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Coup de coeur : Dark Museum... dernière la toile, le sang et l'horreur.

Auteurs prolifiques et créatifs, Gihef et Alcante nous on concocté une nouvelle surprise et non des moindres. A peine remis de nos émotions avec Starfucker, les voici qui enchainent avec un genre diamétralement opposé et au concept pour le moins original.

Résumé de l'éditeur : Pour entrer au Dark Museum, une toile doit provoquer chez son observateur une impression morbide que seule une origine mystérieuse semble pouvoir expliquer. L’austère American Gothic de Wood y tient une place de choix…

1930, Iowa. Les effets de la crise sont terribles dans cette partie de l’Amérique.

Avec la misère, l’égoïsme prévaut. L’installation d’un cirque en pleine sécheresse finit d’échauffer les esprits. Alors que Lazarus Henkel désespère de pouvoir nourrir sa famille, un accident de voiture se produit près de sa ferme. L’odeur du corps du conducteur en train de brûler lui inspire une macabre solution…

 

 

 

 

 

 

Américan Gothic, le tableau de Grant Wood faisant partie de la collection de l'Institut d'art de Chicago. L'artiste fut inspiré par un chalet conçu dans le style néogothique. Il peignait le genre de personne qu'il imaginait vivre dans cette maison. Il n'en fallait pas plus à Gihef et Alcante pour creuser le sujet et imaginer à leur tour une genèse horrifique à ces personnages qui déjà en l'état et sur toile n'inspirent pas le plus élémentaire des confiances... et pour cause !

 

 

 

 

 

 

Nous sommes dans l'Iowa des années 30 et nous découvrons Epiphany et Lazarus Henkel. Ces protagnonsites vivent dans un endroit miséreux et où la faim taraude les estomacs les plus serrés tandis que le maire lui ne pense qu'au bien être de son compte en banque en acceptant, sur les terrains de sa localité qu'un cirque s'installe et pompe l'or bleu qui fait tellement défaut à la population locale. (procédure vénale qui tant à devenir de plus en plus d'actualité à notre époque).

 

Les paysans grondent, la colère monte et le manque de moyen fait commettre les actions les plus inavouable au risque de finir son existence sur un sort funeste et sanglant. Si vous avez vu la série tv Dexter, sachez qu'à côté de cet album cette dernière est une véritable promenade de santé. Nous vous laisserons découvrir (si vous achetez l'album) les scènes bien fournie en hémoglobine et les découpages anatomiques pour ne pas vous gâcher le plaisir... rassurez-vous, vous ne serez pas déçu si vous aimez le genre. On ne vous montre donc ici sur cette page que les premières planches histoire de vous titiller la curiosité et croyez bien qu'elle sera comblée (surtout pour les aficionados de bain de sang et de membres désossés).

 

 

 

 

 

 

Mais Dark muséum n'est pas qu'une accumulation d'horreur, ce serait trop facile. Il est aussi un enchainement de dialogues croustillants, d'effrois avec un dessin et des couleurs de Stéphane Perger qui catalyse à merveille le récit du duo d'enfer Alcante-Gihef (ces complices qui décidément n'en finissent pas de nous étonner, au risque de me répéter). Ces touche-à-tout font à chaque fois mouche et ce n'est pas ce présent opus qui dérogera à cette règle. Que dire de plus sans gâcher l'effet de surprise? Rien en fait, je vous laisse plutôt le découvrir vous-même, ce plat rouge sang admirablement bien réussi dont on aimerait plus souvent en déguster les pages...si je puis dire.

 

Tyler Craig

 

Série : Dark Museum

Tome : 1 – American Gothic

Scénario : Gihef et Alcante

Dessin et couleurs : Stéphane Perger

Genre : Horreur

Éditeur : Delcourt

Collection : Machination

Nbre de pages : 56

Prix : 14,95€



Publié le 16/02/2017.


Source : Bd-best


Au bout du fleuve, un voyage onirico-initiatique vers le delta du Niger entre croyances et dure réalité

Toujours aussi fantastique pour nous convier au voyage, Jean-Denis Pendanx nous revient seul à la plume et au pinceau pour nous emmener en bateau (ou plutôt en barque de fortune et d’infortune) vers le delta du Niger entre les croyances, les drames de la vie et la loi de la débrouille.  

 

 

 

 

 

 

Recherche © Jean-Denis Pendanx chez Futuropolis

 

Recherche © Jean-Denis Pendanx chez Futuropolis


 

Résumé de l’éditeur : Kémi entreprend un long voyage à la recherche de son frère jumeau et de son âme perdue. De Cotonou au delta du Niger, c’est un long périple dans une Afrique gangrénée par la misère et l’exploitation de leurs ressources par les grands groupes pétroliers.

 

 

Recherche pour le Delta du Niger © Jean-Denis Pendanx

 

 

Recherche pour le Delta du Niger © Jean-Denis Pendanx

 

Toujours avec le coeur et l’art en voyage, Jean-Denis Pendanx est toujours aussi doué pour nous faire parvenir l’invitation en bonne et due forme au voyage, quel que soit le coin du globe où son imagination le porte. Avec Au bout du fleuve, c’est en plein dans l’Afrique rurale et profonde que le Landais volant et voyageur nous entraîne, à cheval entre le Bénin et le Niger. Le Bénin, où les moments de détentes autour du sacré ballon rond sont vite mis au pas face au besoin criant d’un peu d’argent pour subsister.

 

 

 

 

© Jean-Denis Pendanx encrage chez Futuropolis

 

Alors, de père en fils, on frelate de l’essence, et on les emmène en moto et par gros bidons sur les places marchandes. Mais, attention, entre les policiers qui guettent et l’étincelle qui peut être fatale à tout moment,  la vie peut s’arrêter net. Comme celle du père de Kémi. Kémi, avec son bras cassé (notez, c’est mieux qu’Omer, son pote, fixé sur un fauteuil roulant), qui attend d’avoir assez d’argent de côté pour se le faire remettre en place. Kémi qui désespère de ne plus jamais voir son frère, parti on ne sait où après un coup qui a mal tourné. Alors quand un voyant le met sur sa piste, Kémi se met en route, sans compter la longueur du voyage vers le Nigéria où, soi-disant, on gagne un peu mieux sa vie.
 

On le répète, mais qu’est-ce que Jean-Denis Pendanx est doué. Seul à la barre de ce voyage onirique mais résolument vivant et laissant tout au hasard, l’auteur nous ravit de ses magnifiques ambiances. Car Au bout du fleuve a le sens des paysages qui dé…paysent dans ce qu’ils ont de plus beaux mais aussi de plus miséreux. Et pour son premier scénario, Jean-Denis ne ménage pas son intrigue, y saupoudrant, sur 110 pages, une multitude d’éléments tout en évitant le fouillis qui aurait pu émerger. Tout reste d’une cohérence à toute épreuve. Et les dimensions très réalistes mais aussi spirituelles, jumelles, rituelles et fantastiques font force commune pour porter le récit superbement mis en images par le dessinateur-peintre. C’est un très poignant ouvrage que nous offre Jean-Denis Pendanx, mettant de l’âme et des rencontres sur ce qui est bien plus qu’un carnet de voyage aventureux.

 

Alexy Seny

 

Titre : Au bout du fleuve

Scénario, dessin et couleurs : Jean-Denis Pendanx

Genre : Aventure, Drame

Éditeur : Futuropolis

Nbre de pages : 112

Prix : 20€



Publié le 16/02/2017.


Source : Bd-best


Ce livre, ce n’est pas que Prévert, c’est aussi Paris, le Paris des surréalistes et de Saint-Germain-des-Prés

« - Alors, c’est vous, Prévert ? Pourquoi n’êtes-vous pas venu avec vos amis excités l’autre jour ? »

            « - Je réponds pas aux convocations. Ce n’est pas ma vocation. »

            « - Ah… Je vois… Asseyez-vous, on va bavarder. (…) Donc, Monsieur Tanguy peint, et de belle manière. Et vous, qui êtes si drôle et jouez si bien avec les mots, que faites-vous ? »

            « - Moi, je ne fais rien. »

            « - Ah ! Très bien, ça. Il ne faut jamais travailler ! »

 

            Prévert et Breton se rencontrent à la brasserie Cyrano. Le surréalisme va émerger. Ce sera le cœur de l’œuvre du poète.

            Dans la première partie de cette biographie, les auteurs nous racontent les années 20 de la vie de Prévert par le truchement de tableaux et de scénettes courtes qui sont tout autant d’anecdotes sur la vie du poète touche-à-tout. Le caporal de Constantinople a 21 ans lorsque commence le récit. Il apprend l’anglais aux enfants du Capitaine, avant de rejoindre Paris à la fin de son service. Il y retrouve Yves Tanguy, son camarade, son copain des premiers jours de service. Mais voilà, ni l’un, ni l’autre n’ont envie de travailler. C’est cette envie, plus que le besoin, qui guidera Prévert tout au long de son existence. Il préfèrera vivre petitement, déménageant d’appartement en appartement, se nourrissant de livres, de spectacles et d’écriture, de débats philosophiques et de discussions nocturnes.

 

 

 

 

 

            Dans une deuxième partie, les années 30 mettent en exergue le Prévert agitateur, le rebelle, le révolutionnaire, l’homme de théâtre et le scénariste de cinéma.

            En 1948, Prévert tombe par la fenêtre du premier étage de la Radiodiffusion française. C’est par cet événement que s’ouvre la troisième partie de l’ouvrage. Tel Piccoli dans Les choses de la vie, celui qui n’est soi-disant pas un poète, revient sur la décennie qui s’achève : l’Amérique, re-le cinéma, les années de guerre, puis la chanson.

 

             Ce livre, ce n’est pas que Prévert, c’est aussi Paris, le Paris des surréalistes et de Saint-Germain-des-Prés, le Paris des cinémas de quartiers, des théâtres et des cafés, le Paris des créateurs et des auteurs de génie : Breton, Queneau, Grimault, sans oublier les stars, celles qui le sont et celles qui le seront : Gabin, Gréco, Gainsbourg et leurs contemporains.

 

 

 

 

 

 

            Il y a deux ans et demi, est paru « Jacques Prévert, inventeur », premier tome d’une trilogie. Quelle surprise de découvrir aujourd’hui une intégrale de cette aventure sans que ne soient parus les tomes indépendants suivants, mais quel bel événement à l’occasion des quarante ans de la disparition de Prévert. Pour ceux possédant le premier album paru, les éditions Dupuis proposent à tout acheteur de l’intégrale de l’échanger gratuitement dans une librairie contre un autre album Aire libre du même calibre.

            Lors de la parution de ce premier volume, France Inter a consacré une visite de la maison de Prévert avec les auteurs de la BD. On peut la revivre sur https://www.franceinter.fr/culture/visite-dessinee-de-la-maison-de-jacques-prevert.

 

           Jacques Prévert n’est pas un poète est une œuvre. Ce n’est pas l’œuvre d’un scénariste et d’un dessinateur, mais c’est l’œuvre d’un auteur unique à quatre mains. Rarement textes et dessins se sont retrouvés autant en symbiose dans une bande dessinée. Ils s’encastrent et s’entremêlent pour faire de chaque planche une poésie visuelle.

 

Il est des albums que l’on trouve formidable, tout en ayant parfois du mal à dire pourquoi. Il est des albums impossibles à raconter, qui nous emportent on ne sait où mais quelque part. C’est n’importe où, c’est important.

Jacques Prévert n’est pas un poète et Magritte n’a jamais peint de pipe. Tout le monde le sait.

 

Laurent Lafourcade

 

 

One shot : Jacques Prévert n’est pas un poète

Genre : Biographie

Scénario : Bourhis

Dessins & couleurs : Cailleaux

Collection : Aire libre

Éditeur : Dupuis

Nombre de pages : 232

Prix : 32 €

ISBN : 9782800163611



Publié le 16/02/2017.


Source : Bd-best


Malibu Cheesecake, une sublimation de la pin-up par Olivia de Berardinis

Vous n'avez pas eu l'occasion de fêter la Saint-Valentin? Peu importe, je vous propose de revenir au charme afin de titiller vos sens avec un album de pin-up d'une très grande qualité. Ce recueil d'une immense classe vous propose de rêver à travers les illustrations délicieuse d'Olivia de Berardinis.

Résumé de l'éditeur : Plus de 100 peintures et dessins de pin-up commentés par Olivia De Berardinis. De la technique aux modèles en passant par le processus de création, cette illustratrice mondialement connue, qui signe ses œuvres sous le nom d'"Olivia", nous dévoile dans 160 pages en couleurs tout son talent. Les images sont accompagnées d'interviews de : Hugh Hefner, célèbre fondateur du magazine Playboy, Bettie Page, icône de années 50 mondialement connue pour ses photos de pin-up fétichistes, de Dita Von Teese, danseuse burlesque, mannequin, stripteaseuse, styliste et actrice américaine et de Margaret Cho, actrice, scénariste, productrice et réalisatrice. Ouvertement bisexuelle, elle s'est à plusieurs reprises engagée dans le débat public en faveur des droits LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels).

 

 

 

 

L'auteure originaire de Long Beach en Californie est une illustratrice connue pour ses pin-up. Avec  un parcours des plus précoce (elle a commencé le dessin à l'âge de 4 ans) Elle sort de la New-York School of Visual Arts en 1970. En 1975 elle se lance dans la peinture érotique pour Playboy...un emploi temporaire qui deviendra rapidement sa carrière. En 2005 avec son époux elle crée sa propre société d'édition "Ozone Productions" et réside depuis à Malibu. Elle à du haut de ses 69 ans un parcours des plus étincelant dans le monde de l'illustration de charme.

 

 

 

 

L'éditeur Graph Zeppelin nous offre un écrin digne d'elle avec un album à la mise en page soignée. La couverture est aussi alléchante qu'un...cheesecake, en effet ! Titre à paillette, fond rose bonbon, pin-up craquante tout est réalisé pour nous mettre d'emblée l'eau à la bouche. Inclusss dans ce bel opus des interviews d'Hugh Hefn (fondateur de Playboy magazine), Betty Page la célèbre pin-n up des années 50, Dita Von Teese, la mannequin, stripteaseuse-danseuse burlesque et actrice de son état et Margaret Cho, actrice, scénariste, réalisatrice et productrice.

L'album démarre sur un article à propos de la peinture et le burlesque écrit par Olivia herself et illustré d'une photographie d'elle dans son atelier. Ensuite au fil des pages s'enchainent les interviews et les œuvres à proprement parler. On ne peut qu'être subjugué par l'immense talent qui s'offre à nos yeux. Un érotisme subtil, magnifié par la sublime maîtrise et la technique de l'artiste. De petits commentaires judicieux agrémentent ça et là les illustrations :" j'aimerais bien savoir à quoi vous pensez", "Alors comme ça vous ne croyez plus au lapin de Pâques?", "Et si je vous dévoilais mon jeux" sont autant de petits mots coquins qui subliment ces merveilleuses créatures qui posent pour le plus grand plaisir de nos sens.

 

 

 

 

Vous n'y verrez aucune vulgarité, aucune obscénité. Non ici il s'agit de glamour, chic et charme, de la femme dans toute sa magnificence portée à son firmament par de véritables enchantements graphiques. Et comme le dis si bien l'éditeur : "Un superbe livre qui sera aussi bien convoité par les amateurs de pin-up que les collectionneurs chevronnés", une déclaration juste et à forte raison. Un must que vous ne devez absolument pas manquer à ajouter dans votre bibliothèque.

Notre prochain article sera consacré à Dark Divas par Nik Guerra chez le même éditeur.

 

Tyler Craig

 

Titre :  Malibu Cheesecake : Les Pin-Up D'Olivia De Berardinis

 

Genre : Érotique

textes, dessins :  Olivia De Berardinis

 

Éditeur : Graph Zeppelin

Nombre de pages : 159

Prix : 35 €

EAN 979-10-94169-07-0



Publié le 16/02/2017.


Source : Bd-best


Mousquetaire, Eloise de Grainville, une vision plus authentique par Duval et Calvez

Ravagée par un incendie, Londres est sous la proie des flammes. Un mousquetaire, Alexandre de Bastan et son novice André de Guilebert fuient non sans affronter sur leur chemin les soldats de la garde royale. Le novice sauve la vie de De Bastan lors du combat mais il en est grièvement blessé succombant lors de la traversée en bateau.

 

Voilà la genèse de ce second tome signé Fred Duval et Florent Calvez. Rendu célèbre par Dumas et sa vision plutôt romanesque des Mousquetaires, nous somme face, ici à une version disons plus réaliste des faits. A savoir que le personnage fort connu d'Artagnan à réellement et historiquement existé, faut-il le préciser et ce, sous les règnes de Louis XIII et LOUIS XIV successivement. Nous avons donc affaire à une version plus sombre de ces soldats du roy et très certainement plus authentique que la plupart de la littérature dont nous avons eu coutume de lire mis à part, peut-être quelques adaptations cinématographiques un peu alambiquées.

 

 

 

 

 

 

Résumé de l'éditeur : 1666, la guerre entre la Hollande et l'Angleterre ouvre au jeune roi Louis XIV des perspectives stratégiques et diplomatiques qui vont lui permettre d'asseoir son autorité en Europe. Au milieu des tumultes, ruses, opérations d'espionnage et rendez-vous secrets, Alexandre de Bastan et Éloïse sont éperdument tombés amoureux. Mais leur amour pourra-t-il survivre aux intérêts souvent divergents qu'ils défendent ?

 

Les auteurs nous proposent un vision plus juste de l'époque et ne privilégient pas le héros emblématique que nous connaissons tous et cité plus haut. Complot et machinations sont distillées délicieusement le tout enrobé d'une histoire d'espionnage des plus savoureuse. Éloïse de Grainville, le fil rouge de ce deuxième tome, s'adjoint à cette farandole d'intrigue ou l'on retrouve également Madame Locuste, célèbre empoisonneuse, Edouard-François Colbert et le Duc de l'Aubette au sort funestes. Nous avons même droit aux batailles navales sous le feu nourris de leur vaissaux. Un délice sans nul doutes.

 

 

 

 

 

 

Graphiquement, Calvez produit un dessin très travaillé avec le soucis du détails poussé à son paroxysme concernant costumes et architecture d'époque. L'album profite d'une agréable lisibilité et des couleurs typiques de la coloriste Delf qui n'en est pas à son premier coup d'essais et cela se voit ! Mousquetaire est une belle tranche d'histoire, juste et passionnante qui jongle avec les genres pour notre plus grand plaisir.

 

Tyler Craig

 

Série : Mousquetaire

Tome : 2 - Eloïse de Grainville

Genre : Historique

Scénario & dessins :  Fred Duval & Florent Calvez

Couleurs : Delf

Éditeur : Delcourt

Nombre de pages : 64

Prix : 14,95 €

ISBN  9782756080734

 



Publié le 14/02/2017.


Source : Bd-best


Le Retour de Bruno Duhamel : l’artiste dans tous ses états volcaniques sur une île plus vraiment déserte

Après avoir livré deux albums en 2014, Bruno Duhamel s’était fait plus rare sur les étagères biblio- et bédé-phile. Pire, il avait failli tout plaquer, explique-t-il, suite à la « brutalité » du couperet sur les Brigades du temps. Vu le talent de cet artiste complet (la preuve !), on trépignait et on espérait que son retour soit prochain. On ne croyait pas si bien dire et son nouvel album (qui s’intitule, on vous le donne en mille, Le… retour) vient d’arriver (et que le prochain, « Jamais » semble déjà bien embarqué, voir en fin d’article). Une histoire d’île de moins en moins déserte et d’un artiste mégalo et jusqu’au-boutiste au point d’en devenir dérangeant. Pour son premier récit au long cours seul à la barre, Bruno Duhamel livre un ouvrage qui fait le point et arrive pile-poil au bon moment.

Résumé de l’éditeur : Sur une île volcanique imaginaire, le célèbre peintre Cristóbal meurt violemment dans un mystérieux accident de voiture. Sa notoriété et son action politique donnent à cette mort un retentissement tel que la police est contrainte d’ouvrir une enquête. Le peintre a en effet réussi à se créer une véritable collection d’ennemis parmi les investisseurs et les industriels locaux et étrangers. Un inspecteur reçoit alors la lourde charge d’aller fouiller le passé de l’un des hommes les plus puissants (trop peut-être ?) de ce morceau de lave perdu au milieu des océans.

 

 

Recherches de couverture © Bruno Duhamel

 

 

Recherches de couverture © Bruno Duhamel

 

Seul sur le sable, les yeux dans l’eau, son rêve était-il trop beau ? Trop fou, aussi ? Toujours est-il que Cristóbal s’est écrasé avec lui, platement sur les roches d’un ultime virage raté. Et comme sous l’impact de la mort, l’artiste n’a sans doute pas pu voir sa vie défiler sous ses yeux, d’autres vont se charger de la reconstituer. Il faut dire que la mort de Cristóbal est d’autant plus suspecte que ce poids lourd tout aussi volcanique que l’île de laquelle il a changé la face en a divisé ses habitants et ceux qui la convoitaient. Cristòbal, comme un ouragan, « petit con débarqué de New York » après y avoir trouvé fortune et renommée, et bien certain, tel Frankenstein, de transformer son île natale en sa créature à lui tout seul.

 

 

© Bruno Duhamel chez Grand Angle

 

 

© Bruno Duhamel chez Grand Angle

 

Plus qu’un roman graphique, c’est un acte de résistance que propose Bruno Duhamel. Résister par l’art face aux collusions politico-financières et aux sociétés du tourisme qui aimeraient bien disposer de son île pour en faire un parc d’attraction où le soleil brillerait toute l’année sur une mer translucide. S’inspirant, mais pas trop, de l’idée et du travail de César Manrique sur l’île de Lanzarote, Duhamel se sert de l’enquête comme d’un prétexte (loin de la négliger pour autant) pour pousser son raisonnement : qui du maître ou de l’oeuvre est propriétaire de l’autre ? Même en prenant toutes nos dispositions, est-on capable de tout contrôler jusqu’au moindre grain de sable d’une plage infinie ? Et c’est là que se loge le drame de l’artiste fait homme (et vice-versa) qu’est ce tonitruant Cristòbal.

 

 

© Bruno Duhamel chez Grand Angle

 

 

© Bruno Duhamel chez Grand Angle

 

En éloge du lâcher-prise et des merveilles qui nous entourent si on daigne lever le nez de nos « douze travaux », Le Retour est un voyage d’une nonantaine de pages dont on ne sort pas franchement indemne. Parce qu’au-delà du propos, Bruno Duhamel a trouvé une fantastique manière de le mettre en scène. Mieux : de le faire vivre.

En inversant les codes de couleurs, notamment, utilisant un rendu sépia pour suivre l’enquête actuelle et retrouvant les couleurs du passé pour suivre notre héros à travers les époques. Que dire aussi des quelques magnifiques planches bordées de noir pour mieux se confondre à la nuit. C’est fortiche, tout comme ce dessin si généreux et expressif dans un environnement qui, en attendant le réveil du volcan se fait western, huis-clos parfois, est si contemplatif. Ce retour-là, à l’instar des gigantesques sculptures de Cristòbal, il est… géant! Une belle bouffée d’air frais.

 

Alexis Seny

 

Titre : Le retour

Récit complet

Scénario, dessin et couleurs : Bruno Duhamel (et page Facebook)

Genre : Polar, Drame

Éditeur : Bamboo

Collection : Grand Angle

Nbre de pages : 96

Prix : 18,90€



Publié le 14/02/2017.


Source : Bd-best


Quand politique et médias font bon ménage et accouchent d’un fâcheux mélange des genres

Entre la cour de récré et la cour des « grands », il n’y a qu’un pas. Pourtant, il semblerait que, ces derniers mois, pas mal de politiciens belges, français et même internationaux (n’est-ce pas « perruque de fenec »?) se soient complus dans la première, d’un scandale à un autre en passant par des décisions très controversées sans oublier les rumeurs alimentées par certains médias voulant qu’untel soit en couple avec un tel improbable autre. Mais, cessons de refaire ce bas (très bas) monde, et prenons une bonne leçon de politique. Et de traitement médiatique, par la même occasion.
De l’importance d’être médiatiques avant d’être politiques

Continuant son tour des thèmes probables et improbables, c’est à la communication politique que s’attaque désormais la Petite Bédéthèque des Savoirs.  Une science pas toujours exacte qui, pas très vieille, n’a eu de cesse d’évoluer avec son temps et les nouvelles technologies. En bien, en mal, peu importe tant que ça rapporte des voix. Et Christian Delporte, spécialiste d’histoire politique, et l’excellent Terreur Graphique s’y sont collés.

Résumé de l’éditeur : Établie dans ses grandes règles il y a plus d’un demi-siècle aux États-Unis, la communication politique ne concerne pas seulement les candidats à une élection ou leurs conseillers : il s’agit en réalité d’un jeu à trois parfaitement consenti entre les hommes politiques, les médias et l’opinion publique. Car au fond, la communication politique est avant tout un espace d’échanges.

 

 

© Delporte/Terreur Graphique chez Le Lombard

 

 

© Delporte/Terreur Graphique chez Le Lombard

 

Faire de la politique, tout le monde peut en faire, avec son voisin, accoudé au comptoir du café du coin ou, plus simple encore, sans sortir de chez soi, sur les réseaux sociaux et parfois asociaux. Déballer à l’emporte-pièce ou construire une opinion bien tranchée, c’est l’affaire de plus ou moins tout le monde. Mais pour que Monsieur-tout-le-monde devienne quelqu’un et brigue une place dans les hautes-sphères de l’État, sans doute faudra-t-il un petit plus. On ne devient pas messie (tout relatif) du jour au lendemain, marchant sur les eaux de l’anonymat. Il faut du temps, du talent et… des communicants qui connaissent leur affaire. Il y a soixante ans à peine, tout restait à faire. Ou presque. Pas que les hommes politiques ne pouvaient compter que sur eux-mêmes jusque-là, non, mais sans doute ne faisait-on pas aussi facilement un cheval d’un âne.

 

 

© Delporte/Terreur Graphique chez Le Lombard

 

 

© Delporte/Terreur Graphique chez Le Lombard

 

Défi que va réaliser le jeune journaliste ambitieux, Joseph Napolitan, en s’imposant comme premier « Conseiller en communication politique » et en faisant gagner le bien mal barré Thomas O’Connor à la mairie de Springfield grâce à un savant mélange d’usages de tous les arguments à sa disposition : presse, radio, sondages, publicités… Une carrière était lancée (Valéry Giscard d’Estaing fera même appel à lui en 1974) et allait en appeler d’autres. Il était donc logique que Christian Delporte (celui qui, il y a quelques heures, donnait un très bel entretien à Télérama sur la communication Fillon) et Terreur Graphique choisisse ce pionnier qu’était Joseph pour commencer cette incursion dans ce monde de requin.

 

 

© Delporte/Terreur Graphique chez Le Lombard

 

© Delporte/Terreur Graphique chez Le Lombard

 

Autant la cinquantaine-soixantaine de pages consacrées par la BDTK (éh ouais, elle s' »acronyme » comme les groupes de musiques actuelles) pour cerner un thème nous paraissait suffisant jusqu’ici, autant, ici, on s’est demandé comment nos deux auteurs allait bien pouvoir faire le tour du sujet. Un sujet qui comme un iceberg en a sous le pied, surtout quand on le considère dans une dynamique internationale. Mais c’était sans compter le talent de nos deux pros de la vulgarisation bédéphile qui tirent leur épingle du jeu tout en accumulant un nombre fous d’exemples et de cas d’école connus ou oubliés. Pas question de bourrage de crâne mais de faire oeuvre de pertinence et de marquer les esprits à travers les actes plutôt que les paroles qui ont permis à des Trump, Kennedy ou même une Dilma Rousseff refaite par la chirurgie esthétique de s’imposer, parfois contre-toute-attente.

 

 

© Delporte/Terreur Graphique chez Le Lombard

 

 

© Delporte/Terreur Graphique chez Le Lombard

 

Car la politique est avant tout affaire d’audimat, et il convient d’investir tous les canaux, démultipliés en quelques années, qui s’offrent à vous : ainsi Obama s’est-il retrouvé sur les panneaux publicitaires le long d’une route d’un célèbre jeu vidéo, ce jeune freluquet de Kennedy a-t-il damné le pion à un expérimenté mais mal à l’aise Nixon lors du premier débat présidentiel télévisé de l’histoire ou Giscard a-t-il marqué l’opinion public avec un revers de la main et en moins de dix mots (« Vous n’avez pas le monopole du coeur ») face à Mitterrand. Des points sans doute pas déterminants mais décisifs. Tout comme l’apparition des politiciens dans la presse people, cette volonté d’un Poutine ou d’un Sarkozy de faire « comme le commun des mortels » (alors qu’ils se sentent quand même plus sortis de la cuisse de Jupiter).

 

 

© Delporte/Terreur Graphique chez Le Lombard

 

 

© Delporte/Terreur Graphique chez Le Lombard

 

Passionnant, c’est le mot. Offrant une plongée dingue dans l’univers de l’image politicienne qui devrait faire fureur, Christian Delporte est précis et fascinant tandis que Terreur Graphique apporte toute son expérience de la caricature et de l’humour bien plus efficace que bien des discours trop sérieux. Le duo n’oublie pas non plus et surtout de questionner le rôle des médias qui, bien malgré eux (et bien qu’ils aient, et c’est nettement moins compréhensible, remisé certains idéaux au placard) contribuent à entrer dans la danse, à tomber dans le piège tendu par les hommes et femmes politiques pour mieux faire le jeu de ceux-ci. L’information a fait place à l’événement (on parle de Tony Blair et des comptes Facebook des puissants mais, si ce volume était paru un poil plus tard, on aurait aussi pu parler de l’hologramme de Mélenchon), à une certaine relation de proximité moins professionnelle qu' »ami-ami » et les médias, le nez dans le guidon, arrivent désormais trois guerres en retard avec leur fact-checking pour remettre en perspective les mensonges que put débiter un Trump. Ça fait quand même un peu (beaucoup ?) peur.

 

Alexis Seny

 

Titre : La communication Politique

Scénario : Christian Delporte

Dessin et couleurs : Terreur Graphique

Genre : Vulgarisation, Histoire, Politique

Éditeur : Le Lombard

Collection : La petite bédéthèque des savoirs (Page Facebook)

Sous-collection : Société

Volume : 14

Nbre de pages : 72

Prix : 10€



Publié le 10/02/2017.


Source : Bd-best


Bascules : quand ce monde absurde ne tourne plus rond et que tout fout l’camp, Lacan tient bon

Attendez, Lacan, Lacan, Lacan comme le psychanalyste ? Non, du tout, Lacan comme l’enfant terrible du dessin dont les traits bigarrés sont passés depuis longtemps à la postérité. Et comme tout peut basculer à tout moment, Patrick de son prénom en a fait un thème de choix pour son nouvel album fait d’histoires courtes et folles et réveillant pourtant un curieux et dangereux sentiment de déjà-vu. Chez Objectif Mars Éditions.

 

 

 

 

 

 

© Patrick Lacan chez Objectif Mars Éditions

 

© Patrick Lacan chez Objectif Mars Éditions



Résumé de l’éditeur : Traitant aussi bien de liberté d’expression munie de serrures que d’appartements à mobilité sexuelle, de désirs qui basculent, de poings levés aux étoiles ou de l’Homme retournant à sa nature de salade, “Bascules” est un ensemble de courts récits déroutants sur une société qui accélère sans trop savoir où elle va et écrase souvent les retardataires.

 

 

© Patrick Lacan chez Objectif Mars Éditions

 

 

© Patrick Lacan chez Objectif Mars Éditions

 

J’espère que vous n’avez pas le vertige, car à coup sûr, Bascules donne le tournis. En neuf histoires de moins de dix pages, Patrick Lacan nous invite donc au bal d’un monde cruel, sans concession et pourtant terriblement ressemblant aux nôtres. Ici, dans ces tristes villes à la dérive (au propre comme au figuré), on pare au plus urgent: métro-boulot-dodo, on dort dans des cités-dortoirs, on s’aime (mais appelle-t-on encore ça de l’amour ?) dans des sortes de conteneurs interchangeables d’un jour à l’autre. Et le lendemain, faites-bien gaffe à cette locomotive cannibale qui risque bien de vous broyer si vous n’y faites pas gaffe.

 

 

© Patrick Lacan chez Objectif Mars Éditions

 

 

© Patrick Lacan chez Objectif Mars Éditions

 

Et nos politiciens ? Ils n’y jetteraient pas un œil ? Un oeil, non (ou au beurre noir, alors), mais les poings, oui, car désormais santé, enseignement ou autre ministère sécuritaire sont disputés sur le ring de boxe. Dans cet océan de turpitudes, il serait facile de vouloir être seul au monde mais ce serait en oublier tous les désagréments.

 

 

© Patrick Lacan chez Objectif Mars Éditions

 

 

© Patrick Lacan chez Objectif Mars Éditions

 

Bascules, c’est une oeuvre expressionniste, qui, au train où va le monde, pourrait bien vous paraître visionnaire. Dans les dignes pas des Chroniques absurdes de Miguelanxo Prado, Patrick Lacan met l’énergie et la vivacité au service d’un propos aussi loufoque que finalement réaliste, abstraction faite de l’univers délirant de Lacan. Et les pulsions humaines de tous types se trouvent ici sauvagement mises en lumière… et obscurcies, tout d’un coup. Pris dans la bascule inéluctable, tout fout l’camp, mais Lacan tient bon et nous offre une démonstration par l’absurde qui remet les idées en place.

 

Alexis Seny

 

Titre : Bascules

Recueil d’histoires courtes

Scénario, dessin et couleurs : Patrick Lacan

Genre : Fantastique, Absurde, Humour noir

Éditeur : Objectif Mars

Collection : Zone Rouge

Nbre de pages : 80

Prix : 18€



Publié le 10/02/2017.


Source : Bd-best


Astrid Bromure tome 3,  Fabrice Parme a un style délicieusement vintage

« - Des enfants sauvages qui vivraient dans la jungle… Incroyable ! »

            « - Mademoiselle Astrid, ne me dérangez pas pendant que je range ! »

            « - Je cherche où se trouve le Gabokonga. »

            « -Pas dans cette étagère en tout cas ! »

 

            Si Astrid Bromure cherche à localiser le Gabokonga, ce n’est pas pour un exposé à rendre à Mademoiselle Poppyscoop, sa préceptrice, comme le pense le majordome Benchley. Elle désire juste embarquer ses parents là-bas afin d’adopter un enfant sauvage qui pourrait devenir son frère de jeu. Elle va en rencontrer un, évidemment, mais ce n’est pas forcément celui que l’on pense qui apprivoisera l’autre.

 

 

 

 

 

 

            Fabrice Parme a un style délicieusement vintage. Chaque trait et chaque mot sont finement placés. Véronique Dreher applique les couleurs en aplats. Chacune d’entre elles est finement posée. Les animaux de la jungle sont rares mais tous plus croustillants les uns que les autres. On les croirait issus du générique des Animaux du monde, mythique émission de télévision. Palme d’or à la panthère qui, telle Chipeur voulant chiper, pourrait terminer chacune de ses scènes par un « Oh, mince ! ».

 

            Le scénario est une énième variation de l’enfant sauvage. Mais entre tribu de pygmées, animaux sauvages et « noblesse oblige », c’est une histoire bien originale qui est offerte aux lecteurs. Adam n’est qu’un lointain cousin de Mowgli ou Tarzan. Ce mini-Lord Greystoke, Yakari de la jungle, ouvre les yeux aux civilisés. La vraie vie, ne serait-elle pas la sienne ?

 

            Si l’ensemble semble formaté pour devenir à l’avenir un dessin animé à succès, Astrid Bromure est pour l’instant une bande dessinée à savourer.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 

Série : Astrid Bromure

Tome : 3 - Comment épingler l'enfant sauvage

Genre : Humour

Scénario & dessins : Parme

Couleurs : Dreher

Éditeur : Rue de Sèvres

Nombre de pages : 40

Prix : 10,50 €

ISBN : 9782369812708



Publié le 09/02/2017.


Source : Bd-best


La Guerre des Mondes, un récit apocalyptique, une adaptation BD fidèle au roman.

Seconde thème abordé dans la série H.G. Wells initiée par les éditions Glénat. Cette fois, il s'agit de la Guerre des Mondes. Le 7eme art s'est abondamment inspiré de ce roman qui figure parmi les plus emblématique de la science-fiction. N'oublions non pas non plus la célèbre adaptation radiophonique, orchestrée par Orson Welles et qui provoqua la panique parmi la population en ce 30 octobre 1938. Avec son émission, il causa un vent de panique envers des dizaines de milliers d'auditeurs qui crurent à un véritable bulletin d'information relatant une invasion extra-terrestre. Nous avons droit par conséquent à une adaptation en bande dessinée d'un roman non seulement classique mais absolument mythique.

 

 

 

 

 

 

 

© Dobbs - Cifuentes - Glénat

 

Résumé de l'éditeur : Voilà plusieurs jours que des projectiles précis et réguliers frappent la Terre depuis la Planète Rouge. Dans la petite bourgade d'Ottershaw en Angleterre, le Professeur Ogivly a du mal à croire à la théorie d'une attaque extraterrestre émise par son jeune élève. Pourtant, lorsqu'un météore tombe non loin de chez lui, il découvre, niché en son cratère, un cylindre géant qui ne peut qu'être l'œuvre d'une civilisation supérieure. Et il apprend à ses dépens que cette dernière n'a pas véritablement d'intentions pacifiques. De la capsule extra-terrestre émerge un « tripode », une immense machine de mort qui sera rejointe par bien d'autres, semant le chaos et la destruction. L'extermination ne fait que commencer...

 

 

 

© Dobbs - Cifuentes - Glénat

 

 

Voila un bien bel hommage rendu par les auteurs Dobbs et Vincent Cifuentes. En effet, le scénariste nous propose une narration efficace, plus actuelle tout en respectant les codes du roman original. Via le personnage de l'apprenti astronome, il nous offre une autre vision du récit et un fil rouge bien constant tout au long de l'album. Cela dit certains seront un peu partagé sur la représentation des tripodes qui feront penser immanquablement au dernier film en dates sortit au milieu de la première décennies de notre siècle. Mais cela n'entrave en rien toute la dynamique de l'histoire et ce n'est qu'un détail qui ne dérangera point le lecteur averti et/ou fan de la Guerre des Mondes.

 

 

 

 

© Dobbs - Cifuentes - Glénat

 

Graphiquement, Vincente Cifuentes s'en tire très bien. Il rend très bien l'ambiance d'impuissance des soldats d'époque et de leur technologies grandement insuffisante fasse à la rage destructrice d'une "civilisation" extra-terrestre bien plus avancée et bien déterminée à rayer de la terre, les humains jusqu'aux derniers. Le coloriste Matteo Vatani agrémente les flux de rayons de ses plus beaux effets pyrotechniques. En résumé, cette nouvelle collection tient toutes ses promesses. La Guerre des mondes est déclinée en deux tomes et je me permets de revenir sur la qualité de la finition de l'album qui non seulement profite d'une maquette du plus bel effet mais d'un pelliculage très classe et fort agréable au touché. le genre d'album qui redonne envie de tenir entre ses mains, une vraie BD et non pas se cantonner à la mode du tout au numérique. Une belle réussite, qui respecte décidément bien l'œuvre originale.

 

Tyler Craig

 

Titre : La Guerre des Mondes

 

D’après le roman d'H.G. Wells

Scénario : Dobbs

Dessin : Vicente Cifuentes

Couleurs : Matteo Vattani

Genre : Science-Fiction

Éditeur: Glénat

Nbre de pages : 56

Prix : 14,50 €



Publié le 08/02/2017.


Source : Bd-best


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