Le final d’une série réjouïssante. Aspic, détectives de l’étrange 8 – Trois petits tours et puis s’en vont
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Le final d’une série réjouïssante.  Aspic, détectives de l’étrange 8 – Trois petits tours et puis s’en vont

 

«  - Bon vent, les esprits !

-   Bien joué, ma nièce ! Vous avez mérité votre chèque.

-   Gardez votre foutu argent ! Vous êtes irrécupérable.

-   Mais..

-   Ma part du marché est remplie, mère momie, à vous !

-   J’ai été assassinée. Le poison était dissimulé dans un parfum qui m’avait été offert lors de mon dernier anniversaire. Juste avant d’expirer, j’ai eu le temps de dissimuler le flacon. Il est caché sous une latte du plancher de la buanderie de mon logis parisien. Voici l’indice qui te manquait pour débuter ton enquête, ma fille… »

 

 

 

 

 

 

 


                Après avoir résolu le problème de sa tante dont le logis bordelais était perturbé par des manifestations d’ectoplasmes agressives et dangereuses, tant et si bien que ses domestiques quittaient leurs fonctions les uns à la suite des autres, Flora regagne Paris, accompagné évidemment de Hugo, afin d’éclaircir la mort de sa mère devenue momie bavarde. Enquêter dans le milieu familial est loin d’être la chose la plus aisée, surtout lorsque de lourds secrets sont dissimulés…

 

 

 

 © Gloris, Despujol, Saint-Blancat - Soleil

 

 

                Littérature, BD, cinéma, télévision, les influences des auteurs sont multiples. Mais ingurgitées et digérées à la sauce Gloris, il en ressort un plat bien savoureux.

                Dans le shaker, mettons donc Mary Shelley, Bram Stoker, Sir Arthur Conan Doyle, Eugène Sue et Edgar Allan Poe. Des monstres à la Frankenstein, des dents longues à la Dracula, de la perspicacité à la Sherlock Holmes, des mystères à la parisienne et des histoires extraordinaires, tels sont les ingrédients littéraires que l’on a pu retrouver tout au long des huit albums d’Aspic.

                Dans le shaker, rajoutons du Robin, du Krahen, du Derib. Les ectoplasmes de Koblenz et la parade des bêtes de foire de Bout d’homme sont revisités, ainsi que -et oui- l’esprit chamanique présent dans Yakari. C’est ce savant mélange BD aux frontières de l’enfance, de l’adolescence et de l’âge adulte qui est jouissif lorsqu’on lit Aspic.

                Dans le shaker, il y a aussi le cinéma de Browning et Murnau, celui de Baz Luhrmann et Cecil B.DeMille. Les deux premiers pour diverses créatures cauchemardesques issues de Freaks ou Nosferatu, les deux suivants pour le côté cirque ou grand spectacle de Sous le plus grand chapiteau du monde et Moulin Rouge, sans oublier l’humour présent dans ce dernier, comme cette série.

                Enfin, dans le shaker, il y a le poste de télévision duquel sont sortis un chapeau melon et des bottes de cuir, de drôles de dames et les brigades d’un tigre.

 

 

 

 

 © Gloris, Despujol, Saint-Blancat - Soleil

 

 

                Aspic, détectives de l’étrange, tire sa révérence au terme de huit albums. Le dessin aura servi à merveille le récit. Emmanuel Despujols et son prédécesseur Jacques Lamontagne ont été tous les deux aussi à l’aise dans les gueules, les tronches et toutes expressions de visages que dans de nombreuses et magnifiques grandes cases occupant les deux tiers de fort belles planches. Tous les détails ont été soignés ; aucun coin de case n’a été négligé. Il y a à regarder partout et à découvrir à chaque relecture.

                Les couleurs de Lorien Aureyre et de Cyril Saint-Blancat auront su créer une ambiance spécifique qui servira de référence.

 

 

 

 

 © Gloris, Despujol, Saint-Blancat - Soleil

 

 

                Les auteurs, et l’éditeur, ont l’élégance d’apporter une vraie conclusion. On regrette de quitter Flora et Hugo. On se souviendra de leurs enquêtes paranormales. La fin d’une série n’est-il pas le prix à payer pour qu’elle devienne culte ? 

  

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Aspic, détectives de l’étrange

 

Tome : 8 – Trois petits tours et puis s’en vont

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario : Thierry Gloris 

 

Dessins : Emmanuel Despujol 

 

Couleurs : Cyril Saint-Blancat 

 

Éditeur : Soleil

 

Collection : Quadrants

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782302089396

 



Publié le 04/04/2021.


Source : Bd-best

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