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La châtelaine et le paysan.  Les Aigles décapitées 29 – Retour à Crozenc

 

             « - Messire Ferrucio. Quel bon vent vous amène ?

-          La dîme, Messire. L’auriez-vous oubliée ?

-          Heu… Certes non. Mais n’est-ce pas un peu tôt ?

-          J’en conviens, mais avec les tensions qui règnent à San Giminiano, nos réserves s’épuisent. Nous, les Salvucci, refusons de suivre la famille Ardinghelli qui nous provoquent depuis des générations et ont pris le parti du Pape. Des affrontements sont à craindre et dès lors nous recrutons… C’est pourquoi nous avons impérativement besoin de victuailles. »

 

 

 

 

Juillet 1274. Sigwald et Gisella vont voir leur vie de fermier troublée par les conflits de nobliaux qui sèment la zizanie dans la région. Pendant ce temps, au château de Crozenc, Dame Mahaut entretient une liaison avec Jocelin, un paysan, vivant dans une cabane dans les bois, jusqu’au jour où elle le retrouvera grièvement blessé. Cette relation fait jaser et jalousies.

 

Sigwald, le fermier de San Giminiano, redeviendra-t-il chevalier ? Sa sœur Mahaut réussira-t-elle à s’extraire des intrigues de cour et à sauver son amour ?

 

 

 

 

© Pierret, Pierret, Thiry, Caryn – Glénat

 

 

            Sans faire de bruit, à pas de loup, Les Aigles Décapitées tiennent bon la barre depuis 33 ans et font figure de Survivor de la mythique collection Vécu des éditions Glénat. Ce n’est pas par hasard qu’on franchit les époques et les turbulences éditoriales. Les Aigles ont quelque chose de magique qui les rapprochent des séries à la Jacques Martin, et de Jhen en particulier. Créée par Kraehn au dessin et Pellerin au scénario, celui-là même de L’Epervier, le graphisme sera pris en main par Michel Pierret au tome 5 avec Kraehn, puis Arnoux au scénario. Pierret en deviendra l’auteur complet à partir du dix-neuvième épisode : Le jugement du roi.

 

            Michel Pierret fit, entre autres, les beaux jours du journal Tintin avec deux séries qu’il mena successivement pendant plusieurs années : Papilio, puis Max et Cati. Du futurisme du premier, au fantastique contemporain des deuxièmes, il s’imbriquera par surprise dans cette série historique dont plus d’un lecteur a cru qu’il y avait une faute d’orthographe dans le titre : Les aigles décapitées. Mais dans cette série, il ne s’agit pas des rapaces, mais des emblèmes héraldiques, terme féminin.

 

 

 

 

© Pierret, Pierret, Thiry, Caryn – Glénat

 

 

            Le trait classique de Pierret ratisse large. Sobre et sans fioriture, juste et précis, il plaît à toutes générations de lecteurs. Ses histoires sont linéaires : une situation de départ, une problématique, une résolution. Des héros que l’on aime retrouver, mais qui évoluent, vieillissent, jusqu’à ce que l’on suive une deuxième génération, transformant la série en saga. Qui plus est, une ou deux scènes aux seins nus par album (à une époque, on disait que c’était dans le cahier des charges de la collection Vécu), et tout un chacun y trouve son compte. Voilà une des analyses de la longévité de la série.

 

 

 

 

© Pierret, Pierret, Thiry, Caryn – Glénat

 

 

            En continuant sur cette voie et en pariant sur l’effet madeleine de Proust que commence à avoir la série pour une génération de lecteurs, Les Aigles Décapitées ont encore quelques années à briller sur les drapeaux, les écussons et dans les bacs des libraires.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Les Aigles décapitées

 

Tome : 29 – Retour à Crozenc 

 

Genre : Histoire Moyenâgeuse  

 

Scénario & Dessins : Pierret

 

Couleurs : Pierret (Maxime), Thiry & Caryn 

 

Éditeur : Glénat

 

Collection : Vécu

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 13,90 €

 

ISBN : 9782344026281

 



Publié le 30/01/2019.


Source : Bd-best


Quand BD rime avec DJ.  Kid Noize 1 – L’homme à la tête de singe

 

 

            « - Allez ! On y est presque.

-          Papa, attention !

-          Oh non !

IIIIIIiiiiiiii !!!!!!

-          Violette ?

-          Ça va !

-          Sam ?!

-          J’vais bien.

-          Bon, c’est quoi cette fois ?

-          Ça ressemblait à un singe.

-          Dis pas n’importe quoi, Sam. »

 

 

 

 

 

Sur une route isolée, de nuit, la voiture du père de Sam a manqué de percuter un être étrange au milieu de la chaussée : un homme à tête de singe… ?! L’individu vient de tagger un drôle de logo sur un mur : Kid Noize. Dans l’affolement, il a perdu un paquet sur le bas-côté.

 

Ce que ne savent pas encore l’adolescent et sa famille, c’est que Kid Noize est le nom de cet homme à tête de singe venu d’ailleurs, descendu d’une voiture surgie d’un étonnant triangle bleu. Au volant de sa voiture, tel Marty McFly dans Retour vers le futur, il circule d’un monde à l’autre par l’intermédiaire de ce triangle lumineux.

 

 

 

 

© Kid Noize, Kid Toussaint, Otocto - Dupuis

 

 

Kid Noize raconte à la fois l’histoire d’un être qui veut devenir DJ, celle d’un gamin dont la vie n’est pas tous les jours faciles et celle de Nowera, monde parallèle. Kid Noize navigue d’un monde à l’autre, distribuant ces boîtes mystérieuses.

 

 

 

 

© Kid Noize, Kid Toussaint, Otocto - Dupuis

 

 

Les personnages secondaires apportent un équilibre au récit. Kid Noize est accompagné d’un chien bougon, faire valoir et élément comique original. La faune du Bar Attic semble toute droit sortie d’une des 1000 planètes de Valérian. Hommage à Mézières et Christin, on ne serait pas surpris d’y croiser également Han Solo.

 

Pour sa métamorphose en BD, Kid Noize s’est adjoint les services de l’autre Kid. Maintenu devenu un Dad du scénario, le confirmé Kid Toussaint apporte son savoir-faire pour structurer le scénario.

 

 

 

 

© Kid Noize, Kid Toussaint, Otocto - Dupuis

 

 

Au dessin, Otocto intègre le monde de Kid Noize. Plus à l’aise dans les scènes et les décors fantastiques que lors des séquences de vie « réelles » de Sam et de sa famille, le jeune dessinateur progresse tout au long de l’album. Il ne va pas tarder à montrer qu’il a huit cordes à son arc.

 

 

 

 

© Kid Noize, Kid Toussaint, Otocto - Dupuis

 

 

            L’univers Kid Noize se veut résolument transmedias. Outre le mimétisme entre le DJ et son double, les musiques et les clips qui en découlent, la BD intègre la galaxie, avant l’arrivée annoncée d’un webtoon.

 

Le site officiel du musicien dévoile la carrière du Monkey DJ : https://kidnoize.com

 

            Outre sa biographie, on y trouve des liens vers des documentaires, des extraits de concerts et vers chacun de ses clips, et en particulier celui d’Ocean qui s’intègre parfaitement à la bande dessinée dont il question ici.

 

 

 

 

 

            Les générations ont vu défiler Jean-Michel Jarre, puis David Guetta, Bob Sinclar et Martin Solveig, ainsi que plus récemment Kungs ou Feder. Le prochain DJ sur lequel il va falloir compter s’appelle Kid Noize. Ça va faire du bruit !

 

 

 

 

© L.Lafourcade

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Kid Noize

 

Tome : 1 – L’homme à la tête de singe

 

Genre : Aventure fantastique 

 

Scénario : Kid Noize & Kid Toussaint 

 

Dessins & Couleurs : Otocto 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 64

 

Prix : 12,50 €

 

ISBN : 9782800173955

 



Publié le 28/01/2019.


Source : Bd-best


Spirou 4215 -  30 Janvier 2019

 

Coup de mou pour Dad

 

            Nouvelle formule dans une période compliquée où l’on vient d’apprendre le changement de rédaction en chef. Frédéric Niffle revient aux affaires. On voudrait saluer ici le travail de Florence Mixhel qui a su porter l’esprit Spirou. Elle n’a pas à rougir de ses choix.

 

 

 

 

 


            Bref, dans les situations comme celles-ci, l’essentiel est que les enfants ne soient pas perturbés par les soucis des grands, et c’est le cas.

 

            Revenons à nos moutons et à cette nouvelle formule, qui est plus une évolution dans la mise en page qu’un bouleversement.

 

            On fait la connaissance des parents de Dad. Capitaine Anchois nous amène dans une nouvelle chasse au trésor déjantée, et Cédric fait un tour en camp scout. C’est aussi le retour de SuperGroom pour la première partie d’une Nuit des héros. La page 2 déménage en page 3 et devient l’Edito (on s’en remettra).

 

            Côté rubriques, En direct de la rédac fait place au Coin des lecteurs. Jérôme Jouvray donne une Leçon de BD et  En direct du futur expose le projet d’un auteur.

 

            Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

Histoires à suivre :

 

Dans les yeux de Lya : En quête de vérité

Pebble’s Adventures

Super Groom : La nuit des héros

Télémaque : Aux portes de l’enfer

 

 

Récits complets :

 

Capitaine Anchois : Une hisoire pollyphonique

Cédric : Sauver la planète

Dad : La grande famille

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Crapule

Dessous marins

Edito (L’)

Fifiches du proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Game Over

Imbattable

Katz

Minions (Les)

Nelson

Ob’sessions (La pause-cartoon)

Tash et Trash (La pause-cartoon)

Willy Woob

XXIème siècle est parmi nous (Le) (La pause-cartoon)

 

 

Rubriques :

 

Coin du lecteur (Le), avec Vous êtes mon auteur préféré : Gloris

Interview : Nob

En direct du futur

Jeu : Ballade au parc avec Dad (Priou & MistaBlatte)

 

Supplément abonnés :

Le fil de l’histoire raconté par Ariane & Nino : Les vikings

 

 

© Savoia, Erre – Dupuis 


 


En kiosques et librairies le 30 Janvier.

2,50 €

 

 

Laurent Lafourcade

 

 



Publié le 27/01/2019.


Source : Bd-best


En immersion à Angoulême.

Envoyé spécial pour BD-Best au festival international de la BD, Laurent Lafourcade vous donne un aperçu de la fête.

 

Deux jours dans le chaudron, soit une journée de rencontres et d’expos et une autre de dédicaces, voici un petit résumé non exhaustif de ce qui s’est passé.

 

 

 

 

 

 

            Batman 80 ans : un genre américain démasqué est sans conteste l’exposition incontournable de cette année. Une Batmobile ayant servi au cinéma accueille les visiteurs à l’extérieur du bâtiment. Après une première partie étonnante dans laquelle on traverse la rue dans laquelle ont été assassinés les parents de Bruce Wayne, son bureau, son laboratoire secret, on croise dans leurs cellules chacun des méchants emblématiques de la série. Clou du spectacle, le Joker dans sa cage de verre est effrayant de réalité. Une fois quitté Gotham City, de nombreuses planches originales et de nombreuses illustrations des plus grands dessinateurs sont exposées entre de ludiques panneaux explicatifs détaillant les différentes périodes dans l’histoire de Batman.

 

 

 

 

 

 

            L’exposition Jérémie Moreau retrace la courte mais très diverse et variée carrière de l’auteur de La Saga de Grimr. Du singe de Hartlepool à Tempête au haras, de Max Winson àson futur projet, les planches originales démontrent la volonté de l’auteur de sans cesse remettre son travail en question. Ce garçon est certainement un futur Grand Prix du festival.

 

 

 

 

 

 

 

            Jean Harambat aller-retour revient sur le parcours de l’auteur d’Opération Copperhead. Du rugby à la mythologie, on y comprend comment le dessinateur a mis ses racines et ses passions dans son œuvre. Le soin apporté à l’exposition des planches originales et les reproductions grands formats de personnages et de décors de l’auteur attestent de la qualité de la scénographie. Située à l’intérieur du Musée de la BD, l’exposition reste visible quatre mois.

 

 

 

 

 

            L’histoire des éditions Futuropolis permet de remonter aux sources de la création de la maison. Bien avant son revival des années 2000, « Futuropolis 1972-1994, aux avant-gardes de la bande dessinée » revient sur la genèse du laboratoire d’idées agité par Etienne Robial et Florence Cestac. Les mythiques albums à la maquette très Robalienne sont exposés. Sur les murs, les portraits et parcours des auteurs emblématiques de l’époque sont affichés : F’murr, Montellier, Golo, Baudoin, Loustal,… L’exposition verse dans le souvenir mais pas dans la nostalgie et témoigne de l’importance de cette aventure dans l’Histoire avec un grand H de la bande dessinée.

 

 

 

 

 

            Tous publics, l’exposition Tom-Tom et Nana présentent : Tout Bernadette Després dévoile l’étendu du talent de l’inépuisable véritable patronne du restaurant « A la bonne fourchette ». Le magazine J’aime Lire accueille les facéties de la famille Dubouchon depuis 1977, de quoi toucher plusieurs générations. Les décors grandeurs natures sont émouvants tellement on a l’impression d’être dans l’univers de la dessinatrice. Mais Bernadette n’a pas fait que ça. D’autres de ses productions sont visibles. En fin de parcours, une salle permet de dessiner et de jouer avec son univers, avant de profiter d’un épisode de la toute nouvelle série de dessins-animés qui va être diffusée sur Télétoon.

 

 

 

 

 

En extérieur, l’exposition du parvis de l’Hôtel de Ville démontre que le handicap n’est pas du tout un frein à la création. Joli, sincère et émouvant.

 

 

 

 

 

            Corben, Manara, Matsumoto, Nihei … : de nombreuses autres expositions parsèment les différents lieux de la ville. La difficulté quand on vient à Angoulême est de choisir ce que l’on sacrifie. Le choix peut être arbitraire, mais laisser faire le hasard est sûrement le meilleur moyen de ne rien regretter.

 

            Bill s’est promené tout le week-end pour fêter ses 60 ans.

 

 

 

 

 

            A l’espace rencontres, Jérôme Hamon et David Tako ont présenté aux collégiens leur nouvelle série survival qui débute aux éditons du Lombard. Green Class s’annonce comme un futur blockbuster.

 

 

 

 

 

            La journée de dédicaces du samedi est menée tambour battant. Une organisation scientifique est nécessaire pour ne pas perdre de temps. Le planning des dédicaces des auteurs, publié par chacun des éditeurs, permet de planifier la journée. Comme pour les visites d’expo, le hasard permet de rencontrer de jeunes auteurs vers lesquels on ne serait peut-être pas allé à priori, comme Glen Chapron, dessinateur de la sensible histoire Corse scénarisée par Dodo, James Christ qui signe une nouvelle série avec Carbone : les zindics anonymes, ou encore Emilie Plateau, auteur de Noire, dont on vous reparlera très vite dans ces colonnes.

 

Pour le reste, entre autres, se retrouver face à Don Rosa, l’homme qui a créé une jeunesse à Picsou, puis se faire dédicacer un Donald par Kéramidas permet un doublé exceptionnel. Faire un selfie avec Kid Noize. Discuter avec un des plus gros vendeurs de romans à suspens de France Michel Bussi. Echanger avec Philippe Goddin sur nos Tintin préférés et avec Philippe Collin, le petit neveu de Marcel Grob, qui a scénarisé un des albums les plus marquants de 2018. Obtenir un Spirou dédicacé par Schwartz. Prendre une photo avec Sophie Dumont. Délirer avec Berth, cartoonist chez Spirou. Encore et toujours retourner voir Trondheim depuis 30 ans.

 

 

 

 

 

 

 

Bref, cette journée a permis de récolter de beaux albums qui feront de beaux articles sur votre site préféré.

 

Juste un mot sur le palmarès qui, encore une fois, fait preuve de snobisme et dénigre les grandes productions qui permettent de publier les petites. Evidemment, le festival de pouvait pas passer à côté de « Moi, ce que j’aime, c’est les monstres. » d’Emil Ferris, paru aux éditions Toussaint Louverture. Mais il faut regarder le palmarès des prix découvertes, décerné par des écoliers, collégiens et lycéens, pour trouver des albums de grands éditeurs. Le détail est sur : http://www.bdangouleme.com/prix-palmares/competition-officielle/palmares-officiel. Inutile de s’y attarder. Avec tout le respect qu’on doit aux auteurs récompensés, si on faisait pareil au cinéma, « Les aventures de mon voisin qui attend le bus » et « La tristesse du lavabo dans lequel on épluche des oignons » se battraient pour l’Oscar du meilleur film. Mais après tout, n’est-ce pas ce que fait le festival de Cannes ?

 

Enfin, un des grands changements de l’année est l’importance de l’espace dédié aux mangas. Le genre prend une place imposante dans une nouvelle bulle créée pour eux à proximité du Musée.

 

 

 

 

 

            Angoulême, c’est Hollywood sur Charente.

 

Laurent Lafourcade

 

Photos © Laurent Lafourcade



Publié le 27/01/2019.


Source : Bd-best


Un bel écrin pour la plus belle création.  Le Marsupilami de Franquin – Intégrale Version originale

 

            « - Regarde ! Des bagues et des bracelets en poils de Marsupilami ! Si le poil est ici, l’animal n’est pas loin !

-          Vous pouvez chercher dans tout le pays ! Seul Pablo Cortes vous vendra ce porte-bonheur rarissime : le véritable poil de Marsupilami, l’animal sacré des indiens de la forêt vierge !...

-          Quel menteur tu es, Pablo Cortes ! Tu sais bien que je suis le seul dans cette ville à avoir vu un Marsupilami !...

-          Où ? Dites-moi, vite ! Je suis venu d’Europe pour en capturer un ! »

 

 

 

 

 

Spirou et Fantasio viennent de débarquer en Palombie pour tenter de capturer un Marsupilami. C’est une des épreuves à réaliser pour toucher l’héritage qui leur est promis en cas de réussite. Ainsi naquit la bestiole dans la série reprise par André Franquin.

 

L’animal dépassera les attentes de son créateur au point qu’il deviendra indissociable des aventures de Spirou. Franquin en gardera les droits d’exploitation lorsqu’il arrêtera Spirou, lui fera vivre ses propres aventures et lui offrira sa série.

 

 

 

 

© Franquin - Dupuis

 

 

Le somptueux ouvrage proposé par les éditions Dupuis offre un écrin de luxe au Marsupilami et invite le lecteur au plus près des planches originales de son créateur. Elles sont présentées en grand format, dans leur « jus » d’origine. On y voit les traits de grattage, les traces de crayon gommé, les visas du correcteur orthographique, les indications de réduction photographique de la planche et celles de foliotage, sans oublié les traces de papier collant maintenant le calque d’indications de couleur. Bref, les pages sont marquées de leur vécu depuis la table de travail du dessinateur jusqu’à leur arrivée chez l’imprimeur, auxquels sont rajoutés les ravages du temps prouvés par le jaunissement du papier et les diverses taches.

 

 

 

 

© Franquin - Dupuis

 

 

Les récits présentés sont les courts-métrages : Le Marsupilami descend sur la ville, Touchez pas aux rouges-gorges, Noël d’un bagarreur, La bûche de Noël, Le Marsupilami passe l’éponge, Les patins téléguidés, quelques gags, ainsi que la mythique longue histoire : Le nid des Marsupilami. Au cœur de la forêt palombienne, La cage et Capturez un Marsupilami mettent en scène le braconnier Bring M.Backalive. Va-t-il réaliser le rêve de sa vie et mettre la main sur cet animal de légende ?

 

            On regrette que pour un ouvrage à un prix si prohibitif il y ait une erreur dans le texte d’introduction. La paternité de Fantasio est attribuée par erreur à Franquin au lieu de Jean Doisy, Jijé lui ayant donné ses traits définitifs.

 

 

 

 

© Franquin - Dupuis

 

 

            Le Marsupilami de Franquin est un ouvrage indispensable à tous les amateurs de l’âge d’or de la bande dessinée en général et aux amoureux de Franquin en particulier, amenant le lecteur jusque sur la table à dessin de l’auteur.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Le Marsupilami de Franquin – Intégrale Version originale

 

Genre : Aventures palombiennes 

 

Scénario & Dessins : Franquin 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 144 

 

Prix : 129 €

 

ISBN : 9782800161730

 



Publié le 24/01/2019.


Source : Bd-best


Les enfants de la résistance T.5 Le pays divisé.

 

 

 

François, Lisa et Eusèbe poursuivent leur combat. Le réseau Lynx a dorénavant pour mission de protéger un « pianiste », un espion en charge de l'émetteur-récepteur qui permet à la Résistance locale de communiquer avec Londres.

 

 

 

 

 

Septembre 1942, la France est  divisée en deux zones. Nos amis Lisa, François et Eusèbe ont 15 ans et vivent dans la zone occupée par les Allemands. Le « Lynx », le réseau de résistance dont ils s’occupent attend un opérateur radio « pianiste » envoyé depuis Londres. Leur mouvement est rejoint par des personnalités locales comme le notaire et le maire. Ces derniers ignorent que la tête du réseau n’est autre qu’un groupe d’enfants issus de leur village. Leur nouvelle mission est de protéger l’espion envoyé de Londres pour émettre et recevoir des messages à destination de la Résistance. Une mission qui n’est pas sans risque : il faut régulièrement changer d’endroit d’émission afin d’éviter d’être localisé par l’ennemi traquant à bord de camionnette les transmissions à destination de Londres. À 15 ans, nos adolescents  découvrent les premiers sentiments amoureux : François est secrètement amoureux de Lisa, mais cette dernière flirte avec Eusèbe.

 

 

 

© Ers – Dugomier.

 

 

Alors que les alliés débarquent sur le territoire français (Afrique du Nord), les résistants espèrent que les généraux en poste vont désobéir à Pétain et rejoindre la France Libre. De son côté, la Gestapo sème la terreur, traquant les opposants au régime nazis. Elle est assistée dans cette « besogne » par la Milice Française mise en place par Vichy  (début 1943) afin de faire régner l’ordre dans le pays.

 

 

 

 

 

 

 

Ce cinquième tome évolue dans la France zone occupée. On y  évoque  les difficultés du ravitaillement pour les citoyens (introduction des tickets de ravitaillement) et naissance du marché noir mais aussi les « passages » entre les deux zones du pays (zone libre – zone occupée) que ce soit des vivres, des civils et des juifs fuyant les nazis.

 

À l’heure où nos politiques parlent de supprimer des programmes les cours  d’histoire et de géographie, le travail proposé par Benoît Ers et Vincent Dugomier est tout à fait nécessaire. Notre duo plonge les enfants en pleine période d’occupation tout en expliquant les difficultés de la vie quotidienne sous celle-ci. Ils font évoluer leurs personnages, les mettant face à leur adolescence n’oubliant pas d’évoquer leurs premiers sentiments amoureux. Les illustrations de Benoît Ers renforcent le récit proposé par Vincent Dugomier. En attente avec impatience des prochaines aventures des enfants de la résistance.

NB : A signaler en fin d’ouvrage, la présence d’un dossier didactique de six pages couvrant la période abordée dans cet album.

Lien vers le site didactique consacré à la série :

http://www.lelombard.com/enfantsdelaresistance/#visuel-fond

 

 

Haubruge Alain

 

Série : Les enfants de la résistance.

 

Tome : 5 – Le pays divisé.

 

Genre : Jeunesse.

 

Scénario : Vincent Dugomier.

 

Dessins : Benoît Ers.

 

Éditeur : Le Lombard.

 

Nombre de pages : 56 

 

Prix : 10,95 €

 

ISBN : 9782803672813



Publié le 24/01/2019.


Source : Bd-best


Nymphéas Noirs: toile de sang sur toile de fond, leçon de maître(s)

Aaaaah Giverny, décor magnifique au spectaculaire paisible pour motiver l’imaginaire et fasciner des heures. Un village suspendu dans le temps et l’espace, comme ces héroïnes de papier glacé, mais sur papier toilé. Pour ceux qui auraient raté le train pour ce village de peinture et de crimes en 2011, la superbe collection Aire libre offre un incroyable billet retour en BD mais jamais loin du pinceau et de la nature, du soleil de Monet. De Monet à Bussi, de Bussi à Duval et Cassegrain, la transmission est parfaite, sans perte.

 

 

 

 

 

 

 

© Cassegrain


Résumé de l’éditeur : Dans le village de Giverny, où Claude Monet peint quelques-unes de ses plus belles toiles, la quiétude est brusquement troublée par un meurtre inexpliqué. Tandis qu’un enquêteur est envoyé sur place pour résoudre l’affaire, trois femmes croisent son parcours. Mais qui, de la fillette passionnée de peinture, de la séduisante institutrice ou de la vieille dame calfeutrée chez elle pour espionner ses voisins, en sait le plus sur ce crime ? D’autant qu’une rumeur court selon laquelle des tableaux d’une immense valeur, au nombre desquels les fameux Nymphéas noirs, auraient été dérobés ou bien perdus.

 

 

 

 

© Duval/Cassegrain chez Dupuis

 

 

 

 

© Duval/Cassegrain

 

Ce roman, sans doute le meilleur de son auteur, considéré comme inadaptable (dixit Michel Bussi lui-même, et on le comprend) c’est un duo, Fred Duval et Didier Cassegrain, qui s’y est attelé sous la relecture du maître du thriller à la française. Pour amener le lecteur dans l’univers pictural du peintre tout en y mêlant celui de Cassegrain, durant treize jours, d’un meurtre à l’autre, des impressions à l’exposition. Sur la piste du serial killer qui a tué un chirurgien-ophtalmo sans histoires, si ce n’est de fesses.

 

 

 

 

© Duval/Cassegrain chez Dupuis

 

Le lecteur-acteur (vous savez comment sont les polars, on veut trouver le fin mot avant les enquêteurs, ici Laurenc et Silvio) se fait balader, mais d’une force… On en prend plein les mirettes et on ne voit rien venir dans ce pageturner qui sème les indices comme des coups de pinceau auxquels on ne prêtera attention que bien trop tard. Même si on peut rester des heures devant les dessins sublimes de Cassegrain, l’un des plus peintres parmi les dessinateurs BD (pas d’encrage mais des couleurs directes si vivantes), imprégné de toute cette richesse picturale dont était capable un Monet.

 

 

 

 

© Duval/Cassegrain chez Dupuis

 

 

Nymphéas noirs en BD, c’est mon kiff lecture ultime de ce mois de janvier, un show de couleurs et de lumière. Une somptueuse adaptation BD transcendante et jouant de précision et d’attachement. À tel point, là où des récits de vie sont parfois plus aptes à changer un poil nos vies, que ce polar nous suit, nous marque.

 

 

 

 

 

© Duval/Cassegrain chez Dupuis

 

 

 

Remarquable et impressionnant. Une leçon de maître(s) impressionnistes.

 

 

 

 

© Duval/Cassegrain chez Dupuis

 

PS : Dans un autre registre mais toujours en matière d’adaptation, on attend impatiemment l’adaptation qu’il a réalisée, avant Nymphéas Noirs, avec Régis Hautière et Olivier Vatine d’un Conan.

 

 

Alexis Seny

 

Titre : Nymphéas Noirs

Récit complet

D’après le roman de Michel Bussi

Scénario : Fred Duval

Dessin et couleurs : Didier Cassegrain

Genre : Drame, Thriller

Éditeur : Dupuis

Collection : Aire Libre

Nbre de pages : 144

Prix : 28,95€



Publié le 24/01/2019.


Source : Bd-best


Final sans concession dans la chaleur moite d’une Afrique corrompue.   Katanga 3 - Dispersion

 

            « - Dites au directeur Crossburn que j’arrive.

-          Bien, Monsieur le Président.

-          Je vais lui livrer Lumumba. Il n’y a pas d’autre solution.

-          Vous plaisantez ? Il y a pire qu’être un meurtrier aux yeux du monde. Les meurtriers, on les respecte. Vous allez tous nous faire passer pour des lâches !

-          Je n’ai pas le choix. Il faut bien que…

-          Des pleutres. Des laquais. Qui rampent devant une poignée de blancs ! »

 

 

 

 

Armand Orsini, devenu conseiller du Ministre Munongo, a la solution. Mais l’issue d’une crise proposée par un être cupide, impitoyable et sans sentiment est souvent radicale. « Et s’il s’était évadé ? » Orsini est malin. Si Patrice Lumumba s’évadait, personne ne serait responsable de son sort.

De son côté, André, survivant de son équipe de mercenaires, tente de quitter le pays avec des diamants.

Le temps tourne. Le peuple commence à se révolter. Le Katanga prend feu et prend sang.

 

 

 

 

© Nury, Vallée, Bastide, Pedriset– Dargaud

 

 

Fabien Nury et Sylvain Vallée concluent leur trilogie avec force et lyrisme. La tension monte crescendo jusqu’à un final rarement vu en BD et digne des meilleurs blockbusters hollywoodiens.

 

Nury n’épargne rien à ses personnages. Les destins vont tous, sans exception, être bouleversés. Personne n’en sortira indemne. Et bien malin sera celui qui pourra deviner qui s’en sortira tout court.

 

 

 

 

© Nury, Vallée, Bastide, Pedriset– Dargaud

 

 

Vallée pousse son crayon jusqu’aux limites de la cruauté. C’est une véritable boucherie qui est représentée, jusqu’à la limite du supportable. On peut se poser la question de l’utilité d’un tel spectacle. Le dessin semi-réaliste de l’auteur fait passer la pilule. On imagine ainsi la violence de ce morceau d’histoire dramatique de l’Afrique, ici romancé, mais ô combien proche de ce qui a dû réellement se passer dans certains coins du continent au crépuscule de la colonisation.

 

 

 

 

© Nury, Vallée, Bastide, Pedriset– Dargaud

 

 

« On a bien tort de ne jamais se méfier des clowns. » dit Charlie, le frère d’Alicia. Au Katanga, on ne peut faire confiance à personne… à personne… « L’histoire de l’Afrique, à quoi ça tient. »

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Katanga

 

Tome : 3 – Dispersion

 

Genre : Aventure-Thriller 

 

Scénario : Nury 

 

Dessins : Vallée 

 

Couleurs : Bastide & Perdriset 

 

Éditeur : Dargaud

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 16,95 €

 

ISBN : 9782205077940

 



Publié le 23/01/2019.


Source : Bd-best


Quand un masque tombe… Marlysa 17 – Le crépuscule du masque

 

            « - Bonjour Marlysa ! J’espère que tu me reconnais…

-          C’est… C’est incroyable !... Maximilien !!!

-          Tu es toujours aussi belle !!

-          Mais qu’est-ce que tu fais là ?

-          Je suis venu te chercher !

-          Me chercher ?

-          Oui, j’ai besoin de toi ! »

 

 

 

 

Ce que Marlysa ne savait pas en acceptant d’aider son ami retrouvé, c’est qu’elle et ses compagnons allaient prendre une route dont tous ne verraient pas le retour.

 

Maximilien, le gladiateur des arènes de Jyllando a rencontré une jeune femme qui l’a supplié de l’aider. Son village est riche de la culture de la myris, plante exploitée sous forme de lotions, potions, soupes, baumes ou encore feuilles séchées. Un jour, des hommes ont fait main basse sur leurs richesses et ont pris possession de leurs habitations, faisant travailler comme des esclaves les survivants de leurs exactions. A son tour, Maximilien se tourne vers Marlysa afin de libérer le village et remettre chaque pion à sa place.

 

 

 

 

© Gaudin, Danard, Odone - Soleil

 

 

            Jean-Charles Gaudin n’épargne rien à son héroïne, la menant jusqu’à un point de non-retour. Tout est dit dans le titre : Le crépuscule du masque, extrêmement bien choisi. De façon sous-jacente, Gaudin présente le problème de l’accueil des migrants. Evidemment, on ne peut pas laisser ces gens sans solution. Le scénariste en propose une. Les accueillir serait un pansement sur une jambe de bois. Les aider à reconquérir leur pays est plus compliqué mais plus juste pour eux. C’est le choix que font Marlysa et ses compagnons.

 

 

 

 

© Gaudin, Danard, Odone - Soleil

 

 

            Jean-Pierre Danard, avec son trait rond immédiatement lisible, permet un accès universel à l’héroïc-fantasy. Si Hergé rencontrait Tarquin, si Tintin faisait un tour à Troy, ça donnerait un résultat comme cette série-là. Le dessinateur prend plaisir à montrer différentes créatures, comme Trips transformé en sanglier quadrupède parlant au look improbable ou les vers des corridors, chenilles géantes qui vont causer la frayeur de sa vie à l’un des héros de la série.

            Les couleurs en aplats de Joël Odone sont dans la cohérence de lisibilité ligne claire du graphisme.

 

 

 

 

© Gaudin, Danard, Odone - Soleil

 

 

            Après chaque crépuscule, viendra le temps d’une nouvelle aube. Messieurs les auteurs, ne nous laissez pas trop longtemps dans l’obscurité après ce final insoutenable.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Marlysa

 

Tome : 17 – Le crépuscule du masque

 

Genre : Heroïc-Fantasy 

 

Scénario : Gaudin 

 

Dessins : Danard 

 

Couleurs : Odone 

 

Éditeur : Soleil

 

Nombre de pages : 64 

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782302072763

 



Publié le 22/01/2019.


Source : Bd-best


Un autre « Monde perdu » ?  Paris 2119

 

 « - A propos de culture, j’ai lu ton dernier texte.

-          « Le roman des limaces » ? Tu as aimé ?

-          Le concept même du bonheur a disparu, puisque tout est virtuellement accessible…

-          Tu ne crois pas ?

-          Si ! Tu as sans doute raison… Mais fait attention, les gens n’ont pas envie d’entendre ça… En publiant des textes nostalgiques, tu vas t’attirer des problèmes. »

 

 

 

 

 

Tristan vient rejoindre son amoureuse, Keys, au cœur de la capitale. Au XXIIème siècle, le monde a bien changé. Alors que Keys profite des nouvelles technologies et voyage en Transcore comme la plupart des gens, Tristan, en nostalgique des temps passés, préfère le métropolitain. Le Transcore est une technique de téléportation permettant d’aller d’un lieu à l’autre en un clin d’œil. Le corps est dématérialisé par la cabine dans laquelle il faut s’installer pour se rendre où l’on veut, puis remodelé dans une cabine du même type aussi bien au coin de la rue qu’à l’autre bout de la planète.

 

 

 

 

© Zep, Bertail, Georges– Rue de Sèvres

 

 

Tristan est écrivain. Lorsqu’il rencontre sa future éditrice, il reconnaît la dame étrange qu’il a rencontré dans le métro. Mais comment la loque qu’il a croisée peut-elle être la même personne que la dame BCBG qui le reçoit ?

 

Très vite, le jeune homme va découvrir la problématique du système du Transcore, devenant alors la personne à éliminer.

 

 

 

© Zep, Bertail, Georges– Rue de Sèvres

 

 

Zep montre une nouvelle facette de ses talents. Pas une longueur, pas une seconde de répit. Le récit va vite. Servi par les grandes cases de Bertail, le lecteur est immergé dans un monde faussement en progrès. L’histoire pourrait être une suite de MediaEntity, série en quatre tomes parue chez Delcourt où l’identité virtuelle était au cœur du problème.

 

Zep ne verse pas dans la noirceur fataliste. Tristan a une conscience. Il n’est ni un numéro, ni une machine. Pour certains, il est un grain de sable. Et il suffit d’un grain de sable pour enrayer le meilleur mécanisme. Mais qu’advient-il ensuite de ce grain de sable ?

 

 

 

 

© Zep, Bertail, Georges– Rue de Sèvres

 

 

Loin du Far West de Mondo Reverso, Dominique Bertail dessine un thriller d’anticipation implacable. Du Paris intramuros protégé par un dôme de beau temps à la banlieue grise écrasée par la pluie et la crasse, les décors de l’auteur naviguent entre modernisme et restes de siècles passés. On prend plaisir à reconnaître les monuments de la capitale revisités avec des compléments géométriques. Les immeubles aux sommets inédits brillent dans la nuit parisienne aux côtés de l’obélisque de la Concorde et d’une grand roue new look sûrement mise en place par les descendants de Marcel Campion au grand dam des successeurs de Anne Hidalgo.

 

Dominique Bertail synthétise les ambiances de François Schuiten et d’Enki Bilal pour accoucher d’une version architecturale bien à lui d’un Paris futuriste.

 

 

© Zep, Bertail, Georges– Rue de Sèvres

 

 

La couverture, très cinématographique, fonctionne sur le principe du Yin et du Yang, complémentaires et opposés. Keith, noire vêtue d’un costume blanc immaculé, regarde vers l’avenir, semble avancer coûte que coûte. Tristan, blanc habillé d’un perfecto sombre, regarde en arrière. Vers où ? Vers le passé ou vers le danger ? En fond, la tour Eiffel et le dôme du Grand Palais assoient un décor lumineux sous un ciel pluvieux zébré de drones.

 

Sans concession, d’un pessimisme certain mais apportant une lueur d’espoir, Paris 2119 est le meilleur récit d’anticipation depuis Soleil vert.

 

 

Laurent Lafourcade

 

One shot : Paris 2119

 

Genre : Thriller d’anticipation 

 

Scénario : Zep

 

Dessins : Bertail

 

Couleurs : Bertail & Georges 

 

Éditeur : Rue de Sèvres

 

Nombre de pages : 72 

 

Prix : 17 €

 

ISBN : 9782369812159

 



Publié le 21/01/2019.


Source : Bd-best


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