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Je veux être vagabond à la place du vagabond, la belle insouciance.  Valentin le vagabond – Intégrale 1

 

 

 

« - Puis-je vous déposer n’importe où ?


-          J’y allais justement. »

 

 

 

 

 

Valentin le vagabond est un doux rêveur. Flânant sur les sentiers de campagne, il fait des rencontres fortuites et se trouve mêlé malgré lui à des événements cocasses, burlesques et néanmoins parfois dangereux. Comprenez par-là que le poète se trouve souvent entraîné dans des situations dans lesquelles de dangereux brigands ont la fourberie en évidence et la gâchette facile. Pour couronner le tout, les gendarmes sont d’une bêtise insondable, d’un ridicule abyssal et jamais d’un grand secours.

 

 

 

 

© Tabary, Goscinny – Imav

 

 

 

Les éditions IMAV, qui gèrent les héritages Tabary et Goscinny, rendent hommage à Valentin dans une intégrale en deux volumes dont voici le premier opus.

 

Le personnage a été créé en 1962 par les deux complices, la même année qu’Iznogoud. Valentin est aussi sympathique que le grand vizir est ignoble. Observateur et doté d’un grand sens de l’humour, il est un lointain cousin de Dilat Larath. Bonhomme comme le calife, Valentin est beaucoup plus intelligent. Ni stupide, ni niais, le promeneur est d’une grande gentillesse.

 

 

 

 

 

© Tabary, Goscinny – Imav

 

 

 

Peace and love, Flower Power, Valentin préfigure dès le début des sixties le vent de liberté qui va souffler sur la France en fin de décennie. Mais la seule herbe qu’on va pouvoir trouver dans ses aventures sera celle sur laquelle il va fouler son pas.

 

Goscinny abandonnera Valentin après quatre petites histoires courtes qui ouvrent la présente intégrale.

 

Dans Le snob, Valentin est pris en voiture par un jeune homme né avec une cuillère en argent dans la bouche. Mais un tel univers sépare les deux caractères que cohabitation va rimer avec incompréhension.

 

Valentin essaye ensuite La vie de château. Mais une telle pratique va-t-elle correspondre à son tempérament ?

 

L’évadé le met aux prises avec un lion échappé de la cage de son dompteur.

 

Valentin aux sports d’hiver fait de notre ami un moniteur malgré lui.

 

            Voici donc les quatre pépites scénarisées par Goscinny, quatre perles, quatre petits tours et puis s’en va…

 

            Dans son malheur d’avoir été délaissé aussi vite par son scénariste de génie, le personnage a eu la chance d’avoir pour co-auteur Tabary, qui s’est emparé avec brio de la destinée du blondinet. Sans contestation, il est l’auteur qui gèrera le mieux le drame de la disparition de Goscinny, et c’est Iznogoud qui en souffrira le moins. Alors que Morris choisit de multiplier les collaborations au risque de se perdre parfois, tandis qu’Uderzo survécut sans éclat particulier, Tabary, auteur complet, fut le seul à rester au niveau de son scénariste.

 

Mais revenons à nos moutons et à notre vagabond. Seul aux manettes, Tabary se lança dans de longs récits complets.

 

 

 

 

 

© Tabary, Goscinny – Imav

 

 

 

 

Le prisonnier récalcitrant est un Vaudeville champêtre dans lequel le vagabond est injustement pris pour un voleur. Tabary fait du Feydeau, reprenant en extérieur les codes du genre, quiproquos et retournements de situations, pour le métamorphoser en une hilarante pièce en un acte.

 

 

 

 

 

© Tabary, Goscinny – Imav

 

 

 

Valentin fait le singe, mais surtout Valentin en sauve un, promis à un avenir funeste par une bande de brigands.

 

 

 

 

 

© Tabary, Goscinny – Imav

 

 

 

Les mauvais instincts est une course poursuite à la recherche d’une fortune familiale disparue depuis vingt ans.

 

Le chef de gang ! est un récit plus court (28 planches), inédit en album. La maréchaussée y fait du zèle, jusqu’à atteindre l’apogée de son crétinisme dans l’œuvre de Tabary.

 

Voici donc les quatre pépites scénarisées par Tabary, quatre perles, quatre grands tours et puis ça va continuer…

 

 

 

 

 

© Tabary, Goscinny – Imav

 

 

 

 

            La deuxième partie de l’intégrale est prévue pour février 2019. Espérons que le même écrin sera ensuite proposé pour Totoche et pour Corinne et Jeannot.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

© Tabary

 

 

 

Série : Valentin le vagabond

 

Tome : Intégrale 1

 

Genre : Aventures humoristiques

 

Scénario : Goscinny & Tabary

 

Dessins : Tabary

 

Éditeur : Imav

 

Nombre de pages : 256

 

Prix : 29,90 €

 

ISBN : 9782915732993

 

 



Publié le 02/12/2018.


Source : Bd-best


Adopte-un-humain.com.  Roger et ses humains 2

 

« - Quoi ?! J’ai plus un rond sur mon compte !

-          Je me suis permis de nous offrir notre premier voyage ! On va aux Etats-Unis !

-          Naaan, j’allais m’acheter la figurine de Songroku taille réelle…

-          Yes, j’ai été plus rapide ! ça va être super ! On va visiter, découvrir une autre culture, voir la nature…

-          …

-          Tu pourras voir les endroits de GTA V en vrai…

-          On part quand ?! »

 

 

 

Roger se désole du comportement des humains. Si Florence a les pieds sur terre, Hugo est le geek de base, hyperconnecté, partisan du moindre effort. Sa motivation pour partir aux States n’est pas franchement culturelle. En plus, le jeune homme est phobique de l’avion, et une fois sur place, fait tout dans l’excès et la démesure.

 

 

 

 

 

© Paka, Iov, Kmix - Dupuis

 

 

 

Quant à lui, le père d’Hugo, ingénieur, vient de créer Boobeul, un nouveau robot que Roger trouve pourri. Il peut répondre à toutes les questions. Enfin, en principe.

 

            Cyprien, le célèbre You tubeur, s’avère être un scénariste performant. Jouant sur le principe de strips qui se suivent formant un récit complet, il fait avancer l’action en provoquant sourire ou rire trois fois par planche. Parfois facile, mais ça fonctionne. Pour autant, Cyprien ne fait pas que dans la guignolade relevant les dangers de la robotique à outrance et se moquant des politiciens. Après un démarrage humoristique, l’album prend une tournure plus engagée. Le réveil des intelligences artificielles est redoutable. Plus matériellement, la vie de la petite famille va subir un coup de théâtre inattendu.

 

 

 

 

 

© Paka, Iov, Kmix - Dupuis

 

 

 

            Paka gère et exagère les expressions de ses personnages. Par l’utilisation de petits yeux blancs vides, il fait passer les émotions. Avare en décors, le dessinateur préfère concentrer son travail sur les attitudes.

 

 

 

 

 

© Paka, Iov, Kmix - Dupuis

 

 

 

            Roger et ses humains est une série inscrite dans son époque. On la lit comme on regarde une vidéo sur le net : on passe un petit moment drôle vite fait bien fait, mais qu’en restera-t-il dans quelques années ? Pour Roger et ses humains, ce sera un témoignage de son temps.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Roger et ses humains

 

Tome : 2

 

Genre : Humour cybernétique

 

Scénario : Cyprien Iov

 

Dessins : Paka

 

Couleurs : Kmix

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 96

 

Prix : 15,95 €

 

ISBN : 9782800167299

 

 



Publié le 01/12/2018.


Source : Bd-best


Rodéo pour un dernier tour de piste.  XIII Mystery 13 – Judith Warner

 

            « - Carol Kennedy. Elle est là pour longtemps ?

-          Elle a payé d’avance pour trois mois.

-          Je ne vois pas d’avis de recherche la concernant… Ralph, tu scannes ça au City Hall pour enregistrement ? ça va faire un an que vous êtes à Santa Barbara, Miss Warner. Toujours contente ?

-          Rattrapée par les tentacules de Los Angeles. Santa Monica était devenue invivable. Ici, au moins, on respire. Bonne journée, Shérif ! »

 

 

 

 

 

Jessica Warner, pharmacienne à Santa Barbara, vient de louer une chambre à une jeune femme fauchée. D’où vient-elle ? Qui est-elle ?  Jessica va se renseigner auprès du shérif du district mais la locataire n’a pas l’air connu des services de police. C’est sans compter sur la sagacité de Bart Swinson qui a une petite vengeance à assouvir et qui reconnaît que Carol n’est autre que Jessica Martin, tueuse professionnelle.

Les deux femmes vont se trouver en commun d’avoir un jour croisé un amnésique à la tempe blanche. Les voilà embarquées dans une cavale infernale. Sera-t-elle sans retour ?

 

 

 

 

© Van Hamme, Grenson, Marquebreucq - Dargaud

 

 

            Jean Van Hamme est le seul scénariste des XIII Mystery à avoir placé son histoire après le dix-neuvième tome de la série-mère. Le plaisir de le retrouver aux manettes est indéniable. Cependant, cet épisode se classe en queue de peloton dans la série XIII Mystery, juste devant le parodique Alan Smith et le coup manqué Martha Shoebridge. Peut-être souffre-t-il simplement du syndrome de l’album que l’on nous promet depuis tant d’années et que l’on attendait sûrement avec trop d’espoirs ? Bref, s’il n’est pas incontournable, ce dernier tour de piste reste plaisant à lire.

            On appréciera les liens avec XIII-L’enquête, l’album « à part » de la série.

            Le scénariste dépeint une société américaine quelques années avant l’apparition du #MeToo et du Balance ton porc. Les pourris ne sont pas tous là où on s’attend qu’ils soient. La maréchaussée en prend pour son grade, on le sait dès les premières planches, et possède des armes et des atouts qui lui permettent d’aller loin. Mais c’est sans compter la détermination de deux femmes amoureuses, Thelma et Louise intrépides qui espèrent que leur route ne va pas s’arrêter en chemin.

 

 

 

 

© Van Hamme, Grenson, Marquebreucq - Dargaud

 

 

            Olivier Grenson apporte à l’album la sobriété et la justesse de son trait. Comme Philippe Aymond sur Lady S, le graphisme de Grenson a le mérite d’être universel. On pourrait le croire froid, il est efficace. On pourrait le croire facile, il est minutieux.

            Après avoir été aux manettes d’une série au long cours avec un scénariste confirmé (Niklos Koda, avec Jean Dufaux), après avoir été l’auteur complet de One Shot ou de diptyques (La douceur de l’enfer), il ne manquait plus à Grenson que de se trouver confronté à un défi comme celui-ci. Avec XIII Mystery, il passe de l’autre côté du mur pour rentrer dans la cour des dessinateurs de bande dessinée sur qui il faut compter.

 

 

 

 

© Van Hamme, Grenson, Marquebreucq - Dargaud

 

 

            Non, cet album n’est pas l’ultime XIII. Fin novembre, paraîtra la deuxième partie de XIII-L’enquête, rassemblant les portraits des personnages apparaissant entre les tomes 14 et 19 et l’enquête en BD de Danny Finkelstein dessinée par Xavier Philippe.

On n’est pas à l’abri d’autres surprises. Yann pourra-t-il donner la suite dont il rêve à son Little Jones ?

 

            XIII, c’est comme Paic Citron, quand il n’y en a plus, il y en a encore.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : XIII Mystery

 

Tome : 13 – Judith Warner

 

Genre : Thriller 

 

Scénario : Van Hamme

 

Dessins : Grenson

 

Couleurs : Marquebreucq

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 11,95 €

 

ISBN : 9782505072089

 

 

 



Publié le 30/11/2018.


Source : Bd-best


Eternel adolescent.  Dad 5 – Amour, gloire et corvées

 

« - Cette place est libre ?

-          Oui, vous pouvez la prendre !

-          Quelle chance !

-          En plus de trouver une chaise longue vide, je profite d’un charmant voisinage !

-          Hi hi !

-          Excusez-moi… ça vous ennuierait de me passer de la crème dans le dos ?

-          Mais… Pas du tout ! »

 

 

 

 

 

 

Quel dragueur ce Dad ! Amener ses filles à la piscine et en profiter pour courir le guilledou sur le bord du bassin pendant qu’elles pataugent. Mais quand on est le papa de quatre gamines, la tranquillité n’est pas toujours au rendez-vous…

 

 

 

© Nob - Dupuis

 

 

 

« Ondine a essayé de me noyer ! »

«  T’avais qu’à pas arracher mon bonnet ! »

« Dad, je crois que Bébérenice a fait caca. »

Bon, ben, ce n’est sûrement pas encore aujourd’hui que Dad va trouver la future ex-femme de sa vie.

Dans ce cinquième album, Dad va quand même connaître une grande histoire d’amour. Sera-ce avec la prof d’espagnol d’Ondine, qu’il drague ouvertement devant sa propre fille ? Ou bien avec sa doctoresse, dont il vient d’apprendre qu’elle est divorcée ?

Avec tout ça, il s’agit surtout de ne pas rater les premiers pas de Bébérénice.

 

 

 

© Nob - Dupuis

 

 

 

Après un hilarant guide du Dad presque parfait, Nob revient au format standard. Les situations alternent entre humour et tendresse, entre rire et émotion.

 

Chose rare dans ce style de bandes dessinées, Nob fait évoluer ses personnages. Bébérénice grandit. La situation amoureuse de Dad évolue considérablement. D’espoirs en désillusions, le père de famille n’est pas épargné. Nob ne fait pas que dans la guignolade. Il propose de l’humour intelligent, celui qui fait sourire et émeut à la fois.

 

Comme Hergé l’a fait avec Milou, Nob utilise la bonne et la mauvaise conscience de Dad. L’ange gardien et le démon tentent chacun de l’influencer dans ses choix, comme lorsque Milou hésitait entre suivre Tintin ou s’arrêter pour ronger un os. Ici, pas question d’os, sauf sur ceux, aléas de la vie, sur lesquels Dad risque de trébucher.

 

 

 

© Nob - Dupuis

 

 

 

Chacun sait que les parents doivent soigner leurs enfants. Avec Dad, les enfants peuvent se rendre compte de l’importance qu’ont leurs parents et que, bien qu’étant jeunes, ils ont aussi à veiller sur eux.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Dad

 

Tome : 5 – Amour, gloire et corvées 


Genre : Humour familial

 

Scénario & Dessins : Nob

 

Couleurs : Nob & Laurence

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782800174532

 

 



Publié le 29/11/2018.


Source : Bd-best


Toujours une carte à abattre.  Cédric 32 – C’est pas du jeu !

 

            « - Dis-moi, Cédric, si tu pouvais choisir, là, maintenant, tu voudrais aller où en vacances ?

-          N’importe où, du moment que c’est avec Chen.

-          Bon d’accord ! Avec Chen, vous iriez où ?

-          Hé ! Ho ! Faudrait d’abord que je lui demande.

-          Si tu la laisses décider, laisse-moi te donner un bon conseil.

-          Ah oui, lequel ?

-          Vérifie d’abord que tu as assez d’argent de poche. »

 

 

 

 

 

 

 

Christian est toujours de bon conseil pour son ami de toujours Cédric. Que ce soit pour le coacher afin de conclure avec Chen, ou bien pour le retenir de son impulsivité quand il veut casser la figure à un camarade énervant.

            Entre Cédric et son pépé, c’est « Je t’aime moi non plus. ». Comme ils sont aussi mauvais joueurs l’un que l’autre, tout finit toujours par une engueulade. Mais si au final, papa ou maman s’en mêle, les deux larrons redeviennent complices, comme si rien ne s’était passé. Entre eux deux, c’est le principe du mouvement perpétuel : on joue, on se fâche, on s’aime.

 

 

 

 

 

© Laudec, Cauvin, Leonardo - Dupuis.

 

Laudec créé ses scènes comme dans un théâtre de marionnettes. Les décors sont dépouillés. Une fois les scènes installées, l’attention du lecteur est ainsi portée sur les relations entre les personnages et leurs attitudes. C’était un principe revendiqué par Morris qui fonctionne à merveille et qui est toujours d’actualité.

 

 

 

 

 

 

© Laudec, Cauvin, Leonardo - Dupuis.

 

 

Au bout de trente-deux albums, on pourrait se sentir lassés des joutes verbales entre Cédric et son grand-père, des tentatives du gamin de séduire sa petite chinoise, il n’en est rien. Les auteurs instillent régulièrement des petites nouveautés, des personnages secondaires qui prennent de l’ampleur, comme Lily, la petite voisine malade, ou bien Manu, qui sait raconter mieux que tout le monde ce qu’il a vu à la télévision la veille.

 

            Peut-on être un jour se rendra-t-on compte que Raoul Cauvin fait partie des fondations de la bande dessinée, a contribué à l’écriture de sa grammaire et est un personnage éminent de l’humour franco-belge ? Alors, pourquoi le scénariste n’est-il pas reconnu à sa juste valeur ? Pourquoi ses albums ne font-ils jamais (ou rarement) partie des sélections officielles ? Mais tout simplement, parce qu’il est populaire. N’est-ce pas là la véritable reconnaissance et la clef du bonheur ? Oui.

 

 

 

 

© Laudec, Cauvin, Leonardo - Dupuis.

 

 

            Les séries de Raoul Cauvin, lorsqu’on les a abordées dès le plus jeune âge de lecteur, et c’est possible, reviennent comme des madeleines de Proust qu’il est toujours rassurant de croquer tout au long de sa vie.

 

 

 

 

 

© Laudec, Cauvin, Leonardo - Dupuis.

 

 

            Cédric, c’est peut-être pas du jeu, mais c’est un bon moment de complicité avec une série familiale dans laquelle il y a un peu de chacun d’entre nous et d’entre les nôtres.

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Cédric

 

Tome : 32 – C’est pas du jeu !

 

Genre : Humour familial

 

Scénario : Cauvin

 

Dessins : Laudec

 

Couleurs : Leonardo

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782800173979

 



Publié le 29/11/2018.


Source : Bd-best


Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’humour.  Mars !

 

 

 

« - Et voilà, le sort en est jeté !! Dans quelques minutes, nos trois héros vont pénétrer dans la fusée qui les conduira à travers l’espace pour une extraordinaire épopée !!

-          Houlà.

-          Ne regarde pas en bas ! »

 

 

 

 

Jim, Mike et John, ou plutôt André, José et Jean-Michel, sont prêts à décoller pour Mars. Mais leur fusée, elle, l’est-elle ?

 

 

 

© Erre, Fabcaro, Greff - Fluide Glacial

 

 

Qu’importe ! La France va conquérir l’espace, coûte que coûte et quoi qu’il se passe. Et si l’on se doute dès le départ que le voyage ne se fera jamais, pour les spationautes, rien n’est moins sûr. C’est certain, ils ont décollé. Et ce n’est pas la présence d’une femme de ménage portugaise dans la fusée qui va les troubler.

 

Fluide Glacial réédite dans un format classique cet album de 2014 pour lui donner la place qu’il mérite dans le monde de l’humour absurde, du nonsense et de la folie.

 

 

 

© Erre, Fabcaro, Greff - Fluide Glacial


 

 

 

Fabcaro et Fabrice Erre, à qui la rédaction de Spirou a confié la Page 2 de leur hebdomadaire, forment un duo fusionnel. Ils s’embarquent l’un et l’autre dans leurs délires fictionnels pour mieux mettre le doigt dessus et se moquer de l’absurdité du monde.

Ils signent ici une série de strips qui se suivent pour écrire à leur manière une grande étape de la conquête spatiale.

 

 

 

 

© Erre, Fabcaro, Greff - Fluide Glacial

 

Dans Mars !, ce ne sont pas seulement les grands responsables de la NASA et autres dérivés internationaux qui en prennent pour leurs grades, ce sont aussi les principaux acteurs que sont les spationautes, mais aussi les journalistes, les politiques, ainsi que les citoyens lambda qui devant leurs postes de télévision gobent, crédules, toutes les images qui s’affichent sur leurs écrans. Un seul type d’être sauve la face de l’humanité dans cette farce : une enfant d’aujourd’hui qui, élevée dans un monde technologique, entourée d’images, saurait faire la part des choses et aurait le recul nécessaire pour analyser l’information et déjouer les fake news, … mais si ses parents répondaient correctement aux questions qu’elle se pose.

 

 

 

 

© Erre, Fabcaro, Greff - Fluide Glacial

 

 

Il y a du Ionesco de Rhinocéros dans Mars ! Le loufoque fait partie de la normalité. Si on ne peut pas accéder à la porte de la fusée, qu’on en amène une deuxième à côté pour pouvoir y entrer.

 

Nos trois cosmonautes ont quand même derrière eux une formation solide et une culture certaine. Ils s’en sortiront, ils ont lu « Tintin au Congo ». Peuple de Mars, ils viennent en paix !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Mars ! 

Genre : Humour spatial

Scénario : Fabcaro

Dessins : Erre

Couleurs : Greff

Éditeur : Fluide Glacial

Nombre de pages : 46

Prix : 10,95 €

ISBN : 9782378780807

 

 



Publié le 28/11/2018.


Source : Bd-best


Little Mozart in Parisland, une partition française. Mozart à Paris.



    « - Madame. Monsieur Mozart est arrivé.
-    Mozart ?
-    Sur les recommandations de Monsieur le baron Grimm, Madame.
-    Ah oui, le petit prodige ! Eh bien, où est-il ?
-    Là, Madame.
-    Alors il s’agit de ça… Jeune homme, prenez le piano qui est là, voulez-vous ?
-    Madame, puis-je être conduit dans une pièce où il y a un feu de cheminée ? J’ai les doigts gelés.
-    Eh bien, vous vous réchaufferez en jouant. Nous vous écoutons. »

 

 

 

 

 

Paris, Avril 1778. Mozart a vingt-deux ans. Fraîchement débarqué de Salzbourg, il arrive dans la capitale française, accompagné de sa mère. Que va-t-il y faire ? Il ne le sait ; les choses se décident au fur et à mesure. En jouant quelques notes sur les pianos des réceptions mondaines, cela lui permet de se faire un carnet d’adresses. C’est ainsi que le petit prodige se met à donner des cours de musique à des duchesses. Il rencontre même Monsieur Legros, directeur du concert spirituel, qui lui commande une symphonie.

 

 

 

 


© Duchazeau, Walter - Casterman.

 

 

Mais pour réussir à Paris, il faut être entreprenant, audacieux, retors, courir aux quatre coins de la capitale, parler et se montrer. Dans ce pays où tant de musiciens médiocres et détestables ont fait fortune, il va être complexe pour Wolfgang de se faire une place, même avec les encouragements épistolaires de son père resté au pays.
« Etre quelque chose. Etre seulement quelque chose, enfin. »

Frantz Duchazeau s’empare d’une courte année de la vie du plus célèbre compositeur du monde pour décrire un microcosme parisien à deux vitesses. Ou l’on fait partie de la « haute », ou l’on est un élément des bas-fonds. C’est à cette dure réalité que va se trouver confronter le jeune prodige qui, après avoir effectué une tournée triomphale lorsqu’il avait sept ans, cherche la notoriété, le succès et l’argent.
Franchir la passerelle qui permet de passer d’un monde à l’autre est une épreuve périlleuse. Duchazeau adopte un point de vue onirique pour figurer ce chemin, Mozart marchant sur des dalles branlantes soutenues par des personnages qui perturbent sa route.

 

 

 

 

 

© Duchazeau, Walter - Casterman

 

Quand Mozart lit des lettres de son père ou pense à lui, c’est l’enfant de cinq ans qui est interpellé, cet enfant qui voudrait dominer Paris, cet enfant qui se questionne encore : « Suis-je trop grand pour être un enfant ? Ou ne suis-je pas assez grand pour être un adulte ? » Peut-être que c’est parce qu’il n’a pas eu le temps d’être un enfant à cause de son talent que son parcours de vie est perturbé à ce point. Dans cet épisode parisien, Mozart, jeune adulte, fait parfois figure d’un fougueux adolescent, le derrière entre deux chaises.

Duchazeau ne transcende pas seulement la musique. Non seulement, il réussit l’exploit de faire entendre des notes dans des cases mélodieuses, mais il fait un pont avec l’art abstrait. Quand le compositeur enseigne l’art du piano à la duchesse de Castries, c’est au cubisme de Picasso que fait appel le dessinateur pour traduire en images les sons issus de l’instrument.

    L’auteur rend également hommage à Windsor McCay. Tel Little Nemo vivant ses rêves comme une vraie vie et chutant de son lit à chaque nuit, Mozart est ramené à la réalité. Il est ainsi démontré que Little Wolfgang vit dans l’adulte qui cherche sa vie, et remonte sans cesse à la surface comme un écho inévitable, gageure du talent de ce génie.

    Sur une étroite palette de couleurs, Walter dépeint les ambiances des rues ou des salons parisiens, osant des couleurs plus « pop » dans les scènes imaginées.

 

 

 

 

 

 


© Duchazeau, Walter - Casterman

 



    Mozart à Paris est une tranche de vie d’artiste, décrite avec talent, onirisme et réalité par Frantz Duchazeau, auteur sensible et talentueux, faisant ici la convergence de plusieurs types d’art : la musique, la peinture, et bien évidemment la bande dessinée.

 



Laurent Lafourcade


 

One shot : Mozart à Paris


Genre : Tranche d’une vie d’artiste


Scénario & Dessins : Duchazeau


Couleurs : Walter


Éditeur : Casterman


Nombre de pages : 96


Prix : 18,95 €


ISBN : 9782203147171



Publié le 28/11/2018.


Source : Bd-best


Une souris à pas de loup sur un piano compose.  Mausart

 

            « - Cette musique semble vous ravir, Madame. D’où vient-elle, Don Juan ?

-          Il semblerait qu’elle provienne de la bâtisse dans laquelle vit M.Salieri, votre compositeur officiel, votre Majesté.

-          Salieri ? Jamais il n’avait joué de la sorte, très cher.

-          Don Juan, allez le trouver. Dites-lui qu’il se prépare à nous rejouer l’entièreté de cette partition dès demain soir, au palais, avant le bal que nous donnerons en l’honneur de notre reine. »

 

 

 

 

 

La jolie mélodie qui enchante les rues de la ville est bien issue du piano de Salieri. Mais la Reine a l’oreille fine. Le propriétaire de cet instrument n’a jamais joué de la sorte. Et pour cause, ce n’est pas lui qui est sur les touches, mais Mozart…ou plutôt Mausart.

 

 

 

© Smujda, Joor - Delcourt

 

Mausart est une petite souris qui vit avec sa famille dans le piano de Salieri, le loup musicien officiel de la cour autrichienne. Le Roi et la Reine sont des oies qui ont des oreilles aussi fines que leurs lobes sont absents.
Alors que Ligo, le chat valet du loup, va devoir patienter avant de croquer le rongeur. En effet, le couple royal demande à Salieri de rejouer la mélodie pour l’anniversaire de la Reine. Il va donc falloir user de malice pour que le subterfuge fonctionne devant la cour.

 

 

 

 

 

© Smujda, Joor - Delcourt

 

Gradimir Smudja organise la rencontre de Raymond Macherot et de Milos Forman. En racontant Mozart dans une bande dessinée animalière avec la folie du cinéaste américain.

Les animaux représentant les personnages sont finement choisis en fonction de leurs caractères. Le « zoo » de la cour du roi est une faune en folie qui aurait pu figurer dans le film de 1984.

 

 

 

 

© Smujda, Joor - Delcourt

 

 

 

            Le dessinateur s’est adjoint les services du directeur de collection Thierry Joor afin de ficeler un scénario efficace.

 

            Un magnifique dossier d’illustrations clôture ce superbe album qui peut être apprécié tout autant par les plus jeunes lecteurs que par leurs parents, et qui souffre d’un seul défaut, celui d’être beaucoup trop court.

 

 

 

 

 

© Smujda, Joor - Delcourt

 

            Mausart est à lire en parallèle au Mozart à Paris de Frantz Duchazeau : deux visions de la vie du prodige qui se complètent dans deux magies différentes mais tout aussi envoûtantes.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Mausart

 

Genre : Tranche animalière d’une vie d’artiste

 

Scénario : Joor

 

Dessins & Couleurs : Smudja

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782413002581

 

 



Publié le 27/11/2018.


Source : Bd-best


Prisonnier de son destin…malgré lui.  Le voyage de Marcel Grob.

 

            « - Vous vous appelez bien Marcel Grob et vous êtes né le 12 septembre1926 à Kirchberg en Alsace, c’est bien cela ?

-          C’est exact.

-          Vous avez donc 83 ans.

-          Oui. Je vous l’ai déjà dit. (…)

-          Dites-moi, Monsieur Grob, mécanicien-ajusteur, c’est bien le poste que vous occupiez chez les Waffen SS, non ? »

 

 

 

 

 

 

Octobre 2009, le juge Tonelli interroge Marcel Grob sur son passé sombre durant la guerre. Jeune homme, il a été enrôlé dans l’armée allemande, sans en avoir le choix.

Pourquoi, si longtemps après, ce magistrat s’acharne-t-il sur ce vieil homme au parcours qu’il n’a pas choisi ? Au cœur de l’horreur, Grob avait-il la possibilité de prendre en main son destin ? Chez les SS, « Mon honneur s’appelle fidélité. ». S’enfuir, c’est trahir. Désobéir, c’est trahir. Trahir, c’est mourir.

 

 

 

 

© Collin, Goethals - Futuropolis.

 

 

            Sébastien Goethals habille le récit fort, poignant et dramatique de son trait réaliste et rapide. Ainsi, comme le principal protagoniste, on est embarqué dans l’action sans pouvoir réagir. Comme Marcel, on subit sans pouvoir s’arrêter, on est acteur-spectateur de scènes que l’on voudrait ne pas voir.

L’auteur du Temps des sauvages chez Futuropolis reste objectif. La peur appelle la peur, la haine appelle la haine, et surtout, l’incompréhension appelle l’incompréhension.

Les planches les plus fortes sont certainement celles sans texte où simplement les dessins permettent de réfléchir et de comprendre, ou tout du moins, d’essayer de comprendre.

 

 

 

 

© Collin, Goethals - Futuropolis.

 

La couverture en dit long sur l’état d’esprit de l’homme dont on suit le destin. Les soldats allemands avancent comme un troupeau de moutons. L’un d’eux se retourne comme pour demander de l’aide ou implorer le pardon, c’est Marcel Grob.

 

            Philippe Collin est un nouveau venu dans le monde de la bande dessinée. L’homme fait les beaux jours de France Inter depuis des années. Découvert avec l’atypique émission Panique au Mangin Palace, l’animateur a occupé diverses tranches horaires sur la station. Depuis trois ans, il est au micro de L’œil du tigre, une émission sur l’histoire du sport, le dimanche en fin d’après-midi, émission passionnante qui ferait aimer le sport au plus pantouflard des auditeurs.

            Collin se lance dans le scénario pour réhabiliter la mémoire de son oncle Marcel Grob, malgré nous, du nom de ces soldats français intégrés contraints et forcés dans la Waffen SS. Ayant compris après son décès les origines cet engagement en 1944, Philippe fait acte de rédemption et demande pardon à Marcel de l’avoir considéré comme un nazi de base. Le voyage de Marcel Grob est une histoire vraie, avec quelques passages romancés dans une logique historique, comme la scène des prouesses de Grob en foot lui ayant permis de se faire une place privilégiée dans l’armée, les officiers adorant ce sport.

 

 

 

 

© Collin, Goethals - Futuropolis.

 

 

            Un personnage pas comme les autres est au cœur du récit. Il s’agit d’un livre : La cerisaie, texte d’une pièce de théâtre d’Anton Tchekhov. Cette histoire est celle de la fin de l’aristocratie russe et de la prise de pouvoir d’une nouvelle classe sociale, symbolisée par des arbres qui sont abattus pour posséder une propriété. La beauté et la mort sont liées. Le blanc des fleurs de cerisiers y est dominant. Mais peut-on détruire un monde et accéder à une pureté ? C’est la question que doivent se poser les officiers nazis qui sèment le chaos.

 

            Est-ce grâce à la place importante de son scénariste dans le monde des médias que l’album est largement médiatisé ? Sur le net, outre une bande annonce « classique »

 

 

 

 

 

un teaser cinématographique avec des acteurs professionnels laisse imaginer le succès que pourrait rencontrer ce récit sur grand écran

 

 

 

 

 

 

Dans une interview réalisée par sa compatriote Léa Salamé sur France Inter, Philippe Collin dit tout de la genèse de l’album

 

 

 

 

 

 

 

            L’album se conclut avec un dossier réalisé par l’historien spécialiste du nazisme Christian Ingrao.  On y apprend le pourquoi du comment du drame des Malgré-nous incorporés dans la Waffen SS.

            Pour compléter la lecture de cet album, lisez Malgré Nous, l’excellente série en quatre albums signé Marie Terray et Thierry Gloris parue chez Quadrants-Soleil.

 

            Peut-on tout pardonner à Marcel Grob ? L’homme est-il coupable ou victime ? Chacun se fera une opinion sur le destin de cet homme dont la faute principale est d’être né au mauvais endroit au mauvais moment.

            Incontournable.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Le voyage de Marcel Grob

 

Genre : Drame historique

 

Scénario : Collin & Goethals

 

Dessins & Couleurs : Goethals

 

Éditeur : Futuropolis

 

Nombre de pages : 192

 

Prix : 24,00 €

 

ISBN : 9782754822480

 



Publié le 27/11/2018.


Source : Bd-best


Ultimes bévues, un final en beauté pour une série remise au goût du jour

"Bwouais... Quand j'étais jeune, j'ai fait deux ou trois bêtises...héhé, en tout cas je les ai tous bien em..." s'ensuit le cri de la mouette rieuse bien défraichie sur la quatrième de couverture accompagnant un Gaston à la barbe aussi fleurie que son chapeau.

 

 

 

 

 

 

 

© Franquin-Dupuis 2018

 

Résumé de l'éditeur : Cette toute nouvelle édition de la collection Gaston Lagaffe intègre toutes les planches réalisées par André Franquin, certaines inédites. Chacune d'elle a été minutieusement remasterisée d'après le trait original, et délicieusement recolorées au plus près des souhaits de l'auteur.

En effet, la re-colorisation effectuée par Frédéric Jannin, restitue très bien l'ambiance voulue par le maître. La page de garde s'ouvre sur une espèce d'œil de Cain fixant sévèrement un Gaston fort préoccupé. Qu'à cela ne tienne la page trois dévoile un gag hilarant sur le thème d'un divan qui fait mouche tant dans le design que dans l'exercice de tir.

 

 

 

© Franquin-Dupuis 2018

 

 

Nous retrouvons également des illustrations publicitaires réalisée par Franquin en 1989 pour une marque de pile qui étaient à l'origine réunies dans l'album "Gaston Lagaffe rempile et désopile". S'ajoutent également les quatre planches créés pour les transports publics édité en 87 dans un recueil pour diverses régies de transport intitulé "Fou du bus".

Nous découvrons un" En direct de la rédaction" où on n’arrêtes pas le progrès, avons droit à de délicieux jeux de mots et quelques cascades cocasses. Demesmaeker en prend encore pour son grade et Prunelle déguste également moult péripéties pour le plus grand bonheur des lecteurs du plus grand gaffeur de tous les temps. Nous terminons ce voyage avec les célèbres "oui mais si on danse ?" et l'armoire aux cent tiroirs, peu connue du grand public mais ho combien elle aussi surprenante auréolée d'un texte tout aussi tendeur de zygomatiques.

 

 

 

 

© Franquin-Dupuis 2018

 

En prime à la fin de l'opus, les toutes dernières planches de Gaston par Franquin avec un style encore plus évolué et Gaston et une planche inachevée. L'auteur caressait l'idée de produire 1000 gags de l'empereur de la bévue... au moins cet album, rend hommage à ce génie créatif d'une façon élégante et bien achalandée.
Une idée cadeau pour les fêtes de cette fin d'année 2018 toute indiquée pour soigner la morosité.

 

Damien Caste

 

Titre : Ultimes bévues

Genre : Humour

Dessin : Franquin

Couleurs : Jannin

Éditeur : Dupuis

Nbre de pages : 48

Prix : 10,95€

ISBN : 9791034731381



Publié le 27/11/2018.


Source : Bd-best


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