Séance de rattrapage. De la ligne claire réaliste au service d’un scénario carré. Sydney Bruce 3 - Le signe de Sokari
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Séance de rattrapage. De la ligne claire réaliste au service d’un scénario carré.  Sydney Bruce 3 - Le signe de Sokari

« - Je pense qu’il est temps de vous donner les explications que nous vous devons, à Mister Bruce et vous-même… N’est-ce pas, Edwin ?...

- Bien sûr, Docteur Wayn… Mon cher Amin, c’est grâce à votre intervention à Sydney et toi que mon enlèvement a raté l’autre soir à Manchester… Vous avez fait preuve d’un beau courage en m’arrachant à mes ravisseurs ! Seulement, vous avez contrarié les plans du Docteur Wayn…

- Oui… Mon intention était seulement de nous permettre, à Edwin et à moi, de faire pression sur lord Trelawny… Nous cherchons en effet à le confondre…

- Que voulez-vous dire, Dr Wayn ?

- Mon père est un homme très puissant et j’ai tout à craindre de lui bien qu’étant son seul héritier... »

 

 

 

 

 

            Manchester, un soir de juin 1889. Sydney et son ami tunisien Amin empêchent l’enlèvement d’Edwin, un de leurs camarades auteur de pièces de théâtre. Il s’avèrera que la tentative de rapt était une ruse pour faire pression sur le père d’Edwin, Lord Trelawnay, dont les agissements lors de découvertes phénoménales dans des fouilles égyptiennes sont plus que répréhensibles. Il va falloir pour nos amis user de finesse et de théâtralité pour confondre celui qui, outre être un archéologue notoire, est un assassin.

 

 

 

 

© Carin, Rivière - Paquet/Place du sablon

 

 

Il y a l’école Hergé, il y a l’école Martin, il y a l’école Jacobs. Mais on oublie trop souvent l’école Piroton, celle du créateur de Jess Long, descendant en ligne droite d’un classicisme américain à la Chester Gould. C’est dans cette catégorie que peut se classer Francis Carin. Assistant du susnommé Arthur Piroton sur Les casseurs de bois à la fin des années 70, il débutera réellement sa carrière avec Les diables bleus, au cœur de la guerre des tranchées. Il connaîtra le succès à partir du milieu des années 80 avec Victor Sackville, espion de George V, un James Bond de l’époque avant-guerre, série qui connu vingt-trois albums jusqu’à 2010. En parallèle, en 1986 et 1988, Carin publie deux histoires de Sydney Bruce, dans Circus, puis en album chez Glénat. Paquet vient de rééditer ces deux albums dans la collection Place du Sablon et les a accompagnés de l’inédit Signe de Sokari.

 

 

 

 

© Carin, Rivière - Paquet/Place du sablon

 

 

En toute discrétion mais avec maîtrise et assurance, Carin a construit une œuvre discrète mais assurée, dans laquelle on peut compter également deux albums de Lefranc. Au fil de sa carrière, le trait de Carin s’est singularisé dans une ligne claire réaliste qui n’appartient qu’à lui.

 

 

 

 

© Carin, Rivière - Paquet/Place du sablon

 

 

Sydney Bruce est un jeune homme dans l’Angleterre Victorienne. Son oncle est enquêteur à Scotland Yard, ce qui le baigne dans des ambiances mystérieuses et suscite en lui un goût immodéré pour la résolution d’énigmes. En grand amateur et spécialiste d’Agatha Christie, le scénariste François Rivière le plonge dans des enquêtes qui sentent bon leur époque. Espérons que le rebond de ce troisième épisode relancera la série.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Sydney Bruce  

 

Tome : 3 - Le signe de Sokari

 

Genre : Polar 

 

Scénario : François Rivière 

 

Dessins : Francis Carin 

 

Couleurs : Cristina Stella 

 

Éditeur : Paquet

 

Collection : Place du Sablon

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14 €

 

ISBN : 9782889360116

 



Publié le 20/12/2019.


Source : Bd-best

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