En images et en bulles
Flux RSSFlux RSS

1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


Lyrisme, esthétisme et classe.  D.Gray-Man 27 -

 

 « -  Ça ne te fait pas pitié de le voir comme ça ? Cet homme est complétement brisé. Et vous en êtes responsables vous, les Noé. Vous haïssez donc le « pillier » autant que ça ?

J'aurais bien aimé entendre ça il y a sept mille ans ! Mais... Nous avons à jamais perdu notre foyer. »

 

 

 

 

 

 

                Poursuivant sa fuite de la congrégation de l'ombre, Allen ouvre alors l'arche des Noé pour s'y réfugier et y entraine Kanda malgré lui. Nous nous retrouvons alors plongés dans les souvenirs d'Allen qui nous raconte un morceau de son passé en particulier : celui durant lequel il a fait la rencontre de Mana, celui qui est devenu par la suite son père adoptif.

 

A contrario de certains volumes enchainant les combats contre les akumas, nous nous retrouvons ici face à du lore, le contenu de l’histoire, qui permet d’expliquer le puissant lien qui a relié Allen et Mana. L'action bien moins présente nous permet d'apprécier les illustrations. L'arrière-plan aux teintes claires est teinté de neige pour une grande partie ce qui nous laisse le loisir de contempler des personnages détaillés aux émotions complexes.

Ce tome met l'accent sur les émois des personnages au cœur de cet épisode : Allen et Mana, un tome centré sur l'histoire qui nous transporte dans le passé, aux origines d'Allen et de Mana. Il marque le début de la disparition d'Allen tel que nous le connaissons. Les dialogues y sont fluides et nous guident au travers des souvenirs, nous offrant une lecture sans accroc et nous préparant au destin imminent d'Allen ! En bonus, un petit point précision sur nos personnages principaux et leurs innocences !

 

 

 

 

© Hoshino – Glénat

 

 

                Allen est un personnage possédant une innocence de type symbiotique située dans son bras gauche. En raison de son type, son innocence évolue en fonction de lui et de ses émotions. Si au début du manga, seul son bras se transformait, avec le temps et les combats, l'innocence a recouvert tout son corps tel un manteau. Lors d'une forte synchronisation avec Allen, son innocence peut se transformer en une gigantesque épée.

 

                Kanda et Lavi sont des personnages possédant des innocences de type équipement. Kanda possède un sabre qu'il peut activer en effleurant simplement la lame. Son sabre, mugen, possède différents stades d'activation qui nécessitent plus ou moins d'énergie vitale de leur hôte pour augmenter sa puissance d'attaque. L'innocence de Lavi était un maillet dont il pouvait modifier la taille afin d'amplifier son envergure d'attaque. De plus, la principale fonction de ce maillet est de contrôler les divers éléments au grès des combats.

 

                Enfin, Lenalee a hérité des bottes noires tout d'abord lorsque qu'elle a été déterminée comme compatible. Lors d'un combat, elle a perdu son innocence qui s'est détachée d'elle pour la protéger. Elle a choisi de la laisser revenir à elle en dépit de la douleur que cela pourrait lui causer. Son innocence a alors muté en type cristallin et s'est liée à elle par ses chevilles. Le type cristallin, comme un mélange du type équipement et du type symbiotique, possède différents stades d'activation et évolution en fonctions des sentiments de son hôte. Lenalee a récupéré son innocence en la buvant.

 

 

 

 

© Hoshino – Glénat

 

 

                Presque deux ans après le volume précédent, la saga gothique de Katsura Hoshino est enfin de retour. C’est presque la même phrase qui inaugurait la chronique précédente consacrée au vingt-sixième tome à sa sortie en octobre 2019. On ne va pas se le cacher, l’histoire devient très compliquée à suivre parce qu’on ne se rappelle plus de tout. Et reprendre vingt-six tomes, il faut en avoir le temps avec tout ce qui sort…

 

                On le constate, à cause des soucis de santé de Katsura Hoshino, il ne faut plus espérer de D-Gray Man le rythme de parution habituel des mangas. De ce fait, le concept même de la série s’en trouve transformé. On n’attend plus de l’histoire des avancées à grand pas dans l’intrigue, à savoir le combat d’un groupe d’exorcistes contre le clan Noé, groupe démoniaque à la tête duquel se trouve le Comte millénaire, un des plus envoûtants « méchants » jamais créés dans un Manga. On attend de lyriques envolées graphiques d’Hoshino. Et elles y sont.

 

 

 

 

© Hoshino – Glénat

 

 

                L’autrice a choisi de respecter son lectorat et le fait avec grand talent. Il serait quand même temps d’apporter une véritable conclusion à l’histoire qui a débuté en 2004 au Japon et en 2006 en France. La meilleure idée qu’elle aurait serait de mettre ce point final, mais de poursuivre dans l’univers d’Allen Walker avec des volumes hors collection pourquoi pas consacrés à tel ou tel personnage ou bien venant s’intercaler entre des chapitres passés.

 

                Espérons que le tome 28 ne se fera pas autant attendre que celui-ci, mais on a vraiment l’impression de pratiquer la méthode Coué en disant cela.

 

 

 

Marie Charrière & Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : D.Gray-Man

 

Tome : 27 - "Bras-rouge" et Pierrot le clown

 

Genre : Shonen Fantastique

 

Scénario & Dessins : Katsura Hoshino

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 192

 

Prix : 6,90 €

 

ISBN : 9782344047040

 



Publié le 23/09/2021.


Source : Bd-best


La parade des monstres peut commencer !  Side Show 1 - Charly

 

« - Cap ou pas cap ?

- Cap !

- Et toi, Chamber ?

- Cap aussi !

- Whao ! Cool ! Charly Chamber s’est fait greffer une paire de baloches !

- N’importe quoi !

- Arrêtez un peu, tous les deux… On a une expérience à mener ! L’expérience ultime ! Pénétrer dans la maison de la sorcière et se colleter tous les dangers !

- Je croyais que c’était la maison d’un vampire !

- On est pas sûrs... »

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout petit déjà, Charly Chambers fréquentait les lieux mystérieux et diaboliques. Il se rendra compte très vite que « le diable a bouffé des fayots et l’enfer n’est pas étanche ». Seul survivant d’une rencontre avec une espèce de vampire, Charly découvrira quelques années plus tard qu’il possédait un don particulier, un répulsif à toutes sortes de bêtes et créatures maléfiques. Adulte, Charly proposera ses services, tel un exorciste. Aujourd’hui, Charly est mort. Un vieux barbu qui l’a bien connu retrace sa vie à une de ses amies qui l’avait perdu de vue.

 

 

 

 

© Despujol, Corbeyran, Alquier - Soleil

 

 

Corbeyran est un scénariste que l’on ne présente plus. Il peut aborder tous les thèmes, du réalisme au surnaturel, du thriller noir au conte. Il a adapté des romans avec tact, s’effaçant derrière les auteurs d’origine comme La désobéissance d’Andreas Kuppler. Il a signé des séries épatantes, incomparables les unes avec les autres, comme Château Bordeaux ou son chef-d’œuvre Le chant des Stryges. Side Show est dans la filiation de cette dernière tout en ayant ses propres caractéristiques.

 

 

 

 

© Despujol, Corbeyran, Alquier - Soleil

 

 

Avec la relation entre Charly et Rebecca, il prend le contrepied d’Un monde parfait, film dans lequel Kevin Costner, fugitif en cavale parcourt le Texas avec un enfant en otage. Ici, c’est aussi un enfant qui est en otage, mais le danger vient de lui. Rebecca est une Lamie, une entité tueuse qui s’est transformée en fillette et dont les pouvoirs sont gelés par la faculté d’annihilation de Charly. Leur road movie les mènera à un cirque itinérant. La parade des monstres va pouvoir commencer. Mais les apparences peuvent être trompeuses et les monstres les plus dangereux ne sont pas forcément les plus laids.

 

Emmanuel Despujol reste dans l’ambiance semi-fantastique de sa série précédente, Aspic, qu’il signait avec Thierry Gloris et qui vient de s’arrêter. Clairement, Side Show aurait presque pu être un épisode d’Aspic. On y retrouve le côté Freaks, les monstres de diverses sortes et leurs chasseurs.

 

 

 

 

© Despujol, Corbeyran, Alquier - Soleil

 

 

Side Show est annoncé comme un diptyque. C’est de la bonne BD comme on aime, très bien construite et qui permet de passer un vrai moment d’évasion. Avec un personnage fort et original comme Charly, il serait intéressant que ce diptyque ne soit en fait que le pilote d’une série au long cours. Le héros est mort dès la première page. Et alors ? Corbeyran a relevé des défis bien plus compliqués.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Side Show

 

Tome : 1 - Charly

 

Genre : Fantastique

 

Scénario : Corbeyran 

 

Dessins : Emmanuel Despujol

 

Couleurs : Fabien Alquier

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,95 €

 

ISBN : 9782302091634

 



Publié le 23/09/2021.


Source : Bd-best


Interview

 

C'est avec une grande joie que nous avons rencontré Guillaume, le sympathique libraire de la boutique "Cosmic BD" située au 485 Chaussée de Bruxelles à 1410 Waterloo. Cette dernière est spécialisée en Bd, mangas, comics & jeunesse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Propos recueillis par Thierry Ligot


 



Publié le 23/09/2021.


Source : Bd-best


Une histoire française ... Renault, les mains noires

 

 

Qui ne connaît le fameux sigle en losange que nous croisons sur certaines voitures ?

Tout le monde ne répondra « Renault » ! La très connue marque de voiture !

Mais qui en était à l’origine ? Qui est donc ce fondateur génial de voitures ?

Pionnier de l’automobile, ingénieur de génie, inventeur et travailleur infatigable, en une génération, il crée un empire qui fera trembler au plus haut niveau du pouvoir en France.

Ne disait-on pas : « Quand Renault tousse, la France s'enrhume ! »

 

 

 

 

 

 

Héros national durant la 1ère Guerre mondiale, entrepreneur féroce dans l’entre-deux guerre, son image éclate après la 2e Guerre mondiale ! En filigrane de cette vie, la 1ère moitié du XXe siècle, ses bouleversements, ses évolutions sociales et industrielles, ses conflits sociaux mondiaux et idéologiques, … Un monde meurt et un autre s’apprête à naître ! Et debout face aux événements … un visionnaire !

Capitaine d’industrie tout puissant, opposant au Front populaire, Louis Renault s’est, au cours de sa vie, attiré plus de jalousies et d’opposants que n’importe quel autre chef d’entreprise !

Pourquoi ? Comment en est-il arrivé là en un demi-siècle ?

 

 

 

 

 

 

© Lapasset – Benéteau -  Le Lombard

 

 

Poser la question, c’est forcément mettre les pieds dans un sacré sac de nœuds !

Et là, Antoine Lapasset et Benjamin Benéteau en secoue un fameux. Car l’histoire de Louis Renault n’est pas faite uniquement de gloire et de succès. De nombreuses zones d’ombres existent. Afin de réaliser cette biographie au plus près de la vérité, un important travail de fouille a été nécessaire …

Entre vrai et faux, légende et réalité cachée, c’est à une enquête des plus fouillées que s’est attelé Antoine Lapasset. Derrière le losange des voitures se tenait un homme ! Qui était-il ? Sans jugement, ni parti-pris … une réponse où chacun pourra trouver sa vérité …

 

 

 

 

 

 

© Lapasset – Benéteau -  Le Lombard

 

 

Un tel travail de recherche et de recoupement d’informations appelait également un important effort de mise en page. Plusieurs narrateurs traversent cette biographie et au vu de la masse des faits à reprendre, la narration y est obligatoirement très dense, trop dense … Surtout s’il s’agit de tout mettre en un one-shot ! Il y avait largement assez de matière pour 2 tomes ! Et à l’impossible, nul n’est tenu ! La richesse du contenu, du scénario en fait la difficulté du découpage et peut-être la faiblesse de l’album !

 

 

 

 

 

© Lapasset – Benéteau -  Le Lombard

 

 

Benjamin Benéteau, malgré toute sa maîtrise du dessin, a donc parfois chargé les pages au point de s’y perdre entre le peu d’espace laissé par le texte !

A ce dernier, mais également à la couleur, Lapasset avec sa palette sepia-orangé-pâle, ses jeux d’ombres ajoute une touche « souvenir – mémoire » bien dosée au poids de son récit.

 

 

 

 

 

 

© Lapasset – Benéteau -  Le Lombard

 

 

 

Dès lors, si « Renault – Les mains noires » est une remarquable enquête sur qui était Louis Renault, il n’en restera pas moins un peu trop complexe pour certains lecteurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

 

Titre : Renault Les mains noires

 

 

Scénario : Lapasset Antoine

 

 

Dessin : Benéteau Benjamin

 

 

Couleurs : Lapasset Antoine

 

 

Genre : Histoire

 

 

Editeur : Le Lombard

 

 

Nombre de pages : 80

 

 

Prix : 16,80 €

 

 

ISBN : 9782803670031

 

 



Publié le 23/09/2021.


Source : Bd-best


Mystères au château.  Le manoir Sheridan 1 - La porte de Géhenne

 

« - Heureux de voir que vous êtes de retour parmi nous, jeune homme.

- Où suis-je ? Que m’est-il arrivé ?

- Vous êtes à Sheridan’s Mansion, domaine dont je suis propriétaire. Je me nomme Angus Mac Mahon et voici Mickaï, mon majordome C’est à lui que vous devez le fait d’être toujours en vie. Pour le reste, le récit de votre sauvetage peut attendre. Permettez-moi de vous faire préparer un bon repas chaud. J’imagine que vous devez être affamé.

- Combien de temps suis-je resté inconscient ?

- Trois jours…

- Je dois avouer que je désespérais de vous voir reprendre connaissance. Le Docteur du village étant décédé récemment, j’ai dû faire appel aux services du vétérinaire. L’attelle à votre jambe, bien que rudimentaire, fera parfaitement le travail le temps que la fracture guérisse.

- Et le traîneau et son contenu ?

- Disparus dans les abîmes du lac. »

 

 

 

 

 

 

Daniel Letendre est passé avec carriole et chevaux à travers la glace recouvrant un lac. Il venait de voler la caisse d’un magasin général. Le voleur est sauvé par un molosse de deux mètres, majordome dans le sombre et somptueux château d’Angus Mac Mahon. Daniel est hébergé jusqu’à ce qu’il se rétablisse, mais certaines pièces de la bâtisse lui sont interdites, soi-disant parce que les planchers de l’aile ouest sont vermoulus. La curiosité va piquer Daniel au vif. Il va découvrir dans les lieux interdits une jeune femme hagarde, en état de léthargie. Qui est-elle ? Comment s’est-elle retrouvée dans cette situation ? La découverte par Daniel de celle qui s’avèrera être la nièce du propriétaire des lieux ne va pas être du goût de celui-ci.

 

 

 


 © Lamontagne, Ma Yi - Vents d’Ouest

 

 

Jacques Lamontagne endosse ici le costume de scénariste. Le dessinateur de Wild West, comme il l’a déjà fait, écrit pour d’autres. Il propose ici un récit fantastique, une histoire maléfique de passages entre deux mondes où la pression psychologique des personnages les uns envers les autres est très forte. On passe d’un glauque à la American Horror Story à du mystère façon Locke and Key. Lamontagne ne reste pas linéaire, faisant remonter les souvenirs d’enfance de Daniel pour expliquer certains de ses comportements.

 

 

 


 © Lamontagne, Ma Yi - Vents d’Ouest

 

 

Le dessinateur d’origine chinoise Ma Yi n’en est pas à sa première collaboration avec Jacques Lamontagne. Ils ont cosigné la série Yuna. Après deux tomes de Elfes, Ma Yi retrouve son scénariste d’origine pour ce récit s’inscrivant dans la tradition des récits de maisons, si ce n’est hantées, disons mystérieuses. Ma Yi excelle dans cette ambiance flirtant avec le fantastique. Et quand il faut y aller franchement, il n’hésite pas à mettre le paquet comme dans le voyage de Daniel dans le monde parallèle avec une scène faisant passer une attaque de Gremlins pour une réunion de Schtroumpfs. L’auteur propose fréquemment de grandes cases aux décors fouillés, un vrai plaisir pour le lecteur.

 

 


 © Lamontagne, Ma Yi - Vents d’Ouest

 

 

Franchissez les portes du manoir Sheridan, vous pourrez y goûter peut être à la vie éternelle… ou bien inscrire votre nom sur une tombe. Géhenne signifie à la fois enfer et souffrance intolérable. Les deux sont au rendez-vous.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Le manoir Sheridan

 

Tome : 1 - La porte de Géhenne

 

Genre : Fantastique

 

Scénario : Jacques Lamontagne 

 

Dessins & Couleurs : Ma Yi

 

Éditeur : Vents d’Ouest

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782749308418

 



Publié le 22/09/2021.


Source : Bd-best


Deux identités pour une rescapée.  Un avion sans elle

 

« - Docteur Morange, que puis-je pour vous ?

 - Bonjour, Docteur. Je suis Pierre Vitral… C’est à propos du bébé de l’avion… C’est ma petite fille… Avec ma femme, on vient de l’entendre, et… Comment va-t-elle ?

- Elle va très bien, Monsieur Vitral, elle sortira d’ici quelques jours, d’ailleurs son grand-père paternel est auprès d’elle, voulez-vous lui parler ?

- Docteur, vous devez vous tromper, c’est moi son grand-père paternel. Ma petite Emilie n’a pas d’autre grand-père que moi, ma belle-fille était orpheline... » 

 

 

 

 

 

 

 

23 décembre 1980, minuit trente-trois, un airbus s’écrase sur les flancs du Mont Terrible à la frontière franco-suisse. 168 des 169 passagers et membres d’équipage ont péri dans le crash. Ejecté lors de l’accident, un bébé de trois mois est miraculeusement retrouvé. Est-ce la petite fille d’une famille de la haute bourgeoisie française ou bien de vendeurs de frites normands ? La génétique de l’époque n’est pas en mesure de trancher. La justice la confie aux modestes Vitral grâce ou à cause de ses yeux bleus. Les riches Carville ne goûtent guère la décision et engagent Crédule Grand-Duc, un détective privé. Dix-huit ans plus tard, rongé par l’échec de son enquête qui a bouffé sa vie, l’enquêteur s’apprête à mettre fin à ses jours lorsqu’un détail le frappe sur la couverture d’un journal de l’époque et semble lui donner les clefs de l’énigme.

 

 

 

 

 © Duval, Pinheiro, Bussi - Glénat

 

 

Michel Bussi est le roi du polar bien ficelé. Chacun de ses romans bat des records de vente. On ne compte plus ses succès : Nymphéas noirs, Maman a tort, Le temps est assassin, Mourir sur Seine font partie de ses best-sellers, tout comme Un avion sans elle, adapté ici en bande dessinée. C’est le deuxième que transpose Fred Duval après Nymphéas noirs dessiné par Cassegrain et paru chez Dupuis dans la collection Aire Libre. Le scénariste parvient à garder toute la tension et le suspens écrits dans les mots de Bussi. Le mystère monte crescendo, les pistes se brouillent. Lorsque l’on en prend une, on n’arrive jamais à la destination à laquelle on aurait pensé. Le récit prendra des dimensions inattendues, au-delà d’une simple histoire de familles.

 

 

 

 

 © Duval, Pinheiro, Bussi - Glénat

 

 

Le dessinateur Nicolaï Pinheiro ne choisit pas la facilité en travaillant les expressions de chacun des visages, qui en disent long sans jamais vraiment le dire. De l’ambigu Crédule à la dérangeante Malvina, les acteurs vivent la tragédie en avançant avec des sentiments parfois masqués mais des visages traduisant leurs pensées.

 

 

 

 

 © Duval, Pinheiro, Bussi - Glénat

 

 

Emilie ou Lyse-Rose ? Lyse-Rose ou Emilie ? L’une ou l’autre, l’autre ou l’une, pour tout le monde, ce sera Lylie, mais vous pouvez appeler la demoiselle Libellule. Et puis, un album qu’on ne peut pas refermer jusqu’à la dernière page, n’est-ce pas un gage de qualité imparable ?

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Un avion sans elle

 

Genre : Polar

 

Scénario : Fred Duval

 

D’après : Michel Bussi 

 

Dessins & Couleurs : Nicolaï Pinheiro

 

Éditeur : Glénat

 

Nombre de pages : 176

 

Prix : 25 €

 

ISBN : 9782344039373

 



Publié le 22/09/2021.


Source : Bd-best


Un loup génial et un papi fabuleux, ou l’inverse...  Esope le loup 2 – Touti Rikiki Maousse Costo / Papi Génial et sa bulle qui va partout 1 - Le gros robot de  l’espace pas gentil du tout !

 

Vexé de la moquerie d’un ours et d’un sanglier qui le trouvent gringalet et refusent de l’intégrer à une partie de rugby sur la plage, Esope le loup va faire preuve de malice pour leur prouver qu’il est plus fort qu’eux. Quand effectivement, au niveau des muscles, il n’est pas possible de rivaliser, c’est dans les neurones que le loup va aller chercher la force nécessaire. Papi Génial, quant à lui, a inventé une soucoupe qui permet d’aller où l’on veut,  d’une maison à une autre, par exemple pour aller voir ses petits enfants. Son petit Oscar a alors une idée lumineuse : partir dans l’espace à la rencontre du gros robot pas gentil du tout.

 

 

 

 

 


                Le loup Esope est de retour pour un deuxième album. Après un double bras de fer, ou pas, avec un ours et un taureau., Esope va mettre la cerise sur le gigot en apprenant au dépends d’un paon qu’il est plus facile de faire pousser des cerises que des gigots. Liroy installe son loup avec talent et poésie comme fer de lance de la collection Ma première BD des éditions Kennes.

 

 

 

 

© Liroy - Kennes

 

 

                Papi Génial débarque avec une première aventure, ou plutôt, il décolle. Si on met dans sa bulle une image de l’endroit où l’on veut aller ou de la personne que l’on veut rencontrer, et hop, l’engin nous conduit là où il faut. Tony Emeriau est surtout connu pour ses scénarios, en particulier de La bande à Julio dessinée par Mickaël Roux, sur laquelle nous reviendrons très bientôt. En 2021, Emeriau se lance dans cinq nouveaux projets dont un seul en tant que dessinateur et auteur complet, celui-ci : Papi Génial et sa bulle qui va partout. C’est fun et c’est pop. Ça pétille, ça papille, ça met des étoiles dans les yeux des petits et des grands.

 

 

 

 

© Emeriau - Kennes

 

 

                A la différence de Petit Poilu, modèle du genre dans la catégorie des BD sans paroles, Esope et Papi Génial  sont des séries sans texte mais avec bulles, les personnages s’exprimant fréquemment par pictogrammes. C’est ingénieux et intuitif, idéal pour que les jeunes lecteurs non lecteurs se croient déjà dans la cour des grands.

 

 

               

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Esope le loup 

Tome : 2 – Touti Rikiki Maousse Costo

Genre : Humour animalier 

Scénario, Dessins & Couleurs : Liroy

Éditeur : Kennes

Nombre de pages : 32 

Prix : 9,95 €

ISBN : 9782380754100

 

 

 

 

Série : Papi Génial et sa bulle qui va partout  

Tome : 1 - Le gros robot de l’espace pas gentil du tout !

Genre : Aventure spatiale 

Scénario, Dessins & Couleurs : Tony Emeriau

Éditeur : Kennes

Nombre de pages : 32 

Prix : 9,95 €

ISBN : 9782380754117

 

 

 



Publié le 22/09/2021.


Source : Bd-best


Exploration Urbaine ... Villa Pandora  Urbex T.1

 

 

Une nouvelle série BD … cela attire forcément l’attention.

De plus, si elle est signée Clarke au dessin et Vincent Dugomier au scénario, cela attise inévitablement la curiosité.

 

 

 

 

 

 


Le thème ? L’urbex ou pour les non-initiés, l’exploration urbaine ! La visite, non autorisée, de lieux construits et abandonnés par l’homme. Disposant de règles précises comme préserver les lieux, ne pas les saccager, cette activité illicite s’intéresse tout autant aux vieilles maisons qu’à des lieux cachés ou difficile d’accès, aux vieux manoirs, écoles, hôpitaux, usines, entrepôts désaffectés, … Retrouver l’atmosphère du lieu … du temps où il vivait …

Bref, un tourisme de ruine qui peut emmener à bien des surprises … Car qui dit « lieux abandonnés », peut penser à esprits, fantômes, revenants, … ou simplement mémoire de vivants. Que peuvent donc bien raconter ces vieux murs lors de ces explorations ?

 

 

 

 

 

 

© Dugomier – Clarke – Le Lombard

 

Alex et Julie, 2 ados, sont accrocs depuis peu à ces « visites clandestines ». La Villa Pandora, du plus pur style Art Nouveau, les attire … donc pourquoi se priver ? Que risquent-ils puisqu’elle est abandonnée ?

Juste se retrouver face à face avec des gamines, jumelles flippantes et plutôt blafardes ! Seule solution, prendre la fuite … de façon acrobatique et express … surtout pour Alex, surnommé la « moule » à l’école tellement, il est « doué en sport » !

 

 

 

 

 

© Dugomier – Clarke – Le Lombard

 

 

Souci 1 : lors de leurs explorations suivantes, ils « assistent » à des fragments de vie d’un certain Daniel. Qui est-il et pourquoi cela se produit-il ?

Souci 2 : la villa « Pandora » a, en réalité, été détruite 5 ans auparavant ! Pourtant ils l’ont « visitée » en urbex à plusieurs reprises !

Souci 3 : voilà qu’Alex est doté de capacités physiques extraordinaires, mais uniquement pendant ses explorations !

Souci 4 : enfin et avant tout, qui sont ces jumelles ? Pourquoi veulent-elles rencontrer Julie et Alex ?

 

Bref, auraient-ils un pouvoir sur le passé, les morts ou sur certains événements surnaturels ?

Comment et pourquoi ces « pouvoirs » ne se manifestent-ils que lors d’urbex ?

Bien des questions auxquelles Alex et Julie (ou Julie et Alex car eux-mêmes ne savent plus qui raconte réellement ces faits !) font devoir trouver des réponses ou des solutions !

 

 

 

 

 

 

© Dugomier – Clarke – Le Lombard

 

 

Après sa série à succès des « Enfants de la Résistance » (dont nous attendons avec impatience le tome suivant), Vincent Dugomier revient à des thèmes qu’ils affectionnent particulièrement : une dose de fantastique, une de métaphysique, un rien de surnaturel soupoudré éventuellement de quelques miettes de thriller (mais cela resterait à découvrir). Mais cependant en restant dans le monde des ados … de l’école avec le délicat problème, entre les cases, du harcèlement et des moqueries pour les « têtes de turc » !

Psychologie, aventure, paranormal, amitié trouble, liens familiaux, vie privée compliquée, … il faut néanmoins bien s’accrocher au début dans ce premier tome de la série pour y entrer parfaitement. Une densité qui donne aussi parfois le tournis, parfois une sensation de répétition ou au contraire de portes qui s’ouvrent sur de nouvelles questions, de nouvelles pistes d’exploitation. Mais au final, un fil conducteur auquel le lecteur peut aisément s’accrocher pour avancer.

 

 

 

 

 

 

 

En conclusion, un joli mélange qui a dû attirer Clarke. Il fallait en effet un scénario bien ficelé pour l’inviter au dessin alors que depuis quelques années, ce dernier préférait un travail en solo !

Son découpage des planches, le rythme donné à certaines scènes, sous son crayon, ont de quoi rendre le lecteur légèrement mal à l’aise. Une ambiance « bizarre » traverse les planches avec ses plans, ses jeux de noir et d’ombres, ses décors que Stephen King ou Hitchcock ne renieraient pas.

 

Une petite perle dans les bacs de rentrée de nos libraires préférés par un Vincent Dugomier boulimique de scénarios variés et un Clarke inspiré pour des personnages touchants face à des phénomènes qu’ils ne maîtrisent pas … encore !

 

 

 

Thierry Ligot

 

 

 

Série : Urbex

 

 

Titre : Villa Pandora  T.1

 

 

Scénario : Vincent Dugomier

 

 

Dessinateur : Clarke

 

 

Genre : Aventure – Jeunesse

 

 

Editeur : Le Lombard

 

 

Nombre de page : 56

 

 

Prix : 12.45 €

 

 

ISBN : 9782803677009

 



Publié le 22/09/2021.


Source : Bd-best


Inauguration d’une nouvelle fresque Parcours BD Bruxelles

 

 

 

Au début des années 90, la Ville de Bruxelles a mené une lutte ferme contre les grandes affiches publicitaires enlaidissant le centre-ville. Ces affiches, une fois retirées, donnaient à voir des façades délabrées qu’il fallait restaurer.

 

 

 

 

 

 

C’est dans ce contexte qu’a été réalisée la première fresque BD. Il s’agit du personnage Broussaille du Bruxellois Frank Pé dans le quartier Plattesteen. L’initiative était belle : croiser l’art et la rénovation urbaine, et a permis de consacrer dans un premier temps quelques auteurs bruxellois sur les murs de la capitale.

 

 

 

 

 

© Frank Pé - Brousaille - Dupuis

 

 

Au fil des années, le parcours BD s’est développé, des auteurs non-bruxellois mais belges ont collaboré… Et puis, des auteurs étrangers – Hugo Pratt, Zep, Dupuy-Berberian, Uderzo, Mezzo, pour ne citer qu’eux – s’inscrivant dans le vaste héritage de la bande dessinée franco-belge.

 

 

 

 

 

 

© Morris - Lucky Luke - Dargaud

 

 

De Tintin à Spirou en passant par Corto Maltese, Lucky Luke, Yoko Tsuno, Natacha, Astérix… Ce sont aujourd’hui plus de 60 personnages que vous pourrez admirer à Bruxelles.

 

 

 

 

 

 

© Roba -Boule et Bill - Dargaud

 

 

Aujourd’hui, les murs de Bruxelles offrent de nombreux trésors, architecturaux mais également picturaux ... Tous les amateurs de bandes dessinées se promenant dans ses rues, n'hésitent pas à lever leur nez pour admirer les nombreuses fresques à l'honneur de l'une ou l'autre série BD. Mais si tous nos héros n'y sont pas encore présents, l'un des monuments de la BD franco-belge et de la ligne claire va dès ce vendredi 24 septembre rejoindre ce parcours exceptionnel.

 

 

 

 

 

© Vance - XIII - Dargaud

 

 

 

Lequel et où ? Devinez et proposez ? Réponse la semaine prochaine sur Bd Best !

 

 

L’équipe de Bd Best

 



Publié le 22/09/2021.


Source : Bd-best


Un numéro ... quatre couvertures différentes

 

C'est demain que le N° de Spirou hommage à Raoul Cauvin sort dans dans les kiosques. 

 

 

 

Bercovici, Hardy, Lambil et Laudec y ont chacun rendu un dernier hommage à leur vieux complice Raoul Cauvin.


Plusieurs dizaines d’auteurs ont également participé à ce numéro spécial pour un ultime baroud d'honneur au plus célèbre et prolifique des scénaristes du journal Spirou.

Le numéro représentant la couverture dessinée par Lambil s'étant égaré avant d'arriver dans nos bureaux, je profite de vous faire découvrir le cliché proposé par Mr Frédéric Niffle.

 

 

 

 

©  Bercovici - Hardy - Lambil - Laudec - et tous les autres en ultime hommage à Raoul Cauvin - Spirou.

 

Photographie: © Frédéric Niffle

 

 

 

 

L'équipe de Bd Best



Publié le 21/09/2021.


Source : Bd-best


1·2·3·4·5·6·7·8·9·10·11·12·13·14·15·16·17·18·19·20


©BD-Best v3.5 / 2021