dernier, il y avait une idée d’un petit festival ici à Waterloo … qu’en est-il aujourd’hui ? Tu l’envisages l’an prochain, dans 2 ans ?

R.L. : C’est entériné pour 2022. On a rencontré la bourgmestre Florence Reuter qui nous a dit « oui », parce qu'on pensait peut-être faire une version « light » au mois de septembre. Mais c'est vrai que ça aurait vraiment déforcé l'idée générale puisqu'on veut faire quelque chose d'assez complet en partenariat avec les Ecuries comme salle d'exposition. Il est clair que le concept d’allier les Ecuries, les commerçants de Waterloo, les libraires de Waterloo aussi qui étaient partie prenante à l'événement, plus la ville … donc ne garder que peut-être les commerçants ou les libraires ou les 2, sans avoir la belle expo, sans avoir les concours, sans avoir les personnages qui se baladent dans la rue enfin c'est peut-être un peu … (la suite ci-dessous)

« Je trouve qu'il faut faire les choses correctement si on veut tenir la comparaison avec des festivals d'envergure ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prochainement, la fin de l'interview Derrière le masque Episode 1 Reynold Leclercq.

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

 

 

 

 

 



Publié le 01/05/2021.


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