« Il ne convient pas de trop modifier le destin d’un homme. » Alvar Mayor, les cités légendaires
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« Il ne convient pas de trop modifier le destin d’un homme. »  Alvar Mayor, les cités légendaires

 

 

« - Tu as entendu parler d’un certain Alvar Mayor ?

- Oui. C’est un nom que l’on prononce avec de plus en plus de respect dans cette partie de l’Amérique. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous êtes conquistador et vous avez besoin d’un guide ? Aventuriers, chercheurs d’or et contrebandiers, renseignez-vous auprès d’Alvar Mayor, il est là pour vous. Il vous mènera par les sentiers et à travers les jungles sud-américaines. Mais attention, si vos intentions sont mauvaises, la nature et les autochtones seront toujours là pour vous le rappeler. Si l’Eldorado se mérite, avant tout il se préserve.

 

 

 

 

© Breccia, Trillo – iLatina

 

 

                Alvar Mayor est un Indiana Jones nonchalant. Il est l’un des premiers blancs nés en Amérique, fils de l’un des hommes qui accompagna Pizarro au Pérou. Seul blanc de la région capable d’interpréter une carte, il prend dix pourcents de ce qui serait découvert lors d’une expédition. Souvent accompagné de Tihuo et ses flèches au curare dans ses premières aventures, la belle Lucia le remplacera dans la seconde partie de sa carrière. Sauvée de l’échafaud par Mayor où elle était promise pour avoir dénoncé un complot, elle ne le quittera plus.

 

 

 

 

© Breccia, Trillo – iLatina

 

 

                A travers les histoires d’Alvar Mayor, Carlos Trillo raconte un crépuscule précolombien, avec une dose d’onirisme. Les conquistadors n’ont pas le beau rôle. Leur cruauté est toujours punie, que ce soit par un hasard divin ou par leurs ennemis. Trillo n’hésite pas à montrer leur violence mais il instille une moralité en avance sur son temps pour une série datant de la fin des années 70.

 

 

 

 

© Breccia, Trillo – iLatina

 

 

                Enrique Breccia est le fils de son père Alberto. Le dessinateur signait avec Alvar Mayor son premier album. Compte tenu du talent paternel, l’atavisme a bien fonctionné. La maîtrise du noir et blanc est exceptionnelle, avec notamment des nuits d’encre de plomb au travers desquels se découpent personnages et bâtiments comme sur un négatif.

 

 

 

 

© Breccia, Trillo – iLatina

 

 

                A l’instar d’Evaristo, Dargaud a édité un album d’Alvar Mayor en 1983 dans la collection Pilote. Les éditions iLatina publient en noir et blanc les premières expéditions de l’aventurier, dix-huit histoires d’une douzaine de pages, sur les cinquante-sept existantes parues entre 1977 et 1983. Dans son prologue, Thomas Dassance explique comment bien comprendre les histoires d’Alvar Mayor. Les espagnols croyant être parvenus aux Indes, le continent américain ne pouvait être qu’imaginé. C’est cet imaginaire colonial qui est au cœur de la série.

 

 

 

 

 

© Breccia, Trillo

 

 

                « Qu’est-ce qui différencie vraiment un rêve de la réalité ? Et où finit l’un pour que commence l’autre ? » dit Alvar Mayor. Cette confusion entretenue fait de cet album un recueil de contes et légendes envoûtants, invitant au voyage dans l’espace et dans le temps.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Alvar Mayor

 

Titre : Les cités légendaires 

 

Genre : Aventures sud-américaines 

 

Scénario : Carlos Trillo 

 

Dessins : Enrique Breccia 

 

Traduction : Thomas Dassance 

 

Éditeur : iLatina

 

Collection : Grandes Autores

 

Nombre de pages : 230

 

Prix :  30 €

 

ISBN : 9782491042042

 



Publié le 22/04/2020.


Source : Bd-best

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