Reportages sur le monde de la bande dessinée
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Clap de fin pour Lanfeust Mag

 

 

 

            L’année 2019 commence aussi mal qu’a terminé l’année 2018 pour la presse BD. Après le Psikopat en Novembre, c’est Lanfeust Mag qui tire sa révérence.

 

 

 

 

 

 

 

            Finis, les coups d’estoc et de taille de Lanfeust.

            Tombé, le masque de Marlysa.

            Anéantis, les coups de poings des Trolls.

            Enflammées, les ailes des Dragons.

            Déplumés, les indiens de Luuna.

            Pas de retour pour Ehkö.

 

            Un périodique de BD qui meurt, ce sont des milliers de lecteurs orphelins. On ne le dira jamais assez, mais les revues permettent de lire et d’aimer des séries qui ne nous seraient jamais tombées sous les yeux sans cela.

 

 

 

 

© Soleil

 

 

            Lanfeust Mag est né en mai 98. Le magazine aura vécu un tout petit plus de 20 ans. « J’avais 20 ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie. », disait Paul Nizan. Ce malheureux adage se vérifie pour Lanfeust Mag.

 

 

Laurent Lafourcade

 

 



Publié le 12/01/2019.


Source : Bd-best


Le retour de l'Agent 212, une rencontre avec Daniel Kox

Faire la circulation et maintenir l'ordre n'est clairement pas un poste de tout repos, encore moins pour Arthur Delfouille, le maladroit agent 212. Les automobilistes sont agressifs et peu disciplinés, les pompiers prétentieux et condescendants, le commissaire colérique et injuste, le matériel souvent caduc, la météo parfois aride...

Malgré tout, les journées qu'il passe à patrouiller dans la rue en uniforme sont des promenades de santé en comparaison de la gestion de son agaçante belle-mère, toujours fourrée chez lui et qu'il lui faut traîner tel un boulet même lorsqu'il est en congé.

Avec un plaisir évident, Raoul Cauvin et Daniel Kox continuent, dans ce nouvel album, à mettre en scène leur personnage fétiche, le souvent ridicule mais néanmoins sympathique agent 212, dans cette série devenue classique. Une caricature des petites absurdités de la vie en société, dans la pure tradition franco-belge.

Bonjour Daniel, l’agent 212 nous revient bientôt dans un nouvel album. Est-ce qu’au bout de 29 albums on attend la parution de son bébé comme un jeune père dans une salle de maternité ?


Oui,  ça à chaque fois, et peut-être même plus qu’avant, à part pour le premier album. On a toujours  l’inquiétude de savoir comment ça va être reçu. On n’est jamais bien sûr.


Arthur, comme le précise le titre de l’album, est ici l’agent tous risques. Est-il vraiment la dernière chance au dernier moment ?


Je dirais, c’est surtout la pire des choses. Quoiqu’il fasse ça tourne toujours en catastrophe et dans le prochain album, il en prend énormément. Il n’en a jamais pris autant je crois. Il se ramasse sur plein de choses et on se demande comment il vit encore d’ailleurs.

Vous avez sans aucun doute pris un plaisir jubilatoire à dessiner cette histoire où Arthur sauve un petit chat. C’est un épisode particulièrement cartoonesque. Alors est-ce que Kox est plus Disney, Tex Avery, Hannah-Barbera, … ?


Bien que j’aime bien Disney, Tex Avery, c’est sûr,  est une référence pour moi, un peu comme Gotlib en BD.


Comment définiriez-vous le caractère d’Arthur ?


C’est quelqu’un qui est gentil, un peu soupe au lait. En fait, c’est le Gaston Lagaffe de la police. Quoiqu’il fasse, ça tourne en catastrophe. Il n’a pas le caractère de Longtarin. L’agent 212 étant le personnage principal, on ne peut pas en faire quelqu’un de méchant.  C’est le bon gros.

 

 

 

 



Est-ce que sa belle-mère est inspirée d’un personnage existant ?


Dieu merci, non. Ma belle-mère est charmante.
Le personnage est un peu l’image que l’on donne des belles mères. C’est la mère du mari qui est souvent la plus dure, parce qu’en fait, elle sait toujours tout mieux que la femme de son fils.
J’adore ce personnage, j’aime bien jouer avec ça. J’avais peur que les enfants ne comprennent pas, parce que belle-mère pour eux c’est parfois la seconde femme de leur père. Il n’en est rien. Quand je suis en dédicace, les enfants me demandent un dessin de la grand-mère. Ma foi, ça passe très bien. Le principal est que l’on comprenne le gag.

Louise, sa femme, a la tête sur les épaules. Est-ce que les épouses sont les garantes de l’équilibre d’un foyer ?


Oui. Elle n’avait pas le même rôle au début. Maintenant, elle maintient un équilibre dans ce trio. Et il a le chien aussi… Il est apparu en même temps que la belle-mère.


Le commissaire Raoul Lebrun est-il conçu comme un clown blanc face à l’Auguste Arthur ?


Oui, tout à fait. Dans l’album qui va sortir, les nerfs de ce pauvre commissaire  sont mis à dure épreuve. J’aime bien quand la tension monte entre l’agent 212 et lui. Il dit souvent à l’agent qui a l’art de se mettre dans des situations rocambolesques qu’il finira dans un cirque. Il y a encore plein de situations à exploiter avec le commissaire, mais il faut les dessiner…


Parmi ses collègues de fourgonnette, il y a Albert. Est-ce qu’Arthur et Albert, c’est un peu Kox et Cauvin ?


Dans la complicité oui. Avec Cauvin on s’entend à merveille et on a une complicité qui dépasse le côté professionnel. Je n’avais jamais pensé à cette comparaison. Resta à savoir qui est Arthur... (rires) Je suis plus grand que Cauvin et il est plus gros que moi… Mais l’agent n’a pas le caractère de Raoul. Je crois que j’ai un peu le caractère de l’agent dans les colères. Je n’en ai pas beaucoup mais je peux être excessif comme ça. Quand je ris, je ris fort comme lui.


En général, les colères de l’agent sont toujours justifiées.


Oui. Il monte vite mais c’est justifié. Les rares fois où je me suis mis en colère dans ma vie ça l’était aussi.

Au fil des albums, la corpulence de l’agent 212 se modifie. Sa rondeur change de forme. Est-ce une évolution naturelle ?


Tout au début, les planches ne sont pas parues en album, il était maigre. Dans la première histoire, il était tout maigre. C’était un personnage qui n’avait pas encore sa personnalité. Et puis, il n’était pas si grand, il était assez petit. C’est un peu plus tard dans le premier album qu’il est devenu très gros. Mais j’avais un problème de place dans mes cases. Quand je mettais deux personnages en gros plan, avec le ventre qu’il avait, je n’avais pas de place pour l’autre personnage, donc je l’ai fait maigrir. Ensuite, il a un peu regrossi, mais je crois que maintenant il a pris un poids de croisière. Ça  vient tout seul, c’est inconscient. On change des choses et les personnages changent un peu forcément. On ne s’en rend pas compte.


Dans Spirou, vous passez régulièrement pour l’auteur éternellement en retard. D’où vient cette réputation ?


Du retard... C’est vrai, cet album ci va sortir trois ans et demi après l’album 28. J’ai pris mon temps.


Intervenez-vous dans les scenarios de Cauvin ? Vous arrive-t-il de lui proposer des idées ?


Oui j’interviens et je fais quelques scénarios moi-même, avec l’accord de Cauvin. Je connais Raoul depuis 41 ans. On s’entend à merveille. On s’appelle deux, trois fois par semaine. Mon seul regret est qu’il ne participe plus aux séances de dédicaces car on s’amusait comme des fous.
Laurent Carpentier est votre coloriste attitré depuis le début des années 90.

Est-ce pour gagner du temps que vous avez décidé de confier les couleurs à un autre ?


Non. Avant les couleurs étaient faites par le studio Léonardo. Laurent, lui, a commencé dans le numéro 15  et depuis ça se passe bien.

 

 

 



Péral, qui avait repris Billy-the-cat il y a quelques années, a été votre assistant. Comment se déroulait cette collaboration ?


Je faisais le crayonné. J’encrais les têtes des personnages, parfois un peu plus. Lui, il encrait le reste. Ça se passait très bien. Je m’entendais très bien avec Péral. Il a des séries qui sortent chez Bamboo, il a été engagé aux Studios Peyo pour faire des Schtroumpfs. On a travaillé deux ans ensemble. Il a arrêté parce qu’on lui a proposé une série. Il a repris Billy-the-cat après Colman. Ça n’a pas été facile. Puis la série s’est arrêtée, c’est dommage.


Avez-vous eu d’autres assistants ?


J’en ai eu un autre avant ça : Capezzone.


Vous avez vous-même rencontré les plus grands. Jidéhem a été le premier à vous donner un coup de pouce.


Oui, tout à fait, un grand coup de pouce. Je l’ai rencontré en 1967. A l’époque, je copiais des BD dans le journal Spirou. Ma maman connaissait quelqu’un qui le connaissait. Je lui ai montré mes dessins et finalement j’allais régulièrement les lui montrer. Il les corrigeait. Pendant plusieurs années, tous les quinze jours, j’allais montrer mes planches.

Quel a été ensuite votre parcours ?


En 1970, j’ai fait une série pour un journal qui s’appelait « Samedi jeunesse ». J’ai publié pendant un an et demi des planches de gags dans ce mensuel. Par la suite, je me suis branché sur Spirou.  J’essayais de leur présenter des planches car je voulais travailler pour eux. Mais c’était systématiquement refusé.
Vers 1973-1974,  j’ai travaillé pour Attanasio. Je faisais des crayonnés et des décors. Je n’encrais pas. C’est Attanasio qui le faisait.

En 1974, vous arrivez à rentrer chez Spirou grâce à Peyo.


Cette année-là,  j’ai rencontré Peyo qui lui aimait bien ce que je faisais à l’époque.

Il m’a dit : « Vu qu’on a refusé ça, on peut vous présenter un scénariste qui vous fera deux trois scénarios pour Spirou ». Il m’a proposé cela parce que le but était que je travaille pour Peyo après. Mais ça a été compliqué car il travaillait sur le dessin animé « La flûte à six Schtroumpfs » et n’avait pas le temps de s’occuper de moi. Il m’a présenté Cauvin. Nous avons commencé à travailler sur des histoires d’un agent de police. Dans Spirou, ça marchait bien. Les lecteurs en redemandaient. Peyo m’a encouragé à poursuivre et je n’ai finalement jamais travaillé pour lui.

Vous avez travaillé avec un des auteurs les plus injustement oubliés de la BD franco-belge : Francis. Comment ça se passait ?


En 1975, Françis m’a demandé si je voulais travailler au studio. J’ai dit oui ; c’était un peu inconscient de ma part, car je venais de commencer l’agent.
Je suis resté trois mois chez Françis je crois. Travailler en studio ne me plait pas des masses parce que je bouge trop.

Vous travailliez sur Capitaine Lahuche ou sur la Ford T ?

Ni l’un ni l’autre. On travaillait pour l’Allemagne, en même temps que Tome et Janry. Ils travaillaient pour le studio de Francis mais dessinaient chez eux. J’ai travaillé sur la même série qu’eux, une histoire avec des jeunes. Mais j’y suis resté peu et j’ai continué l’agent.

Il paraît que vous avez insisté auprès de Raoul Cauvin pour qu’il vous écrive des gags. C’est vrai ?


Oui il y a eu une demande, mais je n’ai pas attendu devant chez lui pour le faire. Cauvin travaillait au labo photo. C’est Peyo qui est allé le voir avec moi et qui lui a demandé s’il voulait bien écrire des scénarios pour moi. Il a dit oui tout de suite. A l’époque, il avait moins de séries : il faisait les tuniques bleues, les mousquetaires.

Fin des années 70, vous créez votre propre série, qui comptera un petit peu plus qu’une centaine de gags : Les indésirables. Est-ce l’agent 212 qui vous a forcé à les abandonner ?


Oui, faire un choix, ce n’était pas difficile, car les indésirables était une série où j’allais sans doute vite tourner en rond. Je les ai dessinés de 1978 à 1980. Avec l’agent,  de toute façon, la preuve est là. Il y a encore matière aujourd’hui après quarante ans passés alors qu’avec le indésirables j’aurais vite tourné en rond. J’aurais peut-être fait d’autre trucs après mais bon… Je m’amusais bien dans le scénario des indésirables.


 

 

 

 

 

Il existe une centaine de gags des indésirables. N’y aurait-il pas un micro-éditeur comme Le coffre-à-bd ou La vache qui médite qui pourrait publier l’intégrale de ces gags en demi-planches ?


Oui, il y en a quelques uns qui me l’ont proposé. J’ai dit qu’on verrait. Il y a de quoi faire un album. Ce qui m’arrête un peu c’est qu’un de ces éditeurs voudrait scanner les Spirou, mais je n’aime pas trop ce système. Honnêtement, je pensais tout redessiner, mais on m’a dit que les collectionneurs préféreraient la première version. J’aurais fait une version différente de l’époque mais ça n’aurait peut-être rien apporté.
Je garde ça sur le côté, on verra bien.

N’avez-vous jamais eu envie de les relancer ?  Les gags en demi-planches sont très à la mode en ce moment.

En plus, ça marche bien en replacement dans les journaux. Mais la série est un peu démodée dans le sens où c’étaient des contrebandiers. Ils faisaient des hold-up, attaquaient le fourgon postal. Ça marchait bien à l’époque dans le journal, mais aujourd’hui ce n’est plus parlant pour les jeunes. Dans tous les cas, ça serait éteint plus rapidement que l’agent.
Pour l’agent, je suis étonné de voir des enfants de 10 ans en séances de dédicaces à qui ça parle alors que l’uniforme des agents n’est plus celui d’aujourd’hui. La fourgonnette aussi est d’époque. Elle date des années 60, fin 50 même. Je mélange ça avec des nouvelles voitures. Il y a le GPS dans le véhicule, mais je garde cet uniforme. Personne ne s’en étonne. On voit ce flic comme ça et ça ne dérange pas, comme le petit Spirou avec son chapeau.

L’agent 212 a mis du temps avant de connaître une publication en albums.


On a connu plusieurs rédacteurs en chef. L’un d’eux n’aimait pas l’agent et voulait le supprimer, disant que l’agent n’était pas fait pour le journal. La première histoire est parue dans Spirou en juin 1975 et le premier album date de 1981. L’éditeur pensait qu’un album n’allait pas marcher. Ce n’est que lorsqu’il y a eu un référendum en 1980 et que je me suis retrouvé cinquième derrière Gaston Lagaffe, Boule et Bill, les tuniques bleues et Yoko Tsuno qu’ils ont décidé de faire un essai d’album. Ils pensaient le solder six mois après, mais en trois mois le tirage était épuisé. C’est grâce aux lecteurs qu’il y a eu un album et grâce aux lecteurs que je suis encore là aujourd’hui avec l’agent.

 

 

 

 



Les grands récits en 44 planches ne vous ont jamais tenté ?


Non. La plus longue histoire, je crois, fait douze pages, dans l’album numéro 4. C’était sympa car on dessine plus vite. Toute l’histoire est sur le même sujet mais ça me lasse plus vite aussi. Dans l’album 25, il y a une histoire avec le GIGN assez longue aussi. Mais dans le prochain album, la plus longue histoire fait quatre pages.

 

N’y a-t-il jamais eu de projet de dessin animé de l’agent 212 ?


Il y a très longtemps, dans les années 80, il y a eu un essai de clip qui durait 15 ou 20 secondes. C’était pour mettre entre les informations et les publicités. En même temps, il y avait eu des essais pour le petit Spirou. Mais ils ont abandonné le projet ça coûtait trop cher. Après ça, il n’y a plus rien eu.
Honnêtement, un film, je ne cours pas derrière. Il y a eu les gendarmes (avec Louis de Funès), Pinot simple flic,… Si on me dit un jour qu’on fait un film, je ne vais pas dire non, mais il faudra voir ce que c’est. Ça ne me chipote pas. Les dessins animés, j’aurais été content. On n’en fait pas, on n’en fait pas. Il fait son petit bonhomme de chemin et qu’il soit encore là aujourd’hui, c’est déjà pas mal après tant d’années.


Si vous n’aviez pas dessiné l’agent 212, et sans vouloir provoquer de jalousies, quelle autre série du grand Raoul auriez-vous aimé réaliser ?


De Raoul, aucune. Je ne vais pas dire les Tuniques bleues, je déteste dessiner les chevaux. Il faut aussi avoir le talent pour dessiner les séries. Quand je vois certains albums de Tillieux comme Le gant à trois doigts ou L’enfer du Xique-Xique, c’est quelque chose. Tout le monde n’est pas Tillieux. C’est comme Franquin avec Gaston Lagaffe, c’est encore autre chose.
La rue du Marché aux Poulets  à Bruxelles porte également le nom de « rue L'Agent 212 ». Comment vit-on un tel hommage ?
C’est hyper sympa, d’autant plus que J’ai le double de la plaque. Ça fait plaisir bien sûr.


La prochaine étape serait un mur du parcours BD. Où signe-t-on la pétition pour qu’il y en ait un ?


Je ne sais pas très bien à quoi ça tient… Franchement, je ne sais pas. C’est un mystère… Il n’y a pas de Schtroumpfs non plus. Il n’y a aucune série de Cauvin. C’est quand même étrange.
Mais l’agent est une belle aventure avec Raoul.


Merci, Monsieur Kox.

 

Propos recueillis par Laurent Lafourcade



Publié le 12/02/2016.


Source : Bd-best


Caroline Baldwin incarnée par Carole Weyers au cinéma

La bande dessinée Caroline Baldwin va être adaptée au cinéma par son dessinateur et scénariste belge André Taymans et le réalisateur Thomas François. Une partie du tournage du long métrage commence la semaine prochaine en Thaïlande. Le film devrait arriver dans les salles obscures début 2014. La détective privée canadienne d'origine indienne sera incarnée par l'actrice belge Carole Weyers.

Le premier album de la série, qui en compte actuellement seize, est sorti en 2006 chez Casterman. Le film relatera un scénario original qui sera illustré sur les planches du 17e épisode. Ce dernier sortira également en 2014.

Pour ce polar tourné en anglais, Caroline Baldwin se rendra en Thaïlande et au Laos pour retrouver Jeremy Wilson, le fils du patron de l'agence "Wilson investigation" où la détective travaille. Le père, qui ne parle plus à son fils depuis des années, est atteint d'une leucémie et nécessite une greffe de moelle. Seul Jeremy, qui a vécu dans le passé une aventure avec Caroline Baldwin, peut le sauver. Le rôle du fils Wilson sera interprété par Nicolas Van Beveren tandis que le reste du casting sera principalement américain et asiatique. Une large majorité du film sera tournée en Asie mais la post-production sera réalisée en Belgique.

André Taymans, qui était à la recherche d'une actrice au physique ressemblant à son héroïne, a envoyé "comme une bouteille à la mer" la série d'albums à Los Angeles, où vit actuellement Carole Weyers. "Par rapport à toutes les autres prétendantes que j'ai rencontrées, Carole se fond vraiment dans le personnage de Caroline Baldwin. Nous avons beaucoup discuté, et elle présente plein de points communs avec le personnage, surtout depuis qu'elle s'est coupé les cheveux tout court pour les besoins du film", explique le scénariste.

"Sur papier, je tournais en rond et, maintenant qu'il y a Carole, j'ai enfin mon personnage sous les yeux et c'est grisant de le voir évoluer", confie André Taymans, qui a l'ambition de créer une trilogie.

 

Source : 7sur7.be



Publié le 09/01/2013.


Source : Graphivore


François Walthéry, 50 ans de BD

Natif des hauteurs de Liège, François Walthéry décida très tôt qu’il deviendrait dessinateur de bandes dessinées. Ses premières planches, publiées en 1962 alors qu’il a à peine 16 ans, sont remarquées par Peyo, le créateur des Schtroumpfs, qui l’engage aussitôt comme assistant. C’est auprès de Peyo et de son collaborateur Willy Maltaite (Will) que le jeune François apprendra son métier et sera bientôt prêt à se lancer dans une production personnelle avec Natacha, une hôtesse de l’air très avenante qui connaît depuis 1970 des aventures pleines de suspense et de
rebondissements. Héritier des maîtres de la BD belge avant de devenir leur ami, François Walthéry est aussi une authentique célébrité dans la région liégeoise dont il a vanté les décors, la langue et les coutumes dans des productions locales pleines de verve et de nostalgie.

 

 

 

 
LES CHAPITRES DE L’EXPOSITION
 
1. Les premiers pas
 
À Cheratte Hauteurs demeure un dessinateur qui est publié dans Tintin : Mittéï.
François Walthéry est plein d’admiration pour cette célébrité locale : plus tard, il veut devenir dessinateur comme lui et comme Hergé. Sur le conseil de Mittéï, il entre à l’institut St-Luc à Liège pour apprendre les arts graphiques. Ses condisciples s’appellent Seron et Dany autres futures vedettes de la BD.

 

 

Entre-temps, Mittéï est appelé au secours par le rédacteur en chef de Junior, le supplément jeunesse de l’hebdomadaire Chez Nous : un de ses dessinateurs a fait faux bon et il faut le remplacer de toute urgence. Mittéï étant lui-même débordé, il fait appel au jeune Walthéry et lui confie les scénarios d’une série de gags de « Pipo et Cie » : elles seront publiées dès 1962, alors que François a à peine 16 ans.


2. Les années Peyo

Suite au succès des Schtroumpfs, Peyo a dû engager un assistant qui s’est chargé de redessiner ses mini-récits en grand format : Francis Bertrand, qui signe tout simplement Francis. Après avoir lui-même publié quelques mini-récits dans Spirou, Francis annonce à Peyo qu’il a décidé de voler de ses propres ailes. À la recherche d’un nouvel assistant, Peyo  - conseillé par Charles Dupuis et Yvan Delporte qui avaient repéré « Pipo et Cie » dans Junior -  appelle le jeune prodige. C’est ainsi qu’en septembre 1963, François Walthéry arrive à Bruxelles et commence à dessiner des décors pour « Schtroumpfonie en ut ».

 

 

 

 
Peyo s’aperçoit assez vite que François serait plus à l’aise avec une série plus réaliste, aussi l’envoie-t-il un jour par semaine chez Will (Willy Maltaite) qui dessine sur des scénarios de Peyo « Jacky et Célestin » pour Le Soir Illustré. Le jeune assistant entame immédiatement un nouvel épisode cosigné par Will : « Vous êtes trop bon ! ». Il réalisera encore trois épisodes de cette amusante série – dont l’une pendant son service militaire en Allemagne - avant que Peyo, submergé par ses Schtroumpfs, lui confie les aventures de Benoît Brisefer dont il a dessiné lui-même les deux premiers épisodes sur des décors de Will.  


3. La naissance de Natacha
 
Pour l’aider à schtroumpfer, Peyo a engagé Gos (Roland Goossens) qui, en plus de dessiner admirablement les petits lutins bleus, se révèle un excellent scénariste.
Auteur de plusieurs scripts pour les Schtroumpfs, Gos écrit aussi des scénarios pour Benoît Brisefer et devient rapidement le complice de Walthéry pour le meilleur et pour le rire. À deux, sur les conseils bienveillants d’Yvan Delporte qui fréquente assidument le studio Peyo, ils vont créer Natacha, une hôtesse de l’air roulée comme un pneu neuf. Sans le savoir, Will est à l’origine de la charmante héroïne : c’est lui qui a appris à Walthéry l’art de dessiner les femmes après l’avoir lui-même appris de Jijé.  

 

 

 

 

Dès le départ, Walthéry accumule trois ans de retard qu’il ne rattrapera jamais : créée en 1967, Natacha n’apparaîtra dans Spirou qu’en 1970. Secousse sismique chez les petits lecteurs du beau journal de Spirou : jamais un nouveau personnage de BD ne
reçut un accueil aussi enthousiaste !


4. Les copains d’abord 
 
Après un deuxième épisode réalisé dans la foulée par le même tandem, la voie semblait toute tracée pour Walthéry et Gos qui auraient pu se mettre au service exclusif de Natacha. Mais Gos allait être accaparé par le succès de son Scrameustache, laissant la voie libre à de nombreux prétendants. Cela arrange bien François qui n’a pas attendu l’invention de Facebook pour se faire des amis. Vont ainsi présider aux destinées de la belle hôtesse les scénaristes Étienne Borgers, Marc Wasterlain, Maurice Tillieux, Mittéï, Raoul Cauvin, Mythic, Peyo, Michel Dusart, Guy d’Artet et Thierry Martens (sans compter François lui-même). D’autre part, selon une habitude héritée du studio Peyo, Walthéry sollicite l’aide de décoristes qui s’appellent Mittéï, Pierre Seron, Jidéhem, Will, Laudec, Georges Van Linthout ou  Bruno Di Sano. Cinq d’entre eux habitent Cheratte-Hauteurs ou les environs immédiats et les rendez-vous sont pris au café Braham, le centre culturel local où l’on joue habituellement aux cartes, aux fléchettes ou au billard entre deux brainstormings bien arrosés.


5. Un p’tit gars de Cheratte-Hauteurs

L’implantation locale de Walthéry est en effet essentielle. Affublé d’un accent liégeois prononcé, il adore utiliser le dialecte régional jusque dans ses cases. Exemple : l’idiome utilisé par indiens Navajos coupeurs de têtes de la première aventure de Natacha n’est autre que du wallon liégeois pur jus !
Dans « Le Vieux Bleu », assisté par le scénariste Raoul Cauvin, François va mettre en scène son grand-père, colombophile enragé, dans les décors de son village natal, croquant les trognes des célébrités locales. L’album paraîtra simultanément en dialecte liégeois, simultanément en dialecte liégeois, devenant ainsi un objet culturel incontournable… et un grand succès commercial !
François est également l’auteur de P’tit Bout d’Chique, qui n’est autre que lui-même dans ses tendres années, évoluant dans les décors de Cheratte et ses environs.

Accaparé par Natacha, François confiera les destinées de ce personnage à son vieux camarade Mittéï. Autre œuvre très autochtone de Walthéry, l’album consacré à  Tchantchès,
personnage folklorique incontournable de la région d’outre-Meuse, deviendra un fleuron culturel wallon, surtout dans sa version éditée en dialecte liégeois.

Il est à noter que la notoriété de Walthéry est si considérable qu’il lui arrive de recevoir du courrier adressé tout simplement à « François Walthéry, Liège ».

 
6. Dédicaces, affiches, publicités…
 
Natacha étant sa mère nourricière, l’activité prioritaire de Walthéry devrait être de dessiner ses aventures. Mais c’est mal connaître l’intéressé dont la convivialité légendaire le pousse à privilégier toute demande amicale susceptible de le distraire de sa série vedette. Assidu dans les festivals et les séances de dédicaces, François ne peut refuser de dessiner des affiches et publicités pour les événements les plus variés, des illustrations dans des publications diverses, des posters, des sérigraphies numérotées et signées, des étiquettes de bière, des livres ou albums à tirage limité publiés par les éditeurs du cru… Tout est bon pour repousser au lendemain les planches qu’il aurait dû fournir au plus tard pour avant-hier !
 
 
7. La tentation érotique

Dès le premier coup d’œil, le lecteur masculin comprend que Natacha est nue sous ses vêtements. De fait, François n’est pas insensible aux charmes  de la gent féminine et cela n’a pas échappé à l’éditeur Jacques Glénat qui, dès 1973, propose dans son « Canard Sauvage » une histoire de Betty Strip, charmante jeune fille innocemment dévêtue. En 1985, « Nathalie la petite hôtesse », pastiche érotique de
Natacha, sera réalisée par un mystérieux « Jaap De Boer » avec l’assentiment bienveillant du père spirituel de la blonde héroïne. Suivront un portfolio « Katia »,des cartes postales « Natacharme », un portfolio « Les sept péchés capitaux » et un fascicule intitulé « Je ne pense qu’à ça ». Jusqu’au jour où Walthéry osera avec le scénariste Fritax un album d’humour explicitement érotique intitulé « Une femme dans la peau », réalisé entièrement au crayon afin de souligner la démarche purement artistique de l’entreprise.

 

 

 

 

8. En route vers de nouvelles aventures

Après des années de travail en équipe avec des collaborateurs qui ont forcément laissé transparaître dans son œuvre leur propre personnalité, François Walthéry a décidé de reprendre la maîtrise complète de son travail. Dans « Le regard du passé », le 21e
album de Natacha paru en 2010, l’artiste a réalisé lui-même les décors, les crayonnés, l’encrage et le lettrage de ses planches.
Éditée depuis 1989 par Marsu Productions, Natacha est aujourd’hui à la tête d’une collection intégrale qui confirme son statut de classique de la BD franco-belge.

Héritier de Peyo, Will et Tillieux, François Walthéry fête cette année ses 50 ans de métier. À cette occasion, il a pris la ferme résolution de travailler sans relâche à la suite des aventures de Natacha.

Pour le joindre, prière d’appeler chez Braham entre 14 et 18 heures…

 

François Walthéry; 50 ans de BD
 
Une exposition du Centre Belge de la Bande Dessinée
 
Commissaire : JC de la Royère
Textes : JC de la Royère
Traductions : Bureau Philotrans  
Relectures : Tine Anthoni, Jean Auquier, JC de la Royère
Gestion des originaux : Nathalie Geirnaert et Dimitri Bogaert
Graphisme : Pierre Saysouk
Agrandissements : Sadocolor
Réalisation : Jean Serneels, Stéphane Regnier et les équipes du CBBD

Communication: Valérie Constant, Willem De Graeve
 
En collaboration avec Marsu Productions et avec le soutien de la Région de Bruxelles-Capitale.
 
Le Centre Belge de la Bande Dessinée remercie Véronique Culliford, Bernard Grailet (éditions Khâni),  José Grandmont, Christophe Guillaume (ASBL Les Amis de François Walthéry), Gaëtan Laloy, Christian Mathoul, Jean-Marie Smits et Laurent Vankerckhove (Paradise BD).

A noter également que l'album Walthéries, "50 années de travaux marrants, les auteurs BD fêtent François Walthéry" sera présent lors du vernissage de l'exposition.

 

Centre Belge de la Bande Dessinée
20 rue des Sables – 1000 Bruxelles (Belgique)
Ouvert tous les jours (sauf lundi) de 10 à 18 heures.
Tel. +32(0) 219 19 80 - www.cbbd.be – visit@cbbd.be

 

 

 


Pays : Belgique

Date de l'événement : du 09/10/2012 au 24/02/2013.

Publié le 07/09/2012.


Source : Graphivore-CBBD


Sur la piste d'Alain Chabat

Une fois n'est pas coutume, nous vous emmenons aujourd'hui au cinéma, ayant en effet eu le privilège d'assister à une projection en avant-première à Paris.

 

En arrivant près de la salle nous apercevons Jean-François Moyersoen, le fondateur de Marsu Productions. Une fois à l'intérieur, dans la rangée de sièges située devant nous est assis Sergio Honorez des éditions Dupuis. Vous l'aurez probablement deviné, nous sommes dans un cinéma, au Gaumont Ambassade, où est projetée une œuvre très inspirée par la BD: "Sur la piste du Marsupilami".

 

 

 

 

 

L'heure avançant nous ne pensions pas voir Alain Chabat et discutions...mais tout à coup, mon collègue me fit signe: il surgit accompagné de Jean-François Moyersoen , micro à la main en contrebas de l'écran.

 

 

 

Alain Chabat et Jean-François Moyersoen

 

 

"Ce n'est pas trop long Alain, 9 ans pour faire un bebe? " lance François au réalisateur.

 

"Il y en a pour qui c'est plus long que d'autres, 9 ans au lieu de 9 mois." répond celui-ci.

 

C'est à peu de chose près l'un de leurs échanges.

 

Comme le fait justement remarquer Jean- François Moyersoen, Alain Chabat a réussi à préserver au petit animal jaune à pois noirs et à longue queue toutes ses qualités et notamment son côté très facétieux.

 

Peu de temps après, Alain Chabat nous souhaite un bon film et que "ça déchire sa race" pour nous.

Après cette brève discussion, la projection démarre.

 

Nous n'allons pas vous en dire davantage sur l'histoire mais pouvons vous dire que l'aspect "peluche" du Marsupilami de cinéma s'intègre très bien à l'univers construit et se fait souvent oublier. On est même parfois heureux de retrouver cette mignonne petite bête et les mouvements de l'animal ne trahissent pas du tout ceux imaginés par André Franquin, bien au contraire. On retrouve avec plaisir dans le film des éléments de "Spirou et les héritiers", "Le dictateur et le champignon", "Le nid des marsupilamis" et aussi de la série éditée par Marsu-Productions.

 

Alain Chabat et les comédiens réussissent à ajouter a l'univers Franquinien des situations très drôles et une certaine caricature de la société moderne technologique et médiatisée ainsi qu'une certaine "french touch" très amusante.

 

 

 

 

Les décors et toute l'iconographie « pseudo pré-colombienne » sont également très réussis et Alain Chabat saluera la mémoire de son décorateur disparu de maladie pendant la production du long-métrage lors du générique de fin.

 

Il y a aussi une certaine loufoquerie associée au visuels (déformations, gestuelles, substances...) et au bruitages (cris, voix, déformations) qui, je pense, n'aurait pas déplu à André Franquin. A celui-ci c'est également un beau film hommage, drôle, sans prétention et à l'humour décalé inimitable d'Alain Chabat et ce jusqu'à la fin même du générique du film. Conseil d'ami: ne quittez pas la salle avant sa fin, il recèle de pépites qui en valent la peine.

 

Pour être bref, c'est un film bien agréable à voir pendant lequel on ne s'ennuie pas et qui respecte l'esprit de la BD, allant même plus loin que ce dernier.

C'est un film qui ravira petits et grands et qui est selon moi l'une des meilleures adaptations de BD franco-belge à ce jour.

 

 

Gyal

 

 

 



Publié le 03/04/2012.


Source : Graphivore


 

A l'occasion de la sortie récente de Succubes tome 2 chez Soleil, notre intrépide globe trotteuse Alix Devos est partie à la rencontre de l'auteur Adriano De Vincentiis dans son atelier. Adriano à répondu à ses questions avec son accent délicieux et nous avons restitué quasi intégralement ses propos afin d'en garder toute l'authenticité. Félicitons le au passage pour son admirable connaissance de la langue française, il nous a grandement facilité la tâche. Après un rapide résumé de l'album, entamons sans plus attendre ce reportage.

Depuis la nuit des temps, les succubes infl uent secrètement sur le cours de l’histoire. Dans l’ombre des grands de ce monde, elles oeuvrent à l’accomplissement d’un vaste plan aux objectifs occultes ! Sont-elles vraiment ces monstres légendaires, ces démons qui surprennent les hommes dans leur sommeil pour mieux les séduire et les faire tomber sous leur emprise ?

 

Qu’est ce qui t’a amené à faire de la bande dessinée ?

J'aime le dessin depuis mon enfance.Ensuite, a priori il y a eu une passion instinctive pour le dessin pur, après, dans mon adolescence j'ai vu les plus grands dessinateurs de la bande dessinée international dans une revue en Italie et j'ai compris que la bande dessinée était la meilleure façons dont je pourrais utiliser ma passion pour le dessin au mieux et j'ai vu que dans la BD on peut faire de grandes choses. La BD c'est un monde qui se déroulent parmi plusieurs pages mais dans chaque page le dessinateur peut rêver et être libre, je ne connais pas d’autres médias qui donne cette liberté.

 

Comment es-tu arrivé sur le marcher français ?

J'admirais le marcher français depuis mon adolescence et je le regarde toujours avec admiration. j'ai commencé à faire des BD a 20 ans avec un éditeur italien et après j'ai travaillé quelques années pour le cinéma aux état unis et en chine mais j'ai vu que la liberté d'expression en dessin que j'avais personnellement dans la bande dessinée n’était pas possible quand on travaille pour le cinéma. Dans le cinéma pour chaque chose on a besoin de plusieurs personnes qui prennent une décision. La plupart du temps c'est une décision commerciale et pas artistique. Alors j'ai voulu retourner à la BD et j'ai rencontré Pierre Paquet des Éditions Paquet qui m'a donne une idée pour un projet. Ce projet est devenu Sophia, je lai suivi toute de suite.

 

 


 

Que fais tu quand tu ne dessines pas ?

C'est très rare que je ne dessine pas. Je dessine presque tout les jours et quand je ne dessine pas... le dessin me manque. Ma vie est lié au dessin et quand je n'y travaille pas je réalise toujours des choses lié au dessin et a l'art, si je ne suis pas au travail sur une BD ou quand je suis au travail sur une BD je prends toujours du temps pour faire des dessins pour moi je n'arrête jamais en fait.

 

Quel est ta préférence dans la conception d'une BD, le scénario ou le dessin ?

Je suis un dessinateur et j'aime le dessin, mais si écrire un scénario me permets de dessiner ce que je veux alors j'aime faire le scénario aussi. J'en ai écris un pour l'histoire courte "Alias" contenu dans "Secret Sophia", je crois que chaque dessinateur peut faire son propre scénario car sa vision du découpage est lié au dessin.

 

 


 

Quel est ton univers de prédilection ?

L'univers féminin.

 

Tes héroïnes sont superbes et plantureuses, tu les dessines sur base de modèles ?

Pour moi la chose plus important est que mes héroïnes soient vivantes et réelles. J'utilise des modèles parfois pour mes pages BD et pour mes dessins mais je dessine aussi sans modèles. J'aime travailler avec des modèles pour plusieurs raisons: La plus importante est que je peux encore apprendre beaucoup de choses. Le modèle est présent dans toutes les écoles de dessins, de tout ages et il est toujours lié à tout artistes. En utilisant une modèle j’apprends davantage sur la figure, sur les positions, proportions, sur le naturalisme des attitudes et je peux améliorer mon dessin. L'autre raison est que j'aime avoir des femmes qui participent à mon travail. Elles donnent une vie, une dimension spéciale à mon dessin et mon travail grâce à leur présence.

 

Quelles sont tes sources d’inspiration ou de documentation ?

Principalement l'art, le dessin, la peinture, et la photographie. J'aime tous dessins de tous types et de tous ages. J'aime en particulier les œuvres antique, rétro, les dessinateurs de l'antiquité et aussi l’art primitif. Je prends ma documentation, si possible, toujours dans le classique,le rétro et les choses plus anciennes. je ne suis pas trop fan de la modernité dans toutes ses facettes qui vont de l'art, le dessin, la photographie au cinéma.

 

Comment s’est passé la reprise du dessin de la série Succubes ?

J'ai observé surtout l'art oriental et leur peintures. Mais je me suis aussi efforcé d'inventer beaucoup de choses. J'ai eu la possibilité de choisir le période historique pour succubes t2 et j'ai choisi une orientation arabique car j'aime beaucoup le monde arabe et l'orient. J'ai eu vraiment beaucoup de plaisir à dessiner succubes T2. C'était une expérience magnifique. je suis surtout très très content que Soleil a bien voulu publier un carnet d'esquisses et de dessins à la fin de l'album car j'aime le dessin au crayon plus que toutes autres choses.

 

 

Sarah


 

Comment s'est déroulée ta collaboration avec Thomas Mosdi ?

Absolument magnifique, Thomas est un grand professionnel. Il travaille sérieusement et est toujours ouvert, il est a l’écouter de mes idées sur les pages et on a un rapport très créatif.

 

Dans tes propres créations, quelle est ton héroïne préférée ?

Sans doute Sophia. J'ai travaillé sur Sophia pendant plusieurs années et je suis toujours lié a elle très fort. J'ai le besoin de tomber amoureux de tous mes personnages autrement, je ne peux pas les dessiner. Mais pour Sophia c'est une chose spéciale. Elle est encore très mystérieuse pour moi et chaque fois que je la dessine je découvre quelque chose de nouveau. elle est unique pour moi et je ne pourrai jamais l’abandonner.

 

 


 

Quels sont tes projets ?

Maintenant je commence Succubes tome 4 avec Thomas Mosdi pour soleil et j’espère qu'il sortira l'année prochaine. En même temps je suis en train de finir beaucoup des dessins et d'illustrations inédits pour une exposition a Paris à la Galerie Daniel Maghen très prochainement. J'ai aussi d'autres projets en BD et des projets non BD que je tiens beaucoup à réaliser avec des écrivains.

 

Site http://www.sophiabd.com/

Blog http://sophiabd.livejournal.com/

Facebook Officiel http://www.facebook.com/adrianodevincentiis

 

Interview © Graphivore-Alix Devos 2011

Images et photos © Adriano de Vincentiis-Soleil productions 2011



Publié le 19/10/2011.


Source : Graphivore


Du neuf au centre de Bruxelles

Le moof museum (Museum Of Original Figurines), musée de la figurine et de l'objet BD, s'est récemment installé au coeur de la capitale belge.

Cette intitative privée originale n'est pas neuve. Le musée était auparavant situé dans le quartier bruxellois des médias (Reyers) où, il faut bien le reconnaître, il manquait clairement de visibilité.

 

 

C'est donc assez logiquement que les propriétaires ont décidés de déménager toutes les collections vers le centre-ville et plus spécifiquement dans la galerie Horta qui relie la gare centrale au cœur historique de Bruxelles.

Espace Canardo au Moof

Espace Canardo (Sokal)

Ce musée enrichit l'offre "Tourisme-BD" déjà vaste à Bruxelles. Outre les nombreuses librairies spécialisées, les amateurs de BD peuvent désormais trouver dans la capitale : de nombreuses fresques, le Centre Belge de la BD (situé dans un hôtel Horta), la maison de la BD et maintenant également le Moof.

 

L'un des espace Tintin au Moof

L'un des espace Tintin au Moof

Un peu plus large que l'ancien, ce nouvel espace de 1200 m2 présente l'avantage d'être situé sur un seul niveau. Outre les objets BD (près de 800, parfois illustrés de planches originales), un espace est désormais dédié à l'exposition permanente qui était située auparavant au sein de la fondation Raymond Leblanc (fondateur du Journal Tintin et de Belvision)

A terme, une fresque "Schtroumpfs" devrait être située juste à côté. La libraire Nine City et  la première boutique Schtroumpfs devraient également compléter l'espace d'ici peu.

 

 

Shtroumpfs originaux ayant servi pour la modélisation du film

Shtroumpfs originaux ayant servi pour la modélisation du film

 

Espace figurines Blake et Mortimer

Espace Blake & Mortimer

 

Moof Museum

Tel: 02 265 33 25

116 rue marché aux herbes/grasmarkt

1000 Bruxelles



Publié le 11/10/2011.


Source : Graphivore


 Salon « Collect-it », le reportage

Ce dimanche 2 Octobre 2011 se déroulait la 11ème édition du salon « Collect-it » à Bruxelles.

Son créateur Thierry Le Clercq nous explique comment le salon a été créé : « Nous avons fusionné trois événements qui existaient déjà individuellement: Barbie in Brussels, Nostalgic Collection et BD&Comix. Nous avons rebaptisé ce rassemblement « Collect-hit ». Une nouvelle partie vient de s’y ajouter: FotografixÓ. Elle concerne le monde de la photographie et du cinéma, avec des objets inédits des années 1900 à nos jours. »

 

 

 

Pour ce salon, l’organisateur n’a pas lésiné sur la publicité, voulant toucher un maximum de personnes et ne pas restreindre l’événement aux collectionneurs mais aussi le grand public. Folders, journaux et revues spécialisées, tout y est passé et ça a marché ! Comme d’habitude les amateurs sont venus nombreux, malgré le beau temps qui incitait, c’est vrai, aux activités d’extérieurs.

 

 

 

Des exposants et des visiteurs ont débarqués de tout pays pour l’événement. Entre autre, un Canadien qui avait fait le déplacement rien que pour l’occasion !

 

Le monde du jouet ancien est la passion première de Thierry Le Clercq et, tout logiquement, son cheval de bataille dans ce salon. Cette partie avait donc une place toute particulière mais la bande dessinée y était également très bien représentée. Se démarque dans ce vaste univers, notre Tintin national, qui avait une place privilégiée lors de cet événement.

 

 

 

 

Nous y avons croisé le magasin « Bédémania » de Bruxelles, dont le gérant s’occupe aussi des éditions Panpan.

Son album le plus rare et le plus cher à son stand était celui de Tintin et le sceptre d’Ottokar, d’une valeur de 4000€. Bédémania fait le salon chaque année depuis sa création et ses habitués viennent même de Paris pour trouver la pièce rare à son stand. Pour lui le salon est un vrai plaisir, c’est même un des rares qu’il fait.

 

Participaient également, les fondateurs d’objet 3D, le site de dépôt-vente sur Internet.

Leur pièce la plus rare est le char amphibie de Jo Zette et Jocko. Mais ce qui valait le plus ce sont les plaques émaillées Tintin d’une valeur approximative de 1500€ pièce. Eux aussi viennent annuellement sur ce salon pour y retrouver leur public.

 

 

 

Pour les autres stands très nombreux, nous ont marqué, une exposante hollandaise, qui possédait des poupées de 1820 et la plus précieuse de 1720, dans un état quasi impeccable. Leurs prix ? 3000 et 3500€ ! Mais quelle rareté !

Un monsieur venu de France, nous à monté son magnifique train Russe, appelé «  le petit train de Staline », datant des années 55-60 et réservé à l’époque aux enfants privilégiés.

Et pour finir la tenante Allemande, d’un stand immense réservé à la poupée Barbie. L’exposante nous à présenté sa poupée préférée, sous l’effigie de l’impératrice Joséphine qui est aussi la plus couteuse : 739€.

 

 

 

 

Quelles surprises, l’année prochaine, ce salon nous réserve-t-il ?

 

 


 

Bédémania:

www.bedemania.com

169 Ch. De Waterloo,1060 Bruxelles.

Objet 3D:

www.objet3d.be

Antiekhuistimpaan.nl

www.dollsplanet.de


 



Publié le 03/10/2011.


Source : Graphivore-Alix Devos


Rencontre avec le scénariste Jean-Charles GAUDIN

L'assassin royal tome 5 est sortit chez soleil productions le 21 septembre 2011. Alix Devos, notre reporter, s'en est allée à la rencontre du scénariste de la série. Elle cite :

" L’idée d’une interview de Jean-Charles Gaudin, m’est venue tout naturellement. Ayant déjà réalisé un reportage sur Didier Crisse, ami de longue date du scénariste, c’était une jolie continuité dans la rencontre des auteurs français. De plus, étant une grande admiratrice de Marlysa, je brulais de poser quelques questions à son créateur."

Résumé de l'album : Dans les Six-Duchés, les dissensions éclatent entre les territoires côtiers, qui doivent supporter les incessantes attaques des Pirates Rouges, et l’intérieur des terres qui se désintéresse de leur sort. Pendant ce temps à la cour, l’ambiance est à la trahison, au mensonge et à la violence. Le vieux roi Subtil, manipulé par Royal, se meurt lentement. Fitz a bien du mal à protéger les êtres qui lui sont chers… sans parler des dangers qui le menacent personnellement !
Le roi-servant Vérité décide alors d’entreprendre une quête insensée : aller trouver les Anciens, par-delà les montagnes, pour leur rappeler leur serment. Son seul espoir est de les convaincre de venir en aide au royaume qui vit ses heures les plus sombres…

 

 

 

Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Elles sont variées. Elles viennent à la fois de ce que je vois, lis, entends… Cette nourriture est là, dans la vie de tous les jours et dans tout ce qui est culturel.

 

Comment se déroulent tes journées de travail ?

J’essaie de garder une vraie discipline. La journée commence par un passage à l’école pour y déposer mon fils (lol). Ensuite, direction le marchand de journaux pour y acheter un quotidien et voir quelles sont les nouveautés du jour en matière de magazines.

C’est à partir de 9h30 que je me mets vraiment au boulot. La matinée est souvent consacrée aux corrections, aux validations des planches reçues, aux réponses sur le mail, aux recherches etc…

L’après-midi est dédié à l’écriture et ce jusqu’à 19h. J’essaie de garder une vie familiale, même s’il m’arrive de travailler aussi le soir.

 

Tu travailles chez toi ou dans un studio ?

Chez moi, mais ça commence à me peser. Je risque de passer une journée par semaine chez mon ami Crisse dans les mois à venir histoire de changer de cadre… et l’atelier confectionné par Crisse est très stimulant… lol

 

Te consacres-tu entièrement à un scénario ou au contraire passes-tu d’un scénario à l’autre ?

J’avance sur un scénario à la fois pour le découpage. Par contre, je peux préparer la doc et le synopsis d’un autre en parallèle.

 

Comment fais-tu pour basculer dans ces univers différents ?  

Comme le fait un mécano passant d’une voiture à l’autre. Le tout étant de bien cadrer les choses pour ne pas commettre d’erreurs ou d’oublis.

 

A ce sujet, quel est ton univers de prédilection ?

J’aime le fantastique sous toutes ses formes. Il n’empêche que je peux prendre beaucoup de plaisir sur un sujet plus psychologique. J’aime tous les genres en fait…

 

As-tu déjà pensé à réécrire pour le cinéma, ou même les dessins animés ?

Bien sûr. Je termine avec mon complice Aurélien Poitrimoult, co-réalisateur avec moi de SCYLLA, un court métrage fantastique qui va prendre le chemin des festivals à partir du mois d’octobre. Quant aux dessins animés, je suis également preneur… Pour le long métrage, j’ai pas mal de scénarios qui sont écrits et d’autres qui sont en cours… Avis aux producteurs !!

 

 

Image extraite de Scylla *

 

Avec qui rêverais-tu de travailler si on t'en donnait l'occasion?

Houlàlà, la question piège par excellence !!! Il y en a plein : Lauffray, Berthet, Rossi, Marini et des quantités d’autres…

 

Est-ce que les dessinateurs arrivent toujours à exprimer par le dessin tes idées ?

Je n’ai pas à me plaindre. Cela dit, je fais toujours un scénario très précis même en terme de mise en scène, ce qui fait que j’ai rarement des mauvaises surprises.

 

Comment as-tu eu l’occasion de faire le scénario de l’Assassin Royal ?

C’est la directrice de collection, Mélanie Turpyn, qui m’a appelé. J’ai accepté aussitôt. A partir du tome 6, c’est Jean-Luc CLERJEAUD, qui prendra la relève. Il connaît sur le bout des doigts les œuvres de fantasy. Il fait un super boulot.

 

 

 

 

Que penses-tu du livre de Robin Hobb ?

J’aime beaucoup l’univers même si je trouve que c’est un peu long quand même. Il y a beaucoup de répétitions, mais il est clair que c’est une grande. A force de le décortiquer, on met à jour des rouages très ingénieux.

 

La série se compose de 13 romans, jusqu’ où comptes-tu aller dans tes albums ?

Comme nous l’avions prévu avec la directrice de collection, il y aura alternance de dessinateurs et scénaristes. Je ne sais pas combien d’albums comptera vraiment la série, mais nous restons le plus proche possible des romans.

 

D’où t’es venu l’idée de Marlysa ?

Crisse m’a fait rencontrer Danard et l’idée de Marlysa est venue subitement dans un centre commercial, ne me demandez pas pourquoi (rires). Tout s’est mis en place très vite et j’ai attaqué cette histoire avec enthousiasme.

 

 

 

Avais-tu déjà l’intégralité de tes histoires (tomes) en tête avant de commencer ?

Je savais comment j’allais terminer le premier cycle et j’ai eu très vite l’idée du cycle actuel. Nous en avions parlé avec Jean-Pierre Danard.

 

Par quelle entremise vous êtes vous rencontré, toi et Jean pierre Danard ?

Je le disais tout à l’heure. C’est Crisse qui avait reçu un dossier de Danard via Soleil. Il était débordé et m’a fait passer le dossier. J’ai adoré de suite son dessin.

 

Comment se passe votre collaboration ?

Le plus tranquillement du monde. On se voit pour faire un petit bilan de l’année et parler des grandes lignes du prochain. Je rédige un synopsis et je lui envoie. On en parle et je passe au découpage.

 

As-tu d'autres projets dans tes cartons ?

Plein et dans tous les genres. Reste que les éditeurs sont super frileux en ce moment (il y a de quoi, remarquez). Cela dit, il faut aller de l’avant et tenter de nouvelles choses sinon le public se détournera définitivement de la bande dessinée. J’espère que les lecteurs vont retrouver la curiosité qu’ils ont perdue ces derniers temps. Je souhaite les intriguer, les séduire et leur apporter le plus de plaisir possible !

 

La gentillesse et la serviabilité de Jean-Charles ont rendu cette interview très agréable à faire, nous avons hâte de visionner son court métrage « Scylla »

                                                                   Alix Devos

 

* SCYLLA

Court métrage de 20 minutes.
Un film de Jean-Charles GAUDIN et Aurélien POITRIMOULT
Production : ALCHIMIC FILMS et CINEPHILM AREXCPO

 

Interview © Graphivore-Alix Devos 2011

Images © Soleil Productions

Photos © JC Gaudin 2011

 



Publié le 28/09/2011.


Source : Graphivore


Visite dans l'atelier de Michel Rodrigue

Cette fois nous nous sommes rendu dans l'atelier de Michel Rodrigue à l'occasion de la sortie de Bidule t2 paru chez Lombard le 9 septembre 2011. Voilà donc déjà un deuxième album dont Bidule, le neveu de Cubitus, est le compagnon de Max et de son épouse, un charmant couple de vétérinaires. Du coup, ces derniers commencent à s'alarmer. Il est vrai qu'un chien qui refuse d'aboyer « comme un vulgaire roquet » ou de se soulager à l'extérieur, ça ne fait pas très sérieux. Et puisque Bidule n'a pas de père pour lui servir d'exemple, c'est Max qui s'y colle... avec un succès tout relatif ! Il faut dire que ses « parents », Adeline Blondieau et Michel Rodrigue, l'ont plutôt éduqué à nous faire rire !

 

 

 

 

 

Comment débute la journée de Michel Rodrigue dans son atelier ? As tu un horaire spécifique, un rituel café croissant avant le début des travaux ?


Michel RodrigueRien de particulier. Je commence à bosser vers 9h. Le matin c'est généralement encrage car l'énergie et la concentration demandées sont plus présentes que dans l'aprem.

 

Quelle est ta technique de travail, traditionnelle, informatique ? Quels sont tes outils?


Traditionnel. Crayon, encrage à la plume ou au feutre. Les staedler sont top (sans vouloir faire de pub! )Je commence à me former à la palette. C'est un outil formidable. Après quelque soit le support, ça reste toujours une tête et une main qui agissent. Tibet disait toujours "Ce n'est pas la main qui dessine, mais la tête!"

 

 

Ton atelier est installé en Écosse, un choix sentimental ?

L'Ecosse s'est imposée d'elle même. Le choix de vouloir changer d'horizon depuis longtemps. Sentimental dans le sens où c'est un pays attachant avec des gens sympas. Je me suis fait pas mal d'amis ici. Et puis il y a le rugby. Et terminer ma "carrière" de joueur dans ce pays est une petite satisfaction perso.

 

Justement en Écosse, lit-on beaucoup de BD franco-belge ou est-ce exclusivement Comics ?

Ce sont surtout les comics britaniques et US. Mais la Bd francophone fait son trou petit à petit grâce au gros travail de Cinébook, qui édite les titres franco-belges. D'ailleurs Clifton est une série qui fonctionne bien en GB.

 

 


 

Tu dessines Cubitus et Bidule, est-ce une pression de rester fidèle au trait de Dupa ?

Non, car depuis longtemps j'ai été influencé par Dupa comme quelques grands autres (Uderzo,Dany, franquin...).Je regarde toujours les albums de Dupa pour apprendre. Pour Bidule, c'est différent, le dessin est volontairement plus moderne. Une volonté en accord avec l'éditeur pour démarquer la série "Bidule". Mais tout en restant dans l'esprit fidèle à Dupa.

 

Parles nous un peu de la genèse de bidule, comment à germé l'idée de réaliser une version miniature de Cubitus ?


Dans le 1er album des nouvelles aventures de Cubitus, il y a 1 gag où Cubitus revoit toute sa vie défiler. Forcemment au début, il est petit. Et à partir de là, avec Aucaigne on a eu l'idée d'un neveu qui lui ne parlerais pas, avec une queue orange et un seul épi pour éviter de faire un "Cubitus bis". Le but étant de s'ouvrir des portes scénaristiques. Puis le perso est arrivé dan le T2 "un chien peut en cacher un autre" et rapidement Bidule a eu du succès auprès des lecteurs. C'est vrai qu'il est plutôt mignon comme petite peluche.

 

Que penses-tu de cette mode de petit neveux à... ( exemple : petit Gastoon, Petit Boule et Bill, etc. )

Déjà ce n'est pas nouveau. Je vous renvoie aux neveux de Donald ou Mickey par exemple. Et puis chacun a un parcours différent. Je n'ai pas encore vu Gastoon. Boule & Bill est une suite d'un travail déjà fait par Roba à son époque et Kid Lucky sera certainement très bien. Je connais les auteurs et leur talent. J'ai donc confiance. Tout ça a le mérite d'éxister, de faire découvrir la BD à des plus petits qui seront le public du futur. Après les critiques font de faux débats. J'ai lu des trucs genre "coups d'éditeurs". Ils ne savent pas la genèse de ces nouveaux persos et voudraient que les séries pour enfants s'adressent à eux. Ce n 'est pas le but.

 

 



Comment s'est produite la rencontre avec Pierre Aucaigne ? Est-ce facile de collaborer avec un humoriste et quelle méthode de travail utilisez vous Aucaigne, Lapuss et toi ?

Nous nous sommes rencontrés il y a à peu près 20 ans. J'ai présenté son spectacle dans un café-théatre de Lyon. Je terminais ma carrière de comédien pour faire de la BD et lui démarrais le théatre après avoir tenté de faire de la BD. Comme quoi la vie...Et le travail avec Pierre est toujours un bon moment. On échange les idées de gags, on se marre bien et puis on affine dialogues et chutes même pendant le crayonné. Il nous est arrivé de refaire un gag alors que la page était prète à encrer parce qu' on avait trouvé une meilleure façon de mener le gag. Mais Pierre est très pris entre ses spectacles et le théatre où il joue de plus en plus. Aors désormais c'est Erroc qui scénarise Cubitus. On en reparlera.


Avec LApuss c'était différent car c'était sur un album (la série des damnés de la route), série où Achdé est le créateur. Je recevais donc les gags déjà fait et j'effectuais le crayon puis Achdé encrait. On ne s'est pas encore rencontré d'ailleurs.

 

Es tu satisfait du résultat sur la série Bidule ?


Oui j'aime bien le format des albums. Ca fait de jolis petits albums pour les enfants. Et puis Marcy a su trouver les couleurs qu'il fallait avec une mise en couleur différente de ce qu'elle fait pour Cubitus.On démarre d'ailleurs le T3.

 

As tu de nouveaux projets dans tes cartons?

hola oui pas mal ! Mais le problème majeur est que je n'ai qu'une main et que 24h dans une journée. Je vous en reparlerai bientôt.

 

Si on te donnais le pouvoir de te transformer en personnage de bd, lequel choisirais-tu ?

En Obélix. Pour sa façon de voir la vie et pour pouvoir dire à Uderzo"MERCI".

 

 

Interview © Graphivore-B-Gilson 2011

Images © Michel Rodrigue-Lombard 2011

Photo © Jean-Jacques Procureur



Publié le 16/09/2011.


Source : Graphivore


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