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Quand un masque tombe… Marlysa 17 – Le crépuscule du masque
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Quand un masque tombe… Marlysa 17 – Le crépuscule du masque

 

            « - Bonjour Marlysa ! J’espère que tu me reconnais…

-          C’est… C’est incroyable !... Maximilien !!!

-          Tu es toujours aussi belle !!

-          Mais qu’est-ce que tu fais là ?

-          Je suis venu te chercher !

-          Me chercher ?

-          Oui, j’ai besoin de toi ! »

 

 

 

 

Ce que Marlysa ne savait pas en acceptant d’aider son ami retrouvé, c’est qu’elle et ses compagnons allaient prendre une route dont tous ne verraient pas le retour.

 

Maximilien, le gladiateur des arènes de Jyllando a rencontré une jeune femme qui l’a supplié de l’aider. Son village est riche de la culture de la myris, plante exploitée sous forme de lotions, potions, soupes, baumes ou encore feuilles séchées. Un jour, des hommes ont fait main basse sur leurs richesses et ont pris possession de leurs habitations, faisant travailler comme des esclaves les survivants de leurs exactions. A son tour, Maximilien se tourne vers Marlysa afin de libérer le village et remettre chaque pion à sa place.

 

 

 

 

© Gaudin, Danard, Odone - Soleil

 

 

            Jean-Charles Gaudin n’épargne rien à son héroïne, la menant jusqu’à un point de non-retour. Tout est dit dans le titre : Le crépuscule du masque, extrêmement bien choisi. De façon sous-jacente, Gaudin présente le problème de l’accueil des migrants. Evidemment, on ne peut pas laisser ces gens sans solution. Le scénariste en propose une. Les accueillir serait un pansement sur une jambe de bois. Les aider à reconquérir leur pays est plus compliqué mais plus juste pour eux. C’est le choix que font Marlysa et ses compagnons.

 

 

 

 

© Gaudin, Danard, Odone - Soleil

 

 

            Jean-Pierre Danard, avec son trait rond immédiatement lisible, permet un accès universel à l’héroïc-fantasy. Si Hergé rencontrait Tarquin, si Tintin faisait un tour à Troy, ça donnerait un résultat comme cette série-là. Le dessinateur prend plaisir à montrer différentes créatures, comme Trips transformé en sanglier quadrupède parlant au look improbable ou les vers des corridors, chenilles géantes qui vont causer la frayeur de sa vie à l’un des héros de la série.

            Les couleurs en aplats de Joël Odone sont dans la cohérence de lisibilité ligne claire du graphisme.

 

 

 

 

© Gaudin, Danard, Odone - Soleil

 

 

            Après chaque crépuscule, viendra le temps d’une nouvelle aube. Messieurs les auteurs, ne nous laissez pas trop longtemps dans l’obscurité après ce final insoutenable.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Marlysa

 

Tome : 17 – Le crépuscule du masque

 

Genre : Heroïc-Fantasy 

 

Scénario : Gaudin 

 

Dessins : Danard 

 

Couleurs : Odone 

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782302072763

 



Publié le 22/01/2019.


Source : Bd-best

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