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Information générale concernant le monde de la BD
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New Blork City, une expo Midam chez Huberty-Breyne Galerie
À l’occasion de l'ouverture de leur nouvelle galerie 33 Place du Châtelain à Ixelles, Marc Breyne et Alain Huberty accueillent Midam du 8 septembre au 13 octobre 2018 prochain.
À lieu exceptionnel, exposition exceptionnelle. C’est la première fois que l’artiste accepte de dévoiler les planches et illustrations originales ! Amateurs, curieux et collectionneurs pourront découvrir une scénographie scindée en deux pôles complémentaires. D’une part, un itinéraire retraçant le parcours de l'artiste depuis ses débuts dans le magazine Spirou jusqu’à l’affirmation de ses deux créations emblématiques Kid Paddle et Game Over.
D’autre part, Midam prend également possession des lieux pour présenter ses dernières œuvres grands formats dans une mise en scène intitulée New-Blork City. Proches du Street Art, ces illustrations ont un effet libérateur pour Midam qui, toujours avec beaucoup d’humour, s'affranchit des cases en nous offrant une vision décalée de l'univers consumériste de la Big Apple.
Lieu : Huberty-Breyne Gallery, 33, place du Châtelain, 1050 Bruxelles
Contact : +32 (0)2 893.90.30  contact@hubertybreyne.com

Pays : Belgique

Date de l'événement : du 08/09/2018 au 13/10/2018.

Publié le 30/07/2018.


Source : Bd-best


Mutations animalières et troubles de la personnalité, Panique au zoo chamboule à fond la faune de tout poil, à en rendre zinzin Darwin

L’été sera chaud, dans les t-shirts, dans les maillots mais aussi sous les fourrures, dans les coquilles. Les animaux de tout poil risquent de frôler l’insolation et de ne plus avoir toutes leurs frites dans le même paquet… mais dans un bon paquet de planches, quand même, tant la bande dessinée aime toujours autant les mondes anthropomorphes. On vous en proposera plusieurs exemples tout au long de l’été. En attendant, quitte à s’offrir une excursion rafraîchissante dans le monde animal, allons-là où il y a le plus de chances d’en observer des spécimens de tous bords : au zoo ! Et pour le coup, votre aide ne sera pas de trop pour résoudre le mystère inquiétant autant que fascinant qui plane sur le zoo autogéré du Chanoine : les pensionnaires mutent inexplicablement et s’hybrident en toute… désharmonie. En plus, il y a eu un mort et un putsch fort en griffes se prépare.

 

 

 

 

 

 

 

© Bagères/Voyelle

 

Résumé de l’éditeur : Rien ne va plus au Zoo du Chanoine ! D’étranges mutations donnent naissance à d’étonnants hybrides tels que le chat-poney, le serpent-pie-thon, les oursins polaires ou les stupéfiantes loutre-Epics. Le directeur du Zoo embauche deux détectives privés, Poulpe et Castor Burma, pour tenter de lever le voile sur cet édifiant mystère, tandis que dans les allées du Zoo, on murmure, on complote, on ourdit…

 

 

 

 

© Bagères/Voyelle/Alvarez chez Delcourt

 

Des enquêteurs animaliers dans le monde de la BD, on en connaît pas mal. Et souvent des fins limiers. Ceux qu’ont imaginé Frédéric Bagères, Marie Voyelle et Jérôme Alvarez aiment plutôt prendre le temps (celui de faire des jeux de mots vaseux, notamment) et se laisser porter. Ils se nomment Poulpe et Castor Burma et leur réputation les précèdent pourtant. C’est la première fois qu’une de leurs enquêtes est rendue publique. Une enquête pas banale.

 

 

 

 

© Bagères/Voyelle/Alvarez chez Delcourt

 

Car dans ce zoo d’un nouveau genre, révolutionnaire, qu’est celui du Chanoine, les événements récent ne sont pas du tout banals. Et à l’heure de la disparition des espèces de plus en plus précipitée, de nouvelles viennent d’apparaître, des combinaisons foutraques et complètement freaks qui rendraient totalement zinzin Darwin. Pas que lui d’ailleurs, imaginez les troubles de personnalité qui vont accompagner le cheminement pour trouver sa place (et c’est pas gagné) de ce gorille croisé avec un flamand rose ou de ces oursins polaires. Et ce chameau qui n’a plus qu’une bosse, vous y avez pensé ? Et ce dromadaire qui, au contraire, en a désormais deux ? Quel choc ! Et encore, on vous garde les surprises au chaud, dans les intrigues parallèles qu’ont goupillé les auteurs. Le seul qui s’en sort bien, c’est l’araconda, ce serpent qui a muté avec un volatile et se prend désormais pour le grand Quetzalcoatl.

 

 

 

 

© Bagères/Voyelle/Alvarez chez Delcourt

 

Bref, si l’anomalie concerne un tout petit pourcentage des pensionnaires du zoo et qu’elle semble se propager par phase, la dawa est bel et bien semée. Et si cela se généralisait à l’entièreté du parc ? Bien sûr, le directeur se frotte les mains en pensant que cette spécificité très particulière pourrait attirer du public. Reste qu’il a fait appel à nos deux enquêteurs qui ont leur entrée gratuite pour ce jardin du bien et du mal.

 

 

 

 

© Bagères/Voyelle

 

C’est comique, dès les premières planches, Panique au zoo m’a ramené à un jeu de société tout simple que j’ai exhumé il y a peu pour jouer avec mon neveu : Animaux Rigolos. Une sorte de jeu de mémo dans lequel il faut reconstituer, avec quatre pièces, les corps d’animaux exotiques en tenues civiles pour gagner la partie. Même si la tentation est grande d’intervertir les pièces et de créer des animaux nouveaux et hilarants.

 

 

 

 

© Bagères/Voyelle/Alvarez chez Delcourt

 

Il y a de ça dans le récit dynamique que proposent Bagères et Voyelle qui ont dû, eux, aussi prendre leur pied palmé (sait-on jamais qu’eux aussi aient muté!) avec cette histoire inventive, farfelue et pourtant drôlement efficace. Cette histoire, si l’idée de départ était cocasse, encore fallait-il la mener à bon porc… euh port, et force est de constater que les trois seuls humains de cette histoire, si on excepte le caméo d’un vétérinaire dont on ne voit de toute façon que les pieds qui sait peut -être a-t-il une tête de moineau ou de rhino, rien ne disant qu’il n’a pas participé aux fêtes du zoo où tout a basculé), s’y engagent bec et ongle, multipliant les à-côtés de bonne facture mais n’oubliant pas de faire progresser l’enquête en s’adressant autant aux jeunes lecteurs premier degré qu’aux plus grands avec un univers bardés de références. Comme au sergent-instructeur Hartman du mémorable Full Metal Jacket, le Livre de la jungle ou encore Fight Club.

 

 

 

 

© Bagères/Voyelle/Alvarez chez Delcourt

 

Quant au dessin de Marie Voyelle, si elle avait déjà fait intervenir un certain Raoul-le-morse dans un précédent album, il fallait aller visiter ses pages et sites (ou ses livres pour enfants, tout simplement) pour mieux apprécier sa délicatesse à apprivoiser les animaux. Panique au zoo fait figure de redoutable carte de visite. Non contente de donner un comportement humain à ces animaux déjantés, sans excès, elle leur donne aussi des personnalités variées (et des tempéraments forts, il y en a!) et trouve son style pour éviter de faire du Sokal, du Guarnido ou du Reculé mais juste du Voyelle. Et tellement Voyelle. Le mouvement, les attitudes, les expressions, tout est rendu à la perfection et rythmé par les couleurs bien choisies de Jérôme Alvarez. Ça a l’air faussement facile mais il doit y avoir un gros boulot de chara-design derrière toute cette ménagerie animée.

 

 

 

 

© Bagères/Voyelle/Alvarez chez Delcourt

 

Guidé par ce duo mal-assorti et pourtant si sympathique et inséparable, voilà un polar qui pète des flammes, pas pressé mais pourtant sans temps mort de par les interventions de tout ce petit monde irrésistible. Il y a de la poésie, de l’esprit et surtout un ton qui nous a fait craquer pour cet album. Loup-phoque et fourmi-lion d’idées.

 

 

 

 

La colorisation © Bagères/Voyelle/Alvarez

 

En espérant qu’il y en ait d’autres, de génisse… oups de génie, pour que d’autres enquêtes de ce duo voient le jour.

 

 

Alexis Seny

 

Titre : Panique au zoo

Récit complet

Scénario : Frédéric Bagères

Dessin : Marie Voyelle (Page Fb)

Couleurs : Jérôme Alvarez

Genre : Anthropomorphisme, Aventure, Humour, Polar

Éditeur : Delcourt

Collection : Humour de rire

Nbre de pages : 48

Prix : 23,95€



Publié le 24/07/2018.


Source : Bd-best


Statue des Tuniques Bleues à Sambreville en hommage à Lambil

Le 12 juillet 2018 fut inauguré à Sambreville (Belgique) une statue en hommage à Lambil et ses tuniques bleues.

Cette statue est la première réalisée sur le ront point de l'artère principale de la ville, une seconde étant prévue en 2020 non loin de cette dernière sur un autre rond point. Celle-ci sera dédiée à Jacques Sandron avec Godaille et Godasse.

Les statues sont réalisées par le sculpteur Paul Becker avec un budget de 25000 € subsidié par la région walonne à concurrence de 80 % le reste étant pris en cvharge par le Bureau Economique de la Province du Hainaut.

 

 

 

 

 

 

 

Photos par Jean Jacques Procureur.



Publié le 23/07/2018.


Source : Bd-best


Tosca des bois n’a rien à envier à Robin et s’évade d’un Moyen Âge guerrier pour retrouver l’insouciance de la jeunesse téméraire

Qu’elles sont belles et apaisées les villes italiennes. Solaires. Il n’en a pas toujours été ainsi et fut une époque où ces jolis bastions se la jouaient frère ennemis et se menaient des guerres sans relâche et à qui mieux mieux. Que voulez-vous, la soif de pouvoir et de territoires. Et tous les coups étaient permis. Sur cet échiquier médiéval, on ne saurait en vouloir à la princesse Lucilla d’avoir besoin d’évasion et de voyage avec ses nouveaux amis pas forcément de sa classe seigneuriale mais complices. Sauf que les ennemis de son père entendent bien mettre la main sur elle pour faire levier.

 

 

 

 

 

 

 

© Radice/Turconi chez Dargaud

 

Résumé de l’éditeur : Alors que le seigneur de Castelguelfo se prépare hardiment à la guerre contre l’infâme Gautier de Brienne, sa fille, Lucilla, fuit le château familial pour explorer le monde en compagnie de ses amis Tosca et Rinaldo. Les merveilles qui’ils croisent sur leur chemin sont innombrables mais en ces temps de guerr, le danger guette…

 

 

 

 

© Radice/Turconi chez Dargaud

 

Toujours sous le charme du premier opus de cette série, on se laisse embarquer sans méfiance dans l’histoire que nous destine le duo toujours aussi magique, Teresa Radice et Stefano Turconi. Les couleurs ont changé dans les derniers reflets de l’automne et ceux de l’hiver. Peu importe les armées qui en souffriront. Les enfants, quelle que soit leur condition, laissent la misère de la guerre aux grands inconséquents pour faire leurs expériences et traverser les bois.

 

 

 

 

© Radice/Turconi chez Dargaud

 

Après tout, pourquoi n’y aurait-il que les scouts qui aimeraient vivre au fond des bois. Hue, dada. Turconi n’a pas son pareil pour mettre de l’étincelle et de la malice dans les regards de ses héros, de l’insouciance aussi. Celle-là même qui fait qu’ils n’ont pas vu venir le danger. Hippique et épique.

 

 

 

 

© Radice/Turconi chez Dargaud

 

Recyclant des éléments bien connus du genre (comme le traquenard en forêt) avec facétie, pugnacité et frénésie graphique, Radice et Turconi livre un nouveau one-shot qui ne s’empêche pas de faire avancer la trame de fond de la série et de lever le voile sur les origines de cette orpheline téméraire qu’est Tosca des Bois. Ne restant pas sérieux, les deux auteurs prennent le partie de se payer une bonne tranche de rire sur la table de cette époque troublée et alignent les gags rythmés et réussis dans des décors toujours aussi somptueux et enluminés. La belle aventure continue, sur un final insoutenable !

 

 

 

 

© Radice/Turconi chez Dargaud

 

 

 

Alexis Seny

 

Série : Tosca des Bois

Tome : 2 – Complots, fuites, secrets et enlèvements

Scénario : Teresa Radice

Dessin et couleurs : Stefano Turconi (Facebook)

Traduction : Emmanuel Justo

Genre : Aventure, Médiéval, Humour, Jeunesse

Éditeur : Dargaud

Éditeur VO : BAO Publishing

Collection : Dargaud Jeunesse

Nbre de pages : 48

Prix : 9,99€



Publié le 23/07/2018.


Source : Bd-best


Tom King et Mitch Gerads sacrés à San Diego aux Eisner Awards

Au Comic Con de San Diego, les Eisner Awards viennent de distinguer les meilleurs auteurs et travaux de l'année écoulée.

Alors que Tom King se voit récompensé dans la catégorie Meilleur Scénariste, Mitch Gerads remporte l'Eisner Awards du Meilleur Dessinateur/Encreur.

Tom King sera particulièrement à l'honneur dans les librairies françaises dès la rentrée avec la parution du tome 5 de Batman Rebirth, mais également de Batman à la vie à la mort et Sheriff of Babylon, avec Mitch Gerads au dessin (à paraître le 7 septembre chez Urban Comics). Mitch Gerads a également travaillé sur plusieurs épisodes de Batman Rebirth (à retrouver dans les tome 2 et 3 des versions françaises).

Liste complète des lauréat sur ce lien : https://www.comic-con.org/awards/eisner-awards-current-info

 

 



Publié le 23/07/2018.


Source : Bd-best


Décès de l'illustrateur automobile, Claude Viseur.

Nous apprenons avec grande tristesse la disparition du grand illustrateur automobile, CLaude Viseur.

En 1967 Claude Viseur entre dans la vie professionnelle et débute dans le dessin animé aux Studios Belvision à Bruxelles (Astérix avec Uderzo et Goscinny, Lucky Luke avec Morris, Tintin avec Hergé....). C'est à cette époque qu'il choisit le nom de CLOVIS (abréviation de son prénom et de son nom). Passionné depuis toujours de sports mécaniques, il apporte sa collaboration à plusieurs magazines belges.

En 1974 il rencontre Jean Graton et rejoint son équipe où il devient responsable de la réalisation des voitures de Michel Vaillant. Il intègre le milieu automobile et réalise de nombreux dessins pour des sponsors, publications et sociétés.

En 1981 il quitte le studio Jean Graton pour se consacrer exclusivement à l'illustration (bandes dessinées, planches humoristiques , réalistes et publicitaires).

En 1990 il crée la société CAR-toon qui édite et vend ses créations en tirages limités, cartes postales, posters et portfolios.

Depuis 1998 il délaisse le milieu publicitaire pour mieux répondre aux demandes de particuliers et de sociétés qui veulent s'offrir une peinture sur toile de leur bolide préféré.

Les éditions DPPC consacrent un livre sur ses 25 ans de carrière.

Membre du groupe Artist'Auto, il participe à de nombreuses expositions en Belgique et à l'étranger et devient un véritable "mercenaire" du dessin automobile...

La rédaction de BD Best remets ses condoléances à la famille ainsi que les proches de Claude "Clovis" Viseur.

 

 

Alain Prost par Claude Viseur

 

 



Publié le 19/07/2018.


Source : Bd-best


Inépuisables aventures, poésie inestimable, esthétique vintage magnifiée : Trondheim et Keramidas galvanisent durablement Mickey, Donald & co

À l’heure où Dupuis interrompt momentanément la série de « Spirou vu par… » (ce qui réjouit les puristes et nous chagrine un peu tant il y a eu de belles choses dans cette collection), Glénat continue d’offrir à Mickey et sa bande une french touch tellement rafraîchissante. Lewis Trondheim et Nicolas Keramidas ne se le sont pas fait dire deux fois… ou plutôt si puisque, coup sur coup, ils ont entraîné Mickey et Donald dans deux aventures plus folles et heureuses l’une que l’autre.

 

 

 

 

 

 

 

© Trondheim/Keramidas/Findakly chez Glénat

 

Résumé de l’éditeur  pour Mickey’s craziest adventures : Catastrophe, le coffre-fort de Picsou a été dévalisé ! Les responsables ne sont autres que Pat Hibulaire et les Rapetou, ayant réussi à dérober la machine à miniaturiser conçue par Géo Trouvetou lui-même. Pour les arrêter, Mickey et Donald doivent unir leurs forces et partir à leur poursuite. C’est pour eux le début d’une course effrénée, du laboratoire du génial inventeur aux méandres d’une dangereuse jungle, en passant par les ruines d’une cité antique et secrète…

 

 

 

 

© Trondheim/Keramidas/Findakly chez Glénat

 

Résumé de l’éditeur pour Donald’s happiest adventures : Un matin comme les autres : Donald se lève de la patte gauche et reçoit un appel de Picsou. Après leurs aventures aux quatre coins du monde avec Mickey, son oncle a besoin de lui pour une nouvelle chasse au trésor. Mais Donald se rend compte que, peu importe l’étendue des richesses qu’il lui envoie chercher, son oncle ne sera jamais satisfait. Picsou a beau être un vieux canard pingre et acariâtre, il veut la même chose que tout le monde : le bonheur. Aussi décide-t-il d’envoyer son neveu à la recherche de cet inestimable trésor ! Mais pour le colérique et malchanceux Donald, trouver le secret du bonheur semble mission impossible…

 

 

 

 

© Trondheim/Keramidas chez Glénat

 

Dès le renouveau des beaux jours, quel plaisir de chiner sur les brocantes. Lewis Trondheim et Nicolas Keramidas ne sont, semble-t-il, pas les derniers à goûter aux joies des quêtes et des reconquêtes d’objets vieillots non identifiés. C’est ainsi, au hasard d’une promenade matinale qu’ils ont mis la main sur des numéros quasi-antiques d’hebdomadaires oubliés des années 60 : des exemplaires de Mickey’s quest et de Donald’s quest comics and stories. Sans doute ont-ils rêvé car de l’histoire des magazines jeunesse, jamais aucun n’a porté l’un de ces deux titres. Sans doute aussi les deux auteurs sont-ils trop modestes que pour s’attribuer la paternité des deux histoires qu’ils ont conçues et qu’ils préfèrent se cacher derrière un prétexte. C’est sûr, depuis le temps que Mickey est Mickey et Donald est Donald, tellement d’artistes sont passés dans leurs sillages qu’on pourrait croire que plus personne ne saura leur apporter une dimension supplémentaire.


C’est archi-faux, au fil des saisons, des époques et des évolutions, les personnages de papier, pour peu qu’ils soient en vie (pauvre Tintin), muent. Et Trondheim et Keramidas leur apportent une présence d’esprit et un supplément d’âme assez fameux sous prétexte de grande déconnade et d’aventure foutraque. Leurs deux albums sont des oeuvres de grande maîtrise et d’une esthétique vintage et bouleversante. Avec chasses au trésor et inventions qui prennent le contre-pied de ce qu’ont proposé Filippi et Camboni qui optaient pour le futurisme. Ici, tout est fait, des fac similé de taches ou de moisissures, des auréoles à la page déchirée en passant par les couleurs passées (couleurs, elles-mêmes, d’époque: le travail de Brigitte Findakly est là aussi étincelant), pour nous faire croire que l’ouvrage qu’on a entre les mains est un trésor, celui que cherche sans relâche ces personnages qui nous suivent tout au long de notre vie. Et ça l’est.

 

 

 

 

© Trondheim/Keramidas/Findakly chez Glénat

 

Le premier opus, Mickey’s craziest adventures, rajoute à cette esthétique des affres du temps pourtant diablement soignée un fonctionnement par épisode. Comme si les auteurs avaient scanné les pages ancestrales des revues trouvées par hasard dans cette brocante. Avec en-têtes qui à elles seules font rêver mais aussi des épisodes… manquants ! Vous en trouvez souvent, vous, des lots de magazines totalement complets ?

Moi qui collectionne les Journaux Spirou d’antan, il m’est souvent arrivé de devoir lire une histoire à suivre en devant imaginer ce qu’il se passait durant quatre ou cinq planches que je n’avais pas. Ça fait travailler l’imaginaire. C’est sur ce même procédé d’imprégnation et d’investissement que joue le duo magique en proposant 82 épisodes-planches répartis sur 42 planches.

 

 

 

 

Projet de couverture © Keramidas

 

De quoi donner une histoire aussi rocambolesque que sans queue-ni-tête. Et pourtant sensée à mesure que le lecteur s’y invite peu ou prou, s’accaparant ce récit trépidant (des profondeurs sous-marines à la Lune en passant par des cités antiques et des… cités antiques) et en en faisant un récit dont il est aussi le héros aux côtés d’une galerie bien connue : Géo Trouvetou, les Rapetou et Pat Hibulaire, le Professeur Mirandus… en plus d’un bestiaire fouillé.

 

 

 

 

© Trondheim/Keramidas chez Glénat

 

Au coeur de ses pérégrinations passant sans faute de raccord ni d’accord de Chérie, j’ai rétréci les gosses à Indiana Jones et l’Atlantide, le duo mène cet album d’une trombe en multipliant les gags, les running gags et les rebondissements inattendus. Nicolas Keramidas n’a pas vendu son âme au dia… à la petite souris et réussit à faire du Disney sans trahir son style, si efficace, si spectaculaire.
Encrage de quelques entêtes © Trondheim/Keramidas

Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, les deux auteurs ont ainsi donné suite à cette aventure inattendue en proposant une variation autour du bonheur et de Donald. Donald, le personnage de l’univers Disney qui n’est pas le plus heureux qui soit, c’est un fait. Et quand le personnage qui l’est sans doute le moins, Picsou, lui confie une mission corsée, ça risque de faire un malheur.

 

 

 

 

© Trondheim/Keramidas/Findakly chez Glénat

 

Dans cette histoire qui fait passer Mickey au rang des seconds rôles, on prend les mêmes et on recommence. Si ce n’est que, conscients que les plus courtes sont les meilleurs, Trondheim et Keramidas ont cette fois « retrouvé » l’intégralité des numéros de Donald’s Quest. Plus besoin dont d’imaginer ce qui se passe durant de nombreuses ellipses : tout est là !

 

 

 

 

Crayonné © Trondheim/Keramidas

 

Tout est là mais ça n’empêche pas le lecteur de s’investir, d’une autre façon; dans ce récit moins tragi- que -comique tant le tandem nous renvoie à une question simple et universelle, naïve mais pertinente : qu’est-ce que le bonheur et comment y accède-t-on ? Un Disney philosophique ? En quelque sorte mais évitant soigneusement tout ce qui pourrait être un poil pompeux et soporifique. On est quelque part entre Walter Mitty et QRN sur Bretzelburg, avec un Donald toujours plus emmêlés dans les fils inextricables d’un destin facétieux, lui qui est si malchanceux par rapport à son cousin à la chance insolente, Gontran.

 

 

 

 

Crayonné © Trondheim/Keramidas

 

Dans les décors souvent rêvés et parfois cauchemardés qui peuplent cette odyssée, on se rend compte que le message développé par les deux auteurs à l’aide de personnages pour enfants nous touche mille fois plus que si le trait avait été ultra-réaliste et l’histoire baignée de nos certitudes humaines. C’est tellement bien vu et bien senti. Mickey et Donald ont atteint la quintessence et le dessin si riche de Keramidas semble inépuisable, intarissable. On en redemande encore et encore.

 

Alexis Seny

 

Titre : Donald’s happiest adventures 

Récit complet

Scénario : Lewis Trondheim

Dessin : Nicolas Keramidas (Page Facebook)

Couleurs : Brigitte Findakly

Genre : Aventure, Humour, Philosophie

Éditeur : Glénat

Collection : Mickey vu par

Nbre de pages : 48

Prix : 15€



Publié le 19/07/2018.


Source : Bd-best


3éme Forum de la BD à Saint-Rémy-de-Provence

La 3e édition du Forum de la BD rendra hommage à Gilles Chaillet en mettant en avant son travail et en conviant plusieurs auteurs et dessinateurs ayant collaboré avec lui.

Au programme :

Samedi 18 août

Bibliothèque municipale Joseph-Roumanille et musée des Alpilles
Entrée gratuite
10h00 Dédicaces jusqu’à 12h30
Atelier Bande dessinée jusqu’à 17h 5 € i 04 90 92 68 24
14h30 Dédicaces jusqu’à 17h30
15h00 Conférence animée sur la gladiature
17h00 Rendu Présentation du résultat de l’atelier BD
17h30 Table ronde Gilles Chaillet

Dimanche 19 août

Plateau des Antiques de Glanum
Entrée gratuite
10h-17h Dédicaces
BD participative
Campement Les Somatophylaques (soldats grecs)
10h15 Démonstration Déambulation en arme des Somatophylaques
10h30 Démonstration Entraînement hoplitique
11h30 Conférence animée L’armement grec
14h00 Démonstration Grande démonstration en arme
15h00 Ateliers Petits hoplites et javelot
15h45 Démonstration Entraînement des sportifs
16h00 Démonstration Sports

Lundi 20 août

Site archéologique de Glanum
Animations incluses dans le billet d’entrée au site : Adultes : 8 € / Gratuit : - 26 ans
10h00 Dédicaces jusqu’à 12h30 Accès libre
Atelier BD Enfants : 7,5 € / Adultes accompagnants (obligatoire) : 6,5 €
Adutes participants : 11,5 € i 04 32 60 64 03
Stands Espace Vita Romana : ateliers coiffure et démonstration de tissage jusqu’à 12h30
10h30, 11h30, 15h30 et 16h30
Démonstration Manoeuvres militaires,suivies des Ateliers Petits légionnaires
10h30 Visite Site Archéologique de Glanum
14h00 Démonstration Combats de gladiateurs
14h30 Dédicaces jusqu’à 17h30 Accès libre
Stands Espace Vita Romana : ateliers coiffure et démonstration de tissage jusqu’à 17h30

Lieu : Bibliothèque musée Alpilles, Hôtel de Sade Antiques et site Glanum

Contact : +33 (0)4.32.60.64.05  jean-luc.thouvenin@monuments-nationaux.fr

Webwww.site-glanum.fr   www.mairie-saintremydeprovence.fr



Publié le 17/07/2018.


Source : Bd-best


Exposition Tardi

Dans le cadre du projet « Tardi pose ses planches à Falaise », Le Mémorial des civils dans la guerre expose des dessins originaux de Tardi.

33 planches originales des albums Moi, René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag II B et parmi elles, 10 planches inédites du prochain tome sont présentées au public en avant-première.


Au matin du mercredi 22 mai 1940, le sergent-chef René Tardi est fait prisonnier à l’orée d’un bois de la Somme.
Direction la lointaine Poméranie, sur le territoire polonais, pour y rejoindre le camp de prisonniers où il passera le reste de la guerre : le Stalag II B.

Quarante ans après ces événements, son fls, Jacques Tardi lui propose de consigner par écrit ses souvenirs de captivité. René s’exécute et livre trois cahiers remplis d’une écriture serrée, où il fait le récit détaillé de ce qui constitue la période la plus tragique et la plus intense de son existence.

Plusieurs années après avoir muri son projet, Tardi se lance enfn dans ce qui constitue, peut-être, les albums les plus personnels à ce jour : Moi, René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag II B.

INFOS PRATIQUES


L’accès à l’exposition est compris dans le billet d’entrée du Mémorial des civils dans la guerre de Falaise.

Du 9 juillet au 1er septembre : de 10h à 18h
Du 2 sept. au 4 nov. : de 10h à 12h30 et de 13h30 à 17h30.

 


Pays : France

Date de l'événement : du 09/07/2018 au 04/11/2018.

Publié le 17/07/2018.


Source : Bd-best


La musique de Mickaël Jackson résonne. Magic Seven 6 – Le village des damnés.

 

 

« - Non, je ne sais pas si on a pris la bonne décision. Mais au moins, c’est la mienne… Entre vous, mes parents, Alice ou les livres secrets des anciens mages, c’est de toute façon impossible de faire des choix. Les livres me disent qu’en étant réunis tous les sept, on est dangereux. Mais séparés, on est à la merci de tous ceux qui nous veulent du mal… à commencer par mon père. C’est dingue, j’ai passé ma vie à la croire mort et à espérer entrer en contact avec lui… pour finalement découvrir que c’est un psychopathe manipulateur. Puis, j’apprends qu’il y aura forcément un traître parmi les sept et Alice me dit que l’un de nous va mourir très prochainement. Enfin, bref, je ne sais plus qui croire…

-          Si t’espères que c’est le moment où je vais te dire « d’écouter ton cœur », tu te fourres le doigt dans l’œil. »

 

C’est un Léo en plein doutes que nous retrouvons à bord du train le transportant, lui, ses fantômes et ses copains. Le Magic Wagon de Lupe les transporte vers Jezebel, le démon de Farah. Arrivés dans la ville où se trouve le monstre, les cartes sont rebattues pour les Magic 7. Les pouvoirs se mélangent, les habitants sont ensorcelés. Les forces du mal semblent avoir pris le dessus.

 

 

 

 

 

 

© Toussaint, Ruiz, Noiry - Dupuis

 

 

 

Kid Toussaint ne fait pas de cadeau aux mages. Les jeunes héros se trouvent bousculés dans une aventure diabolique.

Sans cassure et avec cohérence, les auteurs font grandir la série avec leurs lecteurs. Si pour les plus âgés, la musique du Thriller de Mickaël Jackson se fait entendre dans les intercases, les plus jeunes y retrouveront des zombies semblant tout droit sortis des cases de Charlie Adlard dans Walking Dead.

 

 

 

 

© Toussaint, Ruiz, Noiry - Dupuis

 

 

Kenny Ruiz a pris le parti de relooker les personnages, leur offrant de nouvelles coupes de cheveux. C’est décidé, maintenant, cette série est la sienne. Pas question d’une reprise, Ruiz s’est emparé de la série pour la faire sienne. Aidé par les couleurs de Noiry, on assiste à de grandioses scènes effrayantes ou magiques donnant à la saga un lyrisme à juste titre envoûtant.

 

 

 

 

© Toussaint, Ruiz, Noiry - Dupuis

 

 

 

 

 

Magic 7 n’aura pas eu besoin d’attendre son septième album pour atteindre l’âge de raison. Avec ce sixième opus, la série atteint déjà sa maturité.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

Série : Magic Seven

Tome : 6 – Le village des damnés 

Genre : Aventure fantastique

Scénario : Kid Toussaint

Dessins : Ruiz 

Couleurs : Noiry

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 48

Prix : 9,90 €

ISBN : 9782800171715

 



Publié le 17/07/2018.


Source : Bd-best


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