Information générale concernant le monde de la BD
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Olivier Gay, de l’autonomie à l’adoubement.  Les maléfices du Danthrakon 1 - La diva des pics / Démonistes 2 - Tillie

 

« - Qu’est-ce que tu veux ? Tu n’as rien à faire ici !

- Et pourquoi ? Mam’zelle fait un concert, et Mam’zelle se croit célèbre ? A l’abri, p’têt ?

- Aïe ! Aïe ! Non ! Pardon !

- Des années qu’tu travailles pour nous, et c’est maint’nant qu’ça devient juteux. Alors, tu vas continuer, on a fait ce qu’il faut pour en être sûrs. Le chef a fait enlever tes parents.

- Mes parents ? Laissez-les en dehors de ça ! Vous voulez quoi ? Faire les poches des spectateurs, comme d’habitude ? Allez-y ! A l’opéra, ils sont riches !

- Nan nan. Ce soir, on joue plus gros ! »

 

 

 

 

 

 


                A Karyelle, citée perchée sur un pic montagneux, Ptolomelle est une jeune cantatrice reconnue de tous. Sa sœur Méliandre l’accompagne à la harpe. Tout allait pour le mieux jusqu’à ce que l’Archimage Modrevol n’invite la chanteuse à une réception dans son manoir. La guilde des voleurs, qui a enlevé les parents des deux sœurs, la fait chanter, à juste titre, et compte bien profiter de l’occasion pour s’introduire dans la demeure de l’hôte. C’est en chantant dans la bibliothèque que Ptolomelle séduit le Danthrakon, grimoire magique tout émoustillé par sa voix de cristal, à tel point qu’il va s’en emparer.

 

 

 

 

© Gay, Arleston, Boiscommun - Bamboo

 

 

                Pour ce nouveau cycle du Danthrakon, intitulé Les maléfices du Danthrakon, Christophe Arleston s’est adjoint les services, ou plutôt la complicité d’Oliver Gay. Le romancier a déjà fait ses preuves chez Drakoo; étant aux commandes de trois séries : Démonistes, sur laquelle nous allons revenir, Nécromants et Les gardiennes d’Aether. Comme il l’a fait avec Loïc Nicoloff sur Léo Loden qui vole à présent de ses propres ailes, Arleston le généreux (tiens, ça fait nom de héros d’Heroïc-Fantasy) met le pied à l’étrier à un jeune scénariste. Le maître ayant créé l’univers dans un premier cycle de trois albums, il accompagne son page pour une série de one-shots autour du Danthrakon, ce grimoire vivant au caractère ambigu. On retrouve au dessin Olivier Boiscommun qui redonne un peu à son trait de la finesse qui faisait défaut dans le premier triptyque.

 

 

 

 

© Gay, Arleston, Boiscommun - Bamboo

 

 

                Il faut dire qu’Arleston n’a pas pris tant de risques que ça en enrôlant Olivier Gay. L’univers de ses autres séries, et en particulier celui de Démonistes, était déjà Arlestono-compatible. Le tome 2 paru il y a quelques semaines le prouve. Pas un temps mort, de l’humour, de l’action, des barbares et des crétins, il ne manque rien. On y retrouve Vlad, le démoniste dans le coma, accompagné par Borel, le garde rescapé, Hepsar, le démon majordome, et Tillie, son amour d’adolescence. Pendant que les aventuriers font route vers la capitale, Hepsar raconte ce qu’il s’est passé vingt ans auparavant et qui risque de mener le monde à sa perte. Sauront-ils aujourd’hui empêcher le portail démoniaque de s’étendre ? Gay joue à fond la carte jeu de rôles. L’imprévu peut surgir à tout moment. Le second degré et la mise en abîme font partie de l’ADN de la série. Comme le dit Vlad, « Si un jour les bardes racontent notre histoire, ils vont trouver que ça va trop vite, là ! ». Ce à quoi Hepsar répond : « Faut tout caler en deux chants, c’est pas gagné, mais après, si le public suit et achète assez d’albums, les bardes écrivent une suite.. ». Il n’y a plus qu’à espérer.

 

 

 

 

© Gay, GeyseR, Gibie - Bamboo

 

 

                Avec des séries comme Danthrakon, Démonistes, mais aussi La baroque épopée du monde qui ne voulait plus tourner, Les gardiennes d’Aether, Le grimoire d’Elfie ou encore Nécromants, le tandem Arleston-Gay est le doublé gagnant pour le label Drakoo.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 


 

Série : Les maléfices du Danthrakon

Titre : 1 - La diva des pics  

Genre : Heroïc Fantasy 

Scénario : Christophe Arleston & Olivier Gay 

Dessins : Olivier Boiscommun 

Couleurs : Claude Guth

Éditeur : Bamboo

Collection : Drakoo

Nombre de pages : 56 

Prix : 15,90 €

ISBN : 9782382330432

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Démonistes

Titre : 2 - Tillie 

Genre : Heroïc Fantasy 

Scénario : Olivier Gay 

Dessins : GeyseR 

Couleurs : Gibie

Éditeur : Bamboo

Collection : Drakoo

Nombre de pages : 48 

Prix : 14,50 €

ISBN : 9782490735341

 

 

 

 



Publié le 04/06/2022.


Source : Bd-best


Trésors d’un dieu du neuvième art.  Pif hors-série collector - René Goscinny

 

« - Dick Dicks ! Dicks !

- A vos ordres, chef !

- Dicks ! Vous allez vous occuper de cette affaire de statues. C’est une histoire qui commence à prendre une envergure dangereuse. Je veux une solution rapide !

- Bien chef.

- Et surtout, Dicks, pas de bêtises ! Votre consigne est de vous occuper strictement de cette affaire. Compris ?

- Oui chef. Bien chef. » 

 

 

 

 

 

 

 

C’est peut-être le plus grand scénariste de tous les temps. Historiquement, c’est en tous cas l’un de ceux qui aura laissé une empreinte indélébile dans l’Histoire du Neuvième Art, avec un grand H. Pif, le magazine qui ne cesse de revenir, lui consacre un numéro hors série. C’est l’occasion de revenir sur la carrière de ce pionnier, cet homme d’exception, dont Astérix n’est dans sa bibliographie que la partie émergée de l’iceberg.

 

 

 

 

 © Goscinny - Vaillant

 

 

Anne Goscinny et Aymar du Chatenet ont offert à Pif le mag et aux éditions Vaillant de véritables trésors. Ici, pas d’extraits d’Astérix, Oumpah-Pah, Lucky Luke, Iznogoud, les Dingodossiers ou Le petit Nicolas. Pour une fois, c’est à tout le reste que l’on s’intéresse, à commencer par Dick Dicks, détective new-yorkais, dessiné par Goscinny lui-même. Parmi tous les bijoux présentés, il y a une histoire du Signor Spaghetti, dessinée par Attanasio, et une autre de Strapontin, le chauffeur de taxi, avec Berck (et dont on attend une intégrale digne de ce nom). Ces deux-là sont les plus connus des méconnus. Mais il y a aussi La forêt de Chênebeau, dessinée par Mic Delinx, ancêtre de La jungle en folie que le dessinateur signera pendant des années avec le génial Christian Godard. On retrouve ce même Godard ici dessinateur pour  Goscinny avec Tromblon et Botaclou. Ce ne sont que quelques exemples dans ce florilège dont le point d’orgue est l’intégralité des planches de Record et Véronique, dessinées par Will pour le magazine Record.

 

 

 

 

 © Berck, Goscinny - Vaillant

 

 

L’œuvre de Goscinny est présentée ici en quatre chapitres : ses débuts touche-à-tout, sa période chef d’orchestre où il développe de multiples projets, son apogée en tant que scénariste de séries vedettes, puis une nouvelle période touche-à-tout mais dans d’autres univers comme le cinéma. Pas de longs articles, mais beaucoup d’iconographie. On est comme sur une frise chronologique illustrée. On n’est pas du tout dans un magazine sur Goscinny mais dans un magazine de Goscinny. La nuance est importante. L’opus se termine par un retour sur l’exposition René Goscinny, scénariste, quel métier ! qui s’est tenue à Angoulême, les lauréats 2022 des prix de scénarii à son nom et une inoubliable grille de mots croisées rédigées par lui-même. Un poster rétrospectif est encarté. Il n’est pas des plus esthétiques mais il a le mérite d’exister. La seule chose que l’on puisse vraiment reprocher à cette revue est sa maquette pas très belle et sa couverture plutôt moche présentant sous un angle distordu la fresque angoumoise dessinée par Catel, autrice d’une formidable biographie dessinée parue chez Grasset.

 

 

 

 

 © Will, Goscinny - Vaillant

 

 

Complément indispensable à toutes les biographies de René Goscinny, ce Pif Paf Pop Culture est une mine d’or de BD oubliées signées de ce grand homme.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Pif hors-série collector Pif Paf Pop Culture

 

Tome : René Goscinny

 

Genre : Recueil

 

Rédactrice en chef : Charlotte Chaussegros

 

Éditeur : Vaillant

 

Nombre de pages : 130

 

Prix : 8,95 €

 

En kiosques

 

 



Publié le 04/06/2022.


Source : Bd-best


Nouveau look pour une nouvelle vie.  Sakamoto Days 1 & 2

 

« - La rumeur disait donc vrai… Vous avez quitté le métier… Et vous gérez un magasin familial ! Redevenez assassin, M’sieur Sakamoto !! Quel gâchis de vivre comme ça ! Vous avez grossi en plus !

- (Jamais je ne redeviendrai un assassin.)

- Autrefois, vous étiez craint par tous les gangsters. On chantait vos louanges, vous, l’assassin légendaire !! Comment en êtes-vous arrivé là ?! »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Devenu gérant d’une supérette, Taro Sakamoto semble n’être devenu que l’ombre de lui-même. L’homme s’est rangé des affaires. Dans un quartier paisible, il s’est construit une nouvelle vie. Père de famille aimé par les siens, il mange des Ramen entre deux clients. Ses journées sont rythmées par la clochette de la porte d’entrée du magasin. Lorsqu’un client est désagréable avec un jeune garçon maladroit, il s’imagine transpercer sa carotide avec un simple stylo. La scène imaginaire n’est pas passée inaperçue aux yeux de Shin, assassin télépathe, son ancien subordonné, qui vient de le retrouver après cinq ans de recherche. Shin  est chargé par une organisation secrète de convaincre Sakamoto de revenir aux affaires… ou de l’éliminer. Sakamoto n’a pas du tout l’intention de reprendre du service, tout comme Shin n’a pas du tout l’intention de l’éliminer. Mais d’autres pourraient bien s’en charger à sa place.

 

 

 

 

© 2020 by Yuko Suzuki / SHUEISHA Inc.

© 2022 Yuko Suzuki - Glénat

 

 

 

Yuto Suzuki est un jeune mangaka surdoué. Sakamoto Days est sa première série. La composition de la couverture donne le ton. Taro et Shin se croisent pour cibler des assaillants en position du lecteur. Les lunettes fumées de l’épicier cachent un mystère qu’on a envie de découvrir. Shin a un petit air d’Edward Elric (Fullmetal Alchemist) mais la comparaison s’arrête là. Faut-il y voir un hommage ou une influence ? Certainement un peu des deux. Suzuki navigue de façon assez rapide entre le présent et le passé de tueur d’un Taro svelte. Entre les flashbacks et les visions de Shin télépathe, il aurait été facile de perdre le lecteur. Ce n’est jamais le cas.

 

 

 

 

© 2020 by Yuko Suzuki / SHUEISHA Inc.

© 2022 Yuko Suzuki - Glénat

 

 

 

Sakamoto Days est l’événement du printemps. Lancée en grandes pompes par les éditions Glénat avec la sortie simultanée des deux premiers volumes, les présentoirs chez les libraires ne cachent pas la volonté de l’éditeur de créer l’événement. Ces mises en place monumentales sont toujours suspectes, mais dans ce cas, c’est plus que mérité. Dans un premier chapitre exceptionnel, l’argument de la série est mis en place avec efficacité, concision et addiction. Emouvante, drôle, violente et badass, la série réunit tous les critères pour en faire un succès. Les japonais ne se sont pas trompés. Issue du Weekly Shonen Jumps, Sakamoto Days figure parmi les meilleures ventes au pays du Soleil levant.

 

 

 

 

© 2020 by Yuko Suzuki / SHUEISHA Inc.

© 2022 Yuko Suzuki - Glénat

 

 

 

Entre My home hero et Spy Family, Sakamoto Days renouvelle un style multi-genres. C’est un vrai thriller qui entre les lignes n’est rien d’autre qu’une histoire d’amour et d’amitié.

 

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Sakamoto Days

 

Tomes : 1 - L’assassin légendaire / 2 - Hard-boiled

 

Genre : Thriller/Polar 

 

Scénario & Dessins : Yuto Suzuki 

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 192 

 

Prix : 6,90 €

 

ISBN : 9782344050989 / 9782344050996

 

 

 



Publié le 04/06/2022.


Source : Bd-best


Précis de bonnes manières.  La méthode Raowl 1

 

« - Tu bafouilles devant les filles ? Tout le monde te trouve nul ?

- Le terme est un peu rude…

- Je peux arranger ce problème. Si tu veux assurer devant les princesses, il te faut d’abord des biscotos ! Les princesses adorent les biscotos.

- Ah bon ? Je croyais qu’elles aimaient la poésie !

- C’est moi l’expert en drague, ok ? »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Laissez faire Raowl, il va tout vous expliquer. Raowl, c’est le mec le plus fort du monde, et aussi le plus cool. Il sauve les princesses en détresse en massacrant du troll en veux-tu en voilà. Pourfendre un dragon ou déboucher des toilettes envahies par les tentacules d’un monstre, aucune difficulté pour lui. Par contre, quand il s’agit de résoudre un problème de géométrie, c’est une autre paire de manches… sûrement parce qu’il n’a pas ses lunettes. Bref, dans cet album, ce précis d’astuces et de bonnes manières vous donnera tous les tuyaux pour briller en société et vous sortir de bien des situations difficiles.

 

 

 

 

© Tebo – Dupuis

 

 

                Ainsi, vous apprendrez que pour avoir du succès avec les princesses, il faut avoir bonne haleine. Vous saurez que pour péter en toute discrétion, il faut un copain trompettiste. Vous connaîtrez les mouvements à faire pour éviter de se faire mal avant une bataille. Si vous ne savez pas très bien dessiner un troll, ce n’est pas trop grave. Il suffit d’en pulvériser un à coups de massue pour que l’individu ressemble à votre dessin. Enfin, très important, vous verrez comment être propre sans prendre une douche. Et ce ne sont que quelques exemples parmi une bonne quarantaine de conseils avisés made in Raowl.

 

 

 

 

© Tebo – Dupuis

 

 

                Après deux grandes chouettes aventures qui déboîtent, La belle et l’affreux, puis Peau d’Ane la princesse qui pue, Tebo propose déjà un spin-off. Le grand format laisse (provisoirement) sa place à des coins didactiques, gags en une ou deux planches faits à la manière de tutos. C’est dynamique et punchy. Ça rappelle la plus belle époque de Tchô, quand le magazine était une grande feuille pliée en plusieurs morceaux et truffée de gags. Tebo y sévissait avec Samson et Néon. On retrouve cet ADN dans cet album poilant les lecteurs et dépoilant les trolls.

 

 

 

 

© Tebo – Dupuis

 

 

                Vous ne ferez plus jamais des bisous comme avant. Vous ne bastonnerez jamais plus comme avant. Plus que jamais avec cet album, Raowl roule pour vous ! Alors, merci qui ? Merci Raowl !

 

  

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : La méthode Raowl

 

Tome : 1

 

Genre : Ouvrage didactique… enfin…  

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Tebo

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9791034754229 

 

 

 



Publié le 04/06/2022.


Source : Bd-best


Souvenirs & belles mécaniques ... Les voitures de Lefranc

 

 

Encore quelques fois dormir et ce sera la « Fête des pères » !  Il n’est jamais trop tard pour lui choisir LE cadeau s’il est fan de BD et de belles voitures !

Si ces deux passions l’habitent, le choix parfait est sans conteste le superbe recueil sur « Les voitures de Lefranc » édité chez Casterman.

 

 

 

 

 

 

 

Créé en 1952 par ce « monstre sacré » du 9e art qu’était Jacques Martin, Guy Lefranc, journaliste moderne ne pouvait ne pas apprécier les belles mécaniques de son temps.

Au fil de ses 33 aventures, il en a piloté ou simplement croisé de ces petites merveilles à quatre roues. C’est quasiment le second fil conducteur de la série : l’automobile !

70 ans d’enquêtes essentiellement à travers la seconde moitié du XXe siècle ont offert à son créateur, puis à ses repreneurs, le plaisir d’inclure dans chaque album quelques voitures mythiques de leur époque.

 

 

 

 

 

© Seiter – Martin – Régric - Casterman 

 

 

Qu’elles soient entre les mains de Lefranc, ou de son inégalable ennemi, nous découvrons la fameuse Alfa Romeo Giulietta Sprint Veloce du reporter ou la Bentley R Type d’Axel Borg.

Plus d’une centaine de voitures, motos, camionnettes se retrouvent au travers des pages de la série. Il serait difficile de les citer toutes, mais en voici une dizaine tirée au hasard des 112 pages de ce livre-témoignage : Simca Arronde 9, Ferrari 250 MM Berlinetta, BMW R 60/2 600cc, Facel Vega HK500, Alfa Romeo Alfetta GTV Série 1, Mercedes E W124, Saab 9OO turbo cabriolet, Morgan Plus 4, MG F, … et évidemment une Bugatti EB110 !

Une fameuse galerie, admettez-le ! Chaque modèle est illustré par les cases tirées des albums concernés.

 

 

 

 

 

© Seiter – Martin – Régric - Casterman 

 

 

 

Mais avant de lancer la série Lefranc, Jacques Martin ayant dans son ADN ce virus de la belle mécanique, illustrait déjà pour le magazine Tintin une rubrique personnelle : « La Chronique de l’Auto », auquel le présent recueil fait une part belle.

 

 

 

 

 

 

© Seiter – Martin – Régric - Casterman 

 

 

 

Petite cerise sur ce gâteau, un mini récit inédit : « Le rallye de la Route des Vins », de Régric – Seiter et Wesel. Huit pages dans l’Alsace natale du créateur, sur ses routes, dans ses paysages et hommage-clin d’œil à leur père spirituel, à la Tour Noire !

 

Bref le recueil, superbement illustré et documenté, est indispensable dans la bédéthèque d’un amoureux des voitures et de l’univers de Jacques Martin !

 

 

 

 

 

© Seiter – Martin – Régric - Casterman 

 

 

Et pour ceux qui en voudraient plus, n’hésitez pas à vous offrir un petit périple en Alsace, à Molsheim plus exactement. Siège de la mythique usine Bugatti, cette cité médiévale accueille une double exposition. La première « Les Mondes de Jacques Martin » au Musée de la Chartreuse, et la seconde, « Les Voitures de Lefranc », à l’Hôtel de la Monnaie. Les deux se clôturent le 18 septembre 2022. Un bon prétexte pour visiter la région et ses richesses.

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Titre : Les voitures de Lefranc

 

 

Éditeur : Casterman

 

 

Genre : Automobile

 

 

Scénario : Roger Seiter

 

 

Dessin : Jacques Martin – Régric

 

 

Couleurs : Bruno Wesel

 

 

Nombre de pages : 112

 

 

Prix : 25,00 €

 

 

ISBN : 9782203241558

 



Publié le 03/06/2022.


Source : Bd-best


« Never was so much owed by so many to so few »  W. Churchill …Les ailes de l’espérance

 

 

L’approche de la fête des pères est parfois l’occasion, pour tout accroc bd (enfin les enfants pour leur papounet chéri), de s’arrêter non pas sur une mais sur plusieurs bd d’une même série, voire carrément un diptyque !

Et là, comment ignorer « Les Ailes de l’Espérance ». Histoire en 2 tomes, pas besoin d’un avant à aller rechercher dans sa bibliothèque ou d’un après qui souvent tarde trop pour le lecteur conquis.

 

 

 

 

 

 

 

L’histoire d’abord … Nous sommes en 1940, la Seconde Guerre mondiale a éclaté et l’Angleterre est en mauvaise posture. Désormais isolée sur son île, elle tente de résister tant bien que mal aux vagues de la Luftwaffe. Être pilote anglais est alors souvent synonyme d’une espérance de vie fort limitée.

C’est dans cet enfer que nous rencontrons Vic Stone. Jeune pilote talentueux, son courage n’a d’égale que le désespoir qui petit à petit le mine devant l’énormité de la tâche qui lui est confiée, à lui et à ses camarades pilotes. Ils savent toujours à combien ils décollent pour affronter l’ennemi, mais ils ignorent toujours à combien ils atterriront !

En effet, comment leur vieux Hawker-Hurricane pourrait-il réellement lutter contre les Messerschmitts 109 allemands bien supérieurs si la chance et le talent n’étaient pas là, à chaque combat ?

 

 

 

 

 

© Antunes – Du Caju - Paquet

 

 

Pourtant dans cet enfer aérien, une lueur apparaît sous les traits d’un petit garçon rencontré par hasard, Tom. Sa joie, son optimisme et son amour pour les avions sont sources de lumière pour Vic … tout comme sa très attirante maman ! Mère célibataire, Ruby ne serait pas contre « trouver un nouveau papa » à son fils.

Mais elle est sous la coupe de Peter, homme cruel et intéressé qui l’oblige de se prostituer pour subvenir à ses besoins et notamment des médicaments pour Tom. Ses « clients » sont d’ailleurs parfois les soldats de la base aérienne voisine, celle de Vic. Et c’est là qu’intervient un certain Andrew ! Y verrait-il un intérêt ? Un moyen d’obtenir des informations capitales en temps de guerre ?

En fin de compte qui sont réellement Ruby Miller et Andrew ? Quel est le véritable rôle de Peter Mulligan ?

 

 

 

 

 

© Antunes – Du Caju - Paquet

 

 

Et puis, voilà que l’on découvre une jeune fille du village assassinée, après avoir été violée ! Ce serait l’œuvre d’un pilote anglais ! La colère de la population monte malgré ce contexte militaire où ces derniers semblent le dernier rempart contre une invasion allemande imminente. Les autorités militaires ne peuvent pas ne pas agir et vite !

Ray Collins, l’enquêteur de la RAF est-il là seulement pour découvrir le meurtrier ou pour régler un compte personnel avec Vic Stone ?

Et qui est ce Simon qui apparaît en fin du tome 1 ?

 

 

 

 

 

 

© Antunes – Du Caju - Paquet

 

 

Tout cela nous mène, page après page, d’un banal récit de guerre saupoudré d’un nuage de sentimentalisme romantique, à une intrigue plus complexe. Mêlant à la fois les états d’âme des pilotes anglais ne voyant pas la fin de leur impossible devoir, la trahison des uns en faveur du Reich ou la rancœur des autres pour des histoires de cœur, les difficultés des civils à survivre pour élever leur enfant, le choc des espoirs ou la déception provoquée par des désillusions inévitables en temps de guerre, le lecteur se retrouve très vite plongé dans un récit d’espionnage sentant bon le polar et le drame humaniste !

 

 

 

 

 

© Antunes – Du Caju - Paquet

 

 

 

Autant, nous avons aimé le tome 1 posant calmement le cadre, l’intrigue, les personnages, laissant une large place aux questions ouvertes sur la suite possible, autant le tome 2 y répond sans empressement. Posément, Wander Antunes dénoue les mystères et interrogations auxquels nous étions confrontés dans le tome 1. Les liens entre les protagonistes, leur passé parfois rempli de haine et d’envie de vengeance justifient au fur et à mesure leurs attitudes et les rebondissements.

Mais le tout reste cohérent avec un véritable fil conducteur : la défense de l’Angleterre contre l’invasion allemande ! Et que dire de ce final à la hauteur de la tragédie de chacun !

 

Pas à dire, Wander Antunes connaît son sujet et il le maîtrise. Loin de nous offrir un récit historique linéaire basé uniquement sur la bravoure des pilotes de la RAF, son schéma narratif est bien ficelé ! Et même si certains aspects pourraient apparaître, dans un premier temps, « légèrement » dispersés, toutes les clés de compréhension viennent à point nommé dans le tome 2 explosif.

 

Côté graphisme, plus utile de présenter Thomas Du Caju ! Depuis sa série « Betty & Dodge », son style hyper-réaliste, semblant mélanger adroitement pour les avions et mécaniques crayon - photographie ou photographie dessinée donne ce cachet unique qui lui permet d’intégrer avec ce diptyque, la collection « Cockpit » chez l’éditeur Paquet !

Les scènes d’aviation et notamment de combats aériens sont époustouflants de détails, de rythme. Un régal pour l’amateur du genre !

C’est d’ailleurs impatiemment que nous attendons de découvrir sa prochaine série … une saga sur la Résistance française durant la 2e GM, avec au scénario Jean-Claude Van Rijckeghem.

 

 

 

 

 

© Antunes – Du Caju - Paquet

 

 

 

Bref, le cadeau idéal pour tout papa aimant à la fois BD, 2e GM, espionnage, aviation, intrigue amoureuse, le tout dans un style réaliste.

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Titres : T.1 Anges T.2 Démons

 

 

Série : Les ailes de l’espérance 

 

 

Éditeur : Paquet

 

 

Collection : Cockpit

 

 

Genre : Historique

 

 

Scénario : Wander Antunes

 

 

Dessin : Thomas Du Caju

 

 

Nombre de pages : 48 + cahier de 8 pages / 48

 

 

Prix : 14,00 € / 14,00 €

 

 

ISBN : 9782889321391 / 9782889325696



Publié le 01/06/2022.


Source : Bd-best


Tintin, ami, partout, toujours.  Les amis de Hergé 73 - Printemps 2022

 

« - M.S. AURORE à président F.E.R.S. Arrivons en vue côtes Islande. Ferons escale à Akureyri, dans le Eyja Fjördhr,pour nous ravitailler en carburant. Tout va bien à bord. » 

 

 

 

 

 

 

 

Tout va bien à bord. Comme tous les six mois, les adhérents à l’association Les amis de Hergé reçoivent la revue indispensable à tout tintinophile dirigée par l’exégète Philippe Goddin. Entouré de spécialistes de Hergé et du reporter à houpette, Philippe Goddin propose soixante pages passionnantes.

 

 

 

 

 © Hergé/Moulinsart 2022

 

 

La couverture n’est pas le simple agrandissement d’une case. Cet extrait de L’étoile mystérieuse montrant Tintin tendant Milou dans un lange au bout du perche à leurs sauveurs provient d’une composition réalisée par Hergé pour une boîte de cubes en 1943. Le numéro de ce printemps s’ouvre sur une curiosité. « Oyez ! Oyez ! » scande le joueur de cor sur une publicité signée du Maître pour un poste de TSF Radiolyre. Ces images publicitaires réalisées par Hergé avant Tintin au pays des Soviets sont remarquables. Dans la partie « Tintin à l’image de son siècle », un regard extérieur est posé sur l’évolution de l’œuvre de Hergé. Dans l’article « A la recherche du point de chute », Alain Bingen tente de localiser le lieu précis du globe où a été englouti l’aérolithe de L’étoile mystérieuse, au large du Groenland. René Derosne analyse comment Haddock a servi à Hergé d’élément neuf pour relancer la machine. Philippe Goddin revient sur un dessin intitulé « La partie de cartes » et tente d’identifier les personnes représentées. Retranscription d’un extrait de l’émission « L’invité du dimanche », ensuite. Pierre Tchernia interviewe Hergé pour l’ORTF et son invité l’artiste Jean Dewasne.

 

 

 

 

 © Hergé/Moulinsart 2022

 

 

Ceci n’est qu’une partie du sommaire alléchant de ce numéro dans lequel on pourra lire également une étude sur le téléphone, objet graphique et moteur de gags dans l’œuvre, et on verra un plan précis du site atomique de Sbrodj dans Objectif lune. Philippe Goddin offre un touffu dossier sur les voitures acquises par l’auteur entre 1938 et 1973. Les rubriques habituelles concluent la revue comme « C’est une bonne question...qui mérite une réponse », « Les objets dérivés du monde de Tintin », ou encore « La dépêche », recensant des informations qui frappent. On finit par « Les 7 scoops de Walter Rizotto », planche de photos prises de par le monde en lien avec Tintin.

 

 

 

 

 © Hergé/Moulinsart 2022

 

 

Les nouveaux adhérents peuvent se procurer les anciens numéros auprès du bureau de l’association. Quant aux autres, il ne reste plus qu’à les rejoindre pour profiter de cette luxueuse revue. Pour adhérer aux Amis de Hergé : https://lesamisdeherge.com/lassociation/inscription/

 

Quand on a fini de lire Tintin, on peut recommencer à lire Tintin. On y trouvera toujours quelque chose de nouveau. La revue des amis de Hergé le prouve depuis déjà 73 numéros !

 

  

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Les amis de Hergé

 

Tome : 73 - Printemps 2022

 

Genre : Revue d’étude

 

Rédacteur en chef : Philippe Goddin

 

Éditeur : Les amis de Hergé a.s.b.l.

 

Nombre de pages : 60

 

Prix : 25 €

 

ISSN : 0773-6703

 

 



Publié le 29/05/2022.


Source : Bd-best


Les grandes stars ne meurent jamais.  Movie Ghosts 1 - Sunset, et au-delà

 

« - Je pourrais avoir besoin de vous.

- D’habitude, quand les gens me disent ça, c’est qu’ils ont déjà tout essayé.

- Je connais une femme… qui a un problème. Elle refuse de se montrer à qui que ce soit. Il faudra que vous me fassiez confiance. Elle est morte dans des circonstances horribles. Elle a été sauvagement assassinée, mutilée.

- C’est très drôle, Cornell, quel sens de l’humour !

- Son nom était… Louise Sandler. Vous vous souvenez de l’actrice de la MGM ? Disparue, jamais retrouvée… »

 

 

 

 

 

 

 

 

Hollywood, la ville de tous les scandales. Les fantômes du cinéma errent dans les ruines des studios, les villas abandonnées et les théâtres désaffectés. Jerry Fifth est un privé, comme ceux que l’on trouvait dans les romans de Raymond Chandler et Dashiell Hammet. Mais à leur différence, Jerry est hanté par les voix des fantômes des stars de la grande époque. Un soir, Fifth est chargé par un certain Cornell d’élucider la disparition de Louise Sandler, actrice de la MGM s’étant volatilisée. Aurait-elle été tuée ? Jean Harlow ou ses substituts pourront-ils aider le détective dans son enquête ?

 

 

 

 

© Futaki, Desberg- Bamboo

 

 

Stephen Desberg embarque le lecteur dans un monde qu’il connaît bien. Les fantômes de sa famille planent sur Movie Ghosts. A Cleveland, son grand-père dirigeait la plus grande salle de cinéma de la ville. Sa grand-mère avait été courtisée par l’un des frères Warner. A New York, puis à Bruxelles, son père distribuait les films de la MGM dès les années 50. Le petit garçon Stephen a croisé dans son bureau Frank Sinatra, Robert Taylor, Esther Williams et de nombreuses autres stars. C’est à toute cette époque qu’a voulu rendre hommage l’auteur avec le diptyque Movie Ghosts dont Sunset, et au-delà (Quel joli et juste titre !) est la première partie. Desberg ne se contente pas de montrer le vernis apparent. Il le brise pour montrer les espoirs déçus, les destins brisés et les amours déchues. La narration façon commentaires de privé est impeccable. On peut juste regretter que les deux parties du récit, la disparition de Louise Sandler, puis le fantôme d’Odette Armstrong, soit si dissociées. On les aurait préférées plus imbriquées.

 

 

 

 

© Futaki, Desberg- Bamboo

 

 

Attila Futaki est un dessinateur hongrois ayant fait carrière aux Etats-Unis. Il revient en Europe en sublimant ce récit avec un découpage et une colorisation hors du commun. Quelques influences Marc-Renier ou Jean-Yves Delitte dans le graphisme. On parle en général de coloriste. Plus que ça, Futaki est un éclaireur. Le noir nuit est fluidifié dans le violet des néons. Dans des décors majestueux, les lumières de la ville offrent de longues ombres portées donnant un relief étourdissant. « C’est beau une ville la nuit. », disait Richard Bohringer. Que ceux qui en doutaient encore ouvrent cet album qui, jusqu’à la maquette de couverture, est magnifique.

 

 

 

 

© Futaki, Desberg- Bamboo

 

 

Sur la route de Mulholland Drive, on rêverait d’une adaptation cinématographique de Movie Ghosts par David Lynch.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Movie Ghosts

  

Tome : 1 - Sunset, et au-delà  

 

Genre : Polar fantastique 

 

Scénario : Stéphen Desberg 

 

Dessins & Couleurs : Attila Futaki 

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand Angle

 

Nombre de pages : 72 

 

Prix : 16,90 €

 

ISBN : 9782818986912

 

 

 



Publié le 29/05/2022.


Source : Bd-best


Rodolphe, à la poursuite du passé, à la recherche du futur  Iruene / Sprague

 

« - Vous avez lu récemment des ouvrages concernant l’histoire de l’Espagne ou du Portugal ? Les conquistadors ?

- Non.

- Avez-vous des origines, des ancêtres de ce côté-là ?

- Je ne crois pas.

- De toute façon, je ne vois pas trop ce que ça nous donnerait… Il faudrait croire en des histoires de réincarnation… Ce qui n’est pas vraiment mon cas !

- Le mien non plus ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Le thérapeute d’Alex est vraiment désolé. Il ne parvient pas à décoder le rêve récurrent que fait son patient. Alex est dans un lieu étrange. Il fuit des corbeaux l’assaillant. Il perd un pendentif accroché à son cou, trouve des ossements et affronte un loup se transformant en démon. Dans son rêve, Alex se nomme Bencomo. Son ennemi s’appelle Iruene, Iruene le démon. Seul capable de trouver une réponse à ses tourments, Alex va mener une enquête qui va le mener jusqu’aux îles Canaries.

 

 

 

 

 © Griffo, Rodolphe - Daniel Maghen

 

 

                En baie de Sprague, l’eau a disparu depuis bien des années. La mer s’est retirée. Niels et Vivian, deux frères aventuriers, partent en expédition avec Cap’tain Greg, capitaine de vaisseau aveugle dont les yeux sont ceux du perroquet vissé sur son épaule. Les récoltes sont en train de mourir. Il faut au plus vite trouver un moyen de faire revenir la mer afin de rééquilibrer l’écosystème.

 

 

 

 

© Roman, Rodolphe - Daniel Maghen

 

 

                Avec Iruene et Sprague, Rodolphe réalise en ce printemps un coup double chez Daniel Maghen. Scénariste pilier de cette classieuse maison d’édition à la production aussi fine que qualitative, Rodolphe multiplie les projets, séries ou one shot, aussi divers qu’originaux.  Iruene est co-scénarisé par son dessinateur Griffo. Résidant aux îles Canaries depuis trente cinq, le dessinateur a vu sa vie bouleversée par l’éruption du Cumbre Vieja sur l’île de la Palma, alors qu’il était en pleine réalisation de cet album : Iruene. Ce personnage est l’incarnation de ce volcan. Le dessinateur a invité son scénariste à creuser l’Histoire de l’île, revenant au temps des conquistadores et de l’épuration subie par les autochtones. Sprague est un pur scénario écologique, dans la veine de Ter et Terre. Fable invitant à réfléchir sur l’avenir de la planète, sous couvert d’un récit d’Heroïc-Fantasy sans abus de bestioles extravagantes, l’album soulève un problème majeur  : celui de la préservation des océans.

 

 

 

 

 © Griffo, Rodolphe - Daniel Maghen

 

 

                Les dessinateurs de ces deux albums sont deux valeurs sûres. Véritable stakhanoviste du dessin, on ne présente plus Griffo qui en a fait du chemin depuis Giacomo C. On peut juste regretter quelques touches informatisées qui mettent un peu de distance. Le nom d’Olivier Roman rappellera des souvenirs à certains. Il n’était rien d’autre que le dessinateur de Harry Dickson sur scénarii de Richard Nolane dans les années 90. Romane construit ici un univers aride de toutes pièces. Dépaysement assuré. Il serait dommage que cet univers cesse d’être exploité là.

 

 

 

 

© Roman, Rodolphe - Daniel Maghen

 

 

                Entre une affaire de métempsychose et un conte rétro-futuriste, Rodolphe est un merveilleux raconteur d’histoires, un des derniers fabulistes qui a le pouvoir d’embarquer ses lecteurs dans des mondes originaux.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Iruene

Genre : Aventure fantastique

Scénario : Rodolphe & Griffo 

Dessins & Couleurs : Griffo

Éditeur : Daniel Maghen

Nombre de pages : 96

Prix : 19 €

ISBN : 9782356741066

 

 

 

 

 

 

 


 

One shot : Sprague

Genre : Science-fiction

Scénario : Rodolphe 

Dessins : Olivier Roman 

Couleurs : Denis Béchu

Éditeur : Daniel Maghen

Nombre de pages : 88

Prix : 19 €

ISBN : 9782356741110

 

 

 

 



Publié le 29/05/2022.


Source : Bd-best


Trois destins liés dans les cendres.  La part des flammes

 

« - Madame de Raezal, quel plaisir…

- Je vous remercie, Madame la Marquise, de prendre la peine de m’accueillir alors que nous ne nous connaissons pas.

- Chère Violaine, je vous en prie, appelez-moi Pauline… J’ai appris pour votre époux... 

- Justement, je ne vous cacherai pas, Madame, que depuis la disparition de mon mari, je ressens la nécessité de me rendre utile.

- C’est fort louable…

- Voilà… Je… Je souhaite me consacrer à des œuvres de charité pour porter secours aux malheureux, en mémoire de Gabriel qui était un homme très généreux. »

 

 

 

 

 

 

 

La Comtesse Violaine de Raezal vient de perdre son mari. Désireuse de porter son aide aux nécessiteux, elle souhaiterait tenir un comptoir au Bazar de la Charité qui se tient dans quelques semaines. Les places sont limitées. Les lieux ne sont pas extensibles. Par chance, la Comtesse se liera d’amitié avec la Duchesse Sophie d’Alençon qui lui offrira l’opportunité de réaliser son projet. Constance d’Estingel, elle, est une jeune femme élevée par les Sœurs, dans une institution dominicaine de Neuilly. Elle doit se fiancer avec Laszlo, mais, bien qu’il soit de bonne famille, ce n’est pas du goût de tout le monde, et en particulier de la Mère Supérieure. Violaine, Sophie et Constance, trois femmes de la fin d’un siècle vont voir leurs destins se croiser au Bazar de la Charité le 4 mai 1897, lorsqu’un des premiers projecteurs de cinématographe prendra feu dans une salle de l’établissement, embrasant les lieux avant que la foule ne puisse fuir. Des personnalités vont se révéler, dans le bon ou le mauvais sens. Les vies de Violaine, Sophie et Constance vont être bouleversées à tout jamais.

 

 

 

 

© Wyllow, Quella-Guyot - Philéas

 

 

Didier Quella-Guyot adapte le roman de Gaëlle Nohant paru en 2015, inspiré d’un fait réel. L’écrivaine a mis en scène l’événement avec des personnages forts et une intrigue passionnante. On est immergé dans la grande société de l’époque. On comprend qu’il n’était pas toujours ni facile, ni avantageux de naître avec une cuillère d’argent dans la bouche. Didier Quella-Guyot met en scène ces personnages avec beaucoup plus de fidélité que ne l’avait fait TF1 dans sa non moins excellente série télévisée avec Audrey Fleurot, Camille Lou et Julie de Bona dans les rôles principaux. Le scénariste n’étend pas inutilement l’incendie. La scène fait six planches sur les cent-dix de l’album. Quella-Guyot met en exergue les volontés féminines, prémisses d’un féminisme alors inexistant, comme le démontrait Gaëlle Nohant dans son roman.

 

 

 

 

© Wyllow, Quella-Guyot - Philéas

 

 

Au dessin, Wyllow reste dans un réalisme propre à la « Histoires authentiques » comme on pouvait en lire jadis dans le journal Tintin. Si l’ensemble tient la route, il manque un peu de finesse à ses décors et un peu plus d’âme dans les personnages parfois figés. Le dessinateur se détend néanmoins en fin d’album avec une planche finale bien exécutée et comme on aurait aimé en voir plus.

 

 

 

 

© Wyllow, Quella-Guyot - Philéas

 

 

Fresque romanesque aux personnages que n’aurait pas renié un Victor Hugo, La part des flammes est un exemple de récit aussi efficace qu’émouvant.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

https://youtu.be/WN2H77N5160

 

 

 

 

https://youtu.be/Jl_jv1Ut_ls

 

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : La part des flammes 

 

Genre : Drame 

 

Dessins & Couleurs : Wyllow

 

Scénario : Didier Quella-Guyot 

 

D’après : Gaëlle Nohant 

 

Éditeur : Philéas

 

Nombre de pages : 112 

 

Prix : 19,90 €

 

ISBN : 9782491467142

 

 

 



Publié le 29/05/2022.


Source : Bd-best


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