Information générale concernant le monde de la BD
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Game over pour un espion.  421 - Intégrale 3 / 1988-1990

 

« - Bienvenue aux Etats-Unis, 421. Prenez place… Les services secrets de sa Majesté devaient organiser le passage dans nos rangs d’un certain Tarik Al-Din, proche des milieux terroristes arabes. Un type passionnant pour tous les renseignements qu’il pourrait nous communiquer… Mais Al-Din a été enlevé quasiment sous nos yeux. Un des ravisseurs a pu être identifié : un américain nommé Nigel Ganley, réputé travailler pour la CIA. Anglais et américains sont censés travailler la main dans la main dans ce genre d’affaires. Je veux que vous alliez à Washington pour tirer cette affaire au clair !... »

 

 

 

 

 

 

 

                Jimmy Plant, alias l’agent secret 421, arrive aux Etats-Unis. Il infiltre les rangs ultranationalistes qui veulent se venger des pays preneurs d’otages. Anglais et américains étant censés travailler main dans la main dans ce genre d’affaires, 421 doit tirer au clair l’enlèvement d’un terroriste arabe par un agent de la CIA. Cette histoire, Falco, est la première des quatre aventures qui constituent le cœur de cette intégrale concluant la série de Maltaite et Desberg.

 

 

 

 

© Maltaite, Desberg - Dupuis

 

 

                Dans le diptyque Les années brouillard/ Morgane Angel, on en apprend enfin un peu plus sur le passé de l’espion le plus célèbre de la BD franco-belge des années 80. Morgane Angel est une espionne britannique enquêtant sur les années floues du passé de 421. Les relations père/fils sont au cœur de ce récit, tout autant que celles entre les deux agents secrets. Les personnages y acquièrent de la consistance. La série y gagne en crédibilité. On est plus proche de XIII que de Tif et Tondu.

                En 1992, Le seuil de Karlov revient sur la guerre du golfe, seulement deux ans après son déclenchement. 421 et Morgane pistent un ancien soldat de Saddam Hussein reconverti dans le trafic d’antiquités. La traque va les mener de l’Angleterre au Mexique en passant par la Jamaïque et les Etats-Unis. Expression imaginée par Stephen Desberg lui-même, le seuil de Karlov définit la frontière à partir de laquelle il n’est plus immoral de tuer.

 

 

 

 

© Maltaite, Desberg - Dupuis

 

 

                Didier Pasamonik signe le dossier introductif, passionnant, comme dans toutes les préfaces de cette merveilleuse collection Dupuis Patrimoine. L’aventure suivante, qui aurait dû s’intituler L’intervalle dangereux, ne verra jamais le jour, l’éditeur ayant décidé de stopper la série pas assez rentable. Seules quatre planches ont été réalisées. Elles sont présentées en fin d’album. Les chemins de Maltaite et Desberg se séparent. Desberg connaît de grands succès avec par exemple Le scorpion. Maltaite travaille avec Autheman, puis Colman pour un sublime triptyque autour du personnage de Choc. En 2000 et 2018, Maltaite tente par deux fois de relancer 421 mais les projets ne voient jamais le jour. Là encore, on peut voir ces nouveaux départs avortés dans cette intégrale. Celle-ci ne serait pas complète sans, en préambule, l’aventure dont vous êtes le héros de 421 qui était parue à l’origine dans la collection Spirou poche en supplément du magazine.

 

 

 

 

© Maltaite, Desberg - Dupuis

 

 

                421 est à ranger dans le rayon culte du catalogue Dupuis. Elle fait partie de ces séries qui n’ont pas eu un nombre incalculable d’albums comme Les petits hommes ou Les tuniques bleues, mais qui ont considérablement marqué les mémoires.

               

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : 421

 

Tome : Intégrale 3 / 1988-1990 

 

Genre : Aventure

 

Scénario : Stephen Desberg

 

Dessins : Eric Maltaite

 

Couleurs : Studio Leonardo

 

Dossier introductif : Didier Pasamonik

 

Collection : Dupuis Patrimoine

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 264 

 

Prix : 29,95 €

 

ISBN : 9791034766598

 



Publié le 15/12/2022.


Source : Boulevard BD


Vingt –deux classiques comme si vous les aviez lus.  Avez-vous lu les classiques de la littérature ? Tome 5

 

«  Dans le pavillon du parc d’un château, Mathilde Stangerson travaille avec son père, un physicien. Ils font des expériences. Il y a une pièce, toute jaune, avec des barreaux à la fenêtre. Mathilde y dort l’été, elle s’y enferme à clé. Tandis qu’elle dort, Mathilde est agressée, dans sa chambre fermée à double tour... » 

 

 

 

 

 

 


                Vous n’avez pas envie, ou simplement pas le temps, de vous plonger dans les 288 pages du Mystère de la chambre jaune en livre de poche. L’enquête de Rouletabille, signée Gaston Leroux, est ici résumée en quatre pages et seize cases. Court, net, précis, concis. Vous pourrez rapidement briller en société ou répondre aisément aux questions de Samuel Etienne sur le thème dans Questions pour un Champion.

 

 

 

 

© Bravi, Frey – Rue de Sèvres

 

 

                C’est déjà la cinquième compilation que nous proposent Soledad Bravi et Pascale Frey. Toujours aussi éclectique, la collection invite dans ce nouveau tome à un tour du monde de la littérature. France, Allemagne, Japon, Italie, Etats-Unis, Angleterre, on voyage dans les plus grands romans, avec les auteurs les plus célèbres. L’aventure débute en 1534 pour s’achever en 1975, soit 441 ans d’amplitude littéraire.

 

 

 

 

© Bravi, Frey – Rue de Sèvres

 

 

                Le journal d’Anne Frank ouvre la série. Bravi dédramatise la tragédie, autant que faire se peut. Le ton est donné. On est là pour apprendre, mais on n’est pas là pour se prendre trop au sérieux non plus. Ce n’est pas Roubaud, le sous-chef de gare du Havre dans La bête humaine de Zola qui dira le contraire. On passe de la célébrissime Condition humaine de Malraux au méconnu Middlemarch de George Eliot. Ces « études de la vie de province » transpirent la grande époque victorienne. Jules Romains nous amène au théâtre avec Knock, juste avant que Gargantua de Rabelais ne s’essuie le derrière avec des oisillons duveteux. L’un des meilleurs romans français est représenté avec Une vie de Maupassant. Balzac ferme la marche avec La duchesse de Langeais.

 

 

 

 

© Bravi, Frey – Rue de Sèvres

 

 

                Avez-vous lu les classiques de la littérature ? a du potentiel. Il y a encore tant et tant d’œuvres patrimoniales à découvrir. La collection a un autre point fort et qui est somme toute le principal : lire les versions originales de tous ces merveilleux trésors.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Avez-vous lu les classiques de la littérature ?  

 

Tome : 5

 

Genre : Humour littéraire 

 

Textes : Pascale Frey

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Soledad Bravi 

 

Éditeur : Rue de Sèvres  

 

Nombre de pages : 152

 

Prix : 15 €

 

ISBN : 9782810203116

 



Publié le 15/12/2022.


Source : Boulevard BD


La fin d’une série mythique.  Les Petits Hommes - Intégrale 11 / 2004-2011

 

« - Allo ! Renaud… Non, ça ne va pas !... C’est monstrueux… L’horreur… Quelqu’un a pris le cerveau de mon petit frère… Non, vous ne me comprenez pas… Quelqu’un a ouvert sa boîte crânienne et a emporté son cerveau !!... Non, je ne suis pas fou !!!

- ??? Euh… Ne bougez pas, doc !!... Restez où vous êtes… On arrive !!!

- Ah, une chose que je ne vous ai pas dite… Aussi ahurissant que cela puisse paraître, sans cerveau, mon frère respire toujours et son cœur bat ?!! »

 

 

 

 

 

 

 

                Quand le Docteur Hondegger appelle Renaud à l’aide, il sait que son ami et sa troupe vont rapidement arriver à la rescousse. C’est ce qui va arriver dans Opération QI. Son frère vient de se faire voler son cerveau mais est toujours vivant. Il y a du Professeur Quartz là-dessous. L’éminent biologiste, expert en génétique, a des expériences à mener. C’est la première des quatre aventures qui constituent le cœur de ce onzième et dernier tome de l’intégrale des Petits Hommes.

 

 

 

 

© Seron - Dupuis

 

 

                Dans Au nom du frère, Renaud a maille à partir avec deux frères jumeaux. En tant que chef de la sécurité d’Eslapion, il est tenu par l’un responsable de la disparition de l’autre. Renaud réussira-t-il à ne pas être discrédité aux yeux des autres petits hommes ?

                Castel Montrigu est la suite d’un épisode culte de la série : Dans les griffes du seigneur. Renaud y retrouve Messire Montrigu et son ennemi juré le Seigneur Crapulay dans une histoire où le Moyen-Âge est une époque encore d’actualité.

                Eslapion 3 est le chant du cygne de la série. Déjà que les deux épisodes précédents n’avaient pas eu l’honneur d’être prépubliés dans les pages du journal Spirou, celui-ci n’a même pas été édité chez Dupuis à l’origine. Heureusement, l’éditeur se rattrape en l’intégrant à cette intégrale qui sinon n’en aurait pas été une. Les petits hommes y quittent leur grotte d’Eslapion 2 pour un Eslapion 3 et une nouvelle vie que nous ne connaîtrons pas.

 

 

 

 

© Seron - Dupuis

 

 

                Viviane Lecuivre signe le très complet dossier d’introduction. Elle revient sur les dernières années de Pierre Seron aux commandes de la série née en 1967. 1967-2011, les petits hommes auront vécu 44 ans et 50 albums. Seron a été un agitateur d’idées, cherchant toujours de nouveaux angles d’approche pour les épisodes de sa série. Le coup de téléphone de Claude Gendrot lui annonçant la fin de la série est raconté de façon poignante. On ressent la douleur que ça a dû être pour Seron. Ce prologue se termine par les rebonds chez Bamboo et Clair de Lune, ses deux derniers éditeurs.

 

 

 

© Seron - Dupuis

 

 

                En postface, on peut lire quelques gags des petits hommes. Seron ne pouvant abandonner ses personnages, il leur rêvait une nouvelle vie. Quelques planches en noir et blanc permettent de mettre en valeur le trait de l’auteur. L’intégrale se clôt par la présentation de Zoo, un projet de série avorté. Seron disparaît en 2017.

 

 

 

 

© Seron - Dupuis

 

 

                Cette intégrale est à ranger aux côtés de celle de l’autre série mythique de Seron : les Centaures Aurore et Ulysse, qui vient de paraître en deux tomes aux éditions Mandibulles et en vente exclusivement sur leur site internet. Accusé à tort d’être un copiste de Franquin, Pierre Seron a signé avec Les Petits Hommes une série majeure de l’âge d’or de la bande dessinée. Qu’il soit infiniment remercié des années de bonheur qu’il nous a procuré et nous procure encore en relisant ses albums.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 


 

Série : Les Petits Hommes

 

Tome : Intégrale 11 / 2004-2011

 

Genre : Aventures 

 

Scénario & Dessins : Pierre Seron 

 

Couleurs : Studio Leonardo, Bob Bergé & Patricia Crottier 

 

Éditeur : Dupuis

 

Nombre de pages : 256

 

Prix : 29,95 €

 

ISBN : 9791034747689

 



Publié le 15/12/2022.


Source : Boulevard BD


Entretiens avec un artiste designer.  La fabrique d’Etienne Robial

 

« Nous faisions de l’inédit avec nos moyens, pour un public restreint mais pour de véritables lecteurs qui avaient envie de lire de la bande dessinée d’auteur. La notion d’auteur était très importante, à tel point que sur les couvertures des livres de cette collection 30/40, il n’y avait que le nom de l’auteur : Tardi, Gir, Moebius, Crumb ou Schlingo. Le titre était écrit à l’intérieur, pour éviter que le livre ne se vende « trop » car ce qu’on cherchait à vendre, c’était l’auteur. Il faut imaginer que cette notion d’auteur n’existait pas à l’époque. »

 

 

 

 

 

 

 

Etienne Robial a créé la maison d’éditions Futuropolis. L’homme n’a pas été qu’éditeur. Beaucoup le connaissent comme créateur de logos, en particulier ceux de (A suivre), de Canal + et de M6. Designer, graphiste, libraire, agitateur d’idées, enseignant, l’homme a eu plusieurs vies. Il y revient dans ce livre d’entretiens menés de main de maître par Antoine Guillot avec qui on va parcourir sa vie, de ses origines à nos jours.

 

 

 

 

© Guillot - B42

 

 

Dominos et cocottes en papier. Entre le parc Georges Brassens et un chemin de fer, Etienne Robial reçoit son interrogateur dans sa maison parisienne style Bauhaus dans le XVème arrondissement. Guillot annonce d’entrée que nous allons passer un moment avec un artiste multicéphale, une sympathique hydre de l’art. Le décor donne l’ambiance. Robial est un collectionneur : cafetières et lampes en verre moulé, livres de la Série Noire,… Il est un amoureux des formes géométriques et lisibles, mais aussi de l’histoire des objets. Robial revient sur son enfance rouennaise au lendemain de la guerre, ses études aux Beaux-Arts, sa fascination pour les dominos, son départ pour la Suisse et ces merveilleux crayons bicolores rouge et bleu.

Numéro zéro, la règle du jeu. L’étudiant est politisé. Il décroche des contrats pour Barclay, pour Filipacchi. Il réalise des « numéros zéro » pour plusieurs magazines. Il en explique la conception : les formes, les couleurs, la typographie,…

 

 

 

 

© Guillot - B42

 

 

On fait des livres, pas des albums. Robial et Cestac, ce n’est pas qu’une histoire d’amour. C’est aussi l’achat d’une librairie, la création d’une maison d’édition qui met les auteurs en avant : Futuropolis. Ils publient aussi bien de la bande dessinée américaine historique comme Dick Tracy ou Popeye, mais aussi des auteurs européens qu’ils font découvrir (Baudouin, Rabaté,…) ou redécouvrir (Calvo et sa « bête est morte »). En collaboration avec Gallimard, ils réalisent un coup de maître en publiant une version intégrale du Voyage au bout de la nuit de Céline illustré par Tardi.

La télévision, c’est de la lumière dans le noir. On revient sur ses années télé : le générique des Enfants du rock, la direction artistique de Canal +, l’habillage de M6, de la Sept.

On n’est pas là pour faire joli. La conclusion emmène au cœur de l’esprit de Robial. Comment conçoit-il ? Comment enseigne-t-il ? Comment observe-t-il le monde ?

 

 

 

 

© Guillot - B42

 

 

La fabrique d’Etienne Robial n’est pas qu’un recueil d’entretiens. L’éditeur ne pouvait pas faire ça Robial. Cette fabrique est un Livre avec un grand L, maquetté aux ambiances robialiennes. Entre les chapitres, de nombreuses photos des travaux de Robial justifient l’intérêt de publier ces rencontres au format papier. Elles ont été à l’origine diffusées sur France Culture dans l’excellente émission A voix nue en octobre 2018 et trouvent ici une nouvelle vie grâce aux éditions B42.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : La fabrique d’Etienne Robial, entretiens avec Antoine Guillot 

 

Genre : Entretiens avec un artiste designer

 

Auteur : Antoine Guillot

 

Éditeur : B42

 

Collection : Prisme 02

 

Nombre de pages : 112 

 

Prix : 20 €

 

ISBN : 9782490077571

 



Publié le 15/12/2022.


Source : Boulevard BD


Tirez pas sur le chanteur.  Au pays de Boby Lapointe

 

« - Hey ! Boby ! Boby Lapointe !

- Plaît-il ? Ah c’est toi !

- Ça fait au moins cent ans qu’on ne t’a plus vu !

- Je viens à peine de vous quitter !

- Tu ne t’imagines pas qu’on t’a oublié comme ça ?

- M’oublier ? C’est possible, ça ?

- Apparemment, non !... »

 

 

 

 

 

 

 

 

Il a eu mille vies dans sa vie pourtant trop courte. Décédé en 1972, Boby Lapointe a vécu cinquante ans. Chanteur, acteur, mathématicien, scaphandrier, inventeur, son improbable CV fait montre d’une vie maline à 100 à l’heure. En première partie des plus grands chanteurs comme Brassens, second rôle dans les plus grands films comme Tirez sur le pianiste, Boby était le maître des calembours, le roi des jeux de mots, le chantre du contrepet. Avec son éternelle marinière, de Pézenas à Paris, Lapointe tente de percer dans le milieu artistique. Iconoclaste, touche-à-tout, il a même conçu un système de numération hexadécimal : le système Bibi-binaire, breveté en 1968. Aujourd’hui, des écoles portent son nom, des festivals se tiennent en son honneur.

 

 

 

 

© Gaston - Idées plus

 

 

Il  est des BD qui sont des succès, il y a des BD d’émotion, de suspens, d’aventures. Et puis il y a les petits bonbons acidulés, qui font du bien, qui chatouillent, des OVNI, on ne sait pas pourquoi. Au pays de Boby Lapointe est de celles-ci. Gaston offre un moment suspendu. On l’ouvre pour en lire quelques pages et la reposer. Mais non. On ne sait pas pourquoi, on l’a terminé. On est parti, ailleurs, le temps s’est arrêté et puis on est revenu. Inexplicable. C’est exactement ce qu’il se passe avec ce petit album, grâce au talent de Gaston, mais aussi à celui de Boby Lapointe. Le dessinateur et le musicien étaient faits pour se rencontrer. Gaston ayant juste sept ans au moment de la disparition de Lapointe, ça ne se fera jamais. Et pourtant, cette rencontre s’est produite, grâce à ce livre.

 

 

 

 

© Gaston - Idées plus

 

 

Le livre n’est pas une BD construite de façon conventionnelle. Chaque page a sa conception. On est dans un livre illustré avec de nombreuses photos, plus qu’intégrées, fondues dans le dessin. Des pochettes de disques aux affiches de films, des photos de famille aux portraits et statues, l’ADN de Boby Lapointe suinte des planches de Gaston. Ajoutons à cela une préface de l’artiste qui a le plus de chromosomes communs avec Boby : l’immense Pierre Perret, ainsi qu’une galerie d’illustrations en postface signées entre autres Coutelis, Fabcaro, Eho, Garcia Quera, Ptiluc et bien d’autres.

 

 

 

 

© Gaston - Idées plus

 

 

La meilleure chose à faire après avoir effectué ce merveilleux voyage au pays de Boby lapointe ? Ré-écouter un disque de Boby Lapointe. Sa Katie l’a quitté mais lui ne nous quittera jamais.

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Au pays de Boby Lapointe 

 

Genre : Biographie

 

Scénario, Dessins & Couleurs : Gaston

 

Éditeur : Idées plus

 

Nombre de pages : 56

 

Prix : 15 €

 

ISBN : 9782374700632

 



Publié le 15/12/2022.


Source : Boulevard BD


Bd Best y était pour vous ...  Olivier Laurent  au café théâtre La Cantatrice Chauve Hommage à Jacques Brel

 

 

 

Deuxième soirée spectacle chez la Cantatrice Chauve ce mardi 13 décembre 2022. Olivier Laurent nous transporte dans l'univers musical de Jacques Brel ... mais pas que lui ! Plus qu'un hommage, une renaissance !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les chansons de Jacques Brel ont également été transférées en BD à de nombreuses reprises et publiées chez différents éditeurs. Ci-dessous, quelques couvertures d'albums que l'on retrouve à l'heure actuelle dans les boutiques de secondes mains.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Cantatrice Chauve

 

1 Rue Théophile Delbar 

 

1410 Waterloo  (Belgique)

 

Images : Axelle Coenen - Thierry Ligot

 

Mise en ligne : Alain Haubruge

 



Publié le 14/12/2022.


Source : Bd-best


Geek planet.  Super Pixel Boy 1 - And the bit goes on

 

« - Heu Pixel… Tu devrais lire ça…

- Quoi ? Tu vois bien que je suis occupé à sauver un royaume, non ?

- Justement… Un jour, le royaume Champignon fut envahi par les Koopa, une tribu de tortues reconnue pour sa magie noire. Le peuple Champignon, tranquille et paisible, fut transformé en pierres, en briques... »

 

 

 

 

 

 

 

Fin des années 80, Pixel n’a pas dix ans et passe l’essentiel de sa vie à jouer à des jeux de console. Pixel est un geek avant l’heure. Même si le terme n’est pas encore d’usage à l’époque, il investit son temps dans sa passion pour les jeux vidéos. Ayant découvert les bornes d’Arcade grâce à la fantasque « Tatie Muguette », voisine de ses grands-parents ortheziens, la vie de Pixel va prendre rapidement une tournure « gaming ». Son meilleur pote Guilhem a deux qualités : il a toujours plein de bonbecs chez lui et il possède la console Nes sur laquelle on peut jouer à… The legend of Zelda ! Et heureusement que son père a quelques notions d’anglais pour les aider (ou pas) dans l’avancée du jeu. Elodie, elle, est très jolie et prête sa Game Boy à Pixel. Jérôme, quant à lui, est dans une école spécialisée chépakoi mais possède plein de jeux que les autres n’ont pas. Ça vaut donc le coup de garder de bonnes relations avec lui.

 

 

 

 

© Mirroir, Clément - Delcourt

 

 

Retrogaming en action ! Loïc Clément écrit avec Super Pixel Boy sa série la plus autobiographique. Loïc et Pixel ne font qu’un. Il faut avoir été enfant dans les années 80 pour comprendre qu’il ne peut pas y avoir de fake dans l’histoire. Clément met toute la sincérité du lui-même enfant pour cette introspection au cœur de ces années consoles. Loïc-Pixel, Pixel-Loïc, grandit avec les jeux auxquels il joue, au gré des consoles sur lesquels ils sont disponibles, accompagné par son frère ou ses amis, sans oublier Elo, qui ne laisse pas insensible. Et ce n’est pas seulement parce qu’elle offre de super cadeaux d’anniversaire comme Double Dragon II.

 

 

 

 

© Mirroir, Clément - Delcourt

 

 

Boris Mirroir réalise un double exploit en s’emparant du monde de Loïc-Pixel. Non seulement, il dépeint avec émotion l’enfance de son camarade, mais il l’immerge dans les graphismes des différents jeux. En effet, chaque chapitre ou presque est consacré à un jeu spécifique que Mirroir a mis en scène à coups de pixels, à la manière des pixels art, avec une fidélité impressionnante. On est dans Batman, on est dans Tetris, on est dans le piètre Les chevaliers du zodiaque : la légende d’or. Le dessinateur nous emmène au cœur de chacun des jeux.

 

 

 

 

© Mirroir, Clément - Delcourt

 

 

Allez, on garde le « beat », le rythme, et le « bit » avec son huitième d’octet. Reprenons un Yes et des Raider et repartons jouer à Super Mario Bros.

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série : Super Pixel Boy  

 

Titre : 1 - And the bit goes on 

 

Genre : Humour

 

Scénario : Loïc Clément 

 

Dessins & Couleurs : Boris Mirroir

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 104

 

Prix : 19,99 €

 

ISBN : 9782413041054

 



Publié le 12/12/2022.


Source : Boulevard BD


Petite BD devient grande.  Moustik 4 - Explorer

 

« - Rassurez-vous. Il est entre de bonnes mains !

- Allo Natacha, c’est le père de Théo. Il est toujours dans le coma.

- Merci de m’avertir… J’avoue être très inquiète. C’est ma faute ! Si j’avais pris le bus, rien ne serait arrivé. C’est terrible !! »

 

 

 

 

 

 

 

                Ça fait déjà deux semaines que Théodore Deguerville, surnommé Moustik, est dans le coma et il n’y a toujours aucune évolution. Quelques jours plus tôt, après avoir déposé son amoureuse au lycée, à Marseille, il a été percuté violemment par une voiture sur le chemin du retour. Ses parents, sa petite sœur et sa copine Natacha sont effondrés. Son pronostic vital est engagé. Pourtant, son coma ne va pas le laisser inactif. Son cerveau bouillonne et le fait voyager dans le temps. Christophe Colomb, Napoléon, Buffalo Bill, Cléopâtre et bien d’autres auront l’honneur de le rencontrer...ou vice versa.

 

 

 

 

© Kris Arnal, Alexandre Chair – YIL Editions

 

 

                En quatre volumes de la série Moustik, Kris Arnal et Alexandre Chair ont fait tous deux des progrès considérables. Le scénario de Kris Arnal est beaucoup plus dense que dans les tomes précédents. On ne s’ennuie pas une seconde dans ce voyage dans le temps. On aurait pu penser la fin abrupte, mais si on y réfléchit elle est finement pensée. « Pour atteindre les étoiles, il faut viser la lune. » C’est au final ce que fait Moustik dans ses délires et ses rêves. L’histoire, outre le fait que le héros rencontre des personnages historiques, montre la force du rêve et prouve que, grâce à l’imagination, on peut accéder à tout. Certes, les différentes scènes s’enchaînent à un rythme un peu saccadé, mais Kris Arnal pense aux transitions et fait évoluer son personnage dans son chemin vers la guérison. La préface de Christophe Cazenove invoque la mythique série Mickey à travers les siècles, dans laquelle la souris passait de siècle en siècle à la faveur ou défaveur d’un coup sur la tête. Moustik joue ici le rôle d’un Mickey 2.0.

 

 

 

 

© Kris Arnal, Alexandre Chair – YIL Editions

 

 

                Alexandre Chair est un dessinateur d’action. Ses images bougent toutes seules. Les influences mangas se mêlent aux influences comics. La scène avec le T-Rex est formidable et la façon dont il a de mêler prises de vues réelles pour certains décors et les dessins fait vraiment sa spécificité. Quelques petites faiblesses subsistent dans les personnages secondaires. Les parents de Théo en particulier auraient mérité un peu plus de finesse dans leurs traits. Les célébrités historiques quant à elles ne sont jamais caricaturales et les personnages féminins, que ce soit Natacha ou la petite sœur, sont bien maîtrisés.

                On attend maintenant un prochain épisode avec une intrigue encore plus forte et un découpage plus resserré et on n’est pas loin à ce que de grands éditeurs commencent à venir faire toc toc auprès de ces auteurs. Paru chez un tout petit éditeur, Yil éditions, l’album est disponible sur les principales plateformes de commerce en ligne.

 

 

 

 

 

© Kris Arnal, Alexandre Chair – YIL Editions

 


                Moustik est la quête initiatique d’un jeune homme mal dans sa peau qui au fil des épisodes s’affranchit des problèmes et apprend à les affronter. C’est une école de la vie pour aider ses lecteurs à grandir avec lui.

 

  

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

Série : Moustik

 

Tome : 4 - Explorer

 

Genre : Aventure initiatique

 

Scénario : Kris Arnal

 

Dessins & Couleurs : Alexandre Chair

 

Éditeur : YIL Editions

 

Nombre de pages : 40

 

Prix : 16 €

 

ISBN : 9782374165226

 



Publié le 12/12/2022.


Source : Boulevard BD


 

 

Le concours international de bandes dessinées historiques "CAN for BALKANS" s'est déroulé entre mars et juillet 2022.
27 auteurs de Belgique, Bulgarie, Macédoine du Nord, Roumanie, Serbie, Ukraine et Chine ont participé à la finale du concours.

 

 

 

 

 

 

Toutes les bandes dessinées sélectionnées ont été créées spécialement pour ce concours. Outre la qualité artistique et la documentation historique, les autres critères importants de jugement étaient l'originalité et la manière dont le thème était respecté, notamment le choix de sujets comportant des messages de réconciliation, de paix et de confiance, de tolérance et de respect.

Le jury international était composé d'Adrian Cioroianu (Roumanie), historien, diplomate, auteur de scénarios de bandes dessinées et professeur d'université, Adrian Cioroianu (Roumanie), historien, diplomate, auteur de scénarios de bandes dessinées et professeur d'université, prof. Ardian Isufi (Albanie), artiste, doyen de la faculté des beaux-arts de l'université des arts de Tirana (2016-2020), Etienne Schréder (Belgique), scénariste et auteur de bande dessinée renommé, Drazen Kovacevic, l'un des plus importants bédéistes de Serbie et Tome Trajkov, promoteur de bande dessinée de Macédoine du Nord.

 

 

 

 

 

 

Les œuvres primées et celles acceptées par le jury lors de la finale (141 planches au total) seront présentées pour la première fois au Festival international de la bande dessinée historique de Brasov, à partir du 13 octobre 2022, dans le cadre de l'exposition finale du projet européen. L'exposition partira ensuite en tournée cette année du 18 novembre au 12 décembre 2022 à Tirana, au Musée national d’histoire d’Albanie. La prochaine destination est Bruxelles, au Musée de la bande dessinée, du 21 décembre 2022 au 6 janvier 2023, puis Leskovac (Serbie) en février 2023 et à Veles (Macédoine du Nord) en mars 2023.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Grand prix de la première édition du concours "CAN for BALKANS" a été remporté par Razvan Bronescu de Roumanie avec l'œuvre "Aurel Petrescu, le Pionnier de l'Animation Roumaine".

Le Premier prix a été attribué à l'artiste roumain Ionot Popescu avec l’œuvre « BalkansForever ». Le podium est complété par des artistes de Serbie. Kosta Milovanovic a remporté le 2e prix avec "And The Tree Friens Are...", une bande dessinée inspirée de sa propre vie, depuis le début de la guerre civile (1991), qui l'a enrôlé dans la marine yougoslave. 

 

 

 

 

 

 

Le 3e prix a été attribué à la bande dessinée "The Wind", créée par Marjan Milanov (scénario) et Srdan Todorovic (dessins), dont le sujet s'inspire des tragédies des batailles à la frontière serbo-bulgare durant l'hiver 1915.

 

 

 

 

 

 

 

Le jury international a également décerné cinq mentions spéciales : Aljosa Tomic et Dragan Stokic Rajacki (Serbie) pour l'œuvre "Deda Roga" ; Maximilien Van de Wiele (Belgique) pour l'œuvre "Tuzla" ; Slavica Kupenkova (Macédoine du Nord) pour l'œuvre "Odyssée" ; Valentin Ionescu avec l'œuvre "Camarade Rakija" et Vlad Forsea avec l'œuvre "Humour balkanique contre le monde" se partagent le prix de mention dédié à la Roumanie.

 

 

 

 

 

 

 

Le projet "CAN for BALKANS - Comics Alliance Networking for Balkans" est l'un des 13 projets gagnants de l'appel "Renforcement de la coopération culturelle et de la compétitivité des industries culturelles et créatives dans les Balkans occidentaux" (EACEA 39/2019) , dans le cadre du programme de financement Europe créative et est mis en œuvre par le Musée d'histoire du comté de Brasov (chef de file du projet), le Musée national d'Albanie, le Musée de la bande dessinée de Bruxelles - Centre belge de la bande dessinée, Strip Centar na Makedonija (Macédoine du Nord), le Centre culturel de Leskovac - École de bande dessinée de Leskovac "Nikola Mitrovic Kokan" (Serbie).

 

 

 

 

 

 

Le projet est financé par la Commission européenne par le biais de l'Agence exécutive européenne pour l'éducation et la culture (EACEA) à Bruxelles et a une période de mise en œuvre entre mars 2021 et mars 2023.

Pour plus de détails sur le projet et les activités réalisées jusqu'à présent, notamment les études du projet de recherche scientifique, nous vous invitons à consulter le site www.canforbalkans.eu.
Pour en savoir plus sur les projets de l'appel "Renforcement de la coopération culturelle et de la compétitivité des industries culturelles et créatives dans les Balkans occidentaux" (EACEA 39/2019), consultez le site https://data.europa.eu/doi/10.2797/811941

 

 



Publié le 12/12/2022.


Source : Bd-best


Les origines d’une œuvre, fantasme ou réalité ?  Carnet de voyages d’un reporter du Petit Vingtième

 

« Tintin, ce reporter du Petit Vingtième qui fait plus que nous relater l’entre-deux-guerres. Il nous livre une certaine vision de l’imaginaire de cette période et, par le génie de son créateur, il a contribué à nourrir celui de quatre générations de lecteurs. »

 

 

 

 

 

 

 

 

Bruxelles, place du jeu de Balle. Luc Révillon chine dans le marché de la cité belge. Peu de chance de trouver une Licorne, on parle évidemment du bateau. Par contre, l’auteur déniche un banal petit carnet à la couverture bleu marine. A l’intérieur, des notes manuscrites et quelques photos. Il s’agissait de toute évidence d’un carnet de voyages, mais le vendeur en ignorait la provenance. Il faisait partie d’un lot qu’il avait acquis dans une vente publique. Rentré à l’hôtel, Luc Révillon s’aperçoit que ce carnet devait être une des sources d’inspiration de Hergé pour les premières aventures de Tintin, celles publiées entre 1929 et 1940. Révillon décide de lui redonner son sens en le replaçant dans son époque et en le complétant de notes et photographies. C’est ce carnet qui est édité aujourd’hui par les éditions Sépia.

 

 

 

 

© Révillon - Sépia

 

 

Tout en entretenant le mystère concernant ce journaliste qui aurait inspiré Hergé pour Les aventures de Tintin, Luc Révillon invite à s’attarder sur les versions en noir et blanc des récits du reporter à la houppe. En effet, de nombreuses références historiques disparaissent dans les versions en couleurs. L’auteur donne en  exemple Mary Pickford, star du cinéma muet, dont le nom n’apparaît plus dans Tintin en Amérique en couleurs. On parle évidemment ici de la version redessinée et non pas de la colorisation commerciale et inutile de celle d’origine.

 

 

 

 

© Révillon - Sépia

 

 

Ce sont donc neuf reportages que nous pouvons suivre ici. Reportage au pays des Soviets pour débuter. Le journaliste prend le train sur le quai de la gare du Nord de Bruxelles. Il découvrira Moscou en pleine reconstruction et une place Rouge pimpante. Il s’engagera dans l’armée russe. Au Congo ensuite, il visitera entre autres une mission en pleine brousse et se prendra pour un instituteur. Aux Etats-Unis, ce sera New-York, Chicago, puis le Far-West. Impossible de tout citer. Le tour du monde se poursuivra en Orient, en Extrême-Orient, en Amérique latine, en Ecosse, puis en Europe de l’Est en 1938 et 1939 en Syldavie et en Bordurie. Interrompu par la guerre, le carnet s’arrête en 1940 avec le reportage en Palestine qui servira de base à la première version inachevée de Au pays de l’or noir.

 

 

 

 

© Révillon - Sépia

 

 

 Luc Révillon avait déjà publié une première version de ces carnets en 1996, avec ses complices Gérard Berthelot et Samuel Chauveau. Il intègre avec justice la collection Zoom sur Hergé. Quand on a fini de lire Tintin, on peut recommencer à lire Tintin. On y trouvera toujours quelque chose de nouveau.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

One shot : Carnet de voyages d’un reporter du Petit Vingtième 

 

Genre : Analyse d’oeuvre

 

Auteur : Luc Révillon

 

Éditeur : Sépia

 

Nombre de pages : 200 

 

Prix : 20 €

 

ISBN : 9791033401636

 



Publié le 07/12/2022.


Source : Boulevard BD


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