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Remise en jeu pour Louca
Pour un numéro spécial, voici un numéro spécial. A l’occasion de son retour, près de la moitié du numéro est consacré à Louca. Après un récapitulatif des événements, on a droit à neuf planches de la première partie de La finale. On entre ensuite dans la peau de son auteur Bruno Dequier, avant d’apprendre à dessiner Nathan dans un tuto dessiné. On découvre les coulisses de l’adaptation de la série en animé, d’abord dans un récit complet signé Madd et Perez, puis avec des interviews de membres de l’équipe de production. Si on ajoute la double page de jeux aux couleurs de la série, la boucle est bouclée.
Spirou, ami, partout, toujours.

Histoires à suivre :
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Louca : Finale (partie 1) |
Dequier / Guillo |
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Mi-Mouche : Deux sœurs sur le ring |
Maurel / Cazot |
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Spirou & Fantasio : Capsule temporelle |
Juanungo / Trondheim / Mariano Luengo / Findlaky |
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Yoko Tsuno : L’intelligence intemporelle |
Leloup / Leonardo |
Récits complets :
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Elliot au collège |
Grosjean / Mallo |
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Louca L’animé qui en a sous le pied Partie 1 - Une enquête de terrain |
Madd / Perez |
Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :
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Des gens et inversement (La pause-cartoon) |
Berth |
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Ecole des mauvais parents (L’) (La fête du strip) |
De Poortere |
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Edito (L’) |
Erre / Fabcaro / Greff |
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Epée de bois (L’) Comment devenir tueur de dragons |
Muñoz / Thibaut-Jouvray |
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Fifiches du Proprofesseur (Les) (La pause-cartoon) |
Lécroart |
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Filles (Les) |
Nob |
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Fish n chips (La fête du strip) |
Tom |
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Game over |
Adam / Benz / BenBK |
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Gaston |
Delaf / Trondheim / BenBK |
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Manoir à louer |
Juanungo / Trondheim |
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Mauvaises graines (La fête du strip) |
Ami Inintéressant / Cerq / Couët |
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Pendant de temps, au Coin Perdu |
De Souza |
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Sacha dans tous ses états |
Lory / Thitaume |
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Spoirou, Fantasperge et le Freuby (Marges) |
Sti |
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Strip dont vous êtes la star (Le) (En direct de la rédac) |
Libon / Salma |
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Tash & Trash (La fête du strip) |
Dino |
Rubriques :
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Ça s’est passé cette semaine |
Depasse / Bercovici |
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En direct de la rédac (dont Courrier des lecteur & Abonné de la semaine) |
Saive / Bercovici / Bonhomme |
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En direct du futur : Ta leçon de BD |
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Gaston : Un cas, des colles |
Delaf / Fabcaro |
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Interview : Dans la peau de… |
Dequier |
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Jeux : Le buq |
Priou / Kathrine |
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Louca L’animé qui en a sous le pied Partie 2 – Les secrets de fabrication |
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Louca Le récap ! |
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Tuto dessiné : Nathan |
Dequier |
En kiosques et librairies le 9 Septembre 2026
3,20 €
Laurent Lafourcade
"C'est sans honte que je revendique une époque où, mal payé, je m'estimais riche parce que je m'amusais. Car je vous le dis, ces histoires je ne les ai pas torchées pour vous, mais pour moi"
C'est ainsi que Maurice Tillieux, en 1968, présentait ces récits ...
Mais voilà, il disparaît le 2 février 1978, laissant la mission à son complice Piroton de devenir le "gardien du temple".
Après quelques réflexions, hésitations, ce dernier accepte de poursuivre seul la série.
Néanmoins, à certaines occasions, il n'hésitera pas à confier à l'un ou l'autre scénariste l'écriture de courtes histoires, voire d'un album complet : Jacques Raes, Raoul Cauvin ou Francis Dorao.
Désormais, se retrouvant la plupart du temps seul aux commandes, Arthur en profite, tout en respectant l'esprit et les caractéristiques de la série d'origine, pour y apporter ici et là quelques touches personnelles. Jess et Slim vont ainsi "évoluer", quitter leur costume parfois trop rigide d'agents spéciaux du FBI !
Trois grandes évolutions sont alors à constater, rendant les héros un rien plus "accessibles".

© Piroton - AD HOC Éditions 2026
La première, et non la moindre, l'introduction de sentiments amoureux. Aussi bien pour Jess Long que pour Slim Sullivan, certains aspects de leur vie privée vont petit à petit transparaître au fil des pages. Pour Jess, ce sera une jolie blonde, Miss Joyce Russel, la propriétaire d'un ranch au Texas, dans "La Mort jaune" (1980).
" - J'espère qu'il aimera cette robe !"
Mais ces "premiers émois" devront rester fort chastes ... pas de transformations trop brusques !
" - Hélas, vous allez nous quitter.
- Que voulez-vous ? Notre travail, ici, est terminé, d'autres missions nous attendent.
- Jess ? ...
- Oui ? ...
- Faut-il vraiment que vous repartiez ?
- Oui ... Mais je reviendrai, entre nous, les agents fédéraux ont aussi besoin de vacances.
- Ah ! ... Et ils n'éprouvent vraiment pas d'autres envies ?
- Si ... Je vous l'ai dit, je reviendrai. En attendant, soignez bien "Désert Dust". "
Viendra ensuite une autre blonde, la superbe Jenifer Jones-Austin, shérif du comté de Frémont dans le Wyoming, comme l'illustrera la dernière case de l'album "La Shérif" (1983) ! Image parfaite de la femme d'action, décidée et sûre d'elle dans son métier de shérif, dynamique et courageuse, elle tombera immédiatement sous le charme "hollywoodien" du flegmatique Jess ... Et ceci sera plus que réciproque ! Une idylle qui laissera des traces dans la série puisqu'elle reviendra d'ailleurs dans 2 autres enquêtes en 1985 ("Le Sang des autres") et 1995.

© Piroton - AD HOC Éditions 2026
Et comment passer sous silence l'irruption de la volcanique et sulfureuse rousse, Dorothy McGuire (pas la célèbre actrice américaine des années '40-'50!), dans "Macchi 39" (1986) ? Elle également reviendra dans 2 autres aventures ...
" - Jess, mon frère accepte que je rentre avec le "Macchi" ... Vous m'accompagnez ?
- Volontiers ...
- ... Nous allons rentrer par le chemin des écoliers, ... qu'en dites-vous ?
- ... Avec vous, ce sera un plaisir ... "
Pour Slim, ce sera carrément une famille ... et une épouse, quasi aussi invisible dans les planches que la femme de Columbo ! Bien que dans le court récit de 6 planches, "Vacances manquées" (1985), Raoul Cauvin, au scénario, nous la présentera très brièvement !

© Piroton - AD HOC Éditions 2026
Autre évolution apportée par Arthur Piroton, les grands espaces ! Désormais les 2 agents fédéraux iront régulièrement résoudre leurs enquêtes loin des grandes villes. Désert, sierra, canyon, forêt, nature sauvage, ... l'appel du grand air lui rappellera qu'il est avant tout un "homme de la campagne".
Enfin, comment ne pas se rappeler ce que nous disions déjà dans notre chronique du tome 1, Arthur Piroton était fan d'aviation. Dès lors, il n'hésitera jamais à inclure dans ses scénarios des scènes aéronautiques saisissantes de réalisme. Monoplans, DC 10, Cesena, hélicoptères Bell, Boeing 747, ... ne manqueront jamais dans ces grands espaces. Cela sans oublier les grosses voitures américaines ou les trucks impressionnants ... que contrairement aux engins volants, Piroton crashera régulièrement au fil de l'action.

© Piroton - Carin - AD HOC Éditions 2026
Enrichie par les retranscriptions des entretiens accordés par Jacques Raes et Francis Carin, cette plongée dans la « seconde vie » de Jess Long, série culte des années 1980 publiée dans l'hebdomadaire Spirou, se révèle particulièrement captivante.
C'est à travers une remise en contexte dans l'époque, une multitude d'anecdotes, d'éléments biographiques, de révélations et de faits marquants que Christian Jasmes nous invite à redécouvrir l'univers de la série dans le traditionnel dossier introductif des intégrales Jess Long publiées chez AD HOC Éditions. Un passionnant « Jess Long à tout prix ! » qui ravive avec bonheur notre attachement à ce policier hors norme : pipe au bec, costume-cravate impeccablement ajusté, flegme presque britannique et légendaire Smith & Wesson toujours à portée de main.

© AD HOC Éditions 2026
Parues entre 1980 et 1990, de "La Mort jaune" à "Neige poudreuse à Liège", ces dix enquêtes, parfois présentées sous la forme de récits courts réunis par deux pour constituer un album, à l'image de "L'Intimidation" associé à "K.O. pour l'éternité", témoignent de toute la richesse d'une série emblématique du Spirou des grandes années.
L'ensemble est aujourd'hui réuni dans cette troisième intégrale, qui bénéficie une fois de plus d'une réalisation exemplaire : couverture soignée, papier de qualité, mise en page élégante et attention constante portée à l'objet-livre.
Une démarche éditoriale respectueuse de ces « histoires peu ordinaires » imaginées par Maurice Tillieux et Arthur Piroton, puis poursuivies avec la complicité de Jacques Raes, Raoul Cauvin et Francis Dorao.
Le tout avec une mention spéciale pour la superbe couverture dont les couleurs sont dues au talent de Benoît "BenBK" Bekaert.
Une indispensable madeleine de Proust pour les lecteurs de longue date, mais aussi une magnifique porte d'entrée pour les nouvelles générations désireuses de découvrir l'une des séries policières les plus marquantes du journal Spirou.
Pipe, flegme et Smith & Wesson : Jess Long n'a rien perdu de son panache dans cette 3e intégrale.
Thierry Ligot
__________________________________________________________________________________________________
Série : Jess Long - intégrale
Tome : 3
Scénario : Arthur Piroton - Jacques Raes, Raoul Cauvin et Francis Dorao
Dessin et couleurs : Arthur Piroton
Éditeur : AD HOC
Collection : Intégrale
Genre : policier, polar
Thèmes : enquêtes, suspense, banditisme, amitié
Parution : 15 septembre 2026
Format : 23,7 x 31,5 cm
Page : 240
ISBN : 978 2 960 35458 4
Prix : 45 €
Pour la rentrée, Sacha se met dans tous ses états
Au collège Les Amandiers, il y a un élève qui n'est pas comme les autres. C'est Sacha, quatorze ans. Depuis qu'il a touché un fragment de météorite, tous les jours, il se réveille avec un super pouvoir différent. Tout le monde en rêverait… Enfin, c'est facile à dire quand ça arrive aux autres. Mais quand ça arrive à soi, ce n'est pas tous les jours facile à vivre. C'est vraiment galère. N'est-ce pas Sacha ? Si c'est rigolo d'avoir un don d'invisibilité ou de se transformer en asperge pour marquer des paniers de basket, faire entendre toutes ses pensées ou devenir géant avant de quitter sa chambre, c'est beaucoup moins fun. Ne parlons pas du jour où Sacha a eu un ventre qui parlait. Bref, de jours funs en jours fades, le quotidien de Sacha va devenir tout sauf ennuyeux. "A chaque jour suffit sa peine.", disait l'autre. "A chaque jour suffit son pouvoir.", peut rétorquer Sacha. Après des débuts chez Milan, Sacha débarque dans Spirou. Stella Lory ne déforme pas que des zombies.
Spirou, ami, partout, toujours.

© Erre, Fabcaro, Nob, Grosjean, Midam, Batem, Maurel, Cazot - Dupuis
Histoires à suivre :
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Max Beaumont : Imbroglio météo |
Nicoby / Jousselin / Croix |
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Mi-Mouche : Deux sœurs sur le ring |
Maurel / Cazot |
|
Spirou & Fantasio : Capsule temporelle |
Juanungo / Trondheim / Mariano Luengo / Findlaky |
|
Yoko Tsuno : L’intelligence intemporelle |
Leloup / Leonardo |
Récit complet :
|
Sacha dans tous ses états |
Lory / Thitaume |
Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :
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Cédric |
Laudec / Leonardo |
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Des gens et inversement (La pause-cartoon) |
Berth |
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Ecole des mauvais parents (L’) (La fête du strip) |
De Poortere |
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Edito (L’) |
Erre / Fabcaro / Greff |
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Fifiches du Proprofesseur (Les) (La pause-cartoon) |
Lécroart |
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Filles (Les) |
Nob |
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Fish n chips (La fête du strip) |
Tom |
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Gary C.Neel Mon papy à l’Ouest |
Gorobei / Ced |
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Gaston |
Delaf / Trondheim / BenBK |
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Mauvaises graines (La fête du strip) |
Ami Inintéressant / Cerq / Couët |
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Nelson |
Bertschy |
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Pendant de temps, au Coin Perdu |
De Souza |
|
Pernille |
Trichet / Dav / Esteban |
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Spoirou, Fantasperge et le Freuby (Marges) |
Sti |
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Strip dont vous êtes la star (Le) (En direct de la rédac) |
Libon / Salma |
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Tash & Trash (La fête du strip) |
Dino |
Rubriques :
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Ça s’est passé cette semaine |
Depasse / Bercovici |
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En direct de la rédac (dont Courrier des lecteur & Abonné de la semaine) |
Saive / Bercovici / Bonhomme |
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En direct du futur : Festival de la BD à Bruxelles |
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Gaston : Un cas, des colles |
Delaf / Fabcaro |
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Interview : Sacha |
Lory / Thitaume |
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Jeux : Bloqué dans le journal de classe |
Sorroldoni |
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Podcast Radio Fantasio |
Neidhardt |
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Spirou et moi |
Yeung |
Supplément abonnés :
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Autocollants : étiquettes pour cahier |
Erre / Fabcaro / Grosjean / Nob / Midam / Batem / Maurel / Cazot |
En kiosques et librairies le 2 Septembre 2026
3,20 €
Laurent Lafourcade
Jacquy, le stagiaire en quête d’un réseau
Il s’est paumé tout l’été dans les pages du journal. Cette semaine, il est en quête de réseau chez Bouzard. Ce sont les Fabrice qui l’ont envoyé là-bas. La rase campagne, il va découvrir ce que c’est. La bonne nouvelle, c’est que même si ses pérégrinations chez les auteurs sont maintenant finies, on retrouvera quand même Jacquy tous les mois dans le journal.
A part ça, petite refonte de la pause-cartoons qui se scinde en deux dont une partie appelée la fête du strip, et nouvelle rubrique avec Ça s’est passé cette semaine, qui va nous faire faire des bons dans l’Histoire.
Spirou, ami, partout, toujours.

© Bouzard - Dupuis
Histoires à suivre :
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Max Beaumont : Imbroglio météo |
Nicoby / Jousselin / Croix |
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Mi-Mouche : Deux sœurs sur le ring |
Maurel / Cazot |
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Spirou & Fantasio : Capsule temporelle |
Juanungo / Trondheim / Mariano Luengo / Findlaky |
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Stagiaire (Le) |
Bouzard / Fabcaro / Erre / Greff |
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Yoko Tsuno : L’intelligence intemporelle |
Leloup / Leonardo |
Récit complet :
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Orbit : Au cœur du labo |
Petrossi / Ronconi |
Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :
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Brad Rock The gold digger (La fête du strip) |
Jilème / David |
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Des gens et inversement (La pause-cartoon) |
Berth |
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Edito (L’) |
Erre / Fabcaro / Greff |
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Epée de bois (L’) Comment devenir tueur de dragons |
Muñoz / Thibaut-Jouvray |
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Fifiches du Proprofesseur (Les) (La pause-cartoon) |
Lécroart |
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Filles (Les) |
Nob |
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Fish n chips (La fête du strip) |
Tom |
|
Gaston |
Delaf / Trondheim / BenBK |
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Huguette & Croquette |
Théoschu |
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Le Freuby (Marges) |
Sti |
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Manoir à louer |
Juanungo / Trondheim |
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Mauvaises graines (La fête du strip) |
Ami Inintéressant / Cerq / Couët |
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Otaku |
Maria-Paz / Nena |
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Pendant de temps, au Coin Perdu |
De Souza |
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Strip dont vous êtes la star (Le) (En direct de la rédac) |
Libon / Salma |
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Tash & Trash (La fête du strip) |
Dino |
Rubriques :
|
Ça s’est passé cette semaine |
Depasse / Bercovici |
|
En direct de la rédac (dont Courrier des lecteur & Abonné de la semaine) |
Saive / Bercovici / Bonhomme |
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En direct du futur : Starlight |
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Gaston : Un cas, des colles |
Delaf / Fabcaro |
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Interview : Dans la tête de… |
Bouzard |
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Jeux : Les 12 travaux de Jacquy |
Sti |
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Ta leçon de BD : La mise en couleurs |
Marko / Maëla |
En kiosques et librairies le 26 Août 2026
3,20 €
Laurent Lafourcade
" Paris, le 1er mai 1884, 1er arrondissement. Familistère du crime, rue de la Grande-Truanderie.
- Madame Fourier a été enlevée !
- Et où qu'ils l'ont emmenée ?
- Il y a forcément des Familistes, mendiants, prostituées, qui les ont vus passer. Quand on aura remonté leur trace, on les libérera ... et ce qu'on laissera derrière nous en partant fera passer à quiconque l'envie de s'en prendre à nous !"
Entre rêve social et vengeance intime, l'utopie vacille !
Un petit rappel du tome 1 avant d'arriver à sa conclusion.
Issue d'un milieu très modeste, Glannes a été receuillie enfant par Jean-Baptiste Godin, un riche et célèbre industriel visionnaire aux idées utopiques, à l'origine d'une communauté ouvrière innovante, le "Familistère de Guise", dans l'Aisne. Son but était d'offrir aux ouvriers "l'équivalent de la richesse".
Devenue adulte, elle s'enfuit sans explication et, sous le nom de madame Fourier, elle fonde à Paris un établissement similaire destiné à offrir une seconde chance aux marginaux ... tout en développant un gigantesque réseau criminel, rappelant la "Cour des Miracles".
Lorsque plusieurs résidents disparaissent sans explication, son compagnon, Célestin, mène l'enquête. capturé puis manipulé par hypnose, il est contraint d'attirer Glannes dans un piège. Tous deux se retrouvent liés à un sombre complot ourdi par Emile Godin, désormais connu sous le nom de Maître Caïus.
La plus belle des utopies peut-elle survivre aux passions humaines ?

© Morvan - Rousseaux Perin - Ooshima - Grand Angle 2026
Une intrigue entre captivité, révélations et affrontement d'idéaux
Le tome 2 s'ouvre sur l'enlèvement de Glannes, commandité par son demi-frère. ce dernier voue une adoration sans limite à son père et à son œuvre. Animé par une jalousie ancienne et incapable d'accepter le destin de cette sœur adoptive qui a reçu l'affection paternelle qu'il estime lui avoir été refusé, il cherche à anéantir tout ce qu'elle a construit.
" - Ne compte pas sur moi pour te donner la moindre information sur mon familistère.
- Toujours à te croire supérieure aux autres ... Mais je vais te prouver que tu es comme tout le monde. Tu parleras !"
Retenue prisonnière et soumise à des séances d'hypnose destinées à briser sa résistance, Glannes replonge dans ses souvenirs. Ces retours en arrière permettent de comprendre son départ du Familistère de Guise, son retour dans la misère parisienne et la naissance de son propre projet communautaire au cœur de la rue de la Grande Truanderie.
Pendant ce temps, Jean-Baptiste Godin découvre les agissements de son fils et se retrouve confronté à une question essentielle : son idéal peut-il survivre lorsqu'il est adapté à un monde qu'il n'avait jamais envisagé, celui des marginaux et des hors-la-loi ?
A mesure que les secrets émergent, le récit évolue vers une conclusion sombre où les destins individuels rejoignent le destin des utopies.

© Morvan - Rousseaux Perin - Ooshima - Grand Angle 2026
Des thèmes riches et profondément humains
Sous les apparences d'une aventure historique, le récit développe plusieurs réflexions particulièrement stimulantes.
La première concerne l'héritage. Chacun des protagonistes revendique à sa manière la pensée de Godin. mais transmettre une idée ne signifie pas forcément en préserver l'esprit. le récit montre combien une même philosophie peut engendre des interprétations radicalement différentes ... voire incompatibles !
" - Pourtant, je ne m'intéresse guère à ce qu'il adviendra, mais à faire le bonheur de mes administrés au jour le jour. Contrairement à toi, je ne suis pas un rêveur. je transforme mes idées en choses concrètes, ces murs en sont la preuve.
- Mais je ... Je fais tout pour propager vos idées en dehors de notre petite ville. Je porte vos valeurs aussi haut que possible !
- Crois-tu que le rapt fasse partie de ce que tu appelles mes valeurs ?"
L'exlusion sociale constitue un autre thème mjeur. Là où le Familistère de Guise cherchait à améliorer l'existence des ouvriers, Glannes tente d'appliquer les mêmes principes à ceux que la société juge irrécupérables. Ce déplacement de perspective nourrit toute l'originalité de l'œuvre.
Et si une utopie conçue pour les ouvriers pouvait être réinventée pour les exclus, les criminels et les oubliés de la société ? c'est l'idée audacieuse au cœur de ce second et ultime volet. Entre thriller historique, drame familial et réflexion sociale, l'album confronte 2 visions du progrès humain, portées par des personnages dont les convictions vont se heurter à la réalité.
La jalousie et la filiation occupent également une place centrale. derrière le conflit idéologique se cache un drame familial fait de frustrations, de belssures affectives et de reconnaissance impossible. Emile n'est pas seulement l'adversaire de Glannes ; il est aussi un homme écrasé par sa figure paternelle.
" - Si tu avais considéré ton père comme un homme, et pas comme un dieu, tu aurais été moins pétrifié en sa présence. Ta vie en aurait été moins sclérosée. Tu ne peux pas me reprocher d'voir réussi là où toi, tu as échoué ...
- Allez, renvoie-la dans les limbes."
Enfin, la trame interroge le destin des utopies elles-mêmes. peut-on réellement transformer la société ? Toute expérience sociale est-elle condamnée à être détournée, récupérée ou détruite par les passions humaines ?

© Morvan - Rousseaux Perin - Ooshima - Grand Angle 2026
Entre réalité historique et fiction romanesque
L'une des grandes qualités du scénario réside dans la manière dont il s'appuie sur des événements réels pour construire une fiction convaincante.
Le Familistère de Guise, fondé par Jean-Baptiste Godin a bel et bien existé. Cette expérience sociale unique visait à offrir aux travailleurs des conditions de vie radicalement innovantes pour l'époque. les auteurs utilisent ce socle historique avec sérieux et intelligence.
A l'inverse, le "Familistère du crime" imaginé par Glannes relève de la pure fiction. pourtant, il apparaît comme une extension logique et fascinante des réflexions sociales de son temps. Ce dialogue entre réalité documentée et invention romanesque donne au récit une profondeur particulière, tout en permettant de revisiter l'histoire sociale sous un angle original.
Loin d'être un simple décor, le contexte historique influence directement les enjeux du récit et nourrit les débats idéologiques qui traversent l'histoire.

© Morvan - Rousseaux Perin - Ooshima - Grand Angle 2026
L'aspect documentaire du récit
L'album bénéficie d'un solide travail de documentation. L'époque, les lieux et les mentalités sont restitués avec crédibilité sans jamais ralentir la narration. Le petit dossier informatif clôturant l'album est d'une aide plus que précieuse pour bien comprendre et s'immerger dans cette époque et le principe même du "familistère".
Autre réussite notable : la confrontation entre les trois figures centrales. Glannes, Émile et Jean-Baptiste incarnent trois manières différentes de concevoir l'émancipation collective. Aucun ne détient totalement la vérité, ce qui donne aux débats une réelle épaisseur.
Enfin, la dimension émotionnelle gagne en intensité dans ce second tome grâce aux révélations sur le passé de l'héroïne et aux tensions qui déchirent la famille Godin.

© Morvan - Rousseaux Perin - Ooshima - Grand Angle 2026
Un scénario ambitieux malgré quelques fragilités
Jean-David Morvan construit son récit comme une enquête sur les origines d'un idéal. Les nombreuses révélations permettent d'éclairer progressivement les motivations des uns et des autres, tout en enrichissant la portée historique de l'ensemble.
La narration alterne habilement confrontation présente et exploration du passé. Cette structure évite la linéarité tout en maintenant l'intérêt du lecteur.
Le traitement d'Émile constitue sans doute l'un des aspects les plus réussis du scénario. Bien qu'il endosse le rôle de l'antagoniste, il apparaît moins comme un simple méchant que comme un homme dévoré par ses blessures d'enfance.
On peut toutefois regretter que certaines idées fortes soient parfois développées plus rapidement qu'elles ne le mériteraient. Quelques transitions paraissent abruptes et le dénouement laisse volontairement une impression d'amertume qui pourra diviser les lecteurs. Mais cette conclusion cohérente renforce finalement le propos de l'œuvre sur la fragilité des rêves collectifs.

© Morvan - Rousseaux Perin - Ooshima - Grand Angle 2026
Une réalisation graphique d'une remarquable maîtrise
Le travail de Romain Rousseaux Perin impressionne par sa précision et son sens de l'espace. Sa formation d'architecte transparaît dans la représentation des bâtiments, des rues et des grands ensembles urbains.
Le Paris populaire du XIXe siècle est reconstitué avec un niveau de détail remarquable. Les ruelles, les cours intérieures et les façades témoignent d'un important travail documentaire. Certaines vues en plongée offrent même une ampleur spectaculaire à plusieurs séquences clés.
Les personnages bénéficient eux aussi d'un traitement soigné. Les expressions traduisent efficacement les émotions et contribuent à la crédibilité des échanges.
La mise en couleurs d'Hiroyuki Ooshima vient compléter cet ensemble avec beaucoup de finesse. Les ambiances varient selon les lieux et les situations : teintes plus chaleureuses lors des souvenirs, atmosphères plus froides et oppressantes durant les scènes de captivité. Cette palette participe pleinement à l'immersion et à la force émotionnelle du récit.

© Morvan - Rousseaux Perin - Ooshima - Grand Angle 2026
En bref, avec "La Mort de l'utopie", les auteurs concluent un diptyque aussi original qu'ambitieux. En réunissant une page méconnue de l'histoire sociale française et une intrigue romanesque nourrie de rivalités familiales, ils prposent bien davantage qu'un simple thriller historique.
Si quelques choix narratifs peuvent susciter la discussion, le diptyque séduit par la richesse de ses thèmes, la pertinence de sa réflexion sur l'héritage des idéaux et la qualité graphique exceptionnelle.
Surtout, elle pose une question passionnante qui confirme de résonner longtemps après la lecture : une utopie peut-elle survivre lorsqu'elle cherche à inclure ceux que le reste du monde refuse d'accueillir ?
Une conclusion forte, mélancolique et intelligente pour un dyptique qui mérite autant l'attention des amateurs de BD historique que celle des lecteurs curieux des grandes expérimentations sociales du XIXe siècle.
Thierry Ligot
________________________________________________________________________________
Série : Rue de la Grande Truanderie
Tome : 2/2 - La Mort de l'utopie
Scénario : Jean-David Morvan
Dessin : Romain Rousseaux Perin
Couleurs : Hiroyuki Ooshima
Éditeur : Bamboo
Label : Grand Angle
Genre : Histoire - thriller - biographie romancée
Thèmes : social, société, utopie, héritage spirituel
Public : ado - adulte
Parution : 28 janvier 2026
Format : 24,4 x 32,2 cm
Page : 56
ISBN : 978 2 81899 628 7
Prix : 15,90 €
Pendant que nous étions en vacances, Spirou ne s'est pas reposé. Voici les sommaires des six numéros du coeur de l'été, du 15 juillet au 19 août.

Spirou 4605 – 15 Juillet 2026
Imbroglio météo Des héros qui n’ont pas froid aux yeux !
Max Beaumont héberge Rose, sa jeune voisine. Il a longtemps été son baby-sitter. Sa mère ayant un travail très prenant et ne voulant pas que sa fille reste seule, une chambre pour elle a été aménagée chez Max. Avec son drone, elle a l’œil sur tout. Le trio décide d’aller chez Simon pour voir si sur son ordinateur il n’aurait pas d’autres photos du bandit. C’est là qu’ils surprennent un cambrioleur en flagrant délit. Celui-ci s’échappe avec le fruit de son larcin dans une étonnante tornade à l’intérieur même de l’appartement du journaliste. Il pleut dans son salon ! Quel imbroglio météo !
Spirou, ami, partout, toujours.
Histoires à suivre :
|
Cavaliers de l’apocadispe (Les) sont hyper sages à la mer |
Libon |
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Max Beaumont : Imbroglio météo |
Nicoby / Jousselin / Croix |
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Spirou & Fantasio : Capsule temporelle |
Juanungo / Trondheim / Mariano Luengo / Findlaky |
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Stagiaire (Le) |
Pomès |
|
Tuniques Bleues (Les) : Les bleus sur la corde raide |
Lambil / Neidhardt / Léonardo |
Récit complet :
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Ark Atlass |
Peroz / Pujol / Christo |
Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :
|
Boulette |
Picault / Trondheim / Findakly |
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Coin Perdu (Le) |
De Souza |
|
Des gens et inversement (La pause-cartoon) |
Berth |
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Edito (L’) |
Erre / Fabcaro / Greff |
|
Fifiches du Proprofesseur (Les) (La pause-cartoon) |
Lécroart |
|
Filles (Les) |
Nob |
|
Fish n chips (La pause-cartoon) |
Tom |
|
Freuby (Le) (La pause-cartoon) |
Gally |
|
Gaston |
Delaf / Trondheim / BenBK |
|
Kid Paddle |
Midam / Dairin / Patelin / Angèle |
|
Nelson |
Bertschy |
|
Orbit |
Petrossi / Ronconi |
|
Spoirou & Fantasperge (Marges) |
Sti |
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Strip dont vous êtes la star (Le) (En direct de la rédac) |
Libon / Salma |
|
Willy Woob |
Moog / Bernstein |
|
Working dead |
Lory / Dubuisson / Chesneau |
Rubriques :
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En direct de la rédac (dont Courrier des lecteur, 3 infos, 2 vraies, 1 fausse & Abonné de la semaine) |
Saive / Bercovici / Bernstein |
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En direct du futur : Mi-Mouche |
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Interview : Dans la tête de… |
Nicoby |
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Interview : les strips du Coin perdu |
De Souza |
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Jeux : Max Beaumont sur la piste de l’ordi |
Schmitt |
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Résultats du concours de dessins Gaston |
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Ta leçon de BD : Le scénario |
Marko / Beka |
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Vacances de Jeanne (Les) |
Delaf / Bocquet |
En kiosques et librairies le 15 Juillet 2026
3,20 €
Spirou 4606 – 22 Juillet 2026
Les Tuniques Bleues lâchent les chevaux
Alors que Chesterfield cherche dans l’infirmerie si son camarade Blutch ne ferait pas partie des blessés ramenés de la dernière charge, ce dernier et son cheval Arabesque font les morts au milieu des cadavres sur le champ de bataille. Pendant que les confédérés inspectent les lieux de l’assaut, Arabesque se relève et tombe en pamoison devant Traveller, le cheval du Général Lee. Après avoir tenté de la chasser, le gradé, n’ayant pas le cœur de séparer les tourtereaux, décide de la ramener au camp avec eux. Ça fera toujours une monture de plus pour la cavalerie. Observant discrètement la manigance, Blutch, fusionnel avec sa bête, n’a pas l’intention de laisser faire. En pleine nuit, il la récupère. Mais, deux problèmes : Traveller, cheval amoureux, file avec eux, et Cancrelat tente de les rattraper. Ça, c’est le tout début de la soixante-dixième aventure des Tuniques Bleues qui se poursuit cette semaine !
Spirou, ami, partout, toujours.
Histoires à suivre :
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Cavaliers de l’apocadispe (Les) sont hyper sages à la mer |
Libon |
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Max Beaumont : Imbroglio météo |
Nicoby / Jousselin / Croix |
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Spirou & Fantasio : Capsule temporelle |
Juanungo / Trondheim / Mariano Luengo / Findlaky |
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Stagiaire (Le) |
Louis |
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Tuniques Bleues (Les) : Les bleus sur la corde raide |
Lambil / Neidhardt / Léonardo |
Récits complets :
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Au coin de ma rue : Le figurant |
Bodart / Zabus / Turon |
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Au coin de ma rue : L’espion |
Clérisse / Zabus / Turon |
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Perdus à l’aéroport |
Pochep / Mandel / Chesneau |
Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :
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Des gens et inversement (La pause-cartoon) |
Berth |
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Ecole des mauvais parents (L’) |
De Poortere |
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Edito (L’) |
Erre / Fabcaro / Greff |
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Epée de bois (L’) Comment devenir tueur de dragons |
Muñoz / Thibaut-Jouvray |
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Fifiches du Proprofesseur (Les) (La pause-cartoon) |
Lécroart |
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Filles (Les) |
Nob |
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Fish n chips (La pause-cartoon) |
Tom |
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Freuby (Le) (Marges) |
Sti |
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Gaston |
Delaf / Trondheim / BenBK |
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Huguette & Croquette |
Théoschu |
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Kid Paddle |
Midam / Dairin / Patelin / Angèle |
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Nelson |
Bertschy |
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Pendant de temps, au Coin Perdu |
De Souza |
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Pernille |
Trichet / Dav / Esteban |
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Strip dont vous êtes la star (Le) (En direct de la rédac) |
Libon / Salma |
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Tash & Trash (La pause-cartoon) |
Dino |
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Titan Inc. |
Boisteau /Martin |
Rubriques :
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En direct de la rédac (dont Courrier des lecteur & Abonné de la semaine) |
Saive / Bercovici / Sti |
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En direct du futur : Oui, votre voix compte |
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Interview : L’arrière-boutique |
Neidhardt |
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Jeux : L’amour est dans les prés |
Frefon |
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Ta leçon de BD : La composition |
Marko / Loisel |
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Vacances de Jeanne (Les) |
Delaf / Bocquet |
Supplément abonnés :
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Stripbook : Bienvenue en enfer |
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En kiosques et librairies le 22 Juillet 2026
3,20 €

Spirou 4607 – 29 Juillet 2026
Entrez sur le ring avec Mi-Mouche
Elle s’appelle Colette. Elle a quatorze ans et a perdu sa sœur jumelle Lison. Sa mère la saoule pour qu’elle fasse de la danse comme sa sœur en faisait, mais elle préfère la boxe. Elle cohabite avec son ombre qui lui parle depuis la mort de sa sœur. Harcelée par Astrid, la caïd du collège, elle a ainsi des armes pour se défendre. Elle prend sa vie en mains et avance coûte que coûte. Si sa mère n’est pas ravi, son père, lui, soutient ses choix. A présent, c’est l’heure de son tout premier combat sur le ring. Véro Cazot et Carole Maurel sont de retour pour le troisième tome de Mi-Mouche.
Spirou, ami, partout, toujours.
Histoires à suivre :
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Max Beaumont : Imbroglio météo |
Nicoby / Jousselin / Croix |
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Mi-Mouche : Deux sœurs sur le ring |
Maurel / Cazot |
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Orbit : Opération poulailler |
Petrossi / Ronconi |
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Spirou & Fantasio : Capsule temporelle |
Juanungo / Trondheim / Mariano Luengo / Findlaky |
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Stagiaire (Le) |
Gally / Cazot |
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Tuniques Bleues (Les) : Les bleus sur la corde raide |
Lambil / Neidhardt / Léonardo |
Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :
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Boulette |
Picault / Trondheim / Findakly |
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Des gens et inversement (La pause-cartoon) |
Berth |
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Edito (L’) |
Erre / Fabcaro / Greff |
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Elliot au collège |
Grosjean / Mallo |
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Epée de bois (L’) Comment devenir tueur de dragons |
Muñoz / Thibaut-Jouvray |
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Fifiches du Proprofesseur (Les) (La pause-cartoon) |
Lécroart |
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Filles (Les) |
Nob |
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Fish n chips (La pause-cartoon) |
Tom |
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Gary C.Neel Mon papy à l’Ouest |
Gorobei / Ced |
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Gaston |
Delaf / Trondheim / BenBK |
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Huguette & Croquette |
Théoschu |
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Kid Paddle |
Midam / Dairin / Patelin / Angèle |
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Manoir à louer |
Juanungo / Trondheim |
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Nelson |
Bertschy |
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Pendant de temps, au Coin Perdu |
De Souza |
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Spoirou, Fantasperge et le Freuby (Marges) |
Sti |
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Strip dont vous êtes la star (Le) (En direct de la rédac) |
Libon / Salma |
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Tash & Trash (La pause-cartoon) |
Dino |
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Titan Inc. |
Boisteau /Martin |
Rubriques :
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En direct de la rédac (dont Courrier des lecteur & Abonné de la semaine) |
Saive / Bercovici / Louis |
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En direct du futur : Game over dans l’espace |
Midam / Adam |
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Jeux : Mi-Mouche en remet une couche ! |
Sti |
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Ta leçon de BD : Le storyboard |
Marko / Loran |
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Vacances de Jeanne (Les) |
Delaf / Bocquet |
En kiosques et librairies le 29 Juillet 2026
3,20 €
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Spirou 4608 – 5 Août 2026
Yoko Tsuno affronte l’intelligence intemporelle
On ne mène pas une série depuis plus de cinquante ans par hasard. Leloup a toujours l’intelligence (naturelle) de ne pas laisser sa série dans la naphtaline. Le créateur avance avec son temps. Aujourd’hui, il s’inquiète de l’utilisation de l’intelligence artificielle. Pouvant être utilisée autant pour faire le bien que le mal, Leloup la compare aux drones, jouets innocents employés sur les champs de bataille. Il voit en ces dérives la maladie humaine de la domination.
Chez Dupuis, il reste peu de séries de plus de 30 ans. Cédric, L’agent 212, Jérôme K.Jérôme Bloche en font partie. En remontant encore le temps, Les Tuniques Bleues et Yoko Tsuno sont les derniers dinosaures. Alors, lorsque l’on ouvre un nouvel album de Willy Lambil ou de Roger Leloup, même si graphiquement l’âge entraîne quelques petites imperfections, on ne peut s’empêcher d’avoir un pincement au cœur en pensant à tout ce qu’ils nous ont offert.
Spirou, ami, partout, toujours.
Histoires à suivre :
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Max Beaumont : Imbroglio météo |
Nicoby / Jousselin / Croix |
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Mi-Mouche : Deux sœurs sur le ring |
Maurel / Cazot |
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Spirou & Fantasio : Capsule temporelle |
Juanungo / Trondheim / Mariano Luengo / Findlaky |
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Stagiaire (Le) |
Pochep / Mandel / Chesneau |
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Tuniques Bleues (Les) : Les bleus sur la corde raide |
Lambil / Neidhardt / Léonardo |
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Yoko Tsuno : L’intelligence intemporelle |
Leloup / Leonardo |
Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :
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Brad Rock The gold digger |
Jilème / David |
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Capitaine Anchois |
Floris |
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Des gens et inversement (La pause-cartoon) |
Berth |
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Edito (L’) |
Erre / Fabcaro / Greff |
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Epée de bois (L’) Comment devenir tueur de dragons |
Muñoz / Thibaut-Jouvray |
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Fifiches du Proprofesseur (Les) (La pause-cartoon) |
Lécroart |
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Filles (Les) |
Nob |
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Fish n chips (La pause-cartoon) |
Tom |
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Gary C.Neel Mon papy à l’Ouest |
Gorobei / Ced |
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Gaston |
Delaf / Trondheim / BenBK |
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Huguette & Croquette |
Théoschu |
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Kid Paddle |
Midam / Dairin / Angèle |
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Nelson |
Bertschy |
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Spoirou, Fantasperge et le Freuby (Marges) |
Sti |
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Strip dont vous êtes la star (Le) (En direct de la rédac) |
Libon / Salma |
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Tash & Trash (La pause-cartoon) |
Dino |
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Titan Inc. |
Boisteau /Martin |
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Working dead |
Lory / Dubuisson / Chesneau |
Rubriques :
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En direct de la rédac (dont Courrier des lecteur & Abonné de la semaine) |
Saive / Bercovici / Dodier |
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En direct du futur : Sacha, Trop cool ou méga gênant ? |
Lory / Tithaume |
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Interview |
Leloup |
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Jeux : Panique à Loch Castle |
Bataillon |
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Ta leçon de BD : La création de personnages |
Marko / Munuera |
En kiosques et librairies le 5 Août 2026
3,20 €
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Spirou 4609 – 12 Août 2026
Game over La pire contre-attaque
Eclipse oblige, depuis la lunette astronomique d’un observatoire, le petit barbare découvre que la princesse est prisonnière d’aliens sur une planète apparemment hostile. Il dégotte une soucoupe pour s’y rendre et arrive sur place après une bataille interstellaire à côté de laquelle les combats de Star Wars, c’est de la gnognotte. Va-t-il sauver sa dulcinée ? Une fois n’est pas coutume, l’histoire s’étale sur quatre planches et c’est l’hilarant Jacques Louis qui se charge du scénario. Celui-ci explique sa manière de travailler dans un entretien d’arrière-boutique. Pendant ce temps, fin de charge pour les Tuniques Bleues. Le général Lee aura-t-il récupéré son cheval ?
Spirou, ami, partout, toujours.
Histoires à suivre :
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Max Beaumont : Imbroglio météo |
Nicoby / Jousselin / Croix |
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Mi-Mouche : Deux sœurs sur le ring |
Maurel / Cazot |
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Spirou & Fantasio : Capsule temporelle |
Juanungo / Trondheim / Mariano Luengo / Findlaky |
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Stagiaire (Le) |
Leclercq / Dubuisson |
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Tuniques Bleues (Les) : Les bleus sur la corde raide |
Lambil / Neidhardt / Léonardo |
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Yoko Tsuno : L’intelligence intemporelle |
Leloup / Leonardo |
Récit complet :
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Game over |
Adam / Louis / BenBK |
Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :
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Des gens et inversement (La pause-cartoon) |
Berth |
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Edito (L’) |
Erre / Fabcaro / Greff |
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Fifiches du Proprofesseur (Les) (La pause-cartoon) |
Lécroart |
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Filles (Les) |
Nob |
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Fish n chips (La pause-cartoon) |
Tom |
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Gary C.Neel Mon papy à l’Ouest |
Gorobei / Ced |
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Gaston |
Delaf / Trondheim / BenBK |
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Huguette & Croquette |
Théoschu |
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Manoir à louer |
Juanungo / Trondheim |
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Spoirou, Fantasperge et le Freuby (Marges) |
Sti |
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Strip dont vous êtes la star (Le) (En direct de la rédac) |
Libon / Salma |
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Tash & Trash (La pause-cartoon) |
Dino |
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Willy Woob |
Moog / Bernstein |
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Working dead |
Lory / Dubuisson / Chesneau |
Rubriques :
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En direct de la rédac (dont Courrier des lecteur, 3 infos, 2 vraies, 1 fausse & Abonné de la semaine) |
Saive / Bercovici / Bernstein |
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En direct du futur : Une entrée enfant gratuite au parc Spirou |
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Gaston : Un cas, des colles |
Delaf / Fabcaro |
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Interview : L’arrière-boutique |
Louis |
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Jeux : Soirée apéro gaming |
Mouk |
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Podcast : L’île de Minuit |
Grebil |
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Ta leçon de BD : La création de personnages |
Marko / Erre |
En kiosques et librairies le 12 Août 2026
3,20 €

Spirou 4610 – 19 Août 2026
Chassé-croisé pour les Schtroumpfs
Les Schtroumpfs viennent trop rarement faire un petit tour dans Spirou. Et pourtant, de nombreuses histoires sont encore inédites ou presque, à l’image de cette « Circulaschtroumpf » qui date de 1997 (!) et qui a pour auteurs Marc Wasterlain et Philippe Delzenne. Il serait temps que le studio Peyo fasse comme chez Disney et cite officiellement à présent les créateurs de chacune des histoires des Schtroumpfs, comme dans leurs albums. On réclame donc plus de bleu dans le rouge !
Spirou, ami, partout, toujours.
Histoires à suivre :
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Max Beaumont : Imbroglio météo |
Nicoby / Jousselin / Croix |
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Mi-Mouche : Deux sœurs sur le ring |
Maurel / Cazot |
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Spirou & Fantasio : Capsule temporelle |
Juanungo / Trondheim / Mariano Luengo / Findlaky |
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Stagiaire (Le) |
Gally / Cazot |
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Yoko Tsuno : L’intelligence intemporelle |
Leloup / Leonardo |
Récit complet :
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Attila : Chapitre 10 : Le pont |
L’Abbé |
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Les Schtroumpfs : La circulaschtroumpf |
Studio Peyo |
Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :
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Brad Rock The gold digger |
Jilème / David |
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Des gens et inversement (La pause-cartoon) |
Berth |
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Edito (L’) |
Erre / Fabcaro / Greff |
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Epée de bois (L’) Comment devenir tueur de dragons |
Muñoz / Thibaut-Jouvray |
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Fifiches du Proprofesseur (Les) (La pause-cartoon) |
Lécroart |
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Filles (Les) |
Nob |
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Fish n chips (La pause-cartoon) |
Tom |
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Gaston |
Delaf / Trondheim / BenBK |
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Kid Paddle |
Midam / Dairin / Benz / Angèle |
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Manoir à louer |
Juanungo / Trondheim |
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Spoirou, Fantasperge et le Freuby (Marges) |
Sti |
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Strip dont vous êtes la star (Le) (En direct de la rédac) |
Libon / Salma |
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Tash & Trash (La pause-cartoon) |
Dino |
Rubriques :
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En direct de la rédac (dont Courrier des lecteur & Abonné de la semaine) |
Saive / Bercovici |
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En direct du futur : Louca : temps additionnel |
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Gaston : Un cas, des colles |
Delaf / Fabcaro |
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Jeux : Les Schtroumpfs |
Studio Peyo |
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Ta leçon de BD : La création de personnages |
Marko / Bonhomme |
En kiosques et librairies le 19 Août 2026
3,20 €
Laurent Lafourcade
Sous une fausse identité et vêtu de l'uniforme américain, Ferdinand espérait enfin tourner la page. Mais lorsqu'un officier français le reconnaît, il n'a d'autre choix que d'accepter une mission particulièrement périlleuse, et ce même si dans un premier temps, il tente de la refuser.
" - Vous vous êtes trompé de bonhomme, mon commandant. Ferdinand Tirancourt est un embusqué, un margoulin de première, une charogne, une tête de pioche et un tricard qui a passé sa vie à mentir et à macaroner les autres. Cherchez un autre héros, un vrai. Moi, je ne suis qu'un imposteur.
- Vous avez un sens de l'autodépréciation assez élevé, monsieur Tirancourt !"
En échange, s'il réussit, il pourra repartir librement ... et libre de son passé surtout.
" - Je parle de donner une chance à la chance, parce qu'être à court d'idées pendant une guerre est le chemin le plus rapide vers la défaite. Vous ne serez que 3, avec le caporal Folsom et le soldat Fleetwood.
- Cela ressemble à une mission suicide, commandant.
- Bien sûr, mais ... les missions suicides, ça vous connaît, non ?"
Aux côtés de Talako, un Indien choctaw chargé de transmettre des messages codés dans sa langue, et de Virgil, un tireur d'élite afro-américain confronté au racisme de ses propres camarades, il doit tester un nouveau système de communication susceptible de changer le cours du conflit. Dans un environnement où chaque transmission interceptée peut coûter des centaines de vies, l'enjeu est considérable.
" - Voilà le futur de la guerre, Tirancourt. Les communications.
- Ah ben, alors, si la guerre a un futur, ça veut dire que l'homme, lui, n'en a pas."

© Pelaez - Porcel - Grand Angle 2026
Avec "Dollars de guerre", 4e et dernier volet de la série consacrée à Ferdinand Tirancourt, Philippe Pelaez et Francis Porcel concluent avec panache le parcours mouvementé d'un personnage aussi attachant qu'insaisissable. Après avoir traversé les tranchées françaises, connu le bagne puis les soubresauts de la révolution mexicaine, l'ancien forçat se retrouve une nouvelle fois rattrapé par son passé et projeté au cœur de l'un des épisodes les plus sanglants de la Première Guerre mondiale : la bataille du bois de Belleau.
" - Tu vois l'ami, le guerrier farouche n'est pas celui qui n'a jamais peur ... c'est celui qui vit le moins longtemps."
Au-delà de son intrigue de guerre menée tambour battant, l'album développe plusieurs thèmes particulièrement forts. L'utilisation de la langue choctaw comme moyen de cryptage militaire met en lumière une page méconnue de l'histoire américaine, tandis que la situation de Virgil rappelle la ségrégation et les discriminations qui frappaient encore les soldats noirs, même lorsqu'ils risquaient leur vie au front. Le récit évoque également le sort réservé aux peuples autochtones, contraints d'abandonner leur culture tout en étant sollicités lorsque leurs compétences deviennent stratégiques.
" - Talako n'est ni Apache, ni Américain.
- C'est quoi ces conneries ?
- Ce que je veux dire, c'est que les Indiens n'ont pas la citoyenneté américaine. Quant à nous, les noirs, nous sommes brancardiers ou cantonnés au ravitaillement."
À travers ces destins croisés, l'album interroge la notion d'engagement, de loyauté et de sacrifice dans un contexte où les institutions censées protéger les hommes les condamnent souvent.

© Pelaez - Porcel - Grand Angle 2026
Le scénario de de cet "ogre d'écriture" Philippe Pelaez trouve un équilibre remarquable entre aventure, reconstitution historique et évolution psychologique. Fidèle à lui-même, Ferdinand conserve son tempérament de survivant, sa gouaille et son opportunisme. Pourtant, derrière le cynisme qui le caractérise depuis le début de la série, l'auteur laisse apparaître une forme d'humanité grandissante. Le personnage continue de chercher avant tout à sauver sa peau, mais le contact avec Talako et Virgil l'oblige progressivement à dépasser son individualisme. Cette évolution subtile donne toute sa profondeur à ce dernier épisode et offre une conclusion cohérente au parcours d'un homme constamment ballotté par l'Histoire.
L'écriture se distingue également par la qualité de sa documentation. Les combats du bois de Belleau, l'arrivée des forces américaines en France, les problématiques liées aux transmissions militaires ou encore les tensions raciales sont intégrés naturellement au récit sans jamais donner l'impression d'une leçon d'histoire. Pelaez utilise ces éléments pour nourrir son intrigue et renforcer la crédibilité des situations, tout en conservant un rythme soutenu qui maintient la tension jusqu'aux dernières pages.

© Pelaez - Porcel - Grand Angle 2026
Graphiquement, Francis Porcel reste aux qualités qui ont fait le succès de la série. Son dessin réaliste, précis et parfaitement lisible restitue avec efficacité la violence du conflit sans tomber dans la surenchère. Les paysages dévastés, les tranchées noyées dans la boue, les attaques sous les bombardements ou les ravages des gaz de combat composent un décor oppressant où la mort semble omniprésente. Les personnages bénéficient d'une caractérisation soignée, chacun affichant une identité visuelle et une expressivité qui renforcent leur crédibilité.
Les couleurs participent pleinement à cette immersion en privilégiant des tonalités souvent terreuses et sombres qui traduisent l'atmosphère pesante du front. Le découpage dynamique accompagne parfaitement les scènes d'action, tandis que les séquences plus intimistes laissent respirer les personnages et mettent en valeur les enjeux humains du récit.

© Pelaez - Porcel - Grand Angle 2026
Avec "Dollars de guerre", les auteurs offrent une conclusion solide à une série qui aura su mêler aventure populaire, réflexion historique et étude de caractère. De "Pinard de guerre" à ce dernier volume, Ferdinand Tirancourt aura traversé les grandes secousses du début du XXe siècle en demeurant un protagoniste complexe, ni véritable héros ni authentique salaud, mais un homme façonné par les circonstances.
Cette ultime mission synthétise parfaitement ce qui fait la richesse de la série : un regard lucide sur les absurdités de la guerre, une attention constante portée aux oubliés de l'Histoire et un personnage principal dont les contradictions nourrissent sans cesse l'intérêt du lecteur.
"Dollars de guerre" : l'ultime mission d'un anti-héros dans la tourmente de 1918.

© Pelaez - Porcel - Grand Angle 2026
Une conclusion réussie pour une tétralogie historique singulière et particulièrement convaincante.
Thierry Ligot
________________________________________________________________________________________-
Série : ... de guerre
Tome : 4 - Dollars de guerre
Scénario : Philippe Pelaez
Dessin & couleurs : Francis Porcel
Éditeur : Bamboo
Label : Grand Angle
Genre : récit de guerre, Histoire
Thèmes : 1ère GM, rédemption, vengeance, courage, racisme, survie ou héroïsme, oubliés de l'Histoire,
Public : ado, adulte
Parution : 19/8/2026
Format : 24,2 x 32,2 cm
Page : 56
ISBN : 979 1 0411 1867 0
Prix : 15,90 €
" - Bon. On est bien d'accord. Tu me suis. Tu poses tes questions. Et surtout, tu restes discret.
- OK.
- Mais tu ne me saoules pas.
- T'inquiète, je suis pro.
- Pas de photos.
- Pro, je te dis ...
- Voilà, pro. C'est ça."
Voilà qui n'était pas forcément gagné d'avance... mais qui s'avérait indispensable, voire crucial, lorsqu'il s'agissait de transposer en bande dessinée les confidences et l'univers du docteur Philippe Boxho, qu'il n'est plus vraiment nécessaire de présenter aujourd'hui.
Mais comment procéder ? Comment rester fidèle à l'esprit de ses livres, à la force de ses récits et à la singularité de son regard, sans tomber dans l'effet spectaculaire ou, à l'inverse, dans une adaptation trop sage et académique ?
Trouver une approche qui épouse à la fois son humour, sa pédagogie et le sérieux de son travail constituait le véritable défi lancé à Pierre Alary pour cette transposition originale des récits de celui que beaucoup surnomment désormais « l'homme qui fait parler les morts ».

© Boxho - Alary - Kennes Les 3 As 2026
Le pari est relevé avec intelligence. Entre histoires glaçantes, descriptions rigoureuses d'autopsies et plongée dans le quotidien de la médecine légale belge, Post Mortem évite soigneusement les artifices sensationnalistes ou les codes parfois excessifs des séries policières américaines.
On y retrouve toute la saveur qui a fait le succès des ouvrages du fameux médecin légiste : une narration fluide, accessible mais précise, un humour discret qui désamorce les tensions sans jamais nier la gravité des situations, et quelques réflexions philosophiques qui invitent le lecteur à s'interroger sur la vie autant que sur la mort.
" Aujourd'hui, je me pose des questions en regardant autour. Le ciel. Les étoiles. Les galaxies. Savoir qu'on est une poussière dans quelque chose qui nous dépasse complètement ... C'est concret, et pourtant totalement incompréhensible."
Avec Post Mortem, les auteurs proposent ainsi une immersion aussi fascinante qu'inattendue dans les coulisses de la médecine légale. Loin de se limiter à une simple adaptation graphique des récits déjà connus du célèbre médecin légiste liégeois, l'album trouve sa propre identité en exploitant pleinement les possibilités du neuvième art. Sur plus de cent pages, le lecteur franchit les portes de la salle d'autopsie et découvre un métier souvent fantasmé, parfois mal compris, mais essentiel à la manifestation de la vérité.
" Comprendre une scène de crime, c'est souvent comme un puzzle - il faut remettre les pièces dans le bon sens, trouver celles qui manquent et essayer que ça tienne debout."

© Boxho - Alary - Kennes Les 3 As 2026
L'ouvrage s'articule autour de cas réels puisés dans l'expérience professionnelle de Philippe Boxho. Chaque intervention, chaque autopsie, chaque indice relevé sur un corps devient le point de départ d'une enquête scientifique permettant de reconstituer les circonstances d'un décès.
" Oui, c'est délicat, mais on doit oublier que ces corps vivaient encore il y a quelques heures. Ils avaient des enfants, des proches, des joies, des peines. Des crédits aussi...
On doit les traiter comme des objets. Sinon, on ne tiendrait pas, et ce métier très important serait tout simplement impraticable."
Mais Post Mortem ne se limite pas à l'aspect technique du métier. Au fil des pages, l'album aborde des thèmes plus universels : notre rapport à la mort, la fragilité de l'existence, les croyances ou encore la nécessité d'accepter notre propre finitude.
" Je pense que la mort fait partie de la vie. Et je ne veux pas rater ce moment. Oui. Je veux vivre ce moment-là, celui où ... tout s'arrête."
Cette réflexion prend progressivement de l'ampleur et apporte à l'ensemble une dimension profondément humaine.

© Boxho - Alary - Kennes Les 3 As 2026
L'un des grands points forts de l'album réside dans sa remarquable capacité de vulgarisation.
Les mécanismes de la médecine légale sont expliqués avec clarté, sans simplification outrancière. Le lecteur comprend comment le corps continue de livrer ses secrets après la mort et découvre la rigueur d'un travail où chaque détail peut s'avérer déterminant. Cette volonté pédagogique est constamment soutenue par un humour bien dosé qui évite toute lourdeur.
C'est précisément dans ce domaine que la scénarisation se montre particulièrement habile. Pierre Alary imagine un double miniature de lui-même qui accompagne Philippe Boxho tout au long du récit. Visible uniquement par le médecin et par le lecteur, ce personnage joue le rôle du candide. Il pose les questions que chacun se pose intérieurement sans toujours oser les exprimer. Ce procédé, qui évoque le célèbre clin d'œil de Gotlib et sa coccinelle, s'intègre naturellement au récit et permet d'introduire les explications scientifiques de manière fluide. Loin d'être un simple ressort humoristique, il crée un véritable dialogue entre le spécialiste et le profane.
La construction de l'album alterne intelligemment entre anecdotes médico-légales, souvenirs personnels et réflexions plus intimes. Le dernier tiers de l'ouvrage s'éloigne progressivement des seules autopsies pour laisser apparaître l'homme derrière le médecin. Philippe Boxho évoque notamment son rapport à la mort, ses interrogations et certaines expériences fondatrices de son existence. Cette dimension plus personnelle enrichit considérablement la lecture et apporte une émotion inattendue.

© Boxho - Alary - Kennes Les 3 As 2026
Graphiquement, Pierre Alary signe une prestation de tout premier ordre. Son trait expressif conjugue réalisme et lisibilité avec un rare équilibre. Les scènes d'autopsie sont suffisamment précises pour conserver leur crédibilité scientifique tout en évitant l'écueil du voyeurisme. Le dessin devient ici un formidable outil de médiation : là où une photographie pourrait rebuter, l'illustration permet de comprendre sans être agressé.
Les couleurs, souvent sobres mais subtilement nuancées selon les ambiances, contribuent également à la réussite de l'ensemble. Les passages techniques bénéficient d'une mise en scène claire et très lisible tandis que les moments plus introspectifs gagnent en chaleur et en sensibilité. Quant au petit double caricatural d'Alary, il apporte un contrepoint graphique efficace qui dynamise la narration et renforce l'accessibilité du propos.

© Boxho - Alary - Kennes Les 3 As 2026
Au final, Post Mortem réussit pleinement son ambition : ouvrir au grand public les portes d'un univers méconnu sans le dénaturer. Grâce à l'expérience de Philippe Boxho et au talent de conteur de Pierre Alary, l'album conjugue rigueur documentaire, pédagogie, humour et réflexion existentielle.
Une œuvre captivante, parfois troublante, souvent enrichissante, qui démontre une fois encore que la bande dessinée peut être un formidable outil de transmission du savoir autant qu'un puissant vecteur d'émotion.
Parmi les sorties marquantes de cette rentrée, Post Mortem s'impose déjà comme une lecture incontournable.
Thierry Ligot
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Titre : Post Mortem
Scénario : Dr Philippe Boxho
Dessin & couleurs : Pierre Alary
Éditeur : Kennes les 3 As
Genre : Biographie, témoignage
Thèmes : mort, crimes, médecine légale
Parution : 26 août 2026
Format : 24 x 32 cm
Page : 112
ISBN : 978 2 9313 0063 3
Prix : 22 €
"25 août 1819, ouverture du Salon, Le Louvre, Paris.
- Avant tout, j'aimerais dédier cette soirée à Blanche, la seule femme à avoir embarqué sur le radeau ... Quand j'y repense, je me demande comment elle a fait pour supporter toutes ces horreurs !"
Le Radeau de la Méduse, monument de la peinture romantique française, ce chef-d'œuvre de Théodore Géricault trône au Louvre et fait partie de ces images qui ont traversé les siècles. Pourtant, derrière cette toile célèbre se cache une tragédie dont peu de personnes mesurent réellement l'ampleur.
C'est précisément cette histoire que Thierry Soufflard et Gilles Cazaux choisissent de raconter dans L’Oubliée du radeau de la Méduse, en portant leur regard sur une figure largement effacée des récits officiels : Blanche, l'unique femme présente parmi les naufragés du radeau.
L'album s'ouvre en 1819, lors de la présentation du tableau de Géricault au Salon du Louvre. Parmi les visiteurs se trouve Henri Savigny, chirurgien de la Méduse et survivant du drame. À travers son témoignage, le lecteur replonge trois ans plus tôt, lorsque la frégate française, en route vers le Sénégal, s'échoua sur le banc d'Arguin à la suite des erreurs de navigation de son capitaine, Duroy de Chaumareys.
Faute de places suffisantes dans les chaloupes, près de cent cinquante hommes furent entassés sur un radeau de fortune destiné à être remorqué vers la côte. Lorsque les embarcations coupèrent les amarres et abandonnèrent leurs compagnons à leur sort, commença l'une des plus terribles épreuves de survie de l'histoire maritime.
" - Que se passe-t-il Le radeau n'avance plus !!
- Regardez, les canots s'éloignent de nous !
- Les salauds ! Ils nous abandonnent !?
- Les amarres ont été sectionnées !!
- Mort au capitaine Chaumareys !
- Saloperies d'officiers !
- Nous nous vengerons à terre par les armes Chaumareys sur terre ou en enfer !"

© Cazaux - Soufflard - Marabulles 2025
La grande réussite du scénario réside dans sa capacité à transformer un fait historique connu en un huis clos oppressant. En quelques pages, l'immensité de l'océan devient une prison à ciel ouvert où chaque mètre carré est disputé.
La faim, la soif, les blessures et la peur font rapidement voler en éclats les conventions sociales. Les tensions entre officiers, soldats et marins dégénèrent, tandis que certains sombrent dans la folie ou la violence.
L'album montre avec force comment les circonstances extrêmes peuvent révéler le pire de l'être humain, sans jamais tomber dans la complaisance. Les épisodes les plus atroces, notamment ceux liés au cannibalisme, sont traités avec retenue, ce qui les rend paradoxalement encore plus saisissants.
" - Au fond de nous, nous le savions. Nous n'avions qu'un seul moyen de prolonger notre existence pour nous sauver ... Que les morts nourrissent les vivants."
Au cœur de cet enfer flotte la figure de Blanche. Historiquement mentionnée dans les témoignages des rescapés mais rarement mise en avant, elle devient ici le pivot du récit.
Les auteurs choisissent d'en faire une femme courageuse, compatissante et résolument déterminée à préserver ce qui subsiste d'humanité autour d'elle. Infirmière improvisée, réconfortant les blessés malgré l'hostilité dont elle est victime, elle apparaît comme une conscience morale face à la brutalité ambiante.
Certes, cette caractérisation relève en partie de la reconstruction romanesque et pourra sembler idéalisée à certains lecteurs. Mais elle apporte au récit une dimension symbolique forte, faisant de Blanche bien davantage qu'un simple personnage historique : elle incarne la résistance de la dignité humaine dans un univers où toute morale semble avoir disparu.

© Cazaux - Soufflard - Marabulles 2025
Au-delà du drame maritime, l'album développe une réflexion intéressante sur les rapports de pouvoir. La responsabilité du capitaine Chaumareys, dont l'incompétence et la lâcheté ont largement contribué à la catastrophe, est clairement dénoncée. Plus largement, les auteurs interrogent les comportements collectifs face à la crise et montrent comment la peur favorise la recherche de boucs émissaires.
" - Les gars ! Deux tempêtes, deux nuits de suite : quand je vous dis que cette poufiasse nous porte la poisse !!
- Jésus a raison, il faut s'en débarrasser, et vite.
- Après, nos malheurs ne seront qu'histoire ancienne."
Dans ce contexte, la condition de Blanche résonne de manière particulièrement actuelle : seule femme au milieu d'une communauté exclusivement masculine, elle cristallise les préjugés, les superstitions et le mépris dont les femmes étaient alors victimes.

© Cazaux - Soufflard - Marabulles 2025
Graphiquement, Gilles Cazaux nous offre un remarquable travail. Son trait nerveux et expressif traduit parfaitement la tension permanente qui règne sur le radeau. Les visages marqués par la fatigue, la faim ou la terreur racontent souvent autant que les dialogues. Malgré un décor naturellement limité à quelques planches de bois perdues au milieu de l'océan, l'artiste parvient à varier les cadrages et à maintenir une réelle dynamique visuelle. Le choix d'une palette de couleurs souvent sombre renforce encore l'impression d'étouffement et de désespoir qui imprègne le récit.
L'autre mérite de l'ouvrage est de replacer la catastrophe dans son prolongement artistique. Le lecteur découvre ainsi comment ce fait divers dramatique est devenu un symbole universel grâce au tableau de Géricault.
Cette mise en perspective enrichit considérablement la lecture et invite à regarder l'œuvre du Louvre d'un œil nouveau, non plus seulement comme un chef-d'œuvre pictural, mais comme le témoignage d'une tragédie humaine bien réelle.

© Cazaux - Soufflard - Marabulles 2025
L’Oubliée du radeau de la Méduse est donc bien plus qu'une simple bande dessinée historique. C'est un récit de survie intense, une réflexion sur la nature humaine et un hommage à celles et ceux que l'Histoire a tendance à reléguer dans l'ombre. Porté par une documentation solide, une narration efficace et un dessin habité, l'album réussit à faire revivre l'un des épisodes les plus sombres de la marine française tout en offrant une lecture captivante.
Une œuvre forte, bouleversante et intelligente, qui donne envie de redécouvrir le célèbre tableau de Géricault à la lumière de ceux qui ont réellement vécu l'enfer qu'il représente.
Le radeau de tous les naufragés, la femme de tous les courages !
Thierry Ligot
Titre : L'oubliée du radeau de la Méduse"
Scénario : Thierry Soufflard & Gilles Cazaux
Dessin : Gilles Cazaux
Couleurs : Gilles Cazaux, Alice Estève & Pablo Sanchez Can
Éditeur : Marabout
Collection : Marabulles
Genre : aventure, docu-fiction
Parution : 15 octobre 2025
Format : cm
Pages : 112
ISBN : 978 2 501 183 07 9
Prix : 22,95 €
La fin du monde serait-elle arrivée ? L'effondrement d'un volcan suivi par le passage d'une gigantesque et terrifiante vague engloutit le monde. Les eaux montent inexorablement ! Sur une colline devenue un minuscule îlot, une famille tente de survivre ... Patrick et Madie et leurs neuf enfants voient néanmoins leur refuge condamné.
" - Ne sois pas butée, il est impossible de les prendre tous. On ne tiendra pas 3 jours. Il nous faut Liam et Matteo pour ramer, et on ne peut pas abandonner les petites. En ramant fort, cela nous prendra 12 jours pour rejoindre les Terres Hautes. Louie, Noé et Perrine dorment dans la même chambre. Ce serait plus simple de ne pas les réveiller en partant. Ils sont débrouillards, ils peuvent tenir jusqu'à notre retour.
- Tu crois que j'ai mis des enfants au monde pour que tu les tues ?"
C'est alors qu'une barque est découverte. Avec elle, il y aurait moyen de rejoindre des mystérieuses "terres hautes" où d'autres survivants se seraient réfugiés. Si elle est grande, elle ne peut néanmoins prendre toute la famille. Un choix crucial est à prendre ! 8 personnes peuvent embarquer ... 3 doivent rester ! Un dilemme insoutenable, cruel et déchirant pour des parents aimants !
Abandonner provisoirement Louie, Perrine et le petit Noé, avec la promesse de revenir les chercher.
À partir de cette séparation, le récit suit en parallèle les trois enfants livrés à eux-mêmes sur leur îlot et le reste de la famille affrontant les tempêtes, la faim et les dangers de l'océan.

© Monféry - Rue de Sèvres 2026
Du roman de Sandrine Collette à la bande dessinée de Dominique Monféry
Adapté du roman éponyme publié en 2018, Juste après la vague, ce dernier marque une parenthèse singulière dans l'œuvre de Sandrine Collette. Jusqu'à, présent, l'œuvre de l'autrice était essentiellement centrée sur des polars et thrillers particulièrement sombres. Or, elle s'aventure ici dans un récit postapocalyptique particulièrement humain.
Cependant, malgré le changement de registre, on retrouve ce qui fait sa force : une tension constante, des personnages confrontés à l'extrême et une réflexion implacable sur les instincts humains.
Pour son adaptation chez Rue de Sèvres, Dominique Monféry ne se contente pas d'illustrer fidèlement le roman. Il se l'approprie véritablement. Là où le livre mettait en scène une famille plus réduite, l'auteur choisit d'élargir considérablement la fratrie et de développer un récit à deux voix, entre ceux qui partent et ceux qui restent.
Cette liberté d'adaptation s'avère particulièrement pertinente. Elle renforce la dimension dramatique du récit tout en donnant davantage de place aux enfants, qui deviennent les véritables héros de l'histoire. Le résultat n'est pas une simple transposition, mais une œuvre qui fonctionne pleinement en tant que bande dessinée.
" - L'eau a encore monté. Pata pourrait ne pas reconnaître l'île et passer à côté de nous sans s'arrêter.
- Hein ?! On fait quoi alors ?
- Il faut guetter.
- Tu crois que Pata peut déjà revenir ? Ça ne fait que quatre jours. Je ne vois rien.
- C'est parce que tu es vraiment trop petit. On va construite u e tour de garde."

© Monféry - Rue de Sèvres 2026
Un scénario centré sur l'humain
L'une des grandes réussites de Dominique Monféry réside dans son approche scénaristique. Si le décor est celui d'une apocalypse climatique, le récit ne cherche jamais à multiplier les explications scientifiques ou les scènes spectaculaires. La catastrophe constitue avant tout un cadre permettant d'explorer les réactions humaines face à une situation impossible.
La question centrale est simple : comment choisir quels enfants sauver lorsque l'on ne peut pas sauver tout le monde ?
Ce dilemme moral irrigue l'ensemble de l'album. La culpabilité de la mère, le pragmatisme du père, l'incompréhension des enfants abandonnés ou encore la solidarité entre frères et sœurs construisent un drame familial d'une grande intensité.
" - Je me demande comment ils ont réagi en se réveillant et en découvrant la maison vide ... Ont-ils trouvé la lettre ?
- Arrête ça tout de suite, Madie. Coupe les tranches et coupe ta cervelle. Il n'y arien de bon là-dedans, après tu vas pleurer."
La narration alternée entre l'île et la barque maintient constamment la tension.
D'un côté, Louie, Perrine et Noé apprennent à survivre seuls.
De l'autre, leurs parents affrontent une traversée semée d'embûches.
Cette construction parallèle permet de varier les registres, alternant moments d'intimité, séquences d'aventure et scènes de pure angoisse.
Ce qui frappe également, c'est le regard porté sur l'enfance. Malgré la dureté des événements, Monféry conserve une forme de tendresse à travers les jeux, les rêves, les peurs et les espoirs des plus jeunes. Cette innocence confrontée à un monde brutal confère au récit une profonde émotion.
Si certains lecteurs pourront trouver certains aspects du scénario peu crédibles ou regretter une conclusion un peu rapide, l'ensemble demeure remarquablement efficace et ne laisse jamais retomber la tension.

© Monféry - Rue de Sèvres 2026
Un travail graphique d'une grande beauté
Visuellement, Juste après la vague est sans doute l'un des albums les plus impressionnants de Dominique Monféry.
Son dessin expressif parvient aussi bien à saisir les instants du quotidien que la puissance terrifiante des éléments déchaînés. Les personnages sont immédiatement attachants grâce à la justesse de leurs attitudes et de leurs regards. Louie, Perrine et Noé existent pleinement à travers leurs expressions, souvent plus éloquentes que les dialogues.
Mais c'est surtout la représentation de la mer qui impressionne. Omniprésente, elle devient presque un personnage à part entière. Tantôt calme et fascinante, tantôt monstrueuse et meurtrière, elle envahit chaque planche et rappelle constamment la fragilité des survivants.
Le travail à l'aquarelle constitue l'un des grands atouts de l'album. Les nuances de bleu, de gris et de vert créent une atmosphère à la fois poétique et inquiétante. Certaines planches consacrées aux tempêtes ou aux cauchemars de Louie atteignent une puissance visuelle remarquable et figurent parmi les plus belles séquences de l'ouvrage.
Les décors bénéficient également d'un soin particulier, qu'il s'agisse de l'îlot familial, des étendues océaniques ou des visions oniriques qui ponctuent le récit. Cette richesse graphique contribue largement à l'immersion et à la singularité de l'album.

© Monféry - Rue de Sèvres 2026
Avec Juste après la vague, Dominique Monféry signe une adaptation ambitieuse et profondément humaine du roman de Sandrine Collette. En privilégiant les émotions, les liens familiaux et le regard des enfants plutôt que le spectaculaire, il livre un récit de survie intense et touchant.
Portée par une narration efficace et un somptueux travail à l'aquarelle, cette bande dessinée réussit à concilier aventure postapocalyptique et drame familial. Malgré un final un peu abrupt et quelques libertés parfois discutables, l'album s'impose comme une œuvre forte, sensible et visuellement splendide, qui interroge avec justesse ce que signifie survivre lorsque l'on est confronté à des choix impossibles.
Thierry Ligot
Lien BA "Rue de Sèvres" : ici
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Titre : Juste après la vague
Scénario, dessin & couleurs : Dominique Monféry
D'après le roman éponyme de : Sandrine Collette
Éditeur : Rue de Sèvres
Genre : postapocalyptique
Thème : famille, solidarité, culpabilité parentale, peur, perte de l'innocence, résilience face à l'adversité
Parution : 21 janvier 2026
Format : 24,3 x 32 cm
Page : 152
ISBN : 978 2 8102 0973 6
Prix : 25 €
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