En images et en bulles
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Magouilles et Grand Prix.  Curtiss Hill

 

« - Mais ne poussez pas autant le moteur, il va exploser avant l’arrivée !

-          Tant mieux, tu pourras m’en faire un encore plus puissant !

-          J’avais justement quelques idées pour construire une voiture plus rapide.

-          Je le savais ! Plus puissante ?

-          Plus rapide dans les virages.

-          Je la veux ! On s’y met, Dino, et tu sais que l’argent n’est pas un problème.

-          Bien, M. Curtiss. » 

 

 

 

 

 

 

 

 

                Dans l’Europe des années 30, une course de voitures bat son plein. Sur les circuits des Grands Prix, le duel Hill/Zeichner fait sensation. Au talent et au fair-play de Curtiss Hill, s’opposent les manigances et les fourberies de Rowlf Zeichner. Le premier, richissime, met des fortunes pour avoir la meilleure voiture. Le second n’hésite pas à lâcher de l’huile sur la piste pour éliminer des adversaires. Aux côtés de Curtiss, son fidèle mécano Dino rêve et vit pour la beauté du sport. Uwe est le co-pilote de Zeichner. Voué à son patron, ses tourments le feront réfléchir.

                Et parallèlement à tout ça, dans l’Europe des années 30, le bruit des bottes commence à se faire entendre.

 

 

 


© Pau - Paquet

 

 

                Sous couvert d’une rivalité automobile, l’auteur espagnol Pau aborde un sujet historique et politique, celui de la montée du fascisme et des premières rafles. Aborder le sujet par le biais d’une bande dessinée animalière, après le chef-d’œuvre Maus de Spiegelman, il fallait oser, d’autant plus qu’ici, les juifs sont représentés par des chats, à l’opposé de ce qu’avait fait l’auteur américain où les chats étaient les allemands. Grâce au personnage de la journaliste Maugène Berk, lointaine cousine de Seccotine, curieuse et fouineuse, Pau permet aux lecteurs de s’immerger dans l’affaire et d’essayer de tout comprendre et démêler avec elle.

 

 

 


© Pau - Paquet

 

 

                Originaire des Baléares, Pau a commencé dans le fanzinat et l’auto-édition, avant de publier dans des magazines espagnols. En France et en Belgique, ça fait déjà une dizaine d’année que ses albums sont édités, notamment La saga d’Atlas et Axis chez Ankama. Il a collaboré aux collectifs sur Les Tuniques Bleues et sur Le Marsupilami chez Dupuis et participe régulièrement au journal de Spirou par l’intermédiaire de mini-récits ou d’histoires complètes diverses. Qu’est-ce qu’on attend pour lui confier sa propre série ?

 

 

 

 

© Pau - Paquet

 

 

                Dans une ambiance moins glauque que Canardo, Curtiss Hill est une bande dessinée animalière plutôt destinée aux adultes. Réunissant les passionnés de sport automobile et d’Histoire, à la manière de l’excellente émission de France Inter L’œil du Tigre, par Philippe Collin, qui traite tous les dimanches d’un sujet sportif historique, Curtiss Hill est l’album qui pourrait bien mettre son auteur en Pau Position.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Curtiss Hill 

 

Genre : Sport et Histoire 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Pau 

 

Traduction : Stéphane Godefroid 

 

Éditeur : Paquet

 

Collection : Calandre

 

Nombre de pages : 80

 

Prix :  16 €

 

ISBN : 9782889321704

 



Publié le 21/03/2021.


Source : Bd-best


Chanteur, poête, ....Léonard Cohen ... Sur un fil

 

“Everybody knows that the dice are loaded
Everybody rolls with their fingers crossed
Everybody knows the war is over
Everybody knows the good guys lost
Everybody knows the fight was fixed
The poor stay poor, the rich get rich
That's how it goes
Everybody knows”
 

 

 

 

 

 

 

Que dire de Léonard Cohen, un artiste croisé sur différentes playlists de station radio dont je n’avais jusqu’à présent aucune idée de la carrière internationale. C’est maintenant une lacune résolue grâce à Philippe Girard, un illustrateur québécois, qui vient de consacrer à ce dernier, un livre biographique reprenant différentes étapes de sa création musicale et littéraire.

 

 

 

 

© Philippe Girard - Casterman

 

7 novembre 2016, Léonard Cohen décède suite à une chute. C’est le point de départ choisi par Philippe Girard pour retracer la vie de l’artiste. Léonard Cohen est un homme qu’on a déclaré mort à de nombreuses reprises dans sa vie, mais qui tel le phénix renaissait à chaque fois de ses cendres en se réinventant. De Montréal à Los-Angeles, en passant par la Grèce, la vie de l’artiste est riche et diverse. Il a aimé de nombreuses femmes pour lesquelles il a écrit de très belles chansons (Suzanne, Marianne et d’autres).

 

 

 

 

© Philippe Girard - Casterman

 

 

Il a côtoyé Janis Joplin, Lou Reed, Phil Spector, mais aussi beaucoup d’autres personnes indélicates qui ont profité de sa générosité. Il est l’auteur du classique « Hallelujah », passant pour un repreneur aux yeux du grand public face aux succès remportés par l’interprétation de ce titre par d’autres personnes. Un titre dont aucun décideur, dans sa maison de disques, n’avait reconnu l’immense potentiel. Âgé de plus de soixante ans, floué par ses conseillers financiers, il dut reprendre les concerts et  tournées planétaires.  Au crépuscule de son existence, il a effectué ses derniers enregistrements « Thanks for the dance » paru à titre posthume  fin novembre 2019 avec l’aide de son fils Adam.

 

 

 

 

 

© Léonard Cohen – Columbia Records – Casterman

 

 

Si comme moi, vous ne connaissez absolument pas la carrière de cet artiste, je ne peux que vous conseiller d’entreprendre  la lecture de « Léonard Cohen sur un fil » scénarisé et illustré par Philippe Girard paru aux « Éditions Casterman ».

 

 

 

 

 

© Léonard Cohen – Columbia Records – Casterman

 

Haubruge Alain                

 

Titre : Léonard Cohen … Sur un fil

 

Genre : Biographie Musique

 

Scénario & dessins: Philippe Girard 

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 120

 

Prix : 20 €

 

ISBN : 9782203203976



Publié le 21/03/2021.


Source : Bd-best


Films secrets et films maudits.  Retour de flammes 2 – Dernière séance

 

« - Quoi ? Oh, non ! Ne me dis pas qu’elle est là !?!

-          Lange !!! Bon sang, Lange ! Vous mobilisez la moitié des forces de l’ordre parisiennes et vous n’êtes pas fichu d’appréhender notre pyromane !! Vous êtes un incapable !

-          Non. Pas tant que ça, Monsieur Paindeloup. Votre commissaire avait vu juste. Seulement, il était difficile d’imaginer que le terroriste s’en prendrait à un film réalisé par un français et dont tous les comédiens sont également gaulois… mais produit par une firme allemande. Cet attentat apporte-t-il de nouveaux éléments à l’enquête, Commissaire ? 

-          Je rédigerai mon rapport pour mon supérieur hiérarchique… J’imagine qu’il vous le soumettra sans tarder. »

 

 

 

 

 

 

 

 

Le commissaire Englebert Lange et son adjoint l’inspecteur Goujon mènent l’enquête dans Paris occupé. Qu’est-ce qui motive cet individu qui va de cinémas en cinémas pour incendier les bobines de films allemands ? Qui a tué Victoire, danseuse du Shéhérazade ? L’enquête n’est pas facile, surtout pour un commissaire hanté par le fantôme de sa mère qui l’a abandonné enfant pour faire carrière à Hollywood. Et quand la Gestapo vient mettre son grain de sel, c’est encore plus compliqué. Coopérer, est-ce collaborer ?

 

 

 

 

 © Grande, Galandon, De Cock – Glénat

 

 

Laurent Galandon est un spécialiste de la Seconde Guerre Mondiale. On l’a vu avec, entre autres, L’envolée sauvage. Il est un amoureux du cinéma. On l’a vu avec La parole du muet. Avec Retour de flammes, il conjugue les deux thématiques dans un polar en cinémascope. Le diptyque est construit comme un film de cinéma. Les personnages ont des caractères bien définis avec des faces mystérieuses. Lange converse avec Madeleine, le fantôme de sa mère actrice. Goujon apparaît comme le mari modèle mais souffre manifestement d’une homosexualité qu’il est difficile d’assumer dans une époque non tolérante. Les protagonistes secondaires sont aussi bien campés, inconnus ou célébrités, comme Edwige Feuillère qui vient faire son numéro au commissariat, l’occasion pour les auteurs d’aborder le sujet controversé des acteurs ayant tourné dans des productions allemandes pendant la guerre.

 

 

 

 

 © Grande, Galandon, De Cock – Glénat

 

 

Alicia Grande réalise là sa première série. Elle immerge le lecteur dans l’ambiance cinématographique du récit. La salle privatisée, le cinéma improvisé de campagne ou le cinéma de quartier, chaque lieu est représenté avec ses caractéristiques propres. Les personnages sont soignés et là où Grande excelle c’est dans les acteurs célèbres que l’on reconnaît bien sans qu’ils ne soient des caricatures rigides comme on en voit trop souvent.

 

Les couleurs d’Elvire de Cock privilégient une ambiance semi-sépia, sans en être vraiment, datant le récit dans son époque. Entre les projecteurs, les phares des voitures et les lampes à pétrole, la coloriste se positionne en as des éclairages.

 

 

 

 

 

 © Grande, Galandon, De Cock – Glénat

 

 

La fin ouverte laisse augurer d’une suite. En attendant, tous les acteurs sont en place… Silence, on lit !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Retour de flammes

 

Tome : 2 – Dernière séance

 

Genre : Polar

 

Scénario : Laurent Galandon 

 

Dessins : Alicia Grande

 

Couleurs : Elvire de Cock 

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782344032435

 



Publié le 18/03/2021.


Source : Bd-best


Un éléphant dans la jungle.             Les petits Marsus 5 – Le très grand Marsu

 

 

Tout est dévasté dans la jungle. Les herbes sont piétinées, les arbres sont brisés. Un cri retentit emportant dans son souffle les dernières feuilles accrochées et les animaux effrayés. Qui sème ainsi la panique ? Les petits Marsus vont chercher à le savoir. On appelle ça un éléphant. Pour eux, c’est un monstre gentil. Il va falloir trouver le moyen de le ramener au nid sans effrayer Papa et Maman.

 

 

 

 

 

 

 

 

Petit Pi, Petit Mi et Petite La adoptent un éléphant. S’amuser avec un copain qui n’a pas la même taille et les mêmes habitudes de vie que soi, c’est possible. Mais vivre ensemble, ça peut s’avérer beaucoup plus compliqué. Jouer à se chatouiller, se ballader, s’asperger d’eau, c’est rigolo. Partager le même nid, c’est bien plus périlleux.

 

 

 

 

© Chaud, Imbert – Little Urban

 

 

Après l’école, leur nouveau nid, la drôle de créature, puis la grande ville, pour leur cinquième aventure ; les Petits Marsus découvrent un pachyderme qui, hormis les couleurs, a tout d’Elmer, l’éléphant star de David Mc Kee. Il est aussi adorable que lui. Benjamin Chaud est l’un des plus grands illustrateurs jeunesse du moment (avec Marc Boutavant). Benjamin Chaud, l’auteur de La fée Coquillette, Pompon Ours et Pomelo, fait des Petits Marsus de formidables héros d’albums jeunesse.

 

 

 

 

© Chaud, Imbert – Little Urban

 

 

Accords entre éditeurs, les deux maisons appartenant pourtant au même groupe, la série d’albums illustrés des Petits Marsus paraît sous le label Little Urban et non pas Dupuis. C’est très bien pour qu’il n’y ait pas de confusion avec la série de BD. C’est beaucoup moins bien question diffusion et visibilité car de nombreux bédéphiles se jèteraient sur cette série dérivée s’ils savaient qu’elle existait.

 

 

 

 

© Chaud, Imbert – Little Urban

 

 

Pour de belles histoires du soir et pour faire glisser les enfants des livres jeunesse à la BD en leur montrant plus tard des personnages qu’ils ont adorés dans de superbes illustrations naviguer dans des cases, les Petits Marsus sont là pour vous servir.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les petits Marsus 

 

Tome : 5 – Le très grand Marsu 

 

Genre : Aventure dans la jungle

 

Texte & Dessins : Benjamin Chaud

 

Couleurs : Nadeige Imbert 

 

Éditeur : Little Urban

 

Nombre de pages : 44 

 

Prix : 17,90 €

 

ISBN : 9782374082882

 



Publié le 18/03/2021.


Source : Bd-best


Les forteresses de l’espoir     Tombés du ciel Les enfants de la résistance T.7

 

Lors de la sortie du premier tome en 2015, les lecteurs découvrent les aventures de trois adolescents de 13 ans  (Eusèbe, François et Lisa) vivant le début de la seconde guerre mondiale dans le petit village français de Pontain l’Écluse. Lisa, une fillette (originaire de la région allemande des cantons de l’est rattachés à la Belgique après la première guerre mondiale) dont les parents ont été tués lors de l’exode (en fuyant les troupes nazies),  a été recueillie par les parents de François. Ensemble, ils vont lutter de diverses manières contre l’occupation allemande. Ils fondent le réseau de résistance  « le Lynx ».

 

 

 

 

 


 

Fin avril 1943, une forteresse volante américaine s’écrase dans un champ près du village de Pontain l’Écluse. Les troupes Allemandes mettent tout en œuvre afin de retrouver l’équipage de celle-ci. Bizarrement, les aviateurs ont l’air d’avoir complètement disparu. Nos trois amis du réseau « Lynx » vont mener leur enquête, partant à la recherche des disparus.  

 

 

 

© Dugomier – Ers – Le Lombard.

 

 

 

 

Lorsqu’ils localisent enfin les aviateurs (soignés et cachés par les habitants du village), nos amis Eusèbe, François et Lisa vont mettre en œuvre tous les moyens afin qu’ils puissent regagner l’Angleterre pour continuer le combat. Niveaux bonnes nouvelles, ils apprennent par un journal clandestin la création du Conseil national de la Résistance unifiant les différents réseaux de résistance ainsi que leurs ralliements au côté du général de Gaulle.

 

 

 

 

 

© Dugomier – Ers – Le Lombard.

 

Benoît Ers (dessinateur) et Vincent Dugomier (scénariste) ont réussi le pari de nous proposer une série abordant le thème de la Seconde Guerre mondiale vue au travers du regard de ces jeunes ados. Ils les font grandir affectivement, leurs caractères s’affirmant  tout au long des différents épisodes. S’adressant à un large panel de lecteurs, ils font non seulement de cette série un parfait support pédagogique mais aussi un projet de devoir de mémoire. Récompensée par de nombreux prix, cette série a séduit jusqu’à présent plus de 500000 lecteurs.

 

 

 

 

© Dugomier – Ers – Le Lombard.

 

 

 

 

 

 

Vous voulez poursuivre l’aventure des enfants de la résistance avec vos propres enfants, je vous invite à écouter le podcast en cliquant sur le lien ci-dessous, ainsi qu’imprimer la fiche d’écoute afin de la compléter.

https://www.lelombard.com/actualite/actualites/podcast-enfants-de-la-resistance

 

Haubruge Alain

 

Série : Les enfants de la résistance

 


Titre : Tombés du ciel 

 

Tome : 7

 

Genre : Historique

 

Dessins: Benoît Ers  

 

Scénario : Vincent Dugomier  

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782808201278



Publié le 18/03/2021.


Source : Bd-best


Spirou 4327 -  17 Mars 2021

 

 

On se fait l’abysse ?

 

 

 

 

 

 

 

 

            Du Game Over, du Kid Paddle, la Midam’s family est à l’honneur cette semaine ! En résumé, des canapés poupées de différents types, un bateau à voile et sa proue qui rend jalouse, des dessins qui prennent vie, lisez, jouez, perdez, … L’essentiel est de se marrer.

 

            A part ça, on approche des tous derniers récits complets des femmes en blanc avec une histoire de descente aux enfers. Et pour les abonnés, ils pourront réviser dans leur chambre sans être dérangés grâce à un panonceau de porte Dad.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Nob – Dupuis

 

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Dans les yeux de Lya : Un coupable intouchable

Créatures : La grande nuit

Louca : E-Sport

Spirou, l’espoir malgré tout : Un départ vers la fin

 

 

Récit complet :

 

Femmes en blanc (Les)

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Comme des bêtes

Crapule (La pause-cartoon)

Croquidou

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliot au collège

Estampille

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Kermesse existentielle (La pause-cartoon)

Kid Paddle

Nelson

Passe-moi l’ciel !

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Stéphane Betbeder

En direct du futur : Zombillénium the origins (De Pins)

Jeux : Le courant d’air (Garouste)

Oncle Pop (L’) : Lovecraft

Spirou et moi : Jacques Louis

 

 

Supplément abonnés :

Panonceau de porte : Dad

 

 

En kiosques et librairies le 17 mars 2021.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 


 



Publié le 17/03/2021.


Source : Bd-best


Noir et Blanc pour Bleus et Gris.  Ennemis 1 - Noir

 

« - Toutes nos troupes sont actuellement stationnées en Virginie et font face à l’armée du Général Lee. Bientôt, je l’espère, McClellan donnera l’ordre d’une attaque d’envergure. En attendant, nous avons un autre problème… Le confédéré Jeb Stuart, à la tête de sa compagnie, nous tourne autour, cherchant la faille et semant la pagaille dans nos lignes arrière.

-   Jeb Stuart ? J’ai bien entendu ?

-   Oui. Un problème épineux s’il en est… J’ai demandé à McClellan une compagnie pour intercepter Stuart, mais le général estime que le cavalier confédéré représente une menace mineure et qu’il a besoin de tous ses hommes face à Lee. Il m’a donné une poignée de soldats que je vous demande de mener à l’arrestation de Stuart, lieutenant Kane ! Voici vos hommes.

-   Mais… C’est une blague ? Ils ne sont que cinq !

-   Avec vous, ça fait six ! »

 

 

 

 

 

 

1862. Le Lieutenant Kane est chargée de déjouer une attaque confédérée sur les lignes arrière des troupes yankees. Pour accomplir sa mission, il est flanqué de cinq soldats, bras cassés et têtes brûlés. Le soldat Livingstone est le bellâtre à moustaches. Il a eu quelques petits soucis avec la gent féminine. Le soldat Noto est un colosse de deux mètres et deux cents kilos, une force de la nature avec un léger penchant pour la bouteille. Le soldat Kaverin est un ancien anarchiste qui travaille aujourd’hui pour l’Union. Il ne parle pas. On ne sait même pas s’il sait parler américain. Le caporal Reilly est l’as du couteau. Enfin, le jeune Joshua Watkins était tambour. Il fait à présent partie des cavaliers. Arriveront-ils à empêcher les soldats sudistes de Stuart de semer la pagaille au Nord ?

 

 

 

 

© Toussaint, Josse, Daviet - Bamboo

 

 

Une fois n’est pas coutume, Kid Toussaint signe un album dans un cadre historique précis. Il l’avait déjà fait avec la formidable série 40 éléphants. Ici, il s’attaque à la guerre de Sécession. Alors que les éditions Dupuis cherchaient le digne successeur de Raoul Cauvin, ils sont allés chercher Kris (néanmoins excellent). Avec Kid Toussaint, ils avaient un scénariste maison sous la main. Ennemis aurait pu être un scénario des Tuniques Bleues, à quelques adaptations près. Ici, pas de Blutch, ni Chesterfield, mais une troupe de soldats atypiques. Parmi eux, il y a un traître. Qui est-ce ? On passera l’album à le chercher, mais la réponse n’arrivera qu’à la fin du mois prochain (on pourrait dire déjà) dans le deuxième volet du diptyque intitulé Blanc.

 

 

 

 

© Toussaint, Josse, Daviet - Bamboo

 

 

Tristan Josse signe son deuxième album après Le gecko paru chez Akileos en 2018. Dans la mouvance d’un Xavier Fourquemin, le dessinateur apporte un traitement dynamique semi-réaliste à une histoire grave, non dépourvue de moments d’humour. La double représentation de la ville dans deux climats différents, scène de liesse populaire et climat hostile, démontre qu’il est tout à fait capable de gérer les ambiances. Le final tarantinesque de ce premier volet est réalisé avec violence mais sans vulgarité. Alors que de nombreux dessinateurs très doués ibériques et espagnols sont recrutés chez les éditeurs, Tristan Josse démontre qu’on peut trouver de grands talents dans le local.

 

Côté couleurs, Véra Daviet est maintenant une valeur sûre à qui l’on peut confier un album les yeux fermés. On sait qu’elle les gardera ouvert pour faire le job de façon impeccable.

 

 

 

 

© Toussaint, Josse, Daviet - Bamboo

 

 

La stratégie éditoriale de publier deux parties d’un diptyque à un mois et demi d’intervalle est tout autant réjouissante que surprenante. Pourquoi ne pas avoir fait un one shot, d’autant plus que le premier volet ne fait que 46 planches ? Mais quel bonheur que de ne pas attendre neuf mois ou un an pour le final. On n’avait jamais lu un scénario d’histoire de guerre aussi bon depuis Il faut sauver le soldat Ryan.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Ennemis

 

Tome : 1 - Noir 

 

Genre : Aventure historique 

 

Scénario : Kid Toussaint 

 

Dessins : Tristan Josse 

 

Couleurs : Véra Daviet 

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand Angle

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782818968406

 



Publié le 16/03/2021.


Source : Bd-best


Un créateur façonne de nouvelles existences.  Versailles of the dead 4

 

« - Ooooh ? Un golem ?

-   Ce…Ce n’est pas juste ! Je ne savais pas que vous aviez un mort-vivant de votre côté !

-   Votre altesse royale ! Vous allez bien ? Tenez bon !

-   Quelle laideur ! Vous devriez avoir honte, humains ! Je le savais… Avec votre espèce, repartir de zéro semble être la seule solution ! Dieu vous a façonnés à son image mais vous êtes incomplets, et c’est là la source de votre méprise ! Sur ce point nous vous présentons nos excuses, humains ! Nous ferons mieux la prochaine fois ! »

 

 

 

 

 

 

 

Tout recommencer à zéro ? Voilà qui semble bien primaire à Jeanne d’Arc ressuscitée. Y aura-t-il seulement une prochaine fois ? Entre elle et l’Archange Michel, c’est le chaos. Elle le tuera autant de fois qu’il le faudra. Au palais, Marie-Antoinette s’ennuie tellement qu’elle pourrait en mourir. Bastien tente de la convaincre de se montrer en public, en entier et en un seul morceau, d’autant plus que le roi vient de les quitter. Saura-t-elle garder la tête sur les épaules ?

 

 

 

 

© 2017 Kumiko SUEKANE

© KANA 2021

 

 

Avec Versailles of the dead, la mangaka Kumiko Suekane invite zombies, archanges et golems à la cour de France. Basée sur le principe du « Et si », en l’occurrence « et si Marie-Antoinette avait été tuée par des zombies avant d’arriver à la cour de France et que son frère aurait pris sa place », que se serait-il passé ? Avec un lyrisme de Platinum end, Versailles of the dead n’est pas un simple survival de zombies. Les personnages emblématiques de la grande Histoire défient les anges pour la réécrire. On ne peut s’empêcher non plus de penser à la série La révolution que l’on peut voir sur Netlix et dans laquelle des zombies se mêlent à la révolution française. Le parallèle s’arrête là car le feuilleton reste plus « terre à terre » et ne verse pas dans le mystique.

 

 

 

 

© 2017 Kumiko SUEKANE

© KANA 2021

 

 

Suekane aime insérer des personnages ayant existé dans ses séries. Elle l’avait déjà fait avec succès dans Afterschool Charisma, paru en France chez Ki-Oon (12 volumes), qui raconte la vie d’une prestigieuse institution accueillant les clones de personnages historiques célèbres tout aussi divers que Beethoven, Napoléon, Hitler, Kennedy ou Freud. Graphiquement, le trait de Suekane est à mi-chemin entre la classe de celui de Yana Toboso sur Black Butler pour les séquences de cour royale et la majestée de celui de Katsura Hoshino sur D-Gray Man pour les scènes « angéliques ».

 

 

 

 

© 2017 Kumiko SUEKANE

© KANA 2021

 

 

 

 

Il est agréable de lire des séries qui savent s’arrêter quand il le faut, sans tirer sur la corde, pour proposer une vraie histoire construite. Versailles of the end se terminera avec le prochain tome. « Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de France… » Quand la pourriture est si noble, on est tenté d’y goûter.

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

Série : Versailles of the dead

 

Tome : 4

 

Genre : Zombistorique 

 

Scénario & Dessins : Kumiko Suekane 

 

Éditeur : Kana

 

Collection : Dark Kana

 

Nombre de pages : 160 

 

Prix : 7,45 €

 

ISBN : 9782505089896

 



Publié le 16/03/2021.


Source : Bd-best


Les agneaux du Pink Clover     Le pré derrière l'église T.1 Le Pink Clover

 

« Et c’est ainsi que l’homme au bord des falaises blanches prit conscience de la force de vie qu’il ne soupçonnait plus avoir en lui. Il se mit à réfléchir, faire ce pas en plus lui semblait à présent au- delà de ses forces. La voix du seigneur résonna en lui. La lumière du soleil, les embruns de la mer lui éblouirent l’âme. L’esprit sain prit possession de lui. Non, il ne sauterait pas ! Il retourna chez lui et prit ses enfants et sa femme dans ses bras ».

 

 

 

 

 

Irlande, Kilkenny un paisible petit village dans les années 1930.  Paisible ? C’est seulement l’image qui semble en résulter ! Et pourtant, plusieurs choses divisent les villageois depuis de nombreuses années ! Un village où les murs du seul pub, « Le Pink Clover », sont collés à ceux de l’église ! Un village où le curé de la paroisse répète les prêches à destination de ses « brebis égarées » face au pré derrière l’église pour un troupeau de moutons qui prennent l’homme en noir pour Dieu !

 

 

 

 

 

© Crisse – Paty - Soleil

 

Un jour, alors que l’ensemble des ovins attendent religieusement la distribution des bonbons du curé, ce dernier est absent. Que s’est-il passé ? Un vieux hibou et un écureuil vont mener l’enquête, découvrant que l’homme d’église a été trouvé inconscient à l'intérieur même de la maison de Dieu, victime d'un coup de couteau. Pour les moutons, même s’il utilisait une langue incompréhensible, il distribuait des friandises, et pour beaucoup, c'était une preuve suffisante de son statut de Dieu.

 

 

 

 

 

© Crisse – Paty - Soleil

 

 

Un album totalement inattendu dont j’ai vraiment apprécié les illustrations effectuées par Christian Paty et la trame scénaristique signée par Crisse. Une des bonnes surprises du début de cette première année de confinement ! Vu de l’extérieur, l’histoire a l’air toute simple et pourtant s’en dégage un sentiment de lutte humaine à travers la vision du comportement des animaux présents dans le pré jouxtant l’église.

 

 

 

© Crisse – Paty - Soleil

 

 

 

 

 

Haubruge Alain

 

 

Série : Le pré derrière l’église

 

Titre : Le Pink Clover

 

Genre : Comédie

 

Scénario : Crisse

 

Dessins: Christian Paty 

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782302089402



Publié le 16/03/2021.


Source : Soleil


Viens, viens, joie de vivre, joie de lire.  Ana Ana 17 - Va-t’en, va t’en, chagrin !

 

« - Ana Ana, dis-nous ce qui ne va pas !

-   Une petite fille de ma classe ne veut pas être amie avec moi. Pire : elle me déteste. Elle m’a donné un coup à la récréation.

-   Ce n’est pas grave. Tu auras d’autres amis. Et nous, tes doudous, nous sommes tes amis.

-   Si ! C’est grave. Laissez-moi dormir ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Goupille et les autres doudous sont très inquiets. Ana Ana se morfond au fond de son lit. Elle est si triste que rien ne peut la consoler. Tout ça, c’est à cause d’une petite fille de sa classe avec qui elle voudrait jouer et qui, non seulement, ne veut pas être amie avec elle, et qui, en plus, l’a tapée à la récré. Ana Ana semble atteinte d’une maladie qui ne se voit pas et qui s’appelle le chagrin. Les doudous vont devoir tout mettre en œuvre pour lui changer les idées et trouver le « vaccin » contre ce vilain chagrin.

 

 

 

 

© Roques, Dormal - Dargaud

 

 

                D’après Anna Wierzbicka, le chagrin peut être une émotion, un sentiment, ou encore une sensation. Le chagrin est plus « intense » que la tristesse, car il implique un état à long terme. Le chagrin peut exprimer un degré de résignation et se dit être à mi-chemin entre la tristesse et la détresse. Si Goupille est si inquiet pour Ana Ana, c’est que l’état de la petite fille pourrait s’aggraver. Il ne faudrait pas qu’elle tombe dans la dépression.

 

 

 

 

© Roques, Dormal - Dargaud

 

 

                En ces temps difficiles de pandémie, cet album d’Ana Ana, le dix-septième déjà, tombe à pic. Enfermés chez eux, puis libérés mais privés de loisirs, les enfants, comme de nombreux adultes d’ailleurs, ont beaucoup de mal à appréhender cette nouvelle vie. Les interactions sociales réduites impliquent un repli sur soi-même et inévitablement une remise en question. Même si, dans ce petit album, il n’est pas question de coronavirus, on en descelle les traces. Si Ana Ana a du chagrin parce que sa camarade de classe ne veut pas être amie avec elle, ne serait-ce pas un virus qui l’empêche d’avoir des amis ?

 

 

 

 

© Roques, Dormal - Dargaud

 

 

                Au bout de chaque tunnel, il y a la lumière. Les doudous vont s’appliquer, grâce à l’art du théâtre, lui aussi bien malmené cette année, à pousser Ana Ana vers la sortie de ce tunnel. Et pour les lecteurs, petits et grands, au bout de chaque tunnel, il y a un album merveilleux d’Ana Ana de Dominique Roques et Alexis Dormal, les auteurs plus forts que des docteurs.

 

Vive vive Ana Ana !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Ana Ana

 

Tome : 17 -  Va-t’en, va t’en, chagrin !

 

Genre : Petit bonheur poétique 

 

Scénario : Dominique Roques 

 

Dessins & Couleurs : Alexis Dormal 

 

Éditeur : Dargaud Jeunesse

 

Nombre de pages : 32 

 

Prix : 7,95 €

 

ISBN : 9782205085372

 



Publié le 14/03/2021.


Source : Bd-best


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