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Vente en ligne Drouot 28 juin 2026

Le catalogue de la nouvelle vente est en ligne ici



Date de l'événement : du 28/06/2026 au 28/06/2026.

Publié le 23/06/2026.


Source : Bd-best


Dédicace à la librairie The Skull ce 25 juin

La librairie The Skull acceuillera 5 auteurs en dédicace ce 25 juin 2026

 

BRUNO PIETRANTONIO
 
Pour son nouvel album "PAX ELFICA N°3 - L'EPEE DE BREN".


2. COSIMO FERRI
 
Pour ses albums "HERAKLES : "Un amour perdu".


3. FRANCESCO TRIFOGLI
 
Pour ses albums "LA DUELLISTE N°1 ET 2 


4. GABRIELLE DI CARO
 
Pour son nouvel album "LE FRUIT LE PLUS DOUX N°1 et 2".


5. MIEKE JANSSENS
 
Pour son nouvel album "LE MONDE D'AZARIA N°1 : Les soeurs démoniaques".


Chaussée de Waterloo, 336

1060 Bruxelles

02 538 36 99

skullbd@hotmail.com  www.skullbd.com

Spécialiste BD depuis 1970.



Date de l'événement : du 25/06/2026 au 25/06/2026.

Publié le 23/06/2026.


Source : Bd-best


"Henri-Corneille Agrippa de Nettesheim ! Vous êtes convoqué devant la Sainte Inquisition sur ordre de Sa Sainteté le Pape Clément VII."

Cela commence comme la découverte d'un manuscrit d'un certain Wier, caché dans la demeure de Freud à Londres, ...

" ... un réquisitoire contre la barbarie des procès de sorcières et la tyrannie de l'Inquisition."

Robbie Morrison et Charlie Adlard nous plongent dans l'Anvers de 1549, une ville prospère mais pas que ...

"Anvers : les bas-fonds de l'humanité dans toute leur splendeur."

Anvers, rongée par la peur, alors que l'Inquisition commence à y imposer son autorité.

 

 

 

L'histoire débute avec un crime spectaculaire : l'évêque est retrouvé crucifié dans sa propre église. Très vite, la rumeur d'une intervention démoniaque se répand, alimentant les tensions religieuses et la paranoïa collective. D'autres crimes secouent alors la ville

 

 

© Morrison - Adlard - Delcourt 2026

 

Pour élucider cette série de meurtres qui s'étend à d'autres victimes, les autorités font appel à Cornelius Agrippa, érudit aux multiples facettes, accompagné de son jeune élève, Johann Wier. Tandis que l'Inquisition privilégie la torture et les accusations hâtives, Agrippa et Wier mènent une enquête plus méthodique, au cœur d'un labyrinthe de mensonges, de manipulations et de croyances dangereuses, jusqu'à une conclusion où la vérité elle-même semble incertaine, suspendue entre rationalité et occultisme.

 

" - Nos méthodes sont parfois regrettables. Une lourde croix à porter. En d'autres mains, elles pourraient même sembler impies. Voilà pourquoi nous avons obtenu le pouvoir - par décret papal - de nous absoudre de toute irrégularité que nous sommes obligés de commettre pour accomplir la volonté de Dieu.

- Que Son nom soit loué."

 

 

© Morrison - Adlard - Delcourt 2026

 

L'un des grands atouts de l'œuvre réside dans la richesse de ses thèmes, qui s'entrelacent avec habilité.

Au centre, l'opposition entre raison et superstition structure tout le récit. Agrippa et Wier incarnent une pensée humaniste émergente, cherchant des causes rationnelles là où la société voit l'œuvre du diable.

 

Ce contraste nourrit une réflexion plus large sur le pouvoir : celui de l'Église, qui instrumentalise la peur pour asseoir son autorité, mais aussi celui des croyances, capables de transformer une population entière en foule hystérique. Morrison propose ainsi une critique nette du fanatisme religieux et de ses dérives politiques, notamment à travers les persécutions contre les Juifs et les supposées sorcières.

 

"La politique n'est que rarement affaire de morale."

 

En parallèle, la question de la nature du mal demeure volontairement ambiguë : les crimes sont-ils le fruit d'une folie humaine ou d'une force surnaturelle ? cette incertitude participe à la tension du récit et empêche toute lecture simpliste. Enfin, le savoir apparaît comme une forme de résistance. Résistance face à l'obscurantisme essentiellement. La connaissance devient une arme fragile mais indispensable. Morrison l'incarne par son dur maître-élève !

 

 

© Morrison - Adlard - Delcourt 2026

 

Les dialogues, souvent denses, contribuent à donner de l'épaisseur aux personnages, notamment à Agrippa, figure complexe oscillant entre rationalité et fascination pour l'occultisme. La relation entre lui et son élève fonctionne particulièrement bien, rappelant un duo d'enquêteurs classique, tout en étant enrichie par un véritable rapport de transmission intellectuelle. Nous pourrions éventuellement en faire un parallèle avec les deux enquêteurs franciscains d'un célèbre roman d'Umberto Eco, "Au nom de la rose".

 

 

Le scénario de Robbie Morrison se distingue par son ambition et son atmosphère. L'intrigue est solidement construite, avec un rythme qui maintient le suspense et une immersion historique convaincante.

 

 

© Morrison - Adlard - Delcourt 2026

 

Cependant, certaines limites apparaissent. Le récit, en cherchant à maintenir une ambiguïté constante, peut donner une impression de flottement dans la résolution de l'enquête, et la conclusion semble parfois précipitée au regard de la complexité mise en place. De plus, quelques anachronismes dans les idées ou les attitudes des personnages peuvent affaiblir la crédibilité historique, bien qu'ils servent le propos contemporain de l'auteur. Cette tension entre rigueur historique et message moderne constitue d'ailleurs une caractéristique du travail de Morrison, qui privilégie la résonance thématique à la stricte fidélité.

 

"Je brûlerais une centaine d'innocents s'il y avait un seul coupable parmi eux. Dieu reconnaîtra les siens."

 

© Morrison - Adlard - Delcourt 2026

 

Sur le plan visuel, Charlie Adlard livre un travail remarquable, en parfaite adéquation avec le scénario. Le choix du noir et blanc renforce l'atmosphère oppressante du récit, accentuant les contrastes entre lumière et ténèbres, entre savoir et ignorance. Les ombres envahissent les cases, traduisent visuellement la menace diffuse qui pèse sur les personnages.

Les regards, signature du dessinateur, jouent un rôle central : ils expriment la peur, la folie ou le doute, et participent pleinement à la tension dramatique. Les décors, particulièrement soignés, ancrent solidement l'histoire dans son contexte historique, donnant à la ville d'Anvers, une présence presque palpable. Les rares touches de couleur, utilisées avec parcimonie, viennent marquer des moments de rupture ou de basculement, comme des irruptions de violence ou d'irrationnel.

 

La collaboration entre Morrison et Adlard apparaît ainsi particulièrement cohérente. Le scénariste construit une intrigue fondée sur l'ambiguïté et la tension idéologique, tandis que le dessinateur traduit ces enjeux par une mise en image sombre et expressive. Là où Morrison installe le doute entre rationalité et surnaturel, Adlard le matérialise dans ses contrastes visuels et ses visages troublés. Cette complémentarité renforce l'immersion du lecteur et donne à l'œuvre une véritable unité graphique.

 

© Morrison - Adlard - Delcourt 2026

 

Au final, "Hérétique" s'impose comme un thriller historique dense et réfléchi, porté par un duo d'auteurs en parfaite synergie. Malgré quelques faiblesses dans sa conclusion, il séduit par la profondeur de ses thèmes, la qualité de son atmosphère et la force de son identité visuelle.

Une œuvre qui, au-delà de son intrigue, interroge avec pertinence les rapports entre savoir, pouvoir et croyance.

 

Un récit qui sent le brûlot ... un thriller historique à faire frémir les moins sensibles !

 

 

 

Thierry Ligot

 

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Titre : Hérétique

Création : Robbie Marrison & Charlie Adlard

Scénario : Robbie Marrison

Dessin & Couleurs : Charlie Adlard

Éditeur : Delcourt

Collection : Contrebande

Genre : thriller historique, fantastique, religion

Public : ado - adulte

Parution : 22/01/2026

Page : 128

Format : 22,5 x 28,7 x 1,7 cm

ISBN : 978 2 4130 9113 4

Prix : 19,50 € 



Publié le 23/06/2026.


Source : Bd-best


"C'est étrange comme parfois l'ordre des événements peut brusquement changer. Quelques heures, minutes ou instants peuvent suffire à briser les convictions d'une vie, à bouleverser la course d'un destin ... Et ces mots sont ceux d'une personne qui, il y a peu, pensait vivre dans un conte de fées ... jusqu'à ce qu'elle comprenne que les fées n'existent pas."

 

Pour rappel, dans un futur très éloigné, deux civilisations issues d'une même origine génétique s'affrontent dans une guerre sans fin, sans vainqueur ni vaincu.

D'un côté, les Géosiens, habitants des Finis-Terres, des terres arides, de l'autre, les Nautiles, maîtres des profondeurs marines. Mais ces derniers sont victimes d'une grave mutation qui risque de les conduire à une extinction totale.

 

 

 

 

"La maladie fait partie de notre nature. Nous sommes destinés à la contracter ... tôt ou tard ! Il s'agit d'une maladie génétique qui dérive d'une duplication erronée à l'intérieur de nos gènes ... et qui conduit à une mutation qui se caractérise par une prolifération cellulaire anormale ... qui conduit à la mort ! L'aspect le plus surprenant est qu'il semble que le gène responsable s'active qu'après un certain nombre de générations .. comme si quelque chose l'avait programmé avec une précision quasi divine."

(La Fourmi blanche, 1 - Du fond des abysses)

 

Néanmoins un espoir existe. Il repose sur une mystérieuse découverte faite par le savant Rudbekius, de retour d'une mission secrète. Il découvre un vaisseau des Antiques, l'Arche, et en rapporte un œuf abritant un fœtus mystérieux ... une fille ! Elle se nommera Bianca.

Incompris et condamné par ses pairs, il s'est retiré sur une île isolée de tout, y compris de toute contamination. Là, il élève Bianca avec comme seule aide une robot-nounou. Elle ressemble à toutes les petites filles de son âge, si ce n'est qu'elle est seule ! Pourtant, elle possèderait en elle un trésor inestimable. Son ADN contiendrait le vaccin susceptible de guérir les Nautiles !

 

 

© Bianchini - Santucci - Evangelisti - Graph Zeppelin 2026

 

Cependant, son "cas" et ses origines soulèvent bien des interrogations, des inquiétudes, voire carrément des peurs, même chez les Nautiles. Est-elle réellement la solution ou plutôt une menace pour ce peuple ? Personne ne connaît ses pouvoirs et leur étendue !

 

" Elle n'est qu'un être dont l'ADN renferme le traitement ... rien d'autre ! Que ces politiques ignorants continuent de la voir comme un être surnaturel ... Bianca est seulement un cobaye de laboratoire ... rien de plus !"

 

 

© Bianchini - Santucci - Evangelisti - Graph Zeppelin 2026

 

De son côté, le prince Uther a réussi à prendre possession de l'Arche et de ces immenses capacités technologiques ! Il en profite pour apprendre, acquérir, absorber son savoir ...

 

" Les traitements continuels auxquels je me soumets dans le navire me donnent peut-être des facultés surnaturelles ... une sorte de don de voyance ?"

 

Cela lui donne des ambitions, notamment vis-à-vis de son père qu'il juge trop "tiède", trop mou dans leur guerre contre les Nautiles ! Et pressentant l'existence de Bianca, il est prêt à tout pour la capturer ... ou l'éliminer ?

Est-elle une descendante des "Antiques", cette civilisation disparue à la base des 2 peuples ennemis ? Leur savoir était bien supérieur à celui de ces derniers.

Effectivement, au fur et à mesure de l'intrigue, nous apprenons que Géosiens et Nautiles ne seraient que des créations de Antiques, créations programmées génétiquement pour s'autodétruire !

 

© Bianchini - Santucci - Evangelisti - Graph Zeppelin 2026

 

Marco Bianchini densifie petit à petit son scénario. Construit autour des flashbacks racontant l'enfance, puis l'adolescence de Bianca, nous découvrons petit à petit une intrigue plus complexe qu'au premier abord.

Ainsi, son récit ne cesse de se développer en ouvrant portes et pistes partant dans diverses directions. Ses thématiques prometteuses pour la suite (4 albums encore), outre les tensions entre les 2 races, mêlent aussi bien des aspects politiques, religieux, des croyances ancestrales à des ambitions personnelles.

 

© Bianchini - Santucci - Evangelisti - Graph Zeppelin 2026

 

Patrizio Evangelisti y apporte un dessin précis et élégant. Un style réaliste, proche de celui des grandes sagas de S-F des années '90. Rappelez-vous le trait remarquable de Juan Giménez dans "La caste des Méta-Barons" avec au scénario Alejandro Jodorowsky ! Un sommet du genre !

Et je ne suis pas le seul à le penser puisque Juan Giménez, himself, signait la préface du tome 1, "Du fond des abysses" !!! Comment ne pas y voir la reconnaissance du maître lui-même ? Un adoubement en quelque sorte !

 

La mise en couleurs n'est évidemment pas étrangère à l'attraction des planches. Des tons chauds, jaunes et orangés pour les scènes terrestres, tandis que des bleus froids dominent les séquences sous-marines.

 

 

© Bianchini - Santucci - Evangelisti - Graph Zeppelin 2026

 

Marco Bianchini nous avait déjà ébloui avec ses récits précédents. Rappelez-vous "La nef blanche" ou encore dans la collection "Les grandes batailles de chars" son tome sur "La Marne". Le voici désormais dans une saga en 6 tomes de science-fiction postapocalyptique phénoménale.

Ce second opus confirme donc tout le potentiel de la série avec une intrigue qui s'approfondit, des personnages à découvrir mais qui prennent de plus en plus de consistance, (comme Bianca et le mystère de ses origines, de sa nature réelle) et un univers dense mêlant science-fiction, mythologie et politique.

 

Une saga qui plaira à tout amateur du genre ... notamment pour ces vacances qui approchent.

 

 

Thierry Ligot

 

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Série : La Fourmi blanche

Scénario : Marco Bianchini & Marco Santucci

Dessin & Couleurs : Patrizio Evangelisti

Éditeur : Graph Zeppelin

Genre : Science-fiction uchronique

Public : ado - adulte

Page : 64

Format : 23,5 x 32,3 cm

Prix : 19 €

 

 

 

Tome : 1 - Du fond des abysses

Parution : 29/01/2026

ISBN : 978 2 3803 042 2

 

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Tome : 2 - Destins parallèles

Parution : 29/05/2026

ISBN : 978 2 3803 8044 6



Publié le 22/06/2026.


Source : Bd-best


Spirou 4601 – 17 Juin 2026

 

 

Orbit le coq de combat venu des étoiles

 

 

 

 

 

 


On n’est pas chez KFC, mais y’a du poulet ! Celui-ci vient de l’espace. Il s’appelle Orbit et c’est le nouveau personnage de Petrossi dans un graphisme type Disney branché sur du 220. Qui est-il ? D’où vient-il ? Quelles sont les forces et les faiblesses de ce coq de combat ? La dictature porcine peut d’ores et déjà numéroter ses abatis ! Orbit débarque pour une histoire à suivre en deux petits épisodes, le temps de faire connaissance.

Côté récits complets, un doublé de Au coin de ma rue, exercice de style signé Zabus et Turon, est présent sous les crayons de Debon et Itoiz.

 

                Spirou, ami, partout, toujours.

 

 

 

© Petrossi - Dupuis

 

 

 

Histoires à suivre :

 

Orbit

Petrossi

Si je t’écris…

Bodart / Zabus

Starlight 1 : Partie 1

Cardona / Torta

 

 

Récits complets :

 

Au coin de ma rue : Le fils du menuisier

Debon / Zabus / Turon

Au coin de ma rue : Ginette la bicyclette

Itoiz / Zabus / Turon

 

 

Gags (strips, 1/2, 1 et 2 planches) :

 

Boulette

Picault / Trondheim / Findakly

Capitaine Anchois

Floris

Des gens et inversement (La pause-cartoon)

Berth

Ecole des mauvais parents (L’) 

De Poortere 

Edito (L’)

Erre / Fabcaro / Greff

Elliot au collège 

Grosjean / Mallo 

Fifiches du Proprofesseur (Les) (La pause-cartoon)

Lécroart

Filles (Les)

Nob

Freuby (Le) (La pause-cartoon)

Gally

Gary C.Neel Mon papy à l’Ouest 

Gorobei / Ced 

Huguette & Croquette

Théoschu

Kid Paddle 

Midam / Dairin / Benz / Angèle 

Manoir à louer 

Juanungo / Trondheim 

Nelson

Bertschy

Pernille

Trichet / Dav / Esteban

Spoirou & Fantasperge (Marges)

Sti

Strip dont vous êtes la star (Le) (En direct de la rédac)

Libon / Salma

Titan Inc.

Boisteau /Martin

 

 

Rubriques :

 

En direct de la rédac (dont Courrier des lecteur & Abonné de la semaine, 3 infos 2 vraies 1 fausse)

Saive / Bercovici

En direct du futur : Spirou débarque au parc

 

Interview

Petrossi

Jeux : Space Rooster 1

Joan

Leçon de BD (La)

Colpron

 

 

En kiosques et librairies le 17 Juin 2026

3,20 €

 

Laurent Lafourcade

 

 



Publié le 20/06/2026.


Source : Boulevard BD


Avec "L'Affaire des hommes disparus", 1er tome des "Mystères de Hobtown, Kris Bertin et Alexandre Forbes nous entraînaient dans une enquête en apparence classique menée par dana et les membres du "Teen Detective Club", à la recherche du père de Sam Finch, mystérieusement disparu comme 5 autres cinquagénaires avant lui dans cette petite villecôtière de 6.006 habitants.

Entre disparitions inquiétantes, meurtres inexpliqués et comportements étranges, Hobtown dévoilait déjà un visage troublant, où la résolution de l'affaire ne dissipait finalement qu'une partie de l'ombre qui pesait sur la bourgade.

 

Car une évidence s'imposait déjà : Hobtown n'est pas une simple ville où se produisent des crimes. Quelque chose y agit, de manière diffuse, insaisissable, presque organique. Et même si l'affaire semblait close, les mystères, eux, demeuraient bien vivants.

 

 

 

© Bertin - Forbes - Fisher-Kouhi - Delcourt 2026

 

Trois mois plus tard, alors que les fêtes de fin d'année approchent, une tradition locale vient raviver ce sentiment d'étrangeté. lors du "Jour de l'ermite", les habitants se rassemblent pour observer un vieil homme traverser la rivière gelée avant de regagner sa grotte, figure énigmatique semblant incarner un savoir ancien, enfoui. mais cette année, le rituel déraille : en apercevant l'Académie de Knotty Pines, l'ermireest pris d'effroi, s'effondre, et laisse derrière lui une foule sidérée. Ce basculement brutal agit comme un signal. Quelque chose, à Hobtown, refuse de rester enfoui.

 

" - Il a vu quelque chose.

- Pourquoi il fait ça ?

- C'est un mystère !

- Il regarde vers la montagne.

- Non, c'est nous qu'ils regarde !

- NON. Il regarde la vieille école."

 

Au même moment, Pauline et Brennan, 2 membres du Club des détectives, s'apprêtent à intégrer cette académie prestigieuse, censée former depuis des générations les futures élites de la ville. isolé, perché au cœur d'une forêt dense, l'établissement impose d'emblée une atmosphère pesante.

Très vite, un malaise s'installe. Le Directeur et la Directrice se montrent autoritaire, presque hostile. Les élèves semblent étrangement uniformisés, comme vidés de leur individualité. Quant aux enseignements, ils s'éloignent de toute normalité : discipline physique extrême, cours archaIques, méthodes intrusives et dérangeantes. Peu à peu, une impressions s'impose : les élèves ne sont pas simplement éduqués, ils sont modelés, transformés.

 

© Bertin - Forbes - Fisher-Kouhi - Delcourt 2026

 

C'est dans ce cadre que se déploie "L'Ermite maudit", qui marque un tournant radical par rapport au 1er tome de la série. Là où "L'Affaire des hommes disparus" empruntait encore les codes du polar adolescent, même en les déstabilisant, ce 2e volume bascule pleinement dans une horreur diffuse, insidieuse, qui ne repose plus sur la logique mais sur un ressenti. Le récit devient plus dense, plus touffu, parfois volontairement confus. Mais cette confusion n'est pas une faiblesse : elle est constitutive de l'expérience. chercher à tout comprendre devient vain. le lecteur, à l'image des personnages, est plongé dnas une perte progressive de repères, où chaque indice n'éclaire pas l'intrigue mais accentue le malaise.

Le récit devient plus dense, plus touffu, parfois volontairement confus. Mais cette confusion n’est pas une faiblesse : elle est constitutive de l’expérience. Chercher à tout comprendre devient vain. Le lecteur, à l’image des personnages, est plongé dans une perte progressive de repères, où chaque indice n’éclaire pas l’intrigue, mais accentue le malaise.

 

Ce glissement narratif accompagne une radicalisation du prpos. Car Knotty Pines n'est pas seulement un décor gothique propice à l'angoisse. L'académie apparaît comme un outil de reproduction sociale, un espace de normalisation où s'élaborent les futurs garants de l'ordre ancien. On y inculque discipline, obéissance, conformité. On y fabrique des héritiers chargés de perpétuer une vision du monde héritée des fondateurs de la ville.

 

© Bertin - Forbes - Fisher-Kouhi - Delcourt 2026

 

C'est ici que le récit dévoile sa profondeur thématique. Déjà esquissée dans le 1er tome, la question de l'héritage coloniale devient centrale. L'école a été fondée par Lord Benedict Hobb à l'emplacement même d'une ancienne colonie détruite, selon le récit officiel, par "les Français et les Indiens". Une version de l'Histoire simplifiée, biaisée, voire falsifiée. La famille Hobb, toujours à la tête de l'établissement, entretient cette version, glorifie ses origines et impose une lecture héroïsée du passé. L'académie elle-même devient ainsi le prolongement de cette mémoire réécrite.

 

Le "Registre des pionniers", conservé au sein de l'école, incarne cette idéologie. il distingue ceux qui appartiennent à la lignée légitime et ceux qui en sont exclus. Brennan, d'ascendance micmaque, et Pauline acadienne, n'y figurent pas. Leur absence agit comme une condamnation silencieuse : ils ne comptent pas ! L'histoire officielle les efface, les relègue à la marge. A travers ce dispositif, Bertin met en lumière des mécanismes très réels d'exclusion et d'invisibilisation, qui résonnent avec les tensions historiques et contemporaines propre du Canada. Mais pas qu'à lui !

Dans cet environnement hostile, l'enquête menée par Pauline et Brennan prend une dimension plus intime et initiatique. Il ne s'agit plus seulement de résoudre un mystère, mais de comprendre le monde

 

Dans cet environnement hostile, l’enquête menée par Pauline et Brennan prend une dimension plus intime et initiatique. Il ne s'agit plus seulement de résoudre un mystère, mais de comprendre le monde dans lequel ils évoluent, de percevoir les mensonges et les structures invisibles qui le soutiennent. Le don de clairvoyance de Pauline, en particulier, devient un outil symbolique : celui de voir au-delà des apparences, de déceler ce qui est dissimulé.

 

© Bertin - Forbes - Fisher-Kouhi - Delcourt 2026

 

Graphiquement, Alexander Forbes accompagne cette évolution avec une maîtrise accrue de son trait. Ce dernier, plus fluide et homogène, renforce la lisibilité tout en conservant une forte densité visuelle. Les compositions restent précises, les ambiances oppressantes, et le dessin continue de jouer un rôle essentiel dans la transmission du malaise.

 

Avec "L"Ermite maudit", la série franchit donc un cap. D'une enquête sur l'étrange, elle devient une exploration des mécanismes invisibles qui façonnent une société. Plus resserré mais plus dense, plus politique et plus radical, ce 2e tome confirme l'ambition des auteurs. Hobtown n'apparaît plus seulement comme un lieu mystérieux, mais comme un système structuré, traversé par des tensions historiques et idéologiques.

 

Et si l'horreur est bien présente, elle ne réside peut-être pas tant dans la malédiction qui semble hanter les lieux que dans ce qu'elle révèle : un monde construit sur un récit biaisé, où certains sont destinés à perpétuer l'ordre établi, quand d'autres en sont exclus, effacés, rendus invisibles.

 

Thierry Ligot

 

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Série : Les Mystères de Hobtown

Tome : 2 - L'Ermite maudit

Scénario : Kris Bertin

Dessin : Alexander Forbes

Couleurs : Jason Fisher-Kouhi

Éditeur : Delcourt

Collection : Outsider

Genre : thriller fantastique

Parution : 07//05/2026

Format : 19,4 x 28,7 x 3,2 cm

Page : 193

ISBN : 978 2 4130 9158 5

Prix : 26,95 €



Publié le 20/06/2026.


Source : Bd-best


Nouvelle-Ecosse, une ville côtière (fictive) que rien ne différencie de plein d'autres avec ses 2.006 habitants : Hobtown, "The coastal paradise" ! Du moins en apparence car à y regarder de plus près, quelques événements hors-norme s'y déroulent. Depuis 1 an, 5 quinquagénaires disparaissent mystérieusement, sans laisser de trace. La police semble dépassée.

Pourtant, lorsque Max Finch disparaît à son tour, Sam, son fils, décide de revenir à Hobtown en vue de le retrouver.

Il réintègre le lycée de la bourgade alors qu'il est déjà diplômé et rejoint ainsi son club de détectives amateurs, le "Teen Detective Club". Ce dernier est dirigé par la brillante mais autoritaire Dana Nance.

 

" Mon père est le 6e à disparaître cette année. Il ne vient pas d'ici mais comme tous les autres, c'est un homme célibataire dans la cinquantaine. Ce n'est pas une coïncidence."

 

 

 

Mais entre les petites enquêtes passées et celle-ci, la différence est énorme ...

 

" - Je retire ce que j'ai dit.

- Sur quoi ?

- Que c'était pas notre première vraie enquête. Il y a des cadavres et des trésors et des gens bizarres et des chiens diaboliques. T'avais raison ! C'est clairement notre première vraie enquête !"

 

 

Très vite, les jeunes Sherlock Holmes en herbe découvrent que toutes ces disparitions sont liées entre elles. En effet, la ville cacherait un passé assez trouble mais tu.

D'autres phénomènes étranges, tels les visions de Pauline, des comportement absurdes et illogiques, des figures masquées se promenant ici et là, ... brouillent la frontière entre réalité et hallucination.

 

 

 

© Bertin - Forbes - Fisher-Kouhi - Delcourt 2026

 

Une narration dont l'enquête nous fait basculer du polar ado classique vers un univers inquiétant, irrationnel, anxiogène, frisant le fantastique.

Au départ, tous les codes du récit d'énigme sont en place : un groupe d'adolescents soudés, une série de disparitions mystérieuses, des adultes peu coopératifs et des indices disséminés un peu partout que les jeunes vont devoir découvrir pour rassembler les pièces du puzzle.

 

Mais rapidement, Bertin vient saborder cette belle mécanique classique en introduisant dans son scénario des éléments disparates au premier abord. Chacun permet à l'enquête d'avancer par fragments. Nous avons ainsi un homme halluciné sur une plage creusant frénétiquement le sable pour y enterrer des ongles, la présence d'hommes masqués aux costumes grotesques, ...

 

Pour mieux nous embrouiller, Bertin multiplie les pistes possibles. Secte ? Manipulation mentale ? Corruption locale ? Malédiction historique ? Et si finalement ce mystère était lié au passé colonial d'Hobtown, à sa fondation ?

 

 

© Bertin - Forbes - Fisher-Kouhi - Delcourt 2026

 

La vérité serait-elle dans le passé de la ville ? Au fur et à mesure des planches, nous découvrons qu'Hobtown cache bien plus de secrets qu'il n'en paraît. Son histoire passée serait construite sur des mensonges. Elle aurait été enjolivée, falsifiée et vidée de sa violence originelle !

 

"Certains des livres empruntés par mon père parlent de vieilles légendes autochtones et de l’histoire de la ville, de son architecture et de sa démographie."

 

Ses différentes communautés ("Premières Nations", Acadiens, Anglo-Canadiens) connaissent des tensions sous-jacentes. La police, elle-même, ne serait pas épargnée par ces logiques d'appartenance communautaire.

 

" - Tu es autochtone. Ça ne paraît pas vraiment mais je le sais.

- Mon père est à moitié Micmac.

- Ta mère aussi, même si elle ne veut pas l’admettre. Ce que j’essaie de dire, c’est que le sang, ça passe avant ça [son insigne de police].

- Ouin, pis

- Ton frère a raison d’avoir peur. Mais tu peux me faire confiance, on est des frères."

 

C'est ainsi qu'entre les lignes, nous pouvons également y voir comme un message, un enseignement sur l'histoire coloniale canadienne.

Comme trop souvent dans toutes les colonisations, les rapports de force de l'époque ont laissé des traces. Les "Fêtes des Pionniers" font la part belle aux "vainqueurs" par leurs descendants en transformant éventuellement leurs violences coloniales passées en actes héroïques. Mais cela n'efface pas pour autant les vérités historiques.

 

"Il y a longtemps de cela, en 1749, Lord Benedict est arrivé juste ici ! À l’endroit exact où nous sommes ! Mais au lieu d’y trouver une colonie naissante, il a été accueilli par des dizaines de Français et d’Indiens sanguinaires ! C’était un piège ! Même si elles avaient faim et qu’elles étaient moins nombreuses, les troupes de Lord Benedict se sont battues toute la nuit. Le lendemain, leurs ennemis étaient morts. Aujourd’hui nous célébrons l’héritage de ces braves pionniers qui ont transformé ce champ de bataille en paradis côtier."

 

La clé du mystère résiderait donc dans son passé, sa mémoire collective oubliée !

 

Tout est envisagé mais rien n'est confirmé ! Ceci à tel point que nous finissons par perdre nos repères de lecture.

 

 

© Bertin - Forbes - Fisher-Kouhi - Delcourt 2026

 

Le gros atout du récit est clairement son traitement narratif. Kris Bertin ne cherche pas forcément la clarté. Il privilégie les dialogues décalés, les ruptures soudaines, les scènes absurdes ou inquiétantes, les enchaînements qui semblent parfois peu logiques.

 

" - Vous faites quoi d'habitude, quand vous trouvez un cadavre ?

- Je ne sais pas. C'est la première fois que ça se passe."

 

Et pour renforcer cette atmosphère, il n'hésite pas à ajouter des scènes de rêve déroutantes, morbides, des légendes locales où des maisons se transforment ses "visiteurs indésirables" en zombies.

 

" Mais avant ça, ils doivent tuer les zombies et ensuite ils les voient. Il y a aussi un miroir dans lequel ils voient qu'ils sont devenus vieux ! Et c'est EUX qui mangent les murs. Et c'est EUX qui chient dans les tiroirs. Et les zombies, en fait, c'est leurs MEILLEURS AMIS qui ont pourri. Alors, ils écrivent des choses sur les murs et se poursuivent eux-mêmes sans pouvoir se rattraper. Et finalement, ils sont tellement fatigués qu'ils s'asseyent ... et ils deviennent des squelettes."

 

 

© Bertin - Forbes - Fisher-Kouhi - Delcourt 2026

 

Kris Bertin n'est donc pas un scénariste "classique". Originaire de Nouvelle-Ecosse, sa démarche créatrice pourrait s'assimiler à une démarche plus personnelle et identitaire. Cette recherche explore les zones troubles de nos mémoires collectives, et essentiellement celles des petites communautés parfois isolées et minoritaires.

Parallèlement à ce nœud de mystères qui vient parsemer cette narration, d'aucun pourrait y retrouver certaines références à des lectures ou visions de jeunesse. Entre "Le Club des Cinq" ou les aventures de "Michel" de la célèbre collection verte, "Alice détective", "Les Frères Hardy", "Tom Swift", "Les Enquête d'Enola Holmes", le dessin animé "Scooby-Doo", voire la série "Twin Peak", ... Mais ceux-ci s'achevaient généralement bien, de façon ordonnée.

 

Par contre, ici, nous baignons clairement dans une confusion volontaire, dans de la violence latente, de l'ambiguïté morale et une absence de réponse définitive ! Assez déroutant ! Le lecteur ne peut deviner la suite. Il est "obligé" de se laisser conduire par Bertin dans les méandres sombres et quasi surnaturel de son enquête.

 

 

© Bertin - Forbes - Fisher-Kouhi - Delcourt 2026

 

Le travail graphique d'Alexander Forbes renforce l'impression bizarre qui peut nous assaillir à la lecture de ce récit. Un style fort personnel, captivant le regard en usant massivement des hachures, notamment dans les décors, des visages lisses, inexpressifs et inquiétants à certains moments, comme à d'autres où rage et colère sortent carrément de la case.

Il en est de même avec la structure des planches. Ces découpages, ces cadrages donnent une puissance incroyable à l'émotivité des protagonistes.

Bref une façon de maintenir la tension entre réalisme documentaire et les dérives "expressionnistes" qui à la longue installe cette sensation physique de malaise chez le lecteur.

 

Un ensemble qui nous permet de classer cette série dans la culture pulp, un genre littéraire au contenu fort, avec un nombre important de crimes violents et sauvages, dans un contexte macabre.

 

 

 

© Bertin - Forbes - Fisher-Kouhi - Delcourt 2026

 

Si l'album original québécois est en noir & blanc (édition Pow Pow), son adaptation technicolor par Delcourt a été confié à Jason Fisher-Kouhi pour une mise en couleurs fantasmagorique parfaitement adaptée à l'atmosphère du récit. Entre les teintes légèrement sombres, les verts, les bruns, les gris, les ocres et jaunes flash, des contrastes lumineux servent intelligemment l'intensité du suspense et de l'angoisse narrative.

 

 

En conclusion, ce premier tome recèle de nombreux points forts. Récompensé déjà par divers prix (Doug Wright du meilleur livre en 2017 au Canada, ...), ce thriller psychologique nous entraîne dans une enquête passionnante.

Une ambiance unique, déjantée, un univers "indie-punk" inquiétant et cohérent dans son étrangeté, une direction artistique forte, une intrigue parfois opaque, des personnages pas toujours faciles à cerner et pour conclure, des fils narratifs laissés en suspens !

 

 

© Bertin - Forbes - Fisher-Kouhi - Delcourt 2026

 

Le tome 2, "L'Ermite Maudit", est déjà paru en français (7 mai 2026) ... les réponses s'y trouveront-elles ?

Deux autres tomes, récits inédits, sont déjà programmés. "Le Secret de la soucoupe" pour octobre 2026 et "Un Voyage dans les abysses" pour 2028. 

 

 

Thierry Ligot

 

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Série : Les Mystères de Hobtown

Tome : 1 - L'affaire des hommes disparus

Scénario : Kris Bertin

Dessin : Alexander Forbes

Couleurs : Jason Fisher-Kouhi

Éditeur : Delcourt

Collection : Outsider

Genre : thriller fantastique

Parution : 26//03/2026

Format : 19,4 x 28,7 x 3,2 cm

Page : 312

ISBN : 978 2 4130 9157 8

Prix : 29,95 €



Publié le 18/06/2026.


Source : Bd-best


Après son périple en Atlantide, Alix est de retour à Rome. Il occupe ses journées entre le Sénat et l'écriture de ses mémoires. Entre ces moments, il assiste à quelques divertissements, soupers, combats de gladiateurs, notamment chez son ami Mécène, un proche de l'empereur Auguste.

 

" - Alix ... Tu es le seul à ne pas avoir applaudi.

- Tu me connais, Mécène ... tu sais que je n'aime pas qu'on exalte ainsi l'Empereur. Aucun chef ne devrait être comparé à un dieu.

- Notre ami en deviendra un après sa mort, comme son grand-oncle César, que nous le voulions ou pas ...

- Alors autant accompagner le mouvement ... c'est ça ?

- Ne sois pas aussi cynique, Alix, laisse-moi ce plaisir. Mais tu es seul, ce soir ? Où sont Titus et Enak ? Et tes autres compagnons ?"

 

 

 

De son côté, son fils Titus, lui, s'apprête à quitter Rome afin de rejoindre les légions de Tibère en Europe centrale. Une dernière soirée de guindaille entre amis dans certains quartiers "chauds" du port d'Ostie ... Soirée bien arrosée, voire trop car ...

 

"Tout ce qui se passe  à Ostie, reste à Ostie, on a dit, Titus !"

 

Or ... voilà qu'il est drogué puis kidnappé avec ses compagnons de virée !

 

 

© Mangin - Démarez - Chagnaud - Casterman 2026

 

Lorsqu'ils reprennent connaissance, ils se retrouvent dans une sorte de cachot, entourés d'hommes armés. Ils sont alors contraints de participer à des jeux de cirque clandestins en combattant des lions.

Les spectateurs sont tous masqués afin de ne pas être reconnu !

Soudain, l'un d'eux reconnaît le fils d'Alix ! La surprise passée, il décide d'intervenir sans se nommer et de retirer Titus des combats. Ce dernier, refusant de se taire s'il est libéré et d'abandonner ses compagnons d'infortune est alors grièvement blessé.

Mourant, il est abandonné sur la Via Apia avec l'espoir pour ses ravisseurs que cela n'entraînera pas la colère et une idée de vengeance d'Alix.

Grâce à l’intervention de Livie qui a toujours une terrible dette envers lui, Titus survit.

 

© Mangin - Démarez - Chagnaud - Casterman 2026

 

A la demande d'Auguste qui ne peut tolérer la remise en cause de son autorité par l'organisation secrète de ces jeux, et l'aide de Livie, Alix, dévasté par ce qui est arrivé à son fils, se lance à la poursuite des responsables dont notamment le "Maître des masques" !

 

Encore lui faut-il savoir où se déroulent ces combats ... et comment les infiltrer ! Sa vengeance pourra ensuite s'exécuter sans pitié ... quel que soient les responsables !

 

" Alors je compte sur toi pour démasquer le coupable et le mettre hors d'état de nuire. Je sais que tu ne te laisseras pas impressionner si tu découvres que c'est un autre sénateur."

 

 Le peu d'indices fournis par Titus, des spectacles cruels organisés  en secret pour des aristocrates masqués, le mène dans les bas-fonds de Susure.

 

De là, un jeu dangereux s'engage pour lui.

 

© Mangin - Démarez - Chagnaud - Casterman 2026

 

Valérie Mangin confirme, album après album, sa maîtrise de l'univers d' "Alix Senator". Désormais pleinement installée aux commandes de la série, elle en exploite avec assurance les codes tout en lui imprimant une tonalité plus sombre et personnelle.

 

Dans ce 17e tome, Alix retrouve Rome et ses fonctions de sénateur à la cour d'Auguste. Un retour aux sources qui sert de point de départ à une intrigue ancrée dans les bas-fonds de la capitale impériale. Au cœur du récit : un mystérieux organisateur de jeux clandestins, le Maître des Masques, dont les activités révèlent une société romaine traversée par la violence et la corruption.

 

Mais comme souvent dans la série, l'essentiel se joue ailleurs - dans les cercles de pouvoir. Valérie Mangin visite avec efficacité les mécanismes d'influence et les stratégies politiques. Livie, plus que jamais, s'impose comme la véritable maîtresse du jeu : elle fait arrêter les coupables, mais choisit de les épargner pour mieux les contrôler plus tard. Seul le Maître des Masque paie le prix fort, éliminé discrètement par le poison. l'équilibre impérial se doit d'être préservé ! Pas de scandale !

 

" - Alors laisse-moi faire arrêter [...] pour qu'il soit jugé, comme n'importe quel citoyen romain.

- C'est trop tard, Alix. Elle m'a déjà jugé et exécuté."

 

Si le scénario reste parfois prévisible - notamment par une certaine linéarité et le dévoilement partiel de l'intrigue dès la moitié de l'album - il gagne ici en cohérence et en densité. le format classique de 48 pages montre toutefois ses limites, imposant des raccourcis narratifs, des ellipses temporelles qui nuisent à l'ampleur du propos.

 

© Mangin - Démarez - Chagnaud - Casterman 2026

 

L'un des intérêt majeurs d' "Alix Senator" reste l'intégration de figures historiques telles que Livie, Auguste ou mécène. Si les libertés prises avec la réalité historique sont nombreuses, elles sont néanmoins assumées et participent à la richesse du récit, invitant le lecteur à prolonger l'expérience au-delà de la fiction.

Graphiquement, en revanche, rien à redire. Le dessin de Thierry Démarez, soutenu par les couleurs de Jean-Jacques Chagnaud, demeure l'un des grands atouts de la série. L'ensemble est solide, élégant et immersif.

 

© Mangin - Démarez - Chagnaud - Casterman 2026

 

Après un arc atlantéen peut-être un rien trop long et décevant par son aspect "fantastique", ce nouvel épisode marque un retour aussi réussi que convaincant à ce qui fait l’identité de la série : intrigues politiques, tension morale et vision désenchantée du pouvoir romain.

"Alix Senator" s’affirme dès lors comme une œuvre à part entière, plus adulte, qui prolonge l’héritage de Jacques Martin tout en s’en détachant progressivement.

 

 

Et pour les collectionneurs, l'album est également paru en version plus luxueuse, dos toilé, ... Toujours un bel objet qui mérite sa place à côté des autres de la série.

 

Thierry Ligot

 

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Série : Alix Senator

Tome : 17 - Le Maître des Masques

Scénario : Valérie Mangin

Dessin : Thierry Démarez

Couleurs : Jean-Jacques Chagnaud

Éditeur : Casterman

Genre : aventure, histoire

Thèmes : Antiquité, complot, gladiature, Rome Antique

Public : ado - adulte

Parution : 20/05/2026

 

Version classique

Format : 24 x 32 cm

Page : 46

ISBN : 978 2 203 28998 7

Prix : 15,50 €

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Version Luxe

Format : 24,1 x 32 cm

Page : 56

ISBN : 978 2 203 28997 0

Prix : 22,50 €

 

 



Publié le 16/06/2026.


Source : Bd-best


" - Pour le "Voyage", j'avais eu le Prix Femina ! Là, tu ne m'as décroché aucune sélection.

- Tu sais bien que ça ne marche pas comme ça. C'était il y a quinze ans, Lambert. Aujourd'hui, tu es trop vieux pour intéresser les critiques, mais pas encore assez pour que l'on te redécouvre.

- Quel sens de la formule ! Tu aurais dû faire carrière dans la pub.

- J'y songe parfois ..."

 

Pas évident alors de se refaire une place en haut des meilleures ventes littéraires ! Le succès et les best-sellers sont désormais du passé pour Lambert, romancier ayant connu son heure de gloire 15 ans auparavant !

Cherchant désespérément à se refaire, il enchaîne malheureusement les échecs avec ses romans. Ceci à un tel point, que son nouveau roman, "Itinéraires occultes", passe totalement inaperçu ! Quant à son dernier manuscrit, c'est carrément son éditrice qui l'incendie.

 

 

"Encore une chose, Lambert : les livres ne sont nécessaires qu'à leurs auteurs ... et, dans des rares cas, à leurs éditeurs. Mon père n'en a jamais ouvert un seul, de toute son existence ... Et je t'assure qu'il avait l'air heureux. Tu sais ce qu'est un bon livre ? C'est celui qui me permet de prendre congé de moi-même."

Une conclusion s'impose : Lambert Deville est complétement dépassé et au fond du trou ... de l'inspiration littéraire.

Et pour comble de tout, sa compagne, Sophie, le plaque ... marre de supporter sa déprime d'auteur depuis des années, marre d'avoir l'impression de s'occuper d'un vieillard !

 

© Zep - Rue de Sèvres 2026

 

Il décide alors de partir se réoxygéner seul à bord de son voilier. Une croisière en solitaire en méditerranée afin de se retrouver. Son moral remonte et c'est alors que ...

On retrouve son bateau à la dérive ... Mais pas de Lambert à bord ! La nouvelle fait l'effet d'une bombe dans toutes les salles d'infos. Le milieu littéraire s'émeut de cette disparition. Son éditrice n'a pas de mots pour l'encenser et vanter ses qualités, son talent, ...

 

"Un grand auteur ne meurt jamais, ses mots sont éternels"

 

Il repasse de totalement invisible à auteur célèbre. Ses ventes explosent, sa côté crève les plafonds ... et son éditrice est aux anges.

Pourtant, Lambert n'est pas mort. Il a simplement décidé de "disparaître" et de se refaire loin de son statut "d'auteur has been" dans une île grecque.

Voyant tout cela de loin, Lambert jubile de ce succès "post mortem" qui lui était "refusé" de son "vivant". Libéré de son identité et muni d’un mystérieux trésor, il profite de sa nouvelle existence loin du tumulte.

 

Cependant, cette parenthèse idyllique peut aussi connaître quelques inconvénients ! En effet, il s'en amuse moins lorsqu'il apprend que son ancien assistant tente de s’approprier son œuvre. Et les soucis ne s'arrêtent pas là quand certaines personnes débarquent sur son île et s'intéressent d'un peu trop près à l'origine de son pactole.

Lambert doit alors faire face aux conséquences de sa propre disparition et aux dangers qui menacent sa nouvelle existence.

 

"Le bonheur est l'ennemi du romanesque."

 

 

© Zep - Rue de Sèvres 2026

 

Avec "Tourner la page", Zep confirme avec éclat son virage vers une œuvre adulte, intime et lucide. Loin de l’univers de "Titeuf", il propose ici un récit à la fois introspectif et satirique, centré sur la figure d’un écrivain en déclin confronté à une question vertigineuse : faut-il mourir pour exister aux yeux des autres ?

 

Le point de départ, aussi simple que redoutable, fonctionne parfaitement. En orchestrant sa propre disparition, Lambert Deville observe avec ironie le succès posthume qui lui échappait de son vivant. À travers cette situation, Zep livre une critique acérée du monde éditorial, où opportunisme, récupération et hypocrisie dictent souvent la valeur d’une œuvre. Le regard est lucide, parfois cruel, et trouve un écho particulier dans le narcissisme du personnage principal, aussi pathétique que profondément humain.

 

© Zep - Rue de Sèvres 2026

 

Le récit séduit par son efficacité narrative : rythmé, ponctué de retournements, il glisse progressivement du drame intime vers une mécanique plus tendue, flirtant avec le thriller moral. Si certaines évolutions restent prévisibles, l’ensemble maintient une vraie tension, jusqu’à une conclusion ironique et amère.

 

Sur certains aspects et grandes lignes, nous pourrions nous rappeler le superbe film de Claude Lelouche, avec un Jean-Paul Belmondo exceptionnel de vérité et de sensibilité, ainsi qu'un Richard Anconida d'une naïveté touchante, "Itinéraire d'un Enfant gâté", sorti en 1988. A revoir avec la même tendresse que nous lisons cet album. Aussi bien au niveau du scénario que de l'image, une perle ! Comme ici !

 

© Zep - Rue de Sèvres 2026

 

Car c’est sans doute sur le plan graphique que l’album impressionne le plus. Entièrement réalisé à l’aquarelle, "Tourner la page" marque un sommet dans l’évolution artistique de Zep. Les ambiances maritimes, baignées de lumières méditerranéennes, contrastent avec la grisaille parisienne et traduisent avec finesse les états d’âme du personnage. Le dessin gagne en sensibilité ce qu’il perd en caricature, offrant une véritable immersion visuelle.

 

Abandonnant le côté caricatural de "Titeuf", son style semble plus libre, presque flottant, qui épouse parfaitement l'instabilité du récit et les états d'âme de son héros.

Le travail sur les couleurs est plus que remarquable. Les teintes méditerranéennes, avec ses bleus profonds, ses verts océan, ces ocres lumineux, ... baignent les scènes grecques dans une atmosphère à la fois apaisée et mélancolique. Ceci à l'inverse des séquences parisiennes qui semblent plus ternes, comme la lassitude de Lambert finalement !

 

Maintenant, comment ne pas admirer le talent de Zep dans ses visages, leur expressivité ? Sans jamais tomber dans l'exagération, il capte les émotions avec une finesse attendrissante. Fatigue, désespoir, lassitude, ironie, voire soulagement, ... ses visages les expriment avec discrétion mais de façon clairement interprétable pour le lecteur.

 

A certaines planches, certaines cases, les décors semblent passer au second plan. Comme si Zep ne souhaitait pas y attirer le regard du lecteur, donnant ainsi toute son attention aux personnages et aux atmosphères. Une subtile mise ne scène dans un réalisme mesuré qui renforce clairement la tension narrative.

 

© Zep - Rue de Sèvres 2026

 

Au final, "Tourner la page" réussit là où il pourrait simplement intriguer : en transformant une fable sur la postérité en réflexion plus large sur l’identité, le regard des autres et la difficulté d’exister en tant qu’artiste. Une œuvre qui impressionne par sa cohérence graphique, à la fois élégante, mordante et mélancolique et qui confirme la maturité et l’ambition de Zep.

 

Un titre parfait pour entamer ses vacances toutes proches ... pour certains !

 

 

Thierry Ligot

 

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Titre : Tourner la page

Scénario, dessin, couleurs : Zep

Editeur : Rue de Sèvres

Genre : chronique sociale,

Public : ado - adulte

Parution : 22/04/2026

Format : 24,1 x 32 cm

Page : 80

ISBN : 978 2 8102 1011 4

Prix : 20 €



Publié le 15/06/2026.


Source : Bd-best


" - Et voici le messager des dieux, Mercure. Juste à côté, c'est Mars, le dieu de la guerre ... et là, au centre, le dieu des dieux, Jupiter ! La divinité la plus puissante du Panthéon !

- Et celui-là ? Avec la ramure de cerf ... qui est-ce ?

- Il s'agit de Cernunos ... le dieu gaulois qui représente la vie et la mort ...

- Nos dieux peuvent se mêler aux autres dieux ?"

 

Mais les dieux se mêlent-ils également aux hommes pour leur prodiguer concrètement aide et protection contre des envahisseurs ?

Dans les tomes précédents, en plein cœur d'une Caledonia, les Romains tentent de soumettre les tribus scots. Ces dernières résistent vaillamment en faisant notamment appel à des "protecteurs", les Fomôrés ... géants quasi invincibles. Ceci contre des enfants offerts en sacrifice !

 

 

 

En ce début du IIe siècle de notre ère, Rome connaît ainsi de cruelles et sanglantes défaites. L'anéantissement total de la IXe légion en est la preuve ! Et ce désastre devra bien se trouver un responsable !

Ce sera Lucius Karus, le centurion qui commandait la IXe légion !

Accusé de traîtrise, il est ramené à Rome pour y être entendu par le Sénat et par l'Empereur. Ses explications ne satisfont pas le premier qui le prend comme bouc-émissaire du désastre et inquiètent tant le second qu'il le renvoie en Caledonia avec une mission bien précise. Il devra aider son dernier soutien, Déodatus Faustus, à la construction un mur dont le but officiel est d'isoler les tribus hostiles.

Néanmoins, derrière cet objectif se cache surtout la peur de ces créatures "surnaturelles" ! Il s'agit de les contenir au nord du mur en les empêchant par conséquent de descendre plus vers le sud de l'île.

 

© Corbeyran - Despujol - Soleil 2026 

 

Retournant dans ces territoires hostiles, en mission d'éclaireur et d'espionnage, Lucius est à nouveau fait prisonnier par les Caledonii. Dans leur camp, il y retrouve Leta, son ancienne prisonnière. Cette confrontation fait éclater au grand jour leurs sentiments l'un pour l'autre et leur relation évolue de la haine vers l'amour ! Ils tentent alors de s'enfuir ensemble. Surpris dans leur tentative, le sang coule et ils se retrouvent pourchassés par les guerriers caledonii.

 

C'est ainsi qu'ils finissent, tous deux, par découvrir le terrible secret des Fomôrés ! A leur contact, ils ouvrent les yeux sur la véritable nature des créatures surnaturelles qui hantent "l'île des mangeurs d'hommes".

 

© Corbeyran - Despujol - Soleil 2026

 

Un secret bien gardé depuis plusieurs générations, mais connu de Galam, le père de Leta seulement car transmis uniquement de chefs à chefs de la tribu !

 

"Au contraire ! Tu étais persuadée que ton peuple offrait ses enfants en sacrifice en échange de la protection des géants. Mais tu te trompais ... Ils ne les tuaient pas ... Ils les modifiaient !"

 

A cette vérité, Leta prend une décision terrible qui sera source de bien des bouleversements et événements dramatiques dans sa tribu.

Événements que Lucius ne pourra empêcher !

 

© Corbeyran - Despujol - Soleil 2026 

 

Au camp romain, la haine d'Octavius pour Lucius ne faiblit pas. Il est prêt à tout pour que son ennemi soit définitivement considéré comme un traître. Malheureusement pour lui, ses manigances et traîtrises arrivent aux oreilles de Faustus, le mettant ainsi en mauvaise posture !

 

"Eh oui centurion ... les hommes restent des hommes. On croit que os subalternes nous obéissent mais dès que l'on tourne le dos, ils s'empressent de nous dénoncer !"

 

La tension est dès lors maximale et omniprésente dans le récit.

 

Loin de se limiter à une fresque historique classique, l’histoire bascule rapidement vers un mélange audacieux de péplum, fantastique et science-fiction, donnant une dimension aussi surprenante que captivante à l’ensemble.

 

Le duo Lucius - Leta constitue l’un des grands points forts de l’album. Il apporte une dimension émotionnelle forte à une intrigue déjà riche en rebondissements. À travers leur fuite et leur lutte commune pour survivre, nous sommes plongés dans une histoire profondément humaine, où les sentiments s’entrechoquent avec les loyautés et les appartenances.

 

© Corbeyran - Despujol - Soleil 2026 

 

Mais c’est véritablement la révélation du secret des Fomôrés qui donne toute sa singularité au récit. Ces créatures, longtemps perçues comme des entités mythologiques, s’avèrent être en réalité des extraterrestres échoués sur Terre il y a quelques millénaires. Les survivants de cette catastrophe vivent depuis dans l'épave de leur vaisseau. Ce dernier, au fil des siècles, s'est recouvert de végétation, créant ainsi une île artificielle et donnant naissance aux croyances des Scots.

Cette révélation, habilement amenée, rebat totalement les cartes : les dieux deviennent des êtres de chair et de technologie, et les rites sacrificiels prennent une tournure bien plus sombre lorsqu’on découvre qu’ils servent à nourrir ou transformer des humains en « Enfants de Nuit ».

 

Ce basculement vers la science-fiction, loin d’affaiblir le récit, en renforce la portée. Il interroge la notion de mythe, la construction des croyances et la manipulation des peuples par des forces qui les dépassent. La scène de découverte du vaisseau, notamment à travers le regard de Leta, constitue un moment fort, à la fois fascinant et tragique.

 

La conclusion, marquée par la mort de Leta et la révélation du pacte passé entre les anciens et les Fomôrés, prend une dimension profondément dramatique. Lucius, désormais porteur d’un secret qui dépasse les enjeux humains, se retrouve pris entre deux mondes, investi d’une mission aussi obscure qu’essentielle.

 

© Corbeyran - Despujol - Soleil 2026 

 

Au final, cet album propose une lecture mêlant habilement Histoire romaine, mythe celtique et romance, le tout dans un écrin de science-fiction en y ajoutant une dimension extra-terrestre. En déconstruisant progressivement la dimension mythologique pour dévoiler une vérité plus dérangeante, il parvient à surprendre et à captiver jusqu’à la dernière page. Une œuvre originale, qui revisite avec audace les légendes anciennes et les confronte à une vision presque cosmique de l’Histoire.

 

Une série qui m'aura surpris autant qu'elle m'aura passionné et captivé dans sa globalité.

 

 

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Thierry Ligot

 

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Série : Caledonia

Tome : 3/3 - Les Fomôrés

Scénario : Éric Corbeyran

Dessin : Emmanuel Despujol

Couleurs : Juliette Despujol

Éditeur : Soleil

Genre : fantastique, péplum, science-fiction

Public : ado, adulte

Parution : 7 mai 2026

Format : 23,4 x 32,3 cm

Page : 64

ISBN : 978 2 3021 0669 7

Prix : 15,95 €



Publié le 14/06/2026.


Source : Bd-best


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