Sous La guerre des mondes. A fake story
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Sous La guerre des mondes.  A fake story

 

 «  - Tiens bon, fiston ! Je vais le conduire à l’hôpital ! Eh ! Faut rester avec moi, hein ?! Comment tu t’appelles ? Dis-moi, qu’est-ce qui t’est arrivé ?!

-   Les Martiens… C’est à cause des Martiens… »

 

 

 

 

 

 

 

30 octobre 1938, en pleine nuit, une voiture freine brusquement alors qu’un jeune homme ensanglanté, avec un masque à gaz sur le visage et armé d’un pistolet, s’écroule au beau milieu d’une route de campagne. Son sauveur le mène à l’hôpital. Son père se serait suicidé après avoir tué sa mère et lui avoir tiré dessus. A priori, ce serait pour leur éviter d’être massacrés par les Martiens qui débarquent sur Terre. C’est tout du moins ce qu’a annoncé Orson Welles sur les ondes de la CBS. Qu’est-ce qui est vrai, qu’est-ce qui est faux dans tout cela ? La lecture de La guerre des mondes d’H.G. Wells à la radio a provoqué une panique générale, c’est certain. Les circonstances de la tuerie familiale, ça, c’est moins évident à définir.

 

 

 

 

© Pendanx, Galandon – Futuropolis

 

 

Laurent Galandon adapte le roman de Douglas Burroughs. La célèbre émission de radio d’Orson Welles n’est que l’élément déclencheur de dommages collatéraux qui sont au cœur du récit. Evidemment, les causes de la mort de Joan et Robert Oates sont plus complexes qu’en apparence. Ornella Yates, la jeune amie de Ted, le fils Oates, est-elle impliquée de près ou de loin dans la tuerie. Dans une mise en abime, le romancier Burroughs mène l’enquête sur la voix d’Ella Fitzgerald. A fake story pourrait être racontée dans une saison de True Detective.

 

 

 

 

© Pendanx, Galandon – Futuropolis

 

 

Après Mentawaï, Jean-Denis Pendanx quitte la jungle amazonienne pour celle plus urbaine des alentours de Grovers Mill. Et quand certains appelait les indigènes de la jungle des sauvages, ils auraient mieux fait de regarder leurs congénères car l’adjectif leur convenait mieux. Pendanx est un dessinateur d’ambiances. Ses couleurs directes très années 30 dépeignent parfaitement les ambiances glauques liées aux Oates et les recherches diurnes de Burroughs.

 

 

 

 

© Pendanx, Galandon – Futuropolis

 

 

Dans tout ça, qu’est-ce qui est l’histoire fausse ? Celle racontée par Welles ? Celle racontée par Ted pour protéger quelqu’un ? Celle qui racontait la panique déclenchée par Welles et qui n’aurait au final pas été si importante que cela ? A fake story montre en tout cas que la presse, la radio, puis plus tard la télévision et internet, sont d’une puissance dangereuse et que toute information est à prendre avec sa part de subjectivité.

 

A fake story raconte une histoire de l’Amérique profonde, un épisode de racisme ordinaire, comme il y en a eu tant, comme il y en a encore trop. A fake story, c’est aussi l’histoire de la montée en puissance du quatrième pouvoir, celui des medias, toujours prêts à s’emparer des real ou des fake news pour en faire des stories.

 

 

 

 

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

 

 

 

 

 

 

One shot : A fake story 

 

Genre : Polar 

 

Dessins & Couleurs : Jean-Denis Pendanx 

 

Scénario : Laurent Galandon 

 

D’après : Douglas Burroughs 

 

Éditeur : Futuropolis

 

Nombre de pages : 96 

 

Prix : 17 €

 

ISBN : 9782754828833

 



Publié le 09/03/2021.


Source : Bd-best

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