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Il y a toujours quelqu’un pour t’apprendre à nager.                                   Les brûlures

 

 

«  - Ils lui ont d’abord donné des cours d’apnée… Puis, comme ça ne suffisait pas, ils sont passés à la leçon de cuisine. Un barbecue Ardor 2500 chauffé à blanc, la pauvre gamine a dû chanter tout un opéra ! Puis, quand ils ont obtenu ce qu’ils voulaient… Pang ! Pang ! Pang ! Elle devait protéger quelque chose auquel elle tenait beaucoup.

- Quelque chose ou … quelqu’un. Putain, Light ! Comment peux-tu bouffer ces saloperies face à un spectacle pareil ?

- Ben quoi ?! Elle est morte. Je suis vivant. Faut bien que je mange ! »

 

 

Le cadavre d’une prostituée est retrouvé calciné dans la piscine d’une villa. L’inspecteur Assane Ndiaye, dit Nutella, vient d’arriver sur la scène de crime. Light, son collègue, lui décrit les faits avec une nonchalance grasse. Ce crime n’en est qu’un parmi d’autres. Toutes des prostituées…  Entre des longueurs de piscine et une enquête complexe, Nutella va se trouver confronté au plus complexe des dilemmes face auquel un policier peut faire face.

 

 

 

 

© Zidrou, Bonneau - Bamboo

 

 

Zidrou perturbe à dessein les codes du polar. Pendant la première partie du récit, on navigue entre les découvertes de corps assassinés et des séquences à la piscine où le « héros » tente de dragouiller une nageuse. Très vite, ces scènes en apparence anodines s’avèrent plus importantes dans la direction vers laquelle le scénariste veut nous amener. Et quand des sentiments vont venir perturber l’éthique de sa profession, l’inspecteur va devoir faire des choix. Ceux-ci seront-ils les bons ?

 

Zidrou renforce son scénario avec des personnages secondaires forts comme Light, moins falot qu’il n’y paraît, ou bien Edith, la vieille dame du bassin.

 

 

 

 

© Zidrou, Bonneau - Bamboo

 

 

Laurent Bonneau n’est pas un simple dessinateur de bande dessinée. C’est un artiste polymorphe. Son site en témoigne. Allez donc jeter un coup d’œil du côté de http://www.laurentbonneau.com/index.html. Vous y découvrirez l’étendue de son travail. Avec Les brûlures, Bonneau utilise plusieurs types de graphismes et diverses techniques de colorisation. Les couleurs se mêlent aux personnages pour les fondre dans les situations dans lesquelles ils se trouvent. Mais là où l’auteur laisse éclabousser son talent, ce sont dans toutes les scènes à la piscine. L’eau est peinte avec toutes ses ondulations et montre les reflets à sa surface.

 

 

 

© Zidrou, Bonneau - Bamboo

 

 

La couverture offre un angle de vue inédit qui fonctionne à merveille et ne peut qu’inciter à ouvrir l’album. Le nageur avance en crawl vu du fond de la piscine. S’il y avait un prix de la meilleure couverture de l’année, celle-ci serait parmi les favoris.

 

Les brûlures est une histoire sombre, un polar noir. Les auteurs en ont fait un récit d’un genre nouveau : le polar bleu.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Les brûlures

 

Genre : Thriller

 

Scénario : Zidrou

 

Dessins & Couleurs : Bonneau

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand angle

 

Nombre de pages : 120

 

Prix : 19,90 €

 

ISBN : 9782818966778

 



Publié le 07/05/2019.


Source : Bd-best


« Les enfants se déguisent dans l’espoir d’abuser leur monde. »                                                    Choc : Les fantômes de Knightgrave III

 

 

«  - Où suis-je ?

- Vous m’auriez déçu si vous n’aviez pas posé cette question. L’important n’étant toutefois pas de savoir « où » nous sommes, mais avec « qui » nous sommes. Etes-vous un homme heureux, inspecteur ?

- Donnez-moi une bonne raison de répondre à vos questions.

- Vous brûlez d’envie de m’en poser.

- Pourquoi me séquestrez-vous ?

- Vous trichez, inspecteur. Ma réponse d’abord.

- Je supposais être un homme raisonnablement heureux, jusqu’à ce qu’une fusée teutone m’anesthésie au trichlorométhane.

- Je vous séquestre car je désire vous faire un cadeau. J’aime prodiguer le bonheur autour de moi. »

 

 

 

 

 

8 septembre 1955. L’inspecteur Fixchusset, de retour des obsèques de son ami Paul Dawson qui vient d’être inhumé à Sevenoaks, a été enlevé par de mystérieux ravisseurs. Qui sont-ils ? Que lui veulent-ils ? Lui apporter du bonheur ?

 

 

 

 

© Maltaite, Colman - Dupuis

 

 

Tous les journaux l’ont annoncé. Monsieur Choc est mort. Lui qui a échappé à tant de guet-apens des forces de l’ordre, à tant de règlements de comptes de malfrats, a terminé noyé dans les eaux troubles d’Istanbul, bêtement, à la suite d’un dérapage de sa voiture lors d’une course poursuite.

 

Fixchusset est très sceptique. La presse a décrit l’habit du cadavre comme de confection. Ce mégalo-narcissique ne pouvait porter que du sur mesure. Et cela sans compter le heaume de la victime, grossièrement façonné. Choc court-il toujours ?

 

 

 

 

© Maltaite, Colman - Dupuis

 

 

Colman alterne son récit entre 1955, époque de la « mort » de Choc, et les années 30 avec l’arrivée dans le Berlin nazi d’Eden et de son ami William, soi-disant Marquis. Des incursions dans l’enfance d’Eden à Londres rappellent l’innocence. Mais ça, c’était avant...

 

 

 

 

© Maltaite, Colman - Dupuis

 

 

Eric Maltaite rend le plus bel hommage qu’il pouvait faire à son père. Dans un graphisme semi-réaliste, il montre le paradoxe du personnage qui, d’un enfant si sensible et attachant, se transforme en monstre sous l’éclat des bombes.

 

Une intégrale en noir et blanc, éditée avec la classe que mérite un personnage comme Choc, montre la splendeur du trait du dessinateur. Noir et blanc comme cette pie mystérieuse et magnifique qui traverse le ciel.

 

 

 

 

© Maltaite, Colman - Dupuis

 

 

Maltaite et Colman signent une biographie tragique. L’histoire de Choc est le destin d’un homme qui rêvait de déterrer des trésors et d’écumer les mers, mais qui s’est égaré sur les sentiers de la perdition. Choc, c’est aussi une histoire d’amour à mort, ou comment deux destins se sont croisés, l’un influençant l’autre dans une frénésie de mégalomanie.

 

 

 

 

© Maltaite, Colman - Dupuis

 

 

Les fantômes de Knightgrave se dissipent dans le feu et dans le sang. Et pourtant, la partie ne fait que commencer. En joignant ce triptyque à Tif et Tondu contre la Main Blanche, les auteurs paraphent une œuvre magistrale.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Choc

 

Tome : Les fantômes de Knightgrave III

 

Genre : Polar

 

Scénario : Colman

 

Dessins : Maltaite

 

Couleurs : Cerise & Maltaite

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 88

 

Prix : 16,50 €

 

ISBN : 9782800168067

 



Publié le 07/05/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4230 -  8 Mai 2019

 

 

 

Spirou : Retour vers l’enfer !

 

 

 


 

 

 

            Après avoir attendu L’espoir malgré tout, c’est Un peu plus loin vers l’enfer que vont se rendre Spirou et Fantasio. Le deuxième volet de la grande saga d’Emile Bravo démarre cette semaine pour plus de trois mois dans le journal. Comme un passage de relais, le Marsupilami tire sa révérence.

 

            Petite nouveauté de ces dernières semaines, L’aventure sur commande revient pour son deuxième épisode. Comme après la première partie, c’est aux lecteurs de décider de l’avenir des héros de Nicoby.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

© Karensac, Pico – Dupuis 

 

 

Histoires à suivre :

 

Aventure sur commande (L’)

Frnck : Cannibales

Marsupilami (Le) : Bienvenido a Bingo !

Six coups

Spirou : Un peu plus loin vers l’enfer

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Agent 212 (L’)

Capitaine Anchois

Dad

Dessous marins

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game Over

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Mamma Mia !

Nelson

Spoirou & Fantasperge

Tash & Trash (La pause-cartoon)

Tout savoir sans forcer (La pause-cartoon)

Willy Woob

 

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Vous êtes mon auteur préféré ! : Cromheecke

En direct du futur : Zorglub

Interview : Bravo

Jeu : Gare à vous Spirou et Fantasio (Antoine & Morin)

Spirou & moi : Timothé Le Boucher

 

 

Supplément abonnés :

Mini-livre : Aubépine : La saga des chevaliers châtaignes

 

 

 

En kiosques et librairies le 8 mai 2019.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 05/05/2019.


Source : Bd-best


Là où ils passent, les gags repoussent.  Le club des huns 1 - Des huns pitoyables

 

 

« - Ce serait bien que tu te trouves une occupation.

- Pfff ! Il a raison Pancrace, il me faut une occupation ! Un projet même ! Mais lequel ?! Déjà, je vais éviter de devenir bûcheron, ça manque d’envergure pour un guerrier comme moi ! Hop ! … La Gaule ! Je vais envahir la Gaule ! … Pancrace ! Pancrace ! J’ai un projet ambitieux ! La Gaule ! Je veux avoir la Gaule !

- Ah ? T’as essayé le gingembre ? »

 

 

 

 

On ne se moque pas impunément d’Attila, sauf si l’on désire goûter au pal !

 

Le Club des Cinq, c’était de la roupie de sansonnet. Le Club des Huns dépasse les bornes : ils sont six ! Attila, nabot colérique, Joe Dalton des steppes, est, tout le monde le sait, le fléau des Dieux. Pancrace est l’intellectuel de la bande, chargé de rédiger la biographie du plus petit des grands maîtres du monde. Bruno, rescapé d’une  terrible bataille contre les Burgondes, réussi l’exploit d’être encore plus petit que son nabot de chef. Très premier degré, il est un peu simplet. Berthold est père de famille. Il va délaisser ses quatre enfants et Bibiche….tous sauf un, Borodin, qui va l’accompagner. Il faut juste qu’il comprenne  qu’il ne peut pas participer aux entraînements. Zsambor est le brutus de la bande. Son cerveau est un maillet. Ses yeux voient des lapins partout. Son but dans la vie : frapper. Il est flanqué d’un « traducteur » qui le dirige dans ses opérations.

 

 

 

 

© Dab’s, Gom - Bamboo

 

 

Après l’hilarante série Tony et Alberto, les très drôles Nino et Rebecca, Dab’s revient avec des personnages terrifiants et sanguinaires. Aux chiottes, Game of thrones ! Les barbares du Club des huns vont vous faire passer pour des enfants de cœur. Enfin…. Ça aurait pu, mais…. Bon… Comment expliquer ?.... On est là pour se marrer et plutôt que de fendre des crânes, on va se fendre la poire.

 

 

 

 

© Dab’s, Gom - Bamboo

 

 

Mais comment Dupuis a pu laisser filer une série comme ça ? Après une prépublication dans Spirou, les guerriers changent de camp pour être publiés en album chez Bamboo, l’éditeur qui monte, qui monte, qui monte, en profitant en toute légitimité d’un créneau quelque peu délaissé par l’éditeur de Marcinelle. L’essentiel est que le lecteur y trouve son compte. Et il est bon le compte.

 

Gags en demi-planches ou en page complète, histoires courtes, Dab’s ne s’impose pas de contraintes et développe ses idées au gré des besoins. On a même droit à un récit de Noël et à une parodie du joueur de flûte de Hamelin, rebaptisé Ham l’Hun.

Dans une dominante jaunâtre type herbe cramée, les couleurs de Gom donnent un ton bien particulier à la série et qui n’appartient qu’à elle.

 

 

 

 

© Dab’s, Gom - Bamboo

 

 

Le but d’Attila et de sa troupe dans la vie est d’envahir la Gaule. Mais avec des barbares comme ça, la contrée peut dormir sur ses deux oreilles. Elle n’est pas prête de les voir débouler.

 

Et qu’on se le dise, Le club des Huns peut aussi se lire … au pieu.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Le club des huns

 

Tome : 1 - Des huns pitoyables

 

Genre : Humour belliqueux

 

Scénario & Dessins : Dab’s

 

Couleurs : Gom

 

Éditeur : Bamboo

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782818966846

 



Publié le 04/05/2019.


Source : Bd-best


Un thème plus que moderne.  Les Schtroumpfs 37- Les Schtroumpfs et la machine à rêver

 

« - Quoi ? Il en manque six ? Ah mais ! Cette histoire commence à me schtroumpfer sur les nerfs ! Et bien sûr, ils ne sont pas au village. Je parie qu’ils sont tous dans les bois !

- Ils arrivent, Grand Schtroumpf !

- On va tout vous expliquer, Grand Schtroumpf !

- On a schtroumpfé un jeu…

- Et on s’amusait tellement que…

- Oui, je sais. Vous n’avez pas vu schtroumpfer le temps ! »

 

 

 

 

 

Mais pourquoi donc des Schtroumpfs manquent-ils régulièrement à l’appel au repas du soir ? Le Grand Schtroumpf est inquiet, mais ils finissent toujours par rentrer. Après une filature, le Schtroumpf à lunettes découvre le pot aux roses. Les fugueurs se retrouvent au cœur d’un arbre creux pour regarder une grande plaque de cristal, les yeux équipés de lunettes spéciales. Mais l’instrument de loisir n’est pas anodin. C’est encore une manigance de Gargamel, aidé par le sorcier Occultus, pour soutirer de l’or aux victimes qui en deviendront addicts.

 

 

 

 

© De Coninck, Diaz, Jost & Culliford - Le Lombard

 

 

 

Qui aurait cru qu’un jour les Schtroumpfs auraient pu traiter du thème si actuel de l’addiction aux écrans ? Sans dévoyer la série, en restant fidèle à ses poncifs, les scénaristes Alain Jost et Thierry Culliford ont réussi l’exploit d’aborder le sujet, à mille lieues de l’univers moyenâgeux. Par le biais des incantations d’un sorcier malfaisant, les Schtroumpfs se trouvent fascinés par une tablette leur faisant vivre leurs rêves les plus fous. Mais les auteurs n’en restent pas là. Les lutins bleus sont rackettés par leur nouveau jouet qui leur réclame des pépites d’or s’ils veulent continuer à l’utiliser. Cela fait furieusement penser à ces jeux en apparence gratuits mais dont les options payantes sont nécessaires pour pouvoir en profiter pleinement. (Non, on n’a pas parlé de Fortnite…) Même le Grand Schtroumpf va se trouver en difficultés.

 

 

 

 

© De Coninck, Diaz, Jost & Culliford - Le Lombard

 

 

Jeroen de Coninck est entré aux studios Peyo en 1991. Il a un paquet de Schtroumpfs au compteur. C’est le quatrième qu’il réalise en duo avec Miguel Diaz après Schtroumpf le héros, Les Schtroumpfs et le demi-génie et Les Schtroumpfs et le dragon du lac. Les deux compères travaillent dans une symbiose parfaite. Autant les Schtroumpfs que Gargamel (ce qui n’a pas été évident pour tous les successeurs) sont d’une maîtrise totale. Si on devait pinailler, le mage Occultus tire plus du graphisme des dessins animés que du pur trait de Peyo. Albine la corneille blanche est elle dans le moule. Qui plus est, elle offre à ce pauvre Azraël un rôle se souffre-douleur dont il se serait bien passé.

 

 

 

 

© De Coninck, Diaz, Jost & Culliford - Le Lombard

 

 

 

Les Schtroumpfs et la machine à rêver joue un double rôle : celui de retrouver avec un plaisir constant des personnages mythiques, et celui de traiter en famille du thème des addictions au numérique.

 

Peyo peut se reposer en paix, la série est en de bonnes mains.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les Schtroumpfs

 

Tome : 37- Les Schtroumpfs et la machine à rêver

 

Genre : Aventure humoristique

 

Scénario : Jost & Culliford

 

Dessins : De Coninck & Diaz

 

Couleurs : Studio Nine Culliford

 

Éditeur : Le Lombard

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782803673131

 

 



Publié le 03/05/2019.


Source : Bd-best


Des frites ! Des frites ! Des frites !  La cantoche 4 - Faut pas gaspiller !

 

 

« - Bienvenue à l’atelier de la cantoche ! Je vais vous enseigner ici les bases de la cuisine. Vous savez déjà ce que vous voulez apprendre à faire ?

- Oui ! Comme vous. Réchauffer les plats surgelés ! »

 

 

 

 

 

Je préfère manger à la cantine,

Avec mes copains et mes copines.

Et même si la viande est dure comme du caoutchouc,

Au moins je suis sûr de rigoler un bon coup.

 

 

 

 

© Nob - BD Kids

 

 

Dans une école, la cantine, ou plutôt la cantoche, c’est un peu l’espace détente. On quitte le stress et la rigidité de la salle de classe. On oublie la maîtresse, sa sévérité et ses exercices. Et on prend une petite bouffée d’air, au grand dam des dames de service... et du chef. C’est parti pour un splendide lancer de purée… Mais après, faut nettoyer ! Par ailleurs, l’échange de desserts permet de négocier un exercice, mais à saveurs équivalentes. Mais que le chef n’oublie pas l’adage suivant : Trop de frites tuent les frites.

 

 

 

 

© Nob - BD Kids

 

 

Quelques pages de vacances font varier les décors. Le jour de la corvée « pommes de terre » à la colo du camp scout, c’est l’occasion d’apprendre ce que l’on peut en faire. La fondue au fromage en classe de neige, ça plombe.

 

Dans le cadre rigide du gag en quatre cases proche du strip, Nob dégaine les gags aussi vite que  les enfants passent avec leurs plateaux pour se faire servir au self. Pas de cadres pour border les images, des couleurs directes dans des bleus verts solaires. Un seul petit reproche, le chef cuistot ressemble trop à Dad. Rajoutez lui des lunettes et vous obtenez le papa d’Ondine et de ses sœurs.

 

 

 

 

© Nob - BD Kids

 

 

Vite, ça sent les frites ! Vite, ça sent le rire !

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : La cantoche

 

Tome : 4 - Faut pas gaspiller !

 

Genre : Humour pédago-culinaire

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Nob

 

Éditeur : BD Kids

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 9,95 €

 

ISBN : 9791036304750

 



Publié le 01/05/2019.


Source : Bd-best


« Découvre qui tu es et tu seras sauvée ! » Brindille 2 - Vers la lumière

 

 

« - Si les chasseurs d’ombres la cherchent, vous savez ce que ça veut dire ? La tribu est condamnée… Elle doit disparaître !

- On est sûr que c’est eux ? Et qu’ils la cherchent ?

- On est sûrs de rien… mais le risque est trop grand ! »

 

 

 

 

 

                 Le vieux sage a écouté les vibrations de la pierre. Il ne faut surtout pas que la jeune fille soit attrapée par ses poursuivants. Ailleurs, Brindille, la proie, se réveille échouée et blessée aux abords d’un lac, au cœur d’une forêt inextricable. Elle ne va pas rester longtemps seule. Elle retrouve le loup, le soigne et panse ses plaies. Mais pour sauver son ange-gardien, il faudra affronter les sirènes. Mais vite, la horde arrive…

 

 

 

 

© Brremaud, Bertolucci – Vents d’Ouest

 

 

Brindille poursuit sa fuite en avant et sa quête d’identité. Une forêt, des animaux, des êtres fantastiques, Brindille a tout du conte. Vers la lumière est le deuxième et dernier chapitre de ce diptyque des bois. Des contes, des contes, des contes, tout le monde en a lu des milliers. Mais le final de celui-ci, jamais au grand jamais, on ne l’a jamais lu.

 

Frédéric Brrémaud rompt le rythme de la première partie. Brindille n’est plus seulement dans une échappée. Elle doit prendre son destin en main, et le mot n’est pas si innocent que ça. Le scénariste surprend tout le monde avec une conclusion inédite, imprévisible, émouvante.

 

 

 

 

© Brremaud, Bertolucci – Vents d’Ouest

 

 

Federico Bertolucci n’a plus rien à prouver dans le décor bucolique de la forêt dangereuse. Lui aussi continue à surprendre en laissant éclater son imagination et son talent dans un kraken surgi des profondeurs réveillé par le sang.

 

 

 

 

© Brremaud, Bertolucci – Vents d’Ouest

 

 

La première partie était magnifique et sauvage, la deuxième est surprenante et poignante. Le diptyque Brindille forme un récit fantastique dans tous les sens du terme, un récit initiatique qui va jusqu’à redéfinir le sens de la vie.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Brindille

 

Tome : 2 - Vers la lumière

 

Genre : Fantastique forestier

 

Scénario : Brrémaud

 

Dessins & Couleurs : Bertolucci

 

Éditeur : Vents d’Ouest

 

Nombre de pages : 96

 

Prix : 17,50 €

 

ISBN : 9782749308449

 



Publié le 30/04/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4228 -  24 Avril 2019

 

 

 

Le démolisseur a des arguments-massues !

 

 


 

 

 

 

Super-Groom est en difficultés ! Alors que celui-ci fait face au démolisseur, Fabien Vehlmann donne des conseils aux lecteurs pour devenir un Super Groom du quotidien sans avoir à bondir de toits en toits avec un masque et un écureuil.

 

Pas de récit complet cette semaine, mais des histoires à suivre en super (c’est le cas de le dire) forme. En particulier, dans Raowl, Tebo nous offre une impressionnante case en double page centrale : un atelier de torture dans les bas-fonds d’un château lugubre.

 

A part ça, les abonnés vont pouvoir se mettre aux boulettes. Un tout nouveau supplément de recettes de cuisine en BD dessiné par Garouste va faire de tous de vrais chefs.

 

 

 

© Garouste – Dupuis 

 

 

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

Histoires à suivre :

 

Frnck : Cannibales

Marsupilami (Le) : Bienvenido a Bingo !

Raowl : La belle et l’affreux

Six coups

Super-Groom : L’effet domino

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Dad

Dessous marins

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game Over

Katz

Macadam Valley (La pause-cartoon)

Mamma Mia !

Millborough (La pause-cartoon)

Nelson

Spoirou & Fantasperge

Tout savoir sans forcer (La pause-cartoon)

Willy Woob

XXIème siècle est parmi nous (Le) (La pause-cartoon)

 

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Vous êtes mon auteur préféré ! : Obion

En direct du futur : Jérôme K.Jérôme Bloche

Interview : Vehlmann

Jeu : Super Groom à la rescousse ! (Waltch)

Spirou & moi : Mathilde Domecq

 

 

Supplément abonnés :

Fiche-cuisine : Les recettes de Nono (Garouste)

 

 

 

En kiosques et librairies le 24 avril 2019.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 



Publié le 20/04/2019.


Source : Bd-best


L’excitation du chasseur.  Brigade Verhoeven 2 - Irène

 

 

           

« - C’est si gore que ça ?

- T’as pas idée…

- Tu avais raison, Jean. C’est du jamais vu... »

 

 

 

 

 

            Courbevoie, avril 2003., Camille Verhoeven, commandant de la brigade criminelle, arrive sur les lieux d’un crime particulièrement sordide. Deux corps de femmes sont éparpillés sur le sol d’un appartement. Une tête est clouée au mur recouverte d’excréments. L’assassin a mis du cœur à l’ouvrage. Très vite, Camille fait le lien avec des crimes issus de romans policiers célèbres. Pendant ce temps, sa femme Irène enceinte de plusieurs mois attend que son chéri ait résolu l’énigme.

 

 

 

 

© Corboz, Bertho, Bouët, Blanchot - Rue de Sèvres

 

 

 

Yannick Corboz dépeint toute l’horreur de scènes de crimes particulièrement insoutenables. Il le fait avec une sobriété qui accentue leurs caractères morbides. Au début, il ne montre pas, mais les réactions des policiers quittant les lieux des meurtres sont suffisamment appuyées pour en décrire la violence. Puis les ombres et les contre-jours vont fournir des angles de vue terribles, jusqu’à un final incroyable.

 

 

 

 

© Corboz, Bertho, Bouët, Blanchot - Rue de Sèvres

 

 

 

Le dessinateur invite Goya dans les scènes de cauchemars réelles. Le peintre espagnol a dit : «  L’imagination, abandonnée par la raison, produit d’impossibles monstres ; lorsqu’elle est unie à elle, elle est la mère des arts et la source de leurs merveilles. » Dans cette histoire, elles ne sont pas unies. L’impossible monstre est bel et bien réel, et assoiffé de sang dans sa folie meurtrière.

 

 

 

 

© Corboz, Bertho, Bouët, Blanchot - Rue de Sèvres

 

 

 

Avec Irène, et après Rosie, Bertho adapte Travail soigné, un deuxième roman de Pierre Lemaître consacré à Camille Verhoeven. Prix Cognac en 2006, c’est en fait le premier livre dont le commissaire chauve de 1m45 est le principal protagoniste. Cet épisode est un hommage appuyé à des as du roman noir : Bret Easton Ellis, Émile Gaboriau, James Ellroy ou encore William McIlvanney. Leurs œuvres font partie de l’intrigue comme une mise en abyme  d’un univers dans un autre semblable.

 

Les collègues de Verhoeven se dévoilent peu à peu. Ainsi, contrairement au premier tome, on peut à présent vraiment parler de Brigade. Ajoutons à cela un journaliste envahissant et une juge d’instruction implacable, et l’enquête est en route.

 

 

 

 

© Corboz, Bertho, Bouët, Blanchot - Rue de Sèvres

 

 

 

Sébastien Bouët et Fabien Blanchot font une mise en couleurs polar lumineux. Le rouge et le bleu tirent tous deux vers le noir rajoutant de la tension au drame.

 

Irène enfonce les codes du polar noir jusqu’à un point de non retour. On ne peut en dire plus sans trop en dévoiler, mais la conclusion du récit imprévisible et inhabituelle surprendra plus d’un lecteur.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Brigade Verhoeven

 

Titre : 2 - Irène

 

Genre : Polar

 

Scénario : Bertho

 

Adapté de : Pierre Lemaître

 

Dessins : Corboz

 

Couleurs : Bouët & Blanchot

 

Éditeur : Rue de Sèvres

 

Nombre de pages : 72

 

Prix : 16 €

 

ISBN : 9782369813880

 



Publié le 20/04/2019.


Source : Bd-best


Contemplatif et envoûtant, un coup de foudre pour le ciel.  Blue Thermal 1 & 2

 

 

« - C’est elle dont tu nous parlais, Jun ? Elle s’en sort pas si mal ! De quoi elle est faite ? Elle vient de courir 10 km comme si de rien n’était !

- Tsurutama ! A ton tour d’embarquer ! Je serai à tes côtés !

- Hein ?! Vo… Vo… Voler ?!

- Daisuke ! Prépare le ballast en fonction de son poids !

- Hein ?! Vous comptez vraiment voler avec elle ?! Pour quelle raison ?! Inutile de l’emmener avec vous !

- Elle a beau être la bonne à tout faire, c’est un membre officiel de notre club. »

 

 

 

 

 

Jun Kuramochi est capitaine du club d’aéronautique de l’université Aonagi, fondé il y a soixante-dix ans. Daisuke Sorachi en fait partie. Tamaki Tsurutama, elle, est en première année de littérature. Lors d’un match de tennis, elle a malencontreusement envoyé sa balle sur un planeur. La facture est lourde : il y en a pour deux millions de yens de réparation. Les membres du club de planeurs lui ont alors proposé de travailler pour eux afin d’éponger sa dette. Tamaki va découvrir l’envers du décor, la passion pour un sport original et spirituel, ainsi que l’esprit des compétitions entre universités, ce qui va la mettre face à sa demi-sœur et faire renaître des rivalités de l’enfance. La victoire en championnat permettrait à l’apprentie planeuse d’éponger largement son dû.

 

 

 

 

© Kana Ozawa 2015 / SHINCHOSHA PUBLISHING CO

 

 

Kana Ozawa, dans un graphisme d’un classicisme impeccable, emprunte les courants aériens pour entraîner le lecteur dans un voyage immersif au milieu des nuages.

 

 

 

 

© Kana Ozawa 2015 / SHINCHOSHA PUBLISHING CO

 

 

Dans une pédagogie fluide et naturelle, on apprend le fonctionnement d’un monde méconnu. On découvre ainsi que pour décoller, un planeur est relié à un câble de 1,5 km. Le treuil va enrouler le câble et permettre au planeur d’accélérer pour atteindre une vitesse d’environ 100 km/h. La portance fait le reste et le câble se détache une fois dans les airs.

 

 

 

 

© Kana Ozawa 2015 / SHINCHOSHA PUBLISHING CO

 

 

Blue Thermal est classé dans la catégorie Shojo. Or, hormis une bluette secondaire justifiant cette catégorisation, l’argument de la série est ailleurs, plus universel. Alors qu’on ne s’y attend pas, on se trouve embarqué malgré soi dans le bleu du ciel. On voudrait ne jamais atterrir et profiter. On entendrait presque le son du gonflement des nuages. On est dans un livre, mais il y a du vent. C’est en noir et blanc, mais il y a du bleu.

 

 

 

 

© Kana Ozawa 2015 / SHINCHOSHA PUBLISHING CO

 

 

Blue Thermal a quelque chose d’incompréhensiblement magique.

 

 

 

 

© Kana Ozawa 2015 / SHINCHOSHA PUBLISHING CO

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Blue Thermal

 

Tomes : 1 & 2

 

Genre : Aviation

 

Scénario & Dessins :  Kana Ozawa

 

Éditeur : Komikku

 

Nombre de pages : 224

 

Prix : 7,99 €

 

ISBN : 9782372874311 &  9782372874328

 



Publié le 19/04/2019.


Source : Bd-best


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