Coûte que coûte. Kilomètre Zéro, une épopée ferroviaire 2 – Les Koechlin, une saga familiale
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Coûte que coûte.  Kilomètre Zéro, une épopée ferroviaire 2 – Les Koechlin, une saga familiale

 

« - Tu es pressé, Nicolas… Trop pressé ! Cette ligne jusqu’à Thann ne coûte qu’une poignée de millions alors tu peux bien y aller sans la SIM, mais jusqu’à Bâle ?! La ligne Mulhouse-Thann n’est même pas construite ! Une fois de plus, mon vieil ami, permets-moi de te mettre en garde contre ton excessive dispersion et ton manque d’organisation !

-   Sais-tu qu’une ligne de chemin de fer sur la rive droite du Rhin entre Mannheim et Bâle est en discussion devant le parlement du grand duché de Bade ? Sais-tu que le roi du Wurtemberg s’apprête à concéder à la Suisse et à la ville de Bâle des avantages commerciaux si elles le favorisaient ? Si nous, français et alsaciens, ne créons pas cette ligne aujourd’hui, nous serons morts industriellement et économiquement demain ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1836. A Mulhouse, Nicolas Koechlin compte bien créer la première ligne internationale de chemin de fer au monde, entre Strasbourg et Bâle. L’industriel s’est associé avec Lloyd, entrepreneur anglais, qui a mis au point une locomotive. Il n’y a pas de temps à perdre. Les locos fabriquées par Stehelin & Huber de Bitschwiller sont en commande chez les frères Pereire pour la compagnie du Paris-Saint-Germain. D’ici à ce qu’ils emportent le marché… De son côté, Salomé découvre que son père est le principal actionnaire du journal pour lequel elle travaille. Alors, lorsqu’elle dénonce des disfonctionnements dans les relations entre ouvriers et contremaître, ça apparaît comme une trahison aux yeux de la famille.

 

 

 

 

© Piatzszek, Bossard - Bamboo

 

 

La majorité des histoires de chemins de fer se passe lors de la conquête du Far West. Peu ou pas traitent de la création de la première ligne internationale de chemin de fer européenne. Stéphane Piatzszek met en scène la réelle et très nombreuse famille Koechlin avec toutes les aventures et avanies qui en découlent. On est à l’aube de la révolution industrielle. Le train est en marche dans tous les sens du terme. Piatzszek s’intéresse tout autant aux riches entrepreneurs qu’aux petits ouvriers dont les difficiles conditions de travail et de vie sont mis en exergue. Des personnages comme le jeune Fink ou Jacky qui cache une crise d’épilepsie pour ne pas perdre son travail montrent une réalité du marche ou crève.

 

 

 

 

© Piatzszek, Bossard - Bamboo

 

 

Le graphisme de Florent Bossard est très légèrement charbonneux, comme une machine à vapeur. Certaines cases sont magistrales comme celle, en plongée, du manœuvre remplissant de charbon une bouche incandescente. Le coloriste est au service du dessinateur pour jouer avec les ombres qui apportent du mystère ou du caractère aux différents protagonistes. Le peintre Monsieur Théodore qui peint une voie ferrée qui n’existe pas encore apporte sa touche de poésie.

 

 

 

 

© Piatzszek, Bossard - Bamboo

 

 

En partenariat avec la Cité du train de Mulhouse, on peut découvrir pendant un an différentes planches tirées de la BD et des extraits du cahier pédagogique. Trente-cinq planches de près d’un mètre soixante-dix seront exposées devant les trains du XIXème siècle. La Cité du train conserve l’un des patrimoines ferroviaires les plus importants d’Europe.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Kilomètre Zéro, une épopée ferroviaire

  

Tome : 2 – Les Koechlin, une saga familiale 

 

Genre : Aventure historique 

 

Scénario : Stéphane Piatzszek 

 

Dessins & Couleurs : Florent Bossard 

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand Angle

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 14,90 €

 

ISBN : 9782818978634



Publié le 02/04/2021.


Source : Bd-best

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