?>

Information générale concernant le monde de la BD
Flux RSSFlux RSS

1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


Sommaire Spirou 4207 du 28 novembre 2018

Les récits de Natacha : Sur les traces de l’Epervier Bleu

 

            Enfin une couverture signée Walthéry ! On attendait ça depuis 4 ans. Ça fait trois semaines que Natacha est revenue nous raconter les aventures de sa grand-mère au plus profond de la jungle de Nouvelle-Calédonie. Qu’est-ce que ça fait du bien. Il faut dire qu’avec Yoko Tsuno, elle est la dernière héroïne survivante des années 70. Dans une interview, le maître Walthéry raconte sa rencontre avec Sirius, créateur de la série l’Epervier Bleu.

 

 

 

 

 

            Les humains de Roger officialisent leur rupture dans un récit complet, pendant que le pépé de Cédric pique une crise et que Kid Noize fait écouter du bon son à son bougon de chien. On ne saurait que trop vous recommander d’aller voir sur le net les clips de l’homme à tête de singe.

 

 

 

 

© De Pins - Dupuis

 

 

 

            Avec Inukshuks, l’esprit de Noël arrive dans Spirou, préfigurant le numéro spécial annoncé pour la semaine prochaine.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

Histoires à suivre :

Kid Noize : L’homme à la tête de singe

Natacha : Sur les traces de l’épervier bleu

Pebble’s Adventures

Super-Groom : Duel au sommet !

 

Récits complets & Gags :

Boni

Capitaine Anchois

Cédric

Cramés !

Crapule

Entretien d’ébauche

Game Over

Inukshuks

Kahl & Pörth

Katz

MiniMythes (Les)

Minions (Les)

Nelson

Page 2 (La)

Rob

Roger et ses humains : La rupture

Zeu Bestioles

 

Rubriques :

Edito

Interview : Walthéry

En direct de la Rédac

Jeux : Teampunk City (Lavoine)

 

Supplément abonnés :

Autocollants Zombillenium

 

 

En kiosques et librairies le 28 novembre.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 



Publié le 25/11/2018.


Source : Bd-best


Y’a pas à dire, prof, c’est un métier, quand même…  Le prof en 100 tweets.

 

 « - Je ferais cours jusqu’à mon dernier souffle !!

 
-          On fait un goûter.

 
-          On regarde un film.

 
-          On fait un jeu. »

 

 

 

 

 

 
Quand, jusqu’à fin juin début juillet, on doit résister aux assauts des élèves qui, déterminés comme des zombies cherchant leurs proies, n’ont pas envie de travailler, il faut être un prof bien formé, solide et fier de l’être.

 

 

 

© Erre - i-éditions

 

 
Fabrice Erre sait de quoi il parle. Il est issu du moule pédagogique. (Comprenez, il est prof)
Quel prof n’a jamais pensé au mythe de Sisyphe lorsque, découvrant comme tous les 4 ou 5 ans de nouveaux programmes, il pousse à bouts de bras cet amas de compétences à faire acquérir aux élèves ? Quelques années après, le rocher pédagogique retombera du haut de la falaise. Et il faudra recommencer, avec de nouvelles idées miraculeuses qui transformeront en petits génies des collégiens et lycéens modernes.
Dès la pré-rentrée, le prof est sous tension. Son premier adversaire n’est ni son inspecteur, ni un élève, mais bien le collègue squatteur de photocopieur qui pense que la machine est son bien propre. Il était là avant ! Il ne la lâchera pas ! Il a du travail, lui !
Mais très vite, le prof planifiera son année pour en envisager rapidement la fin. Sa deuxième tâche après avoir fait la rentrée est de finir le programme, contre vents et marées, contre élèves n’étudiant pas leurs leçons et parents préoccupés par le bien-être de leurs chères têtes blondes.

 

 

 

 

© Erre - i-éditions

 

 

            Entre les préparations de cours qui prennent cinq heures et peuvent être démolies en cinq minutes par une question niveau CP, les corrections de bac blanc plus ardues que la traversée de l’Atlantique à la voile, et l’application « à la mode » d’une bienveillance à tout bout de champ, l’année du prof sera semblable à celle du garde-chiourme qui, dans la galère, frappe le rythme sur son immense tambour.

 

 

 

 

© Erre - i-éditions

 

 

            Faire sa rentrée, enseigner, tenir la classe, corriger, orienter, passer le bac, partir en vacances, l’auteur n’a rien oublié. Il conclue l’album de re-tweets auxquels on a failli échapper. Il nous gratifie même de pages vierges sur lesquelles on peut rajouter des tweets de profs.

 

 

 

 

© Erre - i-éditions

 

 

 

            Après Boucq et les pathétiquement drôles tweets de Donald Trump, le deuxième livre de cette collection est hilarant. Fabrice Erre rend humoristique des moments à peine caricaturés. On rigole en se demandant parfois s’il ne vaudrait pas mieux pleurer.

 

 

Laurent Lafourcade

 

One shot : Le prof en 100 tweets



Genre : Comédie réaliste



Scénario & Dessins : Erre



Éditeur : i-éditions



Nombre de pages : 128



Prix : 9,90 €



ISBN : 9782376500308

 

 

          

 



Publié le 25/11/2018.


Source : Bd-best


Vous reprendrez bien une tranche de l’art ?  Trolls de Troy 23 – Art brut.

 

            « - Ce qu’il nous faut, c’est un grand événement.

-          J’aime les artistes. Organisons un concours de peinture ouvert à tous. J’épouserai le gagnant. Ou la gagnante.

-          On pourrait faire une exposition en même temps, ça ramènerait du monde !

-          Une grande exposition !

-          Et pourquoi pas… une exposition universelle ! »

 

 

 

 

 

 

 

Le Khalif Hopeïdemerfeil souhaite un peu plus de renommée pour sa cité de Hogdad, surgie des sables du Delpont en quelques années. L’idée est lancée. Ce sera une exposition, assortie du mariage de sa fille. Mais pour le concours, il faut choisir un thème. Pour la princesse Petypoï, il est tout trouvé : les trolls !

 

 

 

 

 

© Arleston, Mourier, Guth - Soleil

 

 

Du conservatoire d’Eckmül à la cour du Shä de Xingdu, dans chacune des soixante-dix-sept baronnies, des hérauts en font l’annonce. Les candidats sont nombreux. Il va juste falloir que les trolls soient conciliants pour servir de modèles. Et ça, sans dévoiler l’intrigue, c’est pas gagné d’avance.

 

 

 

 

 

© Arleston, Mourier, Guth - Soleil.

 

 

Jean-Louis Mourier a tout donné. Aux 46 planches fouillées, fourmillant de détails, s’ajoute un long supplément de perspectives picturales. On y retrouve des expressions artistiques de diverses provenances recueillies à l’occasion de l’Exposition Universelle de Hogdad. Bien que certaines œuvres soient dues au pinceau de célèbres artistes et d’autres à des modèles velus, c’est bien Mourier qui est l’origine de tout ça. Mais, chut ! Faut pas l’dire ! Ainsi, Picasso, Warhol, De Vinci, Le Douanier Rousseau et beaucoup d’autres grands peintres sont pastichés à la sauce troll. Un exercice de style épatant. Mention spéciale pour la Cène dans laquelle Jésus n’a pas la même place que sur le tableau d’origine.

 

 

 

 

© Arleston, Mourier, Guth - Soleil.

 

 

Christophe Arleston signe un des meilleurs albums de la série. Au bout de vingt-trois titres, c’est remarquable. Pas un temps mort. Un exemple. Une scène de boule à neige restera dans les annales du monde de Troy, voire même de la bande dessinée.

 

 

 

 

 

© Arleston, Mourier, Guth - Soleil.

 

Même s’il y a un petit côté trash original, Trolls de Troy est une série digne descendante d’Astérix. Les clins d’œil sont nombreux. Le banquet final est là, même s’il se trouve (déjà) en planche 7. L’humour d’Arleston, entre situations drolatiques et jeux de mots facétieux, ne fait rêver que d’une chose : le retrouver au scénario des aventures du gaulois.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Trolls de Troy

 

Tome : 23 – Art brut

 

Genre : Heroic Fantasy

 

Scénario : Arleston

 

Dessins : Mourier

 

Couleurs : Guth

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 72

 

Prix : 15,95 €

 

ISBN : 9782302062979

 

 



Publié le 25/11/2018.


Source : Bd-best


Double sélection pour Les Visés des Éditions Cambourakis

l'album Les Visés, de Thomas Gosselin et Giacomo Nanni a été retenu dans la Sélection Fauve Polar SNCF 2019 du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême. L'album fait également partie de la Sélection Prix SNCF Du Polar 2019, catégorie bande-dessinée.

L'album

Ce récit est inspiré de la véritable histoire de Charles J. Whitman (1941-1966), connu pour avoir perpétré l'un des premiers meurtres de masse aux États-Unis : le 1er août 1966, il a ouvert le feu depuis la tour de l'université du Texas à Austin, faisant 16 morts et 32 blessés.

Avec une efficacité saisissante, Thomas Gosselin et Giacomo Nanni retracent la trajectoire glaçante de cet homme, jusqu'à ce qu'il passe à l'acte.



Publié le 23/11/2018.


Source : Bd-best


A mourir de rire.  Pan ! T’es mort !

« - Vous êtes son fils ? Il vous a réclamé toute la journée.

-          Teuh Teuh !

-          Papa, papa ! Ne t’en fais pas, je suis là maintenant.

-          I… il faut que je te dise quelque chose. Je… Je ne suis pas ton père…

-          Quoi ?? Mais qui ? Maman ?

-          Elle n’est pas ta mère.

-          J’ai été adopté, c’est ça ??

                                            -          Non… Tu t’es juste trompé de chambre, mon gars. »

 

 

 

 

 

Vous aimez l’humour noir ? Passez votre chemin. Ici, l’humour est noirissime. C’est pas un petit noir servi sur le zinc du comptoir, c’est du serré bien tassé, si tassé que ça se lit comme on boirait de l’encre de Chine…. Mais qu’est-ce qu’on se marre !

 

Mourir, de toute façon, il faudra tous y passer. Alors, autant attendre ça dans la bonne humeur…et s’en moquer. C’est un peu le but de cet album au concept, oui on peut le dire, philosophique.

 

 

 

 

© Terreur Graphique, Guerse – Delcourt

 

 

Du patient qui parie à son docteur pessimiste pour sa santé qu’il l’enterrera au gamin qui se plaint parce que ses parents massacrés ont laissé le frigo vide, du tortionnaire qui confond le temps de cuisson des œufs avec celui permettant de plonger la tête d’une victime dans une bassine sans qu’elle se noie au fiston qui apprend à trier les déchets, tous croiseront la mort au bout du chemin, qu’ils la donnent ou qu’ils la prennent.

La mort, on peut la retarder, mais on ne peut pas l’éviter. C’est ce qu’apprendra Kennedy dans la courte uchronie où la balle de Lee Harvey Oswald le rate.

 

 

 

 

 

© Terreur Graphique, Guerse – Delcourt

 

Hamlet, Marat, Alien, et même le fameux slogan « omar m’a tuer » ont droit à leurs clins d’œil.

On a même droit à un sujet de réflexion sur l’immortalité pour clôturer l’album.

 

Guillaume Guerse et Terreur Graphique se jouent de la mort dans des strips carrés en quatre cases, ou parfois sur quelques pages. Le format est court, percutant.

Les saynètes de Terreur Graphique sont drôlissimes. Le trait un peu crasseux de Guerse, à la Relom, ne laisse aucune place au sérieux.

 

 

 

 

 

© Terreur Graphique, Guerse – Delcourt

 

 

 

Les auteurs inaugurent Pataquès, la nouvelle collection d’humour des éditions Delcourt dirigée par James. On peut en voir une présentation ci-dessous.  

 

 

 

 

 

Pan ! T’es mort ! Depuis les Idées noires de Franquin, le bouchon n’avait pas été poussé si loin. A mourir de rire.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Pan ! T’es mort !

 

Genre : Humour noir de chez noir

 

Scénario : Terreur graphique

 

Dessins & Couleurs : Guerse

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Pataquès

 

Nombre de pages : 104

 

Prix : 12 €

 

ISBN : 9782413007760

 



Publié le 23/11/2018.


Source : Bd-best


Ne pas se fier aux apparences… L'art de mourir

            « - Désolée de t’avoir fait attendre, Philippe.

 
-          Vingt-cinq ans, ce n’est pas si long.

 
-          Tu as l’air meurtri, comme si je t’avais manqué.

 
-          Tu te trompes.

 
-          Si tu le dis… Depuis que tu as appris que je vivais à Barcelone, tu t’y rends chaque année. Peut-être dans l’espoir de m’y croiser… On peut en parler, tu sais. Tu veux savoir pourquoi je t’ai quitté ?

 
                                            -          J’aimerais plutôt savoir pourquoi tu m’as fait venir de Paris. »

 

 

 

 

 

 
Sophie a demandé à Philippe son ex-mari, flic parisien, de venir dans la capitale catalane. Leur fille, dont il apprend en même temps l’existence, vient de se suicider. Comme lui, elle adorait Jacques Brel et le chocolat blanc. Elle aurait aimé lui dire tant de choses. Mais en se penchant sur la vie de sa fille, Philippe Martin va découvrir que l’affaire n’est pas celle d’une simple disparition.

 

 

 

 

© Berthet, Raule, David - Dargaud

 

 
            Le trait de Berthet, c’est l’élégance incarnée. Depuis ses débuts et une certaine « Couleur café », le dessinateur porte un trait qui a de la classe. Si le Sean Connery de James Bond était une BD, il serait un album de Berthet.
 
            Là où Berthet réussi une œuvre cohérente, c’est qu’il semble mettre son âme à l’intérieur de ses personnages, comme un acteur incarne les rôles qu’il joue. Le privé d’Hollywood, c’est lui, il lui ressemble. Philippe Martin, héros de cet « art de mourir », c’est lui ; ils ont le même prénom. Même Dottie, dans Pin-Up, ce doit être lui.

 

 

 

 

 

© Berthet, Raule, David - Dargaud

 

 
Avec la collection Ligne Noire, Berthet reproduit le principe de collection qu’il avait chez Dupuis au milieu des années 80, mais avec une thématique précise, celle du polar noir. Raule, scénariste de Jazz Maynard, propose à son dessinateur un scénario sur mesure.
L’histoire a pour originalité de partir d’une situation finale et d’essayer de comprendre comment on a pu en arriver là. Comme son nom l’indique, « L’art de mourir » est une histoire de mort, mais aussi une histoire d’art. Emma, la victime, était sur le point de décrocher un doctorat en histoire de l’art avec une thèse sur le suicide dans l’histoire de l’art. La boucle est bouclée.
En laissant dissimulé le visage de Sophie tout au long des planches dans lesquelles elle apparaît, les auteurs ajoutent au mystère du triangle familial entre la fille décédée et ses parents séparés.

 

 

 

 

© Berthet, Raule, David - Dargaud

 

 
            Qui mieux que Dominique David peut comprendre le trait de son compagnon pour l’envelopper de couleurs en osmose ? Personne. La coloriste est indissociable de l’œuvre du dessinateur.
 
            Si mourir est un art, en découvrir la cause en est un autre beaucoup plus complexe.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : L'art de mourir

 

Genre : Polar

 

Scénario : Raule

 

Dessins : Berthet

 

Couleurs : David

 

Éditeur : Dargaud

 

Collection : Ligne noire

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 14,99 €

 

ISBN : 9782505070399

 

 



Publié le 23/11/2018.


Source : Bd-best


Communiqué de presse de Daniel Maghen concernant l'affaire Jacobs.

 

 

Réponse de Daniel Maghen aux récentes accusations dont il fait l'objet dans l'Affaire Jacobs.

 

 

 

 

 

 

Depuis plusieurs semaines, des rumeurs inexactes et malintentionnées se répandent sur Internet, notamment par le biais des réseaux sociaux et de forums spécialisés dont les utilisateurs sont anonymes.

Il est allégué que j’aurais illégalement acquis, et revendu, des œuvres originales d’Edgar P. Jacobs.

Je me retrouve ainsi victime collatérale d’un conflit entre éditeurs et ayants-droit d’Edgar P. Jacobs, qui ne me concerne en rien.

Je suis galeriste, éditeur, marchand d’œuvres d’art. Je recherche pour mes clients des œuvres originales de bande dessinée.

À cet égard, j’ai acquis en 2015 un certain nombre de planches d’Edgar P. Jacobs, de manière officielle et légale.

À cette époque, aucun acteur du monde de la bande dessinée n’évoquait un quelconque problème relatif à l’achat et à la revente de ces œuvres.

Au contraire, des œuvres d’Edgar P. Jacobs étaient continuellement commercialisées depuis 2005, notamment dans diverses maisons de vente, et je n’ai fait que m’inscrire dans un marché préexistant.

Les planches que j’ai achetées ont également été vendues de manière transparente, officielle et légale, à différents collectionneurs dont je déplore que la probité soit mise en doute.

À ce jour, en dépit de la désinformation circulant dans divers médias, je n’ai été entendu ni même convoqué par un juge.

Je n’ai commis aucun acte illicite. J’attends sereinement l’issue de cette procédure et espère la fin de ces calomnies.

Daniel MAGHEN

 

 

 

 

 

 

 



Publié le 22/11/2018.


Source : Bd-best


Vivre, aimer, respirer, l’art de la nature, la nature de l’art.  Les grands espaces.

 

 

            « Longtemps j’ai rêvé d’avoir dans mon appartement parisien une porte spéciale qui s’ouvrirait directement sur les prés. Je l’emprunterais à chaque saison, en un rien de temps en un coup de crayon. J’irais faire des provisions de paysages, d’odeurs, de silence… Peut-être que je m’attarderais un peu. Récitation. »

 

 

 

 

 

 

 

            Catherine Meurisse a grandi à la campagne. Ses parents ont choisi ce cadre pour les élever, sa sœur et elle. La campagne sera leur chance : 200 habitants, de nouveaux amis, des animaux et une ferme en ruine : leur nouvelle maison.

 

            C’est ainsi que démarre une nouvelle vie, où les valeurs sont redéfinies, où deux petites filles ouvrent les yeux sur un monde nouveau.

 

 

 

 

 

© Meurisse, Merlet - Dargaud

 

Quand les deux sœurs trouvent une fleur de lys gravée sur une pierre, marque de maçon, elles imaginent Louis XIV, celui-ci apparaît au fond du jardin, témoin improbable des siècles écoulés.

 

            Les gamines adoptent la campagne, l’apprivoisent et l’honorent. A la manière de Pierre Loti, elles créent un Musée où elles conservent tout ce qu’elles peuvent dénicher, jusqu’aux crottes des animaux. « Tant qu’on chie, on vit. », clame un agriculteur. Dans Le roman d’un enfant, Loti regrette plus tard d’avoir collectionné tant de trésors…puisque tout finit en cendres et aux vers, « à quoi bon » ? « Tout finit…ou tout commence ? » répond la Catherine enfant à sa sœur qui lui raconte cela.

 

 

 

 

© Meurisse, Merlet - Dargaud

 

 

Cette scène a un écho particulier après ce qu’il s’est passé le 7 janvier 2015. Pour la petite fille, la mort appartenait aux guerres 14-18 et 39-45. La mort des hommes, elle ne voyait pas bien, mais celle des animaux, elle connaissait. Elle avait tripoté des types réduits en poussière dans des tombes, mais ce n’était pour elle que des vestiges. On est dans « La légèreté » quand on sait le drame que vivra Catherine lors de l’attentat de Charlie Hebdo. Autre écho, lorsque la famille visite le Louvre, les deux sœurs dissertent sur le romantisme. Alors que Catherine définit le peintre romantique comme quelqu’un qui cherche à retrouver un paradis perdu, sa sœur lui demande ce qu’elle a perdu, elle. « Ben, rien. » répond la future dessinatrice. Une phrase d’anticipation poignante.

 

Marcel Proust est un autre ami de la famille. Catherine baptise un platane Swann, pour mieux aller se reposer de son côté.  Les mots de l’écrivain se posent dans le jardin fleuri de la petite famille.

 

 

 

 

© Meurisse, Merlet - Dargaud

 

 

L’album alterne entre futilité et gravité, entre amusement et dénonciation. Monsanto, les pesticides, le remembrement, les politiciens qui organisent des vins d’honneur pour mieux apprivoiser l’électeur de la cambrousse, tout de qui abîme, pollue ou désertifie la campagne en prend pour son grade.

 

            Isabelle Merlet a tout compris du monde de Meurisse. Sa mise en couleur volète comme les ailes d’un papillon, reçoit les rayons de soleil de fin d’après-midi d’été et sublime tant les fleurs des champs que les feuilles des grands arbres aux verts multiples.

 

 

 

 

© Meurisse, Merlet - Dargaud

 

 

 

            La légèreté ne trouverait-elle pas sa source dans ces grands espaces ? « Si un peu de rêve est dangereux, ce qui en guérit, ce n’est pas moins de rêve, mais plus de rêve » dit Proust. Rêver, c’est devenir, mais c’est aussi se souvenir.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Les grands espaces

 

Genre : Chronique de vie

 

Scénario & Dessins : Meurisse

 

Couleurs : Merlet

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 92

 

Prix : 19,99 €

 

ISBN : 9782205074505

 

 



Publié le 22/11/2018.


Source : Bd-best


Trop beau pour être vrai ?  Walking Dead 30 – Nouvel ordre mondial.

 

 

            « - Je m’appelle Lance Hornsby. Je gère toutes les entrées dans la communauté. Pour commencer, vous allez me donner vos noms et m’indiquer la zone géographique d’où vous venez.

-          Je veux parler à Stéphanie.

-          Nous aimons les nouveaux. Nous avons besoin de nouveaux. Nous adorons les nouveaux. Les nouveaux sont le sang qui fait battre le cœur de notre communauté. Mais je ne mettrai jamais en danger ce que nous avons construit, juste pour vous mettre à l’aise. Je préfèrerais encore demander à un de mes chers collègues de vous tirer une balle dans la tête. Alors nous allons faire les choses dans l’ordre. Pas de précipitation. Ai-je été bien clair ? »

 

 

 

 

 

Michonne et ses acolytes rencontrent les membres d’une nouvelle communauté. Et, comme d’habitude, ils ne savent pas où ils mettent les pieds. Amis ou ennemis ? Enfer ou paradis ? Dans un monde où des zombies peuvent surgir n’importe où n’importe comment, au détour d’un bosquet ou au coin d’une rue, on ne peut faire confiance à personne.

 

 

 

 

 

© Kirkman, Adlard, Gaudiano, Rathburn - Delcourt

 

 

 

Les survivants débarquent dans la société qui abrite Stéphanie, avec qui Eugène a discuté par radio. Mais ce sont de drôles de stromtroopers armés qui les accueillent. Princesse se demandent à quoi peut bien servir une telle combinaison. « Les zombies attaquent direct la zigounette ? ». L’accueil est rigide, encadré, et voilà nos amis conduits au cœur de ville aux 50000 rescapés. Ce « phare dans la nuit » est dirigé par Pamela Milton. La gouverneuse les invite dans leur monde sorti des cendres, qui a mis de l’ordre dans le chaos mondial. Mais est-ce bien ce dont ils ont rêvé, toujours espéré retrouver un jour ? Est-ce bien la civilisation ?

 

 

 

 

© Kirkman, Adlard, Gaudiano, Rathburn - Delcourt

 

 

Les auteurs ont depuis quelques épisodes étoffé leur équipe afin de garder le rythme régulier et soutenu de la série depuis sa création. Ainsi, Charlie Adlard est épaulé par Gaudiano et Rathburn pour l’encrage, les trames et les niveaux de gris, une organisation à la mangaka. Le lecteur n’y verra que du feu.

Robert Kirkman donne la part belle à Michonne dont le passé lui revient en pleine figure.

 

 

 

 

© Kirkman, Adlard, Gaudiano, Rathburn - Delcourt

 

Le scénariste donne un coup de pied à la politique. L’ère Donald Trump passe aussi par Walking Dead. Lorsque Pamela visite la communauté de Rick, celle-ci s’interroge sur le fonctionnement de leur société. Et oui. Rick a la même maison que tout le monde, fait les mêmes corvées, le même travail, avec la même rémunération. Tous sont égaux ici. Pour Pamela, ça n’a aucun sens…

 

 

 

 

 

© Kirkman, Adlard, Gaudiano, Rathburn - Delcourt

 

En faisant des allusions à l’actualité politique mondiale, et en particulier américaine, Walking Dead reste une série d’intérêt qui amène à la réflexion sur la nature humaine, celle du peuple et de ses dirigeants…qui ne sont pas les mêmes.

Alors, sont-ce les zombies les plus dangereux ?

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Walking Dead

 

Tome : 30 – Nouvel ordre mondial

 

Genre : Thriller zombiesque

 

Scénario : Kirkman

 

Dessins : Adlard

 

Encrage : Gaudiano

 

Trames et niveaux de gris : Rathburn

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Contrebande

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782756093512

 



Publié le 22/11/2018.


Source : Bd-best


FIBD 2019 - Sélection officielle et prix René Goscinny

LA COMPÉTITION OFFICIELLE

Le Palmarès Officiel du Festival International de la Bande Dessinée prime des œuvres publiées en langue française, quel que soit leur pays d’origine, et diffusées dans les librairies des pays francophones, entre le 1er décembre 2017 et le 30 novembre 2018.

Il est composé de huit prix, appelés Fauves d’Angoulême. Plusieurs jurys attribueront les Fauves d’Angoulême, désignés au sein de cinq listes d’albums présélectionnées, listes constituées en amont par deux Comités de Sélection, réunissant des spécialistes reconnus de la bande dessinée. La Sélection Officielle, la Sélection Jeunesse, la Sélection Patrimoine, la Sélection Bande Dessinée Alternative et la Sélection Polar SNCF forment la Compétition Officielle, et réunissent une centaine de livres et publications.

La Sélection Officielle


Décernés par le Grand Jury du Festival, les quatre prix de la Sélection Officielle récompensent des albums issus d’une sélection de 45 livres triés sur le volet.
 

Fauve d’Or - Prix du meilleur album


Ce prix met à l’honneur le meilleur album de l’année, sans discernement
de genre, de style ou de provenance géographique.

Fauve d’Angoulême - Prix Spécial du Jury


Ce prix récompense une œuvre qui a particulièrement marqué le jury
de par sa narration, son esthétique et/ou pour l’originalité de ses choix.

Fauve d’Angoulême - Prix de la Série


Ce prix distingue une œuvre en trois volumes ou plus,
et ce peu importe sa longueur totale.

Fauve d’Angoulême - Prix Révélation


Ce prix est décerné à l’album d’un.e auteur/autrice encore au début de son parcours artistique, et qui a publié professionnellement trois albums ou moins.
 

La Sélection Polar SNCF


5 livres en compétition. Récompense du polar en bande dessinée, le Fauve Polar SNCF est attribué à un album par un jury de personnalités.
 

La Sélection Patrimoine


8 livres en compétition. Fauve d’Angoulême - Prix du Patrimoine, il est décerné par le Grand Jury du Festival. Ce prix met à l’honneur une œuvre qui fait partie de l’histoire mondiale du neuvième art, ainsi que le travail éditorial qui a permis de le distinguer.
 

La Sélection Jeunesse


10 livres en compétition. Le Fauve d’Angoulême - Prix jeunesse récompense un ouvrage principalement destiné à la jeunesse. Il est remis par un jury d’enfants âgés de 8 à 12 ans, ainsi que les autrices Claire Fauvel et Julia Billet, lauréates du Fauve Jeunesse 2018.
 

La Sélection Bande dessinée alternative


Le Fauve d’Angoulême - Prix de la Bande Dessinée Alternative est attribué par un jury d’experts et récompense la meilleure production non professionnelle. Une trentaine de publications non professionnelles sont en compétition, et ce de toute origine géographique ou période.

 

 

LE COMITÉ DE SÉLECTION

    Stéphane Beaujean - Directeur Artistique - FIBD - 9eArt+
    Xavier Guilbert - Journaliste - du9.org
    Guillaume Dumora - Libraire - Le Monte en l’air
    Valérie Mangin - Scénariste
    Jean-Pierre Mercier - Conseiller scientifique de la Cité
    Thi Nguyen - Libraire - Au repaire des héros
    Anne Claire Norot - Programmation - FIBD - 9eArt+

LE COMITÉ DE SÉLECTION JEUNESSE

    Stéphane Beaujean - Directeur Artistique - FIBD - 9eArt+
    Marc Boutavant - Auteur
    Romain Gallissot - Chroniqueur - BoDoï
    Thi Nguyen - Libraire - Au repaire des héros
    Vo Song Nguyen - Libraire - Librairie Millepages Jeunesse BD
    Juliette Salin - Journaliste - Le Monde des Ados
    Ezilda Tribot - Responsable Jeunesse - FIBD - 9eArt+

LE GRAND JURY 2019

    Dominique Goblet - Présidente / Autrice
    Pénélope Bagieu - Autrice
    Jérôme Briot - Libraire La Planète Dessin
    Pauline Croquet - Journaliste Le Monde
    Édouard Fouré Caul-Futy - Délégué artistique de l'Orchestre de Paris
    Charlotte Le Bon - Actrice et illustratrice
    Augustin Trapenard - Journaliste France Inter / Canal+



Publié le 20/11/2018.


Source : Bd-best


1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


©BD-Best v3.5 / 2019