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Information générale concernant le monde de la BD
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Le tandem Le Roux-Froissard invente la mille et unième nuit de Shéhérazade et compagnie et nous piègent dans un désert magnétique et imparable

Elles en auront fait couler de l’encre et de l’inspiration, perler des fronts aussi, ces mille et une nuits de légende qui restent vibrantes dans les mémoires de tous ceux qui aiment lire et s’endormir sur ces histoires sans fin. Comme celles dont Shéhérazade avait le secret. Mais d’où les tenait-elle d’ailleurs ? D’un soupçon de réalité et d’un torrent d’imaginaire ? Peut-être. Avec un truc en plus, quelques gouttes d’éternité pour que jamais ces histoires ne se craquellent. Prenant sa dernière nuit contée comme démonstration, Étienne Le Roux et Vincent Froissard (qui ont souvent croisé les traits et les couleurs avant de s’intéresser en tandem au Dernier voyage d’Alexandre de Humboldt) s’éloignent de l’écrin originel pour proposer une ultime aventure qui se prolongera bien plus loin que la nuit initiale.

 

 

 

 

 

 

 

© Étienne Le Roux/Vincent Froissard chez Soleil

 

Résumé de l’éditeur : Laissez-vous conter l’incroyable mille et unième nuit des célèbres contes de Shéhérazade… Le Sultan Shariar gouverne en imposant ses vues à la ville de Rum. Marié à Sheherazade, une conteuse qui tient le peuple éveillé, il accepte un pari fou lancé par le lion roi, Baali’m : lequel d’entre eux sera  jugé le meilleur roi ? Leur juge sera un vieil homme dont la femme et le fils ont été respectivement transformés en âne et en singe par Lilith, la femme de Salomon, dans d’étonnantes circonstances… Cette mille et unième nuit s’annonce aussi riche en événements qu’en rebondissements…

 

 

 

 

© Étienne Le Roux/Vincent Froissard chez Soleil

 

Sans doute, faut-il être tordu pour inventer une histoire pareille qui a si vite fait de vaciller du rêve à l’horreur et vice-versa. Étienne Le Roux et Vincent Froissard le sont suffisamment que pour rendre l’ensemble merveilleux, ne pouvant trouver mieux que la collection Métamorphose pour les abriter du sable et des tempêtes. On n’ouvre pas cet album comme on s’engouffre dans les albums « classique ». Ici, on admire l’objet avant tout, on se demande ce que peuvent receler les mystères de la couverture. Et ses dorures. On lévite déjà, ne manque plus que le tapis volant (car comment ne pourrait-il pas y avoir un tapis volant dans un tel songe) pour nous envoler.

 

 

 

 

© Étienne Le Roux/Vincent Froissard chez Soleil

 

Shéhérazade est toujours aussi belle malgré le temps passé, son roi toujours aussi cruel… et bon à la fois. C’est la nuit, le marchand de sable (qui n’a pas eu long chemin à faire) engage son bras de fer avec les oiseaux de nuit pendant que Vincent couche ses images fantastiques dans la douceur de tapis persans. Rien ne pourrait venir les perturber et pourtant. Shéhérazade sera bientôt enceinte, Dinarzade est toujours en quête de récits croustillants, un âne qui parle et son guide vont amener une pincée de fantastique à Rum (atchoum) que bientôt une armée de guerriers assiégeront. De quoi forcer le sultan à se jeter dans la gueule du l… ion qui règne en maître dans ce coin du désert qui fait peur à n’importe quel vivant un tant soit peu raisonné. Et c’est face au dilemme lancé Baali’m, le roi lion, que Shariar devra prouver qu’il peut être un grand roi, un homme de promesse et d’honneur. Même s’il doit oublier que pour se venger du mépris du passé il s’est promis de tuer toutes ses conquêtes dès la première nuit passée. Enfin ça, c’était avant de rencontrer l’ingénieuse Shéhérazade.

 

 

 

 

© Étienne Le Roux/Vincent Froissard chez Soleil

 

Ingénieux, nos deux auteurs le sont jusqu’à un certain point : un peu trop de magie, une main de dieu utilisée à mauvais escient pour débloquer trop facilement une situation cruciale et prometteuse (vous savez comme on les déteste ces héros qui ne sont jamais trop mis en péril). C’est dommage car ça nous a un peu fait sortir de la confortable et lumineuse ambiance à laquelle on était tout acquis. Mais pour le reste, on est dans cette Mille et unième nuit comme on s’enivrerait au café des délices. Les visages sont des ombres, le décor est d’ampleur et le grain des couleurs nous fait écarquiller les mirettes. Nous sommes la proie du désert, insignifiant et pourtant essentiel car s’il n’y a plus personne pour écouter ces histoires, comment pourraient-elles vivre. Et, bien plus, que d’y être contraints, on en est tout excités. Du très bel ouvrage. Mais n’est-ce d’ailleurs pas un djinn à la beauté vénéneuse qui malignement répand ce puissant philtre d’adhésion. Enchanteur.

 

Titre : La mille et unième nuit

Récit complet

Scénario : Étienne Le Roux

Dessin et couleurs : Vincent Froissard

Genre : Conte, Fantastique

Éditeur : Soleil

Collection : Métamorphose

Nbre de pages : 82

Prix : 16,95€



Publié le 27/11/2017.


Source : Alexis Seny


Soirée caritative chez Filigranes, au profit de la maison maternelle du Brabant wallon

La Maison Maternelle du Brabant Wallon est une maison d'accueil qui a pour mission d'assurer aux personnes en difficultés sociales un accueil, un hébergement limité dans le temps, dans une structure dotée d'équipements collectifs ainsi qu'un accompagnement adapté afin de les soutenir dans l'acquisition ou la récupération de leur autonomie.

C'est aussi une maison de vie communautaire pour les personnes ayant besoin d'un temps plus long avec un projet de réinsertion sociale.

En association avec la librairie Filigranes, une soirée caritative est organisée avec une séance de dédicaces.

Auteurs présents :

- Eric Boschman,
- Eran Kroband,
- André Querton,
- Pierre Bailly,
- Thierry Coppée,
- Christian Darasse,
- Jean-Philippe Thivet,
- Jérôme Vermer,
- Anne-Lise Combeaud,
- Denis Lapière,
- Benjamin Benéteau

Lieu : Avenue des Arts, 39-42
1040 BXL

Contact : +32 2 511 90 15  par mail info@filigranes.be

Web : http://www.filigranes.be/fr


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 04/12/2017 au 04/12/2017.

Publié le 27/11/2017.


Source : Bd-best


Le salon de la BD de Marines revient pour sa 6ème édition

Découvrez le neuvième art comme vous ne l’avez jamais lu ! Dans une ambiance conviviale et familiale, le salon propose des animations variées. Une vingtaine d’auteurs seront en dédicace afin de partager et de transmettre leur passion.

Au programme :

-Séances de dédicaces.
-Caricatures gratuites par l’artiste Doumé.
-Tombolas, 3 tirages par jour pour gagner des bandes dessinées.
-Vente de BD et de mangas d’occasion.
-Présence de la libraire Le Grand Cercle.
-Buvette tenue par les jeunes de L’Espace Loisirs et Culture.
-Ateliers de dessin et de modelage gratuits pour les enfants (Ateliers gratuits - Pour participer aux ateliers, l’inscription préalable auprès de la bibliothèque est souhaitable au : 01 30 39 80 25 ou à bibliotheque@mairie-marines.org).

Lieu : Salle Georges-Pompidou
boulevard Gambetta
95640 Marines.

Contact : par tél +33(0)1 30 39 80 25  par mail  bibliotheque@mairie-marines.org

Web : www.marines.fr


Entrée libre.


Pays : France

Date de l'événement : du 02/12/2017 au 03/12/2017.

Publié le 27/11/2017.


Source : Bd-best


Grands crus en eaux troubles : vaudeville… et de vin rocambolesque avec vue sur la vigne claire mais un peu bouchonnée

En cette période de l’année, au coin du feu, on n’a pas trop le choix du grog, d’un cacao chaud ou d’un thé. Notez qu’un bon verre de vin (pas forcément chaud),  ça réchauffe aussi le coeur. Ce n’est pas pour rien que les salons du vin éclosent un peu partout dans la région. Des cépages dont les arômes qui font voyager et nous emmènent dans le Sud où Laurent Panetier, Georges Van Linthout et Alice Fischer sont sur la piste de ce qui pourrait être le plus gros casse viticole et folklorique de l’Histoire.

 

 

 

 

 

 

 

© Panetier/Van Linthout/Fischer chez Glénat

 

Résumé de l’éditeur : Antoine et Julien travaillent pour un mensuel indépendant, La Feuille de vigne, spécialisé dans le milieu du vin. Leur prochaine enquête concerne Jean Poitou, un célèbre collectionneur de grands crus récemment victime d’un cambriolage. Un individu fantasque et singulier, connu pour ses prises de position radicales, en croisade contre la spéculation à tout crin qui fait monter la cote des grands millésimes à des prix plus qu’exorbitants. Quelqu’un qui ne s’est donc pas fait que des amis… Arrivés chez Poitou, Antoine et Julien découvrent un certain nombre de « bizarreries » qui les incitent à rester pour mener leur propre enquête.

 

 

 

 

© Panetier/Van Linthout/Fischer chez Glénat

 

M’enfin ! Un vin, ça se boit. Ça ne s’entrepose pas durant des décennies comme on le fait de bandes dessinées dans une bibliothèque. Et pourtant, Jean Poitou est un as du vin (ou de la vinasse quand elle a tourné des années) et collectionne les vins de prestige comme on collectionne les timbres-poste. Et si le goût de ces grands crus est à relativiser, reste qu’il y a des collectionneurs aussi fous que lui pour les marchander… ou les lui voler. Un sacré magot couleur raisin, mine de rien ! De vent mauvais en vin mauvais, cagoule et armes d’assaut en prime. De vendange en vidange. De quoi secouer ce bout de campagne et de vignobles bien tranquille mais de quoi réveiller la vin-dicte populaire (quoique Poitou l’a peut-être bien mérité, de l’avis de certains) qui entend bien ne pas laisser ce crime, contre l’humanité imbibée, impuni. Si les collectionneurs dégustent, reste à voir si les voleurs seront vinifiés et condamnés à la peine capiteuse.

 

 

 

 

© Panetier/Van Linthout/Fischer chez Glénat

 

Avec vue sur la vigne… pardon la ligne claire, c’est tout un pan du patrimoine franco-belge qui coule dans les veines de Georges Van Linthout, comparse notamment de Walthéry et souvent à l’oeuvre dans des collectifs pour la bonne cause mais aussi papa de Lou Smog. Georges est loin d’être un inconnu, son trait est franc et sympathique, souriant et pertinent dans cette histoire qui titille les zygomatiques à défaut de vraiment nous faire goûter ces grands crus promis qui, entre deux péripéties, ont beau nous mettre l’eau à la bouche mais n’en lâche pas une goutte.

 

 

 

 

© Panetier/Van Linthout/Fischer chez Glénat

 

Par contre, ça faisait longtemps que Laurent Panetier n’avait plus en haut de la couverture, lui qui était si habitué aux livres humoristiques (Blagues bien typées et autres passionnés de la petite reine). S’il n’a rien perdu de ses réflexes, force est pourtant de constater qu’à force de zyeuter sur des références comme Gil Jourdan, cet ouvrage prend des allures de pastiches séparant trop les bons grains de l’ivraie. Et c’est dommage car le casting, de l’excentrique victime au milliardaire russe intéressé par cette collection démesurée, sans oublier les deux enquêteurs amateurs, était plutôt bien mis en place, bien charpenté.

 

 

 

 

© Panetier/Van Linthout/Fischer chez Glénat

 

Mais voilà, cet album (qui sort pourtant de la gamme de produits stéréotypés et se prenant trop au sérieux de ces dernières années)  manque de tanin pour se boire jusqu’à l’ivresse ou, même, sortir de l’immense production livresque que l’or rouge arrose chaque mois. Reste une insouciance effervescente à défaut d’être gouleyante.

 

Titre : Grands crus en eaux troubles

Récit complet

Scénario : Laurent Panetier

Dessin : Georges Van Linthout

Couleurs : Alice Fischer

Genre : Humour, Enquête, Vaudeville

Éditeur : Glénat

Nbre de pages : 56

Prix : 14,50€



Publié le 24/11/2017.


Source : Alexis Seny


CBBD : Panorama de la BD chinoise, des images enchaînées venues d’ailleurs

Alors que le plus ancien livre illustré chinois, reproduit par xylographie, date de l’an 868, bien avant l’invention de l’imprimerie par Gutenberg, le manhua (la bande dessinée chinoise) a véritablement pris son essor dans la première moitié du XXe siècle, comme en Belgique. Monsieur Wang, le premier héros récurrent de la BD chinoise, est apparu en 1929, la même année que Tintin. Quant à San Mao, le personnage chinois le plus célèbre, il a été créé en 1935, en même temps que le Lotus bleu, l’aventure de Tintin en Chine !

Mais la bande dessinée chinoise, ce sont aussi les lianhuanhua, dont le principe est hérité d’une tradition millénaire du récit en images. Petits fascicules de format 12,5 x 10 cm à vocation populaire, ils renferment un récit complet composé d’une illustration et d’un récitatif par page. Souvent mal imprimés à des millions d’exemplaires, ils recèlent des illustrations qui sont de véritables petits chefs-d’œuvre.

L’ouverture de la Chine au marché global, à l’aube du XXIe siècle, a provoqué la découverte de la BD européenne, américaine et japonaise, donnant de nouvelles sources d’inspiration aux auteurs qui adoptèrent le principe des planches découpées en cases intégrant les dialogues. Tandis qu’un public d’initiés adultes s’intéresse à une BD d’inspiration occidentale, les jeunes générations se passionnent pour le style manga asiatique, nourries depuis l’enfance par les dessins animés japonais.

En Chine comme en Europe occidentale, quels que soient les genres qu’ils pratiquent, ce sont les auteurs les plus doués qui finissent par s’imposer. Sélectionnés sur une population d’un milliard trois cent millions d’habitants, il y a une forte probabilité de découvrir dans cette exposition quelques-uns des meilleurs auteurs de la planète.

Commissaires: JC De la Royère et LUO Yiping.

En collaboration avec China Arts and Entertainment Group et avec le soutien de la Région de Bruxelles-Capitale et de l’Ambassade de la Chine en Belgique.

Centre Belge de la Bande Dessinée - Musée Bruxelles
Rue des Sables 20
1000 Bruxelles
Tél. : + 32 (0)2 219 19 80
Fax : + 32 (0)2 219 23 76

Web : https://www.cbbd.be


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 13/02/2018 au 09/09/2018.

Publié le 24/11/2017.


Source : Bd-best


18ème numéro de La Revue Dessinée

La Revue Dessinée est un magazine trimestriel, numérique et papier, de reportages, documentaires et chroniques en bande dessinée. Tous les trois mois, ce sont 228 pages d’informations dessinées qui vous sont proposées, sur tablette ou en librairie.

Le contenu de ce 18ème numéro :

Reportage : L'autre maternelle

- Enquête : Nature à vendre 

Reportage : La mort au bout du fil

- Enquête : L'envers des Hypers - Reportage : La Fugue des fous - Mi-temps : Les fléchettes

- Effet papillon : La morue et le crabe des neiges

- La revue des cinés : Laurel et Hardy

 

En librairie ce 29 novembre 2017

http://www.larevuedessinee.fr

 

 



Publié le 24/11/2017.


Source : Bd-best


SO STRANGE ! La Trans Galerie est de retour sur le SoBD 2017

Parce que les disciplines sont poreuses, que les artistes se connaissent et s'enrichissent du travail des un et des autres, parce que les frontières sont des simplications artificielles, le SoBD est heureux d'annoncer le retour de la Trans Galerie. Pour la seconde année, des plasticiens s'installent au cœur d'un salon de bande dessinée.

So Strange ! dessiner autrement

Les artistes de bande dessinée sont des virtuoses du dessin. Dans les contraintes de leur discipline, qui n'est pas sans rapport avec l'objet livre, ils pratiquent toutes les techniques, utilisent tous les outils et ne cessent de nous émerveiller. Pourtant, on peut toujours faire autrement. Pour remuer le sucre au fond de notre tasse de café, Corine Borgnet, directrice artistique de la Trans Galerie, nous propose cette année une sélection d'œuvres dessinées étrangement.

 

 

 

 

Serait-il si étrange d’utiliser d’autres encres par exemple ? Pourquoi pas des cheveux, ou de la cire, ou des moisissures ? Pourquoi toujours sur du papier ? On peut dessiner sur des os, ou sur tout ces objets que nous utilisons quotidiennement, sur des assiettes, des bouteilles de produits vaisselle ou de lessive. On peut aussi, à l’heure de l’informatique triomphante, fabriquer d’étranges mécaniques à dessiner, sans même un transistor.

Cette année, la Trans Galerie vous invite à découvrir le monde étrange
des plasticiens qui dessinent autrement.

La Trans Galerie est installée sur le SoBD, Halle des Blancs Manteaux – Paris IVe

Entrée libre et gratuite


Pays : France

Date de l'événement : du 08/12/2017 au 10/12/2017.

Publié le 24/11/2017.


Source : Bd-best


Alain Dodier revient à Bergues avec son détective de héros : « Jérôme K. Jérôme Bloche, je suis le premier à ne pas savoir ce qu’il a dans la tête »

Institution du monde détective DIY, Jérôme K Jérôme Bloche a beau cavaler sur son Solex aux quatre coins de la ville et de la France, il n’est jamais essoufflé. En selle pour sa 26ème aventure, le Nordiste qui se rêve en Humphrey Bogart revient au pays, à Bergues, de manière plus dramatique que le cas de ce facteur du Sud muter din ch’Nord. Boon et Dodier ne jouent pas la même scène et c’est tant mieux. Même si le papa de Jérôme n’est jamais le dernier pour faire des blagues à ses héros, cette fois, une gamine a disparu. Et cela semble sérieux, aussi sérieux que ce couteau qui, planté dans son arbre depuis des années, attend le retour de son propriétaire. C’est à Bruxelles, dans la Galerie Champaka qui le met à l’honneur jusqu’au 3 décembre, que nous avons rencontré le lumineux et sympathique Alain Dodier. (Photo de couverture de Chloé Vollmer)


Bonjour Alain, vous n’aviez pas attendu Dany Boon et sa bande pour nous faire découvrir Bergues, dans le troisième tome de la série, mais vous y revenez pour ce tome 26. Comment avez-vous retrouvé le chemin ?

C’est l’histoire qui m’a attirée. J’avais dans mes carnets cette idée selon laquelle un père ferait porter à son fils la culpabilité de quelque chose dont il est responsable. Le tout était d’introduire Jérôme dans cette enquête, ce tissu social. Jérôme, c’est toujours le problème !

Je pensais au Nord, plutôt Dunkerque, je voulais la mer. Mais je n’y suis pas arrivé. Alors l’oncle de Jérôme, dans un souci de bien se faire voir par son patron, a appelé celui-ci à l’aide pour une fugue un peu banale dans un univers froid, à Bergues.

 

 

 

 

Couverture du tirage de tête

 

Mais très vite, le trouble est semé, les hommes et les femmes s’opposent dans la recherche de la vérité.

Disons que les hommes ne sont pas à leur meilleur, cette fois-ci. Ce sont les femmes qui voient juste, elles ont l’intuition, sont moins sensibles aux artifices, aux conventions sociales. Elles (ré)agissent.

Et Jérôme qui n’est peut-être pas payé par le bon camp, du coup.

Jérôme, je suis le premier à ne pas savoir ce qu’il a dans la tête. Passif et intuitif, il est le bouchon dans le courant. Cela dit, il doit bien avoir un talent… c’est quand même lui, le héros.

 

 

 

 

© Dodier

 

Avec une envie de le guider avec un nouveau regard sur Bergues, dans des coins que vos albums n’avaient pas encore visité ?

Je suis quelqu’un de casanier, attaché à ma terre. Avant de courir le monde, je trouve ça pas mal de faire le tour du quartier. Plusieurs fois. On n’est jamais déçu et on découvre toujours quelque chose. Je m’intéresse aux gens, peux rentrer chez eux, je connais cette vie. À l’autre bout du monde, le spectacle est à l’extérieur, on ne peut pas rentrer aussi facilement chez les gens.

Avant tout, j’imagine l’histoire, après quoi je cherche les lieux qui vont la servir et, qui sait, influer un peu. C’est un ping pong, avec la facilité que je n’habite pas très loin de Bergues. Mais un lieu n’a en tout cas jamais apporté une histoire.

 

 

 

 

© Dodier

 

Mais il y a des lieux dans lesquels vous prenez votre temps, balayant les phylactères (et dieu sait qu’il y en a dans cet album) pour faire le plein d’ambiance. Comme lors de ce déplacement de Jérôme sur son éternel Solex.

Oui, j’aime prendre mon temps mais, en même temps, dans cette planche, rien n’est gratuit. On tourne à l’Usine pour arriver au château qui est juste derrière. Ce chemin, je le connais bien, je l’ai fait, il existe… enfin, sauf la première case où là, si Jérôme suit cette direction, il parle dans la direction opposée. L’album vient de sortir mais certains lecteurs avertis m’ont déjà fait la remarque (il rit).

 

 

 

 

© Dodier

 

On aura qu’à dire que dans ses rêveries, Jérôme s’est trompé. Ce ne serait pas la première fois.

C’est vrai ! Dans ces moments-là, j’ai l’impression qu’il réfléchit. C’est la voie de l’air, un peu d’aïkido. J’aime bien faire ça, six cases qui respirent. Je ne faisais pas ça avant quand les albums étaient limités à 44 planches. Mais, cela dit, il faut être utile. Je n’aurais pas le courage de dessiner quelque chose qui serait inutile.

Autre planche, autre ambiance et une surprise. Lorsqu’ils sont appelés en pleine nuit, Jérôme saute dans ses habits… ou plutôt ceux de Babette.

 

 

 

 

© Dodier

 

C’était tellement inattendu que ce n’était pas dans le scénario. Au moment de la créer, je me suis dit : « Mais il n’y a rien dans cette planche ». Je ne pouvais résolument pas laisser cette succession de cases en l’état. Alors, en utilisant cette chambre noir, la lumière chichement répandue par le lampadaire et les vêtements jetés pêle-mêle, j’ai amené le dynamisme à cette planche nocturne.

Le fait de placer cette histoire en hiver est d’ailleurs, bien utile.

C’est la marque du polar. L’hiver, quand le soleil se couche et tire l’histoire vers la nuit, le noir. Un noir qui se justifie. Puis, je ne suis pas Milton Caniff, non plus. Mais cela dit, quand arrive l’ombre, j’aime faire quelque chose d’opaque, d’entier. Je suis hostile aux hachures.


Cet album, c’est aussi l’occasion d’une exposition chez Champaka à Bruxelles, l’occasion de voir que votre trait a changé.

Oui, j’en suis arrivé à synthétiser mon trait qui était plus baroque avant. J’utilisais des cache-misères, j’ai gagné en maîtrise.

Mais toujours avec des collages. On voit le travail, sur vos planches !

J’utilise un papier que j’aime beaucoup car il n’est pas totalement blanc… mais avec un inconvénient : il ne se gratte pas. Et comme j’ai beaucoup de repentir, je colle, coupe et découpe.

 

 

 

 

© Dodier

 

Cela fait 34 ans que j’anime Jérôme K. Jérôme Bloche, j’ai toujours autant de mal à avoir une idée, je laisse les personnages m’échapper aussi. Il y a beaucoup de combinaisons possibles, beaucoup de non-abouties aussi.

Une combinaison qui marche aussi, c’est ce flash-back qui ramène Jérôme en enfance.

À la seule exaction qu’il ait pu commettre un jour. Un vol de couteau. À son meilleur ami, en plus. Peut-être est-ce ça qui est à l’origine de sa vocation ? Oui, il a dû s’en vouloir. Cette idée, elle était en jachère dans un de mes carnets, attendant le bon moment pour être intégrée. Attention, pas au chausse-pied mais si, en plus, elle peut rentrer parfaitement et éclairer l’album, cela tient du miracle.

 

 

 

 

© Dodier pour Spirou

 

 

 

 

© Dodier

 

Éclairer comme le fait cette couverture sur laquelle Jérôme se mesure à un arbre impressionnant. Encore une fois, il est tout petit parmi les Éléments.

Ah oui, c’est pas mal, ça, comme interprétation. Une couverture, ça ne vient pas toujours tout seul. J’ai pris mon titre, Le couteau dans l’arbre, certains cherchaient le double-sens alors que ça ne veut dire que ce que ça veut dire. Il n’y a pas de sens caché. Et j’ai voulu utiliser la couverture pour le dire. Dessiner un tronc d’arbre et mettre Jérôme sur la pointe des pieds. Sa petite manche se relève, il essaie d’attraper le couteau et là on voit l’immensité du problème.

La suite ?

Contre-façon…s ? Je me demande encore si je dois mettre un « s » ou pas. Mme la Baronne fait appel à Jérôme. Une vidéo lui a été envoyée : son fils est ligoté sur une chaise et une rançon est demandée contre sa libération. Et quelqu’un en hors-champ qui utilise des grands cartons pour ne pas parler. Mme la Baronne/ 100 000 € / Demain Soir / Sinon… / PAN ! et on voit un revolver braqué sur l’otage. Jérôme voit ça et lâche : « oh, c’est original comme demande de rançon » avant d’être rappelé à l’ordre et de se dire que c’est quand même du sérieux.

Du sérieux qui nous fait dire qu’on sera encore de la partie pour ce tome 27. En attendant, vos planches originales, les nouvelles mais aussi les anciennes (une planche sélectionné pour chaque album) sont à découvrir à la Galerie Champaka de Bruxelles.

 

 

Série : Jérôme K. Jérôme Bloche

Tome : 26 – Le couteau dans l’arbre

Scénario et dessin : Alain Dodier

Couleurs : Cerise

Genre : Polar

Éditeur : Dupuis

Nbre de pages : 60

Prix : 12€



Publié le 24/11/2017.


Source : Bd-best


Programme séance de dédicace décembre-janvier chez Paradise BD

Samedi 25 novembre:

Théo Dubois d'Enghien
Cynthia Ventura
Arnaud De La Croix
pour la bd collective "Bruxelles" aux éditions Petit à petit

Note: comme les auteurs habitent la capitale, il n'y aura pas de supplément pour la dédicace; néanmoins il n'y aura pas de ristourne sur le prix de l'album et ce ne sera pas non plus comptabilisé sur la carte de fidélité.

Vendredi 1er décembre
Andreï Arinouchkine
En principe pour "La face cachée de Waterloo" chez GuyMic.

Samedi 2 décembre
André Taymans
pour Caroline Baldwin tome 17 aux éditions Paquet

Jeudi 7 décembre
Nicolas Keramidas
pour le tome 9 de Luuna chez Soleil

Samedi 9 décembre (3 auteurs)
Paul Salomone pour "L'homme qui n'aimait pas les armes à feu" aux éditions Delcourt.
Quatre inscriptions prioritaires sont prévues pour ceux qui nous achèteraient le tirage  de tête du troisième tome paru chez BD Must.

Giuseppe Manunta pour "Maxime Valmont" aux éditions du Long Bec

Jean Torton alias Jeronaton pour "El Nakom" chez Dargaud

Vendredi 15 décembre (2 auteurs)
Félix Meynet (liste clôturée).

Emmanuel Despujol pour les tomes 5 et 6 de "Aspic détectives de l'étrange" chez Soleil ou bien "Le dixième peuple" chez Paquet (3 tomes) (réserveration au moins une semaine avant cette date)

Samedi 16 décembre
Stefano Carloni pour le tirage de luxe de l'intégrale des tomes 1 et 2 des "Savants" aux éditions Sculpteurs de bulles.
Prix: 175 euros (catalogue) la dédicace est bien entendu offerte.

Dimanche 17 décembre (matin)
Benoît Gosselin et De Marck pour "FC petit pont" tomes 1 et 2 chez Joker

Samedi 6 janvier (2 auteurs)
Eric Bourgier pour le tome 5 de Servitude chez Soleil.

Régis Parenteau-Denoël pour "Honoré D'Estienne D'Orves" aux éditions du Rocher.

 

Paradise BD

Avenue de Jette 316, 1090 Jette

Contact : +32 02 420 28 14


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 01/12/2017 au 06/01/2018.

Publié le 24/11/2017.


Source : Bd-best


Dédicace-expo Gradimir Smudja à la librairie Krazy Kat

Gradimir Smudja sera à la librairie Krazy Kat de 15h à 19h pour dédicacer son nouvel album jeunesse, Cheval de Bois - Cheval de Vent.

Il y aura également une exposition des planches de Gradimir Smudja à l'espace bar de la librairie.

Les tickets dédicaces sont disponibles en caisse, sur achat et réservation.

Lieu : Librairie Krazy Kat
10 rue de la Merci, 33000 Bordeaux

Contact : +33 5 56 52 16 60

Web : www.canalbd.net/krazy-kat


Pays : France

Date de l'événement : du 02/12/2017 au 02/12/2017.

Publié le 24/11/2017.


Source : Bd-best


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