La dernière transaction d’un banquier. Emouvant. Vasco 30 - L’or des glaces
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La dernière transaction d’un banquier. Emouvant.  Vasco 30 - L’or des glaces

 

 

« - Tu dois être épuisé par ton voyage. D’abord, on boit à nos retrouvailles, beau toscan ! Ces moines distillent une eau-de-vie de framboise de derrière les fagots ! Comme quoi, la religion a parfois du bon !

- Je boirais plus volontiers un vin chaud mêlé de miel pour me réchauffer les entrailles.

- Tu as apporté l’or ?

- Oui. Et toi, tu m’as obtenu un rendez-vous avec le prince Dimitri ?

- Tu pourras le rencontrer d’ici un jour ou deux.

- Le prince est-il toujours disposé à accorder à notre compagnie le privilège du commerce par l’ancienne route du Sud ?

- Oui, mais… Depuis notre dernier échange épistolaire, il s’est passé de graves événements dont il faut que je te parle. »

 

 

 

 

 

 

Vasco Baglioni vient d’arriver en Russie. Il y retrouve son vieil ami le baron hollandais Hans Peter Van Loo. Vasco est issu d’une famille de banquiers siennois. A ce titre, son oncle Tolomeï l’envoie parcourir le monde afin d’accomplir des missions au titre de la banque. Celle-ci est la dernière.

 

 

 

 

© Rousseau, Révilllon, Chaillet - Le Lombard

 

 

Van Loo apprend à Vasco que la Russie est déchirée par un conflit entre le prince Dimitri et le prince Michel de Tver’.  Les deux souverains de principautés locales sont en désaccord profond. Le premier vient d’enlever le second, qui se trouve contraint d’accepter les conditions imposées, le tout sous le regard des Mongols qui se complaisent de ces luttes intestines. Le Prince Dimitri va trouver en Vasco un négociateur de poids. L’argent n’a peut-être pas d’odeur mais il est le nerf de la guerre.

 

Dominique Rousseau s’en sort très bien dans les paysages enneigés des steppes. Il dessine une cour du Kremlin dont Gilles Chaillet aurait été fier. Il se tire moins bien des gros plans des visages qui apparaissent rigides, avec trop de traits, pas très « esthétiques ».

 

 

 

 

© Rousseau, Révilllon, Chaillet - Le Lombard

 

 

Gilles Chaillet, pur produit de l’école Martin, nous a quitté subitement en 2011. Ce grand spécialiste du Rome Antique a créé avec Vasco une série originale dans un univers et une époque encore jamais exploitées. D’une gentillesse extrême, Chaillet a eu la lucidité, contrairement à beaucoup d’auteurs avec leurs personnages, de ne jamais oublier la profession de Vasco. Il travaille pour une banque et les transactions restent au cœur de chacun des récits. Luc Révillon et Chantal Chaillet closent avec ce trentième tome une série mythique qui a vu le jour en 1980 dans les pages du journal Tintin et en 1983 en albums. Le plus grand spécialiste de l’œuvre de Chaillet et l’épouse de ce dernier étaient les plus à même de poursuivre l’aventure, ce à quoi ils se sont attachés depuis la disparition du créateur de Vasco. Avec L’or des glaces, ils livrent une histoire classique qui se conclue dans un bond dans le temps avec émotion par le dernier retour d’un personnage emblématique de la série.

 

 

 

 

© Rousseau, Révilllon, Chaillet - Le Lombard

 

 

Le Lombard a décidé de clore ce classique. A l’instar d’un Bruno Brazil, peut-être Vasco connaîtra-t-il un jour un revival ? Il lui faudrait un repreneur du talent d’un Marc Jailloux pour relancer la série au niveau des meilleurs albums de Gilles Chaillet, époque « Ténèbres sur Venise ».

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Vasco

 

Tome : 30 - L’or des glaces

 

Genre : Aventure historique

 

Scénario : Révillon & Chaillet

 

Dessins : Rousseau

 

Éditeur : Lombard

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 12,45 €

 

ISBN : 9782803674428

 



Publié le 28/11/2019.


Source : Bd-best

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