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Le légionnaire reste

Legio Patria Nostra est une  des deux devises de la Légion Étrangère. 
Nous commençons l'aventure à Lyon sous le Second Empire. 
Casimir, tout jeune homme, ne sait pas encore qu'il va devenir un héros de la Légion Étrangère.
Pour l'instant Casimir défend sa famille.avec ses propres moyens au risque d'avoir affaire à la justice.


Résumé de l'éditeur : Et ainsi naquit la Légion Etrangère.

Le 30 avril 1863 au Mexique, 62 légionnaires de la 3e compagnie du 1er bataillon du Régiment Etranger sont piégés par 2 000 soldats mexicains dans une hacienda délabrée du village de Camaron sur la route de Vera Cruz. Sous une chaleur de plomb, sans boire ni manger, ces légionnaires repousseront les assauts des Mexicains pendant près de douze heures. Ils ont juré à leur Capitaine de ne pas se rendre. Ils tiendront parole, écrivant ainsi sans le savoir l’histoire de la Légion, Camerone, la défaite devenue une légende.

 

 

 

© Yerlès - Boidin- Glénat

 

 

Sept ans plus tôt, à Lyon, Casimir, un gamin des rues, commet un meurtre en voulant protéger sa mère des violences de son souteneur. Contraint de fuir la ville, il entraine avec lui son meilleur ami Dino qui rêve d’un avenir meilleur. Mais échapper à son destin est un jeu dangereux, et c’est dans les griffes du Maure, un chef de bande tyrannique et pervers, qu’ils se trouveront pris au piège. Un piège mortel dont Casimir devra s’échapper seul, trouvant refuge à Toulon où sa rencontre avec Evariste, un ancien soldat, dandy et joueur invétéré, l’amènera à s’enrôler sous un faux nom dans les rangs d’un corps d’armée à la réputation douteuse : la Légion Etrangère. Mais pour la première fois depuis longtemps dans la vie de Casimir, un rayon de soleil apparait en la personne de Zélie, des immenses yeux verts et un tempérament intraitable, avec qui il envisage une nouvelle vie au-delà de la méditerranée. Sa décision est prise, il va déserter. L’histoire de Casimir commence à peine, il ne sait pas encore qu’il va devenir un héros...

Pour sa première bande dessinée, Jean-André Yerlès, scénariste pour l’audiovisuel, s’associe au flamboyant dessin de Marc-Antoine Boidin pour nous plonger dans une épopée virtuose et romanesque aux sources de la Légion étrangère. Une institution aujourd’hui chargée de symbole et dont la légende s’est écrite dans le sang, au Mexique, lors de la bataille de Camerone de 1863. En 5 volumes, Legio Patria Nostra (« La Légion, notre patrie », devise de la Légion) nous raconte autant cette histoire que le parcours initiatique d’un orphelin des rues qui trouvera sa famille dans la Légion et apprendra parmi eux à devenir un soldat, un guerrier et tout simplement un homme dans la France turbulente du Second empire.

 

 

 

 

© Yerlès - Boidin- Glénat

 

Pour un premier coup d'essai c'est une réussite. Le duo Jean André YERLFS et Marc Antoine BOIDIN nous apporte dès ce premier tome (saga  de cinq tomes sur les péripéties) l'envie de voir évoluer Casimir qui deviendra légionnaire. 
Le légionnaire reste "un volontaire servant la France avec Honneur et Fidélité".

Cela se lit facilement , les personnages sont réalistes tant au niveau de l'expression que par les actions.

 

 

 

 

© Yerlès - Boidin- Glénat

 

La structure des cases nous amène à lire la BD comme si nous étions un spectateur d'une pièce de théâtre.
Le cahier graphique est un plus que j'apprécie.
Le scénariste nous explique en une page très sobre la genèse de cette BD.

Belle réussite, j'attends la suite.

 

chronique par Horus66

 

Série : Légio Patria Nostra

Titre : Le Tambour

Tome: 1

Scénario : Jean-André Yerlès

Dessin : Marc-Antoie Boidin

Genre : Historique

Éditeur : Glénat

Nbre de pages : 64

Prix : 14,50 €



Publié le 05/11/2019.


Source : Horus66


Papaoutai -  Lettres d'amour de 0 Ă  10

 

 

-          Vous essayez encore de la lire, Grand-Mère ?

-          C’est la dernière chose qui me reste de mon père. Il l’a envoyée du front. C’était la Grande Guerre. Il n’est jamais revenu…

-          Je sais… Mais elle est indéchiffrable.

 

 

 

 

 

 

 

Ernest, un petit garçon de 10 ans, vit une vie morne et sans saveur en compagnie de sa grand-mère Précieuse et de leur gouvernante Germaine. Sa maman est décédée à sa naissance et il n’a jamais connu son papa. Très bon élève, il reste éloigné des autres enfants de sa classe. Á la maison, il n’y a pas de télévision ni de téléphone, seul le poste de radio diffusant les actualités de 20 heures relie nos protagonistes au monde extérieur. C’est sans compter avec l’arrivée d’une petite nouvelle dans la classe : Victoire. Cette dernière (seule fille parmi 13 garçons) va sortir Ernest de sa monotonie, le projetant dans la vie de tous les jours agissant comme un tsunami entrainant dans son passage sa grand-mère et leur gouvernante en leur révélant toutes les saveurs que la vie peut avoir.

 

 

 

 

© Susie Morgenstern – Thomas Baas – Rue de Sèvre

 

 

Adaptation en bande dessinée du roman « Lettres d’amour de 0 à 10 » de Susie Morgenstern, une Américaine née dans le New Jersey et vivant à Nice où elle a enseigné l’anglais à la faculté de Sophia-Antipolis jusqu’en 2005. Ses livres ont obtenu une ribambelle de prix, plus particulièrement « Lettres d’amour de 0 à 10 » qui en a une vingtaine à son actif.

 

 

 

 

© Susie Morgenstern – Thomas Baas – Rue de Sèvre

 

 

Souvent présenté aux enfants ne lecture scolaire à partir de 10 ans, le récit de ce petit garçon s’éveillant à la vie au départ semble particulièrement triste, mais s’avère tellement touchant et émouvant que l’on ne peut que constater l’empressement des lecteurs (qu’ils soient petits ou grands) de terminer le livre. 

 

 

 

 

 

 

© Susie Morgenstern – Thomas Baas – Rue de Sèvre

 

C’est bien écrit et développé, présentant de belles images de vie et d’espoir mettant du baume au cœur à chacun d’entre nous. Mention spéciale à l'illustrateur (Thomas Baas) qui réussit le pari avec ses représentations graphiques d’élever d’un cran supplémentaire ce récit émotionnel.

 

 

Haubruge Alain


 

Titre : Lettres d'amour de 0 à 10

 

Genre :
Jeunesse

 

Scénario :
Susie Morgenstern

 

Dessins & Couleurs : Thomas Baas

 

Éditeur :
Rue de Sèvre

 

Nombre de pages :
64

 

Prix :
14,00 € 



 
ISBN :
9782369810414



Publié le 05/11/2019.


Source : Bd-best


Touche pas à mon iceberg !  Les indégivrables 6 - Chaud devant !

 

 

 

« - Voici notre dernier rapport sur le climat. Il ne faut plus perdre un instant !

- Ah ? Bien. Je le classe immédiatement. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                 Le réchauffement de la planète, ce n’est pas si mal que ça. Ça permet d’améliorer ses compétences au golf, de plonger les climatosceptiques dans leur connerie, de ne pas s’emmerder pendant 100 000 ans avec des déchets nucléaires ou encore de flotter un peu plus haut. Il ne faut pas toujours voir le verre à moitié vide. Enfin un livre optimiste !... Euh… Non, là, y’a erreur… Optimiste ? T’as qu’à croire !

 

 

 

 

© Gorce - Buchet-Chastel

 

 

A mourir de rire ou triste à en pleurer ? Chacune des situations de l’ouvrage fait ressentir un sentiment paradoxal de malaise.  Dans un catalogue de tous les défauts humains qui amènent à la destruction à petit feu de la planète, bien évidemment que l’on va se marrer. Et à gorge déployée.

 

 

 

 

© Gorce - Buchet-Chastel

 

 

Il n’y a pas plus humains que les pingouins de Xavier Gorce. Ou devrions nous dire « inhumains ». Entre les deux le choix est difficile tellement ces petites bestioles sont une parodie de la race des hominidés. Tous les travers de la société concernant les dangers d’un pseudo-progrès et ses conséquences dramatiques sur la planète sont atomisés par le dessinateur du Monde. Bien plus drôles et incisifs que les dessins de Plantu, les strips ou cartoons des Indégivrables mériteraient amplement de se retrouver en première page du quotidien national.

 

 

 

 

© Gorce - Buchet-Chastel

 

 

On a connu les pingouins de LL de Mars au début des années 2000 dans des dessins aux situations humoristiques absurdes. Les Givrés de Bruno Madaule ont dégelé pendant des années les pages de Spirou en traitant déjà pas mal d’écologie. Apparus dès 2004 et publiés en album chez Inzemoon depuis 2006, les pingouins de Gorce mettent la barre encore plus haut. Le dernier album était paru en 2013. Les voici de retour chez un grand éditeur parisien à la réputation littéraire qui n’est pas à faire : Buchet-Chastel. Le livre fait partie de la collection Planète Graphique, faisant confiance « à la force de l’imagination et à la puissance du dessin pour inventer une autre façon de parler d’écologie. ». Ajoutons à cela une préface hilarante de Sofia Aram et les manchots (car il s’agit bien d’eux, même si tout le monde les appelle des pingouins) ont parfaitement rempli leur mission de nous faire nous indigner sur les causes du réchauffement climatique. Stéphane Hessel n’avait qu’à bien se tenir !

 

On peut retrouver Les indégivrables sur le blog à mourir de rire de Xavier Gorce (https://www.lemonde.fr/blog/xaviergorce/). Ils ont aussi été adaptés en dessins animés avec la voie de Jonathan Lambert.

En voici un épisode ci-dessous

 

 

 

 

 

 

 

 

Chaud devant ! est un petit bijou d’humour. Et d’humour noir, qui plus est ! C’est à se demander si on n’avait pas fait aussi bien dans le genre depuis Les idées noires de Franquin.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les indégivrables

 

Tome : 6 - Chaud devant !

 

Genre : Humour givré

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Gorce

 

Éditeur : Buchet-Chastel

 

Nombre de pages : 128

 

Prix : 19 €

 

ISBN : 9782283033296

 



Publié le 04/11/2019.


Source : Bd-best


Faites entrer l’accusé.  René Goscinny et la brasserie … des copains

 

 

 

« - En Mai 1968, il s’est effectivement passé un truc lamentable… dont je fus l’un des lamentables acteurs. Nous nous sommes réunis avec quelques dessinateurs et nous sommes tombés dans le piège de la contestation à tous crins. Goscinny est tombé dans un véritable traquenard car, à l’époque, il représentait le patron. » Jean Giraud.

 

 

 

 

 

 

 

 

Que s’est-il passé le 21 Mai 1968 et qui est resté dans les mémoires de la bande dessinée ?

 

Christian Kastelnik a réalisé un véritable travail d’investigation. Simple, précis, objectif, ce petit livre est un exemple de travail journalistique. Préfacé par Nikita Mandryka, il décrit avec minutie tout ce qui s’est déroulé ce jour où René Goscinny a été convoqué par des auteurs du journal Pilote dont il était le rédacteur en chef dans la brasserie de la Rotonde des Tuileries en Mai 1968. Mezières, Christin, Giraud, Le Goff, Charlier et tous les autres membres de la vie de l’hebdomadaire deviennent les personnages d’une enquête menée, minutée et décryptée par l’un des plus grands spécialistes de l’histoire du journal Pilote.

 

 

 

 

© Kastelnik - Scup-La déviation

 

 

En quatre chapitres, l’« affaire » n’aura plus de secrets pour personne. Le chapitre 1 est une immersion dans l’époque et l’air du temps : Mai 1968, un mois et une année qui sont dans toutes les mémoires. Le chapitre 2 raconte la fameuse réunion. Les acteurs sont introduits un à un. La crise monte crescendo jusqu’à son paroxysme et son issue. Le chapitre 3 recense les témoignages des uns et des autres. On y descelle les caractères de chacun des protagonistes. Celui qui résume le mieux la situation est certainement Christian Godard qui résume l’événement de façon décalée, drôle et peut-être de la manière la plus proche de la réalité qu’il soit. Enfin, le chapitre 4 donne quelques clefs supplémentaires dont surtout le point de vue de Christian Kastelnik lui-même. L’auteur est un amoureux de Pilote, il le prouve, il le justifie. En deux pages, il désamorce un conflit qui n’en a été un que parce que des acteurs externes se sont immiscés dans une réunion qui ne les concernait pas.

 

 

 

 

© Kastelnik - Scup-La déviation

 

 

« René Goscinny et la brasserie… des copains » : ce titre, avec ces pointillés le rythmant, n’est pas anodin. Il ne pouvait pas être mieux choisi. Depuis des années, on a entendu tout et n’importe quoi sur ce qui c’est passé ce jour-là rue des Pyramides : des vérités, des contre-vérités, des on-dit et des carabistouilles. Ce 21 mai, tout un tas de malentendus ont déstabilisé une équipe de copains. Des choses à changer, il y en avait. Des maladresses et des regrets, il y en a eu. Des blessures aussi. Mais il y avait aussi de l’amour, de l’amour pour un métier, celui d’auteur de BD, de l’amitié entre des gens qui se respectaient mais qui n’ont peut-être pas toujours trouvé les bons mots pour le dire au bon moment. Des copains, ces gens là étaient avant tout des copains et il fallait qu’ils le restent.

 

 

 

 

© Mandryka - Scup-La déviation

 

 

Ce petit livre est aussi bien fait qu’un « Que sais-je ? » de la grande époque de la collection. Il pourrait être le socle d’une nouvelle collection dans laquelle on imaginerait trouver des titres comme : Yvan Delporte de Spirou au Trombone Illustré, Hergé et les tourments blancs du Tibet, Vaillant/Pif et le communisme dans tout ça, ou bien d’autres affaires qui ont émaillé la grande histoire du neuvième art.

 

Kastelnik prépare un ouvrage sur la « préhistoire » du journal Pilote et on ne saurait que vous conseiller la page Facebook des Amis du Journal Pilote. René Goscinny et la brasserie … des copains est un petit livre captivant. Il aura fallu attendre 51 ans pour avoir une version réaliste des faits.

 

 

 

 

René Goscinny

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : René Goscinny et la brasserie ... des copains

 

Genre : Chronique d’une journée particulière

 

Auteur : Christian Kastelnik

 

Préface : Mandryka

 

Éditeur : SCUP-La déviation

 

Nombre de pages : 100

 

Prix : 10 €

 

ISBN : 9791096373246

 



Publié le 03/11/2019.


Source : Bd-best


Esthétisme, lyrisme et classe.  D-Gray-Man 26 - Le secret et la dépouille

 

 

 

 

« - Néah… Je vais partir à ta recherche ! Je saurai tout de toi !

- Ce que tu souhaites savoir se trouve à l’intérieur de ces murs. La vérité sur Néah et Mana, sur les coulisses de cette guerre sainte…

- Je sais où me rendre à présent. Il es temps d’y aller. Il ne me reste plus qu’à avancer dans cette direction ! Dans le monde réel, Néah contrôle mon corps. Ma conscience se trouve dans ce champ de blé, enfermée dans l’univers psychique de Néah… Je dois en sortir et retourner à la réalité ! Comment faire ? Comment y retourner ? Comment sortir de cet endroit ? »

 

 

 

 

 

 

 

Allen Walker a fui la congrégation. Mais entre son statut d’exorciste et son combat contre le clan Noé, il est compliqué d’avancer sans Timcanpy, son compagnon de toujours, son « fourreux », détruit par Apocryphos. Se relever après le deuil, continuer le combat, retourner à ses sources, telle est la route sur laquelle on va suivre Allen dans « Le secret et la dépouille ».

 

 

 

 

© Hoshino - Glénat

 

 

Deux ans et demi après le volume précédent, la saga gothique de Katsura Hoshino est enfin de retour. C’est la même phrase qui inaugurait la chronique précédente consacrée au vingt-cinquième tome à sa sortie en février 2017. On ne va pas se le cacher, l’histoire devient très compliquée à suivre parce qu’on ne se rappelle plus de tout. Et reprendre vingt-cinq tomes, il faut avoir le temps avec tout ce qui sort…

 

 

 

 

© Hoshino - Glénat

 

 

On le constate, à cause des soucis de santé de Katsura Hoshino, il ne faut plus espérer de D-Gray Man le rythme de parution habituel des mangas. De ce fait, le concept même de la série s’en trouve transformé. On n’attend plus de l’histoire des avancées à grand pas dans l’intrigue, à savoir le combat d’un groupe d’exorcistes contre le clan Noé, groupe démoniaque à la tête duquel se trouve le Comte millénaire, un des plus envoûtants « méchants » jamais créés dans un Manga. On attend de lyriques envolées graphiques d’Hoshino. Et elles y sont.

 

L’autrice a choisi de respecter son lectorat et le fait avec grand talent. Il serait quand même temps d’apporter une véritable conclusion à l’histoire qui a débuté en 2004 au Japon et en 2006 en France. La meilleure idée qu’elle aurait serait de mettre ce point final, mais de poursuivre dans l’univers d’Allan Walker avec des volumes hors collection pourquoi pas consacrés à tel ou tel personnage ou bien venant s’intercaler entre des chapitres passés.

 

 

 

 

© Hoshino - Glénat

 

 

Les quatre nuits (chapitres) suivantes sont pour l’instant parues au Japon. Espérons que le tome 27 ne se fera pas autant attendre que celui-ci, mais on a vraiment l’impression de pratiquer la méthode Coué en disant cela.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : D-Gray-Man

 

Tome : 26 - Le secret et la dépouille

 

Genre : Fantastique

 

Scénario & Dessins : Hoshino

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 208

 

Prix : 6,90 €

 

ISBN : 9782344038369

 



Publié le 03/11/2019.


Source : Bd-best


Tintin est allé au Tibet, le Tibet vient à Astrid.  Astrid Bromure 5 – Comment refroidir le yéti

                 

 

 

« - Papa, t’es au courant pour le yéti ?

- Bien sûr, Astrid! C’est en première page du journal !

- Sauf qu’elle est à la traîne, ta gazette ! La radio vient d’annoncer que la créature s’est enfuie ! La police est à ses trousses ! »

 

 

 

 

 

 

Alerte rouge !... Euh…. Non…. Alerte blanche ! Alors que la neige tombe depuis des heures et des heures et qu’Astrid ne peut même pas mettre le bout du nez dehors pour terminer son bonhomme de neige, elle apprend par le transistor que l’abominable homme des neiges récemment capturé en Himalaya et qui devait être présenté au zoo de la ville vient de s’échapper lors de son transfert. Le papa d’Astrid, lui, a d’autres préoccupations, des soucis d’adulte. Il n’arrive pas à trouver d’acquéreurs pour les derniers étages de sa nouvelle tour, la plus haute de la ville, soit disant inhabitables parce qu’impossibles à chauffer. Bien évidemment, le yéti va croiser la route d’Astrid. Va-t-il se faire refroidir ?

 

 

 

 

© Parme, Dreher - Rue de Sèvres

 

 

Après avoir dézingué la petite souris, atomisé les fantômes, épinglé l’enfant sauvage et lyophiliser le monstre du Loch Ness, la petite fille riche va tenter de refroidir le yéti. Née avec une cuillère d’argent dans la bouche, Astrid Bromure n’est pas de ces enfants qui se complaisent et s’ennuient dans le luxe et l’abondance de jouets. Elle prend les choses en main pour partir à l’aventure quand il le faut ou l’attendre au bout de la rue quand elle vient à elle. C’est le cas ici avec le yéti qui arrive en ville. Loin d’être un monstre monstrueux, le bigfoot s’avère être un doux primate facétieux.

 

 

 

 

© Parme, Dreher - Rue de Sèvres

 

 

Le petit monde de la maison Bromure est de ces familles délicieuses que l’on rencontre dans la littérature comme les Brown, qui ont recueilli l’ours Paddington, ou en télévision, comme dans la série Ricky ou la Belle Vie, un gosse de milliardaire, diffusée en France au milieu des années 80.

 

Fabrice Parme a des qualités « so british » pour raconter des histoires, que ce soit d’un point de vue narratif que d’un point de vue graphique. L’histoire décalée s’adresse aux petits et aux grands. Les enfants apprécieront la détermination et la malice d’Astrid. Les parents se régaleront des manières … des parents. Le trait particulier de l’auteur, avec ses personnages aux grands yeux ronds, le rend unique.

 

 

 

 

© Parme, Dreher - Rue de Sèvres

 

 

Véronique Dreher colorise avec classe et fluidité, ce qui n’est pas si évident, les cases n’ayant pas de bordure et les inter-cases n’étant pas blancs mais d’un bleu effleuré. La tâche était complexe mais le rendu est parfait. Les images sont comme délicatement posées sur une neige fraîchement tombée. On est dans l’ambiance.

 

Jusqu’à présent, la plus longue série de Fabrice Parme a été Le Roi Catastrophe dont neuf tomes sont parus chez Delcourt sur scénarios de Lewis Trondheim. Avec Astrid Bromure, il tient sa série rien qu’à lui, qui a le potentiel pour devenir une série au long cours ainsi qu’un grand classique intergénérationnel.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Astrid Bromure

 

Tome : 5 – Comment refroidir le yéti

 

Genre : Aventure humoristique

 

Scénario & Dessins : Parme

 

Couleurs : Dreher

 

Éditeur : Rue de Sèvres

 

Nombre de pages : 32

 

Prix : 10,50 €

 

ISBN : 9782369816775

 



Publié le 02/11/2019.


Source : Bd-best


Enterrer, déterrer, c’est toujours travailler !  Undertaker  5 – L’indien blanc

 

 

 

« - Vous êtes sûr qu’il n’a pas souffert ?

- Oui, certain. L’indien qui nous a renseignés a assuré que l’indien blanc avait été tué net par une balle de Derek. D’ailleurs, à ce sujet… Derek était condamné, les poumons… C’est pour cette raison que j’avais pensé à lui pour escorter la diligence, qu’elle arrive ou pas à San Diego, je lui avais promis une prime pour sa femme, enfin, sa veuve… Je sais que c’est dur à entendre, mais si Derek a tiré sur votre fils… c’est qu’il n’a pas eu le choix.

- Je comprends, très cher… Bien sûr, je paierai.

- Merci, Joséphine… Je ne peux imaginer à quel point cela doit être terrible pour vous. Si je peux faire quoi que ce soit…

- Eh bien, mon cher Sid, j’y ai pensé et… oui, il y a bien quelque chose que vous pourriez faire pour moi. Je veux que vous récupériez le cadavre de mon fils pour l’enterrer ici, à Tucson. »

 

 

 

 

 

 

Pour que Sid Beauchamp puisse épouser Joséphine Barclay, il va devoir répondre à ses desiderata, en l’occurrence rapatrier le cadavre de son fils du territoire indien dans lequel il est mort. Ça fait des années qu’elle ne l’avait pas vu. Il a été autrefois enlevé par les apaches qui en ont fait l’un de leurs plus brillants guerriers : l’indien blanc. Mort après une attaque de diligence, sa mère souhaite récupérer sa dépouille. Richissime, elle possède la moitié des terres de Tucson et la plus grosse compagnie de diligences d’Arizona. Autant dire que Sid a tout à y gagner à l’épouser. Et lorsqu’il est question de cadavre, à qui fait-on appel ? A Jonas Crow, bien sûr. Mais si enterrer est dans ses cordes, déterrer, surtout dans cette histoire, c’est une autre affaire.

 

 

 

 

© Dorison, Meyer, Delabie - Dargaud

 

 

Xavier Dorison sort des sentiers battus du western conventionnel. Blueberry, Comanche et Jerry Spring jouaient dans la cour des classiques. Stern abat la carte de l’anti-héros. Lucky Luke et Six coups sont carrément dans l’humour. Undertaker se trouve aux confluents de tout cela. C’est Dust, d’Hermann, qui se rangerait le plus facilement à côté de la série de Meyer et Dorison que toutes les autres citées plus haut.

 

Jonas Crow est un personnage hors du commun. Avec des rapports à la mort totalement hors normes, le fossoyeur joue la carte de la violence et de l’humour. Rendre chic un cadavre ne se fait pas sans un certain recul.

 

 

 

 

© Dorison, Meyer, Delabie - Dargaud

 

 

Plus que jamais, Ralph Meyer marche sur les pas de Giraud-Moebius. Il est quasi à niveau égal avec le maître. La sublime planche dans laquelle Jonas et Sid découvrent la tombe de l’indien blanc, passant par l’anfractuosité d’un rocher, fait se rencontrer les mondes de la double personnalité qui a sublimé le western avec Blueberry.

 

Si Jonas Crow ne fait pas dans la dentelle et ne fait rien sans contrepartie, ses auteurs ne lui épargnent rien non plus et ne lui rendent pas la vie facile, loin de là. Tantôt chasseur, tantôt gibier, l’homme en noir va voir ses rapports avec les apaches changer. C’est Derib, auteur qui a toujours défendu la cause des indiens, qui va être content.

 

 

 

 

© Dorison, Meyer, Delabie - Dargaud

 

 

L’indienne Salvaje a tout compris de l’Undertaker : « Tu es un drôle d’homme, Jonas Crow… Ni mort, ni vraiment vivant, tu n’aimes pas vraiment tes amis, tu ne détestes pas vraiment tes ennemis… Tu n’es nulle part. »… sauf peut-être dans les meilleures bibliothèques.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Undertaker

 

Tome : 5 – L’indien blanc

 

Genre : Western

 

Scénario : Dorison

 

Dessins : Meyer

 

Couleurs : Delabie & Meyer

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 60

 

Prix : 14,99 €

 

ISBN : 9782505075318

 



Publié le 31/10/2019.


Source : Bd-best


Une déclaration d’amour au cinéma.  Alfred, Quentin et Pedro sont sur un plateau

 

 

 

 

                 Fort du succès de L’été Diabolik, les éditions Dargaud profitent de la rentrée d’Alexandre Clérisse pour rééditer un livre-jeu hommage aux plus grands réalisateurs du monde et de tous les temps.

 

 

 

 

 

 

 

                 Tim Burton, Stanley Kubick, Wes Anderson, Michel Gondry, Alfred Hitchcock, Steven Spielberg, Pedro Almodovar, Ethan et Joel Cohen, David Lynch, Martin Scorcese, Quentin Tarantino, Charlie Chaplin, Jacques Tati. Voici la sélection des quatorze réalisateurs retenus dans cet album. D’aucuns pourraient critiquer cette sélection, disant qu’il en manque. Effectivement, où sont Clint Eastwood, Gérard Oury, Woody Allen, Ang Lee et bien d’autres ? En tout cas, dans la liste choisie par Clérisse, on ne peut en enlever aucun.

 

 

 

 

© Clérisse - Dargaud

 

 

Initialement paru en 2016 aux éditions Milan, cette variation de « Où est Charlie ? » méritait d’accéder au devant de la scène chez le désormais éditeur attitré de l’auteur. Ainsi, c’est une double dose de Clérisse qui nous est offerte en ce mois d’octobre avec Une année avec Cthulhu et Alfred, Quentin et Pedro sont sur un plateau.

 

 

 

 

© Clérisse - Dargaud

 

 

Clin d’œil à Pince-mi et Pince-moi sur un bateau, le titre n’est pas terrible, mais il a au moins le mérite de nous dire que l’on va jouer. En treize magnifiques double-pages (et pas quatorze à cause des Cohen), l’auteur demande de rechercher un certain nombre d’objets et de personnages des univers de chacun des réalisateurs. Trouverez_vous le Willy Wonka de Charlie et la chocolaterie chez Tim Burton ? Repèrez-vous les soixante-deux oiseaux d’Alfred Hitchcock du film éponyme ? Rattraperez-vous Sailor et Lula chez David Lynch ? Rassurez-vous si vous collez, chacun tableau a sa correction.

 

 

 

 

© Clérisse - Dargaud

 

 

Fidèle à son graphisme pop non détouré, Alexandre Clérisse propose avec ses compositions d’adorables biographies non exhaustives dessinées de chacun de ces réalisateurs que nous admirons tous, et lui en premier. L’auteur n’a pas pu tricher. Il ne peut que les idolâtrer, sinon il n’aurait pas pu arriver à un tel résultat.

 

 

 

 

© Clérisse - Dargaud

 

 

Aucun texte, aucune bulle. Pour autant, l’album ne se lit pas vite puisque l’on joue et que c’est le but. Il serait même chronophage car une fois refermé on ne peut pas s’empêcher d’aller revoir un des films concernés.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

One shot : Alfred, Quentin et Pedro sont sur un plateau

 

Genre : Livre jeux

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Clérisse

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 19,99 €

 

ISBN : 9782205079708

 



Publié le 31/10/2019.


Source : Bd-best


Dupuis revient dans le Game… Over avec Bad Cave, Midam est en grande forme: Blork to be alive !

Plus de quinze albums (de Kid Paddle et Game Over), Midam revient chez Dupuis, dans la maison d’édition où tout a commencé. En ce qui concerne Game Over, l’infidélité aura duré treize albums puisque Dupuis n’avait publié que quatre albums de la série dérivée, qui a désormais dépassé, en nombre de planches et d’albums, son aînée. Et pour une sortie un jour emblématique, le 31 octobre, l’éditeur de Marcinelle, a mis le paquet et bien emballé ce nouveau bébé, intitulé Bad Cave. Il brille dans le noir, histoire d’être sûr, si vous faites un cauchemar et que vous vous réveillez en sursaut, de prolonger l’horreur.

 

 

 

 

 

 

 

© Thitaume/Midam/Adam/BenBk chez Dupuis

 

Résumé de l’éditeur : On fait difficilement plus simple comme jeu vidéo : un petit héros particulièrement maladroit, une princesse stupide, hystérique et presque aussi gaffeuse que son sauveur, et puis un tas de Blorks plus laids, cruels et vicieux les uns que les autres, qui n’ont qu’un but dans leur vie virtuelle : empêcher le premier de délivrer la seconde.

 

 

 

 

© Thitaume/Midam/Adam/BenBk chez Dupuis

 

Une fois les 700 pages passées (près de 1500, si on ajoute celles de Kid Paddle) dans un univers ténu et pourtant si étendu, comment peut-on encore penser se renouveler ? Jouer du déjà-vu pour aller plus loin dans la déconnade. Avec un petit barbare, une princesse débile (et vous n’êtes pas au bout de vos surprises, la bande à Midam l’a encore gratinée), une poignée de Blorks, des potions et de la dynamite, très peu de décors mais deux panneaux inévitables (exit et game over) et une volonté de faire du bruit sans utiliser de mots, en seize ans, la recette n’a pas changé. Inlassablement, pourtant, dans ce jeu de séduction mené au long cours avec le lecteur (geek ou pas, d’ailleurs, Midam a réussi s’émanciper totalement de cette réalité si flagrante pour faire des albums de divertissements tout public), l’auteur arrive toujours à alimenter la machine à rire et à faire rire. L’énergie de ce gars, gagman imparable, est un mystère. Et cela commence dès les pages de garde qui s’ouvrent sur un Où est Charlie version Blork.

 

 

 

 

© Thitaume/Midam/Adam

 

Dans ce dix-huitième tome, Midam s’est entouré de quelques fidèles: Thitaume (Les lapins crétins) pour l’aider au scénario, Adam pour le suppléer au dessin et Ben BK aux couleurs. On ne change pas une équipe qui gagne et elle séduit toujours autant pour appliquer sur les planches une tambouille mixant culture de gamers avec des éléments de la culture populaire et universelle.

Durant cet album, on croisera un Clown n’ayant rien à envier à Ça, la Princesse jouera à la pétanque et s’épilera, des flashs joncheront les routes de campagne, elle-même envahie de champs de fleurs à couper… Mais encore faudra-t-il lever le nez de son smartphone, car même les héros de jeux-vidéo sont devenus des addicts. Entre plein d’autres choses.

 

 

 

 

© Thitaume/Midam/Adam/BenBk chez Dupuis

 

Véritable brainstorming et associations d’idées détonantes, ce Bad Cave est une succession de délires bien menés, corrosifs, auxquels il est bien difficile de ne pas résister. Dans le genre, on trouve difficilement mieux.

 

 

 

 

© Thitaume/Midam/Adam/BenBk chez Dupuis

 

La suite s’annonce pour novembre 2020 avec le seizième tome de Kid Paddle :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Midam
 

En attendant, Midam est de la revue de ceux qui ont rendu hommage à Astérix et Obélix dans Génération Astérix :

 

 

 

 

© Midam

 

 

Alexis Seny

 

Série : Game Over

Tome : 18 – Bad Cave

Scénario : Midam et Thitaume

Dessin : Midam et Adam

Couleurs : Ben BK

Genre : Humour, Gag, Geek

Éditeur : Dupuis

Nbre de pages : 45 (+ 2 pages de bonus)

Prix : 10,95€



Publié le 30/10/2019.


Source : Bd-best


Spirou, héros sans frontière, explose le mur de Berlin sous les coups de dynamite de Flix

Si Dupuis a mis un coup d’arrêt pour quelques mois à la série classique des Spirou ainsi qu’aux Spirou vu par… si ce n’est ceux de Bravo (le deuxième vient de sortir, on revient vous en parler), l’éditeur de Marcinelle n’en oublie pas pour autant son groom, proposant des parutions différentes. Celles d’Al Severin, par exemple, mais aussi par-delà les limites géographiques. Sorti en Allemagne plus tôt dans l’année, le Spirou à Berlin de Flix trouve une traduction française (initialement prévue en 2021) et témoigne de tout son amour et de sa connaissance à un Spirou qui a traversé les âges et les arts. Les frontières aussi.

 

 

 

 

 

 

 

 

© Flix

 

Résumé de l’éditeur : En 1989, à Bruxelles, il faut croire qu’il ne se passe pas assez de choses pour remplir les Unes. En tout cas, Fantasio est incapable de trouver « LE » scoop dont son rédac-chef a désespérément besoin. Alors quand il apprend que le comte de Champignac est invité à un congrès de mycologie se déroulant à Berlin- Est, il le prend comme une merveilleuse opportunité de raconter le rapprochement des peuples. Mais le comte ne le voit pas de cet oeil et refuse tout net d’y participer. Après avoir ruminé quelque temps sa déception, Fantasio décide de retourner convaincre ce scientifique aussi génial que buté… qui semble avoir disparu en plein milieu de la nuit. Spirou et son compère comprennent rapidement qu’il a été embarqué malgré lui en RDA et vont se mettre sur sa piste. Mais traverser la frontière la plus protégée d’Europe ne va pas être facile.

 

 

 

 

© Flix chez Dupuis

 

Ne croyez pas les aigris qui croient détenir le savoir absolu et le meilleur des goûts en termes d’histoire de la Bande Dessinée. Parce que depuis que cet album a été annoncé, il n’a eu de cesse d’être démonté par quelques-uns qui, sans savoir ce qu’il contenait, jugeaient que Spirou ne méritait pas ça. C’est dommage de s’arrêter à une première impression, parce que – et c’est vrai – un trait ne peut pas séduire tout le monde. Mais Spirou a suffisamment prouvé qu’il pouvait s’adapter, ne fut-ce que dans la série classique et encore plus dans la série Vu par, à la vision de créateurs évoluant dans des styles diversifiés.

 

 

 

 

© Flix chez Carlsen

 

 

 

© Flix chez Dupuis

 

Et le Spirou de Flix constitue une vraie jolie surprise, loin de l’album commercial et sans substance que d’aucuns ont annoncé. Car, si par ici on ne connaît pas vraiment cet auteur qui a beaucoup de bouteille dans le paysage des arts graphiques allemands, Flix, lui, connaît bien Spirou. Et ça ne semble pas dater d’hier. Dans cette histoire qui ramène Spirou UND Fantasio UND Spip aux derniers balbutiements d’une guerre froide encore bien installée – la preuve, il neige sur Berlin-Est -, Flix appelle en effet à tout ce qu’on aime, et ce qu’on a aimé. Franquin en premier.

 

 

 

 

© Flix chez Dupuis

 

C’est vrai, le trait, très expressif et remaniant les personnages à sa guise, de Flix n’est pas franchement celui auquel nous avons été habitués sur cette série. Comme quand plongé dans le noir, vos yeux doivent s’habituer avant d’apprécier. Il faut quelques cases, un homme-mystère qui apporte quelques diamants qui pourraient encore changer le cours de l’Histoire, comme dans un mauvais James Bond, caricatural, comme dans un excellent Spirou. De diamants en champignons, il n’y a d’ailleurs qu’un pas, un vaste mur tout de même, pour arriver à Champignac. Où un célèbre Comte reçoit une invitation pour le premier congrès international de mycologie… qu’il refuse. Mais de gré… ou de force, il y ira. Spirou et Fantasio, en manque de reportage sensas’, aussi.

 

 

 

 

© Flix

 

Commence alors une aventure en territoire ennemi et rocambolesque, semé de gags et de références politico-humoristique (une planche pour rappeler l’histoire de la création de la RDA mi-sérieuse mi-hilarante) ou simplement gratuites mais qui font mouche, de quoi combler le décor et l’enrichir. Puis, il y a les engins de Zorglub (pas là, mais tellement là), ce retour à l’habit et au calot de groom, puis l’évocation de Noé.

 

 

 

 

© Flix chez Carlsen

 

Dans la même veine spirituelle que l’album de Frank Pé, mais avec les idées de la fin des années 80, Flix livre un album pétaradant. On a cru son trait limité en début d’album, nous étions loin du conte, pas si loin du Comte. Fait pour l’action, l’auteur allemand transforme Spirou en cours de récréation remplie d’idées visuelles (le strip de l’ascenseur) et d’un découpage cinéma fou.

 

 

 

 

© Flix chez Dupuis

 

Un excellent cru que cette arrivée de Spirou en Allemagne, et puis chez nous, par l’intermédiaire de l’éditeur Carlsen. Et l’envie que ce soit un début de longue carrière, en français dans le texte, pour Flix.


 

 

Alexis Seny

 

Série : Spirou à Berlin

Hors-série

Scénario, dessin et couleurs : Flix

Genre: Aventure, Espionnage, Humour

Éditeur VF: Dupuis

Éditeur VO : Carlsen

Nbre de pages: 64

Prix: 14,50€



Publié le 30/10/2019.


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