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Spirou 4339 -  9 Juin 2021

 

 

Le ministère secret revient !

 

 

 

 

 

 

 

             Affaire d’Etat ! Hollande, Sarkozy et Mathieu Sapin sont de retour ! Ce dernier nous dit tout dans une interview confidentielle, à ses risques et périls, mais la conversation a été enregistrée sur un serveur central sécurisé. De leur côté, les détectives Marc et Pep sont comme des poissons dans l’eau à Plougazou.

 

            Les abonnés joueront à Just One, jeu de société consistant à découvrir des mots, avec des cartes spéciales aux noms de héros du journal.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

 

 

© Feroumont - Dupuis

 

 

Histoires à suivre :

 

Ministère secret (Le) : Trembler en France !

Sœurs Grémillet (Les) : Les amours de Cassiopée

Tuniques bleues (Les) : Où est donc Arabesque ?

 

 

Récit complet :

 

Marc & Pep : Comme un poisson dans l’eau

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Capitaine Anchois

Comme des bêtes

Crapule (La pause-cartoon)

Croquidou

Dad

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Edito (L’)

Elliot au collège

Femmes en blanc (Les)

Fifiches du professeur (Les) (La pause-cartoon)

Game over

Kid Paddle

Minions (Les)

Nelson

Passe-moi l’ciel !

Spoirou & Fantasperge (Marges de Sti)

Strip dont vous êtes la star (Le)

Tash & Trash (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin des lecteurs (Le) : Erre

En direct du futur : L’avenir de Louca (Dequier)

Jeux : Opération Détox Infox (Caritte)

Interview : Mathieu Sapin Confidentiel

Spirou & moi : Dutreix

 

 

Supplément abonnés :

Mini-récit : Le Royaume – Les tartes d’Anne

 

 

En kiosques et librairies le 9 juin 2021.

2,70 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 



Publié le 12/06/2021.


Source : Bd-best


Papaoutai.  Le garçon au visage disparu

 

« - C’est arrivé comment ?

-   Ce matin.

-   Oui, d’accord, mais comment ?

-   Ce matin, comme ça. Le lendemain de son anniversaire, vous comprenez.

-   Donc ce matin Jérémy ne s’est pas levé.

-   Je suis entrée dans sa chambre et c’est là que je me suis aperçue que ça n’allait pas. Son visage n’était plus là.

-   Son visage avait disparu ?

-   Oui ! »

 

 

 

 

 

 

 

                Jérémy n’a plus de bouche. Il ne peut plus parler. Jérémy n’a plus d’oreille. Il ne peut plus entendre. Jérémy n’a plus de nez. Il ne peut plus sentir. Jérémy n’a plus d’yeux. Il ne peut plus voir. L’ado ne veut plus sortir de sa chambre. Sa mère fait appel à un psychiatre, à un curé,… Maladie ? Malédiction ? Quelqu’un pourra-t-il faire quelque chose pour lui ? Son papa est absent. Il travaille dans l’humanitaire en Afrique dans des camps de réfugiés. La maman de Jérémy est désemparée face à une telle situation hors du commun.

 

 

 

 

© Tremblay, Lecrenier - Kennes

 

 

                Pierre Lecrenier adapte la pièce de théâtre éponyme créée à Montréal en 2016 par le Théâtre Le Clou dans une mise en scène de Benoît Vermeulen. L’exercice est complexe. Il s’en sort avec originalité en alternant les scènes avec la maman qui met tout en œuvre pour aider son fils avec celles, en flash-backs, de Jérémy qui permettent de comprendre comment le jeune homme a pu en arriver là. Faisant appel à nos peurs d’enfants, à nos craintes de la perte des êtres chers, le personnage de la SDF à qui Jérémy donne une pomme rappelle une certaine Reine et fait écho à un argument de départ de Blanche-Neige et les sept nains.

 

 

 

 

© Tremblay, Lecrenier - Kennes

 

 

                Le trait de Pierre Lecrenier est cousin de celui de Valérie Vernay dont la trilogie Rose vient d’être rééditée en intégrale chez Dupuis. L’ambiance crayons sied parfaitement à ces histoires qui flirtent avec le fantastique, laissant le lecteur dans un doute entre imagination ou réalité fantastique. Lecrenier chapitre l’album avec des doubles pages de décors à fonds perdus, scandant les actions. Dans un final poignant que l’auteur dessine avec magie, les pièces disséminées tout au long du récit s’imbriquent pour montrer la puissance psychologique du récit.

 

 

 

 

© Tremblay, Lecrenier - Kennes

 

 

                Il est impossible d’en dire plus sous peine de gâcher les surprises de la lecture. Les éditions Kennes accompagnent les enseignants voulant l’exploiter en classe avec un dossier pédagogique accessible par un QR code en fin d’album.

 

                Rares sont les histoires qui dégagent autant d’émotion. Il est impossible d’en deviner l’issue et pourtant le tout se conclue dans une logique qui fait monter les larmes.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Le garçon au visage disparu 

 

Genre : Drame psychologique 

 

Récit de : Larry Tremblay

 

Dessins & Couleurs : Pierre Lecrenier

 

Éditeur : Kennes

 

Nombre de pages : 96

 

Prix :  15 €

 

ISBN : 9782380753233

 



Publié le 07/06/2021.


Source : Bd-best


Une histoire ressuscitée.  Marcel Pagnol – La prière aux étoiles 1ère partie

 

« - Il n’est pas bon d’épouser sa maîtresse, voilà tout !

-   L’oncle Emile a pourtant épousé la sienne, et c’est depuis vingt ans la meilleure des femmes.

-   Ce n’était pas une actrice de cinéma !

-   Pourrons-nous cacher à la famille cette période de sa vie ?

-   Florence n’a fait que quatre films et n’a jamais joué sous son véritable nom : il m’est possible de les racheter et de les détruire…

-   Es-tu sûr qu’elle renoncera sans regrets à son métier de comédienne ?

-   Sans regrets, non… Mais je sais qu’elle me fera ce sacrifice. »

 

 

 

 

 

 

 

                Aimée par Dominique, un homme richissime pour qui elle n’a pas de sentiments, Florence ne rêve que de cinéma. Alors, sur les balcons comme partout ailleurs, elle fait une prière aux étoiles. Elle qui n’est qu’une fille perdue attend l’homme de qui chaque gifle serait un cadeau. Elle ne s’en cache pas de Dominique qui ne comprends pas ce qu’il manque à son amante. « L’unique et noble richesse, ce n’est pas l’amour qu’on inspire, c’est celui qu’on a dans le cœur… ». Le désir d’aimer étouffe Florence. C’est à la foire du Trône que la rencontre inespérée va se produire quand son chapeau va s’envoler pour atterrir dans les mains de Pierre, musicien qui attendait sa muse.

 

 

 

 

© Scotto, Stoffel, Galland, Guillé - Bamboo

 

 

                Iñaki Holgado se fond dans l’ambiance graphique de la collection dont tous les dessinateurs se retrouvent dans des traits réalistes cousins. Il met de la mélancolie dans les yeux de Florence et de la détermination et une certaine incompréhension dans ceux de Dominique. Entre eux, ceux de Pierre reflètent l’espoir d’amour qu’il y a en lui. Toute l’histoire de La prière aux étoiles passe par ces regards, et ça, Holgado le retranscrit à merveille, aidé en cela par le storyboard de Marko.

                Avec ses couleurs chaudes, Sébastien Bouet apporte en ville les tons de la Provence. Aussi incroyable que cela puisse paraître, la garrigue quitte la nature pour la civilisation.

 

 

 

 

© Scotto, Stoffel, Galland, Guillé - Bamboo

 

 

Sous l’égide des scénaristes Serge Scotto et Eric Stoffel, les éditions Bamboo poursuivent leur intégrale en bande dessinée de l’œuvre de Marcel Pagnol. C’est un titre un peu à part que cette prière aux étoiles. Et pour cause, contrairement aux autres qui ont été des romans et, pour bon nombre d’entre eux des films, cette histoire aurait dû être un film. Le tournage a commencé au début des années 40, mais refusant de collaborer avec les allemands pour la gloire de leur société de production cinématographique la Continental-Films, Pagnol a détruit les pellicules de son œuvre qui aurait dû devenir une trilogie avec Josette Day, Pierre Blanchar, Julien Carette, Pauline Carton et Fernand Charpin, des noms qui résonnent chez les cinéphiles. Eric Stoffel raconte cette aventure inachevée dans la postface accompagnée de photos du tournage. On y apprend que quelques minutes du film ont été retrouvées.  Ça pourrait faire un joli bonus pour la deuxième partie de l’histoire ou pour une future édition intégrale.

 

 

 

 

© Scotto, Stoffel, Galland, Guillé - Bamboo

 

 

                Plus qu’une prière aux étoiles, c’est une adjuration qu’on leur fait pour qu’elles permettent à cette histoire prenne la place qui lui est due dans l’œuvre magnifique et quelque part magique de Marcel Pagnol.

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Marcel Pagnol 

 

Titre : La prière aux étoiles 1ère partie

 

Genre : Drame psychologique 

 

Scénario : Serge Scotto & Eric Stoffel 

 

Dessins : Iñaki Holgado

 

Storyboard : Marko 

 

Couleurs : Sébastien Bouet 

 

Éditeur : Bamboo

 

Collection : Grand Angle

 

Nombre de pages : 72

 

Prix : 16,90 €

 

ISBN : 9782818976241

 



Publié le 07/06/2021.


Source : Bd-best


« Les pommes, c’est trop bon ! »  Death Note – Short stories

 

« - Et si le Death Note que gardait Light avait été remplacé par un cahier ordinaire ? Dans ce cas, Near aurait commis une grosse erreur en le brûlant sans avoir vérifié que c’était bien le vrai !

-   Pour l’instant, rien ne prouve qu’un Death Note a été utilisé en supposant que ce soit le cas, il pourrait s’agir d’un nouveau cahier introduit dans notre monde par un dieu de la mort.

-   Désolé, mais moi, j’ai encore du mal à croire à toutes ces histoires de Death Note, de dieu de la mort… »

 

 

 

 

 

 

 

Yamamoto est sceptique. Pourtant, les faits sont là. Trois ans après la mort de Kira, quelqu’un tue les gens de la même manière. Mais ne serait-ce pas un ersatz ? un « cheap » Kira ? un Kira de mauvaise qualité si on peut appeler ça comme ça ? C’est en tous cas l’avis de Near. Ceci est l’histoire qui ouvre ce recueil d’histoires courtes de Death Note, parues entre 2008 et 2020.

 

 

 

 

© 2003 by Tsugumi Ohba, Takeshi Obata

 

 

Dans L’histoire de A Kira, Ryuk propose le Death Note a un jeune homme qui refuse de l’utiliser et le met en vente. Les plus grandes puissances internationales se battent pour l’acquérir. Ce récit montre les travers et l’opportunisme de l’âme humaine car, sous-couvert d’histoires de morts, Death Note est une série sur les relations humaines. On passera rapidement sur les gags et les deux très courtes histoires autour de L pour terminer sur l’aventure de Tarô Kagami, récit sur le harcèlement scolaire.

 

 

 

 

© 2003 by Tsugumi Ohba, Takeshi Obata

 

 

Death Note est une série mythique du début des années 2000. Si certains l’ignorent encore, le Death Note est un cahier maléfique. Lorsque son possesseur écrit un nom dessus la personne meurt. On peut même y préciser les causes de la mort, si on veut, sinon la victime meurt d’une crise cardiaque. Le problème pour le possesseur du cahier, c’est que l’on ne peut pas s’en débarrasser n’importe comment. Si tant est qu’on peut le concevoir comme ça, c’est un cadeau…empoisonné. Le manga a eu le respect du lecteur de se clore au douzième volume. C’est d’ailleurs peut-être en partie pour cela qu’il est culte. Un treizième tome décrivait les personnages et contenait quelques bonus. Ce nouveau tour de piste propose quelques histoires courtes indépendantes qui raviront les nostalgiques de la série et ne les décevront pas. Voir surgir Ryuk du plancher ou le regarder posé sur la balustrade d’un balcon fait son petit effet.

 

 

 

 

© 2003 by Tsugumi Ohba, Takeshi Obata

 

 

Tsugumi Oba et Takeshi Obata jouent avec la mort comme pour mieux l’exorciser. Explorant à l’occasion les tréfonds de l’âme humaine, ils signent une série bien plus profonde qu’il n’y paraît. Décidément, d’Eve à Ryuk, la pomme reste un fruit…à croquer.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Death Note

 

Tome : Short stories 

 

Genre : Thriller 

 

Scénario : Tsugumi Ohba

 

Dessins : Takeshi Obata 

 

Éditeur : Kana

 

Collection : Dark Kana

 

Nombre de pages : 226 

 

Prix : 6,85 €

 

ISBN : 9782505111535

 



Publié le 06/06/2021.


Source : Bd-best


Jurassic Fantasy.  Aventurosaure 2 – L’héritage de Cory

 

« - Patchy… Rex… Gogo… Cela fait maintenant un certain temps que le ckan Ninjaptor vous a accueillis dans son repaire sacré. Vous avez démontré une grande persévérance lors de votre apprentissage des arts du combat. Ce n’est pas un hasard si nous vous avons trouvés dans le canyon Pikkara. Je crois que c’était la volonté de Dactyle que je vous rencontre, vous protège et vous aide dans votre quête…

-   Maître Cira, vous… Vous connaissez Dactyle ?!

-   Disons que c’est… un vieil ami… d’une autre époque. Cela dit, je crois qu’il est temps pour vous de poursuivre votre voyage et de partir à la recherche de votre mère, Rex. »

 

 

 

 

 

 

 

Patchy, Rex et Gogo ont terminé leur initiation dans le clan Ninjaptor. Il est temps pour eux de repartir à la recherche de la mère de Rex. Ils ne poursuivront pas le voyage seuls. La jeune Cory, Ninja adoptée, va les accompagner. Pendant ce temps, au cœur de la forêt Paléo, les habitants de Crétincia, le village de Rex, qui ont réussi à s’enfuir de l’embrasement de leur cité, se sont réfugiés dans le grand Abryséos, arbre creux gigantesque.

 

 

 

 

© Paré-Sorel – Presses aventures

 

 

On retrouve Rex et ses compagnons pour la deuxième partie de leurs aventures. Rex est à la recherche de sa mère. Les secrets de son passé le motivent à accomplir sa quête. Bien que doté d’une certaine force physique, Gogo est froussard. Patchy, quant à elle, a un côté plus intellectuel. Elle a la tête sur les épaules. Le trio de dinosaures médiévaux voyage dans un monde dangereux où l’ennemi est au détour de chaque chemin.

 

 

 

 

© Paré-Sorel – Presses aventures

 

 

Avec Aventurosaure, le québécois Julien Paré-Sorel réunit ses passions pour les mondes fantastiques médiévaux et les dinosaures. Le grand royaume de Mézoïk est conçu comme un univers de jeu de rôles. Une carte permet de repérer les différents endroits traversés par nos héros. Les héros attachants ont des personnalités diverses, avec chacun leurs qualités, permettant aux jeunes lecteurs de s’attacher à l’un ou à l’autre. Les méchants sont de ceux dont on aime avoir peur. Ils sont effrayants, mais on est des héros, que diable ! Le titre Aventurosaure n’est pas anodin. La série est une lecture idéale pour les enfants qui veulent partir à l’aventure dans un monde qui leur permettra de développer leur imaginaire.

Les couleurs de Julien Paré-Sorel oscillent entre le chaud et le froid de façon assez tranchée. Délimitées par un encrage épais, elles aident à la lisibilité et accompagnent le chemin des personnages.

 

 

 

 

© Paré-Sorel – Presses aventures

 

 

Le seul reproche que l’on peut faire aux albums d’Aventurosaure, c’est qu’ils se lisent trop vite. Mais peut-être est-ce parce qu’on est tellement pris dans l’action que ça se lit d’une traite.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=DHqGu_ZPyPU

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=_e1t7i2tT2Y

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Aventurosaure

 

Tome : 2 – L’héritage de Cory

 

Genre : Jurassic Fantasy 

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Julien Paré-Sorel 

 

Éditeur : Presses aventure

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 11,90 €

 

ISBN : 9782897515751

 



Publié le 05/06/2021.


Source : Bd-best


On peut faire une histoire des rêves.  Mon album Platini – Génération Séville 1982

 

« - Pourquoi raconter encore cette histoire ? Ça fait plus de trente ans qu’on me dit que je n’aurais jamais dû exprimer ma joie ce jour-là. Ceux qui me reprochent cette joie n’ont jamais marqué un but de leur vie. Vous trouvez que je n’ai pas assez de problèmes ? Avoir été le meilleur joueur de football du monde… et finir sa carrière avec une réputation de malfaiteur. Et vous, vous êtes devenu quoi, depuis cet accident de voiture ?

-   Moi ? Je suis historien.

-   Vous voulez faire l’histoire du drame du Heysel ?

-   Pas exactement. »

 

 

 

 

 

 

 

                Sylvain Venayre a toujours été passionné de football. S’il s’imagine discuter avec Michel Platini dans les décombres de la catastrophe du stade du Heysel en Belgique où une bousculade dans les tribunes a fait trente-neuf morts, ce n’est pas pour raconter cet événement tragique. Trois jours après ce drame auquel Sylvain a assisté à la télévision à 15 ans, il se réveille à l’hôpital après avoir été renversé par une voiture. Il pense être un survivant des supporters. Aujourd’hui, trente-six ans plus tard, l’auteur revient sur son amour pour le ballon rond et son admiration pour l’un des plus grands joueurs de l’Histoire : Michel Platini.

 

 

 

 

 © Venayre, Christopher, Mathilda - Delcourt

 

 

                Intégré à la collection Coup de tête, dirigée par Kris et consacrée aux sports, Mon album Platini est une histoire d’amour. La couverture synthétise à elle seule l’objectif des auteurs. Sur la pelouse d’un stade, avant le départ d’un match, les joueurs sont alignés comme à la parade. Un enfant passe devant eux. Ces joueurs ne sont pas comme les autres. Ce sont les acteurs de l’album : Michel Platini, bien sûr, le scénariste Sylvain Venayre, Thierry Roland, mythique commentateur, ainsi que Sigmund Freud. Ce n’est pas anodin. Venayre psychanalyse son rapport au football. L’enfant qui passe devant eux, c’est lui enfant, en tenue de joueur de club de quartier, tenant dans ses mains un album Panini, recueil d’autocollants avec les têtes de tous les footballeurs stars de la génération Séville 82, sous-titre de l’album.

 

 

 

 

 © Venayre, Christopher, Mathilda - Delcourt

 

 

                Le 8 juillet 1982, l’équipe de France chute en finale de la coupe du monde de football face à l’Allemagne. L’événement a marqué la génération de Sylvain Venayre qui, à douze ans à l’époque, était bouche bée devant ses héros, collait leurs photos dans son album d’images, jouait au jeu de société Buteur et regardait le dessin animé Onze pour une coupe, avec Naranjito, mascotte de la compétition. « Pour faire une génération, il faut quelque chose en plus. » disait le grand historien Marc Bloch. Cette « empreinte » est racontée dans ce livre.

 

                Au dessin, Christopher s’attache à dépeindre les sentiments qui sont derrière son trait. Derrière les regards et les visages parfois rigides des acteurs de l’époque, on entre dans leurs esprits pour avoir leurs ressentis. Les actions de foot sont précises et dynamiques. Les foules sont esquissées mais ça suffit pour en faire partie.

 

 

 

 

 © Venayre, Christopher, Mathilda - Delcourt

 

 

                Bien qu’adressé particulièrement aux fans de football, l’album ne vise pas ce seul public mais tous ceux qui ont vécu leur enfance et leur adolescence dans les années 80. Ce sport étant tellement médiatisé, on se rappelle tous de ce que l’on faisait le jour des grands événements y étant rattachés, qu’on les ait regardés ou pas.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Mon album Platini – Génération Séville 1982

 

Genre : Sportif & historique 

 

Scénario & dossier historique : Sylvain Venayre 

 

Dessins & Couleurs : Christopher 

 

Couleurs : Mathilda

 

Éditeur : Delcourt

 

Collection : Coup de tête

 

Nombre de pages : 120

 

Prix : 21,90 €

 

ISBN : 9782413037705

 



Publié le 03/06/2021.


Source : Bd-best


Retour gagnant. Fabien M. 6 – L’ultime partie

               

« - Je pars. Je retourne à Paris.

-   Tu es certain ?

-   Oui.

-   Alors, je viens avec toi.

-   Tu te souviens de ce type qui est venu il y a quelques mois ? De ce qu’il a dit ?

-   Oui, que ceux qui le poursuivaient étaient des pions qui venaient te chercher.

-   Ils n’ont pas réussi à m’attraper ici, alors ils font ce qu’il faut pour que j’aille à eux.

-   Et tu vas te jeter dans la gueule du loup ?! »

 

 

 

 

 

 

1914, au fin fond de la Guyane française, Fabien M. vient de recevoir des coupures de presse de France. L’ambassadeur d’Italie et le roi de Grèce ont été assassinés. Aristide Briand, le président des Etats-Unis et Victor Emmanuel III, roi d’Italie, ont échappé à la mort de justesse. Pas de doute, l’organisation criminelle de l’Echiquier est derrière tout cela. Il avait pourtant été démantelé. Que se passe-t-il en Europe ? Fabien et son frère Louis quittent leurs familles de la jungle et vont découvrir qu’un nouveau Roi est à la tête de d’un nouvel Echiquier. Le passé va leur revenir en pleine face et ce dont ils ne se doutent pas c’est que les cartes ont été totalement rebattues. Les amitiés et amours d’hier sont-elles toujours celles d’aujourd’hui ?

 

 

 

 

© Stalner, Zytka

 

 

Vingt-cinq ans après, la série Fabien M. est de retour pour une ultime partie. Un premier cycle réalisé à quatre mains par les frères Eric et Jean-Marc Stalner avait été publié avec grand succès de 1993 à 1996 chez Dargaud. Aujourd’hui, Jean-Marc reprend seul les dessins, sur un scénario de Philippe Zytka. Si l’album est auto-édité et ne paraît pas chez Dargaud, c’est parce que l’éditeur historique aurait souhaité un nouveau cycle. Stalner ne voulait faire qu’un one-shot.

 

Zytka a réalisé un fin travail de scénariste. Outre le fait que les scènes d’action et de discussions alternent avec intelligence, l’auteur s’adresse tout autant aux lecteurs nostalgiques de l’histoire originelle qu’aux éventuels nouveaux arrivants. Les références aux cinq tomes précédents sont nombreuses mais les rôles de chacun sont rappelés. Zytka n’oublie pas non plus les liens avec la série La croix de Cazenac dans laquelle on a croisé Fabien quelques années plus tard. Il ne pouvait pas faire n’importe quoi avec le personnage. Il s’en sort avec brio.

 

 

 

 

© Stalner, Zytka

 

 

Les Stalner sont des stakhanovistes de la BD. Leurs graphismes sont quasiment indissociables. Jean-Marc Stalner est ici aussi à l’aise sur un fleuve guyanais que dans une rue de Paris. Les bâtiments de la capitale sont représentés avec finesse. La seule chose que l’on pourrait lui reprocher c’est de ne pas s’être lancé dans une aventure sur plusieurs tomes, car la magie des retrouvailles avec Fabien M. opère à la manière d’une madeleine de Proust. Le revival est magique et émouvant.

 

Plus qu’un album, les auteurs-éditeurs proposent un bel objet dans une maquette identique point par point à celle de la série originelle. Un cahier complémentaire montre de nombreux crayonnés et étapes de planches accompagnés de l’histoire de ce retour inattendu. Enfin, plusieurs grands auteurs proposent « leur » hommage à Fabien M.

 

 

 

 

© Stalner, Zytka

 

 

Cette ultime partie pour Fabien M. n’est rien d’autre qu’un retour gagnant. Indispensable pour tous les lecteurs des cinq premiers tomes, il ne peut que donner l’envie de se replonger dans cette saga impitoyable.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 


 

Série : Fabien M.

 

Tome : 6 – L’ultime partie

 

Genre : Aventure historique

 

Scénario :  Philippe Zytka

 

Dessins : Jean-Marc Stalner

 

Couleurs : Patricia Kraehn 

 

Éditeur : Auto-édition

 

Nombre de pages : 80

 

Prix : 20 €

 

ISBN : 9782490276134

 



Publié le 02/06/2021.


Source : Bd-best


Diu vi salvi Regina !  Une histoire du nationalisme corse

 

 

« - Cari Cummpatriotti. Le moment est venu de construire la paix. Nous allons, avec tous les corses, faire que le rêve devienne réalité. Oui, cela a été un très long chemin… Tamanta Strada. Mais à partir d’aujourd’hui, une autre histoire commence. Et nous allons l’écrire ensemble. »

 

 

 

 

 


 

                Décembre 2015, la liste nationaliste réunissant autonomistes et indépendantistes a gagné les élections territoriales de Corse. A l’Assemblée de Corte, Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de l’île, prend la parole et expose son projet, sous le regard de son père assis dans le public. Il souhaite construire la paix, avec tous les corses, pour qu’une autre histoire commence. L’hymne national retentit spontanément dans la salle : Diu vi salvi Regina !

 

 

 

 

© Constanty, Adès - La revue dessinée / Dargaud

 

 

                A Corte, « U babbu di a patria » a quitté son piédestal. La statue de Pasquale Paoli a-t-elle pris le maquis ? Le plus populaire des héros de l’histoire insulaire, tel une allégorie, est parti à la rencontre de ceux qui, de 1975 à nos jours, ont pris part, parfois dans les heurts et le malheur, au façonnage de la Corse d’aujourd’hui. Le récit journalistique s’ouvre par le drame fondateur à Aleria où deux gendarmes ont été tués par des corses militants contre la politique coloniale de l’état français. On assiste ensuite à la naissance du Front de libération nationale corse, le FLNC, aux nuits bleus et à la scission du groupe armé en deux branches : le FLNC canal habituel s’opposant au canal historique, la cuncolta nazuinalista. Puis, c’est l’assassinat du préfet Erignac à Ajaccio en 1998, encore dans toutes les mémoires, et la traque d’Yvan Colonna, pour finir par le dépôt des armes et la conquête du pouvoir.

 

 

 

 

© Constanty, Adès - La revue dessinée / Dargaud

 

 

                Après avoir révélé les dessous du rocher dans Monaco, Luxe, crime et corruption, Hélène Constanty, journaliste diplômée de Sciences-Po, décrypte l’Histoire de l’île de Beauté. Elle a l’idée géniale de donner vie à la statue de Pasquale Paoli pour en faire le témoin objectif des événements qui ont émaillé le dernier demi-siècle. Autrice de plusieurs essais comme entre autres Razzia sur la Corse, ou Corse, l’étreinte mafieuse, parus chez Fayard en 2012 et 2017, elle maîtrise le sujet.

 

                Aux dessins, bien que n’étant pas corse et n’y ayant pas étudié, Benjamin Adès immerge le lecteur dans un décor gorgé d’âme et de sens. Les défenseurs de l’indépendance de l’île se trouvent embringués dans une spirale infernale de laquelle ils ne peuvent plus ou bien dont ils ne savent pas sortir. Les politiques ont des regards froids et implacables. Qui tire les ficelles ? Les maîtres du jeu ne sont jamais ceux à qui l’on pense. Le trait d’Adès montre ce trouble jeu.

 

 

 

 

© Constanty, Adès - La revue dessinée / Dargaud

 

 

                L’histoire Corse est complexe. Alors que pour de nombreux profanes, la lutte armée opposait l’île et le continent, les auteurs de cet album mettent en évidence les dissidences intra-insulaires et la zizanie orchestrée. Aujourd’hui apaisée, la Corse peut compter sur la bienveillance de la statue de Pasquale Paoli qui pose un regard paternel sur ses héritiers. Passionnante et passionnée, cette histoire du nationalisme corse montre la puissance du media BD dans le journalisme d’enquête. Indispensable.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=2qHQjc7ls9Q&t=5s

 

 

 

 

One shot : Une histoire du nationalisme corse 

 

Genre : Enquête 

 

Récit de : Hélène Constanty

 

Dessins & Couleurs : Benjamin Adès

 

Éditeur : La revue dessinée / Dargaud

 

Nombre de pages : 216

 

Prix :  22,50 €

 

ISBN : 9782205079906

 



Publié le 01/06/2021.


Source : Bd-best


Le chat sur vingt piédestals.  Le chat HS – Le chat déambule

 

 

« - Tous les sportifs visent l’or. Ou, à défaut, l’argent. Rodin, lui, il s’est toujours contenté du bronze. »

 

 

 

 

 

 

 

 

                Jusqu’au 9 juin, vingt sculptures monumentales du Chat sont exposées sur les Champs-Elysées. Après Botero en 1992, c’est au tour de Geluck d’envahir la plus belle avenue du monde. Pour accompagner l’événement, les éditions Casterman publient un album-catalogue exceptionnel.

 

 

 

 

© Geluck, Dehaes - Casterman

 

 

                « Avant qu’il y ait des statues, on se demande où pouvaient bien chier les pigeons ? » D’aussi loin qu’il se souvienne, Philippe Geluck a toujours aimé la sculpture. Après la purée, la neige et la pâte à modeler, l’artiste coule des bronzes. En deux ans, accompagné par François Deboucq et le maître fondeur Jo Van Geert, Geluck a conçu et façonné ces vingt chats de deux mètres pesant chacun une tonne. De l’idée de départ à la mise en socle, on suit la genèse de chacune des statues jusqu’à ce qu’elle soit ciselée et patinée.

 

 

 

 

© Geluck, Dehaes - Casterman

 

 

                Casterman et Geluck n’allaient pas s’en tenir à une « simple » exposition et un « vulgaire » livre. L’application Le chat déambule permet aux promeneurs de visiter l’exposition avec des fiches de présentation de chacune des sculptures. A quelques pas, la galerie Huberty-Breyne expose des œuvres inédites de l’auteur. A Rodez, l’exposition Le Chat visite le Musée Soulages est visible jusqu’au 22 septembre. Gérard Pullicino, célèbre réalisateur de télévision qui met entre autres en boîte les émissions de Nagui, raconte dans un film documentaire bientôt diffusé le chantier de ces Chats. Enfin, le Chat envahit les kiosques avec un numéro de Geo Art ainsi qu’un mook initiant à l’univers geluckéen.

 

 

 

 

© Geluck, Dehaes - Casterman

 

 

                Pendant ce temps, le futur Musée du Chat et du dessin d’humour à Bruxelles créé la polémique. Des opposants au projet ont lancé une pétition mettant en doute la validité artistique d’une telle démarche et réclament l’abandon du projet. Pourtant, Geluck apporte une bonne partie de l’investissement. D’autre part, les détracteurs ne doivent pas oublier que le Musée va créer des emplois et attirer des touristes, de la même façon qu’un éditeur comme Casterman peut publier des albums plus confidentiels grâce au succès de séries comme Le Chat. Le Chat fait partie de la culture belge au même titre que Tintin.

 

                En attendant, déconfinons-nous en allant admirer ces vingt merveilleuses sculptures. Et si vous ne pouvez pas vous rendre à Paris, pas de panique, elles vont ensuite être exposées à Bordeaux, Caen, puis dans une dizaine de villes françaises et européennes avant d’achever leur voyage à Bruxelles à l’occasion de l’inauguration du Musée du Chat et du dessin d’humour. Et dans le pire des cas, il vous reste cet épatant catalogue qui viendra compléter votre collection des non moins épatants albums du Chat.

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Le chat

 

Tome : HS – Le chat déambule 

 

Genre : Catalogue d’exposition 

 

Scénario & Dessins : Philippe Geluck 

 

Couleurs : Serge Dehaes 

 

Éditeur : Casterman

 

Nombre de pages : 160

 

Prix : 25 €

 

ISBN : 9782203203624

 



Publié le 31/05/2021.


Source : Bd-best


Les tripes à l’air en Angleterre. Becky Stillborn 1 – La mort n’est qu’une ombre

               

« - Qu’est-ce qu’on a cette fois ?

-   Pas beau à voir, Inspecteur.

-   Les faits, Sergent !

-   John Brown, majordome, lacéré par des griffes plus grandes que celles d’un ours… Elisabeth Smith, employée de maison, gisant dans les cuisines nue et… démembrée. Quant au propriétaire Sir Stillborn, vous verrez : son sang a aussi servi à tracer ces fichues écritures… Toujours les mêmes.

-   Hum… Un beau surcroit d’emmerdes, donc… »

 

 

 

 

 

 

Sud de l’Angleterre, 1886. L’inspecteur Isaac Jack a un nom qui claque comme un fouet mais qui ne suffit pas à protéger les citoyens. Lady Stillborn vient de découvrir les cadavres décharnés de son oncle et ses domestiques. Si maintenant l’horreur touche les aristos, les affaires se compliquent. Becky Stillborn souhaite enquêter aux côtés de l’inspecteur Jack ce qui n’est pas du goût de l’intéressé. Soit ! Qu’il se le tienne pour dit, la nièce ne renoncera pas.

 

 

 

 

© Michel - Filidalo

 

 

Après avoir été directeur artistique en agence de publicité, graphiste et illustrateur freelance, Arnaud Michel se lance dans la bande dessinée. Becky Stillborn est son premier album. Sans être old school, la série fleure bon les années 80-90. A l’époque, elle n’aurait pas dénoté dans la collection Grafica chez Glénat tant au niveau du scénario que du dessin. Le duo Stillborn/Jack forme un couple inédit. L’inspecteur a ses failles. L’aristocrate a sa détermination. L’un a besoin de l’autre pour avancer dans l’enquête. Scully et Mulder ont trouvé des alter egos, d’autant plus qu’un soupçon d’X-files plane dans cet univers.

 

 

 

 

© Michel - Filidalo

 

 

Arnaud Michel a un potentiel certain. Si quelques attitudes peuvent sembler perfectibles, l’auteur est capable de belles envolées comme le combat à mains nus dans un ring clandestin ou la scène d’ouverture dans laquelle Becky pénètre dans la maison. Avec un trait fin comme sur l’efficace couverture qui oblige à ouvrir l’album, Becky Stillborn aurait toute sa place chez un grand éditeur. Le cahier graphique final le prouve également. Mais après tout, compte tenu de la surproduction actuelle, ne vaut-il pas mieux être chouchouté chez un micro-éditeur qui fait un excellent travail de communication plutôt que d’être noyé parmi les sorties d’une grande maison ? L’avenir le dira.

 

 

 

 

© Michel - Filidalo

 

 

                Si Seven s’était déroulé à l’époque et dans les lieux de Jack l’éventreur, Becky Stillborn aurait indubitablement mené l’enquête. Le mystère est à son comble. Les aventures de la jeune femme ne font que commencer…

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 


 

Série : Becky Stillborn

 

Tome : 1 – La mort n’est qu’une ombre

 

Genre : Polar fantastique

 

Scénario & Dialogues :  Arnaud Michel & Marty

 

Dessins & Couleurs : Arnaud Michel

 

Éditeur : Filidalo

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 14,90 €

 

ISBN : 9782375080160

 



Publié le 30/05/2021.


Source : Bd-best


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