Du bon, du beau, du populaire. La jeunesse de Thorgal 8 – Les deux bâtards
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Du bon, du beau, du populaire.  La jeunesse de Thorgal 8 – Les deux bâtards

« - Vite ! Il faut gagner le port : avec cette broche en or, le pêcheur acceptera sûrement de nous emmener !

- Où espériez-vous aller petites vipères ? Restez aux cuisines ! J’ai besoin de toutes les servantes, mêmes les souillons comme vous, pour préparer le banquet ! Au travail ! Tout doit être prêt pour le banquet de demain !

- Cette grosse truie de Sigvalda nous tient à l’œil ! Impossible de fuir !

- Un peu de patience, Isoline : au cours du banquet, nous trouverons bien un moment favorable pour disparaître… (De la patience… Mon pauvre Thorgal… Tu dois être mort d’inquiétude, loin, si loin de moi ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Aaricia est prisonnière dans le château d’Harald, la dent bleue. Ce qu’elle ignore, c’est que son bien-aimé Thorgal est dans les geôles du même lieu. Harald, fou sanguinaire, vient juste de rentrer chez lui. Il n’a que des filles et un garçon bâtard à qui il refuse de l’appeler Père. Ça le met dans des colères folles. Réussira-t-il enfin à faire un héritier mâle à son épouse ? En attendant, les vikings venus du Nord, ainsi que ces voyageurs arabes, perturbent son retour. Thorgal réussira-t-il à se sortir de ses griffes et à retrouver Aaricia ?

 

 

 

 

© Surzhenko, Yann—Le Lombard

 

 

Le dessinateur russe Roman Surzhenko maîtrise le monde de Thorgal. La crasse des guerriers côtoie la violence de leurs coups, car là où Surzhenko n’hésite pas à faire un pas en avant, c’est dans le « tranche, taille, tue ». Un seul regret, comme d’habitude : qu’on ne lui laisse pas la main sur la couverture...

 

 

 

 

© Surzhenko, Yann—Le Lombard

 

 

Heureusement qu’il reste des scénaristes comme Yann pour pérenniser une certaine bande dessinée populaire, la vraie bande dessinée d’aventures pour jeunes adolescents. Avec cet épisode, Yann s’est embarqué dans une histoire en apparence simple mais à traitement scénaristique complexe. Dans une quasi unité de lieu et des rebondissements répétitifs (Thorgal est fait prisonnier plus d’une fois), il arrive à ne jamais lasser et à tenir le lecteur en haleine. Bien sûr, on sait avant de commencer l’album que le jeune viking va s’en sortir. Mais il n’empêche qu’on tremble pour lui à chaque scène.

 

La marque d’un grand scénariste et d’un bon scénario réside aussi en la force des personnages secondaires : Sveynn-le-bâtard, le grand Mehdi et la débrouillarde Enyd s’inscrivent naturellement dans le dictionnaire Thorgal.

 

 

 

 

© Surzhenko, Yann—Le Lombard

 

 

Lire une série en si grande forme ne donne qu’une envie : que soient relancées les autres grandes séries de l’époque du journal Tintin des années 80. Le retour de Bruno Brazil a déjà montré le potentiel. Alors à quand un revival de Jugurtha, Bernard Prince, Ian Kalédine ou Comanche ?… Comanche… Comanche ?... Mon petit doigt me dit...

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 PS : Nous devons tous rester chez nous, sauf nos amis de la santé et de la distribution alimentaire à qui nous pensons très fort. En ces temps compliqués, quoi de mieux que de lire des BD. Pour acheter ces beaux albums, si les librairies ont dû fermer leurs rideaux, n’oubliez pas que beaucoup d’entre elles proposent des services de vente par correspondance sur leurs sites. Alors, avant de vous précipiter sur les sites d’Amazan ou de la Fnoc, vérifiez si votre libraire de quartier ou de plus loin le fait.

 

 

Série : La jeunesse de Thorgal

 

Tome : 8 – Les deux bâtards

 

Genre : Heroïc Fantasy   

 

Scénario : Yann 

 

Dessins & Couleurs : Surzhenko

 

Couverture :  Rosinski 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 12,45 €

 

ISBN : 9782803674640

 



Publié le 13/04/2020.


Source : Bd-best

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