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Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Valois 2 - Si deus pro nobis, quis contra nos ?
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Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?  Valois 2 - Si deus pro nobis, quis contra nos ?

« - Le raffinement, c’est italien ! Qui a redécouvert l’art et les techniques de l’Antiquité ?! Qui a les peintres les plus talentueux ?! Les architectes les plus doués ?! Les…

- Oui. Vos villes sont belles.

- Belles ?! Mais elles sont magnifiques ! Nous sommes le phare de l’Occident !!

- Joli tableau. Mais la culture n’est pas tout. Vous êtes faibles, incapables de vous défendre sans aide extérieure.

- Porca miseria ! Pourquoi m’insulter dans ma demeure, Carlo ?! T’ai-je vexé ?!

- Vous pouvez m’appeler Charles, ou mieux encore : Majesté. Pas Carlo ! Apprenez à me nommer avant de m’adresser la parole. En France, celui qui a le dernier mot n’est pas celui qui parle le plus fort, mais celui qui possède le plus de canons ! »

 

 

 

 

  Quand Ludovico Sforza reçoit le roi Charles VIII, le More de Milan tient à en mettre plein la vue à son hôte. Mais quand ce dernier lui remet les points sur les « i » et les barres aux « t », il faut toute la diplomatie du cardinal de La Rovere pour apaiser l’ambiance.

 

  Pour joindre Naples, l’armée française traverse les états pontificaux de part en part. Henri Guivre de Tersac et Blasco de Vilallonga font partie des troupes du roi qui traverse l’Italie pour rencontrer le pape Borgia Alexandre VI.

 

 

 

 

© Gloris, Calderon, Felideus - Delcourt

 

 

  Thierry Gloris se positionne en véritable maître de jeu. L’historien joue avec les personnages de l’Histoire comme avec des pions sur un échiquier. Il respecte cependant scrupuleusement  les événements. Son fin travail sur les dialogues fait croire qu’il a été le témoin direct des discussions de l’époque. Il utilise des personnages secondaires historiques de luxe comme Machiavel ou Louis d’Orléans qui font office de guests stars assoyant la crédibilité du récit.

 

  Jaime Calderon travaille avec précision. Le combat naval en mer Ligure est l’un des grands moments de l’album dans lequel le dessinateur montre la finesse de son travail avec un plaisir explosif et cinématographique. La scène de la descente du carrosse de Lucrèce Borgia est d’une puissance montrant la place importante des femmes dans l’Histoire. De la manière dont Borgia regarde Blasco de Villalonga de haut à la façon dont elle se laisse attraper par les bras d’Henri Guivre de Tersac, Calderon joue sur les attitudes des corps et les expressions des visages pour imposer les caractères.

 

 

 

 

© Gloris, Calderon, Felideus - Delcourt

 

 

  Le dessinateur met le Pape et le Roi face à face dans une solide composition de couverture faisant écho à celle du tome 1. Leurs regards en disent long sur leurs déterminations et les érigent tous deux en souverains inflexibles. Les semi-sourires de Lucrèce Borgia et Giulia Farnese montrent qu’elles comptent bien abattre leurs cartes. Henri et Blasco y sont en retrait pour laisser leurs places aux acteurs dont la rencontre est le but du voyage. Ils sont positionnés en tant qu’observateurs au service de leur pays.

 

 

 

 

© Gloris, Calderon, Felideus - Delcourt

 

 

  Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? En questionnant sur le rôle de l’Eglise dans l’Histoire du XVème siècle, Gloris raconte avec aventure et intérêt  une période riche, touffue et souvent mal explicitée qu’il était grand temps de débroussailler.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Valois

 

Tome : 2 - Si deus pro nobis, quis contra nos ?

 

Genre : Histoire

 

Scénario : Gloris

 

Dessins : Calderon

 

Couleurs : Felideus

 

Éditeur : Delcourt

 

Nombre de pages : 48

 

Prix : 14,50 €

 

ISBN : 9782413005353

 



Publié le 26/03/2019.


Source : Bd-best

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