Information générale concernant le monde de la BD
Flux RSSFlux RSS

1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


L’île de tous les dangers.  Raven 2 - Les contrées infernales

 

« - Je ne t’obéirai pas, Raven. Je n’obéis à personne et encore moins aux imbéciles.

- Tiens, à ce propos… Dès lors que nous sommes associés, il nous faut parler partage… Mon prix est la moitié du trésor.

- La moitié !... Raven… Raven l’invincible ! Tu es impayable ! C’est moi qui décide de ce qui revient à chacun, ainsi le veut notre contrat de chasse-partie !

- Mais je ne fais pas partie de ton équipage, je me fiche de votre chasse-partie comme d’une guigne. Tu acceptes ou tu n’auras rien à partager avec quiconque... »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Qui de Raven ou de Darksee mettra la main le premier sur le trésor de Chichen Itza ? Face à l’hostilité de la faune et de la flore locale, seule une association entre les deux meilleurs ennemis leur permettrait de mettre la main sur le Graal. Si Darksee vient de débarquer sur l’île de Morne au Diable, Raven a déjà commencé à explorer les lieux. Il suffit juste d’atteindre le sommet d’un volcan en passant entre les canines d’une tribu de cannibales. Pas très compliqué… T’as qu’à croire !

 

 

 

 

© Lauffray– Dargaud

 

 

                Mathieu Lauffray, le dessinateur de Long John Silver, sur scénario de Xavier Dorison, poursuit sa croisière en solitaire. Mais là, on ne s’amuse pas. Enfin, nous, oui, mais les personnages pas trop. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Lauffray n’a pas besoin de copilote pour assurer l’aventure. Après un premier épisode immergeant dans l’univers de la piraterie avec abordage, île de la Tortue et tutti quanti, ce deuxième opus nous emmène dans une chasse au trésor dans laquelle les protagonistes risquent de tomber un à un comme les Dix petits nègres ou les personnages d’un slasher movie. Mais s’il fallait apparenter Raven à un genre cinématographique, ce serait plus probablement le Buddy movie, qui place dans l’intrigue principale deux personnages que tout oppose.

 

 

 

 

© Lauffray– Dargaud

 

 

                Lauffray, familier de l’univers pirate, s’attache ici à faire vivre ses personnages dans une époque antérieure de cent ans à celle de sa variation de L’île au trésor, lors du crépuscule d’un monde, les pirates étant chassés des Caraïbes. Raven se situe en 1666, l’année du nombre du diable, en plein âge d’or de la piraterie. Le héros n’appartient à aucun groupe, c’est un loup solitaire, une tête brûlée. Darksee n’est ni une caution féminine, ni une faire-valoir. C’est une véritable héroïne atypique, ou plutôt une anti-héroïne, la Némésis de Raven, farouche rivale qui n’hésite pas à s’accointer avec quiconque lui permettrait de faire fortune. Lauffray la dessine en femme fatale, la faisant entrer directement dans la shortlist des personnages-fantasmes de la bande dessinée.

 

 

 

 

 

© Lauffray– Dargaud

 

 

                Raven n’est pas un simple duel entre le personnage titre et son alter ego féminin. C’est un univers complet et cohérent. Outre les pirates de l’Ile de la Tortue, on retrouve tout un aéropage de personnages secondaires : Kemba, ancien esclave sur qui Raven peut compter, Drago et Tobias, colosses aux poings de fer, le Comte de Montignac et sa famille, naufragés sur l’île convoitée, pour ne citer que ceux-là.

 

                Il ne manque que Jack Sparrow dont l’humour décalé se retrouve dans certains dialogues et situations. Mais rhabille-toi, Johnny Depp ! Flibustiers, forbans, naufragés, trésor, îles perdues, Mathieu Lauffray a réuni tout ce qui est nécessaire à une bien bonne histoire de pirates. Lorsque les ingrédients sont les meilleurs et que le cuistot est un chef trois étoiles, le repas ne peut être que délicieux.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Raven

 

Tome : 2 - Les contrées infernales

 

Genre : Piraterie

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Mathieu Lauffray

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 15 €

 

ISBN : 9782205085204 

 

 

 



Publié le 27/02/2022.


Source : Bd-best


Love Genius.  Léonard 53 - Un amour de génie

 

« - Grmbl ! C’est bon maître ! Je pense avoir capté le message subliminal que vous essayez de m’adresser !

- Vous en êtes certain ?

- Certain !

- Bon ! Si vous le dites !...

- Ne me dites rien ! Je vais devoir, un album de plus, pff, servir la science et prétendre que c’est ma joie ! »

 

 

 

 

 

 


                Et oui ! C’est reparti pour Basile, notre Disciplus Simplex pour servir la science dans la joie. Raoul Chatigré, quant à lui, rendosse son costume d’homme « matou » faire-valoir afin de jouer les philosophes de bas de cases. Léonard, le génie, est plus en forme que jamais. Mais avant de servir la science, Basile va devoir servir l’amour. Son génie de patron a le cœur qui bat la chamade devant la belle Giovanna, fraichement veuve d’un riche banquier et qu’il reluque depuis l’enfance. Après les échecs passés, Léonard réussira-t-il à conquérir le cœur de l’italienne ?

 

 

 

 

© Turk, Zidrou, Kaël - Le Lombard

 

 

                Entre deux leçons de séduction, le génie n’en oublie pas ce pour quoi il est né : inventer. Entre la première balançoire automatique et le barber shop automatisé, le disciple va faire les frais des essais-erreurs de son patron. Bien évidemment, la petite Mozzarella, la fille adoptive du génie, est de la partie. Elle va vanter les mérites de son père en classe et Mathurine lui apprendra qu’une femme a énormément de choses à faire dans le foyer. Anastasio et Atanasio viennent également faire leur cambriolage rituel depuis quelques albums. On sent même poindre de l’émotion, une première dans la série.

 

 

 

 

© Turk, Zidrou, Kaël - Le Lombard

 

 

                53 albums ! Incroyable ! Léonard a été la première série humoristique francophone de gags et récits complets à dépasser la cinquantaine de volumes. Alors, comment se renouveler après tant d’albums ? Bob de Groot a passé la main à Zidrou qui est dans ses chaussons avec ce cinquième-troisième album dont il est le scénariste. Turk est à la BD franco-belge ce que Francisco Ibanez est à la BD ibérique : un dessinateur de génie dont le seul trait est un éclat de rire. Alors, même si certaines situations pourraient sembler répétitives, Turk trouve toujours un argument graphique, un détail en fond de case aussi bien qu’un gros plan, qui va amuser.

 

 

 

 

© Turk, Zidrou, Kaël - Le Lombard

 

 

                Des inventions ne cessent d’être inventées justement, comme le rocking chair automatique et le souffleur de feuilles mortes dont Zidrou et Turk nous expliquent les origines. Le génie a encore de beaux jours devant lui et c’est tant mieux.  

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Léonard

 

Tome : 53 - Un amour de génie

 

Genre : Humour ingénieux  

 

Scénario : Zidrou 

 

Dessins : Turk 

 

Couleurs : Kaël 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782803679560

 

 

 



Publié le 27/02/2022.


Source : Bd-best


Le dernier rendez-vous.  Jonathan 17 - La piste de Yéshé

 

« - Tu es Jonathan, n’est-ce pas ? Notre amie m’a parlé de toi… Je t’encourage par pure compassion à prendre tes repas de préférence au monastère. C’est une cellule assez confortable. Assez pour attendre jusqu’à l’automne.

- L’automne !? Sa lettre parlait de juin…

- Il y a des complications… Mais elle a assuré qu’elle serait là à la pleine lune de septembre. »

 

 

 

 

 

 


 Sur sa monture jaune un peu ocré made in India, Jonathan a pris la piste de Yéshé. C’est une lettre venue de la capitale indienne qui l’a poussé à repousser son retour en Europe. Cette lettre lui donne rendez-vous dans un monastère perdu, loin de tout. Cette lettre, elle est signée Drolma, qu’il a rencontré jadis, pieds nus sous les rhododendrons. Aujourd’hui, Drolma a deux filles. Elle veut leur prouver qu’un homme comme Jonathan existe vraiment. Arrivé sur le lieu de rendez-vous, Jonathan apprend que sa correspondante aura quelques mois de retard. C’est l’occasion pour le voyageur des montagnes de méditer… une dernière fois… avant de rentrer à Genève.

 

 

 

 

© Cosey - Le Lombard

 

 

La piste de Yéshé est une réflexion sur le temps qui passe, sur les rencontres que l’on fait dans une vie auxquelles on n’a pas eu ou pas pris le temps de donner suite. C’est une leçon de philosophie sur le passé, le présent et l’avenir, c’est une invitation à prendre le temps de profiter de l’autre et de profiter de soi. Les oies sauvages remontent vers le Nord pour fuir la chaleur de l’Inde. « Mais nous ? Que fuyons-nous ? Que fuyons-nous ? » se demande la vieille Pema en agitant un tambour de mendiant.  Jonathan revient sur sa vie. Saïcha et Kate reviennent à ses souvenirs et l’aident à avancer dans ses questionnements existentiels, dont Drolma apportera la  réponse.

 

 

 

 

© Cosey - Le Lombard

 

 

C’est avec une émotion non dissimulée que Cosey conclue la grande aventure de Jonathan, aventure au Népal, au Tibet, dans les montagnes enneigées de l’Himalaya et des régions avoisinantes qui auront duré quarante-sept ans. Jonathan a débarqué en 1975 dans le journal Tintin. Alors que Spirou était plus axé sur l’humour, Tintin prenait le chemin de l’émotion avec des séries comme Buddy Longway, Simon du Fleuve ou Jonathan. Jonathan n’a rien d’un héros de BD. Il aime le ski et la moto de trial. Il lit le Veda, livre sacré de l’Inde. Il écoute de la pop anglaise. Jonathan et Cosey sont deux amis. Ils se ressemblent tant qu’ils auraient pu n’être qu’un. Ils sont pourtant bien deux. Cependant, Jonathan a affirmé à Cosey que tout ce que l’on recherche chez les autres et dans le monde se trouve en nous. Cosey laisse planer la confusion quant à ce double de papier qui est son reflet. Il a essayé de dessiner l’histoire de Jonathan, tel qu’il l’a connu, en s’inspirant des carnets qu’il lui envoyait de là-bas et en comblant les lacunes avec son imagination.

 

 

 

 

© Cosey - Le Lombard

 

 

Du Berceau de Bodhisattva à Celui qui mène les fleuves à la mer, de L’espace bleu entre les nuages au Privilège du serpent, Jonathan est une œuvre contemplative invitant à revenir dur soi et privilégiant l’émotion. Dans une dernière planche telle une mise en abime, Cosey offre une conclusion exceptionnelle à une série qui ne ressemble à aucune autre et qui restera ancrée dans l’histoire de la bande dessinée.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Jonathan

 

Tome : 17 - La piste de Yéshé

 

Genre : Aventure contemplative  

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Cosey 

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782808203500

 

 

 



Publié le 27/02/2022.


Source : Bd-best


Paris et pétards.  Les artilleuses 3 - Le secret de l’elfe

 

« - Asseyez-vous, Truchard.

- Mauvaises nouvelles, Commissaire ?

- Ça ne va pas vous plaire. L’affaire du casse de la Banque de Paris et de Brocéliande est classée.  

- Vous avez raison, patron, ça ne me plaît pas.

- Et les artilleuses ?

- On passe l’éponge sur tout ce qui pourrait leur être reproché dans cette affaire. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Paris début XXème. La police décide de passer l’éponge sur les problèmes qu’ils ont eus avec les artilleuses. Une attaque de banque, une fusillade contre la gendarmerie, une course-poursuite dans la capitale, une bataille rangée dans la zone, tout ça passe sous l’éponge. Affaire d’Etat. Après avoir dérobé la Sigillaire, bague convoitée par les services secrets français, allemands et elfiques, elles l’ont rendue au Capitaine Jules Bormange, du deuxième bureau de l’état-major général. Mais il se pourrait que ce soit une contrefaçon. Si ce n’est qu’une copie, pourquoi les fées se croient-elles en danger ? Après avoir usé de leurs talents dans Paris, les artilleuses vont devoir filer un coup de main, ou de dynamite, à la Reine d’Ambremer et de l’Outre-Monde.

 

 

 

 

© Pevel, Willem, Wenish - Bamboo

 

 

                Pierre Pevel et Etienne Willem concluent le premier cycle des aventures inter-mondes des pétaradantes artilleuses. Aux frontières du steampunk et de l’heroic-fantasy, Les artilleuses donnent un coup de frais et offrent un nouveau genre de série. Si le cycle se termine, Lady Remington, Miss Winchester et Mam’zelle Gatling n’ont pas dit leur dernier mot et vont encore avoir du fil à retordre entre les mondes. Le cliffhanger final laisse augurer d’une suite d’une autre dimension.

 

 

 

 

© Pevel, Willem, Wenish - Bamboo

 

 

                Les artilleuses est à la base un spin-off de la série de romans Le Paris des merveilles, écrits par Pierre Pevel lui-même. Maintenant que le romancier a pris ses marques de scénariste de bande dessinée, il est prêt à adapter la série d’origine. Etienne Willem sera là encore au dessin, ce qui nous promet une cohérence graphique de premier choix. Entre cet univers et celui de la Fille de l’exposition universelle, le dessinateur a son avenir tout tracé. Soulignons enfin la maquette superbe de la série, très fantamagorico-cinématographique, avec une couverture dont les promesses sont tenues à l’intérieur.

 

 

 

 

© Pevel, Willem, Wenish - Bamboo

 

 

 Pour compléter l’aventure, en association avec Casus Belli et Blackbook éditions, un jeu de rôle solo vous emmènera en 1910 et vous transformera en Valentine Fleury, jeune bourgeoise parisienne secrétaire au Cercle Incarnat, club fréquenté par des mages et magiciens de renom. Dansez farfadets, voletez chats ailés, le Paris des Merveilles est envoûtant.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les artilleuses

 

Tome : 3 - Le secret de l’elfe

 

Genre : Aventure semi-fantastique

 

Scénario : Pierre Pevel

 

Dessins : Etienne Willem

 

Couleurs : Tanja Wenish 

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Drakoo

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782382330081

 

 

 



Publié le 27/02/2022.


Source : Bd-best


Le renouveau de la SF.  Terre 2 - Retour au Jupiter

 

« - Mandor ?! Beth ?!

- Avec tout ce boucan, ils ne peuvent pas nous entendre !

- S’ils sont encore ici !

- Et vivants !

- S’ils ne sont pas fracassés quelque part, ils ont été emportés par le courant…

- Ils ont pu se noyer ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Sur cette planète qui ressemble étrangement à la Terre et sur laquelle ils ont échoué, l’équipage du Jupiter recherche Mandor et Beth qui ont disparu en exploration. Mandor est un robot humanoïde costaud, il n’a pas pu se noyer. Beth est une excellente nageuse. Le courant les a emportés. Alors que Pip, Sloane et leurs compagnons sont réveillés en pleine nuit par des centaines de papillons géants, les disparus ont pu rejoindre la rive. Pour eux, le danger vient des Toëpffers, chiens semi-mécaniques. Heureusement, ils sont protégés par deux Sphynx, descendants de chats sans poil aux pouvoirs télépathiques. Ce que Mandor et Beth vont découvrir dépasse les frontières du compréhensible. Ils tombent sur le Jupiter, leur vaisseau, mais dans un état de rouille et de délabrement avancé, comme s’il était échoué depuis une éternité. Sont-ils face à un paradoxe spatio-temporel ou l’explication de ce mystère se trouve-t-elle ailleurs ?

 

 

 

 

© Dubois, Rodolphe - Daniel Maghen

 

 

                On ne compte plus les séries de science-fiction dans lesquelles les personnages explorent des planètes mystérieuses à la faune et à la flore inconnue, hostile ou étrange. De Valérian au Cycle de Cyan, de Sillage au Vagabond des limbes, le genre a été plus qu’exploité en bande dessinée. Là où Terre se démarque de ces diverses séries, c’est que les personnages semblent évoluer sur notre bonne vieille Terre, sauf que si elle est effectivement vieille, elle ne semble pas si bonne que ça. S’il n’y a donc pas de grosses surprises concernant la flore, du côté de la faune, ce n’est pas la même chose. Felinae Mysterium ! Ces deux bestiaux télépathes sont de ces personnages qui marquent les esprits. Ce ne sont pas vraiment des chats. Ils mesureraient une cinquantaine de centimètres pour une soixante de long. Leurs corps sont dotés d’une membrane élastique beige et d’une fine fourrure. Ils sont dotés d’une intelligence remarquable et vivent en couple fusionnel.

 

 

 

 

© Dubois, Rodolphe - Daniel Maghen

 

 

                Avec Ter et Terre, Rodolphe se hisse à la hauteur d’un Pierre Christin ou d’un Claude Lacroix. Ça a l’air tout simple comme ça de construire de nouveaux univers de SF. La complexité vient de cet apparente facilité qui cache une organisation scénaristique savamment pensée. Rodolphe fait partie de ces raconteurs d’histoire qui sont dans le paysage de la BD franco-belge depuis plus de quarante ans et dont on ne parle pas assez. Pourtant, du Commissaire Raffini à Trent, des Ecluses du ciel à Dickens & Dickens, sa bibliographie est dense et impressionnante. Christophe Dubois est un dessinateur contemplatif. Des scènes d’exploration à d’autres plus intimistes, il réalise des planches splendides, étourdissantes, mise en lumière dans un travail éditorial impeccable.

 

 

 

 

© Dubois, Rodolphe - Daniel Maghen

 

 

                Une intégrale de Ter, le premier cycle, est parue récemmment. Aventure, émotion, réflexion sur l’avenir, Terre signe le renouveau de la SF grand spectacle. Le cliffhanger final fait rebondir l’action et attendre avec grande impatience la fin du triptyque prévue pour la fin de l’année.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

Série : Terre

 

Tome : 2 - Retour au Jupiter

 

Genre : Science-Fiction 

 

Scénario : Rodolphe 

 

Dessins & Couleurs : Christophe Dubois 

 

Éditeur : Daniel Maghen

 

Nombre de pages : 80

 

Prix : 16 €

 

ISBN : 9782356741028

 

 

 



Publié le 27/02/2022.


Source : Bd-best


L’actualité à travers les siècles.  Croquis d’Histoire

 

 

« - Au plus haut trône du monde, Sire, encore ne sommes assis que sur notre cul. Mon ami La Boétie vous l’aurait mieux dit encore... »

 

 

 

 

 

 

 

                Michel de Montaigne l’a dit à ce bon Roi Henri. Que l’on soit manant ou orgueilleux, noble ou bâtard, chacun est assis sur son cul. Voilà qui en dit long sur la condition humaine. Cette condition humaine, elle est analysée par Michel Iturria depuis la naissance de l’humanité. Pauvre homme préhistorique qui restera dans l’anonymat parce qu’il a inventé le feu avant l’écriture. Et cet invité aux noces de Cana, il trouve que le vin est de si bonne qualité qu’il est certainement frelaté. Attila était un homme délicieux dans le privé et tous les chefs vikings n’avaient pas le sens de l’humour. Iturria démontre que, dès le départ, entre Orient et Occident, la communication était vouée à l’échec. Le recueil permet également de croiser quelques couillons, comme celui qui proposa aux anglais de tirer les premiers, à la bataille de Fontenoy. Croquis d’Histoire ne serait-il pas un précis de démocratie à travers les âges ?

 

 

 

 

© Iturria - Cairn

 

 

                Après avoir été pendant quatre décennies, le pilier du dessin d’humour politique dans Sud-Ouest, Iturria poursuit sa carrière dans le dessin d’humour. Son côté Plantu (en plus drôle) a laissé place à sa face Sempé. Mais l’observation de l’homme de tous les jours n’est pas si éloignée que ça de l’homme politique. Le dessinateur se place en fin observateur et raille l’espèce humaine depuis ses origines avec finesse et rigolade. Car, si souvent dans le dessin d’humour, on sourit, avec Iturria, on rit de bon cœur, parfois même à gorge déployée. Classés de manière historiquement chronologique, les dessins remontent de l’homme préhistorique jusqu’à nos contemporains, en passant par l’Antiquité et le Moyen-Âge. Les amateurs de bande dessinée apprécieront particulièrement celui, un peu à part, opposant Blek le Roc, symbole de l’Illustré, à un jeune auteur de pompeux « roman graphique ».

 

 

 

 

© Iturria - Cairn

 

 

                Originaire du Pays Basque et ayant fait toute sa carrière dans la presse quotidienne régionale, Iturria a publié plus d’une trentaine de recueils de dessins d’humour politique et quelques albums de bande dessinée de la série Les Rubipèdes, les ancêtres des Rugbymen de Beka et Poupard, ainsi que des réflexions de l’élève Grabouilleau avec le romancier Claude Bourgeyx.

 

 

 

 

© Iturria - Cairn

 

 

                Après Dernières nouvelles de l’ours et Un brusque changement d’ère, Croquis d’histoire est le troisième volume de ce qu’il convient donc d’appeler du Dessin d’humour, du vrai !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Croquis d’Histoire 

 

Genre : Humour historique 

 

Scénario & Dessins : Michel Iturria 

 

Éditeur : Cairn

 

Nombre de pages : 88 

 

Prix : 19,50 €

 

ISBN : 9782350688770

 

 

 



Publié le 27/02/2022.


Source : Bd-best


Le retour du héros.  Lanfeust de Troy 9 - La forêt noiseuse

 

« - Il se passe des choses, vénérable Flarpaite ! Etranges et préoccupantes ! Anormales et inquiétantes ! Inconcevables et alarmantes ! Sinistres et…

- Oui, c’est bon, j’ai saisi. Contrairement à mes collègues, j’écoute. Dites les choses une fois, ça suffira.

- J’ai commencé à classer. Premier tas : un nombre inhabituel de Sages victimes de mort brutale sans cause apparente. Des villes et des villages sont touchés dans toutes les régions.

- Ça dure depuis longtemps ?

- Plusieurs semaines.  Et le nombre de cas augmente. Second tas : les plaintes de villages n’ayant jamais vu arriver les Sages remplaçants que nous avons envoyés.

- Morts aussi ?

- Non, aucun cadavre signalé. Plutôt évaporés, envolés. »

 

 

 

 

 

 

 

                C’est la panique à Troy. Les Sages disparaissent un à un. Lanfeust s’est rangé des épées, sauf celles qu’il forge de sa main ganté. Ça fait douze ans qu’il est redevenu forgeron. Mais face au mystère bien ennuyeux qui inquiète les hautes autorités, Lanfeust va être amené à reprendre les armes. Qui plus est, des habitants, dont lui, perdent leurs pouvoirs. Accompagné d’Hébus, le troll devenu aujourd’hui bibliothécaire, d’Aspette, sa nièce au caractère bien « forgé », et d’Atastrophe, l’étudiant timide, Lanfeust va traverser la forêt pour découvrir les sources du problème.

 

 

 

 

© Arleston, Tarquin, Tarquin– Soleil

 

 

Après les sagas de Troy, des étoiles et l’Odyssey, Lanfeust de Troy est de retour pour des aventures unitaires. Le forgeron a un peu perdu de sa superbe mais il est toujours prêt à partir à l’aventure. S’il n’est plus dans la séduction, il reste dans la protection, en l’occurrence ici celle de sa nièce Aspette, dont le cocasse pouvoir magique est d’obliger les autres à lui faire la révérence. Mais elle n’en abuse pas parce que ça lui donne de gros boutons sur le visage. Quant à Hébus, qui aurait cru qu’il aurait troqué sa massue contre des livres ? Depuis le début de la série, Lanfeust de Troy fait la part belle aux femmes. Cixi et C’ian étaient tout sauf des potiches. Elles nous manquent. Mais Flarpaite débarque en femme de pouvoir et de décision. C’est la première femme qui fait partie du triumvirat qui dirige Eckmül. A bonne histoire, bon méchant. Lan-Khu joue ce rôle à merveille.

 

 

 

 

© Arleston, Tarquin, Tarquin– Soleil

 

 

Après la parenthèse (qui n’est pas refermée) UCC Dolores, Didier Tarquin retrouve son complice Christophe Arleston. Même si certains d’entre eux manquent, on retrouve avec bonheur ces personnages qu’on a accompagné lors de ce véritable renouveau de l’heroïc-fantasy qu’a été à l’époque le lancement de Lanfeust de Troy. C’était LA série qu’il fallait lire. Les auteurs ont toujours su gérer leur série sans prendre les lecteurs en otage trop longtemps. Les cycles ont été indépendants. Ils s’offrent et offrent à présent encore plus de liberté en transformant l’univers en série de one shots. Évidemment, ça peut paraître court, mais certains personnages principaux étant déjà plantés depuis fort longtemps, on arrive tout de suite à l’essentiel. Ça, c’est aussi le savoir-faire Arleston qui n’y va pas par quatre chemins.

 

 

 

 

© Arleston, Tarquin, Tarquin– Soleil

 

 

Les fans de fantasy traditionnelle pure et dure ne pourront pas ne pas apprécier cet album. Alors, si la forêt cherche querelle, c’est cinquante-quatre planches d’aventure drôle et punchy qu’elle nous fait trouver.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Lanfeust de Troy  

 

Tome : 9 - La forêt noiseuse

 

Genre : Heroïc-Fantasy 

 

Scénario : Christophe Arleston

 

Dessins : Didier Tarquin 

 

Couleurs : Lyse Tarquin

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782302092037

 

 

 



Publié le 27/02/2022.


Source : Bd-best


A l’assaut du château !  Waldor 2 - La chute d’Hélégard

 

« - Avancez !

- Ça vous plaît d’avoir plein de crapauds autour de vous ?

- Duc ! Regardez qui on vous amène.

- Oh-hooo ! Quelle surprise ! Je n’espérais pas te revoir de si tôt. Surtout que nous avons un compte à régler ensemble, Waldor ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Waldor et Bromir ont été capturés par le Duc Avengine qui a des comptes à régler avec eux. Il tient Waldor pour responsable de sa jambe perdue dans l’éruption du volcan. Le Duc tient sa vengeance. Il compte envahir la cité de Bagnum, faire chuter son souverain Hélégard pour prendre le pouvoir et reconstituer Obor, le terrifiant dragon, en plein cœur de la ville. Avengine compte bien que Waldor ne vienne pas entacher ses plans. Il a même une nouvelle arme, le propulsior, qui envoie un projectile bâti dans un alliage tellement robuste que rien ne lui résiste. Réussira-t-il à mettre ses plans à exécution ?

 

 

 

 

© De Thuin - Glénat

 

 

                Avec Waldor, on assiste au retour en force et de la BD animalière, et de la BD moyenâgeuse. Depuis le temps qu’on attendait ça. Waldor et sa bande, c’est Robin des Bois et ses joyeux compagnons. Avengine, c’est un parfait méchant comme il en faut à toute bonne histoire. On a aussi un Omnibus en la personne du Mage et un bon Seigneur du Château que ses ouailles apprécient, ainsi qu’un bouc, bourreau armoire à glace, qui va s’avérer être un compagnon d’armes bien précieux. Quant au dragon Obor dont il ne reste que la tête, vivante, il est réellement méchant, pas comme un certain Fafnir.

 

 

 

 

© De Thuin - Glénat

 

 

                Dans les années 60, David De Thuin aurait été une star du journal Spirou. Il est malheureusement né trop tard pour avoir côtoyé Peyo, Deliège, Mazel, Will et les autres. Tout dans le ton, dans le fond et dans la forme de Waldor respire l’âge d’or. N’entendez pas par là que la série soit old school. C’est simplement qu’elle prouve que cet âge est loin d’être mort et a encore des choses à raconter. Si les nouveaux responsables de chez Dupuis ne l’ont pas compris (on en reparlera lors de la chronique d’un autre album de David de Thuin chez Expé éditions), ce n’est pas le cas chez Glénat qui édite cette série. Au niveau découpage, De Thuin reste dans le classicisme des quatre bandes avec quelques demi-planches respiratoires offrant de belles vues d’ensemble, que ce soit l’assaut de Bagnum ou la place d’exécution.

 

 

 

 

© De Thuin - Glénat

 

 

                Waldor et ses compagnons campent dans un bosquet, sauf qu’il n’est pas hanté, contrairement à celui qui a été traversé autrefois par un certain Chlorophylle. Souhaitons au renard le même succès que le lérot.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Waldor

 

Tome : 2 - La chute d’Hélégard

 

Genre : Aventure moyenâgeuse

 

Scénario, Dessins & Couleurs : David De Thuin

 

Éditeur : Glénat

 

Collection : Tchô !

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782344044025

 

 

 



Publié le 26/02/2022.


Source : Bd-best


Une quête de la rédemption où le plus fort aura besoin du plus petit … L’Ogre Lion T.1 Le lion barbare

 

 

 

Fan de la série « Les 5 Terres », avec un saupoudrage de La Fontaine (les fables évidemment) et de certaines scènes de la trilogie du Seigneur des Anneaux, version animalier anthropomorphique ou encore d’autres imageries médiévales, vous allez être heureeeeeeux !

 

 

 

 

 

 

 

Voici « L’Ogre Lion – 1 – Le lion barbare » de Bruno Bessadi !

Nous le connaissions déjà avec ses comics de « Bad Ass » ou de « Le Garde républicain », son univers fantasy de zombies des catacombes de « Zorn et Dirna », ou encore sa version tellement mimi de Boucle d’Or ! Voici qu’il nous revient dans une nouvelle série des plus prometteuses !

 

 

 

 

 

© Bruno Bessadi - Drakoo

 

 

Le point de départ ? Un camp de moinillons d’une secte d’herbivore dévouée au dieu cornu au pied d’une montagne. Wilt, jeune caprin parmi eux, assiste à l’attaque de celui-ci par une horde de loups ! Mais alors que tout semble perdu, un démon cornu surgit, menace les carnivores avant de le massacrer ! Il s’agit de Bakham Tyholi, l’Ecorché, l’Esprit de la Vengeance !

Pourtant Wilt affirme le contraire ! Ce serait un lynx qu’il a vu mourir et se transformer ! Un lynx ? Non, un lion, un être venant des Terres du Sud, très dangereux, paraît-il !

Et en effet, Bakham se réincarne en ce lion borgne, de fort mauvaise humeur et amnésique !

 

 

 

 

 

 

© Bruno Bessadi - Drakoo

 

 

C’est ainsi que cet improbable duo s’associe pour retourner dans les terres du sud. Wilt afin de revenir à son village d’où il a été kidnappé et Ksogi le lion, roi des monstres et des tyrans pour retrouver la mémoire et son trône.

En chemin, les embûches, obstacles et nouveaux compagnons vont égrener leur parcours.

 

 

 

 

© Bruno Bessadi - Drakoo

 

 

 

Quel est le secret de Ksogi ? Pourquoi, en mourant, fait-il place au terrifiant et sanguinaire Bakham, qui lui sait tout de lui ? Quelles sont ses bribes de souvenirs qui viennent le hanter ? Ses enfants et leurs reproches ? Comment et pourquoi ce dieu de la Vengeance cohabite-t-il avec lui dans cette même enveloppe … transformable seulement à sa mort ?

Pourquoi les adorateurs du dieu cornu courent-ils derrière Wilt ? …

 

 

 

 

© Bruno Bessadi - Drakoo

 

 

Que de questions dont nous espérons les réponses dans la suite …

Une saga (en 3 tomes) prenante tout en évitant la surmultiplication des protagonistes ou des intrigues ! En tout cas, au début …

 

 

 

 

 

© Bruno Bessadi - Drakoo

 

 

 

 

Le dessin, le trait, les couleurs, l’ambiance sont un tout pétillant faisant la part belle à l’aspect heroic fantasy du récit. Un cadrage, un découpage de planches rythmant idéalement la nervosité de certaines scènes de combat ou au contraire le comique d’autres rencontres plus burlesques. Que du plaisir pour les yeux lors de la lecture.

 

Bref, tout y est pour nous assurer un triptyque passionnant.

 

NB : a signaler la présence, en fin de livre, d'un cahier de croquis avec descriptions des principaux personnages et explications des différents clans !  A surtout ne pas louper !

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

 

Titre : Le lion barbare

 

Série : L’ogre lion

 

Tome : 1

 

Genre : Fantasy - Animalier

 

Éditeur : Drakoo

 

Scénariste : Bruno Bessadi

 

Dessinateur : Bruno Bessadi

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN: 9782490735358



Publié le 23/02/2022.


Source : Bd-best


MĂ©fiez vous des apparences.  Molly West 1 - Le diable en jupons

 

« - Je crois que vous allez faire l’affaire.

- Je vous remercie de votre confiance, Madame. En lisant l’annonce dans le journal, j’ai pensé que votre initiative d’apporter la lecture jusque dans les…

- Ne vous fatiguez pas ! L’idée n’est pas de moi mais du Major Hood, un grand monsieur, mon fils ! Avec des hommes comme lui aux commandes, nous ne serions pas à la merci des états du Nord. »

 

 

 

 

 

© Fourquemin, Charlot, Zeppegno - Vents d’Ouest

 

 

La guerre de Sécession est terminée. Au fin fond du Far-West, Isabelle, alias Molly, une jeune femme, a répondu à une annonce pour apporter des livres dans des endroits perdus. Un cheval costaud, deux malles sur une carriole au cul d’une mule, et la tournée va pouvoir démarrer. Elle ira jusqu’au Sud de l’Etat, à la frontière mexicaine. Ce qu’elle ne sait pas encore, c’est qu’il n’y a pas que des livres dans les malles. Artie, l’orphelin qui vit dans la rue, s’y est caché. Il veut aller dans le Sud. Et à part les livres, il y a une surprise qui risque de causer bien des ennuis aux convoyeurs.

 

 

 

 

© Fourquemin, Charlot, Zeppegno - Vents d’Ouest

 

 

Le duo indissociable Charlot/Fourquemin est de retour dans l’univers qui leur a porté chance avec Le train des orphelins : les Etats-Unis. Les cow-boys ont connu leur âge d’or mais ils n’ont pas dit leur dernier mot. Les auteurs sortent des sentiers battus en mettant en scène une femme dans un monde de brutes comme un chien dans un jeu de quille. Seulement, cette femme va rapidement montrer un visage inattendu. Molly n’est pas une potiche. C’est une précurseur du #MeToo. Elle compte bien montrer aux hommes qu’elle sait manier le colt aussi bien qu’eux. Elle est meurtrie dans sa chair et semble avoir des comptes à régler. Le titre n’est pas innocent. Quant à lui, Artie n’est pas là pour être un simple faire-valoir. Lui aussi a un vécu.

 

 

 

 

© Fourquemin, Charlot, Zeppegno - Vents d’Ouest

 

 

Xavier Fourquemin est un dessinateur original. De séries en séries, quelques uns de ses personnages sont conçus comme des acteurs que l’on retrouve dans des rôles différents. Artie est le type de gamin que l’on a déjà croisé dans plusieurs de ses séries, et que l’on retrouve ici avec fidélité, comme un gimmick, comme si l’on faisait partie du cercle des amateurs de Fourquemin. Philippe Charlot est l’un des scénaristes sur qui il faut compter. Sa bibliographie commence à être bien conséquente avec des one shot qui ont compté comme Gran Café Tortini et des séries historiques comme Ellis Island.

 

Depuis Comanche, on n’avait pas vu d’héroïne titre dans le western BD. Molly West remet les pendules à l’heure et recharge les colts.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Molly West

 

Tome : 1 - Le diable en jupons

 

Genre : Western 

 

Scénario : Philippe Charlot 

 

Dessins : Xavier Fourquemin 

 

Couleurs : Chiara Zeppegno 

 

Éditeur : Vents d’Ouest

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782749309408

 

 

 



Publié le 22/02/2022.


Source : Bd-best


1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


©BD-Best v3.5 / 2022