?>

En images et en bulles
Flux RSSFlux RSS

1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


Si vous l’avez raté cet été – Episode 5     L’univers des Schtroumpfs 7 : Les Schtroumpfs en vacances

« - Quand est-ce qu’on part en vacances, Grand Schtroumpf ? »

            « - Schtroumpf promise, schtroumpf due ! Nous irons une journée à la mer ! »

            « - C’est quoi la mer, Grand Schtroumpf ? »

            « - Vous verrez bien ! Allez faire vos valises ! »

 

            Cinq histoires de vacances de Schtroumpfs, c’est le programme de ce nouveau recueil de l’univers des petits lutins bleus.

            On y croisera deux fois Barbapapa, le cousin de Gargamel, vendeur de sucreries sur la plage, mais aussi fourbe, maladroit et malchanceux que son sorcier de cousin. On se promènera dans la forêt. On fera du cerf-volant parmi les ours, au grand désarroi d’une certaine personne. Et on y découvrira les avantages et inconvénients d’avoir une piscine privée.

Alors que les productions BD de chez Disney mentionnent maintenant les noms des auteurs, ce n’est pas encore le cas au studio Peyo. Encore un petit effort pour montrer qu’un livre Schtroumpfs est autre chose qu’un produit.    

 

 

 

 

C’est vrai, on peut penser que ces histoires de Schtroumpfs sont simplettes. C’est vrai, on peut juger que le dessin est parfois rapide. C’est vrai, on peut douter de l’intérêt de cette collection parallèle à la série normale. C’est vrai, contrairement aux longues histoires, on peut se demander où se trouve le message. Mais bon sang, on s’en moque. Qu’est-ce que ça fait du bien des histoires de Schtroumpfs !

Une journée difficile ? Une actualité anxiogène ? Endormez-vous juste après une petite histoire de Schtroumpfs et le monde redevient bleu.

 

 

Laurent Lafourcade

 

Série: L’univers des Schtroumpfs

Tome: 7- Les Schtroumpfs en vacances

Scénario, dessin et couleurs : Studio Peyo

Genre: Aventures bleues

Éditeur: Le Lombard

Nbre de pages: 48

Prix: 10,60 €

ISBN : 9782803636914



Publié le 14/09/2016.


Source : Bd-best


Andersen: Nathalie Ferlut manie biopic et poésie pour nous faire entrer dans le conte

Une bande dessinée, c’est toujours et avant tout une couverture. Comme une invitation à aller plus loin ou à passer son chemin. Celle d’Andersen, les ombres d’un conteur ne pouvait qu’entrer dans la première catégorie. Un coup d’oeil et voilà que tout l’univers d’Andersen ne demande qu’à se déployer sous la vision formidable de Nathalie Ferlut. Résolue à échapper aux règles actuelles des biopics conventionnels, voilà que l’auteure nous embarque dans un conte à nul autre pareil, réinventant la vie naïve et tristounette d’Hans Christian Andersen pour en faire une explosion de couleurs et de bonheurs, à la faveur et aux saveurs de ce grand enfant qui n’a jamais cessé de rêver, effrayé par la réalité et malmené par les amours échoués.

 


andersen-lombre-dun-conteur-nathalie-ferlut-ombre-voyageur

 

(c) Nathalie Ferlut

 

 

Résumé de l’éditeur: Dans les contes, quand un paysan trouve une pièce d’or, il change sa vie avec ! Imaginez un peu ce que serait ton aventure à toi ! Ton conte, ta belle histoire : Tu pourrais être si grand ! Eventyr ! Enventyr !

 

 

andersen-lombre-dun-conteur-nathalie-ferlut-baise-main

(c) Nathalie Ferlut

 

 

Fils d’un cordonnier qui pensait récolter l’or sur les champs de bataille napoléonien mais qui n’y attrapa que la mort, Hans Christian Andersen rêve de perpétuer les jolies histoires de son père, lui qui avait la joie comme oripeaux et parlait si bien aux animaux. Mais comment faire? Chanter? Jusqu’à en muer, mais après? Danser? Dans le Danemark de 1800, le temps n’est pas aux Billy Elliot! Écrire tout en dramaturgie? Et pourquoi pas?

 

 

andersen-lombre-dun-conteur-nathalie-ferlut-napoleon

(c) Nathalie Ferlut – Casterman

 

 

Alors, de jour comme de nuit, voilà notre apprenti-dramaturge qui travaille d’arrache-pied à faire vivre son imagination si fertile. N’en déplaise aux fautes d’orthographe et d’accord, l’illettrisme n’a jamais empêché de faire vivre les belles histoires. Et pourtant, recalé encore et toujours, Andersen fait figure de vilain petit canard, bon à rien.

 

 

andersen-lombre-dun-conteur-nathalie-ferlut-desespoir

(c) Nathalie Ferlut

 

 

Mais, du regard des autres, l’artiste en herbe n’en a que faire. Dans sa bulle, l’audace et la persévérance mèneront toujours à bon port. Et il n’a pas tort. Voilà qu’à Copenhague, après avoir été inondé de pièces à la qualité contestable, Jonas Collin (membre du comité directeur du Théâtre Royal) décide de prendre le fils de cordonnier sous sa protection, lui payant étude et faisant son éducation. Le début d’une nouvelle vie pour Andersen qui se lie d’amitié avec Edvald, le fils de son protecteur et découvre les charmes des filles. Pas un franc succès, du coup, le garçon qui se rêve auteur persévère dans ses écrits, gaiement hantés par des oiseaux qui parlent, un petit soldat de bois, une princesse et son petit poids ou, entre tant d’autres, une sirène prisonnière de la mer. Mais là n’est que le début de l’incroyable histoire d’Andersen.

 

 

andersen-lombre-dun-conteur-nathalie-ferlut-contes

(c) Nathalie Ferlut – Casterman

 

 

Si un film fantastique a révélé au grand jour la vie des Frères Grimm, il était temps de parler d’Andersen dont les contes ont souvent fait le bonheur de nos enfances. Et si sa Petite Sirène orne à jamais un rocher bien en vue du port de Copenhague, peut-être est-ce une inoubliable excuse faite à ce conteur hors-pair et pourtant longtemps sous-estimés par ses compatriotes. Un fou, comme son grand-père et comme son père, voilà le peu de cas qu’on faisait d’Andersen à Copenhague, alors même que sa notoriété commençait à poindre en France ou en Angleterre. Nul n’est prophète en son pays et les bonnes fées qui se penchent sur votre berceau, encore faut-il les inventer!

 

 

andersen-lombre-dun-conteur-nathalie-ferlut-fee

 

(c) Nathalie Ferlut

 

 

Mais ça tombe bien, près de 140 ans après la disparition d’Andersen (même s’il reste immortel dans l’imaginaire collectif), voilà que Nathalie Ferlut s’impose en bonne fée des temps modernes pour redonner vie à Hans Christian ainsi qu’à tous les personnages qu’il a nourris de sa fantaisie. À toutes ces ombres aussi, chinoises ou malignes, celles qui passent et disparaissent bien vite tout en laissant toujours des traces.

 

 

andersen-lombre-dun-conteur-nathalie-ferlut-amour-decu

(c) Nathalie Ferlut

 

 

Et Nathalie Ferlut n’a pas son pareil pour raconter l’histoire d’une vie, d’une manière atypique et tellement porteuse, si personnelle. De cette vie chaotique et instable, de ces voyages, de ces amours incompris, l’auteure tire un nouveau et dernier conte d’Andersen. Celui de sa propre existence, une odyssée terrestre conjuguée entre ombre et lumière et faisant place à toute la fantaisie d’Andersen. Une fantaisie et des personnages qui n’ont pas vieilli et ont tout gardé de leur puissance poétique.

 

 

andersen-lombre-dun-conteur-nathalie-ferlut-fenetre

(c) Nathalie Ferlut

 

 

Puisant dans le langage des contes, remarquablement écrit, Les ombres d’un conteur possède le bagout des rêves éveillés, la finesse des plus beaux rêves. Le trait, entre peinture et dessin, de Nathalie Ferlut est comme ça, d’une beauté absolue et d’une intelligence narrative à tomber par terre. La couleur qu’elle y applique avec Thierry Leprévost ne fait que renforcer le philtre puissant et irrémédiable de l’envoûtement. De quoi donner confiance et se laisser emporter. Comme Andersen, on ne sait jamais trop bien où on va et on a raison: jamais un « biopic » (mais en est-ce vraiment un?) n’a été aussi enchanteur!

 

 

andersen-lombre-dun-conteur-nathalie-ferlut-ecrire

 

(c) Nathalie Ferlut

 

Alexis Seny

 

Titre: Andersen – Les ombres d’un conteur

Récit complet

Scénario et dessin: Nathalie Ferlut

Couleurs: Nathalie Ferlut et Thierry Leprévost

Genre: Biopic, Fantaisie

Éditeur: Casterman

Nbre de pages: 128

Prix: 20€



Publié le 14/09/2016.


Source : Bd-best


Si vous l’avez raté cet été – Episode 4     Boulouloum et Guiliguili Intégrale 2

« - Boulouloum ! Guiliguili ! Comment allez-vous ?! »

            « - Miss Stevenson ! Quelle bonne surprise ! »

            « - Smak ! Si tu savais comme je suis heureuse de vous revoir ! »

 

            Et bien, il n’y a pas qu’elle. Quel bonheur que de retrouver le mini-Tarzan et son gorille dans ce deuxième volume qui clôt l’intégrale de la série « Boulouloum et Guiliguili », qui sera rebaptisée « Les jungles perdues », un des fleurons du journal Spirou.

            Chaotique est le mot qui définit le mieux le parcours de cette série qui aurait mérité une grande destinée glorieuse. Mais le changement de titre de la série après cinq épisodes, ainsi que la modification des noms des personnages principaux au septième volume a perdu les fidèles sans gagner de nouveaux lecteurs. Autre changement notable, la série prit à la même occasion un tournant fantastique avec les avantages et les inconvénients qui en incombent. Mais revenons aux histoires qui composent l’intégrale et qu’entrecoupent quelques histoires courtes inédites en album.

            Rapt est le dernier récit de la période 1, celle où les histoires sont « réalistes », ou plutôt pourrait-on dire « naturelles ». Le duo de braconniers Joe et Harry enlèvent Boulouloum et la sauvageonne Pin-Up. Mais Guiliguili ne va pas rester calme.

 

 

 

 

            Les cinq aventures suivantes forment la période dite « fantastique ». Les aventuriers de la préhistoire revisite le mythe de la vallée cachée peuplée de dinosaures. Les chevaliers de l’enfer mettent nos héros aux prises avec des armures démoniaques. Le péril rouge raconte les dégâts causés par une mystérieuse brume qui échange les corps et les esprits des personnes et animaux, épisode très rigolo, défouloir dynamique pour les auteurs et les lecteurs. Les épaves ressuscitées montre tout le talent de Mazel pour reconstituer des fonds marins sans mer ; le meilleur scénario de cette seconde période. Et pourtant, Dupuis coupa à ce moment-là l’herbe sous les pieds des jungles perdues. C’est pour cela que L’espace sidérant, onzième et dernière grande aventure dû attendre vingt-huit avant de se voir pour la première fois publiée présentement en album, après une tardive prépublication dans une revue consacrée à Mazel, puis dans Spirou. Il est vrai que cette histoire est plus proche d’un épisode d’Ulysse 31 que des Jungles perdues, mais les personnages gardent leurs charmes. Ça raconte d’un conflit entre un roi et une reine de pierre dans lequel Boulouloum et Guiliguili…euh…pardon…Kaloum et Kong se trouvent mêlés.

            Patrick Gaumer signe le riche dossier introductif où l’on apprend tout un tas d’anecdotes. Le fait de rebaptiser Boulouloum et Guiliguili en Kaloum et Kong fut une fausse bonne idée, la preuve, les éditions Dupuis ont choisi de titrer cette édition intégrale Boulouloum et Guiliguili, et non pas Les jungles perdues.

 

 

Laurent Lafourcade

 

Série: Boulouloum & Guiliguili

Tome: Intégrale 2 – 1982-2008

Scénario : Raoul Cauvin

Dessin: Mazel

Couleurs: Leonardo

Genre: Aventures humoristiques et fantastiques

Éditeur: Dupuis

Nbre de pages: 368

Prix: 28 €

ISBN : 9782800158907



Publié le 12/09/2016.


Source : Bd-best


Pour son 2ème acte: Groom met la bd du savoir sur orbite et sur les réseaux sociaux

Après le débarquement surprise du premier numéro de Groom, en janvier dernier, les équipes de Spirou/Dupuis remettent ça avec un deuxième numéro dont l’attention est braquée, cette fois, sur les réseaux sociaux. Passé au crible, cet univers de tous les possibles révèlent ainsi ses avantages, ses inconvénients, ses risques et ses périls. Associé à des auteurs prestigieux mais aussi à des révélations, Groom se fait consciencieux et abordable, se débarrassant des erreurs de jeunesse pour proposer un travail rigoureux mais sachant toujours être fun!

 


groom-2-internet-et-reseaux-sociaux-lucy-mazel

 

(c)Zidrou/Mazel – Groom

 

On l’attendait, le voilà. Le jour de la rentrée, Groom (hors-série de Méga Spirou) fait la sienne en abordant une thématique sur laquelle on ne pourrait faire l’impasse, tant nous en parlons et nous en servons quotidiennement: les réseaux sociaux. « Non, non, moi jamais« , on connais la rythmique de ceux qui se voile la face et se disent « Fontaine, je ne boirai pas de ton eau« , pourtant, c’est un fait, les réseaux ont fondamentalement changé la face du XXIème siècle, les rapports humains, le rapport à l’actualité, à l’autorité mais aussi au divertissement, entre bien d’autres choses.

 


groom-2-internet-et-reseaux-sociaux-complot-fabrice-erre

(c) Erre – Groom

 

 

Et cela valait bien 100 pages dans ce magazine hors-série qui entend plus que jamais faire entrer l’imaginaire « Spirou » de plain-pied dans son époque. Et l’équipe de Groom sait s’entourer, on ne sera pas surpris de trouver fortement impliquer dans la rédaction de ce magazine des gars comme Jean-Marc Manach (souvenez-vous Grandes oreilles et bras cassés) ou Eddy Simon (Confidences à Allah), tous deux journalistes d’investigation hors-pairs tout en ayant conscience du média BD.

Qui dit réseaux sociaux et nouvelles technologies, dit aussi design attractif et en accord avec ce qu’il évoque. Et plus encore que le premier Groom (qui mêlaient, c’est vrai, des éléments d’actualité aussi variés qu’emblématiques de l’année 2015 écoulée); ici, contenant et contenu sont en fusion, le premier faisant la part belle au second, acquis à sa cause. Et pour servir de fil rouge, de la couverture  rappelant l’écran d’un smartphone au point final, en passant par les ouvertures de chapitres (une nouveauté qui fait gagner au support de la fluidité, qui d’autre que José Luis Munuera! L’auteur des Campbell est dans son élément, puisant dans son trait facile, intuitif pour exceller.

 

groom-2-internet-et-reseaux-sociaux-addiction-munuera

(c) Munuera/Sedyas – Groom

 

Il n’est pas le seul, tout le petit monde de ce numéro se donne à fond, y met la conviction. Des habitués du journal Spirou: Benoît Feroumont s’attelle au harcèlement (en utilisant judicieusement la fable animalière pour faire passer le message), Renaud Collin nous invite à la découverte des différents types d’utilisateurs des réseaux (de My free implants à Divorce 360!), Nob s’occupe de l’insertion des réseaux dans la cour du lycée (sur fond d’une agression à caractère homophobe au Maroc), Joan nous invite à un jeu de l’oie recelant les pièges de la toile tandis que l’inénarrable Steve Baker soigne une vision effrayante des mondes parallèles auxquels nous pourrions avoir droit d’ici quelques années.

 

 

groom-2-internet-et-reseaux-sociaux-quiz-renaud-collin

(c) Collin – Groom

 

Mais la diversité ne s’arrête pas là, puisque sortant des sentiers balisés, Groom ouvre ses horizons et part aussi à la recherche de nouveaux talents, ou en tout cas d’auteurs s’exprimant jusqu’ici ailleurs que dans les colonnes « Dupuiesque ». Comme Guillaume Delfolie qui, en compagnie de Ducoudray, donne aux dérives pédophiles de la toile l’allure d’un conte de fée dans lequel Cendrillon serait dans le viseur de dizaines de Grand Méchant Loup.

 


groom-2-internet-et-reseaux-sociaux-anachronisme-henriet-sti

(c) Henriet/Sti – Groom

 

 

Groom fourmille de bonnes idées. Comment rester insensible face à un Marc Zuckerberg devenu boucher et vendeur de cerveau sous l’imagination (guère poussée très loin, tant la métaphore est hyper-réaliste) de Manach et Dutreix. Car « si c’est gratuit, c’est vous le produit ». Et au rayon des vendeurs, il n’y a pas que Facebook, mais aussi Snapchat, Périscope, Instagram, VK (le Facebook russe sorti de l’ombre par Yannick Grossetête et Christophe Bataillon)… Seul manque au rendez-vous Pokémon Go!, arrivé au moment du bouclage du numéro (mais on parie que ce phénomène figurera en bonne place du numéro 3, revenant sur l’actu de 2016). On adore aussi la vision de Martinage et Roulot des réseaux sociaux… avant l’heure entre Adam et Ève, Cro Magnon. Ou celle d’Henriet et Sti sur Facebook à l’époque des Visiteurs. Puis, ne loupez pas la révision de Batman par Mikko (qui officie habituellement pour le Journal du Geek).

 

 

groom-2-internet-et-reseaux-sociaux-batman-mikko

(c) Mikko – Groom

 

 

Bref, ce deuxième Groom bouillonne et fait plus ou moins le tour des rhèmes liés de près ou de loin aux réseaux sociaux. Avec une salve de récits courts (souvent très qualitatif); un test d’addiction (sérieux et pas énième ersatz de ceux qui pullulent dans les magazines télé); des interview (un peu redondantes, certes) de Gui Home, Cyprien, Jeremstar ou Éléonore Costes (très lucides et pertinents) et plein d’autres (avec du fond apporté par Jenesuispasjolie ou le médecin psychiatre Bruno Rocher); sans oublier des jeux et des rubriques fort intéressantes (on reste sur la réserve concernant la caricaturalement djeune, bête et méchante page « Love.com »). Au rayon des coups de coeur, on notera les formidables pages de synthèses de Rudy Spiessert et un magazine qui, à force de se chercher, se trouve de plus en plus.

 

 

groom-2-internet-et-reseaux-sociaux-snapchat-rudy-spiessert

(c) Spiessert – Groom

 

 

Groom a fini de vouloir trop en faire et vise la qualité en évitant désormais de déborder dans les marges (exit les notes de bas de pages du premier numéro, fort intéressantes mais qui chargeaient sans doute un peu trop les pages). Sans doute cela a-t-il donner un peu plus de boulot aux auteurs, mais le résultat est là, cohérent, attractif et divertissant, pointu sans pour autant oublier le public auquel il parle (les ados, toujours, mais tous les autres amateurs de BD, de Spirou mais aussi d’actualité sous de nouvelles formes).

Depuis le 1er septembre, en vente libre et conseillée, 100p. pour 6,90€

PS: Sur le Facebook de Groom, il y a aussi des bonus (fournis par Jorge Bernstein, notamment. Et sur le site aussi, tant qu’à faire.

Les auteurs et intervenants, qui ont participé à ce deuxième numéro sont, par ordre d’apparition: José Luis Munuera, Sedyas, Jacques (Louis), Benoît Feroumont, Mikko, Pierre Place, Christophe Bataillon, Giemsi, Alexis Balaszunski, Guillaume Delfolie, Aurélien Ducoudray, Libon, Rudy Spiessert, Fabrice Erre, Téhem, Corentin Martinage, Tristan Roulot, Aurélie Neyret, Laure Sonet, Jenesuispasjolie, Joris Chamblain, Johan de Moor, Mat Mikles, Axolott, Renaud Collin, Simon Kansara, W., Claire Bouilhac, Cyprien, Cathia Engelbach, Jake Raynal, B_Gnet, Jeremstar, Léa Camilleri, Nob, Zidrou, Lucy Mazel, Joan, Sti, Ced, Ztnarf, Arno Monin, Eddy Simon, Marie Avril, Frédéric Encel, Edith, Farad Khosrokhavar, Marion Duclos,  Sylvain Lapoix, Saive, Alain Henriet, Yannick Grossetête, Jean-Marc Manach, Cam&Léon, Bercovici, Bast, Matyo, Éléonore Costes, David De Thuin, Romain Dutreix, Jimmy Labeeu, GuiHome, Jorge Bernstein, Bruno Rocher, Steve Baker, Olivier Bocquet, Damien Perez…

 

Alexis Seny

 



Publié le 12/09/2016.


Source : Bd-best


Harmony 2 : Indigo, Mathieu Reynès a tout compris de la confection d’un scénario captivant

« - Je crois que j’ai été claire à ce sujet : je ne veux plus rien savoir de tout ça. Ça ne m’intéresse plus, je veux passer à autre chose. Et tu devrais aussi. »

            « - C’est tout ce qu’il me reste, Eva ! Je ne peux pas perdre ça aussi ! J’y suis presque, on commence à obtenir des résultats vraiment encourageants ! »

            « - C’est trop tard, Will ! Maggie n’est plus là ! A quoi bon te torturer ? Nous torturer !... »

            « - Il y a Harmony. Je peux la sauver, elle ! Et sans doute d’autres enfants… »

            « - Mais pas notre enfant ! Je me fiche des autres ! Je me fiche d’Harmony ! »

 

            Le professeur Torres et sa femme sont séparés. Leur fille a succombé à une maladie sur laquelle le père fait des recherches. Mais apparemment, les essais de traitements ont des effets secondaires développant des pouvoirs surnaturels, comme la télékinésie chez Harmony ou d’autres tout aussi surprenants chez d’autres enfants. William Torres est prié de se mettre au vert pendant ce que le programme expérimental de recherches se trouve dans les mains de gens aux intentions suspectes. Les événements au cœur de ce deuxième épisode de la série Harmony se déroulent quelques années avant le tome 1. On y retrouve une Harmony enfant, bête de laboratoire, observée par tout un aéropage de chercheurs. D’où viennent ses dons et ceux de ses camarades de chambrée ?

 

 

 

 

 

Mathieu Reynès a tout compris de la confection d’un scénario captivant. Il a ingurgité mangas japonais et séries télévisées américaines pour mettre tout un savoir-faire au service d’une histoire fantastique originale. On n’est pas dans une fantaisie délirante, mais aux portes de la réalité, aux frontières du réel. Le lecteur marche sur ce fil aux confins de l’esprit, ne sachant quand est-ce qu’on bascule vraiment d’un côté ou de l’autre. On se dit : Et pourquoi pas ?

            Comme dans l’exceptionnelle série Alter Ego, bijou de réalisation, méandre scénaristique où l’on retombe sur nos pieds en se demandant comment les auteurs ont réussi cet exploit, la médecine et la génétique sont au cœur du récit. Reynès était dessinateur et garant de charte graphique sur Alter Ego, avec un scénario à quatre mains de Renders et Lapière. Ici, il dirige le bateau tout seul avec brio. Son dessin a également pris en assurance. Il atteint le niveau d’un Ralph Meyer.

            Signe des temps, la série est accompagnée d’un riche site avec entre autres bonus divers et bande originale : www.dupuis.com/harmony

            Si Mathieu Reynès arrive à garder un rythme de parution soutenu, exigence générationnelle, Harmony pourra se révéler comme l’une des séries phares de la décennie à venir.

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série: Harmony

Tome: 2 – Indigo

Scénario,dessin: Mathieu Reynès

Couleurs:

Genre: Fantastique

Éditeur: Dupuis

Nbre de pages: 56

Prix: 12 €

ISBN : 9782800165844



Publié le 09/09/2016.


Source : Bd-best


Greffe, acides et tout à la science: Ratatouille est un mutant, appelez le… Rad’lab

ienvenue dans le monde où la science rend toutes les bizarreries possibles. Pour le meilleur et pour le pire. Vous voulez devenir Hulk, avoir une face de pet ou expérimenter l’instinct de survie en groupe? Pas de souci, vous avez sonné à la bonne porte et Val et Catry vont vous faire visiter le labo. Attention aux rats, ils pullulent par ici, et on ne sait jamais ce qu’ils ont bien pu ingurgiter. 

 


radlab-catry-val-bande-a-part-test-de-produits

 

 

« Ici, si après trois semaines, t’as pas eu de greffe, c’est que t’as raté ta vie… ». Ne vous laissez pas abuser par la couverture, si homme et rat tendent leur doigt en signe de rapprochement (et en clin d’oeil évident à Michel Ange et sa Chapelle Sixtine), ici on n’est pas là pour plaisanter. Bienvenue dans le no rat’s land, où ces petites bêbêtes risquent leur peau et leur dignité pour faire avancer la science… Ou plutôt est-ce pour satisfaire les plus bas instincts des laborantins? Bref, si vous êtes un rat chanceux, vous vous en sortirez sans trop de dommages. Si pas, vous risquez bien de devenir un vrai en-rat-gé.

 

 

radlab-catry-val-bande-a-part-beaute-interieure

 

 

Partant d’un concept original et pas encore exploité, Bruno Catry et Val(érian) livrent un album à gags et à sketches, sarcastique et cynique. Quasiment sans décors, Rad’Lab se centre sur ses personnages poilus et dégoûtants, répugnants même, et c’est peu dire qu’il y a de quoi faire. D’autant plus que, loin d’être rat-des-pâquerettes, les auteurs ne cachent pas non plus avoir pris notre société comme modèle, réduit mais pas moins effrayant (entre les rires, on vous rassure). Car si l’homme est un loup pour l’homme, il est aussi (fait comme) un rat. Une nouvelle série enthousiasmante, dont le dessin rappelle un peu celui de Bercovici, et présentée par Bande à part, l’éditeur carolo qui ose! Et la greffe a pris.

 

Alexis Seny

 

Titre: Rad’Lab

Gags

Scénario: Bruno Catry

Dessin et couleurs: Val

Genre: Humour

Édteurs: Éditions Bande à Part

Nbre de pages: 47

Prix: 12€

 

 

 

 



Publié le 09/09/2016.


Source : Bd-best


La vieille, la brute et le truand, le tout au royaume du Père Noël

Encore une forêt! Décidément ! Mais pas n’importe laquelle. Dans la Finlande de 1981, Abba « sings » dans toutes les radios du pays, et à l’abris du bruit du monde, il y a la forêt des renards pendus. Encore faut-il avoir le courage et la ténacité de s’y engouffrer. Imaginez un peu le trou perdu: cette dite forêt se situe à deux jours de marche du trou du cul du monde le plus proche, Pulju. Sans les nouvelles technologies et les réseaux sociaux actuels, qui aurait envie de se perdre dans cette étendue de sapins où le plus téméraire des ermites deviendrait fou. Pas un seul renard pendu, même. Mais un curieux trio de personnages rejoints par deux prostituées qui fête un Noël inouï. C’est leur histoire, bizarre, déjantée et au charme totalement nordique que Nicolas Dumontheuil raconte dans son nouveau livre. Tel un Sergio Leone qui aurait découvert la Laponie.

 


la-foret-des-renards-pendus-nicolas-dumontheuil-aurore-boreale

 

 

Résumé: Rafael Juntunen a peur. S’il avait pu s’échapper avec le butin d’un braquage qui avait mal tourné, son complice de l’époque avait été arrêté. Le temps a passé, ce dernier va sortir de prison et réclamer sa part. Seulement, Rafael ne veut plus partager. Il prend la fuite et se cache au fin fond de la Laponie, dans la forêt des renards pendus. Le gangster de trente ans, célibataire, ne voudra partager son butin avec personne mais il ne pourra pas rester tranquille bien longtemps, rejoint très vite par un ex-major de l’armée alcoolique mis sur la touche, et une Lapone nonagénaire en fuite. Les trois personnages vont résister à tout, aussi bien aux anciens complices de Rafael décidés à récupérer leur part du magot, qu’aux représentants de la « civilisation ». Mais on ne transgresse pas impunément les lois qui règlent la vie en société…

 

 

la-foret-des-renards-pendus-nicolas-dumontheuil-planche-5

 

 

De l’or en barres, de quoi exalter les passions des plus terre-à-terre, c’est toujours comme ça que les histoires westerneuses commencent. Pourtant, c’est dans un tout autre décor que Rafael nous entraîne. Et son or, venu d’Australie, Rafael ne compte pas le partager. Car sous ses dehors de gendre idéal, sans peur et sans reproche, Rafael est un voyou. Un gangster qui, pour rien au monde, ne voudrait se salir les mains en basses besognes pourtant. Mieux vaut laisser ça à d’autres. Comme son ex-associé qu’il a laissé furax entre les quatre murs d’une prison. Débarrassé momentanément de cette aiguille dans le pied, Rafael compte bien se faire oublier, loin des yeux, loin du coeur social, au pays des sapins et du père Noël. Sauf que comme cadeau, le vieillard le plus aimés des gamins a réservé à Rafael une surprise de taille. Voilà que sur la route du fuyard, se dresse désormais un vétéran de l’armée alcoolo mais toujours aussi brutal en quête d’une gloire et d’une richesse illusoire… jusqu’à tomber sur le filon de Rafael. Mais aussi,  une gentille vieille qui, elle, n’aspire qu’à vivre encore un peu plus sa liberté de femme d’un autre temps qu’on voudrait oublier dans un home. Le trio se forme, aussi improbable soit-il, entre choc des cultures et des personnalités. Bientôt rallié par un garde-forestier, deux prostituées et le fameux associé de Rafael qui ne rêve que de voir celui-ci raide mort.

 

 

la-foret-des-renards-pendus-nicolas-dumontheuil-planche-1

 

 

De cette forêt (plus vraiment) isolée et truffée de pièges à renard et du livre d’Arto Paasilinna paru il y a plus de trente ans, Nicolas Dumontheuil réussit un récit sépia où le vaudeville frappe à l’orée du bois, où les personnages caricaturaux sonnent vrais et en imposent par leur aura. Des gags bien sentis et un charme tout finlandais (on pense notamment à Kaurismaki) conjuguent l’absurde et le récit de grande aventure. Celle que le lecteur lit dans le poker-menteur de ces trois personnages principaux. On s’amuse sans oublier que la fin de l’insouciance n’est jamais loin, armée d’un pistolet chargé à ras-bord de l’envie d’effacer la trahison. Comme dans les films de super-héros, restez jusqu’à la fin pour déguster un épilogue délicieusement orchestré. Pas de quoi attendre l’hiver et le feu de bois pour s’immiscer dans l’intimité de ces drôles de héros.

 

Alexis Seny

 

Titre: La forêt des renards pendus

D’après La forêt des renards pendus d’Arto Paasilinna

Scénario et dessin: Nicolas Dumontheuil

Genre: Huis-Clos, Comédie

Éditeur: Futuropolis

Nbre de pages: 144

Prix: 21€



Publié le 08/09/2016.


Source : Bd-best


Sept héros: non contents de faire de la résistance, les super-papys sauvent le monde

C’est un fait, avec le regain des super-héros outre-Atlantique, il n’y a plus beaucoup de place pour les nouveaux arrivants sur le sol américain. Pourtant, en France, le territoire est encore à déchiffrer (regardez Fox-Boy de Laurent Lefeuvre ou Red Skin de Dorison) et des vocations peuvent se dévoiler sur… le tard. Très tard, même. La preuve par… sept avec les super-septuagénaires créés par Mathieu Salvia et Philippe Briones pour la troisième saison de la collection anthologique Sept (mais si, on vous en parlait ici). Très loin d’être ridicule.

 


7-heros-mathieu-salvia-philippe-briones-romain-huet-p-5

 

 

Résumé: Le monde l’ignore, mais les super-héros existent. Aujourd’hui retraités et brisés par la vie, ils s’apprêtent bien malgré eux à livrer leur plus grande bataille… et à en payer le prix fort.
Hector possède un don inestimable… Un super-pouvoir qu’il refuse d’utiliser et dont le gouvernement, qui vient de mettre la main sur lui, compte bien découvrir l’origine. Contraint d’intégrer un centre spécial placé sous haute surveillance, ce vieil homme discret et brisé par la vie va faire la rencontre de cinq autres « super-retraités »… bien décidés à s’évader au plus vite. À leurs côtés, Hector rencontrera enfin, contraint et forcé, son véritable destin…

 

 

7-heros-mathieu-salvia-philippe-briones-romain-huet-p-2

 

 

Hector (l’homme volant), Emma (la passe-muraille), Catherine (la femme invisible), Honoré (le sprinteur qui met sa rame à Usain Bolt) et Gerardo (le musclor mégalo) sont des super-héros dont l’identité secrète est désormais masquée et marquée par les rides et les problèmes liés à l’âge. Là où les Thor, Spiderman et autres Superman auraient peut-être rangé les slips et les capes, ces cinq-là (et les deux autres mystérieux) rêvent sans doute encore de gloire et de caméra, d’exploits et d’un monde à sauver. Sauf qu’ils n’ont plus que le désespoir, la solitude et l’isolement pour unique étendard. Et si chacun d’eux a sa part d’ombre, aucun n’avait mérité cette prison à ciel ouvert dans laquelle une organisation française les maintient incarcérés. À des fins scientifiques, paraît-il… Mais si quelque chose de bien plus sinistre se tramait. S’alliant malgré les rivalités, ces vieillards ayant passé l’heure de rempiler devront se muer en super-héros inattendus.

 

 

7-heros-mathieu-salvia-philippe-briones-romain-huet-p-9

 

 

S’ils s’inspirent forcément de pouvoirs existant déjà dans l’univers des super-héros (Magnéto, Flash ou encore le Sylar d’Heroes…), Matthieu Salvia et Philippe Briones réussissent aussi à s’en affranchir pour réaliser un véritable petit tour de force. Oscillant entre Les vieux fournaux et le projet (avorté?) The Golden Age (de Matthew Vaughn, le réalisateur de Kick-Ass et X-Men, le commencement, qui rêvait de voir Clint Eastwood, Jack Nicholson et Warren Beatty enfiler les collants et adopter des super-pouvoirs), Sept héros force sa propre histoire et sa légende pour un récit palpitant, surprenant et ingénieux. Un très joli coup pourtant guère gagné d’avance pour l’avocat Mathieu Salvia (bien entouré par des experts comme Henscher) qui signe là sa première histoire publiée! Ses papys font de la résistance et réussissent un peu à renouveler le genre. Côté graphisme, le dessin inspiré et spectaculaire de Philippe Briones (qui a un lourd passé du côté de Disney, Marvel et DC Comics) fait le boulot, avec un final du tonnerre. Un album au top et qui n’a pas de super que son titre, n’en déplaise aux Amerloques!

 

Alexis Seny

 

Série: 7

Tome: 18 – Sept Héros

Scénario: Mathieu Salvia

Dessin: Philippe Briones

Couleur: Romain Huet

Genre: Fantastique, Huis Clos, Action

Éditeur: Delcourt

Collection: Conquistador

Nbre de pages: 64

Prix: 15,50€



Publié le 08/09/2016.


Source : Bd-best


Si vous l’avez raté cet été – Episode 3 : Magic 7 : 2 : Contre tous

 « - Déjà, accepter que tu parles à des démons, Léo à des fantômes et Lupe à des machines… Maintenant, j’dois faire semblant de croire une petite qui prédit l’avenir… Donc, on serait cinq gamins avec des pouvoirs. »

« - Sept. Il faut trouver les deux autres au plus vite. »

« - C’est n’importe quoi ?! Sept ? Vous êtes en plein délire ! »

 

            Les « Magic » ne sont pas encore « seven », mais « five ». Ils vont avoir fort à faire. Les règles de vie de l’école Mercury sont étrangement devenues dragstiques. Mais pourquoi les adultes ont-ils changé ainsi ? Hamelin et Lupe choisissent la fuite pour tenter de résoudre ce mystère. N’y aurait-il pas un autre « seven » derrière tout cela ?

 

            Kid Toussaint raconte une histoire où tels les Goonies ou autres héros du plus récent Super 8, tous deux produits par Spielberg, les enfants peuvent aisément s’assimiler aux héros et rêver de vivre l’aventure à leurs places. Ça paraît simple comme idée, mais elle est peu exploitée en bande-dessinée de nos jours. Il y a « Seuls », c’est vrai, mais son climat angoissant n’invite pas les enfants à être à la place des personnages. Ici, le lecteur sait que telle ou telle forme de magie le sauvera. C’est excitant et  féérique.

 

 

 

 

 

            Graphiquement, la série a énormément gagné en uniformité par rapport au premier tome. Les deux dessinateur-trice fondent leurs styles l’un dans l’autre. Il n’y a plus cette fracture qui pouvait auparavant poser souci. Peut-être est-ce aussi les coloristes, différents du premier épisode, qui englobent plus habilement le tout.

 

Léo le spirite, Alice le devin, Farah la démoniste, Hamelin le shaman et Lupe l’alchimiste, avec l’enchanteur et le télépathe, ils sont sept jeunes mages aux pouvoirs immenses. Ensemble, ils peuvent sauver le monde…ou le détruire. Tel est présentée la série dans la bande-annonce que l’on peut voir sur le site Dupuis.

 

            En cette fin de deuxième volume, les Magic 7 ne sont pas encore au complet. C’est un peu frustrant compte-tenu du titre de la série. Vivement la sortie du troisième opus pour que la série puisse vivre enfin de son essence.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série: Magic 7

Tome: 2 – Contre tous

Scénario: Toussaint

Dessin: La Barbera & Quattrocchi

Couleurs: Marcora & Mengozzi

Genre: Fantastique

Éditeur: Dupuis

Nbre de pages: 48

Prix: 9,90 €

ISBN : 9782800165301



Publié le 07/09/2016.


Source : Bd-best


Si vous l’avez raté cet été – Episode 2  : Léonard 47 : Master Génie

«  - Ouvrez bien grand vos yeux les enfants !... C’est ici, dans ce local merveilleux, qu’œuvre le plus grand génie de tous les temps, Léonard de Vinci ! Saviez-vous, mes enfants, que si l’on nomme ce génial inventeur Léonard de Vinci, et pas, par exemple, Léonard de Watermael-Boisfort, c’est parce qu’il est originaire d’ici, de notre belle cité, Vinci ? »

            « - Puis-je vous demander, chère Madame, ce que vous et vos sales chia…euh…vos charmants bambins faites dans mon laboratoire ? »

            « - Mais une visite didactique voyons ! Et quel meilleur endroit pour une visite didactique que l’antre du plus grand génie de tous les temps, j’ai nommé : Vous !?! »

 

            Il n’en fallait pas plus pour flatter le maître. Mais recevoir une classe dans son laboratoire n’est pas forcément de tout repos. Et ce n’est pas Basile qui dira le contraire. Bref, ceci n’est qu’une des menues péripéties qui attendent le disciple au cours de ce quarante-septième recueil des inventions du barbu le plus célèbre du 9ème art (après Haddock quand même). Après une participation à un concours culinaire, histoire donnant son titre à l’album, l’assurance tous-risques, l’œuf mi-mollet et l’œuf mimosa, la sauce piquante et le ketchup, le bracelet électronique de surveillance, la nouvelle graphique ou bien encore le parc de jeux font partie des inventions de l’année imaginées par Léonard. Mais ce n’est pas que pour celles-ci qu’il devra déployer des trésors d’ingéniosité. Réveiller un disciple demande beaucoup plus d’énergie et d’imagination.

 

 

 

 

 

            C’est un coup de fouet (de cuisine) à Léonard qu’a souhaité effectuer le Lombard en en confiant les rênes à Zidrou. Après Chlorophylle, Ric Hochet ou Clifton, il est en charge d’une nouvelle reprise et s’en tire comme toujours avec brio. Il enfile les pantoufles de Bob de Groot tout en insufflant un dynamisme revigorant à la série. Au dessin, Turk semble s’éclater. Il joue avec ses personnages comme un gamin avec ses Playmobil, leur faisant subir les pires outrages. N’oublions pas Raoul, Bernadette, Mathurine et le crâne Yorick, tantôt spectateurs, tantôt acteurs, ils gardent leurs rôles respectifs.

 

            Avec Master Génie, Turk et Zidrou sont les Top Chefs pour nous servir un album presque parfait.

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série: Léonard

Tome: 47 – Master Génie

Scénario: Zidrou

Dessin: Turk

Couleurs: Kaël

Genre: Humour

Éditeur: Le Lombard

Nbre de pages: 48

Prix: 10,60 €

ISBN : 9782803670154



Publié le 06/09/2016.


Source : Bd-best


1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


©BD-Best v3.5 / 2017