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Chaque été, pour débuter en beauté les vacances, au cœur de Bruxelles, il y a un moment presque suspendu où la ville semble se souvenir de ce qu'elle a été. L'Ommegang fait partie de ces instants rares, où l'Histoire ne reste pas enfermée dans les livres mais au contraire, descend dans la rue, prend forme, et nous entoure.
En 2026, comme chaque année, cette parenthèse hors du temps revient d'ici quelques heures, avec ses 2 grandes soirées des 1er et 3 juillet sur la Grand-Place, véritables temps forts d'une fête qui mêle mémoire, spectacle et émotion.
Ce qui frappe d'abord avec cet événement unique au monde, c'est qu'il ne s'agit pas seulement d'un "spectacle" ou d'un joli folklore. Son histoire remonte loin, très loin, au XIVe siècle, lorsqu'il s'agissait d'une procession religieuse dédiée à Notre-Dame du Sablon. A l'époque, Bruxelles exprimait sa foi et son identité en marchant, en se rassemblant, en célébrant une protection commune. Puis au fil des siècles, cette procession a évolué, s'est transformée, a disparu un temps avant de renaître au XXe siècle sous une nouvelle forme : celle d'une reconstitution historique.

© Photos : Thierry Ligot 2023
Depuis 1930, l'Ommegang raconte surtout un moment précis et prestigieux, l'entrée de Charles Quint dans la ville le 2 juin 1549, accompagné de son fils, le futur Philippe II, dans une démonstration de puissance et de faste.
Aujourd'hui, ce passé s'incarne à travers un événement reconnu au plus haut niveau, puisqu'il est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO. Mais au-delà des distinctions, c'est surtout une tradition vivante, transmise par des passionnés, des bénévoles, des familles entières qui, année après année, endossent des costumes, répètent des gestes et récréent un monde disparu.
Dès que nous nous approchons du Sablon pendant ces quelques jours de fête, nous comprenons que l'Ommegang commence bien avant le spectacle du soir. Le village "Renaissance" s'y installe, comme un prélude. Nous y flânons entre les étals d'artisans, nous observons des démonstrations de métiers anciens, nous entendons le choc des armes lors de combats de chevaliers, ...
Il y a quelque chose de simple et de chaleureux dans cette partie-là de l'événement : nous y prenons le temps, nous regardons, nous nous laissons surprendre par cette féérie moyenâgeuse. Un voyage dans le temps plus qu'une simple curiosité ... un émerveillement assuré pour les plus jeunes comme les adultes.

© Photos : Thierry Ligot 2023
Et puis vient le moment où l'ambiance change doucement : la ville commence à se concentrer, à attendre. Les soirées des 1er et 3 juillet sont les véritables apogées de l'Ommegang. Dès la fin de journée, les spectateurs se dirigent vers la Grand-Place, tandis que plus loin, les groupes se rassemblent, se préparent, ajustent leur costume, se mettent en place ... La tension commence petit à petit à monter, le stress aussi pour certains reconstituants.
Vers 20h45, le cortège se met lentement en route. Environ 1.400 participants pour une procession hors norme, mêlant cavaliers, archers, porteurs de drapeaux, géants folkloriques et représentants des anciennes corporations. Particularité, plus de cent représentants de l'aristocratie belge joueront le rôle de leurs ancêtres ! Traditions et honneurs ...
Pour la seconde année consécutive, le Prince de Mérode aura l'honneur de se glisser dans la peau de Charles Quint.
Dans ce parcours allongé cette année, afin d'y inclure un passage à la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule pour ses 800 ans, 3,4 km de richesse visuelle offrant un sentiment de cohérence, de splendeur et de gloire passée. Rien n'est laissé au hasard : les tissus, les couleurs, les musiques, les chars, ... tout participe à cette même volonté de raconter l'Histoire, de la faire vivre aux spectateurs.

© Photos : Thierry Ligot 2023
Pour ajouter à la féérie du cortège, la Grand-Place elle-même se transforme en décor théâtral, une scène plus authentique que possible. Musique, lumière, narration, ... tout se mélange dans un tableau vivant des plus réalistes.
Pour les Bruxellois, les touristes de passage ou non, l'Ommegang est clairement plus qu'une simple reconstitution historique. C'est une manière vivante de raconter l'histoire de Bruxelles autrement, de rappeler que la ville s'est construite par couches successives, par traditions, rencontres et ouvertures.
Loin de suivre un canevas "figé", l'Ommegang, tout en respectant scrupuleusement les grandes lignes de sa tradition, sait également innover, se moderniser. Cette année encore quelques nouveautés viendront illuminer les festivités.
D'abord, un nouveau Géant : Contios ... Venu de Kontich, il illuminera la fin du cortège en y apportant un brin de modernité assumée, symbolisant ainsi le retour au présent.
Côté pyrotechnique, Pyronix-Production nous promet également quelques surprises et évolutions, ceci notamment dans un esprit plus respectueux de la nature.

© Photos : Thierry Ligot 2023
Dans le cadre des 160 ans de relations bilatérales avec la Belgique, c'est le Japon qui sera à nouveau le pays hôte. Ce sera la seconde fois que le Pays du Soleil Levant aura cet honneur ... fait unique dans l'histoire de l'Ommegang.
Un juste retour des choses qui fait suite à la participation de l'Ommegang à l'Exposition universelle d'Osaka l'an dernier. Un avant-spectacle inédit sera proposé au public. Il célèbrera la richesse, le raffinement et l'élégance de la culture ancestrale japonaise.
"Quand on sait d'où on vient, on sait où on va."
L'Ommegang 2026 promet ainsi d'être une fois encore un spectacle grandiose, fidèle à son histoire et tourné vers le public d'aujourd'hui.
Que ce soit pour son cortège impressionnant, ses animations au Sablon ou ses 2 soirées magiques, cet événement reste une célébration incontournable de l'identité bruxelloise. En y assistant, on ne fait pas que regarder le passé ... on le vit !

© Photos : Thierry Ligot 2026
Pour la 10e année consécutive, Thomas de Bergeyck officiera comme "Maître de cérémonie".
Il sera encadré par Bert Kruismans et Janelle Vanes dans le rôle d'orateur. Cette dernière nous a, par ailleurs, accordé une petite interview pour nous parler de son rôle et de la façon dont elle le voit (voir lien ici).
Bart Van Loo entrera dans le costume de héraut.
" L'Histoire ne se lit pas seulement. L'Histoire cela se sent aussi ! Et l'Ommegang, c'est cela !"
Le ténor Sébastien Romignon Ercolini et la mezzo-soprano Isabelle Everarts de Velp prêteront leur voix à la partie musicale du spectacle.
La mise en scène sera assurée par un duo inédit, Francis Mannaert et Thierry Bourgeois.
Pour notre part, nous serons particulièrement attentifs à la "prestation" de notre ami Fred Jannin. Il prêtera son crayon, son regard acéré et son humour belgo-belge tantôt absurde, tantôt irrévérencieux
La coordination générale de l'ensemble est à nouveau orchestrée par Maria-Pia Pastorelli et son complice de longue date, Daniel Huyberechts.

© Photos : Thierry Ligot 2026
Pour toutes autres infos pratiques, le très riche programme complet de chaque jour et la vente des tickets, voir le site de l'Ommegang : www.ommegang.be
Thierry Ligot
" - Les lâches ! Regarde un peu comme ils détalent ! Merci de ton aide, l'ami !
- Carson ... Kit Carson ! Tu peux m'appeler Kit, mon ami ...
- Eh bien encore merci Kit ... Je dois rentrer à la maison. Il y a de la route à faire jusqu'à Blue River !
- Faisons le chemin ensemble, alors ! "
C'est ainsi que Pat Mc Donald, après une bagarre de rue où il était mal embarqué, fait la connaissance de Kit Carson, le futur célèbre trappeur.
Obligé de trouver un climat moins humide que celui de l'Ohio, la famille MacDonald se remet en route. Direction le Texas.
La piste est longue, pleine d'imprévus, de dangers de toutes sortes.

© D'Antonio - Calegari - Polese -Paquet 2026
C'est également l'occasion, pour le jeune Pat, de prendre conscience de certaines réalités moins glorieuses de cette nation en pleine expansion.
" - Vous avez remarqué ? Il y a plus de noirs que de blancs par ici ... D'où viennent-ils ?
- D'Afrique. Naturellement ... CE SONT DES ESCLAVES ! De la main d'œuvre à bas coût. Utile car l'agriculture est ce qui rapporte la plus. La terre à cultiver est immense.
- Des esclaves ... DIABLE ! Et moi qui croyais que l'Amérique était le meilleur pays du monde !
- Eh bien, rien n'est parfait ici non plus et sous toutes les latitudes, les hommes présentent les mêmes défauts. Un jour, cela changera, j'espère ... [...] C'est une chose qui arrive toujours quand une civilisation se consolide. Le bien-être et la sécurité augmentent, mais souvent au sacrifice de la liberté ... La situation des esclaves est une honte, naturellement. Mais, le monde civilisé connaît plus d'une façon d'enchaîner un homme, fiston."
Ces 3 nouveaux épisodes de cette saga couvrent une période allant approximativement de 1821 à 1845. Le clan MacDonald, Brett le père, Sicaweja, son épouse indienne et leur fils Pat, la traverse avec cet esprit des pionniers. Ainsi au travers des événements auxquels ils assistent et participent bien souvent, Alamo, la lutte contre les Comancheros, ..., nous continuons à faire la connaissance avec les grandes figures qui ont marqué leur époque, tels David Crockett, Stephen Austin, le généralissimo Antonio Lopez de Santa Anna et le général Sam Houston ou encore le colonel Travis, le colonel John Coffee "Jack" Hays, Samuel C. Colt, ...
La petite histoire se superpose dès lors habilement avec la grande Histoire !

© D'Antonio - Calegari - Polese -Paquet 2026
Même si certains événements ne sont pas totalement fidèles à la réalité historique - les erreurs ou libertés étant nombreuses - l'essentiel du récit la respecte. Dans les années 1960-1970, Gino D'Antonio ne disposait pas des moyens de documentation actuels, comme internet, mais il avait accès à d'autres sources fiables. Nous pouvons toutefois nous demander s'il a cherché l'exactitude historique ou s'il a surtout voulu créer une saga d'aventure destinée à un jeune public.
Dans ce contexte, la dimension romanesque prime : sentiments nobles, héroïsme et drame rythme les aventures de Pat et en font une bonne partie de l'attrait.
" Très noble, un chevalier de la Table Ronde dans l'Ouest qui tue mais avec un code d'honneur. C'est ça ? Sauf que Sir Lancelot, ce n'est possible que quand on ne se bat que pour soi-même. [...] Or moi, j'ai une mission à accomplir ! Je ne peux pas me permettre tant de scrupules."

© D'Antonio - Calegari - Polese -Paquet 2026
Grande fresque du western en BD, "L'Histoire de l'Ouest" reste une œuvre à part dans le paysage européen. Lancée en 1967 par Gino D'Antonio, la série retrace près d'un siècle d'histoire américaine à travers le destin de la famille MacDonald, de 1804 à 1890, au cœur des bouleversements de la conquête des nouveaux territoires de l'Ouest.
Découverte en France sous l'intitulé "La Conquête de l'Ouest" via les petits format de "Mon Journal" comme "La Route de l'Ouest", la série trouve aujourd'hui une seconde vie grâce aux intégrales des Éditions Paquet. Enrichis par une mise en couleurs inédites, basées sur les versions remaniées de 1984, ces volumes nous offrent une nouvelle lecture de cette œuvre dans des conditions exceptionnelles.
Ce second opus (sur les 4 prévus) regroupe ainsi 3 épisodes. Ils voient le petit Pat devenir un homme ... devenant d'abord trappeur comme Kit Carson, puis Ranger avec comme épisode central, point dramatique culminant, en 1836, la prise du fort d'Alamo, la résistance et la mort héroïque de ses 187 défenseurs dont les parents de Pat ! Une narration qui alterne moments intimes et événements historiques majeurs. Une histoire humaine qui traverse la grande Histoire !

© D'Antonio - Calegari - Polese -Paquet 2026
Ce qui frappe d'emblée, c'est l'ampleur du projet initial. Avec ses quelques 75 épisodes, cette saga dépasse largement le simple cadre du récit d'aventures pour devenir une véritable chronique de la conquête de l'Ouest. Malgré son approche réaliste, nous devons néanmoins relever certaines représentations, notamment celles des peuples amérindiens, comme fort caricaturales, clairement d'une autre époque, celle des années 1960 !
Par ailleurs, comment ne pas faire le lien avec quelques séries télévisées ou grands films hollywoodiens de ces années ... ? Des westerns comme "La Conquête de l'Ouest" (1962), "Les Cheyennes" (1964) ou "La Chevauchée fantastique" (1939), voire "Les deux cavaliers" (1961) !
Certaines publications des éditions Larousse avec leurs fresques historiques, "Histoire de France en bandes dessinées".
Graphiquement, le dessin est largement à la hauteur de l'ambition de Gino D'Antonio. Épaulé par Renzo Caledari, Giorgio Trevisio, Renzo Calegari et Sergio Tanquinio, D'Antonio livre des planches d'une grande lisibilité, efficaces et immersives. Les paysages de l'Ouest, les scènes de vie, les combats et affrontements sont restitués avec soin et détails. Un graphisme classique que sa mise en couleurs récente met clairement en valeur !

© D'Antonio - Calegari - Polese -Paquet 2026
Au final, cette réédition s'impose comme une redécouverte intéressante du patrimoine du 9e Art des années 60-70. Dense, captivante, "La Conquête de l'Ouest" demeure une lecture profondément immersive de la BD de cette époque, et ce malgré ses imperfections ou visions qui ne pourraient plus être admises aujourd'hui. Espérons que les éditions Paquet poursuivront ce travail de fond jusqu'au bout, afin de remettre cette saga à sa place dans l'histoire du genre.
BA Paquet : ici
Thierry Ligot
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Série : La Conquête de l'Ouest
Tome : 2 - Texas (Les envahisseurs, Alamo, Comancheros)
Scénario : Gino D'Antonio
Dessins : Gino D'Antonio, Renato Polese, Giorgio Trevisio, Renzo Calegari, Sergio Tanquinio
Couleurs : Flavio Chiumento, Gino D'Antonio, GFB Comics, Francesco Chiumento
Éditeur : Paquet
Genre : western, histoire
Public : jeune - adulte
Parution : 22/04/2026
Format : 16,8 x 23,5 x 2,5 cm
Page : 300
ISBN : 978 2 8893 2352 4
Prix : 19,95 €
Paris, 1944, Aiguille a accouché. Comme agente active du SOE britannique, elle tente de concilier sa mission d'espionnage avec sa nouvelle vie de mère. Elle y est aidée par Laura, alias Boxeur.
" - Ça fait des mois que je suis coincée ici, à recevoir et distribuer des messages dans Paris ...
- Difficile de faire exploser un train avec un bébé dans les bras. Pourquoi ne pas la confier aux tantes d'Andria ?
- QUOI ? La laisser grandir parmi des prostituées ?
- Eh bien, emmène-là chez des religieuses, alors.
- Je suis désolée, je ne voulais pas te blesser ...
- Arrête de te plaindre, Aiguille. C'est ton enfant, Assume-là !"
Chargée de reprendre contact avec Caméléon, après l'échec de la tentative d'évasion de son amie Mouche, qui força cette dernière à avaler sa pillule, celui-ci la piégea en l'accusant de trahison auprès de Résistants français. Elle échappe de peu à son exécution grâce à l'intervention Boxeur. Néanmoins, elles sont obligées d'éliminer les Résistants afin de ne pas laisser de témoins !
Ce nouvel incident la convainc que Caméléon est bien un agent double !
Malheureusement, quelques temps plus tard, un malencontreux concours de circonstances provoque son arrestation par les Allemands. Si dans un premier temps, elle réussit à se disculper, la malchance la poursuit et ...
Commence alors une longue période noire ...
Boxeur, elle-même, après avoir mis à l'abri le bébé d'Aiguille, se retrouve dans une situation délicate ...

© Van Rijckeghem - Du Caju - Paquet 2026
Comme pour chaque tome, l'album débute par une présentation de l'héroïne du titre. Nous découvrons ainsi qui est "boxeur" et comment elle s'est retrouvée engagée dans les S.O.E., ces agentes secrètes britanniques, créées par Winston Churchill et envoyées en France pour des missions de renseignement et de sabotage.
" - Vous avez fugué à 15 ans. Pourquoi ?
- Ça ne vous regarde pas.
- Si, parce que je suis votre seule issue."
Ce 5e tome de la série "Saboteuses", ouvrant un 3e cycle, s'inscrit ainsi dans la pure continuité d'une fiction historique à forte intensité dramatique. Le lecteur y est plongé au cœur de la capitale française en pleine occupation allemande. Jean-Claude Van Rijckeghem y poursuit son exploitation romancée des exploits de ces héroïnes de l'ombre, au destin et parcours aussi singuliers que complémentaires.
D'emblée, l'intrigue installe une tension remarquable en confrontant Aiguille à un double défi : celui de ses missions clandestines et de sa maternité récente.
" - J'en ai ras le bol de faire la secrétaire. Il faut que je reprenne une activité de terrain. Le sabotage me manque.
- En fait, tu es une messagère idéale. Personne ne soupçonne une femme avec un bébé dans une poussette."
Complexifiant au fur et à mesure son intrigue, le récit se distingue par une nouvelle montée progressive d'un climat de suspicion et de trahison. Certains masques tombent. L'ordre de reprendre contact avec Caméléon agit comme une sorte de catalyseur dramatique. Très vite, l'opération bascule lorsque Aiguille constate qu'elle s'est faite piégée et qu'elle est désormais considérée comme traîtresse par ceux-là même qu'elle est sensée soutenir ! Une vue intérieure et moins glorieuse des réseaux de résistance où la méfiance devait être constante et où la vérité n'avait que peu de poids ... si elle était révélée trop tard ! La morale n'a pas lieu d'être !

© Van Rijckeghem - Du Caju - Paquet 2026
Laura est donc l'axe centrale de cet album. Son passé, sa sensibilité, son rôle ingrat car mal vu voire inconnu de la population, la rend plus humaine en lui accordant une plus grande place.
" - Pourquoi fréquentez-vous cette femme ? C'est une prostituée. Il n'y a pas de plus grand péché.
- En fait, je ne sais pas grand-chose d'elle ...
- Elle brûlera en enfer. Coucher avec des Allemands ... Vous êtes une fille bien, issue d'une bonne famille, ça se voit."
Son passé de violence et d'ingratitude, semé d'injustices a fait d'elle une femme déterminée. Usant de son intelligence et de sa capacité d'adaptation, elle recueille des informations cruciales chez l'ennemi. Cette dimension enrichit la narration en lui donnant une plus grande profondeur, une véritable épaisseur humaine qui dépasse le simple rôle "classique" de l'espion. La dimension tragique augmente au fur et à mesure que les 2 héroïnes sont poussées au sacrifice ultime.
Évoluant dans un univers hostile, mais clairement vraisemblable, Aiguille et Boxeur se voient obligées de prouver sans cesse leur valeur et leurs qualités.

© Van Rijckeghem - Du Caju - Paquet 2026
La succession de rebondissements est un autre grand atout de la série. Elle permet de maintenir un rythme assumé de l'action par une chronologie elliptique. Entre embuscade, fuite, arrestation et interrogatoire, le récit n'a pas le temps de nous lasser. Ne nous laissant aucun répit, nous ne pouvons qu'être entraînés jusqu'au point culminant de l'action. Émotionnellement, comment ne pas ressentir toute la fragilité et la vulnérabilité de cette espionne-mère et de son amie ?

© Van Rijckeghem - Du Caju - Paquet 2026
Côté graphisme, Thomas Du Caju vient sublimer le récit. Son dessin, d'un réalisme remarquable, témoigne comme toujours d'une recherche documentaire minutieuse. Les décors du paris occupé, resitués avec précision, contribuent à l'immersion, tandis que la représentation des personnages, et en particulier des figures féminines, allie élégance et expressivités. Les couleurs, quant à elles, renforcent cette atmosphère tantôt oppressante, tantôt intimiste de l'album.
Au final, nous nous retrouvons avec un 5e opus parfaitement réussi et qui ne s'essouffle pas. Il confirme la solidité de la série et relance efficacement l'intérêt pour la suite.
Cette série mêle ainsi adroitement espionnage, drame humain et tension en crescendo dans chacun de ses tomes. Entre trahisons, poursuites et dangers constants, ces agentes doivent lutter pour survivre et poursuivre leurs missions. Leur courage dans ce contexte historique souvent méconnu et particulièrement dangereux est au centre de cette épopée tragique.

© Van Rijckeghem - Du Caju - Paquet 2026
Petit bonus pour cette 1ère édition, un ex-libris est inclus !
Thierry Ligot
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Série : Saboteuses
Tome : 5 - Boxeur
Scénario : Jean-Claude Van Rijckeghem
Dessin & couleurs : Thomas Du Caju
Éditeur : Paquet
Collection : Mémoire 1939-1945
Genre : histoire, guerre, drame
Public : ado - adulte
Parution : 10/06/2026
Format : 24 x 32 cm
Page : 56
ISBN : 978 2 8893 2672 3
Prix : 15,50 €
Du football et un fin limier
« -Ladies and gentlemen, aujourd’hui est un grand jour…
-Pourquoi le président Mears nous convoque-t-il ?
-Hum ! Vous êtes au courant que la coupe du monde, c’est chez nous, dans 4 mois ?! »
20 mars 1966, à Londres, au milieu de timbres rares, le Central Hall Stampex expose la coupe Jules Rimet qui sera remise à l’équipe qui remportera la Coupe du monde de football accueillie en Angleterre. Ce jour-là, peu avant la fermeture de la mi-journée, le trophée est volé par un visiteur. Quelques jours plus tôt, David Corbett promène son chien Pickles dans le quartier de South Norwood. Dans les terrains vagues, le foot est l’activité exclusive des bandes de gamins. Dans les bars, on attend la composition de l’équipe nationale. Au siège de la fédération, on accueille avec fierté la coupe venue d’Amérique du Sud et jusqu’alors détenue par le Brésil.
© Bazile, Magne – Editions du TiroirLe jour crucial du 20 mars, le symbole de la victoire est donc subtilisé. Où est passé le trophée Jules Rimet ? La police est sur les dents. Le pays risque d’être la risée du monde entier. Le président du Brésil assure qu’un tel événement n’aurait jamais pu arriver dans son pays. Scotland Yard ne tarde pas à recevoir une demande de rançon de 15 000 livres sterling. Le butin doit être récupéré dans un parc de la ville où se baladent David et Pickles. En s’enfuyant, le ravisseur va commettre une erreur. Le héros du jour pourrait bien être inattendu.
© Bazile, Magne – Editions du TiroirAprès L’espion qui a piégé Hitler, Le miracle de Noël et Le procès de la ministresse, On a volé la coupe du monde 1966 est la quatrième adaptation de L’heure H, un podcast sur l’histoire de la RTBF dans lequel Jean-Louis Lahaye raconte des histoires criminelles, des affaires mystérieuses, des grandes découvertes et des exploits humains dans cette heure H. L’heure H, c’est l’heure cruciale. C’est aussi des destins et des vies racontées. En quatrième de couverture de l’album, un QR code renvoie sur la page du podcast. Le lien suivant vous y envoie également : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/lheure-h/id1641700349. Le solide et vintage Bruno Bazile adapte cette histoire avec toute l’élégance de son trait à qui le côté british va très bien.
© Bazile, Magne – Editions du Tiroir
Alors que le monde a les yeux tournés vers la coupe du monde de football 2026, il y a 60 ans, l’Histoire de ce sport a connu une anecdote au dénouement bien cocasse qui est racontée dans cette Heure H.
Laurent Lafourcade
Série : L’heure H
Tome : 4 – On a volé la coupe du monde 1966
Genre : Histoire
Scénario & Dessins : Bruno Bazile
Couleurs : Yves Magne
Éditeur : Editions du Tiroir
ISBN : 9782931251447
Nombre de pages : 48
Prix : 16 €
Spirou et Fantasio tombent de haut !
En voilà une bonne idée ! Quand Franquin dessinait les aventures de Spirou et Fantasio, elles étaient publiées à raison de une seule planche par semaine. Fidèle à ses défis, Trondheim s’est demandé « Pourquoi pas moi ? » Dessinée par son complice Juanungo, Capsule temporelle commence par une introduction en quatre planches et se poursuivra à raison d’une seule par semaine pour les 36 numéros suivants.
A part ça, la fin de la superbe histoire Si je t’écris, signée Bodart et Zabus,côtoie le huitième chapitre d’Attila par L’Abbé.
Spirou, ami, partout, toujours.

© Juanungo, Trondheim - Dupuis
Histoires à suivre :
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Orbit |
Petrossi |
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Si je t’écris… |
Bodart / Zabus |
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Spirou & Fantasio : Capsule temporelle |
Juanungo / Trondheim / Mariano Luengo / Findlaky |
Récit complet :
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Attila : Chapitre 8 : La pause |
L’Abbé |
Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :
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Boulette |
Picault / Trondheim / Findakly |
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Capitaine Anchois |
Floris |
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Des gens et inversement (La pause-cartoon) |
Berth |
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Ecole des mauvais parents (L’) |
De Poortere |
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Edito (L’) |
Erre / Fabcaro / Greff |
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Elliot au collège |
Grosjean / Mallo |
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Fifiches du Proprofesseur (Les) (La pause-cartoon) |
Lécroart |
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Filles (Les) |
Nob |
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Freuby (Le) (La pause-cartoon) |
Gally |
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Game over |
Adam / Patelin / BenBK |
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Gary C.Neel Mon papy à l’Ouest |
Gorobei / Ced |
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Kid Paddle |
Midam / Dairin / Patelin / Angèle |
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Nelson |
Bertschy |
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Pernille |
Trichet / Dav / Esteban |
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Spoirou & Fantasperge (Marges) |
Sti |
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Strip dont vous êtes la star (Le) (En direct de la rédac) |
Libon / Salma |
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Titan Inc. |
Boisteau /Martin |
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Willy Woob |
Moog / Bernstein |
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Working dead |
Lory / Dubuisson / Chesneau |
Rubriques :
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En direct de la rédac (dont Courrier des lecteur & Abonné de la semaine) |
Saive / Bercovici / Theoschu |
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En direct du futur : Le gai savoir : le cheval, Les tuniques bleues 70 |
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Interview |
Trondheim / Juanungo |
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Jeux : On a volé la Turbotraction |
Rich |
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Prochainement dans Spirou : Imbroglio météo |
Nicoby / Jousselin |
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Spirou et moi |
Juanungo |
En kiosques et librairies le 24 Juin 2026
3,20 €
Laurent Lafourcade
Le catalogue de la nouvelle vente est en ligne ici
La librairie The Skull acceuillera 5 auteurs en dédicace ce 25 juin 2026
BRUNO PIETRANTONIO
Pour son nouvel album "PAX ELFICA N°3 - L'EPEE DE BREN".
2. COSIMO FERRI
Pour ses albums "HERAKLES : "Un amour perdu".
3. FRANCESCO TRIFOGLI
Pour ses albums "LA DUELLISTE N°1 ET 2
4. GABRIELLE DI CARO
Pour son nouvel album "LE FRUIT LE PLUS DOUX N°1 et 2".
5. MIEKE JANSSENS
Pour son nouvel album "LE MONDE D'AZARIA N°1 : Les soeurs démoniaques".
Chaussée de Waterloo, 336
1060 Bruxelles
02 538 36 99
skullbd@hotmail.com www.skullbd.com
Spécialiste BD depuis 1970.
"Henri-Corneille Agrippa de Nettesheim ! Vous êtes convoqué devant la Sainte Inquisition sur ordre de Sa Sainteté le Pape Clément VII."
Cela commence comme la découverte d'un manuscrit d'un certain Wier, caché dans la demeure de Freud à Londres, ...
" ... un réquisitoire contre la barbarie des procès de sorcières et la tyrannie de l'Inquisition."
Robbie Morrison et Charlie Adlard nous plongent dans l'Anvers de 1549, une ville prospère mais pas que ...
"Anvers : les bas-fonds de l'humanité dans toute leur splendeur."
Anvers, rongée par la peur, alors que l'Inquisition commence à y imposer son autorité.
L'histoire débute avec un crime spectaculaire : l'évêque est retrouvé crucifié dans sa propre église. Très vite, la rumeur d'une intervention démoniaque se répand, alimentant les tensions religieuses et la paranoïa collective. D'autres crimes secouent alors la ville

© Morrison - Adlard - Delcourt 2026
Pour élucider cette série de meurtres qui s'étend à d'autres victimes, les autorités font appel à Cornelius Agrippa, érudit aux multiples facettes, accompagné de son jeune élève, Johann Wier. Tandis que l'Inquisition privilégie la torture et les accusations hâtives, Agrippa et Wier mènent une enquête plus méthodique, au cœur d'un labyrinthe de mensonges, de manipulations et de croyances dangereuses, jusqu'à une conclusion où la vérité elle-même semble incertaine, suspendue entre rationalité et occultisme.
" - Nos méthodes sont parfois regrettables. Une lourde croix à porter. En d'autres mains, elles pourraient même sembler impies. Voilà pourquoi nous avons obtenu le pouvoir - par décret papal - de nous absoudre de toute irrégularité que nous sommes obligés de commettre pour accomplir la volonté de Dieu.
- Que Son nom soit loué."

© Morrison - Adlard - Delcourt 2026
L'un des grands atouts de l'œuvre réside dans la richesse de ses thèmes, qui s'entrelacent avec habilité.
Au centre, l'opposition entre raison et superstition structure tout le récit. Agrippa et Wier incarnent une pensée humaniste émergente, cherchant des causes rationnelles là où la société voit l'œuvre du diable.
Ce contraste nourrit une réflexion plus large sur le pouvoir : celui de l'Église, qui instrumentalise la peur pour asseoir son autorité, mais aussi celui des croyances, capables de transformer une population entière en foule hystérique. Morrison propose ainsi une critique nette du fanatisme religieux et de ses dérives politiques, notamment à travers les persécutions contre les Juifs et les supposées sorcières.
"La politique n'est que rarement affaire de morale."
En parallèle, la question de la nature du mal demeure volontairement ambiguë : les crimes sont-ils le fruit d'une folie humaine ou d'une force surnaturelle ? cette incertitude participe à la tension du récit et empêche toute lecture simpliste. Enfin, le savoir apparaît comme une forme de résistance. Résistance face à l'obscurantisme essentiellement. La connaissance devient une arme fragile mais indispensable. Morrison l'incarne par son dur maître-élève !

© Morrison - Adlard - Delcourt 2026
Les dialogues, souvent denses, contribuent à donner de l'épaisseur aux personnages, notamment à Agrippa, figure complexe oscillant entre rationalité et fascination pour l'occultisme. La relation entre lui et son élève fonctionne particulièrement bien, rappelant un duo d'enquêteurs classique, tout en étant enrichie par un véritable rapport de transmission intellectuelle. Nous pourrions éventuellement en faire un parallèle avec les deux enquêteurs franciscains d'un célèbre roman d'Umberto Eco, "Au nom de la rose".
Le scénario de Robbie Morrison se distingue par son ambition et son atmosphère. L'intrigue est solidement construite, avec un rythme qui maintient le suspense et une immersion historique convaincante.

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Cependant, certaines limites apparaissent. Le récit, en cherchant à maintenir une ambiguïté constante, peut donner une impression de flottement dans la résolution de l'enquête, et la conclusion semble parfois précipitée au regard de la complexité mise en place. De plus, quelques anachronismes dans les idées ou les attitudes des personnages peuvent affaiblir la crédibilité historique, bien qu'ils servent le propos contemporain de l'auteur. Cette tension entre rigueur historique et message moderne constitue d'ailleurs une caractéristique du travail de Morrison, qui privilégie la résonance thématique à la stricte fidélité.
"Je brûlerais une centaine d'innocents s'il y avait un seul coupable parmi eux. Dieu reconnaîtra les siens."

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Sur le plan visuel, Charlie Adlard livre un travail remarquable, en parfaite adéquation avec le scénario. Le choix du noir et blanc renforce l'atmosphère oppressante du récit, accentuant les contrastes entre lumière et ténèbres, entre savoir et ignorance. Les ombres envahissent les cases, traduisent visuellement la menace diffuse qui pèse sur les personnages.
Les regards, signature du dessinateur, jouent un rôle central : ils expriment la peur, la folie ou le doute, et participent pleinement à la tension dramatique. Les décors, particulièrement soignés, ancrent solidement l'histoire dans son contexte historique, donnant à la ville d'Anvers, une présence presque palpable. Les rares touches de couleur, utilisées avec parcimonie, viennent marquer des moments de rupture ou de basculement, comme des irruptions de violence ou d'irrationnel.
La collaboration entre Morrison et Adlard apparaît ainsi particulièrement cohérente. Le scénariste construit une intrigue fondée sur l'ambiguïté et la tension idéologique, tandis que le dessinateur traduit ces enjeux par une mise en image sombre et expressive. Là où Morrison installe le doute entre rationalité et surnaturel, Adlard le matérialise dans ses contrastes visuels et ses visages troublés. Cette complémentarité renforce l'immersion du lecteur et donne à l'œuvre une véritable unité graphique.

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Au final, "Hérétique" s'impose comme un thriller historique dense et réfléchi, porté par un duo d'auteurs en parfaite synergie. Malgré quelques faiblesses dans sa conclusion, il séduit par la profondeur de ses thèmes, la qualité de son atmosphère et la force de son identité visuelle.
Une œuvre qui, au-delà de son intrigue, interroge avec pertinence les rapports entre savoir, pouvoir et croyance.
Un récit qui sent le brûlot ... un thriller historique à faire frémir les moins sensibles !
Thierry Ligot
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Titre : Hérétique
Création : Robbie Marrison & Charlie Adlard
Scénario : Robbie Marrison
Dessin & Couleurs : Charlie Adlard
Éditeur : Delcourt
Collection : Contrebande
Genre : thriller historique, fantastique, religion
Public : ado - adulte
Parution : 22/01/2026
Page : 128
Format : 22,5 x 28,7 x 1,7 cm
ISBN : 978 2 4130 9113 4
Prix : 19,50 €
"C'est étrange comme parfois l'ordre des événements peut brusquement changer. Quelques heures, minutes ou instants peuvent suffire à briser les convictions d'une vie, à bouleverser la course d'un destin ... Et ces mots sont ceux d'une personne qui, il y a peu, pensait vivre dans un conte de fées ... jusqu'à ce qu'elle comprenne que les fées n'existent pas."
Pour rappel, dans un futur très éloigné, deux civilisations issues d'une même origine génétique s'affrontent dans une guerre sans fin, sans vainqueur ni vaincu.
D'un côté, les Géosiens, habitants des Finis-Terres, des terres arides, de l'autre, les Nautiles, maîtres des profondeurs marines. Mais ces derniers sont victimes d'une grave mutation qui risque de les conduire à une extinction totale.
"La maladie fait partie de notre nature. Nous sommes destinés à la contracter ... tôt ou tard ! Il s'agit d'une maladie génétique qui dérive d'une duplication erronée à l'intérieur de nos gènes ... et qui conduit à une mutation qui se caractérise par une prolifération cellulaire anormale ... qui conduit à la mort ! L'aspect le plus surprenant est qu'il semble que le gène responsable s'active qu'après un certain nombre de générations .. comme si quelque chose l'avait programmé avec une précision quasi divine."
(La Fourmi blanche, 1 - Du fond des abysses)
Néanmoins un espoir existe. Il repose sur une mystérieuse découverte faite par le savant Rudbekius, de retour d'une mission secrète. Il découvre un vaisseau des Antiques, l'Arche, et en rapporte un œuf abritant un fœtus mystérieux ... une fille ! Elle se nommera Bianca.
Incompris et condamné par ses pairs, il s'est retiré sur une île isolée de tout, y compris de toute contamination. Là, il élève Bianca avec comme seule aide une robot-nounou. Elle ressemble à toutes les petites filles de son âge, si ce n'est qu'elle est seule ! Pourtant, elle possèderait en elle un trésor inestimable. Son ADN contiendrait le vaccin susceptible de guérir les Nautiles !

© Bianchini - Santucci - Evangelisti - Graph Zeppelin 2026
Cependant, son "cas" et ses origines soulèvent bien des interrogations, des inquiétudes, voire carrément des peurs, même chez les Nautiles. Est-elle réellement la solution ou plutôt une menace pour ce peuple ? Personne ne connaît ses pouvoirs et leur étendue !
" Elle n'est qu'un être dont l'ADN renferme le traitement ... rien d'autre ! Que ces politiques ignorants continuent de la voir comme un être surnaturel ... Bianca est seulement un cobaye de laboratoire ... rien de plus !"

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De son côté, le prince Uther a réussi à prendre possession de l'Arche et de ces immenses capacités technologiques ! Il en profite pour apprendre, acquérir, absorber son savoir ...
" Les traitements continuels auxquels je me soumets dans le navire me donnent peut-être des facultés surnaturelles ... une sorte de don de voyance ?"
Cela lui donne des ambitions, notamment vis-à-vis de son père qu'il juge trop "tiède", trop mou dans leur guerre contre les Nautiles ! Et pressentant l'existence de Bianca, il est prêt à tout pour la capturer ... ou l'éliminer ?
Est-elle une descendante des "Antiques", cette civilisation disparue à la base des 2 peuples ennemis ? Leur savoir était bien supérieur à celui de ces derniers.
Effectivement, au fur et à mesure de l'intrigue, nous apprenons que Géosiens et Nautiles ne seraient que des créations de Antiques, créations programmées génétiquement pour s'autodétruire !

© Bianchini - Santucci - Evangelisti - Graph Zeppelin 2026
Marco Bianchini densifie petit à petit son scénario. Construit autour des flashbacks racontant l'enfance, puis l'adolescence de Bianca, nous découvrons petit à petit une intrigue plus complexe qu'au premier abord.
Ainsi, son récit ne cesse de se développer en ouvrant portes et pistes partant dans diverses directions. Ses thématiques prometteuses pour la suite (4 albums encore), outre les tensions entre les 2 races, mêlent aussi bien des aspects politiques, religieux, des croyances ancestrales à des ambitions personnelles.

© Bianchini - Santucci - Evangelisti - Graph Zeppelin 2026
Patrizio Evangelisti y apporte un dessin précis et élégant. Un style réaliste, proche de celui des grandes sagas de S-F des années '90. Rappelez-vous le trait remarquable de Juan Giménez dans "La caste des Méta-Barons" avec au scénario Alejandro Jodorowsky ! Un sommet du genre !
Et je ne suis pas le seul à le penser puisque Juan Giménez, himself, signait la préface du tome 1, "Du fond des abysses" !!! Comment ne pas y voir la reconnaissance du maître lui-même ? Un adoubement en quelque sorte !
La mise en couleurs n'est évidemment pas étrangère à l'attraction des planches. Des tons chauds, jaunes et orangés pour les scènes terrestres, tandis que des bleus froids dominent les séquences sous-marines.

© Bianchini - Santucci - Evangelisti - Graph Zeppelin 2026
Marco Bianchini nous avait déjà ébloui avec ses récits précédents. Rappelez-vous "La nef blanche" ou encore dans la collection "Les grandes batailles de chars" son tome sur "La Marne". Le voici désormais dans une saga en 6 tomes de science-fiction postapocalyptique phénoménale.
Ce second opus confirme donc tout le potentiel de la série avec une intrigue qui s'approfondit, des personnages à découvrir mais qui prennent de plus en plus de consistance, (comme Bianca et le mystère de ses origines, de sa nature réelle) et un univers dense mêlant science-fiction, mythologie et politique.
Une saga qui plaira à tout amateur du genre ... notamment pour ces vacances qui approchent.
Thierry Ligot
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Série : La Fourmi blanche
Scénario : Marco Bianchini & Marco Santucci
Dessin & Couleurs : Patrizio Evangelisti
Éditeur : Graph Zeppelin
Genre : Science-fiction uchronique
Public : ado - adulte
Page : 64
Format : 23,5 x 32,3 cm
Prix : 19 €
Tome : 1 - Du fond des abysses
Parution : 29/01/2026
ISBN : 978 2 3803 042 2
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Tome : 2 - Destins parallèles
Parution : 29/05/2026
ISBN : 978 2 3803 8044 6
Orbit le coq de combat venu des étoiles
On n’est pas chez KFC, mais y’a du poulet ! Celui-ci vient de l’espace. Il s’appelle Orbit et c’est le nouveau personnage de Petrossi dans un graphisme type Disney branché sur du 220. Qui est-il ? D’où vient-il ? Quelles sont les forces et les faiblesses de ce coq de combat ? La dictature porcine peut d’ores et déjà numéroter ses abatis ! Orbit débarque pour une histoire à suivre en deux petits épisodes, le temps de faire connaissance.
Côté récits complets, un doublé de Au coin de ma rue, exercice de style signé Zabus et Turon, est présent sous les crayons de Debon et Itoiz.
Spirou, ami, partout, toujours.

© Petrossi - Dupuis
Histoires à suivre :
|
Orbit |
Petrossi |
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Si je t’écris… |
Bodart / Zabus |
|
Starlight 1 : Partie 1 |
Cardona / Torta |
Récits complets :
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Au coin de ma rue : Le fils du menuisier |
Debon / Zabus / Turon |
|
Au coin de ma rue : Ginette la bicyclette |
Itoiz / Zabus / Turon |
Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :
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Boulette |
Picault / Trondheim / Findakly |
|
Capitaine Anchois |
Floris |
|
Des gens et inversement (La pause-cartoon) |
Berth |
|
Ecole des mauvais parents (L’) |
De Poortere |
|
Edito (L’) |
Erre / Fabcaro / Greff |
|
Elliot au collège |
Grosjean / Mallo |
|
Fifiches du Proprofesseur (Les) (La pause-cartoon) |
Lécroart |
|
Filles (Les) |
Nob |
|
Freuby (Le) (La pause-cartoon) |
Gally |
|
Gary C.Neel Mon papy à l’Ouest |
Gorobei / Ced |
|
Huguette & Croquette |
Théoschu |
|
Kid Paddle |
Midam / Dairin / Benz / Angèle |
|
Manoir à louer |
Juanungo / Trondheim |
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Nelson |
Bertschy |
|
Pernille |
Trichet / Dav / Esteban |
|
Spoirou & Fantasperge (Marges) |
Sti |
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Strip dont vous êtes la star (Le) (En direct de la rédac) |
Libon / Salma |
|
Titan Inc. |
Boisteau /Martin |
Rubriques :
|
En direct de la rédac (dont Courrier des lecteur & Abonné de la semaine, 3 infos 2 vraies 1 fausse) |
Saive / Bercovici |
|
En direct du futur : Spirou débarque au parc |
|
|
Interview |
Petrossi |
|
Jeux : Space Rooster 1 |
Joan |
|
Leçon de BD (La) |
Colpron |
En kiosques et librairies le 17 Juin 2026
3,20 €
Laurent Lafourcade
| © BD-Best v3.6 / 2026 |