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Liste des critiques concernant Canardo
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Piège de Miel Série : Canardo

Auteur : Sokal

EAN/ISBN : 9782203049031

Prix : 11,95 €

Date de sortie : 07/11/2012

Nombre de pages : 48

Catégorie : Polar

Type de reliure : Album cartonné

Éditeur : Casterman

Publié le 08/11/2012



Sur le trajet de Bruxelles où il se rend pour d’importants entretiens bilatéraux, Burt Boverpick, ministre de la culture du Belgambourg, fait la connaissance d’une séduisante jeune femme bloquée par une panne de voiture, Betty, et lui propose de l’accompagner à destination. Grand amateur de femmes, Boverpick ignore que Betty ne se trouve pas sur sa route par hasard. Prostituée de haut vol, elle est en fait l’appât d’un piège sexuel ourdi par les adversaires politiques du ministre, sous le regard discret mais vigilant de Canardo, chargé de contrôler le bon déroulement du traquenard. Mais la météo hivernale, capricieuse, met en péril toute l’opération. L’enneigement soudain contraint le couple Betty-Boverpick à passer la nuit inopinément dans une chambre d’hôtes croisée sur la route, et Canardo, lui-même bloqué par une congère, doit improviser…



Lors de l'interview que m'avait accordé Benoît Sokal à propos du tome 2 de Kraa, il avait évoqué parmi ses projets le « prochain Canardo » inspiré de... l'affaire DSK ! L'idée m'avait surpris et j'avoue que j'avais trouvé ça un peu gros... Et voilà que sort Piège de Miel, 21ème Canardo, dont les aventures ont été tout récemment récompensées du prix de la Meilleure série au festival du polar de Cognac (Flic, de Sera et Desforges, un de mes coups de coeur de l'année, a reçu le prix du meilleur one-shot !). Une Bavure bien baveuse, l'album précédent, avait marqué un virage vers un polar plus âpre à la Olivier Marchal, mais ici c'est véritablement dans une comédie policière que nous entraînent Sokal et son détective palmipède. En effet, si dès le départ les communications codées sur un mode piscicole entre Canardo et ses employeurs font rire, quand « le merlan prend la tangente » et se trouve accueilli, avec son suiveur, dans une chambre d'hôtes appartenant à une famille de cervidés aristos aussi désargentés que déjantés, c'est vers le vaudeville que l'on se tourne. Le portrait de cette famille prime alors un peu sur l'intrigue, ce qui semble assez logique quand on découvre ses petits travers... Tous -du Comte à la bonne- sont, en effet, plutôt portés sur le sexe, mais... que voulez-vous, les soirées d'hiver sont longues, le château est froid et ils n'ont pas la télé... A côté de celà, Betty se découvre un côté plutôt romantique pour quelqu'un de sa profession... Canardo tente, lui, de remplir sa mission malgré tout, mais au final, cette histoire ne se terminera pas sans dégâts, honorant (un peu artificiellement) la tradition « bluesy » de la série. On rit donc beaucoup avec ce Piège de Miel, Sokal cisèle des dialogues hilarants, allusions, jeux de mots... On apprécie aussi les évocations politico-culturo-linguistiques du Belgambourg, de la Wallonie et de la Flandre, mais il faut reconnaître que pour cette fois le côté polar cède un peu trop le pas à l'humour, prenant complètement le contre-pied de l'album précédent. Graphiquement, le trait de Pascal Regnauld apporte aujourd'hui à la série un côté plus léché qu'à ses débuts, ce qui ne l'empèche pas de nous livrer à nouveau une belle série de « gueules » anthropomorphes. Seuls bémols, un découpage favorisant parfois des cases trop petites et nombreuses pour les apprécier vraiment (pourquoi ne pas plutôt passer à 56 pages ?) et de trop nombreuses fautes d'orthographe ayant échappé à la correction. A l'arrivée, un Canardo plus humour que polar, mais un Piège de Miel dans lequel on tombe avec beaucoup de plaisir.






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Pierre Burssens


Une bavure bien baveuse Série : Canardo

Auteur : Sokal

Prix : 11.95 €

Date de sortie : 19/10/2011

Nombre de pages : 48

Catégorie : Polar

Type de reliure : Album cartonné

Éditeur : Casterman

Publié le 01/12/2011


Un policier à l’avenir prometteur, l’inspecteur Molart, est gravement blessé lors d’un braquage de banque. Or d’après la balistique, la balle qui l’a atteint vient de l’arme du commissaire Garenni, arrivé sur les lieux de ce flagrant délit en état d’ébriété avancé. 

Ami de longue date du commissaire, Canardo est engagé par la femme de celui-ci pour tenter de le sortir de ce très mauvais pas. Au fil de ses investigations, qui lui permettent de découvrir que Garenni s’adonnait aussi au jeu, Canardo croise à plusieurs reprises le lieutenant Manta, une séduisante policière de la « police des polices » qui enquête également sur la bavure, et dont le comportement commence à l’intriguer.



Bien avant Blacksad, il y avait Canardo. Apparu en 1978 dans les pages du magazine « A Suivre », Canardo y gagna vite ses galons (froissés) de « privé » palmipède et désabusé. Depuis, Benoît Sokal a grandement élargi ses horizons, autres projets BD, plus ambitieux peut-être, création de jeux vidéo...mais n'a jamais (totalement ) abandonné son personnage fétiche. On ne rentrera pas dans la polémique du « qui fait quoi ? » entre Sokal et son « assistant » Pascal Regnauld, bien qu'un trait parfois assez figé et des cases relativement simplifiées puissent être des indic(ateurs). Aux puristes qui regrettent les premiers albums à l'ambiance quasi surréaliste, on dira que, finalement, Canardo a suivi une forme d'évolution du polar, et qu'avec cette « bavure bien baveuse » très actuelle, on se rapproche, pour prendre une référence cinématographique, d'un Olivier Marchal. Personne n'est tout blanc ni tout noir, et c'est d'ailleurs le gris qui domine dans les couleurs comme dans l'ambiance de ce 20ème album. Résultat immédiat : l'impression que Canardo n'a pas vieilli et qu'il est encore possible, pour le novice, de découvrir la série aujourd'hui. L'histoire est solide, l'enquête tient la route, les personnages sont truculents et certains dialogues franchement hilarants, et puis il y a toujours ces incroyables « gueules » d'animaux tellement humains ! Une réserve cependant quant au découpage et à la taille de certaines cases, car si cet album complète un jour l'intégrale en cours de publication en petit format dans la collection « haute densité » du même éditeur, elles nécessiteront l'emploi d'une loupe de philatéliste ! A part ça, un Canardo...bien « canardeux » et hautement recommandable !



Extrait 1 Canardo (tome 20)  - Une bavure bien baveuse Extrait 2 Canardo (tome 20)  - Une bavure bien baveuse


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Pierre Burssens


Le Voyage des cendres Série : Canardo

Auteur : Benoît Sokal

Prix : 10.40 €

Date de sortie : 19/05/2010

Nombre de pages : 48

Catégorie : Humour

Type de reliure : Album cartonné

Éditeur : Casterman

Publié le 20/05/2010


Un jour d’automne, après s’être éloigné de quelques pas sur un chemin forestier, Hector VanBollewinkel, le parrain de lamafia belge, se suicide d’un coup de 357 Magnum. Une manière de se soustraire au cancer généralisé qui le rongeait, explique-t-il dans son testament. Toute sa fortune, considérable, est léguée à ses
deux petits-enfants, des jumeaux, à une condition : qu’ils aillent en personne disperser les cendres du défunt sur les collines de son village natal. Hélas, à peine la lecture du testament est-elle achevée que cette entreprise paraît déjà bien compromise: la voiture et le chauffeur du parrain sont pulvérisés dans un plastiquage.
Marguerite, la veuve d’Hector, décide de réagir. Faute de pouvoir demander le concours de la police, elle se tourne vers la famille et fait appel, pour assurer la mission de dispersion des cendres, à un parent : le cousin Canardo…



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La fille sans visage Série : Canardo

Auteur : Sokal

Prix : 10 €

Date de sortie : 10/02/2009

Catégorie : Policier

Type de reliure : Album cartonné

Éditeur : Casterman

Collection : Ligne rouge

Publié le 11/02/2009


L'inspecteur Canardo s'est définitivement imposé au panthéon des grands privés : alcool, cigarettes, perspicacité foudroyante et humour désabusé, rien ne manque au canard fumant… Pas même ce je-ne-sais-quoi dans le regard qui a le don d'affoler le beau sexe ; un héros, un vrai.



Benoît Sokal a du génie qui coule dans l'encre de ses stylos. Il nous le prouve à chaque tome... ou presque. Et cette "fille sans visage" ne fait pas exception à la règle. Dès la première planche, il m'a entraîné dans son histoire pour le moins rocambolesque.

Galina, prostituée venue de l'est, loue ses charmes dans le boui-boui où l'inspecteur Canardo a l'habitude d'étancher sa soif. L'ardoise de ce même inspecteur étant proportionnelle au tour de poitrine de la belle Galina, l'auteur plante le décor d'emblée. Canardo, grand coeur lucide, propose de raccompagner Galina à la fin de son "service". Au cours du trajet, un allumé au volant d'une Porsche les envoie tutoyer les poissons du canal. Et c'est là que tout dérape... c'est le mot qui convient.

Excellent !






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Marc Varence


L'ombre de la bête Série : Canardo

Auteur : Benoit Sokal

Prix : 9,80€

Date de sortie : 25/08/2006

Nombre de pages : 48 pages en couleurs

Catégorie : Humour

Type de reliure : Album cartonné

Éditeur : Casterman

Collection : Ligne rouge

Publié le 07/09/2006


Non! ... Fichez moi le camps ! Je ne veux pas de touristes ...
Chef, ce gars là veut aller au casse-pipe ! C'est à prendre en considération ...

L’inspecteur Garenni est l’un des heureux gagnants d’un concours organisé par les célèbres brasseries Kluutch. Le prix : un grand voyage en car en Belgique, à la source même de la fameuse boisson. Le voyage vers Bruxelles se passe calmement jusqu’ à ce qu’un des autres lauréats du concours, sans explication apparente, décide de prendre en otage le véhicule et ses occupants. Le piètre policier, comme d’habitude dépassé par les événements, appelle Canardo à la rescousse depuis son téléphone portable …

Ce dernier opus, sans être mauvais, est selon moi loin d'être le meilleur de la série. Je trouve sa qualité  inférieure à celle de l'album précédent "L'affaire belge" que j'avais particulièrement apprécié.

Si vous ne connaissez pas la série mais que vous ne demandez qu'à la découvrir, je vous déconseille de l'aborder par cet album.

Pour les habitués de la série, assez étonnamment, pour un 16ème album, j'ai retrouvé quelques erreurs graphiques et je trouve la mise en couleur un peu rigide. Malgré quelques bons passages, je déplore le manque de ces excellents dialogues qui font généralement le charme des Canardo.Le bilan final reste positif. Chaque série a des albums meilleurs que d’autres et je ne classe pas celui-ci dans cette catégorie, mais il se laisse néanmoins lire avec plaisir et présente l'avantage de traiter avec humour d'un sujet grave comme le terrorisme.

 



Extrait 1 Canardo (tome 16)  - L'ombre de la bête Extrait 2 Canardo (tome 16)  - L'ombre de la bête Extrait 3 Canardo (tome 16)  - L'ombre de la bête Extrait 4 Canardo (tome 16)  - L'ombre de la bête


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Thibs



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