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Les origines des origines des origines.  XIII 25 - The XIII history

 

 

 

« - Alors, Andy ? Je l’aurai quand, ce papier sur les méthodes de financement du syndicat des armuriers ?

- Vendredi, patron, première heure.

- Je te prends au mot ! Et je te rappelle que, pour moi, « première heure » veut dire sept heures tapantes. Et de ton côté, Danny ? Tu me prépares du lourd à la « sauce Finkelstein » ?

- J’ai un dossier en cours… Je crois que vous n’allez pas être déçu. 

- C’est avec ces vieilleries que tu comptes m’épater ? »

 

 

 

 

 

 

Le patron du New York Daily ne croit pas si bien dire. Les révélations sur lesquelles Danny Finkelstein vient de tomber risquent d’en épater plus d’un. Avec des documents qui remontent à l’époque du Mayflower, le dossier constitué par son frère Ron et par Warren Glass risque de trouver un écho surprenant lié aux origines de l’histoire de l’Amérique. Et comme le pense Danny, les complots à répétition n’existent pas, il n’y a jamais eu qu’un seul grand complot dans ce « putain de pays »…

 

 

 

 

© Sente, Jigounov - Dargaud

 

 

Publié en catimini fin août, cet album de XIII avait tout pour être un coup d’épée dans l’eau, comme si l’éditeur savait qu’il tirait un peu trop sur la corde et que le livre allait faire un flop. Contre toute attente, Yves Sente a écrit un livre mi-roman mi-BD qui se lit avec fluidité et intérêt, même si le style littéraire est assez sec (mais en même temps on n’en demandait pas plus). Commençant par des portraits sur le même type de maquette que dans XIII L’enquête, il s’en détache rapidement pour se transformer en manuel d’histoire objectif, racontant des faits, rien que des faits.

 

 

 

 

© Sente, Jigounov - Dargaud

 

 

De 1282 (tiens donc, XIIIème siècle) à nos jours, en huit dossiers, on redescend l’arbre généalogique de Jason MacLane. Son plus ancien aïeul connu est le chevalier de l’ordre des Templiers Jean de Hame (tiens, ce nom rappelle quelqu’un). Avec ses descendants, on prendra la route pour le Nouveau Monde où sera commis l’assassinat oublié qui bouleversera les fondements de l’Histoire américaine, puis nous suivrons les branches des descendants des passagers du Mayflower, jusqu’à ce que le passé familial rattrape le plus célèbre numéro XIII du monde.

 

Pour Danny Finkelstein, l’étude du dossier ne sera pas de tout repos. L’auteur de « The Kelly Brian Story » va-t-il échapper à ceux qui ne veulent pas que la vérité soit dévoilée au grand jour.

 

Jigounov, dans une sobriété qui fait sa qualité, alterne des planches contemporaines avec des cases d’époques. Les plus beaux dessins sont les illustrations crayonnées des pages de dossiers montrant, encore une fois, que l’encrage a tendance à affadir le graphisme.

 

 

 

 

© Sente, Jigounov - Dargaud

 

 

A l’heure où XIII Mystery s’est terminée, avec cet opus, les éditions Dargaud disposent d’une mine d’or sur laquelle ils pourraient bâtir un nouveau spin off à la manière des Timour de Sirius. En attendant, il ne faudra pas patienter longtemps car le vingt-sixième album de la série mère arrive le 6 novembre prochain : 2132 mètres.

 

 

 

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Laurent Lafourcade

 

 

Série : XIII

 

Tome : 25 - The XIII history

 

Genre : Thriller 

 

Scénario : Sente

 

Dessins & Couleurs : Jigounov

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 14 €

 

ISBN : 9782505068808

 



Publié le 28/09/2019.


Source : Bd-best


À l’heure où l’intolérance gagne du terrain ! Je suis qui ? Je suis quoi ?

 

 

 

 

Jean Michel Billioud fait sa rentrée 2019 avec une double actualité. Ce jour, je souhaite plus particulièrement m’attarder sur « Je suis qui ? Je suis quoi ? », un livre destiné à  un public adolescent.

 

 

 

 

 

 

 

© Jean Michel Billioud – Terkel Risbjerg – Zelda Zong - Casterman

 

 

À travers de nombreux témoignages de personnes parlant de leurs propre identité sexuelle, le livre tente de répondre et surtout de rassurer les adolescents.  

 

 

 

 

© Jean Michel Billioud – Terkel Risbjerg – Zelda Zong - Casterman

 

 

 

Des ados qui sont à un âge où ils sont confrontés à de nombreux changements physiques et émotionnels. Le corps se développe, la sexualité et les premiers sentiments  amoureux font leur apparition.

C’est la période où beaucoup d’entre eux se posent  une multitude de questions :

-          J’aime les filles ?

-          J’aime les garçons ?

-          Je ne sais pas trop ?

-          Mon genre, mon corps ne me convient pas ?

-          Un ami ou une amie vit cela ?

Ce livre répond à la plupart des questions que l’on se pose au début de l’adolescence mais que l’on n’a pas forcément envies de poser aux ami(e)s ou à ses parents. Contrairement à ce que l’on pense, notre identité n’est pas définie par la personne que l’on aime, ni par son genre. « Tu peux être qui tu veux », et cela, personne ne peut l’interdire !

 

 

 

 

 

 

© Jean Michel Billioud – Terkel Risbjerg – Zelda Zong - Casterman

 

En alternance avec les témoignages succèdent des chapitres traitant du consentement de l’individu, des stéréotypes dans les médias, de la situation des LGB dans le monde, des figures historiques (Sappho, Oscar Wilde, Léonard de Vinci, Jodie Foster, Amélie Moresmo, Freddie Mercury), des agressions homophobes, etc. L’ensemble est agrémenté grâce aux diverses illustrations proposées par Terkel Risbjerg et Zelda Zong.

 

En conclusion, un livre à offrir sans hésiter à nos adolescents.

 

NB: À signaler, en fin d’ouvrage, la présence d’un annuaire des associations pouvant répondre aux  diverses questions des ados, mais aussi à qui l’on peut faire appel en cas de besoin.

 

 

Haubruge Alain

 

 

Titre : Je suis qui ? Je suis quoi ?

 

Parution : 2 octobre 2019

 

Genre : Documentaire - Jeunesse

 

Scénario : Jean Michel Billioud – Sophie Nanteuil

 

Dessins : Terkel Risbjerg – Zelda Zonk

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 80

 

Prix : 13,95 €

 

ISBN : 9782203195806



Publié le 26/09/2019.


Source : Bd-best


L’autre fils de Saul, Karoo de Steve Tesich rendu un peu plus phénoménal par Bézian

On vous l’a dit, cette année, les Éditions Delcourt font leur rentrée BD plus littéraire que jamais. Alors que Richard Guérineau est une nouvelle fois entré dans la danse historique de Jean Teulé, c’est au tour de Karoo de trouver preneur, encore une fois avec l’art et la manière, incroyables et émouvantes, avec Frédéric Bézian. Hors d’oeuvre.

 

 

 

 

 

 

 

 

© Bezian chez Delcourt

 

Résumé de l’éditeur: Fumeur invétéré et alcoolique notoire, Saul Karoo aborde la cinquantaine séparé d’une femme qui le méprise et père d’un fils qui aura grandi trop vite pour lui permettre d’établir un véritable dialogue. Script doctor au service d’Hollywood, on le croit cynique et dépourvu de talent. Aussi, quand l’opportunité de réécrire le scénario de sa propre vie se présente, il n’hésite pas un instant…

 

 

 

 

© Bezian chez Delcourt

 

Karoo, écrit par Steve Tesich et publié de manière posthume en 1998, est tout simplement devenu un choc émotionnel et graphique. Même, surtout d’ailleurs, si on ne connaît pas le récit original, on se laisse embarquer par cette histoire touchante et à plusieurs couches.

 

 

 

 

© Bezian chez Delcourt

 

Bon, il faut s’accrocher, accepter de nager, durant les planches qui ouvrent cet album, dans le délire, le vertige du personnage principal. Entre alcool à trop fortes doses et les cigarettes qu’on ne compte plus, entre l’odyssée et les soirées mondaines d’Hollywood. Pas loin du conflit bien à l’est, et de Ceaucescu, dont l’écume parvient, et inquiète, jusqu’au palais du Septième Art.

 

 

 

 

© Bezian chez Delcourt

 

Et du Neuvième.

 

 

 

 

© Bezian chez Delcourt

 

Pourtant, ce n’est pas tant d’art dont il s’agit mais de charcuterie. Saul Karoo a perdu pied dans sa vie privée. Il n’a jamais été à la hauteur de son fils, désormais bien plus grand que lui, qui ne l’écoutera plus. Ou presque. Karoo ne tient que par les excès et son boulot, finalement ingrat, de script doctor. On lui confie les films malades et devant être remontés (phénomène devenu presque une norme pour des tas de blockbusters de nos jours, notamment dans le monde des super-héros).

 

 

 

 

© Bezian chez Delcourt

 

Comme celui, le dernier, d’Arthur Houseman qui a pondu « une merde ». Plus que jamais, Karoo veut tout lâcher et dire à son employeur, producteur, ses quatre vérités… Mais il accepte. Pour mieux constater que ce film se suffit à lui-même, qu’il n’y a rien à retoucher.

 

 

 

 

© Bezian chez Delcourt

 

Pourtant, Saul cherche, et trouve le diable dans les détails, une serveuse de resto au creux de l’image. À peine quelques mots et déjà l’occasion de changer à jamais sa vie et la sienne. Saul en a l’intense pressentiment: cette femme, Leila, est liée à lui. Au rendez-vous des vies brisées, volées, par la force des choses ou à cause de soi-même. Chacun son lot de regrets. Mais Saul va remonter le film pour que Leila en soit la star.

 

 

 

 

© Bezian chez Delcourt

 

Au fil des planches, témoignant d’une maîtrise implacable et capable de faire ressentir tellement les choses qui s’y jouent, Bézian nous entraîne, avec une imagination débordante, dans un voyage à sens unique, dont on ne connaît pourtant pas la destination qui ne sera atteinte qu’a prix de quelques freinages d’urgence et de coups secs de volant.

 

 

 

 

© Bezian chez Delcourt

 

L’auteur réussit, à nouveau, une oeuvre qui ne peut exister qu’en BD: par l’économie des couleurs utilisées pour surligner avec grâce certains moments, la variation des phrases répercutées (littéraires ou en phylactères), par des traits nourrissant le décor ou en faisant table rase pour ne garder à l’écran que le personnage. Rien ne manque et rien n’est superflu. Bezian rajoute de l’audace à l’audace originelle et réussit une prouesse, un uppercut, une euphorie avant le grand malaise. De quoi avoir le sourire aux lèvres puis les larmes aux yeux. Le prix à céder pour cette variation sur la vie et sur l’art, cynique, intense, hors-du-commun. Coup de maître.

 

 

Alexis Seny

 

Titre : Karoo

Récit complet

D’après le livre de Steve Tesich

Scénario, dessin et couleurs : Bézian

Genre: Drame

Éditeur: Delcourt

Nbre de pages: 116

Prix: 23,95€



Publié le 26/09/2019.


Source : Bd-best


Mais qu’aurions-nous fait ?                                                      Spirou : l’espoir malgré tout 2 –Un peu plus loin vers l’horreur

 

 

« - Oh non, Fantasio ! Tu as mangé la dernière tranche de saucisson ! Je voulais la mitonner avec les deux pommes de terre que nous a gentiment données notre concierge !

- Hein ? C’est pas moi. Ce doit être ton écureuil, là…

- Tu ne manques pas de touper ! C’est la deuxième fois que tu accuses Spip ! Depuis quand les écureuils sont-ils carnivores ? »

 

 

 

 

 

 

 

Automne 1940 : Spirou et Fantasio vivent dans une misère noire. Quelques jours auparavant, le groom a réussi à empêcher Fantasio de partir travailler en Allemagne. Les deux amis n’ont plus les moyens de payer le loyer de l’appartement, ni même de quoi se sustenter. En discutant avec le couple d’artistes Félix et Felka, Spirou a un idée de génie : monter un théâtre de marionnettes itinérant. En pleine Seconde Guerre Mondiale, financé par un mécène, le théâtre du Farfadet va ravir les enfants, acteurs innocents d’une barbarie sans nom.

 

 

 

 

© Bravo, Benoit - Dupuis

 

 

En intégrant à sa fiction des éléments authentiques de l’histoire des éditions Dupuis, à savoir ce théâtre itinérant de marionnettes qui a réellement existé, Emile Bravo réalise une mise en abime inattendue. On ne saurait que trop vous conseiller de lire le tome 1 de La véritable histoire de Spirou, pavé passionnant de Christelle et Bertrand Pissavy-Yvernault, ainsi que Le petit théâtre de Spirou d’Al Séverin, avec des textes de Jean Doisy et André Moons, afin d’avoir une vision complète et pour se rendre compte de l’importance qu’a eu ce théâtre pendant le conflit.

 

 

 

 

© Bravo, Benoit - Dupuis

 

 

Par le truchement du personnage de Spirou, Emile Bravo amène le lecteur à se poser la question de savoir ce qu’il aurait fait s’il s’était retrouvé à sa place à ce moment là, préoccupation ô combien difficile à réaliser.

 

 

 

 

© Bravo, Benoit - Dupuis

 

 

En adjoignant au groom une amoureuse en la personne de Kassandra, qui est pourtant physiquement absente de cette partie, Bravo humanise le héros intemporel Spirou. Il lui donne une âme, une sincérité, une sensibilité qui sera mise à très rude épreuve lorsqu’il faudra tenter le tout pour le tout afin de sauver des enfants juifs de la solution finale.

 

 

 

 

© Bravo, Benoit - Dupuis

 

 

Jamais depuis Hergé on n’avait vu une ligne claire d’une si grande qualité. Emile Bravo n’en est plus à un point où il suit une école, mais on peut dire à présent que, au même titre que l’un des pères fondateurs de la bande dessinée, il fait école. Les aplats de couleurs de Fanny Benoit sont d’une sobriété, d’une humilité, d’une classe, qui donnent au récit une sobriété respectueuse.

 

 

 

 

 

 

 

 

Un peu plus loin vers l’horreur est le deuxième mur porteur d’un récit historique qui lui-même fera date dans l’histoire du neuvième art.

 

 

 

Edition limitée Fnac © Bravo, Benoit - Dupuis

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Spirou, l’espoir malgré tout

 

Tome : 2 –Un peu plus loin vers l’enfer

 

Parution : 4 octobre

 

Genre : Aventure historique

 

Scénario & Dessins : Bravo

 

Couleurs : Benoit

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 92

 

Prix : 16,50 €

 

ISBN : 9791034731626

 



Publié le 25/09/2019.


Source : Bd-best


Petit par la taille, immense par les informations. Le fil de l'histoire raconté par Ariane & Nino Le mur de Berlin.

 

« Schabowski lit un projet de décision du conseil des ministres qu'on a placé devant lui : « Les voyages privés vers l'étranger peuvent être autorisés sans présentation de justificatifs — motif du voyage ou lien de famille. Les autorisations seront délivrées sans retard. Une circulaire en ce sens va être bientôt diffusée. Les départements de la police populaire responsables des visas et de l'enregistrement du domicile sont mandatés pour accorder sans délai des autorisations permanentes de voyage, sans que les conditions actuellement en vigueur n'aient à être remplies. Les voyages y compris à durée permanente peuvent se faire à tout poste-frontière avec la RFA. »

Question d'un journaliste italien : « Quand ceci entre-t-il en vigueur ? »

Schabowski, feuilletant ses notes : « Autant que je sache, immédiatement. »»

 

 

 

 

Pour la plupart d’entre nous, le nom de Günter Schabowski n’évoque rien de particulier. Et pourtant, il est à l’origine d’une « bourde » qui va mettre fin à plus de 28 ans de séparation des citoyens Berlinois, provoquant la chute du mur.

Rien de particulier ne laissait présager que cette soirée du 9 novembre 1989 allait entrer dans les livres d’histoire, changeant non seulement le visage de l’Europe, mais modifiant aussi l’ordre mondial en marquant la fin de la guerre froide entraînant la chute du bloc de l’Est.

 

 

 

 

 

© Fabrice Erre – Sylvain Savoia – Dupuis.

 

 

 

À travers ce livre didactique, Fabrice Erre (scénariste) nous donne une leçon d’Histoire. Il évoque le partage effectué par les vainqueurs du nazisme (américains, anglais & français) au détriment des perdants (allemands). L’Allemagne fut divisée en deux et sa capitale subit le même sort (Berlin Ouest en trois secteurs alliés et Berlin Est aux mains des Soviétiques). Isolé en territoire de la RDA, le secteur Ouest de la capitale connut un blocus organisé par Staline, obligeant les alliés à organiser un pont aérien afin de ravitailler les Berlinois de l’Ouest (24 juin 1948 – 12 mai 1949).  De même, la frontière entre les deux pays fut  aussi divisée par un « rideau de fer » composé de barbelés et de miradors rendant celle-ci infranchissable.

En 1961, afin de mettre fin à la fuite des Berlinois de l’Est vers l’Ouest, les autorités Est allemandes débutèrent la construction d’un mur d’une hauteur de 3,5 mètres couvrant une longueur de 43,1 km accompagné d’un  « no man’s land » infranchissable (selon les chiffres, 1135 personnes y ont perdu la vie).

 

 

 

 

 

© Fabrice Erre – Sylvain Savoia – Dupuis.

 

 

À quelques semaines du trentième anniversaire de la chute de ce mur de la honte, les Éditions Dupuis nous proposent de partir à la découverte de l’histoire ayant régi nos trois dernières décennies.

Illustré par Sylvain Savoia, plus particulièrement destiné à la jeune génération n’ayant pas connu ces événements, ce livre est un devoir de mémoire démontrant que la construction de séparation au nom de diverses idéologies politiques se révèle toujours catastrophique pour l’humanité.

 

 

 

 

 

 

 

Haubruge Alain

 

Série : Le fil de l’histoire raconté par Ariane et Nino

 

Titre : Le mur de Berlin Au cœur de la guerre froide

 

Genre : Histoire Jeunesse

 

Scénario : Fabrice Erre

 

Dessins : Sylvain Savoia 

 

Éditeur : Dupuis

 

Collection : Dupuis Jeunesse

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 5,90 €

 

ISBN : 9782390340508



Publié le 25/09/2019.


Source : Bd-best


Sergio Leone par Simsolo et Philan : masterclass reconstituée d’un génie du western qui rêvait d’autres plaines

Il était une fois… le cinéma. Disparu beaucoup trop jeune, n’ayant pas assez tourné au goût de beaucoup, mais l’ayant toujours fait avec le coeur, Sergio Leone nous a légué une filmographie composée de 7 chefs-d’oeuvre qu’on se refile de générations en générations sans qu’ils ne se rayent. Ainsi que 2 co-réalisation. Après Lino Ventura, c’est ce monstre sacré qui se taille la part du lion dans la collection 9 1/2 des Éditions Glénat. Avec, à l’écriture, un vieil ami, Noël Simsolo, et au dessin, noir sur blanc mais envahi par la musique de Morricone, Philan.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Simsolo/Philan chez Glénat

 

Résumé de l’éditeur : Il était une fois une légende du cinéma. Espagne, 1965. Sur le plateau de Et pour quelques dollars de plus, Sergio Leone, qui signe désormais ses films de son vrai nom, s’entretient avec un journaliste pour évoquer son parcours… Fils de l’un des pionniers du cinéma italien, Sergio grandit dans l’Italie fasciste de Mussolini. C’est dans ce contexte trouble qu’il se passionne pour la littérature et le cinéma américains. Au sortir de la guerre, il fait ses premières armes, devenant l’assistant des plus grands réalisateurs de son époque comme Orson Welles ou William Wyler (pour qui il réalise la mythique scène de course de chars dans Ben Hur). Lassé du péplum, il inaugurera malgré tout sa carrière de réalisateur avec Le Colosse de Rhodes : film qui lui permet de se moquer insidieusement des codes d’un genre qu’il dénigre. Mais en déconstruisant ce genre, il lui donne une nouvelle naissance. À l’instar du western, à qui il offrira des années plus tard un nouveau souffle… et quelques-uns de ses plus grands chefs-d’œuvre.

 

 

 

 

© Simsolo/Philan chez Glénat

 

 

 

 

© Simsolo/Philan chez Glénat

 

Souvent, nous connaissons un cinéaste par procuration, au fil des sorties cinéma puis des télé-rediffusions. Et si les films sont à l’image de ceux qui les réalisent, ils ne sont jamais qu’une partie de lumière s’extirpant des ombres et du processus qui mène à réaliser un métrage ou pas.

 

 

 

 

© Simsolo/Philan chez Glénat

 

Sergio Leone, ou Bob Robertson (son alter-ego de péché de jeunesse), a très vite rêvé de s’extirper du monde des westerns. Ce ne fut pas si facile. Il y parvint sur le tard. Bon vivant et puits de science cinématographique, Sergio Leone n’a légué qu’une petite partie de ce qu’il aurait rêvé tourner, de nombreux projets restés sans images (Flash Gordon, même s’il l’avait refusé, le siège de Leningrad).

 

 

 

 

© Simsolo/Philan chez Glénat

 

 

 

 

© Simsolo/Philan chez Glénat

 

C’est à une épopée qui allait changer la face du cinéma et la manière dont on le concevrait des années plus tard (n’est-ce pas Quentin?) que s’intéressent Noël Simsolo (l’ami de toujours, déjà auteur d’un livre d’entretiens et ayant des témoignages de première main de cette époque formidable) et Philan.

 

 

 

 

© Simsolo/Philan chez Glénat

 

Pourtant, en resituant l’action et la vie de Sergio Leone, la société dont il est le fruit, c’est 60-70 planches très laborieuses, dispensables, que livre le duo. On s’ennuie ferme et on ne trouve pas la tension dont le père du western spaghetti était capable. On regarde en coin les cases. Il faut prendre notre mal en patience en espérant qu’un harmonica ou un cri d’hyène vienne nous sortir de notre torpeur.

 

 

 

 

© Simsolo/Philan chez Glénat

 

Et tel un coup tiré par un colt navy, l’ennui est ébranlé et fait place à l’action. Après cette série de planches utiles à bien comprendre comment Leone, tel un colosse de Rhodes, s’est bâti mais mal exécutées, c’est ni plus ni moins qu’une masterclass à laquelle le lecteur assiste. Le maestro et son monde peuplé d’immenses acteurs (Clint, le premier) rien que pour nous. Et une reconstitution troublante dans laquelle Philan excelle.

 

 

 

 

© Simsolo/Philan chez Glénat

 

Le texte aussi est fidèle, ça crépite et ça pépite dans chaque page. Tout sert ce making-of génial d’une oeuvre dont on n’a pas fini de parler, il y a des anecdotes dans chaque recoin, servie par une façon de parler évocatrice. Cette façon de vivre ses films avant même qu’ils ne soient tournés. Et dans les éléments de décor, posé là l’air de rien, il y a ce pont de Manhattan comme garde-fou ou, justement, pour susciter toutes les envies folles.

 

 

 

 

© Simsolo/Philan chez Glénat

 

Sergio Leone devra attendre le temps quasiment d’une vie pour réaliser son rêve Il était une fois en Amérique. Longue durée. Cette vie-là, son film, vaut la peine d’être lu et vu pour apprécier encore un peu plus l’héritage de ce géant du Neuvième Art.

 

Alexis Seny

 

 

Titre : Lino Ventura et l’oeil de verre

Récit complet

Scénario : Noël Simsolo

Dessin : Philan

Noir et blanc

Genre : Biographie

Éditeur : Glénat

Collection : 9 1/2

Nbre de pages : 184

Prix : 22,50€



Publié le 25/09/2019.


Source : Bd-best


Noël au scanner, Pâques au cimetière ! Faut pas prendre les cons pour des gens.

 

 

Qui a eu cette idée saugrenue de virer le graphiste de la rédaction ? Maintenant je me retrouve avec un ours blanc !

 

 

 

 

 

 

 

Inconsciemment, dès les premières pages, on entre dans les meilleurs scénarios que le cinéma français nous a servis, style humour noir et grinçant. Emmanuel Reuzé parvient à captiver son lectorat avec des situations les plus absurdes les unes par rapport aux autres.

 

 

 

 

 

 

L’ensemble des clichés de notre société sont repris, que ce soit du racisme ordinaire (bête et méchant), des mesures politiques tout à fait idiotes, des gens les plus stupides en passant par les-laissés pour comptes par notre mode de vie actuel.

 

 

 

 

© Reuzé – Rouhaud – Fluide Glacial

 

 

Tel ce patient à qui on annonce qu’il n’a plus qu’un mois à vivre et qui essaie de soudoyer son médecin  proposant d’acheter un répit et dont on peut lire sur l’épithète tombale « forte récompense à qui me sortira de là » !

 

 

 

 

© Reuzé – Rouhaud – Fluide Glacial.

 

 

 

 

Reuzé n’épargne rien ni personnes ! On en arrive même à regretter d’arriver à la dernière page de l’album souhaitant, le plus rapidement possible, lire la suite de l’histoire.

 

 

 

 

 

 

Il y a plus de 30 ans, lors d’une émission radiophonique sur Europe 1 ayant eu pour invité principal Jean-Marie le Pen, Pierre Desproges se posait la question : peut-on rire de tout ? « Oui, mais pas avec n’importe qui ! »

 

 

 

 

 

 

Digne des meilleures répliques d’Audiard, cet album satirique est pour moi une échappatoire  face à la stupidité des dirigeants nous entourant.  À se procurer d’extrême urgence.

 

 

Haubruge Alain

 

 

Titre : Faut pas prendre les cons pour des gens

 

One Shot


Scénario, dessin et couleurs : Emmanuel Reuzé- Nicolas Rouhaud

 

Genre: Satire

 

Éditeur: Fluide Glacial

 

Nbre de pages: 60

 

Prix: 12,90€

 

EAN : 9782378780357



Publié le 25/09/2019.


Source : Bd-best


La cité de Cthulhu par Lemercier et Hervoches chez Original Watts  !

Avec le Comics #1 “Prince Dakkar”, paru en mai dernier chez Original Watts, vous avez pu découvrir le premier épisode de notre nouvelle série d’aventure autour de la légende du Capitaine Nemo par Nicolas Hervoches et Gwendal Lemercier.


Original Watts vous propose maintenant de découvrir la Cité de Cthulhu à travers le carnet de bord personnel du Capitaine. Une expédition documentée par les superbes dessins de Gwendal Lemercier, une plongée fantastique au fin fond des mers...


La Cité de Cthulhu est un carnet de voyage de 28 pages au format Comics OW! disponible en 3 versions de couvertures ; Blank Cover, Variant Cover et Limited Edition avec en bonus inédit une photo argentique de l’expédition.


Collection Comics OW!

Dessin : Gwendal Lemercier

Scénario : Nicolas Hervoches

Format : Souple - 17,1 cm X 25,9 cm - 28 pages couleurs

Papier : Qualité offset 115 grammes

Caractéristiques : Carnet de bord du capitaine Nemo sur son excursion dans la Cité de Cthulhu composé de 28 pages de crayonnés, photos, notes... avec 1 photo argentique de l’aventure différente selon les versions. Tirage numéroté et signé, livré sous blister avec certificat d’authenticité.

1. Version Blank Cover – 69 exemplaires - Prix : 30 euros Couverture blanche dédiée aux dédicaces des auteurs. ISBN : 979-10-93063-62-1  EAN : 9791093063621

2. Version Variant Cover – 69 exemplaires - Prix : 18 euros Couverture différente de la version Limited Edition. ISBN : 979-10-93063-63-8  EAN : 9791093063638

3. Version Limited Edition – 250 exemplaires - Prix : 15 euros    Illustration couleurs de la couverture officielle. ISBN : 979-10-93063-64-5  EAN : 9791093063645

 

 

 

 

La collection Comics OW! est un format souple inspiré du format Comics à l’américaine au papier de qualité offset 115 gr. Un format original idéal pour retrouver les épisodes de ses séries préférées accompagnés d’un bonus  inédit.


Chaque tirage est numéroté et signé, livré sous blister avec un certificat d’authenticité.

 

Lien sur le site de l'éditeur : https://www.originalwatts.com/recherche?controller=search&order=product.position.desc&s=CTHULHU



Publié le 24/09/2019.


Source : Bd-best


Dans les méandres du proxénétisme.  Monsieur Jules

 

« - J’ai entendu un grand bruit comme si on cassait des branches. Alors je me suis dit : « C’est des voleurs qu’en veulent à mes tomates! ». Alors j’descends et j’vois mes tuteurs tout pétés et une négresse allongée dedans !!! Vu comment elle était habillée, j’me suis dit que l’mieux, c’était de vous l’amener… Vu que vous… Dans ce style-là… Vous vous y connaissez...

- C’est gentil, De Souza, mais tu sais, en ce moment, j’en ai déjà plein le dos des putes vivantes… Alors les mortes…

- Jules… Elle est blessée… Là !

- Elle a dû se faire ça en tombant sur mes tuteurs.

- Mouais… Si tu veux mon avis… C’est pas tes tuteurs qui ont fait ça... »

 

 

 

 

 

 

1993, région parisienne. Jules est un vieux maquereau à moitié rangé des affaires qui vit avec deux vieilles putes encore aux affaires. Quand le voisin recueille une jeune africaine blessée, c’est tout naturellement qu’il se tourne vers Monsieur Jules. En s’occupant de Tina, l’austère souteneur va se trouver face à tout un réseau de proxénétisme organisé.

 

 

 

 

© Monin, Ducoudray - Bamboo

 

 

Le scénariste des Chiens de Pripyat et de A coucher dehors aborde un sujet rarement exploité en BD. Aurélien Ducoudray nous invite dans le quotidien d’un vieil homme taciturne, un ours sombre qui a encore les épaules pour se battre. Jules a perdu l’amour de sa vie. Depuis, c’est comme si son cœur avait cessé de battre, jusqu’à ce jour fatidique où il endossera le costume d’ange gardien pour sauver Tina. Avec Monsieur Jules, Ducoudray écrit l’histoire d’une métamorphose, celle d’un homme anéanti par une vie de grisaille qui trouve une raison d’avancer.

 

 

 

 

© Monin, Ducoudray - Bamboo

 

 

Après L’envolée sauvage et L’adoption, Arno Monin fait évoluer son trait vers un graphisme crayon pastel sombre. Les scènes ont chacune un ton assez particulier. Des couleurs dominantes marquent les instants, du jaune-noir de la nuit en ville au rouge-sang d’un éblouissant final quasi-muet d’une bonne dizaine de planches.

 

 

 

 

© Monin, Ducoudray - Bamboo

 

 

Monin donne à Jules l’aspect d’un hibou humanisé. Les épaules relevées, les yeux froncés, la moustache tombante semblant former un bec, l’homme a tout de l’oiseau de nuit, jusqu’à sa vie…

 

 

 

 

© Monin, Ducoudray - Bamboo

 

 

Alors que le sujet pouvait sembler « périlleux », les auteurs ne tombent jamais dans la vulgarité et font des tapineuses des personnages attachants, victimes d’une société qui ne leur a pas laissé le choix. En plaçant leur histoire au début des années 90, dans un quartier en pleine reconstruction, Monin et Ducoudray montrent un monde qui amorce une mutation mais dont les antécédents ont des scories dont il est difficile de se débarrasser.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Monsieur Jules

 

Parution : 25 septembre

 

Genre : Thriller urbain

 

Scénario : Ducoudray

 

Dessins & Couleurs: Monin

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand Angle

 

Nombre de pages : 88

 

Prix : 16,90 €

 

ISBN : 9782818967409

 



Publié le 23/09/2019.


Source : Bd-best


Zep (re)met le sexe à la bonne fran… kékette, et pas pour les têtes blondes comme Titeuf

 

 

 

Dix ans après un Happy Sex qui portait décidément bien son nom, Zep récidive, plus multiculturel que jamais et inspiré par les nouvelles (pro)positions que permettent le sexe et le net en 2019. Éloge des corps et des étreintes charnelles mais aussi des couacs et de l’amour foutr…aque. En soixante pages, le papa de Titeuf s’adonne à la tit’teub mais aussi aux autres (et un sticker nous avertit bien que ceci n’est pas exactement pour les enfants).

 

 

 

 

 

Résumé de l’éditeur : 60 planches… 60 moments hauts en couleur de la vie sexuelle d’une savoureuse galerie de personnage en qui chacun(e) pourra se reconnaître ! Avec, en guest stars, les réseaux sociaux, les smartphones et autres objets connectés qui, pour le meilleur et souvent le pire, sont devenus les partenaires incontournables de toute une génération !

 

 

 

 

 

 

 

© Zep chez Delcourt

 

Cet album n’était pas prévu, comme un coup de foutre inattendu, c’est tombé sur Zep sans qu’il s’y attende et l’étincelle était revenue. Une étincelle à peine forcée, le naturel revenant au galop. Cela donne un conglomérat de gags jamais bas de plafond, qui font grincer les lits et grimacer de rires le lecteur. Quitte à lui donner quelques idées. Au club d’échangisme comme chez les fétichistes, chez les futurs parents ou ceux qui veulent tester l’acte comme on le voit à la télé. Mais aussi ceux qui sont séparé par une longue distance mais sont aidés par les nouvelles technologies. Pour peu qu’elles servent à cela.

 

 

 

 

© Zep chez Delcourt

 

 

 

 

© Zep chez Delcourt

 

Zep revient aussi aux fondamentaux, avec légèreté et une poésie euphorique, qui font, avant de regarder sous la ceinture, aimer passionnément les corps, petits ou gros, tirés ou fripés. Se plaçant autant du côté des hommes que des femmes, sans oublier les gender fluids. Tous sans exception (même si quelques pages en plus consacrées à l’homosexualité n’auraient pas été superflues), et ce dès la couverture cachée sous la farde plastique qui enserre cet album pour mieux faire péter les slips et les culottes.

 

 

 

 

© Zep chez Delcourt

 

Dans un album tout public (mais sans les enfants), on n’a sans doute jamais autant vu de zizis sexuels… Mais ce n’est jamais vulgaire, c’est rigolo et c’est beau. Et bon. Bref, ça vaut le coup!

 

 

 

 

© Zep chez Delcourt

 

Oh, tiens, et comme on n’est pas pour le petit coup de rapide, si vous n’avez pas votre dose d’humour nu, il y a aussi le deuxième volume de Mes années les plus hard (pas les miennes, celles de Nicolin) qui retrace son épopée rêvée (ou pas toujours) dans le monde du porno. Je vous avais parlé du premier tome, le deuxième est de la même veine. Et puisque la taille ne compte pas, les décors sont toujours minimalistes mais Nicolin déroule du câble, jouant sur les expressions des sentiments distingués (en bas comme en haut), les poupées poumonnées, le politiquement incorrect et les punchlines qui tuent. Pas de quoi grimper aux rideaux de l’écran noir, c’est un peu réchauffé mais vous savez comment on l’aime.

 

 

 

 

© Nicolin chez Fluide Glacial

 

 

 

 

Série : Happy Sex

Tome : 2

Scénario, dessin et couleurs : Zep

Genre: Érotique, Humour

Éditeur: Delcourt

Collection : Zep Happy Books

Nbre de pages: 60

Prix: 17,50€



Publié le 23/09/2019.


Source : Bd-best


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