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Quand un producteur décide de devenir exploitant, le goût du raisin peut varier.  Bodegas Mendoza 1 – Première partie

 

« - Quel velouté !

-          Beaucoup de fruit… Beaucoup d’alcool… Mais quel équilibre remarquable !

-          Il y a une vingtaine d’années, le vin argentin était bon… Aujourd’hui, il est excellent !

-          Il rivalise avec les plus grands vins californiens et européens et le nombre de domaines a été multiplié par cinq ! Dommage que les rapaces venus d’ailleurs aient tiré parti de la crise pour racheter une bouchée de pain d’excellentes terres qui valent aujourd’hui très cher !

-          Tu exagères ! Ils n’ont racheté que ce qu’on a bien voulu leur vendre ! Et ils ont apporté avec eux une technologie qui a permis à nos vins de se hisser au plus haut niveau mondial ! »

 

 

 

 

 

Guillermo Cuchillo dirige un vignoble argentin à Mendoza. Depuis dix ans, il élève du raisin sans le vinifier, vendant sa récolte à une grosse compagnie européenne qui fabrique un vin moyen commercialisé aux Etats-Unis sous une marque standard. Il est temps pour lui de se lancer dans le grand bain et de fabriquer son vin. La tâche ne va pas être facile, surtout que la route est semée d’embûches, qui n’arrivent pas forcément toutes seules sur le parcours.

L’homme est séparé de sa femme Carla. Ils ont un fils handicapé, Alejandro, et ne partagent pas le même point de vue sur la manière de l’élever.

Pendant ce temps, à Mendoza, l’élection de la « Reina de la vendimia », la reine des vendanges, se prépare. Mais Elena, l’une des prétendantes au titre, à mystérieusement disparue.

 

 

 

 

 

 

© Corbeyran, Ruizgé, Bleda - Glénat

 

 

Après le vin de Bordeaux et le café d’Amérique du Sud, Eric Corbeyran livre une nouvelle variation d’une aventure dans le monde impitoyable d’une exploitation. Le scénariste bordelais tire une nouvelle fois son épingle du jeu et trouve, encore et toujours, le moyen de happer le lecteur dans une histoire dont il maîtrise non seulement les tenants et les aboutissants, mais aussi la mise en forme. Sans fioriture, sans artifice, avec un classicisme que l’on pourrait prendre pour de la facilité, Corbeyran est dans le cercle fermé des scénaristes dont les albums sont gage de qualité.

 

Francisco Ruizgé fait le job. Le dessinateur espagnol présente de jolis paysages de vignobles, surmontés en arrière-plans de montagnes sud-américaines. Il maîtrise les attitudes, mais les visages sont souvent un peu sévères et les vues de profil, versant vers le trois-quart, ne sont pas toujours réussies. C’est un petit paradoxe avec la couverture dont la composition cinématographique et complexe est impeccable.

 

 

 

 

© Corbeyran, Ruizgé, Bleda - Glénat

 

 

 

Sergio Bleda, dessinateur de la série trop vite arrêtée NSA, donne avec ses couleurs des impressions de relief et de dimension qui donnent, en particulier aux décors, des surplombs évanescents.

 

Mendoza cherchait des cités cachées (remember Les mystérieuses cités d’or). Dans la ville du même nom, l’or a la couleur et le goût du vin.

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Bodegas Mendoza

 

Tome : 1 – Première partie

 

Genre : Aventure viticole

 

Scénario : Corbeyran

 

Dessins : Ruizgé

 

Couleurs : Bleda

 

Nombre de pages : 48


Prix : 13,90 €

 

ISBN : 9782344020074

 



Publié le 11/09/2018.


Source : Bd-best


La super puissance des Indestructibles dans un thriller à la X-files.  Harmony 4 - Omen

 

 

« - Les gars, ça fait des heures qu’on marche… Mais sans indications plus précises, autant chercher une aiguille dans une botte de foin !

-          Hmmm… Nous sommes dans la zone mais le signal est trop faible pour la localiser plus précisément. Rebroussons chemin pour trouver un abri pour le bivouac. Je n’aime pas trop le vent qui se lève, nous pousserons plus loin demain.

-          Attendez. Je sens quelque chose. »

 

 


 

 

Comment Harmony et ses compagnons d’infortune se sont-ils retrouvés dans le désert de Jordanie ? Quelques semaines plus tôt, ils quittaient la forêt de Nita pour vivre sous la protection de Karl. L’homme est chargé de leurs entraînements et de veiller au quotidien de ces enfants aux pouvoirs particuliers. Ils ont échappé à Sigmacorp, mais n’ont-ils pas quitté une prison pour une autre ?

 

 

 

 

© Reynès, Vernay - Dupuis

 

 

 

 

Payne se connecte aux animaux. Harmony contrôle l’énergie des éléments. Eden, quant à elle, cherche encore à se canaliser pour découvrir son pouvoir dominant. Mais quelles sont donc les réelles intentions de Karl ? Va-t-il chercher à exploiter les dons de ses protégés ?

 

 

 

 

 

© Reynès, Vernay - Dupuis

 

 

Reynès mêle la tension de X-files à la super puissance des Indestructibles. Tout en faisant évoluer ses personnages, l’auteur apporte des réponses sur les intrigues mises en place dans le premier cycle. Ainsi, on comprendra l’intérêt des flash-backs aux allures mythologiques.

 

 

 

 

 

 

© Reynès, Vernay - Dupuis

 

Valérie Vernay, dont on attend la conclusion de la trilogie Rose, réalise des couleurs dynamiques et inquiétantes donnant à Harmony une ambiance à mi-chemin entre un réalisme chancelant et un fantastique naissant.

 

Mathieu Reynès apporte une dimension musicale à son travail. Il a demandé à Thomas Kubler de composer une bande son originale à écouter en streaming en lisant l’album.

 

Harmony, tel un phénix brûlant déployant ses ailes, prend son envol et a tout pour être développée sur d’autres medias et devenir une série 2.0, comme l’a été l’excellente expérience MediaEntity.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Harmony

Tome : 4 - Omen

Genre : Aventure fantastique

Scénario & Dessins : Reynès

Couleurs : Vernay

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 56

Prix : 12,50 €

ISBN : 9782800174235

 



Publié le 10/09/2018.


Source : Bd-best


Emma & Capucine T.3 Quands les pailettes disparaissent. D'amour ou d'amité.

 

 

-          Il est trop beau. Pourquoi il ne me demande pas de sortir avec lui ? Il doit bien voir qu’il ne me laisse pas indifférente, non ?

-          Oui. A mon avis, tu n’as pas trop de soucis à te faire à ce niveau-là.

-          Pourquoi il ne fait rien alors ? Je ne lui plais pas ? Et pourquoi ce ne serait pas moi qui essaierais de sortir avec lui ? On est au XXI siècle après tout !

 

 

 

 

 

 

Troisième épisode des aventures d’Emma et Capucine, les deux sœurs amoureuses de la dance classique, vont être séparées lors de la sélection d’entrée à l’école de Danse de l’Opéra de Paris. Alors que les portes de l’institution s’ouvrent pour Capucine, Emma est  refusée pour cause d’un style de danse trop personnel. Après cette épreuve, Emma envisage l’abandon de la danse. Lorsqu’elle fait la rencontre de Jake, un jeune garçon passionné de hip-hop pour lequel elle éprouve ses premiers frissons amoureux, elle intègre le groupe de ce dernier (composé de Misha et Héloïse). Les quatre jeunes gens s’entrainent en vue d’une audition importante. Emma et Jake étant de plus en plus proches, Héloïse soupçonne l’engouement soudain de ce dernier vis-à-vis d’Emma comme suspect.

 

 

 

 

© Sayaphoum Lena - Hamon Jérôme – Dargaud.

 

 

 

 

 

De son côté, Capucine se rends à Londres pour danser dans une représentation de Casse-Noisette. Alors que son rôle semble assez simple pour une danseuse de son niveau, elle est soumise au doute…

 

 

 

© Sayaphoum Lena - Hamon Jérôme – Dargaud.

 

 

 

 

 

Le scénario proposé par Jérôme Hamon (Yokozuna, Nils) est parfaitement intemporel. Les illustrations et couleurs de style « manga »  proposées par Lena Sayaphoum plairont sans aucun doute au public visé (jeunes filles à partir de 10 ans). Série lue et approuvée par ma petite voisine « Mélanie » qui s’est parfaitement reconnue dans les situations représentées.

 

 

Haubruge Alain.

 

 

Série : Emma & Capucine.

 

Tome : 3 – Quand les pailettes disparaissent.

 

Genre : Jeunesse.

 

Scénario : Hamon Jérôme.

 

Dessins : Sayaphoum Lena.

 

Couleurs : Sayaphoum Lena.

 

Éditeur : Dargaud.

 

Nombre de pages : 48.

 

Prix : 9,99 €.

 

ISBN : 9782505071402 



Publié le 08/09/2018.


Source : Bd-best


Les écoliers sont rentrés et en guise de récré, Fabrice Erre et Sylvain Savoia jouent à la marelle d’un bout à l’autre de l’Histoire, sur le fil d’Ariane et Nino

 

 

C’ėtait couru d’avance, après de longues vacances, voici venu le temps des rires et des chants des cours de rėcrė et surtout du bruit des craies sur le tableau noir pour pousser le savoir dans les mėmoires juvėniles. Des mėmoires qui auraient parfois bien besoin d’être rafraîchies avant le comeback des cartables. Proactives, les Éditions Dupuis ont pensė à tout et, en compagnie de deux nouveaux hėros, Ariane et Nino, et de Fabrice Erre et Sylvain Savoia, vous voilà funambules sur le fil de l’histoire, ėvitant le vide de l’ignorance pour mieux faire votre chemin avec un solide bagage de connaissances même pas rėbarbatives.

 

 

 

 

Trois guerres (et il y en aura à raconter) en retard, Dupuis? C’est vrai qu’à voir les concepts dégoupillés par la concurrence en matière de ce que j’appelle BD du réel, cette nouvelle collection didactique mais pas tragique (enfin si dans ce qu’elle raconte mais pas dans sa manière d’y arriver) pourrait sembler tardive. C’est sans compter que Dupuis a solidement investi ce territoire à empreinte de réalité avec feu la revue Groom où officiait déjà Fabrice Erre dans plusieurs rubriques et histoires. Erre qu’on retrouve donc dans cette collection historique dont les mini-volumes semblent paraître à tours de bras. Là encore ils ne sont pas né de la dernière pluie puisque Sylvain Savoia a dû longtemps travailler en amont (en plus d’un nouveau Marzi) pour tenir le rythme, là où tous les autres font appel à des auteurs différents. Bref, on croit sans sourciller Frédéric Niffle quand il nous dit que Le fil de l’histoire est né avant que des BDTK ou Octopus n’arrivent dans les rayons, il y a plus de dix ans. Et leur est totalement complémentaire.

 

 

 

 

© Erre/Savoia chez Dupuis

 

Quand bien même les aventures d’Ariane et Nino ont sans conteste leur place parmi les collections existantes. D’abord parce que ses tomes sont liés par un même graphisme, un même jeu d’enfant dont la naïveté mêlée à la curiosité amènent le savoir et l’enrichissement personnel, culturel et citoyen. Ensuite parce que le public est bien ciblė, des têtes blondes qui ont 10-12 ans, tout en suscitant l’intérêt des plus grands qui, sait-on jamais liront ces histoires avant que leur progéniture ne s’endorme.

 

 

 

 

© Erre/Savoia chez Dupuis

 

Le fil de l’Histoire m’a aussi fait penser à Quelle Aventure, série documentaire emmenée par l’inimitable Frédéric Courant en parallèle à C’est pas sorcier. De derrière les fagots, nos deux auteurs ont donc passé au grill du savoir des périodes propices à faire rêver les petits d’hommes… et à les faire réfléchir aussi. Des périodes populaires, facilement incarnées par des figures et des étoffes reconnaissables. Des gladiateurs, des Égyptiens, des Templiers ou même la cour de Louis XIV, le Roi Soleil. Et même nos ancêtres les Gaulois qui ne le sont pas tellement.

 

 

 

 

© Erre/Savoia chez Dupuis

 

Car on reconnaît bien là l’intelligence aiguisée de l’auteur d’Une année au lycée (dont les planches continuent de buzzer, encore plus en cette période) et de celui de Marzi qui font force commune pour informer la jeunesse et bien le faire, par un jeu de questions-réponses qui alimente les pages de manière fluide et pourront se prolonger en-dehors de celles-ci, avec les parents, les professeurs, etc.

 

 

 

 

© Erre/Savoia chez Dupuis

 

À notre époque, il y a tellement de vérités, de théories du complot et de fausses bonnes idées reçues sur les réseaux sociaux et même dans certains livres qu’il faut regarder les lignes du temps et leur contenu à deux fois, éviter les pièges de la facilité et coller au plus près à la réalité. Les auteurs l’ont bien compris et vont droit au but, faisant de chaque case (on ne vous dit pas au kilomètre-carré) une mine d’info.

 

 

 

 

© Erre/Savoia chez Dupuis

 

Ces deux-là ont le fil de l’Histoire à la patte. Pour preuve, on en veut les deux derniers albums qui paraissent ce 7 septembre.


Avec L’or noir, Ariane & Nino et Fabrice & Sylvain partent à la conquête du pétrole comme on va à la chasse aux oeufs de Pâques. La métaphore fonctionne et c’est ainsi que nous voyageons entre les époques, du feu grégeois à la nationalisation de l’Aramco, de Titusville au Koweit, de Rockefeller à Saddam. De quoi brosser un peu plus de 150 histoires d’une denrée de plus en plus rare et ayant révolutionné le monde. Il y a tant de choses à raconter mais, conscients que l’exhaustivité est impossible… mais approchable, Erre et Savoia ne s’engluent pas, suscitent les questions et les réactions, rafraîchissant la mémoire de tout qui, au jour le jour, doit mettre la main sur le pistolet pour remplir leur réservoir de son carrosse moderne. Car ça n’a rien d’anodin et c’est pourquoi le duo entrevoit aussi les perspectives du sans-pétrole.

 

 

 

 

© Erre/Savoia chez Dupuis

 

 

 

 

© Erre/Savoia chez Dupuis

 

Remontant un peu plus le temps, c’est La grande muraille de Chine qui attend ensuite nos nouveaux amis inséparables et des kilomètres d’infos qu’on ne soupçonnait pas à l’ombre de cette gigantesque infrastructure dont la symbolique et la fonction ont changé au fur et à mesure des époques. Si Rome ne s’est pas fait en un jour (qui sait, la série l’abordera peut-être un jour), c’est encore plus vrai pour cette construction de 21000 km de long qui tient notamment par du mortier blanc constitué de riz gluant. Une forteresse pas si imprenable qui est sans doute le cimetière le plus grand au monde. Mais ça, on ne le voit pas depuis l’espace, contrairement aux rumeurs. Là encore, Erre et Savoia jouent les architectes du savoir, intelligemment et pertinemment, toujours séduisants. Bref, ça parle aux petits mais aux grands aussi, et même les cancres pourraient devenir des incollables avec ce média qui n’a pas fini de nous étonner : la BD.

Neuf volumes sont donc sortis jusqu’à présent (Albert Einstein, La pyramide de Khéops, Les Gaulois, La guerre des tranchées, Les croisades, Louis XIV, Les gladiateurs, L’or noir et La grande muraille de Chine). La suite arrive avec, notamment, Les vikings et La découverte des dinosaures, en novembre. 32 planches (d’une à quatre cases) à chaque fois et neuf pages de prolongements.

 

Alexis Seny

 

Série : Le fil de l’histoire raconté par Ariane et Nino

Neuf volumes parus

Scénario  : Fabrice Erre

Dessin et couleurs : Sylvain Savoia

Genre: Documentaire, Histoire, Vulgarisation

Éditeur: Dupuis

Nbre de pages: 42

Prix: 5,90€



Publié le 06/09/2018.


Source : Bd-best


Grandeurs et misères d’une victime de la noblesse. Charlotte impératrice 1 – La princesse et l’archiduc.

 

 

« - Vous êtes séduisante, bien sûr… Vous êtes même très belle, et je suis certain – ma famille s’en est assurée – que vous avez de grandes qualités humaines et morales… Mais d’après ce que je sais, vous avez un autre prétendant, le futur roi Pierre V de Portugal.

-          Pedro ?! Mais… non ! Non, c’est juste un ami !

-          Vous êtes jeune et naïve. Les princesses de seize ans n’ont pas d’amis. C’est votre prétendant. C’est un roi et moi je ne suis qu’un archiduc. Voilà. Fin de partie. »

 

 

 

 

 

 

La partie est loin d’être finie pour Maximilien. L’homme a de la gouaille. Il ne va pas tarder à faire tomber la jeune princesse de Belgique sous son charme. Sur le papier, Charlotte impératrice avait tout pour être un énième récit ennuyeux de vie de nobles. Il n’en est rien. Les auteurs nous infligent la claque de la rentrée avec cette biographie romancée.

 

La princesse et l’archiduc est avant tout l’histoire d’un choix. Charlotte doit faire un choix. Promise à une couronne au Portugal, elle est courtisée par l’Archiduc Maximilien d’Autriche. La verve et le charisme du barbu vont sceller son destin.

 

 

 

 

© Nury, Bonhomme - Dargaud

 

 

 

 

 

On dit que l’argent ne fait pas le bonheur mais qu’il y contribue fortement. On dit que le pouvoir rend beau, attire et séduit. Mais quelle vie de rêve ! Méfiez-vous des apparences. Le plus beau vernis peut cacher des souffrances. Charlotte de Belgique va rapidement déchanter une fois qu’elle aura épousé Maximilien. Seul espoir, dans un château, même s’il n’est pas forcément fait de cartes, celles-ci sont fréquemment rebattues. En cela réside la dernière chance de Charlotte pour garder une place décisive sur l’échiquier.

 

Fabien Nury s’empare d’une destinée, il la romance et nous envoûte. On ne peut que ressentir de l’empathie, de la compassion et de la tendresse pour son héroïne. Héroïne pourrait paraître pour un mot galvaudé, mais il n’en est rien. Ce petit bout de femme n’est pas seule à mener le combat contre la fatalité d’un mariage qui ne respecte pas toutes ses promesses. En effet, elle possède un atout inestimable : une famille. Nury cisèle des dialogues au cordeau. Les phrases prononcées par les personnages semblent prêtes à être jouées sur une scène de théâtre. Le jeu de séduction dans la serre est d’une puissance remarquable.

 

 

 

 

 

© Nury, Bonhomme - Dargaud.

 

 

 

 

 

Mathieu Bonhomme est plus qu’un dessinateur. Impossible de ne pas être ému aux larmes en croisant le regard de Charlotte en proie au désarroi. Impossible de ne pas être absorbé par la magie de la cour en voyant arriver un carrosse tiré par des étalons blancs. Que dire des ailes du papillon Celastrina Argiolus dont le bleu est assorti aux yeux de la jeune femme. Bonhomme est le magicien des regards, des ambiances et des sentiments. En un mot, il est l’un des meilleurs dessinateurs de ligne claire réaliste de sa génération.

 

 

 

 

 

© Nury, Bonhomme - Dargaud

 

 

 

 

Charlotte impératrice est la bonne surprise de la rentrée, entrant de plain-pied dans le cercle fermé des albums indispensables de l’année. On peut donc aisément rajouter un vingt-huitième précepte aux principes de vie et règles pratiques que doit connaître et appliquer tout gentilhomme bien né : Lire Charlotte impératrice.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Charlotte impératrice.

 

Tome : 1 – La princesse et l’archiduc.

 

Genre : Histoire.

 

Scénario : Nury.

 

Dessins : Bonhomme.

 

Couleurs : Merlet.

 

Éditeur : Dargaud.

 

Nombre de pages : 68.

 

Prix : 16,95 €.

 

ISBN : 9782205077834



Publié le 06/09/2018.


Source : Bd-best


China Li T.1 Shanghai

 

 

 

« Lorsque l’on se cogne la tête contre un pot et que cela sonne creux, ce n’est pas forcément le pot qui est vide. »

 

 

 

 

 

 

Retour du duo composé par Jean-François Charles et Maryse pour une nouvelle aventure déclinée en trois albums.  Après nous avoir emmenés à la découverte des  beautés de l’Inde, ces derniers nous entrainent dans la chine (Shanghai) du début vingtième siècle. On y retrouve une fillette de sept ans (Li) laissée aux mains de Zhang Xi Sung (un dirigeant de la triade « la bande verte ») par son oncle pour éponger une dette de jeu.  Affectée aux cuisines, la petite va être présentée  à son maitre suite à un vol de papier sur lequel elle avait dessiné un paysage de son enfance au moyen d’un morceau de charbon de bois. Ce dernier va découvrir que la petite a un véritable talent pour le dessin et décide de prendre son éducation artistique sous sa responsabilité.

 

 

 

 

 

 

© Jean-François & Maryse Charles – Casterman.

 

 

 

 

Avec ce nouveau récit, les « Charles » abordent ce que l’on peut nommer « le siècle chinois» avec ses nombreuses réformes politiques et économiques. Pour ce faire, ils n’ont pas hésité à se rendre sur place afin de pouvoir réellement retranscrire cette ambiance authentique et particulière que l’on ressent tout au long de l’album. Chaque case de ce dernier peut être considérée comme une œuvre d’art tellement les illustrations sont détaillées et précises. Le scénario de Maryse est particulièrement rythmé, ce premier tome nous présentant la jeune Li et les rapports particuliers qu’elle entretient avec Zhang son « protecteur ».

 

 

 

 

 

© Jean-François & Maryse Charles – Casterman.

 

 

 

 

 

Je recommande vivement une seconde lecture de l’album afin de savourer l’ensemble des éléments développés ci-dessus. Le second tome devrait s’attarder plus particulièrement sur l’histoire et la progression sociale de Zhan Xi  Shun, eunuque et protecteur de la jeune Li.

 

 

 

 

 

© Jean-François & Maryse Charles.

 

 

Haubruge Alain.

 

Série : China Li.

Titre : Shanghai.

Tome : 1.

Genre : Aventure.

Scénario : Maryse Charles.

Dessins : Jean-François Charles.

Couleurs : Jean-François Charles.

Éditeur : Casterman.

Nombre de pages : 64.

Prix : 14,50 €.

ISBN : 9782203149502.



Publié le 05/09/2018.


Source : Bd-best


Les années Georges Marchais ... Communistes !

 

 

Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes.

" Comment faisait –on un sandwich en URSS ?  

Un ticket de jambon entre deux tickets de pain ! "

 

 

 

 

 

 


Né de parents militants communistes, Pascal Thivillon nous propose une plongée dans les années soixante-dix. À partir de ses souvenirs de jeunesse, il nous présente un album empli de vérité et de tendresse de cette époque où l’on rêvait de changer le monde. Une société inconnue pour les moins de trente ans, un monde où la camaraderie faisait bon ménage avec la lutte des classes. Une France tout en évolution après mai 68 et la chute du général. Un monde sans portable et sans internet. Et pourtant nos parents ont survécu à cette époque où je pense que nous étions plus heureux qu’à l’heure actuelle.

 

 

© Pascal Thivillon – Glénat.

 

 

 

 

 

L’ouvrage nous délivre un témoignage sur ce qu’était le communisme français, vu avec les yeux d’un enfant s’exprimant avec son propre vocabulaire sur des événements et une idéologie semblant désuète à notre époque. Au fil des chapitres, on y évoque l’ensemble des composantes de la lutte: du collage sauvage des affiches à la distribution des tracs, des assemblées générales aux manifestations, du journal Pif à la fête de l’Humanité, de la justice sociale aux espoirs des lendemains qui chantent.

 

 

 

 

 

© George Marchais

 

 

Un album qui plaira sans aucun doute aux nostalgiques de cette époque mais qui fera aussi découvrir aux plus jeunes la vie sociale connue par leurs grands-parents.

 

 

Haubruge Alain

 

Titre : Communistes !

 

Collection : 1000 Feuilles.


Genre : Nostalgie, idéologie politique.


Scénario : Pascal Thivillon.


Dessins : Pascal Thivillon.


Couleurs : Pascal Thivillon.


Éditeur : Glénat.


Nombre de pages : 120.


Prix : 15,00 €.


ISBN : 9782344023495.




Publié le 04/09/2018.


Source : Bd-best


Tragédie vers un final incroyable. Frnck 4 – L’éruption.

 

 

« - Yes ! Enfin je l’ai trouvé ! Je me perds tout le temps dans ces couloirs !.... Plus que 2 %... Bon… C’est par ce lac que je suis arrivé. Je suis tombé dedans au XXIème siècle, j’ai été aspiré au fond, et quand je suis ressorti, c’était la préhistoire… Je n’ai jamais réussi à faire le chemin inverse. Le lac est trop profond. J’ignore comment ça fonctionne. Est-ce qu’on peut voyager dans les deux sens ? Est-ce que les dates de départ et d’arrivée sont aléatoires ? Est-ce que c’est un passage qui ne s’est ouvert qu’une fois ? Est-ce que je suis mort ? Je ne sais pas. Mais si un jour vous trouvez ce smartphone et que vous voyez cette vidéo… venez me chercher. »

 

 

 

 

 

 

 

 

Franck commence à avoir le blues. Son portable est en fin de batterie. Alors, avant son extinction, il enregistre un message vidéo puis le balance dans le lac par lequel il est arrivé dans ce monde préhistorique. Le jeune homme, qui essuie des larmes, ne sait pas encore qu’il devra faire face aux flammes, car un monde de feu est en train de se réveiller : le volcan prêt duquel vit la tribu préhistorique qui l’a « adopté ».

 

 

 

 


© Bocquet, Cossu, Guillo - Dupuis

 

 

 

 

Après une introduction émouvante montrant le héros en proie à ses angoisses et ses doutes, Olivier Bocquet poursuit son histoire comme une comédie. Les personnages sont les marionnettes d’un petit théâtre de boulevard aux dialogues percutants et percutés. Le bébé Gargouille, plus cool mais aussi speedé que Baby Herman (Roger Rabbit), prend une place prépondérante. Le malin scénariste fait peu à peu glisser le récit vers la tragédie pour terminer dans un final incroyable.

Brice Cossu tient le rythme. Rapide, enlevé, efficace, son graphisme européen au soupçon de manga suit la cadence d’un scénario d’une apparente légèreté mais qui n’épargne rien aux personnages. La symbiose avec le coloriste Yoann Guillo témoigne d’une sincérité et d’une honnêteté par rapport aux lecteurs. On sent que la troupe des auteurs s’amuse autant que leur public.

 

 

 

 

 

 


© Bocquet, Cossu, Guillo - Dupuis

 

 

Comme quoi, avec de la motivation et du talent, on peut proposer deux albums par an d’une série franco-belge de qualité. Les auteurs ouvrent la voie d’un exemple à suivre.



Laurent Lafourcade

 


Série : Frnck


Tome : 4 – L’éruption


Genre : Aventure préhistorique


Scénario : Bocquet


Dessins : Cossu


Couleurs : Guillo


Éditeur : Dupuis


Nombre de pages : 60


Prix : 10,95 €


ISBN : 9782800173290



Publié le 03/09/2018.


Source : Bd-best


La Schtroumpf expérience marche du tonnerre et on se fait avoir comme des bleus !

Cette année, les petites créatures bleues qui prirent formes sous les traits de crayon de Pierre Culliford, mieux connu sous le pseudonyme de Peyo, fêtent leurs 60 ans d’existence. Pour l’occasion, les Schtroumpfs ont envahi le Palais 4 de Brussel Expo. Grâce à un parcours interactif, immersif, ludique et éducatif de 1500m², cette expérience hors du commun (qui vous donne la chance de vous mettre dans la peau d’un Schtroumpf et de visiter leur forêt, leur village et le château du malfaisant Gargamel) vous est proposée depuis le 9 juin dernier et prendra fin le 2 septembre prochain, avant de réouvrir du 3 octobre au 29 janvier 2019. Branchés Culture est parti à la découverte de cette exposition et vous livre ses impressions sur cette expérience.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis 1958, quel chemin parcouru par les schtroumpfs! 35 albums, vendus dans 70 pays, et quatre longs-métrages sur grand écran (dont « Les schtroumpfs et le village perdu » réalisé en CGI et sorti l’an dernier). Additionnez ça aux 272 épisodes de dessin animés produit par Hanna-Barbera, disponible en 41 langues différentes sur la chaîne Youtube officielle des Schtroumpfs. Ces miniatures hominidés bleutés, originaires du plat pays, ont conquis le monde. Preuve en est, des parcs d’attractions à Dubaï, dans le Minnesota, à Moscou (prochainement) et en Malaisie ont choisi d’inclure les Schtroumpfs aux licences des personnages qui accueillent leurs visiteurs.

 

 

 

 

Pour fêter les 60 ans de cette réussite planétaire, les schtroumpfs sont donc de retour dans le pays qui les a vu naître et ont posé leurs valises au Palais 4 de Brussel Expo pour un séjour qui prendra fin le 29 janvier 2019.

 

 

 

 

Les arguments de vente sont des plus attrayants ; « Exposition dynamique qui vous plonge dans une aventure dont vous êtes le héros », « Devenez un petit être bleu et partez à la rencontre des Schtroumpfs tels que le Schtroumpf grognon ou la Schtroumpfette. Avec eux, échappez au terrible Gargamel », « Promenez-vous dans la forêt enchantée et participez à une fête schtroumpfique ». Sur papier, l’événement promet d’être grandiose mais, dans la réalité, cette exposition est-elle à la hauteur de la promotion qui en est faite ?

 

 

 

 

Au point de vue de la réalisation, le décorum est tout simplement splendide. Après une première salle d’introduction qui fait craindre le pire (grands murs presque vide, orné de quelques crayonnés de Schtroumpfs, quatre petits panneaux d’explications, un banc pour assister à la projection d’un documentaire et un photomaton sur fond vert), la surprise est au rendez-vous. Vous êtes immergé dans le monde des Schtroumpfs dans un décor à l’échelle 1 :1 par rapport à la taille des petits êtres bleus.  Il y en a sous toutes les formes (marionnettes, statues, figurines, costumes-mascottes, projections 3D). À certains moments, le décor se mue en véritable plaine de jeux. À d’autres instants, le visiteur se trouve au centre d’une scène de la vie des Schtroumpfs comme dans une pièce de théâtre. En immersion.

 

 

 

 

 

La technologie mise sur votre route enrichit votre expérience. Les pistes audio automatiques de l’audio-guide dans divers endroits clés de l’exposition, la vidéo à 180° quand vous vous retrouvez derrière les barreaux de la cage à Schtroumpfs de Gargamel, la mise en place d’un dispositif de réalité augmenté pour vous permettre de danser lors d’une festivité schtroumpfienne, les quiz sur la linguistique très complexe des créatures de Peyo et bien d’autres surprises, réalisées grâce aux technologies modernes, se cachent tout au long de votre parcours.

Du point de vue du contenu, l’intérêt de cette exposition est multiple vu les divers chemins de lecture proposés. Premièrement, il vous est offert la possibilité de plonger dans l’univers des Schtroumpfs en vivant une aventure où vous rencontrerez la Schtroumpfette, le grand Schtroumpf et Gargamel. Ensuite, vous avez le choix de suivre le parcours en apprenant comment les Schtroumpfs furent créés (conception) et en comprenant comment ils vivent (mythologie). Vous mettre à la fois la casquette du dessinateur tout en prenant la loupe de l’ethnologue. Enfin, vous avez l’opportunité de prendre une voie plus réflexive. La Schtroumpf Expérience permet de dépasser les représentations de l’univers enchanté de Peyo en ayant un regard critique sur l’humanité. Cette mise en parallèle du réel avec l’utopie de Pierre Culliford permet de mettre en lumière les 17 objectifs du développement durables dont la liste fut dressée par l’ONU.

Néanmoins, même si tout finit toujours bien au pays des petits êtres bleus, tout n’est pas rose à la Schtroumpf Expérience. En vous rendant au Palais 4, il faut faire un certain nombre de choix. Vu le sublime décorum, si vous souhaitez réellement profiter de l’entièreté de l’exposition, il faut peut-être ne pas venir accompagné d’enfants ou y retourner une deuxième fois. Dans cet endroit féérique, il est pratiquement impossible de canaliser un enfant le temps de deux pistes de l’audio-guide. Pourtant, les trois chemins de lecture de cette exposition sont fort agréables et très complets.

 

 

 

 

Ensuite, il est impératif de bien choisir l’horaire où vous vous présentez à Brussel Expo. Effectivement, aux heures de pointes, l’exposition est engorgée à tel point qu’il vous est quasiment impossible de vivre l’expérience finale du parcours, où, par l’utilisation de lunette de réalité virtuelle, vous est offert l’occasion de vivre pleinement un instant schtroumpfesque. La configuration de l’exposition faisant, la file d’attente pour cette apothéose se trouve à la jonction avec la sortie et le magasin de souvenirs (qui pratique des prix plus que corrects, ce n’est pas toujours le cas).  Enfin, si vous ne voulez point perdre une heure en faisant la queue pour l’unique stand ticket, optez pour l’achat de ticket par internet.

 

 

 

 

À côté de ces quelques points négatifs contournables et qui relèvent plus de circonstances que d’erreurs de réalisation, il existe un problème majeur dommageable qui ne peut être incombé qu’aux organisateurs. Face aux milles artifices du décor et à l’intelligence du contenu de l’exposition proposée, le nombre de figurants est véritablement insuffisant… Même s’ils font correctement leur travail, ils ne sont pas assez face aux flux de visiteurs. Prenez pour exemple une mascotte Schtroumpfette prenant des photos avec les visiteurs pendant un court instant avant de devenir introuvable…

 

 

 

 

Si vous aussi vous avez envie de profiter de cette exposition sur l’univers des Schtroumpfs de Peyo, il vous reste jusqu’au 2 septembre pour vous rendre au Palais 4 de Brussel Expo. Ou, si votre fin d’été est trop chargée, après un mois de pause, l’exposition rouvrira ses portes pour une session de prolongation du 3 octobre au 29 janvier 2019.

 

Alexis Seny

 

 

 

 

 

 

FICHE TECHNIQUE :
Prix : de 3 ans à 11 ans : 11 euros
+ de 12 ans : 17 euros
Pass famille (4 personnes) : 52 euros
Ticket collector : + 4,95 euros par ticket et +10 euros pour le pass familial

Horaire : Ouverture à 10 pour une fermeture à 17h. Dernière entrée à 16h.

Site : https://www.smurfexperience.com/



Publié le 23/08/2018.


Source : Bd-best


 

 

 

Cette journée marque la sortie du film réalisé par Christophe Duthuron  tiré de la bande dessinée  « Les vieux fourneaux » scénarisée par Wilfrid Lupano et illustrée par Paul Cauuet. C’est l’occasion pour les afficionados de la BD de découvrir en chair et en os Pierrot, Mimile et  Antoine, nos trois septuagénaires amis depuis l’enfance. 

 

 

 

 

 

 

Sous fond d’une comédie sociale aux parfums de lutte des classes, c’est aussi le choc des générations qui est évoqué. Une histoire commençant  sur les chapeaux de roues avec la poursuite, dans le sud de la France, d’Antoine (trompé quelques dizaines d’années plus tôt)  démontrant qu'il n'y a pas d'âge pour commettre un crime passionnel. Le choix des acteurs cadre parfaitement avec l’ambiance de l’album et l’ajout d’un personnage non présent dans ce dernier renforce le scénario sans dénaturer l’histoire.

 

 

 

 

 

 

En résumé, un très bon moment à passer en compagnie du trio Pierre Richard, Eddy Mitchell et Roland Giraux, nos trois vieux étant épaulés par la charmante Alice Pol. C’est aussi l’occasion de retrouver Henri Guybet, plus connu pour son rôle de Salomon, interprété aux cotés de Louis de Funès dans  « Les aventures de Rabbi Jacob ». Une comédie liée à notre époque à ne rater sous aucun prétexte.

 

NB: Pour les personnes désirant poursuivre l'aventure des Vieux Fourneaux, quatre albums sont disponibles aux Éditions Dargaud, la sortie du cinquième sera effective en novembre 2018.

 

Date de sortie du film: 22 août 2018.

© Dargaud – Gaumont distribution.

Haubruge Alain.



Publié le 22/08/2018.


Source : Bd-best


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