Sur les traces de Gil Jourdan. Jacques Gipar 8 - L’écho de la Taïga (crayonnés)
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Sur les traces de Gil Jourdan.  Jacques Gipar 8 - L’écho de la Taïga (crayonnés)

« - Entre Jacques ! Bonjour.

- Bonjour Pierre! Bonjour Monsieur !

- Monsieur Gipar, bonjour !

- Je te présente mon ami Vladimir Ouliakoff, le rédac’chef de L’écho de la Taïga !

- L’écho de la taïga ? C’est le journal des émigrés russes, ça ?

- Oui, pour toute la communauté russe française !

- Vladimir a un gros souci !

- Ma fille Irina a été enlevée ! »

 

 

 

 

 

                Jacques Gipar, journaliste pour France Enquêtes, se trouve mêlé à une affaire de rapt. Banal pour un homme comme lui. Pas si sûr ! Le père de la ravie, Vladimir Ouliakoff, est au cœur des tensions entre russes blancs et communistes. Il rêve d’une grande réconciliation mais ça ne semble pas l’intérêt de tout le monde. Aidé par sa fiancée Yvette et son complice de toujours Petit-Breton, Gipar va parcourir l’ouest parisien pour retrouver la jeune femme disparue, au risque de se mettre lui-même en danger…

 

 

 

 

© Delvaux, Dubois – Paquet

 

 

                Situées dans les années 50, les aventures de Jacques Gipar sont un exemple de ligne claire comme on en fait maintenant trop peu. Jacques Gipar marche sur les pas de Gil Jourdan (initiales inversées) pendant que Jean-Luc Delvaux marche sur ceux de Maurice Tillieux. Ce n’est pas pour rien que les éditions Dupuis avaient confié à ce dernier la réalisation des Camions du diable, aventure inachevée de Marc Jaguar. On peut même rencontrer Gil dans une case.

                Outre dans les véhicules, Delvaux excelle dans les décors parisiens. Rues et bâtiments sont reproduits avec tout autant de précision.

 

 

 

 

© Delvaux, Dubois – Paquet

 

 

                Thierry Dubois sait mettre les automobiles en avant sans que ce ne soit jamais au détriment de l’histoire. Courses poursuites et cascades rythment l’enquête de Gipar. Comme son dessinateur, le scénariste a lu Tillieux et lui rend un hommage appuyé avec cette série. Gipar-Jourdan a même son Libellule en la personne de Petit-Breton.

                Hergé fait également partie de son ADN. Quand Gipar est dans le parc de la villa où est retenue Irina, il nous semble le voir croiser Tintin dans le parc de la villa du Docteur Müller dans L’île noire.

                Dans une chronique finale, Dubois présente deux voitures, faisant inévitablement penser aux modèles que présentait Jidéhem dans les chroniques de Starter. Encore un qui, de là où il est, peut être fier des traces qu’il a laissé.

 

 

 

 

© Delvaux, Dubois – Paquet

 

 

                Depuis quatre épisodes, les aventures de Jacques Gipar bénéficient d’une belle édition des crayonnés sublimant le graphisme de Delvaux. Il n’y a pas à dire. Au crayon, les bagnoles (parce que ce ne sont pas des voitures mais des bagnoles dans le sens noble du terme) ont une vivacité impressionnante, malheureusement et inévitablement aplatie par l’encrage et la mise en couleurs, malgré tout le soin qui est apporté à ces deux étapes.

 

                Limitée à 999 exemplaires, cette version de L’écho de la Taïga vaut la peine d’être lue sur nos steppes.

 

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Jacques Gipar

 

Tomes : 8 - L’écho de la Taïga (crayonnés)

 

Genre : Polar 

 

Dessins : Jean-Luc Delvaux 

 

Scénario : Thierry Dubois

 

Couleurs : Béatrice Constant (pour la version à paraître le 22 janvier) 

 

Éditeur : Paquet

 

Collection : Calandre

 

Nombre de pages : 48 

 

Prix : 19 €

 

ISBN : 9782889325313  

 



Publié le 08/01/2020.


Source : Bd-best

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